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L’impact de la mondialisation sur la sécurité de la France
Message écrit le 3/05/2008 par Ahmed REZGUI
Sur le plan militaire, aucun impact pour le moment. Nous sommes de peine entrain de sortir de 39-45, ce titre prête à confusion en associant sécurité et mondialisation, celle ci a comme priorité le traitement des aspects commerciaux et économiques. Le titre qui puisse convenir serait : " Quelle stratégie que la France doit adopter en terme de sécurité face à la mondialisation", Aussi nous pouvons parler, aussi bien du commerce tout court, celui des armes et celui de l’électronique, le champ est assez vaste. Le souci actuel c’est l’émergence de nouveaux consommateurs et pas les moindres, ils pèsent les deux tiers de la démographie mondiale, donc les ressources, fossiles et autres, de l’eau, l’espace, la facilité de développer des armes redoutables avec peu de moyens. Ce qui se trame à l’Est suite à l’intégration de certains pays de ce bloc à l’OTAN, est plus inquiétant que tout autre, et le virage opéré par N.S. est pour quelque chose, ça, sur un plan sécuritaire est plus inquiétant, car le géant russe a entre les mains des ressources dont beaucoup de pays ne disposent pas, de cela, des nuisances sur le plan sécuritaire peuvent surgir. Le sujet est assez vaste ! Je vous souhaite une bonne lecture.
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Jean-Michel B.
21/05/2008
Un éclairage de ce thème sur la sécurité énergétique

Force est de reconnaître que la mondialisation a déjà et aura encore plus demain un impact important sur la sécurité de la France. Sans reprendre la contribution précédente, il est clair que la Chine avec les besoins énormes qu’elle cherche par tous les moyens à satisfaire tend l’offre à peu près partout dans le monde et la France se doit donc de garantir ses approvisionnements pour ses besoins stratégiques, en matière énergétique en particulier. On lira le rapport fait par Serge Mandil sur le thème « Sécurité énergétique et Union Européenne » et que l’on trouvera sur le site de la Bibliothèque des rapports publics (www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports ).

Pour ne prendre que ce point, l’énergie, il est nécessaire que la France puisse desserrer l’étau que fait peser un approvisionnement en énergie fossile (pétrole et gaz naturel) dont les prix ne cessent d’augmenter et ne redescendront sans doute plus. En effet, les pays exportateurs de pétrole (et de gaz) ont des réserves financières qui sont de nature à satisfaire leurs besoins sur des dizaines d’années et qu’ils préfèrent conserver dans leurs sous-sols respectifs un produit qui ne cesse d’augmenter. Tout le monde s’accorde sur le fait qu’il faut gagner en efficacité énergétique, ce qui signifie qu’il faut faire autant (se chauffer, se déplacer, travailler, produire, etc.) avec moins d’énergie. La Présidence française de l’Union Européenne devrait mettre l’accent sur les mesures à prendre afin que, en France bien sûr, mais dans les autres pays européens, des mesures concrètes et de grande ampleur soient prises dès à présent pour réduire la consommation d’énergie. Pour reprendre un concept que l’on retrouve dans le rapport Mandil, celui d’investissements « d’intérêt de solidarité européenne », il faudrait que cette l’amélioration de l’efficacité énergétique puisse bénéficier d’un nouveau financement, d’envergure rarement égalé jusqu’à présent qui réponde à cette définition « d’intérêt de solidarité européenne ». En effet, les mesures qui ont été prises jusqu’à présent en France au titre de l’efficacité énergétique ne sont que des « mesurettes » au regard de ce qui devrait être fait réellement. Je veux parler des réductions d’impôts qui sont faites aux propriétaires qui dépensent au titre des « économies d’énergie ».

Pour gagner réellement en efficacité énergétique, il faudrait que pratiquement tout le parc de logement collectif, HLM ou pas, bascule, en deux ou trois ans, en chauffage au bois au lieu d’être au gaz actuellement pour la plupart. Il faudrait que les entreprises puissent aussi diversifier leur consommation en mettant en place des systèmes réversibles (bois/charbon/gaz). Il faudrait enfin que les transports en commun en sites propres, les tramways puissent continuer à se développer à marche forcée. Au niveau des personnes privées, il faudrait mettre en place un système qui permette de réaliser des investissements en matière d’économie d’énergie dans le parc immobilier ancien, qui soit neutre sur la trésorerie des individus, en leur permettant d’amortir ces investissements sur une longue période, plus longue que le temps moyen d’occupation un logement, même dont on est propriétaire. Une formule telle que le « leasing » pour le financement des investissements d’économie d’énergie pourrait constituer la solution. Il s’agirait en fait de découpler l’investissement en matière énergétique de la propriété même du bâtiment : le propriétaire ou l’occupant du logement ne paierait au propriétaire de l’investissement en matière d’économie d’énergie que pendant la durée où il utiliserait cet investissement. Une fois l’investissement entièrement amorti, il serait racheté pour sa valeur résiduelle donc très faible par le propriétaire du bien immoblier.

Ce dont il faut être convaincus les uns et les autres, c’est de l’urgence de l’action qu’il faut conduire en termes de sécurité énergétique. Ne pas le faire, ne pourra que conduire à nous risquer dans d’autres aventures plus hasardeuses comme la conquête ou du moins la maîtrise politique, par nous même ou par états interposés, des champs de production pétrolifères ou gaziers. Pour revenir au sujet du forum, « Sécurité de la France et mondialisation », on est dans l’éternel débat du glaive ou de l’épée, en d’autres termes soit nous nous mettons en situation de ne pas risquer directement ou, mieux, de manière concertée au niveau de l’Europe, notre sécurité, soit nous ne faisons rien ou très peu et alors, le moment venu, il sera peut-être nécessaire d’avoir recours aux armes pour garantir notre sécurité.

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