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Des principes incontournables pour une future loi sur les OGM
Message écrit le 28/09/2007 par Intergroupe OGM du Grenelle de l’environnement

En préalable à la discussion sur les principes et leurs déclinaisons à inscrire dans une loi, les participants ont porté au débat les points suivants :
  Les OGM ne sont pas une panacée ni forcément mauvais (pas de consensus !). Les autres approches de la création variétale doivent continuer d’être développées (consensus) ;
  La recherche en milieu confiné ne doit pas être bloquée (consensus ; FNE, FNH, associations de l’Alliance, FNAB, Confédération paysanne sont opposées aux expérimentations en plein champ, d’autres le sont au cas par cas) à condition que ses objectifs soient acceptés d’un point de vue sociétal ;
  La recherche et les encouragements à la valorisation doivent systématiquement être accompagnés par une recherche sur les risques ;
  La France doit se doter d’une politique des ressources génétiques, notamment sur leur conservation, et leur renouvellement (consensus) ;
  Un sommet européen ou international du gène pourra être ouvert afin d’ouvrir une réflexion large sur les besoins de la société en matière de diversité génétique et de génie génétique : quelle politique génétique en Europe et en France ? (consensus) ;
  Inscrire la loi dans le contexte européen existant et participer à l’évolution de ce cadre.

Le groupe a ensuite examiné les déclinaisons possibles des principes suivants dans une future loi traitant des OGM :
  Non brevetabilité du vivant, et notamment du génome, au profit des certificats d’obtention végétale (pour les uns) et des systèmes sui generis (pour les autres) ;
  Libre choix de produire (règles de coexistence) et de consommer (traçabilité, étiquetage, seuil) sans OGM ;
  Pollueur-payeur et régime de responsabilité (fonds, régime assurantiel, obligation de couverture, prise en charge des risques, de la charge de la preuve, des surcoûts liés à la filière séparée) ;
  Principe de précaution : Evaluation complète de chaque OGM (au cas par cas) préalable à l’autorisation de dissémination, et de suivi (surveillance/biovigilance) des incidences de la mise en culture (coordination par la haute autorité) ;
  Transparence et participation (composition haute autorité, diffusion des résultats, articulation avec le secret industriel ; déclaration obligatoire des parcelles) ;
  Principe de subsidiarité territoriale (enjeux écologiques, agricoles, politiques, cohérence).

L’inscription de ces principes dans une future loi traitant des OGM fait consensus, à l’exception du principe de subsidiarité, que certains participants refusent en bloc. Par contre, les différentes options pour la déclinaison pratique de ces principes font très largement débat, certaines lignes consensuelles émergeant malgré tout (voir ci-dessous).

De même, le périmètre de la loi et de la haute autorité resteront à préciser (OGM seulement, biotechnologies, autres innovations technologiques, à la demande...), ainsi que ses frontières et interfaces avec les institutions existantes.

Les discussions ont permis de dégager les positions suivantes sur les déclinaisons possibles des 7 principes :

Brevetabilité du vivant : Il y a consensus sur la non-brevetabilité du génome. Certains préfèrent le Certificat d’Obtention Végétale. D’autres préconisent également les accords sui generis. Les représentants de la recherche ne souhaitent pas bloquer toute brevetabilité comme celle qui pourrait porter sur des séquences dont on connaîtrait la fonction précise, afin de préserver une capacité de recherche nationale.

Libre de choix de produire : Accord général, moyennant le fait que son application soit réalisée sans coût supplémentaire pour les producteurs sans OGM.

Libre choix de consommation : Accord majoritaire aussi du besoin d’étiquetage, pour l’alimentation humaine mais aussi animale. Il est jugé nécessaire que les étiquetages des produits issus d’animaux indiquent la présence d’OGM dans leur alimentation (pas de consensus). Les contraintes doivent être les mêmes pour les produits français que pour les produits importés (pas de consensus sur la faisabilité).

Principe pollueur-payeur : Il y a accord sur le principe de pollueur-payeur. Plusieurs points sont discutés concernant sa déclinaison en un régime de responsabilité :
  Concernant l’assurabilité, le contribuable ne doit pas être sollicité pour la financer (opposition d’un scientifique). Une option pourrait consister en la création initiale d’une caisse de péréquation, abondée par l’interprofession (certains représentants des agriculteurs la considérant comme infaisable au motif que les agriculteurs conventionnels ne voudraient pas financer les risques de ceux qui produisent des OGM). Elle pourrait également être abondée par une taxe obligatoire sur les OGM, compte tenu de la difficulté d’établir les responsabilités en cas de contamination et de la nécessaire mutualisation de la couverture du risque entre les producteurs d’OGM qui en découle. Une autre solution proposée consisterait à rendre l’assurance obligatoire pour les producteurs d’OGM ;
  La charge de la preuve doit être portée par les semenciers producteurs d’OGM (consensus) et les cultivateurs d’OGM, en conformité avec la directive européenne sur la responsabilité environnementale ;
  Les semenciers devraient provisionner leurs risques comme toute autre industrie ;
  Concernant la définition de la personne responsable, il est proposé, sans consensus, que c’est la personne qui peut agir sur le risque, c’est à dire conjointement le cultivateur d’OGM et le semencier ;
  Il est proposé d’instaurer la responsabilité pour faute présumée, (proposition collège associations, opposition de certains chercheurs) ;
  La responsabilité peut également concerner les surcoûts liés à l’établissement de la traçabilité et des filières séparées ;
  La définition des préjudices doit figurer dans la loi ; les préjudices s’entendent à court terme ou à long terme, et les préjudices directs ou indirects (proposition collège association, appuyé par certains représentants agricoles) ;
  La création du statut de lanceur d’alerte pourra être inscrite dans la loi (consensus).

Principe de précaution : Il est mis en oeuvre en particulier par la création et l’exercice de la haute autorité. Elle a une mission d’évaluation au cas par cas pour les autorisations de dissémination et de coordination du suivi et de la surveillance (débat sur le niveau d’articulation ou d’indépendance entre ces deux missions). Concernant la charge de la preuve, il est proposé que celui qui est responsable de l’invention assure le financement des expertises qui portent sur l’évaluation du risque, la haute autorité devant être dotée de moyens nécessaires pour réaliser des contre-expertises si nécessaire (voir également §2 sur la haute autorité). Le principe de l’étude au cas par cas, est adopté à l’unanimité, plusieurs participants précisant cependant que des effets plus généraux, sur le développement des résistances, sur l’érosion de l’agro-biodiversité, ou s’exprimant aux échelles des systèmes agraires ou sur le moyen et le long terme, doivent également être pris en compte par la haute autorité.

Transparence : il est demandé de consolider et d’appliquer systématiquement les sanctions (catégorie 5, existantes) en cas de non-déclaration de parcelle cultivée en OGM. Une disposition nouvelle concernant les registres publics avec les parcelles cadastrées est à rendre obligatoire afin de préciser où se trouvent les OGM. Ils doivent être accessibles au public (pas de consensus). Demande non consensuelle d’une enquête publique de droit commun avant l’implantation de cultures OGM lorsqu’il s’agit d’essais en plein champ. Concernant les seuils, il y a consensus sur le fait que le seuil européen de 0,9 % pour l’étiquetage des produits n’a pas de fondement scientifique. Il y a accord pour que ce seuil ne s’applique pas aux semences et il y a débat pour savoir s’il faut l’appliquer aux récoltes. Dans tous les cas, la traçabilité doit être garantie. Il n’y a pas accord sur la traçabilité des produits carnés issus d’animaux ayant consommé des produits végétaux OGM, d’abord du fait d’un problème de faisabilité.

Subsidiarité : Certains participants soulignent que, comme pour les ICPE dans le cadre des documents d’urbanismes, certains élus locaux pourraient refuser sur leur territoire l’application des autorisations d’OGM. Cette disposition, non consensuelle, semble poser des problèmes de cohérence entre les niveaux de décision.

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Les réponses à ce message (368) Classer par sujet, inverse Classer par sujet
Auteur Classer par auteur, inverse Classer par auteur, inverse
Date Classer par date, inverse Classer par date
marie 42
14/10/2007
On n’en veut pas !

Liberté de produire ? De produire des organismes dont l’impact sur les autres cultures reste très flou ?

La très grande majorité des français n’en veut pas ! Même la FNSEA commence timidement à faire un geste, provisoire certes, mais qui a le mérite d’exister.

Que le gouvernement ait enfin le courage de résister aux lobbies des grands céréaliers pour respecter le choix du peuple. Pourquoi pas un référendum sur ce sujet ? A condition que le grand publis ait accès à toutes les données de la question...

J. AVIE
14/10/2007
OUI aux OGM ;

Pourquoi faut-il une loi sur les OGM ? N’y a-t-il pas déjà des organismes qui contrôlent ces techniques ? C’est l’gnorance, la peur, le parti-pris qui dictent cela dans le but d’interdire les OGM alors que leur utilisation est nécessaire et bénéfique. (Il ne faut pas prendre les chercheurs pour des savants fous qui voudraient détruire la planète !)

Pourquoi parle-t-on de "brevetabilité du vivant" ? Quand comprenda-t-on que ce n’est pas le vivant qui est breveté, mais une technique permettant l’insertion d’un gène ?

"Pollueur-payeur". Veut-on sous-entendre que les OGM seraient des polluants ? D’ailleurs j’entendais aujourd’hui la présentation d’une émission télévisée : "Pesticides, OGM : quels risques pour la planète". On croit rêver ! Le terme "pollution" est totalement inadapté ! Mais le maïs biologique, le blé biologique dans nos champs,... les vaches dans nos étables... sont des monstres génétiques. En effet depuis des millénaires l’homme a sélectionné, transformé. Supprimons cette pollution. Prenons notre silex taillé et retournons vite dans notre caverne.

Principe de précaution ! mais supprimez toutes les bouteilles de gaz, toutes les gazinières ! C’est dangereux ! Supprimez toutes les voitures, l’essence c’est dangereux. Aspergez un être vivant d’essence, allumez... Supprimez les couteaux dans les cuisines. Supprimez les tondeuses à gazon... Supprimez... Regardons autour de nous, beaucoup de choses sont dangereuses. Mais nous en avons maîtrisé l’utilisation. Le principe de précaution, c’est dicté par la peur. Le progrès est nécessaire. Le principe de précaution, c’est la peur du progrès.

Certains diront il faut un moratoire. Mais ont-ils entendu parler d’Asilomar ?

Quend je lis les pages de ce forum je suis consterné par les affirmations des anti-OGM. Cela respire l’ignorance, la peur, le parti-pris, l’obsession, le refus du progrès, le rêve d’une vie "naturelle" Alors retournons dans les abris préhistoriques ! Fabriquons des silex taillés. Mais si l’homme préhistorique avait connu le principe de précaution aurait-il fait des silex taillés, aurait-il utilisé le feu ?

Les OGM sont une source considérable de progrès. Il faut les maîtriser certes, mais il ne faut en avoir peur. Avançons.

Vincent MERCIER
14/10/2007
qui décide
le sujet des OGM est l’occasion de montrer que c’est l’Etat qui décide de ce qu’on doit faire avec l’objectif de répondre à l’intérêt général (qui n’est pas forcément celui du plus grand nombre, car on doit aussi considérer l’avenir). D’accord avec les différents principes proposés.notamment la non brevetabilité. Ce que fait Monsanto en Amérique est proprement inadmissible. Ce ne doit pas être une multinationale qui décide de notre avenir. halte aux expérimentations ouvertes et cachées. la recherche en milieu confiné doit continuer en simulant au maximum le milieu ouvert. Les scientifiques intelligents savent le faire. On voit bien ce qu’ont donné les test en milieu ouvert des bombes nucléaires...
Emmanuelle
14/10/2007
Pour un moratoire sur les OGM
Il est en effet indispensable que les personnes refusant les OGM aient le droit de produire et consommer sans OGM. Cependant des expérience ont été menées par le Civam Agrobio 47, sous contrôle d’huissier, durant l’été 2006, sur 3 parcelles de maïs non OGM semées respectivement à 15, 95 et 305 m d’un champ de maïs transgénique. Les résultats ont montré une contamination des cultures. De plus, la contamination des ruches par du pollen issu de plantes transgéniques a été mis en avant à l’occasion de cette expérimentation. La cohabitation entre cultures OGM et non-OGM apparaît donc comme impossible. 80% des français ne veulent pas d’OGM, ni dans les champs ni dans leurs assiettes. Je pense donc qu’un moratoire doit être mis en place au plus vite.
aracos
13/10/2007
Principe de précaution

Les affirmations comme quoi les OGM sont sans danger sont fantaisistes. Le recul pour affirmer cela est tout à fait insuffisant. Un exemple parmi d’autres, le remplacement du lin pour l’alimentation du bétail par du maïs et du soja est un des facteurs (du à un déséquilibre entre les oméga3 et les oméga6) facilitant l’obésité et se transmet à la descendance. Cette expérience a été faite sur des rats. L’expérience menée sur deux groupes de personnes conclut à une prise de poids sur celui ayant eu une alimentation déséquilibrée entre les oméga3 et 6.

Si un simple changement d’alimentation du bétail est capable d’affecter la santé des animaux et des humains, quand sera t-il avec les OGM ?

Parfois il faut 50 ans pour s’apercevoir de la nocivité d’un produit.

Alors que la FAO affirme que la planète peut-être nourrie avec l’agriculture biologique, A quoi jouons-nous ?

Les OGM en milieu confiné pour la recherche médicale , pourquoi pas, mais sur ce terrain d’autres avancées se font jour.

Utopia
13/10/2007
moratoire et obligation d’information
Un moratoire immédiat sur les cultures OGM est indispensable car aucune étude sérieuse ne permet d’affirmer leur innocuïté. Il faut donc les interdire au nom du principe de précaution. Multes spécialistes ont déjà expliqué cela. L’information des consommateurs sur le sujet doit etre développée, et doit etre obligatoire sur les produits quand ils contiennent des OGM. L’interdiction de la brevetabilité sur le vivant est aussi incontournable. Toutes les propositions de la confédération paysanne sur le sujet peuvent etre reprises.
Tandem
13/10/2007
OGM, raison et déraison...
Je vis en Bigorre et je conserve quelques ruches afin de produire un miel de qualité. Il me semble que les OGM sont une solution écologique à la culture du maïs car ils permettent une non utilisation d’insecticides aériens pour lutter contre des chenilles parasites du maïs. J’ai lu quelques articles dans Abeilles de France notamment le n° d’avril 2006 qui montre bien l’innocuité de cette technologie sur les larves et les abeilles. De plus j’utilise cette même protéine pour protéger mes hausses contre la teigne hivernale, et dans le cadre du label AB de l’agriculture biologique. Si les agriculteurs utilisent moins de produits insecticides (puisque le seul OGM insecticide autorisé en France est un résistant à certaines chenilles), c’est bon pour les hommes et la faune et notamment les abeilles. Ensuite pour en avoir discuté avec certains agriculteurs de mes voisins, il semble que le maïs étant moins attaqué par les chenilles et donc plus sain sera moins consommateur d’eau en fin de culture. Donc 2 points positifs pour l’environnement et la planète.
seize amis
14/10/2007
des maïs OGM bio ?

Seize amis Voulant nous convertir à l’agriculture biologique, nous nous demandons si à l’avenir un maïs OGM semé sur une parcelle recevant une fumure organique, sans herbicide malgré les recommandations de Monsanto, sans pulvérisations d’insecticides malgré les pucerons ou la deuxième génération de pyrale, ni de fongicides malgré la crainte de fusariose génératrice de mycotoxines en cas de mauvais engrangement...etc, pourra ou non bénéficier du label AB ?

Merci de nous tenir au courant. Pour vous aider dans votre réponse, il reste un petit problème : demander à la coopérative de nous livrer des semences non enrobées (c’est-à-dire sans répulsif anti-corbeaux et sans insecticide contre les insectes du sol ni fongicide contre la fonte des semis).

colza69
14/10/2007
OGM mieux que le bio
vous venez de redécouvrir l’agriculture du 12eme siècle. Gagnez du temps, ne semez rien, vous ne récolterez rien !
Vincent, apiculteu...
14/10/2007
ne pas se laisser berner

Cher collègue. Je lis le même journal que toi. Première réserve : le rédacteur conclue par une note disant "il ne s’agit que d’une expérimentation". Il faut savoir que dans les pays où les OGM sont cultivés depuis plusieurs années (USA, etc ...), les ravageurs ont eu le temps de s’habituer aux toxines qui leur sont destinées et finissent par y résister (voir les écrits de Veillerette ou Séralini). D’où obligation, après quelques années de culture, de déverser malgré tout les insecticides dont on était sensé pouvoir se passer. Le grand gagnant : les firmes de l’agro-chimie, qui, après avoir vendu la semence, vendent le phyto !

En tant qu’apiculteur, tu as entendu parler de la résistance de varroa au fluvalinate ... tu ne dois donc pas être surpris. C’est aussi le même cas que pour les antibiotiques pour les humains. Quand on en prend à tort et à travers, les bactéries deviennent résistantes, alors qu’un usage ponctuel les détruit. Les plantes OGM, c’est pareil : les ravageurs s’habituent à une toxine qu’ils rencontrent tous les jours, pas à un traitement ponctuel appliqué au moment nécessaire et selon la juste dose.

Deuxième réserve : la dissémination des pollens OGM vers les cultures conventionnelles, par tes abeilles. Lis la même revue, n° de juillet 2007, où l’hypothèse est évoquée que l’apiculture soit tout simplement interdite dans les zones de cohabitation de ces deux types de cultures. Dans ce cas, au mieux, tu pourras dire adieu à tes ruches et à ton miel de qualité (que deviendra alors la biodiversité de ta Bigorre sans tes abeilles pour assurer la reproduction des plantes ?). Au pire, tu seras poursuivi au tribunal pour dissémination volontaire. Un petit conseil pour conclure : hiverne tes hausses en colonnes d’1,8 m de haut, traversée par un courant d’air naturel, ça t’évitera d’utiliser ton B401. Amicalement

teknikos
13/10/2007
Ou sont les pollueurs ?Allez on lève les bras ! ! !

  A qui dois-je m’adresser pour savoir si mes abeilles bios participent à la dissémination des OGM et à la pollution de l’environnement et des cultures ?
  Il y en a une centaine d’hectares sur mon canton mais ou ? Comment puis garantir à mes consommateurs que je ne les empoisonne pas ?
  Je pense que je vais perdre mon label bio malgrés le fait que le Parc Naturel dans lequel je suis installé refuse les OGM, le maire de mon village est contre aussi...mais eux les OGM sont là ! ! !
  Oui à un moratoire et à une condamnation par le principe de pollueurs/payeurs des sociètés et des agriculteurs participant à affamer et empoisonner la planette(monocultures,pesticides,engrais,OGM,consommation d’eau,empoisonnement de la faune et de la flore locale,produits destinés à l’industrie et non à la consommation locale,consommation de pétrole...etc).
  oui à des aides pour les bios et oui à l’étiquetage des produits OGM et issus de l’industrie chimique : Produit issu de l’agriculture chimique Produit issu de culture OGM Produit issu de culture irriguée Produit traité par : Fongicide,insecticide,pesticides à X g/ha Produit hors sol à base d’engrais

Plutôt que d’étiqueter les produits naturels étiquetons les produits de l’agriculture chimique ! ! !
  Oui à une agriculture qui valorise l’homme et l’environnement et qui propose des emplois agricoles variés et qualifiant : une agriculture qui participe à la vie dans les campagne ! ! ! !

Vannick
13/10/2007
Principe de précaution
Encadrer fortement les OGM car les conséquences tant sur la santé publique que sur l’environement sont totalement méconnus. Les OGM remettent en cause le principe des. liberté. En effet, ils contaninent leur environement. Les gens ne pourront plus choisir une agriculture traditionnelle ou biologique (les dispenses de securité sont une illusion, la pollénisation se fait à des km). Face à de telles menaces, les OGM en plein champs sont à banir. Les OGM sont un moyen pour les grands groupes de s’approprier la nature. les agriculteurs et les jardiniers deviennent des utilisateurs de bio-technologie. les OGM tendent à une uniformisation et mettent en péril la biodiversité. devoir de transparence totale quant à la consommation d’OGM le consommateur doit être informé CLAIREMENT de la présence d’OGM pour l’ensemble des biens qu’il achète (viandes, semencess, produits laitiers, plats cuisinés ...)et ceci même si le seuil est < à 0,9%.
Dam’s
13/10/2007
OGM : pourquoi ?

Posons nous la question : pourquoi ? Qu’un agriculteur de sente séduit par des plantes résistante se comprend. La selection des variétés au fil des siècles sert à ça.

Ton maïs ne résiste pas aux maladies...pourquoi ? Monoculture ? Toujours la même plante sur la même parcelle ? Sol mort, épuisé ? Trop d’engrais ?...

Et puis pourquoi faire du Maïs ? Est-il adapté à notre climat ? Certains maïs oui, mais celui là ? Parce qu’il y a de la demande...pour nourrir le bétail. Alors qu’on réfléchisse aussi à d’autres alimentation pour le bétail...et aussi à notre consommation de viande qui est loin d’être indispensable.

Les grands groupes ne sont pas là pour se soucier de notre bien (qu’on pense aux graines stériles et aux centaines de suicides en Inde grâce au coton OGM de chez Monsanto).

D’ailleurs, qu’ont-ils à gagner eux ? Une nouvelle piscine, une nouvelle voiture, une nouvelle villa... Et qu’on à gagner les faucheurs ? La prisons, des amendes immenses ? D’êtres mal vus par des citoyens ("vandales !")...

Qu’on y pense ! ! !

nadin
13/10/2007
non aux ogm

Je suis contre les OGM je suis pour une vie saine sans pesticides sans insecticides sans engrais sans produits chimique qui détruise notre planete et nous détruise trop vite vivons sainement.

Si il y a des essais qu’il soit fait en endroit confiner pas a l’exterieur car tout va polluer les autres plantes qui sont saines.

Que tout soit correctement mentionner sur les produitS que nous mangeons s’il y a ou pas des ogm QUE LE CONSOMMATEUR SOIT CLAIREMENT AVERTIT DE TOUT CES DANGER ET QUE LORSQU’IL SERA TROP TARD NOUS NE POURRONS PAS FAIRE MARCHE ARRIERE.

Je me suis convertie aux produits bio meilleurs pour ma sante et pour la planete ; de meilleurs qualite. J’aimerais une réelle transparence que l’on nous tienne au courrant des essais, et des lieux ou cela se fait, que tout soit clairement indique sur les produits que l’ont consomment

Ludovic
13/10/2007
Pollution irréversible (2)

(suite Pollution irréversible)

Concernant le pétrole et le CO2, l’impact est majeur, mais il s’agit d’une matière inerte qui finira, au bout d’un temps très long tout de même, par être réabsorbé par la végétation et re-transformé en pétrole ou en carbone fossile au bout du compte. Nous n’avons fait que déplacer le carbone temporairement.

Dans le cas des OGM, la dissémination des gènes fait que le gène modifié va s’échapper, par dissémination, du champ ou il aura été planté, va survivre et être lâché dans la nature, sans que personne ne puisse le récupérer. Les gènes insérés dans la plante étant le plus souvent des pesticides résistant aux insectes qui la consomment, on peut même supposer que cette plante aura plus de facultés à résister et pourrait même se multiplier plus rapidement que la plante naturelle d’origine.

Cette modification génétique pourrait donc non seulement perdurer à jamais dans l’environnement mais aussi devenir majoritaire car plus résistante. Apparemment même, les gènes implantés sur une plante peuvent passer à une autre plante (voir sites http://www.inra.fr/dpenv/do12-000.htm, http://www.monde-solidaire.org/spip/article.php3 ?id_article=2304 ).

Le simple fait que cette innovation technique (OGM) soit irréversible qu’on ne puisse plus jamais la rattraper, doit interdire sans aucune exception possible toute culture des OGM. Il faut être conscient que nous ne savons pas et nous ne sauront jamais quel effet exact pourra avoir l’introduction de tel ou tel OGM, mais le simple fait que cette introduction dans le système naturel ne soit pas récupérable interdit de fait de la tenter.

Pour ce qui a déjà été fait, il reste à espérer que parce que nous sommes au début de cette technique des OGM, les organismes créés ne seront pas stables et vont muter très vite et disparaître. Pour le reste, il est donc urgent d’arrêter immédiatement toute culture d’OGM et d’attendre voir comment ce qui a été essaimé dans le passé se comporte, et de voir comment gérer au mieux les conséquences de ce qui aura déjà été fait.

Ludovic
13/10/2007
Pollution irréversible

Plusieurs éléments doivent être rappelés :

1/ la part de ce que nous savons sur le fonctionnement des systèmes génétiques est insignifiante par rapport à ce que nous ne savons pas de la complexité de la génétique, de l’évolution des gènes, de leur transmission, de leur évolution

2/ comme toute technique débutante, les modifications que nous sommes aujourd’hui capables de faire sur les gènes sont très grossières et créent sans aucun doute d’innombrables erreurs, de gènes qui ne s’implantent pas là ou nous le souhaitons, qui se disséminent pas comme nous le voudrions, qui créent des effets collatéraux que nous n’avions pas anticipés.

3/ les expérimentations scientifiques d’évaluation et de recherche des risques ne peuvent jamais trouver quel va être l’effet d’une innovation technologique ou d’une substance sur l’environnement. Tout au plus ces recherches de risques pourront conclurent à la non dangerosité à court terme (2 ans, 5 ans, 10 ans ...) sur la santé humaine et encore, sous un climat donné, pour un groupe d’individu donné, seulement dans les conditions de l’expérimentation ...

Il n’était pas possible lors de l’invention de l’automobile de démontrer scientifiquement que le transfert du carbone fossile au carbone atmosphérique finirait par mettre en danger la population entière de la planète et même peut-être la survie de l’humanité au bout d’un certain temps en raison du réchauffement drastique du climat. Pourtant les émissions de l’ensemble des véhicules, même à la dose élevée actuelle, ne sont pas considérées comme "dangereuses" pour la santé humaine, ou du moins constituent un risque considéré aujourd’hui comme acceptable.

Le risque de réchauffement climatique dût au moteur à explosion ne pouvait même pas être anticipé intellectuellement car on ne savait pas à l’époque que le CO2 avait pour effet de réchauffer l’atmosphère.

La seule anticipation possible aurait pu être éventuellement de penser qu’en transférant une matière (le pétrole) d’un environnement à l’autre (du stockage sous terre à l’atmosphère) nous allions créer un déséquilibre qui aurait forcément des conséquences, mais sans savoir quoi.

Ce que nous savons aujourd’hui des OGM c’est que nous introduisons dans l’environnement des organismes qui n’existaient pas jusqu’alors et qui ont la caractéristique de ne plus pouvoir être récupérés une fois semés dans les champs du fait de leur dissémination par pollinisation (ou autre) dans les autres plantes du système naturel.

(suite Pollution irréversible (2))

lakoi
13/10/2007
pour le maïs ogm résistant aux insectes

Agriculteur pour seulement quelques jours de plus ,je m’intéresse au maïs ogm résistant aux insectes. Dans mon Béarn les insectes foreurs sont très présents depuis que le gaucho a été interdit. Ce produit permettait de limiter la 1ère génération d’insectes et surtout de sésamie .Cet insecte produit jusqu’à 3 générations par an amenant de gros dégâts dans nos récoltes. Pour le limiter il faut faire des traitements chimiques avec des produits qui risquent de perturber fortement tous les insectes utiles. Les pyrales n’arrivant pas à la même période ,il faudrait faire plusieurs traitements dont les derniers avec un tracteur enjambeur tout cela pour une efficacité aléatoire et au prix de la destruction d’insectes auxilliaires(risque de pullulation de pucerons)et de risques pour la santé de ceux qui appliquent ces traitements.Pour la sésamie on peut assi dessouccher les pieds de maïs après la récolte, à condition de le faire tous. Ce serait coûteux mais efficace . 2problèmes cependant un parcellaire très morcellé et l’obligation de maitenir une couverture hivernale avec les cannes et les feuilles de la récolte . Cela permet de protéger le sol lors des pluies hivernales.

Si on utilise le maïs ogm résistant aux insectes ,l’efficacité est très bonne sans perturber l’écosystème ni la santé des agriculteurs ,c’est la solution la moins coûteuse, de plus la récolte sera presque exempte de mycotoxines qui présentent des risques pour la santé des consommateurs humains mais aussi animaux.

Par contre , il faudra savoir si ces variétés présentent un risque pour l’utilisateur. Actuellement, à ma connaisance, il n’ y en n’a pas.Les semenciers ont -ils dit tout ce qu’il savaient sur leurs variétés, l’AFSA a t-elle fait toutes les études nécessaires pour prouver l’innocuité de ce maïs ?

Les anti -ogm ne m’ont absolument pas convaincu. Si leur cause était juste, ils n’auraient pas besoin d’ utiliser la désinformation ,le mensonge et la destruction qui normalement devrait être punie par la justice.Localement les médias les relaient et, ayant voulu rectifier des erreurs et donner mon avis dans une radio locale"azurée"ou mon quotidien départemental cela m’a été refusé avec des arguments très flous ! Vive la liberté de la presse !

Pour moi les plantes ogm résistantes au round-up ne présentent pas d’utilité car elles impliquent l’utilisation de produits chimiques. Par contre celles qui permettent de résister aux insectes font l’économie de pesticides. Qui va s’en plaindre ? Il se parle aussi,de maïs ayant besoin de très peu d’azote. Ce serait une économie de matière première non renouvelable et la possibilité de diminuer les nitrates résiduels sans pénaliser une récolte.

Marc Zischka
14/10/2007
Plantes résistantes = plantes toxiques

Des plantes résistantes aux insectes produisent souvent un insecticide "de l’intérieur" qui peut être tout aussi toxique que celui qu’on pulvérise. Pour l’agriculteur, c’est certes moins de travail, pour l’environnement moins de dispersion de toxiques, mais pour les animaux puis les hommes qui les consomment, les toxiques passeront dans l’alimentation. Ce qui est inadmissible. La solution selon moi, c’est de limiter l’agriculture intensive et de développer le maraichage biologique.

Pouir limiter toute dispersion des gènes artificiels il convient d’imposer le confinement. Donc de voter un moratoire pour les cultures en plein champ.

alain BREGEON.
13/10/2007
OGM : moratoire et information claire dans l’alimentation

Comme des millions de personnes, je suis pour un moratoire immédiat sur les cultures OGM car aucune étude sérieuse ne permet d’affirmer leur innocuïté. Il faut donc les interdire au nom du principe de précaution. Je n’exposerai pas ici mes motivations, d’autres avant moi l’ayant très bien fait.

Sur l’information à donner au public relative à l’alimentation, 2 points :

1 - Non au seuil de 0.9 %. Le seul seuil à retenir est de 0 %. Au delà, l’info doit figurer clairement sur l’emballage, même en cas de traces !

2 - Il me paraît fondammental d’aborder un point qui me semble, sauf erreur de ma part, totalement occulté : celui de l’information concernant la nourriture animale par OGM. Une information digne de ce nom devrait indiquer clairement au consommateur que la viande animale a été, ou n’a pas été obtenue avec des aliments contenant des OGM ! A défaut, le consommateur est appelé à manger "indirectement" des OGM. Là encore, aucune étude sérieuse ne permet de se faire une idée de ce que devient la part OGM absorbée par l’animal dans la viande consommée. De grâce, que l’on veuille bien travailler sur ce point et indiquer aux consommateur "Viande issue d’un animal ayant, ou n’ayant pas, bénéficié d’une alimentation à base d’OGM". Merci.

Olivier Billeau
13/10/2007
Au nom du principe de précaution

Oui il faut instituer un moratoire sur les cultures OGM, et en premier lieu au nom du principe de précaution. La raison est évidente : si l’on décide pour X ou Y raison de manipuler des organismes quels qu’il soient, il faut impérativement en étudier et mesurer les conséquences, tant dans le domaine de l’équilibre naturel que celui de la santé des consommateurs. Or à ce jour, nous ne disposons d’aucune conclusion scientifique précise sur les riques encourrus dans ces différents domaines. Nous nous trouvons donc dans une situation où nous jouons purement et simplement aux apprentis sorciers avec la nature et nos organismes. On plante, on récolte, on nourris et puis on verra bien en temps voulu ce qui se passera. La formule est shématique mais quelque part on en est là, et nous savons bien pour l’avoir trop souvent oublié qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Dans le cas des OGM, prévention = précaution. Attendra-on de voir apparaître les conséquences comme par exemple avec l’amiante pour réagir ? Impossible car il sera alors trop tard. Dans le cas de l’amiante, il aura "suffit" de désamianter, mais pour les cultures OGM, le problème sera beaucoup plus complexe car s’il y a au moins une certitude quant aux risques liés aux cultures en plein champs, c’est bien celui de la dissémination. Ce critère à lui seul est suffisant pour justifier l’adoption d’un moratoire au nom du principe de précaution car si par malheur il apparaît dans quelques années qu’il faut faire machine arrière avec les cultures OGM, oui il sera trop tard parce qu’elles auront largement contaminé d’autre plantations et l’on en trouvera alors des traces partout, compromettant irrémédiablement la notion même de biodiversité. Deuxième nécéssité d’un principe de précaution : qui dit modification génétique dit brevet. Car il ne faut pas se voiler la face : la véritable finalité de toutes ces recherches est bel et bien l’obtention de brevets destinés à vérrouiller la commercialisation des semences. Les enjeux sont énormes et voilà bien un domaine où nous disposons d’un certain recul. Il suffit pour cela de tourner nos regards outre atlantique où les agriculteurs d’ OGM se retrouvent à présent pieds et poings liés aux semenciers. Inutile d’entrer ici dans les détails, nous connaissons tous le mécanisme infernal du système, mais ce qu’il faut simplement considérer, c’est si oui ou non nous pouvons accepter qu’un jour une majorité des espèces cultivée sur cette terre soient la propriété de quelques goupes industriels ? Clairement impensable, d’autant qu’avec la dissémination inévitable, les dit semenciers revendiquent aussi la propriété des plants voisins qui ont été contaminés !

En conclusion, il y a dans ce dossier trop d’incertitudes et de risques potentiels où avérés pour se permettre de continuer à jouer avec le feu. Or ici en l’occurence, le feu c’est ni plus ni moins la VIE, et le jeu en devient alors d’autant plus dangeureux, surtout si l’on en maîtrise pas les règles.

florent
13/10/2007
pas d’OGM non confinés ; autres remarques

Un texte assez bon mais contestable sur certaines parties (pas le temps de tout détailler ce soir).

Quelques remarques :

  Que l’on commence par appliquer les textes européens ! (Cela éviterait des amendes payées par les contribuables en plus de tous les autres problèmes)

  En l’absence de garantie sur la non dissémination des OGM et sur la non « contamination » des autres cultures (bio ou conventionnelles), et en l’absence d’utilité significative pour les OGM actuels, toute culture en milieu non confiné doit être interdite. La production ne doit être autorisée que dans certains cas spécifiques (production de composés d’intérêt pharmaceutique) et moyennant des conditions strictes, notamment le confinement (au vu des quantités nécessaires, il est tout à fait possible de fonctionner sous serre avec des plantes entières, ou en laboratoire avec des sécrétions racinaires ou des cals, ou encore en fermenteurs avec des cultures cellulaires). Et pour les études de dissémination on n’a pas besoin de les faire sur des OGM, on peut très bien utiliser les marqueurs génétiques classiques utilisés par les écologues et autres chercheurs du domaine.

  On se focalise souvent sur les plantes transgéniques, mais il ne faut pas oublier qu’existe d’autres types de modifications génétiques (sans faire appel à un gène étranger, ce qui peut quand même poser certains problèmes), et surtout d’autres types d’organismes (animaux, micro-organismes) qui posent des problèmes différents (en termes de dissémination, de santé publique, etc) qu’il ne faut surtout pas omettre de traiter.

  Le seuil de 0,9% est injustifié, il faut garantir au consommateur la possibilité de pouvoir acheter des produits sans OGM (0,000% pour les semences, les récoltes, et tous les produits dérivés). Et l’étiquetage doit être le plus complet possible (quitte à recourir à des systèmes de codes comme les additifs avec un E, dont la traduction serait disponible en mairie et sur internet).

  Il va falloir trouver un consensus sur les OGM (et leurs produits dérivés) importés et sur les animaux nourris aux OGM : il est indispensable d’en avoir connaissance, au moins pour l’Etat, imaginez un peu en cas de problème sanitaire (pour des questions de traçabilité et d’action sanitaire).

  Imposer aux entreprises productrices d’OGM de fournir la totalité des informations techniques à la haute autorité pour l’évaluation, notamment les diverses séquences nucléotidiques utilisées et l’ensemble du protocole de production (quitte à ce que certaines parties restent confidentielles et non diffusées auprès du public pour cause de secret industriel) : c’est la haute autorité et ses services qui doivent, à partir de ces informations, vérifier la faisabilité (pour être sûr que ce sont les bonnes données) et mettre au point le protocole de test pour rechercher la présence de l’OGM dans les organismes cultivés et dans les produits commercialisés. Sinon ce serait trop facile, l’industriel fournirait un test prêt à l’emploi (ou des données permettant de l’élaborer) qui rechercherait une séquence qu’il n’a pas utilisée et conclurait à l’absence d’OGM dans des produits en contenant, qui pourraient alors être cultivés et commercialisés à l’insu des citoyens.

Biochon
12/10/2007
Un moratoire au plus vite !
En raison des incertitudes et du manque crucial d’études prouvant la sécurité sanitaire des PGM et en raison des inévitables contaminations et de la méconnaissance des impacts environnementaux, je me prononce pour un moratoire de 5 ans sur la dissémination des OGM dans notre environnement (essais + culture). Je ne m’oppose en aucun cas à la recherche ni aux OGM cultivés en milieu confiné à des fins thérapeutiques. Ce moratoire devra permettre un véritable débat démocratique sur ce sujet et déboucher sur une loi en cohérence avec l’opinion publique très majoritairement hostile aux OGM. En plus de 20 ans d’expérimentation et de cultures commerciales sur la planète, les plantes génétiquement modifiées n’ont pas tenu leurs promesses car à 99% il s’agit de plantes brevetées produisant ou tolérant de hautes doses de pesticides répondant à une agriculture industrielle dépendante de quantités importantes de pesticides à moyen et long terme. La future loi devra reconnaître la préexistence de l’agriculture conventionnelle et biologique et devra donner le droit de consommer et de produire sans OGM.
domecolo
12/10/2007
POUR UN REFERENDUM SUR LES OGMS
La decision de mettre des OGMS dans nos assiettes doit appartenir au peuple français Oui à un référendum d’initiative populaire. Non à une décision prise par une future autorité non indépendante de lobbies
domecolo
12/10/2007
Les OGMS : c’est Darwin en accéléré !
Les OGms favoriseront la mutation des insectes par le développement d’espéces mutantes resistantes à ces derniers Il faudra alors inventer de nouveaux OGMs , ce sera une course sans fin très profitable à quelques sociétés. Ce problème est déjà apparu avec les antibiotiques . Nous sommes en train de faire marche arriére. Ne commençons jamais avec les OGms !
Anonyme
12/10/2007
Humour ?

" Ceux qui n’en veulent pas ( des ogm ) n’ont fait que faucher pour imposer leur point de vue , empéchant tout débat serein " .Parce que pratiquer la politique du fait accompli ( on cultive les ogm , on regarde ensuite ce que ça donne ...), ce n’est pas imposer son point de vue ...

Quant aux " débat serein " ! : s’ il n’y avait pas eu les faucheurs volontaires et le tapage médiatique qu ’ils ont sucités ,on aurait continué d’entendre les scientifiques dire qu ’ils ne savent pas vraiment quelles sont les conséquences des ogm sur l’ environnement , les politiques dire qu’ ils vont appliquer le principe de précaution et donc ...autoriser les cultures en plein champ ! ! !Logique ...

" La coexistence est possible ", " 0,9 % n’est pas un seuil sanitaire " :autrement dit , on saurait qu ’ il existe un seuil sanitaire en dessous duquel la consomation d’ogm est inoffensive ... ? Quel est-il ? C’est justement parce qu’on n’en sait rien qu’on ne veut pas d’ogm !Au passage , ce chiffre de 0,9 est étrange :pourquoi pas 1 % ? A moins qu’il ne s ’agit d’un effet rassurant , le même qui nous donne l’impression que 99 euros , c’est peu alors que 100 c’est beaucoup ...Communication , quand tu nous tient ...

"Tout cela ne peut être dicuté qu’entre responsables qui veulent trouver un accord , nous en sommes encore au stade où quelques uns veulent imposer leur point de vue " .Outre le fait que cette phrase se contredit ,je me demande qui veut imposer quoi à qui , et dans quel but ...

Eric
12/10/2007
Principe de précaution
A l’heure ou celui-ci pourrait être mal mené, juste quelques remarques sur les OGM :
  Peut on d’un côté vouloir protéger la biodiversité et développer les OGM en pleins champs. Ceux -ci pouvant présenter a priori un risque vis à vis de la biodiversité.
  Certains OGM organisent la dépendance des agriculteurs vis à vis de semences stériles. Quel devenir pour ceux ci en particulier dans les pays en voie de développement
  Les pesticides et autres produits phytosanitaires ainsi que les engrais ont été présentés comme la panacée et utilisés sans dosage raisonnable pendant des années (et encore maintenant). Aujourd’hui les impacts sur l’environnement sont clairs et apparaissent sur la santé, donc à retardement. N’y a t- il pas un risque non connu à ce jour pour certains OGM. Le principe de précaution doit être d’avantage mis en avant et la transparence affichée.
  D’autres voies sont possibles pour fertiliser les sols et obtenir des produits de qualité en augmentant la part de l’agriculture biologique.
Ludo
12/10/2007
OGM : OUI ou NON

La question complexe des OGM ? Il faut la poser aux Français.

La seule solution est le REFERUNDUM ! Une simple consultaion des français (sous l’observation de la Comission Européenne) avec pour seule reponse OUI ou NON !

Hop, le tour est joué.

Le OUI l’emporte ? Très bien en avant pour les PGM en plein champs avec néanmoins la poursuite des principes de précautions et d’analyses des risques.

Le NON l’emporte ? Très bien on n’accepte et on ne parle plus d’OGM sur le sol Français.

Par cette question tranchante, la France doit choisir ses orientations agricoles.

bart
12/10/2007
9 milliards d’humains à nourrir bientôt (2050)
oui, 9 milliards de bouches à nourrir demain alors que la demande est déjà en forte croissance (chine, inde, brésil, russie...) et que l’on n’arrive pas à nourrir tout le monde (stocks mondiaux au plus bas, cours des céréales qui s’envolent...). Le bon sens paysan veut que pour répondre à l’augmentation de la demande, il faut produire davantage, sur des surfaces agricoles mondiales qui baissent tous les ans (industrialisation, voies de communication, déserts...). On doit donc disposer de moyens pour produire plus en préservant l’environnement (je suis agriculteur certifié en agriculture raisonnée) : - oui à la baisse des produits phytos mais de façon non excessive et progressive - oui à l’innovation pour protéger nos cultures, qu’il s’agisse de semences enrobées ou d’ogm - oui au respect du seuil européen de présence fortuite d’ogm de 0,9% - non au moratoire sur les ogm - oui à la condamnation des faucheurs d’ogm
vigilant
12/10/2007
référendum

C’est aux français de décider.

Ce suget est grave et justifie un référendum, car il n’y aura pas de retour en arrière possible si les OGM sont utilisés, il ne faut donc pas se tromper.

Mais un référendum en connaissance de cause, donc après une très large information de sources diversifiées, qui aborde tous les aspects : santé économie écologie ..., et un large débat sans arrière pensée politique, sans animosité. Bien sur cela nécessite un moratoire, la mise en place de cellules de recherche sur ce qui existe déjà en matière d’OGM, donc du temps et pas de précipitation.

Et après que les français décident !

Anne-Marie Houbé
12/10/2007
Pourquoi une telle méfiance sur les OGM ?

Je ne suis pas une scientifique mais j’essais simplement de raisonner à mon humble niveau !

Pourquoi tant de méfiance sur les OGM ?

Pourquoi une plante génétiquement modifiée et qui permet d’éviter le recours systématique aux pesticides, qui ne pose aucun problème à la santé animale (et donc humaine) et surtout beaucoup moins que les pesticides, est-t-elle tellement décriée ?

Personnellement, et sous réserve de l’avis éminent des scientifiques, je suis POUR !

En effet, et à mon humble avis, éviter les engrais, les insecticides, ect... c’est cool, c’est ECOLOGIQUE !

Et qui pense aux abeilles décimées par le "Gaucho" (je ne connais pas l’orthographe de ce mot)

Merci de répondre et de m’éclairer sur ce sujet.

Anne-Marie

pitburg
13/10/2007
pas scientifique non plus

bonjour à tous, les OGM sont des cultures qui font peur, mais pourquoi en a t on peur alors qu’un ogm est tout simplement une plante dans laquelle on intègre un gène, (ou un code protéique) existant dans la nature dans une plante d’une autre espèces ou dans une bactérie, la protéine produite existe donc dans la nature, de plus, pour ce qui est de la contamination de la biodiversité en france, ne pensez vous pas que le problème peut être posé lors de l’utilisation de pesticide que ces même OGM évite, ou bien lorsque que le Maîs fut introduit en france il y a plus de 50 ans alors que cette plante n’existait chez nous, et donc une contamination limité des espèces présentes. enfin, l’argument concernant la contamination des abeilles, a savoir si ces abeilles butines beaucoup les champs de Maïs, si il n’est pas plus dangereux pour une abeille, un champ de maïs OGM ? ou un bon petit traitement insecticide ?

je ne suis pas pour une agriculture productiviste et irréfléchie, mais il faut savoir faire la part des choses entre "producivisme" et "biologique". je voudrait un jour voir toutes les personnes qui se disent écologistes et pour la protection de la nature respectées leurs convictions et par conséquent ne plus utilisé de voiture, s’habillé uniquement de laine de mouton ou de textile issu de l’agriculture biologique, ne plus utilisé d’énergie nucléaire que ce soit chez eux ou bien dans les industries productrices de biens, services (SNCF...) ne manger que des aliment porduits à la mains dans leurs jardin car un agriculteur français démarre son tracteur et élève des vaches qui produisent du métane (gaz à effet de serre). bref vivre en autarcie complète hors de la société dans laquelle nous sommes.

pour conclure, je suis fils d’agriculteur non producteur d’OGM, ayant finit mes études agricoles avec un BTS productions végétales et une licence agri-environnementales.

Vincent, apiculteu...
13/10/2007
parce que la réalité diffère du discours des lobbies
Personnellement, je n’ai pas d’opposition de principe sur les OGM. Que l’on transforme une plante pour qu’elle ait des propriétés nouvelles ne me choque pas plus que d’acclimater une plante venant de l’autre bout du monde. Par contre, il ne faut pas se laisser berner par le discours du lobby de l’agro-chimie... qui prétend qu’on utilisera moins de pesticides. Les (trop rares) experts indépendants (dont Mr Séralini) nous apprennent que 99,3 % des plantes OGM cultivées dans le monde aujourd’hui sont des plantes qui ont été modifiées, soit pour sécréter leur propre insecticide (exemple du maïs BT ... on attend encore la preuve que seule la pyrale est en est victime), soit pour supporter des herbicides (le cultivateur peut alors désherber son champ au round up sans tuer la plante cultivée ... qui absorbe le produit sans en souffrir ... et vous le restitue sans doute dans votre assiète !). Donc, bien que très sensible à l’argument "Gaucho", je ne suis pas non plus dupe des soi-disants progrès qu’amènent les OGM actuellement commercialisés. Les seuls bénéficiaires en sont les multinationales de l’agro-chimie. Ca ne m’empêche pas d’être favorable à la recherche sur les OGM ... à condition que l’intérêt général prime par rapport aux intérêts financiers de quelques-uns. Au fait, les cultures sans Gaucho et sans OGM existaient il y a dix ans ... et les rendements n’étaient pas plus mauvais qu’aujourd’hui. Donc pitié, que le lobby arrête de prétendre que ces "machins" sont indispensables !
Toutankhamon
12/10/2007
le bon sens
Le bon sens doit guider ce grenelle. Il y a du pour et du contre à propos des OGM mais un moratoire sur la culture en plein champs d’OGM est indispensable. Comment peut-on apporter du crédit à ces négociations si elles ne remettent pas en cause notre comportement inconsient ?
Pancho
12/10/2007
Oui à la Biodiversité, Non à l’irresponsabilité !

1.Certains affirment que OGM signifient moins de pesticides. FAUX La résistance de souches parasitaires augmentent très rapidement une utilisation plus importante de pesticides.

2.OGM : santé et environnement. Les analyses quant à l’impact des OGM sur la santé sont faites par les entreprises mêmes qui les commercialisent sans aucune contre-expertise indépendante, et en l’absence d’études sur une longue durée (3 mois maxi ! ! ! !), en l’absence de vraies études d’impact sur l’environnement. Quid de l’avenir des abeilles et Cies qui meurent par millions ? ! Les conséquences économiques se chiffrent en milliards de dollars de pertes aux USA, et en France ?

3.Le principe de précaution et le droit du citoyen de consommer sans OGM. Dans un message précédent, un intervenant invoquait le droit des agriculteurs de cultiver des OGM.... et le droit des citoyens de consommer sans OGM ? ! ! Quand on sait que la contamination génétique est pour beaucoup d’espèces végétales inévitables. QUI A LE PLUS DE DROITS ? L’ensemble des citoyens et nos enfants ou bien une poignée d’agriculteurs soutenus par de puissants lobbies ! Et qui paiera pour cette contamination. Les assurances ne veulent pas assumer ces risques !

4.Alternatives aux OGM : Face aux changements climatiques, quelles semences ont le plus de pouvoirs d’adaptation ? Les OGM et leurs impacts inconnues et qui demandent des millions d’investissements, ou bien la biodiversité semencière (centaines de variétés de blés anciens, de tomates, de patates..etc..) capable grâce à son patrimoine génétique d’une adaptation impressionnante à l’environnement ! ! !

Investissons dans une agriculture de proximité, non polluante, de qualité et créatrice d’emplois......ce qui semble diamétralement opposé à l’agriculture productiviste, polluante, cancérigène (voir nombre d’études nord-américaines et européennes pesticides et santé) promouvant les OGM !

bmbm
12/10/2007
loi

Les autres approches de création variétales doivent non seulement être conservées mais plutôt privilégiées

Mettre fin au catalogue des variétés officielles et reserver le terme de varités aux plantes obtenues par la sélection classiques. On parlera par example d’un variant lorsqu’il s’agit d’ogm. . afin d’éviter toute confusion .

Je m’oppose aussi a la culture en plein champ des ogm pour des besoins de recherches

A propos du libre de choix de produire sans ogm, il faut imposer aux parcelles d’ogm des techniques culturales qui suppriment la dissémination aux parcelles sans ogm ; autrement un ogm ne pourra être autorisé que si de telles techniques culturales existent. Autres criteres d’autorisation de culture : innocuité totales vis-à-vis de l’environnement de la santé humaine et animale, et absence totale de dissémination

En ce qui concerne l’etiquetage, il convient d’inscrire la presence d(ogm sur les emballages alimentaires destiné tant aux humains qu’ aux animaux. Il convient aussi d’indiquer en rayon si tel ou tel produit carné a été réalisé à partir de viande provenant d’un animal nourri aux ogm. Idem pour la restauration où on doit savoir si les plats sont cuisinés avec ou sans ogm (pour les plantes et les viandes)

Seuls les producteurs et cultivateurs d’og m sont responsables de la pollution des parcelles voisines : ils. doivent donc payer le prix de la contamination des parcelles voisines. Il ne peut être acceptable que les agriculteurs n’utilisant pas d’ogm participent aux frais liés à la dessimination.

important le vivant doit rester non brevetable (même sur une sequence d’adn ou d’arn de synthese ou naturel )

il convient de se rappeler que les consommateurs n’ont pas demandé les ogm et qu’il semble plutôt s’agir d’un besoin créé par les semenciers dans un objectif de profit.

marinet
12/10/2007
Les hommes sont les gardiens de l’humanité

Malheureusement, jusqu’ici les décisions de nos gouvernants sont plutôt écoeurantes par leur mépris des conséquences à long terme :
  décret de février 2007 qui autorise 22000ha de cultures OGM en plein champ (auquel il faut ajouter probablement des surfaces non déclarées à partir du moment où l’on peut transporter les graines et où les contrôles sont insuffisants ou inexistants)
  participation à l’accord européen qui autorise 0.9% d’OGM dans les produits biologiques...

Compte tenu de ce que l’on sait (voir le rapport du groupe de travail, le site infogm et autres) :
  procédures d’autorisation insuffisantes (manque d’études toxicologiques, insuffisances de participation des ONG et des consommateurs dans les instances décidantes)
  non maîtrise des risques sur la flore , sur la santé de la faune et la santé humaine
  dissémination inévitable
  positionnement des gênes au hasard dans le génome d’autres plantes,
  impacts sociaux,... , on devrait arrêter immédiatement ces cultures.

A.Juppé et JL.Borloo ont eux-mêmes reconnus qu’il y avait problème, mais le président Sarkozy en retardant sa décision fait le jeu de la dissémination et d’un capitalisme dominant. Espérons que la survie de l’humanité (et donc de la biodiversité, notamment des nombreuses variétés de semences anciennes) devienne pour tous une cause plus importante que l’argent et l’illusion du pouvoir.

Pascal I.
12/10/2007
INFORMATION ET ETIQUETAGE

L’individu doit rester libre de choisir.

Aucune raison ethique ne peut s’opposer valablement et durablement à la culture OGM. Il font donc se concentrer sur l’information du consommateur.

Un etiquetage adequat peut permettre de conserver voire développer chaque filière interressante, que ce soit le Bio ou l’OGM. 

L’état ne doit pas être là pour interdire mais pour réguler : Prévenir en autorisant les mises sur le marché après essais sanitaires et réguler en obligeant un etiquetage systématique et suffisant (taille des caractère = 50% du nom du produit) pour que chaque individu sache lorsqu’il effectue son acte d’achat ce qu’il achète.

mcp ingénieur agro...
12/10/2007
démocratie et OGM
Je pense que ce qui est démocratique c’est que soient étiquetés tous les produits contenant des OGM, y compris les produits des animaux nourris avec des OGM. La volonté des Français c’est de choisr leur alimentation, et l’intérêt des générations futures d’avoir une biodiversité naturelle sans OGM.
bart
12/10/2007
9 milliards d’humains à nourrir demain (en 2050)
oui, 9 milliards de bouches à nourrir demain alors que la demande est déjà en forte croissance (chine, inde, brésil, russie...) et que l’on n’arrive pas à nourrir tout le monde (stocks mondiaux au plus bas, cours des céréales qui s’envolent...). Le bon sens paysan veut que pour répondre à l’augmentation de la demande, il faut produire davantage, sur des surfaces agricoles mondiales qui baissent tous les ans (industrialisation, voies de communication, déserts...). On doit donc disposer de moyens pour produire plus en préservant l’environnement (je suis agriculteur certifié en agriculture raisonnée) : - oui à la baisse des produits phytos mais de façon non excessive et progressive - oui à l’innovation pour protéger nos cultures, qu’il s’agisse de semences enrobées ou d’ogm - oui au respect du seuil européen de présence fortuite d’ogm de 0,9% - non au moratoire sur les ogm - oui à la condamnation des faucheurs d’ogm
Edgar
12/10/2007
Bon faut préciser les choses

Produire produire... Il faut voir dans la globalité. Combien de gaspillage de pain ? Presque la moitiers pour l’europe. Je croix que mes grands parents seraient révoltés de voir ça. Donc 50% de pain à la poubelle, c’est 50% de surface de blé panifiable disponible ou la même surface sans aucun produit chimique. Aux consos de choisir. Deuxièmement, je ne sais pas si l’on peut dire "paysan" lorsque vous évoquez son rayonnement économique qui dépasse la géographie "paysage". Le bon sens est qu’il ne faut pas mentir aux consomateurs. UNE CERTIFICATION Agriculture Raisonné ! ! ! Qui contrôle ? Le cahier des charges ne donne pas de résultat, mais les moyens que veux se donner l’agri. Soit 200% pasticides ou 0% c’est juste une question de bonne volonté. Il faut rappeler que l’agriculture raisonné n’a RIEN d’environnemental. C’est une logique de gestion qui se résume à la maîtrise des coûts et donc du phyto. Qui comme par hasard est moins polluante. C’est ce qu’un entreprenneur se doit de faire... Encore du gaspi... Encore des mensonges.

C’est dans ce contexte que les OGM sont dangereux. On veut seulement nous faire croire que les OGM vont donner l’abondance de bouffe industrielle, la guerison miraculeuse, l’énergie sans compter des BIO-carburant... Mais c’est la disparition des variétés, l’action hypothétique et trop coûteuse sur des symptômes (agir sur un symptôme, n’est pas guerrir), Bio-caburant pas bio du tout (plutôt dire agro carburant). On a pas à manger, mais on roule vive la liberté.

Michel
12/10/2007
Autorité de mise sur le marché ?
Pourquoi pas une autorité pour l’autorisation de mise sur le marché ? Du genre de celle pour les medicaments ? Après suffisament d’experiences pour valider es benefices et les inconvenients produits par produits ....
anatole
12/10/2007
C’est déja le cas !
la cgb et l’afssa s’en occupe déja ! Elle evalue les risques pour la santé et l’environnement avant d’autoriser ou non la mise sur le marché.
faux bourdon
12/10/2007
Un OGM pas comme les autres
Le maïs est un cas particulier Lorsque Mme Dominique Voynet, ministre, a essayé d’expliquer le cas du maïs Bt (malheureusement pénalisé par une résistance à un herbicide) à ses collègues, elle n’a pas été comprise. A cette époque, bien des décideurs manquaient d’information indépendante sur ce sujet. Leur incompréhension a causé bien du retard. Ce n’est pas parce qu’une PGM est acceptable, que n’importe quel OGM, végétal ou animal, doit s’engouffrer dans la brêche initiée par une loi ! Il a manqué à Mme Voynet de se faire comprendre que le maïs était très différent du colza et de tous les autres prétendants. Les moratoires, tels qu’ils sont appliqués jusqu’à présent, ont servi principalement à faire patienter les obtenteurs candidats à leur légalisation. Encore heureux qu’ils ont d’autres sources de revenus, car sinon ils seraient descendus dans la rue avec des banderolles ! Au sujet des maïs OGM, je comprends très bien l’impatience de certains cultivateurs, même s’ils ont surtout des sésamies...car un maïs Bt se défend mieux contre la pyrale que contre les espèces de sésamies, dont les chenilles attaque uniquement la base de la tige. Et puis il est vrai que dans le Sud-Ouest, tout le monde n’est pas équipé pour sécher correctement les grains, à moins de suspendre les épis sous les auvents, à l’ancienne. D’où la crainte des mycotoxines, beaucoup plus liées à la mauvaise conservation des grains qu’à ce qui s’est passé au champ. En plus, il y a dans cette région une tradition ancestrale qui perdure, celle de ne pas utiliser les insecticides en végétation. D’où l’espoir mis dans des plantes qui fabriquent elles-mêmes leur propre insecticide ! Et puis si on fait mais sur maïs, il n’est point besoin d’herbicides malgré les recommandations des vendeurs ! Donc je pense qu’il faut compter sur la sagesse des maïsiculteurs, plus au fait des dangers des traitements que la plupart des farmers ou autres campesinos Bref, il faut organiser la culture des maïs OGM dans le grand Sud-Ouest, et ne pas prétendre faire une loi nationale valable pour tous ! Ou alors ne pas attendre les prochains semis, et mieux les prochaines commandes de semences, pour rédiger des réglementations réfléchies, raisonnées et consensuelles.
Vincent, Apiculteu...
12/10/2007
L’annonce du libre choix de produire sans OGM est un leurre
Les abeilles butinent les fleurs dans un rayon qui peut atteindre 4 à 5 km autour de leur ruche. Ce faisant, elles transportent les grains de pollen de fleurs en fleurs et effectuent ainsi la pollinisation, phase indispensable de la reproduction des végétaux. Mais les abeilles, et autres insectes pollinisateurs sauvages, ne distinguent pas les plantes OGM des autres, et butinent indifféremment toutes ces fleurs. Tous les apiculteurs et entomologistes vous le confirmeront : dès lors que des plantes OGM sont cultivées "en plein champ", les pollens qui en sont issus voyagent ... et voyagent loin. Et contaminent inévitablement les cultures conventionnelles voisines. Des constats d’huissiers ont déjà vérifié des transports sur de grandes distances ... et tout particulièrement pour le maïs BT. Donc, si les OGM en plein champs perdurent ou se développent, la "liberté de produire sans OGM" ne pourra en aucun cas être garantie. Et ce ne sont pas des distances "barrière" de quelques dizaines de mètres qui changeront quelque chose. Annoncer que l’on va définir des règles de coexistence est un leurre.
colza69
14/10/2007
les abeillent voyagent.

voilà un point intéressant ! Comment alors pouvoir prétendre qu’un miel est bio ? ? ? ? avec moins de 2% des surfaces Bio, il faut que les abeilles soient sacrément éduquées ! Permettez moi un peu de provocation. Et si je souhaite un miel 100% OGM, quelles mesures allez vous prendre pour vous assurez que les abeilles ne se rendent plus sur les parcelles qui contrairement aux OGM ont reçu entre 1 et 6 traitements chimiques d’insecticide ? (cas du maïs) Pourquoi n’aurais pas le droit d’exiger comme vous une telle ségrégation ?

Vrais Apiculteurs, devenez raisonnables, votre métier est noble et beau, ne le laissez pas gachés par quelques activistes en manque de célébrité et d’argent, car renseignez vous, ceux qui vous poussent dans ce délires s’enrichissent !

peekaboo
12/10/2007
OGM ?

Monsieur Borloo est-il allé en Inde où des milliers de producteurs se suicident car ruinés ; suite au passage forcé à la culture OGM provenant de Monsanto ?

Ils sont devenus dépendants des semences OGM (achat à l’étranger obligatoire) et le pire avec une rentabilité à l’hectare inférieure àla production "naturelle".

Pas plus tard qu’hier soir sur France3 Aquitaine des producteurs Bio ont perdus leur label suite à une contamination de leurs champs par du maïs OGM !

D’après ce que j’entends des débats et articles divers, seuls les "gros céréaliers" font du forcing pour développer cette culture... Bref que du business rien à voir avec l’écologie.

On nous alarme sur le fait que l’on doit produire plus pour éviter la famine... D’accord ! Expliquez moi pourquoi depuis les années 60 on impose des quotas de production aux agriculteurs (produire trop pas bon pour l’économie) ; qu’une bonne partie de la surproduction était "détruite" (alors que tant de gens meurent de faim ! ! !) ; que l’on fait perdre à la France en surface agricole l’équivalent d’un département tout les 6-8 ans ; autant dire depuis 40 ans : 6 départements ! ! !

Alors produire plus (avec des OGM) pour stopper la famine dans le monde ? Foutaise ! ! ! Vous ne le faisiez pas avant quand bien même c’était possible et sans ce produit !

Le sujet ici étant les OGM je m’arrête là. Mais j’ai bien l’impression que l’on se moque de nous ! Les intérêts financiers vont encore avoir le dessus !

Didier
12/10/2007
La coexistence

Il y a potentiellement une contradiction dans le texte qui nous est présenté car il semble admettre, au nom de la liberté de produire, la possibilité de faire coexister les OGM avec les agricultures conventionnelles et biologiques. Or, c’est faux. Pour ne prendre qu’un seul exemple, on sait que la pollution par le pollen ne connait aucune limite spaciale, la pollution n’étant limitée que par la durée de vie des pollens. En fonctions des caractéristiques climatiques ( le vent, les courants ascensionnels ... ) et de l’activité des insectes ( en particulier, les abeilles ), les distances parcourues sont sans limites connues. Déjà, des essais sous contrôle d’huissier ont constaté des pollutions de ruches à des taux importants à 1200 m d’un champ d’OGM ; des mesures faites par hélicoptère ont révélé la présence d’OGM à 1000 m d’altitude.

Ceux qui prétendent que la coexistence est possible font du négationnisme.

La loi devrait être extrèmement simple. Elle devrait assurer la liberté de produire et consommer sans OGM et donc logiquement interdire les cultures d’OGM en plein champs. Deuxièmement, en attendant des dispositions concernant l’alimentation pour le bétail, elle devrait imposer le marquage des produits dont la filière de fabrication a utilisé des OGM en abaissant le seuil de 0,9% au seuil de détection technologique de 0,01 %.

Didier

Patriovka
12/10/2007
Cessons de jouer avec le vivant

Non, contrairement à ce qu’on tente de nous faire accroire, les organismes génétiquement modifiés ne sont pas la panacée, l’horizon indépassable vers lequel il faut tendre.

Je suis fermement opposée, et c’est peu dire, à toute culture d’organismes génétiquement modifiés qui confine, sans nul doute, à la négation du vivant.

A ce propos, la permissivité à l’égard des organismes génétiquement modifiés du nouveau règlement communautaire relatif au mode de production biologique est un véritable non sens.

Plus largement, les propos lénifiants sur les bénéfices prétendument escomptés des cultures d’organismes génétiquement modifiés ( mieux-être économique des agriculteurs, éradication de la famine...) relèvent du mythe : le procédé n’abusera personne.

Quoi qu’il en soit, on ne saurait faire l’économie d’une parfaite information des citoyens : tout produit contenant la moindre trace d’organismes génétiquement modifiés devrait être signalé comme tel.

Ptit_loupo
12/10/2007
Avis

Brevetabilité du vivant : ok pour la non brevetabilité

Libre de choix de produire : ok mais en milieu confinés pour les OGM afin d’éviter toutes contamination. Tant que ce risque existera, il ne pourra y avoir de culture OGM en plein air. Cependant ce jour me parait impossible : l’évolution constante du vivant étant imprévisibles, des brèches existeront toujours (déjà qu’on en connaît pas tout le vivant, qu’on ne se dise pas mesurer toutes les conséquences). Que les producteurs non OGM ne soient pas concernés financièrement est tout à fait normal.

Libre choix de consommation : 100% d’accord sur l’étiquetage quelle qu’en soit la provenance. Etonnant que la question ne fasse pas consensus : ceux qui ne sont pas d’accord n’ont pas intérêt à parler de transparence sur les OGM... Etiqueter les produits, c’est rendre le consommateur informé et responsable de ses actes (santé, environnement) : que demander de mieux ?

Principe pollueur-payeur : normal que l’on ne paya pas si on ne consomme pas et également que les producteur non OGM ne financent pas l’assurance (on parle de « pollueur payeur » : l’expression parle d’elle-même). Normal que se soit le semencier et l’agriculteur qui soient jugés responsables : c’est bien eux qui font que les OGM sont là. D’un autre côté le consommateur d’OGM à aussi sa part de responsabilité car il entretient la demande mais comment savoir qui consomme les OGM et qui n’en consomme pas (en fait cela sera sans doute intégré dans le prix de l’aliment OGM). Cependant pollueur-payeur c’est bien, mais à partir du moment où il y a contamination (phénomène incontrôlable), le préjudice est inestimable et la réparation impossible ce qui fait que ce principe me semble bien dérisoire...

Principe de précaution : ok mais comment seront estimées les valeurs entre les avantages et les inconvénients ? L’environnement ne doit pas en pâtir. Pour le reste (santé humaine, économie) si l’OGM est autorisé, c’est le consommateur qui pourra choisir grâce à l’étiquetage.

Transparence : a défaut de savoir si les produits carnés sont issus d’animaux ayant consommé des OGM (problèmes techniques qui laissent entrevoir une belle brèche dans l’étiquetage...d’autant que la création d’un registre alimentaire des animaux élevé n’est pas infaisable : on le fait bien pour la filière bio), les produits dont on est sûr qu’ils ne sont pas concernés par les OGM devront être signalés (facilement réalisable sur les filière courtes). En tout état de cause si l’on n’a pas la certitude, le label AB ne pourra être donné. Concernant le seuil de 0,9% c’est ouvrir la porte au OGM et à leur contamination ce qui est un non sens (le seuil de 0% doit être appliqué quel que soit le produit (semence etc) afin d’assurer la plus grande transparence et le principe pollueur payeur (sinon ça voudrai dire qu’on laisse faire tant qu’ils ne dépassent pas 0,9%).

Subsidiarité : tout à fait d’accord. Malgré le fait que 53% des français sont contre les OGM et 25% s’estimant pas assez renseignés (donc en toute logique plus de 53%) l’état laisse faire pour le moment. La pression public ou niveau communal est alors plus aisé. Et puis l’idée de lancé un boycott touristique des communes abritant des OGM n’est pas pour me déplaire : le principe de subsidiarité laisserai alors la possibilité de sauvegarder l’intérêt général et de faire pression sur le gouvernement.

JPL
12/10/2007
Principe de précautions
Il serait sage de rajouter un "s" au mot précaution. Au singulier, le principe nous invite à ne rien faire lorsque l’on ne connaît pas tout sur un sujet donné ; c’est un appel au rique-0... Avec un "s", le principe nous inciterait à l’extrême prudence, à la prise en compte de toutes les "précautions" possibles, bref à avancer plus lentement... mais à avancer quand même. C’est cette démarche là qui a permis l’électricité, les antibiotiques, etc.
Adeline
12/10/2007
PRUDENCE ! ! !
Je trouve insensé qu’on puisse cultiver des OGM en plein air et contaminer les champs voisins en toute impunité. Il faudrait interdire cette pratique purement et simplement et, afin de vérifier qu’on respecte bien ce principe de précaution, il serait nécessaire que des organismes indépendants fassent régulièrement des tests en laboratoire pour s’assurer que les cultivateurs ne grugent pas cette interdiction.
une mère de famill...
12/10/2007
OGM : bien sûr que non
Je pense que, à l’heure actuelle, les OGM ne donnent pas les garanties nécessaires en termes de santé. Par conséquent, le devoir de l’Etat est bien de protèger le citoyen en prenant le temps nécessaire à la réflexion , en attendant d’avoir le recul nécessaire avant toute dissémination dans la nature . Bref, pour une fois , que l’on choisisse la santé du peuple avant de nouvelles perspectives économiques et surtout financières. Je veux pouvoir refuser toute alimentation à base d’OGM.
Axelle
12/10/2007
OUI aux OGM : laissons le choix aux agriculteurs

Dès aujourd’hui, laissons le choix aux agriculteurs français de :
  préserver le rendement de leurs parcelles de maïs dans les zones de présence des insectes ravageurs (pyrale et sésamie)
  produire du maïs exempt de mycotoxines
  supprimer les traitements insecticides faits en végétation sur le maïs

Demain, donnons-leur l’opportunité de :
  Cultiver des plantes tolérantes au stress hydrique, et donc réduire l’irrigation (autre sujet très sensible)

Pourquoi nous priver de :
  plantes qui produisent des molécules à usage thérapeutique (lutte contre la mucoviscidose) ?
  plantes qui pourront dépolluer les sites industriels ?

De quel droit arrêter des recherches qui aboutissent à de vrais progrès ?

Les agriculteurs ont aujourd’hui le choix de cultiver du maïs conventionnel ou OGM (les parcelles de maïs Bt sont soumises à un isolement qui empêche le pollen d’atteindre une parcelle de maïs conventionnel située à côté). LAISSONS-LEUR CE CHOIX, le choix d’être compétitifs et de vivre de leur métier.

FL
12/10/2007
NON AUX OGM PLEIN CHAMP

Vos arguments sentent bon le lobby pro-OGM !

Aprés les hybrides, avec les OGM les agriculteurs ont le choix ou pas :
  de dormir tranquille sans penser à la pyrale
  de faire plus de quintaux pour gagner plus et toucher plus de prime à l’exportation.

La vie du paysan BIO à coté doit être un vrai cauchemard.

Pour répondre point par point à ce que vous mentionnez :
  1/ il faudrait éviter la parcelle de 100 hectares en monoculture et la pyrale serait plus discrète.

  2/ les mycotoxines est l’argument à la mode. Dites nous plutôt quels sont les niveaux relevés et le seuil autorisé.

  3/le traitement insecticide intervient lors d’une attaque de pyrales et si elles ne viennent pas et bien pas de traitement. Le mais Bt produit tout le temps de l’insecticide et tous ses gènes en contiennent. Le seul avantage que je vois dans la suppression du traitement est de simplifier la vie du paysan. Il devra quand même utiliser un herbicide pour pas que les mauvaises herbes gachent sa récolte.

  4/Demain peut être, demain nous pourrons en discuter si la recherche sur le stress hydrique est menée à bien.

  5/l’argument thérapeutique au champ ! c’est quand même pas possible que se soit nécessaire ,l’insuline se fabrique en milieu confiné sur des bactéries en utilisant le procédé de transgenèse.

  6/ ....zero dechet, la transformation créera de la vapeur d’eau !.. génial.

  7/ Les recherches sur les OGM sont indispensables cela n’a rien à voir avec leur dissémination dans la nature dans un unique but commercial.

Pour les autres lecteurs de ces articles je cite mes sources : j’invente rien sauf pour -6/

Le pollen de la discorde http://blip.tv/file/347281/

Conférence de CHRISTAN VELOT http://www.dailymotion.com/Alteranti/OGM/video/xpwco_eclairage-scientifique-sur-les-ogm_school http://www.dailymotion.com/Alteranti/OGM/video/xpync_eclairage-scientifique-sur-les-ogm_school

le mulo masqué
13/10/2007
Houla c’est grave

Je suis tombé sur votre message, et j’ai été surpris des arguments employés. En effet, premier point, les parcelles de 100 ha ne se trouvent pas à chaque coin de rue, il en existe c’est vrai, mais ce n’est rien vis à vis de la surface de mais en France. Je me permet de vous dire ca, car à première vue, vous ne connaissez pas du tout le monde agricole, je pense que vous regardez trop la télé, et que vous devriez voir comment fonctionne une exploitation agricole avant de dire des betises comme ca. Arrière petit fils, petit fils, et fils d’agriculteur, et travaillant dans le domaine agricole, je tiens à vous dire que la pression de la pyrale dépend essentiellemnt du temps qu’il a fait, et de sa lutte après récolte (broyage des cannes de mais). Prenons cette année pour exemple, dans la région ou je suis les agriculteurs n’ont fait aucun traitement insecticide, car il n’y avait pas de pyrale, alors que les années précedentes, l’infestation était fortes et un traitement était justifié.

De plus, les primes à l’exportation n’existent plus, (et oui c’est la dure réalité), elles ont été remplacé par des dpu, qui sont des primes reliés à la terre et non aux cultures qu’on y fait.

Les mycotoxines ne sont pas un phénomène de mode dans le milieu agricole, mais il est vrai que certains l’ont juste découvert, désolé pour eux. Pour expliquer le danger que représente les mycotoxines, il suffit de voir les éleveurs de porcs qui ont des gros problème de fécondité si le porc mange du mais avec une teneur mycotoxine trop élevé. Alors que pensez, quand on sait que le porc est un animal très proche de l’homme ? ? ? ? ? ? ? ? ? Les seuils de mycotoxine sont de 1000µ/kg pour la fuminosine, et de 50µ/kg pour la zéraléone. Mais bien évidemment, il n’ y aucun seuils pour l’agriculture biologique, puisque c’est impossible à tenir, cherchons l’erreur.

Je suis choqué quand vous dites que le mais bt va simplifier la vie du paysan. A vous entendre, on dirait que les agriculteurs mettent des produits phytosanitaires pour "s’amuser", arretez un peu, vu le prix de ces produits pour certains insecticide, jusqu’a 118 Euros le litre, vous pensez que s’il pouvait ne pas faire le traitement il ne le ferai pas.

Sur la recherche du stress hydrique, je tiens à vous dire que lors de mon stage d’ingénieur dans un organisme public, un essai mais ogm resistant sécheresse était mis en place à coté de nos essai conventionnel blé tendre. Seulement pour obtenir un droit d’essai, la société (qui est d’ailleiurs parti faire ses essais à l’étranger) a du batailler très dur, résultats l’essai a été semé en retard. Ensuite, au cours du mois d’aout, alors que l’essai était concluant, des faucheurs volontaires sont venus faire selon eux leur travail de coitoyen. Alors, au moins, laissez faire la recherche, pour ou contre ogm, ok, chacun ces idées, et je vous assure qu’avec les essais ogm, le risque de dissémination n’existe pas, les plantes sont surveillés par une personne qui coupe les fleur du mais

marinet
12/10/2007
Laisser faire serait d’une faiblesse irresponsable

Les agriculteurs ne fabriquent pas des petits pois dans des laboratoires isolés de tout, mais leur activité a un impact sur notre environnement qui peut être déterminant pour la survie de l’humanité (voir tous les inconvénients cités dans le rapport du groupe de travail et sur le site infogm par exemple).

Or les moyens et méthodes que leur donnent les industriels sont parfois dangereux pour tous (pensez à certains pesticides maintenant interdits et à d’autres que l’on tarde à interdire, aux ruminants et poissons nourris avec des farines animales ou au pyralène, à la vache folle...).

On ne peut laisser faire alors que d’une part on commence à comprendre qu’on ne maîtrise pas les risques pour la flore, la faune et l’homme, et que d’autre part un organisme mondial comme la FAO assure que l’agriculture biologique peut nourrir la planète (en utilisant mieux toutes les variétés anciennes de semences, en consacrant des moyens de recherche à l’agriculture biologique et biodynamique....).

Pour ce qui concerne les manipulations génétiques dans le cadre de recherche médicale, cela donne évidemment de l’espoir, mais encore faut-il que cela soit bien contrôlé et non dévoyé.

Alain FABRE
12/10/2007
les OGM :une réponse aux cultures biologiques

A y regarder de près la meilleure façon de produire avec une utilisation très faible de ’pesticides’ c’est bien de cultiver du mais résistant ’naturellement’ à la pyrale par exemple c’était le raisonnement des responsables de greenpeace au début(années 90) ils ont changé pourquoi ?
  la brevetabilité du vivant
  le bénéfice pour des ’multinatinales’
  l’obligation d’adopter cette technologie par les ’petits agriculteurs’

On est donc loin des raisons avancées(à destination du citoyen)
  danger alimentaire
  dissémination dangereuse
  ruine des’petits agriculteurs’

Pour faire passer l’idéologie aveugle contr les OGM on a déplacé le sujet sur le plan ’affectif’ et religieux’ Si on laisse les premiers concernés :les agriculteurs décider dans le sens de leur mission qui est de nourir au mieux la population la solution évidente sera la cohabitation :agriculture biologique agriculture avec OGM nota :la’contamination’ par 5% d’OGM dans le bio.ne dévalorise pas ce type de produit puiusqu’il qualifie une méthode culturale plus qu’une sécurité alimentaire des fois plus’douteuse’par la maitrise ’naturelle’ très difficile de certaine cultures.

Nicolas
12/10/2007
Non aux OGM

...parce que ce serait la main mise absolue des grands groupes chimiques sur l’agriculture (voir ce qui se passe dans les pays où les OGM cohabitent avec des cultures sans et les colonisent)

...parce que le vivant ne doit pas être brevetable

...parce qu’on commence à se rendre compte que même entre des espèces aussi différentes que la vipère et la gerbille, de l’ADN peut circuler, via des virus (cf Science & Vie n°1080, septembre 2007)...alors imaginons les risques de semer des gènes modifiés un peu partout

...parce que des pesticides à l’amiante en passant par la dioxine, sans parler (demain ?) des téléphones portables, on sait quels ravages peut faire sur la santé publique une technologie rentable dont on sous-estime ou ignore (parfois volontairement : cf premières études, fort anciennes, sur la nocivité de l’amiante) les risques

Donc :

  moratoire sur les OGM en plein champ mais autorisation d’expériences et d’essais purement scientifiques (et non commerciales) en milieu confiné, destinées à obtenir des souches de plantes capables de résoudre les problèmes de malnutrition dans les pays pauvres...Souches qu’on leur fournirait gratuitement bien-sûr...Cela implique que ces recherches doivent être menées par la recherche publique, normalement non-avide de bénéfices.
  si, malgré tout, la loi autorise les OGM, inscription d’un droit à consommer sans OGM dans la constitution et affichage très bien visible, type "paquets de cigarettes", sur les produits comprenant des OGM
  et NON BREVETABILITE ABSOLUE DU VIVANT

Helene Nivoix
12/10/2007
CONTRE les OGM ! ! !

12/10/2007-07:25 - NIVOIX Hélène

Bonjour, Il est totalement fou de vouloir jouer avec les gènes des organismes vivants au point de faire produire à des "plantes" (OGM) des pesticides et de disséminer dans la nature de redoutables concurrents qui vont dévaster des êtres vivants élaborés par des milliards d’année de co-évolution avec les écosystèmes, notamment les insectes. Pauvres abeilles, pauvres oiseaux, pauvres de nous !

Qu’on songe aux problèmes insolubles déjà posés rien que par l’importation (voulue ou fortuite) de plantes d’autres pays qui colonisent et détruisent les milieux : jacinthe d’eau, algue en Méditerranée, etc. etc.

Il faut mettre le hola à la soif de profits des multinationales qui se foutent du patrimoine terrestre et de la biodiversité. Et il faut protéger les paysans du monde entier qui refusent d’entrer dans un système où ils seraient obligés de payer chaque année pour semer.

Il faut obliger les apprentis-sorcier à payer les dégâts s’il s’avère qu’ils empêchent de produire bio (système d’assurance).

L’avenir n’est pas à l’agro-productivisme, la terre n’est pas qu’un support, il faut la jardiner, agir en symbiose avec elle et ne pas la violer.

Hélène NIVOIX

agri49
12/10/2007
vive la liberté
la liberté des anti-ogm s’arrete où commence celle des pros-ogm et vice versa. jusqu’à ce jour ceux qui n’en veulent pas n’ont fait que faucher pour imposer leur point de vue, empechant ainsi tout débat serein. la co-existence est possible à condition de se mettre d’accord sur le présence fortuite : zero est forcement une position de blocage. 0.9% est un seuil d’information du consommateur et non un seuil sanitaire. toutes les études montrent qu’à partir de 25m entre culture ogm et non-ocm c’est possible de rester en dessous de 0.9%. mais tout cela ne peut etre discuter qu’entre responsables qui veulent trouver un accord. nous en sommes encore au stade où quelques uns veulent imposer leur point de vue, dommage au pays des libertés.
Benito69
12/10/2007
Non au principe de précaution, à la tranparence et à la subsidiarité lorsque ça mène à la destruction et à la violence

Pas d’accord sur le principe de précaution s’il bloque la recherche et laisse faire les fauchages.

Pas d’accord sur la transparence si cela facilite les fauchages et si les registres ne sont pas conformes aux lois concernant la liberté individuelle (CNIL).

Pas d’accord sur le subsidiarité et notamment le parallèle avec les Installations Classées. L’étude d’impact liée aux dossiers d’installations classées correspond au dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché (partie B et partie C de la 2001/18 ou dossier règlement GMFF. L’autorisation est nationale voire européenne et rien ne justifie un cadre de décision à l’échelon local.

D’accord pour tout le reste et notamment la liberté de choix de produire à condition que celà marche dans les 2 sens. Pourquoi l’agriculture biologique admettrait 5% de conventionnel dans ses produits et 0 OGM alors que cette technologie pourrait dans certains cas éviter l’usage de produits chimiques y compris naturels comme la roténone qui sont très toxiques ? C’est de l’intégrisme.

Daniel Evain
11/10/2007
Etiqueter les ogm

Je suis paysan bio et fier de mes productions. En conséquence, j’identifie clairement mes produits pour le consommateur en indiquant le mode de production bio parce que ce mode de production permet de protéger l’environnement et d’obtenir des produits de qualité.

Parmi les défenseurs des ogm, j’entends souvent que les ogm contribuent à protéger l’environnement et que ce sont des produits de qualité. Mais dans ce cas, c’est un vrai argument de vente et il faut l’écrire en gros sur l’étiquette. Or c’est bien tout le contraire qui se passe. Les ogm passent dans le circuit de l’alimentation animale et les éleveurs n’ont pas d’obligation d’étiquetage pour les produits obtenus (lait, viande, oeufs...)

Un argument souvent utilisé est le libre choix du consommateur. ok pour ce principe mais il y a alors obligation d’information de ce consommateur pour qu’il puisse exercer son choix donc étiquetage.

Ingénieur agronome de formation ayant travaillé pendant 10 ans dans la semence et notamment chez Monsanto, je peux affirmer que la coexistence est illusoire. Demain (dans 10 ou 20 ans), notre agriculture sera ogm ou non ogm selon les choix que nous aurons effectué.

karen
11/10/2007
JE VEUX POUVOIR CHOISIR EN CONNAISSANCE DE CAUSE
il est peut-être vrai que les OGM trouveront un jour leur légitimité, quand il s’agira de créer des espèces résistantes afin d’éviter à une partie de la population mondiale de mourir de faim... Mais rien n’est moins sur.... Et je veux pouvoir faire mes choix sur des bases avérées et non sur des supputations... Aujourd’hui on ne sait rien des eventuels effets pervers des OGM sur un moyen ou long terme...et les études qui ont été réalisées sur les effets possibles des OGM ont toutes été comme par hasard mises de cotés... Dansq ces conditions, je dis NON, NON et NON... Puisque l’on me donne la possibilité d’exprimer mon avis, je préfère, et de loin, et de manière catégorique et définitive, manger bio.. Il en va de même pour mes enfants, pour mes amis, pour mes voisins..... FAITES LES EXPERIENCES EN LABO...INFORMEZ NOUS DES RESULTATS (Les vrais, pas les semi-dissimulés) ET NOUS EN REDISCUTERONS A CE MOMENT LA......
Joseph - 68
11/10/2007
OGM : un problème vite réglé

Plus de 85 % des Français sont contre les OGM.  Et si nous sommes en démocratie (si c’est bien le peuple qui décide),..alors les OGM devrait être interdits.

Si les OGM ne sont pas interdits, on nous expliquera que les élites savent mieux que le bas peuple ce qui est bon. Donnez leur du pain OGM et des jeux...

Anonyme
11/10/2007
Propagation de fausses rumeurs
Des soit-disant écologistes répandent depuis 2 jours sur les radios le concept selon lequel, si vous mangez des animaux nourris avec du maïs ou du soja de type OGM, votre santé pourrait être compromise. S’achemine-t-on vers un Grenelle de l’Intox ? Quand un cochon mange du maïs, il n’y a pas une seule protéine du maïs qui soit incorporée dans son organisme. Les protéines du maïs sont totalement hydrolysées en acides aminés dans son tube digestif et le cochon construit ses propres protéines à partir de ces acides aminés selon son propre programme génétique. Quand vous mangez du cochon, du poulet ou de la salade, il n’y a pas une seule protéine du cochon, du poulet ou de salade qui soit incorporée dans votre organisme : Elles sont totalement hydrolysées en acides aminés dans votre tube digestif et vous fabriquez vous-même vos protéines humaines à partir de ces acides aminés selon votre programme génétique humain. Heureusement ! ! C’est même pour ça qu’on peut survivre en mangeant à peu près n’importe quoi ! Au point que lorsque quelqu’un est dans un coma prolongé, on lui donne une alimentation parentérale, c’est-à-dire qu’on lui injecte directement dans le sang un hydrolysat de protéines, peu importe leur origine, c’est-à-dire essentiellement des acides aminés à partir desquelles il fabrique lui-même les protéines nécessaires à sa survie. Or qu’est-ce qui distingue un végétal OGM d’un autre ? Il contient une protéine supplémentaire parmi des centaines de milliers d’autres, qui est létale pour un insecte parasite du végétal, mais qui subira le même sort que toutes les autres protéines végétales dans le tube digestif du cochon, et ne changera pas un iota à la structure des protéines du cochon qui ne résultent que de son propre génome de cochon. Encore moins aux vôtres lorsque vous mangerez le cochon pour le même motif. Il est vrai qu’au siècle précédent on a bien donné crédit aux protocoles de Sion : Nous sommes dans le même registre sectaire, celui de la manipulation par la rumeur et la paranoïa ! On peut évidemment être opposé aux OGM pour d’autres motifs, environnementaux : Non- confinement du pollen, ou socio- économiques : dépendance vis-à-vis d’un semencier. Mais la rumeur selon laquelle vous pourriez vous empoisonner en mangeant des animaux qui ont consommé des OGM en dit long sur le caractère pervers de ceux qui la répandent. Un exemple : Sur BFM aujourd’hui 11 Octobre vers 16h au sujet des OGM,une dame dit " Manger ne va pas de soi ( !) Ce que vous mangez va au plus profond de vous-même" ( ! !)Jouissance du pervers en train de manipuler : Le doute va s’insinuer chez l’auditeur n’est-ce-pas ? Et s’il y avait des OGM dans mon sandwich ? Que disent nos Organismes, malheureusement non Modifiés depuis des lustres : INSERM, INRA, CNRS censés nous extirper de cet obscurantisme moyenâgeux ? Rien. Don’t disturb.
Florent FAURE
11/10/2007
Pour le respect du vivant

Faut-il poursuivre la recherche génétique ? Je n’en suis pas encore convaincu.

Ce qui est sûr, c’est que chacun est libre de faire ce qu’il souhaite du moment qu’il ne met pas en danger son entourage. C’est là que le bas blesse. Aujourd’hui on peut choisir librement de s’empoisoner librement en toute connaissance de cause en consommant certains produits mauvais pour la santé, c’est du libre choix de celui qui le fait.

Alors je dirais pourquoi pas les OGM, si on nous garantit qu’il n’y a aucune nuisance sur les êtres vivants au sens large du terme. Pour l’instant il me semble que ce ne soit pas le cas, car les premières expériences faites ont démontré des lésions graves sur des souris de laboratoire, donc premier danger pour l’homme.

Ensuite pour l’environnement, ok, quelqu’un veut planter des Ogm, grand bien lui fasse, mais il faut qu’il puisse garantir aucune nuisance aux alentours, aucune dissémination de pollen qui affaiblisse les plantations locales, surtout les variétés population issues de semences paysannes. Je pense qu’il ne faut pas oublier la toxicité envers les animaux sauvages et la flore sauvage locale, pour lequelles, ces dits céréaliers ogm devront pouvoir garantir la non contamination.

Donc celui qui prend la responsabilité de planter des Ogm, doit garantir moralement et financièrement en dédomageant, non pas financièrement car c’est trop facile, plus en terme de remplacement de récolte polluée avec sans doute des pertes d’exploitations pour l’agriculteur qui aura été pollué ; surtout pour ceux qui garantissent leur produits sans ogm comme en agriculture biologique.

Il me semble donc important de légiférer pour garantir la protection de tous et l’application du principe de précaution plutôt que d’attendre que l’on découvre qu’il soit trop tard et que c’est irréversible.

En d’autres termes, j’espère qu’il y aura des compagnies d’assurances suffisamment riches pour payer tous les dégâts engendrés par les ogm, car je pense que l’on en est qu’au début d’une grande catastrophe sanitaire.

Il me semble qu’une nouvelle fois ce n’est pas de la faute des paysans, mais de ceux qui ont inventé, breveté de nouvelles semences qui ont certes des avantages mais une face cachée mortifère. Mieux vaut ne pas jouer avec le vivant car il finira bien par nous faire comprendre qu’il vaut mieux essayer de travailler avec lui que contre lui en dénaturant ce qui fait de lui un joyau de la nature que les hommes ont mis des millénaires à sélectionner et à fortifier pour s’adapter à son environnement. Il s’agit en fait de deux visions du monde qui s’affrontent, faire avec ou faire contre la nature.

Léa D.
11/10/2007
Propositions

  Adopter un moratoire immédiat sur les cultures d’OGM en plein champ, qui sont notamment une importante source de contamination génétique de l’environnement et posent l’épineuse question de la brevetabilité du vivant.

  Développer une recherche non partisane sur les impacts des OGM en plein champ, qui quantifie notamment les risques de toxicité et de contamination génétique de l’environnement

Aurore
11/10/2007
Les OGM une technologie d’avenir

Les OGM sont cultivés depuis 10 ans, il y a plus de 100 millions d’ha dans le monde. A aujourd’hui aucun effet néfaste sur la santé n’a pu être contasté. Les OGM présentent des avantages pour l’environnement, pour l’agriculteur et les OGM de demain, pour le consommateur. Il ne devrait pas y avoir de filière séparée puisque ces produits sont sains, mais si le consommmateur le souhaite alors pourquoi pas.

Il nous faut maintenir une agriculture compétitive et les OGM sont un moyen de le faire. Si nous refusons le progrès technologique nous serons moins compétitifs que d’autres pays et le coût des matières premières en France va continuer d’augmenter. Les industries agro alimentaires risquent alors de délocaliser et l’emploi va en souffrir.

Comment peut-on être contre des plantes résistantes aux insectes (moins de passage insecticide), des plantes tolérantes à la sècheresse, des plantes enrichies en éléments nutritionnels ? Les possibilités sont immenses !

Oui à la recherche, à la production commerciale des Plantes Génétiquement Modifiées. Ce débat ne doit pas être idéologique ni politique mais technique, économique et pragmatique !

Sarah
11/10/2007
Principe de précaution - pas d’OGM en plein champ !

De trop nombreux exemples nous montrent qu’il ne faut pas faire n’importe quoi sans avoir les garanties nécessaires, quand il s’agit de mettre en culture des produits pour lesquels on sait qu’il sera impossible de faire marche arrière....

Il ne s’agit pas de fermer la porte aux OGM, mais d’interdire leur dissémination - donc toute culture en plein champ - tant que nous ne disposerons pas des garanties nécessaires... OK pour la recherche, contrôlée et surveillée.

Aujourd’hui je veux pouvoir manger sans OGM. Que tout le monde ne cherche pas à manger bio, ok, mais qu’on ne nous impose pas de manière incontrôlée des produits qu’on ne maîtrise pas. D’autant que leur culture sera contrôlée par quelques semenciers mondiaux... Où est l’indépendance alimentaire ?

sven
11/10/2007
interdisons les brevets sur la vie

Faut-il se poser la question des ogm quant à leur production ? Pourrait-on réflechir a priori sur les besoins et la production existant en matière agricole au plan planétaire. Il serait bon de se poser la question de comment produire de la nourriture à l’ensemble du monde. Il existe des pénuries alimentaires dans certains endroits du monde, quand en europe nous jetons les excédents agricole dans le but de ne pas voir s’éffondrer les cours agricoles. Alors ne produisont nous pas déjà assez pour nourrir toute la planète ? Aussi, pour nous occidentaux, ne pouvons nous pas imaginer de ne pas manger de viande à chaque repas ? Ce ne serait pas une proposition "décroissante" (tant ce mot semble faire peur à tout le monde) mais bien une nouvelle manière de nous nourrir, au démeurant bien plus santé.

Alors à quoi sert de produire des ogm ? Pour produire plus ? Probablement, mais si nous nous y prenions mieux, nous n’aurions pas besoin de produire plus. Donc pas besoin d’ogm. Par contre le point à soulever et qui le plus important de la question, c’est à qui profite financièrement les ogm ? Au agriculteur français : bien sur que non, ils produisent déjà trop et jètent leur surplus ! ! Aux agriculteurs étrangers ? Pas forcément puisque à produire des ogm de produits rentables (mais, tomates...) ils vont abandonner leur cultures régionales et cela annéantira les particularités socio-éthniques qui font la richesse de notre monde. Alors pour qui ? Et bien aux compagnies qui produisent les grains ogm et qui posent des brevets sur leurs découvertes, leur assurant une rente extraordinaire.

Alors ne pourrions nous pas tout simplement ne pas reconnaitre les brevets commerciaux sur tout ce qui peut toucher à la vie. C’est déjà le cas pour l’être humain, étendons le aux espèces animales et végétales. Avec une telle règle, je suis sur que nous verrions le discours changer sur les ogm.

pidge
11/10/2007
ogm ?

pour ou contre ? pourquoi contre ! pour faire comme d’habitude : le bon français qui revendique tout se mefie de tout et comme d’habitude laisser le train passer quand les autres sont monte dedans . bravo on a deja vu cela et on aura encore rater une marche ! pas la peine de se plaindre ensuite : agriculture pas competitive pas de croissance pas de création d’emploi .... bref du bien francais franchoullars qui a toujours peur de son ombre et qui ne résonne que par des associations de defense qui ne font que faire peur et ne rien proposer et qui d’ailleurs ne sont que des intellos bien assis dans leur fauteuils totalement deconnecter des réalites technique et economique.

alors laissons faire a ceux qui on de l’ambition et du bon sens les evolutions nécesaire a la révolution verte d’autant plus que ogm rime avec respect de la nature (moins de pesicides) et surtout une fabuleuse solution biologique pour trouver et produire de nouvelles molecules (médicamenteuses entre autre !)

et la transparences des produits importé elle est ou ? bresil usa chine pas d’ogm ?

il y a bien longtemps qu’on en ingurgite alors mieux vaut les produire soit meme et savoir comment et d’ou ils viennent....... aller un peu de courage messieurs et madame les politiques !

vincent
11/10/2007
Pas d’OGM dans nos filières

La production d’OGM ne peut se faire qu’à condition qu’elle ne contamine pas de production sans OGM (seuil 0%), de façon à offrir aux consomateurs qui n’en veulent absolument pas une véritable garantie. C’est le cas essentiellemnt pour les produits biologiques, mais aussi pour d’autres signes officiels de qualité.

La filière OGM doit être parfaitement transparente, y compris pour la viande issue d’animaux ayant consommé des OGM, où, dans le cas où des aliments importés n’offrent pas de garanties suffisantes. Pour cela, un étiquetage garantissant des produits sans OGM doit exister, sans surcoût pour ceux-ci (supporté pas les producteurs ou semenciers OGM)

Je suis d’accord sur la version la plus stricte du texte, c’est à dire aussi sur l’application des mesures non consensuelles.

VJM
11/10/2007
Que le choix soit vraiment possible

En tant que consommateur, je veux pouvoir choisir de manger ou non des ogms. L’étiquetage doit donc être implacable : clair et facile à comprendre.

Si du fait d’un tel étiquetage, les ogms ne se vendent pas, ce sera la preuve économique que ce marché n’existe pas selon les lois classiques de l’offre et de la demande et que selon les canaux économiques en vigueur, ils doivent être rejetés.

Les industriels qui savent bien ce point luttent de toutes leur force pour éviter un tel l’étiquetage au motif qu’un végétal ogm ne se distingue pas d’un autre et qu’un étiquetage les discriminants seraient donc attentatoire à la libre concurrrence. Ce faisant, ils nous dénient le droit de décider ce sur quoi nous avons envie de faire porter la concurrence. Ce droit est pourtant le premier droit de l’acheteur. Comme il concerne des produits que nous ingérons, ce déni est plus profondément attentatoire à que nous sommes et au droit le plus fondamental : celui de choisir notre nourriture.

Conséquence de ce droit fondamental, les éventuels producteurs d’ogm doivent légalement et financièrement assumer toute contamination de végétaux non ogm par des ogm et doivent supporter toutes les charges financières empêchant cette contamination. Que cette responsabilité entraine la non rentabilité du secteur ogm ne ferait que prouver le caractère erroné du système économique de la culture des ogm.

Je ne vois pas de raison d’interdire la recherche scientfique sur les bienfaits et méfaits des ogms. Je ne vois que des raisons pour en refuser la consommation. Celles-ci sont tant personnelles(je ne mange jamais de produit allégés - je préfère équilibrer mes repas et faire du sport - , je priviligie le frais, je n’achète que pas de plats tout préparés , alors pourquoi irais-je acheté des végétaux trafiqués dont on ne connait pas l’influence à long terme) qu’économiques (rendre les agriculteurs esclaves de sociétés comme Dos Santos serait une calamité pour ces agriculteurs et l’environnement comme l’a prouvé l’actualité de l’agriculture aux USA par exemple)

L’argument comme quoi les ogms demandent moins de pesticides est erroné car les grands groupes fabriques des plantes plus résisa

mère et citoyenne ...
11/10/2007
des cobayes au profit de qui ?

actuellement il y a une opacité terrible sur la culture des PGM, et c’est l’environnement,nous et les générations futures qui sommes les cobayes de cette expérience à l’échelle planétaire. Avant de se précipiter tête baissée dans une technologie non maîtrisée, nous devons nous poser plusieurs questions, et toujours remettre en question (douter) les "avancées" scientifiques, comme les expériences passées nous l’enseignent :

  quel est l’intérêt des PGM ? pas de nourrir l’humanité, car la diversité biologique le permet mieux que quelques seules espèces à l’échelle planétaire (adaptation au climat, au sol, aux ravageurs, de variétés anciennes, recherches scientifiques plus intéressantes sur ces variétés et sur les techniques de culture) Certainement de profiter financièrement à quelques rares ( 5 mondiaux ?)semenciers qui détiendraient ainsi un pouvoir extrêmement dangereux sur l’alimentation mondiale.Les agriculteurs n’y gagnent visiblement pas au bout de quelques années (en Occident, ne parlons pas des petits paysans des pays en voie de développement qui ne pourront pas les acheter). Est-ce uniquement fait pour une agriculture intensive, de gros propriétaires terriens ? Est-ce la mort de la petite paysannerie ?
  quel est l’impact sur l’environnement, sachant que la coexistence n’est pas possible ?
  Quel est l’avenir de la biodiversité ?

Nous n’avons pas à agir sur terre comme si nous n’étions pas responsables des conséquences de nos actes, nous devons absolument préserver la vie des générations futures, et pour cela, il faut être capable de prendre un chemin différent que celui actuellement tracé par des lobbyes industriels uniquement avides de profits financiers

Mai Pei
11/10/2007
L’Homme prétentieux

Malgré toutes ces propositions qui peuvent paraitre bien séduisantes en terme de gestion du risque OGM, j’ai un problème : je n’ai pas confiance, pas confiance du tout en l’efficacité de ces actions en particulier lorsqu’il s’agit de gros sous ou de stratégie politique.

Je souhaiterais par ailleurs, ramener le débat OGM à cette question : comment l’homme peut-il avoir la prétention de s’approprier le vivant de la sorte et surtout de croire qu’il puisse d’ors et déjà anticiper toutes les situations, toutes les conséquences de ces manipulations génétiques ?

Il lui faudrait un cerveau gros comme 3 planètes !

Oui à la recherche en labo ; non à la culture OGM en plein champs (pas en l’état actuelle de nos connaissances et pas tant que la confiance ne sera pas restaurée).

laya
11/10/2007
Irréversible :
Comment les scientifiques peuvent ils prétendre obligées les expérimentations en plein champ alors qu’ ils savent qu’une contamination génétique ne permet pas de revenir en arrière ! Que veut-on au juste , parvenir en définitive à une généralisation des cultures transgéniques à moyen terme par et grâce aux disséminations des transgènes ?
jbb
11/10/2007
vive la coexistence

vive la co existence la plus pacifique possible entre cultures OGM et cultures conventionnelles : le seul moyen est de renforcer l’utilisation de semences certifiées et de re définir par espèce ( avec des différences entre autogames et allogames) les réglements techniques de production des semences avec des taux d’impuretés transgéniques admises réalistes pouvant différer des taux d’impuretés variétales conventionnelles en vigueur.

Les OGM’s ( pour les plantes d’espèces supérieures) ne sont pas invasifs ( par définition) contrairement à la légende et aux fantasmes , ils le seraient s’ils bénéficiaient d’un avantage compétitif par rapport à la plante sauvage. Les risques de dissémination par pollinisation d’espèces apparentées ( colza, betterave..) sont pris en compte à priori lors de l’instruction des dossiers d’inscription. Je fais confiance aux experts chargés de ces dossiers pour faire correctement leur travail ( qui n’a rien de sorcier).

jbb
11/10/2007
breveter le vivant ! qu’est ce que le vivant ?
A t’on défini où commençait le vivant ? Je me méfie des attitudes émotionnelles du genre "quelle honte de breveter le vivant !". En fait on a déja breveté ( depuis longtemps)des souris et autres animaux ou micro organismes ( levures) ou plutot les séquences de leur ADN qui sont nouvelles.( il faudrait lire les brevets pour pouvoir en dire plus) Rien n’est plus chimique que l’ADN, c’est une molécule trés inerte( peut être la plus travaillée au cours des 30 dernières années) que l’on sait fabriquer in vitro. Qu’on interdise le pillage ! c’est évident. Qu’on empèche le brevet ? comme le brevet a comme contre partie sa publication , cela revient à laisser travailler les instituts, laboratoires et firmes dans le secret absolu qui devient le seul moyen de conserver son invention, mais reconnaissons le, moyen pas trés favorable à l’efficacité de la recherche qui passe par la coopération la plus large.
taupada
11/10/2007
dissémination
quelle garantie aurons-nous de produire ou de consommer non OGM étant donné que les cultures en plein champ se disséminent partout et polluent tous les alentours. La liberté c’est le choix, et nous ne l’aurons plus ! ! !
Olivier
11/10/2007
Transparence et Liberté

Je voudrais réagir à un des principes énumérés plus haut : Celui de la transparence des parcelles de culture.

Je crois que ce principe de transparence doit s’associer au principe de liberté. Mes parents m’ont toujours appris que ma liberté s’arrêtait là ou commençait celle de mon voisin. Aujourd’hui celle d’agriculteurs cultivant des OGM en toute légalité, et dans le cadre des prescriptions techniques demandées, est violée par des lâches agissant de préférence la nuit ! Alors la transparence dans tout cela ne fera qu’alimenter ces groupuscules en marge de la Loi pour leurs bien lâches forfaits. Ceci est purement inacceptable !

De plus je me demande en quoi afficher le nom de tel ou tel sur Internet n’est pas discriminatoire et contraire à la Loi informatique et liberté.

Il y a certainement des moyens pour informer ceux qui utiliserons l’information en respectant la liberté de celui qui est concerné, mais ne mettons pas de croix sur des champ comme le font certaines ONG aujourd’hui, cela nous rappelle une bien triste époque de notre histoire !

volta
11/10/2007
non aux OGM en plein champs
Ne nous voilons pas la face ! Nous sommes tout à fait capables de nourrir les milliards d’humains sur terre sans pour autant avoir besoin de recourir aux OGM. Prenons soin surtout d’éviter le gaspillage des ressources naturelles... Faire des cultures OGM pour nourrir la planète reste un prétexte qui serivira uniquement, une fois de plus comme pour les pesticides, à engraisser les firmes agro-industrielles. (cf expériences en Indes....) Les scientifiques français et étrangers montrent que les plants OGM peuvent s’hybrider avec des plants non OGM. C’est donc bien anti-démocratique que de vouloir imposer les OGM en plein champs. Les citoyens n’auront alors plus le choix. Nos petits producteurs français en agriculture biologique on déjà bien dû mal à se développer, en plus de l’utilisation de pesticdes (volatilité, infiltration dans les sols...) à proximité de leurs champs, on voudrait aujourd’hui leur coller des OGM ! ! ! Pour respecter la démocratie, les plants d’OGM doivent être cultivés sans contact avec l’extérieur.
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11/10/2007
OGM ? NON MERCI

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OGM ? NON MERCI. INTERDICTION/MORATOIRE IMMEDIATS = NI CULTURE NI IMPORTATION OGM.

En lisant attentivement le Rapport de l’intergroupe OGM et le Message écrit en introduction du Blog, j’ai fait un constat alarmant : le terme « moratoire » n’y parait pas. Encore plus curieusement, les membres du Groupe 2 (biodiversité) et du Groupe 4 (agriculture, agroalimentaire) ont bâti leur projet donc l’avenir, sans OGM. Ce qui prouve que l’on peut donc vivre sans OGM. S’agirait-il d’une farce, d’une mascarade ? Moratoire, un mot tabou ? Et pourtant Jean-Louis Borloo en a parlé le 20.09.07. Cette disparition semble être due à un projet de loi en plusieurs points, loi qui sonnerait le glas du moratoire et ferait le bonheur des semenciers OGM.

Il faut prendre conscience que l’interdiction des OGM gagne du terrain en Europe. L’Autriche, la Hongrie, l’Allemagne, la Roumanie ont suspendu sur leur territoire l’autorisation du maïs MON810, seul cultivé en Europe. Leur argumentation porte sur les impacts non maîtrisés des OGM sur la faune et la flore à la lumière de récentes études scientifiques. La Grèce, l’Italie, la Suisse et la Pologne ont mis en place des réglementations nationales qui leur permettent d’interdire la culture d’OGM sur leur territoire (sites Attac, Greenpeace). Donc aucune difficulté pour que la France s’en inspire. D’ailleurs, le moratoire décrété par la France en 1998 sur le colza s’exerce toujours.

Urgence à faire abroger les décrets laxistes pro-OGM, promulgués par le précédent gouvernement le 19 mars 2007, et en catimini, sans aucun débat parlementaire.

En France, selon les sondages, environ 80% des citoyens sont opposés aux OGM et environ 60% d’agriculteurs refusent de cultiver des OGM. Au deuxième tour des présidentielles, Nicolas Sarkosy fut élu avec 52% des suffrages exprimés soit loin de la majorité des citoyens adultes. Juste retour des faits, notre Président doit accepter le moratoire demandé par une large majorité de citoyens.

Pourquoi devons-nous craindre cette éventuelle future loi ?

« Libre choix de produire (coexistence) et de consommer sans OGM » est une utopie désastreuse. En Espagne, les politiques laissent faire, les surfaces maïs OGM sont importantes et toute la filière maïs bio par ex., polluée a disparu. En France, en Aquitaine, les surfaces maïs OGM (illégales) bien que limitées ont déjà contaminé la filière bio. Les contaminations des cultures ne sont pas contenues par 25 m de séparation des champs. Les insectes (abeilles, miel, 1,5 km) , le vent transporte les pollens sur des centaines de km. Dans tous les pays de la planète qui pratiquent des cultures OGM, les cultures conventionnelles de la même espèce sont contaminées. C’est un fait avéré incontournable. Outre la contamination, des expérimentations de longue durée sur animaux, en laboratoire et sur cheptels bovins ont montré la nocivité du maïs OGM. 

La FNSEA et Les Jeunes Agriculteurs, après avoir pollué la Nature, agressé la santé des citoyens, avec les pesticides, les intrants et les nitrates phosphates, via une agriculture productiviste, aimeraient poursuivre avec les OGM (soutien appuyé des semenciers) et mettre à mal la biodiversité. Cet ensemble est et serait subventionné par l’Europe, donc avec l’argent des contribuables européens parmi lesquels beaucoup refusent ces situations.

Un internaute signalait, en prenant exemple sur les tomates que les plantes se croisent elles mêmes. C’est exact. Depuis des millions d’années, la Nature opère des croisements mais en respectant les barrières des règnes végétal et animal, et celles des espèces. La Nature n’a jamais croisé une girafe avec un maïs. A contrario, par les chimères OGM, l’Homme transgresse d’une manière irréversible les barrières des règnes et des espèces : gène bacille et gène végétal dans le maïs Bt, saumon OGM au Canada, chimère sur foetus humain en Grande-Bretagne.

De très nombreux cheptels français sont déjà alimentés par du soja et du maïs transgéniques volontairement mélangés par les fournisseurs nord-américains et brésiliens aux produits normaux. Béatement nous mangeons de la viande et des dérivés pollués par les OGM. Il faut cesser de se soumettre aux diktats des USA et refuser ces mélanges trompeurs. A défaut d’interdiction il faut une OBLIGATION d’étiquetage des produits animaux et dérivés traversés par la filière OGM et cela à toutes les étapes de la vente. Il semble que les pro-OGM y soient opposés. Auraient-ils peur de la transparence ? Il faut également arrêter ce seuil d’acceptation de pollution autorisée arbitraire à 0,9% d’OGM, seule possibilité : 0,0%.

« Principe de Haute Autorité ». Pourquoi pas mais je doute de sa constitution, de son financement, de son efficacité, de son indépendance car les « experts » sont souvent en intelligence avec les lobbies. En tout cas, pas d’acceptation de membres des Académies de Médecine et des Sciences dont le rapport, voici quelques années, favorable aux OGM a été rédigé par un expert Novartis, présent lors des débats. Un oubli dans le projet : les semenciers paient et non les contribuables.

« La recherche en milieu confiné ne doit pas être bloquée ». Ce thème est souvent avancé dans le but de concevoir, entre autres, des médicaments. Définition du milieu confiné ? En 2005, le Ministère de l’Agriculture avait autorisé dans le Puy de Dôme la culture de 20 ha de maïs trans destiné à tempérer les effets de la mucovisidose. Vingt ha ! (1000 m par 200 m). Ce n’était certainement pas en espace clos (Echo Nature n°3, 8.05). Ces essais menés effectivement en plein champ, par Méristem Therapeutics (USA) furent déclarés illégaux par le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand (La Montagne 5.5.06). Ainsi donc sous prétexte de concevoir des médicaments « OGM révolutionnaires », les semenciers OGM s’associent aux multinationales pharmaceutiques pour jouer au loup dans la bergerie. Tout cela arrange bien en France, la médecine officielle ou médecine d’Etat. Cette dernière s’arroge le pouvoir de gérer la santé publique en discréditant toutes les médecines en dehors de l’allopathie. Assassiner des médecines revient à supprimer des quantités de produits, de médicaments. Agiter le fantôme du médicament OGM permettra de dissimuler l’invasion des cultures OGM en France.

Un sujet jamais évoqué : celui des vaccins OGM. Béatement, la population accepte d’être contaminée par ces vaccins tel celui de l’hépatite-B. Ainsi ces dernières années des millions d’individus (nourrissons, adultes) influencés par la publicité, la contrainte, le mythe vaccinal, ont accepté d’être plusieurs fois agressés dans leur chair par un OGM. Un autre vaccin OGM est sur la rampe du lancement médiatique : le Gardasil sensé éviter un cancer du col de l’utérus. Un vaccin n’est pas un médicament sensé guérir mais participe à la santé financière des groupes pharmaceutiques. Ces introductions répétées dans la chair des cobayes inconscients de la nature des vaccins OGM, sont prometteuses de maladies indéfinissables qui feront les beaux jours de la médecine.

« Un régime de responsabilité strict et sans faute, ou principe pollueur payeur » « Une belle usine à gaz. » Position des compagnies d’assurance absentes du débat ? Il est évident que le contribuable ne devra pas être sollicité pour la financer ! C’est trop facile : le contribuable paiera pour subventionner via l’Europe les pro-OGM et il devrait financer les ratés du risque pris par ces agriculteurs. Il est certain que les agriculteurs conventionnels ne voudront pas financer ces risques. Attitude des tribunaux non cités dans le texte ? Car les conflits se dénoueront au tribunal. Pendant le temps des palabres, le pollué surtout bio (produit déclassé) devra rééquilibrer ses finances. Souvenez vous du miel pollué en Aquitaine. Le tribunal de Marmande (24.5.07) a demandé aux apiculteurs de délocaliser leurs ruches pour permettre aux agriculteurs pro-OGM et semenciers d’opérer en toute quiétude. Un comble : le pollué, condamné.

« Principe de subsidiarité », c’est-à-dire « le droit des régions et des collectivités locales de se déclarer sans OGM » N’ayant pu obtenir l’interdiction ou un moratoire au niveau national, le bébé est lâchement repassé par exemple aux maires de communes rurales comme il en existe dans ma campagne. Opération scabreuse. Souvent les maires évitent d’être désagréables envers les gros agriculteurs, pire, les maires sont parfois ces agriculteurs, voire sont des élus ex-UDF ou UMP, deux partis favorables aux essais d’OGM. La Région Haute-Normandie s’est déclarée en 2005 sans culture OGM, car animée par le PS favorable au moratoire. Mais la carte politique est mouvante. En Aquitaine, une centaine de communes et le Département ont pris position contre les OGM et malgré cela les maïs conventionnels et bio commencent à être pollués. En plus, les lobbies agrochimistes et semenciers ne manqueront pas de faire un travail de sape pour encercler les élus locaux. Par ce principe de subsidiarité il y a danger.

Malgré les explications abondantes et documentées exposées sur le site du Grenelle de l’environnement, une interdiction ou un moratoire, ne peuvent pas être remplacés par la future loi proposée, passoire aux OGM et aux semenciers.

A lire : * Ces ogm qui changent le monde - Gilles Eric Séralini - Flammarion - 10.04. * Bio, raisonnée, ogm - Claude Aubert et Blaise Leclerc - Terre vivante - 4.03.

Damien
11/10/2007
OGM en plein champs : pas possible
IL n’est pas possible de faire co-éxister sans risque les cultures OGM et classiques. Car il y’a risque de dissémination de ces gênes sur d’autres plantes, création d’insectes résistant, contamination par les abeilles.... Si on décide que les cultures OGM en plein champs doivent exister en France cela revient à dire que ce sera à terme le seul type de culture pouvant exister puisque les autres seront condamnés car contaminés (comment faire du Bio avec un voisin cultivant des OGM). On a retrouvé des pollens de maïs à plus de 1000 mètres d’altitude, comment peut on dire que 5 ou 50 mètre suffisent à empêcher la contamination de parcelles voisines. Il ne s’agit donc pas de parler de coexistence mais bien d’imposer un modèle à l’ensemble du monde agricole sans laisser la possibilité de laisser se développer d’alternative. Je considère cela anti démocratique : que fait on de ma volonté de manger des produits bio ou sans OGM. Je précise que je suis pour la recherche fondamentale sur les OGM, pour leur utilisation médicale dès lors qu’il s’agit de production ou de recherche en milieux confinés. Nous n’avons pas besoin d’OGM dans la nature, nos enfants nous le reprocherons. Il faut un moratoire vite, pas d’OGM en plein champs ni dans mon assiette.
Evy
11/10/2007
Une technologie révolutionnaire !

Le débat des OGM est en effet extrêmement passionné. Il faut le recadrer. En France seul le maïs Bt est autorisé. En France et en Europe, aucune autre plante de la même famille que le maïs n’existe. Ainsi, le maïs OGM ne pourrait féconder éventuellement que du maïs conventionnel. Arvalis, l’AGPM ont réalisé des suivis sur plusieurs années pour déterminer la distance à respecter pour être en dessous du seuil de 0.9% de maïs OGM dans le champ voisin. Cette distance est de 25 m sans rien entre les 2 champs ou de 12 rangs de maIs pour faire tampon. Ces distances ont déjà été multipliées par 2 lors des 2 derniers décrets de mars : principe de précaution oblige bien sûr... Quant au pollen, c’est agronomiquement prouvé que le pollen de maïs est lourd et ne se déplace pas sur des km. En tout cas si vous le retrouver 10 km plus loin, vous pouvez être sûr qu’il ne sera plus fertile !

La coexistence du maïs conventionnel, du maïs OGM est donc possible. Si tout le monde y met de la bonne volonté on peut y arriver tout en respectant les personnes qui ne sont pas pour le développement de cette technologie.

Pourquoi les agriculteurs des régions concernés par les pertes de rendement dues à la pyrale et à la sésamie désirent tellement en cultiver ? ? ? Parce que cette technologie leur permet de produire un maïs qui restera debout jusqu’à la récolte, qu’ils gagneront des quintaux et que le maïs récolté sera plus sain, tout cela sans mettre d’insecticide contre ces insectes foreurs. Les dégâts occasionnés par ces ravageurs sont, selon les secteurs très importants. Il est normal que des agriculteurs puissent avoir accès à cette technologie, sans être pénalisés par des mesures qu’une minorité d’acteurs du monde agricole souhaitent prendre alors qu’ils ne connaissent pas le sujet dans le détail.

Bien sûr, il faut que les coopératives et les négoces, les semenciers, l’AGPM continuent à communiquer sur les règles à respecter pour cultiver du maïs OGM. 

Ne bloquons pas le développement de cette technologie qui dans la conjoncture actuelle de pénurie de matières premières paraît de plus en plus indispensable.

Denis T
11/10/2007
Encore plus loin

Poussons au bout le raisonnement. Lorsqu’on demande que l’agriculture soit plus économe de produits de santé végétale et plus regardante quant à sa consommation en eau, posons nous la question de quels OGM nous pourrions utiliser pour répondre à ces 2 défis. Il me semble illusoire de vouloir maintenir une agriculture performante et capable de nourrir la population en revenant aux méthodes culturales d’il y a 40 ou 50 ans. Aujourd’hui, le niveau de sécurité alimentaire n’a jamais été aussi élevé dans notre pays et la progression a suivi l’utilisation de techniques culturales toujours plus pointues. Il serait dommage de se passer des biotechnologies sous le prétexte qu’un lobby visible s’y oppose en multipliant les actions démonstratives. Poussons encore plus loin le raisonnement. Ne pas accepter les OGM va conduire à créer un différentiel important de compétitivité entre les pays qui auront choisi la voie de la modernité et les autres. Si nous sommes dans ces derniers, posons nous la question d’où proviendront nos produits agricoles importés (avec ou sans OGM ?). De même pour la viande que nous importons déjà d’Amérique (du nord ou latine) à prix très compétitifs. Pensez vous que les volailles ou les porcs produits dans ces pays suivent les exigences de production que nous connaissons en France ? Pensez vous que la plupart des matières premières que nous nous interdisons d’utiliser dans nos aliments pour le bétail sont également interdites dans ces pays là ?

Assez de faux semblants. A vouloir laver plus blanc que blanc nous n’aurons bientôt plus le choix de notre lessive et serons contraints de porter le linge que d’autres nous fourniront.

veilleur
11/10/2007
le maïs, un OGM pas comme les autres
Lorsque Mme Dominique Voynet, ministre, a essayé d’expliquer le cas particulier du maïs à ses collègues, elle n’a pas été comprise. A cette époque, les décideurs manquaient de formation sur ce sujet. Leur incompréhension a causé bien du retard. Ce n’est pas parce qu’une PGM est acceptable, malgré certains défauts, que n’importe quel OGM, végétal ou animal, doit s’engouffrer dans la brêche ! Il a manqué à Mme Voynet de faire comprendre que le maïs était très différent du colza. Les moratoires tels qu’ils sont appliqués jusqu’à présent, servent principalement à faire patienter les obtenteurs candidats à leur légalisation. Encore heureux qu’ils ont d’autres sources de revenus, car sinon ils seraient descendus dans la rue ! Au sujet des maïs OGM, je comprends l’impatience de certains cultivateurs, même s’ils ont surtout des sésamies...car un maïs Bt se défend mieux contre la pyrale que contre les espèces de sésamies, dont la chenille attaque uniquement la base de la tige. Et puis il est vrai que dans le Sud-Ouest, tout le monde n’est pas équipé pour sécher correctement les grains, à moins de suspendre les épis sous les auvents, à l’ancienne. D’où la crainte des mycotoxines, beaucoup plus liées à la mauvaise conservation des grains qu’à ce qui s’est passé au champ. En plus, il y a dans cette région une bonne tradition, celle de ne pas utiliser les insecticides en végétation. D’où l’espoir mis dans des plantes qui fabriquent elles-mêmes leur propre insecticide ! Et puis si on fait mais sur maïs, il n’est point besoin d’herbicides malgré les recommandations des vendeurs ! Bref, il faut organiser la culture des maïs OGM dans le grand Sud-Ouest, en partageant le terrain avec les apiculteurs et les anti-OGM, et ne pas faire une loi nationale valable pour tous !
Céline
12/10/2007
Une technologie révolutionnaire DONT on ne maîtrise pas toutes les conséquences !

Certes on pourrait penser que le maïs OGM ne peut contaminer d’autres plantes (encore que, parfois la nature peut nous surprendre), mais il faut voir aussi les effets sur l’être qui va se nourrir de ce maïs.

Un reportage sur France 2 passé juste après les dernières élections présidentielles nous montrait des vaches nourries exclusivement avec ce genre de maïs. Elles mourraient ou elles étaient malades et il fallait les abattre (pas de moyen de guérison) ou elles avaient des pis d’où le lait sortait par de nouveaux orifices (près de la base du pi) et qui produisaient du lait dont les caractéristiques n’étaient pas les mêmes que celles du lait de vache non nourri au OGM.

Personnellement, je me demande qu’elle est l’utilité de cultiver un maïs dont sait pertinemment qu’il n’est pas sain d’en consommer, même pour les animaux ou qui est destiné à l’exportation.

Par ailleurs, il y a plus de 5 ans, j’avais vu aussi un reportage sur France 5 nous montrant un poisson génétiquement modifié aux Etat-Unis. La modification voulue était réussie mais le nouveau poisson était très agressif. Heureusement, cette expérience était restée en laboratoire et sous-contrôle.

J’aimerais voir évoluer les consciences pour que nous examinions toutes les conséquences de l’utilisation des OGM. Lorsqu’un organisme est modifié génétiquement, il ne faut pas voir seulement les limites de sa propagation et la qualité du produit qui en est issu : il faut examiner les conséquences sur tout le monde du vivant lié à cet organisme non modifié. Par exemple, a-t-on étudié les conséquences sur les oiseaux se nourrissant des graines de plantes OGM tombées après récolte sur le champ cultivé ?

En modifiant un maillon de l’écosystème, comment réagit l’écosystème ? La question peut paraître naïve, mais les risques sont grands.

Guy
11/10/2007
OGM : une solution technique aux pb techniques !
Oui au développment de la recherche sur les biotech. Utisons les données scientifiques établies pour encadrer les productions OGM. En maîs, revenons à un isolement de 25m qui garantit que les parcelles voisines présenteront moins de 0.9% d’OGM et ne nécessiteront pas d’étiquetage particulier. Les 50m actuels sont politiques et non techniques. Oui à une coexistence maitrisée !
Brigitte
11/10/2007
OGM : une solution DANGEREUSE ! il faut un MORATOIRE ! !

la coexistence est malheureusement impossible ; les dangers pour la biodiversité sont avérés ; on ne connait pas exactement les autres sur la santé humaine ; dans l’attente de données et de garanties sérieuses, cultivons-les ... en milieu confiné par exemple ! et exigeons UN MORATOIRE !

voici 5 raisons au moins pour cela :

1/ nécessité de transparence : Nous mangeons des OGM sans le savoir - sans pouvoir choisir - par le biais de produits animaux nourris aux OGM et dérivés, dont l’ETIQUETAGE n’est TOUJOURS PAS obligatoire ! Or de tres nombreux aliments sont élabores a partir de produits d’animaux nourris jusqu’à 60% d’OGM - c’est-a-dire de plantes contenant de fortes doses de toxiques, insecticides...

2/ principe de précaution : On sait qu’il y a 1 forte suspicion de malformation chez les animaux nourris aux OGM. Des études serieuses ET publiques doivent etre faites. Par ailleurs quel impact sur la santé humaine ? Sur les allergies notamment, en l’absence de tracabilite ? Veut-on retrouver 1 situation de type "vache folle" ?

3/ au niveau biodiversite, la, pas de probleme, la contamination par pollenisation n’est plus a demontrer ; elle est irreversible ; les abeilles en sont les 1eres victimes, puis viennent tous les agriculteurs bio, (et les consommateurs) ; et rapidement ensuite ce sera le tour de l’agriculture traditionnelle : nous n’aurons PLUS le choix

4/ au niveau économique, la main-mise des grands groupes semenciers-producteurs de pesticides comme Monsanto n’est pas supportable.. L’état doit prendre des mesures justes et ne pas se soumettre aux lobbies

5/ dernier point : l’utilisation actuelle des OGM pose la question - grave - de la brevetabilité du vivant. Là aussi, une prise de position forte au niveau de l’etat est + que souhaitable

Pour toutes ces raisons, comme en Grèce, en Suisse.. un moratoire permettrait un temps de reflexion et d’etudes sur ces graves questions ;

Anonyme
11/10/2007
quel avenir pour les OGM
Les OGM sont cultivés et importés depuis de nombreuses années et je me demande pourquoi nous sommes en France encore en train de parler de moratoire. A force d’utiliser le principe de précaution ,nous n’osons plus rien faire. Les Ogm commercialisés à aujourd’hui ont subis de nombreux contrôles réglementaires et ils respectent les réglementations en vigueur. La technologie des Ogm est utilisée pour d’autres usages(médicamanents ou autre ) et tout le monde trouve cela normal. Arrêtons de faire peur au grand public à travers les médias Les scientifiques ne sont pas des apprentis sorciers
Norbert
11/10/2007
Oui aux OGM

Les OGM sont sûrs et fiables, ils sont étudiés de façon extrêmement importante depuis plus de 20 ans : je cit Mr Houdebine directeur de recherche à l’INRA, membre de l’AFSSA, membre de la CGB : " jamais depuis des milliers d’années de civilisation, un aliment n’a été aussi étudié, contrôlé et évalué que les OGM" Nantes le 9 Octobre 2007 ; Les OGM sont une réalité partout dans le monde : 100 Millions d’ha produits dans plus de 50 pays, par 10 Millions d’agriculteurs qui en ont fait le choix librement. De plus en plus d’agriculteurs choisissent ce mode de production et notamment dans les pays en voie de développement. En France plus de 20 000 ha de Maîs OGM ont été cultivés par des agriculteurs désireux de le faire. Non pas pour faire plaisir aux semenciers, mais parce que ceux-ci leur apportent sécurité, rendement dans le respect de l’environnement puisqu’ils n’utilisent plus de produits phytosanitaires. Les OGM aujourd’hui permettent de produire facilement et en toute sécurité des aliments riches en vitamine A : le riz, la pomme de terre, ce qui permet aux populations qui n’ont pas accès aux compléments alimentaires de se nourrir de façon équilibré.

Les OGM demain permettront de produire en toute sécurité des graines de qualité, en quantité et en utilisant 30 à 40% de moins d’eau qu’une plante classique. Et tout le monde sait que l’eau est une ressource vitale non renouvellable et qu’il convient d’économiser. Les OGM après demain permettront de dépolluer les sols des Nitrates, pourront pousser dans des sols inutilisables aujourd’hui à la culture. Une des applications est de pouvoir libérer des terres pour créer de la biodiversité.

Laissons l’agriculture plurielle s’exprimer et cohabiter, c’est possible et c’est une réalité aujourd’hui. Agriculture Biologique, conventionnelle et utilisant les Biotechnologies répondent à des besoins différents, et adaptés à des milieux différents. On ne pêut pas nourrir les populations qu’avec du BIO : une production BIO ne permet pas aux agriculteurs de produitre en quantité suffisante et en sécurité : Une production BIO produit 4 à 5 fois moins qu’une production conventionnelle ou OGM : il y a déjà des millions de personnes qui n’ont pas assez à manger.

Une agriculture forte, productive, durable, plurielle et respectueuse de l’environnement : c’est possible.

Il faut reconcilier le monde rural et le public qui n’est pas bien informé : les réunions d’information sur les OGM n’attirent pas les foules.(Nantes :800 000 habitants . Octobre 2007 : réunion débat sur les OGM : 60 personnes dans la salle : POURQUOI ? alors que tout le monde se pose des questions, veut savoir et en même temps condamne sans savoir les OGM, les pesticides (qui sont les médicaments de nos plantes. Savez vous qu’une plante qui n’est pas protégée, soignée, peut être porteuse de champignons toxiques pour l’homme ou les animaux.)

la fourmi
11/10/2007
Osons la confiance

En France, chaque année, toutes espèces confondues environ 350 nouvelles variétés sont autorisées à la commercialisation. Elles sont toutes différentes, les sélectionneurs créent de la diversité .Si un nombre plus restreint de ces variétés a un grand avenir de production les autres ne sont pas perdues pour autant, elles sont source de nouvelle variabilité au même titre que des ressources génétiques. Les sélectionneurs savent bien que variétés et ressources génétiques sont la matière du futur, Il faut plus de 6 ans pour créer une nouvelle variété. Sauf cas très particulier, l’utilisation de la transgénèse ne raccourcira pas beaucoup ce délai .Cela veut dire qu’il faut anticiper les besoins et les objectifs de la sélection, l’évolution du contexte social, économique, environnemental, réglementaire.

La productivité ?eh bien oui, il faut la préserver, la demande accrue de produits alimentaires n’est qu’une des justifications. La diversification des aliments et la valorisation de terroirs agricoles plus difficiles en sont d’autres.

La qualité ? Comment trouvons-nous le gout des melons depuis quelques années ?, la finesse des asperges ? Quant aux endives, on en viendrait presque à demander d’ajouter une pointe d’amertume. Huiles, farines suivent le même chemin. Tout cela c’est visible et chacun de nous en profite. En parlons-nous suffisamment ?

La marche vers des variétés de plus en plus respectueuses de l’environnement n’est pas récente, elle est à la fois volontaire et contrainte par la réglementation. Prenons pour exemple les nombreuses tolérances aux maladies et ravageurs, introduites et vérifiées dans les variétés modernes. Lassés des courses sans fin entre l’évolution des pathogènes et les gènes de résistance, les sélectionneurs recherchent maintenant des résistances polygéniques, plus robustes.

Qu’est ce qui rend cela possible ? Le progrès scientifique et ses applications, La volonté des obtenteurs et de l’Etat de donner au progrès génétique une dimension et un sens dans le développement durable même s’il n’en est qu’une des composantes.

Et la transgénèse dans tout cela ? La génétique moléculaire permet d’immenses progrès de la connaissance. A l’aube de changements climatiques, faut-il se passer de recherches sur les mécanismes intimes de la résistance à la sécheresse ?sur la tolérance à des bio agresseurs qui ne manqueront pas de se disséminer dans de nouvelles aires sans aucune demande d’autorisation ? Et, lorsque cette recherche débouche, faut-il s’interdire de l’appliquer ?

Précaution n’est pas synonyme d’inaction Nombreuses sont ici les contributions qui disent que jamais aucun progrès technologique n’a été autant encadré.Alors, si un progré variétal est acquis par cette méthode encadrée, s’il est suivi par une biovigilance adaptée, au nom de quoi le laisserions nous de coté ? Le ferions-nous s’il s’agissait d’un médicament ? Et si, implicitement nous étions- presque tous- d’accord sur le fond ?

georges
11/10/2007
Le simple bon sens...
Je constate qu’il y a beaucoup de passion dans ce débat, et compte tenu du fait que le problème touche à l’alimentation - donc à quelque qui nous concerne tous - cela est normal. Un élément simple que je voudrais apporter, une évidence : nous sommes fait de ce que nous mangeons ! La plupart des cellules de notre organisme se renouvellent, à des rythmes variables, tout au long de notre vie. Et nos cellules se renouvellent à partir de ce que nous absorbons. Si ce que nous mangeons, ce que nous buvons, ce que nous respirons sont des éléments inadaptés nous payons la facture par une déterioration de notre santé. On peut retourner le problème dans tous les sens, c’est bien cela qui est important. Pendant longtemps le problème était dans la quantité des aliments, dans un temps plus actuel c’est plutôt l’équilibre alimentaire qui préoccupe, tout au moins dans la société occidentale. Le problème de la qualité intrinsèque des aliments n’est pas une préoccupation majeure. Il va le devenir car les problèmes de santé ne font que croître. Je pense aux allergies, aux cancers, aux maladies du système nerveux ou de la reproduction. Encore une fois, nous sommes fait de ce que nous mangeons. Notre organisme n’est pas fait pour absorber des pesticides, même à faibles doses, pour rester dans le domaine agricole. Les Ogm dans tout ça ? Les modifications induites dans les organismes vivants ne sont pas si anodines que ça : lorque un plante fabrique une protéïne insecticide, c’est cette même protéïne qui se retrouvera chez le consommateur final. Bien sûr, la toxicité immédiate a été testée. Mais à long terme ? Ce n’est pas en quelques années que l’on peut en apprécier les résultats. Je comprends que les firmes, ayant beaucoup investit, veulent un retour rapide sur investissement, et mettent le paquet sur la "communication". Mais est-ce là l’essentiel ? J’ai plus de mal à comprendre certains agriculteurs qui tombent facilement dans le panneau, miroir aux alouettes du progrès. En tant qu’agriculteur moi-même, j’ai toujours pensé que nous avions, vis à vis des consommateurs, le devoir de fournir des aliments corrects. Je pense que, à l’heure actuelle, les ogm ne donnent pas les garanties nécessaires en termes de santé. Je pense que leur dissémination dans la nature présente beaucoup plus d’inconvéniants que d’avantages. Je pense que le devoir de l’Etat n’est pas de faire la courte-échelle aux ogm mais de protéger les citoyens, dans ce domaine comme dans d’autres. Au delà du principe de précaution, que l’on mets à toutes les sauces, le simple bon sens serait de savoir prendre son temps !
JADE
11/10/2007
STOP aux OGM

Maman d’un petit garçon de 4 ans né avec de multiples allergies alimentaires (lait de vache et oeuf notamment), je suis totalement en accord avec ce que vous dites. En effet, c’est à la fois une galère quotidienne que de s’astreindre à lire l’intégralité des étiquettes des produits alimentaires mais c’est aussi CAPITAL et nécessaire pour la santé de mon enfant (traces de lait, etc).

Nous sommes déjà assez confrontés comme ça à des problèmes d’allergies alimentaires, de pesticides pouvant engendrer la maladie de la vache folle et des cancers, sans en rajouter avec les cultures OGM en pleins champs (qui s’effectue d’ailleur en catimini et sans aucune contre-études impartiales sur les contaminations croisées).

Il faudrait aussi évoquer le sort de nos pauvres abeilles, déjà bien décimées par les pesticides, qui ont pourtant un rôle capital, sans qui aucune culture n’aurait existé et ne pourrait exister.

J’ai l’impression que l’on veut à tout prix nous faire manger des substances OGM alors que nous n’avons pas assez de recul pour connaître l’effet exact d’une telle protéine dans notre corps.

Notre santé et celle de nos enfants est plus importante que le porte-monnaie des multinationnales. Ne l’oubliez pas, Messieurs les décideurs, et ne croyez pas que nous (la majorité silencieuse, le consommateur moyen) sommes dupes et que nous nous laisserons faire.

calire
11/10/2007
Un sommet européen ou international du gène ?

Pourquoi faire , si ce n’est du bruit, de l’agitation médiatique.

Mais il y a urgence à former ( reformer) les enseignants de nos enfants, informer les citoyens sur les notions de base de la biologie.

La biologie a changé de visage, ( lire à ce propos le trés bon livre de vulgarisation, trés facile à lire de Gérad Lambert, la légende des gènes, anatomie d’un mythe moderne aux éditions Quai des sciences)

On pensait au début du XXeme que le vivant était bâti sur les protéines, les gènes ont supplanté les protéines dans la pensée collective. les gènes sont devenus le garant de notre immortalité... quand on aura fini de décoder ce qu’on a réussi à séquencer. Difficile de rester pragmatique, avec une telle attente sur le gène.

A ceux qui ont eu l’idée de ce sommet du gène, la lecture du livre de Lambert est une nécessité afin qu’ils aient une petite idée de ce dont ils parlent.

Dans les notions de base à diffuser et rediffuser pour que 2+2 = 4 pour tout le monde , en biologie : La composition des êtres vivants, des cellules animales, végétales, des bactéries, des virus... Des notions de chimie, qu’est ce qu’une molécule ? Est ce qu’une molécule "du vivant" est différente d’une molécule "minérale" . Qu’est ce que l’ADN, qu’est ce que les protéines ? Que sait on du fonctionnement de ces molécules dans la cellule ?

Reprendre bien sûr la reproduction, la fécondation : qu’est ce qu’une graine, qu’est ce qu’un grain de pollen... Certains confondent.

Cette remise à jour des connaissances , de notre propre fonctionnement est une urgence absolue, si on ne veut pas donner la place aux dérives sectaires de tout bord.

Pierre LE GOFF
11/10/2007
La Nécessité du Principe de Précaution
En matière d’OGM, il semble évident que les dimensions (temporelles et spatiales) des risques ne permettent pas d’expérimenter en plein champs à cause de la possibilité de contamination à des échelles qui ne permettraient pas de faire machine arrière si les conclusions des expérimentations sont négatives. Je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse prétendre le contraire.
Obélix
11/10/2007
principe de précaution
Si principe de précaution veut dire ne rien faire quand il se pourrait qu’il puisse y avoir un éventuel effet qui serait susceptible de provoquer un contrecoup pas franchement positif, alors il ne faut pas se lever le matin et encore moins se coucher le soir. Quand à manger ou sortir de chez soi ...
gattaca
12/10/2007
comprenez ce qu’est réellement le principe de précaution !

Déjà vous avez une mauvaise compréhension du principe de précaution, car celui ci ne s’applique que si un risque quelconque existe !

Or, il faut savoir que le risque est défini par l’équation :

risque = danger x (probabilité de ce danger).

Il se trouve qu’en l’absence de danger avéré à ce jour (dans le monde entier après 12 années de cultures sur maintenant près de 500 millions d’ha en surfaces cumulées), le risque est donc = 0 !

N’est ce pas incroyable ! Pourriez-vous citer une seule activité humaine qui pourrait se vanter d’avoir un risque 0 ?

D’une part, il n’y aurait pas "contamination" mais éventuellement dissémination pollinique (utilisez les termes exacts SVP) à des échelles (lesquelles d’ailleurs ?) "qui ne permettraient pas de faire machine arrière".

Et bien, pas de pot, parce qu’en plus, pour au moins deux plantes transgéniques (maïs et colza) il a justement été démontré que cette dissémination pollinique : elle était réversible ! incroyable mais vrai !

Et justement à moins que vous ne puissiez prétendre le contraire, une dissémination pollinique n’a jamais et de tout temps dans l’histoire de l’agriculture provoqué quelque danger que ce soit !

Tout au plus, ici ou là, une perte de label, mais cela ne se résume qu’à une perte financière et cela ne constitue pas vraiment ce que l’on peut qualifier un danger !

jean michel
11/10/2007
pour une agriculture française dynamique

je reviens d’un voyage professionnel au bresil et je peux vous dire que ce pays n’attend pas après le grenelle de l’environnement pour recevoir des recommandations économiques et écologiques.

si nous voulons garder une autosuffisance alimentaire et par la même une agriculture économiquement compétitive et écologiquement durable il faut profiter de toutes les avancées technologiques mises à notre disposition.

  oui aux biotechnologies (entre autres,les ogm homologués sont des outils à promouvoir.)

  oui aux produits phytosanitaires homologués car ils aident à avoir une agriculture saine et durable.

  oui gardons une agriculture dynamique en france

Edgar
11/10/2007
La liberté des uns s’arrête la où commence celle des autres.

La difficulté d’une loi sur les OGM est de définir la responsabilité et le montant d’un préjudice. La question est donc comment faire des OGM sans porter atteinte à ceux qui ne veulent pas en produire et à ceux qui ne veulent pas en consommer. Comment définir un préjudice. Là, généralement, les lois sont injustes car elles ne protègent réellement que les plus forts en ne prévoyant pas toutes les situations. Sans parler de risques sanitaires. On m’a fait manger des OGM à mon insu au restaurant (problème d’étiquetage et de traçabilité). J’ai perdu 30ans de travail car des OGM se sont mélangés à mes semences (problème de brevetage du vivant et de la biodiversité). J’ai perdu mes clients car j’ai accidentellement donné du maïs OGM à mes volailles.

Pour compenser, il faut évaluer les coûts directs et indirects (pas facile !). C’est là que la prévention des risques va constituer un coût important. Qui prendra en charge les contrôles celui qui pollue ou celui qui souhaite se protéger. Qui assumera les coûts ? Les agriculteurs qui font le choix des OGM ? Les entreprises qui font les semences ? Les consommateurs d’OGM ? Tous les contribuables ? Tous les agriculteurs ?

Malheureusement, je croix que le OGM ne sont économiquement pas rentables si l’on veut laisser la liberté à chacun de choisir. Comme toujours, tout le monde risque de payer pour permettre à quelques uns de se remplir les poches (comme l’amiante, la peinture au plomb).

Le problème aujourd’hui est de ne plus avoir la liberté de choisir ce que l’on veut produire et consommer. Aujourd’hui, il m’arrive trop souvent d’acheter des produits en opposition avec mes convictions. Danger ou pas, je ne veux aucunement perdre ma liberté. Pour moi les OGM sont une étape de plus vers l’aliénation du peuple.

Bruno ROUMET
11/10/2007
Principe du choix
Tout ce qui porte atteinte à un choix attente à une liberté, le choix n’est qu’affaire de pouvoir : Choix de cultiver sans OGM sans en supporter la pollution, choix de consommer, choix de la diversité à l’égard des droits de Dame Nature et de notre Future. Là sont, pour moi, le principes incontournables de la future loi
Muriel
11/10/2007
Pour ou contre les OGM. Là n’est pas le débat.

Il est difficile d’être complètement pour ou contre les OGM. Il existe, j’en suis sûre, des céréales OGM bénéfiques pour certains pays car permettant d’utiliser moins d’eau ou de pesticides. En dehors des problèmes scientifiques posés par les OGM : sont-ils bons ou non pour la santé ? Les gênes insecticides peuvent-ils être néfastes à l’homme ? Je vois surtout des problèmes sociétaux graves :

1) La plupart des semences OGM sont stériles c’est à dire que l’agriculteur est obligé de se réapprovisionner en semences chaque année. Il devient complètement dépendant de grands groupes agro-alimentaires internationaux. La culture d’OGM avant d’être un problème scientifique devient un problème économique ? Doit-on laisser les multinationales dicter les choix agricoles d’un pays ?

2) Les autres cultures ne peuvent pas coexister à côté de champs OGM : en particulier les cultures BIO. Les OGM imposent leur mode de production de céréales à tout un territoire et empêchent ainsi toute bio-diversité. C’est en ce sens un mode de culture dictatorial car il impose sa loi sur un territoire même si une minorité d’agriculteurs l’utilisent : cette minorité contraint tous les autres à faire avec ... Et quel choix a ensuite le consommateur ? ?

Quelle agriculture souhaitons-nous pour demain ? Ne devons-nous pas rendre chaque pays autonome pour son agriculture ? Quand arrêterons-nous la spécialisation au niveau mondial qui ruine les pays du Sud, favorise la pollution par les transports internationaux des produits agro-alimentaires et ruine les sols des territoires trop spécialisé en mono-culture intensive.

Serge
10/10/2007
Moratoire d’essaie en plein champs du bon sens avant tout

Juridiquement, la France peut prendre un moratoire sur les OGM. La directive Européenne autorise un État membre de l’Union européenne, par le biais de son article 23, à activer la clause de sauvegarde. L’Allemagne l’a fait.

"Libre de choix de produire : Accord général, moyennant le fait que son application soit réalisée sans coût supplémentaire pour les producteurs sans OGM". Dixit le rapport du groupe.

Autoriser les OGM en plein champs, comme on ne peut pas contrôler la dissémination, on prive les autres cultures et notamment la Bio. C’est considérer qu’il n’y a plus qu’une seule culture. C’est irréalisable et inacceptable. on se croirait au temps ou des chercheurs nous disaient que le nuage de Tchernobyl s’arrêtait à la frontière.

on ne parle peu de la question de la stérilité de certaines plantes OGM qui privent le paysan de reproduire ses propres plant. sous le contrôle de grande multinationale.

Les chercheurs ont montré l’adaptation, la mutation de plant OGM dans le temps et produisant d’autres maladies. Le principe de précaution avant tout sans compter les peu de recherches sur la santé humaine.

Alors avant qu’il ne soit trop tard. pour une fois que l’on peut pas dire, on ne se doutait de rien.. il y a des antécédents, les pesticides, l’amiante, et j’en passe.

jbb
11/10/2007
le moratoire allemand une légende !
l’Allemagne n’a en aucun cas mis un moratoire sur le Mon810 contrairement à la rumeur colportée un peu partout ( pour nourrir une demande de moratoire en France). L’Allemagne qui a transcrite , elle, la directive 2001/18 en droit national applique tout simplement le principe (nouveau) de cette directive qui veut que tous les 10 ans ( et oui le Mon 810 a 10 ans) le déposant redépose son dossier pour une nouvelle autorisation de 10 ans. les 3000 ou 4000 hectares de Mon810 cultivés en 2007 en Allemagne sont ( ou seront récoltés normalement) et l’obtenteur du Mon810 ayant redéposé sa demande , en absence de tout fait nouveau , obtiendra le renouvelement pour 10 ans ( jusqu’en 2017) etc..
marion
10/10/2007
DEMANDE DE REFERENDUM
La question des OGM me semble être un sujet réellement grave qui nécessite débat public et REFERENDUM. Si nous sommes en démocratie, le débat doit avoir lieu et les français doivent pourvoir s’exprimer. Sinon que penser d’une loi qui légitimerait les OGM alors que 80 % des français n’en veulent pas ? Les conséquences des cultures OGM s’avèrent déjà dramatiques dans certains pays. Les retours d’expériences existent, comment peut t’on fermer les yeux et faire le jeu des multinationales ? Les premières propositions du Grenelle ouvrent déjà la porte bien grand !
montorgueil
10/10/2007
regardez les degats en Argentine... no aux OGM
les OGM sont un produit industriel, tel les sigarettes, l’amiante et les pesticides ils essayent de nous faire croire que c’est bon et c’est un signe de progrès. avez vous lu le contrat type que les agriculteurs doivent signer avec les semenciers ? c’est de l’esclavage moderne, une honte. et puis avez vous vu les dégats de santé ? ( gender bender , micropenis, sterilité) ça ne vous suffit pas pour les chasser de notre pays ?
contributeur
10/10/2007
A quoi ça sert ?

A quoi servent les OGM ?

  A produire des aliments de meilleure qualité ?
  A rendre les agriculteurs plus libres et à garantir leur subsistance ?
  A Faire bénéficier les consommateurs de produits sains ?
  A favoriser la bio diversité ?
  etc ...

La question serait plutôt : A qui cela profite-t-il ?

Serons-nous fier
  d’une Europe (ou France) qui suit le mouvement et dit "on verra bien"
  d’une Europe (ou France) qui se pose la question une fois pour toute et si elle ne trouve pas la réponse scientifique car il n’y a pas de consensus (soit disant)se dit "soyons prudents"

Est-ce si grave de se passer d’OGM ?

Le risque en vaut-il la chandelle ?

fabrice
10/10/2007
principe de précaution
La science joue aux apprentis sorciers avec le vivant, non pas quand elle fait de la recherche, mais quand les lobbies financiers disséminent. On va recommencer les mêmes erreurs qu’avec le développement industriel des XIX et XX s qui a imposé un certain progrès sans jamais tenir compte de l’impact futur sur l’environnement. Un seul exemple : tous ceux qui depuis plus de 70 ans utilisaient des PCB et les balançaient allègrement dans l’eau et dans l’air, juraient qu’ils étaient sans danger avant même d’en avoir étudié les effets, résultat : les sédiments du Rhône, du Rhin, de la Moselle, de la Seine et certainement de leur estuaire imprégnés et la chaîne alimentaire contaminée sans qu’il y ait de remède immédiat. Pour les victimes humaines, le décompte sera fait dans 100 ans ou jamais. Puisqu’on sait que les modifications apportées dans les OGM se disséminent, arrêtons !
Caroline
10/10/2007
Pas d’expériementation en plein champ et transparence sur la localisation des parcelles
Bonjour, Je souhaite qu’il n’y ait pas d’expérimentations d’OGM en plein champ. Je souhaite également, que la localisation des parcelles (où des OGM sont plantés) soit rendue publique. Caroline.
Patrick B.
10/10/2007
Libre choix : Ne soyons pas dupe
Il n’y a pas de coéxistence possible, l’exemple des états-unis est on ne peut plus claire
Yves F.
11/10/2007
La coexistence est possible

Je vais régulièrement aux Etats-Unis et la coexistence fonctionne plutôt bien que ce soit pour le maïs, le soja ou le coton transgéniques. La vérité est que les USA ont choisi des solutions beaucoup plus pragmatiques que nous.

En effet, considérant que les cultures OGM autorisées sont sures, il n’est pas jugé nécessaire d’étiqueter les aliments qui en sont issus. En effet l’étiquetage est réservé à des informations à caractère nutritionnel ou médical, qui permettent aux consommateurs de faire des vrais choix.

Un exemple intéressant montrant le bon fonctionnement de la coexistence. Depuis l’introduction de OGM vers 1995, les surfaces d’agriculture biologique n’arrête pas d’augmenter, sans problème particulier...

deraeve
10/10/2007
pollution

les OGM dans les champs sont une pollution de plus et pas des moindres car irreversible, renseignez vous auprès des chercheurs !

nous n’avons pas le droit d’hypothequer l’avenir de nos enfants

à qui ca profite ? pas à nous les paysans, pas aux consommateurs,alors à qui ? nous sommes tous bernés par les multinationales

phil
10/10/2007
méthode simple

Principe de précaution d’abord, donc :
  recherches et essais confinés pendant une période de 50 ans sur la dissémination, les croisements.... que l’on connait déjà d’ailleurs
  interdiction pendant tout ce temps d’essais de plein champ et de commercialisation

C’est pas dur et sans inconvénient pour l’environnement et la santé de l’homme. mais moins rentable pour l’agro industrie, c’est sur !

leol
10/10/2007
Non aux OGM
Est-on aveugle, sourd... ou je ne sais quoi encore ? On est en train de refaire la même erreur qu’avec les pesticides. Pourtant on peut mesurer aujourd’hui par des cas concrets les conséquences de leur utilisation en masse (la situation dramatique des Antilles, les grands fleuves français pollués...). Ce sont les mêmes sociétés qui nous imposent avec force les OGM. Les OGM représentent une fuite en avant de l’agriculture intensive et productiviste. D’autres ateliers du grenelle préconisent un développement de l’agriculure biologique ? Des cultures OGM d’un côté et l’agriculture biologique de l’autre ne sont pas compatibles (et l’agriculture en général non OGM) compte tenu de la dissémination. Il ne faut pas faire croire au consommateur que même en introduisant les OGM dans les champs, il continuera à avoir le choix entre une alimentation OGM ou non-OGM (grâce aux contrôles, étiquetage...). Ce ne sera plus possible. Et jusqu’où l’Homme peut-il s’autoriser à manipuler le Vivant ? Je demande un moratoire sur les OGM !
Patrick
10/10/2007
PREVILEGIONS LE LONG TERME !

sachons retenir les leçons du passé et arrétons de jouer les apprentis sorciers.

Regardons quel avenir nous voulons pour nos enfants qu’ils soient européens, américains, asiatiques ou africains ?

Les OGM permettent-ils d’améliorer le quotidien des habitants de ce monde ?

Il semble que d’aprés les observations et études effectuées à ce jour cela ne soit pas le cas, bien au contraire !(il n’y qu’a regarder ce qui se passe dans le monde, la famine n’a jamais été aussi grande, y compris dans les pays en voie de developpement qui utilisent des OGM).

Les OGM presentent-ils un risque pour la biodiversité ?

La aussi les observations actuelles semblent le confirmer.

La sagesse devrait donc l’emporter !

Permettons aux chercheurs de chercher sur les OGM et aidons les pour tout ce qui touche au médical et autres et arretons la supercherie de croire que les OGM sont une solution pour nourrir la planète ou pour préserver l’environnement ! les agriculteurs du monde entier ont un bel avenir si tous ils s’attachent à pratiquer une agriculture durable visant à fournir à leur population de bons produits plutôt que de suivre les directives des multinationales des semences et de l’alimentaire qui ne cherchent en les exploitant que le profit à court terme.

Jérôme
10/10/2007
OGM : surtout pas en plein champ !
Pourquoi il n’est pas concevable et inacceptable pour les générations futures que les OGM soit cultivés en plein champ ? Ils contamineront l’ensemble des cultures par pollinisation et il n’y aura aucune possibilité de retour en arrière possible (c’est déjà une chose inacceptable). Ainsi, les gênes se seront mélangés, croisés, transmis, et les génomes des cultures et des espèces vivantes dans leur ensemble auront changés (les génomes changent, les molécules changent et les interactions entre espèces changent, pezrsonne n’est épargné, on touche à l’essence même d’un écosystème). En effet, on ne maîtrise pas les gênes, ils se mélangent, se réarrangent, évolue (c’est de ces croisements, de ces mélanges que nous sommes nés et que chaque espèce évolue). Les OGM, largués dans la nature vont participés à ce mixage génétique, seulement, ils ne corespondent à aucune évolution que l’on pourrait appeller naturelle, dès lors, quelles pourraient être les conséquences ? Le principe de précaution nous impose de prendre toutes les mesures de précautions possibles. Que deviendra un gêne de pesticide quand il traversera notre organisme, celui des abeilles et des animaux ? En dehors d’une catastrophe environnementale, ce sera une abbération économique et sociale : ceux qui auront introduit les OGM auront imposés leurs semences brevetées et pourront traduire en justice tout le monde pour utilisation de leur gênes breveté (ahurissant, mais il y a déjà eu des actions en jsutice de la sorte sur des paysans ne semant pas d ’OGM mais... en récoltant sans le vouloir par le fait de la pollinisation). Et puisqu’ils ne sont pas bêtes, ils auront également fait en sorte que tout travail à leur interêt (cultures stériles imposant d’acheter les semences tout les ans, necessité de certains pesticides pour assurer la survie des plants... Enfin, il faut rationaliser le débat avec des données d’expertises indépendantes : on nous dit que les OGM évitent d’utiliser les pesticides, or c’est le contraire ! En effet : on utilise au Brésil des OGM qui résistent à tout les pesticides, ainsi, on peut verser des quantités énormes de pesticides très agressifs sans complexes et éviter tout parasite sur les cultures, seulement, si cela arrange les agriculteurs, on a bien eu surconsommation de pesticide et pollution intense du sous-sol. Il ne faut pas mentir : les OGM ont seulement un attrait économique, mais en aucun cas, ils vont améliorer le monde. Bien au contraire, ils pourraient être redoutablement dévastateurs. Nous n’avons pas besoin d’eux. Surtout pas en plein champ.
Jocelyn Thoraval
10/10/2007
pollueur payeur
Nous sommes bien placés en Bretagne pour savoir que cela n’est jamais appliqué. La gestion de l’eau, malgré les plaintes de ERB, est toujours aussi déplorable. La cour des comptes a relevé le peu de résultats des divers plans bretagne eau pure et les agriculteurs productivistes continuent à réclamer des délais et des aides pour parvenir à une qualité de l’eau conforme aux normes européennes. Monsieur Barnier a obtenu de justesse un moratoire,cela ne me paraît pas être une bonne chose puisqu’aussitôt les lobbies agro-chimiques ont protesté de l’innocence de leurs pratiques culturales. Même quand la justice est saisie les condamnations ne sont jamais à la hauteur du préjudice ; Monsieur Riou va pouvoir continuer à polluer après l’amende ridicule (7 500.00€) qui lui a été infligée, à comparer avec les amendes record infligées aux élus verts et aux autres faucheurs, avec mise sous sequestre de leurs biens !, alors que c’est un responsable professionnel et syndical du milieu agricole intensif. Sans doute l’application du principe payeur pollueur et le paiement de l’amende européenne solidairement par tous les agriculteurs intensifs et chimiques (y compris raisonnés, car ils ne sont pas raisonnables)aurait été plus efficace pour regagner une eau correcte. Au vu de cet exemple, je suis très dubitatif sur la mise en oeuvre de ce principe pour les OGM dont la pollution est patente partout où ils sont utilisés. Je souhaite que la loi qui sortira peut-être du Grenelle soit très claire et précise à ce sujet et d’une application qui ne porte pas à discussion par des juristes devant les tribunaux.
JMB38
10/10/2007
S’assurer contre la fin des OGM

A l’heure où l’on sait que nous dépasserons les 2°C de réchauffement moyen et que nous perdrons 20-25 % des espèces d’ici à cinquante ans, à l’heure où la plus grosse menace sur la santé des Français est celle causée par la progression galopante de l’obésité juvénile,

il faudrait suivre les ayatollahs :
  qui prétendent haut, fort et médiatiquement, que le problème numéro un de notre agriculture est de buter les OGM hors de l’hexagone, et que la preuve en est dans les sondages ;
  qui prétendent que les dits OGM souffrent d’une évaluation scientifique insuffisante, et qu’il n’est donc même pas utile d’entendre le directeur de l’AFSSA à ce sujet.

Les plantes transgéniques représentent un potentiel d’innovation important, susceptibles notamment de faire évoluer en profondeur les pratiques agricoles (allant jusqu’aux cultures sans labour). Les plantes Bt, qui produisent un insecticide facilement biodégradable, en sont un premier bon exemple. Idem pour les herbicides : si une plante transgénique permet de fait de remplacer un herbicide toxique par un autre biodégradable, le jeu en vaut la chandelle.

L’agriculture expérimente à ciel ouvert depuis le néolithique, et le bricolage des génomes végétaux a très tôt fait partie du jeu. Jusqu’ici, les gènes de domestication des plantes ne sont pas allés bien loin en dehors des champs et des jardins cultivés... Nos préoccupations pour laisser vivable un globe qui change trop vite ne sont que très récentes. Il serait dramatique de prendre les OGM comme bouc émissaire, et d’être tétanisé devant la prise de risque nécessaire pour faire évoluer une agriculture qui sera autant victime que coupable du changement climatique. Oui, les problèmes que posent certains transgènes sont nouveaux, et ils nécessitent une évaluation sérieuse (mais elle l’est déjà !) et une re-évaluation périodique. En attendant, je soupçonne de la mauvaise foi dans le reproche fait au fameux seuil à 0,9% de présence fortuite d’OGM d’être sans base scientifique. Comment le serait-il, si le 100 % est parfaitement comestible ! Le difficile rôle du politique est ici de trouver un modus vivendi, c’est tout.

Alors un vœu, à l’heure où l’on parle de provisionner un fonds pour les poches de ceux qui s’offusqueront le plus fort d’une trace de transgène parfaitement digeste perdu au fond d’un pot de miel : que ce fond alimente aussi la recherche pour de nouveaux herbicides biodegradables et pour les transgènes de tolérance correspondants. L’alternance entre plusieurs herbicides écologiquement acceptables (on en a beaucoup trop peu sous la main) sera une bonne manière de prévenir l’apparition de mauvaises herbes résistantes. Et puis, un peu de tolérance pour les gènes du voisin, que diable...

alain 56
10/10/2007
atelier OGM

a la lecture de ce document il semblerai que les decisions soient deja prises en faveur des OGM car sur le pollueur payeur on a deja vu les resultats avec notre flot de marees noires sur nos cotes et les difficultes a faire entendre la voix des petites gens

quant a la transparence sur les implantations en plein air de champs OGM parlons en car dans notre circonscription on plante en secret alors que font nos elus qui soit dit en passant n ont pas trop le droit de regard sur ces platations

toshiba
10/10/2007
ne cédons pas aux "marchands de peur" 2/2

...Suite de l’avis d’un agriculteur...désolé c’était trop long sur 1p

Je vois pour ma part dans les OGM une VRAI alternative (ce n’est pas la seule) à la chimie de synthèse qui s’essouffle (finit l’âge d’or des annnées 80 !). Je pense que le débat a été tronqué et que Monsanto est en parti responsable de cette incompréhension du grand public car ils se sont TROMPES d’OGM (faire des plantes résistantes à leur herbicide total est loin d’être une priorité mondiale ni une bonne idée...sauf pour eux) mais d’autres OGM, indispensables eux, verrons le jour d’ici quelques années : la priorité est la tolérance à la sécheresse car l’eau deviendra rare, mais nous pourrions citer pleins d’autres exemples. Personne aujourd’hui peut prétendre que les OGM vont résoudre les pb de faim dans le monde c’est avant tout un problème politique et les OGM n’y changeront rien ! ! mais il est vrai aussi que ce seront les PVD les premiers demandeurs de biotech, pensons - y. Je suis rassuré de savoir qu’il y aura bien une LOI, ce qui condamnerait une bonne foi pour toute cette mauvaise idée de moratoire, rassuré aussi sur la non-brevatibilité du vivant. J’ajouterai que tout agriculteur doit pouvoir resemer sa PROPRE semence, c’est un principe de base. S’il devait acheter ses semences hybrides (maïs) - OGM ou pas ça ne changera rien ! (pourquoi croyez vous qu’il y a peu de recherche sur le blé, parce que nous le resemons nous même et ne sommes pas prêts à acheter tous les ans une semence OGM !) Je pense que toutes les filières peuvent et doivent cohabiter (ogm, raisonné et même ...bio) c’est le consommateur qui décidera au final ! ! Alors s’il vous plait M SARKOZY ne céder pas aux « marchands de peur » qui voient le mal dans tous les OGM et s’en servent pour faire un combat de tte une vie comme M BOVE... Ne sacrifions pas la recherche, allons y beaucoup plus tranquillement sur le principe de « précaution » (j’aime pas ce truc ...) et surtout, surtout, NON AU MORATOIRE.

toshiba
10/10/2007
ne cédons pas aux "marchands de peur"

Point de vue d’un agriculteur (et d’une large majorité d’entre eux) 1/2

Aujourd’hui, aucune commission digne de ce nom (la Commision du Génie Biomoléculaire par exemple) ne remet en cause d’un point de vue technique, environnemental et santé public les semences OGM DEJA commercialisées auj...Alors poursuivons la Recherche en plein champ (comment appréhender les risques environnementaux sous une serre, c’est absurde ?), arrêtons d’importer du soja OGM et d’autres colzas transgéniques alors que nous pouvons les produire chez nous ? ! ! Où est l’indépendance alimentaire là dedans ? ? ? ? ? Mais rapellons quelques faits : 1996 : 2,4 millions d’OGM dans le monde...2004 :81 millions...chine,inde,canada,eu,brésil,argentine une telle progression des ogm dans le monde peut elle être compatible avec une technologie incertaine et dangereuse ? peut on connaître un tel succès sans l’adhésion massive et la satisfaction des utilisateurs ? ? j’en doute ou alors c’est prendre les paysans su monde pour des c.... En 9 ans 385 millions d’Ha de PGM ont été cultives dans le monde soit 13 fois la totalité des terres agricoles françaises ! ! N’est ce pas l’expérimentation la plus longue , la plus grande et la plus rassurante ! Les agriculteurs sont-ils manipulés sous la contrainte de quelque machiavélique multinationales forcément américaines ? ? ? OUI il faut encadrer, tester, retester, légiférer...et ne surtout pas faire comme la CHINE aujourd’hui qui n’a aucune législation sur les OGM et les cultive n’importe commentil faut condamner la France et ses politiques comme ils l’ont été pour ne pas avoir transposé la directive européenne sur l’encadrement des cultures OGM (entre 2002 et 2006) alors que tous les autres d’Europe l’ont fait. Pour être hors la loi pendant 4 ans, les politiques ont été complices des inacceptables fauches à répétition qui ont fait reculé le débat (en fait il n’y a pas eu débat car ces gens là n’en veulent pas). Condamnons fermement les faucheurs volontaires, laissons croupir Jose Bove et ses amis en taule, eux qui ont fait tant de mal à l’agriculture française et à son image. Leur combat est de toute façon perdue d’avance. 600 Ha de maïs OGM en France en 2005, 6000 en 2007...demian nous pourrons cultiver ces plantes (recherche ou commerce) qui ont passé une batterie de test absolument ahurissantes et tout bonnement invraisemblables comparés aux produits soi disant "naturels" Mais tout ça nous n’en parlons pas nous préférons vivre dans l’ignorance et regarder ces abrutis de faucheurs à la télé (vive les médias) détruire le champ et la propriété d’un pauvre paysan. Il y a un grave problème dans la justice française pour que l’on laisse faire ces gens là !

oui les idées nouvelles dérangent : les luddities en 1810 étaient des ouvriers anglais s’organisant en bande pour détruire les machines responsables du chômage ; à une certaine époque beaucoup étaient contre le train, néfaste pour la santé (qui aujourd’hui pour dire ça ?) ...

morpho
10/10/2007
Restons scientifique

Beaucoup des partisans des OGM disent qu’il faut rester scientifique et donc, qu’il faut accepter le progrès et les OGMs. Je vais donc rester scientifique (que je suis) et donner mes arguments.

1 : les OGM n’ont pas prouvé leur supériorité dans le temps Les OGMs qui sont aujourd’hui exploité massivement ont deux caractéristiques : soit ils produisent leur propre insecticide, soit ils supportent un herbicide. Dans ces deux cas, l’OGM a prouvé sa supériorité sur les cultures conventionnelles (moins de pesticides, meilleure efficacité) pendant les deux premières années. Mais, au bout de quelques temps, la nature s’adapte. Les insectes deviennent résistants, et les mauvaises herbes aussi. En conséquence, et l’expérience le prouve (par exemple au Brésil), les OGMs ont une efficacité limité dans le temps. Cette résistance est accentué par un fait : il est nécessaire, pour ne surtout pas développer ces résistances que 100% des mauvaises herbes ou des insectes soit tués. Dans le premier cas, c’est impossible, sachant que le champ a une limite, certaines herbes vont recevoir une dose faible d’herbicide et donc pouvoir développer une résistance. Dans le deuxième cas, il a été prouvé que la dose d’insecticide fabriqué par la plante variait d’un facteur 1 à 100 (et c’est cela qui a fait retirer de la vente le Maïs OGM par l’allemagne) ; ce qui fait que certains insectes ne vont pas mourir et vont pouvoir développer une résistance.

En conclusion sur ce point, la nature s’adapte très rapidement (et d’autant plus vite que l’OGM n’est pas au point), rendant caduque les bénéfices des OGM

2 : les OGM ne sont pas au point. Comment oser dire que l’on maîtrise la fabrication d’un OGM alors que la seule expérimentation qui a été faite sur l’humain a été arrêté car il y avait eu une leucemie. On ne sait pas ce qui se passe exactement, on ne sait ni le lieu où la modification se passe, ni les interactions exactes. On ne connait pas encore les phénomènes epigénétique, ni les conséquences exactes d’une manipulation. Tant que cela ne sera pas connu exactement, c’est une hérésie de réaliser des essais en plein champs.

3 : Les OGM n’ont pas prouvé leur innocuité sur la santé.

4 : Les OGM ne peuvent que se disséminer et les conséquence de la dissémination sont imprévisibles.

5 : on ne va pas prendre du retard Les essais en plein champ ne font pas progresser la science et sont le dernier maillon de la recherche pour l’exploitation commerciale d’un OGM. Dois-je rappeler que l’exploitation commerciale d’une semence ne fait pas avancer la science. Et contrairement à ce que certains disent, il n’y a pas urgence. La faim dans le monde ne vient pas d’un manque de production, mais plutôt d’un manque de répartition. Certains pays crèvent de faim, et voit toutes les surfaces cultivables pleines de plantation pour faire de l’huile de palme......

En conclusion, les OGM ne sont pas au point, et les exploiter en plein champ est une hérésie scientifique.

gattaca
11/10/2007
oui, en effet, tentez d’avoir un discours scientifique !

je ne reléverai que le point 3 qui met à mal votre statut de scientifique et discrédite tous vos autres points sur lequels on pourrait facilement montrer qu’ils sont faux.

vous devriez savoir une chose capitale :

en science on ne peut démontrer l’existence de quelque chose qui n’existe pas.

il est donc impossible de prouver l’innocuité de quelque chose d’inoffensif !

peher
10/10/2007
ogm un discours ahurissant
Comment en est on arrivé là ? depuis 20 ans que les OGM ont été conçus dans les laboratoires pharmaceutiques de Ciba Geigy, Zeneca, Monsanto et Dupont avec deux axes la thérapie génique ( non remise en cause ) et la protection des plantes ? Sur ce sujet,une opposition véhémente s’est élevée accusant les OGM de tous les maux : destruction de la biodiversité ? Depuis leur apparition,avec le décodage des gènes, on a recrée des espèces disparues. Rejet d’antibiotiques dans la nature ? .On n’en parle plus ! Destruction du papillon monarque ? papillon canadien qui n’a jamais vu qu’incidemment dans son périple un pied de maïs. Avez vous des nouvelles ? Gène terminator ? qui n’a jamais existé que dans les laboratoires de centres de recherche d’universités américaines. Brevetage du vivant ? comme si celui ci avait attendu les OGM pour exister. N’est ce pas plutôt le procès de l’hybridation ?.Qui auraient crée sans royalties des variétés de roses, des races de chien , de nouveaux fruits, de nouvelles variétés pour de nouveaux goûts, certains de nos médicaments et vaccins ? La dissémination et les risques de résistances ?, comme si l’acquisition de résistances n’était pas inscrite dans le Vivant . Sans quoi , l’espèce humaine aurait disparue avec la peste ! L’enrichissement des multi nationales ? Si Monsanto faisait seulement en chiffre d’affaires le bénéfice de Total ! La famine pour les pays en voie de développement ? c’est eux qui aujourd’hui utilisent les OGM pour arriver à l’autosuffisance alimentaire. Riz économe en eau ou enrichi en vitamines essentielles, détoxification du coton pour l’usage alimentaire. Le principe de précaution ? Combien d’inventions si on l’avait appliqué dans le passé ! L’inutilité pour les consommateurs ?( sic notre secrétaire d’état à l’écologie ) Effrayant et grave pour l’avenir de notre société. Même notre ministre ne fait plus le lien entre l’acte de production et de consommation. Serions nous devenu trop gras, l’oeil rivé sur notre caddy ? Alors que tous les signaux s’allument laissant entrevoir la fin de l’opulence alimentaire. Qui décodera enfin le discours dangereux de José Bové et de ses acolytes ?
daniel Nicolas
9/10/2007
choix de produire avec et sans OGM ?
. La loi devra choisir entre le libre choix de produire "avec" ou "sans" mais certainement pas les deux. Les contaminations inévitables entre OGM et non-OGM rendent toute coexistence impossible. Comment un producteur bio ou conventionnel pourrait-il accepter que le choix de son voisin anéantisse son propre travail ? Même s’il y a des indemnités c’est une atteinte intolérable à la liberté. Si le principe adopté dans la future loi est celui "du libre choix de produire et de consommer sans OGM", la logique voudrait que, du fait de la certitude des contaminations, les cultures OGM soit interdites. La liberté de chacun s’arrète là où commence celle des autres !
tony
9/10/2007
Non au libre choix de produire si la majorité de sfrançais est contre !

Imaginons qu’en France on ne veuille pas d’OGM... Qui empêchera les agriculteurs de produire OGM pour l’export ? Et pourtant, le risque de dissémination sera bien sur notre sol.

Oui au libre choix de consommer avec l’étiquetage de l’utilisation directe et indirecte d’OGMs. Si un veau consomme des OGMs, il doit être étiqueté OGM...

Principe de précaution : Pour chaque cas d’OGM, il serait bon de savoir comment nous traiterons l’éradication d’une plante qui deviendrait gênante et polluante. Il en va de notre santé futur et de diversité écologique.

Yann Cornic
9/10/2007
Soutien aux mouvements anti-ogm
Je n’est guère bougé pour aider le mouvement anti-ogm mais à tort. Je profite donc de cette tribune pour clamer mon soutien. Non pas que je craigne pour ma santé en mangeant des ogm, mais je crains les conséquences environnementales (prolifération non controlés, réactions du milieu naturels...) et économiques (Monsento) Donc oui aux moratoires.
Benoit S
9/10/2007
OGM : opportunite ou menace ?

Bonsoir,

Une emission tres interessante a ete diffusee ce Dimanche sur ARTE traitant notamment du sujet des OGM ( il est vrai que je n’ai pas pu tout regarder).

La position actuelle de la secretaire d’etat semble etre une bonne synthese entre pro et anti OGM. La France comme l’Europe ne peut se passer de la recherche en laboratoire sur les OGM . Toutefois elle ne peut pas aller plus loin si elle ne dispose pas de champs d’experimentation.

Aussi ne faudrait il pas chercher a experimenter en plein champs de maniere limitee dans des secteurs isoles sous condition que cela soit controle par une autorite independante ? Il me semble que cette question doit etre creusee et que les scientifiques et les chercheurs doivent aller plus en details avant de se prononcer.

Un grand bravo a tous les chercheurs francais qui travaillent aujourd’hui avec des moyens reduits au service de leur pays , ne les oublions pas faisons en une priorite !

seb
9/10/2007
Marre des anti-OGM et anti-Tout
Puisque l’occasion m’en est présentée, voilà ce que j’ai à dire. Je ne suis ni céréalier ni agriculuteur. Mais simple consommateur. Oui, mais j’ai envie de croire que lorsque les organismes de santé gouvernementaux autorisent ou interdisent tel ou tel produit, OUI j’ai envie de croire qu’ils ont raison ! ! ! ! Quelle serait cette démocratie, où les responsables d’un Etat laisserait pousser dans nos campagnes des produits prétendus "mauvais pour la santé", pour parler gentilement. Mais par contre, RAZ LE BOL, de voir à la télé (et aussi non loin de chez moi) des personnes qui "se croient tous permis ’au nom de la protection de la société’ pour aller donner rendez-vous à leurs petits amis pour détruire le bien d’autrui", (d’ailleurs en Droit ça s’appelle de la provocation à commettre un délit...). Mais dans quel monde vivons nous ! ! ! ! Sous prétexe que ces personnes sont persuadées "avoir raison" alors elles se permettent d’arracher, détruire des champs entiers, que d’autres ont consacré pendant des mois. Dans le même registre, il suffirait qu’un bonhomme est envie d’aller cambrioler la maison de ses voisins, pour l’utilité nationale. Ca serait assez rigolo. STOP ARRETONS LE SKETCHE.
Bruno
10/10/2007
OGM
A propos des organismes de santé. Longtemps ils ont prétendu que l’amiante et les pesticides n’étaient pas dangereux. On sait maintenant la quantité de cancers qu’ils ont provoqué. Tout cela pour permettre aux entreprises de continuer à vivre. Ici c’est la même chose : si on n’est pas dans la course aux OGM l’industrie française sera larguée. Trouvez moi un seul vrai intérêt des OGM pour l’agriculture mondiale. La pub des sementier est bien faite ils nous font croire qu’ils vont faire des plantes qui résistent à la sècheresse, qui ont un meilleur rendement, qui vont résoudre la faim dans le monde, mais en fait 90% de leur production sont des plantes résistant à leur herbicide ou produisant des pesticides. Pourquoi les assurances refusent elles d’assurer les risques des OGM ?
Axelle
11/10/2007
La recherche du risque zéro entrave le progrès
Lors de l’invention du chemin de fer, "on" a aussi prétendu que voyager en train était dangereux pour la santé ! On sait maintenant... que ça permet surtout de réduire l’effet de serre. Une société qui se coupe du progrès est une société qui régresse.
pouloupoulou
9/10/2007
OGM POUR TOUJOURS ? MALHEUREUSEMENT OUI
la disposition européenne sur l’étiquetage des OGM qui prévoit que tout aliment ayant une teneur supérieure en "chimère biologique" à 0,9% nous indique deux choses :
La première est que l’on se défausse du problème en ne garantissant pas un choix entre produit OGM ou non, mais en se donnant bonne conscience en avertissant à l’avance le consommateur qu’il va en manger, consommateur qui peut-être par manque de choix ne pourra pas y couper.
La deuxième, c’est que c’est un aveu de l’absence totale de contrôle que les pouvoirs publics ont sur la prolifération en OGM, prévoyant une marge de sécurité nécessaire pour ne pas être inquiétée juridiquement, mais qui démontre qu’une incertitude existe toujours (de 0,9% ce qui est loin d’être négligeable).
Aredius
9/10/2007
Soyons réalistes

D’une façon générale, qu’il y ait des lois pour le contrôle en France est une bonne chose, mais nécessairement insuffisante : l’écologie, dont le thème des OGM, suit la globalisation, notamment celle qui et menée de main de maître par les multinationales semencières : Ce que vous n’autoriserez pas en France sera fait fait dans le pays voisin, et au cas où l’Europe s’entendrait (ce qui n’est pas gagné quand vous voyez les agences de lobbying directement implantées au Parlement de Strasbourg), les continents sous perfusion économique de ces mêmes multinationales (Afrique et Amérique Latine) seront des terrains de jeu idéaux. La question "globale" (c’est le cas de le dire) est donc celle du principe même : prend-t-on le risque , comme on l’a pris avec l’amiante, par exemple, avec les suites que l’on connaît ; c’est vrai, il y a une toute petite différence : pour les OGM, on en parle avant. Mais au résultat ?...

Cela ne doit pas empêcher, parce qu’il est détestable de rester dans l’ignorance et l’absence de preuves, un programme de recherche éventuellement privé mais sous contrôle d’État en milieu confiné et clairement identifié .

Philippe
9/10/2007
Anti-OGM : à vos assurances
Puisque les anti OGM veulent que les cultivateurs d’OGM souscrivent une assurance contre les dégâts possibles de leur culture, je propose que les anti-OGM soient tenus de s’assurer contre les conséquences des blocages qu’ils nous préparent : si dans 20 ans la France se trouve en retard sur les plans recherche et agriculture des OGM, au moment où le reste du monde cultivera des OGM avec succès, cette assurance devra rembourser toutes les pertes aux agriculteurs, aux chercheurs et aux consommateurs français.
soleil vert
9/10/2007
"retard", quel retard ? pour le nivèlement par le bas ?

Le mais américain coûte actuellement deux fois moins cher que le maïs européen, de quelle pertes voulez-vous parler ?

Le reste du monde cultivera des OGM ? Pourquoi faire ? La productivité mondiale actuelle peut nourrir douze milliards d’habitants (malgré le fait que 852 millions d’habitants, dont dans des pays exportateurs de denrées agricoles comme l’Inde et le Brésil, souffrent de la faim).

Votre vision est bien simpliste et idéologique.

Lorsque les européens ont refusé le veau aux hormones, croyez-vous qu’ils ont perdu beaucoup par rapport aux américains ? Bouffer comme eux, c’est ce que vous voulez ? La France devrait au contraire suivre l’Europe (Suède, Danemark, Autriche..)dans le choix d’une agriculture plus respectueuse de l’environnement et non pas s’enferrer dans la dérive de la transgénèse.

Les consommateurs français veulent mangers des OGM ? Vous êtes encore dans le monde des bisounours ou vous lisez "Monsanto magasine" ? ?

Allez vous informer et revenez alors sur ce forum. Et maîtrisez vos peurs (peur du retard, peur de la perte de compétitivité, peur de la faim... ?)

PS. Sûr, des" blocages", il y en aura en 2008 si on continue les bêtises transgéniques.

re PS. Ceux qui ont choisi de dépenser 6 milliards d’euros dans superphénix et encore plus dans son démantèlement non maîtrisé, que croyez-vous qu’ils vont rembourser aux français ?

guy
9/10/2007
Discussion sterile

Il n’est pas possible de comparer les couts de production de l’EU et des USA : les structures ne se resemblent pas et nous parlons la d’organisation sociales et pas de science. C’est pour celà que nous sommes en démocratie ! sommes- nous d’accord sur ce point là au moins ?

Ensuite, l’essentiel est la productivité par unité de surface, et je suis au regret de vous demandez d’accepter que la domestication des espèces vegetales est un progres pour tous, et ceux depuis la sédentarisation. Les ogm ne sont qu’un pas suplémentaire dans ce procéssus, que j’accepte. Le problème de l’economie et des circuits financiers est une autre question.

C’est d’ailleur parce qu’il sont très efficace que les OGM font débat ! sinon personne n’en parleraient. C’est parceque les petits fermiers de l’inde et de la Chine se battent pour en avoir que celà nous pose un problème de supériorité et que l’on souhaiterez donner des leçon de morale, comme au temps des colonies ; s’en doute.

C’est d’ailleurs bien pour cela qu’ils fédérent contre eux tous les insatisfaits de l’économie actuelle. Qu’il est bien évident que nombre d’entre ceux qui sont contre font l’amalgame entre la gestion du bien qui est l’élément technique (ici une plante) et la répartition du bien qui est l’élèment social du dossier ( ici l’organisation de notre cité)...

Monsanto n’est rien dans tout celà que le symbole d’une société qui marche, dans un système d’organisation sociale que nous acceptons. Or en France on n’aime pas ce qui marche par jalousie.

C’est d’autant plus affligeant que les recherches fondamentaless originelles à la source de cette science sont d’origine Europeénne pour nombre d’entre elles ! S’est dur pour notre petit ego Gaulois.

Je peux vous prédire la perte des revenus de l’institut Pasteur à terme car nous avons imposé des règles de bioéthiques trop fortes, comme je peux vous prédire la fuite de l’activité sur les nanotech !

Pour finir, comment un Peuple peut-il à chaque TELETHON fournir autant d’espoir à la recherche et refuser la technique appliquée à un autre domaine ? cf : le projet thérapeutique du groupe Limagrain, dont les parcelles sont sistématiquement détruite part une poignée qui se croient majorité. Cela est encore une fois bien Français, ce peuple est ingérable.

Et donc, pour finir, marre de faire de la speudo politique de bas étage en France, Mr Sakozy, nous vous avons élu pour aplanir la situation, pour travailler et aller de l’avant. Car tous ces beaux parleurs socialistes dans l’ame, qui n’ont jamais parlé à un Brésilien, et qui donnent des leçons sont simplement des irresponsables collectifs. Oui, les brésiliens détruisent la forêt et produisent du Soja parce que le monde Europeen l’achète à prix fort, voilà la triste vérité. Alors si vous voulez produire moins en Europe pour stopper les problémes des ’tiers monde’, merci de m’expliquer. Quant au veau aux hormones, comme l’Europe va bientôt manquer de viande, je vous laisse imaginer la suite.

A
10/10/2007
N’est pas informé qui croit
Le Danemark que vous citez comme modèle de production à la pointe du respect de l’environnement n’est plus aujourd’hui autosuffisant et doit importer massivement. Et d’ou viennent ces importations ? Forcément des pays producteurs, ceux qui ont les moyens de produire. Votre vision serait elle de délocaliser la production ? Merci de vous renseigner précisément sur les flux commerciaux avant de colporter des idées toutes faites.
mathieu vaisset
10/10/2007
La plus-value sans OGM

Et les producteurs d’OGM rembourseront la plus-value que leur vaudra le fait d’être les seuls au monde à pouvoir justifier un label 100% garanti sans OGM ?

Beaucoup d’OGM sont intéressant, aucun n’est indispensable.

Zoé
9/10/2007
OGM inutiles
Le grand argument brandi par les défenseurs des OGM est celui de la famine. Leurs opposants apparaissent alors comme des être égoïstes, insensibles aux maux des populations qui meurent de faim... En réalité, il s’agit d’une vaste fumisterie ! Alors que les pays du Sud ont de plus en plus besoin d’assurer leur souveraineté alimentaire, les OGM sont un nouvel outil de domination des pays du Nord à leur encontre. Les agriculteurs deviennent ainsi dépendants des semenciers comme Monsanto, dont les motivations sont bien plus économiques qu’humanistes ! Que dire des champs d’OGM plantés au Brésil, en Argentine, pour être ensuite utilisés dans les moteurs de nos voitures sous le nom trompeur de "bio-carburants" ? Grâce aux OGM, quand les petits producteurs d’Amérique latine n’auront plus rien à manger (disparition des cultures vivrières), les Européens auront eux toujours de quoi faire rouler leurs autos ! Et on nous parle de progrès pour l’humanité ? Oui à un moratoire sur les OGM !
Philippe
9/10/2007
Quel moratoire
Depuis le temps que j’entends "moratoire", j’ai envie de savoir quel moratoire. Vous seriez plus crédible si vous disiez : donnez-nous 3, 5 ou 10 ans et après on décidera suivant les résulats de l’expérience que vous aurez mise en place. Cela fait déjà longtemps qu’on attend. Dites nous quel sera le critère décisif et dans combien de temps. Mais ce serait une attitude scientifique.
kloe
9/10/2007
Des principes insuffisants et illusoires

  Le libre choix de produire sans coût supplémentaire pour les producteurs sans OGM est une illusion puisque la dissémination des OGM est inévitable dès lors qu’il sont là et que les moyens financiers nécessaires seraient énormes pour surveiller tous les végétaux y compris les arbres, les légumes et les fruits de nos jardins (car les particuliers sont aussi des producteurs). Et si quelques producteurs auront les moyens et la connaissance pour bien surveiller leur production et se faire indemniser, beaucoup ne le feront pas et la contamination se développera.
  Le libre choix de ne pas consommer d’OGM implique qu’il n’y en ait pas dans les restaurations collectives (y compris scolaires) où les consommateurs sont captifs, que les cafés-restaurants et autres commerces étiquettent tous leurs produits...cela implique que ce soit pérenne ; hors cela est impossible.
  Les 7 principes ne protègent pas les animaux sauvages qui en consommeraient et leurs prédateurs (dont l’homme) ; hors des études ont montré des effets non négligeables en seulement 3 semaines sur rats, souris et poulets
  Les 7 principes ne donnent aucune limite pour les importations notamment de semences et d’aliments pour animaux.
  Les 7 principes n’obligent pas à faire des études toxicologiques d’au moins 2 ans...
  Pour les OGM dits de recherche médicale, un encadrement strict est nécessaire pour éviter toute sortie non maîtrisée, pour éviter que sous couvert de recherche médicale on poursuive d’autres objectifs...

Ce projet de loi est la porte ouverte à la contamination de l’environnement à long terme. Ce n’est pas la justice qui pourra décontaminer. Il faut interdire les cultures d’OGM en plein air, l’importation de semences et de graines pour l’alimentation.

Daniel 63
9/10/2007
Oui au progrès

L’évolution de notre société passe des progrès que la science nous a proposés depuis l’age du feu . Les OGM en sont une illustration au même titre que le développement des plantes hybrides au moment de leur découverte. Qu’en serait-il aujourd’hui si on devait électrifier notre pays avec des messages alarmistes largement diffusés par les médias ?

Notre agriculture ne peut pas faire l’impasse du développement des cultures transgéniques si elle veut rester compétitive en Europe et dans le monde. Nous subissons déjà les OGM qui arrivent dans nos assiettes de façon insidieuse (dérivés alimentaires extraits du soja américain). Ne tournons pas le dos au progrès dans la mesure où l’encadrement de ces nouvelles technologies est déjà bien organisé et présente des garanties importantes.

Calire
9/10/2007
transparence ou flicage

Le principe de transparence dégage un consensus. Il est déjà appliqué : les parcelles semés en OGM sont déclarés par les agriculteurs lors de leur déclaration PAC, et le ministère de l’agriculture a toutes les données et publie les surfaces de chaque canton sur internet. Pour le suivi des cultures, les necéssités de la biovigilance, cela est suffisant. De plus l’agriculteur doit informer ses voisins et respecter une distance d’isolement.

Dans la mesure où l’agriculteur cultive une variété autorisée à la vente, OGM ou non OGM, il est difficile de comprendre ce qui soustend la mise à disposition publique, du parcellaire exact de ses cultures OGM. ( Je n’aimerai pas que la liste de mes courses et des magasins où je m’approvisionne soient affichés sur ma maison ou dans ma mairie, cela relève de ma vie privée)On n’oblige pas une entreprise à déclarer et afficher la liste de ses fournisseurs, cela relève de sa libre activité d’entreprendre.

Bien sûr dans ce souci de transparence, puisque tout cela est légal, on pourrait l’envisager... A condition que cela ne porte pas plus atteinte à l’ordre public que le non affichage. Si on affichait le parcellaire des champs OGM, éviterait-on les escadrons de Greenpeace et autres écolos avec leur kit à détecter l’OGM ? Eviterait-leur dénonciation public d’un champ non répértorié ? Eviterait-on le pique nique dans le champ OGM ? Eviterait on l’arrachage symbolique devant gendarme, l’arrachage de nuit, les revendicatiosn d’arrachages, .... Eviterait -on les procès pour pollution d’abeilles, par celui qui a placé sa ruche dans le champ OGM ? Tient , à propos de ruche, Y -a-til déclaration des emplacements de toutes les ruches de France ?

Qu’on s’en tienne à la déclaration actuelle, dans la PAC auprès de services compétents pour tracer ce qui doit l’être dans le cadre de la biovigilance. L’agriculteur, la profession agricole, les filières de commercialisation des céréales sont suffisament professionnels et responsables pour cultiver, moissonner, stocker et vendre leur maïs en tenant compte de la législation actuelle : respect des seuils et des étiquetages .

JACQUETTE
9/10/2007
OGM = MONSENTO
Les OGM ne pouvant pas produire de semences, quel en est l’intérêt pour les agriculteurs qui deviennent complètement dépendant de quelques multinationale qui auront beau jeux et toute latitude à l’avenir pour pratiquer une politique de prix qui sera complètement au détriment des agriculteurs et consommateurs pris dans ce piège. Il n’y a qu’à constater l’attitude révoltante de MONSENTO aux USA qui en brevetant leurs productions a créé des services de police interne chargés de contrôler que des exploitant ne cultivent pas leurs semences brevetées sans leur autorisation. Ce procédé révoltant de contrôle et d’ingérence est complètement scandaleux, car si un exploitant cultivant ces terres avec des semences non OGM a proximité de cultures OGM se retrouve accidentellement avec un seul plan OGM arrivé là par dissémination, couvert par les brevets MONSENTO dans sa parcelle et détecté par les hommes de leur force policière privée, ce pauvre exploitant sera considéré comme un fraudeur, et verra la totalité de sa parcelle aspergée par un désherbant (rundup) sans aucune indemnité. Normalement l’on dit pollueur payeur, mais là c’est l’inverse puisque c’est le pollué qui n’a rien demandé à personne qui subit ce désastre au nom des seuls profits de ces multinationales. De grâce en France faite en sorte que la culture traditionnelle perdure et que les agriculteurs et les consommateurs puissent toujours avoir la possibilité de choisir. Pour terminer, le principe de précaution doit être respecté concernant les OGM car à ce jour personne n’est capable de dire que ce type de manipulation de la nature n’aura à moyen et long terme des conséquences irréversibles sur la bio-diversité,et la question posée : que voulons nous laisser comme avenir à nos enfants ?
Etienne A
9/10/2007
Sortons des à priori idéologiques !
Ce que vous décrivez est effectivement terrifiant et c’est bien ce qui a été présenté récemment par certains médias. Mais permettez moi de vous mettre en garde sur la réalité des faits. Allez en Amérique du Nord et menez votre propre enquête au sein de la filière agricole et vous découvrirez qu’il en est bien autrement. Si les "pauvres agriculteurs" que vous décrivez n’avaient aucun intérêt économique à utiliser la technologie OGM pour produire, ils n’en utiliseraient pas. Il en est exactement de même en france et ces technologies ne s’imposeront que si elles apportent un bénéfice économique et/ou environnemental. Ce qui est le cas puisque le seul OGM autorisé en Europe permettant de lutter contre la pyrale autorise une amélioration significative du rendement et quantité et en qualité tout en diminuant l’impact environnemental. L’emploi du maïs OGM Bt apporte ainsi un bénéfice agriculteur via l’augmentation du rendement, un bénéfice consommateur en produisant un maïs moins contaminé par les mycotoxines (toxines naturelles émises par des champignons pathogènes se développant sur les épis attaqués par les pyrales. Si aucun cas de toxicité d’OGM n’a été démontré à ce jour, la toxicité des mycotoxines est parfaitement démontrée et fait l’objet d’une réglementation par la commission Européeene afin de réduire leur teneur dans les aliments) et un bénéfice environnemental en supprimant un à deux traitements insecticides non sélectif. La biodiversité dans les parcelles de maïs s’en trouve du coup améliorée car le maïs Bt ne détruit que les pyrales. Tous les autres insectes peuvent s’y développer. Si ça ce n’est pas de l’écologie et de l’agriculture durable nous pourrons considérer que le fanatisme idéologique l’a définitivement emporté sur le pragmatisme salutaire.
jc
10/10/2007
l’usage réfléchi n’est pas de trop
que veux t on vraiment ? une libre circulation des graines dans le monde ou bien une banque centrale à qui il faudra faire crédit pour commencer sa plantation... je suis désolé mais j’ai du mal à admettre qu il y a toujours une partie de notre terre qui ne mange pas à sa faim ! alors les scientifiques et les industriels qui collaborent pour mettre au point une nouvelle plante qui pourrait combler cette lacune , je leur souhaite beaucoup de bonheur...jc
agrobactérium
10/10/2007
correction d’orthographe et du reste ...

Pour corriger un peu toutes vos erreurs, les OGM ne sont pas commercialisés que par la société MONSANTO (et pas MONSENTO)mais par beaucoup d’autres aussi. De plus l’herbicide dont vous parler est le Roundup et non le rundup.

Une fois ceci rectifié, revenons en au sujet : pour parler de la sitiation aux US, il faut se placer dans l’état d’esprit des Américains : ils utilisent les semences OGM pour se faciliter la vie et pour gagner un revenu un peu plus important, ils payent pour ces technologies, comme toutes les agriculteurs qui payent leur semences pour produire des hybrides (et ainsi avoir des rendements supérieurs / aux graines de fermes). Comme ils payent pour utiliser ses technologies, ce sont les agriculteurs eux-même qui sont demandeurs d’un contrôle pour éviter que des petits malins, (comme notre ami canadien qui a été reçu à l’assemblée nationale française alors qu’il avait été condamné dans son pays pour fraude), n’utilisent cette technologie sans s’acquiter du prix. Il est tellement facile de réutiliser les clichés déversés par les médias du pauvre agriculteur menacé par les méchants semenciers.

Les agriculteurs ont un métier très difficile et sont très au courant de ce qui se passe et des innovations technologiques. Ils sont les premiers concernés par la protection de l’environnement ! Ils doivent avoir le droit de choisir et ne doivent pas être confrontés à des extrémistes qui viennent détruire des mois de travail sous prétexte qu’ils ne sont pas d’accord avec les OGM ! La majorité des faucheurs ne sont là que parce que c’est à la mode ! l’été dernier, nous en avons vu repartir avec des épis chez eux pour dire "j’y étais, j’ai fauché ce champs d’OGM si dangereux pour ma santé" ! ! Moi, si je trouve que quelque chose est dangereux, je ne le ramène pas chez moi pour craner devant les copains !

andrieux gaëtan
9/10/2007
De bon principes mais notre libre choix sera t-il possible ?
La dissémination des OGM n’est pas contrôlable. La dissémination des pollens est incontrôlable. les OGM s’il sont cultivés dans notre pays en plein champs contamineront les cultures et les organismes vivants. Les conséquences des OGM sur la biodiversité et la contamination du vivant, sur le syndrome d’effondrement des abeilles etc... montrent que la coexistence est impossible. Nous ne voulons pas d’OGM. Il faut les interdire !
hélène
9/10/2007
Oui à la recherche et au moratoire pour une décision réfléchie
Je souhaite juste participer au débat et exprimer mon refus des OGM sauf à eds fins médicales. Je ne pense pas que les arguments à propos des OGM pour sauver de la faim dans le monde soient très cohérents. Un moratoire serait une bonne idée et montrerait une réelle volonté de prendre du recul et d’attendre les résultats des chercheurs proposés dans la synthèse et qui me paraît absolument nécessaire.
Belém
9/10/2007
BIEN DIT

Bonjour,

Je suis complètement d’accord avec Hélène. J’exprime mon refus total des OGM. La seule agriculture biologique est capable de nourrir tous les êtres humains en respectant l’environnement et la santé. A celles et ceux qui doutent encore du pouvoir des industries qui sèment la mort, je les invite à creuser davantage les investigations. Nous avons affaire à des criminels soutenus par des politiciens n’ayant aucun scrupule à répandre des cancers. C’est aussi dangereux, sinon plus, que l’affaire du sang contaminé en France. Il ne s’agit pas de lutter contre "le progrès", mais de lutter pour la survie d’une espèce animale parmi d’autres, celle d’Homo sapiens, qui, dans l’évolution de la Vie, a été une probabilité, est une possibilité, mais sans doute pas une finalité, d’autant plus que certains de nos congénères s’évertuent à raccourcir notre parcours terrestre en haïssant leurs semblables, cobayes à souhait.

Des résultats de chercheurs, il en existe des dizaines. 50% des cancers en France sont dus à l’alimentation... Il suffit de chercher et le scepticisme s’en va de lui-même. Par exemple, combien de paysans meurent chaque année des conséquences des pesticides et herbicides qu’ils ont inhalés ? Et combien d’hommes ne peuvent plus se reproduire à cause d’hormones dans la viande ?

Un certain nombre d’hommes souhaitent dévaster la planète seulement dans le but de remplir le vide qui est en eux.

Mikael
9/10/2007
OGM : controle de l’Etat impossible

Les OGM peuvent contaminer les autres filières :
  par un biais naturel (vent, pollinisation, insectes...)
  par un biais technique (transport, stockage, usine de transformation...)

Dans ce contexte, penser que les services de l’Etat puissent garantir des filières séparées entre OGM et non OGM (y compris avec un seuil de tolérance "accidentel") est une lubbie de l’esprit. A fortiori, dans un contexte de restriction budgétaire et sachant que les effectifs de fonctionnaires chargés du contrôle (DDCCRF, SRPV) sont déjà très peu nombreux.

Proner le contraire serait mentir aux français.

TS 51
8/10/2007
SVP de la cohérence !
Il apparait incohérent par rapport au principe de transparence sur l’alimentation humaine qu’il soit interdit de cultiver des OGM en France ou en Europe et qu’il soit autorisé d’importer des OGM (Maïs et Sojà surtout) d’Amérique du Sud ou des pays du Sud Est asiatique . Idem pour les poulets brésiliens ou chinois nourris avec ces mêmes produits OGM . La Haute Autorité peut elle règler l’économie du Marché mondial ?...
Kloe
9/10/2007
A chacun sa cohérence
Il suffit d’interdire ces importations comme cela a été fait avec les hormones dans la viande.
Claude
8/10/2007
les OGM dans les labos mais pas en plein champ
Il est impossible de contrôler une culture OGM en plein champ, le vent , les insectes pollinisateurs ne manqueront pas de disséminer les graines. D’autre part les produits OGM concentrent encore plus de pesticides. D’accord pour la recherche, en particulier à des fins médicales, mais une loi pour interdire les cultures en plein champ. Il ne faut pas céder aux lobbies industriels, ce sont eux les principaux intéressés et béné ficiaires.
Anna Breiz
9/10/2007
Non aux risques incontrôlés des OGM en plein champ
Tout à fait d’accord avec Claude. Dans la mesure où la déssimination est inévitable, il ne faut pas de cultures OGM en plein champ. Enfin, où est le principe de précaution dans cette affaire d’OGM ? et le simple bon sens ? Les multinationales semencières ont pour le moment été très puissantes pour imposer leurs choix économiques, et pour cause, elles gagnent sur tous les tableaux (les cultures OGM ne font pas baisser l’usage des pesticides, c’est le contraire qui se produit). Il faut gagner le libre choix de produire et de consommer. C’est un principe élémentaire de respect et de conscience. Un référendum, prédédé d’un large débat public, serait vraiment opportun.
Partins
8/10/2007
Oui à une utilisation raisonnée et responsable des biotechnologies en agriculture

Oui à la liberté de choix pour le consommateur, Oui à la liberté de choix pour le consommateur, Oui à la coexistance entre les différents types de culture Oui à une loi capable de lever les zones de flou qui pourraient encore exister. Oui au principe de précaution qui prévoit bien qu’en cas d’incertitude scientifique, il faut continuer les recherches pour être capable de lever les doutes qui ont conduit à l’application de ce principe.

Mais non au marchands de peur qui monopolisent l’espace médiatique.

Ne savent-ils pas que : depuis 10 ans les OGM dûment autorisés n’ont jamais été la cause d’accidents. Que les OGM sont autorisés après une évaluation scientifique des plus sérieures Que pour continuer la recherche, il faut faire des essais en plein champ (quel agronome pourrait dire le contraire ...) Que l’Europe importe plus de la moitié de ses besoins en protéines des USA, du Brésil et d’Argentine et que dans la grande majorité des cas, c’est du soja OGM. Qu’il est anormal que les agriculteurs français n’aient pas accès à ces nouvelles technologies comme la plupart de leurs concurrents, y compris les maïsculteurs espagnols. Que l’apiculteur n’aura pas à étiqueter un miel produit près d’un champ de maïs OGM, car on n’a jamais fait de miel avec du maïs, que le pollen OGM qui pourrait être éventuellement rapporté à la ruche ne peut être qu’une impureté dans le miel ... et qu’enfin le miel est un produit animal qui n’a pas à être étiqueté selon la réglementation (comme le lait , le fromage ou la viande). Que l’agriculteur bio a une obligation de moyen et non de résultat dans le cadre du cahier des charges AB (donc étiquetage au dessus de 0,9% comme présence fortuite d’OGM dans un produit conventionnel)

Pour des raisons avant tout idéologiques, certains veulent stopper les OGM en France et pensent même que le monde entier les suivra .... Quelle utopie !... Les autres pays continuent à avancer. La France va devenir de plus en plus dépendante de l’étranger sur ces nouvelles technologies Et la France risque même de devoir augmenter ses importations globales de grains (on importe déjà plus de soja OGM qu’on exporte de blé) qui vont être de plus en plus OGM sur le marché mondial. Alors que notre pays court désespérément après quelques points de croissance supplémentaires, certains voudraient infliger à l’agriculture et aux filières agricoles et alimentaires (qui représentent le premier poste d’export de notre économie) un handicap qui sonnerait le glas de notre compétitivité. Seuls les adeptes de la décroissance pourraient se réjouir.....

Le pire n’est jamais certain. Espérons que nos dirigeants auront la clairvoyance de prendre un peu de recul sur ce dossier avant de décider de l’avenir des biotechnologies en agriculture. Il en va de l’avenir de notre pays.

taupada
8/10/2007
garanti sans OGM
Pourra-t’on avoir la garantie de pouvoir acheter des produits cent pour cent non OGM ? (étiquetage clair et non ambigu). pas de minimum imposé comme actuellement. Comment les agriculteurs bio pourront-ils protéger leur cultures contre les agressions OGM.
JAVA
8/10/2007
OGM, ORGANISME GARANTI MEILLEUR

Je suis assez stupéfait du débat autour des OGM, la plupart des personnes qui en parlent savent elles ce que sont les OGM. Les différents médias se gardent bien d’expliquer à tout un chacun ce qu’est un OGM et comment on l’obtient. Est ce un produit chimique ou un produit naturel. Peut on dire que les tonnes de pesticides avec lesquels nos fruits, légumes et céréales sont largement pulvérisés sont sans danger. Durant ces pulvérisations, les producteurs dit "BIO" peuvent ils garantir que leurs produits ne sont pas contaminés,... seuls les pollens d’OGM se disperseraient ils dans la nature ! ! ! peut on sans crainte manger un fruit traité aux pesticides sans le peler, je n’entends pas trop de spécialistes s’exprimer sur ce sujet, parlons aussi des agriculteurs habillés comme des cosmonautes pour répendre leur poison sur les cultures, serait ce toxique pour l’homme ? Est on sur que les pesticides ne tuent pas plus d’êtres vivants que les OGM ?

A contrario, les végétaux OGM ne sont ils pas des produits non toxiques pour l’homme et son environnement, produits en utilisant les propriétés naturelles déjà développées par d’autres plantes pour se protéger... ?

Par exemple, l’actinidia, producteur du fameux kiwi, n’est attaqué par aucun insecte ou autre prédateur, pourquoi ? il dégage un forte odeur très particulière, produirait il un répulsif naturel. Qui pourrait s’insurger si on utilisait cette faculté à repousser tout insecte à d’autres plantes, on l’appellerait OGM et alors... Bien sur un insecte qui butinerait une plante naturellement protégée serait appelé à mourrir,....mais,... ne va t il pas tout simplement éviter cette plante.....à suivre.

Que sont les plantes obtenues par croisement d’espèces dites "HYBRIDES" ne serait ce pas des OGM....que nous consommons sans problèmes depuis des décennies. exemple les tomates qui ne pourrissent plus au bout de 3 jours, etc, etc ! ! ! qui s’en plaint ? Les producteurs "BIO" utilisent ils des plantes "HYBRIDES" ?

PB63
8/10/2007
Zéro OGM : science ou ésotérisme ?

Une question sur les seuils à 0% : Si une religion X décide demain que le pain doit être labellisé pour être consommé dans le cadre d’une pratique cohérente de cette religion (comme c’est le cas dans certaines religions pour le vin, la viande, etc...), des parcelles spéciales devront être ensemencées avec des graines labellisées X, assurant ainsi une récolte labellisée X, conduisant à une farine X, etc.... Les responsables religieux modérés, considérant que l’important est de pouvoir fournir aux croyants du pain X afin qu’ils puissent vivre selon leur convictions, se préoccupent peu des contaminations par le pollen non labellisé qui arrive des champs situés aux alentours, l’expérience acquise dans ce domaine montrant que ce taux se maintient en dessous de 5%. Arrivent des intégristes fondamentalistes qui proclament que les champs labellisés X perdront leur label s’ils sont pollués par du pollen provenant de cultures non labellisées. Et la question finale : Qui doit mettre en place les mesures visant à passer de 5 à 0% ?

Les variétés de maïs actuellement autorisées à la culture en France (contrairement à ce qui a été dit plusieurs fois au cours des entretiens, ces variétés sont autorisées, voir la liste sur [ http://www.ogm.gouv.fr/savoir_plus/fiches/fiche17.htm ]) ont subit des évaluations au niveau mondial depuis bientôt dix ans sans que des problèmes puissent être mis en évidence. Contrairement à ce qui a été dit dans les discussions OGM du Grenelle de l’Environnement, la bibliographie dans ce domaine est foisonnante. Bien sûr, il existe des scientifiques qui contestent systématiquement les conclusions de ces études. Même si ces contestations ont été déclarées sans fondements scientifique par des contre-expertises indépendantes, elles sont reprises à l’infini par les contestataires. Tout ceci peut être replacé dans un contexte général de dénigrement des fondements de la culture scientifique, le cas le plus connu étant les attaques contre la théorie de l’évolution de Darwin par les mouvements fondamentalistes religieux (le « projet intelligent », la « complexité irréductible », etc...). Rien ne permettant actuellement de dire que les variétés de maïs autorisées à la culture en France présentent plus de risques qu’une variété conventionnelle, le seuil de mélange devrait être de 5%, qui est le seuil couramment utilisé en agriculture et en agro-alimentaire. La taxe OGM proposée dans les discussions devrait donc être utilisée pour indemniser les producteurs si ce seuil est dépassé (ce système n’est pas nouveau ; il existe déjà par exemple si une parcelle de colza alimentaire est pollinisée par une parcelle de colza dédiée à la production d’huiles industrielles). Cette taxe devrait aussi être utilisée pour créer des zones sans OGM et/ou sans cultures conventionnelles de production de semences labellisées (Bio, AOC, ...). Par contre, s’il y a une volonté de certaines filières de produire sous un label « zéro OGM » ou « zéro conventionnel », c’est à mon avis à ces filières de prendre en charge les contraintes de production

Damien V.
9/10/2007
Ce message pro OGM est mensonger !

Votre "parabole" est pour le moins falasieuse ! Et si, il existe des études prouvant, chez le rat, des atteintes graves à la santé (le foie et les reins sont atteints au bout de 3 mois d’alimentation avec des OGM !(étude menées par le Professeur Séralini, expert auprès de l’AFSSA !) évidemment, les études officielles, c’est-à-dire fournies par les producteurs eux-mêmes (sic !) ne montraient pas ces dangers : elles ne durent que trois semaines ! A voir : le documentaire sur le sujet diffusé à l’époque par Canal Plus et visible aujourd’hui sur le net (Youtube...)

Par contre, les études que j’ai pu lire, notamment de l’INRA (ce ne sont pas vraiment des écolos)-Courrier de l’environnement de l’INRA- montrent que les OGM agricoles n’apportent aucun bénéfice : pas de meilleurs rendements, toujours autant de pesticides, impossibilité pour l’agriculteur de semer une partie de sa récolte, et un coût plus élevé !

Non, ce n’est pas aux agriculteurs zéro OGM de prendre en charge la preuve qu’ils ne sont pas contaminés ! C’est comme si vous demandiez en justice à l’innoncent de prouver qu’il est innocent ! Et non, en démocratie, c’est encore à la justice de prouver que vous êtes coupable ! Si non, comment garantir le droit aux agriculteurs de ne pas en produire ! ?

Pour conclure :
  il faut développer les connaissances et renforcer les études préalables à la commercialisation.
  le principe de précaution doit s’appliquer en attendant des études complémentaires (donc gel des cultures en plein champ).
  le principe pollueur-payeur doit s’appliquer complétement.
  l’étiquettage doit s’appliquer sans seuil minimal, et y compris sur les produits dérivés d’animaux ayant consommés des OGM, sinon, comment le consomateur peut-il choisir ?
  développons l’agriculture biologique qui ne posent pas tous ces problèmes, qui est bénéfique pour la santé et pour l’environnement, les techniques agronomiques sont au point depuis longtemps et les rendements aussi bons ! Alors pourquoi se fourvoyer avec les OGM, sinon pour le bénéfices des grandes multinationales ? !

PB63
9/10/2007
Soyons plus précis !

En réponse au message signé Damien V. Si mon message a pu vous apparaitre comme mensonger, c’est probablement qu’il n’était pas assez précis. Allons donc plus loin dans la précision :

Vous dites : « Et si, il existe des études prouvant, chez le rat, des atteintes.........menées par le Pr Séralini » GE Seralini n’a pas réalisé de nouvelle étude, il a réalisé une nouvelle analyse statistique sur les données de Monsanto. Le problème est que les méthodes statistiques mises en œuvre ne sont pas adaptées à l’expérience (voir les conclusions de la CGG après avis indépendant http://www.agriculture-environnement.fr/telecharger/Avis_CGB_MON863_15juin2007.pdf ) et que donc les conclusions avancées n’ont pas à être prises en compte.

Vous dites : « les études officielles, c’est-à-dire fournies par les producteurs eux-mêmes (sic !) ne montraient pas ces dangers : elles ne durent que trois semaines ! » En fait, il s’agit des mêmes études. En ce qui concerne les durées d’expérimentation, je vous incite à lire un article de synthèse sur http://www.inra.fr/productions-animales/an2002/num222/aumai/la222.htm (c’est une publication INRA, mais au moins c’est en français). Vous pourrez noter que 1/ Les essais sur les risques en alimentation animale ne datent pas d’hier 2/ Plusieurs essais ont été réalisés sur une période de trois mois (mais bien sur pourquoi pas 3 ans, ou 30 ans...) 3/ Le nombre d’essais réalisés est conséquent (mais on peut éternellement considérer que c’est insuffisant).

Pour ce qui est du reportage de Canal+, le scientifique interrogé dit qu’on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de risques à long terme puisque cela n’a pas été testé. Il faut être clair : demander à tester des innovations sur le très long terme est équivalent à demander l’arrêt de toute innovation.

Contrairement à l’alimentation animale, les études sur les bénéfices des OGM végétaux sont irréalisables en France du fait de l’impossibilité de réaliser des essais au champ. Ces études à grande échelle ont été et sont réalisées par les universités américaines ou des pays émergeants (Chine). Elles montrent que pour le système Bt actuellement cultivé en France, le bilan est positif (diminution des traitements, moins d’impact sur les insectes non cibles,...). Bien que faisant régulièrement l’objet de publications dans des revues prestigieuses, ces résultats sont rarement pris en compte dans les débats (en tout cas pas dans celui du Grenelle de l’Environnement).

Concernant le zéro OGM, je précise l’exemple pris dans mon précédent message : Si un producteur de maïs Kasher ou Halal s’implante sur une parcelle voisine à la votre et vous demande de l’indemniser en cas de contamination pas le pollen de votre parcelle sous prétexte que sa récolte est devenue impure et qu’il ne peut plus la commercialiser, quelle va être votre réaction ? Et pourtant, les croyants des différentes religions ont bien le droit de s’alimenter selon leurs convictions ? Tout cela pour montrer que pour qu’une cohabitation des cultures soit possible, il est nécessaire de faire, de part et d’autre, des concessions.

Enfin, puisque vous tenez à conclure sur l’Agriculture Biologique (AB) et ses effets bénéfiques pour la santé, je vous rappelle l’affaire des épinards bio contaminés par la bactérie intestinale E. coli 0157, à l’origine de la mort de trois personnes, dont un enfant de 2 ans, aux USA (le problème venant du fait que les épinards poussent mieux sur du fumier pas trop composté). Suite à ce dramatique accident, des mesures drastiques de traçabilité ont été mises en place, permettant de diminuer au maximum les risques (sans jamais bien entendu les annuel) et de continuer à produire. Question finale : Que serait-t-il arrivé si ces décès avaient été dus à des aliments contenant des OGM ?

« Quand on a la foi, on peut se passer de vérité » (F. Nietzsche)

Salutations

zacman
8/10/2007
interdiction culture et commercialisation OGM
Interdire pourquoi ?
  parce que ça ne profitera qu’aux industriels et aux "gros" agriculteurs.
  parce que pour augmenter encore la productivite on risque de diminuer encore la qualite en particulier nutritionnelle au détriment de notre santé(exemple les tomates contiennent plusieurs centaines de lycopènes différents qui protègent coeur et vaisseaux,et personne ne peut affirmer qu’une modification génétique ne supprimera pas le ou les gènes responsables de leur production auquel cas les 5 portions de fruits et legumes/jour,pour quoi faire ?Bien sur on pourra prendre des medicaments a la place...après l’infarctus)
  parce qu’interdire les OGM en france est un moyen moralement défendable et politiquement efficace pour contrer l’invasion de notre marché interieur par des produits alimentaires étrangers(chinois avec du soja transgénique,américains avec Monsanto,pays qui utilisent en permanence ce genre d’argument pour faire du protectionnisme déguisé)
  parce rien ne s’oppose a la recherche francaise sur les OGM pour revendre les brevets au pays assez stupides pour en consommer...
laya
8/10/2007
oui nous en cosommons ...mais
S’ il est vrai que les ogm se trouvent dans certains produits de transformation , et que les animaux en consomment aussi , et pour la majorité des personnes à leur insu , vous ne pouvez pas dire ( luc , je crois ) que c’est un faux débat , et qu’ à partir de là il faut se contenter de cette situation . Non , c’ est au contraire un vrai problème et il faut en débattre , en se posant 2 question très simples , est-ce bien raisonnable de manger des ogm sans connaître leur impact sur la santé et sans aucune veille sanitaire après leur commercialisation ? Sans hésitation , ma réponse est non .
Luc31
8/10/2007
cela fait 10 ans qu’on en mange tous les jours
Depuis le temps qu’on en mange, si cela avait un impact sur la santé cela se saurait. Et puis moi je préfère manger des OGM que des mycotoxines, et comme les OGM détruisent la pyrale vecteur des ces horribles toxines et bien oui aux OGM. Car les mycotoxines sont cancérigènes et ça c’est prouvé ! ! Ensuite moi je dis non aux OGM en France à condition que ce soit non à tous les OGM ! ! ! je dis bien tous ! plus une seule importation de produits ayant des traces d’OGM, restons cohérents. Dans le cas contraire j’interprète que les groupes écologistes n’ont que le seul but de servir leurs financeurs, c’est à dire les multinationales américaines qui nous envahissent de produits OGM en faisant pression pour ne pas en produire.
Anonyme
10/10/2007
quelle naïveté

"Depuis le temps qu’on en mange, si cela avait un impact sur la santé cela se saurait."

et comment ? ? puisqu’aucune étude épidémiologique sérieuse n’a été menée à ce jour ! comment alors isoler le facteur "OGM" des multiples facteurs qui influencent notre santé ? la consommation d’OGM se "propage" de façon diffuse et on ne saura pas si telle maladie a pu être générée par un OGM (et encore moins l’OGM particulier responsable, et l’entreprise qui l’a mis sur le marché)

il est grand temps que le politique prenne la maitrise qui lui est dûe de la sphère tecnico-énconomique...

lauv
8/10/2007
NON,NON au lobby agricole
Passez de 80 à 100 Q/ha est le seul argument des agriculteurs. Va t on empoisonnez les français dans l’intéret de quelques uns ?
Matthieu
9/10/2007
L’agriculture pour l’intérets de tous

Je ne comprends pas comment on laisse de côté l’agriculture française en le laissant prendre des retard monstres sur les progrets technique et technologique ?

Actuellement, on est a un cours de maïs très élevé, et tout les médias annonce que les agriculteurs s’engraissent mais pendant combien de temps une majorité de famille d’agriculteurs gagnaient moins que le RMI, personne n’en parle de cela.

Alors toujours attaquer les agriculteurs qui sont toujours à essayer de produire plus propre, avec plus de qualité, de traçabilité et quand on commence un peu à avoir le résultat de notre travail, on nous retombe dessus.

L’agriculteur ets toujours en train de s’adapter à la demande, mais c’est franchement pas évidant surtout quanb ça change toujours et qu’il y a de la pression...

Respecter notre métier comme nous respectons le votre !

Edgar
10/10/2007
Quelques précisions
Des retards ! Pourquoi la recherche ne s’oriente pas davantage vers une agriculture écologique que vers une agriculture économique ? Pourquoi la France n’est pas leader dans la production bio ? OK les agris qagnent peu d’argent, mais capitalisent beaucoup. C’est juste un jeu de présentation comptable et la course au surendettement... Oui parlons des résultats de votre travail : haies arrachées, eaux polluées, une alimentation standardisée où l’on ne fait plus la différence entre de l’agneau et du porc. Oui vous vous êtes adaptés à la demande des multinationnales et de la distribution... Mais le consommateur quand lui direz-vous la vérité sur vos pratiques (ajout d’acide dans l’eau des volailles pour réduire la consommation d’eau et de paille...).
Matthieu
10/10/2007
toujours les mêmes... mais que font les intermédiaires

Bonjour,

Je croi squ’il y a un mal entendu quand même... je ne connaît certe pas toutes les pratiques agricoles, mais nous sommes soumis à des tests qui sont les plus contraignants je penses de toutes l’Europe pour la qualité de nos produits Par rapport aux consommateurs, pourquoi demander aux agriculteurs de s’expliquer et pourquoi ne pas demander aux intermédiaires qui sont entre l’agriculteur et le consommateur, c’est pour nous c’est notre interlocuteur et pour vous aussi logiquement... mais non le méchant c’est agriculteur... mais faut pas oublié que si l’agricultures s’arrête (cas extrème), tout le monde meur je crois... Alors posez les questions aux bonnes personnes et pas seulement à nous qui répondons à ceux que l’on nous demande... Je n’ai jamais vu un consommateur venir chez moi voir comment je travaillais et me dire de faire plutôt comme ça et pas comme ça...

jandcven
8/10/2007
Pour l’avenir

Pensons à nos enfants et aux autres, c’est eux qui payeront nos erreurs plus que nous, mais agissons rapidement, parce qu’il n’y a pas de solution miracle. Quelques principes simples doivent s’appliquer comme partout :
  Nécessité de réfléchir avant d’agir (vision globale pour éviter les faux remèdes).
  Fixer des objectifs (ils doivent être la somme d’actions coordonnées).
  Ne pas laisser les intérèts financiers décider seuls (pas de dictature des GNIS, FNSEA, etc. qui ne regardent que l’intérèt immédiat).
  Travailler en bénéfices-risques,( mais par l’intermédiaire d’une expertise scientifique "INDEPENDANTE" et pluridisciplinaire). De préférence de niveau européen.
  Biotechnologies oui, mais encadrée, pas de liberté pour le docteur Folamour...
  Traçabilité indispensable (le consommateur doit savoir pour être responsable).

En fait soyons sages et patients comme nos anciens qui prenaient le temps d’observer et mettons beaucoup de bon sens dans nos décisions, je sais : c’est hélas "la chose la moins bien partagée au monde". On garde espoir, parce qu’il fait vivre. Le grenelle de l’environnement va réussir, les citoyens le veulent, n’est-ce pas ?

Pella
8/10/2007
Libre Choix de produire ?

Le libre choix pour la culture OGM me pose un sérieux problème :

Comment l’agriculteur bio ou l’apiculteur bio peuvent-ils co-exister et co-habiter avec la mise en culture en parralèle d’OGM ? Il me semble illusoire de penser que la dissémination de ces organismes pourrait etre circonscrit à un périmètre particulier ; les vents de sable nous apportent regulierement la preuve que les trajets aeriens peuvent-etre conséquents. Si le sable peut le faire, que dire de la dissémination des pollens ?

Il me parait donc primodiale qu’une recherche indépendante et sérieuse soit menée en milieu confiné pour faire un bilan de ces cultures et pour autoriser ou non leur mise en place en milieu ouvert. Le moratoire sur ces cultures doit donc etre mis en place jusqu’a ce que les résultats des études soient concluants. Il est quand meme aberrant d’autoriser une culture en plein champ et de faire des etudes scientifiques en parrallele. Il est important de ne pas mettre la charrue avant les boeufs d’autant plus qu’une majorité de francais sont defavorables à ces cultures. Ne serait-il pas bon de trancher ces questions par referendum ?

Concernant le libre choix de consommation : Pourquoi modifier le seuil d’OGM dans les produits bio, si ce n’est pour préparer le terrain d’une contamination. Dans ce cas quid du libre choix de consommation ?

mic
8/10/2007
oui aux biotechnologies
elles nesont pas exclusives mais peuvent nous aider intelligemment notamment en agriculture pour mieux produire de façon durable ;neconfondons pas principe de precaution et inaction, faisons confiance à une haute autorite scientifique et responsable oui à une transparence objective.pollueur payeur ok mais aussi destructeur payeur,meme rigueur pour tous ;preservation indispensable de la propriete privée et publique. non à la subsidiarité et harmonisons les régles au niveau européen
laurent c.
8/10/2007
OGM = DICTATURE
les OGM parlons-en une bonne fois pour toute... Interdiction de la culture des OGM en plein champ Interdiction des importations de toute production OGM (alimentaire ou autre) Ainsi, ces mesures permettraient de mettre à mal les politiques des sociétés agrochimiques qui tentent de soumettre le secteur agricole, les consommateurs et les citoyens, pour satisfaire les besoins indécents de rendement financier de leurs actionnaires. Dernièrement j’ai été outré d’entendre un représentant des céréaliers qui expliquait que les OGM ce n’était pas négociable, et que les consommateurs en mangaient déjà, alors que c’était pas la peine de faire les chochotes effarouchées... "ton assiette d’OGM est servie maintenant tu la manges et tu laisses tranquille le Monsieur !" Bonjour l’égoïsme et la responsabilité... et pendant ce temps les pays du Sud se font exploiter de façon éhontée ! Les divers organismes du secteur agricole sont complètements obsolètes car dirigés par des barons locaux... Regardez le Crédit Agricole, organisme créé au XIX ème siècle par des paysans pour les paysans et l’agriculture... maintenant c’est une poignée d’oligarques (notamment du secteur agricole) qui a pris le pouvoir, afin de mener une politique capitalistique exceptionnelle (rachat Indosuez, SOFINCO, cotation en bourse de CASA, Crédit Lyonnais, Emporiki, 650 agences bancaire en Italie,....) au détriment du secteur agricole (combien d’exploitation agricole disparaissent tous les jours ?). La notion initiale de mutualisme a totalement disparu dans la gestion quotidienne du groupe (suppression de 3519 emplois chez LCL, des restructuration toujours destructrice d’emploi, le client est toujours pris pour un pigeon,...) Peut-on faire confiance à de tel organisme, sur un sujet aussi important que les OGM ?
Anonyme
8/10/2007
non, non et non aux OGM on a déjà donné !
Il n’est pas possible d’admettre que les gens ne savent pas les dangés des OGM :la terre et les paysans d’Asie (surtout l’Inde avec sa révolution verte...), d’amérique Latine, même du Canada et des USA en font les frais de grâce épargné nous ces misères ! je ne veus pas d’OGM en France (Il y en a déjà trop). Je ne veut pas d’OGM dans mon assiète, je ne veus pas voir d’OGM se disséminé dans mes cultures. Je veus manger sainement, cultiver sainement. je veux que les êtres vivant restent libres !
Luc31
8/10/2007
Vous en mangez déjà depuis 10ans ! !
Mais vous en mangez déjà depuis plus de 10 ans puisqu’on importe 5 millions de tonnes de soja OGM tous les an en France, et 2 millions de tonnes de maïs OGM, et tous les animaux (poulets, porcs, bovins...) venant d’Asie, d’Afrique, des USA, du Brésil, d’Argentine...ou d’Espagne ! Plus tout ce qui se trouve dans les aliments comportant de l’huile de soja (plats cuisinés, préparations industrielles, mayonnaise et condiments, chocolat....la liste est trop longue !) Ne pas en vouloir dans son assiette est un faux débat puisque nous en mangeons depuis des années ! ! !
Crabillou
8/10/2007
J’ en mange peut-être, mais je n’en veux plus !

C’est vrai que nos animaux sont nourris avec des farines contenant des OGM. D’ailleurs, le fameux maïs Mon810 qui est actuellement cultivé sur 22500 Ha chez nous, est destiné au bétail.

Devrais-je, au prétexte que j’en mange déjà sans le savoir, accepter d’en manger plus encore si je n’en ai pas envie ? Je laisse libres ceux qui en sont friands, d’en manger à s’en faire péter la panse ! Moi, je n’en veux pas !

C’est mon droit, et j’y tiens. Je n’oblige personne à manger bio, laissez moi libre de manger ce que je veux, et surtout, ne m’obligez pas à manger ce que je ne veux pas, à mon insu !

Kloe
8/10/2007
ce n’est pas une raison

Il faut réfléchir aux conséquences à long terme. Des études ont montré les conséquences toxicologiques sur des rats, des souris et des poulets en seulement 3 mois : voir le rapport du groupe, le site infogm, les émissions de FR2 et FR3...

Si les OGM se banalisent, il y en aura beaucoup plus dans votre assiette. Les cancers d’origine alimentaires ont progressé ces 30 dernières années. Cela va-t-il continuer puisque c’est déjà comme cela depuis des années ?

Les OGM sont invasifs. Or, le nombre d’espèces végétales et animales est en forte diminution. Cela va-t-il continuer ?...

On s’est très vien passé de la viande américaine aux hormones. On peut se passer des OGM. Il suffit d’interdire l’importation et l’utilisation.

Sang chaud
9/10/2007
Gaveur
En regardant les étiquettes suffisamment écrites en gros caractère "sans OGM" on devrait être sûr de ne pas en manger.C’est çà ce que devrait être le choix du consommateur.On vôte avec notre porte monnaie c’est donc un choix démocratique. Il faudrait également qu’il y ait des étiquettes sur toute la viande nourrie aux OGM. En finir avec la tolérance de taux de 0,9% d’OGM. J’ai tout de même le droit de ne pas en ingurgiter de cette m.... . Le tabac est cancérigène je n’en fume pas et je gueule quand quelqu’un fume à côté de moi. Alors, moi je ne mange pas d’ogm et je vous engueule par ce que vous me prenez pour une oie et que vous voulez absolument nous en gaver.
Corinne
8/10/2007
libre choix ?

Il serait proposé le libre choix de cultiver ou non et de consommer ou non des OGM mais on peut observer que c’est déjà le cas pour les pesticides puisque les agriculteurs peuvent les utiliser ou non comme c’est le cas dans l’agriculture biologique ; mais au final les pesticides se retrouvent dans les rivières, dans l’air et même si je consomme des légumes bio je vis dans un pays contaminé par les pesticides et j’en absorbe malgré moi.0ù est le choix quand l’eau et la terre sont polluées ? Quand les champs seront contaminés par les OGM, quel choix aurais-je ? Les abeilles dont le nombre est en diminution constante ne sont pas programmées pour choisir de butiner ou non une plante OGM.

Il y a un groupe de travail pour la promotion de la biodiversité mais celle-ci se trouverait considérablement réduite si une majorité d’ agriculteurs n’utilisaient plus que les quelques variétés OGM proposées par les semenciers comme Monsanto. Qui peut croire qu’une telle entreprise oeuvre pour l’éradication de la faim dans le monde ?

L’Autriche pour l’instant a fait le choix non OGM malgré la pression de l’OMC, pourquoi pas nous ? On nous dit que nous devons rester compétitifs dans la course au développement des techniques OGM, mais à quel prix ? Au prix de la réduction drastique de la biodiversité, de la dépendance toujours plus grande des agriculteurs à quelques gros groupes de semenciers, à l’augmentation des prix pour le consommateur, de risques éventuels pour la santé et l’environnement, de la contamination irréversible des plantes ?

On peut déjà observer au vu des résultats décevants voir médiocres des cultures OGM existantes comme celle du coton OGM qu’ils ne sont et ne seront jamais la panacée promise.

Les consommateurs demandent majoritairement des produits sans OGM alors il serait rentable pour notre agriculture de produire sans OGM afin de répondre à la demande.

Les citoyens sont informés et demandent un vrai débat démocratique, pas de la communication joliment tournée.

Luc31
8/10/2007
Loi sur les OGM
Oui je suis pour une loi sur les OGM. Mais si loi il y a sur les OGM pour interdire leur production en France, il faut être cohérent et interdire toute présence d’OGM en France. Si les OGM sont mauvais, il faut interdire ceux qui pourraient être produits mais aussi ceux qui sont importés. Je veux dire par là les 5 millions de tonnes de soja par an, les 2 millions de tonnes de maïs par an, ce qui représente en surface de 1 million d’hectare, interdire tous les vêtements en coton en provenance d’asie, et bien sur tous les médicaments contenant des plantes OGM. Sans compter toute l’alimentation humaine contenant des OGM par les plantes qui rentrent dans leur composition, et évidemment tous les produits animaux ayant été nourris avec des OGM. Il faut interdire aussi tous les produits industriels ou de consommation dont la production étant faite à partir de plantes OGM, notamment tous les composés plastiques, ou les couches pour enfants, ou les serviettes hygiéniques pour les femmes, ou bien encore certains stylo, même des pneumatiques, et la liste est encore longue. Interdisons les OGM en France mais tous les OGM ! ! ! ! Vous l’aurez compris je suis pour les OGM....
Damien
7/10/2007
Obligation d’étiquettage, pour laisser le choix aux gens

Un grand nombre de Français sont contre les OGM, à tors ou à raison. Les moratoires régionnaux ne sont pas toujours respectés... Pourquoi ne pas imposer l’étiquettage aux frabricants qui utilisent des OGM ou aux distributeurs qui les vendent. Ceux que ça ne dérrange pas pourrons les acheter, même moins cher s’ils le souhaitent, mais l’absence d’information à ce sujet est criminelle, elle ne laisse pas le choix aux consomateurs et alimente la tromperie sur le produit. De plus cela empêche les gens de boycotter ces produits ou ces enseignes. On masque les produits et on nous oblige à faire des choix les yeux fermés. Si je pense que c’est dangereux ou tout du moins qu’on est loin de connaître toutes les conséquences sur la santé et l’environnement, je souhaiterais pouvoir ne pas les acheter, que les gens soient aux courant et puissent dire NON s’ils le souhaitent.

Avec cette mesure, si les OGM s’imposent un jour ce sera avec l’accord de ceux qui les consomment, sans qu’il y ait eu tromperie dans la transformation.

Christophe
7/10/2007
production de plantes OGM

Comment peut-on permettre la libre production des plantes OGM dans la mesure où la contamination des autres plantes non-OGM (productions conventionnelles ou biologiques) imposera à terme la fin de ces dernières ?

Seule la recherche confinée sur les OGM peut permettre une évaluation dans quelques années sans que les autres productions ne soient irrémédiablement contaminées.

Comment peut-on faire confiance, à priori, à une société transnationale comme Monsanto dont le seul but est le profit ?

Il faut appliquer le principe de précaution dans ce domaine pour ne pas créer une crise qui pourrait s’avérer aussi grave que celle de la vache folle.

Bees and company
7/10/2007
LES ABEILLES VOUS DIRONT " MERCI " !

Oui, car nous qui , par miracle, avons résisté au Gaucho, Régent et autres cochonneries . . . Nous, les survivantes, devront à présent affronter les plantes OGM si leurs partisans gagnent du " terrain " et réussissent à convaincre que les dites plantes sont les meilleures garantes de la protection de l’environnement . . . ça, il fallait le faire ! . . . Bravo pour le tour de passe-passe ! L’imagination des "scientifiques" est sans borne , et le pire est que beaucoup sont sincères ! Non, ce ne sont pas tous des "vendus " à Monsanto et compagnie ! ! ! . . .

Et bien, nous, les abeilles, nous préférons les cultures bio, et la nature avec quelques champs en friche . . . Ce ne sont pas les OGM qui vont sauver ces pauvres humains de la faim, mais NOUS LES ABEILLES, car sans nous, plus de pollinisation, et sans pollinisation, devinez quoi ? C’est la vraie famine qui vous guette . . .

Au fait, savez-vous qu’en divers lieux, nos ruches contiennent déjà une proportion identifiable de pollen de maïs transgénique ? ( en Maine-et-Loire, en Ardèche, dans le Lot-et-Garonne . . . ), et pourtant nos ruches se trouvent à 300 m, 400 m, voire 1200 m ou 1500 m d’une parcelle de maïs transgénique ! Alors, on dissémine . . . drôle, non ? Et puis, c’est notre seule source de protéines . . . miam miam !

A tous ceux qui sèment des OGM, nous disont donc : "certes, vous en avez le droit puisque droit il y a, mais . . . allez les semer sur une autre planète, petite suggestion de "bees and company " ! ! !

Yves
11/10/2007
Le véritable responsable de la mort des abeilles
Il semble qu’en France les médias et les apiculteurs, si prompts à dénoncer le Gaucho, soient restés silencieux sur les résultats de nouvelles recherches menéees en Espagne ou aux USA.Ils ne sont peut être pas encore informés mais ces résultats datent déjà de quelques mois. Difficile de faire machine arrière et d’avouer que l’on s’est trompé ! Le principal responsable de la mortalité des abeilles est en fait, d’aprés ces recherches, un protozoaire le Nosema. Ce protozoaire est trés contagieux. Il semble qu’il se propage de ruches en ruches par le pollen et le miel provenant d’une ruche décimée donc contaminée que les apiculteurs donnent à une nouvelle ruche pour qu’elle puisse se nourrir et se reconstituer. Il faut donc faire analyser la qualité du pollen pour déceler des traces de contamination mais il faut chercher ailleurs que du coté des OGM.  Attention l’idéologie est mauvaise conseillère !
TALBOTIER
7/10/2007
OGM

Non aux OGM, on parle de notre santé, de la pollution des autres parcelles cultivées de façon traditionnelle, on oublie la chaîne animale qui se nourrit de ces plantes et meurent. Elle fait parti de la vie pour tous, pensez aux abeilles, etc..., aux graines qu’elles transportent, aux oiseaux qui se nourissent d’insectes qui vont disparaître etc.. et de ces mauvaises herbes qui deviennent transgéniques et qu’il faudra traité, avec quoi ?

Les OGM, comme toute manipulation génétique sur les animaux sont scandaleux

Anonyme
7/10/2007
Foin de dialectique

Cessons de trouver de fausses raisons sémantiques.

Le sujet des OGMs est suffisament grave par ses conséquences sur la santé publique pour qu’un référendum démocratique pour ou contre soit organisé dans les plus brefs délais.

Laissons le peuple s’exprimer et choisir librement son destin, plutôt que de donner trop la parole aux lobbyes en tout genre qui souhaitent coloniser nos terroirs

Marine
7/10/2007
conserver le choix d’une alimentation sans OGM
Je ne veux pas d’OGM. Je veux conserver la liberté de consommer des produits exempts d’OGM ; être informée si les oeufs, le lait, la viande, le jambon que je donne à mes enfants proviennent d’animaux nourris avec des OGM. Actuellement, ce n’est pas le cas.
mathieu
7/10/2007
libre choix oui, usine à gaz non

Je suis prêt à souscrire à l’idée du libre choix du consommateur. Mais il convient de fixer des règles d’information du consommateur qui soient réalistes. Sur des produits simples ou peu transormés ("agricoles") l’étiquetage reste possible si les seuils sont raisonnables : s’en tenir au seuil de 0,9%, pourquoi pas. Si on dit que le seuil est zéro, alors les OGM sont évidemment condamnés. Sur les produits transformés (agroalimentaires) il faut trouver des règles raisonnables. Se limiter à l’information sur le composant principal ( ?)et seulement s’il est lui même un OGM. Vouloir indiquer si les animaux sont susceptibles d’avoir consommé des OGM est irréaliste : prenons un plat préparé quelconque : qui peut garantir qu’il est impossible qu’une des vaches dont le lait a approvisionné l’usine qui a produit le beurre dont une infime quantité est utilisée dans la recette aie jamais consommé un soja OGM ? Et qui pourra prétendre qu’en l’absence d’une telle garantie on fait courrir un risque quelconque au consommateur ? Il faut donc un peu de proportionalité entre l’information honnête du consommateur d’une part, la faisabilité technique et économique d’autre part.

Enfin je ne connais personne qui, au moment d’acheter son vélo (écologique par exellence) demande de trouver sur l’étiquette la composition de la peinture du bouton de la sonnette ....

mathieu
7/10/2007
subsidiarité = distorsion ? ? ?
Je suis inquiet sur la subsidiarité en matière d’OGM. Si un maïs, un blé ou autre ne pose pas de problème technique en Bretagne, il me semble peu probable qu’il en soit autrement en Normandie ou en Pays de la Loire ! Laisser, à ce niveau, la subsidiarité jouer, c’est donner tout le pouvoir aux lobbys locaux, où aux politiques régionaux qui peuvent changer de bord à chaque élection, et d’avis entre deux ! Les autorisations doivent donc suivre les procédures nationales qui sont préfigurées dans la contribution du groupe de travail, et s’imposer ensuite. Sinion on ajoutera aux distorsions de concurrence entre UE et pays tiers, entre Etas européens (voir l’Espagne en matière d’OGM), un niveau de distorsiuon de plus. Halte au bazar ambiant !
Erwan
7/10/2007
NON aux OGM en plein champ

L’absence de danger de la consommation d’OGM n’est pas prouvée. Des études indépendantes montrent que des rats ont eu des atteintes des reins et du sang après avoir été nourris avec ces organismes.

C’est certe un exploit scientifique, mais c’est aux industries de l’agroalimentaire après de longues études encadrées par l’état de nous prouver qu’on peut consommer ces substances sans risques.

Messieurs les politiques, vos prédécesseurs nous ont déjà exposé aux radiations de tchernobyl, à l’amiante, à la vache folle, au sang contaminé.

S’il vous plait cessez de nous transformer en cobails sous prétexte de d’assurer la rentabilité à court terme de certaines industries.

Prendre des risques avec la santé d’un grand nombre de personnes sous pretexte d’assurer la sauvegarde de quelques emplois sur le court terme n’est pas un argument recevable.

Florence
7/10/2007
Je suis contre les OGM
Je suis contre les OGM et contre le fait que l’humain veuille contrôler et manipuler les espèces vivantes. Nous pensons maîtriser par notre science nos actes mais je pense que ça n’est pas le cas. A chaque fois que nous entreprenons de modifier un comportement naturel, nous tombons dans l’excès qui ensuite provoque des catastrophes parfois irrémédiables. Je préfèrerais que l’on réfléchisse à une culture différente. Si un champ est envahi d’insecte c’est qu’il y a déséquilibre. Je préfèrerais que l’on essaye de reconstituer un équilibre en comprenant quel est le biotope naturel de cet insecte, quel sont ces prédateurs... c’est un exemple bien sur mais pour moi les OGM sont une fuite en avant. On ne peut pas en même temps dire que les OGM vont permettre de guérir certaine maladie et mettre en place un contrôle total de la vente des graines et rendre tributaire du cours de la bourse tous les agriculteurs de la planète.
Patrick (F6CTE)
6/10/2007
Pour une relance de la technologie OGM en Europe

A force de contraintes (comme celles proposées par ce groupe) et adossée à la paranoïa écologiste, on finira par abandonner toute expérimentation OGM et laisser le champ libre à un acteur unique : Monsanto, qui sera dès lors, en position de monopole mondial (et on peut supposer que c’est bien ce que cette entreprise souhaite).

Si l’on peut raisonnablement penser que les intérêts des écologistes européens et de Monsanto sont différents, on ne peut que constater que le but poursuivi est le même : faire en sorte que l’Europe de ne développe aucune technologie OGM et soit tributaire, à l’avenir, soit de Monsanto soit des fabricants de pesticides.

D’ailleurs, si la même paranoïa nous conduit, dans le futur, à abandonner toute forme de culture industrielle pour généraliser l’agriculture dite biologique, il est à prévoir que la demande alimentaire dépasse l’offre. Ce déséquilibre fera grimper les prix et si les écologistes urbains n’en souffriront pas, car ayant, en général, des revenus corrects, il n’en sera pas de même du reste de la population.

En conclusion, je pense que, de manière pragmatique, il faut :

  développer au maximum la filière OGM, tant dans le domaine de l’expérimentation que dans celle des cultures, en se basant sur les recommendations des scientifiques du domaine (qui eux ne sont jamais entendus sur les médias) et des acteurs concernés, en particulier les agriculteurs. C’est une technologie du futur dans laquelle l’Europe doit s’affirmer,

  de pas prendre en compte au-delà de leur importance numérique les groupes écologistes. En effet, il est aberrant de voir l’influence hors de proportion de leurs thèses, dans ce qui est généralement proposé, pour ce qui ne constitue qu’une facette de la société. La France a su résisté, avec raison, sur le nucléaire civil. Elle doit faire de même pour les OGM,

  on doit mettre sur le même plan les « faucheurs volontaires » et ceux qui s’opposent aux avortements dans les hopitaux. Dans un cas comme dans l’autre, ils se réclament d’une autorité (la Nature, Dieu) qui se veut supérieure à la légalité républicaine. Il n’y a être plus bienveillant dans un cas que dans l’autre.

Patrick (F6CTE)

Bruno
8/10/2007
Puisque les autres font des bêtises.......

Quel est cet argument d’une haute teneur scientifique en faveur des OGM ?

"nous n’allons tout de même pas laisser monsanto tirer seul les marrons du feu" Cela me désole de voir toute l’avidité et l’égoîsme qui se cache derrière cet argument. Je préferrerai que l’on dise : oui à une recherche fondammentale publique forte et indépendante pour faire la lumière sur ces chimères génétiques mises au point de manière hasardeuse par quelques docteurs follamour.

Sur l’argument de la pénurie de nourriture, vous savez très bien qu’il ne s’agit pas d’un problème de production, mais de répartition de celle-ci. Répartition qui ira encore plus mal si une quelconque multinationale confisque le droit le plus élémentaire des paysans : à savoir réutiliser une partie de leur récolte pour les semences de la saison suivante.

Les pays qui ont développé à outrance la fillière OGM (U.S.A., Canada, Argentine) ont tout intérêts à emmener les autres pays dans cette fuite en avant des OGM, puisqu’à long terme, cette filière est vouée à l’échec, (comme le montre les quantités croissantes de pesticides utilisés du fait de la sélection très rapide de ravageurs résistants. Pour temporiser cette sélection, les semenciers demandent, dans une parcelle de maïs de réserver 15 à 20% de la surface avec des semences non OGM) la concurence avec les cultures traditionnelles perennes serait génante. En clair nous tonberons, mais nous ne voulons pas être les seuls à trinquer !

Depuis quand les citoyens ne peuvent pas avoir un droit de regard sur ce qu’ils mangent ? Les Européens, dans leur immense majorité sont contre les OGM et les risques qu’ils font peser à la biosphère. Les OGM ne rapportent (financièrement) qu’à ceux qui les produisent et tentent de les imposer en force. 99% des plantes OGM sont des biocides ou sont résistantes à des biocides vendues de concert avec l’OGM (roundup ready de monsanto par exemple) dites moi où est l’intérêt du consommateur là dedans ?

Quand au dernier paragraphe, c’est comme d’habitude dans la novlangue technoscientiste le contraire de ce qui est dit qu’il faut comprendre. Les faucheurs volontaires ne font que défendre le savoir des paysans qui travaillent en collaboration avec la nature et non contre elle. Ils ne cherchent pas, contrairement aux apprentis sorciers des OGM à prendre le pas sur elle, mais à en tirer ce qu’elle peut nous offrir de meilleur : la diversité. Les plantes OGM, fruits d’un bricolage contre nature (gène de poissons des mers froides dans une fraise par exemple)sont des chimères génétiques et leurs promoteurs des dieux qui pensent que l’homme peut vivre hors la nature. Ces gens là font courir à l’humanité toute entière les plus grands risques quand à sa survie pour quelques poignées de dollars.... Pour ce qui est de la légalité républicaine, comme elle est de plus en plus éloignée des attentes des citoyens et de plus en plus proche des cercles du pouvoir économique et financier, je n’en attends plus rien ! sauf le pire

Patrick (F6CTE)
8/10/2007
Pour une relance de la technologie OGM en Europe (suite)

Bonjour Bruno,

J’ai bien lu vos différents arguments et vous me permettrez d’y répondre :

>oui à une recherche fondammentale publique forte et indépendante pour >faire la lumière sur ces chimères génétiques mises au point de manière >hasardeuse par quelques docteurs follamour. Soyons positifs : oui à une recherche fondamentale publique forte et indépendante pour faire la lumière sur cette technologie génétique : ses avantages, ses inconvénients et la meilleure façon de l’employer.

>Les pays qui ont développé à outrance la fillière OGM (U.S.A., Canada, >Argentine) ont tout intérêts à emmener les >autres pays dans cette fuite >en avant des OGM, puisqu’à long terme, cette filière est vouée à l’échec, Vous semblez très bien connaître le sujet et vous en fait crédit. Cependant, cette technologie est certainement un terrain vierge à explorer, d’où l’intérêt pour l’Europe et la France de s’y mettre et rapidement, pour devenir les leaders du domaine (au même titre que le nucléaire ou l’aviation). Nous ne manquons pas de chercheurs talentueux, d’entreprises dynamiques et d’agriculteurs entreprenants.

>En clair nous tonberons, mais nous ne voulons pas être les seuls à >trinquer ! Ce genre d’argument basé sur la peur est ressorti périodiquement à chaque nouvelle technologie. Rien de nouveau donc.

>immense majorité sont contre les OGM Vu le bourrage de crâne médiatique sur ce sujet, l’inverse eut été étonnant !

>génétiques et leurs promoteurs des dieux qui pensent que l’homme peut >vivre hors la nature. Ces gens là font courir Jusqu’à preuve du contraire, la nature a été totalement modelée par l’Homme. Nous vivons dans un environnement qui est purement artificiel. Hormis quelques peuples isolés, nous vivons tous "hors la nature".

>est de la légalité républicaine, comme elle est de plus en plus éloignée >des attentes des citoyens et de plus en plus Bon personnellement je préfère le système démocratique mais bien sûr on peut préférer la loi de la jungle...

Cordialement

Patrick

jeanmarcbzh
8/10/2007
les acteurs concernés

Bonjour,

Les acteurs concernés sont les écologistes qui, commes vous le faites remarquer, sont minoritaires. Et il y a les consommateurs, qui eux sont majoritaires et ne veulent pas de produits OGM. Les agriculteurs et je suis agriculteur ne veulent pas tous des OGM, moi non, veulent avoir le choix,

D’après vous la France peut combler le retard, en OGM, produir les OGM et importer des produits alimentaires pour ceux qui ne veulent pas d’OGM. C’est fou, l’agriculture doit exporter pour rétablir la balance commerciale de la France pas importer (c’est dailleur pour celà quelle est subventionnée grace aux impots des Français consommateurs)

NB : il me semble que les semencier et les fabriquants de pesticides ne font qu’un ou alors pourquoi inserer le gène de resistance au glyphosate dans un colza (il faut être naîf) "Si l’on peut raisonnablement penser que les intérêts des écologistes européens et de Monsanto sont différents, on ne peut que constater que le but poursuivi est le même : faire en sorte que l’Europe de ne développe aucune technologie OGM et soit tributaire, à l’avenir, soit de Monsanto soit des fabricants de pesticides. "

Patrick (F6CTE)
8/10/2007
Pour une relance de la technologie OGM en Europe (suite)

Bonsoir Jean-Marc,

D’abord bravo pour avoir choisi ce métier d’agriculteur. Il faut sans doute pas mal d’audace et de conviction pour faire vivre une exploitation agricole.

>Et il y a les consommateurs, qui eux sont majoritaires Oui vous avez raison, les consommateurs sont partie prenante.

>D’après vous la France peut combler le retard, en OGM, produir les OGM et >importer des produits alimentaires pour ceux qui ne veulent pas d’OGM. Ce dont je suis sûr, c’est que si l’on se met à la remorque des pays comme les Etats-Unis et le Canada qui développeront, eux, une technologie moderne pendant que nous y mettrons une chape de plomb, nous serons perdants à terme.

>Les agriculteurs et je suis agriculteur ne veulent pas tous des OGM, moi >non, veulent avoir le choix, Bien sûr et le choix est légitime. Mais on ne peut empécher ceux qui veulent faire des OGM de le faire. Et dans ce contexte, les agriculteurs devraient se serrer les coudes. En effet, ceux cultivant des OGM (et il en faut du courage) sont victimes d’un harcèlement des groupes écologistes. Or demain si un gourou écologiste décide pour une raison obscure que tel produit ou tel mode de production n’est pas "écologique" (bien sûr,avec beaucoup d’arguments et en faisant très peur au consommateur), aucun agriculteur ne sera à l’abri de ce type d’harcèlement.

Cordialement

Patrick

bilal
6/10/2007
Responsabilité collective

Des plantes Génétiquement Modifiées sont cultivées en France en plein champ depuis plus de dix ans, pour l’expérimentation mais aussi la commercialisation. Sur cette période, des OGM ont donc été introduits dans l’alimentation animale mais aussi humaine.

Ceci souvent dans un non-respect total de la législation.

C’est un fait.

> Connaît-on aujourd’hui avec certitude les conséquences sur la santé humaine d’une consommation répétée d’aliments OGM ?

NON. Par manque d’études sérieuses dans la recherche publique, ne peut en garantir l’innocuité, ni en prouver la dangerosité.

> Est-on en mesure de laisser aux agriculteurs la liberté de choix entre produire avec OGM ou sans ?

NON. S’il y a culture d’OGM en plein champ, il y a risque de dissémination vers les cultures non OGM, et donc obligation potentielle pour tous les agriculteurs de produire OGM.

> Les paysans français ont-ils besoin des OGM ?

NON. Les paysans français besoin de circuits commerciaux fiables leur garantissant à la fois un revenu décent et une réelle indépendance. Ils ont besoin d’une recherche agronomique publique efficace permettant de développer des alternatives techniques moins coûteuses et plus productives. Les techniques culturales simplifiées en sont un bel exemple : aujourd’hui les paysans savent que dans la plupart des cas le labour est inutile et coûteux : il faut poursuivre dans ce sens, notamment avec le semis direct sous couvert, les associations et rotations de cultures ou encore la gestion de la matière organique.

Etudions les résultats de l’utilisation des OGM sur les autres continents, et tirons-en les enseignements, tant sur le plan économique qu’environnemental.

Aux députés qui devrons voter le projet de loi issu de ce Grenelle : posez vous les bonnes questions !

> quel est l’intérêt de laisser cultiver des OGM en France ? > quel sont les risques réel d’un tel choix ? > quel est votre rôle ? Sauvegarder pour un temps quelques centaines d’emplois dans l’agro-industrie, ou garantir la sécurité sanitaire de vos concitoyens ? > qu’aurez-vous à répondre dans quelques années aux agriculteurs, transformateurs et commerçants lorsqu’ils ne pourront plus garantir l’absence d’OGM dans leur produits, alors qu’une majorité de la population semble décidée à avoir le choix ?

Merci.

marie
6/10/2007
NON aux OGM en pleins champs

Bonjour,

A propos de « l’atelier OGM », je voudrais surtout donner mon opinion sur deux des 7 principes « incontournables » pour une future loi sur les OGM, principes que je trouve bien hypocrites, et loi que je trouve bien dangereuse (car si de loi il s’agit, cela signifie que la décision sur le mise en culture en pleins champs d’OGM nous est déjà imposée).Enfin.

Comment peut on se baser sur le principe de co-existence, principe que les firmes semencières et leurs copains auront très bien réussi à vendre, mais qui en aucun cas, hélas, ne peut s’appliquer aux OGM : à partir du moment où des OGM sont cultivés en pleins champs, la pollinisation naturelle (abeilles, vent...) contaminera les autres champs, sur des distances bien supérieures aux ridicules mètres négociés actuellement comme bandes de sécurités (2 km par les abeilles, des dizaines de km par le vent).

Remarque : « CONTAMINATION : Présence dans un produit d’un corps étranger nocif » http://www.agrojob.com/dictionnaire/definition-CONTAMINATION-2296.htm . Remarquons que dans le cas des OGM, les gènes introduit de manière virale ne proviennent pas du même génome ; la pollinisation favorise le passage de ce gène « étranger » sélectionné dans le génome d’autres plantes, pouvant même « sauter » la barrière naturelle des espèces. Le terme « contaminer » est donc tout à fait approprié, et les faucheurs font bel et bien une « neutralisation » de l’agent pathogène.

  « Libre de choix de produire » : A partir du moment où des cultures OGM sont en pleins champs, les producteurs biologiques (ou même les producteurs conventionnels qui veulent faire le choix de cultures non OGM) n’auront plus le libre choix de cultiver sans OGM, du fait notamment de la contamination (cf plus haut). De plus, si nous prenons le cas du maïs MON 810 cultivé dans notre beau pays (mais que l’Allemagne et 9 pays européens ont interdit ou retiré des champs), OGM produisant une toxine contre les ravageurs (pyrale), alors les apiculteurs ne pourront non plus exercer librement leur métier sans courir le risque de voir leurs essaims succomber (voir la disparition massive des abeilles aux Etats-Unis et la responsabilité probable du maïs Bt5.) Et je ne parle que de la liberté des producteurs, sans m’appesantir sur les conséquences écologiques ...De nombreuses études ont prouvé qu’après 5 à 10 ans, les cultures OGM sensées limiter l’emploi de pesticides en consomment deux à trois fois plus que la culture initiale, non OGM, du fait de la résistance développée par les adventices.

   « Libre choix de consommer » : Le consommateur n’aura pas le choix de consommation, à partir du moment où les producteurs n’auront plus de choix du mode de production.

En tombant dans les grands mots, autoriser les cultures OGM de pleins champs est un acte anticonstitutionnel, contre la liberté des citoyens, et dangereux pour l’environnement (génome instable, recombinaisons de gènes aléatoires...).

Par ailleurs : arrêtons d’être naïfs : actuellement dans le monde, la majorité des OGM portent sur le maïs, les pommes de terres, les tomates (non cultivables ou essentiels dans les pays du Sud), sur des gènes de résistance aux pesticides, et gènes insecticides. Pas sur des gènes permettant au mil de pousser sans eau ! Et arrêtons de croire que les OGM vont sauver le monde en permettant de produire pour les pays qui n’ont pas assez à manger ! Une étude récente de la FAO prouve que l’agriculture biologique pourrait nourrir le monde à elle seule, et il est démontré depuis des lustres que la production alimentaire (facteur agronomique) est suffisante pour nourrir le monde entier, c’est la répartition de cette production (donc raisons économiques et politiques) qui causent les ravages que nous connaissons ! Et ça, les OGM n’ont rien à voir avec cette histoire, les grands semenciers, par contre, si (voir les procès de Monsanto auprès des paysans américains ou mexicains).

Donc, non aux OGM en pleins champs, Oui, aux OGM en milieu confiné (pour la santé...) Oui pour un moratoire, Non à l’imposition d’un mode de production à tous les paysans du monde, qui s’y oppose, Non à la perte des libertés des hommes,

Par ailleurs, je pense que la subsidiarité est évidemment un principe fondamental, au moins, pour que nos élus puissent nous représenter, si nous n’en avons le poids.

Patricia
6/10/2007
Mon analyse personnelle des OGM

Au nom de la « liberté » du commerce international et poussée par la mondialisation, la France s’apprête à autoriser les cultures OGM. 

Quelle liberté ? et pour qui ?

Quand on sait que les cultures OGM vont polluer les cultures conventionnelles alentours, que fait-on de la liberté de produire bio ? Ces agriculteurs vont être responsables de la pollution des autres qui auront la bénédiction de la loi (avec un seuil de « pollution » autorisé de 0.9 %, ce qui me semble énorme).

Liberté pour qui donc ? Pour les grands semenciers, les grandes firmes multinationales, qui s’approprient non seulement le marché, puisqu’à terme n’importe quel petit paysan devra passer par eux pour toutes ses semences ( les OGM ne se reproduisant pas l’année suivante), tout sera alors uniformisé, plus de biodiversité des produits, et pas seulement au niveau de la France, mais de la planète entière. 2 ou 3 multinationales pourront alors à leur guise affamer les pays pauvres qui n’auront plus d’autre moyen que de passer par eux pour cultiver, donc pour manger...

Revenons à la France. Au nom du principe de précaution, les cultures OGM n’y ont pas encore été autorisées. Très bien, on se souvient des farines animales ! Et maintenant, au moment de voter une loi, où en est-on des essais sur la santé ? Personne ne nous en a jamais présenté les résultats. Il serait quand même intéressant de savoir comment notre organisme va réagir à ces gènes qui contiennent tous les pesticides et insecticides qui ne vont certes plus se trouver sur la plante mais dans la plante, donc peut-être dans notre assiette !...et sans que l’on n’en ai eu le choix bien entendu ! Sans parler des animaux qui vont manger ces OGM, y aura-t-il une traçabilité ? Comment pourrait-on appeler cette maladie qui risque d’apparaître ? « La maladie de l’herbe folle » ?

Mais voyons aussi les points positifs des OGM. Plus aucun produit toxique à acheter pour l’agriculteur, et de l’eau propre qui ruisselle des champs après la pluie. Oui, mais pour combien de temps ?. La nature nous a montré qu’elle reprenait toujours ses droits (heureusement ça ne s’achète pas encore !) D’autres insectes ou maladies vont-ils apparaître ? Deviendront-ils plus résistants ? (mais ce n’est pas grave, à ce moment-là les multinationales de semences auront déjà rendu des paysans dépendants et toucheront des royalties de toute la planète !..).

J’ai vu des reportages en Inde avec le coton transgénique, aux Etats-Unis également avec le maïs qui ne donne pas vraiment les effets escomptés à plus longue échéance etc... et ça m’a fait froid dans le dos !

J’espère que le législateur connait toutes les réponses à ces questions. Sinon, ne serait-il pas souhaitable de maintenir encore quelques temps le principe de précaution ? Nous ne serions certainement pas le seul pays d’Europe à refuser les OGM.

Damien
6/10/2007
Ne pas oublier les erreurs du passé

Il me semble que la justification de la production d’OGM afin de « nourrir le monde » est erronée puisque la production à l’échelle mondiale est largement suffisante pour subvenir aux besoins de tout le monde. (« Étant donné l’état actuel de l’agriculture dans le monde, on sait qu’elle pourrait nourrir 12 milliards d’individus sans difficulté. Pour le dire autrement : tout enfant qui meurt actuellement de faim est, en réalité, assassiné », a déclaré Jean Ziegler, rapporteur auprès de l’ONU sur le droit à l’alimentation. “Le marché de la faim” est un documentaire directement inspiré de cette pensée.) Il s’agit donc avant tout d’un problème de répartition et une solution d’éradiquer la faim dans le monde existe donc sans les OGM.

De plus, il ne me paraît pas acceptable que certaines entreprises (exemple Monsanto, producteur du Roundup) puissent revendiquer l’entière propriété de leur OGM breveté puisqu’il n’arrive même pas à contenir la dissémination. En effet, si des plans OGM sont retrouver dans le champ voisin, Monsanto fait un procès afin de récupérer la totalité de la récolte, pourtant cultivé dans le champ voisin par un autre agriculteur...(Cf. émission Envoyé Spécial diffusée le 19 avril 2007 sur France 2). Bien sûr, il s’agit là d’un cas peut être particulier mais néanmoins possible et donc reproductible par d’autres.

Enfin, concernant les effets sur la santé, je ne pense pas qu’il faille chercher à prouver qu’ils sont soit tout bon soit tout mauvais. Leurs effets sont sûrement très complexes et différents suivant chaque situation (lieu, personne...). Mais attention à ne pas se brûler les ailes sous prétexte « d’avancée technologique ». Il me semble que l’on se trouve dans une situation similaire à l’amiante. Ce matériau permettait une protection que l’on ne savait atteindre avec aucun autre. De plus, de nombreux scientifiques soutenait le caractère non dangereux de l’amiante. Aujourd’hui c’est 3000 morts par an en France....Et pourtant dès 1975, l’amiante a été reconnu dangereuse aux Etats-Unis, pour finalement n’être interdite en France qu’en 1996.

jpf87
6/10/2007
Une contradiction rédibitoire !

Comment oser écrire ensemble ces deux propositions ?

Libre choix de ne pas consommer d’OGM Libre choix de produire des OGM en plein champs

Assurer la dissémination (inévitable) des OGM dans la nature et proclamer le droit de ne pas en consommer est une absurdité, mais surtout, venant de personnes intelligentes, un mensonge aux conséquences irréversibles.

De nombreuses techniques permettent de produire, en usines biomoléculaires, notamment à partir des bactéries, les substances médicamenteuses.

Le seul intérêt des OGM en plein air est de breveter des semences, d’en trouver de compatibles avec plus de pesticides.

On ne peut donc vouloir une chose et son contraire. Une seule réponse : Pas d’OGM à ciel ouvert car nous ne reviendrons plus en arrière par la suite.

Les responsables de l’extinction des espèces actuelles, déjà bien entamée par l’hybridation et le monopole de quelques semenciers, resteront tristement célèbres dans l’histoire de l’humanité, et c’est bien parti pour au niveau international, ce qui décomplexe beaucoup de nos compatriotes décideurs français et européens.

Un petit message bien fondu dans la masse.

La consultation du public c’est le vote ! Mais vus les sondages, pas de risque que l’on demande l’avis de la population.

Pacooo
6/10/2007
Flou
La seule proposition attendue par tous ne figure à priori pas dans votre synthèse : interdiction de la culture d’OGM en plein champs ainsi que l’importation de produit OGM.
Bzzzz
5/10/2007
Bonjour marco-pal
Si je vis de petites productions BIO, et qu’après analyse du miel que mes abeilles me fournisent, il s’est avéré qu’il comportait des éléments OGM.... Et qu’à cause de tels résultats, je ne puisse plus vendre mon miel sous le label BIO grâce à de jolis champs polluants étant dans les environs. Continurais tu à dire qu’il ne s’agit pas de contamintion ? ? ? ?
lydie
5/10/2007
illusion du bio et autorisation OGM

J’espère que l’administrateur est bien neutre et ne publi pas exclusivement ce qui sert l’intérêt de certains.

Après avoir lu des articles sur la loi qui prévoie à l’horizon 2009 que dans la l’alimentation bio une tolérance OGM et pesticide dans agriculture biologique serait mise en place tout doucement bien sûr, je suis révolté d’être pris en otage sans pouvoir rien y changer.

Il faudra alors que l’on m’explique pourquoi continuer d’appeler celle-ci agriculture biologique.

La démocratie est bien de laisser le choix aux personnes et dans ce cas nous ne l’auront plus puisque les OGM seront présent partout en quantité plus ou moins grande mais tout de même présent.

J’espère encore qu’il n’est pas trop tard et pouvoir choisir effectivement ce que je mange sans être trompée

Charly
5/10/2007
OGM, pas serieux !

Les études faites par des scientifiques sur les dangers des OGM pour la santé ont étés soient cachées, soit falsifiées. Pourquoi tant de mystère ?

Les distributeurs de semences OGM exercent un pouvoir totalitaire sur l’ensemble des cultures de la planète. Pourquoi tant de pressions ?

Les consommateurs ne sont pas en mesure de savoir s’ils consomment de l’OGM ou non. Pourquoi tant de cachoteries ?

Un bienfait pour l’humanité ne s’embarrasse pas de tant de précautions pour prouver sa valeur. Par contre, un produit qui peut rapporter des millions à certains au détriment du plus grand nombre a toutes les raisons de biaiser des résultats et d’imposer par la force ses positions.

La logique de l’évolution voudrait que l’homme diversifie au maximum ses cultures et leurs particularités pour pouvoir survivre demain. Nous faisons exactement le contraire.

Bon courage. Et vive l’humanité !

MICHEL
5/10/2007
ogm
la cohabitation entre les ogm et les productions labellisées semble réellement impossible dans les régions à dominante maïs par exemple .Je comprends les semenciers qui ont investi massivement dans le procédé.Ceci dit la particularité française c’est d’avoir cette diversité de labels élaborés au fil des décennies .Que ce soit aux USA ou ailleurs cela peut sembler totalement décalé. Gardons cette particularité qui exclu les ogm dans les cahiers des charges des labels rouges par exemple et batissons une agriculture basée sur un modèle d’alimentation de qualité. Je pense que les semenciers ont une marge de progresse formidable dans la recherche classique (resistance aux maladies ,meilleure valorisation des intrants). Je suis maïsiculteur depuis plus de 20 ans et je suis reconnaissant auprés des semmenciers de nous avoir proposé des variétés classiques parfois extraordinaires. Alors pendant que les espagnols sémeront leurs ogm prenons cette opportunité de pouvoir estampiller nos produits français "garanti sans ogm".
soleil vert
5/10/2007
Et en 2008 que va-t-il se passer ?

D’aucuns craignent que "la montagne accouche d’une souris". 2007 a été une année noire, avec plus de 20 000 ha de maïs GM plantés, plus les parcelles non déclarées (trouvées par la société civile, un comble). Les SRVP n’ont strictement rien fait, même pas contrôlé la distance de 50 m promise, ni les disséminations. Pire, certains agriculteurs ont déclaré que si les OGM étaient interdits en 2008, ils en planteraient dans l’illégalité, avec achat de graines en Espagne.

Nous assistons donc à un véritable Etat de non-droit, ou plutôt à un droit à polluer.

Les lobbies pro-OGM, dont ORAMA, montent au créneau et agittent l’épouventail de la pénurie ou de la dépendance à l’étranger. Le ministre Borloo se fait rabrouer, bref, on semble assister à un véritable jeu de dupes. Avec les Lagarde, Barnier et Sarkozy pro-OGM, JLB et NKM vont être obligés de rentrer dans le rang ("numéro deux du Gvt" tu parles !)

Donc, va être pondu un texte avec de belles intentions, visé à sécuriser les ONG et le chaland, mais bien sûr avec aucun moyen ni contre-partie de contrôle indépendant. On va nous faire croire que les OGM "vont être interdits de novembre à mars", puis accepter le maïs Herculex (sous prétexte que l’"Europe" nous en interdit le moratoire). Mais l’Europe, c’est nous, c’est la démocratie, et la Commission Européenne n’a aucune légitimité démocratique, pas plus que les experts de l’EFSA, la plupart acoquinés avec les transnationales. La France devrait, en tant que présidente en 2008, imposer la remise à plat, mais elle ne le fera pas (trop peur de la FNSEA et ORAMA).

Bref, le maïs Herculex sera semé, sans aucune responsabilité réelle ni moyen de contrôle. Résultat, dans les faits, les ONG et la société civile sera furieuse de s’être laissé duper et la guerre civile s’installera dans les campagnes, car je vous garantis qu’après ce qu’on pourrait considérer une trahison contre le bien public, les faucheurs volontaires ne laisseront pas faire, même symboliquement, sur quelques ha par ci, par là.

La gendarmerie aurait pourtant d’autres missions plus nobles à accomplir que surveiller les FV. Quel fiasco ! !

"Le monde ne sera sauvé, s’il peut l’être, que par les insoumis"

Albine
5/10/2007
Oui les mots sont lourds de sens

Contamination, dans le cas d’un maïs, lorsqu’un maïs non ogm se trouve pollenisé par un ogm, le maïs non-ogm produira des semences modifiées, avec un ADN aberrant dont on peut pas contrôler le génôme qui s’en suit suite à cette intrusion (le gêne choisi a bien été introduit mais où ? avec quelles conséquences ? au détriment de quels autres gènes ?).

Alors oui contamination a tout son sens.

Lorsqu’un paysan bio se voit contraint de détruire sa production car des ogm y ont été détectés, lorsqu’un paysan d’Inde se voit contraint de se fournir chez un semencier Mosanto qui lui a d’abord offert des semences (avec tous pleins d’avantages bien sûr), de lui réserver ses achats en insecticides, de ne plus pouvoir utiliser ses semences car elles sont hybrides,...

Et les faucheurs existent justement pour défendre ces producteurs et notre patrimoine commun, ce droit à cultiver le vivant.

Alors oui les faucheurs ont raison d’exister.

Obélix
5/10/2007
l’information des consommateurs

Certains (les anti OGM - mais au fait, contre quoi sont-ils réellement et de quoi ont-ils peur ?) souhaitent que les consommateurs soient informés sur la présence ou non d’OGM, donc sur la présence ou non d’un ou deux gènes supplémentaires.

Pourquoi pas, mais alors, ne faudrait-il pas aussi s’assurer - et afficher - la présence de tout éventuel microorganisme (et il y en a de nombreux) qui sont là avec la totalité de leur gènes ?

A moins que l’on considère acceptable - car naturelle - la présence de pathogènes (fusariose, penicillium, aspergillus et compagnie).

kitty
5/10/2007
demande de lisibilité
Il faudrait penser à la lisibilité des textes officiels pour améliorer l’approche et la compréhension du sujet.Les jeunes lycéens de première travaillent sur le projet du gouvernement en classe de géographie et sont déroutés par l’aspect ardu du texte,ils représentent pourtant les futurs citoyens de demain et ceux qui sont supposés appliquer ces lois ! ! !
bernard garet
5/10/2007
une loi, oui mais pour tout le monde.
Bien d’accord pour préparer, organiser et encadrer la culture des variétés OGM, qui le sont d’ailleurs déjà aujourd’hui, quoiqu’en disent leurs détracteurs. Mais avant de concevoir de nouvelles lois, commençons par appliquer celles qui existent déjà. Pas de négociations avant que les vandales conduits par le pseudo-paysan n’aient purgé les peines auxquelles la justice les a condamnés.
Tony
5/10/2007
Oui au BIO

L’Agriculture est aujourd’hui en France responsable de biens des problèmes écologiques (pollution des nappes phréatiques, utilisation des pesticides, fongicides et insecticides,...).

Les OGM présentent des risques et ne sont pas la solution.

L’agriculture biologique, respectueuse de l’environnement, et bien meilleure pour la santé ; devraient bénéficier d’un soutien fort (aujourd’hui l’Europe subventionne n’importe comment l’agriculture sans se préoccuper des conséquences environnementales).

Non aux OGM, OUI AU BIO

Luc31
8/10/2007
Non au bio
Non au bio qui utilise de façon massive sans aucune connaissance les bactéries du Bacillius Thuringis (Bt) comme insecticide dans les plantes, non au bio qui utilise du soufre et du cuivre de façon massive pour se trouver ensuite comme métaux lourds dans les sols et les plantes, non au bio porteur de mycotoxines cancérigène pour l’homme. Si l’homme aujourd’hui jusqu’à 80 ans c’est sans doute parce qu’il ne se nourrit pas au bio depuis longtemps !
p63
8/10/2007
Non au Bio (encore)
Et que penser de pratiques BIO telles que les épandages (souvent massifs) de lisiers et autres fumiers, qui génèrent des aérosols (que chacun peut tracer à l’odeur) contenant des nombres incalculables de bactéries non identifiées, dont on n’a pas la moindre idée de l’impact sur la santé humaine, et qui sont suceptibles de contaminer sols, cultures, animaux, nappes phréatiques. Aucune estimation de leur impact n’a jamais été communiqué au grand public. Pour ceux qui estiment qu’il s’agit d’un produit naturel qui serait inofensif par nature, je rappelle que l’amanite phaloide est totalement naturelle, sans OGM.
Mansiaux André
4/10/2007
nécessité du principe de précaution
Le principe de précaution doit amener à interdire toute culture en plein champ d’OGM tant qu’il n’aura pas été prouvé leur absence de risques (par expertise faite par le fabriquant et contre-expertise) : il est en effet impossible de garantir qu’une culture en plein champ ne risque pas une dissimination de pollens pouvant "polluer" d’autres espèces
karuna
4/10/2007
MORATOIRE INDISPENSABLE
Selon le simple nom du principe de précaution : Tant que nous ne sommes pas surs à 100% de l’innocuité des OGM : MORATOIRE SUR LES ESSAIS EN PLEIN CHAMP. Il n’y a pas à tergiverser sur la santé.
moicdoudou
4/10/2007
Un désastre au Canada

L’autorisation des cultures OGM au Canada a conduit à un désastre écologique et pas seulement...

Désastre écologique car il est impossible d’empecher la propagation des OGM. 

Désastre également pour les agriculteurs ayant réfusé les OGM, leurs cultures ont été contaminées et les producteurs de sémences OGM les ont attaqués en justice pour violation de brevet (les agriculteurs sont traqués par les détenteurs de brevet).

Voici un reportage trés intéressant sur les OGM diffusé dans l’émission Envoyé Spécial sur France 2 : http://www.youtube.com/watch ?v=4x1BxLNjL8I (enlever l’espace avant le point d’interrogation)

Après ça, toujours OK pour les OGM ?

Pascal
7/10/2007
Désastre ou peur désinformative ?

On ne peut arrêter de se faire peur sans arrêt ? On ne peut s’informer un peu avant de décreter que les O.G.M. dans toute leur globalité sont mauvais ? On ne peut tout simplement poser ses craintes un moment, arrêter de faire aux gens inconsciemment et réflechir. S’informer objectivement et réflechir sur l’ensemble des informations collectées, ça c’est une démarche citoyenne ! La démarche citoyenne n’est pas celle de quelqu’un qui casse tout avant dire les sommations ! ...

Pourquoi tant de questions ? Parce que vous ne vous les êtes pas posé en citant à qui mieux le cas du Canada où un seul agriculteur se serait retrouvé, "à l’insu de son plein gré" avec son colza envahi d’OGM ? Les gens qui connaissent les flux de pollen vous diront que c’est une inepsie. Retrouver plus de 80 % de colza OGM dans un champ, il faut le vouloir même avec des parcelles voisines d’OGM. C’est bien ce qu’a conclu la Cour Fédérale canadienne sur la base d’expertises des chercheurs de l’Agence Canadienne d’Inspection des Aliments.

Quant à ce reportage de France2, c’est l’exemple même soit d’un travail militant soit d’un travail d’une personne qui n’a vérifié ses sources ...

Alors, OK pour les O.G.M. ? Oui et non ! Non, pour n’importe quoi ! Un O.G.M. n’est qu’un organisme obtenu par une technique de laboratoire comme il en existe plusieurs. Ce n’est donc pas le moyen qui est à éliminer mais les erreurs de son application ... Oui pour les O.G.M., après expertise des autorités scientifiques officielles pour leur innocuité et pour leur intérêt pour la société.

Avec un peu de réflexion et de la volonté d’ouverture, on peut comprendre. Oui ?

marco-pal
4/10/2007
Les mots ont un sens, souvent biaisé

Les mots ont sens, parfois biaisés

N’oublions pas que les associations écologistes ont pratiquement gagné la guerre des mots et faisons attention dans ces forums. Parler de « contamination » sur ce sujet c’est prendre position, et négativement. Prenons le cas d’une variété de maïs conventionnel non-OGM dont le pollen se répand dans un champ voisin non-OGM également, voire bio, faut-il dire également que ce champ a été contaminé ? Non évidemment. Si l’on considère que le maïs OGM est absolument sain et sans danger l’environnement, alors parler de « contamination », ca n’a aucun sens. Il y a dissémination ou croisement, c’est tout. Parler de contamination c’est indiquer qu’un corps sain a été contaminé par un autre qui ne l’est pas. Utiliser ce terme clôt le débat et la recherche.

Pourquoi croyez-vous que les faucheurs parlent également de « neutralisation » de champ ? Et en plus ces termes sont repris dans la presse. Si j’ai bien compris, un collectif anti-avortement qui détruit une clinique, on appelle ca une destruction, un acte terroriste, un saccage ou que sais-je encore. Mais un fauchage, on appelle ca une « neutralisation » ? Donc l’agriculteur qui l’an dernier avait voulu tirer sur ces mêmes faucheurs on aurait pu dire qu’il voulait les neutraliser. Et s’il avait réussi on aurait dit à la veuve du faucheur « toutes mes condoléances madame votre mari a été neutralisé ».

Faisons attention aux mots. Et n’oublions pas que Greenpeace, c’est avant tout une organisation ou l’ion rencontre des communiquants extrêmement brillants.

phanou
5/10/2007
Et le sens des arguments ?

Alors si je comprends bien, parce que certaines associations écologistes savent communiquer, on peut consommer des OGMs sans danger.

Et puis d’ailleurs Greenpeace a sûrement de gros intérêts en jeu, alors que Monsanto, Pioneer et Limagrain n’œuvrent que pour l’intérêt collectif. Sans compter que ces semenciers sont d’une puissance ridicule face aux associations écologistes et qu’ils n’emploient probablement jamais de communiquants à grand frais.

Si les termes d’infection et de contamination vous dérangent, proposez d’autres termes, mais s’il vous plaît, parlons des OGM.

julien-12100
4/10/2007
Brevetabilité : M. Bové souhaite cultiver des OGM publics ?

Je trouve cela étrange, beaucoup prétendent s’opposer aux OGM du fait de la brevetabilité du vivant. Ce qui veut dire que si les OGM venaient à tomber dans le domaine public M. Bové se dépêcherait d’en cultiver ?

Dans le même ordre d’idée, je trouve étonnant que les faucheurs ou Greenpeace nous présentent les agriculteurs comme des abrutis. En effet, malgré tous les défauts voire même les dangers supposés des OGM (achat des semences, utilisation de pesticide en hausse, soi-disant risque de suicide comme en Inde (sans qu’on ne comprenne pas bien en quoi les OGM sont impliqués), etc.) , malgré tout ces dangers, les agriculteurs seraient assez stupides pour acheter encore et encore des OGM alors que les semences normales, voire même « naturelles » issues de leur propres récoltes sont à leur disposition. (quelqu’un connait-il le catalogue des semences ici ?)

Que l’on commence à se poser les bonnes questions pour voir les motivations de chacun. Je ne prétend pas que les semenciers œuvrent au bonheur de l’humanité, loin de là. Mais les faucheurs non plus.

mokozore
5/10/2007
votre information est déformé

"Je trouve cela étrange, beaucoup prétendent s’opposer aux OGM du fait de la brevetabilité du vivant. Ce qui veut dire que si les OGM venaient à tomber dans le domaine public M. Bové se dépêcherait d’en cultiver ?"

le problème que soulève les associations, mais aussi des chercheurs et des agriculteurs (ne focalisons le débat sur une personne), concernant la brevetabilité du vivant et le suivant :

je donne ici un exemple : une firme semancières bien connue, a déposé une demande de brevet pour une séquence génétique du cochon, qui contiendrait d’après la firme des gênes qui font que le port est bien en chair et grandit vite (j’ai résumé les caractéristiques, pour plus d’infos, chercher à voir le film "alerte à babylone). Le problème est que ce gêne est déjà présent dans 75% des races de porcs. donc si la firme obtient son brevet, 75% des agriculteurs devront payer la firme puisque leur porc posséderont les gênes brevetés.

donc les faucheurs ou les autres ne veulent pas que les ogms soient publics, ils ne veulent pas que quelque chose qui existe déjà soient brevetés ! ! ce qui est logique puisque un brevet doit en théorie porté sur une innovation

"quelqu’un connait-il le catalogue des semences ici ?"

http://www.gnis.fr/index/action/page/id/257/title/Catalogues_francais

jeg
4/10/2007
OGM non mais...

Dans les propositions on trouve : libre choix de produire.

La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. Si on permet la production des OGM en plein champs,nous n’aurons pas le choix. A terme l’ensemble des cultures sera contaminée. Ou ses trouvera le choix ?

Les OGM ne doivent pas apparaitre en plein champs. Il doivent rester confinés et servir à de la recherche médical...

L’argument qui tiendrait à dire qu’avec les OGM on va nourrir la planète entière ne tient pas. Nourrir toute la population n’est pas une affaire de technique mais politique.

Christèle
4/10/2007
Par précaution, non aux OGM
La liberté et le respect des différences sont à la base de notre démocratie, le principe de pécautions permet l’utilisation contrôlée des OGM.  Des expériences européennes ont mis en évidence une forte probabilité d’altération de l’organisme par les modifications de gènes. Bien sûr, certains avantages jouent en faveur de ces nouveaux organismes, mais ne faut-il pas mieux prendre le temps et donc le recul nécéssaire à une utilisation respectueuse des contraintes environnementales ? Toutes les ressources naturelles ne sont, à ce jour, pas encore découvertes ni exploitées car l’intensif ne laisse pas le temps à l’observation. Que l’homme affirme sa supprématie scientifique avec sagesse et respect !
Mister_lau
4/10/2007
Le droit de choisir
Comme certains des intervenants l’ont dit c’est un débat passionnel ou chacun croit détenir la vérité. L’objectivité n’est pas simple et pourtant il faut choisir entre soumission ou décision. Pour ma part je choisis la décision et l’action. Pour entamer mon commentaire je vais prendre le parallèle de la loi anti fumeur qui n’est pas si éloignée du problème OGM. En effet pendant des années vous moi tout le monde allaient au restaurant ou dans des lieux publics et il y avait toujours quelqu’un qui fumait, et on ne disait rien tout en respirant naturellement ce poison avéré. Un jour on a dit stop on sait que ça rend malade, on ne peut donc plus accepter que ceux qui ont fait le choix de s’empoisonner empoisonnent ceux qui ont décidé de ne pas l’être, tout simplement on a fait le choix de protéger ceux qui pourraient être victime d’une maladie que l’on peut éviter en ne fumant pas, en fait simplement on a respecté la liberté souveraine de chacun quant à son choix d’être ou ne pas être intoxiqué par telles ou telles substances. Pour la clope c’est simple mais pour les OGM plus difficiles puisqu’on ne sait pas grand chose sur les effets secondaires, donc aujourd’hui d’une certaine manière on se retrouve comme les pauvres non fumeurs d’hier à manger des animaux nourris aux OGM, des végétaux soumis à la dissémination des pollens provenant de cultures OGM, bref on ne choisit pas on est soumis à la loi du rendement malgré nous, et ça ce n’est pas démocratique du tout ! Si par malheur comme pour le tabac il est prouvé dans 10 ou 20 ans qu’un certain nombre de pathologie sont liées aux OGM on interdira cette pratique sauf que les modifications génétiques seront inscrites de manière irréversible dans un tas de plantes modifiées par la pollinisation si toutefois on a pas éradiqué les abeilles d’ici là. Bref je crois qu’il est temps de prendre ses responsabilités et de n’autoriser la recherche qu’en laboratoire et pas à ciel ouvert. Il ne faut pas oublier non plus que ce sont les industriels qui sont à l’origine de ces produits et que ça a pour principal but d’augmenter à la fois les rendements et donc les profits, qu’on ne nous fasse pas miroiter que grace aux OGM la faim dans le monde disparaîtra ! Bref on parle de la violence des faucheurs je parle moi de celle beaucoup plus incidieuse des industriels dont il faut se protéger en communiquant en disant la vérité aux gens et en leur laissant la liberté de choisir même si c’est une notion en voie de disparition !
François
4/10/2007
OGM n’est pas forcément égal à OGM

On ne peut classer tous les OGM dans le même sac.

Certains organismes génétiquement modifiés sont très utiles, voire indispensables, pour fabriquer médicaments et traitements médicaux en laboratoire (ex : l’insuline) ; mais ils ne sont que des outils servant à obtenir dans un champ clos un produit fini. Dans le cas de l’insuline, ce n’est pas l’OGM qui est injecté, fort heureusement pour les diabétiques, c’est un produit obtenu en se servant de l’OGM comme facteur multiplicateur.

Dans le cas de l’agroalimentaire, l’OGM est ce qui sera consommé par l’homme, ou par l’animal qui à son tour sera consommé par l’homme. Et c’est de là que vient le risque, car pour un médicament ou un traitement, il y a une traçabilité du début à la fin de la chaîne, alors que pour un maïs BT par exemple, aucune traçabilité n’existe car elle est impossible à établir. Quand un responsable de coopérative affirme la main sur le cœur s’engager quant à la responsabilité sur les récoltes OGM, on est en droit, comme certains l’ont fait, de manifester pour le moins quelques doutes.

On est en droit aussi, comme l’a fait un ancien administrateur de cette même coopérative, de se poser la question de savoir si elle n’est pas simplement la courroie de transmission des lobbies OGM & pesticides.

On est par ailleurs en droit de se poser des questions sur la pseudo transparence des débats quand le préfet envoie le courrier d’inscription au Grenelle local à seulement une association : FNE. Quelle déni de démocratie pour les autres nombreuses associations qui luttent le plus souvent efficacement pour un monde meilleur.

Mon optimisme habituel est bien mis à mal par les temps qui courent et ma confiance en l’homme et la société en chute libre.

Bien à vous

François

Eric
4/10/2007
OGM contre les mycotoxines
Nous savons maintenant de façon très scientifique que les MYCOTOXINES hautement cancérigène chez l’homme et les animaux sont produites par les plantes porteuses de maladie du feuillage et de l’épis. Hors la seule façon de combattre ces maladies sont soit de traiter avec des fongicides, soit de détruire les insectes porteurs de ces maladies comme la pyrale. Et combattre ces maladies ou ces insectes revient à employer des OGM. Donc je dis oui aux OGM, car je préfère manger des OGM dont on est sur de rien que des MYCOTOXINES dont on est sur qu’elles sont cancérigènes ! Et comme les cultures bio sont les cultures le plus porteuse de MYCOTOXINES je ne veux surtout pas que mes enfants mangent du bio à la cantine !
Jean-Louis Duval
4/10/2007
Mycotoxine et pommes Bio
Je supporte cette analyse : La publication d’un rapport de l’AFSSA sur la sécurité alimentaire "http://www.afssa.fr/Ftp/Afssa/39555-39575.pdf" fait le point sur la dangerosité des mycotoxines. Il ne vous sera pas difficile de trouver d’autres rapports sur l’augmentation de la présence de Mycotoxine et des produits bio ! Et plus particulièrement sur les pommes bio ! Bon appétit
Stéphane
3/10/2007
OUI au développement des cultures OGM.

Oui au développement et à la culture des Organismes Génétiquement Modifiés. D’ou vient cette popularisation des sondages qui montrent que 70 ou 80% des Français sont contre ? Le dernier que j’ai pu lire sur le sujet montrait que 56 % des français étaient plutôt défavorables, alors halte à la désinformation de nos amis faucheurs (bientôt involontaires et minoritaires).

Oui à ces culture modifiées qui permettent ou permettront de réduire la quantité de pesticides dans nos campagnes, Oui à ces OGM qui permettent de produire de nouveaux médicaments, Oui à ces cultures qui permettront de réduire nos utilisations en eau, Oui à celles qui permettront de dépolluer nos sols...

Merci de nous apporter une matière première produite dans d’excellentes conditions sanitaires. Merci Les Agriculteurs de produire plus propre. Soutien à vous tous qui semez et récoltez en toute légalité des cultures respectueuses de l’environnement.

bruno
4/10/2007
inconsience

peu importe les sondages, la question est que l’expérimentation OGM est aujourd’hui antidémocratique sans parler des risques du fait de l’expérimentaion grandeur nature. Si à la limite certains voulaient produire et consommer des OGM pourquoi pas. Le problème est que cela (les cultures OGM) à des répercussions sur l’environnement proche. En clair un agriculteur bio qui souhaite cultiver du bio (donc du normal il faut le rappeller) ne pourra plus le faire si dans un rayon proche (20 km cela suffit) il y a un autre agriculteur qui produit des OGM. D’autre part les OGM, ce n’est absolument pas la garantie d’utiliser moins de pesticides, bien au contraire c’est une aseptisation de la nature. Une campagne plus propre, un véritable cauchemar... Enfin les OGM ont été crée (par Monsanto en particulier) pour rendre les agriculteurs dépendant des firmes qui produisent les graines. On sème et après on met le pesticide qui va avec et on rachète la graine, car celle-ci ne peut se reproduire...

Enfin sur cette question, il faudrait faire un référendum national au lieu de sondages...

Stéphane
7/10/2007
Quelle inculture
Pour le MAÏS, qu’il soit OGM ou non, l’agriculteur a toujours été dépendant des semenciers... Je vois pas ce que cet argument vient faire là dedans. On sème un hybride, renseignez vous donc... Le Pollen de MAÏS ne se compare pas à du pollen de COLZA, plus léger en effet, donc le respect des distances entre MAÏS conventionnel et MAÏS OGM apporté par décret ce printemps est plus que suffisant. Les connaissez vous au moins...
gerboise habile
5/10/2007
pas d’OGM pour moi

Il y a deux grandes catégories d’OGM : ceux qui résistent aux herbicides (ils représentent 75% des variétés commercialisées) et ceux qui ont incorporé un insecticide dans leur cellule (25%). Pour des OGM résistants aux herbicides, l’agriculteur va utiliser encore plus de produits pour etre sur d’éliminer toutes les mauvaises herbes (c’est ce qu’il se passe dans des pays comme l’Argentine par exemple). Où est le bonus pour l’environnement ?

Pour la réduction d’utilisation en eau, j’aimerais bien conaitre un exemple d’OGM. Par contre, utiliser des semences de variétés(malheureusement non référencées sur le catalogue officiel) adaptées à chaque région est une solution.

La production propre, c’est l’agriculture bio

Stéphane
7/10/2007
Je suis D’accord
La production propre c’est la culture du MAÏS MON 810 qui ne reçoit plus d’insecticide, donc du MAÏS presque BIO. Par contre, je me pose une question, comment ont ils incorporé un insecticide dans un MAÏS ? Alors là, c’est certainement de la recherche fondamentale. On parle de protéine, pas d’insecticide. STOP à la désinformation. MERCI
gerboise habile
8/10/2007
Autres infos sur MON810

En effet, il s’agit bien d’une protéine insecticide CryIA(b) issu de Bacillus thuringiensis.

Que pensez-vous des attaques de la chrysomèle du maïs ?

Enfin, il est important de signaler que le maïs MON810 est résistant à certains lépidoptères comme la Pyrale, mais n’offre aucune protection contre les larves de chrysomèles ! ! ! !

Donc il faudra quand meme épandre des insecticides sur ces maïs pour les protéger de ce Coléoptère ! ! ! ! Où est la production propre ?

philippe
3/10/2007
ogm , pour un respect de l’agriculture
Pourquoi interdire des plantes qui utiliseront moins d’eau demain ? Pourquoi interdire des plantes qui pourront pousser dans des sols en milieu "salins" ? Pourquoi interdire des plantes qui ne recevront plus d’insecticides ? A ceux qui disent que c’est dangereux ,je pense qu’il y a beaucoup de fumeurs ! Nous en mangeons tous les jours à travers le soja qui vient des USA et alors ! Le bio avec ces mycotoxines est certainement plus dangereux pour la santé Il faut produire plus de céréales dans le monde et les ogm sont un moyen N’oublions pas que nous avons seulement 40 jours de reserve au monde et que ce niveau de stock extrémement bas participe à l’envolé des cours actuels
daniel89
4/10/2007
OGM pour un avenir de l’agriculture

Les OGM connus et cultivés aujourd’hui ne sont que la première génération. Un maïs OGM résistant à la pyrale ou d’un Colza résistant à un herbicide n’ont qu’une utilité réduite, dans la mesure où le problème peut être traité autrement.

Mais il n’en est pas de même pour cette variété OGM de riz qui resiste quinze jours à un submersion prolongée, alors qu’un riz normal meurt après une semaine. Une telle variété permet déja de sauver de nombreuses parcelles qui’l aurait fallu ressemer après une mousson un peu trop persistance.

Nous allons entrer dans l’ère de l’énergie chère, voire hors de prix. Les engrais azotés, indispensables aux plantes (saufs celle comme les légumineuses, luzerne, haricots qui tire leur apport d’azote d’une symbiose bactérienne racinaire) deviendront extrémement coûteux. Il n’est pas déraisonnable d’imaginer qu’un jour on puisse trouver des variétés OGM de céréales,par exemple, qui puisse le faire. La résistance à la sécheresse, à la chaleur sont aussi des caractères qui pouraient devenir importants au cours du temps.

Et pour entreprendre les recherches longues et de plus en plus coûteuses il faut des entreprises qui ont les reins solides qui ont la capacité de les financer, et d’attendre des années avant de récupérer leurs investissement. Il y a peu de chances que des PME en aient les moyens et on peut le regretter.

Criniere de feu
3/10/2007
non aux ogm oui à la démocratie

pourquoi au 21e siècle dans un pays comme la france le consommateur n’est pas informé de la présence ou non d’ogm dans se qu’il achète ? Pourquoi donnez vous l’accord à la mise sur le marcher de produit dont on sait quil existe des effets à long termes ? Que faut t’il faire pour que les ogm ne soit plus cultiver ? attendre que toute les cultures soit contaminer par les ogm ? que faut il faire pour ne plus qu’il y ai des ogm dans l’alimentation humaine ? attendre que des gens meurent ? Si c’est le cas moi je dit bravos la France. moi je pence qu’il faudrait demander l’avi au peuple sous forme de référindum.

camille

gattaca
6/10/2007
OUI aux OGM et OUI à la démocratie !

D’abord ce n’est pas vrai, il existe un seuil (0,9%) au delà duquel l’étiquetage est obligatoire.

Mais en aucun cas, l’étiquetage n’a pour objet d’indiquer si quelque chose est dangereux ou pas. Les fondements de l’étiquetage sont l’information, la transparence et la loyauté des transactions commerciales.

Mais évidemment, vous faites partie de tous ceux qui ont été « contaminés » par le discours maléfique des antis qui ont réussi à vous faire croire leur postulat "OGM = danger".

Mais pourquoi seraient ils dangereux a priori et même a posteriori ?

Sur les effets à long terme ... ainsi vous savez (quelqu’un saurait) qu’il y aurait des effets à long terme... c’est quoi pour vous le long terme ?... on voit souvent des chiffres annoncés de 20 à 30 ans. Si votre long terme c’est celui là, alors pas de pot, les OGM ne sont consommés que depuis une douzaine d’années. On voit mal alors comment ils auraient pu provoquer déjà des effets qui pour vous seraient de toutes façons néfastes n’est ce pas ?, vous ne pouvez pas imaginez une seule seconde que leurs effets pourraient être bénéfiques, n’est ce pas ?

Si votre long terme, c’est dix ans, alors on pourrait commencer à discuter. Mais quels sont alors les preuves scientifiques que vous avez pour dire cela. J’espère que ce n’est pas de mauvaises lectures comme les publications de Monsieur Seralini retoquées par la CGB, l’EFSA, l’AFSSA et la communauté scientifique internationale.

De plus... effets à long terme pour des variétés que vous ne consommerez vraisemblablement que pendant quelques années seulement (5 ans en moyennne... !)

Allez, il faudrait que vous cherchiez d’autres arguments pour arriver à nous convaincre !

Car après 12-13 années de culture, ces OGM ont été consommés par des centaines de millions d’humains et d’animaux sans qu’on ait jamais mis en évidence ne serait ce qu’un seul mal de tête. La nourriture issue de variétés conventionnelles ne pourraient certes pas en dire autant !

Sur la contamination... prenez le temps de lire les messages avant le votre. Il dit très clairement qu’il ne faut pas utiliser le terme contamination... trouvez le(s) terme(s) exact(s) pour décrire ce que vous voulez exprimer !

« ... attendre que les gens meurent » dites vous ! petit rappel élémentaire : nous sommes tous mortels ! Les PGM, c’est incroyable, on les rend responsables de tout mais pourquoi alors ne seraient ils pas porteurs d’immortalité ?

Anonyme
3/10/2007
OGM oui mais pas dans nos champs ! ! !
Il est vrai qu’il ne faut pas priver la recherche de ses sujets. Mais il faut aussi indiquer qu’aucune étude de grande ampleur n’a été menée sur les OGM pour connaitre leur(s) impact(s) sur notre santé. Un maïs qui absorbe les herbicides sans dépérir est-il sans conséquence sur notre organisme ? J’en doute. Et les tests grandeur nature dans nos champs risquent d’entrainer une pollution des populations végétales non OGM. Alors malgré les clameurs des scientifiques, des écologues (et non pas écologistes qui sont des politiciens) et des citoyens, pourquoi le gouvernement inciste sur ces OGM et ne veut pas mettre en place un moratoire. Et merci au président du Conseil Général de Saône et Loire pour son interdiction de la culture des OGM en plein champs dans le département. Enfin un politicien qui prend des mesures concrètes rapidement.
Jean-Louis Duval
4/10/2007
La résistance aux herbicides
Depuis plusieurs décénies, il existe des variétés de blé et autres espèces qui sont tolérentes aux herbicides et qui ne sont pas OGM. Sinon comment pensez-vous que les herbicides auraient pu être utilisés ? Il s’agit d’herbicides sélectifs qui détruisent certaines plantes et pas les autres. Donc le problème n’est pas lié aux OGM mais à la molécule herbicide. Elles ont été homologuées (ces molécules) après de très nombreux tests de toxicologie. La novation est l’usage d’un herbicide non sélectif sauf pour les plantes qui ont été modifiées. La quantité de cet herbicide est bien moindre que les cocktails qui étaient et sont utilisés aujourd’hui - moins de quantité et moins de toxicité - cela à conduit à épandre des centaines de tonnes en moins d’herbicide - cela c’est un vrai bénéfice mesurable.
daniel Nicolas
3/10/2007
Pour la liberté de choisir mon alimentation, non contaminée
Il est fondamental que les agriculteurs et les consommateurs aient un droit reconnu à produire et consommer sans OGM (seuil de détection) Les contaminations étant inévitables, par les pollens, les animaux , durant le transport, le stockage... la conséquence de ce droit est l’interdiction des cultures en plein champs. La technologie OGM est utile en pharmacie, mais inutile dans les champs. Pour prendre l’exemple du maïs résistant aux insectes, des alternatives existent, par exemple la rotation des cultures qui ne laisse pas le temps aux insectes de proliférer ( il n’y a pas de brevet et c’est gratuit). La conséquence inévitable des OGM à grande échelle : la disparition des producteurs bio, de ceux qui sont "labellisés", de ceux qui font des semences de ferme, des apiculteurs... De quel droit une pratique (pour lequel il existe des alternatives)s’arrogerait-elle le droit de supprimer l’activité d’autres en les contaminant ! C’est insupportable. Il serait normal que les utilisateurs final que sont les consommateurs aient leur mot à dire. Allez, on est en démocratie. Un référendum pourrait être une porte de sortie honorable, et nos élus n’auront pas à prendre cette responsabilité. Ils pourront dire "Le peuple a choisit" Pour la liberté de choisir mon alimentation
gattaca
6/10/2007
et si on s’amusait à paraphraser votre message antidémocratique !

Il est fondamental que les agriculteurs et les consommateurs aient un droit reconnu à produire et consommer avec OGM (ce qui est à peine le cas aujourd’hui du moins en Europe pour faire simple) (le seuil de présence fortuite existe, un seuil de détection, c’est autre chose !)... la conséquence de ce droit est l’autorisation des cultures en plein champ. La technologie OGM est utile en pharmacie, mais également dans les champs.

Pour prendre l’exemple du maïs résistant aux insectes, des alternatives existent, par exemple la rotation des cultures qui ne laisse pas le temps aux insectes de proliférer ( il n’y a pas de brevet et c’est gratuit) (les OGM n’interdisent aucunement cette pratique). La conséquence inévitable des cultures à grande échelle (OGM ou non-OGM) : la disparition des producteurs bio, de ceux qui sont "labellisés", de ceux qui font des semences de ferme, des apiculteurs... De quel droit une pratique (pour lequel il existe des alternatives) s’arrogerait-elle le droit de supprimer l’activité d’autres en les « contaminant » (terme incorrect) ! c’est vrai quoi, pourquoi l’agriculture traditionnelle (y compris AB) s’est permis de disséminer d’autres variétés depuis des millénaires (vous vous rendez compte, elles risquent même maintenant de se disséminer vers des PGM, c’est intolérable !).

C’est insupportable. Il serait normal que les utilisateurs finaux que sont les consommateurs aient leur mot à dire. Allez, on est en démocratie. Un référendum pourrait être une porte de sortie honorable, et nos élus n’auront pas à prendre cette responsabilité. Ils pourront dire "Le peuple a choisi" Pour la liberté de choisir mon alimentation

Patricia
3/10/2007
Non aux OGM
Je ne pense pas que les OGM soient porteurs d’innovation. Je me pose surtout la question de leur intérêt pour les agriculteurs français. Il n’y en a pas ! Les expériences étrangères montrent que dans les terres où sont plantés des mais résistants aux herbicides, les doses de’herbicides restent élevées. Coûts plus élevés pour les agriculteurs car semences plus chères et pas de gain sur les herbicides. Dégradation environnementale : toujours trop d’herbicides comme en témoigne la qualité des eaux. Par ailleurs, si on voulait vraiment développer les OGM, il faudrait au moins conduire des études sérieuses et transparentes pour mieux appréhender les risques de contamination dans l’environnement et les risques pour la santé. Pourquoi ne pas faire comme en Italie , ou syndicats agricoles, agris bios et GMS demandent l’interdiction des OGM afin de garder un territoire de qualité exempt de contamination et permettant de mieux valoriser les prodctions locales de qualité , comme les AOC. La France, comme l’Italie, possèdent de nombreux signes de qualité. Protégeons les et interdisons définitivement les OGM !
jeanclaudevandamne
3/10/2007
NON aux OGM

Non à la culture OGM aujourd’hui dans les champs. Oui à la recherche scientifique sur les OGM, pour connaitre les conséquences d’une telle culture.

Certaines experiences sur des rats montrent que des OGM sont dangereux pour leur santé (problèmes de reins, de foi). Les principes de précautions avant l’utilisation d’une telle technologie sont moindres par rapport aux principes de précautions des laboratoires pharmaceutiques avant la mise sur le marché d’un médicament.

Nous savons tous que le problème est FINANCIER, des grosses multinationales pressent le pas à tous leurs clients ; agriculteurs, états... afin d’imposer cette technologie sans savoir les risques de santé publique que cela entraîne, et avant que les pays aient le temps de légiférer sur le sujet.

Ce lobbying est inacceptable.

Car au dela du débat philosophique, A QUOI SERVENT LES OGM AUJOURD’HUI ? Sinon faire de l’argent ? Nourrir les populations affamées ? Les OGM nourissent depuis 10 ans nos vaches et nos porcs pendant que des enfants en Afrique et ailleurs meurent de faim.

OUI à la recherche scientifique PUBLIQUE sur les OGM qui nous aideront très certainement, dans un futur proche, à maitriser notre mode de production, et à réduire les difficultés rencontrés par les agriculteurs.

Je me félicite du consensus autour de la non-brevabilité du génome.

Jean-Louis Duval
3/10/2007
Oui aux OGM
le contexte : 100 millions d’hectares de part le monde depuis plus de 10 ans. Le prix des céréales et des autres produits agricoles ont doublés et c’est durable. L’apport des nouvelles technologies soit en gain de rendement, soit en qualité (moins de Mycotoxine dont on sait le caractère cancerogène), soit en performance économique (économies d’intrants - protection des plantes) sont avérés. Pouvons-nous vivre égoistement et nous satisfaire que l’occident à suffisament de nourriture alors que le prix du pain, du lait et des huiles augmente pour les populations les plus démunies ? Faut il être Malthusien ? Si certains d’entre nous n’en veulent pas, c’est leur choix et je le respecte. En revanche, la possibilité de continuer le progrès de l’agriculture ne doit pas être oublié - le rendement du blé est passé de 1.5 t par hectare en 1950 à 8 t par hectare aujourd’hui. Il a fallu cette progression pour répondre aux besoins de la population. Il faudra encore progresser -la transgénèse fait partie des moyens pour reléver ce défit. Jean Louis Duval Ingénieur Agronome Paris Grignon
oxygen
3/10/2007
quel besoin d’OGM ?

Chacun sait en son for interieur, en observant les diverses formes de maladies développées par la société, que l’épandage intensif de toutes sortes de produits sensés accroitre la production des cultures n’a fait que polluer les terres et les eaux. Les cancers, les sidas, maladies orphelines ne sont pas les seules manifestations de l’empoisonnement de notre environnement. Quelques scientifiques courageusement indépendants l’ont écrit et dénoncent les mensonges dont on nous remplit le cerveau depuis 4 générations.

Nous voyons régulièrement des tonnes de pommes, de céréales, de lait jetés, brûlés, plutot que de les donner aux nécessiteux. L’agriculture n’a nul besoin d’OGM, elle produit déja trop et la plupart de ses produits sont pollués. La santé n’a nul besoin d’OGM si l’alimentation est gérée avec la conscience de sa valeur par chacun. Combien de milliards d’êtres humains déja sur la planète ? Combien d’entre eux souffrent de maux liés à la malnutrition, à la suralimentation ou encore la sous-alimentation selon le continent où ils sont nés ?

Le débat sur les OGM évacuent le vrai problème qui est bien d’assainir les pratiques agricoles, dépolluer notre lieu de vie la planète. Avec l’interdiction totale de toute culture d’OGM, cela dégage des moyens pour améliorer les conditions de l’agriculture spécifique à chaque continent...et crée des emplois !

danjou
4/10/2007
sida, cancer et OGM, quels rapports ?

Les cancers : accuser l’agriculture c’est un peu rapide et réducteur. Le vieillissement de la population (grâce, entre autres à l’amélioration de l’alimentation par la baisse de son coût) n’est-il pas la vraie raison ? Et les statistiques montrent que les agriculteurs sont dans les catégories qui ont une durées de vie supérieures aux autres (derrière les enseignants). Et pourtant, les conditions d’utilisation des pesticides dans les 30 glorieuses étaient plus dangereuses qu’aujourd’hui.

Vous dites aussi : Nous voyons régulièrement des tonnes de pommes, de céréales, de lait jetés, brûlés, plutot que de les donner aux nécessiteux. C’est une information qui date de plus de 15-20 ans au moins .. Aujourd’hui les céréales et le lait manquent et leur prix augmentent, ce qui n’est pas sans poser des problèmes de pouvoirs d’achat des consommateurs à moyen terme.

Il ne s’agit pas d’être pro-OGM de manière aveugle. Les agriculteurs savent faire la part des choses. Le maïs OGM résistant au stress hydrique cela peut avoir un réel intérêt si les chercheurs en créent de performants (pour, par exemple résister à une canicule comme celle de 2003 et continuer de croître ensuite), les actuels maïs BT résistant pyrale peuvent eux aussi avoir, dans certaines zones un plus. Par contre les résistant roundup n’intéressent pas les agriculteurs français.Le rapport bénéfice/risque n’est pas suffisamment favorable.

FRED39DOLE
11/10/2007
Cancers ben alors !

Je ne connait pas votre rapport sur les agriculteurs, celui que je connais et plus qu’alarment ! Fausse couche, cancers, maladies de peaux, les agriculteurs sont touchés dans leur profession ! En effet, on disait que les produit étaient pour les plantes, sans danger pour l’homme, et donc manipulés sans gants ni masque....

De plus les cancers ne sont pas due à la population qui vieillie car les cancers chez les enfants sont en progression de 1,5% par an. L’infertilité touche 15% des Européens, beaucoup des cancers surviennet chez les jeunes de 28 ans et plus, soit, de plus en plus tôt. Bien sur aux Antilles, ce n’est pas la faute des pesticides... ? Les années 50 à aujourd’hui ont permi de nourrire des milliers de personnes à la sortie de la guerre, de / les prix du blé par 50 et autres mais ces années ont aussi empoisonné les gens sur plusieurs générations, empoisonné les sols, l’eau, tué une grande diversité d’espèces, le labour rejete 1T de C02 à l’Ha alors que la semance directe permet de stocker 4T de C02 à l’Ha. Les plantes hybrides permettent d’avoir plus de graines par pieds, c’est vraie, mais les plantes sont plus fragiles alors on y met des hormones, des pesticides des OGM maintenant. La façon de cultiver est a remettre en cause, les industriels ont volé aux paysans leurs connaissances de leur région, de leurs terres de leurs graines sélectionnées depuis plusieurs générations.

Les OGM ne sont pas indispensables, de toutes façons on retrouve après 3 à 4 ans de culture des ces monstres, le m^me problème qu’avec le conventionnel. Adaptation d’autres plantes aux herbicides, comme en conventionnel, adaptation des insectes nuisibles ou remplacement de ceux ci par d’autres non sensible à la Bt. Donc les problème sont les mêmes, en plus les OGM coûtent 3 fois plus cheres.

LA FAUTE A QUI, EN EFFET PAS AUX AGRICULTEURS MAIS AUX INDUSTRIELS QUI VENDENT LEUR MERDE A DES AGRICULTEURS QUI SONT OBSEDES PAR LES COTAS.

arod
3/10/2007
Oui aux OGM encadrés, non à une loi boulet.

A la modération : serait-il possible de souligner dans le texte des propositions tout ce qui existe déjà dans les règlementations actuelles ? Cela limiterait le débat et le rendrait plus clair, merci.

Quel problème posent les réglementations actuelles ? Pourquoi ce besoin de créer une nouvelle loi ?Ce que je vois de positif dans cette loi, c’est ce qui existe dans l’encadrement actuel des OGM (évaluation au cas par cas...).

Pour le reste j’espère que l’évaluation scientifique restera au coeur des décisions en matière d’OGM.Espérons aussi que l’on ne prendra pas prétexte du principe de précaution pour entraver l’innovation au nom d’un des innombrables scénarios catastrophe attachés aux OGM sans fondement scientifique. Cette accumulation de contraintes,pour des plantes qui n’ont à ce jour montré aucune spécificité en matière sanitaire ou environnementale par rapport aux dizaines de nouvelles variétés classiques,me parait démesurée.

Va-t-on vers une interdiction qui n’oserait pas dire son nom ?

olivierp
3/10/2007
NON AUX OGM PLEIN CHAMP

la culture d’OGM en plein champ (que ce soit pour des essais ou pour une production agricole) pose des problèmes pour les voisins agriculteurs qui pratiquent une agriculture sans OGM, notamment l’agriculture biologique et ce n’est pas la seule

en tant qu’agriculteur biologique, je voudrais préciser certaines choses sur ce moyen de production :
  c’est une agriculture qui est loin d’être passéiste ou retro ; elle nécessite des compétences techniques importantes pour gérer à bien une exploitation agricole ; elle est tout simplement une agriculture de progrès
  contrairement à ce qu’on entend souvent, la production biologique est capable de produire et le sera encore plus demain avec la recherche qui contribue à améliorer les techniques
  l’agriculture biologique n’est pas réservée aux pays riches car elle se développe beaucoup dans les pays du sud, y compris dans des zones très reculées d’Amérique du sud ou d’Afrique, où elle représente une réelle alternative et une agriculture moins couteuse pour le paysan

je trouve important de faire ces précisions pour qu’on arrête de dire que le progrès est réservé à l’agriculture conventionelle ou cultivant des OGM

notre société a le droit de choisir "son progrès"

l’impossibilité de cohabiter avec une agriculture sans OGM et les problèmes de dissémination non controlée dans l’environnement sont les principales raisons qui font que je suis opposé à la culture d’OGM en plein champ

par contre, je suis tout à fait ouvert à la recherche sur les OGM (ou à leur culture) en milieu totalement confiné si celle ci a une utilité au niveau médical (à ce sujet, arrêtons de dire que certaines personnes sont contre le progrès médical)

à mon avis, la recherche OGM devrait se faire uniquement par des organismes publiques et non par des firmes privées, ou des coopératives agricoles etc...car les intérêts de ces derniers sont bien trop financiers

je vous remercie pour cet espace d’expression et j’espère que le grenelle de l’environnement saura prendre les décisions de prudence nécessaire

HLM
3/10/2007
pollueur-payeur ...

Bonjour,

Je remarque que le principe pollueur payeur a une note de bas de page dans le rapport qui n’est plus présente ici.

Elle eût éclairé le lecteur qui veut aller "à l’essentiel" car la note explique que c’est plutôt un principe de responsabilité.

En clair, comme le dit le projet de loi déjà voté par l’assemblée Nationale et bloqué au Sénat, il y aurait une cotisation _forfaitaire_ d’un montant plafonné (à 50 euros par hectare). Cette cotisation serait donc d’un montant indépendant des contaminations (pardon des disséminations accidentelles ;).

Elle ne dissuade donc pas de polluer : C’est un "droit à polluer". Ce n’est donc pas un principe pollueur-payeur. Ce serait plutôt le contraire.

Vu d’un point de vue économique, elle rendra impossible de rembourser les pollués car les sommes collectées seront plusieurs ordres de grandeur inférieurs aux sorties. Sauf à dissuader les pollués ...

Je vous rappelle qu’un colza mâle-stérile a été prouvé contaminé à 26 km (source DEFRA ministère anglais de l’agriculture). Et les betteraves disséminent autant que les colzas. Certes, c’est nettement moindre pour du maïs, mais un maïs mâle stérile (facile à faire !) aurait certainement une contamination à une grande distance largement supérieure aux 100 m de "distance de sécurité".

Les disséminations étant inévitables, je considère qu’un seuil très très bas est la seule possibilité de garantir la _liberté_ de choix des paysans (et des simples amoureux de leur potager !).

Enfin, je critiquerai vivement ce rapprot qui ne mentionne aucun des enjeux plus philosophique d’une banalisation du vivant comme d’un jeu de mécanno.

C’est peut-être parce que notre discours dans l’association OGM dangers est justement aussi sur ces aspects (cf. nos auditions aux quatre dernières commissions parlementaires) que nous n’avons pas été invités.

Cela ne nous empêchera pas de répéter ce que nous croyons :

On ne peut pas s’opposer aux OGM si on ne s’oppose pas aussi au monde qui leur a donné naissance, mais aussi et peut-être surtout au meilleur des mondes vers lequel ils nous entraînent.

Cordialement

Anonyme
3/10/2007
non aux OGM

SE poser la question de l’intérêt des OGM : si c’est pour un intérêt économique de certains acteurs cela ne mérite pas d’ête mis en oeuvre au vu de l’intérêt général.

La non nocivité à long terme et les conséquences incalculables sur les organismes ne peuvent pas être appréhendées : pour des expérimentations (à voir si cela correspond à un intérêt général)il faut limiter en sites clos, pas de culture OGM en plein champ.

roselyne
3/10/2007
pas d’OGM
Il faut stopper la culture des OGM en France. Beaucoup de pays en Europe refusent les OGM.Les pesticides sont dans la plante , ce qui est pire !... Des études indépendantes doivent être menées par différents laboratoires et les résultats consultables par le public. Des études menées sur des rats ont déjà montré qu’ils développaient des maladies, mais ces rapports ne sortent pas. Dans beaucoup de pays du monde les OGM ont été arrêtés car nocifs. La France a du mal à prendre les bonnnes décsions. L’Autriche qui a développé l’agriculture biologique refuse les OGM ! Les pays du nord de l’Europe aussi. Il est temps que la France se bouge pour développer et aider l’agriculture bio, les cultures sans pesticides, etc...On nous dit de manger plusieurs fruits et légumes par jour ! Il faudrait qu’ils soient sains ! Le principe de précaution c’est un moratoire sur les OGM dans un premier temps et des études scientifiques. Nous n’avons pas besoin des OGM , il y a dans la nature suffisamment de variétés résistantes aux maladies et parasites. La FAO nous dit que l’agriculture bio peut nourrir toute la planète . Il faut arrêter l’agriculture intensive. ETC...ETC....
sandra
2/10/2007
NON NON NON NON NON NON ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Combien de fois faudra t_il le dire : la majorité des français sont contre les ogm.......

Allez donc voir au Canada comment ça se passe : ces plantes hybrides ont monopolisées toutes les autres, comme des mauvaises herbes , ça pousse même chez le voisin qui n’en voulait pas ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

De plus, il apparait des malformations chez les animaux nourris avec, alors ne pensons pas à nous, mais à nos enfants, petits_enfants, etc...

Veut on vraiment sauver la planète ou l’exterminer ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

gattaca
4/10/2007
oui oui oui et oui ! ! ! ! ! ! !

La majorité... faut voir, un récent sondage du Figaro indiquait que 56% y étaient favorables.

Alors ne restez pas sur des sondages dont d’ailleurs on a jamais vu les résultats sauf sur les sites des antis : intoxe ? !

Pour le Canada, vous faites certainement allusion à l’affaire Percy Schmeiser, qui a réussi un exploit (sans doute grâce au microclimat qui doit règner au dessus de ses champs). Il a en effet obtenu un pourcentage de dissémination de 90% en quelques années... alors que naturellement cela ne se serait jamais produit ... bizarre, mais les juges ne s’y sont pas trompés qui l’ont condamné sur ses 19 chefs d’accusation !

Quant à vos malformations chez les animaux vous repasserez, ce type d’argument fait partie du cortège des mensonges serinés en permanence à propos des OGM !

Quant à nos descendants en général, il vaut donc mieux continuer, selon vous, avec des plantes utilisant des pesticides chimiques (même de manière raisonnée et raisonnable) que d’avoir des plantes qui finissent par se défendre toutes seules, qui auront besoin à terme de moins d’intrants (engrais donc) parce que les valorisant mieux tout comme l’eau, pouvant pousser sur des sols salés, fournissant des teneurs améliorées en Fer Zinc, Vit E, Vit A... etc etc

Mais bien qu’effectivement, nous allons devoir attendre quelques années pour les voir commercialisées, vous pouvez tout de suite profiter du maïs GM qui contient moins de mycotoxines que le maïs conventionnel et ça pour le coup, c’est un sacré avantage sanitaire ! Rappel : les mycotoxines sont produites par des champignons et ces substances sont cancérigènes, cela pour le coup, c’est prouvé.

Connaissez vous une phrase dite par Bové vers 2004 :

"On sait bien que les OGM ne sont pas dangereux, mais ça fait peur, c’est donc parfait pour atteindre notre but politique"

Au moins il a l’honnêteté de le reconnaître mais là où c’est assez malhonnête c’est d’avoir largement contribué à faire peur aux gens avec ces OGM !.

soleil vert
9/10/2007
quelle propagande ! !

Incroyable : à croire que l’on s’arracherait la peau si on abandonnait les OGM ! !

L’affaire Percy Schmeiser : honnoré actuellement par le Nobel alternatif pour sa lutte contre les tentatives de monopole des semenciers.

Des molécules insecticides ingérées, je ne suis pas sûr que cela ne fasse rien, pas plus que des protéines prions ingérées, on sait que ça fait pas rien (MCJ, mais au bout de huit à quarante... ? ! années de latence)

Le mycotoxines ? Il peut y en avoir également en conventionnel et en transgénique (à partir de la maladie du charbon, provoquée par un champignon), pendant la culture et après. Halte au cheval de Troie. Et si ça se trouve j’en ai mangé et je n’en suis pas mort (de même que des Listeria, des salmonelles, des Légionnelles..), ni malade.

Bové n’a jamais dit ça (vous confondez avec quelqu’un d’autre).

Et même si les OGM n’étaient pas dangereux selon nos connaissances du moment, comme l’hormone de lactation rBST et le veau gonflé aux hormones prétendaient l’être, qu’est-ce qui vous défrise sachant que les européens n’en ont cure des "avantages" et ne veulent pas en consommer ? Les traiter d’ignares ne fait que les braquer, même si la menace des OGM est diffuse en apparence (lire "la guerre secrète des OGM" d’H. Kempf). Le refus est massif, et ça, vous ne pouvez pas le supporter.

gattaca
10/10/2007
carton rouge pour soleil vert !

la recherche avance, les techniques d’amélioration variétale progressent sans cesse ... il y a de plus en plus de PGM cultivées dans le monde, preuve manifeste de leur succès. S’il y a des risques potentiels (il serait étonnant qu’il n’y en ait point) mais malheureusement pour vous encore pas un seul d’avéré. Car donner une valeur à ces risques est pour l’instant impossible.

Peut-être ne savez-vous pas que le risque est défini par l’équation suivante : Risque = danger x probabilité du danger. Comme aucun danger n’est survenu encore ... pour l’instant on est toujours dans le domaine du risque 0, remarquable n’est-ce pas ?. Aucun secteur de l’activité humaine n’y est parvenu encore !

N’utilisez pas comme argument la dissémination effectivement plusieurs fois constatée mais d’ailleurs avec des taux très faibles sauf chez P. Schmeiser le magicien de la dissémination (figure emblématique des antis -par sa lutte David contre Goliath- qui ont besoin d’un héros et vous voudriez le comparez à Borlaug ? ? ?), elle n’a jamais, au grand jamais, constitué un danger quelconque. Où alors, depuis les débuts de l’agriculture, on vivait dans le danger permanent et on s’en est jamais rendu compte ! Mais comment donc nos anciens arrivaient à survivre ?

Le véritable danger serait que cette dissémination n’existe plus !

Quant au refus massif... vous pouvez me passer les liens des sondages qui indiqueraient ce refus massif... à quelle date, combien de sondé, énoncé de la question. Est ce un hoax ? Une rapide estimation des réponses dans ce forum ne montre pas ce refus massif (d’autant qu’en règle générale, les antis s’expriment toujours plus que les pros). Récemment le Figaro sur sa question du jour ((21/09/07) obtenait 56% des réponses pour les OGM et 44% contre (6600 réponses quand même).

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Modifié par moderateur Le 2007-10-10 19:51:46
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meline
12/10/2007
l’ignorance ne doit pas tuer : non aux OGM

Avant toutes choses je souhaite vous rappeler à tous, si vous me le permettez, la Terre n’appartient pas à l’Homme, elle fait partie d’elle ; la Terre fait partie de notre chair. Nous avons la responsabilité et l’obligation de la respecter. Soyez logique, réfléchissez bien, gardez votre bon sens et surtout ne pensez pas qu’à vous et ne restez pas des moutons !

St Exupery : "l’homme et la forêt. Quand il n’y aura plus rien que l’homme, l’homme s’emmerdera excessivement. Il a déjà perdu contact avec le fauve et avec les forces de la Nature et voici qu’il transforme la planète en terre maraîchère."

Je refuse d’être un cobaye de cette société de consommation qui privilégie l’argent à la santé de tous. Je refuse aussi de tuer les paysans qui travaillent durs pour nous nourrir. Savez-vous qu’en Argentine, certains paysans ont perdus leurs terres fertiles car pendant 2 ans ils ont planté un OGM dont l’une des molécules est tout bonnement du "round up", n’est-il pas cancérigènes ?

Certains pourraient me trouver idéaliste et têtue, mais qui peux me contredire sur mes interrogations suivantes pour me prouver par A+B que je me trompe :

  à la longue, qui sait si les OGM ne sera pas un scandale honteux comme l’amiante ?
  Savons-nous si l’obésité ne viendrait pas de cette male nutrition ?
  Les cancers sont principalement dus à la pollution, et à la nourriture que l’on mange, alors qui peux me prouver que les OGM sont bon pour mon corps ? On sait par contre que le M810 engendre des ruptures d’enzymes dans le corps des rats (secret industriel) et les autres maladies modernes... Bref, je préfère donner la chance à Mme SHIVA, créatrice d’un millet qui pourrait arrêter la famine puisqu’elle pousse sans eau contrairement à ce maïs qui est gourment en eau. Par pitié, ne pensez pas qu’à l’Homme, les animaux partagent aussi notre planète, je ne veux pas être un nuisible pour ma Terre Mère.

teknikos
2/10/2007
Et les abeilles dans tout ça ?
Les abeilles...elles....ne se contrôlent pas ! ! ! Les abeilles sont les auxiliaires de la biodiversité végétale de la nature sauvage,fécondant les fleurs de nos prairies, de nos montagnes, de nos haies, elles participent aussi à la pollinisation de cultures légumières,fruitières et oléagineuses donc à la création de richesses économique aussi. Je suis un jeune apiculteur en Agriculture Biologique et la culture d’OGM dans mon département du sud-ouest me pose plusieurs problématiques :
  comment garantir des produits sans Ogm si l’on ne connait pas la localisation parcellaire ?
  Pourquoi les cultures polluantes et consommatrice d’eau d’énergie,de pesticides,insecticides,fongicides,fertilisants sont les plus subventionnées ?
  Pourquoi c’est à l’apiculteur de garantir qu’il ni a moins de 0.9%d’ogm dans ses produits alors que lui même s’impose déjà les contrôles du label Bio ?
  Pourquoi les agriculteurs bio eux vivent de leur travail alors que d’autres pollueurs vivent eux de subventions ?
  Pourquoi ne pouvons nous pas communiquer sur les bienfaits des produits de la ruche ?alors que Danone par exemple nous vends tous un tas de produits aux soit-disant bienfait pour la santé, que les agriculteur eux font des bio-carburants(900l d’eau pour 1 litre de gazoil)pas bio du tout pour la vie dans le monde. Les abeilles pourraient etre un des principal agent de la restauration de la biodiversité et participer à une alimentation saine et naturelle mais aujourd’hui seul la communication et les besoin de croissance sont mis en avant : les abeilles meurent partout en France et rien ne change. Seul une politique basée sur des actes et non des discours pourrait reversé la balance. Je suis actuellement en stage avec des agriculteurs de mon département et sur le terrain rien ne bouge : toujours + de surface,+ de consommation d’eau de gazoil d’intrants ect,+de subvention à la pollution,- de contrôle,pas de sanction. Les Organismes professionels agricoles(crédit agricole,chambres d’agriculture,safer etc...)encouragent toujours une politique basée simplement sur les profits.Les sociétés commerciales sont partout et les agriculteurs ne sont plus maître de rien(sous contrat avec les firmes) et personnes n’est responsable de rien ! ! ! Sur 20 stagiaires je suis le seul à parler environnement, territoire, écologie(ho le gros mot !), eux parlent rendement, revenu agricole, capacité à investir. Mon souhait serait une réforme des enseignements agricoles, des aides à l’installation, des contrôles et des cahiers des charges plus respecteux de la nature et de l’environnement sans un mot sur les rendements,les marges,charges...mais plutot traçabilité, sécurité alimentaire, bienfaits nutrisionnels.La priorité à l’installation des jeunes agriculteurs biologiques sur les conventionnels et raisonnés(préemption sur le foncier et les batiments).Le principe pollueur/payeur adapté à l’agriculture en général(agriculteurs,industries chimiques,consommateurs de chimie,d’eau...etc)et plus encore ! ! !
daniel deycard
2/10/2007
construction d’une opinion, est ce bien raisonnable ?
En tant que connaisseur imparfait de la science du vivant en général et de la biologie végétale en particulier, l’enjeu qui est devant nous, mérite de voir de près ce qui nous attend dans le domaine des OGM, si on désire demeurer citoyen averti et acteur. Il est particulièrement difficile d’échapper à la manipulatiopn d’où qu’elle vienne tant le débat est tendu, conflictuel, subjectif, chacun revendiquant qu’il possède les bons arguments ! Ce qui pourrait se mettre en place rapidement, ce serait déjà une information un tant soit peu objective sur les procesus OGM et des conséquences possibles, ceci auprès du grand public et dans toute école et centre de formation. En effet, on assiste parfois à des échanges où la démagogie et l’esprit sectaire sont les règles du jeu. Or ce qui nous attend n’est pas un jeu. Le moratoire de quelques années, demandé par certains est un minimum avant de lancer dans la nature telle ou êtelle variété afin de s’assurer qu’il n’ ya aucun risque. Mais qui a intérêt à patienter de la sorte ? Les tenants du Progrès, souvent partisans des OGM, ne devraient pas oublier une constante dans l’histoire naturelle : le vivant évolue en permanence, et les êtres vivants s’adaptent en toute circonstance et selon les aléas( voir Darwin). En prenant un cas concret, la mise au point d’une variété OGM résistante à tel ou tel ravageur ne peut être que provisoire dans le temps. Ce qui veut dire que l’argument "nous voila débarrassés de l’ennemi pour toujours" est illusoire à l’épreuve des années. En effet tout biologiste et scientifique sait que les espèces mutent pour contourner l’obstacle et ce sera le cas aussi pour les ravageurs. D’autre part le fait que la plupart des semences soient un jour OGM, bouleverserait complètement les équilibres floristiques puis faunistiques car à ce jour, aucune étude sérieuse et indépendante ne certifie l’absence d’inocuité des OGM sur l’environnement. Pas de précipitation donc, car l’humanité aujourdh’hui n’a pas besoin de la déferlante OGM qui pourait devenir son bonheur ou son malheur ?
wl
2/10/2007
Interdiction pure et simple des OGM
Notre société n’a pas besoin d’OGM pour vivre ! Ne connaissant pas encore les effets des OGM sur la santé et l’environnement à long terme, je souhaite que la France interdise la production OGM sur son sol ! De plus, je souhaite que tous les produits soient étiquetés "avec" ou "sans OGM". Rappelez vous les farines animales : au début, personne ne pensait qu’il pourraient avoir de telles effets sur l’homme ... et pourtant !
dedikass
2/10/2007
PRINCIPE DE PROPRIETE
Le plus préoccupant à mon sens dans les OGM est la question de la propriété et de l’autorité d’arbitrage. Laisser aux firmes industrielles et sociétés privées la gérance des OGM est quelque peu inquiétant, car ces dernières n’ont pas pour principe supérieur le développement. Si l’on doit se doter d’outils et technologies innovantes et pouvant représenter un risque, il semble qu’il serait plus cohérent de remettre dans les mains des états la responsabilité d’orientations et décisions, et non des privés. Bien sûr cela sous entend d’investir dans les compétences les outils, le rachat des brevets etc.... Mais la population serait certainement plus rassurée...
NA
2/10/2007
Non aux OGM
Je demande un moratoire sur les OGM. Nous, la population civile, n’avons même pas notre mot à dire sur des choix cruciaux faits par le gouvernement, pourtant c’est notre avenir à tous. Non aux OGM
st
2/10/2007
OGM :Plus aucune souveraineté et des espèces disparues
Désolé ,mais les jeux sont faits !aucuns pays européens ne peut refuser les OGM dixit M.Barroso(l’Autriche à renoncé) et l’état en faillite, enfin pas tout à fait dixit notre 1er ministre n’a plus les moyens de ses ambitions Ce qui sortira de ce show ,ce sont des taxes et des impôts. Un conseil : mangez bio et lisez les étiquettes, car c’est la seule façon d’arrêter les OGM. Mais le pire, c’est que nos voisins vont polleniser toute la planète et modifier génétiquement la flore terrestre, si seulement la France pouvait être le dernier sanctuaire des espèces disparues.
JB
2/10/2007
oui au moratoire

Bonjour

Il n’est pas prouvé que les OGM ne causent pas de dégat sur la santé des êtres vivants. a vrai dire il est même prouvé le contraire.

Si les OGM peuvent sauver des vies (médicaments) les cultiver dans un espace clos.

La dissémination des OGM dans la nature la modifie de manière incontrolée, incontrolable pour du long terme alors que ceux qui la justifie ne pensent qu’à court terme.

Merci de faire en sorte que nos enfants ne soient pas OGMisés !

JB

Ime
3/10/2007
ogm oui au moratoire

Tout a fait d’accord avec JB.

Nous ne connaissons pas (ou peut etre les connaissons nous) les effets nocifs des OGM

ECOLAF
2/10/2007
70% des français sont contres les OGM.

Alors pourquoi on nous obligent à en manger, soit directement, soit indirectement en les donnant aux animaux.

Pourquoi être contre ? On crée un poison pour résister aux insectes, mais c’est nous qui le mangeons... donc on s’empoisonnent nous mêmes.

Je pense à un autre histoire, il s’agissait de prendre des animaux morts de maladie et dans faire de la poudre (de viande) afin de nourrir des vaches herbivores, comme chacun sait...c’était l’histoire VRAI de la vache-folle. L’états et les experts qui ne savait que les vaches étaient herbivores laissent faire...et qui paye c’est nous ! ! !

Alors si on autorise les OGM, les fabriquants et leurs actionnaires s’engagent à payer (exemple : 10 millions de $ pour tous malades ou pour tous OGM poussant dans la nature), alors ces multinationnals ne prendront pas ce risque.

De plus comment pouvont nous déposer des brevets sur l’ADN, sur la vie, et les plantes. La terre appartient à personne.

Sinon, moi je dépose l’alphabet, et à chaque fois que vous écrivez vous me devez 1€ par lettre.

Pascal
3/10/2007
A-t-on posé la bonne question à ces 70 % de Français ?

Vous indiquez un sondage que les opposants aux OGM avancent pour appuyer leur position. Mais, s’est-on intéressé un peu à ce sondage avant de le prendre comme argent comptant ? Lisons un peu la question : "On ne connaît pas aujourd’hui précisément les conséquences de la consommation et de la production des OGM sur la santé et l’environnement. Dans ce contexte, certains sont favorables à une interdiction totale de la production et de la consommation des OGM, d’autres sont favorables à une interdiction temporaire le temps d’évaluer les conséquences, enfin d’autres considèrent qu’il n’y a pas plus de risques qu’avec des aliments traditionnels. Vous personnellement quelle est votre attitude sur le sujet ?" Quelqu’un de neutre, à l’écoute des médias qui nous présentent le sujet OGM avec 9 fois sur 10 des "alertes" des ONG, des fauchages, bref une campagne médiatique générant de la crainte, ne peut qu’être conditionné à répondre majoritairement "Vous êtes favorable à une interdiction temporaire le temps d’évaluer les conséquences sur la santé et l’environnement". C’est humain ! Mais, c’est aussi la base même de la manipulation des gens des esprits non renseignés et rendus inquiets ...

Ensuite, pourquoi craignez-vous que les animaux qui ont mangé un aliment génétiquement modifié vous transmettent une quelconque maladie ? C’est parce que la transgénèse est mauvaise ? Mais, alors, pourquoi est-elle bonne quand vous consommez du pain ou du fromage issus de levures et de bactéries elles-mêmes génétiquement modifiées ?

Enfin, les brevets existent depuis bien longtemps. C’est grâce à eux que des budgets recherche existent dans les sociétés pharmaceutiques ou les instituts de recherche publics qui créent des médicaments utiles ! Et puis, c’est quoi un brevet ? Juste un droit de propriété temporaire (de 10 à 25 ans selon la création / invention) pour couvrir les frais de recherche. Aussi simple que cela ...

citin
2/10/2007
"Primum non nocere" Hippocrate

Si nombreux agriculteurs voient dans les O.G.M. un REMEDE à certains de leurs maux, sont-ils assurés de l’innocuité « quasi-absolue « du dit remède, pour eux ? Pour tous ?

Doit-on interdire le progrès jusqu’à l’obscurantisme ? Doit-on sous couvert de progrès propre à l’Histoire de l’Homme imposer une thérapie dont on ne maîtrise pas l’ensemble des effets secondaires ?

Comment évaluer le rapport « bénéfice risque » et qui doit trancher ?

Les thérapeutes sont souvent juges et parties dans les études qu’ils effectuent...

Ne conviendrait-il pas d’instaurer une A.M.M. (Autorisation de Mise sur le Marché) s’inspirant sur ce qui se fait sur le MEDICAMENT selon un cahier des charges qui serait élaboré par les pro et les anti-O.G.M., allant des références de détectabilité, risques de croisement... poussant les études jusqu’aux répercutions éventuelles sur la consommation directe (sur les animaux) en passant par l’évaluation du risque de mutation du génome au sein de la plante, voire de micro-organismes phyto-parasites ou par des sous-unité cellulaires (mitochondries, virus) potentiellement vecteurs... ? En l’état actualisé des connaissances.

Ainsi, la chaîne des responsabilités se rapprochera alors de celle de l’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE qui semble la plus "pointue" et relativement satisfaisante à l’échelle mondiale à l’heure actuelle, y compris pour le suivi post-commercialisation des produits.

A partir de là, intégrer les 7 principes de base pour la future loi.

Je remercie tout internaute du temps qu’il aura bien voulu consacrer à la lecture de mes propos et accepterai volontiers votre opinion à leur sujet.

Si vous trouvez un quelconque intérêt à ces propos et que vous soyez décideur faites-en bon usage.

gattaca
3/10/2007
Ne mélangez pas tout !

Tout d’abord, erreur de raisonnement classique, on ne peut démontrer l’existence de quelque chose qui n’existe pas. On ne pourra donc jamais démontrer l’innocuité des PGM si ceux-ci sont inoffensifs !

Ensuite, vous n’avez pas l’air d’avoir compris le domaine !. L’autorisation de mise sur le marché... elle existe depuis que les OGM existent ! ! Renseignez vous un tout petit peu : CGG, CGB, AFSSA, CTPS, EFSA au niveau Européen, sans compter le comité de Biovigilance lorsque le produit a été mis sur le marché. Et tous les points que vous évoquez et bien d’autres d’ailleurs sont évalués (en l’état actuel des connaissances) ! J’en ai mis la liste dans un autre message hier.

Il n’est, par ailleurs, pas honnête intellectuellement de mettre sur le même pied des médicaments et des aliments. Il s’agit, à l’évidence de deux problématiques qui ont chacune leur spécificité ! Entre une molécule quasi pure qui le plus souvent est un poison pour l’organisme et un aliment qui contient des milliers de molécules distinctes, dont on sait par expérience (empirique d’ailleurs) qu’apparemment ils ne tuent pas après leur ingestion, il y a une sacrée marge.

Vous faites partie des gens qui ont été contaminés par un "postulat" que les antis ont réussi à faire passer depuis 10 ans : OGM = danger (sans apporter d’ailleurs aucune preuve).

Commencez par raisonner en imaginant que les OGM ne sont pas dangereux. On se demande bien d’ailleurs pourquoi ils devraient l’être a priori ?

Connaissez vous une phrase de Bové (l’un des gurus des antis) :

« On sait bien que les OGM ne sont pas dangereux, mais ça fait peur. C’est donc parfait pour atteindre notre but politique !. » Bref, tout est dit !

citin
4/10/2007
Mais...quand même...

Bonjour,

Je vous accorde que je ne suis pas un spécialiste du domaine, je suis un simple citoyen qui essaie d’apporter sa pierre à l’édifice.

J’ai simplement pensé à prendre l’A.M.M. des médicaments comme modèle. Quelque soit le pays, il y a une trame à respecter, des objectifs à atteindre, des garanties à fournir....

Peut-on prétendre assurer de façon péremptoire, aujourd’hui, par exemple, que la consommation d’O.G.M. ne crée pas de malformations sur les générations suivantes d’animaux en ayant consommé ?

Il me semble qu’il y a eu des reportages et des études à ce sujet par certaines O.N.G. Les connaissez-vous et pourriez- vous nous en dire plus à ce sujet pour savoir s’il s’agit d’info ou d’intox ?

A moins que l’on ne puisse débattre de rien, ....alors, effectivement, tout serait dit !

gattaca
10/10/2007
rien de mieux contrôlé que les OGM !

La procédure mise en place pour évaluer les OGM constitue une AMM. Nous avons la réglementation (européenne d’ailleurs) la plus contraignante au monde.

Comme je l’ai dit plusieurs fois sur ce forum, il n’y a rien de mieux et autant contrôlé qu’un OGM avant sa mise sur le marché (et comme il faut rester dans ce qui est comparable, c’est bien entendu c’est par rapport à toutes les variétés obtenues par toute autre méthode autre que la transgénèse et pourtant certaine de ces méthodes sont autrement traumatisantes pour la plante qu’une simple transgénèse, mais comme on nage dans l’incohérence intellectuelle depuis des années sur cette thématique, on est obligé en raison des différentes réglementations existantes et qui sont suivies à la lettre de faire comme cela !).

Bien que des études n’aient pas été spécifiquement conçues pour montrer un éventuel et très hypothétique problème générationnel, le fait que maintenant nombre d’animaux d’élevage (et les volailles en sont un exemple évident) aient été nourri depuis plusieurs années consécutives (une douzaine d’années maintenant) avec des PGM dans de très nombreux élevages des Amériques, de l’Inde et de la Chine et même en Europe, (nous importons en effet des quantités non négligeables de soja pour la nourriture animale), s’il y avait du avoir un problème, on l’aurait certainement décelé.

Mais la problématique n’est pas si simple que cela, car toute PGM est évaluée au cas par cas. Ce qui veut dire que si on trouvait un problème avec une PGM donné, il ne serait en aucun cas généralisable à toutes les PGM. Chaque cas est un cas particulier.

Il est impossible, il restera impossible d’affirmer de façon péremptoire (comme vous le souhaitez) qu’il n’y aura aucun effet à terme. Mais ceci est vrai pour tout nouveau produit.

Enfin, et justement par souci de réciprocité et pour ne pas partir sur des bases fausses, tous les risques imaginés avec une PGM sont exactement les mêmes avec une variété conventionnelle (pourquoi seraient-ils de nature différente ?). Il faut sortir du raisonnement « vicié » qui consiste à penser que puisque ce n’est pas de la transgénèse et donc puisque c’est de la sélection conventionnelle, il n’y a pas de danger puisqu’en gros « c’est naturel » !. Ben voyons ! J’ai répondu sur ce thème à Eric le Breton, dont le mode de raisonnement anti-science est un modèle du genre.

Comme je l’ai rappelé plusieurs fois, tous les accidents connus concernent des variétés issues de la sélection conventionnelle et c’est d’une logique évidente, en ce qui les concerne, on ne fait rien ou presque, pour les PGM on les examine sous toutes les coutures !

mathieu vaisset
10/10/2007
innocuité ou absence de risque.

Je rebondis sur le message de Gattaca. L’innocuité est un champ trop vaste pour qu’on puisse la démontrer. On se contente de raisonner par l’absurde en essayant de démontrer que des risques n’existent pas. Et pour chaque risque, il faut une nouvelle démonstration.

Contrairement à Gattaca, je ne pense donc pas qu’il y ait méprise à considérer à priori les OGM comme dangereux. C’est le postulat de base des études. La question posée par l’homologation étant : ce nouveau venu est-il dangereux, a-t-on une bonne raison de l’interdire ?

Ensuite bien sûr des procédures d’homologation existent, mais comme pour les médicaments, elles ne sont pas parfaites. Il y a quelques années un médicament contre l’obésité me semble-t-il à causer une vague de crises cardiaques avant d’être retirer du marché, le viagra de son coté a aussi causé des malaises cardiaques. On ne condamne pas pour autant les médicaments dans leur ensemble, même si les risques encourrus dans ces affaires étaient la mort. La raison est que nous avons une pleine connaissance des apports que l’ensemble des médicaments nous ont apporté. Nous sommes très pointilleux sur les OGM car nous ne disposons pas aujourd’hui du recul suffisant pour trouver leur intérêt et que comme dans tout changement nous avons tendance à avoir du mal à faire le deuil du passé et nous grossissons les risques. L’homme aime se faire peur.

Enfin les OGM ne sont pas foncièrement équivalents aux plantes sélectionnés de façon conventionnelle comme l’affirme Gattaca. Ils sont porteurs de risques qui leur sont particulier et qui doivent être analysés. L’enjeux de la prochaine loi sera aussi qu’ils le soit bien, les événements du printemps dernier autour du MON 863 et de l’opposition de MONSANTO et Greenpeace sur les mêmes chiffres l’a démontré.

Anonyme
12/10/2007
Débat intéressant
Merci pour ce débat ouvert.
gattaca
13/10/2007
précisions importantes !

J’énonçais une vérité que nul ne peut contester et qui s’applique à tout :

Si quelque chose est réellement inoffensif, jamais vous n’arriverez à démontrer que c’est dangereux. En science on ne peut démontrer l’existence de quelque chose qui n’existe pas !. C’est un principe de base !

Je n’ai jamais dit que les OGM ne pouvaient pas être dangereux. Ce que je dis c’est que dire qu’ils sont a priori dangereux n’est pas une bonne attitude. Ils peuvent l’être, soit, et alors on les évalue justement pour savoir s’ils le seraient ou pas.

Concernant votre dernier paragraphe, je vais remettre ce que j’ai déjà mis dans un autre qui me fait réellement penser que faire de la transgénèse c’est de la gnognotte par rapport à ce qu’il peut se passer (« naturellement ») lors d’événements normaux de la vie d’un organisme tels que la reproduction, les divisions cellulaires et la croissance et que vous oubliez totalement dans votre raisonnement :

* Ainsi, il y a des mutations ponctuelles (transversions et transitions) qui peuvent se passer à tout moment car provoquées par des agents mutagènes (type R-X et R-UV, bien que des produits chimiques mutagènes ne soient pas non plus à exclure) ce ne sont que des événements mineurs mais qui néanmoins peuvent avoir des conséquences très importantes (on pourrait développer et donner des exemples, la protéine P53, chez l’homme, en est un magnifique si l’on peut dire). * Mais là plupart du temps les événements touchant le génome sont autrement plus importants que ceux là (mais pas nécessairement avec plus ou moins de conséquences). Les connaissances qui s’accumulent au travers des séquençages systématiques des génomes ou d’établissement de cartes physiques révèlent en effet que le génome bouge en permanence. Ainsi voici une liste (sans doute non exhaustive) de ce qui peut se produire à chaque génération lors des divisions cellulaires (mitose et méïose), de la fécondation (fusion de noyau) ou durant la vie de l’organisme.

* rappel : les mutations ponctuelles (citées ci-dessus)

* tout d’abord, l’évidence... la simple recombinaison génique qui peut aboutir à une protéine hybride (donc nouvelle) chez le descendant... et avec quelles conséquences ? ? ? personne ne peut le dire tant que cela ne sera pas mis en évidence et étudié. Une étude récente de Kleter (2004) a démontré que les croisements « naturels » entre plantes pouvaient générer des allergènes. On s’en doutait depuis longtemps d’ailleurs (mais il a réussi à le démontrer, chapeau !) puisque toutes les allergies actuellement connues sont dues à des variétés conventionnelles et aucune (encore) avec des PGM. 

* Une duplication allant de quelques bases à plus d’un gène voire d’un chromosome entier ( la trisomie cela doit vous dire quelque chose tout de même) et même d’un génome entier (polyploïdisation)... çà n’est pas rien !.

* Une délétion .... De toutes les tailles également, de la perte de quelques bases à la perte d’un chromosome. Un simple décalage du cadre de lecture peut avoir des conséquences importantes.

* Une translocation (inversion de séquences plus ou moins longue) qui peut, là encore, être plus ou moins importante.

* Une insertion là encore de toutes les tailles, de une base à plusieurs milliers... et là encore, un simple décalage du cadre de lecture peut avoir des conséquences importantes

* Sans compter l’activation de transposons et de rétrotransposons qui peuvent faire donc des insertions et ruptures de gènes existants de manière considérable dans le génome. Une bonne partie des parties non codantes des génomes sont constitués de transposons et rétrotransposons justement.

* Sans compter des virus (mais évidemment des bactéries : cas justement des agrobactéries utilisées pour faire les plantes transgéniques) qui peuvent insérer tout ou partie de leur génome (mais généralement pas au moment des phases citées mais plutôt dans les phases de végétation de la plante). Une publication très récente d’août 2007 dans Science, montre que l’on a retrouvé le génome entier de la bactérie dans le génome de son hôte ! surprise pour certains, banalité pour d’autres !

* Mais surtout, il est de mieux en mieux connu que la teneur en ADN entre deux variétés peut différer de manière considérable. Ainsi, elle peut différer dans l’un des cas extrêmes actuels le mieux connu jusqu’à 42% entre deux variétés de maïs, et de 12% chez le soja, ce qui représente malgré tout, chez cette espèce, 100 millions de paires de base. Il peut y en avoir des gènes là-dedans !

Et alors, tentez d’expliquer alors ce qu’il peut bien se passer lorsqu’on croise deux variétés de maïs qui diffèrent de 10 à 40% dans leur teneur en ADN... ! même 1% dans le cas du maïs serait déjà considérable.

On sait de mieux en mieux que non seulement deux individus diffèrent par leur nombre de leurs gènes mais aussi par leur ordre (même si on peut constater une bonne conservation de la macrosynténie, on trouve souvent des modifications, des inversions, déplacements de gènes au niveau de la microsynténie).

On sait aussi que le niveau de ploïdie peut varier entre les différents organes d’une même plante... Chez la canne à sucre, le nombre de chromosomes n’est pas déterminé une fois pour toutes, le nombre de chromosomes est variable... et ce n’est certainement pas le seul exemple.

Beaucoup de plantes sont « naturellement » polyploïdes tout comme beaucoup d’entres elles peuvent être, en plus, aneuploïdes. L’histoire du blé est tout à fait illustrative de la complexité génomique (allohexaploïde).

Bref une plasticité énorme illustrée (il y a peut-être déjà une vingtaine d’années) par un film scientifique qui montrait dans des cellules (vivantes) de racines (par microscopie-cinéma) que le noyau se divisait en permanence en deux voire même trois fragments dans la cellule pour refusionner ensuite et recommencer. Qui vous dit que les coupures se font toujours aux mêmes endroits et que les fusions se font toujours de la même manière de telle sorte que le génome n’en soit jamais modifié ?

Au final, et je confirme donc mon expression, une transgénèse, c’est de la gnognotte par rapport à tout ce que je viens de décrire alors que l’un ou l’autre des événements décrits (voire plusieurs) peuvent se produire lors d’un simple croisement !

Ce qui n’empêche pas pour autant que les risques qui pourraient être en plus particuliers aux PGM, justement, et bien ils sont analysés avant mise sur le marché ! vous avez, vous aussi, l’air d’ignorer l’existence de l’AFSSA et de tout son travail d’évaluation ! Quant à la problématique MON863 soulevée par la pub Séralini/greenpeace, lisez donc les avis de la CGB, de l’AFSSA et de l’EFSA si un doute pouvait subsister chez vous à son sujet !

vincelefou
2/10/2007
OGM reel menace !
Il faut imposer un moratoire sur les cultures OGM et non sur leurs recherche en laboratoire ou qu’il pourrais montrer des avances significatives dans la recherche. Mais la culture OGM en pleins champs montrent ses limitent rapidement en amérique du sud et même aux états unis les quantité herbicides utilisé ont augmenté pharaoniquement.Des essais en france réalisé par huissiers de justices ont démontré que le abeilles ramenais du pollens contaminés à plusieurs kilomètre à la ronde. Les plantes génétiquement modifié ont un avantage sur les autres contaminerons et/ou remplacerons. Augmentant l’utilisations de pesticides et herbicides toujours plus puissant et en plus grandes quantités.accepterier vous que l’alimentations mondiale dépendant de quelque semenciers.sans oublier les menacent sur la biodiversité animale (destruction des insectes par des ogm produisant eux-memes leurs pesticides)et les risques sur la santé humaine qui sont loin d’être négligeable. N’oublier pas l’amiante,tchernobyle,le sang contaminé,le gaucho,régent,... . Regarder bien et chercher la véritable origine des pesticides vous seriez surpris ! ! !.
Unioniste1
2/10/2007
Moratoire pour les cultures OGM en plein champ
Pourquoi un moratoire est-il indispensable ? Il n’y a ps à ce jour, sauf à me détromper, de démonstration scientifiquement et universellement prouvée que les OGM ne sont pas néfastes à la santé à plus ou moins long terme. Il faut se remettre en mémoire une question similaire : dans le passé récent, on a trouvé utile de nourrir des bovins avec des farines animales en affirmant qu’il n’y avait aucun problème ! Un certain temps après, on a vu de déclarer la maladie de Creutzfeldt-Jacob chez l’homme avec les conséquences que l’on sait. Donc, il faut continuer les recherches en labo jusqu’à obtenir des garanties certaines. On nous dit :"oui, mais on nourrit uniquement les animaux et pas les hommes", oui, mais les hommes mangent de ces animaux-là ! (c’est le cas de la vache folle). De plus il y a grand risque de pollution d’autres plantes par dissémination lors des cultures en plein champ.
citoyen40
2/10/2007
OGM pour ou contre , oui mais ....

Nous pouvons etre contre ou pour , mais avons-nous un niveau d’information satisfaisant pour determiner si les OGM sont bon ou mauvais ?

Je commence ma phrase par contre , car a l’heure actuelle et au travers des differents média , seul source d’information sur ce sujet pour le grand public , les infos communiquées sont plus negatives que positives et ceci ,selon moi, qu’elles nous sont rapportées a partir d’éléments recueillis (pour l’audience) auprès d’organismes etant contre a la base .... on ne nous à jamais expliquer de maniere rationnelle le pour de cette technologie , mais plus souvent le contre : d’où du sensationnel au lieu d’une information précise et comprehensible par tous

Nous avons quand meme des spécialistes français en agriculture pour nous donner ,sans etre juge et partie, une information « saine et claire » afin que tous français puissent ce faire une opinion réelle sur ce sujet .

A partir de là , nous pourrions nous prononcer : pour ou contre et ceci a travers un referendum qui une fois pour toute reglerer le probleme des OGM , oui mais .....

Notre agriculture , on ne cesse de nous le dire, doit etre competitive tout en etant moins polluante , nous devons egalement aller vers de nouveaux débouchées (biocarburants ..etc..)

Si cette nouvelle technologie peut apporter une meilleur qualité de la récolte , ainsi qu’un meilleur rendement , alors oui

Si cette nouvelle technologie peut apporter des solutions au niveau de la pollution par moins de traitements de pesticides , alors oui

Si cette nouvelle technologie peut permettre d’economiser de l’eau et d’etre resistante a la sécheresse , alors oui

Si cette nouvelle technologie peut permettre de découvrir et d’apporter des solutions a notre santé et ainsi que dans d’autres domaines , alors oui

Mais par pitié essayons au moins d’avoir un peu de bon sens et de laisser une chance a cette nouvelle technologie et demandons l’avis a nos professionnels que sont : nos chercheurs (si peu reconnus) nos services techniques agricoles et surtout aux utilisateurs finaux : nos agriculteurs .

Nous pourrons alors en tirer des conclusions ! ! ! !

Arretons de nous appuyer sur des « on dit » emanent de source peu professionnel et peu officiel , afin de savoir si cette technologie est vraiment indispensable ou si nous pouvons nous en passer

Nota / au debut des premiers maïs hybride , la rumeur fut grande et contre cette nouveauté et que seme t on aujourd’hui ?

Jean-Marc Legrand
2/10/2007
Non aux ogm agricoles

Bonjour,

Pour clarifier et simplifier le débat sur les ogm, il me semble que la question centrale, à laquelle chacun de nous doit essayer de répondre est :"êtes-vous favorable à l’utilisation des OGM agricoles en plein champ ?". En effet, le commun des mortels peut-il s’opposer aux applications médicales et scientifiques confinées en laboratoire ? Bien sur que non. En revanche dans le domaine agricole, la situation est différente. Les deux principales plantes OGM cultivées actuellement sont le maïs et le soja. Ces dernières sont emblématiques de l’agriculture intensive. Elles sont synonymes de pratiques agronomiques inadaptées : monoculture qui fragilise la plante et l’expose encore plus aux maladies, hyper fertilisation minérale, apports importants de pesticides... avec une conséquence directe incontestable sur l’environnement et la biodiversité . Ces OGM agricoles qui produisent eux-mêmes leur insecticide ou herbicide vont amplifier ce phénomène rendant au passage les agriculteurs encore plus dépendants du système. De plus, faire le choix des OGM agricoles c’est condamner l’agriculture biologique qui pourtant semble retenir toute l’attention du gouvernement. Enfin, nous consommateurs, devons exiger plus de transparence. En effet, les OGM se sont déjà invités dans notre assiette depuis quelques temps déjà : l’alimentation d’une bovin a base de maïs nécessite obligatoirement une complémentation qui très souvent se fait avec du soja ...OGM ! ! !

L état de santé de notre planète a nécessité l’organisation de ce grenelle de l’environnement. Accepter de débattre c’est accepter de se remettre en cause, mais c’est aussi accepter de changer. Alors soyons pragmatiques !

lul
1er/10/2007
Subsidiarité

Toujours la même idée de produire "propre" chez moi et de se désinteressé de ce qui se passe dans la commune voisine, dans le canton voisin, dans le département voisin dans le pays à l’autre bout de la planète(à sauver). Sur quelles études ou quels fondements scientifiques, un maire un.... s’arogerait il le droit d’interdire ou d’autoriser alors qu’au niveau d’un pays un large débat éxiste depuis plus de 10 ans et à autoriser la production. Mis à part un joli petit coup médiatique, je ne voit pas l’intérêt.

Pourquoi ne pas interdire la consommation, donc l’importation d’OGM, et quels sont seuils de présence pour les importations ? ou sont faites les analyses de ces importations dans le pays d’orirgine ou dans le pays de destination ? Quelle est la tracabilité dans les eaux internationales ? Les produits carnés nourris avec des OGM d’importation ne sont pas détectable ! qu’adviendra t il de nos producteurs locaux ? n’y aurait t il pas de distortion de concurrence entre produit importés et produit français ? Est ce au producteurs français de payer ?

pascal METGE
1er/10/2007
oui aux OGM pour mieux produire, plus propre

Sans les opposions d’ordre philosophiques voire idéologiques, quel moyen de production peut le mieux allier productivité etrespect de l’environnement ? oui, il est nécessaire de produire des matières premières pour nourrir la planète, non en tant que agriculteur je ne veux pas sacrifier cette fonction de "nourrisseur". Mais tous les agriculteurs ont aujourd’hui conscience qu’il faut produire plus propre, réduire les intrans (engrais, traitements phytosanitaires). Non je ne crois pas que l’on puisse nourrir la planète avec l’agriculture bio, certes elle a une place, un marché. Mais c’est une vision bien "occitentale", de "ventre bien remplis" je trouve.

Comment consilier les deux ? Les biotechnologies, réduire les intrans (aujourd’hui : insecticides, herbicides ; demain : engrais, irrigation, ...), augmenter les surfaces en production (plantes tolérantes à la sécheresse, au sols salins, à certains polluants), augmenter les rendements, et mieux nourrir (plantes enrichies en certains éléments nutritifs).

Par pitié ne nous privons pas de cette révolution technologique, ne l’acceptons pas sans critique ni controle mais ne la rejetons pas pour de mauvaises raisons

Jeremie Petit
2/10/2007
Reduction des herbicides : un doux reve

Vous dites ’Non je ne crois pas que l’on puisse nourrir la planète avec l’agriculture bio’. La FAO a statue que c’etait possible et que ce serait benefique a tous points de vue.

Au sujet des PGM resistantes aux herbicides, on a maintenant l’experience des pays d’Amerique du sud ou les consommations d’herbicide ont decuple depuis l’introduction des OGM tout simplement parce que les herbes ’folles’ developpent des resistances.

Dans ce domaine en particulier (resistance herbicides), les OGM sont un non-sens dramatique et patent qui pousse a la course a de nouvelles molecules plus efficaces pour empoisonner la terre.

Il faut arreter les degats avant qu’elle ne puisse plus soutenir le poids de notre betise et l’empoisonnement systematique que nous lui faisons subir.

L’eau qui coule dans un champ rempli d’herbicides, nous finirons par la boire.

JP

mathieu.vaisset
3/10/2007
OGM et herbicide => Une relation moins simpliste qu’il n’y paraît.

Les chiffres ne mentent pas. La consommation d’herbicides et de glyphosate en particulier a augmenté dans les pays utilisateurs d’OGM puisqu’il s’agit du type d’OGM le plus vendu aujourd’hui. Toutefois cela n’est pas lié à la méthode de sélection (tranformation génétique) mais au type de résistance et aux potentialités économiques qui en découlent. Le véritable problème agronomique du Brésil n’est pas la culture d’OGM mais les monocultures de maïs et de soja pour elles-même - OGM ou pas -, qui font rentrer des devises mais ravagent de milliers d’hectares de forêts primaires et qui entraînent un usage massif de pesticides au premier rang desquels les herbicides.

Chaque OGM est porteur de risques mais le risque principal concerne la capacité à aller au-delà du potentiel de l’environnement. Toutefois la loi peut et doit permettre de circonscrire ce danger. C’est tout l’enjeux de la responsabilisation des producteurs (semenciers et agriculteurs) d’OGM et de l’assurabilité sous le régime du pollueur-payeur.

Anonyme
1er/10/2007
PAS BESOIN DE NOUVELLE LOI
LES OGM MALGRE CE QUE L ON ENTEND LES OGM SONT DEJA SOUS LE COUP D UNE LOI VOTEE SOUS MADAME VOYNET. POURQUOI EN FAIRE UNE AUTRE ?
Georges P.
1er/10/2007
OUI aux OGM

Oui pour réduire la pollution chimique (pesticides, engrais, gaz à effets de serre)

Oui pour améliorer la sécurité sanitaire des agriculteurs

Oui pour pouvoir répondre à la demande alimentaire croissante

Oui pour pouvoir produire des agrocarburants compétitifs avec moins d’intrants chimiques

Oui pour disposer de plantes plus résistantes à la sécheresse

Oui pour avoir des aliments hypoallergiques, enrichis en vitamines ou en Omega3

Oui à une technologie d’avenir

françoiseléon
2/10/2007
NON aux OGM, en pleine connaissance de cause !

Vos affirmations positives sur les OGM sont celles avancées... par les fabriquants d’OGM ! En tous cas pas les constatations faites par les scientifiques dans les pays ayant déjà pratiqué ces cultures et qui aimeraient bien revenir en arrière ( surtout les agriculteurs qui, pieds et poings liés constatent la baisse de leurs revenus, le moindre rendement dès la troisième année, leur facture d’achat de round-up en hausse, etc !)

Renseignez-vous ailleurs que dans les dépliants publicitaires des firmes semencières qui veulent vous faire croire au miracle !

Anonyme
2/10/2007
Non aux OGM, risque écologique et économique

Comme cela a déjà été signalé, les OGM, surtout s’ils sont produits en plein champs, représentent un risque certain de pollution des autres plantes des champs voisins. Ce type de produits tend à diminuer la biodiversité, en standardisant nos productions agricoles. En effet, jusqu’alors les variétés produites étaient adaptées soit au climat soit au terrain. En introduisant les OGM, l’humanité va perdre une partie des variétés existantes. Nous mettrons alors entre les mains des grands semenciers, l’avenir nutritionnel de la planète. Les OGM risquent aussi de contaminer des espèces que l’homme considère comme des "mauvaises herbes" qui deviendront alors plus résistantes au herbicides.

Le risque économique me semble aussi important. En effet, nos agriculteurs vont devenir de plus en plus dépendants des semenciers et des tarifs qu’ils voudront bien leur appliquer. Les semences OGM sont stériles et ne produisent pas de graines qui permettent un renouvellement naturel des semences.

Enfin, le risque sanitaire existe forcément puisque certains OGM sont résistants aux nuisibles ( un pesticides est inclus dans leurs gènes) par extension ils sont surement néfastes pour l’homme. Il est déjà prouvé que les OGM ont déjà fait des dégats sur la faune : je pense en particulier aux abeilles sans lesquelles la reprodution de certaines plantes sont réduites. La biodiversté est donc aussi menacée par leur nature même.

Enfin, je ne suis pas persuadée que le biogarburant (tant attendu grace aux OGM) soit l’Alternative au pétrole. Nous savons tous que l’agriculture est le secteur le plus consommateur de l’eau. Et l’eau est une ressource que nous devons maintenant protéger.

regis
2/10/2007
OGM Is fecit qui prodest. - L’auteur du délit est celui à qui il profite.
Comme toujours lorsque l’humanité doit faire des choix pour son avenir elle doit se tourner vers son passé pour y trouver un peu de sagesse. Alors qu’il devaient juger une affaire embrouillée les avocats romains se posaient une question simple : Is fecit qui prodest. - L’auteur du délit est celui à qui il profite. Il y a une question que l’on doit poser au sujet de la production des OGM : c’est de savoir à qui cela profite. Pour l’instant, nous pouvons observer les avantages que peut en tirer la firme Monsanto. Son colza par exemple a été modifié génétiquement pour résister au désherbant Monsanto : le round up. Dès l’instant qu’elle réussit à caser son colza, elle vend forcément son désherbant, réusissant ainsi un formidable coup double. Cela simplifie peut être le travail de l’agriculteur, mais il doit se méfier. Il perd ainsi toute indépendance et pollue ses sols. Le consomateur en supposant qu’il soit informé ne gagnera rien du tout.
Anonyme
1er/10/2007
Non aux OGM

Instaurer un moratoire sur les OGM tant que les effets à long terme ne sont pas connus.

Dans tous les cas, privilégier une agriculture naturelle et biologique, respectueuse de l’environnement.

Mathieu VAISSET
1er/10/2007
La non-brevétabilité du vivant : ethique en toc ?

Nous avons trop tendance à voir la brevétabilité du vivant comme le droit absolu du possésseur du brevet à gérer comme il l’entend sa création. Toutefois il me semble que le brevet apportent des devoirs au delà du droit dont une clause de responsabilité du semencier producteur d’OGM face au devenir de sa création et donc de ses pollutions éventuelles.

Si la loi adopte la démarche éthique d’une interdiction de la brevétabilité du vivant elle devra aussi parfaitement introduire cette responsabilité indiscutable du semencier producteur d’OGM face au pollutions engendrées par les OGM qu’il a développé.

Le moyen le plus sûr de garantir la responsabilisation du semencier producteur d’OGM est de le rendre seul responsable de l’assurabilité en cas de préjudice. Il convient de lui laisser ensuite la possibilité de faire la charge de la preuve d’un mauvais usage afin de reporter la responsabilité et le financement de tout ou partie du préjudice sur un tiers qui n’aurait pas recpecté ses consignes.

Seule une implication forte des semenciers dans le financement des risques liés aux OGM est susceptible de faire passer la protection tant de l’environnement que des consommateurs avant les aspects commerciaux et éconnomiques dans ce secteur extrêmement concurrentiel.

jnp
1er/10/2007
Moratoire sur les OGM, garant du principe de précaution
Non à la culture des OGM en plein champ. Les essais et les recherchent peuvent bien entendu être poursuivis,EXCLUSIVEMENT en milieu confiné, de façon à éviter toute dissémination intempestive. Ces recherches doivent être strictement contrôlées, afin de vérifier que les réglementations sont suivies à la lettre. La réglementation devra être incitative et coercitive afin que les populations et l’environnement soient prémunis contre toute entorse à la législation, et éviter tout accident de dissémination, "marée OGM". Charge au pollueur de décontaminer. C’est une fois les recherches terminées, une nouvelle souche développée qu’il doit appartenir au maître d’oeuvre de prouver l’innocuité de celle ci, devant un jury d’experts indépendants ( indépendants des gouvernement nationaux, commission européenne, laboratoires, semailliers, coopératives agricoles...) Pour l’heure refusons d’appliquer la directive européenne, en résistant à l’envahissement obligatoire par les ogm que celle-ci souhaite imposer.
gattaca
1er/10/2007
moratoire inutile !

Sauf que vous avez tout faux. Vous ignorez que l’on sort d’un moratoire pendant lequel on a rien fait... encore un autre pour ne rien faire... vous rigolez ou quoi ... pendant ce temps là tous les autres pays avancent à grands pas et nous serons (s’il n’est pas déjà trop tard) dépendant de notre fourniture de semences alors que nous étions leader il n’y a pas si longtemps encore !

Limiter les essais en milieu confiné est d’une débilité profonde. Dès qu’un essai est fait en serre, le comportement est déjà différent du milieu « naturel ».

Que faites-vous des 102 millions d’ha cultivés en plein champ l’an passé et sans doute encore bien plus cette année. En 13 années de cultures, qu’avons-nous constaté comme dissémination : peanut, brefs des pourcentages très faibles sans conséquences aucune pour l’environnement (il faudrait largement développer). Alors parler d’une « marée OGM », rigolo ! Dans tous les cas, il ne s’agirait aucunement d’une contamination !

Renseignez vous aussi sur les procédures d’évaluation des OGM avant leur mise sur le marché... vous serez largement étonné (CGG, CGB, AFSSA, CTPS, Comité de Biovigilance, EFSA au niveau européen), commissions justement composée très largement d’experts indépendants (au passage, on ne dit pas semailliers mais semenciers). Nous avons la réglementation (française et européenne) la plus contraignante au monde ce qui constitue malgré tout une certaine garantie que les produits sont contrôlés avant d’être mise sur le marché.

Il n’y a aucun envahissement obligatoire des OGM, aucune imposition. Dans tous les cas, et au final, c’est l’agriculteur qui décide ou pas s’il veut cultiver une PGM ou pas (sachant que si cette PGM est sur le marché, c’est qu’elle ne présente pas de risques particuliers ou spécifiques liés à son état d’OGM).

Enfin, apprenez que l’on ne peut prouver l’innocuité de quelque chose si effectivement cette chose est inoffensive !

Unioniste1
2/10/2007
Souvenir du passé

Vous raisonnez tout à fait comme on a pu le faire dans le passé avec les farines animales dont on nourrissait les bovins ! Là, également, il n’y avait pas de danger a priori. Oui, mais plus tard les vaches folles ont fait leur apparition avec les conséquences catastrophiques que l’on connait.

Alors, oui à un moratoire, avec des recherches approfondies en labo.

gattaca
2/10/2007
encore un amalgame

Et bingo, on a droit à un amalgame (un de plus)... si pour vous c’est un argument...alors on n’a plus rien à discuter sur les OGM !

Mais alors sur l’aspect farines animales et bien que cela ne soit pas le sujet, si vous nous disiez depuis quand les animaux sont nourris avec des farines animales... depuis la fin du XIXième siècle... incroyable, non ? C’est une solution particulièrement écologique... pas de déchets, tout est recyclé !, ça choque hein ? et pourtant, c’est une ‘sacrée’ réalité !

Alors, oui, j’entends déjà les remarques irréfléchies et anthropocentriques du type : quelle aberration : « donner de la viande » à des ruminants !, c’est pas « naturel » et ainsi de suite !

Irréfléchies pour plusieurs raisons : * C’est l’homme qui a fait cette classification des animaux en fonction de leur régime alimentaire principal. Il a donc classé certaines espèces d’animaux parmi les ruminants. Sans doute pour répondre à son besoin d’ordre et de tout mettre dans des cases et que rien ne dépasse !. C’est d’ailleurs particulièrement justifié quand on s’aperçoit que le système digestif des ruminants est particulièrement apte à digérer de la cellulose mais est ce que cela voudrait dire ipso facto qu’ils ne sont pas capables de digérer de la « viande » pour autant (donc des farines animales)... et bien, pas du tout !. On en a des preuves évidentes... un veau « élevé sous la mère » ne va manger que des protéines animales (celles du lait de sa mère) pendant toute sa courte vie.

* Comme ce mode d’alimentation a fait, malgré tout, l’objet de quelques études préalables de quoi s’aperçoit-on ? Le coefficient d’utilisation digestive (CUD) des protéines animales est supérieur à celui des protéines végétales... incroyable... n’est il pas ?

Qu’il y ait eu « accident » avec ces farines animales, c’est hautement regrettable. La cause en est probablement due à une modification du process d’obtention des farines animales mais il ne m’étonnerait pas que, dans un avenir proche, les farines animales (dont on aura vérifié systématiquement l’absence du prion et d’autres aspects de sécurité) soient de nouveaux utilisées. Ce qui serait particulièrement intelligent !

Unioniste1
7/10/2007
Accident ? non ! tragédie !
Vous avez envahi le forum de vos diatribes sur tous les sujets, mais vous ne répondez pas sur le fond : quels sont les rapports d’autorités indépendantes qui démontrent l’innocuité des OGM sur les humains ?
talon
3/10/2007
non mais je reve ?

Vous souhaitez des recherches approfondies sur les OGM ?

Mais on croule déjà sous les etudes scientifiques ! : Au niveau mondial, sur 10 ans, de 1993 à 2003, 30 624 publications scientifiques ont été réalisées sur les OGM dont 4 480 consacrées à la culture des OGM.  Plus de 1 000 publications portent sur l’évaluation de la sécurité des cultures OGM, et plus de 800 sur l’évaluation de la sécurité des OGM dans l’alimentation 1224 publications traitent des aspects sociologiques, politiques ou éthiques. Une bonne partie de ces études sont réalisées par des labos publics.

On dispose donc d’une masse considérable d’évaluations qui s’ajoutent aux évaluations publiques avant tout essai ou mise en marché d’un OGM.

Dites-moi donc ce que vous comptez faire de plus pendant un nouveau moratoire, à part enterrer un peu plus encore la recherche française, et nous rendre dépendants des autres pays à la recherche développée.

A chaque demande de moratoire d’un écolo francais, il y a des dollars qui brillent dans les yeux des entreprises etrangeres...

Unioniste1
7/10/2007
Economie, mais l’aspect système ?

Voir mon message sur le thème 1 des OGM. Non il faut continuer les recherches en laboratoire, en particulier pour vérifier l’innocuité des OGM sur les hommes. Malgré tous les rapports que vous citez, il ne semble pas exister de certitude sur ce point. Votre point de vue purement économique, semble oublier d’autres aspects : consommation d’eau pour le maïs Monsanto, obligation d’achat des semences au fabricant américain...etc Votre qualification d’"écolo" qui semble être péjorative dans votre message ne me gène pas car cela veut dire qu’il y a dans ce pays des millions et des millions de français écologistes opposés aux cultures d’OGM en plein champ.

Laissons les dollars briller, tant que...

Mathieu VAISSET
1er/10/2007
Une loi sur LES ou sur CHAQUE OGM

Le vocabulaire est dans ce cadre important. Il me semble en effet qu’une grande partie du défaut de connaissance publique sur les OGM tient dans la généralisation forcenée qui est faite de toujours vouloir faire d’un ou de quelques exemples des règles pour l’ensemble des OGM. Autant la première partie de la synthèse met l’accent sur cette différence, prenant soin d’écrire ’chaque OGM’ plutôt que ’les OGM’, autant cette partie sur les principes d’une loi sur la modification génétique retombe dans l’écueil de la globalisation. Or tous les OGM, l’introduction le précise ne sont pas bons ni néfastes. D’autre part chaque OGM peut être bon ou néfaste selon le critére d’évaluation environnemental, social ou économique auquel il est confronté.

La loi tiendra-t-elle bien compte des différences existant entre chaque OGM plutôt que de traiter indistinctement les OGM ?

Olivier de Paris
1er/10/2007
OUI A LA CREATION VEGETALE

Ce forum, bien entendu, est essentiellement un lieu d’expression de tous les opposants aux OGM. Il permettra ainsi au gouvernement actuel de prendre, une nouvelle fois, une décision démagogique, en apparence peu onéreuse budgétairement, à court terme, aux dépens de l’avenir : le moratoire de quelques années.

On délivrera ainsi un satisfecit aux exactions des faucheurs volontaires. N’avez-vous pas remarqué que tous fonctionnent comme une secte, avec un gourou José Bové qui leur fait adorer une nature mythifiée, une nature sacralisée, une nature à la pureté virginale, nature où l’on crève de faim, au milieu des brousailles ! Car, de leurs balcons des grandes villes, les "écologistes politiques" n’ont pas pu remarquer que la nature qu’il voit n’est que le résultat du travail, de la recherche des hommes.

Les paysages, les forêts, les races animales domestiques, les variétés végétales résultent du travail des hommes pour survivre et vivre mieux. Au moment où la pénurie mondiale, structurelle, des céréales apparaît, ces gens là sont disposés à faire stopper la recherche française pour les rassurer dans leur peur millénariste.

Le sigle OGM est devenu un sigle simpliste qui permet de stigmatiser des techniques complexes, onéreuses, mais riches de potentiel de créativité. Les OGM, ce n’est pas la panacée. C’est une technique nouvelle qui vient compléter les techniques conventionelles de création variétales qui ont largement amélioré les rendements, mais ausi, les qualités de tous nos produits alimentaires. Chaque évènement génétique créé doit être étudié au cas par cas, par un travail d’experts scientifiques compétents qui sont les seuls à pouvoir informer rationnellement les décideurs politiques.

Tous ces principes étaient déjà dans la directive 90/220. Depuis on ne fait que charger la barque pour rassurer les "écologistes politiques" etleur permettre d’aller détruire les fruits de longues et coûteuses années de recherche.

Vous avez dit "rupture", M.Borloo, on va bien voir ainsi votre lecture de ce mot attrape tout.

A.GOUSSE
1er/10/2007
Tout à fait d’accord
Je suis tout à fait d’accord et il me parraît plus que nécessaire d’élever ce débat au dessus des passions et du harcèlement médiatique (et même judiciaire) de certains extrémistes qui accusent les OGM de tous les mots sans même connaître le fond du problème dans la plupart des cas (sur pas mal d’autres sujets aussi ! ! !). De plus il y a un grand risque de voire la recherche scientifique française (déja mal en point) prendre des années de retard irrémédiable ! ! !
Anonyme
1er/10/2007
en réponse au message oui à la création végétale
La création végétale, Monsieur, n’est pas une création artistique, ni un amusement. Je vous rappelle que les OGM ne sont pas des hybrides mais des chimères génétiques qui mélangent les règnes, règne animal et végétal. Rien de comparable à ce qui a été fait jusqu’à présent par la main de l’homme. Les biotechnologies, et vous ne pouvez que le savoir, sont en train de "révolutionner" les sciences. Il ne s’agit pas de stopper la recherche, Monsieur( n’ayez crainte pour votre salaire ou vos budgets ! !) Il s’agit de protéger un patrimoine génétique et de préserver un bien commun. Il s’agit d’empêcher les contaminations des cultures non génétiquement modifiées. La recherche a tout loisir de se développer en milieu confiné. Il S’agit également de rappeler ce beau mot : " SCIENCE SANS CONSCIENCE N EST QUE RUINE DE L AME". Laissons le temps au biotechnologies de faire leur preuve en laboratoire. On ne joue pas avec la vie, Monsieur, rien ne presse ! A vouloir être le premier dans la course effrenée au progrès, on devient le dernier en développement durable et l’on risque un jour d’être amené à répondre de ses actes ( rappellez-vous l’amiante). Dans votre message vous parlez de gourou ! ! Pour ma part je n’ai aucun gourou, ni José Bové, ni Bush, ni Sarko, ni le pape. Pour votre part, par contre j’ai bien l’impression que la course effrenée au progès et aux budgets est votre religion. Les sciences, pas plus que les religions, ne peuvent se prévaloir d’un droit de vie sur l’humanité. Des risques sanitaires dus aux OGM semblent avérés. Laissons donc les biotechnologies faire leur preuve en laboratoire, c’est une question d’éthique scientifique, et de conscience citoyenne. Peut-être en manquez-vous ?
Adelia Da Silva
1er/10/2007
Enfermons les OGM, Libérons les faucheurs.
Environ 80% des français ne veulent pas d’OGM dans leur assiette. Pour que le souhait de cette large majorité soit respecté, la seule solution possible est la mise en place d’un moratoire sur les cultures d’OGM en plein champ( que ce soit pour les PGM, AGM etc). Il n’y a à l’heure actuelle aucun moyen d’empêcher la contamination des champs allentour. C’est pour cette raison qu il faut ENFERMER LES OGM. Pour préserver notre patrimoine végétal, notre bien à tous, la manipulation et la production des OGM NE PEUT SE FAIRE QU EN MILIEU CONFINE. L’Etat a le devoir de protéger ses citoyens, ne l’oublions pas. Il a le devoir de protéger notre bien commun ; LE PRINCIPE DE PRECAUTION, ici, s’impose. Je tiens à exprimer mon admiration pour les faucheurs volontaires qui, envers et contre tout, se battent pour préserver notre bien commun. Ces femmes, ces hommes risquent la prison, paient des ammendes, dont les biens sont parfois mis en vente sauvagement...Tout ça pour nous, tout ça parce que le principe de précaution n’est pas respecté, parce que les intérêts des mutinationales de l’agronomie, les "gros sous" passent avant LE RESPECT DE LA VIE ! ! ! Les faucheurs volontaires sont les résistants d’aujourd’hui. Je leur dis MERCI. Certains disent qu’ils ont violé la propriété privée, moi je dis qu’ils agissent en état de nécessité pour le bien commun. C’est pour cela qu’il ne faut pas les condammner mais au contraire les affranchir de toute peine, ni prison, ni ammende : Libérons les faucheurs. Ceux qui devraient être juger, c’est les multinationales qui veulent imposer leur OGM, qui veulent s’accaparer le pâtimoine végétal mondial et ainsi avoir UNE MAIN MISE SUR L ALIMENTATION. Un ministre américain a dit que l’alimentation était la plus grande arme ! ! ! eh oui, les intérêts de ces multinationales sont non seulement financiers mais relèvent aussi d’une stratégie quasi militaire. Nous n’avons pas le droit de les laisser disperser leurs gênes, l’Etat ne laisser spolier le bien commun de l’humanité, s’il ne réagit pas , alors l’Etat pourra être considéré comme partie prenante de ce vol...
etienne detre
1er/10/2007
vers un respect de l’environnement

Après la seconde guerre mondiale, l’industrialisatoin de l’agriculture a été nécessaire pour nourrir efficacement une population française, dont le nombre augmentait rapidement (baby-boom), et avec une population active réduite. Les tracteurs, désherbants, pesticides ont alors été des moyens de faire vivre notre population.

Mais aujourd’hui, lorsqu’on voit le gachis de nourriture qui est fait chaque jour,(cf le film "notre pain quodien", ou regarder ce qui est jeté dans les restaurants...), on peut se rendre compte qu’on n’est plus sous la menace d’une famine. Dans le même temps, notre production agricole intensive épuise les sols. Les OGM, dans ce cadre, sont souvent présentés comme permettant de faire des plantes résistantes aux maladies, permettant de faire cesser la faim dans le monde.

Concrêtement, si l’on regarde ce qui est fait par Monsanto, les OGM sont des plantes qui résistent aux pesticides, et non aux maladies.

Il s’agit donc de créer des plantes qui peuvent absorber un poison (le pesticide) sans mourrir. De cette façon, les champs sont traités entièrement, de façon préventive, contre les maladies. La preuve n’a pas été apportée que cette absorption de pesticide n’est pas sans danger pour l’organisme. Il me semble même que c’est le contraire : on sait que la surmédicamentation humaine est responsable d’un affaiblissement immunitaire de l’organisme, cela doit donc être similaire pour les plantes.

La production agricole doit favoriser la diversité biologique, les associations de plantes peuvent remplacer les pesticides (les orties sont d’ailleurs un excellent psticide naturel). Il ne s’agit pas de revenir au moyen âge comme on l’entend souvent dire, mais de pratiquer une culture raisonnée, qui respecte le vivant.

Je suis contre les OGM tels qu’ils sont étudiés et cultivés actuellement et j’espère que le gouvernement prendra les moyens de les interdire, sauf dans un but de recherche scientifique en laboratoire. J’espère qu’il favorisera au contraire les productions locales limitant les apports chimiques et se servant de la jachère et de la rotation des cultures comme moyen d’enrichir les sols.

NTK
1er/10/2007
enfin du bon sens

Merci pour cette synthèse et ces débats. N hésitons pas à maintenir une position ferme contre les OGM de plein champ dont les bénéfices restent à prouver (rendement ? santé ? aucun de ces thèmes ne peut être solidement étayé. Tandis que les doutes sur les impacts négatifs sont légion : contre-effet économique du monopole généré par un vivant breveté, impact sur la santé). Et puis pour une fois laissons au client son rôle de roi : plus de 80% des consommateurs n en veulent pas, alors cessons de nous les imposer !

Mais continuons à autoriser la recherche en milieu confiné, dans le cas où, comme on nous le promet, les OGM seraient notre voie de salut médical.

Je rêve que la France ose soutenir cette position de bon sens devant l Union européenne et l OMC. Pour être entièrement cohérent, il nous faudrait refuser également les importations d OGM destinés à l alimentation animale et produits dans d autres pays, histoire de ne pas inciter à faire ailleurs ce que nous ne voudrions pas qu il soit fait chez nous.

gattaca
2/10/2007
vous suivre serait à coup sûr du non-sens !

Bénéfices restant à prouver : quel manque de bon sens d’écrire une phrase pareille.

Si les agriculteurs n’avaient pas un bénéfice en cultivant ces PGM croyez vous qu’ils en cultiveraient l’année suivante. Comment expliquer que l’augmentation des surfaces en PGM croit chaque année d’un pourcentage à deux chiffres. Par ailleurs, vous faites une erreur classique, celle serinée par tous les antis. Aucune PGM n’a été faite actuellement pour augmenter le rendement. Et d’une, le rendement étant un caractère plurifactoriel et donc obligatoirement polygénique, ce n’est pas demain que l’on va pouvoir réussir à augmenter à tout coup le rendement. Il reste beaucoup trop de choses à découvrir avant. Et de deux, les améliorations apportées aux plantes transgéniques (résistance à certains insectes par exemple) visent essentiellement à ne pas diminuer le rendement en conditions adverses (par exemple, si l’insecte en question attaque cette année là). Ce n’est donc pas tout à fait la même chose !

La santé ne pourrait, selon vous, être étayée. Mais alors que faites vous des tests de toxicologie qui sont réalisés sur toutes PGM avant mise sur le marché (vous saviez au moins qu’on en faisait ?) C’est autrement contrôlé qu’une variété conventionnelle dont on ne connait rien de ce point de vue et qui sont potentiellement aussi dangereuse que ce que vous imaginez pour les PGM.

Quant à vos 80% de gens qui n’en veulent pas, ils sont où ces sondages, cela ressemble à un hoax ; Récemment, un sondage de « Le Figaro » indiquait que 56 % des français étaient plutôt en faveur des OGM... bizarre ! La teneur globale de ce forum à la louche ne semble pas présenter 80% d’oppositions, loin s’en faut ! Peut être que nos concitoyens avec leur bon sens justement commencent à se rendre compte qu’un certain nombre d’associations verdâtres leur ont menti (tout comme vous le faites dans votre message) depuis 10 ans. C’est vrai quoi : 10 ans que vous criez au loup sans que l’on ait vu le début d’un soupçon de traces d’un risque quelconque ! à la fin, ça lasse !

Par ailleurs, sur le plan médical, il semble que vous ayez raté le train depuis longtemps. Il ne fait pas de doute que les microorganismes GM sont une voie de salut depuis quelques années déjà dans le domaine médical. Demandez donc aux diabétiques comment est fabriquée l’insuline dont ils ont besoin pour ne citer qu’un exemple.

Le contre effet économique que vous avez provoqué, vous les antis, ce n’est certainement pas votre problème de monopole généré par un brevet (c’est justement créé pour cela, vous ne saviez pas ?), c’est le retard pris par la France et l’Europe dans les biotechnologies... de moins en moins d’étudiants dans ces filières, les doctorants qui partent à l’étranger, nos semenciers qui plient bagages pour finir à une situation contraire de celle que (peut-être) vous souhaitiez initialement, c’est à dire notre dépendance auprès de pays étrangers pour la fourniture de nos semences ! ! !.

NTK
5/10/2007
mauvaise information ?

Les paysans "choisissent" ce qui est économiquement rentable ou attractif, comme nous tous, il faut bien vivre. Quant aux gains des PGM face à des attaques de parasites, ou même un stress hydrique, prouvez-moi leur réalité. Le suicide des paysans indiens suite aux catastrophes de rendement du coton GM est l’un des constats qui me met la puce à l’oreille.

Sur l’aspect santé, vous savez comme moi que les études sur les PGM ne sont conduites que sur des durées fort limitées et ne sont diffusées que lorsque leurs résultats ne sont pas dérangeant. Sinon, c’est du secret industriel.

Sur les 80% contre les OGM, je me fais une réflexion en parcourant ce forum : Gattaca, vos messages sont légion. Au nombre de message, évidement que vous pesez plus que moi qui n’en ai écrit seulement 2 (cette réponse étant le deuxième). Il me semblait que l’intérêt du débat public était de laisser chacun s’exprimer... cela signifie ne pas monopoliser la parole.

Fabrication de l’insuline parlons-en, vous savez mieux que moi que son extraction est plus facile lorsqu’elle est produites par des micro-organismes et non par des plantes. Mais ça, vous ne le dites pas.

Enfin, sur la semence, les filières GM mettent en péril des pans entiers de filières productrices de semences de qualité, par la dissémination que l’on commence à prouver. Si nous voulons garder notre autonomie, nous devosn préserver nos semences fermières... Encore un point qui vous fera bondir ?

J’en termine en disant qu’il me semble qu’il y aurait mille autres voies de développement pour caser étudiants et chercheurs. Il n’y a qu’à se pencher sur les propositions des groupes 3 et 6 : éco-toxicologie, économie de la fonctionnalité...

gattaca
9/10/2007
oui, vos informations en sont pas les bonnes !

Votre deuxième réponse, elle commence mal. Les suicides des paysans indien, certes je les nie aucunement, mais les lier aux OGM est malhonnête et c’est un argument repris largement par toute la clique des antis-OGM indien. Intéressez vous à la mortalité des paysans indiens par suicide, vous verrez facilement que ce problème est largement antérieur à la culture des PGM en Inde. Aucun OGM ne peut promettre plus que ce qu’il a..., c’est pourtant simple !. Des conditions adverses et différentes de celles contre lesquelles la plante est capable de résister (GM ou pas) et vous avez un mauvais rendement. Ce n’est nullement lié au fait que ce soit un OGM. Une variété GM est en général résistante à quelques insectes, certes pas à tous. Si donc une année donnée, c’est une autre espèce d’insecte qui attaque ... que voulez vous que la plante fasse pour se défendre ! si en plus, il y a une inondation, un gel, une bactérie ou un champignon qui attaque, le statut d’OGM ne lui confère rien du tout pour résister à ces problèmes. On ne peut pas d’un côté rendre les OGM responsables de tous les maux de la terre et d’un autre côté espérer qu’ils vont simultanément régler tous les problèmes !

Confusion encore totale dans votre phrase : « ...ne sont diffusées que lorsque leurs résultats ne sont pas dérangeant. Sinon, c’est du secret industriel » Tous les résultats des semenciers sont connus des commissions d’évaluation. * Parce que vous vous imaginez qu’un semencier va oser présenter un dossier dans lequel il y aurait un problème quelconque avec les aspects toxicologiques, mais vous rêvez monsieur !

* Parce que vous vous imaginez qu’un semencier a intérêt bien évidemment à mettre quelque chose de dangereux sur le marché. Si le moindre problème survenait, il peut mettre la clé sous la porte. Ainsi, il a décidé de s’auto détruire, mais vous rêvez monsieur !

* Parce que vous vous imaginez que les semenciers ainsi que les experts en charge de l’évaluation de même que les instances décisionnaires (de mises sur le marché) ont intérêt à mettre quelque chose de dangereux sur le marché, comment ces derniers pourraient-ils éviter d’en manger, vous rêvez ou quoi ? Par ailleurs, trois mois de tests, plus des tests d’alimentarité sur animaux cibles ce n’est déjà pas si mal dans le domaine de l’aliment...(fait on cela pour n’importe quelle variété obtenue de manière conventionnelle... certes pas.

Parce que lorsque c’est trois ans, c’est pour voir un effet de cancérogenèse éventuel mais c’est requis et pratiqué alors sur le médicament (et que je sache, il n’y a pas beaucoup de points communs entre un médicament et un aliment).

Ainsi, je monopoliserai la parole..., mais comment pouvez vous écrire une telle chose !. Comment pourrais-je empêcher quiconque d’écrire sur ce forum, je n’en ai aucunement la possibilité... alors selon vous, écrire quelque chose empêche les autres de le faire ... Stupéfiant ! Il est vrai que si après m’avoir lu cela peut leur éviter d’écrire un énième mensonge sur les OGM... alors là, j’ai peut-être une action que je ne soupçonnais même pas ! Car si je réagis, c’est en raison du nombre impressionnant de mensonges et contrevérités déversés sur ce forum (toujours les mêmes depuis dix ans d’ailleurs) ce qui montre à quel point les gens sont ancrés dans leurs certitudes mensongères !

Fabrication de l’insuline : je n’ai jamais écrit qu’elle était fabriquée par les plantes. Au contraire, vous m’avez mal lu, j’écris qu’elle est produite par des microorganismes GM. Relisez-moi, SVP ! Mais puisque vous mettez cette question sur le tapis, pourquoi les faucheurs font tout depuis plusieurs années pour empêcher la société Meristem Therapeutics de pouvoir produire de la lipase gastrique dans un maïs GM afin de soulager les personnes atteintes de mucoviscidose.

La dissémination telle que vous la présentez, oui évidemment, vous avez raison, elle me fait bondir ! Pourriez-vous nous dire en quoi la dissémination a changé par rapport à celle qui existait (et qui existe toujours) avant et depuis la culture des PGM ?.

Elle est strictement là même, pas plus importante pas moins importante (les PGM n’ont aucune spécificité dans ce domaine). Sauf qu’avant tout le monde s’en fichait (ou presque), sauf qu’avant, cela n’a jamais provoqué aucune catastrophe écologique quelconque, aucun envahissement, aucune perte d’identité de quoi que ce soit puisque ce genre de dissémination entre variétés était et reste quasiment indétectable (ce qui ne veut aucunement dire qu’elle ne se produit pas).

Enfin bref, que dans tous les cas, lorsqu’elle se produit, c’est toujours à des taux très faibles, qu’il a été démontré qu’elle était réversible chez au moins deux plantes : le maïs justement (célèbre affaire du maïs mexicain) et chez le colza largement réputé et connu pour justement disséminer. Qu’on sait très bien que si on arrête de cultiver un génotype donné, cette combinaison génétique disparaît dans l’environnement avec l’arrêt de la culture. Pourquoi, par quelle magie, la situation serait différente intrinsèquement avec les PGM ?. Imaginons une minute que cette dissémination ne soit pas détectable (comme c’est le cas lorsque se produit une dissémination entre plantes non-GM) personne n’y ferait, à juste titre, attention. Enfin, on a obtenu par le passé des variétés (non-GM) tolérant un herbicide donné, si ce caractère est transféré à une plante fortement apparentée (considérée comme adventice, exemple : colza/ravenelle) on arrache les quelques ravenelles qui sont devenues tolérantes à l’herbicide en question et surtout ensuite on change d’herbicide !

Point suivant : les semences. Il n’y a pratiquement aucun lien entre le fait de produire des semences fermières et le risque (mineur) de dissémination.

Faire des semences, même fermière, c’est un métier. Faire des semences de qualité, c’est avoir une semence qui selon l’arrêté du 15 septembre 1982 modifié par l’Arrêté du 26 septembre 1989 exige une pureté variétale de 99,5% pour les semences de base et pré-base et 99% pour les semences certifiées. Ces seuils ont été ensuite confirmés par l’Arrêté du 4 novembre 1994 qui homologue le nouveau règlement technique de la production du contrôle et de la certification des semences et complété par l’Arrêté du 11 mars 1997. Désolé, mais comme vous voyez, c’est pas simple et en plus très réglementé. Ce qui veut dire qu’un semencier digne de ce nom sait très bien faire des semences certifiées, et que donc il aura su éviter toute dissémination, ce qui prouve un savoir-faire évident.

Mais si, évidemment, un agriculteur veut faire sa « semence » dans son coin, sans se préoccuper de quoi que ce soit, il ne faudra pas qu’il s’étonne que par manque de professionnalisme et de manque de mise en œuvre de techniques culturales adaptées évitant une dissémination éventuelle, il s’étonne d’avoir des « semences » qui ne seront pas de la qualité qu’il espérait !.

Pour votre dernier point, encore faudrait-il commencer par former des étudiants dans ces disciplines. Encore faudrait-il créer des emplois dans les secteurs que vous citez. Un biologiste moléculaire n’est pas nécessairement ipso facto apte à faire de l’éco-toxicologie. Il aurait dû au minimum commencer par se former en toxicologie. Mais ne vous inquiétez pas, le grenelle va tout résoudre !

Il est clair que par votre petit message, vous avez réussi à me mobiliser un certain temps durant lequel je n’ai pas pu répondre à d’autres messages.

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Modifié par moderateur Le 2007-10-10 16:21:09
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Gilles Bossuet
1er/10/2007
OGM
Je suis pour une culture soucieuse de notre environnement et de notre biodiversité ainsi qu’un moratoire sur les OGM
Jeremie Petit
1er/10/2007
Obligation de detectabilite

Je poursuis dans les idees qui ont ete proposees pour ajout dans les principes qui devraient regir les OGM developpes :

Tout fournisseur / fabriquant d’OGM devrait etre tenu de fournir des moyens techniques de detection de l’alteration genetique introduite a partir d’un echantillon. Ces moyens de detection doivent pouvoir etre utilises de facon independante du fabriquant, producteur ou detenteur de l’organisme teste.

Si l’organisme introduit N alteration, alors N moyens de detections, un pour chaque alteration, doit etre fourni, ainsi qu’un moyen dit ’de synthese’ qui permettra d’identifier l’ensemble des variations.

Ces moyens de detection doivent permettre de faire ressortir de l’analyse d’un echantillon la presence ou l’absence de l’alteration genetique consideree.

De plus, afin de lutter contre l’opacite engendree par la stabilisation du genome de la plate modifiee, des moyens de detection seront fournis pour qualifier au moins 5 generations (nombre a determiner) de cet organisme altere.

Cordialement Jeremie Petit.

gattaca
1er/10/2007
obligation déjà demandée

Vous n’inventez rien... ! tout ce que vous proposez existe déjà !. Toute la profession des semenciers s’est posé vos questions avant même de faire un OGM et ils y ont déjà répondu.

Les semenciers ont donc l’obligation de fournir les éléments indispensables pour pouvoir identifier leur PGM. Sans cette information dans leur dossier, celui ci est rejeté.

Au passage et sur le vocabulaire, lorsqu’on confère à l’OGM un caractère améliorant cet organisme on peut difficilement parler "d’altération" (vous voulez sans doute parler de modification génétique).

Il n’y a non plus aucune opacité sur la stabilité du génome. Les antis ont répandu cette idée d’instabilité. Elle ne constitue qu’un mensonge de plus dans leur discours.

Avant d’être mis sur le marché, les semenciers ont testé cette stabilité justement et parfois sur bien plus de 5 générations. Parmi ceux qui existent sur le marché depuis 13 années maintenant, aucune instabilité n’a été constatée.

Par ailleurs, si vous connaissiez un tout petit peu le domaine, vous sauriez alors que la stabilité génétique est une obligation pour toute nouvelle variété (GM ou non-GM évidemment).

Jeremie Petit
1er/10/2007
Je suis heureux et j’insiste

Bonjour,

je suis heureux d’apprendre que ce que je suggere existe deja mais peut-etre encore partiellement seulement :

Ce qui est important a mon sens est que ces moyens de detection soient entre les mains des autorites avant la mise en oeuvre de toute culture. Il est certain que la majorite des semenciers se sentent concernes et font en sorte que tout se passe bien, mais pour la poignee de criminels qui ne joueraient pas le jeu, il est essentiel de pouvoir detecter et traiter toute dissemination accidentelle = dissemination dont la realite fait concensus.

En ce qui concerne le vocabulaire, le mot ’alteration’ peut etre utilise dans un sens tout a fait neutre : je consulte un dictionnaire et voila l’un des sens d’alteration : "2/ transformation : changement, métamorphose, modification, variation, mutation." Il me semble que ce terme est au contraire tout simplement juste en ce qui concerne les modifications genetiques apportees aux organismes. Certes il existe un sens un peu plus negatif mais croyez moi ou non, ce n’est pas celui que j’entendais. De plus, etant donne que l’interet de l’amelioration genetique fait debat, elle n’est amelioration que pour son promoteur et ceux qui y trouvent interet. Je prefere rester dans la neutralite de l’alteration.

Par ailleurs je ne parle pas d’elements permettant la detection de ces alterations mais bien de systemes operationnels de detection. Toute la nuance est dans la precision.

A propos de la stabilite de l’alteration du genome, l’Agence Nationale pour la Recherche, dans son Programme pour la Recherche sur les OGM de 2006, dedie une section des recherches souhaitees a "maîtriser la stabilité de leur expression [des transgenes] dans l’espace et dans le temps". C’est bien que tout n’est pas sous controle a 100%. Et on sait bien qu’en biologie il est rare que quelque chose soit certain a 100%. De plus si j’en crois mes diverses lectures, la notion de stabilite de l’alteration est sujette a debat car il semble exister plusieurs facons de considerer le probleme.

Par contre vous mentionnez ce sujet comme etant ’qu’un mensonge de plus dans leur discours [des antis]’. Je suis interesse de savoir quelles fausses informations ont pu etre repandues ainsi par ces personnes.

Cordialement Jeremie Petit

gattaca
2/10/2007
réponse

Votre première phrase est absolument surprenante.... Quoique ! Ainsi, vous reconnaissez que vous n’y connaissez rien : « je suis heureux d’apprendre » mais vous continuez par une mise en doute : « mais peut-etre encore partiellement seulement » de ce qui vous est dit ! On ne s’en sortira jamais !

Je vais donc repréciser : tout OGM mis sur le marché présente dans son dossier un paragraphe spécifique donnant toutes les informations permettant de l’identifier sans ambiguité. Cf lignes directrices de l’EFSA : (e) All sequence information including the location of primers used for detection.

Ensuite, vous parlez de criminels ... quel extrêmisme ! Sans doute, est-il possible de faire un OGM qui serait dangereux... il pourrait constituer alors une arme biologique. Mais examinons alors ce scénario improbable, personne alors n’en saurait rien, il serait impossible de l’identifier, le détecter puisque toutes les méthodes de détection sont basées sur des informations que l’on doit posséder (préalablement) sur l’OGM pour pouvoir le détecter sans ambiguité.

Ensuite, je ne pense pas qu’une PGM présente un intérêt quelconque en tant qu’arme, il faut du temps pour la cultiver (on ne peut donc l’utiliser immédiatement), il paraît difficile d’atteindre un maximum de populations, la PGM « arme » serait rapidement identifiée comme responsable. Enfin, d’autres armes biologiques sont bien plus faciles à utiliser... voire même mettre un poison dans les captages d’eau potable etc. etc.

(OK, pour altération, mais je regrette que les gens perçoivent d’abord un aspect négatif alors que ces altérations sont toutes faites pour améliorer ce qui existait (aspect positif).

Concernant la dissémination, je suis content de voir que le terme contamination n’est pas utilisé (au moins par vous). Il ne doit pas l’être sur ce sujet.

Par contre, si personne ne conteste la dissémination, il faudrait alors compléter par les niveaux de dissémination généralement constaté.

Sur ce sujet, il faut bien réaliser différents points que nous allons illustrer avec le maïs mais tout d’abord il faut re-préciser que cette dissémination se fait depuis toujours et dans tous les sens : D’un OGM vers un OGM : tout le monde s’en « fout » où presque D’un OGM vers un non-OGM : catastrophe planétaire D’un non-OGM vers un OGM : tout le monde s’en « fout » où presque D’un non-OGM vers un non-OGM : tout le monde s’en « fout » depuis toujours.

1) le maïs ne peut se croiser qu’avec du maïs (toujours utile de rappeler des évidences).

2) s’il y a dissémination, et dans les cas où elle a été mesurée c’est toujours avec des taux très faibles (plutôt voisin de 0,1% que de 1%). Les raisons en sont les suivantes :

3) le pollen de maïs est une particule petite et dense, si bien que 95% du pollen tombe dans un rayon de 5m autour de la fleur mâle, une fois tombé, la probabilité qu’il soit re-soulevé et aille un peu plus loin est très très faible.

4) Admettons même que le pollen poursuive son chemin, sa durée de vie biologique n’est que de 2 heures et encore faut-il qu’il retombe sur une fleur femelle au bon stade de précocité donc selon toute vraisemblance le même hybride F1 (pour vous aider à comprendre, on peut faire un parallèle avec la manière dont on fait les enfants : d’une part, les spermatozoïdes ont, tout comme le pollen, un pouvoir fécondant limité, mais la femme n’est réceptive qu’un court moment également lors du cycle menstruel).

5) Admettons que toutes les conditions soient réunies, alors quelques grains de pollen vont aller féconder des fleurs femelles du champ de maïs voisin (voire même un peu plus loin). Ce qui veut dire qu’à chaque fécondation croisée correspondra sur l’épi un grain qui ne sera pas l’hybride attendu.

6) Enfin écueil final, d’une part, et en raison de la culture de maïs hybrides, les lois de Mendel nous apprennent qu’il ne vaut mieux pas re-semer sa récolte et c’est effectivement ce qu’il se passe. Jamais l’agriculteur ne va s’amuser à re-semer sa récolte. Si vous vous intéressez aux lois de Mendel, peut-être comprendrez-vous pourquoi. Ce qui veut dire que toute la récolte part pour la transformation. Donc si dissémination (très faible) il y a eu, celle-ci s’arrête avec la récolte.

7) Imaginons, (catastrophe planétaire), que quelques grains soient restés sur place, soient tombés du camion, emportés par des roues de tracteur ou sous les bottes du cultivateur (mais vous pouvez imaginez d’autres scénarios « catastrophe »), alors, dans le meilleur des cas et si les conditions sont favorables, il va y avoir des repousses... qui seront alors détruites par le froid de l’hiver. Fin de l’histoire, fin de la dissémination tant redoutée !

8) Ah non, j’ai oublié un autre élément de dissémination, sans aucun doute le plus important, c’est celui qui est dû aux faucheurs volontaires (FV) qui eux lorsqu’ils visitent un champ, « s’amusent » à le détruire, le faucher, l’arracher, le piétiner, emportent leur "butin" dans leur voiture pour montrer à leurs amis leurs trophées de chasse ! C’est sûr que ces grains de maïs, ils sont susceptibles de parcourir de grandes distances. Je n’ai d’ailleurs jamais compris comment les FV pour qui les OGM sont le diable, dangereux, futurs responsables de cataclysme à côté desquels Tchernobyl c’est de la pacotille pouvaient toucher ces plantes... j’espère qu’au moins, ils portent des gants ! ! !

Par rapport à tout ce qui vient d’être dit, vous pouvez déjà voir quels sont les mensonges incessants sur cette dissémination mais cela ne s’arrête pas là.

Voici une liste des principaux arguments mensongers systématiquement utilisés par les antis :

1) Risque de transfert d’un gène de résistance aux antibiotiques : TRES FAIBLE (= 10-27)

2) Risque accru d’allergies : FAUX (Exemples de la noix du Brésil et du maïs Starlink)

3) Risque pour le papillon « Monarch » : FAUX

4) Dissémination dans l’environnement : Maïs Mexicain FAUX Colza : disparition au bout de 4 générations ; Affaire Percy Schmeiser Soja Argentin : risque lié à toute monoculture.

5) Risque de toxicité : Vaches de Hesse FAUX Affaires Traavik/Putzstaï FAUX Maïs MON863, MON810 (Séralini) FAUX

6) Les OGM sont dangereux pour la santé humaine : FAUX

7) Les essais vont faire proliférer les OGM dans la nature : FAUX

8) Avec les OGM, il faut augmenter la dose de pesticides : FAUX

9) Les OGM placent les paysans sous le joug des industriels : FAUX

10) Les rendements des cultures OGM sont très décevants : FAUX

11) Les OGM ne vont pas faire reculer la faim dans le monde : LE PROBLEME NE SE POSE PAS DANS CES TERMES

12 Les OGM vont détruire la faune et la flore sauvage : FAUX

13) Les OGM réduisent la biodiversité : FAUX

Sans compter d’autres arguments assez insidieux que je ne mentionne pas ici. Bien sûr, il faudrait développer chacun de ces points ce qui paraît un peu difficile dans le cadre de ce forum (espace et temps).

Michel
2/10/2007
quelques questions

Cher gattaca,

Vos interventions sont fréquentes et votre position claire. La mienne l’est aussi, je suis personnellement opposé aux cultures GM en plein champ. Cette position m’est venue peu à peu, en écoutant, lisant, cherchant, confrontant les opinions.

Chacun d’entre nous doit bien passer par l’expertise des autres pour progresser dans sa vision du problème. Personne ne peut tout savoir, même pas ceux qui sont au coeur du problème (que ce soit la recherche, ou la production agricole, ...). Les données sont très vastes, pas seulement biologiques, mais aussi économiques et politiques.

Pourquoi vous croirais-je vous, plutôt que des scientifiques très nombreux sur la planète qui ont des discours plus modérés, qui manifestent des questionnements, des doutes. Certes je n’ai pas les connaissances, ni le temps de vérifier tous leurs propos. Toutefois quelqu’un qui s’interroge me fait beaucoup moins peur que quelqu’un de dogmatique qui martèle des "vérités".

Dans plusieurs de vos billets, vous êtes prompt à discréditer tout interlocuteur malhabile dans l’emploi de termes scientifiques. Je vous pose la question suivante :

Pensez-vous que seuls les gens "instruits" du langage OGM aient le droit de décider ?

> Si votre réponse est oui, alors je suis très inquiet.

> Si votre réponse est non, prenez le temps de répondre aux arguments qui vous sont contraires, d’éclairer notre lanterne, et cessez de diaboliser les opposants.

Et enfin deux questions :

1) Qu’est-ce qui vous inquiète dans l’idée d’un moratoire sur les cultures GM en plein champ ?

2) Quel est l’intérêt principal pour vous des OGM ?

Par avance, merci de vos réponses.

gattaca
5/10/2007
et les réponses

Cher Michel,

Votre message me laisse perplexe... en effet, vous êtes scientifique (vous nous le dites vous même), vous auriez lu beaucoup de choses sur les OGM qui vous aurait permis de vous faire votre opinion (je vous fais confiance aussi sur ce point) mais il vous reste encore des questions fondamentales... ? ? ?

Si vous êtes scientifique, alors vous conviendrez avec moi, sans ambiguïté, que l’on ne peut se permettre un langage approximatif, d’utiliser des termes incorrects, voire totalement faux. (contamination par exemple en est une illustration typique. On sait d’ailleurs bien pourquoi les antis ne veulent pas démordre de ce terme car il a une connotation intrinsèque de peur et ça aide grandement à faire passer les messages).

L’utilisation permanente d’un langage approximatif depuis 10 ans dans le discours des antis a abouti à un postulat que personne ne songe même plus à remettre en question : OGM = danger.

Selon des résultats de sondages donnés par les antis, de 70 à 86% de nos concitoyens ne veulent pas des OGM, (sondages au demeurant dont je n’ai jamais vu les résultats, comment les questions ont été posées, quel échantillonnage, à quelle date précisément....). A se demander même s’ils existent réellement où s’il s’agit d’une manœuvre d’intoxication. En tous cas, d’un point de vue Com, cela a évidemment un impact très fort et de ce point de vue là les antis sont effectivement très performants.

Mais on se demande bien pourquoi les OGM sont dangereux a priori ! ! ! Pourquoi doivent-ils l’être obligatoirement ?

Plus personne, ou presque, n’est capable d’imaginer une seule seconde qu’un OGM pourrait être sûr intrinsèquement (du moins, aussi sûr qu’une variété traditionnelle dont au passage on n’a rien fait pour évaluer sa sûreté, n’est ce pas incroyable ?) tant ils ont été diabolisés (au passage, je trouve savoureux que ce soit les « pros » qui diaboliseraient les antis, vous avez l’art de retourner les arguments de manière magistrale, chapeau !), le résultat d’apprentis sorciers dans leur labo et j’en passe et des meilleures. Côté insulte, on a eu notre paquet quasi quotidien depuis 10 ans.

Voici, en effet, des antis qui se structurent, qui bâtissent tout leur discours progressivement sur des arguments mensongers, des faits déformés, amplifiés qui sont repris systématiquement par tous les groupes verdâtres (je pense inutile de les citer, ils sont largement connus) largement diffusés (campagnes) et repris même par tous les médias dont la seule déontologie est de faire du scoop et de faire peur. En face, quelques scientifiques (rares, seriez vous capables d’ailleurs à me citer des noms de scientifiques que l’on pourrait qualifier de « pros » ?, par contre, je suis sûr que vous pourrez me citer les noms de la poignée de scientifiques antis qui ont su se faire connaître dans les médias) donc non structurés (sur quelle base pourrait il le faire, dans quelle structure ?) qui devraient d’ailleurs répondre, comme je vous le dis dans un autre message, à des questions qui ne peuvent avoir, par essence même, de réponse scientifique... ! ! !

Voici donc que l’on aboutit à une situation dans laquelle le grand public fait une confiance quasi totale à des organisations verdâtres (ONG serait leur faire un grand honneur par respect pour celles qui sont dignes d’éloges) qui n’ont en général pas de scientifiques où lorsqu’elles en ont qui ne sont pas spécialistes du domaine.

Et alors, depuis 10 ans toute une activité professionnelle, séculaire d’ailleurs, est remise en cause. Les critiques et les attaques portées discréditent ainsi tous les professionnels de ce secteur (sélectionneurs, agronomes, biologistes moléculaires et tous les métiers qui sont derrière, des semenciers et au final les agriculteurs qui ont le courage, dans le contexte actuel, de les cultiver.

Ainsi, les objectifs de tous ces professionnels seraient évidemment de mettre des choses dangereuses sur le marché. On se demande bien d’ailleurs par quel tour de passe-passe, ils pourraient éviter de manger ce qu’ils ont créé. Auraient ils décidé (comme certaine secte) de s’autodétruire. Sans aller jusque-là, ces Grandes Méchantes Organisations semencières ne viseraient alors que le court terme car vous pensez bien qu’au moindre faux pas (et ce d’autant plus dans le contexte exacerbé de cette problématique) elles seraient condamnées immédiatement ! ! !

Dans l’histoire, on a rarement vu tout un secteur d’activité attaqué de cette manière, traîné dans la boue, traité d’incapables et d’apprentis sorciers, de criminels et j’en passe !

Ne pourrait-on pas d’ailleurs prendre tous les secteurs d’activité humaine et faire des critiques similaires. Exemple, l’informatique est hyper dangereuse, il y en a partout, de plus en plus, c’est irréversible et pire du fait de la Loi de Moore, la puissance des ordinateurs doublant tous les 18 mois, il arrivera un jour où les ordinateurs décideront à notre place (lorsque cela n’est pas le cas déjà maintenant). Un philosophe a dit une phrase très percutante (à propos de l’intelligence artificielle justement : « nous ne sommes (sous entendu, l’homme) que le support transitoire de l’intelligence ». Conclusion, il faut arrêter immédiatement cette activité, tout détruire... la mort de l’humanité est proche !.

Les transports et la voiture en particulier : combien de morts a t-elle entraîné (des millions) et entraîne t-elle toujours et au quotidien.... Mais plus personne ne le remarque sauf les familles concernées ! Faut-il supprimer immédiatement la voiture (quel que soit d’ailleurs son mode d’énergie d’ailleurs) ?.

Alors oui, je réponds franchement à votre question, je préfère largement que ce soit des personnes qui connaissent le sujet dans sa globalité (en ayant les tenants et les aboutissants de toutes ses composantes) qui prennent les décisions plutôt que l’opinion publique fondée sur des croyances et des discussions type « café du commerce ». Au passage, ce ne sera certainement pas le cas de ce forum de l’environnement pour bien des points sur lesquels il va se prononcer (il n’y a qu’à voir la composition des différents groupes le constituant).

Je pense qu’on touche là un problème majeur de notre société. Celui de lui faire croire que le grand public peut décider de tout. Il peut certes avoir un avis éclairant mais de là à prendre la décision ! Si, au final, c’est l’ignorance qui doit décider alors on n’est pas dans la merde ! L’histoire montre malgré tout que le savoir a finalement et globalement permis de prendre les bonnes décisions même s’il y a eu des erreurs temporaires de parcours.

Sur la deuxième remarque, je crois justement que mes messages contiennent réponses argumentées (contrairement à beaucoup d’autres au passage) et c’est bien la preuve que je ne me fous pas des interlocuteurs.

Quant à vos deux dernières questions, j’y ai déjà répondu maintes fois dans tous les messages dans ce forum. Je vais donc y répondre une nouvelle fois... :

Moratoire : vous avez l’air d’ignorer que l’on sort d’un moratoire. Il n’a servi à rien car pendant sa durée, on a non seulement rien fait pour répondre à des questions, mais bien pire, il a conduit même à geler ce qui était en cours. Si un nouveau moratoire était décidé, pour le coup, s’en est fini de la compétitivité de ce secteur qui est déjà très mal en point. Le retard ne sera jamais rattrapé et on aboutira, au final, à l’inverse de ce qui était souhaité initialement (notre indépendance en fourniture de semences).

Intérêt des OGM : comment en quelques phrases le dire. Ils présentent tant de possibilités jamais égalées dans l’histoire de l’agriculture !. En effet, de multiples applications sont en train de naître dans tous les labos du monde, mais avant tout, et c’est un point fondamental (dimension rarement mise en avant d’ailleurs pendant ces 10 dernières années), c’est que la transgénèse (qui n’est qu’un outil) offre au sélectionneur (conduit ad aeternam à fournir de nouvelles variétés) la possibilité d’obtenir, à coup sûr, un caractère donné chez une nouvelle variété alors qu’il ne peut le faire que de manière empirique, aléatoire et difficilement avec toutes les autres méthodes de sélection.

Jeremie Petit
3/10/2007
Des elements d’alerte qui font consensus dans le groupe OGM

Bonjour,

merci pour votre reponse.

arriver a conclure, du fait que je suis heureux d’apprendre une chose, que j’admets ne rien savoir est assez epoustouflant.

Vous savez, nous sommes dans un forum citoyen ou l’on s’exprime et s’interroge, et c’est ce que je fais en toute candeur.

Votre message contient quelques erreurs. Dans le rapport du groupe de travail OGM il est mention d’une analyse de la concentration en pollens de mais jusqu’a 2000m au-dessus d’un champ et qui montre une concentration homogene jusqu’a 1000m et des traces jusqu’a 2000m. Cela n’a pas ete conteste. Le principe meme de dissemination pour le mais aussi fait consensus dans le groupe de travail. Vous reecrivez l’histoire.

Meme si ce n’etait pas le cas, les insectes pollinisateurs diffusent ces pollens sur des distances considerables. Je sais que les abeilles ne pollinisent pas le mais, mais par contre il est notoire qu’elles en consomment le pollen, donc qu’elles le transportent et le diffusent.

Que pensez-vous ensuite du droit a cultiver une variete de mais non hybride dont on voudrait pouvoir resemer la semence (une part pour la transformation, une part pour les semailles suivantes) sans etre contamine. Votre ecueil (6) pour le pollen baladeur n’en est plus un. Ah mais peut-etre faut-il interdire ces pratiques ?

Vous avez raison pour les pollinisations croisees du mais qui se limitent au mais. Mais qu’en est-il des autres especes ? Colza, cereales, ...

Vous ne parlez pas des herbicides. On a maintenant l’experience de l’Amerique du sud ou les utilisations d’herbicides ont decuple depuis les debuts de l’introduction des OGM resistants. Parce que la flore s’habitue.

Voici maintenan ce que je pense :

6) Les OGM sont dangereux pour la santé humaine : FAUX

=> Je pense que cela reste a determiner et que cela est a etudier au cas par cas, et que les etudes d’innocuite sont largement insuffisantes a l’heure actuelle.

7) Les essais vont faire proliférer les OGM dans la nature : FAUX

=> Je pense que c’est VRAI. Il y a aussi une incertitude sur les risques de la transmission de genes entre la plante et la microfaune du sol (pour peu qu’il en reste encore apres les herbicides, engrais, et la diffusion de pesticide par la plante) et qui augmente ce risque de proliferation. Ce sont des chercheurs reconnus qui s’interrogent a ce sujet.

8) Avec les OGM, il faut augmenter la dose de pesticides : FAUX

Le probleme ne se pose pas en ces termes. Mais les OGM ne resolvent pas les problemes de pollution diffuse par pesticide puisque la plante en contient un.

9) Les OGM placent les paysans sous le joug des industriels : FAUX 13) Les OGM réduisent la biodiversité : FAUX

Je dis VRAI - au meme titre que les hybrides

12) Les OGM vont détruire la faune et la flore sauvage : FAUX

Je pense qu’elles peuvent y contribuer - pour certaines des memes raisons que pour les hybrides

Respectueusement, Jeremie Petit

gattaca
5/10/2007
précisions complémentaires !

Ne commencez pas par croire tout ce que raconte le groupe, car s’il détient la vérité, alors on peut tout arrêter tout de suite !.

Ainsi, si le groupe relève que le pollen se retrouve, effectivement, en altitude, et qu’il peut même (en raison du froid) garder sa faculté germinative et fécondante OK, mais le groupe semble ne pas savoir (où l’ignore volontairement ? ? ?) deux éléments de base de la biologie de la reproduction :

1) La durée de vie du grain de pollen est limitée dans le temps ( 2h environ pour le pollen de maïs). Ce qui veut dire qu’il peut bien faire le tour de la terre si les vents sont favorables, on en a rien à fiche !. 2) Mais deuxième élément capital également, il faut donc (dans un laps de temps de 2 heures, après avoir retrouvé une température ad hoc s’il est passé en altitude) que ce grain de pollen retombe sur une fleur femelle réceptive donc une variété au même stade de précocité que celle qui a émis le pollen !

Et alors là, cela représente aussi une sacrée prouesse sachant que la durée pendant laquelle une fleur femelle est réceptive est également limitée dans le temps.

Cela peut sembler un peu compliqué, mais vous pouvez aisément transposer avec la reproduction chez l’homme. Les spermatozoïdes sont viables peu de temps tout comme la femme n’est réceptive que peu de temps au cours de son cycle menstruel ! La fenêtre de tir (c’est le cas de le dire) est donc étroite !

C’est donc pour ces raisons que la dissémination pollinique réelle et constatée depuis des décennies est très faible !

Sur votre deuxième point, libre à vous de cultiver du maïs non hybride... je doute cependant que les industriels transformateurs voudront d’une matière première dont les qualités technologiques ne sont pas connues mais pour des utilisations locales ou personnelles, pas de problèmes. Vous pourriez alors effectivement être pollinisé par un maïs GM voisin (où non GM d’ailleurs), mais là encore pas de panique, la dissémination risque fort de n’être pas supérieure à 0,1%. Evidemment, si vous faites de l’AB, vous ne serez pas content ! mais le seuil est de 0,9% vous ne perdrez donc pas votre label (dissémination fortuite) ! N’oubliez pas aussi que votre maïs pollinisera le champ voisin l... mais là, vous serez tranquille car « votre » dissémination réciproque n’est pas détectable... ! ! ! !

Pour les autres pollinisations, elles se limitent toujours à l’intérieur d’une même espèce, par définition. On a cependant des pollinisations croisées comme par exemples dans le cas du colza (avec la ravenelle, la navette voire la moutarde) et de la betterave (macrocarpa) mais parce que ces autres espèces sont très apparentées. Ce sont par ailleurs des disséminations que l’on connaît et que l’agriculteur sait gérer depuis longtemps.

Concernant l’Argentine et les herbicides. Et d’une les problèmes ne sont aucunement lié au fait que l’on cultive un soja GM. Ils sont liés au fait que l’on fait une monoculture. Sur la consommation des herbicides (et plus vraisemblablement du glyphosate) rien de plus normal. Si vous utilisez une PGM tolérant le glyphosate, vous allez n’utiliser que cet herbicide. En prélevée et en post-levée après semis. Donc d’emblée, vous allez l’utiliser deux fois plus qu’avant. Si en plus les surfaces ne sont cultivées qu’avec une PGM tolérant cet herbicide cela va conduire à une augmentation importante de cet herbicide (mais combien de moins des autres ?). Et au final, c’est bien ce que l’on constate. Alors évidemment, la consommation de glyphosate augmente mais par ailleurs, c’est une molécule bien moins dangereuse pour l’environnement que les autres herbicides. Entre deux maux, il faut choisir le moindre !

Pour des plantes non tolérantes à un herbicide donné, vous ne pourrez faire qu’un seul traitement avec un herbicide total (donc comme le glyphosate et uniquement celui avant semis...) ensuite, il vous faudra utiliser des herbicides sélectifs, dès la germination.

Des mauvaises herbes qui finissent par tolérer un herbicide, ce n’est aucunement nouveau et donc une spécificité des OGM... c’est normal ! Ce n’est pas catastrophique, dans ce cas, on utilise un autre herbicide... !

Compléments de réponse sur les différents points :

Point 6 : il n’a pas, à ce jour, été démontré d’effets néfastes pour la santé avec les PGM après 13 années de culture (plus de 500 millions d’ha en surfaces cumulées) et leur consommation par des centaines de millions d’humains et d’animaux. Comprenez bien que chaque PGM mise sur le marché fait l’objet d’une évaluation individuelle, donc au cas par cas. La batterie de tests toxico mise en œuvre pour évaluer un effet néfaste éventuel est sans précédent dans l’histoire de l’agriculture. Par ailleurs, il faut être conscient qu’il est impossible de prouver l’innocuité de quelque chose si ce quelque chose est inoffensif (c’est valable pour tout).

Point 7 : si des transferts horizontaux ont été mis en évidence, ils se sont passé alors avant l’arrivée des premiers OGM. Pourquoi les PGM transféreraient de manière préférentielle leurs gènes à la microflore ou microfaune du sol. Tout organisme peut (pourrait) alors le faire... les plantes non-OGM ont eu des millénaires pour le faire.... De plus pourquoi parmi les 30 000 à 50 000 gènes que contient une plante, pourquoi transférerait-elle spécifiquement le transgène ? De plus, prenons le cas actuel des deux principaux types de plantes GM cultivées (tolérant le glyphosate et résistante à la pyrale), les gènes conférant ces propriétés ont été « pris » chez des bactéries du sol... il y aurait alors « retour » aux donneurs ... ! ! ! Dans tous les cas, il faut que le gène (les gènes) transféré(s) procure(nt) un avantage sélectif quelconque à l’organisme qui va le recevoir pour qu’il ait une chance de se maintenir et de se diffuser. De plus, si transfert il y avait, pourquoi serait-il automatiquement dangereux ?

Les chercheurs qui travaillent sur cette thématique (ENS de Lyon notamment) ont essayé par tous les moyens de réaliser ce type de transfert. Ils y arrivent mais alors dans des conditions de labos et jamais ces conditions ne pourraient être retrouvées dans le milieu naturel. Ce qui confirme que la probabilité de cet événement, si elle n’est pas nulle, doit se produire à des fréquences extrêmement faibles.

Point 8 : qui rejoint le point concernant les herbicides et le soja. Les différents points énoncés étaient forcément succincts. C’était plus pour répondre à ce que l’on entend en permanence que la consommation d’herbicides augmentent et qu’en plus il faut augmenter les doses. Là, comme je l’ai souvent écrit, il faut vraiment prendre les agriculteurs pour des cons (pardonnez moi l’expression). Mais ils n’ont vraiment aucun intérêt à le faire. D’abord parce qu’ils existent des préconisations d’emploi pour toute molécule mais surtout parce que cela leur coûterait cher (coût du produit, usure du matériel de traitement, fuel pour le tracteur, temps passé pour le faire). Non, si les agriculteurs rencontrent un problème éventuel, ils changent d’abord de produit. Ils sont alors plus sûrs du résultat qu’en augmentant les doses !

La nature de l’insecticide dans le cas des PGM est totalement différente de celle d’un pesticide chimique. Il s’agit d’une protéine, molécule que la plante sait parfaitement cataboliser, elle possède l’équipement enzymatique pour le faire. C’est beaucoup moins évident pour un produit chimique qu’elle n’a jamais rencontré. Et justement, la plante catabolise l’insecticide puisque tous les résultats montrent qu’il ne s’accumule pas dans la plante.

Points 9 et 13 : 9 : l’agriculteur (sauf s’il veut travailler sous contrat), à ma connaissance, est entièrement libre du choix de la variété qu’il veut cultiver. GM ou pas. Et il a un large choix dans le catalogue des espèces cultivées (au moins 1500 hybrides rien que pour le maïs) ce qui répond au point 13. Une nouvelle variété GM, tout comme n’importe quelle autre variété participe à la biodiversité de l’espèce. Le fait de cultiver une variété donnée (GM ou pas) diminue nécessairement la biodiversité du champ sur lequel cette variété est cultivée... mais cela, ça été vrai de tout temps. Mais il faudrait savoir si on veut cultiver une variété donnée ou cette variété ET des mauvaises herbes ou autre chose simultanément !

Point 12 : la grande expérience appelée « Farm Scale Evaluation » réalisée en Angleterre pendant au moins 3 années sur trois espèces différentes non GM et GM (dont le maïs) a bien démontré que si des fluctuations étaient observées durant toute la culture sur la flore et la faune présentent, elles se situaient dans les fourchettes de ce que l’on observe généralement avec des variétés différentes. Cela ressemble fortement à du « circulez, il n’y a rien à voir » ! Je ne comprends pas pourquoi vous faites un cas à part avec les hybrides concernant les points 9, 12 et 13. Qu’ont-ils comme spécificité qui ferait qu’ils auraient des particularités sur ces points ?

Cordialement.

laly
3/10/2007
Des paroles.... Je vous cite des spécialistes et des faits réels !

Vous oubliez la dissémination par les animaux comme les abeilles qui dépasse largement les distances que vous évoquez... et que faites vous de la transmission à travers la chaîne alimentaire des prédateurs. Vous ne raisonnez que d’après un domaine de connaissances. La nature n’est pas cloisonnée ! Le problème fait appel à des disciplines variées : biologie végétale, écologie, agronomie, toxicologie, économie...

Des spécialistes de divers horizons soulignent les dangers de la dissémination des OGM dans la nature (cf. D. Belpomme, cancérologue ARTAC ; J.-P. Berlan, directeur de recherche INRA ; G. Branlard, chercheur INRA ; A. Jacquard, professeur de génétique ; F. Jacquemart, médecin-biologiste ; L. Le Goff, médecin, mission biotechnologies FNE ; J.-M. Pelt, professeur émérite de l’université de Metz ; C. Seureau, enseignant-chercheur honoraire de l’université Paris-6 ; G.-E. Séralini, professeur de l’université de Caen ; J. Testart, directeur recherche INSERM ; Ch. Vélot, enseignant-chercheur, université Paris-Sud.)

De plus, certains pays ont maintenant quelques années de recul par rapport aux cultures OGM : que faites-vous des témoignages accablants d’agriculteurs dont l’élevage nourris aux produits OGM est décimé et a développé des malformations ? Et des agriculteurs traditionnels qui subissent le vandalisme des arrosages de pesticides par avion, détruisant leurs cultures non résistantes ? etc, etc... (cf. un documentaire télévisé sur une grande chaîne publique) Vous parlez de guerre biologique, mais vous oubliez la guerre économique !

Quelles preuves avez-vous de ce que vous affirmez ?

Nous ne sommes pas à Gattaca dans un film de fiction ! Revenez les pieds sur terre !

gattaca
5/10/2007
sauf que ce ne sont pas des spécialistes et que vos faits ne sont justement pas réels !

Oui, sauf que malheureusement, vous avez tout faux.

Apportez seulement une preuve scientifiquement démontrée de tous les soit disants faits que vous avancez !

Par contre, on peut facilement démontré que l’affaire du papillon monarch s’est révélée fausse, tout comme celle du maïs Starlink, tout comme les affaires Traavik et Pusztaï, tout comme tout ce qui a traîné sur les allergies, Percy Schmeiser et son colza, sur le maïs mexicain etc.

Lisez donc le livre de Sophie Lepault « il faut désobéir à Bové », vous comprendrez mieux toutes ces affaires montées de toutes pièces par des verdâtres qui si elles ont fait monter des soufflets énormes dans les médias, (scoops et peurs obligent), n’ont fait l’objet que de quelques lignes de démenti sans aucun écho médiatique, bizarre ! ! !

Je ne vais pas recommencer à lister les arguments concernant la dissémination. Elle peut bien être faite par quelques vecteurs que ce soit, il y a des lois biologiques de la fécondation qui, elles, n’ont pas été contournées encore ! (cf ma réponse à Jérémie Petit)

Je m’abstiendrai de faire un commentaire sur chacun des scientifiques que vous citez, ils n’en sortiraient pas grandi ! Leur point commun en tout cas, c’est qu’aucun n’a de publications scientifiques de rang A sur les PGM. Sans parler de la récusation des publications par la communauté scientifique internationale de certains d’entre eux lorsqu’ils ont utilisé des PGM comme matériel d’étude !

Quant à vos prétendus témoignages accablants, il n’existe aucune preuve de ce que vous avancez, cela relève du hoax ! Vous voulez nous refaire le coup de Tchernobyl, comment se fait il que seules les vaches allemandes d’une ferme de Hesse (affaire Glöckner) aient eues des problèmes ? et pas les autres alentours mangeant les mêmes aliments. Comment se fait-il qu’un des aliments de leur ration issu de maïs OGM n’aient jamais provoqué de problèmes sur les vaches américaines alors qu’elles en consomment depuis plusieurs années ?. Mais plutôt qu’a t-on trouvé chez Monsieur Glôckner : 1) qu’il nourrissait mal ces vaches 2) la faible valeur nutritionnelle de ce qu’il donnait à manger à ses vaches 3) que le maïs ensilage qu’il utilisait contenait beaucoup trop de mycotoxines 4) deux de ces vaches sont mortes vraisemblablement de botulisme Au final, Glöckner a été débouté de son procès ... !

Sur le documentaire auquel vous faites allusion comme vous auriez pu citer un autre de Canal+ d’ailleurs, ils ont fait en effet grand bruit dans les médias mais malheureusement, bourrés d’erreurs, de présentations tendancieuses des faits. Si maintenant vous croyez ce que disent les médias, on est mal barré !

Le rare point où je suis effectivement d’accord avec vous est de reconnaître qu’il n’est pas très intelligent de pulvériser des herbicides par avion sans tenir compte du vent ni des champs voisins. Cette pratique a entraîné des dégâts collatéraux regrettables. Mais dans un pays qui a eu la mauvaise idée de faire de la monoculture, il n’est certes pas étonnant que de tels incidents surviennent.

Dans le genre vandalisme, il est curieux que vous ne citiez pas aussi les nombreux vandalismes réalisés sur des essais de PGM depuis 97- 98 voire même de cultures de PGM notamment cette année. Mais bien sûr, on ne peut pas comparer n’est-ce pas ?

Question pieds sur terre, ne vous inquiétez pas pour moi, par contre, je vous conseille de vous accrocher à des faits démontrés et pas à des croyances !

laly
12/10/2007
Après d’autres lectures scientifiques...

1. Je déplore autant les pratiques des faucheurs que celles des arroseurs de pesticides : C’est détruire le travail d’autrui et gâcher de la nourriture alors qu’il y a des gens qui meurent de faim !

2. Je veux bien croire que de nombreuses "affaires" incriminant les OGM sont fausses mais je pense aussi que quelques unes sont vraies, et les nier ce n’est pas avancer !

3. Une découverte est toujours positive en soi, tout dépend ensuite de ses applications et des mains entre lesquelles elle tombe. Quand on sait que finalement à l’heure actuelle 70 % des surfaces OGM cultivées au monde concernent des variétés tolérantes au herbicides… je doute que les OGM expriment en pratique toutes les possibilités que les chercheurs espérent !

4. En ayant lu le tout et son contraire (chacun retenant d’une étude ce qui l’arrange), j’en déduis que les scientifiques eux-mêmes sont partagés et que des enjeux et des idéologies (de part et d’autre) viennent brouiller les pistes. Je pense toujours que les scientifiques que j’ai cité sont dignes d’intérêt (ex : professeur Tétard = premier bébé éprouvette). On ne peut pas juger la qualité d’un chercheur en se basant uniquement sur le rang des revues dans lesquelles il publie, et la quantité de publications ne doit pas prendre le pas sur la qualité ! Je suis toujours convaincue qu’une coordination et une confrontation entre chercheurs de spécialités différentes est nécessaire pour avoir une vision globale (Personne ne peut tout savoir à lui seul et il faut bien accepter d’entendre des points de vue différents !)

6. Je suis pour une réévaluation des OGM au cas par cas en fonction du rapport bénéfice/risque, en prenant en compte les alternatives possibles (la lutte biologique doit être privilégiée quand elle est possible : par exemple le lâcher de trichogrammes contre la pyrale du maïs) et l’impact sur les insectes non ciblés, notamment les abeilles qui disparaissent, (que ce soit à cause des pesticides, des OGM ou de virus, pourquoi la recherche ne concentre-t-elle pas plutôt ses efforts sur ce problème ?)

7. Pour la production d’OGM médicamenteux en laboratoire, je suis favorable. Mais à mon sens les OGM dans l’agriculture n’ont d’avenir que si on arrive à les faire coexister avec des variétés non-OGM sans risque (et je tiens particulièrement à l’Agriculture Biologique qui mérite aussi d’être améliorée grâce à la recherche scientifique) car rien n’est complètement bon ou mauvais, il n’y a que les excès qui sont mauvais ! Et le problème majeur avec les OGM agricoles est la dissémination qu’on ne maîtrise pas bien(les chercheurs de l’INRA le disent franchement)…

8. Un point qui m’interpelle aussi : vous parlez "des lois biologiques de la fécondation qui, elles, n’ont pas été contournées encore !". Or justement la transgenèse permet de passer la barrière de la reproduction sexuée qui sépare les espèces, alors je ne m’étonnerais pas de voir des conséquences non observées jusqu’alors…

FRED39DOLE
5/10/2007
Alors pourquoi ?

Voici un article. Est il lui aussi faux ?

L’un des arguments écologiques de producteurs d’organismes génétiquement modifiés (OGM) vient de prendre un coup sérieux. Des végetaux moins fragiles, donc moins dépendants des pesticides aux impacts sanitaires et environnementaux multiples : telle était la solution miracle proposée aux agriculteurs. Or, une étude americaine de l’université Cornell vient de montrer qu’il n’en était rien.

En étudiant le cas, sur sept années, de 481 agriculteurs chinois ayant planté du coton transgénique Bt développé par Monsanto, des chercheurs ont montré que les bénéfices retirés lors des trois premières années (baisse de 70% de l’utilisation d’insecticides (et non pas de 100%), hausse des revenus des cultivateurs de 36%) ont rapidement fait place à une situation moins réjouissante. En 2004, les agriculteurs ont du utiliser autant de produits phytosanitaires que les agriculteurs conventionnels. Au final, les revenus des premiers etaient de 8% inférieurs à ceux des seconds, étant donne que le coton Bt OGM coute trois fois plus cher à l’achat.

En cause : l’augmentation des populations d’insectes tels que les mirides contre lesquels le Bt ne peut rien. Il ne protège le coton que contre un seul type de ver. Selon les scientifiques de Cornell, cette hausse d’insectes "secondaires" pourrait être "une menace majeure" pour les pays ou le coton génétiquement modifié a été abondamment planté, à commencer par la Chine qui compte 5 millions de cultivateurs de coton Bt, le Mexique et l’Afrique du Sud.

Tolérance au herbicide : En Argentine le nombre de litres de ROUNDOP est passé de 2L/Ha à 3,5L/Ha en un peu plus de 5 ans, la faute aux herbes qui deviennent tolérantes au Roundop.

Je sais monoculture....mais bon, l’exemple à le mérite d’exister ! Et qui sait peut être un jour le colza à l’argentine, le soja aux EU, le maïs à l’Europe, le riz en Asie, la mort en Afrique (déjà comme çà la bas) de plus les biocarburants forceront de plus en plus à la monoculture et certainement des PGM.

Loic
30/09/2007
Dangers des OGM

Bonjour, Merci a tous pour vore travail. Voici deux remarques : 1) Je me permet de noter que les dangers relatifs aux OGM doivent etres évalués dans la durée. On ne peut conclure sur une analyse bornée dans le temps et il est important que l’on introduise cette aspect. Si l’on peut prouver qu’il n’y a pas de discimination à la suite d’une plantation en plein champs (ce dont je doute) ; faut néanmoins se permettre de révaluer ce constant au cours des années suivantes. 2) Les animaux (poules, boeufs...) nourris aux OGM doivent etres etiqueté comme tels. Voici également mon avis : Personnelement je dis non aux OGM pour un usage alimentaire.

Cordialement Loic

Jean S.
30/09/2007
à quoi ça sert ? (les OGM)

Quel est l’intéret à cultiver ces plantes ?

Réduire l’usage des pesticides ? La réalité des cultures ogm aux USA et dans les autres pays grands producteurs est bien autreau bout de peu de temps la consommation de pesticides augmente inéluctablement. Aves les OGM BT on traite toutes les cultures , même s’il n’y a pas de parasites, avec le même insecticide d’un bout à l’autre de la terre. ON SÉLECTIONE AINSI LES PARASITES RÉSISTANTS. IL faut alors recourir aux pesticides traditionels pour le plus grand profit de l’industrie agrochimique qui produit aussi les semences ogm, avec les quelles elle prend en otage les paysans du monde entier.

Des ogm résistants à la sécheresse ? Des labos prétendent travailler à leur mise au point, mais il n’en existe aucun . On nous vent pour réalité ce qui n’est que pure fiction !

Des ogm médicaments ? La molécule extraite du maïs ogm est déjà produite en labo à partir de bactéries modifiées. cette culture ne présente aucun intérêt. des instanses sanitaires internationales ont rercommandé de ne pas faire de production de médicament à partir de plantes utilisées pour l’alimentation humaine ou animale.

LE SEUL INTÉRÊT EST POUR L’INDUSTRIEL QUI AURA LA MAIN MISE SUR LE MARCHÉ DES SEMENCES , EMPÉCHANT LES PAYSANS DE RESSEMER LEUR RÉCOLTE.

DONC : NON AUX OGM

Eric44
30/09/2007
Libre choix du consommateur necessite un non aux OGM

Bonjour, Je ne suis pas scientifique. Je ne suis ni agriculteur, ni adepte du tout bio... Mais mon bon sens est interpelé sur les OGM sur plusieurs promesses non tenues par ces produits, lu ou vu dans plusieurs reportages :
  les OGM ne supprimeraient pas les pesticides aujourd’hui.( demain c’est sur puisque nos chères bestioles s’adapteront)
  les OGM n’ont pas les rendements annoncés.( vu au Kenya...)
  les OGM prolifèrent, et loin de leur champ d’origine ( constaté en Espagne, ou le bio a disparu, car lui doit faire preuve de son integrité)
  de toute évidence, les études de risque ont été baclées... ( comme tout nouveau médicaments d’ailleurs, mais aussi voir les ca sde ondes gsm ou wifi, des molécules chimiques, ou du diesel qui ne "pollue" plus, etc...
  les OGM créent une dépendance pour l’agriculteur...
  de part le partage des moyens de transport et de transformation, il n’est pas possible de créer des filières étanches entre OGM et non OGM...

Si l’interêt demeurent finalement faible... si l’agriculture ne peut garantir la non contamination... même sans danger avéré... pour que le consommateur ait le choix, il faut REJETER les OGM... Sans espoir sur l’espèce humaine. Très cordialement.

A.GOUSSE
30/09/2007
Arrêtons les idées préconçues
Je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’on ne puisse pas déposer de brevet sur le vivant et il faut se battre sur ce point mais sans être fondamentalement pour les OGM, car des précautions sont nécessaires pour éviter des erreurs commises en voulant agir sans réfléchir, les OGM ne sont-ils pas un moyen de produire sans utiliser de pesticides chimiques et en diminuant la nécessité d’irriguer en abondance. Si c’est le cas, il serait peut-être intéressant d’arrêter de penser avec des barrières psychologiques stéréotypées du style "les OGM sont néfastes".Je n’ai pas la réponse, bien entendu mais je pense qu’on devrait en débattre sans idées préconçues ! ! !
Nenes
1er/10/2007
le Bon Sens Paysan ou le paradoxe(s) des OGM
Apparemment les semenciers nous "vendent" et nous vantent les OGM avec les 2 arguments que vous citez. Ceux-ci sont des arguments typiques de vendeurs : - lors de la mise en culture de céréales, l’agriculteur devra lutter contre l’envahissement de son semi par de nombreux parasites : graminées, chardons, insectes indésirables, etc...d’où les recours aux herbicides et aux pesticides. Les herbicides épandus en petite quantité détruisent effectivement quelques herbes et chardons mais ne donnent pas entièrement satisfaction, il faudrait augmenter la dose...et là, c’est le semi qui est détruit. - D’où l’idée de créer des variétés Génétiquement Modifiées qui résistent (par leurs nouveaux gènes) aux épandages massifs d’herbicides ou pesticides. - L’agriculteur pourra alors semer "tranquilement" ses variététés GM, les arroser copieusement et régulièrement de produits chimiques afin d’éviter la prolifération des parasites (herbes et insectes) : le résultat immédiat sera probant, le semi sera "parfait". -PROBLEMES à COURT TERME : les céréales obtenues ainsi regorgeront de produits chimiques, la nappe phréatique se dégradera d’une manière irréversible. -PROBLEMES à MOYEN et LONG TERME : augmentation du nombre des cancers et autres maladies dûs à l’ingestion régulière des pesticides (c’est déja prouvé, voir études récentes), difficultés d’approvisionnement en eau POTABLE, dépendance automatique des agriculteurs vis à vis des semenciers et de l’industrie chimique. Il est urgent d’en appeler à ce qu’il nous reste de "BON SENS PAYSAN" et rejeter les idées répandues à tort : - que les OGM évitent le désherbage : c’est faux. - que les OGM résistent à la sécheresse : c’est faux(quelques variétés sont en cours d’essais, les résultats sont aléatoires).
gattaca
3/10/2007
Sauf que le bon sens paysan n’est pas le vôtre et heureusement !

Il y a une erreur fondamentale de raisonnement (systématiquement colportée par les antis) dans ce que vous dites. Les agriculteurs n’augmentent pas les doses (cela coûte cher, du temps), ils changent de produit si celui qu’ils utilisent n’est plus efficace.

Il y a une deuxième erreur prouvant que vous n’y comprenez rien, si une PGM est résistante à un insecte donné, l’agriculteur ne « s’amusera » plus à arroser régulièrement et copieusement sa plante d’un insecticide ! ! ! ! (c’est aussi vrai d’ailleurs pour les herbicides. En moyenne deux passages contre 6 pour les variétés conventionnelles).

Vous parlez de « céréales », savez vous que la seule céréale GM mise sur le marché est pour l’instant le maïs ! alors ne généralisez pas encore, attendez encore un peu !

Ensuite, on a droit aux traditionnels prétendus risques des antis (cancers et autres bêtises).

Réfléchissez un tout petit peu... vous mettez sur le compte des PGM via les pesticides l’augmentation des cancers (alors qu’on vient justement de démontrer que les cancers ont diminué de 13% ces 30 dernières années, -fréquence par classe d’âge- et que les pesticides pourraient être responsables de 0,5 à 1% des cancers et justement et surtout dans les populations directement concernée que sont les agriculteurs) mais comment en rendre les PGM responsables déjà alors que pour la première fois on a, en France, environ 20 000 ha de maïs transgénique en 2007 ! Savez vous que les cultures conventionnelles utiilsent des pesticides aussi et surtout ? ?

Concernant de futures PGM à venir, oui, il commence à y avoir des plantes qui tolère mieux la sécheresse mais si elles ne sont pas efficaces (encore) comme on le souhaiterait, il faut savoir que ce mécanisme de tolérance est polygénique et qu’il faudra très probablement pouvoir agir sur de nombreux gènes simultanément pour pouvoir résoudre, un jour, améliorer dans de nombreuses conditions ce problème de tolérance. Paris ne s’est pas fait en un jour comme on dit communément. On est contraint de progresser pas à pas ! Il ne faut pas d’un côté rendre les PGM responsables de tous les maux et de l’autre vouloir qu’ils résolvent tous les problèmes d’un seul coup !

laly
30/09/2007
Danger des OGM dans la nature

Bien sûr, il est difficile d’obtenir des données fiables, claires et complètes sur une question aussi complexe que les OGM. Connaît-on toujours bien les réels intérêts de ceux qui s’expriment, surtout quand les enjeux financiers sont énormes ? A qui se fier ? A défaut d’être un spécialiste du sujet, il me semble que chacun peut néanmoins faire preuve de bon sens, pour peu qu’il ait pris la peine de se documenter. Personnellement, j’ai le souvenir d’un reportage télévisé il y a quelques mois, dans lequel des agriculteurs américains et canadiens donnaient leur retour d’expérience sur les OGM. Un véritable désastre : les vaches nourries aux OGM développent des malformations jamais observées jusqu’alors, et meurent à court terme (des résultats expérimentaux sur les rats vont également dans ce sens). Des traces d’OGM sont retrouvées dans le lait provenant de ces vaches, avouait timidement un agriculteur. D’autres agriculteurs rapportent devoir utiliser d’avantage de pesticides qu’avant, après plusieurs années de culture OGM. Quant aux agriculteurs qui utilisent les semences traditionnelles, ils disent subir de fortes pressions. Vraisemblablement, cette technologie est donc loin d’être au point : EFFICACITĖ LIMITĖE DANS LE TEMPS, DANGER POUR LA SANTĖ, et de plus SOURCE DE JEUX DE POUVOIR INĖGALITAIRES. Les applications thérapeutiques des OGM sont-elles plus prometteuses ? Dans TOUS LES CAS, il me semble que LES OGM NE DOIVENT PAS SORTIR DES LABORATOIRES ! A ce sujet, beaucoup de scientifiques soulignent le problème de PROPAGATION DANS L’ENVIRONNEMENT : INCONTROLABLE ET IRREVERSIBLE et affirment que "les OGM médicamenteux peuvent et doivent être produits en milieu confiné" (cf. D. Belpomme, cancérologue ARTAC ; J.-P. Berlan, directeur de recherche INRA ; G. Branlard, chercheur INRA ; A. Jacquard, professeur de génétique ; F. Jacquemart, médecin-biologiste ; L. Le Goff, médecin, mission biotechnologies FNE ; J.-M. Pelt, professeur émérite de l’université de Metz ; C. Seureau, enseignant-chercheur honoraire de l’université Paris-6 ; G.-E. Séralini, professeur de l’université de Caen ; J. Testart, directeur recherche INSERM ; Ch. Vélot, enseignant-chercheur, université Paris-Sud.).

Pour ma part, en tant que consommateur, j’ai déjà réagis en m’orientant de plus en plus vers les produits bios, qui me semblent être dans l’intérêt des agriculteurs, des consommateurs et de la nature (dont nous faisons tous partie malgré l’apparence de nos vies modernes).

Merci au Grenelle de l’Environnement, et j’espère qu’il aboutira enfin à de sages décisions pour notre avenir.

gattaca
3/10/2007
le danger ne vient pas de là où on vous fait croire qu’il est !

Si, il est facile d’obtenir des réponses claires à condition de s’adresser aux bonnes portes. Malheureusement, et votre réponse le prouve, vous faites confiance à des reportages bidonnés « spécial téléspectateur gogo » et vous buvez les paroles de scientifiques médiatisés sur ce sujet qui ne sont aucunement spécialistes des OGM ! Le danger est là, ces gens réussissent à vous convaincre sur des discours mensongers !

A votre décharge, vous allez me dire qu’on n’entend pas alors les vrais spécialistes du domaine mais pour une bonne raison, c’est qu’on ne les interroge jamais où trop rarement. De plus, pour les médias, ils ne sont pas intéressants car ils rassurent et ne révèlent pas de scoop où ne cherchent pas à faire peur, deux points qui représentent la seule déontologie d’une bonne partie des médias !

Ainsi et contrairement à ce que vous écrivez ne faisant que seriner une fois de plus les mensonges des antis, il n’a à ce jour jamais été observé aucun des risques mis en avant par les antis. Les PGM n’ont jamais provoqué de cancer, ils ne sont pas plus dangereux pour la santé que n’importe quelle variété conventionnelle, ils ne se disséminent pas plus pas moins que les variétés conventionnelles contrairement à ce qu’affirment les quelques scientifiques que vous nommez et on connaît même deux cas où la dissémination est réversible (maïs et colza). Mais curieusement, de cela, ils ne vous en parlent jamais !

Il est « curieux » de constater que tous ces scientifiques (qui encore une fois n’ont pas de publications scientifiques de rang A sur les PGM) font partie d’une espèce de mouvance écolo verdâtre et on peut les définir comme « les prêcheurs d’apocalypse » titre du dernier livre de J. de Kervasdoué avec comme sous-titre : « pour en finir avec les délires sanitaires et écologiques ». On va les trouver, en effet, contre le nucléaire, contre les produits chimiques, contre les pesticides, contre les vaccins, mais pour l’AB évidemment (j’allais oublier). L’AB qui consiste à faire payer plus cher au consommateur des produits dont on a jamais encore démontré qu’ils présentaient un avantage nutritionnel quelconque malgré toutes les études fites dans le monde pour tenter de le démontrer (qu’ils aient des avantages gustatifs, c’est possible, mais comme on dit communément, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas).

... au final contre le modèle de développement de nos sociétés développées qui a conduit à augmenter l’espérance de vie de manière fantastique ces dernières décennies, avoir une alimentation qui n’a jamais été aussi sûre, de vivre dans une monde de plus en plus sûr sur le plan sanitaire et de confort global ! et ce n’est pas fini !

mireio
29/09/2007
OGM PGM NON
Tout d’abord merci aux différents groupes de travail pour leurs analyses et leur synthèse. La liste est déjà longue des changements impactés par la culture des OGM et PGM, bien que nous ne soyons encore que dans la 1ére phase de développement, et tout cela rappelons-le à seule fin de continuer à permettre à l’AGRO INDUSTRIE des pays industrialisés de prospérer en encourageant les consommateurs de nos pays privilégiés à continuer à rouler en bagnole et consommer toujours plus. Nous avons comme seul challenge de changer notre culture profonde pour permettre au 2 milliards d’autres humains sur cette planète d’envisager de survivre décemment : manger une nourriture saine, boire une eau propre, travailler autrement que dans l’esclavage, bref vivre ! Ce n’est, bien entendu pas le choix de société vers lequel nous allons. Il suffit de voir la destruction des terres et des hommes partout où s’installent les parcelles dédiées à « l’OR VERT » Brésil, Indonésie, Amérique latine et même au Etats Unis où les cultures de maïs transgéniques affament aujourd’hui les mexicains et en cascade les africains et bientôt les chinois !
   Je demande aujourd’hui que les agences gouvernementales en charge de l’environnement ne financent pas avec mes impôts les études d’impact des grands groupes de l’agro alimentaire dont la seule finalité est simplement la rentabilité.
   je demande que l’Europe porte un projet fort d’une nouvelle croissance basée sur le respect de la vie et de la bio diversité et qu’elle fasse pression sur les instances internationales pour permettre aux pays en voie de développement d’envisager un autre développement.
   Il faut faire jouer à fond le pouvoir qui nous reste dans nos choix de consommation aider à la prise de conscience de notre entourage. PS : les essaims d’abeilles sont décimés. Elles sont notre baromètre ... Agissons !
jlv
29/09/2007
LIBERTE

C’est un des fondements de notre republique. Chacun doit etre libre de produire ce qu’il veux, tant que l’on n’a pas reconnu que c’etait nocif pour la societe. Et ensuite, bien entendu chacun est libre de consommer ou non suivant son optique.

Il faut donc, laisser a chacun le choix de ses cultures, quitte a surveiller et analyser ponctuellement les recoltes

regis
30/09/2007
Votre liberté s’arrête là ou commence celle des autres

Vous connaissez mal les fondements de notre république. Le principe de précaution est désormais inscrit dans notre constitution. Même s’il perturbe votre activité industrielle lucrative il doit être respecté.

La nocivité doit être analysée à priori et non à postériori. Par exemple, si vous êtes un employeur vous dévez analyser les risques professionnels que vous faites encourrir à vos salariés à priori et les combattre sans attendre que leur état de santé ne se dégrade pour agir.

C’est désormais la même chose pour la santé de vos voisins ou de vos clients.

Je pense que nous ne vivons pas dans la même république. Vous connaissez mal ses régles et souhaitez prendre davantage de responsabilité. Pour que la liberté de choix que vous évoquez soit complète, il faut que l’information du consommateur soit complète également, ce qui n’est pas forcément le cas aujourd’hui.

La confiance vous a déjà été accordée pour l’utilisation des pesticides et des engrais. Les nappes sont désormais polluées : acceptez vous de les restituer à leur état initial avant d’entreprendre la culture des OGM ?

Si vous acceptez, vous êtes digne de cultiver les OGM.

OP26
29/09/2007
Libre choix, d’accord mais alors arrêtez les OGM en plein champ !

D’accord, le libre choix est un bon principe. Ceux qui veulent pourront consommer des OGM, ceux qui n’en veulent pas pourront trouver des produits sans OGM.

Mais comment voulez-vous garantir ce libre choix si vous maintenez les OGM en plein champ ? La contamination est inévitable, les abeilles, le vent, si les OGM en plein champ continuent, on ne pourra plus garantir de récoltes sans OGM. 

Fini le bio, donc, fini le libre choix aussi... On court à la catastrophe !

ggkingagro
29/09/2007
Etiquetage inutile
L’étiquetage des aliments pour animaux ou celui des produits issus d’animaux n’a pas de sens, si ce n’est de créer une contrainte supplémentaire sur les OGM dans le but de les discréditer ou de les marginaliser. Toutes les études ont montré qu’aucun gène entier ou fragment de gène issu d’une plante n’a jamais été détecté dans le génome d’un animal ou d’un homme
françoiseléon
29/09/2007
transparence : 0% d’OGM dans nos assiettes
Enfin on reconnait publiquement que le seuil de 0,9% d’OGM n’a aucun fondement scientifique. Maintenant, la conséquence logique doit être l’étiquetage vrai pour tous les aliments : OGM présents ou 0% d’OGM. Les français pourront ainsi vraiment montrer leur choix : NON AUX OGM !
René 31
29/09/2007
Transparence et protection
Oui à la transparence, mais qui protègera mon champ contre d’éventuels faucheurs. Si la loi oblige à la transparence elle se doit de protéger les producteurs.
Eloïse
29/09/2007
Transparence partout

La transparence, c’est aussi la transparence totale et vraie sur les analyses relatives à l’impact des OGM sur la santé ; ce qui n’est pas le cas actuellement, puisqu’il a fallu que ce soit Greenpeace qui informe des effets néfastes sur le foie chez des rats nourris aux OGM... Entre autre... Tant que les experts seront liés aux labos ou muselés par les Politiques, il n’y aura pas de transparence. Rappelons nous de la sincérité de nos Gouvernants pour Tchernobyl (cher nuage qui s’est arrêté à la frontière... !), la vache folle, le sang contaminé... S’il n’y avait aucune crainte à avoir, vous ne seriez pas en train de vous cacher pour cultiver vos OGM. Avec la transparence, vous seriez sûrement mieux informé des risques encourus par tous.

Et qu’en est-il de ceux qui cultivent Bio et ne veulent pas être contaminés ? Une autre question que vous pourriez aussi vous poser. La loi se doit aussi de protéger les agriculteurs qui choisissent de cultiver SANS OGM.

Nathalie LB
28/09/2007
Libre choix de produire : une hypocrisie

Le libre choix de produire est une hypocrisie quand l’on prend en compte la dissemination insidieuse ou directe des OGM ; par bactéries, pollen, abeilles, crans de roues de tracteur, contamination, etc. C’est comme donner à un non-fumeur la liberté de ne pas fumer dans une pièce remplie de fumeurs. Je ne fume pas, mais j’avale de la fumée quand même, et tant pis pour moi, si je ne suis pas content, je peux m’en aller : sauf que là, on parle de la planète entière. Alors, une fois la dissémination faite...

Et pendant que toute la réglementation et les décisions se mettent en place, donnons-nous le recul de plusieurs années de recherche sur les effets des OGM et instaurons un MORATOIRE des produits OGM en plein champ.

NON aux OGMs en plein champ

J 95
28/09/2007
NON à la liberté de produire

Les OGM sont un résultat de la recherche scientifique, mais en l’état actuel cela ne justifie ni n’autorise en rien leur utilisation en culture de masse, cette recherche scientifique n’ayant pas encore abouti pour en déterminer les risques ni pour maitriser ces risques.

Les cultures en plein champ pratiquées actuellement par quelques agriculteurs n’ont aucune valeur d’expérimentation et n’ont qu’un but économique. Leur expansion inévitable actuellement risque d’aboutir à la dissémination des semences dans l’environnement supprimant toute possibilité de traçabilité. Ces cultures OGM doivent être stoppées tant qu’un cadre juridique stricte encadrant leur exploitation n’est pas défini et appliqué et communiqué largement aux citoyens. Ce cadre juridique ne peut être général mais doit être défini pour chaque espèce OGM proposée à la commercialisation, au cas par cas.

Les champs OGM doivent être facilement identifiables par le citoyen moyen.

La recherche sur les OGM doit être autorisée, mais elle doit impérativement se faire en espaces confinés fermés, et sans aucun contact avec l’environnement.

OUI aux principes proposés par Nico 78.

agnès
29/09/2007
et les producteurs dans tout ça ? ?
Les OGM cultivés en France sont des semences de maïs. Or le maïs ne trouve aucune espèce apparente en France, je dis bien aucune, donc il n’est en aucun cas succeptible de polliniser une autre espèce. Alors pour la recherche en espaces confinée, je dirai OUI pour certaines espèces ; mais il est ridicule de faucher des champs de maïs en expérimentation... C’est de la biologie végétale. Et l’agriculteur dans tout ça ? ? ? Il va bien falloir lui apporter des solutions. N’oublions pas que ces gens nous font bouffer ; on ne peut pas dire du jour au lendemain "vous arrêtez tout" ! Derrière ce débat il y a la question démographique ; l’augmentation de la population est le réel enjeu de demain.
régis
29/09/2007
peut on faire confiance aux industriels de l’agriculture ?
Qui aurait pu prévoir, il y a quarante ans, l’état de pollution des nappes phréatiques et des cours d’eau que l’on constate actuellement en France. C’est le résultat d’une confiance aveugle dans la capacité des agriculteurs et de leurs fournisseurs d’engrais ou de pesticides à exercer leur activité dans le respect de l’environnement. Aujourd’hui il ne faut pas s’étonner de la méfiance de l’opinion publique vis à vis des OGM. L’agriculture de demain doit être complètement repensée : les industriels de l’agriculture ne doivent pas substituer des dangers non maitrisés par d’autres sans faire preuve de responsabilité. Les mesures prises pour protéger l’eau sont trop timides pour que l’on fasse confiance aux agriculteurs et à leurs fournisseurs sur les OGM.
colza69
14/10/2007
belle lecon

Puisque vous semblez être plus malin et intelligent que les autres, pourquoi avoir attendu si longtemps pour proposer des solutions meilleures pour l’environnement. Si vous saviez déjà tout ça il fallait le dénoncer... et proposer mieux ! Il n’existe aucun exemple de progrès scientifique qui n’en fut pas un même si malheureusement on peut par la suite lui trouver des travers. Savez vous que le DTT, dont la toxicité est connue redevient autorisé dans certains pays contre les insectes... Et oui, même mauvais il reste meilleur que de voir mourir des enfants de palu sans aucune solution !

A qu’ils sont nombreux ces yaqua, fautqu’on qui savent toujours plus que les autres... mais uniquement quand le match est terminé !

bcag
28/09/2007
Oui à la recherche confinée NON aux OGM dans nos champs

Nous voyons chaque jour un peu plus les plaies et cicatrices de l’exploitation humaine sur la nature, les conséquences sur notre santé. Il me semble donc sage de refuser les OGM d’autant que nous pouvons sans aucun doute nous en passer. J’aimerais mieux demain voir un peu plus de jachères fleuris qui nourrissent nos indispensables abeilles que des immenses champs propres de toutes mauvaises herbes et tassé par des tracteurs toujours plus lourds. J’aimerais mieux demain avoir près de chez moi suffisamment d’agriculture biologique qui me permettent de nourrir sainement mes enfants sans avoir à aller acheter des produits bio venu d’ailleurs. Continuons de développer des magasins de fermes pour que nos paysans et nos maraîchers puissent vivre dignement de leur travail.

Je conçois que des recherches soient réalisées en milieu confiné puis développées là où il n’y a rien. Si un OGM peut faire pousser une plante ou un arbre dans un désert où il n’y a plus rien à perdre, alors je serai certainement pour. Mais NOUS AVONS LA CHANCE D’ETRE DANS UN PAYS RICHE QUI N’A PAS BESOIN DES OGM.

bertrand
28/09/2007
urgence

il faut stopper d’urgence toute dissémination de gènes modifiés en pleine nature, c’est une catastrophe écologique. on condamne la biodiversité végétale d’une part tout en détruisant toutes les filières agro alimentaires conventionnelles non ogm et biologiques. sans parler évidement des risques sanitaires.

il est intolérable qu’une poignée de semenciers brevetise ainsi le vivant, qu’ils s’attribuent de fait le droit d’imposer leur dictature (interdiction des semences issues des récoltes des agriculteurs, parcours phytosanitaires imposé...etc) dans l’unique but de générer des profits financiers.

comment peut’on prendre de tels risques après les crises sanitaires que l’on a vécu (vache folle, amiante...) ? ! ! Au nom de quoi doit on se voir imposer une alimentation qui si on ne fait rien immédiatement sera inévitablement pollués par des transgènes ?

d’urgence, STOP aux OGM ! ! ! !

Yoyo
28/09/2007
non aux OGM
Lorsque l’on entend parler de Monsento... IL Y A tout de suite méfiance... les OGM sont d’abord une histoire de gros sous... Appliquons le principe de précaution et interdisons tout champ d’OGM... personne ne serait tranquille aux alentours de ces champs... plus les abeilles qui pourraient conduire cette culture à des kilomètres de là... Il faut être intraitable sur ce sujet, il y va de la santé publique... mais l’Etat fera-t-il le poids face à l’argent ? ? ? j’en doute ! Je parie que le texte qui sortira concernant les OGM ne voudra rien dire ou sera interprétable à volonté... La France est très douée pour les textes qui a la fin ne veulent rien dire... nous n’avons qu’à regarder les Lois votées et tous les décrets qui sont autant de moyens de détourner les dites lois. La France gagnerait à plus de simplicité dans sa réglementation ! Souhaitons que le bon sens l’emporte pour cette question d’OGM...
leborde
28/09/2007
OGM panacée ou pollution ?

C’est aux fabricants d’OGM d’apporter la preuve de non nocivité et de non dissémination non seulement à court terme mais à long terme et non aux consommateurs de prouver l’inverse.

Le maïs Monsanto fabrique continuellement un insecticide qui se concentre dans la plante. On doit le considérer comme un pesticide et le traiter comme les autres pesticides.Ce qui n’a pas été le cas avant sa mise sur le marché. Quelle sera la dissémination de cet insecticide dans le sol et dans l’air ?On doit d’ailleurs plutôt parler de contamination. Personne ne répond à cette question.

Les abeilles vont chercher le pollen jusqu’à 2 km. Aux Etats Unis la moitié des abeilles ont disparu depuis que les OGM et les pesticides se sont répandus. On nous dit qu’on ne peut pas prouver que c’est la cause. Mais on devrait exiger qu’on démontre que ce n’est pas la cause.

Quand on voit les champs de maïs non OGM on constate qu’ils se portent trés bien et que les agriculteurs font de beaux profits. Alors quel jeu joue la FNSEA : apprenti sorcier ou complice de l’industrie agro alimentaire.

C’est risible de vouloir faire croire que les OGM sont développés pour lutter contre la faim dans le monde. On a vu au contraire les dégâts du riz GM en Asie et les paysans sud américains ruinés pour ne citer que ces exemples

apibory
2/10/2007
panacée

je partage votre analyse. à qui profitent les OGM ? certainement pas aux agriculteurs, mais à ceux qui les fabriquent car en fait, ils vendent non seulement les semences mais aussi le produit qui va avec (exemple des ogm’s round up ready) - quant aux autorisations de mise sur le marché, elles sont faites sur consultation des dossiers fournis... par les fabricants. Les états ont-ils les moyens de vérifier le contenu de ces dossiers ? NON C’est au fabricant à faire la preuve que les produits qu’il veut mettre sur le marché sont inoffensifs et non à celui qui les subit. (nous avons connu le problème avec nos abeilles avec les pesticides systémiques) et les connaissons encore quoiqu’on en dise.

pour moi, le vrai danger des OGM est que cette technologie est une arme alimentaire redoutable aux mains d’une minorité (multinationales de la chimie et des semences), sans moyen de contrôle de la part des gouvernements.

salutations

Françoise
28/09/2007
Les OGM : libre choix de consommation ? ? ?
Il faut absolument que la présence d’OGM dans l’alimentation soit étiquetée clairement, y compris pour les animaux nourris aux OGM. Les semenciers orienteront certainement très vite autrement leurs "recherches" de bénéfices ! ! NOUS NE VOULONS PAS DES OGM.
CécileM
1er/10/2007
OUI AUX ETIQUETAGES NON OGM SUR LES PRODUITS DE CONSOMMATION COURANTE

Je suis tout à fait d’accord avec le message précédent. Un étiquetage est obligatoire pour tous les produits pour connaitre la présence ou non d’OGM.

Il faut absolument que le consommateur puisse choisir en toute connaissance de cause. Certaines marques s’y sont déjà mis car ils ont eu peur d’être boudés par les consommateurs, notamment pour tous les produits diététiques à base de soja, après la campagne de greenpeace et de ses détectives OGM...mais qui nous garantit que parce que c’est noté sur l’emballage, le produit est rééllement exempt d’OGM ? ? ? ?

Nous ne voulons pas d’OGM dans notre alimentation. Nous avons le droit de savoir.

OUI AUX ETIQUETTES ! ! ! ! OUI A LA LIBERTE DE CHOIX ! ! ! ! ET NON A CETTE DICTATURE DES OGM QU’UNE POIGNEE VEULENT A TOUS PRIX NOUS FAIRE AVALER ! ! ! !

cedric
28/09/2007
libre choix... ou pas

Comment pouvez-vous annoncer : Libre choix de produire (règles de coexistence) et de consommer (traçabilité, étiquetage, seuil) sans OGM alors que le pollen d’un OGM sera transporté sur des centaines de mètres et contaminera les champs alentours (qui n’ont rien demandé).

Le pollen des OGM serait-il un lointain cousin du nuage de Tchernobyl qui s’arreterait à la frontière de son champ ? smiley

serge P
28/09/2007
L utilité des OGM

Globalement , il y a deux types d’OGM 1- les OGM dont on espère la production d’une protéine/ sucre médicamenteux Pour ceux la il ne devrait pas y avoir beaucoup de probleme en effet, le rendement de ces OGM peut être tel qu il n y pas de nécessite de culture a grande échelle pour produire suffisamment de la substance d intérêt.
  Le confinement est facile et il n y pas beaucoup de risque de dissémination
  Les contrôles de qualité propres aux substances médicamenteuses et la distribution nécessairement ciblée et limitée de ces produits font qu il ne devrait pas y avoir de pb pour les "consommateurs/ malades

2- les OGM qui sont supposés être dotés de "caractéristiques supérieures" et devant supplanter les semences non manipulées.

la les choses sont différentes ....
  le but est clairement une diffusion la plus massive possible ( exclusive dans les rêves des producteur de ces semences

  il est clair maintenant que la dissémination a l environnement est réelle et NON CONTRÔLABLE

  Que la preuve de leurs avantages est très loin d’être apporté (cf le forum de gentech news http://www.blauen-institut.ch.

  que finalement, le seul intérêt est pour le labo promoteur, de creer une domination sur un segment de culture (le mais, le soja, le coton....)pour son seul bénéfice financier....il n y a qu a voir ces histoires hallucinantes de procès contre des fermiers qui avaient osé planter ces semences sans en avertir le labo, de fermiers dont les champs ont ete contaminés sans qu ils puissent rien dire (voire même se voire reprocher d’avoir des semences contaminées... etc etc

  que tolérer 1 %, 0.1 % 0.01 % est un leurre car la contamination croitra inévitable du fait de la diffusion croissante et que tot ou tard les gens seront devant le fait accompli que toutes les cultures seront contaminées.. et donc pour cette deuxième catégorie , je ne vois pas au nom de quel principe on devrait tolérer une catastrophe annoncée pour la seule raison que cela permet a des labo d’amasser de la thunes. le gouvernement est l émanation du peuple et doit défendre les intérêts du peuple en tout premier lieu... pas de moratoire INTERDICTION PURE ET SIMPLE des OGM dont le but est de supplanter les cultures traditionnelles et de creer un monopole sur un segment agricole. voila

Fr.Hubert
4/10/2007
Merci SergeP

Tout à fait d’accord avec vous !

Votre contribution reprend la conférence de Ch.Vénot, maître de conférence à l’Université d’Orsay, esposé très clair qui, je l’espère a été mis à la connaissance de tous les membres du groupe de travail sur les OGM.

serge P
5/10/2007
merci..
merci de votre commentaire... reste que cela sera difficile de convaincre qu’il n y a pas grand chose a gagner avec les OGM .. si on regarde le nombre de contributions du genre " de toute façon c’est déjà trop tard.. il y en a partout ( ce qui est d’ailleurs peut etre vrai...)ou " sans les OGM, l humanité est foutue" ...tient donc
Lolo_69
28/09/2007
Responsabiliser les industriels

Afin de responsabiliser les industriels, je propose 2 précautions supplémentaires :

1 : Toute diffusion d’OGM dans le milieu naturel doit aboutir à la perte du brevet sur l’OGM concerné et le gène en question

2 : Les industries du vivant (comme les semenciers) doivent être financièrement et pénalement responsable des conséquences écologiques et sanitaires de leurs OGM.

odile
28/09/2007
pollueur payeur

Le principe du pollueur payeur

ce beau slogan "pollueurs payeurs" qui depuis 1992 a donné lieu à de nouvelles taxes (et non accessoirement à la délocalisation massive des activités les plus polluantes que nous faisons maintenant supportées aux pays du tiers monde)... C’est d’une hypocrisie sans nom, car au final, c’est toujours le citoyen qui paye sous une forme ou une autre...

Si, par exemple, on veut vraiment que les sociétés (ou les agriculteurs ou d’autres) arrêtent de polluer il faut, purement et simplement, interdire le rejet des matières polluantes en question, sous peine de fermeture, pas dédouaner l’ entreprise de ses responsabilités en lui faisant payer une obole, qui de toute façon sera répercutée sur les coûts de production ; mais concomitamment il faut également interdire la vente sur notre territoire des produits qui proviendraient de pays qui ne respecteraient pas nos réglementations.

Juste une petite chose : quand on envoie un groupe de parlementaires pour enquêter sur les OGM, peut on éviter de prendre comme président de groupe quelqu’un déjà convaincu des "bienfaits" des OGM ? Merci.

nico78
28/09/2007
OGM : 6 principes à rajouter dans votre charte OGM

1/ Tout OGM devrait contenir un gène dominant qui modifie son aspect physique, afin de pouvoir le distinguer de son homologue naturel. Ainsi un maïs vert, bleu, un petit pois jaune, qui pourrait être immédiatement détecté dans une boite de conserve.....

2/ Tout OGM devrait contenir un gène qui soit la signature de son auteur. Ainsi, il sera facile de tracer l’auteur d’une prolifération non autorisée et non contrôlée.

3/ Tout OGM devrait lister le nombre et les gènes qui ont été modifiés. Afin que le consommateur sache ce qu’il mange. N’oublions les gènes cachés et dormants.

4/ Tout OGM devrait avoir l’interdiction de s’appeler du nom de son produit naturel, puisque sa structure génétique est modifiée. Sinon, je ne vois pas pourquoi je ne pourrai pas vendre des flageolets en les appelant des petits pois. Tromperie sur la marchandise.

5/ Tout culture d’OGM devrait être contenue dans un périmètre donné et toute dissémination sera de la responsabilité du cultivateur.

6/ La proportion d’OGM dans un produit naturel ne devrait pas être de 1/100 mais de 1 millionième. Sinon, pourquoi ne pas autoriser la présence de 5 grains de maïs dans une simple boite de petits pois ?

Si ces règles ne sont pas rajoutées à la charte générale sur les OGM, vous assisterez à une pollution progressive des produits naturels par leurs cousins OGM. Attention DANGER.

nico78

gattaca
30/09/2007
6 mesures pour rien

1) c’est plus facile à dire qu’à faire ! pouvez vous arriver à comprendre que l’on ne fait pas une nouvelle espèce, on fait une nouvelle variété qui ne diffère que par un ou deux gènes... !

2) Vous croyez inventer l’eau tiède ... c’est fait par construction intrinsèque !

3) Même chose : on sait absolument tout sur la construction (à la base d’ADN près) présente dans l’OGM.

4) Décidément vous n’y comprenez rien, un maïs GM reste un maïs. On ne crée nullement une nouvelle espèce. Savez vous que vous différez en nombre de gènes et ordre des gènes de votre père et de votre mère. Doit-on vous appeler un âne pour autant ?

5) Il est curieux de vous voir vous soucier de la dissémination, vous ne vous en êtes jamais soucié depuis que l’agriculture existe. Le pied de tomate que vous cultivez dans votre petit coin de jardin peut parfaitement se croiser avec un pied d’une autre variété du jardin de votre voisin. Il en est de même pour toute culture. Jusqu’à maintenant, personne ne s’est plaint d’avoir sa culture légèrement différente de celle qu’il croit avoir ! (et pour cause d’ailleurs, car c’est -encore- indétectable alors que ce n’est pas le cas des PGM, mais cela ne change rien au fond).

6) Votre préoccupation existe déjà depuis longtemps pour tous les produits conventionnels.

Par exemple, un lot de blé est considéré comme sain, loyal et marchand (formule consacrée pour les transactions commerciales) si le lot contient au moins 95% de graines de blé. Les 5% restant pouvant être n’importe quoi d’autres (autres graines, cadavres d’insectes, de rongeurs, de terre etc.). Curieusement, l’AB s’octroie un % d’autre chose de 5% et elle voudrait imposer un 0% (comme si cela était techniquement possible) pour les PGM.

Bref, 6 mesures pour rien traduisant une méconnaissance quasi totale de cette problématique !

Luce
1er/10/2007
Que proposez-vous ?

Et vous que proposez vous ?

Il vous paraît peut-être indécent que des personnes qui ne sont pas des professionnels du secteur est un avis sur la question, mais quelles sont vos propositions ?

Les 7 propositions du groupe de travail ne sont de mon point de vue, pas assez contraignantes. Le principe du pollueur payeur ne devrait pas avoir lieu d’être sur la question des OGMs. Quand bien même les OGMs auraient des aspects positifs, il conviendrait de les exploiter en huis clos, car l’on constate bien que sur les rares cas où des OGMs ont été identifiés alors que ce n’était pas leur place, les effets sont considérables.

Y’aurait-il des conséquences financières cachées quelque part ?

Qu’attend-on pour prendre du recul ? Il est urgent d’attendre !

gattaca
9/10/2007
ce qui existe déjà, c’est suffisamment contraignant comme cela !

Non certes pas, la preuve en est que j’essaye de répondre à beaucoup d’interventions.

Autant vous pouvez avoir un avis sur la question mais que je sache, pour avoir un avis, il faut avoir un minimum de connaissances des faits, des réalités et certainement pas appuyer son discours et son avis sur des arguments mensonges.

Car les mesures, elles existent déjà et depuis des années. La CGB a fêté ses 20 années d’existence l’an dernier et donc se préoccupait des OGM bien avant que cette thématique passe sur le devant de la scène en 1997. Problématique dont se sont emparées un certain nombre d’associations verdâtres qui en font leur fonds de commerce !. Ils ont même dit : "on sait bien que les OGM ne sont pas dangereux, mais ça fait peur, c’est donc parfait pour atteindre notre but politique" attribution à ATTAC ou Bové, de son côté Bruno Rebelle, ex porte parole de greenpeace : "ce n’est pas facile parce que sur le plan scientifique, tout va dans le bon sens et il n’y a pas d’effets néfastes (28/03/04)". Vous rendez vous compte comme vous vous faites rouler dans la farine par ceux en qui vous croyez (je parle d’une manière générale et pas nécessairement en particulier pour vous !).

Mais avez-vous connaissance de toutes les instances qui s’occupent des OGM avant de les mettre sur le marché et post-marché (CGG, CGB, AFSSA, CTPS, Comité de Biovigilance et EFSA au niveau européen).

Attitude typiquement française d’en rajouter encore une couche.

Nous avons déjà la réglementation la plus contraignante au monde qui est d’ailleurs européenne !

On voit mal d’ailleurs comment la France va pouvoir avoir un statut particulier concernant les OGM par rapport au reste de l’Europe !

Mais au fait quels sont, selon vous les effets considérables des OGM qui sont dans l’environnement (102 millions d’ha de par le monde en 2006, beaucoup plus encore cette année sans aucun dégât encore constaté).

Faites nous une liste de ceux dont vous avez connaissance avec certitude (avec références SVP). Vous avez été imprégnée du discours mensongers de diverses associations verdâtres et pour vous OGM = danger, postulat que ces discours ont réussi à vous faire assimiler.

Mais vous êtes vous seulement posé la question une seconde : Pourquoi les OGM devraient ils être dangereux a priori ?, ils n’ont pas de raisons particulière de l’être où en tout cas pas plus que de faire une variété par une méthode d’amélioration qualifiée de conventionnelle.

Comme la transgénèse est justement une technique nouvelle, on s’assure par un très grand nombre de tests, analyses qu’effectivement il n’y a pas de risques particuliers liés à leur réalisation et si ces tests ne révèlent aucune anomalie, ils sont alors mis sur le marché !

benoit
28/09/2007
Avant de parler des OGM, des orientations de fond.

Avant de poser la question : pour ou contre les OGM, je pense qu’il faut d’abord prendre un peu de recul.

Si la planète entière se mettait à consommer comme les occidentaux, les OGM suffiraient-ils à nourrir toute la population ? Je ne suis pas très pointu sur la question mais je pars d’un a priori négatif.

Dans ces conditions, ne serait-il pas opportun de repenser nos modes de consommer avant de poser la question des OGM, qui restent dans une logique de productivité intensive des végétaux, alors que le développement durable promeut d’autres principes ?

C’est un nouveau mode de pensée cohérent qui est alors à envisager. Si l’on souhaite favoriser les économies d’énergies, et encourager le recyclage, qui, de fait, donne une orientation nouvelle à la production puisqu’il part d’un volume de réutilisation de produits fixe.

De façon caricaturale, c’est le consommer moins qui préside au développement durable, ce qui veut dire aussi, dans l’alimentaire, consommer moins mais mieux.

Il faut alors agir sur plusieurs axes

  L’éducation alimentaire La part de l’alimentaire dans les ménages a nettement chuté en 30 ans. L’éducation alimentaire doit alors être un axe prioritaire en matière agricole pour faire prendre conscience de l’importance de la nourriture dans le pouvoir d’achat des français, et peut être faire accepter un réequilibrerage de la part alimentaire. Mais surtout apprendre à consommer moins mais mieux, l’innovation en ce domaine est importante.

  Le développement de filières locales viables Comment faire baisser les prix des produits agricoles locaux sans être dans une logique productiviste. Une réflexion peut être portée sur les aides au développement de filières locales de production agricole, mais surtout sur la distribution comme la nécessité d’une plus grande concurrence au sein des centrales d’achats, sur le contrôle de la réalité des marges prises par les intermédiaires, sur le paiement à 90 jours pour les producteurs,sur l’accès à la terre, etc.... C’est aussi un gage de diminution du volume des transports routiers.

  Agir sur la diminution des coûts fixes du pouvoir d’achat Cela veut dire faire diminuer le coût de l’énergie, le coût du logement, le coût des télécommunications, afin de consacrer plus d’argent à mieux se nourrir.

Pour moi, la question des OGM arrivent dans un second temps. Les OGM se trouvent dans un des dilemnes du développement durable : entre efficacité économique et efficacité environnementale.

Pour l’heure, beaucoup de questions restent en suspens, notamment sur la question de la dissémination des pollens, des mutations génétiques, au-delà des questions de santé publique liées à leurs ingurgitations. Des informations de tous ordres sont diffusées sans en connaître la pertinence, le manque de transparence des industries agro-alimentaires et des coopératives agricoles est flagrant, l’extrémisme des anti-OGM poussent à une radicalité peu coinstructive. Pourtant si des risques s’avèrent réels, cela peut engendrer une catastrophe irreversible pour l’humanité entière, au lieu de chercher à la sauver, à la nourrir. cela pose aussi la question : Est-ce que l’OGM est conforme au principe de biodiversité ?

Dans ces conditions, un moratoire est fondamental, non pas, par pure opposition aux OGM, mais par simple principe de précaution et surtout de concertation. Il faut que les OGM soient acceptés, il m’est insupportable de savoir que l’on impose ce choix au consommateur dans une démocratie.C’est de la simple vigilence citoyenne.

Voilà ma contribution au débat.

robert carlet
28/09/2007
oui à la recherche encadrée sur les ogm

ne laissons pas les graines du monde entre les mains de deux ou trois laboratoirs américains, la france l’europe doit participer aux recherches, encadrer les recherches par exemple ne pas inventer un mais insensible aux desherbants, ce qui permettrait de desherber à tout va et de polluer, résistant aux maladies à la secheresse à l’humidité,

pour sauver la biodiversité ne peut-on imaginer un ogm ne se croissant avec aucune autre varité,

LEGENDER
28/09/2007
Responsabilite
Je suis d’accord sur plusieurs aspects developpés ci-dessus :
  pour que les personnes qui utilisent des OGM, soit suffisament responsable pour reparer. Mais ce qui me parait un peu fou dans cette utilisation c’est son aspect irremediable, si des génomes modifiés sont introduits dans les champs comment les controler et comment les retirer si besoin ai ?
  pour la complete transparence (etiquettage, déclaration...)
jacques dehollain
28/09/2007
libre choix
ne en 1948,je serais mort peu de temps apres ma naissance si les progres de la medecine n’avaient pas permis de me maintenir en vie ( ce dont je me felicite)les ogm sont le resultat du progres scientifique qui a toujours des aspects positifs et negatifs, les aspects positifs souvent l’emportent , laissons donc recherche, developpement, mise en culture des ogm se developper en france dans le cadre europeen qui a un souci vrai du bien etre des citoyens
MC
28/09/2007
MC OGM

Connait-on vraiment les conséquences des OGM dans vingt ans ou trente ans sur la bio diversité, l’environnement, les Hommes, très profondément non ! rappelenons que dans les années 60 les hommes se postaient à quelques metres des essais nucléaires. A cette époque le discours était le même "pas de danger dans le progrès", pour l’amiante même adâge. Aujourd’hui nous n’avons pas fini de mesurer et de voir les désastres des choix et décisions portés par quelques politiques et scientifiques dès lors,combien de mort par radiation ou par cancers lié à l’amiante Que dirons nos enfants et leurs enfants ? ! MC

Paris

Mika 42
28/09/2007
Cessons les amalgames

que l’on cesse les amalgames, cela n’a jamais fait progresser le débat. Il faut retenir de l’amiante ou le nucléaire la nécessité de prendre toutes les mesures de précaution. Mais c’est presque un débat philosophique. Car à l’inverse beaucoup d’invention dont on pensait qu’elles étaient nocives ne l’étaient pas et certains témoignages de l’époque font presque sourire. C’est la nature même du progrès et c’est le rôle du politique que d’agir dans l’incertitude, c’est pratiquement sa raison d’être. Je précise que le principe de précaution ne doit pas consister à tout bloquer ou tout interdire. De nombreux progrès scientifiques font aujourd’hui partie de notre quotidien parce qu’on a su prendre des initiatives (encadrées) par le passé.

Comparer les OGM à l’amiante ou au nucléaire ne fait absolument pas progresser le débat. On peut aussi comparer les OGM à des inventions positives du passé qui n’ont rien avoir. Et on n’aura pas fait avancer le débat non plus.

JM 67
30/09/2007
libre choix

Je suis d’accord avec vous, ne soyons pas rétrogrades & laissons faire la recherche... mais dans un environnement confiné !

Qu’on puisse créer une bactérie capable de produire dans une cuve fermée de l’insuline humaine, c’est une chose, j’applaudis de mes 2 mains ! ! ! Mais pourquoi a-t-on besoin d’un maïs résistant aux désherbants (pour en utiliser encore plus & polluer plus nos sols ? ? ? ?) ou d’un autre qui produit "naturellement" un pesticide en grande quantité (a-t-on fait des études portant sur l’accumulation de celui-ci dans les tissus humains ou animaux pendant 10 ou 20 ans ? ? ? ?). Encore, s’ils nous apportaient une qualité gustative supérieure..., mais là rien, ce n’est qu’une question de profit industriel. Le débat ne doit pas porter sur la modification ou non du code génétique (la nature le fait bien toute seule depuis 4 milliards d’années), mais sur la dissémination de nos créations & sur le libre choix (et pas seulement des producteurs, cf le message du libre choix d’un non-fumeur). Alors oui pour les OGM, mais utilisés à bon escient & surtout dans un environnement confiné.

mathieu.vaisset
3/10/2007
Des OGM qui apportent une qualité gustative ? Il y en a de pleins cartons.

Bonjour,

Chaque OGM est différent des autres et les exemples ne servent le débat qu’en ce qu’ils permettent de déterminer les risques possibles et donc les questions et réponses à trouver. Condamner les OGM parceque l’avantage relatif ou les risques inhérents à la culture d’un d’entre eux ne sont pas bien cernés n’est ni raisonné, ni raisonnable.

Pour le contre exemple sachez qu’un grand nombre d’OGM existent qui apportent un plus gustatif. Il s’agit de fruits et légumes dont on est parvenu a bloquer le processus de maturation. Ceuillis verts mais plus atrdivement qu’ils ne le sont actuellement, pour parvenir sur les MIN en bon état, ces fruits (tomate, melon...) sont muris en chambre de maturation comme la banane. Vous pourrez ensuite les consommer. Les avantages sont énorme pour les filières : moins de détérioration des fruits pendant les transports, meilleure conservation donc moins de pertes et pour les consommateurs, ces fruits étant plus sucrés et exprimant plus (mieux) leurs goûts. La technique étant connue, nous pourrions même l’appliquer aux variétés anciennes qui ont plus de goûts mais ont été abandonner en raison de leurs sensibilités aux maladies et de leur moindre faculté de conservation.

Bruno
10/10/2007
Les OGM qui justifient le non sens écologique des fraises en hiver

Bonjour,

Je crois que les promoteurs des OGM ne savent plus quoi inventer pour nous vendre leur camelote ! Petit rappel : le seul Maïs autorisé en France cette année pour les cultures commerciales est le MON 810 qui vient juste d’être interdit en Allemagne et dans de nombreux pays Européens pour des soupçons de variabilité inattendue de toxicité. A ce sujet, lire : http://citron-vert.info/spip.php ?article905

(au passage, cela ne vous rappele rien ? La France qui est imperméable aux conséquences écologiques d’un "certain nuage" en avril 1986.....)

Personne n’est dupe de leur manoeuvre et s’appuyer sur la remise au gout du jour des variétés anciennes pour justifier les OGM ne sert bien évidemment que la grande distribution et l’industrie agro-alimentaire. Pour conserver les fruits plus longtemps, et leur faire parcourir encore plus de km avant d’arriver dans notre assiette (bonjour le bilan carbone !), pourquoi ne pas les rendre encore plus résistant aux irradiations utilisées pour détruire les champignons et autres bactéries "nuisibles". C’est bien évidemment tout le contraire qu’il faut faire, relocaliser les production de qualité, arrêter la mondialisation de la malbouffe industrielle ! il faut sauvegarder notre patrimoine de fruits et légumes locaux, qui ont certes des rendements moindre, mais qui sont adaptés aux terroirs et aux climats, qui n’ont pas besoin de "béquille chimique" pour être en bonne santé. Les OGM, en donnant un avantage à une plante par rapport aux autres espèces avec lesquelles elle est en concurrence, rompt le fragile équilibre de la biosphère et accélère la perte de diversité. Certaines "mauvaises herbes" ont déjà acquis la résistance au glyphosate (la molécule active du roundup) Comment fera-t-on pour s’en débarraser ! on inventera un herbicide encore plus toxique .... Ce jeux dangereux d’apprenti sorcier que pratiquent les promoteurs des OGM avec les cultures en plein champs nous menera droit à la catastrophe alimentaire et sanitaire ! mais n’est-ce pas là le souhait inavouable de quelques uns afin d’asseoir définitivement leur pouvoir sur l’humanité ?

Bruno, militant pour la décroissance soutenable qui se demande bien dans quel état, le monde occidental, va laisser la planète aux enfants à venir...

mathieu vaisset
10/10/2007
Les variétés ancestrales du maïs américain.

Revenir aux cultures ancestrales réclamerait finalement de ne plus cultiver en Europe ni maïs, ni tomate, ni pomme de terre... Sans aller aussi loin les fruits et légumes ’locaux’ sont adapté au climat local. Mais quand le climat global change, le local aussi. Et ils ne sont plus adaptés. De plus les ravageurs eux s’adaptent et les résistances naturelles s’affaiblissent avec le temps. Enfin les niveaux de productivité qui sont visés aujourd’hui ne sont pas compatibles avec un certains nombre de variétés anciennes, qui non seulement ne sont pas forcément plus résistantes aux maladies, mais ont en plus des rendements parfois très limités. Bien sûr le chimique est une béquille et l’OGM est aussi une béquille. Des béquilles qui ont leurs fractures. Mais vous prêchez le faux. La transformation génétique ne donne d’avantage qu’aux OGM et que dans leurs conditions de culture. La mauvaise herbe qui aurait acquis le gène de résistance (en se croisant avec un maïs, chose impossible en Europe ou avec un colza beaucoup plus vraisemblable) ne serait privilégié que dans un champs désherbé au glyphosate et il ne le resterait pas longtemps. Elle ne gagnerait rien en pleine nature non traité. Quand aux résistances déjà connues au glyphosate elles n’ont rien à voir avec un transfert de gène. On en observe en france dans des zones dans lesquelles il n’y a pas eu de culture OGM mais utilisation répétée de glyphosate. Fort heureusement des herbicides plus toxiques ont déjà été inventés et abandonnés mais des herbicides tout aussi efficace que le round up existent encore.

Utiliser certains OGM ne nous empêche pas de pratiquer la décroissance, même à grande échelle. Autoriser des maïs OGM qui seront consommé sur place sous forme d’ensilage n’entrainera pas d’explosion du bilan carbone. Utiliser des tomates au murissement bloqué non plus, puisque celles que nos concitoyens consomment majoritairement viennent de Hollande ou du Maroc et pas des producteurs fermiers des marchés. La (dé)croissance est un problème qui croise celui des OGM mais les trajectoires ne sont ni parrallèles ni opposées. Elles sont totalement indépendantes et doivent continuer de l’être.

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