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Une haute autorité déclinant le principe de précaution
Message écrit le 28/09/2007 par Intergroupe OGM du Grenelle de l’environnement

La composition de la commission sur le génie biomoléculaire est remise en question par la majorité des participants car elle ne couvre pas de manière satisfaisante tous les champs d’évaluation des impacts sanitaires et environnementaux, et exclut dans la pratique d’autres champs que de nombreux participants du groupe jugent pertinents, tels l’agronomie. Il y a consensus pour créer une haute autorité sur les OGM ou les biotechnologies, et plusieurs éléments clef de configuration ont été retenus.

La mission de cette haute autorité est l’évaluation du risque, notamment environnemental et sanitaire, et de l’intérêt sociétal, de la mise en culture, de l’importation, et de la consommation d’organismes génétiquement modifiés.
Cette haute autorité donne des avis et elle ne se substitue pas à l’échelon politique, qui reste celui de la décision.
Ses avis sont transparents, publics, et peuvent être pluriels et nuancés, afin de représenter des divergences. Elle doit s’adresser aussi aux collectivités territoriales.
Elle utilise une démarche scientifique pluridisciplinaire, et implique les acteurs socio-économiques et la société civile (associations, consommateurs...).

Concernant l’évaluation des incidences, les missions couvrent les autorisations de mise en culture, d’importation et de consommation animale ou humaine, ainsi que l’évaluation, dans la durée, des impacts, en particulier environnementaux, sanitaires et sociaux économiques. Elle mobilise les disciplines de l’écologie, de l’écotoxicologie, de la génétique et de la biologie moléculaire, de la toxicologie, de l’épidémiologie humaine et du milieu naturel, de la démographie, de l’agronomie...

Ses critères d’évaluation sont ceux du développement durable, et reprennent les trois piliers environnemental, social et économique. Cette haute autorité dispose de moyens humains et financiers propres. Elle examine des dossiers, elle peut diligenter des expertises contradictoires, et des recherches complémentaires, ponctuelles ou continues.
La haute autorité peut s’autosaisir et elle est doit pouvoir être saisie largement, y compris par les citoyens.
La haute autorité s’inscrit dans l’édifice actuel de l’expertise, évitant les doublons, s’appuyant sur les compétences en place.
Plusieurs aspects restent cependant à trancher (1 ou 2 groupes, financement, confidentialité quant aux informations issues des entreprises notamment).

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Les réponses à ce message (113) Classer par sujet, inverse Classer par sujet
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florent
12/10/2007
indépendance et suivi

Un texte assez peu contestable.

Mais il est important d’insister sur l’indépendance des membres de la haute autorité, vis-à-vis de toute pression ou intérêt (autre que l’intérêt général). A ce titre, et sachant que les critères d’évaluation sont clairs et objectifs, en cas d’avis négatif on ne voit pas au nom de quoi le politique pourrait autoriser l’OGM rejeté... Le politique ne doit donc pas s’opposer à l’avis de la haute autorité, il peut éventuellement conserver la possibilité de l’acter et le parapher si c’est important que la décision finale lui revienne, mais cela resterait un pouvoir symbolique car le choix véritable ne lui revient pas, n’étant pas de sa compétence.

Les autorisations doivent comporter une obligation de suivi continu et de bilan régulier avec renouvellements (ou non) tous les deux ans.

marie-Laure FAUVET
12/10/2007
Quand donc, soumettra-t-on les OGM à une autorisation de mise sur le marché

Tout d’abord, il parait crucial d’opérer une séparation drastique entre les recherches en génomique à visée médicale en milieu fermé et la dissimination volontaire par des firmes de l’agrobusiness -Monsanto, BASF, Pioneer, Limagrain - de plantes OGM dont l’objectif est une hybridation systématique des cultures "sauvages" et bio afin de vérouiller les agriculteurs financièrement et de mettre les consommateurs devnt le fait accompli.

Ceci pour répondre à certains chercheurs sur ce forum qui s’entendent à semer la confusion et à mélanger sciemment le " bon grain et l’ivraie".

Faire des recherches afin de produire de façon confinée et controlée des molécules à visée therapeutique n’est que le prolongement d’une recherche médicale se voulant de plus en plus pointue.

Planter sans études préalables - si, 3 semaines chez la souris avec déjà des lésions hépatiques et rénales que l’on camoufflera au public - des plants dont la majorité outre de disséminer leurs gènes modifiés - de façon aléatoire pour qui connait un peu les manipulations génétiques - dissémineront leur restistance à un antibiotique, est irresponsable, commercialement juteux et intellectuellement malhonnète - ces scientifiques et leur marketing savent ce qu’ils font-.

Il faut impérativement mettre en place des protocoles solides et sur du long terme - études longitudinales , en toxicologie et écotoxicologie - afin de réduire au maximum les risques pour l’environnement et le consommateur de la mise sur le marché de plantes génétiquement modifiées. Comme pour les molécules pharmaceutiques. Pourquoi jouer à l’apprenti sorcier avec les OGM ; alors que même testés sur 10 ans,certaines molécules phramaceutiques s’avèrent toxiques ? ?

Et,ne pas planter en plein champ de plants non validés .

Où se trouve l’urgence ? Economique certainement, ; c’est un business qui promet de rapporter des milliards de dollards. Alimentaire, sûrement pas, il a été démontré aux USA, que ces OGM posaient rapidement des problèmes sanitaires - source Courrier International- et plafonnaient en productivité.

Qu’est ce qu’on attend pour imposer des AMM comme pour les médicaments ? ? ?

sylvie
12/10/2007
Peur d’un référendum...mais c’est pourtant ça la démocratie !

Je suis contre les OGM, car plus l’homme touche à la nature plus il s’extermine. Un scientifique qui n’a toujours pas pris conscience de cela ne fonctionne qu’avec des œillères car il n’a qu’à regarder la vie autour de lui. C’est qu’il fonctionne qu’avec une intelligence cartésienne sans intelligence affective et humaine.

Les hybrides avaient l’avantage de ne mélanger que les végétaux entre eux, mais ce qui me parait plus grave pour les OGM c’est de mélanger vétégaux et animaux. Et c’est pourtant la notion de base pour définir les espèces. Ils nous ont déjà mis des gènes de poisson dans nos fraises, alors à quand les gènes humains dans nos patates ! à long terme on pourra même devenir cannibale. Si c’est ce monde là que vous préparez à nos enfants ils n’en veulent pas. Sous prétexte de nourrir l’humanité tout entière, comme si nous allions tout d’un coup, par prise de conscience soudaine et collective, faire preuve d’une empathie envers les peuples pauvres et leur donner à manger. Comme si les multinationales agroalimentaires feront fi de leur cotations boursières pour aller généreusement nourrir l’humanité, quel argument naïf !

Les OGM c’est non seulement de donner à l’homme le pouvoir qu’à la terre sur la vie, mais d’ôter ce pouvoir à la terre (obligation de nouvelles semences). Ca c’est grave surtout lorsqu’on voit ce qu’en fait l’homme lorsqu’il a un pouvoir... !

Jacques
12/10/2007
les OGM pourquoi non

depuis plus de 40 ans que je fréquente la campagne picarde près de la marne, mes arbres subissent les assauts des pesticides répandus en dépit du bon sens ( hélicoptère, par vent assez puissant, etc) Les arbres de mon verger subissent des altérations jusqu’à la disparition.

Avant les tracteurs étaient à l’air libre ce qui n’est plus le cas aujourd’hui mais entre temps les agriculteurs payent un lourd tribut dus aux insecticides.

Alors au lieu du tout NON essayons réellement par utiliser ce qui existe déjà, si cette solution n’est pas la moins raisonable. Je ne comprend pas la réaction de certains irréductibles qui préfèrent détruire que de construire.

Utilisé depuis de nombreuses années dans d’autre pays, n’avons nous pas assez de possibilité de vérifier si cela est au moins meilleur que les insecticides pesticides qui nous empoisonnent la vie et nous rendent allergiques.

Marco
14/10/2007
Ni OGM, ni pesticides
Certes les pesticides nous empoisonnent, surtout en France où les quantités utilisées et le nombre de produits autorisés sont des risques énormes pour la santé des populations en particulier rurales et rurbaines. Ces risques ne sont pas pris en compte dans les calculs de l’ espérance de vie qu’ on nous laisse espérer et qui justifient pourtant en partie l’ allongement des durées de cotisations salariales. Mais la dissémination de variétés culturales génétiquement modifiéees est dangeureuse pour la biodiversité puisque ces variétés plus restitantes envahiront les biotopes au détriment de toutes les espèces concurrentes. Par ailleurs, une culture OGM qui évite d’ épendre tel insecticide contient en revanche des substances qui même si elles pénètrent notre organisme par voie digestive cette fois, sont suspectées d’ être au moins aussi nocives que des agents aériens. Bien sûr certaines cultures, certains aléas climatiques, certains terrains nécessitent de lutter contre les ravageurs, mais une reglementation très stricte devrait interdire le recours aux pesticides chimiques dans la plupart des cas. La lutte contre les ravageurs pourrait prendre une forme beaucoup plus préventive et informelle en tirant partie de la connaissance des spécificités climatiques et pédologiques locales et en se dédouanant des grands groupes alimentaires qui dictent les besoins. La culture du maïs comme fourrage, si répandue dans les régions que je fréquente est une abbération écologique quand on voit les quantités d’ eau et de traitement qu’ elle nécessite. Pourtant , le chanvre, beaucoup plus adapté à nos climats peut fournir du fourrage en tourteau tout en préservant le sol et les nappes phréatiques.
bmbm
12/10/2007
independance le haute autorité

la haute autorité doit être independante : elle ne doit pas avoir de membres ayant des interêts financiers liés aux commerces d’ogm ( tant au niveau des semences que de la production ). Ceci exclut notamment les producteurs d’ogm, les utilisateurs d’ogm . il ne peut y avoir indépendance de vue si des intérêts financiers particuliers interviennent.

A partir du moment où un ogm présente des effets négatifs sur la santé humaine ou animale ou l’environnement (n’oublions pas que nous mangeons des animaux éventuellement nourris avec des ogms) , la confidentialité (industrielles ? ? ? ?) ne peut être évoquée pour cacher des résultats : autrement dit la santé humaine , animale ou l’environnement priment sur la confidentialité de l’information.

En ce qui concerne la décision de mise en culture, cette decision ne doit pas relever d’une décision politique : pour qu’une culture ogm soit autorisée, il faut qu’elle respecte des critères d’innocuité et cette décision releve pour moi de la haute autorité qui est une entité independante habilité à prendre ce genre de decision .

Par ailleurs une autorisation sera valable par exemple 1 ans , 2 ou 3 mais ne sera jamais une autorisation definitive. Lors du renouvellement de l’autorisation , un bilan concernant sur les risques et les interets de l’ogm doit avoir lieu avant de reconduire l’autorisation : si les avantages escomptés n’etaient pas là , l’ogm ne pourra plus être cultivé.

Si des risques environnementaux apparaissent, l’ogm sera interdit

mcp ingénieur agro...
12/10/2007
principe de précaution et OGM
Il faudrait un moratoire sur les OGM tout de suite car la contamination des plantes cultivées et sauvages se fait chaque printemps, en France pour le maïs par exemple et le miel.
Obélix
12/10/2007
le droit de vivre sainement

On doit effectivement pouvoir revendiquer le droit de vivre sainement, mais il faut bien alors aller jusqu’au bout du raisonnement : Comparer les effets des pesticides par rapport à ceux des OGM. Dire que les OGM sont un risque (sans rien prouver) et qu’il faut s’en passer signifie que dans le cas du maïs par exemple, les agriculteurs qui sont dans une zone où la pyrale est présente doivent préférer les traitements insecticides (produits chimiques) à un OGM qui produit une protéine insecticide (largement utilisée en agriculture bio).

Participant du forum, choisi ton camp !

JF RONDEAU
12/10/2007
Référendum national
A quand une information impartiale suivie d’un référendum national sur ce sujet qui intéresse tout le monde au présent mais également dans l’avenir. Les votants sont des adultes responsables donc que le pouvoir politique nous donne enfin la parole à ce propos.
Ptit_loupo
12/10/2007
OGM : oui mais en milieu confiné

A première vue, ça à l’air une bonne idée mais reste la question du barème (des valeurs) donné à chaque critères (avantages, inconvénients) et qui en feront la conclusion de chaque expertise. L’environnement doit rester prioritaire car ce n’est pas avec du papier ou du métal supportant un nombre, que l’on pourra réparer les fautes écologiques touchant à la génétique.

D’où la nécessité que les OGM soient faits en milieux confinés pour en garder le contrôle et permettre à la recherche de continuer et aux consommateurs qui le souhaitent, d’en manger (nécessité d’étiquetage dès que les OGM sont détectés et non à 0,9%).

Marcel Kuntz
12/10/2007
Grenelle ou la fausse victoire de l’environnement

Comment appellerait-on un Grenelle de l’environnement aux Etats-Unis ? L’Appomattox de l’environnement, en référence à la fin des affrontements de la Guerre de Sécession ? Les généraux Lee de l’écologisme et de la décroissance économique y capituleraient devant l’économie de marché et l’innovation, au grand bénéfice de l’environnement. Les OGM y seraient considérés comme une partie de la solution. En France, rien de tel : le Trafalgar des OGM, annoncé avant la fin des débats, illustre tristement la Bérézina, déjà bien avancée, de la recherche.

Au Grenelle, le collège des ONG est réservé aux organisations de l’écologisme (tous anti-OGM bien sûr ! Les OGM sont produits par des humains : quel horreur !). On y ajoutera des contempteurs de la transgenèse dans les autres collèges. En revanche, on y cherchera vainement un collège dévolu aux organismes publics de recherche et aux agences d’évaluation des OGM. Quelques chercheurs qui ne militent pas contre les OGM furent sélectionnés, certes, mais en évitant les fâcheux susceptibles de se battre pied à pied comme à Fort Alamo et de mettre ainsi à mal le « consensus ». Le tour de passe-passe est réussi. En France, c’est acquis, les OGM se situent quelque part entre les déchets et autres pollutions humaines !

Aura-t-il néanmoins émergé des débats que les allégations sur la toxicité des OGM n’ont jamais reposé sur aucune alerte scientifique, qu’elles ne sont confirmées par aucune donnée validée ? Ne rêvons pas ! Les citoyens sont-il désormais informés que de nombreuses études scientifiques, publiques et privées, ont déjà été menées (une mobilisation scientifique sans précédente dans l’Histoire des techniques) ? Non, le négationnisme règne ! La France mènera d’autres études « indépendantes » sous la houlette d’une « Haute Autorité ». Cette prétention française à nous croire seuls au monde prêterait à sourire si l’argent ne manquait pas aussi cruellement à un Etat en quasi-faillite.

Une autre grande victoire du lobby de l’écologisme est d’avoir imposé la notion - qui se rapproche plus de certaines théories raciales que d’une compréhension saine de la nature d’un gène - qu’il puisse y avoir « pollution génétique ». Autrement dit des gènes ‘sales’‚ ceux que l’homme transfère, et des gènes ‘propres’, ceux que la nature manipule par « hasard » et par « nécessité ». Que les démocrates européens restent paralysés devant cet argumentaire de la peur génique augure mal de la « démocratie écologique » promise. Il ne s’agit pas de nier l’apport positif, et quelquefois visionnaire, des défenseurs de la nature, et encore moins la nécessité de réduire notre impact sur l’environnement. En revanche, céder l’essentiel de nos valeurs humanistes et républicaines ne répond à aucune nécessité environnementale. Contrairement à certaines affirmations, ce ne sont pas les OGM qui représentent un choix de société, mais plutôt l’« aplatventrisme » face aux anti-OGM.

Marcel Kuntz Chercheur

Marie-Catherine Po...
12/10/2007
Haute Autorité
Les "Hautes Autorités" sont à la mode car elles sont souvent accompagnées du terme "indépendant" si prisé. Toutefois, il faut toujours être prudent dans ce domaine. Il faut surtout bien savoir qui compose une telle structure pour savoir "d’où elle parle". En effet, l’indépendance parfaite n’existe pas. Chacun parle d’un point de vue et le pire est de faire croire que ce point de vue est "impartial". Dans le cas des techniques très pointues dont il existe peu de spécialistes,chaque spécialiste, pendant sa vie professionnelle, peut être amené à travailler pour les industriels utilisant ces techniques, pour les organisations qui les contrôlent, etc.... et, même si ce spécialiste fait honnêtement son travail là où il est, il peut avoir été influencé comme tout un chacun. Le mieux est donc de dire clairement d’où viennent les membres de ces Autorités. Ceci est également vrai pour les membres venant de la société civile, qui parlent aussi d’un point de vue que l’on doit connaître clairement.
Peggy
12/10/2007
Pourquoi utiliser les OGM ?

A quoi servirait la haute autorité sur les OGM si "elle ne se substitue pas à l’échelon politique, qui reste celui de la décision" ? Va-t-on écouter et respecter une telle instance ? Je le souhaite.

Il a été mis en évidence que Les OGM n’entraînent pas de gains de rendement significatifs sur les cultures d’après le témoignage d’agriculteurs dans le dernier film d’Eve Lamont,2006 « Pas de Pays sans paysan » (http://citoyen.onf.ca/onf/info ?aid=5001&eid=12401&atid=1) et dans le rapport de la Soil Association (16 sept 2002).

De plus, leur impact sur l’environnement est sans contrôle, ils contaminent les cultures non transgéniques (David Quist et Ignacio Chapela, 2001, Nature vol. 4141)même d’espèces différentes, c’est pourquoi au Québec le colza n’existe plus que sous la forme transgénique. Il est impossible d’y cultiver du colza biologique. Par conséquent les OGM entraînent une réduction de la biodiversité irréversible. Leur impact sur la santé humaine, notamment concernant les allergies (qui sont actuellement en expansion) est en cours de recherche.

Alors pourquoi les conserver et non les interdire ? En dépit de l’opinion publique défavorable et de l’ensemble des inconvénients qu’ils présentent, il semblerait que ce soit dans l’intérêt financier des grandes firmes de la biotechnologie notamment la firme Monsanto, soutenues par les politiques aux Etats-Unis et en Europe (Manière de voir n° 81, Le monde diplomatique, juin-juillet 2005, « De gré ou de force imposer les OGM », « Des académiciens juges et parties »). Il serait temps de prioriser la biodiversité et la santé humaine avant les intérêts financiers des grandes firmes. A quand la mise en application du principe de précaution ?

Benito69
11/10/2007
Le principe de précaution fait reculer la science

Le principe de précaution s’applique lorsqu’on ne sait rien d’une nouvelle technologie. Ce n’est pas le cas pour les OGM : 100 millions d’hectares cultivés, 10 millions d’agriculteurs depuis presque 15 ans. Une somme d’études d’impact et une règlementation très stricte.

Le Haut Conseil des Biotechnologies doit s’inspirer de la Commission du Génie Biomoléculaire pour sa démarche scientifique et doit s’adjoindre un groupe d’économistes et de sociologues pour les aspects sociétaux. Mais par pitié pas de mélange de genres commme avec Séralini à la CGB. Mesdames et messieurs les chercheurs français levez vous et boutez les apôtres du principe de précaution mal employé tels que Séralini, Belpomme, Sultan, Bellé et autres C. Lepage hors du pays ou au moins des instances scientifiques.

OlivierG
11/10/2007
L’humanité a prospéré sans OGM...
Il manque sans doute un niveau philosophique à ce débat, car il faut aussi se demander si nous aurions besoin des OGM, même s’ils étaient parfaits et sans danger. Car l’humanité a pu prospérer sans les OGM, jusqu’à atteindre une taille critique puisqu’elle met maintenant en péril sa propre existence et celle de toutes les autres espèces, de tous les écosystèmes. Il faut arrêter de penser "toujours plus", mais plutôt "toujours mieux". Il n’est pas nécessaire d’augmenter les rendements, de laisser les apprentis sorciers poursuivre des recherches inutiles alors que nous avons déjà sous la main tout ce qu’il faut pour assurer le bien être de tout le monde. Mieux connaître la nature pour vivre en harmonie avec elle suffit largement. Le biologique est bien entendu l’opposé des OGM et la solution à tous les niveaux. Pas seulement sur le plan santé ou pollution, mais aussi sur le plan emploi, en recréant des emplois dans le secteur agricole, permettant d’employer de multiples désoeuvrés (et avec des emplois plus intéressant que du travail à la chaîne à une caisse de supermarché ou dans un centre d’appel...). La société était autrefois plus équilibrée lorsqu’elle était plus rurale, et il n’y a rien de dégradant à travailler la terre, il est même plus noble de nourir son prochain que de boursicoter. Un retour à la terre permettra aussi de diminuer les problèmes de saturation des grandes villes. Tout cela sera peut-être moins productif ou moins rentable, mais l’essentiel est de permettre à chacun de VIVRE dans tous les sens du terme, car il n’est nul besoin (d’autant que c’est impossible puisque la terre est n’est pas un espace infini) de se développer à l’infini. Il faut parvenir à un équilibre et ce n’est pas avec une fuite perpétuelle que l’on risque d’y parvenir. Ce qui ramène à un autre débat philosophique évoqué ailleurs : comment stopper la croissance démographique de l’espèce humaine...
Terra nostra
11/10/2007
L’homme ou l’apprenti sorcier
L’homme sait modifier génétiquement des organismes. Créer le désordre est facile, une fois le chaos en place, espèces mutantes incontrôlées et autre joyeusetés, nos chers scientifiques diront qu’ils ne pouvaient pas savoir et les pros aujourd’hui de la compétitivité agricole diront comme aujourd’hui avec les pesticides que les problèmes viennent d’ailleurs. J’en ai marre que certains hommes jouent aux apprentis sorciers par curiosité ou par cupidité. Toujours contre le bien de l’humanité quoiqu’on en dise (la catastrophe sanitaire des pesticides actuelle en France prouve bien qu’aucune morale ne dicte l’action.) Rien n’est plus parfait que ce qui a été créé par la nature n’en déplaise à l’homme qui loin de la remercier de sa générosité la maltraite de plus en plus. Et il y en a toujours pour dire que c’est le sens du progrès et que le progrès c’est forcément mieux, ça c’est sûr. L’homme n’est pas un demiurge quoiqu’il lui en déplaise et oublier cette vérité, c’est aller droit devant la catastrophe. Ce qui m’énerve le plus c’est l’état dans lequel on va laisser la planète à nos enfants qui subieront le choix d’une minorité. Une génération, celle d’après la guerre en aura bien profité et après eux le dégel, ça ce ne sera plus leur affaire. Il est pourtant tellement évident que toucher aux gènes des plantes est aussi condamnable que toucher aux gènes des hommes mais vu la faiblesse actuelle des consciences humaines, il y a fort à parier que comme toujours les plus destructeurs et les plus cupides auront le dernier mot. Sur ce égoistement, je continuerai à consommer ce que la nature nous a légué dans sa grande bonté et garderai l’âme sereine de ne pas avoir participer à la destruction de notre biodiversité.
mika
11/10/2007
ogm
ET si les ogm etaient une chance pour la planete continuons la recherche j’ai beaucoup d’espoir pour les malades et pour que tous les peuples mangent à leur faim nos scientifiques sont en majorité pour les ogm je pense qu’ils n’ont pas tous des interets chez les semenciers
Cornil
11/10/2007
Les OGM sont un crime contre la Biodiversité

La politique doit privilégier l’intérêt général face aux intérêts particuliers.

De même, elle doit préserver notre environnement et notre santé, et adopter le principe de précaution à chaque fois que de fortes présomptions de dommages aux conséquences graves existent.

Ces trois principes énoncés ne sont pas respectés par l’état Français en matière d’OGM.

Il n’est pas acceptable qu’on laisse les multinationales, et cela uniquement à des fins de profit, contaminer notre environnement, et cela sans possibilité de retour en arrière, ni menacer notre santé.

De même, il est inacceptable que les pollueurs ne soient pas les payeurs, et qu’on légalise la contamination d’autres cultures en dessous de 0.9%, en les considérant comme pures, et donc inattaquables en justice.

En conséquence, je soutiens l’Alliance pour la planète qui exige un moratoire immédiat sur les OGM

Marc
11/10/2007
ni OGM, ni pesticide, ni fongicide pour mes enfants ! ! !

Marre de cet éternel débat !

Combien de leçons devrons nous encore subir pour comprendre enfin ?

Quelques rappels : Minamata, Morange, Softenon ...

et maintenant Chlordecone !

Quelques drames célèbres : Bopal, Seveso ...

Quand comprendrons nous que seul l’intérêt financier motive ces entreprises qui nous promettent un avenir meilleur grâce à leurs productions !

"On va nourrir le monde ! " "et maintenant, le remède MIRACLE qui va tout arranger : les OGM !"

Quelles conséquences catastrophiques allons-nous encore subir par les manipulations de ces apprentis sorciers prometteurs de beaux jours ?

JE REVENDIQUE LE DROIT POUR MES ENFANTS de vivre et manger sain dans un monde sain !

Je demande la création d’un Tribunal Pénal International qui sera à même de juger et de condamner avec emprisonnement et saisie sur leurs biens propres les responsables industriels, commerciaux, financiers et politiques de tous bords, qui participent de près ou de loin à l’empoisonnement, voire la destruction et la mort de tout être vivant, humain, animal, ou végétal. C’est aussi du génocide.

Et le devoir de nos politiques, c’est surtout de veiller au bien-être à court et à long termes, des populations dont ils ont la charge.

Merci à tous ceux qui luttent pour nous dans ce sens ! Merci aux faucheurs volontaires et à tous les autres !

Un jour peut-être, excédé et acculé, je prendrai la lutte avec eux !

Pour mes enfants, pour nos enfants, pour tous les enfants du monde !

Christine
11/10/2007
J’ai confiance en notre communauté scientifique
Je suis sidérée d’entendre que l’on envisage de créer une haute autorité sur les OGM alors la France possède déjà des instances comme la CGB ou l’AFSSA composées de scientifiques indépendants de renom. La France ne ferait-elle plus confiance à ses experts scientifiques et aux instances déjà existantes ?
Olivier
11/10/2007
Eclairer les choix du Gouvernement

Ma proposition est qu’elle s’inscrive dans un éclairage inconstestable des choix du Gouvernement.

La France s’est doté depuis la fin des années 80 de Commissions s’attachant à l’évaluation des OGM. Il est certainement utile de rappeler que nous avons été les précursseurs en la matière puisque les premières directives européennes datent de 1990. Depuis cette mise en place tout travail sur des OGM passe systématiquement entre les mains de ces comités d’expertise puisque c’est la Loi.

Vingt ans après, on en est à espérer qu’une des missions essentielles de cette Haute Autorité soit d’éclairer les choix du gouvernement, car si nous étions les premiers à se préoccuper et à s’organiser en 1986-88, nous sommes aujourd’hui les bons derniers pour prendre des décisions et avancer et nous nous enterrons depuis 10 ans dans cette frébrilité politico-médiatique qui nous fait reculer aujourd’hui. Les mécontents -toujours les mêmes- seront toujours là et cela ne doit pas nous empêcher de fonctionner.

Si il y a un intérêt (et nous pouvons le penser car sinon il n’y aurait pas besoin de gaspiller l’argent public avec une structure inutile car je note qu’il y a consensus pour créer cette Haute Autorité), alors il est plus que temps de passer à l’action et de construire !

A ce titre, je m’étonne de la possibilité de saisine de cette Haute Autorité par le citoyen lambda, nous imaginons tous la difficulté de faire fonctionner ce type d’organisation, alors si elle doit être saisie potentiellement par 60 millions de français individuellement... ! Mon mauvais esprit me fait dire qu’il n’y a pas mieux pour pourrir un système.

Enfin la gestion de la confidentialité doit être complétement liée à son principe de fonctionnement, et cela devient plus facile à gérer. Imaginons que l’on puisse continuer à développer des recherches sur les OGM : tout projet passe forcément par une phase très amont où la question de confidentialité est cruciale, dans ce cas seul un faible nombre de personnes doit avoir accès aux informations qui sont souvent très techniques et l’évaluation des risques ne peut être faite que par des experts dans ces domaines très techniques (transgénèse animale ou végétale et thérapie génétique, ...). Dès que l’on s’approchera de la mise sur le marché d’un produit, la part d’informations devant rester confidentielles diminue et il est en même temps justifié d’élargir le cercle des experts avec des sciences sociales. Au final deux groupes sont nécessaires : un constitué d’experts en sciences biologiques, et un deuxième qui pourrait être la réunion du premier avec d’autres experts en sciences sociales pour des problématiques forcément plus large.

juliette
11/10/2007
anti-ogm... et autres poisons ! ! ! ! ! ! ! ! !
Contre les ogm, bien sûr, quand on voit les dommages physiques qu’ils ont causé sur du bétail nourrit avec en allemagne (malformations, maladies, fièvre et mort...) aisni que sur la génération née pendant ce nourrissage (malformations sexuelles, anomalies physique confinant au monstrueux....) Mais aussi contre tous ces poisons utilisés ET ACCEPTÉS PLUS QUE TOLÉRÉS dans la production de tous les aliments que nous consommons de manière quotidienne... responsables selon moi de toutes ces nouvelles maladies (alzgheimer, parkinson, cancerts de tous poils...) et AUTORISÉS sur le marché en toute connaissance de cause... On parle aujourd’hui de les interdire après les avoir utilisés pendant des décennies... alors oui, écoutons TOUS les acteurs et surtout ceux MUSELÉS, EFFRAYÉS, MENACÉS qui connaissent les dangers et ne font entendre leur voix que de façon masquée... Marre d’une vie où j’empoisonne ma fille à tous les repas et où je prend le risque à chaque biberon de la voir accoucher d’un enfant difforme, voire mort-né... Il faut que tout le monde puisse voir plus loin que son petit lopin de terre et s’engage sur la santé de ses enfants, nom de Dieu ! !
MA
11/10/2007
OGM OU PESTICIDE ET INSECTICIDE
On nous parle d’OGM, des risques, des effets des OGM. Mais pourquoi ne parlerait-on pas de pesticides ou d’insecticides qui polluent les nappes fréatiques. Les médias ne nous parlent pas du bienfait du mais OGM actuellement autorisé en France. En semant ce maïs OGM, vous évitez de polluer les nappes fréatiques avec des insecticides et des pesticides. ALors que préférez-vous ? ? ? Posez-vous un peu la question .....et vous verrez....
Benoit S
11/10/2007
Benoit S

La premiere question a se poser est a mon avis , qu’a t on besoin de produire reellement pour notre consommation alimentaire et les produits derives ?

En partant des besoins reels , il est alors possible d’etudier l’ensemble des alternatives y compris celle des OGM selon les utilisations. Toutefois j’insiste sur cette notion de besoins reels car il apparait que les systemes de production et de distributions actuels generent egalement de la perte.

Produisons ce dont nous avons besoin y compris a l’exportation avec l’outil le plus approprie qui a le moins d’impact possible sur l’environnement.

Mai Pei
13/10/2007
OGM = PESTICIDES
Il s’agit d’un raccourci trop simpliste. Des études scientifiques ont montré l’inverse en Amérique (gros producteur d’OGM) : un des effets (non prévu initialement évidemment mais à part ça l’Homme maîtrise ! ! !) était que l’utilisation de pesticides avait au contraire augmenté sur les cultures OGM. Mais ça on en parle pas non plus ! ! !
Anonyme
11/10/2007
Le droit de vivre sainement
Une majorité de Français souhaite pouvoir vivre sainement, il est lamentable que quelques uns sous prétexte de rentabilité financière sont prets à faire n’importe quoi y compris empoisonner leurs concitoyens. La liberté des uns s’arrète où commence celle des autres. Si ces inconditionnels des OGM veulent continuer à produire de tels choses, qu’ils le fassent dans des champs fermés et couverts pour ne pas disséminer leurs poisons vers les autres. Les cultures expérimentales ou à des fins médicales ont bien lieu de cette façon, et je ne suis pas contre.
blor
11/10/2007
avoir une instance qui regroupe des experts internationaux
Le constitution d’un groupe d’experts internationaux sur le climat apporte un vrai plus pour les décisions à prendre en ce qui concerne la lutte contre les changements climatiques. Une instance internationale du même type apporterait un éclairage très intéressant sur la question des OGM. D’autant plus que leurs impacts possibles ne s’arrêtent pas à la frontière française... La haute autorité devrait donc avoir un caractère international.
mamajo
11/10/2007
CE QUI EST URGENT C’EST UN VRAI DEBAT
OUI à un référendum sur les OGM ; qu’on sache enfin s’il y a une majorité d’apprentis-sorciers libéraux à fond et qui n’en n’ont rien à faire des générations futures, ou si l’on veut stopper -ralentir !- cette marche vers l’épuisement de notre terre nourricière, en s’interrogeant sur ce qui nous y a conduit : qu’on sache si nous sommes aussi nombreux que cela à vouloir cesser de faire toujours les mêmes erreurs, même si elles portent des noms nouveaux, genre OGM. Qu’on voit si une majorité de français font une confiance aveugle aux grands trusts qui dominent le monde et qui nous dictent ce qu’on doit manger -Monsanto etc... UN DEBAT, vite ! et un peu plus long que 15 jours sur internet (la plupart des gens n’ont pas encore saisi que cette discussion s’arrête demain ; combien savent qu’elle a commencé ?) Donner aux principaux intéressés : ceux qui vont vivre avec, les consommer, le DROIT de CHOISIR...
Razda
11/10/2007
Il faut les interdire
Les OGM sont dangeureux pour l’environnement et probablement aussi pour la santé. Ils poussent l’agriculture au productivisme et rendent les agriculteurs dépendant des semanciers. Le principe de précaution doit être appliqué donc ils faut les interdir tant dans les champs que dans les assiettes.
petit enfant
11/10/2007
comment peut-on arrêter les OGM ?

je souhaite manger les légumes que je produis sans pesticides, ni engrais, ni OGM...

les propositions exposées ici sont politiquement correctes ; mais que me proposez vous concrètement pour me garantir LE DROIT DE MANGER SANS OGM ? ? ?

petitjean
11/10/2007
naïf c’est bien mais réaliste c’est mieux
Nourrire une personne avec un potager sans pesticide, ni engrais et sans OGM c’est possible mais imaginer que c’est possible pour tous les habitants de cette planète c’est de l’utopie. Les agriculteurs sont prêts à faire encore mieux leur travail et les cultures OGM peuvent les aider. Comment ? Le maïs Bt a la capacité de se défendre lui même en produisant une protéine insecticide qui n’agit que sur la chenille qui l’attaque. Cette protéine insecticide est utilisé par les agriculteurs bio, alors si on veut stopper le maïs Bt il faut aussi interdire les agriculteurs bio de répandre cet insecticide. Cela dit en passant l’agriculteur bio tuera tous les papillons qui trainent par là, contrairement au maïs OGM qui ne tue que les chenilles qui l’attaquent. Pourquoi diaboliser les OGM ? Si le grand publique était mieux informé il n’aurait pas peur des OGM j’en suis convaincu. Allez chercher des infos sur des sites sérieux comme l’afssa,le CGB, l’inra et non pas vers des José Bauvais qui ne défendent que leur cause.
Jef
11/10/2007
Le grand publique, c’est pas que les autres

Le grand publique n’est pas informé. Mais visiblement, vous non plus.

L’agriculture intensive des pays developpes produit assez pour nourrir tous les individus de cette planette. Vous devriez le savoir ca ? Votre utopie semble etre que l’agriculture productiviste ait pour objectif de nourir la planette. Mais c’est bien les utopies... Ca rassure. Etre pro OGM en brandissant l’argument "nourrir tout le monde" ferait sourir s’il ne s’agissait pas de sujets aussi graves. Et puis votre comparaison entre le MON810 et les pratiques bio, elle me fait franchement rire. Fallait oser, c’est bien, vous faite donc bien parti du grand publique... Petit conseil amical : informez vous sur les pratiques concretes de l’agriculture biologique. Vous savez, celles qui - avant tout - permettent d’éviter d’utiliser ledit insecticide.

Cordialement, Jef

petit enfant
12/10/2007
Naïf, qui l’est vraiment ?

objectivement, nous ne sommes pas fait pour nous entendre mais merci tout de même d’avoir répliquer ; cela me donne l’opportunité de vous piéger à votre propre jeu ... en effet, j’ai été voir les "sites sérieux" dont vous parlez et qui se prétendent "indépendant"

voici qq données que j’ai glaner pour votre information

**"Le Conseil d’administration de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Aliments comprend, outre son président, 24 membres dont :
  12 représentants de l’Etat, membres de droit et
  12 membres nommés représentants des organisations de consommateurs, d’organisations professionnelles des industries agro-alimentaires et agricoles, du commerce et de la distribution, des industries de la pharmacie vétérinaire et des représentants des personnels de l’Agence"

**concernant la Commision du Génie Biomoléculaire : "ses membres sont nommés par arrêté conjoint des ministres de l’agriculture et de l’environnementpour une durée de 3 ans. les ministres chargés de la santé, la consommation et de la défense sont consultés sur ces nominations." (la défense, comme c’est bizarre...)

** Institut National de la Recherche Agronomique "En 2006, les subventions du ministère délégué à la Recherche et l’enseignement supérieur et du ministère de l’Agriculture représentent 86 % du budget de l’Inra et couvrent essentiellement des dépenses de personnel. Les contrats de recherches comptent pour 7 % des ressources de l’Inra, 14 % d’entre eux proviennent de partenaires économiques. Le restant des ressources de l’Inra provient des revenus de la vente de produits et services."

la main qui recoit est en dessous de la main qui donne...c’est bien connu alors dites-moi où réside leur indépendance ? ? ? je vous invite à vous poser la question : à qui peut bien profiter ce système ? qui a intérêt à nous dire que c’est bien ?...sans se soucier des conséquences

lorsqu’on a commencé à changer le régime alimentaire des vaches en leur donnant de la farine animale alors qu’elles mangeaient de l’herbe depuis la nuit des temps, qui y a vu un inconvénient ? c’était une solution magnifique pour recycler des déchets et garder des vaches dans des usines ! on a vu ce que ça a donné.

maintenant Si vous voulez manger des OGM, c’est votre choix, mais pourquoi vouloir l’imposer à l’humanité ! ! ! ! de quel droit ? ! ? ! ! ! je ne cherche pas la confrontation. tout ce que je demande c’est que cette technologie soit utilisée en milieu confiné car pour l’instant, effectivement on n’en connaît pas les effets à longs termes (et les qq que l’on connait sont bien étouffés). cependant, étant qq1 d’en contact avec la nature, je crains fortement qu’il y ait des irréversibilités qui se retourneront contre nous ; pour le plus grand malheur de l’humanité

pour conclure, je vous propose à mon tour qq pistes pour trouver des infos sur des solutions respectueuses de la nature et permettant de nourrir la planète (cela restera une utopie tant qu’on essaiera pas...) : le BRF, Pierre Rabbhi et Fukuoka, vous connaissez ? ?

petitjean
12/10/2007
OGM même pas mal
Après ce cours sur la composition d’organisme comme l’inra le cgb l’afssa il serait bon de donner un avis sur ma comparaison entre agriculteur bio et cultivateur de maïs Bt qui utilisent la même molécule pour se défendre contre la pyrale. Mais j’imagine que si l’on est capable de remettre en question les scientifiques de l’inra et du CGB on est capable aussi de trouver toutes les excuses pour dire non OGM. Moi je suis pour les OGM et je vous parie que l’on n’y viendra avec 20 ans de retard comme d’habitude et que l’on aura trouvé d’autre sujet pour se plaindre de ces méchantes multinnationnale qui donnent du travail aux Français.
Jef
13/10/2007
A qui les OGM sont utile ?

Je suis ingénieur dans un service de R&D du secteur des micro technologies. Je participe à la mise au point des tests de caractérisation puis de qualification des produits. L’objectif de ces tests est simple : le produit doit respecter les spécifications du client. Aucun test ne sera fait pour démontrer autre chose.

A partir de la, je suppose que mes confrères des biotechnologies font de même, et je me pose les questions suivantes : Qui sont les clients de ces entreprises ? Sont-ils capables d’établir un cahier des charges pour les produits qu’ils achèteront/utiliseront plus tard ? La réponse à ces questions me conduit a au moins une nouvelle question : Ces cahiers des charges incluent-ils des paramètres que nous ne savons techniquement pas tester et donc caractériser ? En matière d’OGM, ma réponse est : OUI. Quelle est la votre, honnêtement ? Alors, la question subsidiaire est : quels sont les risques engendrés par le développement d’un produit que l’on n’est pas capable de caractériser ? Et puis quelque soient ces risques - faible ou forts - , est-il utile de les prendre ? Si oui, à qui est-ce utile ?

Ce cheminement conduit normalement à adopter une attitude réservée, à plus de sagesse. Vous parlez de 20 ans. 20 ans, ça me parait un délais intéressant pour mettre en place les outils d’évaluation, étant entendu que les effets des OGM s’inscrivent sûrement dans la durée.

La tournure de votre phrase sur les « 20 ans comme d’habitude » laisse entendre que cela aura un impact négatif sur l’économie. Pensez vous que les OGM seront bénéfiques pour notre économie ? Pensez vous que l’utilisation des OGM produira plus d’emplois ou de richesse ? Difficile à dire, mais à première vue je dirais que la production d’OGM enrichira surtout quelques individus au sein de quelques entreprises. Personnellement, je crois d’avantage aux bénéfices d’une agriculture telle que l’agriculture biologiques qui a - me semble t-il - un parapluie de retombées économiques beaucoup plus ouvert (besoin de main d’œuvre au champs, de technicité agronome, de dev. de filières courtes/locales, etc. ...).

Cordialement, Jef

BLANQUART CLAUDE
11/10/2007
OGM

LA FRANCE EST EN TRAIN DE PERDRE TOUTE SA COMPETITIVITE AGRICOLE

EN EFFET NOUS NE POUVONS UTILISER LES OGM PENDANT CE TEMPS NOS FRONTIERES SONT DE VRAIE PASSOIRE ET NOUS CONSOMMONS DES OGM CHAQUE JOUR. IL FAUT ARRETER DE VOULOIR DETRUIRE NOTRE AGRICULTURE POUR UN SOIT DISANT PRINCIPE DE PRECAUTION JE TROUVE LE GOUVERNENENT IRRESPONSABLE ET TOTALEMENT LACHE SUR LE SUJET CERTAINS PAYS UTILISE A TOUS VA LES OGM SANS A CE JOUR N AVOIR AUCUNE REPERCUSION NEGATIVE.

Anonyme
11/10/2007
compétitivité contre santé
je me fous et contrefous des impacts économiques dus aux retards de la france dans le domaine des OGM. Tout ce que je veux savoir c’est si j’ai le DROIT DE MANGER SANS OGM ? tel est mon souhait et je crains fortement qu’il ne soit pas assuré vu l’avancée des cultures en plein champ.
alex
12/10/2007
Le fric... et la santé alors ?

C’est bien de mettre l’argent avant tout, sans l’argent, on n’est rien n’est ce pas ?

La France est en train de perdre sa compétitivité agricole depuis fort longtemps et ce ne sont pas les ogm qui vont arranger les choses (A moins qu’augmenter la dépendance des agriculteurs vis à vis des grandes firmes soit un progrès... J’en doute) ! ! !

C’est vrai, il y a des pays qui utilisent les ogm, sans se poser de questions. ET il y en a d’autres qui, un peu plus PREOCCUPES que les premiers cités, ont décidé de stopper les cultures ogm en plein champ, par précaution.

Pour ce qui est des répercussions, il me semble que plusieurs études ont déjà montré les effets néfastes des ogm sur l’organisme (encore faut-il s’informer).

Enfin, même si je suis contre les ogm dans nos champs (ne voyant pas leur utilité dans l’alimentation), je suis pour la recherche (en laboratoire, cela va sans dire), parce qu’ils apporteront PEUT ÊTRE, dans le futur, une réponse à quelques uns de nos maux. C’est pourquoi le principe de précaution est une nécessité. Il n’est pas utile de créer des problèmes que nous ne saurons pas résoudre par la suite.

lmncc
10/10/2007
moratoire sur la cuture d’OGM
Je pense qu’il est urgent d’attendre que des scientifiques indépendants aient validé la non dangerosité des cultures OGM afin de les mettre en culture en champ libre et disponible à la consommation. J’espère que le Grenelle de l’environnement aboutira à un moratoire sur les OGM et trouvera les moyens de financer des études indépendantes afin de valider ou pas ces cultures qui paraissent aujourd’hui très risquées.
PIC
10/10/2007
quand pourrons nous avoir le droit de dire ce que l’on veut
La France est un pays démocratique, pourtant quand j’entends les abréviations O.G.M, je ne peux m’empêcher d’entendre BHOPAL, Comment une minorité d’apprentis sorciers a-t-il le droit d’imposer au reste de la population les conséquences de leur vue à cours terme. Je suis très choqué que cette discussion se fasse en très peu de temps sur internet, ce qui empêche à la majorité des gens qui non pas les moyens ou le temps de s’exprimer de donner leur avis sur des conséquences pour nos enfants. A mon avis malgré leurs titres et leur expériences, ce n’est pas à un petit groupe de décider ce genre d’avenir et pour moi la réelle démocratie aurait été de faire un référendum pour ce sujet précis. Je souhaite au personnes qui vont valider les essais en plein champ de bien dormir
Gérard
10/10/2007
OGM
Je suis élu dans une commune des 3000 habitants en Hte Garonne.Il aura fallu attendre ces derniers mois pour s’apercevoir que des milliers d’hectares d’OGM étaient cultivés dans ce département en secret. Les déclarations se font auprès de la DDAF, sans que les mairies soient informées et l’information des voisins n’est pas obligatoire ce qui sous entend que des agriculteurs BIO peuvent être pollués sans le savoir. Comment garantir l’indépendance d’une haute autorité des OGM et biotechnologies alors que jusqu’à présent l’Etat a mis des années à transposer les directives européennes sur le sujet, que les préfets ont cautionné le manque de transparence et que la FNSEA ne considère que l’aspect financier des choses. Si on veut rétablir la confiance entre le citoyen et l’Etat, il faut sanctionner lourdement les fraudeurs qui achètent leurs semences OGM en Espagne et mettre en place un principe de responsabilité pénale et pécuniaire sur les effets possible des OGM.
Florian BESNIER
10/10/2007
Vive le bio !
Appliquer le principe de précaution, c’est : - afficher clairement sur la viande si elle a été nourrie à l’OGM (beaucoup de bétail est nourri à l’OGM et aucun moyen ne nous permet de le savoir en magasin à l’heure actuelle) - stopper les cultures OGM en plein champ afin de stopper la contamination des cultures voisines - développer la recherche sur les OGM (notamment sur le plan médical) mais uniquement en milieu confiné !
Alexandre Weil
10/10/2007
Oui à une haute autorité sur les ogm

Oui à cette haute autorité, si ces conclusions scientifiques, qont enfin prises en comptes par les politiques, car le courage politique, l’honêteté intelectuelle, et la rupture avec la pensée unique c’est d’admettre que les OGM sont un formidable progrès environnemetal !

Le maïs Mon 810 (seul ogm autorisé en Europe) permet :
  de maintenir ses rendements
  de diminuer les taux de mycotoxines sur le grain
  de faire l’économie d’insecticides

Dans d’autres pays du monde, les biotechnolgies permettent de créer :
  des variétés resistantes aux stress hydriques (70 % d’économie d’eau)
  des variétés qui captent l’azote atmosphérique (économie d’engrais)
  des variétés de riz enrichis en vitamine A (lutte contre la scecité)
  des plantes fabriquant des médicaments (lutte contre la mucoviscidose)
  des plantes qui pourront dépolluer des sites industriel.....

alors oui, Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les ministre, la decision concernant les biotechnoligies demandera du courage. Elle orientera durablement la politique agricole Française, en la condamnant à disparaitre, ouen lui offrant les moyens d’allier respect environnemental et productivité.

Le secteur agricole dans son immense majorité, compte sur votre courage politique !

Alexandre Weil

Sylvie
11/10/2007
Il convient de mieux vous documenter

Mr WEIL,

Vous affirmez des choses que vous avez sans doute entendue via le discours propagandier des grands céréaliers. Mais tâcher, avant de vous forger votre propre opinion, de pousser un peu plus loin l’analyse. Je vous invite pour vous y aider à consulter le site du CRIIGEN (http://criigen.org). Notamment l’excellente conférence du Professeur VELOT. Promis, cela en vaut la peine. Afin d’ouvrir les yeux. Au nom de nos enfants ... ! (Cela en toute objectivité, n’étant aucunement mêlée au CRIIGEN ...).

Salutations.

Sylvie

Michèle
10/10/2007
Une bouteille à la mer
Une Haute Autorité, certes ! Mais à quoi sert-elle si elle n’est pas décisionnaire ? A soulever des questions ? A "s’autosaisir" ? A transmettre l’avis des citoyens ? A évaluer sous des critères de développement durable ? Cela me fait penser aux procès qui durent tellement longtemps que le jugement advient trop tard. Entre temps, les OGM prospèreront et, s’ils sont toxiques, il sera impossible de les arrêter le jour venu. Oui, il est facile de critiquer... Alors, permettez que je pose cette question : dans l’ignorance de l’impact futur des OGM, pourquoi ne pas stopper leur culture autant de temps qu’il le faudra pour qu’une équipe de scientifiques INDEPENDANTS les étudient sérieusement ? Vous me direz que ces culture lucratives galopent déjà à toute vitesse dans le monde. Et alors ? A long terme, la roue tourne et nous pourrions en être fiers...
Christiane (81)
9/10/2007
Haute autorité

Encore une ; il y a des "copains" à placer ?

Et si on écoutait plutôt les consommateurs ? ceux dont on dit qu’ils "veulent" des tomates dures, sans goût et en toutes saisons ! alors qu’en réalité ces tomates n’ont été créées que pour satifaire les producteurs, les transporteurs et les revendeurs ! Arrêtons de penser à notre place.

OGM, moratoire immédiat le temps que la "Haute autorité" se concerte sur le sujet.

tony
9/10/2007
Et encore une haute autorité ...

Une pour la copie privée du DADVSI une pour les OGMs, une pour...

Et elle fait quoi cette haute autorité ? Elle donne des avis... On se croirait revenu au temps de Colluche ou des gens s’autorisent à penser...

Evaluation du risque/d’impacts : C’est bien mais si c’est après coup ! Quel intérêt ?

Autorisation de mises en culture : Tiens, on n’est plus au niveau des politiques que l’on choisit par les urnes ? On refile la responsabilité à quelque haut fonctionnaire ? Qui nomme les hauts "autoritaires" ?

"Ses critères d’évaluation sont ceux du développement durable, et reprennent les trois piliers environnemental, social et économique." C’est un peu vague non ? Qui décide de ce qu’est un développement durable ?

Et qui finance ? Les 70 % environ de Français qui sont contre les OGMs tels que l’on veut nous les imposer ?

  Pourquoi ne procède-t-on pas a des expertises diversifiées avant la prise de décision ?
  Pourquoi ces expertises ne sont pas financées, sans qu’ils soient donneur d’ordre, par les promotteurs de ces technologies ? C’est bien joli de breveter le vivant et de vouloir en tirer des profits mais pourquoi ne pas mouiller sa chemise ?

daniella36
9/10/2007
ogm sans danger ?
Les ogm contiennent des pesticides integres dans l’adn et du fait de l’alimentation intègrent nos cellules.Le bon sens voudrait quele principe de prècaution soit appliqué.Les adeptes de la" modernite"mangeraient-ils des aliments soumis à la radioactivite sans regret parceque Einstein etait un scientifique reconnu ? Ne melangeons pas la science avec l’alimentation.
anneso
11/10/2007
Non les OGM ne contiennent pas de pesticides intégrés à l’ADN ! ! !
Halte aux approximations "scientifiques" :
  L’ADN du maïs Bt contient un gène qui permet au maïs de produire une protéine efficace dans la lutte contre la pyrale et la sésamie (et uniquement contre ces 2 ravageurs).
  Heureusement que les aliments que nous ingérons n’"intègrent" pas nos cellules. Imaginez un instant que nous "intégrions" comme des gènes de porc, de moule ou de salade ! ! ! Un peu de sérieux !
kali
9/10/2007
les OGM dans un paquet Bonux ?

Encore une HAUTE autorité ! ! ! Tout pour noyer le poisson. On endort le citoyen, comme on l’a endormi avec la commission Amiante... On connait la suite, hélas. Sauf que les OGM, massivement consommés par les animaux eux-mêmes mangés par les humains, et consommés par les humains, vont toucher massivement la population. On est bien loin des quelques 120.000 ouvriers/artisans victimes de l’amiante. On se place sur une échelle de millions de personnes. On a eu la vache folle, on a une recrudescence sans précédent de maladies dites auto-immunes, on sait les risques de mauvaise assimilation de ces organismes dans le corps humain, mais on continue à nous dire que peut-être, il faut encore réfléchir, et pendant ce temps-là, on tolère les cultures en plein champ et les importations massives ! Non-assistance à personne en danger. Normalement, la loi française n’aime pas ça, la non-assistance à personnes en danger. Nos politiciens, ceux qui décident au nom de l’intéret général, auront-ils le courage de prendre les bonnes décisions, sans ambiguité ? ?

Au-dela de cette épée de Damoclès sanitaire et environnementale, le volet "sociétal" n’est pas mal non plus ! ! C’est la confiscation du vivant au profit d’un tout petit nombre de personnes sur Terre ! Ruine des cultures vivrières, ruine des petits producteurs, en particulier dans les pays dits du Sud. On accélère le drame de l’émigration, et en même temps, on prétend vouloir fermer les frontières... Nos politiciens ont-ils trouvé leur mandat dans un paquet Bonux ?

Sur le plan économique, on pleure la dépendance énergétique des pays à l’égard du pétrole et donc des pays producteurs de pétrole. Et en même temps, on fonce vers une totale dépendance alimentaire ? ? ? Autant on peut se passer de pétrole si on s’organise bien, mais se passer de nourriture, ça va être difficile ... Et de cette dépendance, personne ne parle ? Personne ne s’inquiète ? Faut-il en conclure que les intérets économiques d’une toute petite poignée de personnes recouvrent largement les intérets politiques de notre petite poignée de gouvernants ?

Calire
9/10/2007
on a déjà une haute autorité ? non ?

Le principe de transparence, la CGB, L’AFSSA, tout existe déjà, les dossiers d’essais au champ sont en ligne sur le site du ministère, les réactions des internautes sont prises en compte, les experts des commissions sont aussi indépendants et honnêtes qu’ils peuvent l’être . (voir le Compte rendu d’activité de la CGB pour 2006) Pourquoi réinventer encore une autorité supplémentaire ?

On n’est pas dans le débat d’idée, on est dans la technique. Il faut des personnes compétentes qui soient capables de lire et comprendre les dossiers techniques. s’il manque un agronome ou deux , une toxicologue ou deux ,un sociologue... qu’ils soient nommés dans ces commissions, mais pas dans une nouvelle commission. Et s’il faut des politiques dans la commission, qu’ils y soient aussi. Tous auront les données de bases, il y aura moins des bétises propagées ensuite.

Quand on dépose un dossier d’essai, c’est bien avoir la réponse dans des délais raisonnables pour pouvoir les semer, ( par exemple mars, avant les semis de maïs, pas juin, quand c’est fini...) C’est bien d’avoir une réponse pour plusieurs années, car l’agriculture a besoin de temps et de conditions météos et culturales différentes. L’empilement de commissions ne va pas faciliter le travail...

Prendre en compte les produits d’importation, les dossiers faits à l’étranger, les autorisations d’essai outre atlantique ou ailleurs et comparer à nos exigences. Veiller au ridicule si l’on interdit à l’expérimentation ce qu’on cultive par milliers d’hectares et qu’on importe par millions de tonnes chaque année... Etre cohérent au niveau mondial.

Le simple citoyen est informé, peut s’informer, arrétons de dire qu’il ne l’est pas. Il a élu des députés, des sénateurs qui ont fait et refait je ne sais combien de rapports sur la question. Il y a déjà eu des débats sur le sujet, des conférences nationales, recommmencer, toujours recommencer pourquoi faire ? Utilisons ce qui existe et avançons plutôt.

Mikhal
9/10/2007
Mettre en place rapidement un moratoire

Cette proposition n’aura de sens que si un moratoire est mis en place sur les cultures en plein champ.

Permettez-moi de faire un parallèle entre le principe de précaution relatif aux OGM et celui qui a été voté fin 2006 par le Parlement européen : il s’agit de REACH, la nouvelle réglementation sur les produits chimiques.

Jusqu’à il y a très peu (REACH est entré en vigueur en juin dernier), les industries chimiques commercialisaient leurs produits (ménagers, cosmétiques, industriels...) sans avoir l’obligation de vérifier préalablement leur dangerosité. En Europe, les autorités publiques n’avaient pas le pouvoir d’exiger des fabricants qu’ils testent des produits existants. Elles devaient même justifier leurs requêtes éventuelles et apporter elles-mêmes des preuves si elles estimaient que les risques des substances produites n’étaient pas valablement maîtrisées. Une très grande majorité des produits chimiques les plus fabriqués n’étaient pas dotés d’une série complète de données de sécurité de base indiquant, par exemple, s’ils s’accumulaient dans l’organisme, s’ils possédaient une toxicité à court ou long terme, s’ils déclenchaient des cancers, nuisaient à la fécondité, ou encore quels seraient leurs effets lorsqu’associés à d’autres produits chimiques utilisés quotidiennement.

Ne trouvez-vous pas aberrant que les fabricants n’étaient pas tenus d’apporter la preuve que leurs produits chimiques n’étaient pas nocifs à la santé humaine et à l’environnement avant de les commercialiser ? Il a fallu qu’on soit tous les cobayes de ces produits, et que de gros dégâts sanitaires et environnementaux aient lieu pour arriver à enfin soumettre les industriels à des obligations d’enregistrement et d’évaluation, y compris dans l’autorisation d’importation de produits (aux États-Unis, la charge de la preuve de toxicité est toujours aux soins des autorités publiques).

Il était grand temps que l’Europe prenne des mesures à ce sujet. Il a tout de même fallu 8 ans de débats pour y arriver, tellement la pression des lobbys industriels était forte (et à vrai dire, cette réglementation comporte bien des failles).

Avec les OGM, j’ai exactement le même sentiment d’aberration lorsque j’entends que l’intérêt de l’expérimentation en plein champ est d’évaluer les effets réels sur l’environnement. En attendant, encore une fois, nous sommes tous des cobayes. Nous savons très bien que les cultures OGM contaminent les champs environnants. Rien que pour cette raison, tant qu’il n’est pas prouvé en laboratoire qu’il n’existe aucun risque sanitaire ou environnemental (et rien ne peut être conclu sans quelques années de recul), il ne faudrait pas autoriser ces pratiques.

Frank Sentier
9/10/2007
Un REACH pour les OGM

Je suis d’accord avec le message "Mettre en place rapidement un moratoire"

En effet, un OGM est comme un produit chimique de synthèse, c’est quelque chose qui n’existe pas dans la nature. Donc, dans la même logique du principe de précaution, il faut d’abord prouver que ces organismes ne sont pas nocifs pour la santé et l’environnement avant de les utiliser.

Dominique
12/10/2007
construire une vraie contre-expertise

Si on revient sur l’Amiante il y a eu longtemps une bagarre entre experts sur des effets de seuil d’exposition. Ce n’est que face à l’évidence des données médicales (fort taux de cancer chez les travailleurs exposés à l’amiante) que le principe de précaution s’est imposé conduisant à l’interdiction pure et simple.

Bâtir une haute autorité sans qu’une réelle capacité de contre-expertise existe c’est jeter de la poudre aux yeux des citoyens.

La directive REACH se base sur la certitude de la nocivité de certains composants chimiques : les industriels sont priés de s’engager dans un processus de substitution par des molécules MOINS nocives (c’est moins et non pas NON).

Or en ce qui concerne les OGM ont n’a pas de certitudes, on contraire il y a des inconnues.

Avant la directive REACH la démarche de R&D d’un chimiste était surtout de mettre au point un produit qui fonctionne, et non pas un produit qui fonctionne ET qui ne soit pas nocif pour la santé / environnement, du moment qu’il soit respecteux des norme sanitaires.

Or qu’en est-il des normes concernant la production de OGM ? Il n’y en a pas beaucoup vu que c’est un terrain sanitairement vierge.

Donc la recherche sur les OGM cherche avant tout à mettre au point des produits commercialisables. Les essais plein champ visent avant tout à déterminer si le produit est viable commercialement et non pas à mesurer d’éventuels effets collatéraux.

Bref, une recherche poussée surtout par l’objectif de commercialisation et non pas par le principe de précaution, le débat contradictoire, la recherche d’éventuels dommages collatéraux...

Le débat est donc faussé : vouloir faire pleinement confiance aujourd’hui à la recherche sur les OGM, c’est comme vouloir faire pleinement confiance aux chercheurs lorsque les premiers pesticides ou engrais efficaces étaient mis au point. D’une part, les réticences étaient moquées au nom du progrès. Mais en outre, les chercheurs n’avaient probablement même pas conscience des dégâts que l’on constate aujourd’hui (ou alors ils n’imaginaient pas que les agriculteurs abuseraient).

Une haute autorité ne peut être le seul outil de financement d’une contre-expertise. Sans réel effort de débat contradictoire au sein même des institutions de recherche, sans analyse impartiale de la rigueur des protocoles d’eedxpérimentation, la haute autorité risque de n’être qu’un fantoche qui ne pèsera pas lourd face au lobbying effrené des multinationales liées à la recherche OGM.

Olivier
12/10/2007
Les OGM, une opportunité à saisir pour la France
Libre à vous de penser qu’un OGM n’existe pas dans la nature, sauf que dans le cas précis du maïs Bt en France, la plante de maïs existe bien à l’état naturel (même si importé il y a très longtemps) et le Bt (ou Bacillus thuringensis) existe aussi, et le Bt de façon tout à fait naturelle dans le sol. Vous avez raison, il faut utiliser le principe de précaution et cela est fait pour les OGM, de façon encore plus importante que pour d’autres produits. A titre d’exemple, le nombre de publications (qui sont le compte rendu de recherches ou de travaux) sur les OGM en 10 ans est supérieur à 30000, et quasi 10% sont uniquement consacrés à l’évaluation de la sécurité alimentaire ! D’autre part, des règles de coexistence ont été établies pour garantir le libre choix de l’agriculteur et du consommateur. La France ne doit pas se priver de cette formidable innovation que sont les OGM, qui sont adoptés et cultivés en masse aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays en voie de développement. La France, en encadrant les OGM avec une loi (ce qui est d’ailleurs déjà le cas, mais bon), doit laisser le choix de production aux agriculteurs. Ce choix doit être possible car les OGM (et nous parlons du maïs Bt, cultivé sur plus de 22000 ha en France) sont utiles et sûrs : utiles car ils apportent des bénéfices à la culture de maïs (état sanitaire, réduction du passage d’insecticides, préservation du rendement)et sûrs, car depuis 20 ans de recherche et de commercialisation, pas un seul cas de problème sanitaire n’a été rapporté ! L’agriculture a droit à l’innovation, les OGM en font partie, ils nous aideront à construire une agriculture durable et compétitive.
Georges Koussouros
9/10/2007
Ne pas opposer le principe de précaution face à la réalité de l’évidence : pourquoi ne pas autoriser au moins les OGM qui permettent d’éviter ces produits
Il est évident que les produits phytosanitaires utilisées pour l’agriculture sont hautement toxiques alors pourquoi ne pas autoriser au moins les OGM qui permettent d’éviter ces produits Que je sache ; nous n’appliquons pas le principe de précaution des produits phytosanitaires alors que nous savons qu’ils sont toxiques La logique humaine me déroute parfois
nana
11/10/2007
Toxique ? De quoi parle t’on ?
Un peu de mesure dans vos propos. Les produits phytosanitaires font l’objet d’évaluation par des hautes autorités indépendantes depuis 50 ans : l’organisation Mondiale de la Santé, l’OCDE, la FAO, l’Agence Européenne de Sécurité ALimentaire. La toxicité, l’écotoxicité, le devenir dans l’environnement, le devenir dans les cultures sont renseignés pour chacune des molécules utilisables en Europe. Ces produits sont certes dangereux et leur utilisation mériterait d’être mieux encadrée en France (formation, prescription, certification, gestion territoriale c’est plus intelligent que l’interdiction...) mais s’ils sont bien utilisés dans les limites fixées par le réglementateur, ils ne présentent pas de "haute toxicité". Et n’oublions pas que l’Europe est auto-suffisante en alimentation depuis 35 ans uniquement et que les phytosanitaires y ont contribué..
Didier
12/10/2007
Erreur
Non, le rapport Benbrook aux USA l’a bien montré, au bout de quelques années ( 3 à 5 )les OGM augmentent les quantités de pesticides utilisés.
Juliette C.
9/10/2007
Quel délais serait nécessaire pour connaitre et prendre des mesures face aux risques sanitaires des OGM ?
Nous sommes quasiment tous d’accord sur le fait qu’il faille être prudents quant à la modification de volontaire et déterminée de notre environnement car nous n’en maitrisons pas les conséquences. Lorsque l’on voit qu’après 15 ans d’utilisation des téléphones portables nous ne sommes toujours pas au courant des effets néfastes réels ni capables de les maitriser, il est normal d’être inquiets quant à l’utilisation généralisée ou même partielle des OGM. Dans combien de temps seront nous capables d’avoir le recul nécessaire pour estimer les problèmes engendrés et y trouver remède ? Etre responsable c’est, à mon sens, être conscient des conséquences de ses actes, de les avoir anticipé et de les maîtriser au mieux. Bien sûr, la marge d’erreur est toujours existante. Mais nous sommes encore loin d’une telle responsabilisation. Et la rentabilité et la stabilité économiques ne sont sûrement pas les meilleures motivations pour nous permettre de prendre le temps nécessaire à l’analyse et l’étude. La Nature ne s’est pas faite en un jour, la modification des espèces ne peut pas se faire aussi vite que nous l’impose notre système économique.
Patrick LE BRETON
9/10/2007
Le droit des citoyens à choisir ce qu’ils mangent

Le problème c’est avant tout un problème de droit des personnes (des français) à choisir ce qu’ils veulent manger. Cela vaut aussi bien pour la présence de pesticides que des OGM qui sont censés les remplacer, pour moi c’est du pareil au même. L’argument (notamment de la FNSEA)qui consiste à dire : on doit produire plus pour nourir la planète est peut être valable pour certains mais je ne pense pas que ce soit le cas de la très grande majorité des français qui eux aspirent (égoîstement il est vrai) à manger sainement et à ne pas attraper de cancers du fait de l’emploi de certaines substances. Met-on l’intérêt des habitants de la planète (produire pour l’humanité !) avant celui des français ? Si c’est le cas il faut le dire. Quoiqu’il en soit le consommateur arbitrera d’une façon ou d’une autre : il suffit de voir ce qui se passe désormais dans les supermarchés où les rayons voient chaque jours apparaitre plus de produits certifiés agriculture biologique.

La seule vraie mesure démocratique serait de faire voter les français sur ce sujet : à coup sur le nouveau président obtiendrait une grande popularité.

qu’il fasse l’inverse et choisisse de favoriser les OGM Comme l’on choisit les technocrates de Bruxelles qui trahissent la majorité de ceux qui les ont élus, et de toute façon les français comme je l’ai dit plus haut arbitrerons d’une façon détournée. Le résultat sera plus long à obtenir, mais il sera là et l’on pourra toujours lui répondre que seuls les français les plus aisés peuvent se payer les produits bio. Personne n’aspire à un avoir cancer et dans le doute, on préférera toujours choisir de manger des produits qui nous éloignent de cette perspective.

Voilà, le problème est de savoir si le gouvernement est visionnaire et courageux ou bien s’il n’est que le faire valoir des intérêts à court terme de quelques uns. Pour moi un gouvernement, un chef d’état se doit de prendre des décisions qui vont dans le sens de l’intérêt des français pour le long terme quitte à déplaire aux puissants et aux puissances étrangères.

Rose
8/10/2007
OGM, dans les champs, ça ne peut pas continuer

Je ne comprends pas la décision qui a été prise et cela MALGRE NOUS.

Comment notre gouvernement a t-il pu légaliser les cultures d’OGM à ciel ouvert ? Quels vrais besoins avons-nous à les utiliser ? J’aimerai le savoir. Nous sommes excédentaires et jettons les invendus. Nous savons aussi que nous pouvons cultiver de bons légumes, nous nourrir, nous tous, et la terre entière, sans utiliser ce genre de subterfuges...

Ce qui a commencé dans notre pays (et ailleurs) me semble être une vraie folie.

Il suffit d’aller se renseigner un peu sur les OGM pour se rendre compte de ce que nous mettons en culture ! Nous ne maitriserons rien. Nous allons juste participer à modifier la nature. Et la Nature telle qu’elle était ne se débrouillait si mal que ça avant, non ?

Je demande ce que demande la majorité des français : Retirer immédiatement les cultures en plein champs d’OGM.  Le mal est en train d’être fait. J’espère que la France sera un exemple, qui sera suivi par d’autres pays producteurs, par tous, soyons fou.

Cela n’empêchera pas la recherche de se poursuivre en milieu fermé. L’intérêt que les OGM représente au niveau thérapeutique, sur nos connaissances au niveau génétique, ne doit pas être négligé, loin de là.

jbb
8/10/2007
une usine à gaz
une haute autorité pourquoi pas ? je crains néanmoins qu’on crée une administration gadget, une bureaucratie de plus, machine à inertie au moment même où les Indiens, les Indonésiens et les Chinois sont en train de passer devant nous dans le domaine de la transgènése.Les Egyptiens viennent de mettre au point leur premier blé transgénique ( avec des technologies plus ou moins françaises d’ailleurs !). De toute manière, sauf à se replier sur le plateau du Larzac, il est aberrant de prévoir au niveau gaulois un organe qui ne peut être qu’européen sauf à rétablir les frontieres. Veux t’on refaire le travail qu’a déja fait l’EPA ( agence de l’environnement ) aux USA ? veux t’on continuer à gaspiller notre temps et nos ressources en Europe en faisant simultanément et de manière non coordonnée le même travail simultanément dans 10 des 27 pays ( avant que les 17 autres ne fassent la même chose) pour le plaisir de dire qu’on est plus évolué que les voisins ? Renforcer la CGB qui fait parfaitement son travail peut être. Elargir la mission de l’AFSSA en lui donnant des missions d’environnement certainement. sachons raison garder !
Sophie
8/10/2007
Oui aux OGM
Le principe de précaution par essence me fait peur : il peut être une telle source d’immobilisme et toute innovation peut être morte née avec la mise en application d’un tel principe. Concernant les OGM, les règles actuelles d’évaluation sont drastiques ; et il n’y a eu aucun souci sanitaire reporté en plus de 10 ans de culture et de consommation. Alors que la bio a déjà fait des morts...
Florian
9/10/2007
précisons

Je suis agriculteur en conventionnel et non utilisateur d’OGM. Je pense que la reglementation actuelle n’est absolument pas drastique concernant l’évaluation du risque sanitaire lié aux OGM. sous la regle de protection du secret industriel, les firmes ont le loisir de choisir le labo qui leur convient et le luxe de ne pas avoir à rendre public les résultats des tests effectué. par ailleurs le protocole de ces tests releve du moyen age, seul les effet à court terme sur des variables non représentatives des la santé du cobaye sont effectués. Une approche scientifique est indispensable mais inexistante pour évaluer le risque sur la santé humaine et sur la tres probable déterioration irréversible de l’environnement. Si en 10 aucun souci n’a été relevé c’est parcequ’il n’y a pas encore eu de recherche scientifique sur la question. J’entend par recherche scientifique le travail de chercheurs indépendants, utilisant un protocole de recherche validé par la communauté scientifique, portant sur une pluralité de risques quant à la santé humaine et l’impact environemental.

Je souligne qu’aujourd’hui des ogm font massivement partie de l’alimentation du bétail importé en europe et qu’ils entrent dans la constitution de nombreux aliments industriels. parrallelement, l’origine de plus de 60% des cancers déclaré en France est inconue.

j’ajoute que, dans le cadre d’une activité de recherche sur un produit potentielement dangereux, la moindre des précautions (d’où principe de précaution) est de ne pas s’exposer au dit produit avnt d’en connaitre les effets. c’est pourtant ce qui est fait dans les essais en plein champs.

certain enfin pense que l’utilisation d’OGM va réduire la quantité de pesticides utilisés. aujourd’hui, je travaille au 1/20eme de la dose prescrite et obtient des résultat analogues depuis 15 ans à ceux de mes confreres. C’est une façon de réduire l’utilisation des pesticides je crois. quant un OGM est résistant à un insecte ravageur, cela signifie qu’on épand 0 insecticide dessus mais que la plante en produit tout au long de sa vie. on obtient donc une concentration tres élevé de produit en fin de cycle, bien plus qu’a pleine dose en conventionnel. or les test toujours aussi léger effectué sur les insecticides ont débouché sur des reglementation les interdisant d’emplois plusieurs semaine avant commercialisation d’un légume par exemple. comment ce fait-il qu’avec une dose plus élevée les même produits en ogm deviennent inoffensif ?

par pitié, faites l’éffort de vous documenter avant d’avancer que le refus d’ogm est une sorte d’obscurantisme. ce serait le début d’une démarche scientifique.

Ecolo2007
8/10/2007
NON AUX OGM EN PLEIN CHAMP

Mr le Ministre, vous qui avez rappelé aux médias que l’avis des français sera totalement respecté dans ce Grenelle de l’environnement, alors respectez le choix de plus de 80% d’entre eux de vouloir stopper les culture d’OGM en plein champ. Oui, en revanche, à l’étude de ces OGM à des fins médicales, car évidemment en terme de médecine, ceux-là ont encore beaucoup à révéler.

N’oublions pas qu’ un agriculteur qui a choisi de produire des OGM en plein champ pollue de la même façon les champs voisins dont les propriétaires se battent pour pouvoir garder une agriculture propre. Cessez de baisser les yeux devant les grandes firmes multinationales qui ne font que du lobbying scandaleux.

jemidu
8/10/2007
simple bon sens..
raisonner en tout ou rien, le bien et le mal, a rarement du sens. Un peu de bon sens, par contre, peut aider à réflechir puis décider. Les pesticides sont trop largement utilisés et sont néfastes. Les OGM réduisent leur emploi, c’est donc un mieux sur, à mettre en face d’un moins "éventuel". La réalité, qui n’est pas un principe mais une "réalité", ne prime-t-elle pas sur un principe "dit de précaution" ? Ou bien alors, à contrario, combien "coute" réellement le principe de précaution ? un moratoire OGM ( en France ) égale combien de tonnes de pesticides et autres en plus ( en France ) ?
laurent c.
9/10/2007
désinformation

Votre raisonnement ne tient pas... Malgré les cultures OGM aux USA la consommation de pesticide augmente... Le maïs résistant au Roundup, permet d’épendre du Roundup,... les plantes font une résistance,... il faut encore plus de Roundup,... on augmente les doses encore un peu plus,... les sols sont complètements saturés et pollués,... les maïs résistants au Roundup absorbent quand même ce produit qui se retrouve toujours dans la chaîne alimentaire... Voir les problème de monoculture du soja en Argentine... épendage par avion des pesticides sur les champs de soja, les habitations environnantes, les jardins, les populations... au bout de quelques années les sols sont complètement épuisés et empoisonnés, les agriculteurs se rendent compte du désastre mais trop tard... les firmes agroalimentaires les tiennent dans leurs griffes !

Le maïs bt qui developpent lui-même "la potion" anti-pyrale, au-lieu que l’agriculteur pulvérise sont champ, et que les maïs soient traité supperficiellement, c’est toute la plante qui contient la formule anti-pyrale donc... le poison est toujours là, et même encore plus profondément... puisque le traitement n’est pas superficiel mais global et se fait tout au long de la croissance de la plante !

Faut-il enchaîner les agriculteurs, les citoyens/consommateurs aux firmes agroalimentaires... pour le bien des milieux financiers et au détriment des paysans du Sud ?

Anonyme
8/10/2007
carole,hakim,marjorie LYCEE MASO

Nous sommes élèves en Terminal BEP et nous travaillons sur l’environnement . Nous avons choisi les OGM.  Pour nous consommateurs nous préférons les produits sans OGM. Il est probable que les produits avec OGM seront moins cher et bas de gamme. Ce sont donc deux produits de qualité différente pour des budgets différents.

Les OGM sont nocifs pour notre santé et pour éviter la production nous pensons qu’il faut augmenter les controles alimentaires.

faux bourdon
7/10/2007
miel et pollen
Faux bourdon à étudiant Il est certain que ce n’est pas facile de s’y retrouver. Les abeilles ne font pas leur miel avec du pollen, mais il en contient un peu, ce qui permet de savoir quelles plantes elles ont visité. Le maïs n’est pas une plante mellifère, contrairement au colza, à la lavande, etc. On a pu voir quelquefois des "miels de maïs" de couleur brune, mais il s’agissait en fait de la récolte de miellats de pucerons pullulant à la suite de traitements insecticides malencontreux. Pauvres abeilles qui ont de moins en moins le choix. Même si elles n’aiment pas beaucoup les maïs, elles en visitent régulièrement par la force des choses, y compris les maïs OGM qu’elles ne peuvent pas distinguer des autres. Je ne pense pas que la France soit le premier pays où une telle rencontre ait eu lieu. Une abeille ne va certainement pas faire plus d’un demi-kilomètre pour butiner dans un champ de maïs, OGM ou non, à moins que celui-ci ne renferme une adventice mellifère en abondance. Si elle ramène du pollen de maïs OGM à la ruche en quantité décelable, la question est : le champ OGM est-il trop près du rucher, ou la ruche est-elle trop près du champ OGM ?
marmotte
7/10/2007
OGM et céréaliers
Le sujet des OGM me semble conplexe. En effet lorsque M. le Ministre annonce des mesures contre les OGM (ce dont je le félicite, je pense en effet qu’il convient de bien cerner les effets des OGM avant leur mise sur le marché), M. le Minsitre de l’Agriculture est obligé de faire marche arrière le lendemain (à cause de la pression des céréaliers). La notion de rentabilité et de production prévaut sur l’environnement, je trouve celà dommage.
fox
7/10/2007
Connaissance, recherche, développement ou abandon

Sur ce thème, la première remarque concerne le manque de connaissance de la population sur les OGM. La majorité des gens ne suivant que le fauchage des parcelles, ils n’ont qu’une vu négative sur ce sujet et les agriculteurs en sont dévalorisés. Il est donc important d’expliquer brièvement les bases à connaitre sur les OGM pour que chacun puisse se faire un point de vue objectif et adhérer sur le bienfondé de la recherche sur les OGM. Cette haute autorité pourrait s’en charger par l’intermédiaire de scientifique spécialisé.

Je ne suis n’y pour, n’y contre les OGM à cause du manque de connaissance à ce sujet. Il est donc important d’y consacrer des moyens pour renforcer la recherche dans ce domaine qui peut être prometteur. Pour moi, cette recherche doit ce poursuivre en milieu confiné, ne précipitons pas la production mais c’est à cette autorité de décider des suites à donner aux OGM. Cette autorité devra déterminer pour chaque OGM la procédure à suivre : si on peut commencer la production, s’il faut continuer la recherche en milieu ouvert ou fermer, ou s’il faut les arrêter. Il est donc indispensable de créer cette autorité le plus rapidement possible.

Cependant cette autorité devra focaliser des moyens sur des secteurs précis. Je veux dire par cela qu’il ne sert à rien de rechercher des OGM résistants aux insectes qui s’adapteront. Mais qu’il est peut être plus utile de développer des plantes résistants à des milieux hostiles (le manque d’eau par exemple) ou des OGM créés à des fin médicales.

Je terminerais en disant qu’il faut maintenant avancer sur ce sujet, la France a suffisamment perdu de temps. Cette Autorité doit relancer le plus vite possible la filière OGM.

Monique Lambert
5/10/2007
Réversibilité

Je voudrais savoir comment on pourrait éradiquer de la nature une plante OGM qui poserait des problèmes d’ici quelques années. L’introduction d’espèces est souvent catastrophique à long terme dans le règne animal (lapins en Australie, etc.) et ils sont macroscopiques ! L’ambroisie qui provoque tant d’allergie n’arrive pas à être maîtrisée en France.

Comment fera-t-on avec le pollen OGM ? Sachant qu’un pollen peut parcourir des centaines de kilomètres, la pollution sera irréversible (en espérant qu’elle ne le soit pas déjà ).

Si on est certain de pouvoir retirer une plante OGM de l’environnement et toutes les variétés qu’elle aurait créées spontanément alors seulement, le risque du "plein champ" peut être tenté.

À ma connaissance, il n’y a aucun moyen de contrôler la pollinisation des espèces végétales sauf en milieu confiné.

étudiant
5/10/2007
Déjà trop tard
Vous parlez de mettre en place le principe de précaution mais dans le cas de la France il est déjà trop tard. Des OGM, provenant d’un champ OGM cultivé un peu plus loin, ont été retrouvé dans plusieurs ruches. Cette information, qui est passé quasiment inaperçue, montre donc que la France devient l’un des premiers pays Européens contaminé par les OGM. En effet si les abeilles, ont transféré cet ADN, d’autres invertébrés ont pu faire de même et il n’y a aucun moyen de pouvoir contrôler cette contamination. Donc cette proposition aurait été intelligente si il n’était pas trop tard...
Anonyme
5/10/2007
que prime le principe de précaution !
Je suis ravi de voir que la question des OGM est discuté véritablement, car la situation me paraît scandaleuse. Je m’explique : Je suis parfaitement conscient de l’intérêt agronomique et économique des OGM.  Dans un monde de plus en plus dégradé, accueillant chaque jour de plus en plus d’individus, l’enjeu de l’alimentation de la planète est crucial. Dans un monde où coexiste des populations richissimes vivant là où la nourriture abonde (à tel point que nous la gaspillons sans honte) et d’autres populations d’une pauvreté extrême, trouver des solutions efficaces au rééquilibre sanitaire et alimentaire est primordial. C’est un fait. Les OGM sont peut-être l’une des solutions. Mais faites que le principe de précaution prime ! C’est une évidence. C’est un devoir social, sociétal, humain, environnemental. Il faut cesser les expérimentations non contrôlées, il faut plus de transparence, plus de sûreté dans nos gestes. Faisons-le pour nous et nos enfants ! Nous nous le devons et surtout le devons à eux. Nous savons pertinemment que nous avons fait, dans le passé, des erreurs graves lorsque nous avons voulu bafoué ce principe de base, énoncé comme l’un des principes fondateurs du droit environnemental français. Je pense aux erreurs commises sur l’utilisation de médicaments, sur l’usage de pratiques agricoles, sur la promulgation de certaines technologies chimiques, phytosanitaires ou nucléaires, sur l’introcution d’espèces exogènes... La liste est longue. Nous le savons : nous avons déjà commis beaucoup d’erreurs dans le passé. Il me semble grave, extrêmement grave, de disséminer au gré de la nature des organismes vivants artificialisés, dénaturés. Grave de doter la fraise d’un gène de saumon. Grave de si peu s’en soucier. C’est une abération, un scandale ! Dans quel monde vivons-nous ? Ce qui me révolte le plus, c’est que tout ceci est largement dû au lobbie superpuissant des multinationales. Nous savons que de très grandes firmes ont la main-mise sur la recherche et le marché des OGM. Nous connaissons leur passé, notamment quant à leur politique d’emploi des pesticides et autres micropolluants. Nous connaissons leur raisonnement boursier et financier, qui prime inéluctablement sur leur conscience environnementale et sociale. N’introduise-t-il pas des gènes bloquant les processus de reproduction naturelle des OGM ? N’oblige-t-il pas les fermiers à racheter chaque année leur semences ? Où est le gain économique, social et environnemental des OGM dans cette logique là ? Nous jouons aux "apprenti-sorciers". Pour quoi ? Pour de l’argent ! Pour le confort et la gloire d’une poignée d’entre nous alors que le monde se meurt dans la honte et la misère. Voilà pourquoi celà est scandaleux. Et puis, posons-nous les bonnes questions : la nature n’a-t-elle déjà créé des organismes resistants naturellement ? Je pense à certaines variétés sud-américaines... Pourquoi ne pas valoriser ces richesses ? peut-être parce qu’elles appartiennent aux pauvres...
Vigile de la Répub...
5/10/2007
L’homme se prend pour Dieu

Dans son délire de toute puissance et son goût du profit, l’homme se prend pour Dieu comme le docteur Frankenstein. Il mélange les gènes d’animaux et de plantes. Il ajoute des insecticides directement des les gènes du maïs, l’installant de facto dans la chaine alimentaire.

La motivation de cet abus de pouvoir de l’homme sur la nature : le profit. Des sociétés multinationales refusant toute critique et tout contrôle font des procès à tous les opposants à sa visée mortifère.

Oui les OGM contaminent la nature dans des proportions impossible à calculer. Non, les OGM n’ont pas démontré qu’ils n’étaient pas dangereux pour la santé.

Le principe de précaution devrait interdir l’utilisation de ces substances en plein champ. L’Inra devrait mener de longs tests avant d’autoriser une quelquonque commercialisation des semences.

Laure
5/10/2007
une Haute Autorité : il est temps en effet

Il est temps en effet qu’un organisme INDEPENDANT, qui ne soit ni sous la pression des lobbies, ni d’organismes soucieux de ne pas terroriser les citoyens, puisse enfin nous éclairer sur les conséquences, positives et négative des OGM. Et que les études de cet organisme indépendant puisse être comuniquer au plus grand nombre.

Pour savoir où l’on va, il est temps de savoir à quoi l’on a affaire aujourd’hui.

enry84
5/10/2007
Pour ceux qui doutent

Pour ceux qui doutent de l’aspect négatif des OGM, je conseille de se rendre sur terresacree.org/biodiversite3.htm et d’autres site spécialisés. Aujourd’hui, les OGM sont distribués par des multinationales qui minimisent leur effets sur l’environnement, c’est normal, cela rapporte tant d’argent, et l’argent est plus important que la santé humaine.

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Modifié par moderateur Le 2007-10-08 12:04:02
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Stéphane
4/10/2007
LA HAUTE AUTORITE
Il me semble qu’avant la mise sur le marché, je l’espère, les OGM ont reçu l’accord et ont été évaluées. Oui à la transparence. Oui à l’inscription en FRANCE de nouvelles variétés OGM, comme dans d’autres pays européens. Les premiers hybrides de MAÏS développés il y a des décennies ont connu la m$eme stigmatisation que les OGM aujourd’hui. Laissons les scientifiques parler et décider. Je suis certain que les OGM sont plus étudiés que n’importe quel produit phytosanitaire lancé sur le marché.
Kris
7/10/2007
Quelle naïveté !
N’avez-vous jamais entendu parler de l’amiante, de la vache folle, de tchernobyl, du sang contaminé, etc... ? Et vous faites encore confiance aux scientifiques qui "conseillent" le pouvoir ?
Phil
9/10/2007
Commentaires

Je ne crois pas que les hybrides que vous citez aient la même porté que les OGM. Les plantes hybrides sont, je crois, un croisement de deux espèces proches de plantes dans un processus de reproduction "classiques".

Les OGM sont eux complètement différents : On introduit un gêne complètement étranger à l’espèce (animal ou végétal). Le risque me semble beaucoup plus grand de voir des transmutations génétiques allez là où ne nous les attendons pas.

Jef
13/10/2007
Evaluation difficile

Votre message traduit un grand optimisme. J’aimerais le partager mais je vois au moins deux points bloquants quand à la qualité supposée de l’évaluation dont vous parlez :

  1- Un manque d’indépendance entre ceux qui développent, ceux qui évaluent et ceux qui décident.

Il y a trop d’individus aux multiples casquettes à la fois présents dans les instances de contrôle, dans les firmes et au plus haut niveau de l’état pour ne pas suspecter des malversations.

Et puis, il y a trop d’exemples de produits mis sur le marché puis retirés des années plus (trop) tard, pour accorder un crédit de confiance aveugle aux résultats des évaluations. J’ai coutume de considérer qu’une mise sur le marché est dictée avant tout par des aspects économiques. Je crois qu’il s’agit plus souvent du résultat d’un compromis entre bénéfice et coût plutot que du résultat d’un acte de sagesse visant à protéger la société.

  2- Un problème technique pour évaluer des effets sûrement uniquement visible à moyen ou long terme.

Les OGM, c’est une technologie qui a 10 ans. Désolé de brutaliser votre optimisme, mais les scientifiques qui travaillent sur les OGM maîtrisent ce qu’ils font aussi mal que les ingénieurs de l’aéronautique 10 après le premier objet planant. J’aurais pu faire l’analogie avec n’importe quel domaine technologique ; ça se déroule toujours par un enchaînement d’essais, de ratés, de mises au points, d’échecs, de découvertes, de catastrophes, de succès ...

Quant aux OGM, les scientifiques ne maîtrisent tellement pas ce qu’ils font que même les conséquences et les risques sont inconnus. Aux débuts de l’aéronautique, au moins, les conséquences et les risques étaient maîtrisés ... A peu près seul le pilote risquait sa vie !

Un système - par nature - est très complexe à étudier, à comprendre et de surcroît à maîtriser. Celui dans lequel s’inscrivent les OGM, l’écosystème, est probablement le plus complexe que nos puissions imaginer.

Je suis Physicien de formation, et mon domaine d’étude s’appuis sur un modèle dont le socle est extrêmement solide et claire (lois immuables). Ce système reste pourtant si complexe que très peu peuvent prétendre le maîtriser (personne à mon avis). Alors les systèmes ou le vivant entre en jeu... avec des interactions parfois (souvent) même inconnues, je vous laisse imaginer.

Bref, même si les évaluations étaient menées de bonne foi, il ne faut absolument pas s’en contenter.

Je ressent un trop grand malaise à imaginer que nous (nos enfant surtout) pourrions être les cobayes d’expérimentations grandeur nature parce qu’un groupe d’homme se soient prétendu suffisamment expert pour prendre leur décision.

Bref, ma conclusion est dure, et sûrement extrême pour certains, mais je crois que les OGM n’ont rien à faire dans les champs... pour encore quelques temps.

Cordialement, Jef

Pierre
4/10/2007
Evaluation des risques - Je ne veux pas manger d’OGM...

Les conséquences sur les écosystèmes existants de la diffusion d’OGM dans la nature ne me semblent pas évaluables car trop nombreuses (ex : mutations non contrôlées, réactions inconnues à moyen et long terme des écosystèmes existants, etc)

En outre, l’évaluation actuelle des risques me semble légère, un exemple avec les plantes OGM Monsanto :

Avis du groupe scientifique sur les organismes génétiquement modifiés suite à la demande de la Commission concernant la sécurité des aliments et des ingrédients alimentaires dérivés du maïs génétiquement modifié au regard de la protection contre les insectes MON 863 et MON 863 x MON 810 , et pour lequel une demande de mise sur le marché a été soumise par Monsanto dans le cadre de l’article 4 du règlement (CE) n° 258/97 sur les aliments nouveaux(Question N° EFSA-Q-2003-121)

[...]La protéine Cry3Bb1 produite par E. coli a été considérée par le groupe comme étant équivalente à la protéine dérivée de la plante et comme une alternative acceptable pour une utilisation dans des tests toxicologiques. Des données de toxicité aiguë appropriées ont été fournies pour les protéines Cry3Bb1 et NptII. Une évaluation des risques d’allergie aux protéines Cry1Ab et Cry3Bb1 a été réalisée et conclut à une probabilité de risque allergène très faible. Les résultats des études subchroniques menées sur des rongeurs durant 90 jours ne révèlent pas d’effets indésirables liés à la consommation de MON 863 et MON 810 ; le groupe conclut qu’il n’existe aucune inquiétude quant à leur sécurité. Des études d’alimentation menées sur le poulet avec MON 863, MON 810 et MON 863 x MON 810 n’ont montré aucun effet indésirable. Le groupe est d’avis que les propriétés nutritionnelles de ces lignées de maïs ne devraient pas être différentes de celles du maïs conventionnel. La notification C/DE/02/9 concerne uniquement l’importation et la transformation. Il n’est donc pas nécessaire de procéder à une évaluation scientifique des effets environnementaux potentiels associés à la culture de ces lignées de maïs. Le groupe OGM s’accorde pour dire que les effets environnementaux involontaires résultant de la production et de la propagation de maïs génétiquement modifié ne devraient pas être différents de ceux du maïs cultivé de manière traditionnelle. [...]

Paddock
4/10/2007
OGM
Le principe de précaution à toutes les sauces permet de se cacher derrière son petit doigt. En effet, on veut interdire les OGM, mais on laisse le tabac en vente libre :quand le risque mortel est avéré, on peut le laisser prendre à la population ? Les OGM sont donc interdits car on n’arrive pas à mettre en évidence un risque palpable... Il serait plus utile de responsabiliser les entreprises, de leur faire supporter leur stratégie, plutôt que de diaboliser la nouveauté systématiquement. Il faut trouver de nouvelles façons de produire avec moins de pesticides ? Les OGM sont sans doutes une partie de la réponse. Arrétons l’hypocrisie de petits groupes de pression qui utilisent les OGM pour lutter contre les "multinationales" : le résultat aujourd’hui est que nous dépendrons entièrement de celles ci ! Le résultat de leur lutte laisse la place libre à ces même multinationales !
garnier
4/10/2007
ogm et risques
la peur est le fil conducteur du sujet ogm . je pense que depuis de nombreuses annees ,divers commissions et groupes de travail ont prospectes plus que serieusement le sujet . face a ce déferlement d’opposition ,relayé par les medias, nous avons encore une fois la demonstration que le gouvernement ne s’appuie pas sur des élements techniques et scientifiques pour prendre des decisions mais sur des réactions de l’opinion public informé par la presse. créer cette haute autorité, c’est vouloir satisfaire le grenelle sans un apport nouveau....il n’y aura jamais de position donnant satisfaction a tt les membres et ce sera le politique qui decidera.....ou ne decidera pas...pour demander la creation d’une nouvelle commission.... il est temps que les politiques prennent des decisions maintenant
phytiâtre retraité
3/10/2007
bilan des OGM
Scientifique spécialisé pendant quarante ans dans une protection des cultures basée chaque fois que possible sur des méthodes dites aujourd’hui alternatives, ayant suivi de près les travaux français (MOREL, MARGARA, etc), j’étais pour les OGM et j’y avais mis beaucoup d’espoir. Je pense encore qu’il faut continuer à les soutenir lorsqu’ils vont dans les intérêts des cultivateurs, de l’environnement, de la production, et bien entendu du consommateur, sans négliger ceux de l’obtenteur et du vendeur. Mais il se trouve que le bilan de la plupart de ceux disponibles sur le marché mondial devient de plus en plus négatif. Presque tout le monde s’en doute, car il y a de plus en plus de preuves, mais on ne veut pas l’admettre officiellement. Une des raisons est que leur élaboration et leur développement a du être laissée aux intérêts commerciaux. Peu de gains en productivité, pas d’intérêt pour le consommateur, risques éventuels à moyen ou long terme pour la biodiversité, les pollinisateurs. Nous allons vers un nouvel échec, comparable à celui de la révolution verte, en partie par manque de suivi et d’encadrement. Apparition de ravageurs secondaires, apparition de résistances, augmentation de l’utilisation des pesticides contrairement au but annoncé, etc. Un inconvénient supplémentaire, et non des moindres, est qu’ils entravent directement et indirectement le développement d’une agriculture biologique qui ne reçoit ni les aides ni la réglementation nécessaire pour coexister, alors qu’à terme, elle représente la seule solution d’avenir agricole durable.
LIAUZU
2/10/2007
Il faut pendre le principe de précaution avec ...précaution

Si on avait appliqué le principe de précaution, aujourd’hui :

  il n’y aurait pas de voitures, quand on constate le nombre de morts et de blessés sur les routes
  il n’y aurait pas d’électricité, car on peut s’électrocuter,
  il n’y aurait pas de gaz, car on peut s’asphyxier, volontairement en se suicidant ou involontairerment.

Etc...

Ce soir, vous devriez rentrer chez vous à pied (ou en vélo, mais c’est aussi dangereux : on peut tomber) : combien de temps de marche à pied ? Après, il vous faut préparer le repas, sur la cuisinière à charbon (non, j’oubliais, çà pollue). Alors, une cuisinière à bois (non plus, c’est une ressource limitée qu’il faut préserver). Reste à manger froid, en vous éclairant à la lumière d’une bougie.

Adieu ordinateurs, téléphones, télévision.

Au bureau, il vous reste la plume Sergent Major (et encore, elle est pointue, on peut se blesser avec).

De grâce, ayons au moins un peu confiance en l’homme.

Tout n’est pas mauvais en lui.

N’appliquons le principe de précaution (dont je me demande ce qu’il vient faire dans la Constitution) que si nous avons de bonnes raisons de le faire.

Arno
4/10/2007
Informations sur le principe de précaution
Il existe de nombreux ouvrages et articles qui illustrent la notion de principe de précaution. Je vous encourage à en lire quelques uns pour vérifier si cette notion est celle que vous décrivez. Le principe de précaution ne renvoie pas forcément aux risques qui sont associées à une technologie (ce que vous présentez), mais renvoie à l’absence d’analyses probantes, scientifiques, voire sociologiques sur les effets de l’utilisation d’une nouvelle technologie. Une fois ces analyses disponibles, un débat peut s’instaurer pour savoir si la société dans son ensemble (échelon mondial bien sur) accepte ou non l’utilisation de la dite technologie.
soleil vert
8/10/2007
ne pas confondre précaution et prévention

Effectivement, beaucoup confondent principe de prévention (en question pour les risques inhérents à la voiture ou aux installations électriques) et principe de précaution.

Une fois que les internautes et les citoyens auront compris cela, cela évitera les malentendus inutiles.

A propos, ce qui caractérise les PGM, c’est justement leur inutilité dans les faits, que ne traduit pas la propagande officielle de leurs promoteurs et d’une poignée de céréaliers puissants et avides. Il n’y a aucune raison objective de prendre le risque de cultiver des OGM, ni vis-à-vis de la faim dans le monde, ni vis-à-vis de la productivité,ni de la qualité alimentaire, ni de l’environnement. Ce serait donner un quitus dangereux aux compagnies transnationales qui visent le monopole, et instaurer toutes les conditions pour une guerre civile dans les campagnes, car les citoyens excédés ne se laisseront pas faire.

Anonyme
2/10/2007
A situation bloquée, moyens exceptionnels ?
Sous des airs de provocation, le titre de cette contribution veut résumer en peu de mots la situation de blocage médiatico-psychologique du thème des O.G.M. en France et réflechir sur la pertinence d’une autorité supplémentaire que certains considèrent inutile. En effet, quand on interroge les gens dans la rue, ses amis ou des membres de sa famille sur ce qu’est un OGM et quel sentiment ce terme provoque, on nous répond avec plus ou moins de diplomatie ou de gêne que le sujet est complètement bloqué et de la peur existe. Etonnant ? Après 10 ans de campagne médiatique des opposants jouant sur les peurs, allez j’ose, millénaristes et des non-décisions des politiques qui surfent sur le très court-terme en terme médiatique, doit-on s’étonner que les concitoyens de M. Bové, grand fossoyeur des OGM et grand appeleur à un débat sur les OGM soient a minima sceptiques ou tout simplement inquiets ? Il est donc compréhensible que pour débloquer un tel "bourbier" une grande organisation donnant la parole aux citoyens et à leurs représentants soit mise en place. Quels objectifs ? Deux : - statuer sur un quelconque danger d’un produit, d’une plante issue d’une technique de laboratoire qui fait peur car touche au plus profond du vivant, - permettre à la société de juger l’intérêt d’un tel produit / plante. Si ces objectifs se verront attribuer des moyens adéquats (représentants de la société, experts scientifiques, ...), on pourrait avoir la faiblesse de penser que le blocage actuel sur les O.G.M. évolue doucement. Mais, faisons attention, d’avoir toutes les composantes de notre société. Et faisons attention que chacun des repréentants soit réellement capables de travailler dans cette Haute Autorité en laissant à son entrée ses a priori et craintes. Avec des questions constructives et une ouverture d’esprit de la part de ses membres, cette Autorité pourra travailler sereinement et en toute représentativité.
HENRI
1er/10/2007
Quelle Utilité ? Quelle Finalité ? Une commission de Plus ?
Bonjour Quelle utilité de créer "une Haute Autorité" ? Est ce que les personnes actuelles, CGB , PV et Ministères n’ont pas autorité ? La CGB fait son travail ; Quelle est la Finalité d’une commission administrative de plus ? Si cela doit faire avancer les choses, OK, mais avancer les choses, cela suppose avant tout du courage, et de la décision ; s’il ne sagit que d’une autorité de plus, incapable de faire exécuter des décisions, incapable de faire respecter les productions légales, inutile. Je lis ci dessus : "seuls les consommateurs... " Bravo, mais lorsque j’entends ces mêmes consommateurs dire "je refuse de manger de la nourriture qui contient des Génes ou de l’ADN, à part de manger des cailloux, ils vont mourir de faim ! Pour se prononcer sur un sujet, il faut être compétent, et non émotionnel, non dogmatique, affranchi des idéologie, ce qui est trés loin d’être le cas sur les biotechnologies. On a déjà la CGB, l’agence de sécurité alimentaire, les ministères, la PV, une de plus ? un édifice à la française, complexe mais ne fonctionnant pas ? Et pour couvrir quelle hypocrisie : le droit d’importer des maïs, ou soja issus de plantes venant des biotechnologies, mais pas de les produire ? quelle est le fondement de la validité des freins mis en France pour la production in situ des cultures issues des biotechnologies, que nous importons massivement par ailleurs ; Si Haute Autorite, elle ne doit pas couvrir que les cultures améliorées par voie de biotechnologie, mais également les cultures qui présentent des risques pour la santé humaine, comme les cultures organiques, dites "bio", trés en vogue, sans fondement scientifique, mais montées en épingle par les mass média et des nostalgiques. Haute Autorité, mais pour couvrir l’ensemble, et surtout les cultures à risque, c’est à dire les cultures Bio
dudu
1er/10/2007
ogm débats de scientifique
la science ne sait pas tout et certains devraient se le rappeler que des scientifiques soit pour les OGM mais peut être y ont ils intérets que d’autres soient contre et peut être ont ils raisons peut importe : c’est au consommateurs et à lui seul de savoir ce qu’il met dans son assiette et il ne doit pas y avoir un quelconque pourcentage admis Maïs ogm ou garantie sans ogm Volaille élevée avec ogm ou garantie sans ogm c’est aussi simple que cela et ce devrait être obligatoire reste le problème de la dissémination qui ne peut être résolus que par l’interdiction de culture plein champ Puis il y a les responsabilité et comme aujourd’hui on crée des commissions qui ne sont responsable de rien, il faut responsabiliser chaque individu la composant et dans 10 ou 15 ans si l’on découvre une maladie issue des ogm on doit pouvoir condamner solidairement un tel et un tel etc. qui ont autorisé cette culture Ce n’est pas à la collectivité de payer comme pour l’amiante
Laya
1er/10/2007
Toxicologie et discordance

Mr Gérard Pascal , chargé des évaluations scientifiques des PGM en France ,à la CGB , déclarait "le modèle des rats( utilisé pour les tests ),n’ est pas adéquat pour juger de l’ inocuité ou non des pgm, or c’ est le rat et uniquement le rat qui subit les tests .Et d’ ajouter, que ceux-ci ne sont réalisés que sur une seule génération de rats et dans un laps de temps tès court qui ne permet pas d’ envisager les risques sur le moyen terme et le long terme .

D’ autre part avant de quitter la CGB , qui n’existe plus , Mr Fellous, déclarait , " le besoin de protocoles d’ analyses aux champs , la pertinence de requérir à un nouveau modèle d’ analyse statistiques et le besoin de plus de moyens financiers er humains ."

La haute autorité sur les ogm sera-t-elle en mesure de pouvoir mieux fontionner que ne semble l’avoir fait la cgb ?

La haute autorité sera-t-elle en mesure de répondre aux considérations d’ordre éthique, qui prennent une importance croissante dans les débats de la société civile .,concernant l’ introduction des ogm ? (et qui souvent dépassent le champ d’ action des scientiques )

La démarche pluridisciplinaire , impliquant la participation de tout un éventail de représentants ne débouchera t- elle pas d’ avantage sur des compromis plutôt que sur des décisions objectives ?

La haute autorité prendra -t-elle en compte les lignes directrices générales de la Commission du codex Alimentarus , les deux premières étant : 1/"Les normes alimentaires des directives et autres recommandations du Codex alimentarus doivent être basées sur le principe d’une analyse et de preuves scientifiques sérieuses, appliquant un examen soigneux de toutes les informations pertinentes de façon qu’elles garantissent la qualité et la sécurité sanitaire de l’ approvisionnement alimentaire ."

2/Lorsqu’il élabore et décide des normes alimentaires le Codex Alimentarus s’ intéressera le cas échéant à d’ autres facteurs légitimes ayant trait à la protection de la santé des consommateurs et à la promotion de pratiques commerciales loyales dans le commerce des aliments .

J’ai mentionné ces deux déclarations pour montrer qu’ en matière d’ analyse des risques sur des essais et cultures autorisés précédemment , celles-ci ont éré bafouées .

gattaca
1er/10/2007
évaluation

Et d’une Monsieur Pascal n’était pas en charge (à lui tout seul) des évaluations scientifiques des PGM en France. Il était membre de la CGB et a émis une réserve sur l’évaluation d’un OGM en particulier. Il est revenu dessus par la suite. Fin de la discordance qui prouve d’ailleurs l’indépendance entre les différentes commissions d’expertise.

Et de deux, la CGB n’a dans ses attributions que les essais au champ et non pas la consommation (sauf fortuite) de produits issus d’OGM.

L’AFSSA (tout comme l’EFSA d’ailleurs au niveau européen) qui a cette dernière mission prend en compte toutes les recommandations du Codex Alimentarius.

Vouloir donc faire une haute autorité est simplement réinventer l’eau tiède pour des choses qui se font déjà depuis plus de 20 ans par la CGB, depuis plus de 7 ans par l’AFSSA et avant c’était le CSHPF qui traitait ces questions !

jean michel
1er/10/2007
Oui à la Haute autorité
Oui cette instance est nécessaire pour appréhender de manière objective le risque sanitaire et environnemental des OGM. Il faut veiller à se baser sur les études existantes en France, mais aussi dans le Monde. Etudes sur les contaminations dans l’environnement, études sur les risques pour la santé humaine. Les résultats des études doivent être publics, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Tant que le recul n’est pas suffisant et que la science ne peut pas objectivement répondre aux risques des OGM, il faut en interdir l’utilisation commerciale. Seule la recherche peut être autorisée. Il faut veiller aussi à ce que des agriculteurs français ne puissent s’pprovisionner en Espagne au cas d’une interdiction de commercilisation en France. La Haute Autorité doit pouvoir être saisie par les ONG environnementales. Elle doit être composée de scientifiques de disciplines différentes et de personnalités ayant une autorité morale reconnue par les Français. Actuellement, il ya de quoi s’inquiéter en voyant les avis de l’Afssa ou dela commission sur le génie biomoléculaire. L’indépendance d’esprit ne semble pas leur fort.
Joudrier
30/09/2007
Procédures actuelles d’évaluation des OGM

Il est assez lamentable que dans un texte de consensus, celui-ci ne mentionne même pas l’AFSSA... ! ! ! Comment ce groupe peut-il ignorer à ce point qu’elle est la procédure d’ évaluation des OGM avant leur mise sur le marché.

Je vous mets en copie la réponse que j’ai adressé à Madame Blandin suite à un article paru dans l’Humanité du 24 sept.-07 :

Madame la Sénatrice,

je lis (dans un article de l’Humanité de ce jour) avec stupéfaction que le groupe OGM du Grenelle aurait aboutit à un consensus notamment sur le point suivant :

(où l’on vous fait dire la phrase suivante) "... constat qu’aucune évaluation scientifique sérieuse des risques n’est actuellement pratiquée".

Cette seule phrase révèle de manière criante alors l’ignorance des membres de cette commission sur les procédures d’évaluation des OGM avant leur mise sur le marché.

Permettez moi alors de vous rappeler qu’il n’y a rien de mieux et autant contrôlé qu’un OGM avant sa mise sur le marché ce qui, paradoxalement, en fait ce qu’il y a de plus sûr sur le marché ! ! !

Permettez-moi de vous rappeler quelles sont ces instances de contrôles :

Nous avons, en effet, à faire avec plusieurs niveaux de contrôles :

* la CGG avant de commencer à pouvoir faire un OGM, qui va définir un niveau de confinement traduisant déjà un souci de sécurité. Ce sont des scientifiques qui composent cette commission ! !

* la CGB, (dont Marc Fellous est le Président, c’est pourquoi je lui mets en copie ce message), dont l’un des rôles est d’autoriser les essais au champ. Mais ceux-ci se font sur présentation d’un dossier conséquent qui suit des lignes directrices de ce que l’on doit obligatoirement trouver dans ces dossiers.

Cette commission a fêté ses 20 ans l’an passé et se préoccupait donc d’évaluation des risques bien avant l’apparition des premiers OGM sur le marché (1994 aux USA) Note : le dossier "SNIF" est en ligne sur le site de la CGB.

* l’AFSSA (dont les membres, tous des scientifiques, sont nommés au JO) qui formule un avis sur chaque OGM devant être mis sur le marché pour sa culture et/ou son importation et pour sa consommation humaine et/ou animale. Là encore, les dossiers doivent répondre aux exigences de lignes directrices et on trouve, entre autre information, dans ces dossiers, (depuis plusieurs années maintenant) des tests de toxicologie qui se situent à trois niveaux : - test de toxicologie aiguë - test de toxicologie sub-chronique (13 semaines sur rats) - test d’alimentarité réalisés sur animaux cibles Note : les lignes directrices sont disponibles sur le site de l’AFSSA ainsi que tous les avis que l’AFSSA formule sur chaque dossier dont elle est saisie !

* le CTPS qui examine les PGM comme tout autre nouvelle variété avant sa mise sur le marché...

* un comité de biovigilance si survenait un incident quelconque.

Sans oublier l’EFSA au niveau européen qui accomplit un travail quasi identique à celui de l’AFSSA (avec des scientifiques également dans cette commission).

Nous avons donc la réglementation la plus contraignante au monde pour ces OGM ! Nous avons donc une procédure de mise sur le marché très complexe et très complète. Tout au long de cette chaîne, la biosécurité est une préoccupation première et constante. Selon cette commission donc, elle serait faite par des scientifiques irresponsables pour rester poli ! Merci pour eux !

Les deux autres points ayant fait consensus mériteraient également des commentaires notamment le dernier qui illustre la méconnaissance totale de ce qu’est l’amélioration des plantes depuis plus d’un siècle.

Je reste à votre disposition pour tout complément d’information.

Recevez, Madame la Sénatrice, l’assurance de ma considération.

Philippe Joudrier ; Dr. d’Etat ; ex-Directeur de recherche à l’INRA ; Chargé de mission INRA ; Président du Comité d’Experts Spécialisés de Biotechnologie de l’AFSSA en charge de l’évaluation des OGM.

Note : Je tiens à préciser que je ne m’exprime pas au nom de l’AFSSA.

M. Merluc
7/10/2007
champ d’évaluation, et notion de "sérieux"

Ce n’est pas la compétence des scientifiques de la CGB ou de l’AFFSA qui est en jeu, ni même critiquée. Sont-ils assez nombreux. Ont-ils assez de moyens ? Combien y-a-t-il d’écotoxicologues et depuis quand à la CGB ? Ont ils travaillé sur l’évaluation du risque et de quels risques en particulier ? et durant combien de temps par dossier ? En diligentant des études (combien, dans quelle bibliothèque ou sur quel site internet peut-on les lire ? ) ou en se basant sur les documents fournis par les entreprises ? (à ce propos combien d’écologue et d’écotoxicologue y a t il chez chacun des grands producteurs d’OGM, et combien y en avait il y a 5 et 10 ans, alors que ces entreprises lançaient - SANS DEBAT PUBLIC, politique ni SOCIETAL - la mise en culture d’OGM sur des millions d’hectares, avec les risques de dissémination (qui semblent maintenant plus qu’avérés) ? Durant combien de génération au minimum et au maximum a-t-on nourri des rats, de la volailles, des poissons ou des vaches avec des OGM (c’est en cela que de nombreuses personnes jugent le travail sérieux ou non, c’est à dire crédible, et pour cela un minimum transparent). . Le principe de l’équivalence en substance (non-scientifique) est-il retenu en France ? Où sont les données claires et accessibles sur le devenir du Bt dans l’environnement, notamment celui produit par le Pollen OGM et celui produit dans la rhizosphère. Que devient-il dans les vases et sédiments à l’abri de la lumière, de l’air ? Combien d’informations sont vraiment pertinentes au regard des besoins d’évaluation écotoxicologiques et même toxicologique dans les milliers de pages que vous recevez ? Qui a travaillé, comment et combien de temps sur le risque de voir des insectes devenir résistants au Bt, et sur le risque que des mauvaises herbes (+/- invasives) résistent au glyphosate et à tous les pesticides qui en contiennent ou qui pourraient un jour contenir des molécules proches) Combien de temps a un expert de l’AFSSA pour lire, étudier et analyser des dossiers (dossiers de combien de page et qu’il reçoit combien de temps avant les réunions ?). Si les données sont confidentielles, comment fait-il pour demander un avis éclairé et éclairant auprès d’un autres expert (car dans le champ de l’environnement, la pluridisciplinariété est nécessaire) ? Quel type de synergies entre Bt et autres pesticides a-t-on étudié ? Si ces produits son si anodins et sûrs, pourquoi les tests d’évaluations ne sont pas sur Internet, dès le début de procédure. Et, enfin, plus grave, pourquoi l’impact écologique global des immenses monocultures transgéniques (« hautement faibles en diversité génétique ») n’est-il pas étudié, car c’est une part majeure des impacts sur l’environnement. Et que dire du brevetage du vivant !.

Suggestion : La nouvelle Haute-autorité pourrait travailler avec un système WIKI, que le public ne pourrait pas modifier, mais qu’il pourrait au moins lire (en posant des questions ou faisant suggestions).

joudrier
9/10/2007
devenez expert vous même !

Curieuse intervention que la vôtre, vous vous cachez derrière une première phrase voulant dédouaner les experts en général mais tout le reste de votre intervention ensuite consiste à leur « taper dessus » en suggérant plus que fortement (et je le dis poliment) que ces experts font « mal leur boulot » au travers de vos questions. Le titre est déjà révélateur.

Tout d’abord, au cas où subsisterait quelques doutes :

* Les commissions sont constituées d’un ensemble d’experts essayant de couvrir le maximum de spécialités scientifiques concernant les thématiques évaluées.

• les experts ont, en règle générale, les délais légaux selon la réglementation européenne pour examiner un dossier (soit environ 3 mois). Dans tous les cas, un refus d’examen peut-être évoqué dès lors qu’il ne serait pas présenté de manière conforme aux lignes directrices et par ailleurs, la commission a toute latitude (et cela lui arrive) de refuser un dossier dont elle n’a pas les éléments lui permettant d’asseoir son expertise scientifique. Vous semblez penser, par ailleurs, que la qualité d’un dossier se juge au nombre de pages ? rassurez vous, il n’en est rien ! • Les experts peuvent parfaitement communiquer entre eux, en respectant justement la confidentialité (ne pas confondre confidentialité et secret). Ils peuvent même, selon une procédure à respecter demander des informations complémentaires au pétitionnaire (semencier) pendant la durée de l’évaluation. Ils peuvent faire également appel à d’autres experts... demander un avis à d’autres commissions... ! Dans tous les cas, et contrairement à ce que vous proposez, on ne peut mettre à la disposition de tous (et donc du public) des dossiers confidentiels (pour des raisons évidentes de concurrence) d’autant qu’il n’est même pas sûr que les dossiers débouchent positivement.

• L’essentiel de ce que vous demandez par vos questions est contenu dans les dossiers et traité ensuite par les experts (et notamment les tests toxicologiques sur des rats et des animaux d’élevage : tests d’alimentarité). Les dossiers font état des résultats d’un nombre d’études considérables sur ces PGM (dont d’ailleurs certaines sont publiées et pour le coup disponibles par tous), on ne voit pas au nom de quoi et par souci de cohérence scientifique et intellectuelle, on en demande autant (on pourrait encore en demander plus comme le suggèrent certaines de vos questions) par rapport aux risques identiques qui concernent toutes les variétés obtenues par les autres méthodes de sélection qualifiées, elles, de conventionnelles (et qui donc ne nécessiteraient pas de tests et pourtant des techniques comme la mutagenèse aléatoire ou le TILLING notamment sont des techniques qui, à coup sûr provoquent un nombre de recombinaisons génétiques sans aucun doute largement supérieur à ce que peut faire la transgénèse).

Ainsi vous soulevez le problème de la persistance des toxines Bt dans le sol (suite, sans doute, aux travaux récents d’une équipe Italienne) soit, mais pourquoi s’en préoccupe t’on seulement maintenant... il y a bientôt 40 à 50 ans que des suspensions de Bacillus thuringiensis sont utilisées en agriculture et même en AB ?. Et là, ce n’est pas alors une toxine bien précise et bien évaluée qui est utilisée mais sans aucun doute des dizaines dont on ne sait rien (et vous parlez de synergies ?, vous faites bien justement ! ) !. Sur la résistance aux insectes et d’une : la stratégie Bt n’a pas encore été contournée dans le monde à l’heure actuelle... et de deux, si cela arrive... quoi de plus normal, c’est le lot permanent de l’amélioration variétale ! C’est ce que l’homme fait depuis 8 à 10000 ans qu’il s’est sédentarisé !, trouver continuellement des variétés mieux adaptée à un environnement qui évolue en permanence ! Le principe de l’équivalence en substance n’est pas retenu en France, néanmoins il est regardé attentivement car il peut tout à fait être le révélateur de quelque chose, il n’est donc certainement pas à écarter d’un simple revers de main d’autant que l’on a pas malgré des techniques de plus en plus performantes et prometteuses en terme d’informations (transcriptome, protéome et métabolome) assez justement de connaissances pour les traiter et les utiliser de manière fiable et informative pour la problématique du risque. L’étude des pesticides en général (toxicité, risques environnementaux, rémanence, dégradation) revient à la commission des toxiques en charge donc de l’évaluation de ces substances.

Enfin, vous me communiquez vos états d’âme sur les monocultures, je les déplore autant que vous (problèmes non liés au fait que le soja soit GM mais qu’il ait été cultivé en tant que monoculture), mais il n’est pas dans les attributions des commissions d’évaluation de s’occuper de cela ni de l’aspect brevetage du vivant (qui est une expression un peu trop généraliste ne convenant pas du tout à la situation). Ce n’est pas le « vivant » qui est breveté, c’est une variété donnée avec des caractéristiques données bien précises de construction génétique pour des allégations données. Cela ne veut dire aucunement que les autres variétés de la même espèce et non-GM sont brevetées pour autant (pour info, les agriculteurs français ne peuvent, actuellement, cultiver qu’une seule variété de maïs GM. Ils peuvent disposer d’environ 1500 autres variétés non-GM dans le Catalogue des espèces cultivées.

Ce que je peux vous conseiller, c’est de postuler pour être expert auprès de la Haute autorité, si elle se fait. Vous aurez alors, sans aucun doute, la plupart des réponses à vos questions et pourrez juger alors du sérieux de votre travail et de celui des autres membres

sparky
29/09/2007
Haute autorité, est-ce bien utile ?

Les responsables politiques suivent rarement les recommandations des organisations scientifiques regroupant les meilleurs experts. Ils préfèrent suivre l’opinion publique plutôt que de l’éclairer.

Souvenons-nous : 12 février 1997, le gouvernement Juppé interdit la culture du maïs Bt après l’avoir défendu à Bruxelles, tout en autorisant son importation et cela contre l’avis du Président de la CGB (Commission du génie biomoléculaire), Axel Kahn qui s’estimant déjugé a démissionné.

Depuis, c’est le tour de l’AFSSA créé en 1999 et de ses 108 scientifiques puis de l’EFSA (Autorité européenne de sécurité alimentaire) créé en 2002 dont les compétences reconnues sont si peu prises en compte. On pourrait rajouter l’OMS, la FAO, la Société internationale de toxicologie, l’IAP(92 académies de sciences) mais aussi les nombreux rapports du Sénat en 1998 (J.Bizet) et 2003 (JM Pastor), du Commissariat au plan en 2000 (B.Chevassus-au-Louis), des "quatre sages" en 2002 demandé par le gouvernement Jospin, de l’Assemblée nationale en 2004 (JY Le Déaut).

Toutes les recommandations de ces organisations scientifiques, de ces experts, de toutes ces nombreuses commissions, n’ont pas été suivis d’effets.

Alors une nouvelle organisation, une nouvelle commission, est-ce bien utile ?

rominici
29/09/2007
questions vitales
A quand, des véritables résultats d’analyses par des laboratoires indépendants, de toutes pressions commerciales sur les conséquences des utilisations d’OGM sur la biodiversité et leur incidence sur la santé publique ? Pourquoi le principe de précaution de s’applique-t’il pas ? La prévention de l’hygiène alimentaire ne commence-t’elle pas par une consommation de produits de qualité provenant d’une agriculture respectueuse de l’environnement ?
Manon
3/10/2007
Du concret
C’est vrai. Mettre fin à l’hypocrisie actuelle sur les OGM est indispensable. Il faut tenir compte des études déjà faites sur le sujet (et il y en a) et faute de prendre en compte les résultats qui annoncent un impact sur la santé, appliquer le principe de précaussion. Alors une Haute Autorité pour les OGM, oui s’il peut en découler plus de transparence, de vulgarisation auprés des consommateurs et des réelles décisions (et non l’actuel laissé faire). Il ne faut pas que les OGM soit le nouvel Amiante ou autre découverte de bombe à retardement, aprés des années d’utilisation auprés de la population...
Rominici
4/10/2007
Responsabiliser
Dans quel sens interviendrait une Haute Autorité s’il s’en créait une ? Dans le sens humaniste ou dans le sens du profit ? Peut-être qu’en l’impliquant pénalement en la rendant responsable des éventuels accidents,la Haute Autorité appliquerait plus facilement le principe de précaution.
Titou
3/10/2007
De quel respect parle-t-on ?

Et pourquoi n’a t-on pas appliqué le principe de précaution sur les téléphones portables...qui sait vraiment ce qu’ils causent comme dégâts sur notre organisme ?

Oui au principe de précaution, non aux abus qui y sont liés.

Concernant le respect de l’environnement, je ne comprend pas en quoi les OGM sont moins performants que le reste ? Combien y-a-t’il d’épandages de produits phytosanitaires dans les vergers ? Quelle est la quantité de cuivre épandue dans les champs par les agriculteurs biologiques ?

Personne n’a tort et tout le monde a raison dans cette histoire. Laissons simplement les producteurs protéger leurs cultures avec les moyens qu’ils veulent. Et sanctionnons simplement ceux qui le font n’importe comment !

Enfin, il faut savoir que sans les OGM, la France ne sera absolument plus compétitive d’ici quelques années et il ne faudra pas s’étonner si nos paysages ne sont plus que des friches. A ce moment là, pour manger, il nous faudra importer. Et importer quoi ? des OGM bien sûr ! ! D’ailleurs arrêtons d’être hypocrites : il faut dire aux français que la lecithine de soja contenue dans de nombreux plats préparée est issue d’aliments transgéniques. Sans parler de ce que mangent parfois les animaux avant d’arriver dans nos assiettes.

Alors arrêtons d’avoir autant peur du progrès, protégeons notre savoir faire et nos traditions gastronomiques (qui attirent tant de touristes) et agissons tous comme des êtres responsables !

rominici
4/10/2007
Respect de la vie
Nous sommes déjà tombés dans la démesure en ce qui concerne,l’utilisation des produits phytosanitaires,ne nous précipitons pas dans cette même voie, sous prétexte de compétitivité pouvant conduire à un désastre écologique. Laissons les OGM à leur place dans les laboratoires, notre savoir faire et nos traditions gastronomiques s’en porteront beaucoup mieux.
Titou
9/10/2007
Une relecture s’impose...

Je crois que vous n’avez pas saisi l’ampleur de la question...ou l’intégralité de mon message !

Sans OGM, il sera difficile de rester compétitifs...et sans compétitivité ; nos savoir faire et nos traditions disparaîtront. Si disparaître = se porter beaucoup mieux, je vous rejoins !

rominici
9/10/2007
après relecture
Se lancer dans la compétition avec les OGM, pour se retrouver avec des sols lessivés a force d’épandage de glyphosate où plus aucune vie dans le sol n’existe, à l’image de ces étendues de soja OGM en Amérique du sud pulvérisées au Round-up (habitations et cultures maraichères inclues),car les cultures OGM, vous devez le savoir,ne dispensent pas de l’utilisation de l’herbicide vendu avec la semence. Ne parlons pas des problèmes de santé, connus mais pas trop révélés,liés à l’utilisation de ces désherbants. Ne pensez-vous pas que la "compétition",se joue plutôt au niveau de la qualité et non de la quantité afin de mieux faire valoir nos traditions ?
Titou
10/10/2007
Amalgame

Bonsoir,

Visiblement, vous faites un amalgame entre OGM et pesticides. Savez-vous qu’il existe des OGM permettant aux plantes de résister à des invasions d’insectes. Savez-vous que certains chercheurs essaient de mettre au point des OGM permettant aux plantes de résister plus facilement à la sécheresse. Les OGM ne sont donc pas inventés pour pouvoir vendre plus de pesticides et pour pourrir nos sols, ils le sont pour permettre aux agriculteurs de bénéficier de nouveaux outils indispensables à la "survie" de leur profession...et indirectement à la "survie" de nos paysages.

Quoiqu’il en soit, ne vous inquiétez pas, l’Europe est en train de concocter un plan drastique de réduction des produits phytosanitaires...

Alors, acceptons les OGM qui sont à aujourd’hui la seule (mais pas la dernière, j’en suis sûr) solution qu’ont trouvé les chercheurs pour palier aux problèmes de résistance et aux problèmes de pollution des sols.

rominici
11/10/2007
précisions

Essayons d’être un peu plus clair au sujet de la culture OGM. Le plan de maïs,ou de colza ou toute autre culture qu’il soit OGM ou non, a besoin ,jusqu’à preuve du contraîre, pour se développer, de la non concurence des adventices "mauvaises herbes". Il faut lutter contre elles en employant des herbicides. Le plan OGM va résister lui au désherbant car il a été conçu pour çà.

Le danger, c’est que ces mauvaises herbes vont s’habituer à l’herbicide et devenir petit à petit,résistantes à des doses raisonnables qu’il faudra petit à petit augmenter, d’où une dépendance à la chimie agro-alimentaire.

Avec un mode de culture "traditionnel" non OGM,on arrive encore, avec une bonne rotation des cultures, à limiter l’emploi des intrants.

La mise en jachère n’étant plus obligatoire, je crains fort que les céréaliers s’engagent dans l’OGM carburant vert.

Faire rouler les voitures ou nourrir les humains ?

Ne comptons pas trop sur la recherche surtout si elle est liée à l’économie de marché.

mathieu.vaisset
12/10/2007
limites

En l’occurence la dose maximum que l’on a le droit d’épandre en France est de 2880 g de glyphosate par ha et par an. Pas un gramme de plus et dans le cas le plus favorable. En outre le glyphsate est déjà sur une liste ’orange’ de produits surveillés de très prêt en raison des risques que font peser leur usage trop étendu et risque d’être à court / moyen terme interdit.

En outre la rotation des cultures ne permet pas seulement de mieux gérer le désherbage mais aussi de limiter la fatigue du sol, de répartir le risque sur un plus grand nombre de culture (ne pas mettre tous ces oeufs dnas le même panier).

Enfin la problématique de l’appauvrissement des terres brésiliennes n’est qu’une conséquence secondaire des OGM, non pas en raison de l’accumulation de phyto, mais en raison de l’érosion. les sols équatoriaux sont en effet très fragiles, la matière organique s’y dégradant très rapidement. Pour augmenter la production des terres cultivables ont été gagnées sur la forêt, surexploitées pendant quelques années avant que l’érosion n’arrache la terre qui n’est plus maintenu par les racines. Comme la monoculture est généralisée les grosses pluies tombant sur des centaines d’hectares nus mettent peu de temps à détruire le potentiel des sols. Ce n’est pas un problème OGM. La même chose se serait produite avec des semences conventionnelles. La problématique est dans ce cas lié à l’itinéraire technique, tout à fait inadapté. Le seul lien que l’on peut faire avec les OGM serait de mettre en avant comme solution la technique des semis sous couverts, incompatible avec l’usage de glyphosate à moins de mettre sur le marché un Ray-Grass (considéré comme une mauvaise herbe par aileurs) OGM résistant. Mais ce serait un pis-aller. La solution devrait être de ne cultiver que les terres raisonnablement cultivables.

jacques
4/10/2007
principe de précaution, principe d’action oiu d’inaction ?
Je m’inquiète de la vision se certains sur le principe de précaution, qui devient un principe d’inaction (on attend tant qu’on ne sait pas tout ... éventuellement en détruisant ce qui permettrait de connaitre - les champs d’OGM expérimentaux par exemple !). Vu ainsi c’est stérile, et fait le jeu de concurrents internationaux moins scrupuleux. Le vrai principe de précaution devrait être un principe d’action : cherchons à quantifier, évaluer, minimiser les risques, dans l’optique d’avancer et pas de faire du sur place. Illustration : plutôt que le moratoire que certain prônent (en attendant quoi, d’ ailleurs ?)pourquoi ne pas évaluer l’impact réel des cultures en place : depuis plus de 10 ans à grande échelle, aujourd’hui plus de 90 millions d’ha sur la planète (beaucoup plus que la surface agricole française !)et pas un problème sanitaire, pas un problème environnemental, et des producteurs qui en redemandent ... alors ? ? ?
ggkingagro
29/09/2007
Les dangers du PP

Après la création récente de l’EFSA (Autorité européenne de sécurité alimentaire) on souhaite créer une "Haute autorité franco-française sur les OGM ou les biotechnologies". N’y a-t-il pas un risque de doublon et de prolifération d’organismes de contrôle comme il y a pléthore de règlements devenus obsolètes avec les progrès rapides scientifiques et technologiques qui rendent souvent dérisoires les polémiques actuelles, les mêmes depuis 12 ans ? Et pourquoi ne tirons-nous pas un meilleur profit des expériences étrangères surtout lorsqu’il s’agit de pays qui ont pris une incontestable avance scientifique et technologique sur nous ?

Qui peut juger de l’intérêt sociétal d’une technologie alors qu’elle est largement utilisée dans le monde ? Si une plante issue des biotechnologies est autorisée et donc jugée sans danger sanitaire et environnemental, laissons à l’agriculteur le choix d’en produire et au consommateur le choix d’en consommer.La puissance publique a une responsablité évidente sur la santé de la population et sur la qualité de l’environnement, mais certainement pas sur le choix alimentaire de chaque citoyen.

Il serait enfin souhaitable de comparer en terme de balance risques/bénéfices les aliments provenant de l’agriculture conventionnelle (avec des risques de résidus de pesticides), de l’agriculture biologique (avec des risques de mycotoxines) et de l’agriculture biotechnologique (avec des risques hypothétiques mais non avérés)

Enfin concernant le développement durable, il serait aussi opportun de comparer les différents modes de production agricole par rapport aux grands défis de notre siècle : la faim, la nutrition, l’énergie, l’eau, la santé et la pollution chimique. Sortons de notre univers trop hexagonal.

Il serait étonnant que l’apport des biotechnologies végétales ne soit pas déterminant.

Mika 42
28/09/2007
Informer d’abord, décider ensuite

Certes un referendum est possible mais alors au terme d’un vrai débat. Depuis des années, les medias ne traitent des fauchages qu’à travers le prisme des fauchages. Il est évidemment que la population est contre.

Je ne sais pas moi-même ce que je dois en penser mais j’aimerai bien une information de qualité. Entre les opérations de comm de Greenpeace, les destructions des faucheurs et les promesses des semenciers, comment se forger une opinion raisonnable ? C’est étrange, nous pouvons tous citer des noms d’associations écologistes, de faucheurs, d’entreprise produisant des semences. Mais qui peut citer, sans être un spécialiste du dossier ou faire des recherches, le nom d’un scientifique spécialiste des OGM ?

C’est pourquoi cette haute autorité doit intervenir dans le débat.

Mika 42
28/09/2007
Une haute autorité qui intervienne dans le débat
La parole des scientifiques est rare sur ce sujet. Il me semble qu’ils sont en majorité favorables aux OGM mais je n’ai pas souvenir de les avoir entendu récemment sur le sujet. La première des questions est celle-ci. Que les scientifiques nous disent ce qu’il en est, quelque soit la réponse, favorable ou défavorable. C’est à eux de s’exprimer avant les associations écologistes ou les agriculteurs, les semenciers, etc.
Michel
28/09/2007
Le scientifique est un homme comme les autres

Il ne faut pas voir le scientifique comme un être supérieur, au-dessus des autres hommes, exempt de passions, d’intérêts ... La science n’a pas pour vocation de dire quels doivent être nos choix de vie, c’est hors du camp d’action de la science. Il n’y a donc aucune raison de nommer dans ces instances de décision des scientifiques en surnombre. La science peut, et doit, nous éclairer sur les processus en jeu, sur les connaissances et les incertitudes.

Bien qu’étant scientifique, je suis contre les OGM (plus précisément leur culture en plein champ). Je suis aussi un "travailleur" et je sais ce que c’est de s’impliquer dans un métier, de se battre pour son gagne-pain, aussi je peux comprendre qu’un chercheur défende son métier et - consciemment ou pas - présente une version des faits qui lui est plus favorable. Je le comprends, je ne le juge pas, mais je confronte son opinion à d’autres opinions dans son domaine et dans d’autres domaines (économie, sciences humaines, politique, ....) pour me faire ma propre opinion de citoyen.

C’est aux citoyens dans leur ensemble (et donc aussi aux scientifiques) de faire ces choix après un débat très large, ce que permet plus facilement internet.

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