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Une connaissance partagée sur les OGM
Message écrit le 28/09/2007 par Intergroupe OGM du Grenelle de l’environnement

Il y a consensus sur le besoin d’une science qui doit répondre aux questions que se pose la société : impacts sur la santé, sur l’environnement, sur l’économie. L’instrument principal de production de cette science doit rester la recherche publique.
Les participants se sont accordés sur le sous-équipement flagrant en matière de recherche et de connaissance et un manque de transparence et de suivi des plantations (qu’il s’agisse d’essais ou de plantations commerciales).

La façon de combler cette faiblesse de la connaissance, c’est une impulsion forte pour une recherche en : écotoxicologie, toxicologie, écologie, démographie, épidémiologie humaine et du milieu naturel, agronomie, entomologie, génétique des population, écologie microbienne, sociologie et économie agricole toutes nécessaires à une véritable évaluation et à un suivi des impacts. La faiblesse, voire l’absence ou la mauvaise considération de ces disciplines à l’Académie des sciences a été relevée, et questionne la légitimité de l’Académie dans ces domaines.

La mise en place de financements pérennes et importants à l’ANR pour développer notamment l’analyse des impacts environnementaux, sanitaires, agronomiques et économiques, à moyen et long terme. Certains scientifiques ont souligné que des essais en milieu ouvert étaient une condition indispensable à de telles études. De nombreux participants ont insisté sur l’importance de la participation du public à la gouvernance de ces recherches, la création au Ministère de la recherche d’une direction « recherche et société » a été évoquée.

Agriculteurs, scientifiques et environnementalistes ont rapporté des cas précis de contamination environnementale (dissémination de colza, de betteraves et de maïs génétiquement modifiés et présence d’OGM dans le pollen récolté par les abeilles). Certains participants qui semblaient vouloir contester le fait lors de la seconde séance sont en réalité opposés au vocabulaire, et reconnaissent tout de même des disséminations fortuites.

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Jean-Paul C
14/10/2007
COEXISTENCE : LE PARI IMPOSSIBLE+ liberté d’entreprise et de consommer sans OGM

Aujourd’hui après des années de "fabulation" force est deconstater que la contamination des cultures à plusieurs kilomètres à la ronde est effective.L’an dernier,la démonstration était faite dans les landes que du pollen de maÏs avait non seulement contaminé d’autres maÏs à une distance de 5 kilomètres mais qu’en plus il avait franchi une forêt de pin de 25 à 30 mètres de haut.Même le professeur Mésséan reconnait, après de nombreuses études et " modèles informatiques" tendant à démontrer l’absence de risques de pollution par les OGM , que en fin de compte on n’était pas à l’abri de tornades qui emmeneraientt au loin les pollens .

La PROPAGANDE ( que l’on retrouve hélas aussi dans ce forum) à coups de millons de dollards ou d’Euros dans les poches ou les esprits de certains ,décideurs ou scientifiques n’a pas empêché Yves Brunnet de l’INRA de Bordeaux de trouver du pollen viable à 1800m d’altitude ,alors que nous avons aussi l’exemple de contamination dans de nombreux pays du monde :l’expérimentation est faite.

Comment concilier l’incohérence de vouloir à tout prix cultiver des OGM en pleins champs, et ne pas supprimer la liberté de ceux qui font déjà des cultures traditionnelles sans OGM, AOC,label,bio etc...C’est ce que demandent plus de 80% des franais . La F.A.O. dit dans son rapport du mois de Mai 2007 : " L’agriculture biologique peut aujourd’hui nourrir le monde !" Pendant que le Dannemark se donne pour objectif de diminuer l’épandage des pesticides de 50%. Ne pourrait-on pas commencer à prendre la direction d’un avenir durable, et bien sûr en n’échangeant pas une ou deux pulvérisations occasionnelles de toxines BT sur le maîs et le fait d’en manger à pleines bouchées et des pleines assiettes.

chellagi
14/10/2007
Temporisons
Gardons les semences OGM pour une colonisation future de la lune....
jean AMBROGGI
14/10/2007
OGM et Cultures Bio sont incompatibles dans l’état actuel des connaissances
depuis que les cultures OGM sont faites en plein champs dans le monde (USA, Argentine..) il est prouvé que les cultures biologiques sont contaminées et qu’il n’y a plus de possibilité de retour en arrière. pour maintenir une diversité de cultures biologiques ou traditionnelles sans OGM,il faut un moratoire sur les cultures OGM en plein champs tant que des études sérieuses ne démontrent qu’il n’y a pas de danger pour les autres cultures. Il faut pouvoir maintenir le libre choix du consommateur et prouvé la non dangerosité des cultures OGM ;il ne faut faire de recherche qu’en laboratoire.
colza69
14/10/2007
moratoire sur le bio
et pourquoi imposer le bio par la force, moi j’en veux pas et je souhaite toutes les garanties que ce mode de culture arrièrée qui ne satisfait ni à la sécurité nutritionnelle, ni à la sécurité alimentaire ne soit pas de prêt ou de loin dans mon assiette ni celles de ma famille ! Garder vos E. Coli (3 morts et 200 intoxiqués ce printemps à cause d’épinard Bio), garder vos mycotoxines à des seuils à faire palir tout cancérologue. Le bio est une mascarade orchestrée par des intégristes qui comme tous les intégristes représentent une extrême minorité mais veulent imposer par la terreur leur intrensigence aux autres !
FRANCIS.
14/10/2007
Non aux ogm

je refuse les ogm dans les champs et dans mon assiette , n’ en déplaise à l’ OMC , qui en 2006 mentionnait dans sa plainte , à l’ encontre de l’ UE , une perte pour l’ agriculture nord-américaine de 300 millions de dollars d’ exportations suite aux moratoires et " clauses de sauvegarde " adoptées par certains pays européens .

Les ogm sont une " usine à pesticides " avec des quantités de toxines libéreés dans l’ environnement à des taux énormément plus importants qu’ avec les sprays .

Il seait temps de cesser de faire et de dire n’importe quoi .

Si les cultures gm étaient à l’ avenir autorisées , en france , je choisirai uniquement mon alimentation en fonction de sa provenance , celle-ci correspondant à un pays ayant refusé toute culture gm .

Philippe G.
14/10/2007
OGM OK MAIS CONTROLE

Je suis d’accord pour que la recherche sur les OGM continue. Je suis contre l’utilisation des OGM dans une visee agricole-industrielle- pour le moment : o le probleme de la pollinisation : quelles sont les consequences de la pollinisation d’un champ OGM sur un champ bio situe en peripherie du precendent : au moins une alteration du champ bio. Au pire ? ? o l’application de masse qu’en font les agriculteurs, il n’y a qu’a voir ce que font les argentins et les americains. Sans rotation, la terre s’appauvrit.

Pour favoriser une utilisation industrielle des OGM, il faut circonscrire les OGM a des vallees, des zones isolees, ou il sera possible de faire des OGM, mais aussi de pratiquer la rotation comme tout autre culture. Ca permettra de lutter contre la pollinisation et en meme temps, ca utilisera les OGM comme une autre culture, c’est a dire en utilisation la rotation des cultures.

Concernant la recherche, il faut que l’INRA fasse des recherches en plein air sur les OGM et qu’elle fasse se confronter un veritable environnement naturel, ou les interactions seront certes plus difficiles a analyser, mais permettront d’evaluer les consequences de l’introduction d’une culture OGM.

POMMIER
14/10/2007
Pourquoi les OGM ne doivent pas être cultivés en plein champ

Trois raisons :

  la coexistence impossible des agricultures OGM et Bio : elle est admise par presque tout le monde

  l’expansion de l’agriculture biologique : la plupart reconnaissent (hormis certains extrémistes pro-OGM de la FNSEA ou marchands) qu’elle doit pouvoir se développer. Nous importons beaucoup de produits bio (cela participe aussi à la hausse des prix !...)., il faut donc viser au minimum l’auto-suffisance La FAO (Foods and Agriculture Organization de l’ONU), dans son rapport de début mai 2007, a déclaré : " L’agriculture biologique a la capacité aujourd’hui de nourrir le monde". Il est certain que les producteurs de produits labelisés, AOC,etc. n’ont rien à gagner mais tout à perdre à vouloir imiter les américains et d’autres. Comme le disait hier encore à la réunion publique d’ Annecy (Grenelle) un agriculteur retraité, ancien président du syndicat des producteurs de reblochon : "Les AOC, ça ne va pas avec les OGM".

  le refus d’OGM en plein champ tant qu’aucune étude des effets sur la santé n’a été réalisée par un organisme public comme pour les médicaments

Michel
14/10/2007
ogm, j’aime pas

Bonjour,

La pomme a qui ont insère des gênes de scorpions pour qu’elle soit plus solide dans le transport et des gênes de fraise pour qu’elle soit plus colorée... Pourquoi ne pas faire une pomme locale si le problème est le transport et donc une pomme mûre ?

Les ogm, une mauvaise réponse a des problèmes entrainées par une production agricole déconnectée du local, des saisons, de l’équilibre environnemental (non rotation des cultures, 40 traitements de pesticides et d’insecticides par saison).

Les paysans ont besoin de reconnaissance dans leur métier de donner de la vie et de la nourriture. L’agro busness est une mauvaise réponse.

Re dévellopons les semences paysannes et une agriculture durable.

Michel

L. G
14/10/2007
Contamination à 0, 14%

Lu dans Infogm : Béarn - Destruction d’une parcelle de maïs "contaminée" par les OGM

jeudi 11 octobre 2007

" Une parcelle de maïs "contaminée", selon des associations anti-OGM, par des cultures OGM avoisinantes a été détruite volontairement par son propriétaire béarnais, jeudi à Saint-Dos (Pyrénées-Atlantiques), a constaté un journaliste de l’AFP.

Bernard Pouey, agriculteur "bio" propriétaire de la parcelle d’un demi-hectare, détruite par fauchage et située à 30 km à l’ouest d’Orthez, a expliqué à la presse que son maïs a été contaminé à distance, par pollinisation, dans cette zone où d’importantes surfaces de maïs OGM ont été semées. La parcelle, utilisée dans le cadre d’une expérimentation portant sur la propagation des OGM, en liaison notamment avec l’association Bio-Aquitaine, a été l’objet, selon Bernard Pouey, d’un "sabotage" visant à détruire la production de l’année -et donc la preuve de la contamination.

Mais quelques plants ont résisté sur cette parcelle de pousses rachitiques, située dans un environnement de champs de maïs prospères. Ils ont livré leur ADN au laboratoire Atlangène de Nantes : celui-ci a décelé la présence de 0,14% de grains OGM, apportant la preuve d’une contamination, selon des documents montrés à la presse. Les responsables de cette expérimentation, organisée avec le soutien financier du Conseil régional d’Aquitaine, ont assuré que les cinq parcelles retenues -deux dans le Béarn, trois en Lot-et-Garonne-, ont toutes été l’objet de "sabotages" identiques vraisemblablement par "l’épandage de produits chimiques".

Avec un taux d’OGM à 0,14% résultant de cette contamination, a expliqué Bernard Pouey, sa production ne répond plus au cahier des charges des cultures Bio, et l’organisme certificateur lui a retiré le label, en lui demandant de détruire la parcelle. Le président de la fédération des producteurs Bio d’Aquitaine, Jon Harlouchet, a souligné que l’expérimentation a été effectuée "sous contrôle d’huissier", avec des semences "certifiées Bio".

Selon lui, l’expérience "démontre la réalité de la propagation des OGM", mais aussi, au vu des "sabotages systématiques" qui ont eu lieu, "le fait qu’il existe des gens qui veulent à tout prix éviter que ces résultats soient connus". Six gendarmes se sont rendus sur les lieux de la conférence de presse et ont interrogé le propriétaire de la parcelle. "

Cela se passe de commentaire .

Ludo
14/10/2007
Microalgues OGM pour les agrocarburants
Développer des OGM de microalgues pour fabriquer les agrocarburants de 2è génération. Je pense que nos économies ont et auront besoin d’énergie et d’énergie propre. Les OGM peuvent être une réponse à notre défi planétaire.
Dominique
14/10/2007
Les plantes OGM dégradent la fertilité des sols
Les plantes OGM sont néfastes pour les différents équilibres micro biologiques du sol et cela pour 2 raisons au moins :
  la technique du génie génétique qui consiste à modifier le génome d’une plante pour que celle ci secrête un insecticide, pour le maïs bt cultivé en france par exemple, change toutes les cellules de la plantes. Le pollen est OGM, ce qui entraine des problèmes de dissémination et de contamination des autres cultures, ce qui ce bien connu. A noter que les caractères apportés sont forts, dominants, que ce sont des plantes vivantes qui se reproduisent et donc cette contamination prend un caractère irréversible. Mais ce qu’on oubli de dire c’est que les cellules des racines de la plante sont OGM. Le sol (et l’eau qui l’irrigue) sont aux contacts de ces racines qui secrête cette toxine. Les micro organismes vivants qui fourmillent dans le sol sont perturbés. De même, lorsque ces racines pourrissent, pour devenir le futur humus du sol, elles modifient également la composition micro biologique de cet humus et les conséquences sont encore mal évaluées.
  Les plantes OGM cultivées, comme le maïs bt, ont pour objectif de lutter contre la pyrale. Cet insecte est nuisible surtout dans le sud ouest et en alsace. Pourquoi ? Parce que l’on y pratique de la mono culture de maïs. La mono culture est une abérration agronomique, elle entraine des problèmes de résistances de mauvaises herbes, de développement de maladies fongiques, d’envahissement de certains parasites comme la pyrale, de déséquilibre macro et micro biologique du sol... Or les plantes OGM se cultivent essentiellement en mono culture, elles vont donc amplifier la dégradation du sol qui sont déjà bien malmenés depuis quelques décennies.
léonléon
14/10/2007
OGM plus de mal que de bien : un moratoire s’impose

  L’argument selon lequel seules les cultures d’OGM permettraient des rendements suffisant pour nourrir d’ici l’an 2050, 9 milliards d’humains est une grotesque duperie. Alors que toute la biodiversité chute, que des milliers d’especes disparaissent chaque année fauchées par les crises environnementale et climatique, par quel miracle l’espece humaine pourrait-elle croitre de 50% ? Le bio a de bons rendements et préserve la vie... comme celle des agriculteurs.

  la dangerosité des OGM a été avérée dans une premiere étude faite sur des rats. D’autres études indépendantes pourraient etre conduites pour le verifier durant le moratoire.

  notre environnement du pole Sud au pole Nord cumule les polutions (mers, air, sol, nappes, eaux ). Nombreuses especes en font les frais, comme l’importante diminution des abeilles domestiques, au role oh combien indispensable à la nature et à l’homme. La coupe est pleine, comme nos assiettes ...de toxiques. N’en rajoutons pas. Ne cultivons pas d’OGM sans confinement, au risque de contaminer d’autres cultures environnantes.

  En Inde le coton-OGM a été une catastrophe nationale : les rendements et la qualité ont été en dessous de tout. De fait endettés et qui plus est contraints chaque année de racheter des semences OGM, des milliers de paysans Indiens se sont suicidés, d’autres ont vendu leur organes :foie, rein ... Ce n’était pas le fait de faucheurs volontaires.

  comment accepter que les graines de récoltes OGM ne puissent etre ressemer ! Rendant les paysans tributaires des semanciers après chaque récolte.

Dominique
13/10/2007
A qui profitent les OGM ? pas d’urgence ! !

le débat est enflammé...qu’y a t’il derrière tout çà ?

Tout d’abord je voudrais dissocier l’intérêt des "OGM outils" utilisés notamment dans les thérapies géniques des "OGM business" que l’On ( ? ? ?)veut nous imposer dans nos champs et nos assiettes.

Fils d’agriculteurs, après une maîtrise de Biologie, 2 écoles d’ingénieurs en agriculture et agronomie et quelques expériences longue durée dans les pays du Sud, je ne peux honnêtement pas soutenir les OGM alimentaires même si je travaille dans une entreprise qui les vend ! ! ! !

Amis agriculteurs, ne vous laisser pas berner : primo d’autres techniques existent pour vous aider à produire mieux, deusio les OGM en provenance des Etats Unis et Brésil notamment sont plus compétitifs que ce que nous pouvons faire ici ! Bilan : les cultures garanties sans OGM rapportent plus ! ! !

Et je ne peux pas m’empêcher de rire (jaune) quand les pro OGM assènent l’argument de la lutte contre la faim dans le monde ! ! ! En effet regardez donc les chiffres des Nations Unies (loin d’être manipulées par des utopistes arriérés) : la recherche avance sans cesse et le nombre de pauvres aussi ! ! !

Enfin, quelques connaissances basiques en biologie moléculaire, techniques d’élaboration des OGM, fonctionnement des écosystèmes et processus d’assimilation des aliments (OGM ou pas) dans notre corps me font dire :

STOP aux cultures et importations, OUI à la recherche en milieu confiné sur les OGM : mettons en vis à vis les risques et les avantages procurés par les OGM et décidons objectivement et sans urgence !

Au nom de QUELLE URGENCE NOUS FAIRE CONSOMMER ENCORE PLUS D’OGM ! ! !

De la méthode : Stoppons, cherchons, décidons ENSUITE ! !

Je n’ai pas envie d’avoir à baisser la tête quand mes enfants me demanderont pourquoi n’avoir pas dit ce que je pensais ; voilà c’est dit !

marc boutin
13/10/2007
consultation du public

Madame ,Messieurs les Ministres de l’Agriculture et de l’Environnement

Ayant reçu les documents pour la Réunion publique interrégionale du 15 10 07 , je tiens à exprimer mon point de vue sur l’avenir de l’agriculture et en particulier sur les OGM

Il y a sur ce sujet ,opposition entre paysans Deux thèses s’affrontent Pour Les Pro Ogm . « On ne peut pas arrêter le progrès /Il faut nourrir le Monde .Seule la productivité avec fertilisation et protection Chimique ,nous le permet L’arrivée des OGM va nous faciliter le travail , conforter les rendements . Nos organismes professionnels en amont ont tout prévu,. les garanties sanitaires ont été prises par les industriels » .

Pour les anti- Ogm justement rien n’a été prouvé. Les firmes industrielles chimiques se sont accaparées du processus en le faisant breveter à partir de la semence par méthode scientifique et mise en œuvre industrielle .Ceci implique : manipulation génétique ; apport du ou des pesticides , sur culture de bactéries qui se multiplient à l’infini ( et deviennent les porteurs de gènes ), introduction de marqueurs (ex : antibiotiques )ou de catalyseurs pour permettre une alchimie parfaite .Cet ensemble est « bombardé ! » ou introduit dans les volumes adéquats de semences et mis à disposition des paysans en conditionnement parfait.... Le tour est joué .L’apport de pesticides est dispensé de contrôle (puisque déjà connu par ex Rond-up) ;la semence est propriété de l’industriel . Mais les productions Ogm ne pourront pas être utilisées en semences par le paysan puisque leur pouvoir germinatif aura perdu son identité, ses qualités intrinsèques ;et seront chargées de matières toxiques

L’industriel est simplement tenu de rendre compte des essais qu’il fait lui-même pour contrôler le comportement des animaux-tests .Ex : sur : rats , souris ;ayant absorbé le maïs Ogm mais seulement sur un temps limité(trois mois semble-t-il) ?Alors qu’il a fallu des années pour constater les dégâts de la vache folle..... ! ou de l’amiante ... ! Cette carence de contrôle et les méfaits des O G M ont été démontrés par de nombreux scientifiques , personnalités politiques et par les médias(Envoyé spécial fin avril ;complément d’enquête le 9 10 07)

Ces semences Ogm donnent au cours des premières récoltes de bons résultats Ceux-ci diminuent ensuite par l’accoutumance des plantes aux produits , ce qui implique de nouveaux surdosages de produits chimiques ..Le fait le plus dangereux et incontrôlable : c’est la toxicité des plantes Ogm :dans le sol puis dans l’air par dissémination du pollen ,enfin dans la nourriture animale ;et Humaine A cela s’ajoute la pollution des cultures environnantes et l’impossible coexistence avec l’agriculture biologique et les cultures de qualité (vente directe , contrôlée , AOC ,etc) Par ailleurs , la conjoncture des marchés sur le plan mondial , avec l’augmentation du prix des céréales, ainsi que l’orientation des cultures agro énergétiques ,(ex : en Amérique) faussent toute logique de marché à long terme Alors quelle perspective possible ? Le postulat reste le même : Nourrir le Monde en quantité suffisante et avec une qualité absolue qui préserve la santé de toutes les populations C’est possible sans ogm Il suffit de remettre la nature au cœur de l’agriculture. A suivre M B

BOURM54
13/10/2007
OGM : Continuons à modifier la Nature, nous sommes des Génies !

La Vie sur Terre, après plusieurs milliards d’années d’évolution, nous à enfanté. Il était temps ! Rectifions en vitesse cette vie imparfaite, nous avons à présent toutes les connaissances nécessaires pour faire mieux que dame Nature...

Mais au fait, savons nous rectifier nos erreurs environnementales ? Savons nous arrêter l’extinction, ne serait ce que d’une espèce ? Savons nous dépolluer nos sols, nos rivières ? Savons nous éviter le réchauffement climatique ?

Nous sommes tellement arrogants que nous pensons que la Terre nous appartient, elle est pourtant notre seul refuge et nous n’avons aucune chance de gagner une guerre à l’encontre de cet espace vital que nous ’partageons’ avec tant d’autres espèces.

Alors le principe de précaution, le bon sens, nous invite à reconnaître que nous savons peu de choses, et dans le doute, les OGM doivent êtres bannis de toute la planète.

Sébastien
13/10/2007
Oui définitivement
Oui aux OGM ! Car avec le principe de précaution nos ancêtres n’auraient jamais pu se servir du feu Car nous sommes déjà tous des OGM Car nous en mangeons depuis plus de 10 ans à tous nos repas Car les OGM sont présents dans notre quotidien tous les jours Car c’est un formidable progrès comme l’ont été les machines à vapeur, le nucléaire, la vaccination et les ordinateurs Car si Pasteur avait du affronter les écologistes jamais il n’aurait pu mettre au point le vaccin, qui je le rappelle est une culture de la maladie que l’on veut combattre, sur du serum de cheval injecté dans l’homme.... Car les OGM éviteront des tas d’autres maladies comme le cancer provoqué par les mycotoxines Car en développant les OGM en France nous éviterons de laisser cette science aux seules mains des industries agrochimistes américaines comme Monsanto Car le débat sur les OGM n’est qu’une manipulation de ces firmes sur les groupes écologistes européens par leur financment, dans le seul but que notre science avorte au profit de la leur : cela s’appelle l’arme alimentaire Car c’est la seule solution pour produire plus propre demain demain et notamment rendre les plantes autonome sans apport d’engrais Car c’est la solution pour nourir notre planéte demain Car c’est la solution pour nous soigner demain Car le progrès ne recule jamais, nous n’avons jamais vu l’eau remonter le cours d’une rivière
fwm91
13/10/2007
OGM = PROGRES

Comme introduction, il serait déjà impératif de laisser se dérouler les essais en milieu naturel jusqu’à leur terme sans que des âmes malveillantes viennent tout détruire.Respectons au moins la recherche et les hommes qui veulent arriver à un résultat, ce sera oui ou non, mais laissons les aller jusqu’au bout.

Avec les OGM , produisons plus propre : moins de phytosanitaires seront épandus ; produisons plus économique : avec moins de parasites donc moins de phytos TRES COUTEUX, une meilleure régularité de la production. Pourquoi l’agriculture française n’aurait pas la possibilité d’utiliser ces nouvelles technologies alors que d’autres agricultures en profitent déjà depuis de nombreuses années ?

Ne risquons pas la famine !

Vincent
13/10/2007
Une folle évidance

On joue aux apprenties sorciers, et l’ére de jeux est la planette que nous légureons a nos enfants. On nous avait parlé du rique de contamination environementale qu’engendre les cultures OGM, et nous constatons l’évidence : ceci n’est plus un risque mais un fait. Nous tirons les leçons de nos erreurs, mais quand elles sont aussi prévisble autemps éviter de les commettres, et surtout ne persistons pas en se voilant la face. Arretons de se jeter a l’eau sans sûr qu’il y a assé de fond.

De même nous mangeons des OGM en pleine ignorance des risques encouru pour la santé. Baucoup de voix s’élévent pour crier DANGER ! ! Pas seulement celle de militants écolo mais celle d’hommes de science. Une fois de plus, comme pour la cigarette, allons nous attendre que des milliers de malades viennent prouver qu’ils avaient raison ?

Il est difficile aujourd’hui de s’assurer de l’absence d’OGM dans les nombreux articles de consomation courante. Il faut lire la composition de chaque article (ecrite en miniature) pour tenter de faire valoir notre droit a ne pas manger OGM, et encore faut il savoir traduir : combien de personnes savent que "modifié" signifie OGM ? Un cigle bien en évidance et sans embiguité devrais signalé tout produit contenant ou suseptible de contenir des OGM.  Ceci me semble l’extrême minimum à faire : rendre le droit au consomateur de choisir ce qu’il mange et donc d’exprimer son avis sur les OGM.

En ce qui me concerne je ne souhaite pas de ces OGM libre de se meler aux organisme vivant sur notre planête. Pas temps que tout les risques ne sont pas clairement identifiés et maitrisés.

florent
12/10/2007
recherche ET formation

Un texte peu contestable.

Il faut toutefois préciser que l’effort de recherche évoqué doit certes impliquer des moyens financiers, matériels et humains (avec indépendance et transparence des travaux, etc), mais aussi un effort en amont, au niveau de la formation, pour avoir des spécialistes dans les disciplines concernées.

Et en effet il y a beaucoup de questions à se poser sur l’Académie des Sciences, l’ANR, la CGB, et tant d’autres organisations...

le mulo masqué
12/10/2007
vraiment contre les ogm ? arretez de regarder TF1

Jeune diplomé en technologie végétal, arrière petit fils, petit fils, et fils d’agriculteur, je voulais dire mon point de vue aux opposants ogm.

Que les gens contre les ogm, aillent jusqu au bout de leurs convictions c’est à dire, NE PLUS UTILISER ET NE PLUS MANGER DE PRODUITS OGM, puisque selon eux c’est dangereux pour la santé et l’environement. Alors, messieurs les opposants, soyez prêts à ne plus utiliser tous ce qui est à base de coton, puisque toute la production de coton mondial est ogm. Et deuxième point, regarder bien ce que vous mangez, car tous ce qui est à base de soja est ogm (lécithine de soja), et on en trouve dans le chocolat, et dans quasiment tout les aliments... Il ne faut pas se leurrer, travaillant dans le milieu agricole, je vois beaucoup de chose, et je peux vous dire que trouver du soja ogm est quasi impossible, et si on arrive à en trouver, il se trouve dans le meme bateau que le soja ogm (et oui, c’est la dure réalité,la vie est injuste ;). Autre chose que je tiens à dire à tous les faucheurs ogm, j’ai vu des essais ogm lors de mon stage d’ingénieur , et je peux vous affirmer qu’ils n’y a aucun moyen de dissémination, (c’est encore plus controlé que nos impôts)car les fleurs du maïs n’ont pas le temps de sortir, donc laissons faire la recherche pour prouver que les ogm ne sont pas si mauvais que ca. De plus, tous ceux qui disent que les ogm ne profiteront qu a monsanto, se trompent. Des sociétées francaise proposent des ogm, et il existe des sociétées d’expérimentation francaise telles que biogema qui faisaient leurs essais ogm en france (donc création d’emploi) sont partis les faire à l’étranger, donc réjouissons nous on a tout gagné, BRAVO FAUCHEURS.

Dernier avis perso sur l’agriculture bio et ogm. Si vous vous interessez un peu à l’agriculture, vous savez qu’il n’y a que 50 jours de stock mondial à ce jour avec des bons rendements mondial. Je vous laisse imaginer ce qui ce passera si on obtient des rendements de ble de 25 qx/ha en agri bio, alors qu ’on est environ à 60 qx en agri conventionnel. Réfléchissez un peu, et ne regardez pas votre nombril,soyez réaliste et ne sortez pas vos arguments à deux sous que vous avez vu au journal de TF1, ou qui sorte de la bouche du très intelligent MONSIEUR Yann artus bertrand très grand agronome écologiste et biologiste reconnu internationalement, et pensez aux conséquences ctastrophiques que pourrait avoir l’agriculture bio si elle est généralisé en France, voir pire au monde entier comme le voudrait certains utopistes, vous etes asssez grand pour reflechir alors pensez bien. Attention je ne suis pas totalement contre l’agriculture bio, mais pour moi elle doit rester un marché de niche réserver à des gens qui ont les moyens d’acheter ce genre de produits.

Bernard Krempp
12/10/2007
OGM et règne végétal

D’abord prenons consciencee de la réalité du sujet : Le règne végétal est la plaque tournante de toute vie sur terre, visible et invisible et nous même le genre humain dépend uniquement des végétaux (terrestre ou marins).

Tous ces êtres vivants animaux les consomment directement ou indirectement et ceci à tous les les stades végétatifs : semence, plantule, pleine végétation, en fruits ou en décomposition. A tous ces stades les végétaux sont proies d’une forme de vie. Modifier le génome d’une semence suppose qu’à aucun de ses stades, se produise des effets inonnus sur la chaîne de vie.

Dans cette chaîne de la vie de l’écosystème, tout est lié ; si nous voulons nourrir les humains de façon suffisante, il est nécessaire que tous les phénomènes biologiques et biochimiques de ce milieu universel, bi-pôle : règne végétal <=> règne animal s’interactivent en harmonie. L’intervention de l’homme peut être très utile s’il comprend le fonctionnement de cette chaîne de vie de la logique du vivant en aidant à un milieu favorable ("le microbe est rien, le terrain est tout", Claude Bernard)

Oui à la recherche fondamentale, celle qui comprend le rôle de l’insecte ravageur et qui met au point des variétés de maïs rustiques et naturellement résistantes. Ceci est d’autant plus nécessaire que les végétaux cultivés ne pourront nourrir les humains et leurs animaux que s’ils sont accessibles à tous et auto-reproductible localement, nourrir l’humanité ne peut en aucun cas être assurer par une fuite en avant des techniques culturales érronés comme les PGM actuelles qui interdisent à terme les cultures vivrières sans parler des dégâts fracassant à terme sur l’écosystème ...

Questions aux concepteurs OGM actuels :

Garantissez vous que le pollen maïs Bt peut nourrir le couvain d’abeille sans le faire périr ?

Garantissez vous que tout autre insecte que la pyralle qui consomme le maïs Bt en végétation ou en décomposition ne meurt pas ?

Garantissez vous la non pollution pollinique des cultures voisines ?

Etes vous prêts à indemniser les récoltes et les dommages subis par les tiers et l’environnement ? Comprenez vous pourquoi maintenant, d’honnêtes gens et des scientifiques indépendants dénoncent les OGM plein champs !... Il n’y a pas de plus grandes responsabilités sur Terre que de gérer le règne végétal. Le chemin pris actuellement est celui d’une auto-destruction lente et efficace.

colza69
13/10/2007
utopisme en pleine nature ou confiné dans des serres
Bernard un peu de réalisme ! Vous utilisez un ton scientifique. Alors soit vous l’êtes et alors vous savez que garantir en science n’est pas possible, soit vous déversez les lieux communs habituels. Allez voir le contrôle des pyrales par les produits actuels, au moins vous ne vous poserez pas la question de survie des insectes autres que les pyrales, il ne reste rien ! et puis qui indemnisera celui qui ne voudra manger que du OGM, , non contaminé par le champs voisin et ses 2 à 6 traitements chimiques ? les abeilles voilà un thème porteur ! Là encore renseignenez vous sur tous les produits appliqués sur ces petites bêtes même par les bio, vous serez surpris !
Pasrobins
13/10/2007
Des questions ? Des éléments de réponse, en voici !
Monsieur Krempp, Vous avez une vision générale de la vie sur Terre et vous repositionnez le thème des O.G.M. dans un contexte général des écocystèmes. C’est très bien. Mais, si vous me permettez une critique ... modeste, vous avez omis de mener une bibliographie qui aurait répondu à la majorité des questions que vous posez aux scientifiques ... qui se sont déjà penchés sur ces questions. Les scientifiques sont comme la nature : ils n’aiment pas le vide à toutes leurs questions qu’ils se posent ! Donc, m’étant renseigné sur le sujet, voici les éléments de réponse que l’on peut vous communiquer. Les variétés actuelles d’OGM sont parfaitement auto-reproductibles et ne sont pas du tout stériles (Terminator est resté bien gentillement dans son labo ...). Pourquoi ? En soja, les variétés sont autogames et c’est ce qui a permis le fort développement des variétés OGM en Argentine et au Brésil. En colza, idem. En maïs, là, les variétés intéressantes sont hybrides. Est-ce de la faute de l’homme et des sélectionneurs de la recherche publique ou provée si les variétés hybrides donnent des rendements plus élevés que des variétés autogames ? Donc, si on sème l’année suivante des grains d’une récolte issue de variétés actuelles O.G.M. ou non, on aura un rendement bien moindre. Vous parlez de dégâts fracassants à terme sur l’éco-système. Questions : lesquels ? Et quand ? Concernant le pollen de maïs pour les abeilles, savez-vous que les abeilles n’aiment vraiment pas l’espèce maïs et son pollen pour faire du miel ? Avez-vous vu autant d’abeilles sur des plantes de maïs que des plantes de tournesol ? Le maïs ne produit pas de nectar et est pauvre en éléments nutritifs pour les abeilles. Les abeilles n’ont pas attendu le non débat sur les OGM pour le savoir ... Mais, quand dans une région il n’y a plus d’autres plantes méllifères que du maïs pour leur fournir du pollen, les abeilles y vont bien sûr ... pas nécessité. Et puis, si ce maïs est OGM, y a t il un problème pour nos abeilles ? Des chercheurs allemands et belges se sont penchès sur le sujet en leur donnant du pollen de maïs OGM ad libitum. Résultat : la toxine du maïs Bt actuellement cultivé n’est toxique que pour les lépidoptères (pyrale et sésamie, ravageurs du maïs) et non pour les hyménoptères que sont les abeilles ... Comme pour les abeilles, le maïs Bt a fait l’objet d’études de toxicitéles pour les autres insectes (coccinelles, pucerons, papillons, ...). Résultat : elle est dans l’impressionnante bibliographie disponible ... sur Internet. Qui parle de non "pollution" pollinique ? Ceux qui ne connaissant pas les flux de pollens ! Bien sûr qu’il y en a. Mais l’objectif des modalités de coexistence entre cultures non OGM et OGM (autorisées à la culture suite à des études scientifiques ... bien sûr) est de respecter le seuil de présence accidentelle d’OGM dans des cultures non OGM.  Peut-on réflechir calmement et arrêter le catastrophisme de certains qui se limitent à qq paramètres plaisants ?
pepy
12/10/2007
Halte au désastre
100 ans pour interdire l’amiante,10 ans pour les farines animales,il faut arreter de cultiver ces ogm en plein champ de suite.Si l’experience des rats s’est mal passée,il en sera de meme des humains.
stephane
12/10/2007
OGM non merci.
Le développement des OGM n’a qu’un but : faire avancer la science. Je suis moi même homme de science et n’ai pas toujours eu d’avis néagatif sur les OGM. La science oui encore faut -il un but , une raison valable. Nous pouvons vivre et nous nourir sans OGM. Les OGM sont un exemple, en matière de culture, de fuite en avant pour toujours plus de productivité. une productivité déraisonnée. Les OGM oui mais e laboratoire. La terre n’est pas un laboratoire. Les êtres vivants ne sont pas des cobayes.
Espoir
12/10/2007
L’éthique avant l’économie
Il faudrait être responsable et arrêter de mettre en circulation des produits sans en avoir étudié, sans en connaître les effets à long terme sur la santé etc. Il faudrait faire passer l’éthique avant l’économie.
papitou1
12/10/2007
consultation régionale réunion publique Perpignan 12 octobre
Déçu , très déçu, c’est le mot. J’attendais beaucoup plus de cette "consultation". En fait, les politiques du coin ( préfets, président de région,président du Conseil régional ont monopolisé la parole pendant près de deux heures pour ne pas dire grand chose d’important. Et en trois heures de présence, je n’ai pu entendre que quatre intervenants s’exprimer...Cela est il voulu ? Pourtant les auditeurs ont demandé la parole et pas hésité à interrompre la diatribe inutile de l’un d’entre eux Les rapporteurs des différents ateliers n’ont eu que cinq minutes chacun pour expliquer ce qu’il avaient fait le matin et dire les idées nouvelles retenues et ce qu’ils voulaient voir en plus dans le texte . Dommage ! J’espère qu’il n’en ira pas de même des décisions prises à la suite de cette grande opération Les problèmes sont grands et pour certains comportent une irreversibilité dangereuse ( biodiversité en grand péril , contamination et non coexistence possible de plantes OGM et de plantes " naturelles", etc ) Il faudra beaucoup de courage ( et de moyens), beaucoup d’intelligence et de sagesse pour mettre tout cela en œuvre et sans doute s’opposer à des lobbies en trouvant des solutions justes mais qui préservent l’avenir et la santé. Mais cela peut être le choix d’une grande nation et une voie pour les autres
Sylvie
12/10/2007
Peur d’un référendum...mais c’est pourtant ça la démocratie !

Je suis contre les OGM, car plus l’homme touche à la nature plus il s’extermine. Un scientifique qui n’a toujours pas pris conscience de cela ne fonctionne qu’avec des œillères car il n’a qu’à regarder la vie autour de lui. C’est qu’il fonctionne qu’avec une intelligence cartésienne sans intelligence affective et humaine.

Les hybrides avaient l’avantage de ne mélanger que les végétaux entre eux, mais ce qui me parait plus grave pour les OGM c’est de mélanger vétégaux et animaux. Et c’est pourtant la notion de base pour définir les espèces. Ils nous ont déjà mis des gènes de poisson dans nos fraises, alors à quand les gènes humains dans nos patates ! à long terme on pourra même devenir cannibale. Si c’est ce monde là que vous préparez à nos enfants ils n’en veulent pas. Sous prétexte de nourrir l’humanité tout entière, comme si nous allions tout d’un coup, par prise de conscience soudaine et collective, faire preuve d’une empathie envers les peuples pauvres et leur donner à manger. Comme si les multinationales agroalimentaires feront fi de leur cotations boursières pour aller généreusement nourrir l’humanité, quel argument naïf !

Les OGM c’est non seulement de donner à l’homme le pouvoir qu’à la terre sur la vie, mais d’ôter ce pouvoir à la terre (obligation de nouvelles semences). Ca c’est grave surtout lorsqu’on voit ce qu’en fait l’homme lorsqu’il a un pouvoir... !

J. AVIE
12/10/2007
LES OGM C’EST L’AVENIR

J’ai pu constater autour de moi que plusieurs personnes qui se disent ouvertement anti-OGM ne savaient pas ce qu’étaient les OGM. Professeur, Elu municipal, agriculteur, étudiant,.... Je leur ai demandé "Qu’est-ce qu’un OGM" Ils me répondent que l’organisme, les cellules ont été modifiées. Je leur demande alors "Quelle modification ? " Comment fabrique-t-on un OGM". Là je constate qu’ils sont incapables de répondre. Alors ils mettent parfois de l’eau dans leur vin et disent "Des OGM, oui peut-être, mais en milieu confiné".

Je constate donc qu’il y a une grande ignorance et que l’ignorance nourrit toutes les peurs.

De plus ils disent qu’il faut un moratoire, mais bien sûr, ils n’ont jamais entendu parler d’Asilomar...

Alors il faut que les scientifiques, les hommes politiques les media expliquent clairement ce que sont les OGM et précisent quels sont leurs intérêts. Il y a un grand besoin d’information.

Alors il faut que les pouvoirs publics soient fermes et empêchent les vandales de dévaster les champs de maïs trangénique. Il faut noter que ces vandales sont aussi bien capables de détruire un maÏs produisant une pro-protéine insectide, qu’un maïs contenant un médicament !

Qu’ils comprennent donc que leurs tomates, leurs pommes de terre, leur blé, leur maïs... dits biologiques sont des monstres du point de vue génétique. Ils sont le résultat des sélections et croisements opérés par l’homme depuis des millénaires. Et les OGM ne sont qu’un autre moyen de continer les travaux d’hybridation. Qu’ils cultivent les plantes sauvages à l’origine de nos plantes cultivées !

Les OGM sont l’avenir de l’agriculture. Se priver des OGM en France c’est détruire l’agriculture française.

Les OGM sont l’avenir de la médecine. Se priver des OGM c’est régresser.

Oui, dix fois oui aux OGM.

Marie-France
12/10/2007
OGM : Protection de l’environnement
CONTAMINATION ENVIRONNEMENTALE affectant les plantes sauvages, les plantations conventionnelles et les productions biologiques. Dans la mesure où le miel est déjà contaminé par les OGM,et où l’Union Europeénne admet une pollution ACCEPTABLE de 0,9% pour la production biologique, où les problèmes sanitaires notamment allergiques se multiplient de façon préoccupante, il serait pour le moins judicieux d’interdire l’expérimentation et a fortiori la production de cultures OGM en plein champ. Au nom de la démocratie et du principe de précaution figurant dans la charte pour la protection environnementale il ne faut pas faire supporter les problèmes des OGM à ceux qui n’en veulent pas et qui n’ont d’autre perspective que de les subir. Par ailleurs en cas d’expérimentation en milieu confiné il serait tout à fait normal de faire payer aux expérimentateurs et non pas à la collectivité et aux citoyens les risques et les conséquences en cas de disséminations accidentelles.
gattaca
13/10/2007
Oui, les OGM contribuent à la protection de l’environnement !

Sans doute faites-vous partie de la majorité des français qui pensent que le miel est fait avec du pollen ? bref passons !

Par ailleurs, je vous recommande d’utiliser des termes dont vous connaissez les définitions. Ainsi le terme contamination ne peut aucunement s’appliquer aux OGM !

Savez vous que depuis que les plantes existent, elles disséminent leur pollen... cette dissémination pollinique n’est donc aucunement spécifique des PGM.

Pouvez-vous me citer donc une seule culture (alimentaire) faite par l’homme qui dans l’histoire récente et ancienne aurait provoqué un quelconque problème environnemental lié à sa dissémination ?

De plus, vous vous rendez compte, si un colza GM venait à transférer son caractère de « tolérance à un herbicide donné » à un autre colza (non GM) mais quelle catastrophe environnementale sans précédent, la fin du monde est proche !

Tous les problèmes d’envahissements que l’on connaît sont dus à la prolifération de plantes sauvages mais certainement pas par des plantes cultivées par l’homme. Et justement, avez-vous entendu parler de l’ambroisie et de son risque allergique ?

Citez moi une PGM cultivée qui aurait provoqué une seule allergie ? Par contre, toutes les allergies alimentaires, avez-vous remarqué ?, elles sont le fait de variétés conventionnelles !

Non, savez-vous ce qui serait le plus dangereux, c’est qu’une mutation venue du ciel (c’est le cas de le dire, par R-X ou UV par exemple) confère aux plantes l’impossibilité de se disséminer et donc de se reproduire... là, alors on serait vraiment mal !

Jean B. Bergé
12/10/2007
Actualisation et Complément du diossier documentaire de l’Intergroupe OGM

Monsieur le Président de l’Intergroupe OGM du Grenelle de l’Environnement Messieurs les ministres concernés ;

Vous allez être amené à statuer ou à faire statuer sur un règlement d’adoption ou rejet des OGM. C’est une décision majeure pour l’agriculture et l’environnement. A ce titre il me semble important que cette décision soit basée sur des données scientifiques et technologiques complètes. Or à mon avis ce n’est pas le cas au vu du verbatim du Grenelle de l’Environnement et de la liste des "Ressources documentaires" proposées par le site de l’"Atelier Intergroupe OGM". Je profite de ce forum pour vous joindre et vous avertir de ce problème.

I) L’Intergroupe est préoccupé, à juste titre, par les impacts possibles de la dispersion du pollen et ses conséquences. Personne ne peut nier l’existence de cette question. Il m’aurait semblé légitime que les scientifiques de l’Intergroupe présentent les possibilités qui sont en cours de recherche et d’expérimentation pour minimiser, voire pallier, ces problèmes. Ces dernières utilisent des méthodes qui consistent à éviter que le transgène soit présent dans le grain de pollen ou qu’il s’y exprime. Plusieurs méthodes aux noms barbares de cleistogamie, GURT, ... etc existent mais celle qui me semble avoir le plus d’avenir est l’intégration des transgènes dans les organites cellulaires qui ne sont transmis aux descendants que par l’ovule. Les articles sur ce sujet ne sont pas rares et je conseillerai la lecture de quatre d’entre eux parus en 2007.

• Daniell H., 2007. Transgene containment by maternal inheritance : Effective or elusive ? Proc. Natl. Acad. Sci. USA 104, 17, 6879-6880. • Ruf S., Karcher D., Bock R., 2007. Determining the transgene containment level provided by chloroplast transformation. Proc. Natl. Acad. Sci. USA 104, 17, 6998-7002 • Svab, Z. and Maliga, P., 2007. Exceptional transmission of plastids and mitochondria from the transplastomic pollen parent and its impact on transgene containment. Proc. Natl. Acad. Sci. USA 104 : 7003-7008 • Bock R., 2007. Plastid biotechnology : prospects for herbicide and insect resistance, metabolic engineering and molecular farming. Current Opinion in Biotechnology ; 18, 2, 100-106.

Avec en supplément la publication suivante indiquant l’efficacité des plantes transformées au niveau du génome d’organites cellulaires.

• Chakrabarti S.K., Lutz K.A., Lertwirijawong B., Svab Z. and Maliga P. (2006) Expression of the cry9Aa2 Bt gene in tobacco chloroplasts confers extreme resistance to potato tuber moth. Transgenic Research 15 : 485-492.

L’ensemble de ces données laissent penser que la transmission maternelle associée aux mesures existantes devrait aboutir à un risque minimum dans la transmission du transgène via les flux de pollen sans diminution d’efficacité.

II) Le deuxième point concerne les murmures soulevés par l’intervention d’Henri Katz indiquant que l’emploi de certains PGM est à l’origine d’une économie de pesticides. Je ne sais pas si c’est le seul murmure qui a eu lieu pendant les discussions, mais en tout cas c’est le seul qui a été mentionné dans le verbatim. En fait ce murmure ne me surprend pas si je me réfère aux documents qui ont été proposés dans les « Ressources documentaires » proposées sur le site de l’« Atelier Intergroupe OGM ». Les articles recensés par le(s) préparateur(s) du dossier sont celui de Benbrook (2003) et de son ‘Executive Summary » traduit en Français. Or il se trouve que Benbrook s’est senti obligé d’écrire un article sur le même sujet l’année suivante, article beaucoup plus complet et avec une analyse plus détaillée que l’article de 2003. Il m’aurait semblé intéressant que ce soit ce dernier article qui soit cité dans le fond documentaire proposé.

Ceci ne serait qu’un détail, mais la présentation de ce seul article oblitère de nombreuses publications utilisant une méthodologie analytique différente de celle utilisée par Benbrook et portant sur le thème de l’économie de pesticides. En effet la méthodologie utilisée par Benbrook et d’autres consiste à analyser l’utilisation des pesticides sur des données statistiques le plus souvent gouvernementales et donc dignes de foi. Mais il y a une autre école qui mesure l’impact des OGM d’après des enquêtes auprès d’utilisateurs d’OGM et de non utilisateurs. Or ce type d’analyse est complètement oblitéré dans le fond documentaire que a été fourni par l’« Atelier Intergroupe OGM ».

Quoiqu’il en soit, il y avait des articles beaucoup plus récents à citer que celui de Benbrook, comme :

• Cattaneo, MG, Yafuso C, Schmidt C, Huang C, Rahman R, Olson C, Ellers-Kirk C, Orr BJ, Marsh SE, Antilla L, Dutilleul P, Carrière Y, 2006. Farm-scale evaluation of the impacts of transgenic cotton on biodiversity, pesticide use, and yield. PNAS, 103, 20, 7571-7576. • Speese, J, & Thomas P. Kuhar, Anthony D. Bratsch, Brian A. Nault, Vonny M. Barlow, Roberto J. Cordero and Zheng-Xing Shen, 2005 Efficacy and economics of fresh-market Bt transgenic sweet corn in Virginia. Crop Prot. 24 : 57-64. • Gomez-Barbero, Manuel & Emilio Rodríguez-Cerezo, 2007. GM crops in EU agriculture : Case study for the BIO4EU project. EU-DG-JRC - EUROPEAN COMMISSION. www.madrimasd.org/biotecnologia/Seleccion/Downloads_GetFile.aspx ?id=6977 • Traxler, G, Avila SG, Zepeda JF, and Arellano JE, 2006. The GMO experience in North and South America. Int. J. Technology and Globalisation, Vol. 2, Nos. 1/2, pp.46-64. • Wossink, A, Denaux, ZS., 2006. Environmental and Cost Efficiency of Pesticide Use in Transgenic and Conventional Cotton Production. Agricultural Systems vol. 90 (1/3) p.312-328 - 2006

Au niveau de cette problématique il faut considérer les choses au cas par cas. C’est ce que conseille le comité d’experts réunis autour du thème « OGM » et je suis en complet accord avec eux. Dans ce contexte, il faut savoir que les OGM tolérantes aux herbicides (TH) ont des objectifs complètement différents des OGM résistants aux insecticides (RI).

Les Plantes TH sont utilisées pour une meilleure maîtrise des adventices. Elles présentent certains inconvénients comme l’acquisition de résistance de ces adventices aux herbicides mais c’est un problème général à cette méthode de désherbage avec ou sans OGM-TH. Par contre le désherbage sur culture HT entraine dans certains cas une augmentation d’utilisation des herbicides. Mais pour leur défense il faut indiquer que cette augmentation est souvent liée à une économie de labour et donc à une économie d’érosion, etc. Pour plus de détail, on peut conseiller la lecture de l’article suivant :

• Cerdeira, A.L. & S.O. Duke, 2007. Environmental impacts of transgenic herbicide-resistant crops. CAB Reviews : Perspectives in Agriculture, Veterinary Science, Nutrition and Natural Resources, 2007, 2, No. 033, 14 pp.

Les plantes IR sont utilisées pour éviter les dégâts de certains insectes sur les plantes cultivées. Un des objectifs est d’obtenir ces résultats en utilisant moins de pesticides parce que la plante IR synthétise une protéine qui est toxique pour les insectes ciblés. Cette protéine est synthétisée par un gène appelé « cry » qui provient d’une bactérie Bacillus thuringiensis qui est utilisée en agriculture biologique pour protéger les cultures contre les ravageurs.

Les plantes IR permettent une économie d’insecticides utilisés pour lutter contre des lépidoptères et coléoptères ravageurs importants des cultures de maïs et de coton comme le montre la publication suivante :

• Brookes, G, Barfoot P. 2005. GM crops : The global economic and environmental impact - the first nine years 1996-2004. AgBioForum, 8(2&3), 187-196.

et comme le montre de très nombreuses autres publications qu’il serait fastidieux d’ajouter ici mais que je tiens à votre disposition si vous en manifestez le désir.

Mais il ne faut pas se voiler la face, les OGM IR ne sont pas une panacée et il faut s’attendre à avoir des problèmes de résurgences de ravageurs secondaires du fait de la niche écologique laissée libre par les ravageurs primaires éliminés par les OGM IR. Comme pour les flux de pollen des réponses sont déjà préparées par rapport à ce sujet. Tout d’abord par une réflexion d’intégration des OGM IR dans des processus de Protection Intégrée des cultures et aussi par l’empilage de gènes apportant des résistances aux ravageurs posant problèmes.

• Fitt, GP. 2000. An Australian approach to IPM in cotton : integrating new technologies to minimise insecticide dependence. Crop Protection 19 (2000) 793-800 • Fitt, GP, & Wilson, L., 2005. Integration of Bt Cotton in IPM Systems : an Australian Perspective. Second International Symposium on Biological Control of Arthropods. Davos, Switzerland. (12 to 16 september, 2005) • Manyangarirwa, W. ; Turnbull, M. ; McCutcheon, G. S. ; Smith, J. P., 2006. Gene pyramiding as a Bt resistance management strategy : how sustainable is this strategy ? African Journal of Biotechnology vol. 5 (10) p.781-785

III) Enfin, je voudrai souligner un manque évident d’objectivité dans la préparation du dossier des ressources documentaires de l’Intergroupe OGM. En effet celui-ci fait mention des publications du Dr. Seralini, en particulier des conséquences sur la santé rapporté dans la publication de l’Ecologiste qui indique qu’une nouvelle analyse des données de Monsanto a montré que le maïs OGM (MON 863) révèle que ce maïs montre des signes de toxicité hépatique et rénale. Le fait étonnant n’est pas d’avoir présenté cette publication mais concerne surtout l’absence de deux rapports, l’un fait par la CGB à la demande de la DGAL et l’autre au niveau européen rédigé par l’EFSA. Ces rapports, indiquent que les analyses du Pr. Seralini et al n’ont rien amené de nouveau par rapport aux conclusions contenues dans le dossier présenté par Monsanto.

• CGB, 2007. Saisine de la DGAL sur l’article publié par Séralini et al. sur le maïs MON863 (http://www.agriculture-environnement.fr/telecharger/Avis_CGB_MON863_15juin2007.pdf) et EFSA, 2007. • Statement of the Scientific Panel on Genetically Modified Organisms on the analysis of data from a 90-day rat feeding study with MON 863 maize. http://www.efsa.europa.eu/EFSA/Statement/GMO_statement_MON863.pdf

Voilà, Messieurs, Mesdames, j’espère avoir été utile en actualisant et en complétant les documents mis à la disposition de tout un chacun et donc à votre disposition dans le dossier des ressources documentaires de l’Intergroupe OGM. 

Mais au delà de cette action, j’espère aussi avoir montré qu’il y a plusieurs méthodes et moyens en cours d’étude et d’expérimentation, qui devraient permettre de répondre aux questions que se posent les scientifiques de l’intergroupe.

Thierry
12/10/2007
réponse à Tabou
Un gène ne défini pas un organisme. Pour imager (et simplifier) mon propos, ce n’est pas en transférant un rétroviseur de camion sur une 4L que cette 4L deviendra un camion. Donc un gène bactérien ou animal introduit dans une plante ne change pas l’"identité végétale" de cette plante. D’ailleurs de très nombreux gènes sont communs aux plantes et aux animaux et beaucoup d’entres-eux sont fonctionnellement interchangeables...
Mathé
12/10/2007
Abandonnons tous les OGM
L’expérience de la vache folle devrait nous suffire. Pourquoi persister et dépenser de l’argent public dans la création d’un organisme de conseil et certificateur ? Quelques bonnes raisons :
  Des expériences sur des rats en laboratoire ont prouvé la toxicité des OGM,
  Les effets des OGM sur la santé seront difficiles à évaluer car tout comme pour la vache folle ou l’amiante, des maladies peuvent mettre 20 ou 30 ans pour apparaitre, - Il serait très difficile de mener des études sur le long terme et cela coûterait très cher, - Une fois les maladies apparues, il sera sûrement trop tard pour revenir en arrière
  Le règne végétal est séparé des autres règnes depuis la nuit des temps et il n’est pas sage de mélanger les règnes comme on le fait en recherche sur les OGM : arrêtons de jouer aux apprentis sorciers ! - Nous avons déjà des variétés considérables de plantes et en en croisant certaines on sait déjà vaincre les problèmes de pauvreté : par exemple le riz Nerica, croisement de variétés asiatiques et africaines offre un excellent rendement, ne nécessite pas d’herbicide et ne demande que très peu d’eau http://www.warda.org/warda/adrao/farmersonnerica.asp
  La famine qui est parfois évoquée pour faire accepter les OGM est davantage due aux politiques gouvernementales en Afrique et aux guerres qu’à des problèmes de semences..... Pour ces raisons et bien d’autres, je dis des milliers de fois NON AUX OGM. Merci pour votre enquête.
Olivier
12/10/2007
Le forum OGM est bien loin d’avoir attiré les foules annoncées !

Vendredi 12 Octobre 17h30 : Le forum "OGM" comptabilise à peu près 10% des messages postés sur les 8 forums ouverts. c’est le 4e forum en nombre de messages postés bien loin derrière celui du changement climatique (et heureusement !). Si il y a une chose a retenir de cette consultation des citoyens, c’est que les OGM n’ont pas cette importance que leur donne les médias ou certaines ONG à gros renfort de sondages pipés.

J’attends avec impatience la synthèse qui pourra être faite et je crois que l’opposition aux OGM n’est pas si large que cela dans l’opinion publique.

retraité
14/10/2007
parmi la foule
Deux remarques Pour intervenir, il faut avoir du temps, ou le prendre. Pas étonnant que ce soient surtout des retraités, des chômeurs, des passionnés ou des télécommandés, qui à eux tous sont encore minoritaires dans notre pays(pour combien de temps ?). Et puis, pour être motivés et mobilisables, il faut avoir confiance dans la bonne fin des opérations ! Il est symptômatique que les médias demandent les résultats à l’avance comme si tout était joué... Ceux qui ne sont pas persuadés que l’on tiendra compte de leur opinion ont d’autres préoccupations quotidiennes.
association les ap...
12/10/2007
Education à l’environnement
La préservation de l’environnement ne peut pas se passer de l’éducation à l’environnement. Le travail de fourmis que réalise plein d’associations auprès de toute sorte de publics et notamment des enfants se doit d’être reconnu, encouragé et soutenu par le gouvernement si ce dernier a un réel soucis de protection de l’environnement sur du long terme. Par une compréhension plus globale de notre environnement, la prise de conscience de sa valeur devient possible et l’apprentissage de gestes au quotidien prend tout son sens. Voilà ce pourquoi nous oeuvrons dans notre travail qui malheureusement reste bien trop précaire, mais dont nous espérons la prise en compte dans le Grenelle.
marsupilami
12/10/2007
Etudier les OGM oui, les planter dans la nature sans connaître les conséquences, non !

Je pense que les OGMs peuvent apporter des points positifs mais je suis TOTALEMENT opposé à leur culture en extérieur tant que les impacts environnementaux n’auront pas été évalués.

Une nouvelle étude publiée aux USA montre que les OGM diffusent dans les milieux aquatiques avec des conséquences néfastes pour l’environnement.

Qu’on les étudie d’abord en laboratoire et sous serres hermétiquement fermées...

Emmanuel Lachaume
12/10/2007
PRINCIPE DE PRECAUTION...FREIN A LA CROISSANCE ?

Le principe de précaution serait il défavorable à la croissance ?

Sans doute peut il l’être...mais faut il choisir entre la croissance et notre santé ?

Je ne crois pas en une économie destructrice des humains et de leur milieu.

La préservation de ce principe est essentielle.

colza69
12/10/2007
combien est assez ?
on lit partout : Nous n’avons pas le recul ? En est on sûr ?... savez vous que les recherches sur les OGM ont maintenant plus de 20 ans et leur commercialisation plus de 10 ans... et ce sur des surfaces de centaines de millions d’ha. Tous les antis traquent la faute avec des moyens à faire palir toute société dite capitaliste,et rien, non rien n’a jamais été trouvé contre cette technologie innovante qui au contraire démontre quotidiennement ses bénéfices. Alors continuez à faire peur, c’est facile. Pendant ce temps le monde avance sans même s’arrêter une seconde sur ces français nés une cuillère en argent dans la bouche et qui, toujours aussi peu scientifiques mais autant arrogants croient détenir la vérité ! Parlez aux Brésiliens de vos fantasmes, aux indous de vos principes, aux chinois de vos convictions, aux africains de votre obésité. Faites vous plaisir, vous français irresponsables. Mais que l’histoire se souvienne et que vous conserviez le courage demain de reconnaitre votre contribution à la mort de notre agriculture, au transfert de notre alimentation vers ces régions qui, elles, sont raisonnables et motrices... je vous souhaite vous tous les manipulateurs d’opinion une bonne nuit, dormez sereinement. Assumez vos arguments ! Mais surtout refusez tout médicament à vos enfants (jamais testé si longtemps qu’un OGM avec autant de contrôles), toute chirurgie( aucune opération n’est garantie à 100%), ne téléphonez plus (effet à long terme.... ? ? ? ?), ne prenez plus votre véhicule, voire ne respirez plus car l’air est dangereux !
julien
12/10/2007
Non.. pour des raisons écologiques principalement !

Pourquoi ?

Non... Parce que à une échelle de temps écologique, les organismes "nuisibles" contre lesquels à été introduit le transgène dans la plante cible finiront par s’adapter, évoluer et ce n’est qu’une question de temps. C’est de la coévolution... et c’est l issue inéluctable ! de la même façon que de nombreuses bactéries pathogènes sont devenues résistantes aux antibiotiques ou des insectes rsésitants aux insectides classiques.

Que fera t on alors ? on changera de transgène ? et on fera ça combien de fois, jusqu’ou ira t on ?

Non... Parce que la transgenèse est loin d’être maitrisée. Par exemple, un gène ne fonctionne que rarement en tout ou rien. Un gène est en interaction avec des dizaines voire des centaines d’autres. Ces interaction sont complexes et inconnues.

Que fait on si un transgène en vient à être surexprimé parce que sous le contrôle d’un gène promoteur dont l’expression est non maitrisée ? On consommera des surdoses d’insecticides ?

Non... Parce si un transgène confère une forte valeur sélective à un individu, ce gène envahira la population... y compris les populations naturelles, entrainant une pollution génétique potentiellement irréversible. En gros, si une plante modifiée transmet son transgène à une plante naturelle dans un milieu ou ce transgène n’est pas nécessaire, j’ingère son insecticide sans raison objective..

De plus, le transgène s il est fortement sélectionné peut entrainer une perte de diversité génétique sur les gènes adjacents, apr auto-stop génétique. Cet effet n’est pas souhaitable, d’autant que l’agriculture moderne à déjà considérablement diminué la diversité spécifiques des plantes destinées à l’alimentation.

L’évolution moléculaire est le système biologique qui inclue le plus de variables non contrôlées (environnementales, facteurs génétiques intrinsèques et extrinsèques). Je doute fort que les connaissances actuelles en génétique permettent d’aboutir à quelque chose de mieux que ce qui s’est fait "naturellement"..

Les scientifiques qui prétendent le contraire sont prétentieux et inconscients.

Sans parler des raisons économiques... monopole, brevetage du vivant, intérêt premier de quelques multinationales...

Face à la problématique OGM, il y a 3 catégories de généticiens :

1 :ce qui travaillent pour les multinationales, trifouillent l’ADN en bons savant fous mais qui sont dénués de toute compétence en écologie évolutive

2 : ce qui s’en foutent ou sont manipulés... et oui.. obtenir des crédits en science n’est pas facile aujourd’hui... spécialement quand on va à l’encontre des intérêts économiques

3 : les autres...

Julien, généticien des populations (recherche fondamentale sur la dispersion en milieu marin)

Jean Noël
13/10/2007
Oui... et aussi pour des raisons écologiques

Je suis assez abattu d’avoir à prendre la défense des OGM face à un chercheur généticien, le jour même où je lis sur internet une publication auprès de l’académie des sciences des USA intitulée "Plant nuclear factor subunits confer drought tolerance and lead to improved corn yields on water on water-limited acres" (c’à d l’annonce de maïs tolérants à un stress hydrique). Cette publication datée octobre 2007 vient de généticiens "qui travaillent pour les multinationales, trifouillent l’ADN en bons savants fous etc..." selon la classification évolutive que vous proposez ; seulement je suis intimement convaincu que ces chercheurs-là contribueront à nourrir les populations ET à préserver l’environnement.

Je ne comprends pas notre/votre ostracisme à l’égard de ces recherches et des OGM. La recherche sur les OGM a plus de 25 ans maintenant et les connaissances progressent toujours (enfin du côté de ceux qui cherchent ou habitent un pays où cela est possible) et je trouve terrible que l’expérience acquise ailleurs dans le monde (y compris en Europe) ne soit pas considérée dans le "débat" actuel. Le premier "débat citoyen" sur les OGM remonte à 1998 en France (organisé par Mr. le Déaut) et déjà à l’époque on concluait qu’il fallait continuer la recherche etc..., qu’avons nous fait depuis en France ? : un moratoire de 1999 à 2003, suivi d’une mission du Sénat (en 2003, concluant... que les OGM autorisés ne présentaient pas de danger et qu’il fallait lever le moratoire) ; suivie d’une mission parlementaire en 2005 (cf. rapport Ménart/Le Déaut reconnaissant les bénéfices des cultures OGM et concluant qu’il fallait protéger la recherche OGM en France) ; suivie de toute les chausse-trappes possibles pour empêcher les OGM (par exemple en ne délivrant pas d’autorisations variétales), suivi enfin par ce nouveau débat avec menace de moratoire. Et pendant ce temps-là, des OGM sont cultivés largement dans le monde (atteignant plus de 100 millions d’hectares en 2006) sans causer les catastrophes annoncées... et on en arrive bientôt à une nouvelle génération d’OGM, comme ceux annoncés dans cette publication sur la tolérance à la sécheresse.

Nos maïsiculteurs par contre sont menacés d’un moratoire sur un OGM utilisé depuis 11 ans maintenant à travers le monde et qui a été étudié sous toutes les coutures. Je ne dis pas que les OGM "sauveront le monde" mais je suis certain qu’ils permettront une productivité agricole intelligente permettant de nourrir de fa¢on durable une population croissante sans avoir à mettre en culture encore plus de zones forestières et/ou avec des sols fragiles ; et avec moins de besoins en eau, en pesticides et en engrais. Optimisme invétéré ? peut-être ; mais peut-être aussi celui qui fait évoluer et qu’un spécialiste de l’évolution ne devrait pas craindre.

julien
13/10/2007
réponse...

Tout d’abord de votre réponse calme posée et argumentée.

Désolé que ma position vous "abatte".. mais sachez de nombreux généticiens et de bien plus connus que moi, la partagent. Pierre-Henry Gouyon, par exemple, du Muséum Nationa lNational d’Histoire Naturelle. Réputés pour ses travaux de génétique sur la dispersion chez les végétaux et radié des commissions de spécialistes du CNRS pour avoir témoigné au procès de José Bové en tant que spécialiste en génétique.

J ai consulté l’article des PNAS dont vous parlez, ou plutôt son résumé, puisque je n ai pas souscrit à cette revue. Je doute fort que vous ayez choisi le meilleur argument, même si effectivement cette revue est parmi les plus côtée.

Pourquoi donc ?

Parce que les chercheurs ne sont pas indépendants et travaillent pour Monsanto.. premier biais.. on les imagine assez mal cracher dans la soupe... Oseriez vous prétendre le contraire ?

Deuième biais... il ne s’agit pas d une étude écologique, mais d’une étude à court terme et de l’effet des gènes ciblés. Vous dites vous mêmes "les oGM sont ciultivés largement sans causer les catastrophes annoncées" Non ! Puisuqe les catastrophes écologiques annoncées se passent à échelle.. écologique... à savoir sur une échelle de temps qui dépasse de loin nos courtes vies...

Cette publication a été écrite par des physiologistes... qui ne comprennent pas grand chose à l’évolution et l’écologie au sens scientifique du terme !

Enfin..il est écrit dans l’abstract "a transcription factor acts through a previously undescribed mechanism..." ils disent aussi "the complexity of the traits and the multitude of factors"

Et oui.. ils faudra du temps pour comprendre tout ça... mais croyez vous réellement que Monsanto se soucie de comprendre le mécanisme dans le détail ? ... non, ils osnt pressé de faire du profit avec un nouveau jouet qui "semble " bien fonctionner. Qui est le garde fou ? ? ? Il me semble qu il n’y en ait pas ... on va faire une petite étude épidémiologique pour montrer que ça ne rend pas les gens malades.. et hop.. sur le marché...

Les chercheurs seront mis sur un autre projet avant d’avoir pu élucider tout ce qu ils auraient aimé comprendre... mais qui hélas n’avait pas d’intérêt économique majeur

Je suis assez décu que vous ne répondiez à aucun de mes arguments.. et au lieu de ça, de faire une diatribe sur la "conspiration anti-OGm".. j ai déjà entendu ce type de discours des 2 côtés.. et c’est lassant

Comprenez bien que je n ai pas rien contre la thérapie génique (mais si seulemnt on pouvait éviter de nous "caresser" avec ça pour nous faire passer d’autres choses qui n ont rien à voir. Comprenez bien aussi que je pense qu il doit y avoir une recherche sur les OGM, mais qu’elles ne doit en aucun cas être laissée entre les mains de Monsanto, en aucun cas être soumise à des impératifs économiques de productivité comme c’est actuellement le cas

Donc..Non aux OGM !

Julien, généticien

gattaca
13/10/2007
Oui aux OGM !

D’abord, arrêtez d’utiliser sans cesse l’argument des chercheurs du public vendus aux multinationales.. ça aussi c’est super lassant !

Que je sache, ce n’est pas les multinationales qui paient leur salaire que je sache et il n’est pas honteux de faire un programme de recherches avec de telles sociétés qui ont des compétences que n’ont plus nos propres organismes de recherches et cela ne fait pas ipso facto des chercheurs des personnes qui auraient vendues leur âme au diable. Ils peuvent complètement garder leur libre arbitre, leur éthique et même la faire valoir dans le cadre de ces programmes ou contrats.

Quant à la philosophie et le discours de PHG, ils sont plus que constestables. Voici un scientifique qui scie la branche de la rationalité qui le soutient ! Si l’on doit s’en remettre à un contrôle citoyen de la recherche scientifique comme il le préconise alors les discussions/débats ne seront pas rationnels mais passionnels et politiques et il est sûr alors que nous seront conduits à une paralysie totale. Et ce débat sur les OGM l’illustre magnifiquement ! va t-on aller de moratoire en moratoire, courage fuyons ! Nous sommes déjà tellement loin derrière bien d’autres pays !

Les résultats du risque environnemental des disséminations, on les a déjà depuis les débuts de l’agriculture et en tous cas depuis qu’elle est intensive et productiviste. Connaissez vous des envahissements causés par des cultures alimentaires ? ... vous arrêtez de cultiver un génotype et il disparaît point barre !

Vous dites : En gros, si une plante modifiée transmet son transgène à une plante naturelle dans un milieu ou ce transgène n’est pas nécessaire, j’ingère son insecticide sans raison objective.. Mais vous en consommez beaucoup vous des plantes naturelles ? ? ? Il faudrait vous renseignez un minimum sur ce qu’est l’amélioration des plantes, c’est de la génétique aussi !

Par ailleurs et par rapport à tous les risques que vous imaginez, ils sont exactement les mêmes avec n’importe quelle variété (quelle soit GM ou pas) dès lors qu’elle a un avantage sélectif et en général, c’est pour cette raison qu’on les cultive !

On ne connaît certes pas tout mais vous savez faire une transgénèse ce n’est pas grand chose par rapport à tous les événements génétiques qui peuvent se passer en permanence : En voici une petite liste que vous saurez compléter : * Ainsi, il y a des mutations ponctuelles (transversions et transitions) qui peuvent se passer à tout moment car provoquées par des agents mutagènes (type R-X et R-UV, bien que des produits chimiques mutagènes ne soient pas non plus à exclure) ce ne sont que des événements mineurs mais qui néanmoins peuvent avoir des conséquences très importantes (on pourrait développer et donner des exemples, la protéine P53, chez l’homme, en est un magnifique si l’on peut dire). * Mais là plupart du temps les événements touchant le génome sont autrement plus importants que ceux là (mais pas nécessairement avec plus ou moins de conséquences). Les connaissances qui s’accumulent au travers des séquençages systématiques des génomes ou d’établissement de cartes physiques révèlent en effet que le génome bouge en permanence. Ainsi voici une liste (sans doute non exhaustive) de ce qui peut se produire à chaque génération lors des divisions cellulaires (mitose et méïose), de la fécondation (fusion de noyau) ou durant la vie de l’organisme.

* rappel : les mutations ponctuelles (citées ci-dessus)

* tout d’abord, l’évidence... la simple recombinaison génique qui peut aboutir à une protéine hybride (donc nouvelle) chez le descendant... et avec quelles conséquences ? ? ? personne ne peut le dire tant que cela ne sera pas mis en évidence et étudié. Une étude récente de Kleter (2004) a démontré que les croisements « naturels » entre plantes pouvaient générer des allergènes. On s’en doutait depuis longtemps d’ailleurs (mais il a réussi à le démontrer, chapeau !) puisque toutes les allergies actuellement connues sont dues à des variétés conventionnelles et aucune (encore) avec des PGM. 

* Une duplication allant de quelques bases à plus d’un gène voire d’un chromosome entier ( la trisomie cela doit vous dire quelque chose tout de même) et même d’un génome entier (polyploïdisation)... çà n’est pas rien !.

* Une délétion .... De toutes les tailles également, de la perte de quelques bases à la perte d’un chromosome. Un simple décalage du cadre de lecture peut avoir des conséquences importantes.

* Une translocation (inversion de séquences plus ou moins longue) qui peut, là encore, être plus ou moins importante.

* Une insertion là encore de toutes les tailles, de une base à plusieurs milliers... et là encore, un simple décalage du cadre de lecture peut avoir des conséquences importantes

* Sans compter l’activation de transposons et de rétrotransposons qui peuvent faire donc des insertions et ruptures de gènes existants de manière considérable dans le génome. Une bonne partie des parties non codantes des génomes sont constitués de transposons et rétrotransposons justement.

* Sans compter des virus (mais évidemment des bactéries : cas justement des agrobactéries utilisées pour faire les plantes transgéniques) qui peuvent insérer tout ou partie de leur génome (mais généralement pas au moment des phases citées mais plutôt dans les phases de végétation de la plante). Une publication très récente d’août 2007 dans Science, montre que l’on a retrouvé le génome entier de la bactérie dans le génome de son hôte ! surprise pour certains, banalité pour d’autres !

* Mais surtout, il est de mieux en mieux connu que la teneur en ADN entre deux variétés peut différer de manière considérable. Ainsi, elle peut différer dans l’un des cas extrêmes actuels le mieux connu jusqu’à 42% entre deux variétés de maïs, et de 12% chez le soja, ce qui représente malgré tout, chez cette espèce, 100 millions de paires de base. Il peut y en avoir des gènes là-dedans !

Et alors, tentez d’expliquer alors ce qu’il peut bien se passer lorsqu’on croise deux variétés de maïs qui diffèrent de 10 à 40% dans leur teneur en ADN... ! même 1% dans le cas du maïs serait déjà considérable.

On sait de mieux en mieux que non seulement deux individus diffèrent par leur nombre de leurs gènes mais aussi par leur ordre (même si on peut constater une bonne conservation de la macrosynténie, on trouve souvent des modifications, des inversions, déplacements de gènes au niveau de la microsynténie).

On sait aussi que le niveau de ploïdie peut varier entre les différents organes d’une même plante... Chez la canne à sucre, le nombre de chromosomes n’est pas déterminé une fois pour toutes, le nombre de chromosomes est variable... et ce n’est certainement pas le seul exemple.

Beaucoup de plantes sont « naturellement » polyploïdes tout comme beaucoup d’entres elles peuvent être, en plus, aneuploïdes. L’histoire du blé est tout à fait illustrative de la complexité génomique (allohexaploïde).

Bref une plasticité énorme illustrée (il y a peut-être déjà une vingtaine d’années) par un film scientifique qui montrait dans des cellules (vivantes) de racines (par microscopie-cinéma) que le noyau se divisait en permanence en deux voire même trois fragments dans la cellule pour refusionner ensuite et recommencer. Qui vous dit que les coupures se font toujours aux mêmes endroits et que les fusions se font toujours de la même manière de telle sorte que le génome n’en soit jamais modifié ?

Au final, et je confirme donc mon expression, une transgénèse, c’est de la gnognotte par rapport à tout ce que je viens de décrire alors que l’un ou l’autre des événements décrits (voire plusieurs) peuvent se produire lors d’un simple croisement ! (regardez par curiosité ce qui se passe chez l’homme, bien entendu comme tous les croisements sont naturels, tous les descendants sont normaux, ben voyons !) Mais vous le généticien, j’aimerai bien que vous nous disiez quelles conséquences ces modifications peuvent avoir ... et surtout comment vous feriez pour les éviter ! Parce que vous savez, tous ces événements décrits, ils n’ont pas attendus les OGM !.

julien
14/10/2007
re...

Cela fait maintenant plusieurs fois que je répond à vos messages agressifs dans lesquels vous omettez de nombreux détails, et ou votre argumentation est visiblement biaisée.. Sachez que c’est toujours un plaisir en tant que généticien des populations de répondre à vos assertions qui relèvent plus de la rhétorique et d’un emploi abusif de vos connaissances scientifiques pour faire taire vos détracteurs...Mais vous ne me la ferez pas, j’ai été formé à la même école, bien que j’ai choisi quant à moi la recherche indépendante, qui confère un peu plus de liberté d’esprit.

Libre arbitre ? Ethique ? chez ceux dont le gagne pain et la position dépendent des crédits gigantesques des multinationales ? Non je ne crois pas... Je sais trop bien comment ça marche.. la peur de se faire couper les crédits et la politique de développer des projets "attractifs" pour les financeurs, qui en découle.

En science fondamentale, les résultats sont souvent contredits à la lumière de nouvelles données... Ce n’est pas le cas dans votre recherche. Je demande à voir des publications contre les OGMs, avec étude de dispersion, suivi de l’évolution des fréquences géniques, suivi de l’expression du gène dans le temps... Quand je verrais des publis contre et de publis pour, j’analyserai.. mais rien de suscite plus la méfiance qu’une recherche qui ne montre qu’un aspect des choses. J’attends que Monsanto et les autres financent une recherche impartiale...

Certes, penser que l’évolution se fait par mutation ponctuelles est révolue... mais vos arguments pêchent.

Faisons bien la distinction entre microévolution (à l’intérieur d’une espèce) et macroévolution (entre les espèces)

La première fait intervenir notamment la sélection, la dérive, la migration et la mutation. A ce niveau intraspécifique, les mutations intraspécifiques sont essentiellement de types transition/transversion, désolé de vous contredire ! Quant aux insertion/délétions, elles interviennent essentiellement dans les régions non codantes où la sélection n’agit pas. Dans les régions codantes, elles sont hautement improbables... et quasi inexistantes à l’intérieur même d’une espèce. Enfin la recombinaison, elle intervient à la meiose sur les allèles à un même locus ou les différentes copies apparentées d’un gène dupliqué (évolution concertée) !

Quant aux autres phénomènes dont vous parlez, ils sont majoritairement observés à l’échelle interspéficique et sont justement supposés corrélées voire à l’origine des barrières d’isolement reproducteurs que vous vous proposez de franchir ( j’en veux pour exemple la polyploidisation chez les Spartina sp)

Cette diversité génétique intraspécifique "naturelle" n’a donc rien... mais alors rien à voir avec ce que vous vous proposez de créer en mélangeant les patrimoines génétiques d’espèces dont l’ancêtre commun remonte à des millions d’années. Vos exemples ne tiennent pas la route, spécialement celui des malformations génétiques humaines. Si j’étais de mauvais gout, je vous demanderai l’ impact factor moyen des revues dans lesquelles vous publiez...

J’aimerai une réponse à ma question "que ferez vous quand après avoir ajouté successivement de 1 à 50 gènes de résistance auxquels vos insectes nuisibles se sont adaptés ?" et aussi une réponse à ma question "comment faites vous pour empêcher un gène à forte valeur sélective de disséminer dans les population naturelles ou il ne serait pas souhaité pour une raison x ou y ?"

Enfin... si votre pseudonyme Gattaca, en référence au film, est aussi le modèle de société que vous nous proposez... non merci

Julien, généticien des populations, contre les OGM agroalimentaires

Jicroi
12/10/2007
Heureux !
Heureux de savoir que les bases d’un débat constructif puissent être posées à l’abri des passions. Heureux de voir que le sujet des OGM puisse être traité sereinement sans se faire agresser par les "non-violents" violents Heureux de voir figurer des arguments scientifiques en place et en lieu des harangues populistes Allez, je crois encore au pouvoir de la raison !
mcp ingénieur agro...
12/10/2007
recherche et lobbying
La recherche devrait en partie être indépendante des groupes, sinon les résultats sont biaisés, il y a même rétention d’information et l’ intérêt économique prime devant la protection de la biodiversité, on en a un bon exemple avec le lobby monsanto. Ce n’est plus la démocratie
Fred
12/10/2007
Pour une recherche indépendante
De nombreux résultats sur les ogm et l’impact qu’ils peuvent avoir sur les écosystèmes et les êtres vivants existent déjà mais soit ils proviennent de labo indépendants et leurs résultats sont souvent inquiétants, soit ils proviennent de labo payés par les firmes qui commercialisent les ogm et dans ce cas les résultats ne sont pas crédibles. Dans le premier cas, les labos subissent des pressions (menaces, réduction de budgets, ...) et dans le deuxième cas, les chiffres sont souvent manipulés. Il est donc primordial de mettre un terme à cette situation et que les pouvoirs publiques mettent la main à la poche pour promouvoir une recherche indépendante avec des moyens suffisants.
bmbm
12/10/2007
connaissances

il convient pour chaque ogm de se poser les questions suivantes

est ce indispensable utile ? qui a demandé quoi ? est ce une demande du consommateur, de l’agriculteur ? ou s’agit il encore d’un besoin que les groupes semenciers venulent créer pour en tirer profit en utilisant toutes sortes d’arguments plus ou moins valables ?

il convient aussi d’etablir des critères a respecter pour autoriser une eventuelle mise en culture d’ogm notamment :

1) pas de dessimination : 100 % des cultures et ou des animeaux ne doivent pas être polluées par la presence d’ogm

2) pas d’effet négatifs sur la santé animale et humaine.

l’appellation bio doit être associé à l’absence d’ogm (et non pas une tolerance de 0.9% même si il s’agit du seuil actuel de detection)

vincelefou
12/10/2007
ogm pollution organisé
il est vrai que sur 100000 études sur le réchauffement climatique seulement 5% mettais en doute la culpabilité de l’homme alors que dans la presse 50% des articles parlais de réchauffement climatique, il est vrai que le nuage de tchernobyle s’est arrêter à la frontière francaise,que l’amiantes n’étais pas cancérigène, que des scientifiques et techniciens (gens de grandes études) ont donné de la farine animale a des animeaux végétariens,le titanic étais insumersible. Comme c’est bizarre tant de certitude dans vos discours au nom de la rentabilité, certains de vos produits phytosanitaires sont bien des neurotoxiques (ca ressemble drolement aux gaz de combat). La question ne devrons peux être pas poser les valises et regarder autour de nous. prendre du recul adopter sérieusement le principe de précaution, et chercher ensembles des solutions pour que l’humanité est un avenir.
Claude Tabel
12/10/2007
Il faut bien rire de temps en temps

La date limite de contribution approche aussi je me dépêche d’apporter ma contribution citoyenne à ce vaste forum en espérant que le webmestre, dont je salue le travail et qui est devenu certainement l’expert français le plus compétent dans le domaine de l’environnement donc qui devrait nous représenter dans les réunions internationales, aura le temps de la mettre en ligne

Une première remarque sur la forme :

J’avoue être déçu de voir cette consultation du public se faire sous forme de forum. Comme pour tous les forums on y retrouve des principes qui, à mon humble avis, ne permettent pas d’établir un vrai débat : l’anonymat, le ping-pong des réponses, l’agressivité de certains, l’idéologie etc....

Je me demande donc à qui cela peut servir, comment en faire une synthèse objective et constructive. En ce sens ce Grenelle de l’environnement ressemble plus à de la poudre jetée aux yeux du citoyen lambda malgré l’implication et sans doute la bonne foi (peut-être relative de certains) des participants.

Au moins cela défoule...y compris pour moi et en plus on peut y lancer des débats sans fin : Pourquoi oppose-t-on OGM et bio quand le seul maïs autorisé à la culture en Europe se défend des agressions de la pyrale et de la sésamie en produisant une protéine Bt qui elle-même est l’insecticide emblématique de la culture bio ?

Ma deuxième remarque concerne la participation à ce forum. Au moment où j’écris, vendredi 12 octobre 14 heures, le nombre de contributions est le suivant (merci webmestre) :

Atelier OGM : 937 contributions

Atelier déchets : 999

Lutter contre les changements climatiques : 4438

Préserver la biodiversité : 812

Instaurer un environnement respectueux de la santé : 913

Adapter des modes de production et consommation durable : 1094

Construire une démocratie écologique : 251

Promouvoir des modes de développement écologique favorables à la compétitivité et l’emploi :353

Vu le ping-pong des réponses j’estime la contribution moyenne d’un internaute à deux messages (certains sont plus assidus...). Sous cette hypothèse il y a seulement 450 contributeurs à l’atelier OGM (451 avec moi) bien que cette consultation ait une vocation très très large annoncée à grands coups de publicité et relayée largement par les médias.

Tout ceci devrait nous appeler à une grande modestie, le citoyen lambda se moque totalement des OGM, à une écrasante majorité au moins à 99,9999%.

A noter que l’atelier le plus productif n’a fait que 4438 entrées à ce jour soit grosso modo le même nombre que le forum intitulé : Fumer dans les lieux publics pour ou contre. Ce sont peut-être les mêmes contributeurs.

Une idée pour le webmestre : je serais curieux de voir le nombre de contributions aux forums que je propose : La mort de Lady Diana : accident ou machination des services secrets anglais Le rôle de la première dame de France : être à côté de son mari ou non

Pour être sérieux et justifier ma (modeste) contribution au charabia de ce forum je tiens à m’indigner vis-à-vis d’arguments développés dans ce forum (et ailleurs) qui, en substance, déclarent nécessaire d’interdire aux agriculteurs de cultiver des PGM au prétexte que ces PGM ne leur apportent (aux contributeurs des forums) aucun bénéfice...

De quel droit ? ? ?

A partir du moment où ces PGM et les produits qui en découlent ne portent nullement atteinte à la santé des consommateurs (donc de ceux qui avancent ces arguments) je ne vois pas pourquoi on interdirait aux agriculteurs de vouloir mieux faire leur travail, d’améliorer leurs conditions de vie et de préserver leur santé... L’Histoire nous montre que le monde du travail a constamment évolué dans notre pays vers un mieux-être des travailleurs. Alors pourquoi pas eux ?

Vous voyez, cela défoule

Richard Trigaux
12/10/2007
organismes modifiés, organismes artificiels, risques graves à encadrer

Les OGMs comme ceux qui ont été récemment imposés en agriculture posent des problèmes graves :

  Dissémination de gènes dans la nature, pouvant rendre des plantes irrémédiablement dangereuses pour la santé

  Perte de biodiversité pour l’agriculture

  Assujetissement des agriculteurs à un petit nombre de grandes compagnies

Moins connus, les organismes artificiels présentent aussi des risques redoutables.

  Des virus artificiels sont couramemnt utilisés en recherche et en pharmacie. Certains pourraient produire des maladies graves.

  On arrive maintenant à des bactéries modifiées, voire artificielles, comme la récente création de Creg Venter, à partir d’une bactérie de mycose des voies urinaires.

Ces organismes ont des applications gigantesques : -création de médicaments -industrie chimique -biocarburants etc.

Les biotechnologies pourraient aussi être très utiles pour l’environnement. par exemple récupérer le système génétique qui donne leurs belles couleurs aux oiseaux tropicaux, et le greffer sur le coton ou le lin, pourrait mener à des tissus aux belles couleurs, résistantes, de qualité bio (à vérifier) sans plus de pollution dûe aux teintures.

Toutefois ces créations peuvent être dangereuses, par exemple la bactérie de Creg Venter, modifiée pour produire des médicaments ou des produits chimiques, pourrait infecter des êtres humains et produire des maladies graves.

Et de tels accidents, le relachement dans la nature de maladies nouvelles, SE PRODUIRONT, parce que tout simplement il n’y a aucune précaution d’absolument sûre. Les conséquences d’un tel accident pourraient être gigantesques, plus graves encore que l’épidémie de SIDA.

Sans compter enfin que ces techniques, répandues dans le monde entier, peuvent facilement être détournées pour de la guerre biologique, ou du terrorisme biologique, que ce soit par une dictature, par une entreprise, voire par un simple laborantin.

Aussi il est indispensable de prendre certaines mesures :

  Les bactéries industrielles modifiées doivent être des thermophiles (qui vivent à haute température, pas dans le corps humain. Les réactions chimiques sont aussi plus rentables)

  Les outils de création de virus artificiels doivent être recensés et sévèrement contrôlés. Idem pour ceux qui savent s’en servir.

  les gènes modifiés destinés à être utilisés dans la nature ne doivent pas coder pour des substances toxiques ou allergéniques.

  D’une manière générale, les décisions de créer des OGMs ou des organismes artificiels ne doivent pas être laissées à n’importe qui, scientistes imbus de leur puissance ou capitalistes irresponsables. Toute création doit être évaluée, sur son utilité, sur les risques, sur la possibilité de la détourner à des fins criminelles. Tout relachement dans la nature doit être aussi contrôlé de la même façon.

  En cas de doute sur l’un des points précédents, le principe de précaution joue en toute priorité.

Asken
12/10/2007
OGM. Les plus pauvres pour nous montrer la voie

Quelques objections à l’usage des OGM, reconnues par des scientifiques sérieux et évidentes pour qui réfléchit un peu, sans doute : perte de biodiversité, pourtant à l’ordre du jour du Grenelle, et dépendance des plus pauvres dans les pays du Tiers-Monde (et donc à terme, plus forte pression migratoire). La liberté des paysans de produire leurs semences est indispensable. Voir l’expérience de l’association Agriculteurs et Vétérinaires sans frontières.

Chez nous aussi, il est plus intelligent de promouvoir une agriculture biologique. Pour la santé (absence d’intrants = sécurité accrue) et pour l’empoi, comme le rappelle Martin Hirsch dans une de ses contributions.

J’espère que les législateurs auront à coeur de garder au centre de leur préoccupation l’homme, en particulier les plus pauvres, lorsqu’ils définiront des orientations pour l’agriculture. Mettre les plus pauvres au coeur de la réflexion - mais pas en imaginant pour eux des utopies fallacieuses, du style de la disparition de la faim dans le monde grâce aux OGM, en écoutant la réalité du terrain - ne peut que nous grandir et ne peut qu’aider à voir clair dans la prise de décision.

Hasard des calendriers, la Journée Mondiale du Refus de la Misère tombe au coeur du processus de consultation. Considérons cela comme une chance.

PS : si ce message apparaît deux fois, c’est que j’ai craint, a posteriori, de n’avoir pas validé mon premier envoi

Nessy
12/10/2007
les mesures de l’alliance pour la planete

moratoire et transparence

mesure 1 moratoire
  sur les essais et les cultures en plein champ des OGM
  sur les nouvelles autorisations de mise en culture
  sur la mise sur le marché du mais genetiquement modifié MON863

mesure 2 droit à produire et consommer sans OGM

mesure 3 une expertise contradictoire et indépendante

mesure 4
  la garantie d’une transparence totale de l’information
  l’accès complet et gratuit à toutes les données
  la preuve que les informations classées confidentielles n’ont aucun lien avec la santé ou la sécurité des citoyens
  l’accès à la localisation cadastrale de toute plantation OGM pour chaque citoyen

Enila
12/10/2007
Désinformation

Je ne sais si les personnes qui prétendent avancer comme argument contre les OGM le fallacieux "les OGM sont stériles" sont juste mal informées ou de mauvaises foi...

Les OGM sont stériles, c’est vrai, mais les hybrides qui sont seuls à être cultivés dans de nombreuses espèces ne sont pas non plus reproductibles en semences de ferme. De plus, cet aspect devrait rassurer les alarmistes qui nous promettent une « contamination » massive de notre flore. D’ailleurs, soit dit en passant, nous n’avons pas de maïs « sauvage » avec lequel on pourrait craindre un croisement dans ce pays.

Autre sujet d’inquiétude fortement alimenté par la presse : cette chère (au sens littéral) filière Bio. « Les OGM sont une menace qui va tout contaminer ! » J’entends encore le « journaliste » d’Europe 2 annoncer que les manifestants avaient agité du pollen « sain » à proximité d’une parcelle de production de semences OGM (en Ardèche) afin de détruire la parcelle sans avoir à la faucher. Ces termes « contaminer » et « sain » me semblent extrêmement biaisés. Le pollen OGM n’est pas malsain ! D’autre part,justement, si l’on considère les critères de qualité imposés à la filière semence, et les isolements géographiques qui en découlent, nous sommes forcés de constater que le pollen de maïs n’est pas disséminé sur de grandes distances. Sur ce thème comme pour tant d’autres il ne faut surtout pas verser dans les extrêmes. Le « Bio » est une utopie, il n’est pas compatible avec nos réalités sanitaire économiques (bien sûr, notre agriculture a déjà du mal à supporter la concurrence de ses voisins du fait des normes que nous lui imposons). On nous a bassiné avec la surproduction engendré par la PAC... maintenant on nous explique que si les prix augmentent sur les étales c’est du fait de la pénurie de lait ! ! ! Il serait peut être temps que nos gouvernants se décident à anticiper au lieu de se contenter d’éteindre des feux ! ! ! Que pourra la filière bio face, par exemple, à la fusa et aux mycotoxines ? Cependant certains extrémistes voudraient nous voir abandonner cette solution responsable que constitue les OGM au profit de la filière Bio ! Mais que proposent ils concrètement pour nourrir les gens ? Que l’on consomme, en parallèle de leur modèle utopique, des tonnes de pesticides, insecticides, fongicides qui sont pour beaucoup lessivés à la première pluie ? Est-ce là leur solution ? D’une part une agriculture semblable à celle de nos grands parents, économiquement et sanitairement inadaptée, et d’autre part la pollution de nos rivières au profit d’une agriculture plus rentable mais terriblement polluante.

Je suis pour que notre gouvernement se réveille et qu’il légifère enfin afin de permettre un développement raisonné et nécessaire des OGM en France. Je suis pour que les médias cessent de désinformer le public et qu’une information objective soit disponible pour chacun. Cela sera certainement moins vendeur, peut être moins bon pour l’audimat...

gattaca
12/10/2007
OGM non stériles !

Juste quand même une erreur, mais tellement courante dans la désinformation :

Aucune des PGM actuellement sur le marché n’est stérile.

Séverine
12/10/2007
nous qui empruntons la planète à nos enfants...

OGM, virus, pesticides : pour toutes ce bombes à retardement, le principe de précaution doit obliger ! en dépit des intérêts économiques d’une poignée d’hommes

Si on veut limiter, car il est manifestement et malheureusement trop tard en 2007 en France pour parler de stopper les disséminations fortuites dans notre environnement (et donc dans nos assiettes), il est temps pour notre gouvernement :

  d’OFFRIR DES SUBVENTIONS AUX SEULS AGRICULTEURS QUI ONT DE BONNES PRATIQUES AGRICOLES, respectueuses de notre patrimoine environnementale régional ( et non pas pour cultiver par exemple du maïs dans le 59, alors qu’on sait pertinament que les insecticides sont épandus en période de pluies efficaces, là où 96% de la ressource en eau potable est souterraine, ou bien sur une même parcelle tous les ans sans rotation, alors qu’on sait très bien qu’avec rotation les parasites n’auraient pas le temps de s’installer et qu’aucun traiement ne serait necessaire)

  TAXER L’IMPORTATION DE PRODUITS ALIMENTAIRES ETRANGERS NON ISSUS D’UNE AGRICULTURE, ELEVAGE OU FABRICATION RESPECTUEUSE de l’environnement et de notre santé, pour ne pas distordre la concurrence

  de rendre obligatoire l’affichage sur les parcelles OGM, j’ai le droit de savoir si le champs qui est cultivé juste 1cm derrière ma cloture au bout de mon jardin est naturel ou pas !

  d’aider réglementairement et judiciairement les produits bio à rester eux-mêmes et non pas avec x% d’OGM à cause de toutes les contaminations croisées possibles aujourd’hui

  d’AIDER LES PRODUITS BIO A GAGNER LA PART DE MARCHE QUE LES COMSOMMATEURS SONT PRETS A LEUR CONSACRER, on entend parler de développer le nombre de grandes surfaces pour augmenter la concurrence et donc le pouvoir d’achat des français, mais quand on voit le nombre de produits génériques de ces grandes surfaces (qui viennent d’on ne sait où et qui contiennent on ne sait quoi !), qui laissent de moins en moins de place aux produits de marques et aux labels "commerce équitable" ou "produit issu de l’agriculture biologique", le pauvre français pourra peut-être acheter 2 boites de gateaux au lieu d’1 à ses enfants, mais ils mangeront de plus en plus d’aliments de mauvaise qualité, car quoi qu’il advienne ON EN A TOUJOURS POUR SON ARGENT EN AGRO ALIMENTAIRE : vive les petites superettes bio de proximité !

beebee
12/10/2007
Peut-on revenir en arrière lorsqu’il y aura des OGM partout ?
Il y a OGM et PGM. C’est pour ces derniers que de les laisser "en liberté" est pour moi le plus inquiétant. Car peut’on retrouver la richesse et la variété génétique "d’avant" une fois que les pollens seront disséminés partout ? Comment pourra-t’on faire "marche arrière" ? D’un côté on parle de biodiversité de la planète à protéger et de l’autre on contribue à son appauvrissement massif. Pourra-t’on appeler encore une tomate une tomate avec des gènes (et ne pourraient-ils pas être allergènes ?)d’autres plantes ? Et l’argument de nourrir les pays pauvres ! Si c’est pour les rendre encore plus dépendants des grandes entreprises de semences et renforcer les monopoles, quel intérêt ? Certes la culture "bio" est encore réservée à une élite trop peu nombreuse, mais comment lui laisser sa chance ? Le mode de dissémination des pollens OGM ne doit pas être subi, chacun doit pouvoir choisir.
Michel
12/10/2007
Fromages et OGM
Bonjour aujourd’hui dans le monde 1 froamge sur 2 est coagulé à l’aide d’un coagulantr issus d’un OGM. En France cette proportion n’est que de 18% pour l’instant. Des pressions existent pour augmenter les prix de la PRESURE Naturelle, coagulant d’origine animale utilisé en fromagerie depuis la nuit des temps ! Cette pression pousse les fromagers à se tourner vers les coagulants GENETIQUES et rien ne les oblige à en informer le consommateur. La gastronomie française peut s’enorgueillir d’avoir dans ses rangs un tel plateau de fromages. Malheureusement notre plateau se "contamine" de jours en jours de ce types de coagulants...dans la légalité mais surtout dans la plus totale absence de communication : le secret de l’ignorance ! Il faut impérativement étiqueter les fromages qui utilisent des coagulants génétiques et tous les produits qui utilisent des fromages ainsi fabriqués (Plats cuisinés, pizzas...). Le consommateur ne veut pas d’OGM dans son assiette et on lui en fait manger dans le secret le plus total. Le pire : il n’existe aucun moyen de contrôle permettant de savoir si un tel produit OGM a été utilisé en fromagerie ou non. Au rythme actuel on peut redouter que même nos fromages AOC auront un jour le droit d’utiliser ce type de coagulant. Le produit naturel existe depuis toujours et n’est pas dangereux. Le produit de substitution OGM a été élaboré dans le seul but daugmenter les profits ! ! ! Ces OGM n’ont qu’un but lucratif.
Cigale
12/10/2007
Monsanto

En ce qui concerne les pesticides à l’égard de sa non-utilisation pour les OGM, je tiens à dire ici que tout le monde a été trompé dès qu’il a été question de ces cultures. En effet, des scientifiques ont présenté le projet OGM comme une avancée sur la non-pollution des sols car ces cultures ne devaient plus nécessiter l’emploi des pesticides !... Sur le moment j’ai applaudi.

En réalité, la vérité est tout autre puisque Monsanto (le géant producteur Américain) vend ses graines avec du désherbant. +de pesticides donc mais du désherbant qui tue tout, sauf le soja, comme c’est le cas en Argentine, 1er exportateur au monde de produits issus du soja : 37 millions de tonnes, 10 millards de dollars, 30 % des exportations nationales.

En outre la déforestation explose pour "produire encore plus"...

Ainsi, le glyphosate, puisqu’il faut appeler ce produit par son nom, est épandu par avion. Malheureusement pour nos cultivateurs d’OGM, de mauvaises herbes ont appris à résister au glyphosate et il a donc fallu augmenter les doses de poison (35 litres à l’héctare au lieu de 2, c’est à dire : 150 millions de litres de glyphosate épandus au lieu d’un million de litres avant).

Naturellement, les cultures vivrières voisines sont détruites et on les abandonne... Les animaux, puis les hommes sont malades. Un cauchemar sanitaire qui ne fait pas renoncer, pourtant...

Mais, sachez que le soja "round up ready" détruit la terre, pollue l’environnement, développe des maladies.

Les paysans sont seuls face à ce désastre écologique et malgré de puissants mouvements de mécontentement, qui, ici en a entendu parler ?...

J’ai puisé ces informations au : MDRGF = Mouvement pourles Droits et le Respect des Générations Futures.

Par ailleurs, j’ai entendu parler, par d’autres associations ou des reportages à la TV, de "contaminations volontaires" de champs non OGM, par ces producteurs de graines américains. Le reportage TV montrait un cultivateur canadien qui a laissé toutes ses économies pour faire un procès, à Monsanto ou similaire, car ses cultures avaient été aspergées par un hélicoptère, sans qu’il puisse l’empêcher, de produits OGM. La tactique c’est de faire passer, le temps que "ça pousse", des inspecteurs, à la solde du producteur de graines OGM, dans ces champs, d’effectuer des prélèvements et d’accuser ensuite le paysan de cultiver OGM, sans autorisation et surtout sans avoir "payer" les graines !... D’où des amandes, des sanctions, des menaces et même des procès contre ces malheureux cultivateurs. Le paysan canadien avait, lui, quelques moyens pour essayer de contrer ces pratiques criminelles et je crois qu’après bien des déboires et y avoir laissé toutes ses économies, il a gagné son procès contre Monsanto - ou similaire. Mais, ce n’est pas toujours le cas et des paysans très pauvres, au Pérou, ont perdu leurs terres ainsi. En effet, ils ont été accusés d’avoir utilisé des graines OGM, sans les payer, et comme ils n’ont pas eu les moyens de fai

pili pili
12/10/2007
NON aux OGM : ils servent surtout à remplir les poches de Montsanto. Rien d’autre.

C’est un mensonge absolu de dire que les OGM sont l’arme absolue contre la faim ! ! ! Un rapporteur spécial des Nations Unies, Jean Ziegler, dit dans un de ses livres, "L’empire de la honte" que : "L’agrument le plus contestable auquel recourent les nouveaux despotes est de prétendre que les OGM sont l’arme absolue contre la faim. (...) La contrevérité est énorme, mais ELLE EST ASSENEE QUOTIDIENNEMENT DANS TOUS LES PAYS DU MONDE PAR LES MINISTERES DE PROPAGANDE DES COSMOCRATES, ET A COUPS DE MILLIARDS DE DOLLARS. Rappel : le "Rapport sur l’Insécurité alimentaire dans le monde" de la FAO, publié en 2003, prouve, chiffres à l’appui, que l’agriculture mondiale, dans l’état actuel du développement de ses forces productives, pourrait nourrir sans problème (et surtout sans OGM) 12 milliards d’êtres humains. "Sans problème" signifie donner à chaque individu adulte, une ration de nourriture contenant 2700 calories. Or, nous ne sommes que 6,2 milliards d’êtres humains. " " (...) Monsanto, qui à la maison blanche, jouit d’une influence considérable. L’ouverture des marchés mondiaux aux semences (et produits ) OGM est sa première priorité. Monsanto est en effet la première entreprise d’OGM du monde : 90% des 70 millions d’hectares de culture d’OGM du monde sont cultivés avec SES semences"

No comment. Quand même ! ! ! ! Et on voudrait nous faire croire que les OGM sont indispensables ! ! ! Tss, on nous prend vraiment pour des cons. RIEN NE PROUVE POUR LE MOMENT LEUR INNOCUITE.

Et ce grenelle de l’environnement est il vraiment démocratique ? Tout le monde n’a pas accès à internet, tout le monde n’a pas le temps de donner son avis en si peu de temps.

Je pense que c’est surtout des gens proches du gouvernement qui ont donné des avis favorables aux OGM ici.

La seule façon démocratique de régler les choses est de faire un REFERENDUM SUR TOUTES LES PROPOSITIONS DU GRENELLE. Comme ça TOUS les français peuvent donner leurs avis, et sans propagande, svp ! ! ! !

QUAND EST CE QUE NOUS ALLONS ENFIN TENIR COMPTE DE L’AVIS DE L’IMMENSE MAJORITE DES FRANCAIS ET DES EUROPEENS ? NOUS SOMMES MAJORITAIREMENT CONTRE ; LA QUESTION NE SE POSE MEME PLUS ! Ceux qui s’enrichissent en détruisant la planète, eh bien quand ils se seront bien rempli les poches, et que la planète sera exsangue, ils pourront toujours bouffer leur fric. La seule vraie richesse est une planète en bonne santé et capable de nourrir TOUT LE MONDE SANS EXCEPTION.

La vraie richesse est celle du coeur et du partage.

david L
12/10/2007
remplir ou débattre ?
Je suis consterné par l’esprit de ce forum où on s’accapare l’espace d’argumentation par des textes longs, souvent très peu argumentés, mais faisant effet : alors qu’une majorité de français sont inquiets sur les OGM, une large majorité de messages de ce forum sont à la gloire des technologiques génétiques super controlées et maitrisées, garants d’un avenir glorieux. La douloureuse expérience de la pseudo démocratie : on débat toujours après coup, et on entend les soi-disants pragmatiques dire qu’on ne peut revenir en arrière. Ce qui est particulièrement vrai pour le cas des OGM : une dissémination génétique, que certains refusent d’appeler contamination, échappe au contrôle technoscientifique. Alors l’implacabilité des faits me force à manger des OGM, alors que je ne le veux pas, je ne force personne à manger du bio si il n’en a pas envie. Cruelle expérience que ces prises de décision basées sur la force des accapareurs (de la parole, du pouvoir, de l’argent, de la visibilité, de l’espace, ...) à un moment si dramatique de la vie sur cette planète : la vie des sols disparait, les forêts disparaissent, la biodiversité est en chute libre, les déserts progressent. L’impossibilité quasi mondiale à rencontrer une terre, une eau, un air non pollués fait que les nouvelles générations ne peuvent même plus simplement et positivement se figurer un monde vivant , non mortifère. De là , des pensées et des corps défigurés, torturés, à vouloir du mieux, coûte que coûte : le mieux avec les OGM est une réponse désespérée tendue vers des lendemains qui ne chantent plus. Aujourd’hui même fredonne tout juste. .
taranis
12/10/2007
Oui à l’informations

IL faut une étude complète en utilisant aussi les études faite à l’étrangé sur le sujet.

Oui il y a des "contaminations", mais les plantes "sauvages" ne se croisent t’elle pas entre elles ? Certain OGM sont nécessaires, il réduise la consomations d’eau, augmente la production, d’autre sont dangereux car pouvant créer des résistances.

Il faut mettre en place des rêgles strict et clair de mise à disposition aux agriculteurs des OGM. Prendre comme zone de protection autour des cultures OGM ce qui est indiqué par les scientifiques avec une majoration. Ne pas ce baser sur les études des entreprises créatrices pour décidé si oui ou non un OGM peut être cultivé. Sanctionner de façons trés importante les attaques contre les essais réalisés par les scientifiques et de la même façons les violations de la part d’entreprise cherchant à implanter des OGM sans autorisation.

Seul des organismes d’etat ou totalement indépendant (CNRS, Ecole d’agriculture) pourrais réaliser les études et aucun noms n’apparatrais sur le compte rendu, ou alors ceux de fonctionnaires, donc des personnes non influencables ne metant pas en jeux leur avenir salarial et ce même si des étudiants participes.

Véronique
12/10/2007
OGM et économie = ultralibéralisme et survie alimentaire

Bonjour Je ne reviendrai pas sur la question du risque alimentaire et sanitaire. Il est clair que le principe de précaution s’applique. Mais ce n’est pas le seul ! Les OGM sont un outil au service de l’appauvrissement, l’endettement, la diminution de l’espérance de vie des populations du tiers-monde.

Les OGM sont introduites largement par les multinationales agroalimentaires dans les pays du Tiers-Monde. Le point de vue, officiel et charmeur, que cela va nourrir tout le monde et va bénéficier à l’humanité est plus que naïf, il est cynique. A terme, ce procédé va endetter encore tellement plus de gens déjà très pauvres, qu’ils auront encore moins de quoi acheter aliments, médicaments, etc.. pour assurer la simple survie de leur famille, de leurs enfants... Allez donc regarder en Asie, en Afrique ; ne demandez pas aux gens comment ils vivent, regardez-les vivre et posez de simples questions.

Un exemple : les OGM stériles, cela n’est pas inéluctable c’est la politiques des fabricants pour se faire plus de fric. Les paysans ne peuvent plus prélever sur leur récolte des semences car leur récolte est stérile, résultats de modifications génétiques ( Mons... a appelé un de ces hybrides mortifères : TERMINATOR ! !)

Les pays industrialisés (USA) ont déjà mis en place une police qui fait payer des amendes aux paysans qui cultivent leurs propres semences issus de la sélection classique.

Cette taxation du vivant est morbide et inacceptable. C’est une violation d’un droit fondamental de l’humanité.

La "fabrication" de semences OGM impose d’acheter engrais, autres intrans, seul le fabricant de semences les commercialise naturellement puisqu’il maîtrise la dépendance de ses OGM en les modifiant génétiquement.

TOUT CELA A UN PRIX. C’est le but. Les paysans pauvres dépendront encore plus, seront encore plus pieds et poings liés , et S’ENDETTERONT davantage, etc... via les coopératives nationales, ONG qui ne sont que des bailleurs de fonds qui prêtent à un taux usuriers, etc. De plus, les cultures traditionnelles, moins coûteuses, plus adaptées au climat, moins gourmandes en intrans sont abandonnées.

Si la saison est mauvaise (inondations ou sécheresse) et bien tant pis.. Rien à récolter mais des dettes encore plus lourdes à payer..

Tant que l’argent restera la préoccupation centrale de nos sociétés, l’économie continuera d’assassiner des millions de personnes ; les intérêts personnels (pouvoir, prestige) règneront à son service. Interdisons la commercialisation d’OGM alimentaires, la culture en champ ouvert, règlementons sévèrement la surface des cultures confinés, instaurons une police des ogm... ok pourquoi pas ? Mais surtout... révoquons nos élus qui ne tiennent pas leurs promesses, annulons la dette des pays du tiers-monde, faisons un vrai grenelle pour une vraie économie au service de l’être humain, éduquons et informons réellement, ne mentons plus. l’environnement ira bien mieux ! ! Paix Force et joie à toutes et tous.

Charlotte
12/10/2007
Beaucoup contre a priori
Je suis très étonnée en qualité de femme d’agriculteur de contsater lors de discussion avec des amis ou relations que beaucoup sont contre les ogm mais ne savent pas pourquoi et cela m’inquiète...A cause de personnes comme celle là José Bové gagne sa "popularité" mais en réalité ils ne se rendent pas compte du potentiel que reprèsente les ogm afin de réduire les épandages d’insecticides ou encore de permettre à des graines de pousser sans avoir besoin de beaucoup d’eau ce qui représente une révolution pour l’Afrique par exemple, n’oublions pas que nous sommes de plus en plus nombreux sur la planète et qu’il va falloir nourrir tout le monde...alors pourquoi pas ?
airelle
12/10/2007
Vers l’agriculture bio
Il faut laisser les OGM dans les labo et cesser de nous faire croire qu’ils règleront la faim dans le monde. De nombreux pays connaissent des déboires avec les OGM : rendements plus faibles que ceux annoncés, moindre résistance, bétail qui meurt anormalement après broutage sur des terres où on a cultivé du coton GM, agriculteurs non OGM assignés devant les tribunaux par Monsanto car leur production sont devenues OGM, à leur insu, car on ne contrôle pas la dissémination, plantes ou animaux GM dont les modifications ne sont plus uniquement celles que l’on attendait (saumon difforme du Canada)... La liste est longue et il demeure encore certainement beaucoup d’inconnus. On veut nous faire croire que la bio ne peut pas nourrir le monde, j’y ai pensé également, jusqu’à ce que les conclusions de la FAO indiquent (vers mai 2007), comme de nombreuses autres analyses, que l’agriculture biologique avait le potentiel pour nourrir la planète, avec un moindre impact sur l’environnement. Il faut aujourd’hui avoir le courage de réorienter les subventions vers une agriculture durable et respectueuse de l’environnement. L’agriculture intensive a atteint ses limites entrainant appauvrissement et érosion des sols. Pourquoi cherche-t’on à museler les scientifiques qui dénoncent les dangers des OGM (pas les médicaments en labo, mais ceux en plein champ) en supprimant leurs budgets recherche ? Il y aurait donc intérêt à les faire taire et surtout, que l’on continue à croire que les OGM sont indispensables au bien-être de l’humanité... Que fera t-on quand la dissémination sera telle que les conséquences en seront irréversibles ? Les abeilles souffrent depuis quelques temps d’un mal étrange (mortalité élevée et inexpliquée : syndrome d’effondrement des populations), particulièrement au Canada, aux Etats Unis, pays grands producteurs d’OGM. Bien sûr, aujourd’hui, on ne connait pas exactement l’origine de leur mal, mais entre OGM, pesticides et autres polluants... Je viens d’entendre que, pour relancer la croissance, Jacques ATTALI propose de revenir sur le principe de précaution. S’il avait existé, y aurait’il eu l’amiante, les vaches folles et le sang contaminé... Il propose également de favoriser la libre concurrence. Je suis atterrée par de telles propositions. Les produits de qualité seront inévitablement chers par rapport aux autres, et les producteurs seront contraints d’accepter de vendre toujours moins cher car je ne crois pas que les grandes surfaces soient devenues vertueuses au point de diminuer leurs marges bénéficiaires. Comment peut-on vendre encore moins cher un jean qui a parcouru environ 50000 KM (prodution coton, teinture, coupe, couture, boutons etc, tout ceci réalisé dans différents pays.., d’ailleurs, on devrait se demander ce que perçoivent ceux qui le fabriquent, et le CO2 généré)avant d’arriver sur nos étals ? L’hyperconsommation que l’on veut promouvoir est incompatible avec la santé de la planète et de ses habitants.
airelle
12/10/2007
Vers l’agriculture bio
Il faut laisser les OGM dans les labo et cesser de nous faire croire qu’ils règleront la faim dans le monde. De nombreux pays connaissent des déboires avec les OGM : rendements plus faibles que ceux annoncés, moindre résistance, bétail qui meurt anormalement après broutage sur des terres où on a cultivé du coton GM, agriculteurs non OGM assignés devant les tribunaux par Monsanto car leur production sont devenues OGM, à leur insu, car on ne contrôle pas la dissémination, plantes ou animaux GM dont les modifications ne sont plus uniquement celles que l’on attendait (saumon difforme du Canada)... La liste est longue et il demeure encore certainement beaucoup d’inconnus. On veut nous faire croire que la bio ne peut pas nourrir le monde, j’y ai pensé également, jusqu’à ce que les conclusions de la FAO indiquent (vers mai 2007), comme de nombreuses autres analyses, que l’agriculture biologique avait le potentiel pour nourrir la planète, avec un moindre impact sur l’environnement. Il faut aujourd’hui avoir le courage de réorienter les subventions vers une agriculture durable et respectueuse de l’environnement. L’agriculture intensive a atteint ses limites entrainant appauvrissement et érosion des sols. Pourquoi cherche-t’on à museler les scientifiques qui dénoncent les dangers des OGM (pas les médicaments en labo, mais ceux en plein champ) en supprimant leurs budgets recherche ? Il y aurait donc intérêt à les faire taire et surtout, que l’on continue à croire que les OGM sont indispensables au bien-être de l’humanité... Que fera t-on quand la dissémination sera telle que les conséquences en seront irréversibles ? Les abeilles souffrent depuis quelques temps d’un mal étrange (mortalité élevée et inexpliquée : syndrome d’effondrement des populations), particulièrement au Canada, aux Etats Unis, pays grands producteurs d’OGM. Bien sûr, aujourd’hui, on ne connait pas exactement l’origine de leur mal, mais entre OGM, pesticides et autres polluants... Je viens d’entendre que, pour relancer la croissance, Jacques ATTALI propose de revenir sur le principe de précaution. S’il avait existé, y aurait’il eu l’amiante, les vaches folles et le sang contaminé... Il propose également de favoriser la libre concurrence. Je suis atterrée par de telles propositions. Les produits de qualité seront inévitablement chers par rapport aux autres, et les producteurs seront contraints d’accepter de vendre toujours moins cher car je ne crois pas que les grandes surfaces soient devenues vertueuses au point de diminuer leurs marges bénéficiaires. Comment peut-on vendre encore moins cher un jean qui a parcouru environ 50000 KM (prodution coton, teinture, coupe, couture, boutons etc, tout ceci réalisé dans différents pays.., d’ailleurs, on devrait se demander ce que perçoivent ceux qui le fabriquent, et le CO2 généré)avant d’arriver sur nos étals ? L’hyperconsommation que l’on veut promouvoir est incompatible avec la santé de la planète et de ses habitants.
Moratoire vérité
12/10/2007
OGM : un moratoire pour prendre le temps de chercher la vérité
Pour justifier un moratoire sur les cultures en plein champ, point n’est besoin d’attendre les résultats d’études sur la nocivité ou l’innocuité des OGM. Il faudrait commencer par rendre public :
  les sommes mises en jeu, l’étude du comportement des sociétés bénéficiaires, le lien entre leur politique OGM et la vente de leurs autres produits ;
  les contre-vérités diffusées par ces sociétés, notamment en ce qui concerne l’usage des pesticides aux Etats-Unis. Quand on a pris connaissance de ces faits, on ne peut que demander un moratoire.
Ptit_loupo
12/10/2007
OGM : oui mais en milieu confiné

« Certains scientifiques ont souligné que des essais en milieu ouvert étaient une condition indispensable à de telles études » Mais bien sûr, laissons les proliférer et constatons les dégâts irréparables... Si ils ne sont pas capables de constater si oui ou non il peut y avoir contamination (par des essais en milieux confinés), alors cela confirme qu’il ne contrôle rien de ce qu’ils font. Les personnes se disant adultes et responsables ne sont en fait que de grands gamins n’ayant plus l’autorité des parents pour éviter les conneries... A titre d’exemple : un riz OGM à été expérimenté en amérique puis abandonné : le problème est qu’aujourd’hui on le retrouve à l’échelle mondiale.

Pour la participation du public, 100% d’accord : on est en république démocratique ou on ne l’est pas.

« Dissémination fortuite » : ça me fait « marrer » : c’est comme si c’était pas grave que c’était exceptionnel et sans conséquences (du moins c’est ma vision de cette expression). D’autant que les cas de disséminations ne concernent que peu d’individus au regard de toute la population végétale en individus et espèces qui ne sont pas contrôlés : le monde inconnu est plus grand que le monde connu.

Je constate que l’on ne parle pas des animaux OGM : créé pour raison médicale, ils ont l’avantage d’être plus aisément contrôlables par un bon enclos et une bonne traçabilité généalogiques contrairement aux plantes qui se disséminent pas le vent, la faune, le ruissellement etc.

Il est mention de « démographie ». Intéressant mais dans quel sens vont-ils l’étudier. Car c’est bien là le nerf de la guerre quand on parle de nourrir la population mondiale en accroissement. Est-il si difficile de réaliser que la Terre est ronde, de surface limitée, non extensibles et par conséquent que si une espèce prolifère, c’est forcément au détriment d’une ou des autres. Si tout le monde vivait comme un européen, il faudrait 3 planètes, rien que ça... Le contrôle de la natalité est t’il si tabou qu’aucun gouvernement n’ose en parler si ce n’est la Chine et pour des raisons économiques. De 1960 à 2005, la population humaine est passée de 3,023 milliards à 6,5 milliards consommant toujours plus, détruisant toujours plus (les estimations donnent 9,075 milliards pour 2050. Il serait temps de ralentir pour s’adapter à la capacité de régénération de la Terre, et ce ne sont pas les OGM qui résoudront ce problème (à moins de créer des Homos sapiens en miniature lol).

Il y a certaines choses non abordées ici :
  les phytosanitaires : les OGM ne les résolvent pas : on fait des OGM résistant à des herbicides totaux (de la firme fabriquant l’OGM évidemment) donc plus puissant et polluants. Alors ne parlons pas des fongicides. Pour les insecticide au lieu d’être surtout hors de la plantes (et en partie éliminable en épluchant pour ce qu’il est possible d’éplucher), on les mange avec la plantes : les étude étant fait sur de très courtes période, on ne sait pas ce que donne la bioaccumulation et transmission de la femme à l’enfant. Les études sur les rats donnent de mauvais signes à ce sujet.
  l’eau : ils n’économise pas l’eau (du moins pas tous) et au contraire certains ont besoins de plus d’eau, ruinant les paysans (en Afrique) qui ont vu leurs récoltes anéanties. Sans compter l’apparition de maladies qui leur étaient inconnues.
  il faudra créer des OGM d’OGM car de même que les « parasites » s’habituent aux phytosanitaires, ils s’habitueront au OGM

meline
12/10/2007
OGM : NON, l’ignorance ne doit pas tuer

Avant toutes choses je souhaite vous rappeler à tous, si vous me le permettez, la Terre n’appartient pas à l’Homme, elle fait partie d’elle ; la Terre fait partie de notre chair. Nous avons la responsabilité et l’obligation de la respecter. Soyez logique, réfléchissez bien, gardez votre bon sens et surtout ne pensez pas qu’à vous et ne restez pas des moutons !

St Exupery : "l’homme et la forêt. Quand il n’y aura plus rien que l’homme, l’homme s’emmerdera excessivement. Il a déjà perdu contact avec le fauve et avec les forces de la Nature et voici qu’il transforme la planète en terre maraîchère."

Je refuse d’être un cobaye de cette société de consommation qui privilégie l’argent à la santé de tous. Je refuse aussi de tuer les paysans qui travaillent durs pour nous nourrir. Savez-vous qu’en Argentine, certains paysans ont perdus leurs terres fertiles car pendant 2 ans ils ont planté un OGM dont l’une des molécules est tout bonnement du "round up", n’est-il pas cancérigènes ?

Certains pourraient me trouver idéaliste et têtue, mais qui peux me contredire sur mes interrogations suivantes pour me prouver par A+B que je me trompe :

  à la longue, qui sait si les OGM ne sera pas un scandale honteux comme l’amiante ?
  Savons-nous si l’obésité ne viendrait pas de cette male nutrition ?
  Les cancers sont principalement dus à la pollution, et à la nourriture que l’on mange, alors qui peux me prouver que les OGM sont bon pour mon corps ? On sait par contre que le M810 engendre des ruptures d’enzymes dans le corps des rats (secret industriel) et les autres maladies modernes... Bref, je préfère donner la chance à Mme SHIVA, créatrice d’un millet qui pourrait arrêter la famine puisqu’elle pousse sans eau contrairement à ce maïs qui est gourment en eau. Par pitié, ne pensez pas qu’à l’Homme, les animaux partagent aussi notre planète, je ne veux pas être un nuisible pour ma Terre Mère. Méline

Anonyme
12/10/2007
Les biotechnologies une porte ouverte aux solutions d’avenir
Les travaux en cours de nos chercheurs nous offrent des perspectives pour nos consommateurs ; comme pour nos agriculteurs.Convaincu que le développement des biotechnologies est la contribution à l’amélioration de la sécurité alimentaire au travers d’une protection intégrée efficace.Se passer des solutions d’avenir que nous offre le génie génétique serait un frein à la préservation de l’environnement ; la compétitivité de l’agriculture ; la sécurité alimentaire.Nous ne pouvons dire non aux cultures en acides gras oméga-3 connus pour leur impact positif sur le système cardiovasculaire, et les plantes tolérantes au stress hydrique. La biotechnologie offre une solution à la réduction des insecticides.L’accroissement des besoins alimentaires de la population est le défi de l’agriculture ainsi que la préservation de l’environnement et tourner le dos au génie génétique met en danger la politique agricole de la France Jacq
JeanPol28
12/10/2007
l’Atlternative Biotechnologique

Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut réduire les apports de pesticides et d’engrais dans nos champs, il existe selon moi 2 solutions pour cela, l’agriculture Biologique (AB) ou les biotechnologies :

  L’AB est (soit disante) plus respectueuse de l’environnement certes, mais pour satisfaire la demande mondiale en céréales, dont la courbe de croissance est exponentielle depuis l’arrivée des pays émergents sur le marché, il faut augmenter les surfaces puisque le rendement des cultures Biologiques est moindre. Comment augmenter les surfaces quand on sait que l’urbanisation est galopante et que les terres arabales les + fertiles sont en "voie de disparition" ? Faut-il deforester davantage ? De plus le consommateur, dont le principal soucis aujourd’hui est son pouvoir d’achat, est-il prêt (et economiquement capable) à débourser plus pour des produits (soit-disants) meilleurs pour la santé et l’environnement ? L’AB n’est viable que si elle reste marginale.
  Les Biotechnologies dont font partie les OGM permettent d’augmenter le niveau de productivité, indispensable si on veut limiter l’envolée des prix des céréales, tout en diminuant les apports de produits chimiques dans les champs. Nul besoin d’augmenter les surfaces agraires, seule une formation plus pointue des agriculteurs est nécessaire ; mais ne doutons pas que les agriculteurs Modernes seront s’adapter facilement à ce nouvel outil ! Aujourd’hui les PGM permettent de diminuer les apports des pesticides ; demain ils permettront de préserver l’eau mais aussi de limiter les apports d’engrais et ce n’est qu’un début... Laissons la chance aux progrès et banissons la regression qui fait aujourd’hui de la France un Pays en retard et à la traine ! !

Phildo
12/10/2007
tabou
Ne pas sous-estimer la résistance à la consommation d’aliments génétiquement modifiés pour des raisons profondes : à mélanger ainsi les gènes d’espèces différentes, ne va-t-on pas un jour introduire un gène animal dans la plante, et pourquoi pas un gène humain ? il y aurait alors un risque ontologique pour l’humanité de devenir anthropophage. Les humains n’accepteront pas facilement de franchir ce tabou. Les producteurs de semences OGM le savent, par des études, et c’est pour ça qu’ils tentent de passer en force.
BrunoF
12/10/2007
Le syndrome "Tchernobyl"
Quelle que soit l’orientation retenue, le syndrome "Tchernobyl" est toujours présent dans les esprits en matière de communication et de transparence. Créez un organisme, VRAIMENT indépendant des lobbys de toutes sortes et des atternoiements de nos hommes politiques. Que cet organisme soit consulté lors d’orientations sur les OGM et qu’il puisse fournir une information de qualité et objective à l’ensemble des Français. Ceci est valable pour bien d’autres sujets en France (sûreté nucléaire, vaccination, incinérateurs, etc...) Ensuite, chacun en fonction de ses convictions, fera ses choix en connaissance de cause et devra les assumer.
Marie-Catherine Po...
12/10/2007
Ne pas recommencer les erreurs passées
La recherche sur les fondements du vivant doit être sérieusement cadrée et l’on doit freiner les ardeurs liées plus à la recherche de profits maximums qu’à celle de progrès pour l’humanité. C’est ainsi qu’une recherche sur les OGM pour mieux soigner les humains apparaît peu criticable en tant que telle. Elle devrait être confiée à la recherche publique. La seule question à ce sujet est : les moyens qui lui sont consacrés auraient-ils plus de résultats sur la santé humaine s’ils étaient utilisés à d’autres recherches ? En revanche, à l’autre extrémité, la culture de plantes génétiquement modifiées (selon les techniques actuelles, sans revenir à toutes les arguties sur le fait qu’on a "toujours" génétiquement modifié les plantes) en plein champ présente trop de risques par rapport aux avantages. Les nombreux cas de contamination à distance, d’autres plantes non OGM ou de plantes "bio", démontrent l’impossibilité de "contrôler" ce type de cultures. Les demandes de "plantations contrôlées" rappellent trop la politique du "comité permanent amiante" qui a eu le "succès" que l’on sait ! Donc, les cultures en plein champ doivent être interdites en Europe. Le fait que l’Europe autorise certaines importations de produits OGM et que cela introduit une distorsion de concurrence entre producteurs agricoles ne doit pas faire obstacle à cette interdiction : d’une part, l’UE peut interdire ces importations ; d’autre part, même avec les importations, dans 15-20 ans, l’Europe sera peut-être contente d’avoir préservé sa biodiversité, son agriculture, sans compter de s’être évité d’éventuels autres effets encore incertains. Pourquoi l’Europe ne se lancerait-elle pas pour être "fer de lance" d’une nouvelle agriculture plus respectueuse de l’environnement et de la santé des humains ?
Sébastien
12/10/2007
Vaccin
Qui n’a pas en lui aujourd’hui au moins 1 ou 2 vaccins dans le corps ? Qui ne se soigne pas avec des tas de médicaments pouvant avoir des effets secondaires ou allergiques ? Les OGM ne sont que la vaccination des plantes ! Que ceux qui ne veulent pas d’OGM arrêtent tout de suite de se vacciner.
ficus
12/10/2007
Organiser un véritable débat démocratique sur les OGM

Je demande au président N. Sarkozy de respecter ses promesses de campagne, quand au moratoire sur les OGM. Je demande aux hommes politiques de respecter le souhait de leurs électeurs (et des autres, d’ailleurs) de ne plus continuer la production d’OGM sans organiser un véritable débat public. Si nos politiques passent outre cette volonté populaire et cèdent à la pression des lobbyes industriels rêvant déjà de s’enrichir sur le dos de notre santé, alors on peut se poser la question légitime : sommes-nous encore en démocratie ? Nos représentants remplissent-ils encore ce rôle ou font-ils le choix de l’économique plutot que celui de notre santé ?

Le projet des OGM est suffisamment important et structurant pour le futur, du fait de son caractère irréversible (il y aura un avant et un après OGM), qu’il nécessite un VRAI DEBAT PUBLIC, pour mettre en évidence les objectifs recherchés par les semenciers d’OGM, mais surtout l’irréversibilité de ce choix. C’est un vrai choix de société, pouvant changer définitivement notre environnement, c’est pourquoi ce sujet est si sensible, et ne peut être traité à la légère du seul et unique point de vue des bénéfices économiques escomptés pour certains.

Je demande plus de transparence : plan des champs déjà ensemencés, niveau actuel des recherches... Et plus de traçabilité : donner les moyens au consommateur de choisir des aliments sans OGM s’ils le souhaitent (étiquettage à revoir : bien distinguer l’absence d’OGM et ramener le seuil de tolérance à 0.1% comme le demandent certains euro-députés belges. Enfin, il devient urgent que nos hommes politiques respectent le principe de se mettre au service de l’intéret général plutot qu’a celui des intérets privés.

dany
12/10/2007
PAS D’OGM EN MILIEU OUVERT

Tout d’abord merci à toute votre équipe , elle a le mérite d’avoir fait un gros travail ,aussi c’est très modestement que je vous livre mes réflexions sur le texte proposé 1/impacts sur la santé Lorsque dans tous les conférences on nous répète que depuis que les OGM existent, que ce soit sur les animaux ( qui en consomment déjà en France )ou sur les humains qui les ont ingérer dans leur nourriture il n’y a pas de problème.C’est certain puisqu’il faudrait une étude épidémiologique sur une cohorte très importante de personnes dans des contextes identiques pour évaluer l’impact sur la santé et cela vous savez fort bien que ce n’est pas possible, donc s’il y a problèmes de santé ils seront disséminés à travers le monde et personne ne saura faire le rapprochement avec les OGM 2/L’impact sur l’environnement Là par contre il y a déjà des évènements négatifs à travers dans toutes les régions du monde qui permettent de se prononcer,une résistance, une dissémination.Les constatations basées sur des faits sont malheureusement avérées sur la biodiversité.les plantes OGM actuellement produisent déjà elles-mêmes l’insecticide et l’herbicide.

De plus on a l’impression d’être honteusement trompé, vu le dernier règlement de l’UE sur l’agriculture biologique autorisant 0,9% d’OGM dans les cultures car tout le monde sait qu’il y aura effectivement dissémination. 3/ sur l’économie.Pour qui les profits ? Pour les industriels de la chimie et les semenciers c’est un véritable filon, pour les scientifiques c’est également l’apport de nouveaux crédits et un déploiement de recherches sur ce secteur, si problème la boucle est bouclée Pour l’agriculteur, dans un premier temps, cela pourrait se présenter sous deux aspects, économie de temps, et rapport plus important donc revenus plus importants Puis viendront les problèmes de sols, les problèmes de résistances et bien sûr la dépendance aux semences, par ailleurs certaines variétés anciennes présentant certainement des capacités d’adaptation et de rendement n’ont pas encore été étudiées. Pour nous les citoyens et consommateurs ?pour nourrir le monde ?le dernier rapport de la FAO soutient une agriculture de proximité de préférence biologique adaptée au sol, sont-ils ils sots ou sages. En ce qui me concerne je n’y vois aucun avantage. Pour conclure, je dirais en souriant qu’il n’y a pas de disséminations fortuites, mais des disséminations naturelles, indéniables et que personne ne pourra contenir avec ses petits bras musclés ! ! ! EST-CE RENTABLE A LONG TERME ?JE N’AI PAS DE REPONSE EST-CE SOUHAITABLE ? NON EN MILIEU OUVERT EST-CE VRAIMENT UTILE ? OUI EN MILIEU CONFINE

Benito69
12/10/2007
Oui à de l’expertise scientifique RESPECTEE

Je suis bien d’accord avec l’absence d’expertise solide en France. Mais à qui profite cet état de fait ?

  Aux ONG de tout poils mais notamment les écolos qui passent leur temps à ridiculiser et à jetter l’opporbre sur les Comités d’experts vendus un coup à l’état, la fois d’après aux multinationales surtout lorsqui’ls ont un avis contraire à leus thèses (voir l’histoire chlordécone et Belpomme).

  Et tout celà est complaisamment relayé par les médias qui doivent faire de l’argent et marcher leur propre industrie et pour lesquels le message, par essence "gris" du scientifique, jamais tranché, plein d’incertitudes va à l’encontre de l’essence même de l’information actuelle,

  Aux politiques qui ne sont pas encombrés par une science puissante et peuvent prendre les décisions qu’ils veulent,

Désolé mais comment attirer les étudiants dans ces disciplines lorsqu’on voit la crise dans laquelle est l’expertise ? ? Messieurs des ONG écolos, sortez du double discours, on veut de l’expertise "indépendante" et on détruit les champs d’expérimentations en même temps, on veut un Haut Conseil des Biotechnologies et on hurle que les membres sont tous pourris lorsqu’ils ont un avis contraire au vôtre.

Bruno
12/10/2007
Vive le progrès

Il est grand temps de réaliser les espoirs que suscitent les biotechnologies appliquées au monde végétal ;

Espoir de produire plus propre ; car moins (ou plus du tout) de produits chimiques utilisés, moins de passage tracteur (donc moins de pollution dans l’atmosphère), un état sanitaire amélioré car moins de parasites.

Espoir de produire de façon plus économique ; car meilleure préservation des rendements (moins de parasites=moins de pertes=meillerue utilisation des intrants) et parce que la biotechnologie est moins chère que la chimie !

Espoir de faire partager ces technologies aussi bien aux pays développés qu’aux pays en voie de développement.

Ces espoirs sont pour l’instant masqués en France par des communications d’opposants qui prennent toutes les formes, alors que les cultures améliorées ont été choisies et semées cette année sur plus de 100 millions d’hectares dans le monde en 2007, soit presque 5000 fois plus que les quelques 21000 hectares cultivés dans notre pays. Des études systématiques d’écotoxicologie permettraient certainement de rétablir la vérité sur les bienfaits écologiques permis par les propriétés de ces semences et sur l’absence de risque déjà entérinée par les autorités européennes, nord-américaines, sud américaines, sud africaines, indiennes, australiennes etc... par leur autorisation de culture sur leurs territoires respectifs.

Ces études permettraient aussi d’utiliser les mots à meilleur escient. Car parler de "contamination" qui sous entend pollution, est inadapté. Dans le cas des technologies BT par exemple, la protéine synthètisée par le géne inséré dans la semence est une protéine qui existe déjà dans la nature et qui plus est, est utilisée depuis des dizaines d’années par les agriculteurs en remplacement...des produits chimiques. Le pollen est injustement accusé de contaminer parce qu’il contiendrait éventuellement une protéine...déjà présente dans la nature.

Parler de maïs qui synthétise un insecticide n’est pas vrai ; la protéine ne devient réellement insecticide qu’une fois digérée par l’insecte ciblé.

Le maïs n’est pas pollinisé par les abeilles.

Le maïs ne se croise avec aucune autre plante que le maïs.

Le maïs BT n’est pas stérile.

Le maïs BT lutte contre 2 insectes cibles qui feraient sans cela beaucoup de ravages.

Donc allons de l’avant ; laissons à l’agriculture française la possibilité d’utiliser les mêmes nouvelles technologies que les autres agricultures ont déjà adoptées, lorsque ces technologies ont été validées par les plus hautes autorités spécialisées. Et si besoin, donnons nous les moyens d’étudier les impacts environnementaux, sanitaires, agronomiques, économiques de façon objective.

2008 sera la 13eme année de culture des biotechnologies dans le monde. Respectons les chercheurs qui ont trouvé, les agronomes qui ont développé, les spécialistes qui ont approuvé, et les agriculteurs qui veulent semer et récolter le progrès.

mathieu.vaisset
12/10/2007
Quelques corrections

Le pollen n’est pas accusé de contaminer le milieu naturel en raison de la présence de la protéine mais de celle de l’ADN codant cette protéine. En ce sens effectivement le pollen de maïs, qui ne se croise pas avec les mauvaises herbes présentes en Europe ne va pas contaminer l’environnement, mais il peut contaminer les champs bio qui doivent être cultivés ’sans OGM’ et cela peut entrainer de graves conséquences économiques pour les producteurs d’AB. Le pollen de colza pourrait, lui, être susceptible de fertiliser d’autres plantes de sa famille, qui sont des mauvaises herbes très difficiles à détruire.

Mais la pollution de l’environnement est aussi le fait de graines disséminées lors du transport. Cela est le cas du colza qui fleurit nos route. Le colza OGM ferait de même mais seriait plus difficile à contrôler.

S’il n’est pas pollinisé par les abeilles, le maïs les nourri quand même. avec son pollen justement. Et les protéines Cry sont susceptibles d’avoir des effets non souhaités sur les abeilles.

Les actions toxiques des protéines Cry sont susceptibles de se manifester hors du tube digestif des abeilles. Toutefois il n’y a actuellement aucune preuve du passage de la protéine Cry dans le sang mais des soupçons sérieux pèsent qui nécessitent de plus amples recherches.

J. AVIE
12/10/2007
Oui, vive le progrès
Tout à fait d’accord avec vous. Les OGM sont un moyen de progrès. Il ne faut pas se laisser abuser par des pseudo-écologistes qui profitent de l’ignorance pour agiter la peur. Bravo aux chercheurs qui utilisent ces techniques et font progresser l’agriculture et la médecine.
Lothar W.
11/10/2007
OGM - Je n’en veux pas

Pourquoi ? Parce que je pense que l’homme n’est pas suffisamment intelligent, responsable et trop égoiste pour appliquer une telle technique qui touche au coeur de la vie.

La preuve est la première application. Quelle absurdité, quelle prétention de concevoir un maïs qui résiste à un herbicide. Ensuite appliquer celui (qu’on vend par hassard aussi)pour tuer toute vie sauf la plante résistante. Au même temps prétendre qu’on utilise moins des pesticides pendant exactement le contraire est le cas. Ensuite s’étonner que le sol est mort et que ce ne fonctionne plus après peu des années. Mais là on aura déjà developpé le refertilesseur (ou pas ?) pour le vendre aussi cher. Quelle folie.

1. Je ne veux pas des cultures en milieu ouvert. Ni comme culture ni pour la recherche. Si quelqu’un considère la recherche comme nécessaire il peut se payer un serre avec simulation climatique, mais de sa propre poche s.v.p. Ou aller en Amerique, oui, il peut aller toute suite, en plus il peut manger les OGM là bas sur place, peut-être ça va éclairer son esprit de chercheur encore plus.

2. Je ne veut pas qu’on importe des OGMs.

3. Je ne veux pas qu’on utilise mes impôts pour la recherche. Je veux qu’on les dépense pour une agriculture saine et naturelle, en meilleur cas biologique. Je veux qu’on travaille avec la nature, pas contre la nature.

4. Je ne veux pas qu’on nourrisse des animaux avec des OGMs. Déjà parce que les pauvres animaux peuvent pas s’oposer et en plus parce que je ne veux pas consommer les OGM par le detour d’estomac d’un animal. Le fait que c’est déjà le cas ne veut pas dire que je suis d’accord.

Petite remarque personnelle : je suis ingénieur, je travaille sur des nouvelles technologies et je me considère comme rélativement intelligent.

Est-ce le suivant peut entrer dans la tête d’un politicien ? :

JE NE VEUX PAS DES OGMs ! ! ! ! ! ! ! JE N’EN VEUX PAS.

Monique
11/10/2007
On n’avancera pas avec des principes idéologiques

Les anti-OGM n’ont pas d’arguments solides, ils n’ont que des principes idéologiques. Il faut faire confiance aux scientifiques. Ils font un travail très minutieux et de plus en Europe et plus particulièrement en France, chaque demande d’essai est soumise à des études très rigoureuses et s’appuie sur des études faites essentiellement dans le passé à l’étranger. Si on veut faire des recherches en France, il faudrait qu’on arrête de détruire les champs implantés en toute légalité. Il faudrait aussi arrêter de parler de "contamination". Les distances entre un champ de PGM et ceux qui l’entourent sont souvent supérieures à celles requises par la règlementation. S’il y a risque de "dissémination", les précautions sont prises. Relativisons ! il s’agit de maïs pas de poison. On ne parle pas suffisamment de tout le suivi, de la traçabilité qui est faite. Les médias trouvent davantage un intérêt à inquiéter les citoyens plutôt qu’à les rassurer.

On ne parle pas assez des mycotoxines. En résumé, le maïs BT étant moins pourvu d’une certaine mycotoxine, la répercussion sur la santé animale et humaine en est que plus bénéfique. En revanche, les écologistes ne se vantent pas des épinards bio qui ont causé un décès et des hospitalsations. Les consommateurs ne sont pas tous dupes. Les statistiques annonçant qu’une majorité des citoyens s’opposent à la culture de PGM sont inexactes. Beaucoup n’ont pas d’opinion ou ont des à priori à force d’entendre des rumeurs. Il est plus facile de faire circuler des rumeurs que de démontrer des faits. Je vous invite à consulter www.ogm.info Oui aux OGM, soumis au cas par cas comme cela l’est actuellement. Non au moratoire et autres fantaisies qui ne feront que reculer la France.

mathieu.vaisset
12/10/2007
Bien sûr, mais on risque gros à ne pas tenir compte des philosophies.

Pourquoi devrait-on aveuglement faire confiance aux scientifiques ? D’autant plus que les scientifiques ne sont pas tous d’accord entre eux.

L’affaire du MON 863 et des données retravaillées pour Greenpeace montrent toute la limite d’une expertise scientifique qui ne serait pas parfaitement encadrée par la loi. Parceque sur ce dossier on ne sait pas précisément si ce n’est que du maïs et pas aussi du poison...

Ensuite il est tout à fait faux de dire que les anti n’ont aucun argument solide. Tout au plus peut-on accuser certains opposants aux OGM de manquer de données ou de faire des amalgames qui débouchent sur des raisonnements falacieux. Car les arguments sont présents. Hypothèses de toxicité des protéines Cry ou de toxicités liées aux sites d’insertions, présence de gènes de résistance aux antibiotiques, probabilités de fécondations interspécifiques pour certaines cultures, impact des contamination qu’elle soit polliniques ou lié à des disséminations de graines pour les champs en agriculture biologique, défauts de signalisation des produits OGM.

Entre tout et ne rien accepter il y a toute une gamme de solutions. L’écoute mutuelle seule prermettra de trouver les bonnes (solutions).

J. AVIE
12/10/2007
Des slogans

Oui, vous avez raison. (message : on n’évancera pas avec des principes idéologiques)

Les anti-OGM parlent de "contamination", de "pollution".

Cela n’a aucun sens. Cela fait l’amalgame avec les maladies (contamination) ou avec la dégradation de l’environnement (pollution). Donc c’est mauvais. Mais cela ne repose sur aucune réalité. Il faut dire aux gens qu’ils mangent tous les jours des gènes et des protéines, que les produits dits bio possèdent aussi des gènes et des protéines... C’est le propre de tous les orgnaismes vivants.

Refuser les OGM c’est régresser

AgroG
11/10/2007
Oui aux progres et la science
Les enjeux de la planète sont nombreux et nécessitent la recherche et la création de variétés qui protègeront l’environnement : moins de pesticides , moins d’eau , plus de resistance aux maladies et divers intémpéries . Ceci afin de pouvoir continuer à bien nourir l’humanité aux meilleurs couts et sans nuire aux écosystèmes. L’outil scientifique qui permetra de faire des plantes "écologiques" c’est la transformation génétique. Ceci pour apporter a des nouvelles variétées des resistances et des caractéristiques qu’elles ne possèdent pas avant la "transformation" : Des tomates qui pousseraient en captant principalement l’eau de l’air pour se dévolopper avec trés peu d’eau ..... Des plantes qui pousseraient sur des sols salins (non fertiles).Des plantes resistantes aux virus et ou insectes qui permettraient de cultiver sans pesticides..... Les progres possibles avec la science sont nombreux .Ne ralentissons pas la recherche qui permet d’améliorer tout les jours la santé ,la qualité de vie... Le progrés passe par la création et la recherche . Les scientifiques travaillent pour proposer des produits nouveaux et meilleurs... encourageons les et aidons les a poursuivre ... Que ceux qui ne connaissent pas un sujet ou un domaine évitent de diffuser des informations éronnées et mensongères.
FzB37
11/10/2007
Je travaille pour une multinationale

Je travaille sur l’amélioration des plantes pour une multinationale américaine. J’aurais pu suivre une autre formation scientifique : être ingénieur dans l’armement par exemple, et pouvoir fièrement contribuer à la rééquilibrer la balance commerciale de la France. Cela m’éviterais sans doûte de me faire insulter à mon travail par des manifestants convaincus, ou de craindre que mon champ d’expérimentation (d’ailleurs dépourvu de toute trace d’OGM mais c’est un détail) soit détruit dans la nuit.

A ce stade de mon texte, je sais que je me suis déjà mis à dos une bonne partie des lecteurs de ce forum ! Et pourtant, j’aimerais convaincre au moins une personne du fait que les OGM ne sont qu’une des applications possibles des biotechnologies, et qu’ils sont capables d’apporter beaucoup à tous, sans danger.

Oui sans danger :
  aucun scientifique n’a démontré la nocivité d’un OGM cultivé pour l’homme ou pour les animaux, d’un point de vue théorique ou pratique. Contrairement à ce qui se dit, les OGM sont très surveillés avant et après leur mise sur le marché. Quelques scientifiques peu scrupuleux se font volontiers un bon "coup de pub" en prétendant avoir démontré la toxicité d’OGM. Quand leur étude est démentie, cela a moins de sel donc moins d’écho dans les médias.
  depuis plus de 10 ans, des centaines de millions de personnes consomment des OGM dans le monde. Vous aussi bien sûr. Et la France qui ne veux pas en cultiver sur son sol importe des bateaux bourrés de grains OGM. Où est la catastrophe sanitaire ?

Mais alors, pourquoi tant de personnes se disent-elles de bonne foi anti-OGM et pro agriculture biologique ? Il me semble que cela est lié au mythe, bien entretenu dans notre société toujours plus urbaine, que la Nature est bonne. Mythe renforcée par notre mauvaise conscience devant les terribles dégâts que nous causons à l’environnement. Toute technique agricole un peu trop moderne est donc mauvaise, car obligatoirement artificielle. Revenons à la véritable agriculture ! Le talent des promoteurs du bio est de faire croire qu’ils ont la solution. Solution lucrative pour eux, bien entendu.

La réalité agricole est toute autre. Vous avez déjà vu une vache laitière ? C’est un monstre, qui n’a plus rien à voir avec l’animal sauvage d’origine. Pareil pour les plantes : on a du mal à retrouver les ancètres du blé ou du maïs, tellement ces plantes ont été modifiées par l’homme pendant des milliers d’années. Vous pensez vraiment qu’en revenant à des variétés et des techniques ancestrales comme le clament les tenants du "bio", en renonçant à toutes les techniques qui ne permettent aujourd’hui qu’à une partie de l’humanité de manger convenablement, nous allons nourrir 6 milliards d’humains ? Je demande que l’on me le démontre !

Alors les OGM ? Une simple technique, très prometteuse. Elle ne peut pas tout mais aidera à ce que chacun mange à sa faim, et aussi en respectant l’environnement.

Sébastien
12/10/2007
Soutien sans faille !
Juste pour vous dire que vous avez le soutien sans faille de milliers agriculteurs, de millions de gens qui travaillent dans l’agroalimentaire, et de millions de citoyens qui croient au progrès scientifique, à la recherche française et européenne, et de tous ceux qui en silence vous font confiance.
scipion
12/10/2007
moi aussi je travail pour une multi nationale

Tout a fait d’accord avec vous. Peu importe ce que je fais, mais il me semble important de pouvoir répondre à cette question simple. que mangerons nos enfants demain ? ; un fruit OGM ou un fruit comme ceux que nous avons eu cet été, attaqué par tout un tas de champignons et autres insectes vu les conditions climatiques, sans parler de mycotoxines.... La vie est une gestion de risque de tout les moments. Alors, je mange ou je ne mange pas ? Moi, je choisi de manger, au besoin des OGM.

Vous aurez compris que je ne suis pas un expert, mais l’expert n’a pas toujours raison...le quotidien nous le montre fréquement

mathieu.vaisset
12/10/2007
Bonne introduction mais ensuite ?

Car la conclusion n’en est pas une. Elle est comme une reformulationde l’introduction de la synthèse du groupe de travail : les OGM ne sont ni tout bons ni tout mauvais.

Sont-ils comme vous l’affirmez sans danger ? Le fait de n’avoir pas encore trouvé de cas ne le prouve pas. Les affaires précédentes (amiante, phytosanitaires, farines animales) le prouvent. On pourrait dans ce cas affirmer que l’homme est seul dans l’univers. Puisque personne n’a jamais pu montrer qu’il y avait de la vie ailleurs. Et dix ans ne sont pas suffisants.

En outre l’aspect sanitaire n’est pas le seul à devoir être étudié. Les conséquences écologiques ne sont pas nulles. Toutes les protéines Cry ne sont pas sans effet sur les insectes non-cible. L’usage élargi du glyphosate est-il tout à fait dénué d’effets à moyen et long termes ?

Ne pas être pour LES OGM ne signifie pas nécessairement d’y être pleinement opposé. Et inversement être pour ne doit pas entraîner une soumission totale.

Quels sont donc selon vous les points clefs qui permettront de respecter votre conclusion : "Alors les OGM ? Une simple technique, très prometteuse. Elle ne peut pas tout mais aidera à ce que chacun mange à sa faim, et aussi en respectant l’environnement.". Ces points sont ceux qui sont indispensables à une futur loi sur les OGM.

FzB37
14/10/2007
Conclusion... à suivre !

Les scientifiques sont, en général, des gens honnètes et rigoureux. A une question du genre "Tel OGM est-il 100% sans danger ?", ils vous répondront "Dans l’état actuel de nos connaissances, on peut dire à 99.999% qu’ils sont sans danger". C’est rigoureux, mais cela n’est pas satisfaisant aux yeux du grand public qui préfère des réponses et des solutions à l’emporte-pièce (Cf débat politique).

Ce qui fera dire immédiatement à certains "On vous l’avait bien dit, il y a un risque !". Et ensuite d’enchaîner comme vous le faites sur tous les problèmes sanitaires récents : vache folle, sang contaminé, amiante...

Mais l’amalgame de tous ces risques n’est pas légitime. La dangerosité de l’amiante est connue depuis longtemps. Mais comme on avait pas de solution de remplacement efficace, on a fermé les yeux. Pour les OGM mis sur le marché, je le répète, il n’y a pas de risque démontré, ni même théorique, pour la santé.

Concernant l’environnement, le glyphosate, herbicide le plus employé dans le monde, présente un profil écotoxicologique très favorable. Le jardinage peut de passer de désherbant, l’agriculture non. Remplacer le glyphosate c’est possible dans certains cas, mais les produits de remplacement ne seront probablement pas meilleurs pour l’environnement. Je note votre remarque sur les proteines du BT, et je suis intéressé par les études dont vous parlez.

Les premiers OGM, les résistances aux herbicides, avaient l’inconvénient de n’être intéressants que pour les agriculteurs. A tel points que certains en introduisent frauduleusement dans les pays où ils sont interdits, dans le but de profiter de la technique. Les Bt, par une alternative intéressante aux insecticides, profitent à la fois aux agriculteurs, aux consommateurs, et à l’environnement. Les nouvelles générations d’OGM sont encore plus intéressantes : propriétés nutritives améliorées, résistance à la sècheresse, meilleure utilisation des engrais azotés. Et ce n’est pas de la science-fiction, c’est déjà prouvé. Sans être d’un optimisme béat, comment ne pas penser que ces techniques vont profiter à tous ?

En conclusion une petite histoire vraie. Un agriculteur avec qui je travaille cultive aussi du maïs doux sous contrat. Pour préserver le bel aspect des épis, son client l’a obligé à appliquer un insecticide peu de temps avant la récolte. Vous savez sans doûte que les insecticides sont la famille de produits phytosanitaires qui présentent la plus forte toxicité. Peu de temps après, je vois au supermarché du maïs doux sur lequel il était écrit "garanti sans OGM". La belle affaire ! Je ne sais pas vous, mais moi j’ai préféré reposer le maïs en attendant le moment où du maïs doux Bt sera disponible...

J. AVIE
12/10/2007
Total soutien
Je tiens à vous exprimer mon total soutien pour votre message et pour votre travail. Continuez. Et que vous puissiez travaillez dans la paix sans craindre de destructions nocturnes.
Mai Pei
13/10/2007
CRISE DE CONFIANCE

Vous pouvez toujours dire qu’il n’y a pas de danger ; le problème c’est la crise de confiance. Je n’ai pas du tout confiance dans les multinationale ou ce qui gouverne ce sont les gros sous ! ! !

Moi aussi je travaille dans l’univers agricole, et ce qui motive c’est l’argent (les 2 autres piliers) du développement durable (social et environnemental) ne sont pas (encore ?) au coeur de leurs préoccupations.

Osez dire le contraire ? ?

Les OGM, une simple (quelle prétention) technique très prometteuse. Et l’éthique dans tout ça ? ? ?

FzB37
13/10/2007
Ne pas diaboliser

Nous sommes bien d’accord, l’objectif de toutes entreprise, les plus grosses y compris, est de gagner de l’argent. Et quand bien même un dirigeant l’oublierait, il serait bien vite rappelé à l’ordre par les actionnaires !

Contrairement à ce que vous pensez, l’éthique est de plus en plus présente dans les grandes entreprises. Pour parler de mon expérience, vous seriez peut-être surpris de voir les messages répétés en interne sur l’absolue nécessité de respecter les personnes, les lois, l’environnement et la sécurité.

Bien sûr et je ne suis pas dupe, les motivations ne sont pas purement éthiques. L’image d’une entreprise est quelquechose de très précieux, au sens pécunier du terme. Rien de plus facile que de la perdre par des pratiques doûteuses, ou des vues à court terme. Pensez à ces entreprises pétrolières qui voient leur image ruinée par des économies de bout de chandelle sur un pétrolier, et qui doivent investir ensuite massivement dans la communication. Ca ne fait pas plaisir aux actionnaires non plus !

Mettre au point un OGM, de la première opération de laboratoire à son autorisation de mise sur le marché (qui n’est pas l’opération la moins coûteuse), cela coûte des dizaines, voire des centaines de millions d’euros. Et dure entre 5 et 10 ans. En mettant de côté l’éthique, et en ne parlant que de "gros sous" : pensez-vous qu’une entreprise se permette un tel investissement, si elle risque de voir le fruit de sa recherche mis à mal par le premier venu ?

Mai Pei
14/10/2007
L’ENTREPRISE ETHIQUE ? ? ? ...

Oh je sais combien les entreprises savent parler de développement durable et d’éthique mais dans une logique d’abord marketing.

Je peux vous dire que dans le secteur agricole, on sait parler du développement durable ! ! ! mais on ne sait pas vraiment ce que ça veut dire. A partir du moment où on attribue au monde agricole le seul objectif de nourrir le monde, c’est le feu vert pour tout. "Pas de remise en question nécessaire, c’est nous qui avons forcément raison, les autres ce sont des imbéciles".

L’argument imparable : il va falloir nourrir les x milliards d’êtres humains attendus d’ici quelques dizaines d’années, donc résoudre l’équation signifie : produire plus et autrement ? (MAIS surement avec des OGM dans l’esprit des dirigeants des grands groupes...).

De part la profession que j’exerce dans le secteur agricole, je sais malheureusement les montagnes qu’il faut soulever pour essayer de rendre les beaux discours (plus de qualité / de sécurité ...) un tout petit peu concret.

Yves F.
11/10/2007
Contamination et voyage

Je suis évidemment d’accord pour une approche scientifique de l’évaluation du risque, mais cela nécessite quelques commentaires.

1) ne laissons pas croire que cette approche scientifique n’existait pas jusqu’à maintenant. En France, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments apporte une contribution notable dans le domaine depuis des années. Au niveau Européen, une agence équivalente, rassemblant les meilleurs spécialistes, fait de même. D’autres organismes internationaux ont également apporté des contributions notables (FAO, OMS etc.)

2) Je ne comprends pas pourquoi on utilise le mot contamination quand il s’agit du mouvement de pollen de cultures transgéniques. Il est vrai que ce mot, largement promu par les anti-OGM, laisse entendre quelque effet insidieux ou invisible... alors que les cultures OGM autorisées, le sont justement parce qu’elles ne présentent pas de risque, ainsi que leur pollen ! Arrêtons de faire croire que la dissémination (fortuite) est en soi un risque.

3) Enrichir l’évaluation avec de "l’ écotoxicologie, toxicologie, écologie, démographie, épidémiologie humaine et du milieu naturel, agronomie, entomologie, génétique des population, écologie microbienne, sociologie et économie agricole", c’est formidable. Je voudrais seulement ajouter une autre discipline qui s’appelle la curiosité et le voyage, voyage qui permet d’aller voir les plus de 100 millions d’hectares de cultures transgéniques dans le monde, de discuter avec les agriculteurs et avec les chercheurs de tous ces pays qui cultivent des OGM. D’accord pour faire plus de science en France mais pourquoi se regarder le nombril et refuser de tenir compte de ce qui se passe ailleurs... les autres sont-ils tous des imbéciles ?

Patricia
11/10/2007
puisqu’on me demande mon avis...

Je constate que beaucoup de personnes se sentent concernées et écrivent des messages pour cette consultation publique, tant mieux... malheureusement je ne peux m’empécher de penser que ces avis ne seront pas pris en compte. Comment décortiquer autant d’informations ? ? et nous ne sommes que dans la partie ogm ! je pense plutot qu’on nous demande notre avis pour nous "faire plaisir", pour qu’on puisse se défouler, mais évidemment ce sont les intérêts économiques et politiques qui vont dicter les décisions futures.

alors je vais quand même me défouler !

Des ogm pour enrayer la faim dans le monde ? croyez vous vraiment que les grandes firmes se préoccupent des gens pauvres ? qu’elles axent leurs recherches pour eux qui ne pourront pas payer les fruits de cette téchnologie de pointe ? Si, peut être pourront ils payer, en s’endettant (encore !) et en abandonnant leurs variétés locales (beaucoup moins chères, fertiles et les mieux adaptées) et donc leur indépendance... je trouve cela triste. en rélité les recherches visent le plus souvent à créer des organismes résistants aux herbicides pour que le cultivateur puisse utiliser autant d’herbicide qu’il souhaite pour que sa production ne soit pas limitée par la concurrence faite par les "mauvaises" herbes (qui sont par ailleurs sources de biodiversité, mais ça c’est un détail). Et où vont tous ces herbicides ? dans les sols qui deviennenet des vrais déserts écologiques et dans la nappe phréatique dont l’eau est de plus en plus polluée !

vous me demandez si je suis pour les ogm en agriculture ?

zipette
11/10/2007
Non aux OGM en plein champ
Ne pas oublier le principe de précaution SVP ! ! ! Faire de la recherche, oui mais en labo ! Les OGM pour soigner OK. Et pour nourrir la planète ? et bien on pourrait déjà le faire aujourd’hui si on savait partager au lieu de gaspiller et vouloir faire toujours plus de fric !
Sébastien
12/10/2007
et le feu ?
Si nos ancêtres avait du appliquer le principe de précaution, jamais le feu n’aurait vu le jour !
jacques
11/10/2007
Oui à la recherche non à la culture : discours absurde ! !

On entend régulièrement des hymnes à la recherche en biotechnologie, et un refus parallèle de la mise en culture d’OGM, même à des fins expérimentales. ce discours est absurde :

  Qui peut croire que des chercheurs vont se motiver, et des entreprises investir en recherche, sachant qu’on espère bien qu’ils ne trouveront pas, et que si, par malheur ( !), ils trouvent, on n’autorisera pas l’expérimentation suivante et encore moins la mise en oeuvre ! Où on rêve, où on est de mauvaise foi !

  Quel sens a un moratoire sur les cultures sans objectif clair : vérifier l’inocuité ? Mais l’inocuité de quoi ? tous les OGM sont différents, et un moratoire général ne permettra aucune réponse. Voir toutes les catastrophes possibles ? Regardons d’abord les dizaines de millions d’ha d’OGM, les milliards d’humains qui en consomment : quelle catastrophe voyez-vous ?

  Que veut-on attendre : d’en savoir plus sur les disséminations de pollen et les risques de "contamination" (autre mot absurde mais habilement choisi par les détracteurs d’OGM, comme si les gènes étaient des virus !) : expliquez-moi comment on va avancer sur ce thème en détruisant tous les essais qui visent à y répondre ! !

  Le seul résultat d’un moratoire général, résultat malheureusement presque acquis, et de détruire encore plus notre pauvre recherche en biotech (division par plus de deux des essais en plein champs), de sortir l’Europe de ces technologies, et d’offrir sur un plateau tout le pouvoir génétique à trois blocs : l’Amérique du Nord, la Chine et l’Inde. BRAVO ! ! ! Aujourd’hui l’Amérique rigole, et quand le concurrent rigole, ce n’est pas bon signe ....

De mon point de vue, on a un chois simple :

Refuser toute expérimentation et culture d’OGM. C’est possible, mais il faut être honnête et en assummer toutes les conséquences en terme d’indépendance alimentaire de l’Europe.

Accepter sous contrôle scientifique une mise en culture maîtrisée. C’est vrai que personne ne pourra jamais affirmer qu’il y a zéro risque (comme c’est le cas pour les portables, le Teflon ou les micro ondes en cuisine, où même les vibrations des éoliennes ou les pesticides naturels de l’agriculture bio) mais la vie c’est aussi d’accepter des risques mesurés. On vaccine bien les vieux contre la grippe, même si certains en meurent (mais tellement plus en vivent plus longtemps !)

campagnol
11/10/2007
Les OGM, non merci
Non, les Plantes Génétiquement Modifiées n’auraient jamais pu être obtenues par sélection naturelle. Aujourd’hui il existe 2 grandes classes de plante OGM, celles dont on a intégré un pesticide dans son ADN et les autres dont l’ADN a été modifiée afin que la plante puisse supporter de plus fortes doses de pesticide. Quant aux quelques mètres séparant les champs de plantes OGM et les plantes non OGM afin d’éviter la polymérisation, je doute que cette distance soit suffisante. Rappelez-vous cette photo de l’Afrique prise de la station internationale, on voit que le sable du Sahara est transporté par les vents au-delà des Iles Canaries... Cherchez l’erreur. L’homme a vécu sur la terre pendant des milliers d’années sans OGM et sans pesticide, et oui, ils ne mangeaient que du BIO. Je doute fort que le même homme puisse vivre aussi longtemps sur cette planète qu’il est en train de détruire au nom du rendement, du bénéfice et sous le faux prétexte de vouloir nourrir la planète entière. N’oublions quand même pas à ce propos que des milliers de tonnes de nourriture sont détruites chaque année dans nos pays développés afin de maintenir les prix. Si les OGM sont disséminés dans la nature, nous ne pourrons jamais revenir en arrière et les éliminer. Nous ne savons pas du tout ce que cette modification peut provoquer chez l’homme. On connaît simplement les effets qu’ils produisent sur les rongeurs... Sachant cela, je préfère ne jamais en voir dans mon assiette. Continuons donc à étudier les OGM en laboratoire, mais de grâce laissez la nature tranquille. Elle a su nourrir des millions d’êtres depuis des milliers d’années. Arrêtons de la détruire, pensons à nos enfants et petits enfants, laissons leur une planète sur laquelle ils puissent vivrent heureux avec leurs enfants et leurs petits enfants...
Sébastien
12/10/2007
Quand on y connait rien........

C’est le plus beau post que j’ai jamais vu sur un forum ! Celui de quelqu’un qui manipulé par les écologistes essait de faire du nombre sur ce forum ! Je vais l’imprimer pour le diffuser....il doit figurer dans les perles des forum !

Il n’exsite pas de classes d’OGM mais des milliers de plantes OGM existent avec des fonctions différentes, qui vont de leur défense à leur nourriture en passant par la production de médicaments.

Je ne savais pas que les plantes étaient capables de polymérisation ! ! ! Je croyais que c’était de la pollénisation, mais peut être est-ce un nouvel OGM, celui qui fait du plastique au champ....

L’homme n’a jamais mangé du bio car depuis des millénaires l’homme sélectionne et modifie les plantes pour leur culture

Quand à l’étude sur les rongeurs il est largement convenu maintenant que l’étude est bidon !

Allez bonne polymérisation ! ! !

mayotte
11/10/2007
pas de chance....

Pas de chance parce que malheureusement les OGM sont déjà partout. Et cela malgré les nombreuses interdictions edictées au niveau européen et dans de nombreux autres pays. Trop souvent imposés sans consultation des populations locales qui vivent, le plus souvent sans le savoir à proximité de champs OGM. Trop souvent imposés alors que de nombreuses consultations ont montré le rejet massif de ces cultures et surtout de leur utilisation dans l’alimentation humaine et animale. Il est à noter que la réglementation sur les produits carnés d’animaux nourris potentiellement avec des OGM est très floue voire inexistante.

Comment est il possible de croire encore que les OGM vont nourrir le monde et que seuls les pays "riches" peuvent se permettre de les interdire ? A quoi servent les derniers plants OGM proposés ? Ce sont des soja, des maïs... destinés non pas à nourrir les populations locales mais du bétail dans la majorité des cas voué à l’exportation (comme au Brésil). Ces cultures, en plus des dangers sanitaires et écologiques potentiels, sont responsables d’une grosse part de la déforestation de l’Amazonie. Les sociétés productrices d’OGM ne commercialisent en aucun cas des variétés permettant de lutter contre la famine. Ce sont de variétés qui leur permettent d’accroitre leur mainmise sur les petits producteurs en proposant des packs "semences, engrais, produits sanitaires" à renouveler chaque année.

Nous ne pouvons pas accepter cette dérive dangereuse. Les OGM existent depuis longtemps dans la recherche fondamentale. Ils sont utiles dans de nombreux protocoles et comme outils de démonstration et de recherche. Ils peuvent également servir à élaborer et à produire différentes substances comme des médicaments. Mais attention, soyons humbles... Les OGM doivent être utilisés par des gens compétents, en milieu fermé et contrôlé, sur des organismes dont nous maîtrisons la biologie. En aucun cas, ils ne doivent être source de profit pour certains au détriment sûrement des autres.

Manu POLLET
11/10/2007
Pas d’OGM ou mort à l’Agriculture bio

Pas d’OGM ou mort à l’Agriculture bio car comment le consommateur pourra être sûr que les produits qu’il consomme sont exempts de gènes issus dOGM/PGM si les cultures en plein champ se multiplient comme c’est déjà le cas aujourd’hui. Les OGM/PGM doivent exclusivement être utilisés en cultures hors sols ou laboratoires avec le moins d’échanges possibles avec l’extérieur. D’autre part, les problèmes de verrouillage qu’il existe aujourd’hui, notamment dû au brevetage du vivant, sont catastrophiques pour les agriculteurs d’autant plus dans les pays fragiles et vulnérables économiquement. Les exemples de procès de la part de Monsanto envers des agriculteurs sont nombreux et l’Inde, par exmple, a interdit les OGM (coton, riz) notamment car les résultats promis ont donné tout l’inverse et provoqué une grave crise alimentaire. Les OGM à des fins médicales (production de protéines, molécules diverses, etc.) et à des fins industrielles (matériaux, etc.) bien sûr qu’il faut continuer et encourager la recherche dans ce domaine. Mais QUE CE SOIT en cultures contrôlées (que ce soit avec bactéries, plantes ou autres)sans échanges avec l’extérieur ou nous seront confrontées à des problèmes bien pires que ceux que nous connaissons avec les organismes exotiques non indigènes (tous les pays sont touchées et les conséquences néfastes/dégâts s’élèvent à plusieurs centaines de milliards d’euros au niveau mondial. Enfin, trop peu de recul est acquis en la matière pour pouvoir affirmer qu’il n’y a aucun danger cancérogène sur l’homme en particulier, et ça, ce n’est pas un argument à prendre à la légère (coût pour la société et pour la pérennité de l’être humain).

Manu.

laurent Chevrot
11/10/2007
ogm=manipulation genetique

Il faut aujourd’hui arreter sans délai la culture des OGM, bientot il sera trop tard. Les OGM sont nocifs aplusieurs degrés Economiquement il piege l’agriculteur qui doit acheter tous les ans la semence a son fournissuer qui lui interdit toutes alternative. le nombre d’especes de semences est devenu reduit le choix n’existe plus des produits faisant parti de la boidiversite de certaines regions diparaissent au non de la rentabilité. Au niveau sanitaire il est claire oujourd’hui que les produits OGM sont des bombes à retardement comme la vache folle , nous jouons avec notre avenir et celui des prochaines generations , les dernieres études faites sur les mais transgeniques ont demontré des developpement anormaux de cancer .Nous mettons en péril les abeilles leurs chaines alimentaires étant perturbées.

Comme le souhaite les "mondialisateurs" nous uniformisons en supprimant les éspeces locales parfois plus adapté au climat de la région au profit d’especes fabriquées en laboratoire dont les valeurs nutritives ne sont pas toujours prouvées. aujourd’hui utilisé les ogm en laboratoire pour developpe des produits pouvant lutter contre certaines maladies pourquoi pas mais dans un cadre clos est controlé pour la culture en pleine air il faut vite arréter aujourd’hui nous pouvons developper des protection des plantes presque propre comme le "SEMAFORT"qui semble être prometteur et pour nourrir les hommes de la terre il faudrait eventuellement revenir à une REGIONALISATION des ressources pourquoi ruiner des planteur de coton du Burkina pour que les americains vendent leur coton transgenique subventionné. il faut revoir la chaine alimentaire et mettre les OGM a l’index tant que nous n’avons pas la preuve qu’ils sont sans dangers pour l’ecosysteme ;

Brigitte
11/10/2007
un MORATOIRE sur les OGM ! (+ étiquetage obligatoire !)

Dans l’attente de garanties concernant la santé humaine (des études sérieuses, impartiales et rendues publiques) et de solutions pour préserver la biodiversité (autres que des distances de 25m ou plus qui ne règlent pas la question de la dissémination du pollen - beaucoup de miels sont contaminés dès à présent, y compris... dans le Gâtinais !), il est urgent, en tant que citoyens, d’exiger un MORATOIRE !

Nous éviterons peut-être, ainsi, une catastrophe écologique et sanitaire de grande ampleur (type vache folle, sang contaminé"... ? ). Mr Borloo, s’il vous plaît, prenez vos responsabilités ! (et rendez l’étiquetage des produits animaux et issus obligatoire, enfin, que l’on puisse choisir - tant que c’est possible ! en connaissance de cause..)

Merci !

Olivier
11/10/2007
Et après... !

Chiche, faisons l’exercice, renforçons notre recherche, élargissons encore plus notre expertise, et après ... où en serons-nous ?

Et bien je fais le pari que nous retrouverons les mêmes grincheux anti-tout et jamais contents avec les mêmes arguments. Pourquoi ? Car les conclusions de ces travaux n’iront pas dans le sens de leur idéologie tout simplement ! Cela fait des années que cela dure, et je doute que nous, quelques français, soyons plus intelligents que les milliers de scientifiques de part le Monde qui ont expertisé tel ou tel OGM pour qu’il en soit autrement. Par contre nous excellons dans l’art de poser cent fois la même question en ignorant les réponses qui nous sont données car elles ne vont pas dans le sens que certains souhaiteraient qu’elles aillent, et on entretien comme cela des années de débats et de discussions stériles. Cela doit faire une dizaine d’années que le moustachu développe ainsi son fonds de commerce, car c’est aussi son moyen de vivre et d’exister aujourd’hui, il ne faut pas l’oublier.

Dans ce Grenelle de l’environnement il est des sujets hautement plus importants que celui des OGM, qui, de mon point de vue, n’est plus d’actualité.

olivm
11/10/2007
des OGM pourquoi pas ... mais avec un minimum de sécurité

le problème des OGM est bien celui du principe de précaution

oui pour continuer la recherche et développer des solutions sûres

mais en l’état actuel des connaissances (risques d’équilibre entre espèces, risques possibles sur la santé d’après les résultats des expériences de Monsanto entre autres !), autoriser des cultures en plein champs (avec comme seule précaution être à plus de 50m des autres champs, alors que les insectes peuvent parcourir des km pour polliniser et le vent dissémine bien plus !) relève de l’apprenti sorcier.

La sagesse serait de se limiter encore aux expériences et en milieu fermé

lagé
11/10/2007
Dédiaboliser les OGM
Les OGM souffrent d’une mauvaise image "de principe" liée à une information tronquée du grand public. Seuls les opposants aux OGM s’expriment haut et fort tandis que les partisans effrayés par ce lobbying violent (cf opérations commando de destruction régulières des plantations) restent dans le silence. Si l’on veut que s’instaure un débat digne de ce nom il faut commencer par faire cesser avec autorité les agissements des opposants les plus extrêmistes et laisser aux scientifiques la possibilité de s’exprimer plus souvent dans les media sans crainte de représailles ou de se faire agresser. Il est nécessaire que le public le plus large possible comprenne enfin ce que sont des OGM et bénéficie des éclairages des uns et des autres (et pas seulement des uns). Il n’y aura aucune avancée possible de l’opinion dans un climat de peur totalement irrationnel. Il faut dire aux gens que l’homme manipule les organismes vivants depuis la nuit des temps pour sélectionner les espèces les plus intéressantes. Les brugnons, les salades "iceberg", les tomates qui ne pourrissent pas, les tulipes noires, les poules pondeuses d’oeufs riches en oméga 3, les vaches laitières et les races à viande sont des OGM si l’on considère leur éloignement à l’organisme originel. Le caniche est un OGM au regard de son aïeul le loup. Vu comme ça, ça fait moins peur non ? La seule différence est qu’avant il fallait des décennies et des générations de sélections et croisements pour obtenir la fixation définitive du caractère génotypique d’intérêt. Aujourd’hui on manipule directement le génome pour insérer le gène qu’on veut voir s’exprimer. Et on obtient du premier coup la lignée modifiée. Il est urgent d’expliquer ça aux gens. Et puis on doit aussi leur dire que les médicaments type insuline, facteurs anti-hémophiliques et hormone de croissance sont produits en routine par des bactéries OGM et que le remplacement des produits d’origine humaine par ces produits "propres" a été une grande avancée en matière de sécurité sanitaire et de régularité d’approvisonnement. Qui s’inquiète que le collibacile OGM producteur d’insuline s’échappe du labo pour venir déclencher une toxi-infection pandémique ? Alors qu’on arrête d’affoler les gens avec la dissémination des plantes OGM. Elles sont stériles. Cela n’empêche pas bien sûr de s’entourer de mesures de précaution ou de faire des études d’écotoxicité mais dans le calme ! Bien d’autres risques environnementaux sont plus préoccupants que celui des OGM. L’OGM est l’arbre qui cache la forêt des risques liés à d’autres progrès comme les nanotechnologies. Mais comme il n’y a pas de bruit là-dessus, il n’y a pas d’a priori négatif, au contraire, les gens sont ravis d’avoir des lunettes avec des nanoparticules de titane ou des nanocomposants dernier cri dans leurs gadgets technologiques. Ils ne se posent aucune question là où il y a sujet à préoccupation tant les OGM occupent les esprits échauffés. Faisons cesser la désinformation.
Laya
11/10/2007
OGM, moins de pesticides ! ! ! ! !

Non contrairement à ce que certains propos sous entendent il n’y a pas de preuve concluante de la rentabilité pour l’ agriculteur des cultures ogm, le seul avantage pour l’ agriculteur est : moins de travail . Non il n’ utilise pas moins de produits agrochimiques , mais plus ,notamment dans le cas du maîs bt , à court terme il a été démontré qu’ ils peuvent en effet en utiliser - mais pas sur le long terme .,ceux-ci donnant d’ ailleurs lieu à des adventices que les agriculteurs signalent de + en + ds certains pays . Un exp concret , récemment en 2006 la Hongrie a interdit de cultiver les maîs GM sur son territoire, le ministère de l’ environnement ayant mis en exergue des problèmes environnementaux et sanitaires liés au fait que ces PGM libéraient des quantités DE TOXINES plusieurs milliers de fois supérieures , non il n’ y a pas d’ erreur , que ds le cas des pesticides utilisés ds les cultures traditionnelles . Avez-vs une idée de ce que cela implique pour les écosystèmes et le consommateur . Une plante qui produit en permanence et qui tolère plus de pesticides ne me semble pas représenter un intérêt et ne mérite pas qu’ on lui accorde au niveau de la recherche les énormes capitaux qu’ ils nécéssitent .

Certaines populations pensent que des mesures interdisant les ogm donneraient au pays un " AVANTAGE MARKETING" en garantissant l’ absence totale d’ ogm dans les denrées qu’ ils exportent , je fais partie de celles là ., consciente que les ogm ne sont pas une panacée , 10 ans ont permis un peu de recul pour le dire .

Jean-Claude
11/10/2007
Non à la dissémination

Les OGM ne sont d’aucune utilité ni pour les agriculteurs, ni pour les consommateurs. Ils ne diminuent pas les quantités de pesticides utilisées puisqu’ils sont pour la plupart créer pour accepter sans problème des herbicides totaux (ex.Round-up). Par contre ils sont d’une importance extrème pour les grands groupes de l’Agro-buseness (Monsanto en tête) car ils vont permettre de placer les agriculteurs sous leur entière dépendance avec des profits faramineux à la clé.

Autoriser l’expérimentation des OGM en plein champs est une véritable catastrophe car la dissémination via le pollen va contaminer des milliers d’hectares des cultures avoisinantes (cultivées en traditionnel ou en bio) et cette contamination s’étendra de façon exponentielle d’année en année.

Ce processus est irréversible une fois enclenché. C’est la mort programmée des formes d’agriculture respectueuses de l’environnement et en particulier de l’agriculture biologique.

C’est très très grave, il faut absolument décréter un moratoire sur toutes les cultures d’OGM en plein champs.

guydeparis
11/10/2007
NON AUX OGM

Bonjour , Je suis un citoyen soucieux de l’environnement et je ne suis pas d’accord pour cautionner un processus qui modifie l’humainité sans possibilité de retour en arrière ! C’est tout.

Il y a assez de nourriture pour tout le monde ! Il suffit de la répartir !

Guy

Amicaliste
11/10/2007
Reponse à la connaissance partagée sur les OGM
La société agricole nouvelle oblige les agriculteurs à un rendement de plus en plus élevé.Les compagnies américaines veulent un monopole sur la vente des semences dans le monde.Avec des semences OGM, la possibilité de recolte de graines pour réensemencer est nulle, les agricuteurs de tous les pays du monde, en faisant de la culture de plantes OGM, sont prisonnier du système américain, qui peut décider à tous moments qui sèmera et récoltera. Les OGM sont la porte ouverte à toutes sortes de chantages.La connaissance à long terme des effets nocifs des OGM sur les humains, sur les insectes, ne sont pas connu, comment peut-on parler de sécurité sanitaire. Pourquoi les plantation d’OGM sont tenues secrètes, même les maires des communes disent ne pas être au courant. Pour ma part les semences OGM devraient être interdites,car on ne maitrise pas ces manipulations génétiques.
Carol
11/10/2007
Laissez une chance aux OGM (PGM)
Aujourd’hui, les Plantes Génétiquement Modifiées sont utilisées sur des milliers d’ha dans le monde, on ne peut pas le nier ni passer à côté. Elles répondent à des besoins en constante croissance de la population mondiale, il ne faut pas se leurrer : le bio est un produit de luxe pour pays riches : racontez à des agriculteurs des pays pauvres que chez nous, on force le rendement vers le bas pour faire plaisir à une (petite et riche) tranche de la population ! ! Si on veut manger « tout bio » aujourd’hui, il faut arrêter de faire des enfants, parce qu’ils vont vite mourir de faim ! Pour moi, la PGM (qui, n’en déplaise à l’opinion publique, n’est pas un « organisme » mais bien simplement une « plante »), s’inscrit totalement dans une démarche de recherche de protection de l’environnement et de l’amélioration du quotidien de la population planétaire. Ce sont des plantes que, dans la majorité des cas, on aurait fini par obtenir par sélection naturelle, on a simplement accéléré la démarche. Par ailleurs , un gène reste un gène on en mange tous les jours : notre nourriture n’est composée de cellules et donc de gènes, ce n’est pas le gène qu’on mange qui sera toxique, éventuellement la protéine qu’il commande (alors, le pollen que les abeille ramène... il est composé de milliards de gènes, et celui qu’on a rajouté à la plante, il n’est pas différent des autres ! !) Cet été, j’ai travaillé dans des champs de maïs. J’étais enceinte. J’ai travaillé dans des champs qui ont reçu 3 traitements insecticides contre la pyrale (cherchez l’erreur.) J’aurai 100 fois préféré travailler dans des champs de maïs BT, qui n’ont pas besoin de ses traitements : l’insecticide est contenu dans la plante, certes, mais en quantité bien moindre qu’avec des insecticides normaux, il n’est pas contenu dans l’épi que mange les animaux (alors que quand on l’asperge, l’épi est bien plein d’insecticides que les bêtes absorbent). Une autre solution par exemple, qui évite tout insecticide dans la plante, c’est de rendre impossible aux insectes l’accés à la plante (ils meurent donc... de faim !) ce que de nouvelles générations de PGM vont proposer ... si on leur donne leur chance ! Donnez leur chance aussi aux plantes tolérantes à la sécheresse : le maïs est consommateur d’eau : on est en train d’en faire une plante sobre ! ! Ce ne sont que quelques exemples - que je connais - des possibilités de cette technologie. Je ne dis pas qu’il ne faut pas tester et retester les PGM mises au point par cette technique. Bien sûr, comme tout produit nouveau, il faut être sûr qu’ils sont parfaitement maîtrisés. Le maïs paraît complètement adapté à la technique : c’est déjà une plante complètement fabriquée par l’homme, sélectionnée depuis si longtemps (les Incas déjà...) qu’elle ne peut plus s’hybrider avec d’autres espèces et que sans l’homme, elle meurt ! Donnez une chance à cette technique, c’est un formidable progrès, on ne peut pas revenir en arrière à moins de tuer les 3/4 de la population mondiale. Il faut être réaliste, on a des outils technologique aujourd’hui qui peuvent nous permettre de sortir du marasme écologique et démographique actuel, pourquoi les rejeter ? On en a accepté tellement de réellement dangereuse et d’inutiles sans sourcillier ! Et cette chance, on la rejette ? Méditez vraiment ce qui attend vos enfants. Carol
lolo38
11/10/2007
laissez une chance à la vie

Quand vous dites que si l’on cultive pas OGM, nous et le reste de la planète allons mourir de faim ; vous avez oublié de signaler que dans le sol d’un champ où est cultivé du maïs BT, le taux de pesticide est supérieur à un champ traité en culture conventionnelle. Combien de sources et de nappes phréatiques sont polluées par l’usage massif de produits phytosanitaires ?

Ce n’est pas en cultivant des plantes génétiques modifiées issues de laboratoires que nous donnerons à manger à nos enfants. En continuant de faire une confiance aveugle aux firmes internationales semencières et phytosanitaires (nord américaines pour la plupart) ; nous allons tout droit vers la catastrophe, uniformisation des semences (risque de pénurie en cas de maladies) et perte de la diversité des différentes variétés dans les fruits et légumes. Prenons les tomates que nous voyons l’année chez nous, on dirait qu’elles sortent de la photocopieuse , elles sont toutes les mêmes.Les semenciers français, s’il en reste, seront vite absorbés par ces multinationales.

Les cultures OGM nécessitent d’autres traitements de pesticides car la plante modifiée peut subir des attaques d’autres parasites. Les paysans de l’hémisphère sud ne pourront pas toujours acheter leur semence, ils sont pris à la gorge, endettés et de plus leur terre a été détruite, destructurée par l’apport de produit phytosanitaire, l’eau est polluée. Avant de mourrir de faim, nous n’aurons plus assez d’eau potable pour satifaire les besoins de chacun, déjà 2 milliards d’habitants n’ont pas accès à l’eau potable ! ! !

Combien de paysans en France endettés sont courtisés par les grandes firmes semencières en leur faisant miroiter que la culture OGM est salvatrice ? Faux, les semences coutent plus cher et les rendements sont inférieurs...

phanou
11/10/2007
Ne mélangeons pas tout

Soyons clairs : non-OGM ne signifie pas bio. Il est très courant dans ce forum de faire cet amalgame, comme si un moratoire interdisant la culture OGM signifiait nécéssairement imposer une agriculture bio, et comme si une contamination ne concernait que des cultures bio.

Par conséquent, il me semble erroné d’affirmer que le non-OGM n’est qu’"un produit de luxe pour pays riches".

L’accroissement de productivité qu’aporte l’OGM vis à vis du non-OGM est-il à ce point important que l’on puisse rêver au miracle de l’éradication de la faim dans le monde ? Une volonté politique ne serait-elle pas un préalable nécessaire pour enrayer ce fléau ?

Est-il vraiment certain qu’une plante qui synthétise une protéine insecticide contienne moins de cet insecticide qu’une plante qui a reçu cet insecticide par un traitement superficiel ? Et au moins peut-on maitriser l’endroit où l’on applique ce traitement, alors que l’on ne maitrise pas la propagation des gènes responsables de la synthèse de l’insecticide, qui pourraient, par exemple, se propager sur une parcelle de maïs destiné à la consommation humaine. Oui, je sais, on me rétorquera que le maïs Bt est inoffensif, mais que voulez-vous, je n’aime pas manger des insecticides à la petite cuiller, et je ne souhaite pas que mes enfants aient cette chance.

Quant aux variétés de maïs sobre... si l’on n’a pas d’eau, pourquoi s’acharner à produire du maïs ? Pour ses capacités à engraisser rapidement le bétail ? Cette capacité est-elle conservée sur des variétés sobres ?

Pour terminer, je ne considère pas comme une chance donnée à nos enfants de voir leur alimentation dépendre uniquement de végétaux (probablement bientôt tous stériles) produits à partir de semences industrielles. Aujourd’hui, tout un chacun est capable de semer, de récolter, d’échanger ses semences et de re-semer. Comment peut-on remettre nos besoins alimentaires entre les mains de multinationales ?

Dominique
12/10/2007
OGM : est-ce durable ?
La PGM s’inscrit dans une démarche de recherche de protection de l’environnement ? C’est inexact, on recherche avant tout à améliorer les rendements. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, mais est-ce durable ? Plus du tiers des épidémies qui frappent les animaux d’élevage aujourd’hui ont pour origine des virus échappés de laboratoires... La nature est en perpétuelle évolution. L’homme maîtrise certaines choses mais pas d’autres. Prenez l’informatique, concept 100% artificiel et pourtant le zéro erreur, la sécurité ABSOLUE n’y existe pas. Donner une chance... mais quelle chance ? Quelle chance pour que la PGM qui tue l’insecte quand elle est mangée par lui relargue son pollen dans la nature, féconde une plante de même type sur une parcelle distante et après moults croisements naturels on obtienne une plante mutante qui mangée par des insectes permette à ces derniers, au cours de successifs mécanismes d’adaptation mutent au point de pouvoir manger la PGM originelle ? On maîtrise peut-être la PGM elle-même, mais on ne maîtrise pas son interaction environnementale : il y a là un réel problème. Penser à l’avenir de nos enfants c’est éviter de leur léguer des problèmes (mutations non contrôlées) qui s’avèreront peut-être pire que les problèmes de pesticides, nitrates et autres que nous ont légués nos parents. Allez voir (ou revoir) le film The Constant Gardener avant d’affirmer que les PGM sont une chance pour les pays pauvres. Il y a des enjeux financiers considérables sur les PGM. Mais les enjeux financiers sont des enjeux de cours et moyen terme, alors que les enjeux des PGM en développement durable sont des enjeux de long terme... Ceux qui vont gagner de l’argent aujourd’hui avec les PGM seront morts quand on découvrira peut-être que les PGM ne sont pas si bénéfiques que ça... Le principe de précaution s’impose donc.
Anonyme
12/10/2007
OGM=dangers

Je ne suis pas d’accord avec vos affirmations et je peux vous dire que je médite les questions envitronnementales depuis qques temps.

Jamais la population mondiale ni les consommateurs ni les agriculteurs ni les politiques n’ont réclamé à un moment ou à un autre les OGM. Seuls les producteurs d’ogm, avec des moyens puissants tirés de leurs ventes de pesticides ont souhaité développer les OGM. Que ce soit en Inde, en Argentine, au brésil ou au canada, je ne suis pas certain que l’introduction des ogm résulte d’une demande de ces popultations bien au contraire.

Il faut envisager les choses globalement. Un produit acheté, c’est moins de pesticides dans la nature. renseignez vous près de chez vous, il existe peut être une AMAP (association pour le maintien de l’agriculture paysanne) où l’on peut acheter pour 15 à 30 euros par semaine des paniers comprenant des légumes, de la viande, des fruits et fromages. cela revient au final moins cher que d’acheter des plats préparés. Vous pouvez également faire du jardin sans pesticides. mais le bio n’est pas un produit de luxe, c’est faux que d’affirmer le contraire. Et la poppulation mondiale peut vivre avec ce type d’agriculture à condition de ne plus subventionner les agricultures européennes et américaines.

Un OGM, il vous en déplaira, n’est pas une plante car il comporte un gène qu’il n’a pas acquis naturellement. Ce n’est pas une plante ni un animal ni un champignon, c’est autre chose indédéterminé, c’est une chimère. Il n’y a rien de naturel dans le fait d’insérer un gène humain dans des pommes de terre ou de créer des fraises résistantes au gel par l’insertion d’un gène d’un poisson. Et pourtant cela existe et cela pose des questions éthiques fondamentales que l’on ne saurait évacuer aussi facilement. la population mondiale n’a pas besoin des OGM : les OGM actuelles commercialisés sont le maïs, le coton et le soja. pensez-vous que ces ogm permettront d’assurer la fin de la faim dans le monde ? même les entreprises pro-OGM ont abandonné cet argument devant l’impossible équation. Il faut en vérité poser les vrais pbs : les aides à l’exportation doivent cesser. Il faut mettre en place un système permettant l’autosuffisance alimentaire des peuples. les OGM sont déjà la source de pbs (argentine, canada, états-unis, inde..) : crises alimentaires, contaminations transgéniques, risques sanitair, destruction de la forêt amazonienne, stérilité des sols, perte de biodiversité (oiseaux, insectes). Les OGM sont la réponse pour un modèle agricole productiviste occidental qui fait abstraction des conséquences environnementales sanitaires, sociales et économiques.

Précision : le maïs est utilisé en entier dans l’alimentation animale, pas seulement les épis. Les pesticides contenus dans les Mais OGM se retrouvent donc dans l’auge des animaux.

Les OGM doivent rester en milieu confiné et ne pas entrer en contact avec l’alimentation animale et humaine.

Mesurée
11/10/2007
Ni pour ni contre en bloc

Je suis contre le moratoire sur les OGM car il ne nous apportera rien. S’il s’agit de monter le risque zéro pour la santé humaine, on n’y arrivera jamais, pas plus qu’on y arrive pour les nouveaux aliments issus de nouvelles variétés ou des produits alimentaires tels que les additifs. Car si on montre l’innocuité sur 3 ans, on se posera la question : et dans 10 ans ? etc...Si on montre l’innocuité chez le rat, on demandera : et chez l’homme ? Les arguments qui viendront avec le temps sont des arguments épidémiologiques : plus de 10 ans de consommation de produits OGM par certaines populations et pas d’effets visibles sur la santé...

Je ne suis pas contre les OGM dans leur principe. ce sont des instruments incontournables de connaissances et de compréhension du fonctionnement du génome. La transgenèse est une méthode qui offre un bien meilleur contrôle dans le transfert de gène que les méthodes de croisement classique. Son tort est justement d’avoir permis d’approcher l’intimité du génome et de voir ce qui s’y passe à l’échelle moléculaire. Imaginez que l’on puisse observer un génome d’aussi près après un croisement entre deux espèces végétales, classique en sélection, au cours duquel, ce sont des portions de chromosomes entiers qui se déplacent. On serait horrifié par de tels chambardements...

Je pense qu’il faut faire une distinction entre les OGM : le maïs Bt donne un véritable avantage contre les ravageurs, il évite des traitements insecticides et ne comporte pas de risque de dissémination de gènes à des espèces voisines. Il semble assez facile à contenir. Bien sûr, il n’est pas indispensable dans toutes les régions. Par contre, le colza pose beaucoup plus de problèmes de dissémination, surtout s’il s’agit d’un gène de résistance à un herbicide, comme c’est le cas actuellement.Le jeu en vaut-il la chandelle dans ce cas ?

Résistance aux insectes, aux herbicides, il faudrait que la recherche continue pour développer d’autres applications plus intéressantes pour plus d’acteurs (consommateurs) et que ces applications ne soient pas confisquées par des intérêts privés. D’où l’urgence de légiférer au niveau européen sur les droits des brevets... et de maintenir une recherche publique face aux géants des semences.

Les OGM vont se développer, on ne reviendra pas en arrière, c’est une question de temps, peut-être long. En tout cas, je pense que l’opposition de principe s’atténuera peu à peu.

petitjean
11/10/2007
Non à la propagande oui à l’objectivité
Nourrir une personne avec un potager sans pesticide, ni engrais et sans OGM c’est possible mais imaginer que c’est possible pour tous les habitants de cette planète c’est de l’utopie. Les agriculteurs sont prêts à faire encore mieux leur travail et les cultures OGM peuvent les aider. Comment ? Le maïs Bt a la capacité de se défendre lui même en produisant une protéine insecticide qui n’agit que sur la chenille qui l’attaque. Cette protéine insecticide est utilisé par les agriculteurs bio, alors si on veut stopper le maïs Bt il faut aussi interdire les agriculteurs bio de répandre cet insecticide. Cela dit en passant l’agriculteur bio tuera tous les papillons qui traînent par là, contrairement au maïs OGM qui ne tue que les chenilles qui l’attaquent. Pourquoi diaboliser les OGM ? Si le grand publique était mieux informé il n’aurait pas peur des OGM j’en suis convaincu. Allez chercher des infos sur des sites sérieux comme l’afssa,le CGB, l’inra et non pas vers des José Bauvais qui ne défendent que leur cause.
sebastien 85
11/10/2007
OGM : débat "rationnel" contre "irrattionnel"...mais au fond, un vrai problème de société

Bonjour, A la lecture de ces nombreux messages, il est évident que les OGMs "agricolo-alimentaires" (car au niveau médical, tout le monde est pour...) ne feron jamais consensus...et ce, pour plusieurs raisons :

  l’avenir n’est jamais écrit d’avance (ex : csq de l’amiante ou l’ESB avec les farines animales) et le risque "zéro" n’existe pas donc la peur des OGMs est de ce point de vue légitime ...mais à contrario, tout progrès est soumis aux même règles (qui a peur des risques de "cancer du cerveau" lié aux téléphones portables ?...à prori personne vu le nombre d’accrocs !)

bref, les scientifiques n’ont certainement pas la science infuse... mais dans le cas précis des OGMs ... ils n’ont même pas la possibilité de les étudier ! ! ! (c’est bien là un des enjeux majeurs à résoudre)

  Autre problème, la science ne fonctionne pas en mode "vrai" / "faux", il faut du temps, des répétitions d’expériences et de nombreux essais pour arriver à des "faisceaux de preuve" qui font dire "oui, il est fortement probable que ...." Ainsi, depuis 20 ans, la science peut affirmer que la cigarette provoque le cancer (à ce titre,je n’ai jamais vu de commandos "bruleurs de cigarettes" dans les PMU ? ?... serait on aussi laxiste dans ce cas et parlerait-on pas de désobéissance civique ? ?)

Bref, les avis des scientifiques eux mêmes divergent (mais c’est le propre de la recherche ! !) ...or,dans notre société de l’instantanéité, ce qui est "vraisemblable" est vrai et ce qui est possible devient certitude...avec tous les raccourcis que cela suppose ! !

Par exemple : un journaliste lit dans la revue "Nature" que des souris ont la rate qui double de volume avec des doses importantes de caféine et paff, voilà que le café fait grossir la rate chez l’homme et qu’on chope le cancer de la rate ... je caricature à peine... Donc gardons un peu de raison dans notre jugement ... et a plaide pour la création d’une instance "experte" et "indépendante" pour étudier la question des bénéfices / risques liées aux OGMs

  autre point de vue, le consommateur ! ! 80 % des consommateurs sont opposés aux OGMs (sans savoir précisemment ce ques c’est d’ailleurs) mais quand ils achètent leur alimentation sont-ils conscient que leur choix n’est pas neutre... car la culture OGM progresse partout dans le monde, donc si vous achetez au plus bas prix, un plat cuisiné qui est produit "on ne sait où" ...il contient probablement de la fécule de maïs OGM, ou de la lécithine de soja OGM...ou du poulet brésilien nourri aux maïs OGMs ....donc, le consommateur doit assumer ses propres contradictions, entre ce qu’il "souhaite pour la planète" et ses actes d’achat. Tout le monde n’a pas les moyens de se nourrir en Bio ...donc, il s’agit bien de réconcilier notre société, pour trouver une voie raisonnable entre l’intellectualisme béat "du ce qu’il faudrait faire" et la réalité quotidienne "du ce que chaucun fait de manière égoîste quand il consomme +++ sans se poser de questions"...

cath69
11/10/2007
Quand la France va t-elle cesser sa politique de l’autruche ?

Les OGM sont connus et décortiqués depuis plus de 10 ans. Aujourd’hui différentes cultures représentent des milliers d’ha dans le monde entier. La France résiste telle un village gaulois arriéré et nos médias entretiennent le flou et amplifient le phénomène de peur lancé par des militants obscurantistes.

Les OGM sont l’avenir, la recherche est notre avenir à tous. Certes des précautions s’imposent. Pour cela écoutons les professionnels et les chercheurs parler de coexistence, de règles de bonne gestion, mais ne fermons pas les yeux en nous disant un moratoire règlera tout.

Non un moratoire serait la pire des choses pour la France car les autres pays vont continuer leur avancée sur le plan, agricole, industriel, santé... et nous nous réveillerons après un moratoire encore plus démunis et dépendants des productions externes à la France.

En communication, il suffit d’un seul message (ou image)négatif pour effrayer ou générer une vision d’horreur. En revanche il est beaucoup plus long et difficile de captiver l’attention des gens pour les sensibiliser sur un sujet en particulier.

C’est le rôle de l’état d’informer clairement le public, de fixer des règles pour faciliter la coexistence entre non OGM, OGM ou cultures bio et non d’agiter des épouvantails qui servent sa politique. Expliquons, comprenons et mesurons l’importance de cette technologie afin d’en tirer les meilleurs bénéfices. Aujourd’hui on nous dit que 90% du public est contre les OGM, mais parmi eux qui a compris ce qu’était un OGM ?

papitou1
11/10/2007
Village Gaulois ?
Non la France n’est pas village gaulois qui résiste seul dans son coin . Savez vous que 19 pays sur 25 en Europe ont adopté ce moratoire ? Croyez vous que ce sont des obscurantistes ? Ce moratoire porte sur les OGM en plein champ. Cultures en milieu ouvert dont on ne connait pas tous les effets (encore que l’on commence à en connaitre quelques uns ) et qui sont plantés malgré le fait que la contamination des autres plantations , des abeilles est prouvée . De plus, à terme, la coexistence entre une plante OGM et une normale sera impossible et l’OGM supplantera l’autre . Quel retour en arrière sera possible ? C’est vrai que les USA en plantent beaucoup, mais savez vous que beaucoup de paysans commencent à se poser sérieusement des questions sur les OGM ? Alors biensur , le semenciers profitent de certains pays , notamment le Brésil ( et c’est une véritable catastrophe) ,en Inde ..etc tout cela pour fare du maïs pour notre élevage, ou pour nourrir nos bagnoles ( plus de 200 kg de maïs pour faire 50 litres d’essence !) savez vous que vous mangez des OGM tous les jours, en l’ignorant : vous sentez vous particulièrement satisfaite que l’on ne vous ai pas doné le choix, averti par étiquetage des produits ? Il faut continuer la recherche sur les OGM et PGM bien entendu, mais en milieu confiné, ne pas confier cette recherche aux semenciers ou grands laboratoires mais à des chercheurs indépendants disposant de moyens . Bien entendu, les OGM pourront sans doute apporter quelque chose, mais pour l’instant les PGM (plantes) creent plus de soucis que de succès de longue durée. Enfin croyez vous que parmi les 90% des gens que vous supposez contre les OGM tous ne soient pas informés ? Et il faut s’entendre, car beaucoup sont - comme je le disais plus haut- opposés à ces experimentations hasardeuses en pleine nature et pas du tout opposés à une véritable recherche porteuse d’espoirs
laya
11/10/2007
Risques sanitaires ?

Après "la Révolution verte " , qui ne s’ avère pas si bonne que ça ( pollution , érosion , pathologies imputables aux produits agrochimiques ) comme si cela ne suffisait pas on nous fait croire que la survie alimentaire ne pourra se passer des nouvelles biotechnologies , technologies qui je le rappelle pousse la Nature au-delà de ses limites et pour lesquelles d’ autres moyens existent déjà , afin de ne pas mettre notre planète en situation de pénurie alimentaire dans le futur - voir certains programmes d’ Agrobiologie, qui utilisent ,des processus de développement durable, axés sur l’ amélioration des sols , la culture sans labour, l’ agrosylviculture et les engrais verts , bref une technologie qui protège nos écosystèmes sans pour autant mettre en péril notre alimentation . Avec les agm ,on parle aussi d’ améliorer les propriétés nutritionnelles de ceux-ci , sujet très discutable ( risque de survitaminose dans les pays riches qui ne sont pas en déficit calorique -sachez , que des études en Inde , sur le riz japonica enrichi par modification génétique en ferritine ont donné des résultats moins bons que ceux ayant utilisé une méthode classique de sélection ( 80% de la densité de fer en + ). idem pour le millet perlé enrichi en bêta-caroténe .

Que sait-on des risques ,la transgénèse n’est pas un processus bien contrôlé , concernant l’expression,la stabilité et l’intégration du gène étranger ds l’organisme receveur . Nous avons sur le marché des AGM, dont nous ne connaissons rien sur les réponses immunitaires et réactions allergiques chez l’homme ,pour la simple raison que ds le cas d’ une protéine nouvelle , on ne connaît pas IL N’ EXISTE PAS DE TEST qui permette une évaluation même grossière de réactions allergiques .

De même que sait-on , des MGM, , utilisés ds les préparations alimentaites et comme ferments ? Que sait on sur leurs risques potentiels d’ interaction entre les mgm et la flore intestinale endogène , et la modulation immunitaitre qu’ ils sont susceptibles d’ entrâiner en cas de colonisation des voies digestives ?

Eu égard à tant d’ ignorance et de manque de sérieux je vous demande de ne plus autoriser ces produits issus d’ une biotechnologie faite "au rabais " dans l’ alimentation et humaine et animale . Merci .

élodie
11/10/2007
NOS VIES DOIVENT PASSER AVANT L’ASPECT COMMERCIAL !

J’espère que de réelles mesures seront prises grâce au Grenelle de l’environnement. Il ne faut pas seulement parlementer, il faut aussi agir !

3/4 DES EUROPÉENS SONT CONTRE LES OGM, QUAND CET AVIS SERA-T-IL ENFIN PRIS EN CONSIDÉRATION ?

2006 a enregistré le triste record du plus grand nombre de cas de contaminations génétiques dus à des OGM, et aucune véritable mesure n’a été prise pour stopper ces "accidents". De nombreuses études sérieuses condamnent pourtant les OGM, responsables entres autres de troubles hépatiques et rénaux et d’anomalies des organes internes. Trois biologistes français ont fait savoir dans la revue "Archives of Environmental Contamination and Toxicology" la nocivité du maïs transgénique de Monsanto, le Mon 863 commercialisé dans toute l’Europe depuis 2005. Cela n’a pourtant pas empêché Monsanto d’obtenir très rapidement le blanc seing de l’Autorité européenne de sécurité des aliments !

nana
11/10/2007
NON AU POPULISME !

Si on avait écouté la vox populi, l’electricité n’aurait pas été développée. Si Pasteur avait écouté les inquiets, le principe de la vaccination n’aurait pas été découvert ! Si on avait écouté les parisiens, la Tour Eiffel n’aurait jamais été érigée !

Lorsque je lis toutes ces peurs, je pense au poème de René Char "Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront"

Ce n’est pas en tournant le dos aux innovations que l’humanité a évolué mais en en maîtrisant les risques !

Emmanuel Lachaume
11/10/2007
MORATOIRE IMMEDIAT

Renforcer les connaissances relatives aux OGM ne nécessitent ils pas de respecter ce nécessaire principe de précaution ?

Les expériences en plein champ permettraient d’éclairer la lanterne de nos chercheurs ? Peut on accepter que la santé et l’agriculture durable puissent faire les frais de ces recherches in situ. D’autant plus que les effets néfastes sont particulièrement visibles aux Etats Unis.

1/ Renforcer les connaissances....transparence et pluridisciplinarité

La pluridisciplinarité doit se retrouver au sein même des instituts de recherche agronomique

La recherche sur les OGM mérite un cadre lisible par tous les acteurs : ONG, associations, recherche, entreprises privées, agriculteurs...et citoyens.

2/Enquête publique Avant toute implantation, ne faut il pas prévoir une enquête publique et la possibilité pour une commune de refuser des OGM sur son territoire.

olivier
11/10/2007
Des faits rien que des faits ! ! ! ! ! ! ! !
Je ne sais pas quelle décision sera prise sur les OGM, mais en tous cas j’espère que la réponse aura une base scientifique et non pas une base médiatique car l’opinion des anti-OGM est plus largement réprise et commentée dans les médias par rapport aux différents rapports scientifiques prouvant l’inocuité des OGM. Merci
Jérôme
12/10/2007
refuser la manipulation et la désinformation
Les études mettant en cause "l’innocuité" des OGM sont nombreuses ! Sur la chaine "PLANÈTE", avant hier encore un reportage sérieux dénonçait les pressions qu’exercent les firmes pour empécher la publication de rapports alarmants sur les OGM suite a des études diverses. Dans ce doc intitulé "qu’allons nous manger demain ?"(rediffusé demain sam a15h15 et jeudi 18 a 15h05 sur planète), une étude révélant que tout les papillons ayant butinés des fleurs génétiquement modifiées étaient mort, fut sensurée et tenue secrète par la firme ayant demandée le test ! En espagne l’année dernière, la contamination des cultures s’étendit jusqu’à 50 KM autour de champs OGM, entrainant la colère des propriétaires ! (Sachant que l’on retrouve les pollens dans les glaces du pôle nord,comment croire que les 50 mètres règlementaires de sécurité entre les cultures génétiques et les cultures naturelles soient suffisantes) Ce ne sont que 2 exemples parmi tant d’autres, sans parler des énormes quantités de désherbants déversés sur ces cultures, leurs gènes étant modifiés pour résister a ces pesticides spécifiques, mis au point par ces mêmes firmes. Les Graines sont rendues stériles pour obliger les cultivateurs a racheter les semences chaque années, prouvant s’il en était besoin que le seul but de ces entreprises est la maximalisation des profits très loin de toutes considérations humanitaires.
Anna
11/10/2007
Oui aux OGM pour de réelles avancées seulement

Je suis d’accord avec l’utilisation des OGM, dans les cadres suivants :
  la pharmacie, médecine
  la dépollution des sols et autres par phytoremédiation
  la création d’espèces végétales moins exigentes en eau pour les pays du sud, ou plus résistantes aux innondations ...

Je ne suis pas d’accord avec l’utilisation d’OGM pour résister aux phytosanitaires car des résistances vont se développer chez les ravageurs, les adventices et l’on n’aura pas d’autres moyens que de courrir après ces résistances. De plus, vouloir toujours produire plus n’est pas ma philosophie mais il vaut mieux produire mieux.

=> il faut distinguer les types d’OGM (nature et fonction)dans la réglementation.

Il ne faut pas arrêter la recherche même en plein champs car les conditions expérimentales en laboratoire sont très différentes des conditions réelles en plein champ.

Bravo pour ce gros travail !

Memette
11/10/2007
la recherche doit REDEVENIR publique
La seule garantie d’une recherche objective sur les OGM est son caractère public ! Comment se fier à des résultats de recherche issus des labos financés par les producteurs de semances ? Les cas de dissémination - contamination ne sont pas anecdotiques, tous les chercheurs indépendants s’accordent sur leur existance. Le principe de précaution devrait s’appliquer pleinement ! Les agriculteurs voisins des zones cultivées en OGM se retrouvent obligées d’en cultiver contre leur volonté, et parfois même condamnés par les semanciers ( ! !), et les consommateurs ne sont pas informés de ce qu’ils achètent et consomment. Le danger pour la santé et l’environnement est énorme, beaucoup plus grand que les intérêts présentés par les partisans (réduction des pesticides par exemple). Les paysans se retrouvent contraints à utiliser les semances et les intrants vendus par les semanciers, sans povoir choisir librement leur conduite d’exploitation. L’argument de nourrir le tiers monde avec les produits OGM est scandaleux, il s’agit au contraire d’ouvrir de nouveaux marchés sans se soucier des effets catastrophiques sur les écosystèmes de ces pays déja très vulnérables. Les consommateurs refusent ces produits dans leur grande majorité, le Grenelle doit être l’occasion de montrer au public qu’on l’a entendu (au moins sur ces sujets) ! !
Tamoé
11/10/2007
OGM et Economie

Bonjour,

Cela a peut-être été déjà dit mais les OGM ne posent pas qu’un problème environnemental. Comme toujours dans le DD, il faut se poser la question de la globalité. 1. Les OGM sont stériles, les utilisateurs sont donc obligés d’en acheter chaque année. 2. Les OGM sont fabriqués par un très petit nombre de firmes (une en particulier) qui trustent l’intégralité du marché.

Au regard du Développement Durable, ce dont deux états de fait qui sont économiquement non viables.

jbb
11/10/2007
OGM stériles ? une rumeur à dénoncer
Aucun des OGM actuellement sur le marché ne sont stériles. s’ils l’étaient ça rendrait hors jeu l’argument des opposants qui mettent en avant les risques de repousses du colza ou de la betterave. Vous confondez OGM et technologie dite "terminator", laquelle n’en est encore qu’au niveau du concept et qui si elle n’est pas complétement abandonnée est néanmoins en sommeil (en raison des oppositions). A mon avis il faudrait de toute manière 15 ans pour la rendre opérationnelle ( c’est à dire obtenir pour chaque lot de semences des graines ayant toutes la même caractéristiques et il y aura alors longtemps que d’autres technologies non OGM y seront arrivées de manière plus efficace et moins couteuses.
Pouce
11/10/2007
OGM et Natura 2000 et loi sur l’eau

J’ai juste une réaction à exprimer à ce débat. N’y a-t-il pas une contradiction flagrante entre la possibilité de cultiver du maîs ou autre céréale OGM et l’obligation de se soumettre aux procédures réglementaires de Natura 2000 et de la loi sur l’eau (entre autres).

D’un côté, on nous oblige à adhérer à des politiques écologiques relativement sévères, mais tant mieux si c’est pour préserver notre planète et ses richesses naturelles. NATURELLES, j’insiste.

D’un autre côté, on permet la culture et la dissémination de cultures OGM, et donc non naturelles. Et là, on n’est pas trop sévère en matière de principe de précaution et d’information.

Alors, quoi ? Qu’attend-on de ce débat ? Comment peut-on croire à la bonne foi des gouvernants quand on fait la liaison entre les OGM et Natura 2000 ? On applique la loi que l’on veut comme on veut et on fait croire au bon peuple qu’il a son mot à dire ?

maximo
11/10/2007
Moratoire de 5 ans
Je pense qu’il faut un moratoire de 5 ans sur les OGM avant eventuelement de les interdir car nous savons qu’ils contaminent l’environnement mais il reste à évaluer leur effets sur la santé. Le principe de précaution doit prévaluer sur les intérêts privés.
Sébastien
11/10/2007
Au sujet de l’étude sur les rats
On nous parle toujours de la même étude sur les rats qui a fait le tour du monde et tout le monde sait très bien que cette étude est bidon ! Et jamais une autre étude n’a démontré que les OGM sont dangereux et pourtant il y a en de fait des études... ! La fameuse étude sur les rats qui dit qu’il n’y a aucun danger, mais que le professeur Seralini par un savant mixage mathématique prouve qu’il y a danger. En voila une étude et une vraie ! Mais aucune étude sur le taux de cancer provoqué par les mycotoxines produites par la pyrale du maïs ou les cultures bio....bizarre non ? Et oui les transnationales américaines qui financent les groupes écologistes font du bon travail ! Cela permet de tuer la recherche et la production Française tout en exportant chez nous les millions de tonnes de cultures OGM qui rentrent depuis 10 ans dans notre alimentation. C’est ce qu’on appelle du travail du lobbying réussi !
Rémi
11/10/2007
Producteur d’OGM et fier de l’être

Ayant cultivé du maïs résistant aux sésamies et aux pyrales l’an dernier et cette année, je tenais à apporter mes observations concernant les 6 principes de la loi :

Brevetabilité du vivant : Qui est aujourd’hui prêt à travailler gratuitement pour vivre ? La création artistique a le Copyright pour permettre à un auteur de vivre, le brevet sur un gène permet à un chercheur de poursuivre ses travaux. Personne ne m’oblige à acheter et payer des droits sur la musique que je n’aime pas ; personne ne m’oblige à utiliser un gène dont je n’ai pas besoin et à payer des royalties.

Libre choix de produire : je suis tout à fait d’accord sur ce principe ; mais pourquoi moi je n’aurai pas le droit de choisir OGM ou non ?

Libre choix de consommation : Oui à l’étiquetage et au libre choix du consommateur. Non à l’étiquetage des produits issus d’animaux dont l’alimentation a contenu des produits et sous produits de plantes modifiées. Ce choix est nécessaire car si il est facile de détecter une plante ou une graine modifié, il n’est pas possible de contrôler si un animal a été nourri avec 100 % d’OGM, 5 % ou 0 %. Les gènes et protéines produites au niveau de la plante sont détruis par la digestion donc non détectables.

Pollueur Payeur : Sur ce sujet je suis également d’accord ; Si il est prouvé que ma culture de maïs a fécondé la parcelle de carotte du voisin je suis prêt à l’indemnisé. Mais là encore, je souhaite que mon voisin bio dont les parcelles sont envahies de mauvaises herbes m’indemnise pour la pollution qu’il entraîne sur mes parcelles.

Principe de précaution : Le progrès et le passé nous ont déjà montré qu’il fallait parfois être prudent. Mais il ne faut pas oublier au nom de la précaution les effets positifs des nouvelles technologies. Sur mes parcelles de maïs depuis 2 ans je n’utilise plus d’insecticides alors que mes voisins traitent 2 fois. Lors d’une visite au Brésil, j’ai découvert que les producteurs de soja résistant au Roundup n’avaient plus de problèmes d’érosion des sols et d’appauvrissement des terres.

Transparence : Oui à la transparence mais Non au vandalisme. La déclaration des parcelles devrait être une démarche en toute confiance. Cependant les opposants aux cultures OGM nous inquiètent, nous producteurs, car nous avons peur de voir nos parcelles détruites et le fruit de notre travail anéanti. La peur de la destruction est selon le seul frein à la déclaration parcellaire.

Il est important selon moi que l’on prenne le temps de réfléchir à notre avenir, mais ne perdons pas notre temps ! Les innovations du passé n’on cessé de nous apporter sécurité, confort et joie. Ne fermons pas les yeux et n’ayons pas peur.

mayotte
11/10/2007
tant mieux pour toi

J’aimerai revenir sur quelques unes de ces allégations.

Brevetabilité du vivant : un artiste crée, un manipulateur de gènes ne crée rien, il bricole. Je prends une roue de ton tracteur, un moteur de porsche, je brevète et tu me payes pour les roues du tracteur que tu possèdes. Sympa...

Libre choix de produire : tu as le droit de produire, c’est même l’Etat qui t’encourage ! Dommage que 80 % des Français soient contre et que cela se fasse à leur insu...

Libre choix de consommation : Ok la digestion fait disparaitre toute trace du méfait, alors que le contrôle soit exercé en amont. Interdisons l’alimentation animale par des OGM et refusons l’entrée sur le territoire des cargaisons de soja et de farine contaminées.

Pollueur / payeur : d’accord sur ce point pour les adventices mais attention personne ne viendra te reclamer de l’argent parce que quelques mauvaises herbes ont poussé dans ton champ. Alors que si les inspecteurs Monsanto trouvent des plantes GM leur appartenant dans le champ de quelqu’un n’ayant pas réglé ses royalties, gare à lui (cf procès en cours au Canada)...

Pour le Brésil, merci aux OGM de la part de la forêt amozonienne... Principe de précaution oblige.

Transparence : pour l’instant ceux qui ont été le plus souvent mis en danger ce ne sont pas les producteurs. Rappele nous combien tu touches d’indemnités pour produire des OGM... Et combien si le champ est détruit ? Quelques mois de prison pour avoir essayer de faire entendre la voix d’une énorme majorité de Français face à une pratique qui semble à la limite de la légalité tant tout se fait sous silence...

En espérant que tu n’aies pas à le regretter pour tes descendants, sincèrement.

Dominique
12/10/2007
ce n’est pas si simple

>> "Brevetabilité du vivant : Qui est aujourd’hui prêt à travailler gratuitement pour vivre ? La création artistique a le Copyright pour permettre à un auteur de vivre, le brevet sur un gène permet à un chercheur de poursuivre ses travaux. Personne ne m’oblige à acheter et payer des droits sur la musique que je n’aime pas ; personne ne m’oblige à utiliser un gène dont je n’ai pas besoin et à payer des royalties."

Une bonne partie de la recherche génétique est financée sur fonds publics ou appel à la générosité (téléthon, généthon...). Est-il éthique de faire appel aux fonds et à la générosité publique pour ensuite breveter et encaisser des royalties ? Est-il éthique de breveter le vivant sachant que nombre de brevets sont pris pour bloquer la recherche de concurrents ? Est-il éthique de breveter le vivant quand on voit la bagarre judiciaire entre les USA et la France concernant les royalties sur les tests de dépistage du SIDA, ou la position des laboratoires pharmaceutisques face aux génériques de traitement du SIDA en Afrique du Sud ?

>> "Libre choix de consommation : Oui à l’étiquetage et au libre choix du consommateur. Non à l’étiquetage des produits issus d’animaux dont l’alimentation a contenu des produits et sous produits de plantes modifiées."

Dans ce cas le consommateur n’est pas libre, puisqu’il ne dispose pas de toute l’information lui permettant de choisir. Ou alors il devra payer pour acheter des produits conformes à un super-label bio lui garantissant toute absence directe comme indirecte d’OGM...

>> "Pollueur Payeur : je souhaite que mon voisin bio dont les parcelles sont envahies de mauvaises herbes m’indemnise pour la pollution qu’il entraîne sur mes parcelles."

Ce n’est pas de la pollution, c’est de la bio-diversité, principe censé être fondateur du grenelle de l’environnement... non ?

>> Transparence : "Cependant les opposants aux cultures OGM nous inquiètent, nous producteurs, car nous avons peur de voir nos parcelles détruites et le fruit de notre travail anéanti. La peur de la destruction est selon le seul frein à la déclaration parcellaire."

Comment voulez-vous rassurer les opposants si vous voulez vous cacher ?

>> "Il est important selon moi que l’on prenne le temps de réfléchir à notre avenir, mais ne perdons pas notre temps ! Les innovations du passé n’on cessé de nous apporter sécurité, confort et joie."

C’est sûr que retrouver des déchets des innovation du passé, en l’occurence des nitrates, dans l’eau du robinet nous apporte sécurité, confort et joie...

claude
11/10/2007
15 ans de débats sur un sujet mal posé

De quoi parle t’on ? Au lieu de parler d’OGM nous devrions, dans le cadre du débat tel qu’il est posé, parler de transgénèse. C’est à dire d’une technologie nouvelle, s’ajoutant à une palette d’outils, traditionnels et modernes, permettant d’améliorer,années aprés années les caractéres agronomiques ou technologiques des variétés afin de répondre toujours mieux aux besoins des utiliseurs, à savoir les agriculteurs, les transformateurs et les consommateurs.A cet égard les besoins et attentes de chacun des maillons de la chaine peuvent être différents et parfaitement légitimes. Pour moi il n’y a pas de variétés OGM ou non OGM mais des variétés présentant telles ou telles caractéristiques.

Débattre sur la technologie, au sens générique, me parait inadapté. Nous viendrait il a l’idée de débattre et d’encadrer juridiquement l’informatique ? En revanche les applications doivent être évaluées et encadrées (respect des libertés individuelles par rapports aux bases de données par exemple). C’est d’ailleurs ce que nous faisons de façon trés pragmatique. Nous devrions avoir la même approche pour la trangénèse : Evaluer au cas par cas pour chacun des OGMs les risques sanitaires et environnementaux. La technologie en tant que telle ne présente aucun risque. Les OGMs créés en revanche sont différents et se caractérisent par l’espèce, la nature de la construction génétique et le caractère introduit et à ce titre doivent être évalués individuellement. Dans cette approche il me semblerait normal que certains OGMs puissent être interdits, d’autres autorisés avec des modalités adaptées d’utilisation et d’autres enfin commercialisées sans restrictions ou contraintes particulières. La réglementation européenne mise ne place s’inscrit pleinement dans cette logique et est en outre la plus contraignante. Pourquoi donc tant de passion ? En réalité on est en droit de s’interroger sur les réelles motivations des opposants, au demeurant pas trés nombreux, qui réfutent cette approche pragmatique et rationnelle.

J’espère que ce Grenelle permettra de ramener le débat à sa juste place afin d’enfin notre agriculture et agroindustrie puissent bénéficier de toutes les innovations afin de conserver sa place et sa compétitivité dans un secteur particulièrement concurrentiel et stratégique pour notre pays.

christian
11/10/2007
NON AUX OGM

Je suis allé à une réunion animée par un scientifique bardé de diplômes.

D’après une étude faite sur des rats, les OGM modifieraient la structure ADN et provoqueraient des cancers.

Les résultats de cette étude ansi que les explications qui nous ont été fournies sur la dissémination,la persistance dans le sol, etc... font froid dans le dos.

S’il vous plaît n’autorisez pas les OGM

manu
11/10/2007
étude dépassée
ce n’est pas parce que l’on est bardé de diplôme que l’on démontre la vérité... tout le monde sait (enfin les personnes qui suivent réellement l’actualité des OGM) que cette étude faite avec des rats ne relève que du bidon, de la désinformation totale. que les gens sont crédules quand même lorsqu’on leur parle de cancer, de maladies graves etc. sauf que...ces même personnes utilisent des portables (provoquant des cancers, mangent des fruits et légumes sur lesquels 5 doses de pesticides ont été passées, utilisent des tas de produits cancérigènes sans le savoir mais sous prétexte que l’on médiatise les OGM alors eux seuls sont cancérigènes ? arrêtons et revenons sur terres...
Radikaz
10/10/2007
Culture intensive des Mais OGM = Terre agricole de moins en moins riche et fertile ?

Salut à tous Je viens de voir un reportage sur un agriculteur américain qui cultive des maïs OGM depuis de nombreuses années et il se rend compte que ses terres agricoles sont de moins en moins riches (quand je dis riche je veux dire que sur 30 à 40 centimètres il n’y a pas une seule forme de vie), et fertiles (s’il laisse le champ en jachère rien ne repousse). Est-ce lié à la culture intensive de maïs OGM ? Une réponse scientifique peut-elle expliquer ce constat effrayant ?

Merci d’avance

Sophie
11/10/2007
Réponse
Le problème est lié à une culture intensive, qu’elle soit OGM ou non. La constatation de l’appauvrissement des sols est faite dans tous les cas de monocultures (en France aussi), mais comme dans le cas de la politique agricole américaine en faveur des bio-carburants la production intensive de maïs est fortement encouragée, les dégâts sont plus visibles. Si ce reportage est celui auquel je pense, il présentait aussi un chercheur qui propose comme solution d’utiliser des rotations avec des cultures autres que le maïs pour produire l’éthanol. En tout cas, cette question concerne les politiques agricoles et les itinéraires techniques choisis par les agriculteurs, pas les OGM.
François LEBEDEL
10/10/2007
Oui aux OGM, NON aux cultures à ciel ouvert
Merci de ne pas confondre à l’avenir recherche sur les OGM à des fins diverses (production d’hormones ou autres protéines-médicaments, thérapie génique...) et culture en plein champ de plantes OGM, à des fins potentiellement alimentaires (humaine ou animale) ou industrielle (textile, carburants..). En effet, si les unes peuvent être poursuivies en prenant des précautions d’isolement raisonnables (laboratoires niveau de protection 4), les autres n’ont manifestment d’autres buts que de rendre dépendante une filière complète de quelques firmes qui possèdent à la fois la technologie et la concentration verticale des tenants (semences et intrants) et des aboutissants (commercialisation des productions). Ce ne serait pas si grave si le bénéfice était ou bien visible, ou bien réparti, ou encore évident. Il n’en est rien d’après les études sérieuses menées par les États-unis eux-mêmes qui relèvent les effets négatifs nombreux d’un généralisation de la culture en plei champ des OGM, parmi lesquels on peut citer une augmentation de consommation des intrants (herbicides pour les variétés tolérantes), un rendement au mieux identique à d’autres variétés, des contaminations polliniques vers les parcelles voisines (jusqu’à plus 3km pour un gazon), des résistances aux herbicides transmises aux espèces adventices, un coût de la semence augmenté, une dépendance accrue des exploitants par l’interdiction contractuelle (Maïs BT) ou technologique (blé terminator) de réutiliser les semences fermières, un inocuité pour la santé non prouvée et même des suspicions de toxicité sur les rats (étude Monsanto peu concluante !). Au vu de ce bilan, ce n’est certes pas un moratoire, mais une protection (relative) par l’interdiction absolue de culture des OGM en plein champ qu’il faut recommander. C’est pire que l’amiante, le plomb de Minamata, ou le Chlore-decone ces OGM... C’est seulement plus insidieux, mystérieux, technologique et fiancièrement rentable pour quelques-uns, c’est tout ! Protégez-nous des savants fous qui, avec les meilleures fausses bonnes raisons du monde, veulent transposer leurs paillasses en plein champ ! Il n’est pas inutile de continuer la recherche, évidemment, mais dans les laboratoires, conçus pour ça, et dont l’évasion de quelques molécules peut être déjà suffisamment grave (fière aphteuse en Grande-Bretagne).
seb064
10/10/2007
oui aux OGM, mais ! ! !

je suis pour les OGM, qui peuvent permettre à nos agriculteurs de cultiver plus facilement. Tout en limitant l’utilisation de pesticides. L’utilisation de certains OGM pourra (dans un futur proche) aussi limiter la consommation d’eau chez les agriculteurs avec des plantes moins demandeuses d’eau.

Il faut cependant que l’état prenne la responsabilité de faire des études de santé sur la consommation de plantes OGM. Ces études doivent être indépendantes et réalistes :
  Nourrir des souris avec des plantes 100 % OGM est ridicule car non représentatif de la vie quotidienne (comme les études déjà réalisées).
  Ces études devront être menées sur des durées significatives afin de s’assurer de l’absence de désagréments dans les décénies futures.

Pour conclure, il ne faut pas oublier que l’avenir de la médecine est la thérapie génique, qui est la transposition des OGM à l’homme. Si nous rejetons les OGM pour nous nourrir, comment accepter la thérapie génique qui pourra soigner des maladies actuellement incurables ou très mal soignées (diabète, maladies d’origine génétique ...) ?

jankri
10/10/2007
OGM ET AGRICULTURE BIOLOGIQUE

Je n’ai pas de connaissances particulières dans tous les domaines très savants évoqués dans ce texte. En tant que "candide", il me semble tout de même difficile de concilier la culture des OGM et la préservation ou le développement de l’agriculture biologique.

Il est aussi puéril de penser que les deux sont compatibles que de prétendre que le nuage de Tchernobil s’est arrêté à la frontière. La dissémination des gènes dans les sols ou par les vents et les animaux est tout bonnement inéluctable si l’on s’engage dans la culture OGM.

Par ailleurs, il n’est pas du tout prouvé, et l’expérience semble montrer le contraire, que les cultures OGM soient si prometteuses que certaines personnes, peut être trop fascinées par le mythe du progrès, le prétendent.

A mon sens un moratoire sur le sujet est urgent, quelles que soient les pressions des lobbies de l’agroalismentaire et les épouvantails agités (concurrence des pays anglo saxons ou émergents - "si c’est pas nous qui le faisons, ce sera eux").

Dans ce domaine comme dans bien d’autres en écologie, il faudrait avoir le courage de ne pas entrer dans la compétition économique internationale s’il est patent dès le départ que celle-ci, après avoir procuré quelques avantages pécuniers, principalement aux grandes entreprises, doit avoir finalement un effet morbide sur le long terme, notamment en ce qui concerne la biodiversité. On dit que la dangerosité des OGM n’est pas établie. Leur utilité, leur nécessité, le sont encore moins.

Tomtit
10/10/2007
Science et obscurantisme

C’est l’obscurantisme régnant qui me fait peur : le niveau de connaissance des français s’abaisse au point où les escrocs peuvent facilement ameuter et rassembler un nombre significatif de perroquets apeurés ; les médias (généralement de formation littéraire) amplifie ce phénomène sachant que la peur est financièrement rentable. Beaucoup de messages dans ce forum montre que les OGM ne sont qu’une avancé normale de la science.

Aux soit disant écolos qui ont peur de tout je dirai ceci :

les OGM, combien de mort ? à ma connaissance 1 agriculteur qui s’est suicidé vraisemblablement sous la pression de faucheurs qui devraient légalement être en prison ! Alors s’ils veulent absolument sauver leurs congénères qu’ils s’attaquent
  à l’automobile
  à l’alcool
  à la drogue

Leur campagne imbécile contre les OGM va seulement permettre d’éliminer du marché national et international les semenciers français (s’il en reste) car leur semences ne seront pas compétitives.

galeopsis31
11/10/2007
Le contenu de ce message me fait bondir !

D’accord pour dire que la peur règne et que les médias "de masse" font tout pour entretenir ce climat qui pousse les gens à trembler dans leur chaumière en évoquant des spectres (je connais des gens qui sont persuadés qu’ils vont mourir très prochainement de la grippe aviaire !)

Mais que diable, il existe encore en France des médias qui sont indépendants,qui diffusent des débats qui contribuent à faire connaître l’opinion de vrais journalistes qui mènent de vraies enquêtes (avec des sources vérifiables...), engagés dans une démarche d’information du public. J’ecoute les émissions de France Culture, je lis des journaux (Le Monde Diplomatique, Courrier International, pour ne citer qu’eux...) et je n’ai jamais entendu qui que ce soit, démontrer de façon convaincante l’utilité des OGM et leur innocuité.

Le seul point positif en effet que l’on pourrait retenir des OGM, c’est la main mise des céréaliers sur l’agriculture des pays en développement, mais la faim n’a pas reculé spectaculairement, le monde ne va pas mieux pour autant. Les céréaliers s’enrichissent !

La compétitivité des semences est un argument qui est à rejeter, et si nous continuons à faire nos choix uniquement en fonction d’objectifs économiques, nous irons tous dans le mur, riches et pauvres !

Alors avant de traiter d’imbéciles ceux qui se battent contre les OGM, il faudrait d’abord situer les vraies valeurs : économiques ou humaines !

sylva
11/10/2007
les OGM, combien de morts ? obscurantisme ?

les OGM, combien de mort ? à ma connaissance 1 agriculteur qui s’est suicidé (...) dites-vous...

non, beaucoup plus hélas... d’après Christian Vélot, chercheur, on déplore en Inde par exemple, en moyenne un millier de suicides de paysans par an, depuis l’introduction du coton OGM qui n’a pas les rendements faramineux espérés, ce qui ne permet même pas à ces paysans de rembourser les semences...

conséquences indirectes, direz-vous peut-être, mais non, conséquences humaines et sociales directes, c’est cela en premier lieu qu’il faut considérer dans l’affaire des OGM.

Quant à l’argument d’obscurantisme, il est un peu facile et surtout simpliste et méprisant : l’opposerez-vous à des scientifiques (botanistes, généticiens etc) comme Christian Vélot, Jean-Marie Pelt, Gilles-Eric Séralini, Jean-Pierre Berlan, Jacques Testart... qui sont tous contre les OGM ? ils ont certainement d’aussi bonnes raisons d’être contre que d’autres d’être pour....

Sébastien
12/10/2007
Faux ! ! !
Les paysans indiens ne se sont jamais suicidés à cause des OGM ! ! Ils se sont suicidé à cause d’une sécheresse calamiteuse qui est venue juste l’année où ces paysans introduisaient la culture OGM en masse ! La meilleure preuve est que cette année l’Inde est le premier pays au monde en surface de coton OGM !
FRANCKY 31
10/10/2007
à propos du pollen du maïs BT
Il faudra bien un jour accepter le principe selon lequel un grain de pollen de maïs BT n’est pas du poison mais simplement un grain de pollen avec une protéïne indigeste pour les chenilles, mais digeste et non allergène pour tous les animaux et notamment ceux(dont l’homme) qui possèdent un estomac acide.Je rappellerai que les apiculteurs utilisent sans aucun état d’âme et avec succès, des pulvérisations d’insecticide Bacillius Thurengiensis, dans leurs ruches contre la teigne.Comment la protéïne BT peut-elle être un bienfait dans un cas avec des résidus potentiels dans le miel,et un vice rédhibitoire dans l’autre cas.Quand on veut tuer son chien................. .Si on accepte cela ,le regard objectif que l’on se doit de porter sur le maïs BT ne sera plus le même( coexistence,relation avec l’apiculture et seuil à 0,9% ne sont plus un souci).Il faudra bien un jour faire le bilan et remplir les colonnes avantages ,inconvénients ;plus de 102 millions d’hectares d’OGM sur la planète donnent une excellente indication sur ce qu’en pensent les autres nations.Sont-ils donc tous fous ?A moins que ce soit nos pseudo-ecolos sectaires en pleine crises existentielles.Que les Français ne comptent pas sur ces gens là pour les nourrir !UN AGRICULTEUR PRO-OGM ET RESPONSABLE,EXCEDE QU’ON VIENNE EN PERMANENCE LUI DIRE CE QU’IL A à FAIRE .
Cantaloup
10/10/2007
Ogm et importation
Ne pas vouloir de culture OGM en France revient a interdire les importations de Soja Mais et autres plantes. C’est aussi ne plus cultiver beaucoup de variétés de tomate ou de salade.
Patrick B.
10/10/2007
Quel est le gain des OGM agricole ?

Sachant que l’utilisation des OGM agricole qui existe aujourd’hui : -augmente l’utilisation de pesticides (sauf pour le coton ou le bilan est légerement positif, mais en bio on fait sans) -n’augmente pas les rendements -ne résiste pas mieux à la sécheresse -ne sont pas meilleur gustativement & nutritionellement -allienne les paysans aux semenciers (brevet) -ne présente pas d’étude sur les toxines produite comme pour les pesticides (OGM "BT")mais juste sur l’aliment en tant que tel -ne diminue pas le prix de vente (mais augmente le prix des aliments non-OGM pour cause de controle et mesure de protection)

Alors quel peu bien étre la raison d’en imposer l’utilisation aujourd’hui ?

Pour un moratoire sur les OGM agricole, et que l’on se donne les moyens de faire la recherche en milieu confiné.

RB82
10/10/2007
expression des gènes

La lecture des différents messages que nous pouvons lire me porte à croire que nous seulement la connaissance du français et de son orthographe se dégrade en France, mais que la vulgarisation des connaissances scientifiques reste à faire.

Si un champ de maïs non OGM est très partiellement fécondé par un pollen OGM, il y aura dans la récolte de cette parcelle des grains qui auront inséré dans leur génome la séquence OGM dont la composition ne diffère pas du reste de l’ADN. Mais dans ce grain, le transgène ne s’exprime pas ; le consommateur de ce grain ne pourra constater aucune différence avec un grain de maïs conventionnel. Ce n’est que si cette récolte était ressemée que le transgène s’exprimera, or le maïs cultivé en France étant du maïs hybride, l’agriculteur qui apprécie depuis plusieurs décennies ces plantes hybrides achète de la semence tous les ans.

Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de ce qui vous donne envie de réagir, mais à la fin on est tenté de se dire à quoi bons, ces opposants sont certainement des descendants de ceux qui ont refusé le passage du train dans leur ville au début du ferroviaire à cause des risques encourus (ainsi la gare d’une ville comme Orléans est à Fleury les Aubrays).

Je ne suis pas de ceux qui pensent que les OGM sont la réponse à tout et qu’il convient de statuer sur chaque cas, mais je suis sûr de l’innocuité de ce qui nous est proposé aujourd’hui en France. Alors, n’ayez pas peur !

benoît XVI
10/10/2007
ogm,pesticides=amiante : vive le progrés !

Et oui, les ogm, c’est comme l’amiante il y a 30 ans, c’est l’avenir, c’est le progrés ! On voit bien le résultat aujourd’hui. Demandez donc ce qu’en pensent les gens atteint du cancer de l’amiante ( du moins ceux qui sont encore là)... Et c’est le même problème avec les pesticides,les farines animales,la dioxyne,etc...

N’oubliez pas que la science ne peut pas tout ! Le bon sens me semble plutôt être une priorité. Ne devrait-il pas être la base non ? A quand les petites pillules de toutes les couleurs pour se nourrir ?

IL faut arrêter de jouer aux apprentis sorciers sur le dos de notre planète et de nos enfants ! Il y aura forcément un jour ou l’autre un retour de bâton. Mais d’aprés vous, c’est sans compter sur la science pour faire face aux nouveaux problèmes que l’homme va se créer. Un peu comme les cancers, La science fait beaucoup d’effort pour les soigner ( et dépense beaucoup d’argent ) mais ne cherche pas à connaître l’origine du mal. En tout cas, ce n’est pas une fatalité. A nous faire manger, boire, respirer de la M....,voilà où ça nous mène !

De toute façon, les ogm ne sont là que pour faire grossir le porte monnaie (déjà bien gros) de quelques uns et qui n’ont que faire de ce qu’il adviendra demain ; sauf à leur compte en banque bien entendu. Seul le profit les intéresse. C’est de ce genre de comportement que le grenelle doit nous faire sortir.Malheureusement ce n’est pas gagné, alors ne vous inquiétez pas, vous en aurez quand même des ogm dans votre assiette car la loi du fric restera la plus forte.

Mais moi je veux seulement avoir le droit de pouvoir me nourrir sans ogm, même pas avec 0,9% de contamination, et que la nature ne soit pas encore plus déffigurée. Car une fois le pas franchi, impossible de revenir en arrière, qu’on le veuille ou non.

Scorpion
10/10/2007
Santé et OGM
Si une plante a été génétiquement modifié pour ne plus avoir a se défendre contre un prédateur n’existe t-il pas un risque que le produit de cette plante soit plus concentré ? La concentration en nutriement du mais transgénique, par exemple, n’est-elle pas supérieure au mais traditionel pour une même quantité de grains ? N’est-il pas a craindre que le phénoméne d’obésité actuel soit décuplé par la consommation de produit OGM, consommation de la même quantité d’aliment mais plus riche ? Chaque maillon de la chaine de la vie : plantes, animaux,... , n’est-il pas interdépendant ? Si certains organismes ne trouvent plus a se nourrir pour cause d’OGM ne peuvent ils etre menacés dans leurs existences ?
Pascal
10/10/2007
Pourquoi une telle iincompréhension ? A qui profite le crime ? ?
Qui sait exactement ce qu’est un OGM ? Tout le monde en parle sans savoir exactement de quoi il s’agit, les médias en premiers lieux. Pourquoi utiliser un vocabulaire dont le seul but est de faire peur (contamination, pesticides,...)à la place de contamination ou produitsde traitement ? L’objectif des communicants est-il réellement d’informer ou de faire du sensationnalisme à tout prix ? Est-il d’expliquer comme cela devrait être la cas et de faire de la pédagogie ou simplement de faire de l’audience ? Si nous mesurons tous les progrès de la science dans tous les domaines depuis seuleument un siécle et si nous appliquions la même précaution de principe que celle utilisée sur le OGM et traitement de semences, tout laisse à croire que nous ne nous nourririons pas à ce jour à notre faim, que nous aurions encore beaucoup de maladies et d’épidémies. Certes il ne faut pas laisser à la science un blanc seing mais lui donner des limites et des obligations. Aujourd’hui et dans beaucoup de domaines, nous nous imposons des critères sanitaires tels que l’on peut dire que notre nourriture n’a jamais été si saine qu’aujourd’hui. et plus le progrès nous permet d’analyser, plus ses limites seront dures et plus notre alimentation sera fiable. Aors les OGM ne sont pas une bombe atomique, ils ne polluent pas et empêchent l’utilisation massive de produits phytosanitaires, ils ne contamine pas aux dernières nouvelles... Alors oui au progés de la génétique qu’ils soient appliqués aux plantes(OGM), à l’homme (thérapie génique,fabrication de médicaments domaine dans lequel la trangénèse est déjà fortement utilisée.)
PB63
10/10/2007
OGM et Nature

Qu’est-ce qu’un OGM ? Attention aux définitions incomplètes !

« Un OGM, c’est une plante qui a été modifiée sur le plan génétique ».

C’est inexact.

Toute nouvelle variété végétale, qu’elle soit issue du travail de sélection d’un semencier ou de sélection participative, comporte des modifications génétiques qui permettent de la différentier des variétés précédemment cultivées. Seuls les clones (végétaux) ou les jumeaux (Homme) sont identiques sur le plan génétique. Ce n’est donc pas la notion de « modification génétique » qui fait qu’une variété est OGM ou non.

« Un OGM, c’est une plante qui a été modifiée sur le plan génétique par l’ajout d’ADN provenant d’une autre espèce ».

C’est inexact.

Par exemple, la variété de blé « Renan » contient un fragment d’ADN provenant d’une autre espèce (un chiendent) qui lui confère une bonne résistance aux maladies. Cette caractéristique fait qu’elle est très utilisée en agriculture durable. Ce n’est donc pas le fait de contenir un fragment d’ADN d’origine interspécifique qui rend une variété OGM.

« Un OGM, c’est une plante qui a été modifiée génétiquement par manipulation in vitro (au laboratoire) »

C’est inexact.

Lorsque des expériences de fusions entre des cellules de chou et de colza sont réalisées dans un laboratoire, les plantes de colza génétiquement modifiées résultantes ne sont pas des OGM. Ce n’est donc pas le fait de réaliser des modifications en passant par la culture in vitro qui les rend OGM.

« Un OGM, c’est une plante qui a subit une ou plusieurs mutations ».

C’est inexact.

Les mutations sont un des moteurs de l’évolution. Lorsque ces mutations sont induites par des agents chimiques ou des rayonnements, elles apparaissent avec une fréquence plus élevée, mais ne sont pas différentiables des mutations apparues spontanément. Ce n’est donc pas parce qu’une plante est mutée qu’elle peut être qualifiée d’OGM.

« Un OGM, c’est une plante artificielle »

C’est inexact, mais on se rapproche.

Les techniques de greffage chez les arbres fruitiers ou la vigne (99,99% des vignes Françaises sont greffées sur des porte greffe d’origine nord américaine) sont artificielles, mais ne conduisent pas a priori à des modifications génétiques. Les chimères résultantes ne sont donc pas des OGM. 

« Un OGM, c’est un organisme dont le matériel génétique a été modifié autrement que par multiplication ou recombinaison naturelle »

Bingo !

Pour qu’un organisme soit déclaré OGM, il faut 1/ qu’il soit génétiquement modifié et 2/ que cette modification génétique ne puisse en aucun cas résulter d’un phénomène naturel. La notion de « plante naturelle » vs « plante artificielle » est donc au cœur de la définition des OGM, et intimement liée à un positionnement de l’Homme en dehors de la nature, positionnement qui est tout sauf scientifique. Galilée avait bousculé les Hommes en leur révélant qu’ils n’étaient pas au centre de l’univers. Darwin continue d’être contesté parce qu’il a révélé l’essence naturelle de l’Homme. Les biotechnologies stigmatisent ces contestations en proposant de mélanger des entités issues de la main de l’Homme (les OGM) et le reste de la nature.

Jean
10/10/2007
OGM, quelle utilité ?

Les OGM n’ont pas prouvé leur utilité. Les famines et les malnutritions dans le monde dépendent surtout des guerres de ressources et d’une extraordinaire mauvaise répartition des ressources que la planète produit tous les ans. Si demain ont le voulait, plus personne n’aurait faim. Au contraire, les OGM contribuent à aggraver la situation. La perte d’autonomie des paysans du monde est un danger. La sélection des graines par les paysans fait parti d’une sélection génétique naturelle est bien plus performante que ce que peu faire quelques firmes menaçants la biodiversité mondiale des semences.

Pire, la concentration des firmes semencières peut être fatale à une humanité qui va probablement devoir sortir du pétrole dans 10 ou 20 ans.

Les choix d’une culture OGM est dogmatique : elle fait suite à ce qu’a donné la culture productiviste basée sur le fossile (pesticide, engrais, agrochimie). On connait le résultat : les nappes phréatiques sont durablement empoisonnées, et on ne compte plus une seule famille française sans des cas de cancers sur 2 ou 3 générations. Pire, les enfants commencent aussi à avoir des taux de cancers particulièrement haut.

La technoscience refuse de reconnaitre qu’elle ne remplacera pas le pétrole, et elle s’obstine à vouloir faire ce que fait naturellement la nature : sélectionner les semences résistantes.

La population est inquiète sur les risques sanitaire, elle ne veut donc pas d’OGM, ni de légumes et de fruits bourré de pesticides. Pourquoi persister à imposer un mode de consommation que l’immense majorité des français rejettent ? Faudra t il passer par un nouvel accident sanitaire pour rebrousser chemin, à l’instar de la vache folle ?

Rien ne nous empêche de continuer les recherches en lieu clos. Mais il est insupportable de découvrir des OGM dans du miel, pourtant produit totalement naturel. Où est le choix, si même le bio est contaminé ?

Et qui pourra produire des OGM sans pétrole abondant, de les instances officielles annoncent pour 2012 ?

Pourquoi laisser le pouvoir séculaire de sélection naturel des semences à quelques firmes transnationales, si ce n’ai pour nous imposer une dictature alimentaire ?

Anonyme
10/10/2007
Non aux OGM, Oui au bio

Pourquoi toujours essayer de modifier la nature ? Je pense que l’homme a déjà fait suffisamment de dégâts dans la nature, dont nous mesurons aujourd’hui une partie des conséquences, pour arrêter de manipuler les organismes vivants. L’argument avancé d’une économie de pesticides n’est pas valable, en effet, le recul sur les cultures OGM est tout à fait insuffisant pour tirer des conclusions scientifiques définitives, en particulier sur d’éventuels risques sur la santé (gardons en mémoire le scandale de l’amiante...). De plus, la contamination des autres cultures et notamment biologiques n’est pas acceptable.

Promouvoir l’agriculture biologique, voilà qui serait une décision politique courageuse et de long terme pour l’environnement et la santé de la population. Consommer bio ne coûte pas plus cher, il s’agit juste de consommer differemment.

Stephanie

Luc31
11/10/2007
et les mycotoxines
On sait que le bio est le principal vecteur des mycotoxines hautement cancérigènes pour l’homme. De plus le bio encourage l’accumulation des métaux lourds dans le sol tel le cuivre ou le soufre puisque ce sont les seuls traiments en bio. Et les le bio utilise le Bt comme insecticide, et alors à quelle dose ? ? ? pire que ce qu’on pourrait trouver dans un maïs OGM. Mangez du bio !
lebienheureux
11/10/2007
bio

bio c’est quoi ? une plante qui ne subit aucun traitement !

actuellement il est impossible pour un agriculteur de faire une récolte sans employer des produits industriels,essayé de desherber à la main 10 hectares,de lutter contre les maladies et insectes nuisibles à la plante

ex :metre quoi pour les pucerons "purain d’ortie " j’ai essaye à une petite echelle l’odeur est insupportable,et la quantitée trop importante imaginé un champ !

moi ça me fais rire je possede un jardin important 120 m x 6 m ,je peux vous dire que cela occupe à plein temps (retraité) ,je traite un minimun mais ont ne peu pas faire autrement si l’on veux avoir une petite récolte

les produits soit disant" bio "sont une arnaque monstrueuse ,une mode appuyé par les média

Sophie
11/10/2007
le Grenelle devrait aussi pouvoir clarifier ce qu’est le "bio", en plus de ce qu’est un "OGM"

"bio c’est quoi ? une plante qui ne subit aucun traitement !"

Faux ! L’agriculture biologique consiste à n’utiliser aucun produit phytosanitaire DE SYNTHESE (issu de l’industrie chimique). Ce qui signifie qu’au besoin un agriculteur bio traite ses cultures, avec des produits d’origine naturelle, comme le purin d’ortie ou le sulfate de cuivre, qui n’en sont pas moins des poisons pour les organismes visés. (Sans parler des produits chimiques qui restent autorisés car aucun substitut naturel n’existe et leur suppression rendraient des cultures non économiquement viables.)

A choisir entre manger un épi de maïs OGM et une salade imprégnée de bouillie bordelaise (car en cas d’infestation les agriculteurs bio traitent BEAUCOUP, leurs produits étant moins efficaces), je prendrai celui qui ne me rendra pas malade. Et ce n’est pas forcément celui que l’on croit ! Mais que voulez-vous, ces temps-ci il est encore plus mal vu de critiquer l’agriculture bio que de s’afficher pro-OGM...

alexandre
10/10/2007
Réflexions sur les OGM
Pour mieux connaître toutes les données de recherche sur les OGM, il faudrait un institut mondial indépendant qui puisse mutualiser toutes les connaissances.
Mattcadam
10/10/2007
C’est la science qui vous fait peur ?

Bonjour,

Il y a des milliers d’années, le maïs n’avait qu’une dizaine de grains par épi. Aujourd’hui et grâce à un croisement des espèces on arrive à en avoir une centaine.

Le croisement des espèce qu’est ce que c’est ?

"La reproduction avec des individus interféconds permet l’échange d’ADN, entre deux individus de deux variétés, sous-espèces (croisement intraspécifique), espèces (croisement interspécifique) ou genres (croisement intergénérique) différents. L’hybride ainsi produit présente un mélange des caractéristiques génétiques des deux parents." [Source Wikipedia]

Au final, c’est la même chose que des OGM sauf que l’un a été "fabriqué" dans un laboratoire avec un microscope par un scientifique en blouse blanche et l’autre dans une serre par un jardinier en bottes.

C’est le scientifique qui vous fait peur alors ?

yaya
10/10/2007
OGM en espace confiné / PGM en plein champs : des OGM à différencier

Bonjour, je voudrais pointer la différence soulevée par certains, différence entre :

1) les OGM utilisés en espace confiné en recherche fondamentale (sorte d’« éprouvettes biologiques ») et en médecine (sortes d’« usines » de production de protéines d’intérêt pharmaceutique dans le domaine médical) et

2) les PGM (Plantes génétiquement modifiées), utilisées en agroalimentaire non pas comme des outils mais comme des organismes à part entière (les plantes agricoles génétiquement modifiées sont utilisées exactement comme leurs homologues conventionnelles).

Dans ce second cas, cela pose au moins deux types de problèmes
  environnemental : problèmes de dissémination des OGM en plein air
  problèmes sanitaire et éthique qui ne sont pas posés (ou en tout cas pas de la même manière) que pour les OGM « outils » utilisés en espaces confinés"

Note tirée directement d’un article paru dans "tribune libre" OGM-PGM : sauvons le débat ! Christian Vélot (enseignant chercheur en génétique moléculaire,université Paris-Sud,Paris XI))et Claude Seureau (enseignant,chercheur honoraire en biologie cellulaire et parasitisme, université Pierre et Marie Curie (Paris VI).

Elisoranne
10/10/2007
Encore et toujours faire attention

Si les manipulations se font au niveau génétique, je pense que le danger est trop grand. Nous n’avons aucun recul pour juger du bienfondé de ces travaux. Certe nous tombons dans le dilemne santé/ fer de lance du monde au niveau de la recherche, mais la santé justement est trop fragile pour que nous nous permettions de la mettre en balance avec des questions financières.

Si il s’agit de croiser des espèces de façon naturelle, alors oui !

Trucantus
10/10/2007
OGM LA bombe à retardement

Les OGM en labo pour comprendre les mécanismes des codes génétiques et faire avancer la science, pourquoi pas.

Les OGM dans la nature, certains scientifiques se targuent d’avoir élucidé la génétique, il n’en ait rien, ils ignorent simplement l’étendue de leur ignorence.

Ce que la nature a mis des millions et des millions d’années à élaborer, a combiner, à optimiser pour améliorer sans cesse les mécanismes de défense du vivant, nous pensons pouvoir faire mieux en s’amusant à découper puis recoller des morceaux codes "identifiés" ça et là au milieu des chaines d’"ADN".

C’est loin d’être aussi simple, on ne connait pas encore l’ensemble des fonctions et mécanismes des cellules ou de ces composants telles que les mitochondries. Les articles scientifiques le démontrent tous les jours, on découvre sans cesse de nouvelles fonctionnalités aux composants des cellules ou à certaines protéines qui interviennent dans l’expression de gènes "cachés" Lacher les OGM dans la nature c’est jouer à l’apprenti sorcier, on a aucune idée des recombinaisons qui peuvent apparaître derriere, des conséquences sur les organismes.

Lacher les OGM, c’est détruire le vivant.

véro
10/10/2007
NON AUX OGM
tout à fait d’accord il faut interdire les OGM en pleins champs , nous n ’avons aucun recul sur les conséquences à venir .Par contre il faut développer l’agriculture biologique.lorsque l’on commence à manger les produits bio (farine sucre legumes fruits et beaucoup d ’autres produits )on ne peut plus manger les produits industriels qui sont sans saveur , trop sucrés , trop gras ,trop salés ,on s’empoisonne à petit feu , donc il n’est vraiment pas nécessaire de rajouter des OGM dans notre alimentation nous sommes déjà assez intoxiqués et pour certains malades à cause de la malbouffe VIVE LE BIO SOUS TOUTES CES FORMES
Luc31
11/10/2007
ben voyons...
Il y a 10 siècles on mangeait bio par obligation et on mourrait en moyenne à 40 ans. Maintenant nous mangeons conventionnel et nous vivons en moyenne jusqu’à 80 ans....Cela doit s’appeler mourir à petit feu, mais alors vraiment de plus en plus petit le feu...
trustinme
11/10/2007
Nourriture saine, longévité garantie !

"Maintenant nous mangeons conventionnel et nous vivons en moyenne jusqu’à 80 an"

Maintenant nous mangeons industriels et chimique et nous vivons certes (pour le moment) jusqu’à 80 ans mais dans que l état ? Nous vivons malades sous antidépresseurs, sous chimiothérapie, sous antibiotiques,sous Psychotropes, sous antihistaminiques et j’en passe ! Pourquoi ? Par ce qu’à force de consommer chaque jour tous ces poisons, additifs alimentaires,éduclorants chimiques,OGM, conservateurs, pesticides à outrance etc.. notre santé en pâtie ainsi que celle de nos enfants ! Nous n’avons jamais été aussi en mauvaise santé que ces 2 derniers siècles et pourtant nous ne manquons pas de moyens médicaux performants aujourd’hui non ? SI ’il ya 10 siècles comme vous le dîtes nous vivions moins longtemps ce n’est surtout pas à cause de la nourriture bio mais par manque de structures et de compétences médicales ! Dans plusieurs années nous assisteront à une véritable catastrophe sanitaire si les hommes continuent à s’autodétruire et à s’empoisonner de la sorte ! Car aujourd’hui la principale cause mortalité au monde n’est pas le tabac, ni l’alcool mais bel est bien la nourriture,ce que l’on met chaque jours dans notre assiète !

Non aux poisons industriels !

Pauline
10/10/2007
La liberté de choisir
S’il est scientifiquement prouvé qu’on ne peut avoir de cultures plein champs d’OGM sans risque de disséminer les cultures attenantes et donc de ne pouvoir garantir aux personnes qui ne souhaitent pas consommer d’OGM ce choix alors je suis contre les cultures en plein champ.. jusqu’à ce qu’on trouve les conditions pour le faire (prouvées) Le second point concerne notre ignorance en terme d’importation de produits OGM ainsi que la consommation d’animaux ayant été alimentés aux OGM (France et International). Quid des contrôles aux frontières ? Ce que je souhaite avant tout ce n’est pas de rendre le secteur agricole non compétitif (parce que le DD c’est quand même aussi l’économie) mais si on accepte le principe de précaution en France il doit être également respecté pour les produits importés.
laurenti
10/10/2007
Evaluer chaque OGM comme un pesticide

Daniel S écrit "Un grain de maïs OGM est strictement identique à un grain de maïs bio ou à un grain de maïs conventionnel". Oui, si l’on regarde à l’oeil nu ! Non, si l’on pousse la recherche plus loin que la simple analyse chimique,comme le font les USA. 99% des OGM cultivés sont soit des fabricants d’insecticide soit des éponges à herbicide. Leur évaluation n’est pas du même niveau que celle des pesticides et pourtant un maïs BT (qui fabrique en permanence un insectide)en contient au minimum 10000 fois plus à l’hectare que ce qu’on épandrait en pulvérisation. Chaque cellule de la plante contient cet insecticide, d’où son efficacité sur le papillon et les larves de pyrale.C’est une différence non négligeable.

Les essais sur animaux sont souvent mauvais et les résulats parfois biaisés, comme dans le cas du MON 863 où 4 critères biologiques des rats utilisés étaient significativement différents par rapport aux témoins, ce qui ne l’a pas empêché d’entrer dans l’UE.

Que dans le cas d’un maïs insecticide, on aie des résultats inquiétants n’étonnera personne. Mais des résultats biologiques tout aussi catastrophiques ont été obtenu en Australie avec du pois dans lequel on avait introduit un gène du haricot (Plante de la même famille botanique). Il faut en déduire que toute introduction de gène étranger à un organisme crée des effets imprévisibles qu’il faut évaluer avec autant de rigueur que s’il s’agissait d’une nouvelle molécule de pesticide ou de médicament. Je ne crois pas que ce soit le cas aujourd’hui.

Francois-Paul
10/10/2007
Les OGM sont évalués comme les pesticides

Une information partielle peut induire en erreur. Le maïs Bt produit une toxine "naturelle et biodégradable" qui est un des insecticides utilisés dans les cultures bio.

Les essais sur des rats impressionnent : ces pauvres bêtes bourrées de maïs (qui n’est pas leur nourriture naturelle) sont affectés de troubles divers. Ceux qui sont observés sur les rats nourris aux OGM, même s’ils sont significatifs, ne sont pas liés aux OGM. Les mêmes variations significatives sont observées sur des groupes de rats nourris aux OGM classiques. Mieux que les rats : les vaches nourries depuis des années aux OGM se portent fort bien. Les organisations écologiques ont cessé d’agiter la crainte de toxicité des PGM (la dernière plainte de Greenpeace en Allemagne était que le Bt ne produisait PAS ASSEZ de toxine Bt. Renseignez-vous.Leur plainte est maintenant la peur d’une contamination des cultures bio par les OGM, ce qui baisserait le prix de vente, si le public continuait à privilègier le bio.

Quant aux résultats "catastrophiques" sur les pois en Australie, ils ont fait tout simplement que le laboratoire a arrêté cet essai. Pas de problème.

Mais vous avez raison, tout mélange biologique mérite d’être évalué. Les biologistes consciencieux et scrupuleux demandent qu’on évalue non seulement les OGM mais aussi les nouvelle variétés de semences issues de croisements dits "naturels". Certains se sont révélés néfastes...

Je pense qu’il est important de se pencher sur des dangers graves et urgents (changement du climat, pollution, pesticides ...) avant de se gendarmer contre des dangers potentiels et éventuels.

BCF
10/10/2007
OGM : nécessité d’un moratoire !

Un moratoire semble nécessaire pour plusieurs raisons :

1/ nécessité de transparence : Nous mangeons des OGM sans le savoir - sans pouvoir choisir - par le biais de produits animaux nourris aux OGM et dérivés, dont l’ETIQUETAGE n’est TOUJOURS PAS obligatoire ! Or de tres nombreux aliments sont élabores a partir de produits d’animaux nourris jusqu’à 60% d’OGM - c’est-a-dire de plantes contenant de fortes doses de toxiques, insecticides...

2/ principe de précaution : On sait qu’il y a 1 forte suspicion de malformation chez les animaux nourris aux OGM. Des études serieuses ET publiques doivent etre faites. Par ailleurs quel impact sur la santé humaine ? Sur les allergies notamment, en l’absence de tracabilite ? Veut-on retrouver 1 situation de type "vache folle" ?

3/ au niveau biodiversite, la, pas de probleme, la contamination par pollenisation n’est plus a demontrer ; elle est irreversible ; les abeilles en sont les 1eres victimes, puis viennent tous les agriculteurs bio, (et les consommateurs) ; et rapidement ensuite ce sera le tour de l’agriculture traditionnelle : nous n’aurons PLUS le choix

4/ au niveau économique, la main-mise des grands groupes semenciers-producteurs de pesticides comme Monsanto n’est pas supportable.. L’état doit prendre des mesures justes et ne pas se soumettre aux lobbies

5/ dernier point : l’utilisation actuelle des OGM pose la question - grave - de la brevetabilité du vivant. Là aussi, une prise de position forte au niveau de l’etat est + que souhaitable

Pour toutes ces raisons, comme en Grèce, en Suisse.. un moratoire permettrait un temps de reflexion et d’etudes sur ces graves questions ; comme dans d’autres pays, - en Espagne aujourd’hui - je vois que les citoyens se mobilisent ! Je précise que je suis moi-même simple citoyenne et consommatrice, cadre dans la fonction publique à Paris ; je suis prête toutefois a rejoindre toute mobilisation si un moratoire assorti de mesures fortes n’etait pas mis rapidement en oeuvre par l’etat francais.

BCF

hervé
10/10/2007
OGM uniqement une accélération d’un processus normal
les créateurs d’OGM ont simplement forcé les plantes à évoluer plus vite que dans la nature. pour les paysans du moyen age nos cultures actuelles seraient des OGM. si les OGM avaient été travaillés sur des critères qualitatifs comme résistance à la sécheresse ,au froid, au stress tout le monde applaudirait. la technique est la même il faudrait confier la recherche aux universitaires sans objectifs mercantiles ça nous permettrait d’aider les pays pauvres à se nourrir
BCF
11/10/2007
les OGM ne nourriront pas les pauvres... !

bonjour Hervé ! deux remarques sur ta réponse :

1/ ok sur la proposition "il faudrait confier la recherche aux universitaires sans objectifs mercantiles" : ce n’est pas le cas en France et si nous sommes nombreux à le dire pt-etre serons-nous entendus... ?

2/ malheureusement, je crains que l’introduction de gênes de pesticides etc dans une plante soit de nature très différente de "simplement "forc(er) les plantes à évoluer plus vite que dans la nature." ; cela semble dangereux, et irréversible... Et pas fait spécialement pour le bien de l’humanité. ? !

3/ ...Car le but des semenciers vendant des ogm et des agriculteurs les utilisant n’est pas de nourrir les pauvres, il n’y a jamais eu d’initiative dans ce sens. C’est juste un argument de vente. Les Ogm ne sont pas gratuits pour les paysans du tiers-monde (cf cas de l’Inde...)Et meme si la productivite des ogm était plus grande (sur la duree j’entends ; cf de nouveau le triste cas de l’Inde !), le partage des richesses ne se ferait pas sans des décisions économiques et politiques au niveau des états (Par exemple, sans citer de noms, un pays qui produit + de pétrole le vendra, et assez cher, à ses voisins + pauvres, mais ne le partagera pas )

Bien cordialement !

galilée
10/10/2007
OGM =faux débat
En tant que scientifique je suis consterné par la vacuité de ce débat :un OGM cela n’existe pas :en effet il s’agit seuleument d’une plante améliorée par un certain nombre de techniques.Rien ne permet de créer une catégorie de plantes cultivées dont la seule particularité serait d’etre obtenue à partir de techniques plus pointues que les méthodes traditionnelles. Alors pourquoi ce type de plante est-il diabolisé,pourquoi la peur de ces techniques est-elle aussi vigoureusement agitée ? Si l’on veut une agriculture plus respectueuse de l’environnement,cela passe par l’utilisation de toutes les avancées scientifiques à notre disposition. Au nom de quoi renoncerions nous et obligerions nous les agriculteurs à renoncer à des variétés cultivées résistantes à des insectes prédateurs,à des champignons parasites des plantes,alors meme que cela permettrait un plus faible emploi de produits phytosanitaires ? Il est temps de procéder,en toute transparence,à une véritable information qui permettrait-enfin !-de démystifier un sujet qui ne mérite pas une telle débauche d’énergie !
Serge
10/10/2007
vous avez oublié dans l’argumentation du bienfondé de l’OGM
vous soulignez "Au nom de quoi renoncerions nous et obligerions nous les agriculteurs à renoncer à des variétés cultivées résistantes à des insectes prédateurs,à des champignons parasites des plantes," et oubliez d’ajouter à des variétés qui deviendront stériles et permettront aux multinationales de se développer,à subir des attaques par des nouvelles maladies qui se seront développés. Alors oui au non simplement du principe de précaution, le moratoire d’essai en plein champ n’empéche pas la recherche. serge
Thérèse
10/10/2007
Grand mère de 70 ans
J’ai connu le temps où des associations s’élevaient contre la venue des ordinateurs dans les entreprises, car ils allaient tuer les hommes... Si vous n’aviez pas ces ordinateurs vous ne pourriez pas dicuter ici. Les OGM c’est pareil, des fanatiques dogmatiques se battent contre, et demain s’en serviront pour soigner leurs enfants. Et bien moi je dis oui aux OGM, et je fais confiance aux agriculteurs qui ont si bien su faire progresser notre durée de vie et entretenir nos campagnes. Alors oui aux OGM
ThR
10/10/2007
Les questions que se pose la société

Bonjour,

L’essentiel n’est il pas avant tout les besoins qu’a la société. Nous savons qu’actuellement les problèmes de faim dans le monde sont plus un problème de répartition que de production. Arrêtons de nous faire croire que nous avons BESOIN des OGM.

Quand aux prétendues vertus écologiques des OGM (pas besoin de pesticide par exemple), il faudrait pour les justifier une véritable étude sanitaire : un OGM qui produit sont pesticide va fatalement contenir du pesticide lorsqu’on va le consommer : est-ce vraiment un progrès ?

Enfin sur les essais : d’accord pour les essais en milieu confiné, mais de grace arretons les essais en plein champs : les agriculteurs non OGM et les agroculteurs BIO en particulier on un DROIT à ne pas être contaminés.

Ce Grenelle est censé etre l’objet d’un débat public, alors enfin prenons en compte l’opinion des Français, qui sont majoritairement CONTRE les OGM.

Michèle
10/10/2007
Dissémination
La disssémination des OGM n’est, il me semble, plus à prouver. D’autant plus lorsque les cultures occuperont de plus en plus de surfaces. Il faut donc restreindre au minimum les surfaces et les destiner UNIQUEMENT à la recherche. Bien entendu, donner des moyens à l’ANR est la moindre des choses (jusqu’à aujourd’hui les plus nantis sont les soi-disant chercheurs de Monsanto...). Cela dit, le seul fait que les OGM soient stériles et que leur fabriquants contrôlent un jour toutes les semences de la planète, c’est assez effrayant, non ? Qui aura les moyens de les acheter ? Tous les français ne pensent pas qu’à eux, sachez-le !
tony
9/10/2007
consensus sur le besoin d’une science qui doit répondre aux questions ? Comment ?

Je ne suis pas d’accord avec des expérimentations en plein champ...

Tout d’abord, il existe des pays qui pratiquent déjà la culture OGM en masse. Pourquoi les études n’ont pas lieu dans ces espaces déjà occupés par les OGMS ?

Le principe même des OGMs est de produire des protéines qui tuent des insectes dits "nuisibles" ou qui nuisent aux plantes concurrentes. => déséquilibres qu’il faut "étudier" comme il est dit plus haut. Et notamment à coup "d’écotoxicologie, toxicologie, écologie, démographie, épidémiologie humaine et du milieu naturel, agronomie, entomologie, génétique des population, écologie microbienne, sociologie et économie agricole". Pourquoi ne parle-t-on jamais de lutte biologique, de biodiversité, de rotation des cultures comme pistes possibles ?

La disséminiation fortuite n’est pas acceptable. Je refuse de manger directement ou indirectement des OGMs. 1- Le manque de biodiversité revient à placer tous nos oeufs dans le même panier. On devrait trouver cette idée inacceptable sur le plan sanitaire. 2- La brevetabilité du vivant devrait nous paraître inacceptable dans le cadre alimentaire. 3- La réduction des pesticides ajoutés est réduite mais si la plante en produit naturellement, que va-t-il se passer ? 4- Un seul produit OGM produit par une seule société. Quelle liberté pour notre agriculture et nos choix alimentaires futurs ? 5- Un produit OGM n’est pas reconnaissable pour le commun des mortels. Quelles marges de manoeuvres sont prévues en cas "d’emballement" d’un OGM 6- Plus résistant = plus propice à la survie mais sans étapes pallier nécessaires à l’adaptation de la chaîne alimentaire. Quel est l’intérêt d’une race de plante qui sortirait vainceur des épreuves Darwiniennes... seule ...

chris
9/10/2007
OGM oui et non !

les OGM ne sont pas seulement destinés à notre nourriture ou à la nourriture animale !

1. Laissons la recherche œuvrer en leur permettant des tests en plein champ pour enfin étudier les éventuels bienfaits et les problèmes réels qui pourraient découler de leur culture à outrance.

2. Principe de précaution : au nom de celui ci doit-on se détourner de cette "technologie" ? Appuyons nous sur les retours d’expériences des cultures d’OGM déjà largement pratiquées à l’étranger. Les Français veulent souvent toujours tout réinventer, nous ne sommes ni les plus fort, ni les plus intelligents ! De bonnes idées existent aussi ailleurs, à nous de choisir les OGM connus qui ont le moins d’impact ET qui amènent un vrai plus : bon rendement tout en diminuant l’apport d’engrais ou en limitant la consommation d’eau par exemple, ou celle luttant naturellement contre les parasites (si cela permet de réduire les insecticides qui nous empoisonnent... Rappelez vous bien que nos cultures non rien de naturel aujourd’hui : engrais chimique (ou est le fumier, le compost ?), insecticides à outrance. La France est le pays européen qui consomme le plus d’engrais/m² ! Une analyse de sang sur des dizaines de députés européens a montré que notre sang contenait des dizaines de produits chimiques provenant du traitement des plantes nourricières. Est ce mieux ou pire que la culture des OGM ? Nous le saurons un jour évidemment. Il faut exiger le même examen de ces substances chimiques que celle des OGM, seul des études sérieuses le montreront.

3.Ma conclusion OGM : accord sur une liste limitée dans la mesure ou des études françaises et/ou étrangères montrent l’innocuité ou un meilleur bilan global (diminution des substances dangereuses ingérées). Continuer les essais en plein champ pour connaitre les risques : dissémination, etc

MARYSE
9/10/2007
oui aux O G M
AGRICULTRICE DEPUIS 30ANS, nous avons vu évoluer nos systèmes d"exploitation en matiere de traitements de nos cultures. Nous avons suivi les conseils de nos formateurs, puis des tecniciens, des ingénieurs pour répondre au mieux aux besoins de nos plantes et surtout pour éviter l’invasion des mauvaises herbes ou des mauvais champignons. Aujpur’hui arrivent les O G M qui sont certainement une nouvelle technique pour améliorer notre productivité et tant mieux puisque notre planète aura de nombreuses bouches à nourrir dans les décennies qui arrivent. Et vive cette avancée qui peut aussi servir au monde médical à condition que les hommes ou les femmes qui les manipulent soient toujours de vrais responsables et ne jouent pas à l’apprenti sorcier.
laurent
9/10/2007
non

non au culture d’OGM en plein champ et pourquoi pas continuer les études en laboratoire(médecine) et milieu confiné pour faire evoluer la science sans entrer en contradiction avec le principe de précaution . Nous n’avons pas assez de recul sur ces techniques et la majorité de la population ne veut pas d’OGM dans leurs assiettes de manière directe ou détournée par l’alimentation animale . D’ailleurs qui pousse à leur diffusion massive les grands groupes multinationaux et les syndicats agricoles liés volontairement ou non à ceux -ci.

Les OGM ont déjà "fait leur preuve" en INDE notamment pour le riz où les variétés génétiquements modifiées ont non seulement fait disparaitre les variétés locales , assujettis les paysans aux multinationales dont certains se sont suicidés car ils ne pouvaient plus payer les semences et surtout les rendements mirobolants sans ajout de pesticides promis n’ont été que mirage et tromperie avec des résultats plus faibles qu’auparavant et necessité d’apporter des engrais là où se n’était pas utile avant .

Zéta
9/10/2007
Fin de la désinformation et de la diabolisation ? C’est mal parti !

Une connaissance partagée ? Enfin la fin de la désinformation ? Le public saura enfin qu’aucun des OGM commercialisés ne pose de problème sanitaire ? Que l’intérêt économique et environnemental de nombreuses PGM est clairement établi par de nombreuses études ? J’aimerais croire qu’enfin, grâce à l’action publique, le citoyen aura accés à une information de qualité. Qu’il aura autre chose que des campagnes médiatiques de diabolisation pour s’informer. J’aimerais y croire....

Mais quand je vois qu’il n’y a pas eu de collège pour ceux qui pratiquent l’évaluation scientifique qui devrait être à la base de toute décision (CGB ;AFSSA... et pourquoi pas académie des sciences puisqu’elle est si facilement mise en cause.)j’ai des doutes. Il devraient être au coeur de cet effort d’information.

Quand je vois que les ressources documentaires ne comportent que des études financées par des antiOGM et qui ont été très critiquées, alors que de nombreuses autres études qui sont arrivées à des conclusions inverses ne sont pas mentionnées, là je me fais du soucis ! Il y a vraiment un problème ! A quelles conclusions peut-on parvenir à partir d’éléments aussi biaisés ?

A tel point que quand je lis dans la synthèse qu’on retient les termes de propagande "contamination environnementale" je ne m’étonne même plus....

Espérons que l’information scientifique, et non la rumeur et la propagande soit à la base de cette connaissance partagée, mais il me semble que c’est très mal parti !

jam
9/10/2007
Peut-on définir des classes d’OGM en terme de risques

Je n’ai pas lu l’ensemble des réponses déjà disponibles, mais j’ose espèrer aider à clarifier les bases du débat ;

UN OGM est un organisme dont on a modifié le patrimoine génétique soit en remplaçant un des ses gènes soit en ajoutant (voire retranchant) un gène. Les plantes obtenues par croisement sont d’une certaine façon des OGM. Le blé cultivé généralement tétraploïde (le nombre de chromosomes a été multiplié par 2) en est un autre exemple. Les méthodes de la génétique moderne permettent de réaliser ces modifications de façon plus ordonnées.

Peut-on faire des OGM utiles ? Beaucoup de citoyens se posent la question. La réponse est OUI : par exemple le riz ne supporte pas des inondations de plusieurs jours (comme il s’en produit fréquemment au Bangladesh...). Il existe une variété de riz qui supporte les inondations. Un OGM a été produit en transférant le gène "résistance aus inondations". Le riz obtenu est un progrès. Il paraît évident qu’il n’y a pas de risques alimentaires ou autres. Un tel OGM peut-être cultivé sans risque.

Par contre insérer dans un plante un gène de résistance à un pesticide peut poser problème : Soit il s’agit d’un gène "végétal" issu de la diversité biologique et je pense qu’il n’y a pas de problème...Soit il s’agit d’un gène par exemple "animal ou bactérien ou..." et là on sort de la nature et l’on ne peut prévoir à priori toutes les conséquences d’une culture en plein air.

Des plantes OGM capable de produire des substances "animales" peuvent être utile : fabrication de protéines spécifiques (vaccins...). Dans ce cas la culture devrait être confinée.

En conclusion, il serait utile de bien établir ce qu’OGM veut dire, de distinguer les familles d’OGM qui ne présentent pas de risques, qui peuvent être autorisées sans problème et ceux qui conduisent à la production de plantes (ou champignon ou bactéries ...) qui nécessitent de longues expérimentation pour connaître leur propriétés, inconvénients, avantages à long terme aussi bien pour l’environnment que pour la santé publique.

Ce n’est que sur cette base que des décisions peuvent être prises. Il faut donc consulter les scientifiques qui travaillent sur ces sujets, qui publient leur résultats. Les fausses idées, les impressions, les craintes, propagées par certains non spécialistes sont nuisibles au débat. La démocratie et les bonnes décisions passent par la science, la rationalité et donc par la mise à disposition pour les citoyens des connaissances de base sur le sujet.

laure
9/10/2007
On veut choisir son alimentation

Non aux OGM. On sait aujourd’hui que malformations et maladies d’animaux de laboratoires ont été générées par l’absorption d’aliments OGM. Arrêtons de jouer avec le feu. Notre santé est en jeu. Que l’argent prévu pour les OGM, finance plutôt la culture biologique en aidant à une meilleure connaissance des plantes,de leur association, des techniques de culture,de leur développement, etc.... Nos ancêtres nous ont légués de nombreuses connaissances, ils vivaient en harmonie avec la nature ; cette nature aujourd’hui qui nous rappelle fortement à l’ordre et nous indique les limites à ne pas atteindre. Alors NON aux OGM et OUI à la CULTURE BIOLOGIQUE.

LG

mathieu vaisset
10/10/2007
Malheureusement nos ancètres mourraient massivement avant 35 ans et n’avaient pas l’adsl.

Sans aller faire l’apologie des techniques de culture moderne ’conventionnelles’ grandes consommatries d’intrants et d’énergie, j’imagine mal que nous puissions garder notre niveau de vie dans un monde dans lequel nous labourerions au cheval et sur brulis. Nos ancètres ne vivaient pas dans un monde propre parcequ’ils respectaient la nature. Ils vivaient dans un monde propre parcequ’ils consommaient moins. Ils vivaient dans un monde propre parcequ’avec une espérance de vie sous les 40 ans et une mortalité infantile qui enlevait près d’un enfant sur trois, ils n’avaient pas le temps de s’accumuler.

Même si nous vivions dans les mêmes conditions qu’eux il y a fort à parier que le monde ne serait rapidement qu’un tas de cendre car leurs prélèvements et leurs déchets n’étaient pas gérés. Aujourd’hui la nature nous montre que nous aurions du apprendre à gérer l’un et l’autre avant d’être contre le mur, mais les OGM n’y sont pour rien. Ils ne sont cultivés que depuis 10 ans et pourtant le rappel à l’ordre de la nature a commencé il y a plus de 20 ans (Conférence de Montréal sur la couche d’ozone).

En outre l’opposition entre OGM et culture biologique est purement économique et idéologique. La lutte OGM, fondé sur des gènes existant naturellement, est sur le papier une lutte biologique. Ce n’est que parceque nous réfléchissons l’agriculture biologique comme un retour à l’état de nature hors de toute science, ce qu’elle n’est absolument pas, que nous attendons d’elle qu’elle soit sans OGM.

Enfin on ne sait pas que malformation et maladie ont été causées par DES aliments OGM. Le travail (au singulier) auquel vous faites référence n’a fait que montrer que l’étude réalisée par MONSANTO concernant UN OGM particulier (MON 863) était incomplète. Du dire même des auteurs de la contre-expertise les lots de rats éxaminés sont trop petits et trop inégaux. Ils précisent d’ailleurs en conclusion ’nous recommandons fortement une nouvelle évaluation et des expositions plus longues des mammifères à ces régimes, avec des observations cliniques minutieuses, avant de pouvoir conclure que le MON 863 est propre à la consommation.’ Nous sommes donc loin de la preuve formelle de toxicité que vous avancez.

l’agronome
9/10/2007
OGM ne pas s’enliser dans un faux débat écologiques et sanitaire

Le débat autour des OGM ne doit pas uniquement débattre sur le danger écoloqique (pollutions génétique)et sanitaire (santé humaine). Certes ces deux points sont très importants. Mais, nous devont avant tout sortir de cette ambiance émotionnel, idéologique qui ne fait que désinformer l’opinion public et diaboliser les choses.

Il est essentiel d’informer objectivement l’opinion public sur les enjeux mais surtout sur les réelles conséquences et problèmes des OGM. Il est indispensables d’expliquer à l’opinion public que la commercialisation des OGM sont avant tout les conséquences de notre logiques économique conjugué avec nos mode de consommation. Ce qui revient à dire que tout le monde à sa part de responsabilité, du consommateur au semencier.

Un exemple dans le cas du maïs transgéniques. Pourquoi ne pas expliquer clairement les réalités ? L’usage des OGM maïs permet d’améliorer les gains de productivité c’est à dire produire plus. L’agriculteur décide d’améliore sa productivité pas uniquement pour le plaisir de produire mais tout simplement par nécessité pour tirer une marge de bénéfice raisonnable.

Nous sommes dans une logique économique où l’on demande aux agriculteur de produire des matières premières à des prix toujours plus bas. Depuis 30 ans, nous sommes dans un cercle économiques vicieux qui encourage une dépréciation continuels des prix des matières premières agricoles.

Par ailleurs ceci est associé, à nous, consommateurs sous l’impulsion de la grande distribution, nous exigeons des denrées alimentaires toujours plus diverses, de qualité, à des prix faibles.

Il faut bien comprendre qu’aujourd’hui la filière économique est "verrouillé" par ,c’est vrai,les professionnels de l’agrofourniture mais aussi par le trust de la grande distribution et nos exigences de consommateurs. C’est pourquoi, le débat ne doit pas être une joute entre les pro et les anti qui ne fait que déformer les réalités. Mais expliquer aux consommateurs que l’arrivée des OGM est inévitable dans notre contexte socio-économique. Et afin de limiter les conséquences désastreuse, il est indispensable de légiférer la commercialisation pour :

  empêcher la commercialisation et l’usage systématique des OGM à caractéristique agronomiques.
  empêcher l’injection massive d’OGM à caractéristiques nutritionnels dans le circuit de la grande distribution

oui aux OGM à conditions qu’ils soient bien fabriqués et bien légiférés.

Léna
9/10/2007
autre solution

Et pourquoi pas acheter plutôt directement aux producteurs plutôt que par l’intermédiaire des supermarchés ? Les AMAP ont même un site internet. Pourquoi ne pas aller sur le marché faire ses courses ? Je suis d’accord que ce n’est pas évident et que le supermarché permet (parfois) un gain de temps, et surtout a des horaires d’ouverture pratiques. Mais il faut encourager ce genre de démarches plutôt que de baisser les bras.

Oui ce que vous dites sur la grande distribution est vrai, mais non ce n’est pas inévitable. De plus les 2 propositions que vous faites n’auront pour effet que de retarder l’implantation massive des OGM dans notre alimentation. Si l’on cultive des OGM en plein champ, ils se propageront. Il n’est pas possible de séparer bien distinctement OGM et non OGM, les oiseaux, le vent, les abeilles concourent à reproduire les plants OGM ailleurs que là où ils ont été initialement semés.

NON aux OGM en plein champ !

mathieu vaisset
9/10/2007
Il n’y a pas de faux débats.

Bien sûr l’opposition médiatisé entre les tout pour et les tout contre dont la longue liste d’exemple s’est enrichie hier d’un énième épisode sur france 2 est une abération si l’on souhaite parvenir à une solution durable et raisonnable. Mais l’argument selon lequel les OGM sont inévitable est irrecevable. Ils sont parfaitement évitables. Tous ceux présents aujourd’hui sur les différents marchés de la planète apportent des solutions à des problèmes pour lesquels d’autres solutions, non OGM sont possibles. Les problématiques sanitaires et environnementales sont au coeur des débats contemporain depuis la conférence de Montréal sur la couche d’ozone en 1987 jusqu’à ce Grenelle de l’environnement. Ils ne feront que gagner du terrain au cours des prochaines années et des prochaines décennies car CELA EST INEVITABLE. Ainsi la France deviendrai le dernier sanctuaire international sans OGm que cela ne gênerai notre développement économique que de façon très temporaire. Toutefois les raisons écologiques et sanitaires évoquées par les opposants absolus aux OGM sont assez souvent dénuées de réalité objective, ou du moins largement surestimées.

Votre conclusion qui segmente d’un coté les mauvais OGM ’agronomiques’ et de l’autre les bons OGM ’nutritionnel’ n’est-elle pas un peu hative ? Elle va dans le sens de notre société et de son individualisme. Elle signifie ’je veux bien des OGM qui servent mes intérêts’. Mais traiter moins ou mieux ne va-t-il pas dans nos intérêts ? Maintenir une productivité de biomasse importante pour générer en plus de nos besoins alimentaires une énergie verte indispensable au remplacement du pétrole dans l’attente de la baisse de notre consommation ne sert-il pas nos intérêts.

Ils n’y a pas de bons ou de mauvais OGM mais de bons et de mauvais usages d’une technologie et de ses produits. La législation devra aussi en tenir compte.

laurent
11/10/2007
ILLUSION ! ! !

Je n’ais pas dit qu’il fallait autoriser les OGM nutritionels mais qu’ils fallait empêcher leur utilisation massive. Je n’ai jamais dit qu’il y a des bons et des mauvais. Relisez mon message. Personnellement j’aimerais que les OGM ne soit pas commercialisé,mais soyons réaliste les faits sont têtus, je suis bien placé pour le connaitre puisque je suis profesionnels dans le dévellopement durable en agriculture. Les stratégie commerciales des firme je les connait puisque j’ai travaillé quelques années dans ces firmes. Leurs stratégie bien sur c’est favoriser un usage massif en agriculture et dans notre société de consommation.

Un exemple : on peut créer un melon qui pourrit moins vite chacun trouvera son intérêts : les agriculteurs, la grande distribution, et nous les consommateurs. Crois moi, on peut avoir des réticences aujourd’hui mais dans 10 ans tu trouvera sur les étalages ce melon.

C’est à tout prix ça qu’il faut empêcher : par une bonne législation. ça rejoint ce que tu dis sur les bons et mauvais usages

Ce voilé la face en disant : "non au OGM en plein champ" c’est favoriser sur le long terme leur arrivée massive sur les marchés. On ne peut pas s’opposer systématiquement au OGM. Il ne faut pas perdre de vue que les OGM sont avant tout le fruit de notre logique économique de profit à court terme et de notre société d’abondance alimentaire. Les OGM ne sont qu’une conséquences. Ne soyons pas aveugles ! !

Les questions qu’il faudrait plustôt se poser : Est ce que c’est normal d’avoir des étalages de 50 métres de longs de biscuiterie, de produit laitier, de fruit et légumes ? Est ce que c’est normal d’avoir en france les denrées alimentaires transformés les moins chers au monde ?

OUI les OGM sont inévitables si nous ne changeons pas notre MODELE ECONOMIQUE ET MODE DE COSOMMATION. Là est le défi du dévellopement durable Cela ne peut pas se faire du jour au lendemain. C’est pour ça qu’il est urgent qu’on définisse des lois pour limiter au compte goutte l’usage d’OGM

.

mathieu.vaiset
11/10/2007
En quoi certains OGM ne pourraient-ils pas être ’durables’ ?

Il est évident que la stratégie d’une entreprise est de développer au maximum ses innovations afin de les rentabiliser le plus possible. Qu’elle que soit l’entreprise et quel que soit l’innovation. Mais des freins internes aux marchés sont susceptible de ralentir les bonnes ou mauvaises volontés. Je ne suis pas persuadé que nous parviendrons à un usage massif d’OGM même avec la pression des firmes. Notamment parceque d’autres solutions existent et que les européens n’ont pas cette croyance infinie dans le progrès scientifique d’autres pays comme les USA.

A l’opposé pourquoi nécessairement diaboliser les OGM ? Qu’y a-t-il de si néfaste dans un melon dont on a stoppé génétiquement le murissement ? Si la loi impose, de plus pour chaque OGM, une analyse de risque liée à une comparaison enter l’OGM et la lignée isogénique afin de prouver l’absence de risques notables (pour tenir compte de l’affaire MON 863). Bien sûr le laboratoire qui aura produit le melon, la firme semencière qui le multipliera, le grossiste qui le vendra feront des bénéfices, mais il n’y a aucun mal à cela. Ces bénéfices récompenseront le travail effectué. Ils récompenseront par exemple le meilleur bilan carbone généré puisqu’au lieu de produire et de transporter 1000 melons et d’en vendre 800, on pourra en produire 850 et en transporter 820 pour en vendre 819 peut-être... Le profit économique des entreprise n’est pas nécessairement opposé au progrès environnemental.

Et si les OGM ne seront pas suffisant pour compenser les dégats causés par notre sur-consommation, ils ne sont pas non plus des cataplasmes sur une jambe de bois. Ils peuvent contribuer à améliorer la situation désastreuse qui est la nôtre. Le fait que nous ne devions pas nous arrêter là mais poursuivre le travail pour maitriser en parrallèle notre consommation n’a pas à intervenir sur le domaine des OGM. Pas prioritairement toutefois.

Gérald
10/10/2007
Et l’ethique ?

Si j’ai bien compris ce principe, c’est de dire qu’il faut faire passer la productivité et la logique économique devant le danger écologique et sanitaire !... Si on suit ce principe, on peut aller très loin dans le but d’avoir des produits moins chers.

Je pense que le principe de faire baisser les prix peut être bon (bien sûr que la société veut toujours payer moins chère) mais seulement s’il est encadrer de règles strictes et les mêmes pour tout le monde : respect de l’environnement, de la santé publique et information du consommateur.

Si l’on propose des légumes à 1 €/kg et d’autres à 2 €/kg, il est évident que beaucoup prendrons ceux à 1 €/kg. Maintenant, indiquer clairement que ceux les moins chères ont causés des malformations chez les rats de laboratoire ou sont plein de pesticide, les choix ne seront pas les mêmes !...

Le lieu de vente n’est pas en cause, on ne devrait pas avoir à mettre face à face les supermarchés et les petits producteurs sur le problème de la nocivité : aucun ne devrait avoir le droit de vendre des produits potentiellement dangereux pour la santé ou nuisible écologiquement !...

papitou
10/10/2007
danger ecologique
"Le débat autour des OGM ne doit pas uniquement débattre sur le danger écoloqique (pollutions génétique)et sanitaire(santé humaine" écrivez vous . Vous parlez ensuite de "productivité" . Cela me semble fou comme propos ! Entre les deux propositions ( la santé humaine et le respect de la terre) mon choix est vite fait. Et c’est sans doute le choix d’une majorité de gens . Je ne vous rappellerai que la parole d’êtres humains appartenant à des cultures dites " primitives" . " la terre ne nous appartient pas, mais elle appartient à nos enfants. Nous devons la leur transmettre intacte ou au moins en aussi bon état que nous l’avons trouvée, car ils nous la prêtent". nous autres des pays riches ne drvions jamais oublier cette sagesse. Comment croyez vous que vont nous juger nos arrières petits enfants ? Avons nous un minimum de sens de notre responsabilité ? Faire des OGM en plein champ, sans savoir ou nous allons pour moi criminel( la dissémination et contamination sont connues, certaines conséquences sur la santé ( travail sur des rats entre autres)commencent à apparaitre) Faire des OGM pour des bio-carburants est criminel ( un enfant meurt toutes les 5 secondes à cause de la faim . Pourtant nous faisons des bio-carburants pour remplir notre réservoir de bagnole et il est prévu que l’on nous vante ce "progrès" Regardez le problème des Antilles avec la contamination des terres ( et les taux de cancers ), le problème de l’amiante, le sans contaminé, le problème de contamination dans le Rhône jusqu’à la mer Méditerranée.Et j’en passe, vous avez sans doute d’autres exemples à me citer. Regardez dans tous ces cas quelle a été l’attitude de l’administration et des lobbies et le nombre de morts qui en a résulté. Je ne sais pas si vous ferez ensuite passer le problème écologique et sanitaire au second plan et si vous pouvez changer d’avis, je vous en remercie pour nous tous . Car c’est le sujet sur lequel nous devons nous battre pour refuser toute expérimentation hors d’un milieu confiné, c’est à dire demander un moratoire sur les OGM en plein champ . C’est ce qu’une majorité de pays Européens ( et pas des moindres) appliquent. Sont ils stupides ? Jean
laurent
11/10/2007
L’importance d’une approche pragmatique

"débat autour des OGM ne doit pas uniquement débattre sur le danger écoloqique (pollutions génétique)et sanitaire(santé humaine" écrivez vous . Vous parlez ensuite de "productivité" . Cela me semble fou comme propos ! Entre les deux propositions ( la santé humaine et le respect de la terre) mon choix est vite fait. Et c’est sans doute le choix d’une majorité de gens" .

Mettez des lunettes et lisez "ne doit pas uniquement débattre" cela ne veut pas dire qu’on l’ignore Il faut que tu comprenne qu’il y a un décalage entre les attentes de la majorité des gens, tout à fait justifié, et les réalités . Quand il y a la guerre, beaucoup de gens veulent la paix mais la réealité c’est qu’il y a la guerre.

Il faut accepter les réalités et avoir une approche pragmatique sinon ce sera justement un véritable désastre écologiques et sanitaire. Une approche idéologique ne méne à rien.

mathieu vaisset
10/10/2007
Jusqu’au boutisme ?

L’assertion ’l’arrivée des OGM est inévitable dans notre contexte socio-économique’ semble nier toute possibilité de réflexion, comme le laissait entendre votre introduction. Pourtant il n’en est rien. La productivité française est déjà parmi les meilleures du monde, sans OGM. Au prix de pollutions importantes aux phytosanitaires mais les OGM ne péseront pas très positivement contre la pollution de nos masses d’eaux. Dans le contexte actuel les OGM apportent donc des solutions techniques mais ne révolutionne pas comme vous semblez l’entendre les déséquilibres économiques. D’autant moins que le cercle vicieux de la baisse continuelle des prix agricoles annoncé dans les années 60 par PA Samuelson qui a obtenu pour ces travaux le prix nobel d’économie est déjà cassé. L’arrivée des biocarburants et les changements climatiques ont déjà changé foncièrement le marché. Par exemple la production mondial de blé ne couvre plus la consommation depuis 2005. Nous vivons sur nos stocks.

Je suis en accord total avec vous quand vous dites que la joute jusqu’au boutiste entre pro et anti doit cesser mais tout au contraire de vous je pense aussi que les reflexions sanitaires et ecologiques sont plus que pertinentes dans un dossier comme celui des OGM. Elles permettront notament d’éviter de prendre des décisions à l’emporte-pièce concernant la législation à venir mais de poser les garde-fous qui permettront de répondre à votre souhait d’une bonne législation limitative qui empêche les conséquences désastreuses.

Anonyme
11/10/2007
bien interpréter les choses ! ! ! ! !

la baisse des prix n’est que provisoire, dès que l’offre sera réequilibré à la demande les prix vont de nouveau chuter. La principale raison de la flambée des prix agricoles exceptionnel est :
  la nouvelle demande gigantesque de la chine/inde en matières P agricoles
  les récoltes catastrophiques en europe/USA dut au condition climatiques (sécheresse)
  la nervosité des traders (où l’on définit le prix agricoles) qui ont amplifié la hausse (tout simplement pour que certain sans mette plein les poches) Tout le monde avance que ce sont les biocarburants responsables ce qui est faux

Etant professionnel dans le monde agricole, personellement j’aimerait qu’il n’y est pas d’OGM mais les faits et les réalités sont têtus Il faut comprendre qu’il y a un jusqu’au boutisme, c’est notre hyperconsommation. Les OGM ne sont qu’une conséquences ! ! !

mathieu.vaiset
11/10/2007
L’offre ne se rééquilibrera pas.

Pour plusieurs bonnes raisons : Les catastrophes naturelles ne vont pas ralentir, au contraire. Au maximum une bonne année nous permettra de recréer un semblant de stock. La consommation des pays émergents va continuer de progresser et la décroissance des pays de l’OCDE n’est pas pour demain. La production de biocarburant n’en est qu’à son frémissement, les objectifs sont bien plus élevés que ce que nous avons déjà achevé.

Un cycle de Kondiatev (plus ou moins 50 ans), pour parler d’économie, s’est achevé au début des années 2000. NOus vivons la phase de transition vers un nouveau monde avec de nouvelles règles. Ne raisonnons pas sur le passé.

LAURENT
11/10/2007
Quel devin ! ! ! Que de la théorie rien que de la théorie et un peu de mauvaise foi
Je ne veux pas rentrer dans une polémique sans fin . Je crois que le sujet des OGM et l’agriculture, doit être analysé par des gens de terrains, du monde agricole et scientifiques (moi même agronome). Apparement vous n’en faite pas parti. ADIOS
Patrice (Villeurba...
9/10/2007
Une alternative aux OGM et pesticides
J’ai regardé avec grand interêt l’émission "Compléments d’enquête" sur France 2 cette semaine, le sujet étant "A quoi joue t-on avec la planète ?". Un des thèmes abordé a été les OGM en France. Sur ce point particulier, une loi a donné l’autorisation pour une periode de 10 ans (terminant fin 2007) aux agriculteurs français de cultiver du maïs transgénique de Monsanto, résistant aux parasites et ne nécessitant donc pas de traitement par pesticides. C’est a priori un point très positif pour la protection de l’environnement et du consommmateur... sauf que aucune étude scientifique n’est capable de conclure sur la toxicité ou non du maïs transgénique. Je pense qu’il serait raisonnable d’appliquer le principe de précaution et d’interdire l’utilisation de tout OGM pour une nouvelle période 10 ans ou plus. Dans le passé, il a en effet toujours fallu de nombreuses années pour démontrer le lien entre la toxicité de produits industriels et des troubles de santé publique, les produits phytosanitaires en étant un très bon exemple (ex : le chlordécone en Martinique). Mais comment faire pour continuer à produire en grande quantité de céréales sans OGM et sans pesticides ? Il existe des solutions experimentées au Danemark par exemple : on peut utiliser 2 fois moins de pesticides sans compromettre la productivité, et il est possible d’alterner les cultures pour ne pas appauvrir la terre... Aboutissons enfin à une agriculture intensive raisonnée sans OGM et avec le moins de pesticides possible, les moins toxiques possible ... et ne laissons plus les gandes multinationnales semencières et productrices de phytosanoitaires dicter les règles à nos agriculteurs (l’Union Européenne devrait être le seul décideur), car c’est la santé des consommateurs qui est en jeu ! Je pense que pour le chapitre des semences, l’INRA a un rôle fort à jouer, pour proposer de nouvelles semences résistantes non-OGM et des nouvelles méthodes de culture raisonnée. Donnons-lui les moyens d’agir !
julie
9/10/2007
foutaises

Je viens m’exprimer pour dire non aux O.G.M en plein champs en France même si je trouve qu’une consultation du public par le mode internet est anti-démocratique et que de toutes façon on est pris pour des cons : biensûr il y a eu des études sérieuses sur l’impact sur la santé (sur des rats)d’une alimentation O.G.M : mais les résultats, assez "dérangeant" (malformation de certains organes,etc...)ont été mis aux...oubliettes.

Donc on est bien manipulés et même si personne veut des ogm dans son assiette, et même si on a déjà pu constater des risques allergiques,des résistances aux antibiotiques, des risques toxicologiques et un risque génétique au niveau de la santé humaine, et même si l’on sait qu’une dissémination du pollen ogm est incontrôlable et irréversible, qu’elle va contaminer les champs bio ou conventionnels et même toute la nature, qu’elle peut avoir des conséquences graves pour la biodiversité,qu’elle va sûrement accroître l’utilisation de pesticides, et même s’il s’agit de rendre les agriculteurs dépendants des semences qu’il faut racheter chaque année, et même si l’on a vu dans d’autres pays des agriculteurs ruinés par les ogm, ayant vu leur terre s’appauvrir, ou ayant vu leurs bêtes devenir de plus en plus stériles, on a des ogm dans notre assiette et ça y est, dans les champs.

En passant : ce samedi 13, rdv pour un moratoire sur les O.G.M, réunions infos et débat à 13h à Paris

GL
9/10/2007
OGM qui va payer ?

On pourrait penser que les promesses des produits alimentaires transgéniques, les produits de la biotechnologie les plus largement commercialisés, cultivés et consommés par les humains sur le globe devraient être maintenant acceptés.

Que se passe t’il réellement ?

Est-ce que les promesses de l’industrie ont tenues au cours du temps ?

Pourquoi le succès des récoltes transgéniques n’a-t-il pas réduit au silence les critiques une bonne fois pour toutes ?

Pourquoi n’y a t-il pas d’études des bénéfices qu’apportent ces produits - études conduites avec rigueur scientifique ?

Partant du principe qu’il n’y a pas de risque zéro, les entreprises font des calculs approfondis de rapport coûts-bénéfices. Malheureusement bien souvent ces analyses ne prennent généralement pas en considération les facteurs qui ne sont pas, en fin de compte, mesurés en termes économiques, tels que l’impact sur la biodiversité.

La façon dont ils prennent en compte dans leurs calculs les préoccupations publiques et privées - en d’autres termes la façon dont ils déterminent qui paye et qui bénéficie - influe sur notre confiance dans les décisions des gouvernants qui nécessitent une expertise scientifique.

Aux USA on dit couramment : « Laissez le marché décider », mais si le marché cache ou ignore les dangers des technologies qu’il invente et vend, comment allons-nous intervenir pour modifier la course des choses ? Le moyen le plus efficace de le faire est à travers de meilleures lois ainsi qu’un meilleur conseil aux faiseurs de lois.

La voie adoptée par notre gouvernement, mal conseillé par le lobby semencier - légiférer par décret - est la plus mauvaise et ne fera qu’encourager les Bové et autres opposants à de nouvelles actions illégales car elle nous prive d’un véritable débat.

Elle ne régle pas le problème des évaluations sur la biodiversité et sur la santé.

Elle ne régle pas la question des suivis des cultures à long terme.

Elle ne régle en rien le problème de la propriété sur le vivant.

Elle n’apporte rien à la confiance du public dans le progrès scientifique et dans le domaine des biotechnologies de la santé, domaine dont on parle peu mais dans lequel la France avec l’Allemagne sont en pointe en Europe - ce sont nos deux pays qui, après les USA, avaient envoyé le plus d’exposants lors de la Convention Internationale de Biotechnologie à Chicago en Avril dernier.

Alors, OGM.... Qui va payer ?

DL
9/10/2007
OGM et brevets

Un sondage récent a montré de manière accablante que les américains ne font pas confiance à leur gouvernement ou à l’industrie pour leur donner des informations fiables au sujet des risques et de la sécurité des biotechnologies. Ce qui est également en jeu c’est la prise de brevets sur les gènes des plantes, animaux et microorganismes, ainsi que des organismes entiers, qui deviennent privatisés à travers le système des brevets, et dont on ne parle pas.

Il est nécessaire de réfléchir sur les stratégies des entreprises qui développent et mettent les OGM sur le marché. La manière dont les techniques d’ingénierie génétiques sont développées renforce le pouvoir des entreprises par la prise systématique de brevets et leur permet d’étendre un contrôle privé de la propriété des semences et d’accroître la part de marché de leurs herbicides.

Incidemment ces technologies sont présentées comme une assurance de rendements plus élevés. Comme, c’est le cas aujourd’hui, ces techniques sont adoptées avant tout véritable débat public, elles ont pour effet de consolider le contrôle des multinationales sur la chaîne alimentaire globale. A cela les entreprises opposent le fait que sans brevet il n’y aurait pas de recherche et donc pas de progrès.

Comme Tim Hubbard chercheur travaillant sur le Projet Génome Humain le disait lors d’une conférence en 2001 « Si vous avez un brevet sur piège pour souris, vos concurrents peuvent toujours mettre au point un meilleur piège. Ce n’est pas vrai dans le cas d’un gène. Si une personne a un brevet, elle a un vrai monopole. »

Quand ils ne sont pas sur leur garde, les scientifiques admettent qu’ils savent peu de choses sur les effets à long terme de l’ingénierie génétique et des produits de la biotechnologie. Il n’est pas nécessaire d’être diplômé en génétique pour savoir que des techniques aussi radicalement nouvelles que l’ingénierie génétique présentent des risques à la mesure de leurs bénéfices, on en trouve de nombreux exemples dans l’histoire du progrès scientifique.

Cependant régulièrement une science à courte vue nous a, parfois avec entêtement, exposé à de sérieux risques. Et si les experts se trompaient sur l’innocuité de l’ingénierie génétique ? L’ADN explique certain des traits les plus distinctifs de l’hérédité, pourquoi et comment les caractéristiques des êtres vivants sont similaires de génération en génération.

Mais la science cherche encore à comprendre comment des organismes qui partagent la plus grande partie d’un même patrimoine génétique - comme les chimpanzés et les humains par exemple - sont et se comportent de manière si différente. De manière plus précise, 99% des 3 milliards de paires de bases formant notre double hélice d’ADN sont identiques à celles du chimpanzé. Si la science ne peut expliquer ce fait, elle peut difficilement exprimer avec autorité que l’ajout ou le réarrangement de l’ADN d’un organisme vivant qui se reproduit est sans risque.

joliane31
9/10/2007
Les OGM sont trop dangereux

Je ne suis qu’une simple citoyenne mais je pense que les essais d’OGM en plein champ sont trop dangereux. Nous n’avons aucun moyen de lutter contre la contamination. Dans le Sud-Ouest de la France nous recevons régulièrement des poussières venues du Sahara et apportées par le vent. Croyez-vous que le pollen soit plus lourd que le sable et reste sagement dans son champ d’origine ? Comment dans ce cas protéger les cultures traditionnelles ? Comment protéger la filière biologique ?

Merci d’interdire les essais en milieu ouvert.

Delvin, une citoye...
9/10/2007
Avons-nous vraiment envie d’avaler n’importe quoi ?

Des reportages sur les OGM, il y en a. La plupart sont partisans des OGM. Le seul, à ma connaissance, qui ait eu une analyse contradictoire sur ce sujet a été interdit de diffusion (Canal+, 90mn, OGM. L’étude qui accuse, disponible sur internet). Que craignent les pouvoirs publics ? Que l’on découvre les réels risques de ces organismes modifiés. Une étude italienne a mis en évidence la dangerosité du maïs Monsanto (nombreuses dégénérescences sur des rats, cancers, etc), mais l’étude n’a pu durer que trois ans, faute de renouvellement de financement.

Jusqu’à présent, les études effectuées n’ont pas été suffisamment longues pour tirer des conclusions valables. Mais elles sont suffisantes pour craindre de gros risques à long terme.

Nous ne savons pas comment les organismes vivants (nous y compris) vont réagir à long terme à ces modifications génétiques. Certaines maladies génétiques sont dues à une anomalie ou à un défaut sur une protéine. Dans le cas du maïs OGM, une protéine a été introduite dans le gêne, qui fait fabriquer à la plante une sécrétion qui repousse les insectes. Les risques sont réels. Nous jouons aux apprentis sorciers, sans réellement connaître (ou communiquer sur) les riques que chacun prend en ingérant ces plantes. peut-être, dans 50 ou 100 ans, aurons-nous des malformations et de nouvelles maladies à cause ds mutations génétiques que vont entraîner ces cultures à grandes échelles.

Enfin, une fois que nos plantes nourricières contiennent une quantité d’OGM, si petite soit la proportion, les croisements par fécondation (dans les champs) vont provoquer un taux toujours croissant de la part d’OGM dans la plante. Le risque majeur est qu’à terme, les organismes non OGM n’existeront plus, et que nous n’aurons plus la possibilité de revenir en arrière. Le choix ne nous sera donc pas laissé de choisir notre mode d’alimentation.

Mobilisons-nous contre ceux qui gouvernent en matière d’OGM, c’est-à-dire les grandes firmes industrielles qui voient dans le développement de ces cultures une mane financière atreillante. Une fois OGM, les semences deviennent stériles, les agriculteurs ne pouvant plus resemer leurs récoltes et se voyant contraints d’acheter chaque année de nouvelles semences à ces firmes.

C’est notre avenir et l’avenir de nos enfants et petits-enfants qui est en jeu. Il me semble que le principe de précaution nécessite un moratoire que les OGM, tout du moins en attendant que des études sérieuses, indépendantes et sur long terme soient effectuées.

Le peuple français n’est pas constitué de moutons de Panurge qui obéit au doigt et à l’oeil. Chacun est capable de se faire une opinion, si tant est que l’information est objective, ce qui ne semble pas être le cas des médias actuellement.

Vive la nature et les produits naturels, non aux OGM.

gaetan09
10/10/2007
l’interdiction du reportage de C+ est un Hoax

bonjour,

on parle de desinformation cela marche dans les deux sens : l’interdiction du reportage sur les OGM est un Hoax (voir www.hoaxbuster.com) et d’autre part ce reportage est disponible facilement sur YouTube. Merci donc de ne pas colporter les rumeur populaire.

D’autre part personnellement, je pense que le principe de precaution est souvent une expression politiquement correcte pour masquer l’intolerance et l’ignorance populaire. Il est plus que necessaire d’experimenter les OGM, le potentiel est sans precedent et les applications sont si diverisifiées (de l’agriculture à la medecine, des nouveau materiaux...). L’obscurantisme n’a jamais permis de faire evoluer l’homme. Bien evidemment il faut que cela soit encadré par des lois adequate. Enfin arretons la guerre des mechant scientifique et des mechants americain qui veulent nous empeche a nous (gentil francais) de consommer comme nous le voulons.

Nous sommmes des êtres intelligents, et le contenu de l’assiette est un choix individuel et non politique, encore moins militant.

Enfin les agriculteurs restent libre de gerer leur exploitation, il ne sont pas les bras armés des multinationnales.

Maintenant, en tant que citoyens, il est urgent de mettre en place certaines mesures :

  devoir d’information des citoyens (etiquetage, tracabilité... )
  definition et condition de culture des OGM (distance, % de surface consacrée... )
  harmonisation des reglementation europeennes
  publication des resultat de la comission qui autorise l’introduction des nouvelles semences
  surveillance et mise a jour permanente de cette commission
  promotion au meme titre de l’agriculture bio
  fin des quotas et des jacheres imposés par la PAC

FRED39DOLE
11/10/2007
Le choix de consommer ? ? ? ?

Depuis 50 ans on mange de la merde en paquet bleu. Avons nous le choix ? ?

NON ! On mange conventionnel, bouré de pesticides, de chlore, phosphore, d’insecticide neurotoxique et autres machin truc. Le nmb de cancers explose même chez les enfants (peut être aussi autour de vous regardez, ecoutez !) l’infertilité augmente le monde est malade, empoisonné par sa nourriture ! On a pas eu le choix on a fait confiance, on a mangé ce qu’il y a dans les magasins, et maintenant on est malade ! POINT. On le voit 50 ans après, après avoir tout détruit, cassé, tué, normaliser, on voit maintenant que le chemin n’était pas le bon. Comme les plantes sont malades, que la pollutions et les cancers font surfaces les industriels disent ben on va vendre de la merde mais en paquet rose, comme ça les abrutis n’y verront que du feu !

Ben voila, après 15 année de recherche, on nous pète les OGM ET ON VERRA DANS 40 OU 50 ANS POUR CHANGER FACE AU CATA SANITAIRE, SOCIALE (en Inde au EU et au Canada).

Vous avez raison de ne pas remettre en cause la façon dont on cultive, dont on nourrit les animaux qui nourrissent les hommes. Comme on produit pas assez, on trouve un autre truc, les OGM SOLUTION MIRACLE COMME LES PESTICDES ? ? ? ? ? ? Mais si on mangeait moins de viandes ?

Vous avez raison, continuons comme ça et même vos OGM ne pourront pas sauver les 6 milliards d’imbéciles de tiques nuisibles sur cette pauvre petite boule bleue. Le problème est dans la façon de cultiver, de sélectionner les graines, de faire des espèces d’hybrides que l’on ne peut pas réutiliser.....de tuer les prédateurs d’insectes, de rendre les plantes fragiles à grandes doses d’hormones, de pesticides, de labour des terres.

Loranger
9/10/2007
La faim dans le monde... la bonne blague !

Quand j’étais enfant, je croyais que les OGM allaient permettre de faire pousser des tomates dans le désert... Et j’adore les tomates.
Aujourd’hui, 99% des cultures OGM dans le monde se résument à quatre plants (soja, coton, colza, maïs) qui résistent à ou génèrent un pesticide... Et comme vous, j’adore les pesticides.

Quand j’étais enfant, je croyais que les OGM aller pouvoir nourrir la planète (avec des tomates dans le désert, notamment) et ainsi sauver tous les enfants de la malnutrition...
Aujourd’hui, avec les semences OGM payantes et non reproductibles, je ne crois plus que les OGM puissent sauver ces enfants...

Quand j’étais enfant, je croyais que les OGM servaient la vie.
Aujourd’hui, je crois que les OGM dans l’agriculture et en plein air servent le business de quelques-uns. Au détriment de ma vie et de la vie sur cette terre.

pepi78
9/10/2007
OGM : pour une information objective
Je dois reconnaitre que je ne dispose, comme l’immense majorité de la population, que de très peu d’informations "objectives" sur les OGM. Ce sujet a été monopolisé, accaparé par monsieur BOVE et ses amis, avec la bienveillance des médias qui n’ont eu de cesse depuis de nombreuses années de relayer qu’un seul son de cloche ( ! ! !)Dans ces conditions et après des années des années de désinformation (ce que suspecte connaissant les méthodes ces mouvements sur d’autres sujets), est- il bien honnête de demander l’avis des citoyens d’appeler à un référendume sur le sujet ... il me semble que ces méthodes ressemblent fort à celles employées dans certains pays totalitaires ou l’on organise des élections mais ou il n’y a qu’un seul bulletin à mettre dans l’urne. C’est avec une grande tristesse que je constate que dans un pays libre il n’y a jamais eu de véritable débat sur ce sujet avec les opposants mais également des gens qui pourraient expliquer les avantages que peuvent apporter ces nouvelles techniques
JCL68
9/10/2007
Les médias pas neutre dans ce débat sur les OGM
Les actions des faucheurs de champs d’OGM sont toujours relatés d’une manière intensives par les médias qui manipulent la population. Des livres écrits par des scientifiques de renom sont rarement évoqués par la presse car ils vont à l’encontre du soit disant principe de précaution qui peut figer toutes recherches. Je suis étonné que Claude ALLEGRE ainsi que Jean de KERVASDOUE ne font pas partis de ces commissions. Leurs derniers ouvrages mettent en évidence l’hérésie de certains extrémistes écologiques qui mettent en premier la défense de la nature mais semble ignorer l’avenir de l’homme. OUI aux OGM qui permettront de nourir l’humanité.
soleil vert
9/10/2007
OGM : nourrir l’humanité... et pourquoi pas les extraterrestres ?

Si vous croyez encore sincèrement que ce sont "les OGM qui permettront de nourrir l’humanité", je crois qu’on n’a rien à se dire. Restez dans vos livres, de peur de comprendre que la réalité est tout autre.

Juste une piste : le Brésil est exportateur de denrées agricoles et produit du soja transgénique pour les élevages de rente européens (Soja RR qui au passage supporte très mal les stress hydriques, par rapport aux variétés de soja non GM). Pourtant, des millions de personnes souffrent de la famine dans le Nordeste brésilien (voir documentaire "we feed the world" pour mieux comprendre).

Allègre est géologue, pas biologiste mais c’est un idéologue du scientisme : c’est bien lui qui a claironné que l’amiante n’était pas dangereux. Le saviez-vous ?

On devrait l’exporter vers une autre planète

ben
10/10/2007
Alice aux pays des OGM
L’argument le plus utopique que l’on peut donner : oui aux OGM pour nourrir la planète...Si toute la planète (8 milliards d’individus) consommée comme des occidentaux, les OGM n’y suffiraient pas...On parle d’économie d’energie, de production (recyclage) mais jamais de consommation, consommer moins mais mieux...La révolution écologique celle qui en limitant production et consommation crée des emplois...A-t-on le choix ? Alors, avant de poser la question scientifique du danger ou non des OGM, qui pour l’heure n’est pas encore établi par l’ensemble de la communauté scientifique, faisont preuve de réalisme et de clairvoyance et arrêtons de céder aux sirènes des utopies technocratiques et financières..il est venu le temps des rires et des chants....
Oliver
9/10/2007
Des OGM, pour qui et pourquoi ?

Je suis souvent emerveillé par le progres scientifique et technologique : envoyer des robots sur Mars, avaler simplement des antibiotiques pour eradiquer ces bacteries microscopiques qui vous collaient une mechante bronchite, pouvoir telephoner a n’importe qui depuis n’importe où, etc... Quand on reflechit un peu a la somme de connaissances, de recherches et de travail qui sont necessaires pour aboutir a cela, que l’on prend conscience du nombre de pieces qu’il aura fallu mettre bout a bout pour qu’au final "ca marche", et bien on ne peut qu’etre epaté par le "genie" humain et fier d’etre en haut de l’echelle de la complexité.

Il y a quand meme un moment ou surgit la question du sens : tout ca pourquoi faire ? Face aux nombreuses difficultés qu’il sera necessaire de surmonter, cette question "bête" que, moi citoyen Lambda, je pose et qui me semble (naivement ?) être le préalable à toute débauche de ressources humaines et financières, et bien personne ne semble vouloir vraiment y repondre !...

Alors pour ou contre les OGM ? Messieurs les scientifiques, Messieurs les ecologistes, Messieurs les cerealiers, avant de nous dresser la liste des avantages et des inconvenients, dites nous d’abord en toute simplicité et en toute sincerité pourquoi nous aurions besoin d’OGM !

Merci.

XF75
9/10/2007
Le jour ou la terre a failli disparaître

Les OGM permettent d’augmenter le rendement puisqu’ils peuvent se défendre contre les prédateurs . Il y a quelques années, un autre axe de recherche était en vogue pour les OGM.

Pour croître celles ci on besoin d’engrais, produit très polluant a faire, a manipuler et comme résidu. L’engrais est un produit a base d’azote, seul les racines sont capable de l’assimiler.

Mais de l’azote il y en a dans l’air, il suffit de modifier la plante pour qu’elle puisse l’absorber. Un chercheur japonais y est arrivé, il l’a prouve par des mesures, puis a détruit son œuvre.

Imaginez les conséquences d’une dissémination d’une telle plante, froid dans le dos non ?.

Au fait ou en est cet axe de recherche ?.

On se focalise sur les OGM, mais le simple vidange d’un aquarium dans la mer par la principauté de Monaco a déclenché un désastre écologique irréversible.

On pense que la science de l’atome est la plus dangereuse, pas si sure, la science de la vie peut entraîner la mort d’espèces.. tant que c’est pas la notre ! !.

Ryuujin
9/10/2007
pourtant, ça existait déjà depuis des millions d’années.

"Imaginez les conséquences d’une dissémination d’une telle plante, froid dans le dos non ?"

Bof. C’est pas comme si c’était nouveau : toutes les plantes de la famille des légumineuses le font déjà. Pourquoi croyez-vous qu’on fasse des jachères de luzerne etc... ? C’est parcequ’elle fixe justement l’azote atmosphérique à l’aide d’un symbiose.

Pour le reste, pour l’instant on cherche surtout à améliorer l’absorption de l’azote du sol histoire de ne plus perdre autant d’engrais qui filent directement dans les nappes.

XF75
9/10/2007
La position du curseur

Tout n’est pas noir ni tout blanc, dans mon message précédant (auquel vous avez fait une réponse), j’expliquais qu’on prenait une caractéristique d’une plante pour la mettre sur une autre, donc dans cet exemple la fixation de l’azote. Je donnais l’exemple (non OGM) de la divergence qu’a crée une simple vidange d’un aquarium. C’est a cause de ce risque que le sage japonais a détruit sa création.... Science sans conscience n’est que ruine de l’âme...

J’expliquais aussi le protocole de création d’OGM, (non remis en cause ?) considéré qu’il est « maîtrisé » constitue une aberration du même type que celle du radium ou des conséquences d’une utilisation incontrôlé des antibiotiques. Ma mesure de la maîtrise basée sur la reproductibilité montre qu’elle est du niveau du loto (remarquez que les aberrations statistiques constituent un début dans une recherche) . La science de la vie est très complexe, j’admire les scientifiques et j’aimerais qu’ils puissent faire leurs recherche sans la pression économique, afin de mieux connaître le vivant. La cuisine technologique a vocation commerciale constitue t elle une recherche ? , en partis puisqu’elle néglige ce qui n’est pas rentable, c’est une recherche a œillère.

La science est faites par les humains , tous les exemples pris dans l’histoire d’Icare aux antibiotiques, et il y en a d’autres ne plaident pas en votre faveur

« A la lumière des connaissance du moment... » voici la réponse des organismes quand une catastrophe survient et qu’on demande des explications, on en revient au titre premier : donnez une réponse !.

En conclusion, ajuster votre curseur, revendiquez votre vocation de chercheur , profitez du « grenelle », enfin utilisez l’histoire pour prendre du recul...

Ryuujin
10/10/2007
il n’y a que des maitrises relatives, la maitrise absolue n’existe pas.

"J’expliquais aussi le protocole de création d’OGM, (non remis en cause ?) considéré qu’il est « maîtrisé » constitue une aberration "

au risque de me répéter, il est mieux maitrisé que n’importe quelle autre méthode de création variétale, et on ne peut évaluer une méthode que par comparaison avec ses alternatives.

Et non : 1) la reproductibilité n’est pas le seul critère de maitrise.Il y a aussi la compréhension. 2) Qu’est-ce qui là dedans n’est pas reproductible d’après vous ? tout cela est non seulement parfaitement reproductible, mais c’est même abondamment reproduit ; combien croyez-vous qu’il y ait de variétés différentes qui ont servi de base à la transgénèse ? et combien de fois à votre avis ?

Vous avez un avis assez arrêté semble t’il, mais pas les bases qui le permettent.

Ceci dit, je doute de l’exemple de votre savant japonais ; d’où vient cette rumeur ? Ce genre de prouesse ne me parait pas possible en l’état actuel des connaissances sur le sujet.

Et au demeurant, sa réaction est incompréhensible : loin d’introduire un risque particulier et non maitrisable, ce genre de progrès serait énorme en développement agricole. Cela rendrait service à un nombre incroyable de gens, cela pourrait éviter de nombreuses famines etc...etc... En quoi sa plante aurait-elle été énormément plus dangereuse que les milliards de légumineuses qui font la même chose, probablement mieux en outre ?

XF75
11/10/2007
un indice de confiance

Note : au sujet du scientifique Japonnais ca fait un bail (+10ans) il faudrait retrouver la ref.biblio. Vous voulez donnez l’impression que c’est aussi simple que de monter une prise électrique. Faire exprimer une fonction (un gène) sur une autre plante, c’est un an de boulot pour affiner un protocole, chaque essais a un cycle de 15 jours (environ ! !), des centaines d’essais, des milliers de cellules dégénérées et quelquefois y a plus le budget (souvent un thésard payé au smic) !.

L’objectif premier de la recherche c’est la compréhension. La maîtrise ne se réduit pas a ce qu’on connaît mais doit être globale. Les opérations de bouturage sont empiriques, sans grande connaissance, mais il y avait une protection : l’intégrité de la cellule, pour simplifier « la barrière de l’espèce ».

La technique OGM utilise l’ultra centrifugation (avec les tubes qui volent quand c’est mal équilibré dans les labo pas en foret) afin d’extraire le matériel génétique, la cellule est détruite. Cela ouvre bien plus de possibilité, une meilleur connaissance mais aussi plus de risque puisque on détruit les systèmes de contrôle de la cellule.

Icare plus on avance vers le savoir plus c’est dangereux.

Le principe de précaution, sans évaluation, abouti a un blocage complet. Vouloir donner une réponse en se basant sur la connaissance actuelle sans mettre dans la balance la non connaissance abouti a nier le principe de précaution.

La météo confronté a ce problème journalier a mis en place un indice de confiance note sur 5.

En comparant la liste de la connaissance et celle de la non connaissance ( la liste des questions que le scientifique poserait a Dieu), évaluez sur 5 le risque ; 0 : aucun risque. Plusieurs nombres sont possible suivant le type de risque.

C’est pas évident cette évaluation, mais franchement aujourd’hui la pollution des fleuves, le sang contaminé... et toujours la même réponse des institutions : a l’époque on ne savait pas !...

Ajoutez a cela la pression économique, n’aller pas chercher plus loin la raison du rejet des OGMs.

Ryuujin
11/10/2007
flou artistique et science ne font pas bon ménage. Si vous tenez au premier, abandonnez donc le second.

"Note : au sujet du scientifique Japonnais ca fait un bail (+10ans) il faudrait retrouver la ref.biblio. Vous voulez donnez l’impression que c’est aussi simple que de monter une prise électrique. Faire exprimer une fonction (un gène) sur une autre plante, c’est un an de boulot pour affiner un protocole, chaque essais a un cycle de 15 jours (environ ! !), des centaines d’essais, des milliers de cellules dégénérées et quelquefois y a plus le budget (souvent un thésard payé au smic) !."

en effet, c’est beaucoup de travail. Mais à l’échelle de la recherche, ce n’est pas "grand chose", trois ans de travail. et c’est surtout pour ça que j’ai du mal à croire à cette histoire de chercheur japonais ; c’est déjà pas coton de faire exprimer un gène chez un autre organisme, alors d’y apporter toute une fonction ! ! !

"L’objectif premier de la recherche c’est la compréhension. La maîtrise ne se réduit pas a ce qu’on connaît mais doit être globale."

pour faire simple : si vous refusez de reconnaitre l’existence de maitrises relatives, one st pas sorti de l’auberge parcequ’alors, absolument rien n’est maitrisé, et il n’y a aucune réponse à toutes ces questions.

Et dans ce cas, c’est pas pour dire mais ce sont encore les pro-OGM qui en sortent vainqueurs : si rien n’est maitrisé, pourquoi pas la transgénèse au lieu d’une procédure de sélection classique ?

"La technique OGM utilise l’ultra centrifugation (avec les tubes qui volent quand c’est mal équilibré dans les labo pas en foret) afin d’extraire le matériel génétique, la cellule est détruite. Cela ouvre bien plus de possibilité, une meilleur connaissance mais aussi plus de risque puisque on détruit les systèmes de contrôle de la cellule."

alors là, celle là on ne me l’avais jamais faite. donc en gros, d’après vous dès qu’on détruit la cellule c’est plus risqué ? ! ? Ne mangeons plus alors... vous n’imaginez pas le bazard d’ADN que peut être un bol alimentaire... vous dites "plus de risques", mais poussez donc un peu la démonstration au lieu d’affirmer gratuitement.

A affirmation gratuite, réfutation gratuite : non, cela n’est pas plus risqué. Démontrez-moi donc le contraire...

Listez-moi donc un seul risque potentiel supplémentaire que cela ferait apparaitre, ou estimez l’augmentation de fréquence qu’on devrait attendre pour un risque particulier ?

"Icare plus on avance vers le savoir plus c’est dangereux."

C’est bien connu : c’est tellement moins dangereux de faire n’importe quoi sans trop savoir ce qu’on fait... A la poubelle toutes les évaluations d’impact, toutes les études sur la toxicité de telle ou telle chose, les estimations de risques etc... Pas besoin de connaissance, voilà qu’elle rend tout plus dangereux...

JAMAIS une connaissance n’a été dangereuse. C’est la prise d’actions lorsqu’on en manque qui l’est.

"Le principe de précaution, sans évaluation, abouti a un blocage complet. Vouloir donner une réponse en se basant sur la connaissance actuelle sans mettre dans la balance la non connaissance abouti a nier le principe de précaution."

Absolument pas : il me semble que vous vous méprenez sur ce principe. Il requière face à un risque potentiel de prendre ses précautions, en l’occurence, de l’étudier, et de se préparer à le gérer, et non à tout arrêter immédiatement !

"Ajoutez a cela la pression économique, n’aller pas chercher plus loin la raison du rejet des OGMs."

Oh, mais vous savez, je ne vais pas la chercher bien loin : - idéalisation et incompréhension complète de l’agriculture et de la nature en général. - manque complet d’informations sur les OGM, mais pression médiatique etc... visant à flatter le public en lui faisant croire que même s’il n’a aucune information, il peut juger. - désinformation par les médias et de nombreuses associations.

XF75
14/10/2007
L’évaluation difficile

Oui a global aurait été préférable « avec du recul » mais l’idée de « l’indice de confiance » exprimait cela, et utiliser « relatif » va dans ce sens. Evidement on détruit des cellules en mangeant sans risque, mais dans le but de créer des cellules dégénéré a 99,9..% pour après 3 ans d’ajustage de protocole pour passer a 99% en sortir une, un loto et se précipiter pour déposer un brevet sur la cellule c’est une recherche a « œillère », un relatif très « court ».

Sortez de votre labo, lisez le journal, les conséquences d’une fuite dans d’un labo chez les Anglais. Et vos cellules dégénèrent certaines survivent, ces mutations sont « similaire a celles des radiations des malformations de Tchernobyl », aléatoire ( ca va pas plaire !.. ).

Evidement qu’il faut améliorer sa connaissance dans des labo et même nécessitant des haut niveaux de sécurité (virus par ex) personne n’est contre.

Un éleveur s’estime aux nombres de vaches, un labo aux nombres de publications, la première tentative d’Einstein finit a la poubelle : pas dans le dogme du moment.

Ce n’est pas du dénigrement, il y a des avancés, mais le pas permettant d’obtenir un bon « indice de confiance » acceptable n’est pas encore atteint, l’admettre semble très difficile. « C’est la prise d’actions lorsqu’on en manque qui l’est. » Au niveau actuel de connaissance, une certitude a 100% n’est pas scientifique, mais a combien On a déjà un début d’évaluation « un risque potentiel de prendre ses précautions, en l’occurrence, de l’étudier, et de se préparer à le gérer, et non à tout arrêter immédiatement ! »

Encore un exemple, le décodage du génome humain devait permettre une avancée, pas de chance il pose plus de problèmes et très peu de solutions, c’est la science !.

Votre jeune recherche a la tète dans le guidon, c’est pas parce que vous êtes sur le vélo que les spectateurs expérimentés sont séniles.

Daniel S
9/10/2007
Les OGM ne méritent pas l’importance qu’on leur donne
Dans quelques années nous nous apercevrons que le débat sur les OGM aura été le plus grand et le plus triste canulard auquel la France a mordu au cours du dernier siècle. Restons sérieux et cessons de croire que nous, Français, sommes les seuls à pouvoir éclairer le monde sur les voies à suivre.
  les OGM couvrent aujourd’hui annuellement 100 millions d’hectares dans le monde, soit 5 fois plus que la totalité de la surface cultivée enFrance.
  Certains sont cultivés depuis plus de 10 ans.
  Ce succès démontre qu’ils donnent satisfaction aux agriculteurs de tous pays qui choisissent de les acheter. Faisons le crédit à ces utilisateurs d’être aussi avisés et intelligents que nous.
  Les OGM cultivés n’ont posé aucun problème de santé ou d’atteinte à l’environnement car, avant de recevoir une autorisation de commercialisation, leurs obtenteurs ont dû démontrer leur innocuité tant d’un point de vue sanitaire qu’environnemental.
  La procédure d’autorisation en Europe est certainement une des plus strictes au monde.
  Les OGM autorisés ne posent pas plus de problèmes dans notre pays qu’ailleurs. La question de la coexistence ne devrait même pas à mon sens se poser, car du point de vue de son utilisation en farine ou en grain, un grain de maïs OGM est strictement identique à un grain de maïs bio ou à un grain de maïs dit conventionnel.
  Seul notre "romantisme" européen et surtout français nous dit de le différencier car son origine est différente mais pas son contenu. Cette ségrégation due seulement à l’origine, sans fondement scientifique, est infondée, inutile et couteuse.
  Faisons confiance à nos scientifiques lorsqu’ils autorisent la mise en marché de plantes OGM et faison confiance aux utilisateurs quant à leur capacité à juger de leur intérêt.
  A l’inverse, pour dire ce qu’il convient de faire en la matière, ne faisons pas confiance à un forum internet qui au mieux va concerner un pour 10 000 de la population, car les intervenants sont forcément les plus radicaux et sur un sujet comme celui-ci très souvent incompétents.
  Le résultat d’une telle gabegie est que nous passons à travers une évolution technologique dont le monde entier profite et que nous allons consacrer un temps et une énergie formidables à un sujet totalement mineur par rapport aux vrais enjeux du grenelle de l’environnement.
  Si ce grenelle de l’environnement n’est pas une mascarade démago-médiatique, alors allouons nos ressources en réflexion et en temps aux vrais problèmes qui touchent l’environnement, c’est à dire, et par ordre d’importance décroissante : * la question générale du réchauffement climatique * le problème des gaz à effet de serre * la pollution citadine * la pollution due aux transports * la pollution due à l’usage excessif des pesticides voire des médicaments
  Je propose qu’à l’issue du grenelle de l’environnement soit réalisée une estimation du temps consacré à chacun de ces sujets majeurs et que l’on compare ce temps à leur importance.
GH Portefait
9/10/2007
Mais a quoi servent ils donc ?

Bonjour,

J’ai lu avec attention votre contribution, je ne suis ni biologiste ni généticien.

Je suis un simple citoyen, et, aujourd’hui, personne ne sais me dire en quoi les OGM me sont utiles.

Ils sont utiles au semenciers car ils gagnent de l’argent en les vendant. Ils sont potentielement utiles aux cultivateurs (resistance diverses).

Mais pour le consommateurs ... Rien, le mais transgénique n’est pas "meilleur". De meme pour le soja

Donc si un produit n’apporte rien au consommateur final alors meme que son inocuité globale reste à demontrer (sur les humains et sur les milieux naturels) cela doit suffire à interdire la culture et donc la dissemination et la consommation en attendant d’avoir eu le recul suffisant (nous ne parlons pas ici de trois ou cinq ans mais de bien plus).

Le vrai principe de precaution c’est de ne pas exposer notre monde a des produits dont l’utilité n’est pas demontrée alors que le risque est possible et meme en l’occurrence probable.

L’Homme a deja fait maintes fois par de simples introduction d’especes naturelles mais exotiques l’erreur de croire qu’il avait tout prévu et tout compris ...

Il est temps d’arreter avant que cela ne soit trop grave ...

genalo
10/10/2007
bénéfice pour le consommateur

les simples consommateurs que nous sommes ont bien sûr "gobé" au fil des décennies quantites de poisons divers et ce n’est pas aux OGM que l’on peut attribuer aujourd’hui la multiplication des maladies ! avons-nous étés consultés chaque fois qu’une nouvelle technique a été mise en application dans l’agriculture ou dans l’industrie ou qu’un nouveau produit a été mis au point ? certes pas et de toute façon nous n’avions pas notre mot à dire sur des sujets que nous ne connaissions pas !

aujourd’hui, on a inventé le sacro saint "principe de précaution", cela signifie "avoir peur de tout" et surtout ne rien tenter, si possible revenir au passé car nos ancêtres ont si bien vécu (oui, mais pas longtemps !) ; on refuse la nouveauté car elle est méconnue donc risquée avant de s’interroger sur ce qu’elle peut apporter de bénéfique à la société et donc à nous aussi consommateurs ; diminuer les traitements pesticides, trouver de nouveaux médicaments... les OGM apportent de nouveaux espoirs, plein de nouvelles pistes, et sans être ni scientifique, ni agriculteur, j’y crois !

je rajouterai simplement que ma documentation ne s’est pas arrêtée aux misérables reportages diffusés sur telle ou telle chaîne par des journalistes parfois mal informés ou ne relatant qu’une partie des faits de façon à laisser planer le doute ou à créer la peur, à moins qu’ils n’aient été simplement partisans... là encore il faut se donner les moyens d’approfondir, de confronter des informations venant de sources diverses et regarder un peu au delà de notre petite assiette !

GH Portefait
11/10/2007
Chercher OUI propager NON

Mon propos était de dire : Comme cela n’apporte rien, il n’ya pas d’interet a propager les OGM alors que l’interet pour les consomateurs est très loin d’etre etabli !

Moi non plus, ma documentation ne se limite pas a la télé que je ne regarde d’ailleurs quasiment pas ...

Je remarque que vous n’apportez AUCUNE trace d’utilité pour le consomateur, seulement des pistes, des espoirs ...

J’y croirais quand on m’aura montré que c’est utile, en attendant je ne souhaite pas etre exposé a ces produits dont l’utilité est pour l’instant nulle.

Je ne suis pas contre la recherche en laboratoire, je suis contre la dissemination de produits aujourd’hui inutiles et potentielement dangereux ...

La peur n’evite pas le danger, mais la prudence evite l’accident !

Claude Tabel
12/10/2007
Egocentrisme

Je crois que votre première phrase n’est pas correcte vous auriez du écrire : "Mon propos était de dire : comme cela ne m’apporte rien"

Si l’utilité et le bénéfice sont pour l’agriculteur en quoi cela peut-il vous gêner ? De quel droit les lui refusez-vous ?

Avez-vous fait de même pour toute autre technologie développée dans l’agro-alimentaire ? dans d’autres secteurs ?

Si votre bière, votre fromage, votre baguette ne changent pas faut-il interdire toute évolution technologique dans le produit ou le process ?

Après tout si vous contribuez au maintien des agriculteurs dans les terroirs avec ce que cela implique d’emplois indirects et de vie sociale n’est pas une cause suffisamment noble pour que vous y adhériez même si vous n’en tirez en tant que consommateur aucun bénéfice direct ?

GH Portefait
13/10/2007
Les agriculteurs n’en n’ont pas plus besoins que le public

Quand je dis cela n’apporte rien, je pensais au consomateur final pas au producteurs.

L’agriculture ne sert pas a produire pour produire, mais a produire pour nourrir. C’est parce que nous l’avons oublié que nous avons fait des agriculteurs des destructeurs de la nature (ils ne portent aucune responsabilité dans ce choix que je considere comme erroné)

Oui, je suis contre les technologies qui ne servent a rien, qui n’apportent rien d’établi alors qu’elles presentent un risque !

Je suis pro nucleaire par exemple ..

C’est certe dangereux, mais sans lui aujourd’hui nous serions tous dans le noir incapable de produire autrement la quantité phenomenale d’electricité dont nous avons besoin. L’utilité n’est plus a demontrer, le risque non plus, il faut maintenant traiter ce risque en favorisant la recherche pour l’elimination des dechets physiques (le seul chemin vers une certaine sureté nucleaire.) Et en reduisant la consomation.

Au lieu de subventionner les agriculteurs a "user" la nature, on ferait mieux de les subventionner à la proteger tout en l’exploitant d’une façon diversifiée (polyculture, jacheres, elevage, arret de l’irrigation, arret de l’utilisation massive de pesticides et autres saloperies qui etait soit disant formidables il y a deux decennies et qui se revelent aujourd’hui des polluants/poisons terribles et vivaces.)

Ce savoir les agriculteurs l’avait et le mettait en pratique depuis longtemps esperont que malgé les pressions il ne l’ont pas oublié ...

Oui, notre alimentation depend d’eux, mais si nous refusons de manger ce qu’il produisent ...

Alors oui, le consommateur que je suis, pense à lui et à ses enfants, je ne mangerait pas d’OGM, si les agriculteurs veulent à tout prix en faire, je pense qu’il font une erreur qui les livre un peu plus a ceux qui dirige leur exploitations a leur place en leur disant quoi planter quoi acheter quoi traiter (en leur faisant par la meme contracter des credits histoire de les empecher de changer d’avis)

on n’a pas continuer a extraire du charbon pour conserver les mineurs, on a pas continuer a fondre l’acier pour conserver les acieries.

Il n’est pas besoin d’OGM pour avoir des agriculteurs, ils peuvent cultiver propres et variés il seront toujours agriculteurs et seront encore plus respectés.

Léna
9/10/2007
éclaircissements

Bon, juste quelques éclaircissements :

’les OGM [...] sont cultivés depuis plus de 10 ans. Ce succès démontre qu’ils donnent satisfaction aux agriculteurs de tous pays qui choisissent de les acheter. Faisons le crédit à ces utilisateurs d’être aussi avisés et intelligents que nous.’
  Beau raccourci. Ce n’est pas parce que les OGM sont cultivés depuis plus de 10 ans dans certains pays que les agriculteurs en sont contents. Ils n’ont pas le choix. Soit ils achètent OGM soit ils quittent leur terre, ruinés par les procès de la firme Monsanto (avec les paysans voisins qui cultivent OGM ; ils se retrouvent de toutes façons avec quelques plants d’OGM dans leurs champs et comme le plant est breveté ils sont dans l’illégalité -> paf ! procès). exemple le procès du Canadien Percy Schmeisser qui est un des rares à avoir tenu tête à Monsanto. Monsanto lance effectivement des procès à la pelle contre ceux qui refusent de passer OGM.

’Les OGM cultivés n’ont posé aucun problème de santé ou d’atteinte à l’environnement car, avant de recevoir une autorisation de commercialisation, leurs obtenteurs ont dû démontrer leur innocuité tant d’un point de vue sanitaire qu’environnemental.’
  FAUX. Les test ont été effectués par les firmes elles-mêmes, et les résultats ne sont même pas consultables librement. Les firmes affirment que c’est inoffensif, mais n’ont rien prouvé du tout. Et si on n’est pas capable de dire si oui ou non la consommation d’OGM dans ces pays a une conséquence sur leur santé, c’est tout simplement parce qu’il n’y a pas de suivi (on ne sait pas qui en consomme, en quelle quantité, et on n’a pas d’individu ’test’ pour comparer).

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Modifié par moderateur Le 2007-10-10 17:42:39
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PB63
11/10/2007
+ d’éclaircissements

Vous dites :

avec les paysans voisins qui cultivent OGM ; ils se retrouvent de toutes façons avec quelques plants d’OGM dans leurs champs et comme le plant est breveté ils sont dans l’illégalité -> paf ! procès). exemple le procès du Canadien Percy Schmeisser

Percy Schmeisser n’a pas été condamné parce qu’il y avait quelques plants OGM de Monsanto dans un coin de champ mais parce que les analyses ont mis en évidence une parcelle de 400 hectares (800 terrains de football)contenant des plants OGM à 98%. Il est donc évident que cette parcelle avait été semée avec du maïs transgénique et non pas pollinisée accidentellement. Le tribunal a jugé être en présence d’une fraude à grande échelle et a condamné P.S. (le compte rendu du jugement du tribunal est disponible sur internet, il ne faut pas hésiter à le lire).

Quant aux études réalisées pour montrer l’inocuité des OGM, elle sont beaucoup plus complètes que les études réalisées sur la plupart des produits alimentaires. De nombreux produits alimentaires actuellement en vente libre (cacahuette, kiwi,...) ne passeraient d’ailleurs pas les tests imposés aux plantes OGM.  Maintenant, même si ces études sont très complètes, on peut toujours dire qu’elles pourraient être plus complètes, en testant par exemple des risques inconnus à ce jour. Mais peut-on raisonnablement demander aux scientifiques de realiser des tests pour des risques inconnus ?

Léna
12/10/2007
procès Schmeiser

Bon, voilà un lien : http://decisions.fct-cf.gc.ca/en/2001/2001fct256/2001fct256.html
  Il s’avère à la lecture (j’ai pas tout lu mais presque) que le caractère accidentel de la contamination du champ de Schmeiser n’est pas remis en cause. Il y a donc bien eu, à un moment quelques plants OGM dans le champ de Schmeiser. Il n’a pas été voler des plants OGM au voisin, par exemple, les plants sont arrivés sans son concours. Par contre, comme il réutilisait une partie de ses récoltes pour replanter l’année suivante, les plants OGM se sont multipliés. Il dit(là je n’ai pas de preuve) en avoir pris conscience à une époque où 40% de sa production était devenue OGM. Et il dit aussi avoir continué à replanter les graines après ça, même sachant qu’elles étaient OGM, donc propriété de Monsanto. Et c’est là je pense que la plupart des gens trouvent son attitude louche.
  Pourtant moi je ne vois pas le soucis. Avec un plant non OGM qui se serait semé tout seul dans le champ de Schmeiser on n’aurait pas crié au vol. Schmeizer aurait eu le droit de récupérer les graines pour replanter et multiplier la récolte.

Maintenant représentons-nous juste le cas suivant :
  Schmeiser a un champ avec des plants non OGM
  des plants OGM apparaissent par dans son champ

Qu’il le sache ou pas, quelle possibilité a Schmeiser, qui souhaite pouvoir réutiliser une partie de sa production, pour rester dans la légalité ? Eh bien il faudrait qu’il ait le moyen de distinguer les plants OGM des non OGM, pour pouvoir détruire les OGM et replanter les non OGM. Or quel est le seul moyen que possède Schmeiser ? Balancer du round-up dessus, sauf que ça détruit justement les plants non OGM, donc cette solution n’est pas viable. Il ne reste plus qu’à faire des tests génétiques de chaque plant pour vérifier qu’il n’est pas OGM... évidemment c’est très réaliste et pas coûteux du tout ! Donc finalement la solution de moindre mal qui s’offre à lui c’est de replanter ses graines quand même, en espérant que parmis ce qu’il replante, seulement une faible partie sera OGM. Il est maintenant dans l’illégalité puisque les semences sont en partie propriété de Monsanto. Sinon il peut aussi raser son champ et racheter des graines non OGM à planter, mais franchement, trouvez-vous que Monsanto ait le droit de lieu imposer cette dépense supplémentaire alors qu’il n’avait rien demandé ?
  C’est dans cette situation d’obligation d’être dans l’illégalité que vont se retrouver demain les agriculteurs qui refusent de cultiver OGM. Et c’est ça que je trouve très grave... en dehors de la bonne foi ou non du cas de Schmeiser.

  Concernant les tests sur les OGM, j’ai déjà lu votre discours ailleurs... manifestement vous considérez donc que les scientifiques du CRIIGEN ne sont pas des scientifiques et/ou ne sont pas indépendants. Je vous invite donc à prendre connaissance de leurs noms, ici : http://www.criigen.org/index.php ?option=com_content&task=category§ionid=6&id=23&Itemid=35.

flo
10/10/2007
Bien sur que les OGM c’est important !

Oui, le débat sur les OGM est important parce que :

  ils couvrent "100 millions d’hectares dans le monde, soit 5 fois plus que la totalité de la surface cultivée en France" et que "Certains sont cultivés depuis plus de 10 ans".

  ils donnent surtout satisfaction aux firmes qui les commercialisent, qui en ont le monopole et qui retiennent prisonniers tous les agriculteurs qui les utilisent (rappelons que les OGM ne peuvent pas être replantés par les agriculteurs grâce à leurs récoltes, ils doivent chaque année racheter obligatoirement des semences). Les OGM posent des problèmes pour la santé (voir le documentaire de Canal+ "OGM. L’étude qui accuse" disponible sur internet). Que penser de l’impartialité et de la fiabilité des tests sur l’innocuité supposée des OGM alors qu’ils sont organisés et financés par ceux qui les commercialisent ! Avec les OGM les pesticides ne sont pas supprimés : ils sont inclus aux plantes elles-même qui, à cause du gène qu’on leur a rajouté, se mettent à les fabriquer. Alors si on n’épand plus de pesticides dans les champs, on les retrouve, bien cachés et tout aussi dangereux, à l’intérieur de la plante.

  On a raison de différentier les OGM et la production agricole normale. Le grain de mais OGM est fondamentalement différend du grain de maïs normal car il n’a même pas le même patrimoine génétique. Et évidemment son contenu est différend : l’OGM contient du pesticide. Il ne faut pas confondre aspect et composition même si au premier coup d’œil les farines OGM et les farines normales ont le même aspect !

  La confiance aveugle que certains ont pour les scientifiques est totalement contradictoire avec la démarche scientifique qui, elle, exige qu’on s’interroge sans cesse et qu’on refuse les certitudes non prouvées. Les scientifiques, comme les autres citoyens, doivent répondre aux questions qu’on leur pose. Et puis cela fait déjà pas mal de temps qu’on sait que science et éthique doivent marcher de concert.

  Si le forum est inutile, pourquoi vous y exprimez-vous ?

  Personne ne conteste l’intérêt de la recherche sur les OGM.

  L’étude de l’écologie nous a permis de prendre conscience que l’environnement forme un tout. On ne peut pas ignorer ce qui se passe dans un domaine ou dans un autre sous prétexte que ce domaine ne nous intéresse pas.

loutrecurieuse
9/10/2007
Apprentis sorciers
Nous jouons les apprentis sorciers avec les OGM sans dominer les risques de dissimination, sans que ces produits aient été choisis par le consommateur. Lequel d’entre nous a jamais demandé à manger OGM. La production agricole mondiale suffit à nous nourrir tous seuls le partage et l’emploi de ces richesses sont en question.
Marco
9/10/2007
Pour un choix citoyen
Bonjour, Comment pouvons-nous tous, citoyens, accepter qu’un domaine aussi important de la vie, rien de moins que notre alimentation, c’est-à-dire notre vie, soit laissé dans les mains de quelques monstres meurtriers dont la structure ressemble à celle d’un service secret ? Comment pouvons-nous accepter de transformer le rôle de l’agriculteur, qui fait déjà un travail très pénible, en celui d’un apprenti sorcier, polluant les autres et s’empoisonnant lui-même, quand il n’est pas dejà malade, comme le montrent d’amples études scientifiques ? Comment pouvons-nous signer l’arrêt de mort de l’agriculture biologique par l’incapacité de contrôler la pollution génétique ? Comment pouvons-nous imaginer un projet de société de ce genre, condamnée pour toujours à subir les effets des choix de quelques monstres multinationaux ? Non, la question des OGM n’est pas seulement la pertinence des études montrant leur dangereusité ; c’est surtout un choix citoyen : il faut tout simplement interdire cette technologie à jamais, l’extirper de cette planète dejà assez maltraitée et s’orienter vers des formes de culture plus respectueuses non seulement de l’environnement, mais aussi de nous tous, citoyens.
Calire
9/10/2007
ne pas réinventer l’eau chaude

Depuis les années 80 où l’on a inventé la transgénèse, et depuis 10 ans où les OGM sont cultivés dans le monde entier, on a accumulé, dans les laboratoires de recherche publique, dans les laboratoires privés, sur le terrain, en culture, en commercilalisation ... une somme de données considérable. Les outils modernes, internet.. donnent accès à un grand nombre de ces données. Une étude , une recherche digne de ce nom sur le sujet des OGM va d’abord faire le point sur les données existantes. Ne réinventons pas l’eau chaude !

L’académie a peut-être des lacunes, la contestations des experts est facile, accuser les chercheurs suit la mode ... Mais sur la somme de données expérimentales et commerciales, on aurait trouvé de gros inconvénients, ça se saurait. Or on revient toujours aux quelques cas (une dizaine) de recherches aux protocoles mal ficelés, à la publication trop précoce, au procés retentissant d’un agriculteur condamné pour mensonge. Et on passe sous silence les milliers d’études qui ont, petit à petit, accumulé des données, ni explosives, ni révolutionnaires, mais qui on permit de bâtir le chemin de cette nouvelle technologie.

Oui à la poursuite des recherches, ANR, publique et privé en partenariat, recherches fondamentales et applications sur des sujets nouveaux. Oui à la vulgarisation à outrance de leur résultats. Oui à la transparence , sur tous les fronts, et que chacun fasse l’effort d’aller à la source,pour comprendre lui même plutôt que propager la dernière rumeur sur le sujet

Thau
9/10/2007
il n’y a pire sourd...

"une somme de données considérables", " des milliers d’études"... et pourtant, les experts et chercheurs dans ce grenelle et ailleurs, quelque soit leurs prises de position publiques, s’accordent à dire qu’il en manque encore beaucoup, des études et des données... curieux non ?

"la contestation des experts est facile, accuser les chercheurs suit la mode"... ils doivent être un peu sado-maso, ces experts et chercheurs qui remettent en cause les compétences de l’académie, les protocoles d’homologation, etc... non ?

"on aurait trouvé de gros inconvénients, ça se saurait"... mais on en a trouvé, vous le reconnaissez vous-même... mais ces études là et leurs résultats, d’après vous, ne sont pas recevables, quand les milliers ( ? ? ?)d’autres, qui n’ont rien trouvé (ont-elles seulement cherché ?)le sont forcément.

Alors oui effectivement il faut poursuivre les recherches, développer le savoir et la connaissance scientifique...en matière de transgénèse comme dans toute matière... une technologie n’est ni bonne, ni mauvaise en soi... son utilisation si...et contrairement à ce que vous affirmez, la transgenèse est une technologie aujourd’hui mise en application dans certains domaines, en l’absence de connaissances suffisantes.

Calire
9/10/2007
aller de l’avant

OGM, dissémination ... nous sommes dans l’agriculture, ce n’est pas du oui/non, OGM ou pas OGM, mais des variétés améliorées pour un gène, deux ou trois qui répondent à des besoins trés précis : résistance à la pyrale, facilité de desherbage avec un desherbant total, résistance à la chrysomèle... et plus tard amélioration de l’efficacité de la plante quand il fait sec, quand on met moins d’azote ...

Comme pour toutes les pratiques agricoles, ces nouveautés doivent être raisonnées ( c’est ce que j’ai appris dans mon école d’agronmie il y a 30 ans ...) Donc , à la nouveauté apportée par la variété OGM, on combine, des bandes non OGM refuge de pyrales pour éviter de créer des résitances, des desherbants totaux en mélange de 2 molécules , toujours pour éviter les résitances ( pas de sous dosage, surtout , qui créérait des résistances )... et des distances d’isolement ou des tours de champ non OGM, pour pièger le pollen. Alors nous pouvons bénficier d’atouts techniques , ni pires ni meilleurs que d’autres nouveautés, aussi utiles, aussi sûrs dont l’intérêt immédiat est certain, puisque les agriculteurs , les premiers concernés les plébiscitent dans le monde entier.

Si nous nous en privons au nom de principes tels que la supériorité de la nature dont il ne faudrait pas toucher à une molécule ( l’ADN) dont on a décidé qu’elle était sacrée, nous nous faisons dépasser par les autres pays du monde qui n’ont pas fait le choix de s’en passer. Egoistement, pour continuer à vivre "riche et heureux", il faut rester dans la course, on n’a pas trouvé d’autres alternatives. Et n’oublions pas que l’agriculture doit rester productive si on veut nourir la planète dont la démographie est en croissance. La hausse vertigineuse du prix des céréales en ce moment nous rappelle que nos stocks sont limités.

Il faut donc continuer la recherche, tous les types de recherche , privés et publiques, exploiter les OGM autorisés, ne pas diaboliser et arrêter de dire qu’un mélange de grains ou une fécondation par ces variété est une contamination ou une pollution ( vocabulaire impropre utilisé à dessein), se conformer simplement à la législation, étiqueter et respecter les seuils.

iollann
9/10/2007
pourquoi faire ?

je voudrais bien savoir pourquoi on a produit l’OGM ? dans quelle but ? juste pour suprimer la pyrale ?

c’est une plaisanterie là... !

je voudrais juste comprendre pourquoi un jour quelqu’un a décidé "d’inventer" l’OGM !

Sang chaud
9/10/2007
Un chercheur inquieté
Justement, en parlant de Christian Vélot éminent chercheur en transgènique dont j’ai pu assister à une conférence,Il serait,en ce moment, inquiet pour son renouvellement de poste. Sont-ce les lobbies multinationales semencières d’OGM qui seraient assez influents auprès de nos gouvernants pour empêcher quelqu’un qui possède bien le sujet et qui nous placerait un peu trop devant nos responsabilités ? On peut s’attendre à tout quand on voit ce qu’il se passe ailleurs en corruption (EADS et Gautier-Sauvagnac). Ce ne serait pas la première fois qu’on met un dérangeur dans un placard. La vérité peut empêcher certains de se faire beaucoup d’argents.C’est pour celà que je me méfie beaucoup de la décision finale qui sera prise par le pouvoir en place.Il faudra bien contenter ceux qui ont tout fait pour mettre en place leurs pions.
Jojo
9/10/2007
Pas étonnant
Cela ne m’étonne qu’a moitié. Tout est fait pour nous garder ignorant et nous manipuler. Comment se fait-il que personne n’invite ce chercheur dans les emissions débattant des OGM. Hier encore dans complément d’enquête sur France 2, on a eu droit aux interviews pro OGM d’industriels agricoles qui ne cachaient pas leur vision mercantile de l’agriculture et avouaient qu’il y avait des débouchés importants dans les biofuels. Alors c’est cela la vision de nos politiques, produire des OGM pour faire rouler nos voitures avec des cours de bourse de céréales au plus haut ne permettant pas aux plus démunis de manger à leur faim (cf cours de bourse du blé qui est passé de 150 € la tonne en janvier 2007 à presque 280 € la tonne en septembre 2007) ? Et aussi produire des médicaments dans nos champs grâce à des plants OGM avec tous les risques que cela comporte (resistance de nouvelles bactéries du sol, dissémination de l’OGM dans la nature, impact sur la santé humaine...) ? Alors à quand un réel débat contradictoire sur nos chaines nationales ? Comment se fait-il que l’on ne trouve plus sur internet le reportage de Michel Despratx de l’emission 90 minutes de canal+ ? J’ai le plus grand mal à croire qu’il s’agisse de pures coïncidences.
XF75
9/10/2007
La science doit répondre aux questions !

Ou je sais que je ne sais pas. Le problème des OGM a la fois commercial et scientifique. Au niveau commercial, en particulier le contrôle, la capture des agriculteurs,il est clair que c’est a l’état de légiférer afin d’équilibrer le pouvoir des partis. C’est inquiétant, mais " contrôlable " puisque économique.

Plus inquiétant le cote scientifique, en résumé il ne sait pas dire " je sais pas ", surtout dans notre monde ou la sciences est mis au niveau de la religion et avec la pression économique (incompétence !).Comme Icar on peut se brûler les ailes, le radium devait tout guérir,l’isolation par l’amiante, les pesticides etc.

Voici exactement comment on fabrique un OGM, on veut ajouter a un produit, une plante par exemple, une fonction contenu dans une autre plante. Le code génétique peu être vu comme une bande de papier, le scientifique a sa disposition des ciseaux, (enzimes en " ase ").Il coupe pour récupérer le morceau qui l’intéresse (la fonction)puis le place dans la plante qui doit acquérir la nouvelle fonction.Facile ?, mais alors pourquoi cela semble si compliqué ?. tout simplement parce que nous ne possédons pas la maîtrise des ciseaux. Les bandes sont mise en boite, avec les paires de ciseaux et les morceaux qui semblent être les bons, on secoue, puis on replace les bande dans les cellules. Dans les boites (de pétri) on les fait pousser. 99,99999% meurt, dégénère ou ne font pas la fonction. Le protocole est modifie, plus de sécateurs ? ?,enfin une cuisine et cela dure des mois, donc cette recherche est coûteuse.

Enfin la cuisine a marche, attention elle n’est pas reproductible, elle a permis de passer de 99,9999 a 99,999 % d’échec, c’est un tirage du loto. On tient la cellule, on vérifie qu’elle fait ce qu’on lui demande, c’est bon, l’industrialisation est possible.

La base de la science tient dans la reproductibilité, plus c’est reproductible plus on la maîtrise. On constate donc qu’aujourd’hui la science génétique progresse mais n est encore au début, alors peut on la laisser dans la nature, le risque en vaut il la chandelle ?. Un medicament, pourquoi pas a condition d’un controle stricte

Un jour un patient est entré a l’hôpital avec un panaris, il en est sortie les pieds devant. Une des premières victimes des maladies nosocaumiales. Le rapport ? Dans les années 30 on découvra les anti biotiques, l’industrie en produisit, concurrence oblige aucune gestion ne fut faite, par exemple en interdisant un type (préjudice de l’entreprise). Nous avons maintenant des bactéries résistantes a TOUS nos antibiotiques. Nous sommes revenus au niveau des années 30 quand la parade était uniquement la désinfection. Ces bactéries sont principalement a l’hôpital, d’ou cette chasse. L’intérêt de cette exemple c’est qu’il est actuel et le résultat d’une découverte qui fut mis sur le marche, les scientifiques qui avaient imaginé cette situation n’ont pas eu droit a la parole. Histoire un eternelle recommencement ?

Ryuujin
9/10/2007
et si les réponses avaient déjà été données ?

J’ai surtout l’impression que ces réponses, vous ne voulez pas faire l’effort de les chercher, voire de les entendre, car elles ont été abondamment répétées concernant les OGM actuellement commercialisés.

Non, la transgénèse n’est pas complètement maitrisée. Mais elle est mieux maitrisée que les techniques classiques de créations variétale qu’elle remplace.

Jojo
9/10/2007
Moratoire OGM
Je suis pour un moratoire visant à interdire la culture d’OGM en plein champs et ceci au nom du principe de précaution. Il est prouvé que les semances OGM contaminent de manière horizontale et verticale les espaces environnant sa production (cf conférence de Christian Vélot). On ne peut pas prendre le risque de changer la nature sans en connaître les conséquences. Je suis par ailleurs pour une recherche sur les OGM en espaces confinés.
Sophie
8/10/2007
OGM et recherche publique
Une recherche publique est évidemment à soutenir. Mais c’est quand même lesle manque de courage politique face aux excès de certains anti qui ont contribué à affaiblir la recherche française publique comme privée. On se souvient de la destruction par José Bové de 3 ans de recherche au CIRAD. Il fut un temps où les champs de peuplier de l’INRA étaient protégés par des CRS pour éviter à certains "anti" de venir les détruire. Pourtant, ces peupliers OGM avaient pour vocation d’utiliser moins d’énergie et de polluant pour produire du papier !
Léna
9/10/2007
recherche publique

Attention je crois que vous mélangez certains termes. Qu’entendez-vous par recherche publique ? En général quand on parle de recherche publique on fait référence à des thèmes de recherche qui ne génèrent pas de profit immédiat, comme par exemple la physique théorique sur les supernovae. Le but immédiat est juste de faire avancer nos connaissances, répondre aux questions du genre "comment fonctionne le monde qui nous entoure ?", etc... Cette recherche-là est en danger, car les chercheurs peinent à trouver des financements publics, c’est-à-dire sans lien avec des industriels (un industriel se moque de savoir comment se forment les supernovae, ça ne lui rapporte pas d’argent, ne fait pas tourner sa boite). En conséquence ce type de sujets de recherche est amené à disparaitre et c’est assez alarmant.

Ne pas confondre avec sujet "d’intérêt public", c’est-à-dire pouvant mener à une amélioration des conditions de vie de chacun. La nature (altruiste ou pas) du sujet n’empêche pas le financement par des industriels ayant un intérêt dans le développement de cette technologie, et par conséquent complètement partial dans le traitement des résultats obtenus par le chercheur.

En cas de mise en évidence d’un problème, le financier a le choix de prendre ou non en compte le résultat, de financer ou pas à nouveau le chercheur pour qu’il continue à travailler pour lui. S’il est honnête tout va bien, s’il recherche avant tout le profit c’est moins rose.

Sophie
8/10/2007
OGM une évaluation des risques complète
Laisser entendre que le processus d’évaluation scientifique est incomplet relève d’une méconnaissance totale de la réglementation européenne et français qui encadre les OGM. Le Kiwi ou la pomme de terre de seraient pas autorisés si les règles appliquées aux OGM étaient valables pour d’autres fruis et légumes.
jbbonastre
8/10/2007
ne pas redécouvrir la roue
Connaissant assez bien le sujet, je suis effaré de l’absence dans ce Grenelle de l’absence du monde scientifique. Les vraies compétences existent cependant en France ( même si elles dérangent et font l’objet de tentatives répétées en vue de les dicréditer), que ce soit au sein de la CGB, de la commission ad hoc de l’AFSSA.Donner "une impulsion forte pour une recherche en : écotoxicologie, toxicologie, écologie, démographie, épidémiologie humaine et du milieu naturel, agronomie, entomologie, génétique des population, écologie microbienne, sociologie et économie agricole..." (pourquoi s’arréter en si bon chemin ? ).voeux pieux et gage d’inneficacité.... Nous avons déja les structures pour faire un excellent travail d’examen de candidatures des nouveaux événements transgéniques, ces organisations ont bien travaillé, approuvant ce qui devait l’être, rejettant ou ajournant ce qui ne devait pas être approuvé. Jetter le discrédit sur ces structures est il est vrai un bon moyen de se mettre dans la poche l’opinion publique non informée et de bloquer le système et pendant ce temps nombre de pays dont l’Inde, l’Indonésie ( et peut être la Chine) aprés avoir absorbé le meilleur de notre savoir ( tant mieux) sont en train littéralement de nous laisser sur place ! Cas précis de contamination environnementale : (dissémination de colza, de betteraves et de maïs génétiquement modifiés et présence d’OGM dans le pollen récolté par les abeilles) : seuls des événements transgéniques sur maïs sont approuvés. Les risques sont complétement surévalués c’est un moyen stratégique de bloquer le système. Le verbatim des réunions fait état de déclarations d’opposants mais aucun examen serein de la littérature scientifique et de la réalité des faits dans les pays cultivants des OGM n’est pris en compte. Enfin les références au caractère invasif incontrolable des OGM (ayant passé la barriere de l’approbation) confirme le vieil adage "plus c’est gros, mieux ça passe).
Stephou59
8/10/2007
Oui aux OGM

Le français est ici dans sa nature. Il peut critiquer ! et quand il ne sait pas et ne comprend pas ce que c’est il préfère, au lieu de se poser la question, dire Non. Eh bien, moi qui suis informée et qui aie fait des études de biologie à la fac. Je dis OUI ! et encore OUI !

Les OGM sont cultivés depuis plus de 10 ans dans le monde. Nous avons donc assez de recul. Il faut arrêter avec ce principe de précaution ! Les OGM sont l’avenir de l’agriculture. Ces 2 dernières années, l’augmentation exponentielle du nombre d’hectares OGM en est une preuve.Il faut que la France avance !

Oui aux OGM ! !

Damien V.
9/10/2007
du recul ?

Dix ans de recul dites-vous ?

Il y a dix ans, les vendeurs d’OGM nous prommettaient qu’il était vraiment impossible que les plantes OGM cultivées contaminent les autres ! Et aujourd’hui, tout le monde admet que c’est malheureusement le cas ! Notamment avec le Colza.

Il y a dix, on nous promettait que les OGM allez faire disparaître la faim dans le monde ! Aujurd’hui, on voit qu’il n’en ait rien, et que au contraire cette agriculture coûteuse à ruiné nombre de petits paysans du Tiers-monde...

Alors oui, nous avons assez de recul pour dire NON aux OGM !

Seulement 6 pays en Europe ont autorisé un ou plusieurs OGM. Ce n’est pas parceque les USA ou le Brésil ont fait ce choix, qu’on doit les suivre ! Ce n’est pas un argument !

Oui, le français à raison de critiquer, non pas parcqu’il ne comprendrais pas (vous avez une belle opinion des français !), mais au contraire parcqu’il a bien compris que le seul interêt des OGM, c’est le profit financier des multinationales !

Non et non aux OGM !

Sébastien
8/10/2007
Pourquoi les écologistes sont contre les OGM
Vous êtes vous demandé pourquoi les groupes écologistes sont contre les OGM ? Première raison c’est devenu un bon fond de commerce, remplaçant celui de l’anti-nucléaire tombé en désuétude. En effet l’écologiste ne fonctionne que sur la peur des gens face à la nature. Deuxième raison, c’est parce que beaucoup d’associations écologistes sont directement financées par des "généreux donateurs" habitant les USA propriétaires ou actionnaires des grosses transnationales américaines, ayant leurs activités entre autres dans l’agroalimentaire et l’agrochimie. Leur but est très simple,financer les groupes écologistes européens et français afin de s’opposer à tout progrès génétique et nous inonder de leurs produits OGM, et de réduire la recherche française à néant afin de nous imposer la leur. C’est très malin, ça va pas faire plaisir à beaucoup de gens ici, mais je suis bien placé pour savoir ce genre d’informations, et un jour un gros scandale sur le financement des groupes écologistes aparaitra. Pour les USA l’arme alimentaire est plus importante que l’armée, et nous pouvons faire confiance à leur patriotisme pour tenir bon. Les OGM ne sont qu’un faire valoir, politico-économique, dont les écologistes sont l’habile instrument des financeurs. En croyant se battre contre les transnationales, les écologistes ne se rendent même pas compte qu’ils sont manipulés et ne font que servir la cause des capitaux anglo-saxons et principalement des USA.
leviaur
9/10/2007
halte à la paranoïa
Il existe bon nombre de preuves scientifiques,apportés notamment par Gilles-Eric Séralini spécialiste français des OGM, qui méritent de s’arrêter sur la question des OGM et d’aborder les risques sur la santé sans faire appel à des nébuleuses financières. La plupart des Français ne sont pas des écologistes engagés et pourtant ils ont pris conscience du danger potentiel des OGM (à plus de 80%). Alors abordons le sujet avec des arguments scientifiques.
bonaldaf
8/10/2007
OGM
Sur les OGM il suffit simplement d’écouter l’écrasante majorité de la population qui est contre, à moins qu’elle ne soit trop inepte pour comprendre ce qui est bon ou mauvais pour elle. Les OGM n’obéissent qu’à des enjeux de leadership commerciaux et de brevetage du vivant, tout le reste n’a d’autre but que de noyer ces viles intentions derrière de fallacieux oripeaux humanistes. L’alimentation de l’humanité n’a nullement besoin de ce genre de technologie au potentiel destructeur incommensurable sur le plan écologique. Les OGM sont même le principal péril pour l’accès à la nourriture de l’homme par l’appauvrissement dramatique des variétés cultivées qu’ils entrainent et la dépendance totale des agriculteurs aux firmes semencières qui l’interdisent de ressemer sa récolte.
Ardi
8/10/2007
Bienvenue à Gattaca... La science contre la peur

Sous ce pseudonyme se cache certainement un scientifique qui connait bien son sujet et qui a dû le pratiquer durant des années. Dans ce forum il apporte des arguments qui paraissent convaiquants car basés sur des faits, sur l’expérimentation.

En face, l’argumentaire des anti-OGM est basé sur une peur confuse, d’un reportage vu à la télé ou d’un article lu dans un magazine souvent rédigé par des reporters qui ne connaissent pas le sujet et qui bien sûr, pour vendre leur article, utilisent une vieille technique de scandale... et bien sûr, le commun des français marche à fond et se croit d’un seul coup spécialiste en OGM, rien qu’avec ce reportage.

Comme c’est facile de faire peur aux français. Il suffit d’ailleurs souvent d’un seul mot pour stigmatiser tous les esprits et par la suite, rien que prononcer ce mot devient une grossierté. Ici c’est OGM. Hier on a découvert un nouveau mot interdit : "détail". il y a aussi "la droite", "Karcher", "Patron", etc...

Je pense que :

  La majorité n’a pas toujours raison : A l’époque de Galilée la majorité pensait que la terre était plate. Au début du siècle dernier la majorité des allemands pensaient que les juifs étaient une race inférieure. Et plus récemment la majorité des français a pensé que l’Europe était une mauvaise chose et qu’il y avait un plan B.

  La nature ne fait pas toujours bien les choses, au sens humain. Heureusement que l’homme sait y remédier. La prochaine fois que vous allez voir votre médecin car vous êtes térassés par une bactérie ou un virus, que votre dentiste vous soulage ou vous met une prothèse, que votre opticien vous fait des lunettes, que vous continuer à vivre après une opération de l’appendice ou une trithérapie ou une radiothérapie et que vous constatez que vous avez plus de 70 ans et pas encore mort de la peste, du choléra, de la lèpre, etc. pensez que c’est la science de l’homme qui a vaincu la nature. Peut-être d’ailleurs trop bien, avec tous les problèmes de 4ème age et autres retraites que cela engendre (mais c’est une autre histoire).

  Que la biologie est une science, que l’humanité est arrivée là où elle est grâce à la science, Que je suis très content d’être un humain, Que je suis aussi très content de vivre mon époque, Que je n’ai pas du tout envie de vivre dans le passé ou comme des animaux, Qu’on ne peut pas empêcher les humains de progresser, Que j’admire nos scientifiques et nos chercheurs, Qu’ils ne sont pas missionnés par les entreprises commerciales pour exterminer notre race, Que quand on ne connaît pas un sujet aussi pointu que la génétique on reste plus humble, moins virulent.

Malheureusement, j’ai l’impression que le mal est fait. Que rien que prononcer le mot OGM devient scandaleux, que nos ministres le savent, mais qu’ils sont bien embêtés face à l’opinion et qu’ils vont se sentir obligés de céder.

J’espère que l’intelligence pragmatique remportera sur l’idéologie imaginaire.

leviaur
9/10/2007
OGM et OGM

Déjà parle t-on des OGM en milieu confiné ou des cultures OGM en plein air ? Deux sujets bien distincts qui vont apporter des réponses différentes.

A propos des reportages télé : c’est que l’on peut avoir parfois l’impression d’un certain amateurisme. Alors intéressons nous d’abord au propos des scientifiques pro ou anti-OGM. L’innocuité des OGM, si l’on écoute ces derniers et contrairement à la teneur générale de votre propos, ne va pas de soi ! Il y a débat.

Pour faire bref, un seul exemple : Gilles-Eric Séralini, spécialiste français incontesté des OGM, a démontré que le MON810 affecte gravement le fonctionnement du foie ou des reins chez le rat lorsque l’on prolonge la durée de l’expérience au delà de ce que recommande le protocole habituel.

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Modifié par moderateur Le 2007-10-10 17:59:15
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Ardi
10/10/2007
Oui pour le débat, mais avec des arguments scientifiques. Pas en jouant sur les peurs.

J’ai mon opinion personnelle sur les OGM, mais comme je ne suis pas spécialiste j’essaye d’être mesuré, prendre un peu de recul.

Je ne connais pas le spécialiste dont vous parlez. Mais tel que vous relatez son expérimentation sur le rat ça me rappelle qlq chose. Il y a qlq mois un américain a fait un film pour démontrer les méfaits des Mac Do. Alors il s’est gavé exclusivement de Mac Do et de Coca matin midi et soir durant plusieurs mois et s’est autofilmé. Il avait grossit...

Si c’est ça une démonstration, je propose qu’on gave un bon français exclusivement de bons cammemberts bios pendant quelques mois et de vérifier qu’il est toujours en très bon état à la fin de l’expérience.

Bon c’est caricatural, et probablement que votre chercheur a bien respecté son protocol d’expérimentation. Je suis incapable de juger. Je ne peux qu’écouter un autre spécialiste contre-expertiser ces résultats et me faire ensuite une opinion avec tous les éléménts au complet.

Nadège
9/10/2007
Malheureusement le noir est le blanc ne sont pas de ce monde...

Bonjour Monsieur l’ardi Gattaca,

>Tout d’abord les semeurs de PEUR existent des deux côtés. Et oui, un des arguments des pro-OGM est le suivant : comment pourront-nous nourrir toute la planète quand le nombre d’ humain aura doublé ou triplé. Nous verrons plus loin à qui profitera le plus ce mode de culture... car le fond du problème OGM est ici et pas ailleurs.

>Deuxièmement, il me semble que Galilée n’a pas été condamné pour avoir prouvé que la terre était ronde (ou n’était pas plate mais cela nous laisserait supposer qu’elle pourrait étre soit cubique soit cylindrique, soit conique ou bien même ovale comme à présent), mais que cette dernière tournait autour du soleil. Cela étant considéré comme une hérésie à l’époque puisque la terre était d’après l’Eglise le centre de l’ univers...

>Troisièmement, personnellement je pense pas la nature fait très bien les choses... et que toutes les réponses aux maux des humains se trouvent en elle-même. Pour exemple, Fleming n’a pas créer la péniciline, il l’a découverte, et Galilée n’a pas fait tourner la terre autour du soleil il a démontré ce mécanisme (si on peut appeller cela ainsi)... D’ailleurs il me semble que les grecs utilisaient les moisissures pour soigner déjà, et il me semble que ce sont aussi les grecs qui ont découverts que la terre était sphérique (Platon je crois).

>Je suis d’accord avec vous sur le fait que les médias cherchent le sensationnel mais entre nous il n’ y a pas qu’eux... et les retombées profitent quelques fois aux opposants qui peuvent arguer d’avoir été diabolisés... et là la pirouette est faite et l’opinion passe de l’autre côté. (Action, réaction et contre.)

Mais le sujet n’est pas là. Pour vous rassurer, je ne ma sens pas spécialiste des OGM. Il y a des scientifiques pour cela. Mais, bizarrement ils ne sont pas tous d’accord d’une part sur la toxicité des OGM, et sur l’ utilité des OGM. Il y a même des scientifiques qui s’accordent à dire que la toxicité des OGM est moindre (tout dépend du dosage, de la production de pesticide du PGM) mais qu’ ils doutent franchement de l’ utilité des OGM... Il y a même des scientifiques qui quittent leur place parceque le résultat de leurs travaux passent à la trappe... Et vous me direz qu’ il y a des organismes reconnus comme l’AFSAA, l’INRA etc. qui font leurs boulot... en toute transparence et en toute quiétude. Et bien, là j’en doute. (et je précise, je n’ai pas peur car j’ai encore le choix de manger sans OGM, bio quoique mon budget ne me le permet pas pour tout.) Je doute aussi parceque l’histoire récente nous montre que ces organismes reconnus ne sont pas exemptes de pression... Je doute aussi parceque le nuage de Tchernobyl voyant les panneaux "défense de survoler le territoire français", a contourné notre doux pays où je suis très contente de vivre à notre époque.

>maintenant venons-en aux faits. Les OGM vous en conviendrez, sont des créations et les entreprises qui les mettent...

Nadège
10/10/2007
suite

>Maintenant venons-en aux faits.

D’une part, les OGM, vous-en conviendrez sont des créations et de ce fait les entreprises qui les mettent au point les font breveter. Ces entreprises pour mettre au point ces créations, leurs produits, font des investissements, dans le cas qui nous préoccupe, de gros investissements. Et quand une entreprise investit, elle est en droit d’attendre ce que l’on appelle un retour sur investissement. Le but d’ une entreprise étant de générer des bénéfices, il lui faut vendre sa marchandise, brevetée et si elle est intelligente elle sera aussi productrice des marchandises pour les ventes complémentaires (pour poser du carrelage, il vous faudra bien sûr du carrelage mais aussi la colle, la patte à joints, les croisillons, la carrelette, la règle métallique, un niveau si vous n’avez pas le compas dans l’ oeil, une grosse éponge ... et de l’ huile de coude :). Et puis il faudra faire un peu de pub... ou d’autre s’en chargeront à votre place pour faire connaître les bienfaits de vos produits :))

D’autre part, nous voilà enfin confronté au problème de la pénurie du pétrole. Alors les gouvernements de tous les pays se demandent en coeur, mais comment va-t-on faire tourner notre économie de marché sans ! Grande angoisse collective (et même pas besoin des médias sur ce coup là). Donc de façon pragmatique ces même ’dirigeants’ étudient toutes les possibilités et ouf, la solution des bio-carburants est là. Mais il faudra pour que ça marche augmenter le rendement, la productivité de ces cultures. De fil en aiguille, et pragmatiquement toujours ils s’accordent (pas tous) à dire que les OGM sont ce qu’il y a de mieux pour palier à ce cataclysme de la pénurie de carburant (de l’économie et de la croissance).

Il serait naif de penser que les semenciers soient des phylantropes. Comme il serait aussi naif de penser que les OGM ne sont pas dangereux. Je ne parle pas uniquement de la toxicité des pesticides qu’ ils produisent (assez discuté au sein de la communauté scientique qui fait un travail remarquable), ni du risque de la dissémination, ni de l’ impact sur l’éco-système càd l’appauvrissement de la bio-diversité. Je pense aussi aux dangers que comporte la brevetablité du vivant et de l’ impact sur l’ agriculture.

Et puis n’oubliez pas que l’homme n’est pas parfait. Il a toujours tendance à remuer ciel et terre pour trouver ce qui se trouve à ces pieds. Ce que les semenciers tentent de faire croire, c’est qu’ils créent des plantes résistantes... mais ce qu’ on oublie de dire c’est que des plantes résistantes existent déjà. D’ailleurs Gattaca se plaît à citer le professeur Narbonne mais ne se réfère qu’ à son point de vue sur la toxicité des OGM. Il ne parle jamais de son point de vue sur l’orientation de l’agriculture actuelle. Le professeur Narbonne a donné une conférence intitulée "Quels toxiques dans nos assiettes" que l’on trouve facilement sur le web...Je n’aime guère les gens qui tronquent les choses

Ardi
11/10/2007
Oui à un débat intelligent

Nadège, je partage assez ton point de vue. Tout n’est pas noir ou blanc.

Personnellement, quand pour la première fois il y a qlq années le sujet des OGM est sorti dans les médias et de la manière dont il a été présenté cela m’a fait peur comme à beaucoup. On peut facilement effrayer les gens en parlant de sujets de sciences fiction avec des "Manipulations" et de la "génétique".

C’est assez heureux qu’on puisse discuter dans ce pays, avoir un pouvoir de contestation, obliger les gens à réfléchir et d’engager leur responsabilité. Pensez que dans d’autres pays on n’aurait pas posé la question mais imposé la solution.

Les OGM sont un sujet de préoccupation à juste titre. J’aurais aimé un débat contradictoire et intelligent entre spécialistes pour me faire une opinion. Je pense qu’à l’issu d’un tel débat je pourrai avoir une opinion personnelle plus juste.

Quand lors de la dernière élection présidentielle il y a eu un débat projet contre projet entre les deux candidats, même si je ne suis pas non plus spécialiste en politique j’ai pu me faire une opinion.

Le débat ne peut pas voir lieu dans ce forum entre anonymes ou pseudonymes. J’ai constaté seulement en lisant ce forum que l’argument des anti-OGM était plus dans le registre "émotionnel" que "rationnel".

J’ai une culture scientifique, pas dans le domaine de la biologie mais plutôt technique et physique. J’ai appris à raisonner et à ne pas avoir de certitude ni de religion.

Mais ne croyez pas que je suis un convaincu pro-OGM. La preuve :

  Il y a un excellent film de sciences fiction, d’une intélligence profonde, que tous les pros et anti-OGM feraient bien de connaitre : "Bienvenue à Gattaca". Il y est question d’une société future où les aptitudes de tous les enfants à la naissance sont cataloguées grâce aux prélèvements d’ADN sur le nouveau né. Les "specimens parfaits" suivent une filière qui les mènent à l’excellence et les autres, même avec un petit défaut comme la myopie, sont laissés pour compte.

Eh bien, ça fait réfléchir. Une sélection de ce type ménerait en quelques générations à une race d’humains uniformes, les autres races ayant disparues. Es-ce que ce serait bien ? Peut-êre que pour certains cela ressemblerait à un monde idéal (Hitler devait le penser). Pour moi c’est un cauchemar.

  Maintenant transposons ça sur les plantes. Si on découvre la race de maïs "idéale" et qu’on répande ça partout sur la Planète et qu’en quelques générations les autres races de maïs disparaissent on se retrouve dans le Gattaca des maïs... Là j’écoute moins les scientifiques qui travaillent dans le présent et je fais confiance à mon acquis sciences fictionniste :

"La pérénnité de la vie sur la planète est garantie par sa diversité. Une uniformisation des races de vivants au détriment des autres conduirait à son extinction."

Je crois en l’intelligence et je ne pense pas qu’on en arrivera là.

Par contre j’ai atteint la limte de nombre de caractères de ce forum !

Jean Beigbeder
8/10/2007
Mais où est la risque avec les maïs Bt ? ? ?

La seule molecule insecticide que produisent les 21000 ha de maïs transgéniques cultivés en France est la toxine de la bactérie "Bt", un des bioinsecticides les plus utilisés par l’agriculture biologique (Bactospeine de Koppert biological System), les forestiers, les jardiniers amateurs depuis 40 ans !

Tous ceux qui mangent bio en consomment régulièrement...à moins de passer leur légumes à la machine à laver. Demandez à votre producteur favori avec quoi il traite ses poireaux, ses choux, ses laitues, ses raisins ?

Alors pourquoi tant de peur et d’affirmations mensongères quant à leur danger pour la santé humaine ou pour celle des abeilles, totalement insensible à cette toxine qui est spécifique des larves de certains lépidoptères ?

Expliquez moi, vous qui répétez inlassablement cette "pensée unique" anxiogène qui fait si bien vendre nos journeaux et nos émissions de télé... mais finira par tuer l’innovation dans notre pays, faisant le jeu des Etats Unis, du Canada, de la Chine de l’Inde dont nous dépendrons totalement dans quelques années.

pouloupoulou
8/10/2007
PLUS D’OGM=CREDIT A LA RECHERCHE PUBLIQUE
Le problème essentiel des OGM est que l’on entre dans un système de non retour. Actuellement nombres d’études ont démontré la supériorité encore existante des cultures traditionnelles (rendement notamment-cf. rapport espagnol). De plus les risques connus ne sont pas négligeables. De même ce n’est pas une solution contre la faim. L’agiculture traditionnelle peut nourrir 12 milliards d’hommes (si on ne fait pas des conneries comme un barrage sur le Nil, des villes sur des terres agricoles comme en Chine, ou produire du biocarburant à voilou). Il est à remarquer aussi que le balance alimentaire mondiale est excédentaire - ce n’est pas un problème de production mais de répartition. Les OGM sont en plus des produits technologiques et castrés, d’où une dépendance accrue de l’agriculture du tiers monde. Pourtant, ce domaine est un domaine important,stratégique,capiltal. Il ne faudrait donc pas arrêter toute recherche mais uniquement à titre expérimental et en laboratoire. Mais ce n’est pas rentable ! Certes, si les entreprises ne veulent pas s’en tenir à cette modération coûteuse, c’est à la recherche publique de s’en occuper ; mais ce n’est pas avec les crédits minables de ces laboratoires que l’on va pouvoir faire quelque chose. Pour contrer les ogm il faut développer la recherche publique ; et tant pis si ce n’est pas libéralement correcte.
LAURENS J.F.
8/10/2007
O.G.M.
En tant que scientifique,je suis consterné par la vacuité du débat sur les O.G.M. : un O.G.M.,cela n’existe pas :en effet il s’agit seuleument d’une plante améliorée par un certain nombre de techniques plus précises que les techniques traditionnelles.Rien ne permet de créer une catégorie,un type de plante cultivée dont la seule particularité aura été d’etre obtenue par des techniques particulières. Alors pourquoi ce type de plante est il diabolisé,pourquoi la peur de ces techniques est-elle à ce point instrumentalisée au point de parler de contamination ? ! Si l’on veut une agriculture productive et écologiquement responsable,cela passe naturellement par l’utilisation de toutes les avancées scientifiques à notre disposition.Le défi qui se présente à nous est de nourrir une population mondiale qui progresse,de produire de plus en plus d’agro-carburants et d’agro-combustibles avec des pratiques agronomiques de plus en plus respectueuses de l’environnement. Au nom de quoi renoncerions-nous et obligerions nous les agriculteurs à renoncer à des variétés cultivées qui seraient résistantes à des insectes prédateurs,à des champignons parasites qui engendrent des mycotoxines qui sont un danger pour la santé,alors meme que ces variétés permettraient une baisse de l’utilisation de produits phyto-sanitaires ? Au nom de quoi refuser un formidable espace de progrès au niveau agricole ? Il est temps sur ce sujet de rendre-enfin- la parole aux scientifiques ! Il est temps pour les politiques de procéder à une véritable information qui démystifiera-enfin !-ce sujet.
Léna
9/10/2007
OGM pas pareil que sélection naturelle ! !

L’OGM existe bien, et est tout à fait différent des espèces résultant de croisements éventuels, comme l’on fait depuis longtemps. OGM = organisme vivant (végétal, animal, bactérie...) dont au moins 1 gène a été modifié, remplacé, ou supprimé de manière non naturelle (par la main de l’homme). Ca c’est la définition. Quand on introduit par exemple un gène de bactérie dans un plant de maïs, le plant de maïs devient OGM. La différence avec un maïs qui aurait muté naturellement, c’est que la sélection naturelle n’a pas eu lieu. Un maïs muté naturellement survivra ou non en fonction de son intérêt et son adaptabilité à l’écosystème. Il est produit en très petite quantité, très localement. Un maïs OGM est introduit en grande quantité dans la nature alors qu’il n’est pas forcément viable, et peut être dangereux pour l’écosystème (j’ai bien dit "peut", et non pas "est forcément"). On force la nature à adopter une variété nouvelle. De plus le gène de bactérie dans le plant de maïs va coder pour la fabrication d’une protéine qui, puisque maintenant produite dans le maïs et non plus dans la bactérie, aura un environnement différent, et donc possibilité de propriétés différentes (repliement de la protéine sur soi différente). Donc très clairement on ne sait pas ce que l’on fait, et on l’introduit en grand nombre. Et encore une fois ce n’est pas d’un problème éthique dont il s’agit (en tous cas pas pour moi), mais bien d’un problème écologique, économique (à qui profitent les OGM ?) ainsi que de santé publique. Je ne remets nullement en question l’intérêt des OGM :
  pour la connaissance (recherche fondamentale)
  pour la médecine

, tant qu’elle reste confinée en labo ce qui s’est très bien déroulé jusqu’à présent.

Les agriculteurs n’ont pas besoin d’OGM pour produire plus, ils ont besoin qu’on arrête de leur demander de produire toujours plus à moindre coût, avec des intermédiaires qui s’en mettent plein les poches. Qu’on file des subventions aux agriculteurs bio plutôt que d’utiliser l’argent à des conneries inutiles. Et non, le but n’est pas de nourrir 9 milliards d’êtres humains, faut plutôt se poser la question de savoir si c’est raisonnable d’être un jour 9 milliards sur terre. Si c’est pour qu’on bouffe tous de la merde, et qu’on meure de maladies plutôt que de faim, non merci ! (en plus la FAO a sorti un rapport disant que l’on pouvait nourrir 9 milliards avec le bio alors le problème de la quantité est vraiment un prétexte pour vendre OGM)

Intérêt de produire plus en France ? -> aucun ! on jette déjà des quantités importantes de bouffe (vous avez déjà été regarder dans une poubelle de supermarché ? Moi oui.).

Nicole
8/10/2007
Utilité des OGM
Avant tout il faut se demander si les OGM sont vraiment utiles et s’il ne serait pas plus intelligent d’utiliser l’argent pour améliorer les espèces existantes, leur redonner leurs qualités nutritives et gustatives. On va dépenser des sommes folles pour prouver que des choses inutiles (les OGM) sont néfastes. Gaspillage !
Diamant
8/10/2007
(De Diamant) Apres, il ne faut pas s’étonner de voir...

... le nombre de cancers augmenter en France (cancer du sein, etc...). A force de manger des produits non naturels, on va finir par détruire l’humanité.

Pour ceux qui veulent manger au péril de leur vie, soit, mais que ceux qui veulent préserver leur santé doivent pouvoir le faire.

DONC ON DEVRAIT SAVOIR CE QU’ON MANGE.

On modifie la génétique animal et apres on s’étonne que les vaches soient folles ou aient une langue bleue, ... pauvres bêtes ... apres ce sera quoi ? ! ! ! ! !

Je suis contre les OGM tant qu’on en sera pas véritablement informé sur ce qu’on achete et mange. Les gens doivent pouvoir choisir !

Léna
8/10/2007
il suffit de voir ce que les OGM ont fait dans les pays d’Amérique latine

A ceux qui se demandent bien ce qu’on peut reprocher aux OGM puisque d’après certains, ils :
  permettent d’éviter la faim dans le monde
  permettent une agriculture avec moins de pesticides
  sont sans aucun danger pour la santé , je conseille d’aller se renseigner UN MINIMUM sur le résultat des cultures OGM en Argentine, par exemple, où là-bas ça fait maintenant plus de 10 ans qu’ils cultivent du soja GM.

En 1996 la firme Monsanto propose son soja GM aux agriculteurs du pays, soja qui résiste à un puissant herbicide (fabriqué et vendu par la même firme, évidemment). L’intérêt ? Les agriculteurs n’ont qu’à pulvériser l’insecticide et seul le soja résiste. C’est très pratique et beaucoup d’agriculteurs acceptent (aujourd’hui la moitié des terres cultivables d’Argentine sont soja GM Monsanto). Sauf que peu à peu on a vu apparaître des mauvaises herbes résistantes à l’herbicide. Les agriculteurs ont du augmenter les doses pour les tuer. La dose est devenue jusqu’à 20 fois supérieure à ce qu’ils utilisaient avant Monsanto. Vous imaginez la catastrophe écologique ?

Et du point de vue économique, c’est encore pire : Comme les semences OGM sont brevetées, elles appartiennent à leur créateur. Ainsi les agriculteurs qui acceptent de passer en culture OGM pensant y gagner, ont obligation de racheter tous les ans leurs remences à la firme. Ils sont complètement dépendants, ne peuvent pas récupérer une partie de leur récolte pour replanter puisque toute plante qui contient la séquence ADN breveté appartient à son créateur. Et pour ceux qui ont voulu résister et ont refusé d’acheter OGM ? Eh bien la présence de culture OGM chez un voisin finit tôt ou tard par faire appraître quelques plants dans leur champ de culture classique. Et là la firme les attaque en justice pour vol, puisque le soja OGM n’a pas à être dans leur champ alors qu’ils n’ont pas payé la firme. La plupart n’ont pas eu d’autre solution que de passer OGM à leur tour.

Voilà c’est ça les OGM : à terme, le contrôle de la chaîne alimentaire par quelques grosses firmes. Et un désastre écologique.

Et je n’ai pas parlé des agriculteurs indiens qui se suicident parce qu’ils n’arrivent plus à rembourser leurs dettes envers Monsanto et que le rendement promis n’est pas du tout au rendez-vous. Et je n’ai même pas parlé d’éventuels risques sur la santé.

Ce n’est pas ça que je veux pour mon pays. NON à la culture OGM en plein champ ! !

2 petits liens bien instructifs :
  une émission ENVOYE SPECIAL : http://www.dailymotion.com/relevance/search/OGM/video/x1revy_ogm-lenvahisseur_politics
  une partie de la conférence de Christian Vélot, un chercheur à Orsay (université Paris sud) : http://www.dailymotion.com/relevance/search/OGM/video/xpwco_eclairage-scientifique-sur-les-ogm_school

jbbonastre
8/10/2007
ne le croyez pas
les mauvaise herbes résistantes au glyphosate : une vraie légende basée sur des faits montés en épingle ; si on a détecté quelques plantes qui présentent une tolérance, il n’y a rien d’invasif et le respect de bonnes pratiques agronomiques (alternance de cultures , alternances de variétés, il y a également l’événement "resistance au glufosinate) suffit... pourquoi 20 fois et pas 100 fois plus ? Le brevetage n’a rien à voir avec les OGM ; Ne pas mélanger les problèmes. En variétés végétales, on brevète d’ailleurs dans le monde plus de non-OGM que d’OGM. Nota bene : En Europe le brevet sur des gènes ( artificiels ou non) n’est pas autorisé (pour l’instant).Aux USA c’est la possibilité de breveter des gènes qui a favorisé les OGM pas l’inverse ! Ne soyez pas victime des conférenciers mal informés ou de mauvaise foi, colporteurs de rumeurs ! personne n’oblige quiconque à cultiver des OGM, si les agriculteurs les plébiscitent c’est qu’il doit y avoir une raison ! Le soja est une plante totalement autogame :le risque de dissémination est zéro ( vous confondez avec le colza !), ceci dit on sait techniquement parfaitement différencier la présence fortuite et le pillage. Quant à la légende des grosse firmes....qui y croit vraiment ? Les agriculteurs indiens ? Malheureusement les usuriers en Inde n’ont pas attendu les OGM pour être une vraie tare dans l’agriculture, lisez l’histoire de l’agriculture indienne.L’inde n’a pas de système de catalogue et de certification obligatoires des semences et des escrocs vendant des faux OGM pullulent, ce qui de ce fait entraine des petits fermiers, endettés qui plus est, à la ruine. Vous pouvez ne pas vouloir d’OGM mais trouvez de meilleures raisons !
Léna
9/10/2007
je crois ce qui me paraît cohérent

"les mauvaise herbes résistantes au glyphosate : une vraie légende basée sur des faits montés en épingle ; si on a détecté quelques plantes qui présentent une tolérance, il n’y a rien d’invasif et le respect de bonnes pratiques agronomiques (alternance de cultures , alternances de variétés, il y a également l’événement "resistance au glufosinate) suffit... pourquoi 20 fois et pas 100 fois plus ?"
  Pourquoi pas 100 fois plus ? Eh bien quand 20 fois la dose ne suffira pas, pourquoi pas ? Trève de plaisanterie je n’ai pas rêvé les constats écologiques alarmants sur l’état des sols en Argentine... Evidemment rien n’arriverait sans le respect de bonnes pratiques agronomiques, mais là-bas ils ne sont pas plus bêtes que nous en France. Pourquoi ça a tant dégénéré là-bas ?

"Le brevetage n’a rien à voir avec les OGM ; Ne pas mélanger les problèmes."
  Brevetage du vivant et OGM sont 2 problèmes qui ne sont pas sans lien l’un avec l’autre. Effectivement l’OGM se développe grâce à la possibilité de breveter une séquence ADN. Sans perspectives de profit, Monsanto aurait continué dans la fabrication d’agent orange. Vous ne connaissez pas l’agent orange ? http://fr.wikipedia.org/wiki/Agent_orange. Ah il est sympa Monsanto :) Quand il dit que s’il veut développer les OGM c’est pour nourrir la planète je le crois, moi. Trop sympa le gars. Quel humaniste !

"Ne soyez pas victime des conférenciers mal informés ou de mauvaise foi, colporteurs de rumeurs !"
  Vous parlez de Christian Vélot ? Je rêve... Evidemment un maître de conf à Orsay est un colporteur de rumeur... Vous avez regardé la conf au moins ? Vous pouvez me citer un seul passage où il dit quelque chose de faux ?

"personne n’oblige quiconque à cultiver des OGM"
  Ben quand je me retrouve avec des OGM dans mon champ classique parce que le voisin fait de la culture OGM je suis un peu forcée quand même...

"si les agriculteurs les plébiscitent c’est qu’il doit y avoir une raison !"
  Evidemment, le pack Monsanto tout compris graines résistantes à l’herbicide + herbicide c’est bien pratique, ça fait plus de rendement pour moins de boulot... dans un premier temps. Et je ne crois pas que la plupart des paysans français plébiscitent l’OGM. Heureusement il y en a qui n’en veulent pas et il faut aider ceux-là en leur achetant le plus directement possible une partie de leur production. Stopper les achats en grande surface qui forcent les agriculteurs à baisser de manière impossible leurs prix, poussant certains à produire de la merde.

"Le soja est une plante totalement autogame :le risque de dissémination est zéro"
  Et en ce qui concerne la pollinisation croisée du soja, on peut trouver quelques liens (évidemment, pas des sources fiables !) :
  http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi ?id=1408
  http://www.infogm.org/spip.php ?article844

"Quant à la légende des grosse firmes....qui y croit vraiment ?"
  Aujourd’hui tout s’achète, tout se vend. Pourquoi croyez-vous que "sauvons la recherche" a été créé ?

Etienne A
9/10/2007
L’éternel discours ...
Si vous étiez allé personnellement en Amérique latine, vous sauriez que les éléments que vous avancez sont des éléments de propagande sans cesse répétés sans aucune vérification par une presse bienveillante à l’égard d’un sujet (la peur) qui vendre du papier. Pour preuve, dans l’émission "envoyé spécial" que vous citez en référence, si les deux journalistes qui présentent l’émission avaient un minimum d’éthique, elles auraient démissionné depuis longtemps pour avoir diffusé de fausses informations sans aucune véréification. Mais pour tout le monde, vu qu’on le dit à la télé ou dans la presse, c’est forcément vrai. Prenez la peine de vérifiez les informations par vous même et pas auprès d’une catégorie de personne qui a déjà des réponses toutes faites...
Léna
9/10/2007
sources fiables ou non

Je n’ai pas besoin d’aller personnellement en Amérique latine pour avancer un argument. S’il fallait vérifier soi-même toutes les info sans faire un minimum confiance on n’avancerait pas beaucoup ! ! Vous avez vous-même vérifié que la terre était bien ronde, en allant la regarder de l’extérieur depuis un vaisseau spatial ? Non. Alors pourquoi croyez-vous qu’elle est ronde ? ! De plus ce n’est pas parce que je donne 2 liens que ce sont les 2 seules sources d’info que j’ai, ni qu’elles sont toutes de type vidéo. Partout sur le net on peut lire des articles à ce sujet. Dans la presse papier aussi. Vous connaissez Le monde diplomatique ?

"Pour preuve, dans l’émission "envoyé spécial" que vous citez en référence, si les deux journalistes qui présentent l’émission avaient un minimum d’éthique, elles auraient démissionné depuis longtemps pour avoir diffusé de fausses informations sans aucune véréification."
  manifestement vous ne savez pas ce qu’est une preuve... Vous "démontrez" que l’information est fausse parce qu’elle... est fausse ! Ca m’avance bien, merci.

Effectivement la peur est un sujet qui fait vendre, mais j’en suis consciente et j’ai un minimum de sens critique pour me poser la question de savoir si telle info est réelle ou une intox.

leviaur
9/10/2007
Des contaminations quand même
Pas besoin de faire référence au reportage d’envoyé spécial qui doit bien contenir un petit fond de vérité. Les exemples de contamination de cultures non OGM par des cultures OGM s’accumulent. Certaines parcelles de maïs non OGM se sont vu coloniser à hauteur de 30% par du maïs OGM d’une parcelle voisine. Monsanto estimait, au début, qu’il suffisait pour le maïs de 1,50 mètre de distance de sécurité...
marie legros
8/10/2007
OGM au Canada
Je voudrais juste dire qu’actuellement au Canada il y a 65% de colza qui est OGM,ceçi est du en partie à la dissémination du colza OGM sur les cultures conventionnelles et cultures biologiques.Marie.
sceptime
8/10/2007
Le Canada menace nos prairies

Menace sur nos prairies

"Bien que la luzerne Roundup Ready (Monsanto)soit interdite aux États-Unis, elle pourrait être cultivée sous peu au Canada.

La culture et le commerce de la luzerne Roundup Ready est désormais interdite partout aux États-Unis. Mais selon le quotidien montréalais Le Devoir, il pourrait en être autrement au Canada.

La culture de cette plante fourragère destinée au bétail serait bientôt autorisée au pays. Il ne manquerait que l’émission d’un numéro d’enregistrement. Le Bureau de biosécurité végétale d’Agriculture et Agroalimentaire Canada estime que la culture de cette plante ne pose aucun risque significatif pour l’environnement.

Il semble donc que la décision du tribunal californien n’influencera pas celle du Canada.

L’organisation Greenpeace s’inquiète de cette situation et demande au gouvernement canadien de mettre en place les 58 précautions concernant les OGM émises par la Société royale du Canada. Greenpeace craint que le Canada ne devienne « LE pays de dumping des semences de luzerne OGM."

A qui le tour après la luzerne ? C’est des malades ! ! !

benji
8/10/2007
qui à intéret à produire des ogms : les firmes multinationales
En fait , le consommateur n’a aucun intéret à manger des ogms seules les firmes ayant dépensée des milliards pour faire des ogms veulent les rentabiliser en les imposant aux consommateurs, dans ce domaine c’est le financier qui compte, pas l’environnement ou la santé
yvarius
8/10/2007
Raison gardé élève l’homme au dessus de l’animal (2 sur 2)

suite de (Raison gardé élève l’homme au dessus de l’animal (1 sur 2))

d’interprétation risque vraisemblablement de se manifester à rebours dans le temps, voir après plusieurs générations métastables, le phénomène est déjà observé chez les clones qui dégénères prématurément sans que l’on sache le pourquoi du comment, le problème transparaît tout autant dans les OGMs par les maïs auto-pesticides qui ne contrôlent visiblement pas la charge insecticide qu’ils délivrent en continu alors qu’une plante naturellement construite par le savoir faire de la nature, par exemple le caféier, ne délivre sa charge insecticide qu’en cas d’attaque par un prédateur, il en va de même pour la consommation en eau des plantes transgéniques qui s’accroît de manière pathologique et pour nous totalement inexpliquée, cela suffit, il me semble à démontrer la non maîtrise du sujet -et que dire des techniques d’incorporations des transgènes qui relèvent à cent pourcent du hasard d’où la contrainte du volume d’essais pour un faible taux de réussite au niveau du : voilà à peu près ce qu’on voulait mais bon...-, et donc la nécessité de le confiné au fond de tubes à essais plutôt que de chercher à tout prix à les essaimer à tous vents. Bref, nous n’avons pas aujourd’hui la maturité intellectuelle nécessaire à la bonne production et au bon usage des OGMs, nous en sommes au stade des Marie Curie pour le nucléaire ; des charlatans profitent du c’est nouveau ! c’est beau ! c’est merveilleux ! pour nous vendre des crèmes de beauté chargées au radium en nous disant que c’est la nature et donc bon pour notre santé comptant sur notre vanité pour ce remplir les poches alors que la nature n’avait jamais concentré du radium en de tels quantités

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Modifié par moderateur Le 2007-10-08 12:07:00
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yvarius
8/10/2007
Raison gardé élève l’homme au dessus de l’animal (1 sur 2)
Il faut être clair, depuis la découverte de Creek et Watson, l’expertise génétique piétine sévèrement. Oui, il faut étudier les gènes et pour ce faire, les OGMs semblent un support de choix, mais non il ne faut pas faire n’importe quoi sous la pression "du premier qui trouve rafle la mise". Et pour ce faire, la notion d’appropriation par l’Homme de quelque chose qui lui préexiste (et est commun à tous) doit être totalement proscrite quitte à bafouer des accords signées à l’emporte pièce par des dirigeants nécessairement mal informés. Car comment pourrait-il en être autrement quand les spécialistes eux-mêmes en sont à dissimuler leurs incompréhensions persistantes du sujet dans un jargonnage à peine internationalisé. En science, il faut être précis, et quand on prétend maîtriser le code de la vie, il faut avoir les capacités de ses prétentions : Demander à un expert en gènes de vous dire ce que doit faire une séquence que vous aurez choisit de lui montrer, il en sera incapable si cette séquence n’a jamais été étudié ou plutôt trituré de manière parfois ésotérique ! Alors qu’une cellule toute banale pourrait vous répondre dans la minute si seulement vous compreniez son langage ! Bref, ce que je veux signifier, c’est que malgré leurs grands aires, nos scientifiques ne savent pas vraiment ce qu’ils font, "Ils" - Je pourrai dire "On"- utilise la méthode Fleming (un savoir que l’on espère pas trop faux et beaucoup de hasard/chance), ce n’est franchement pas très sérieux ! Par ailleurs, la réciproque du petit test précédent doit être vraie : Donnez une molécule à votre génial chercheur, et demandez lui de vous écrire la séquence ARN qui lui correspond, ou plutôt l’une des séquences qui lui correspond, là encore, votre homme en sera parfaitement incapable si sa base de donnée ne contient pas déjà l’information que vous lui demandé (et encore moins si vous lui demandez des versions polymorphes) alors qu’une cellule saurait faire ce travail de conversion. Ce dernier test met en avant l’un des grands espoirs déçu du génie génétique, car si votre chercheur, nous chercheurs, pouvions faire cela, alors la thérapie génique serait un jeu d’enfant, mais l’ADN est une information dont nous ne connaissons pas l’encodage logique, et toutes informations possède "ses effets de bords" autrement dit, toute information mal comprise peut produire des catastrophes avec ceci de particulier à l’ADN que la manifestation d’une erreur (à suivre sur Raison gardé élève l’homme au dessus de l’animal (2 sur 2).)
si elle vit...
7/10/2007
Honorer la Vie

Nous avons la capacité de nous nourrir sans les OGM, en toute sécurité sanitaire et environnementale et avec une qualité nutritionnelle exceptionnelle grâce à l’agriculture biologique (comme le confirme la FAO et des études scientifiques). Alors pourquoi adopter un mode de culture OGM dont on ne connaît pas les impacts sanitaires ?

UN ELEMENT DE REPONSE A MEDITER... Les OGM représentent l’Arme alimentaire produit par des firmes multinationales dont l’objectif est uniquement la rentabilité et le profit et l’impact : le pillage des ressources planétaires et de nos âmes.

AGIR POUR PROTEGER NOTRE SANTE, CELLE DE NOS ENFANTS ET CELLE DE LA TERRE QUI NOUS NOURRIT ET QUI A BESOIN D’ETRE NOURRIE AVEC INTELLIGENCE ET AMOUR (et oui c’est encore possible, ça existe et ça marche)

1/Un moratoire sur les OGM en plein champs est nécessaire et urgent.

2/Un plan de recherche national mené par une équipe scientifique totalement indépendante devrait être mis en place pour étudier l’effet des OGM sur la santé et l’environnement.

Il serait souhaitable qu’un pôle de recherche planétaire sur les OGM soit créé pour mieux étudier l’impact des OGM sur les différents continents. Coopération entre scientifiques indépendants.

3/L’étiquetage des produits de consommation concernant les produits issus d’animaux nourris avec des OGM (viande lait, œuf, etc.) est indispensable, les consommateurs ont le droit de savoir ce qu’ils mangent et de choisir en toute connaissance de cause.

4/Brevetage du vivant interdit. Les semences OGM s’approprient ce qui doit être comme l’air que nous respirons, un patrimoine mondial libre.

5/Traçabilité concernant la localisation des parcelles OGM existantes cultivées en France et Transparence totale et publique : aujourd’hui on ne sait pas avec précision ni où ces parcelles sont cultivées, ni qui les cultivent, cette opacité de l’Etat est inacceptable et compromet l’exercice professionnelle d’activités comme l’apiculture et l’agriculture Bio.

6/Oser agir pour la conversion vers une autre agriculture, c’est possible

Favoriser et accompagner la conversion des agriculteurs vers l’agriculture BIO, d’autres pays d’Europe l’ont fait et ça marche.

Francois-Paul
7/10/2007
Avantages et inconvénients précis du maïs Bt

La plupart des messages soulignent les dangers potentiels et éventuels des OGM, et omettent les avantages pour le consommateur et pour l’agriculteur.

C’est la balance entre avantages et inconvénients qui compte.

La variété de maïs autorisée à la culture en France résiste notamment à la pyrale, grâce à un insecticide "naturel et biodégradable". Cet insecticide est utilisé dans l’ agriculture bio. Ce maïs est donc écologiquement meilleur que le maïs classique, cultivé avec des pesticides classiques. Avant d’interdire le maïs Bt, il conviendrait d’interdire le maïs classique. Et il ne faut pas négliger le soulagement de l’agriculteur : moins de travail (donc de dépenses d’énergie plus ou moins polluante, moins de pesticides chimiques, et un meilleur rendement : important, les agriculteurs font un dur métier, pas de 35h, les campagnes se dépeuplent).

Enfin, la toxine Bt donne encore un avantage au consommateur : moins de mycotoxines (sur ce point : mieux que le bio). Une connaissance précise des avantages et inconvénients du maïs OGM est donc essentielle pour juger de la politique à tenir.

La culture du maïs OGM se fait sans problèmes depuis des années notamment en Espagne, et continue. Et la commission européenne AESA vient de rappeler que dans les produits (lait, oeufs, viande ...) des animaux nourris aux OGM on n’a jamais retrouvé trace de l’ADN du maïs OGM (10 études internationales indépendantes).

jeanmarcbzh
8/10/2007
inconvénients précis du maïs Bt

Le bacile de turinge est utilisé en agriculture biologique contre le larves de lepidoptères par pulvérisation. Le bacile et la toxine sont ingérées par les larves qui meurent. le restant est lessivé lors des pluies les larves mortes également.

Le mais BT si j’ai bien compris produit la toxine dans ses cellules

Retrouve t on cette toxine dans les grains de mais que nous mangeons ? Retrouve t on cette toxine dans l’ensilage que mange les vaches et dans le lait que boivent nos chères têtes blondes ?

La toxine du BT est elle toxique pour nous ? Y a t il des étude sur le sujet ? L’ADN du mais est moins important me semble t il.

Concernant la pénibilité du travail des agriculteur laissons les choisir. Le mais n’est il pas une plante tropicale ? Nous avons en france un climat tempéré, il ne pleut pas tous les jours ! économisons l’eau laisons pousser l’herbe.

NB : les mycotoxine sont produites par des myceliums quel rapport avec le BT ? "Enfin, la toxine Bt donne encore un avantage au consommateur : moins de mycotoxines "

Francois-Paul
8/10/2007
inconvénients du maïs Bt : réels ou non ?

"Retrouve t on cette toxine dans l’ensilage que mange les vaches" : oui, mais très peu, visiblement san aucun inconvénient.

"dans le lait que boivent nos chères têtes blondes" non, la digestion la détruit comme l’ADN.

" travail des agriculteur laissons les choisir" : bonne idée, mais choisir librement ! Pas sous la pression des "faucheurs", ni de la méfiance angoissée des consommateurs.

"les mycotoxine sont produites par des myceliums quel rapport avec le BT " la toxine Bt, empêchant le pourrisement par le pied provoqué par les larves, le maïs Bt a moins de mycotoxines à la récolte, je n’ai pas vu ce fait contesté par les anti-Ogm, il est mentionné au moins une fois ailleurs dans ce forum.

jeanmarcbzh
9/10/2007
travail des agriculteur laissons les choisir

Je ne suis pas faucheur ni consommateur angoissé. Je suis agriculteur et je veux choisir sans avoir à subir les choix de mes voisins. Leur liberté s’arrête ou commence la mienne et réciproquement.

Lorsque j’étais fumeur, je sortais pour fumer. Fumer était mon choix pas celui des autres.

Francois-Paul
9/10/2007
Choisir
Félicitations. Je faisais de même. J’ai arrêté de fumer parce que c’est dangereux pour le fumeur et pour les voisins. Les vaches qui sont nourries aux OGM depuis des années se portent bien (et les porcs). Pourquoi priver un agriculteur qui veut choisir les OGM des avantages de ces OGM ? Aucune étude n’a montré de danger de la part des OGM autorisés. Les OGM sont cultivés en Espagne depuis des années. Sans problème.
mathieu vaisset
9/10/2007
Inconvénients du Bt précisions

On ne retrouve pas le Bt dans le lait. Toutefois la digestion ne détruit pas 100% des delta-endothoxines codées par le gène ’Bt’. certaines se retrouvent dans les excréments ainsi que des fragments du gène mais ni plus ni moins que d’autres protéines et d’autres gènes. Ni la protéine ni le gène n’ont en revanche été retrouvés parmi les multiples études menées dans le sang des consommateurs de maïs OGM et donc à fortiori dans le lait.

En outre ce n’est pas en agissant contre des larves attaquant les pieds mais les épis des maïs que le Bt permet de limiter, indirectement le développement de champignon (fusarioses) responsables de la productions de toxines qui elles ont un impact vérifié sur la santé, des hommes et des animaux...

Enfin le choix des agriculteurs ne doit pas être que libre mais libre ET éclairé. Parceque choisir librement pour ou contre une solution dont on ne maîtrise pas l’impact n’est pas satisfaisant.

Francois-Paul
10/10/2007
Merci à Mathieu
Merci de ces informations claires et précises. J’avais lu l’attaque des pieds de maïs par les larves dans une déclaration d’un agriculteur : ce qui montre que les agriculteurs ne sont pas tous parfaitement éclairés. Peut-être ce forum leur sera-t-il utile ? Encore merci !
mathieu vaisset
11/10/2007
Les pieds aussi

Bonjour Francois-Paul,

Pour être précis il ya aussi des attaques de pieds. Sur les épis deux insectes sont en cause, des lépidoptères (papillons), la pyrale et la sésamie. Leurs attaques occasionnent des pertes de rendements mais surtout permettent à des champignons, les fusarioses, de se développer et de contaminer les grains avec leurs mycotoxines. Au niveau des pieds les attaques sont du à Diabrotica virgifera - la chrysomèle du maïs - un coléoptère (scarabé) dont la larve mange les racines et entraine une disparition des pieds au pire, une verse au mieux avec une énorme perte de rendement. Mais pas de mycotoxines dans ce cas.

Comme les protéines Cry (Bt) sont relativement spécifique de chaque famille d’insecte et que les attaques n’ont pas lieu au même endroit de la plante, les OGM permettant de lutter contre l’un ou l’autre sont différents.

Mathieu Vaisset
8/10/2007
Exemples et contre-exemples font-ils avancer le débat ?

Pour chacun des exemples évoqués (Maïs Bt, itinéraires Round-Up ready ou liberty-link, riz doré etc...) il est possible de trouver autant d’arguments pour que contre les OGM. Ainsi les exemples désservent souvent le débat car ils détournent l’attention des problèmes centraux. S’il y a polémique, et même si elle se cristalise autour de questions techniques, son origine est idéologique et éthique.

Nous ne pourrons pas trouver de solution idéale. Mais pour trouver une solution responsable et raisonnable, qui reconnaisse autant les avantages que les risques liés aux OGM nous ne devons pas plonger dans des discussions techniques sans fin. Nous devons accepter les critiques de chacun, bonnes ou mauvaises, en faire la synthèse puis, point par point chercher à en estimer la portée et la probabilité pour dégager une conduite à tenir.

Une simple balance avantage contre inconvénient ne convient pas à la problématique OGM. A quel délai après l’introduction fait-on la soustraction ? Une campagne, Quelques années, une cinquantaine d’année ? En outre certains inconvénients peuvent être considérés comme éliminatoires (pollutions irréversibles dont certains intervenants de ces forums se font l’écho) alors que d’autre ne nécessite qu’une adaptation de la futur loi (distances de sécurité, itinéraires culturaux, réglementation sur le transport...).

Ni foncièrement bons ni foncièrement mauvais, les OGM nécessitent une réflexion posée plutôt que l’affrontement du TOUT-OGM contre le JAMAIS-OGM.

Ryuujin
9/10/2007
oui, mais seulement lorsqu’on y réfléchis un peu.

en effet : c’est complètement ridicule.

Untel va sortir l’exemple d’une exploitation où ça marche, untel, d’une exploitation où ça ne marche pas.

Et ça ne veut rien dire : aucune technique ne fonctionne partout.

Il suffit de l’exemple d’une exploitation où ça marche pour savoir que cela fonctionne. Il est normal que cela ne fonctionne pas partout, et ce n’est pas ce qui compte.

Ces exemples ne sont intéressants que dans une seule optique : comprendre pourquoi cela fonctionne ici, et pas là, ce qui nous permet de savoir dans quel cas c’est intéressant, et dans quel cas ça ne l’est pas.

Marie Printemps
7/10/2007
OGM et BIOCARBURANTS

Ai-je bien lu tous les débats du Grenelle sur les OGM ? Car, à ma connaissance, cette question des OGM n’a pas été rattachée au développement mondial des biocarburants (bioéthanol de maïs, biodiesel de soja...) [Mea culpa si ce point a été effectivement abordé lors des discussions du Grenelle.]

Dans le cadre de sa politique énergétique, la France reste floue sur sa position quant aux biocarburants, sujet d’actualité brûlant outre-atlantique(cf. Brésil, Vénézuela, Cuba, USA ...). L’Etat français ces derniers temps semble privilégier la communication sur le nucléaire...

Au Grenelle de l’environnement, ne serait-il pas légitime d’aborder la question des biocarburants dans le même chapitre que l’atelier sur les OGM ?

Les OGM présentent l’avantage pour les entrepreneurs de l’agro-alimentaire d’améliorer les rendements, et par là même d’intensifier les productions agricoles.

Face à la croissance démographique mondiale, et la croissance de la demande énergétique consécutive, la logique de rendement des OGM, dans la tête des futurs entrepreneurs français des biocarburants, n’est-elle pas déjà installée ?

N’est-il pas légitime de croire que des plans sur ce sujet se dessinent déjà dans l’obscurité, en conscience de l’enjeu que les biocarburants représentent pour la géopolitique des 20 années à venir ?

Dans les discussions de l’atelier sur les OGM, les participants se sont mis d’accord sur la nécessité de renforcer la recherche pour éclaircir les différents risques supputés des plantations OGM. Ils insistent également pour que des efforts conséquents soient opérés pour une transparence des débats, des enjeux et des résultats scientifiques vis à vis des citoyens et des consommateurs.

J’espère que les enjeux des biocarburants rentreront dans les considérations relatives aux OGM, que la recherche fondamentale s’intéressera à la pollution des émissions de biocarburants OGM mais également au coût environnemental et social de telles productions, comme la destruction de parcelles à visées alimentaires, la déforestation et la réduction de la biodiversité déjà en cours dans les pays qui ont pris le parti de l’Or Vert.

victorine
7/10/2007
moratoire pour les OGM en plein champ
J’ai assisté à une conférence de Christian Vélot,maitre de conférences en génétique moléculaire,et j’ai bien compris qu’il pouvait être dangereux pour notre santé de manger des OGM de façon directe ou indirecte(par le lait des vaches qui ont été nourries avec des OGM par exemple).C’est pourquoi je suis pour un moratoire en ce qui concerne les essais en plein champ.
jbb
8/10/2007
les obscurantistes de tout temps

De tous temps la science a nourri en son sein des obscurantistes. EN 1976 (ou 1978) les premiers biologistes moléculaires ont initié ( d’eux même) la conférence d’Assilomar pour étudier ensemble la question des risques. 2 ans aprés un certain nombre d’entre eux créaient leurs start up et se lançaient à corps perdu dans le génie génétique. Entre 1985 et 1992 nous avons créé en Europe et en France les institutions et organes pour éviter de faire n’importe quoi. Commission du génie génétique, commission du génie biomoléculaire, plus tard commission biomoléculaire de l’AFSSA....

L’Union européenne s’est doté d’un organe de recherche trés puissant le JRC etc... Etc... Aucun produit depuis 15 ans n’est autant controlé que les OGM avant leur diffusion recherche (volet B) et commerciale ( volet c) autant dire que tout ce qui est réclamé actuellement existe déja et fonctionne. C’est pourquoi les opposants par principe utilise la stratégie de décrédibilisation de ces instances ( avec succés d’ailleurs).

Damien
7/10/2007
Du point de vue économique, pour nos agriculteurs

Que peuvent apporter les OGM, des rendements supérieurs, un peu moins de travail ? En quoi ces deux questions peuvent répondre à la suivante : En tant qu’agriculteur, quel est mon bénéfice financier à utiliser les OGM ? Dans un premier temps, le bénéfice sera proportionnel à l’augmentation de rendement obtenu, tant que les produits sont écoulés avec les produits produit hors OGM sans distinction. Attention cependant. Dès que l’information des consommateurs sera ogbligatoire, ce ne sera plus les mêmes produits, le marché distinguera les maïs AVEC OGM et les maïs SANS OGM. Il est bien évident que nombre d’entre nous préfèrerons les produits SANS et les produits AVEC seront donc les moins cher, le plus bas de gamme. Ce sera donc bien 2 PRODUIT DIFFERENTS qui n’aurons pas la même valeur sur le marché.

De plus, produire des produits AVEC OGM fait que l’on risque de voir les gens préférer les produits Polonais ou Allemand (tous sans OGM) au détriment de tous les nôtres. En effet, comment réagirons les consommateurs qui veulent être sûr de ne pas consommer d’OGM ? Ce sera leur seule alternative.

En bref, laissez les OGM aux autres, faites des produits de qualité et vous gagnerez plus d’argent qu’à produire des quantités de produits dont la majorité des français ne veulent pas.

patrick2
7/10/2007
la peur fait vendre

de quoi a t on peur en creant des ogm ? ? ? qu’une tete de rat sorte d’un epi de mais... ?

on cultive plus de surface ds le monde que la surface en france....alors sil faut apporter une preuve , c’est aux anti ogm de l’apporter comme quoi ils sont nefastes...

on entend parler que jose Bove...mis a part d’etre tres médiatique....il n’apporte rien au debat.... pire il l’envenime....de plus , si , comme il pretend , il connait un termps soit peu les sciences agronomiques, il devrait savoir que detrure les champs de mais au mois de aout ne sert à rien , puisque le mais étant une plante allogame, la floraison vers le 10-15 juillet, la dissemination du pollen est deja faite....c’est bien la preuve que les ecolo anti ogm ne connaissent pas le sujet et le seul interet est de faire du bruit.... il y a ceux qui causent -ceux qui sont ecoutes par les medias- et ceux qui savent -chercheurs ou ingenieurs-....le probleme c’est que ce ne sont pas les memes....

mes observations permanentes de la nature- j’y suis quotidiennemnt -m’amenent à dire que la nature fait beaucoup plus de modifications naturelles que l’action de l’homme....j’en veux pour preuve les consequences du mois d’avril chaud et sec avec des modifications de faune et de flore considerable....

ce qui est surprenant c’est que l’homme a fait beaucoup plus que modifier un gene dans une plante....il a cree des nouvelles especes comme le triticale...chose paradoxale, aucun ecolo ne s’est fait entendre.....

les ogm sont a la base de progres formidables à venir...pensons à nos enfants....à tous les etres de la planete qui meurent de faim....a cette source de progres phenomenal....s’en priver ne peut etre qu’un comportement egoiste d’enfant gate...

Anonyme
7/10/2007
non aux OGMs

Il est grand temps de respecter l’avis ultra-majoritaire de la population qui refuse en bloc les OGMs. On tente de nous les faire ingurgiter de force, sous prétexte qu’écrit en minuscule sur des étiquettes nous serions toujours informés de leur existence dans les produits que nous consommons.

Il faut non seulement et de manière urgente un large boycott pacifique de tous ces produits mais de plus un référendum populaire pour que la population puisse s’exprimer librement pour ou contre ces poisons. S’en suivrait si la majorité des citoyens les récuse le cadre législatif ferme requis.

Aucune société privée ne doit obtenir l’autorisation de détruire notre paysage agricole et notre santé si l’ensemble de nos concitoyens récuse les OGMs.

L’on voit bien qu’indirectement et involontairement tout le territoire peut être contaminé par ces docteurs folamour qui pronent la pseudo-science.

Les OGMs sont un autre volet de la mal-bouffe contemporaine. Il faut les récuser. Mettons le sujet aux voix démocratiquement. L’issue d’une telle consultation ne fera pas de doutes.

Anonyme
7/10/2007
Peut être
Les OGM ne sont *peut être* pas dangereux pour l’environnement et notre santé. Tout réside dans ce "peut être" si je comprends bien. Comment peut-on être inconscient au point de disséminer dans la nature des choses que personne ne maîtrise vraiment, si je comprends toujours bien ? Ne savez-vous point, Mesdames et Messieurs les décideurs de tous bords que vous aussi et vos enfants mangez déjà des OGM ? Ca ne vous inquiète pas un petit peu ? Est-ce que ça ne vaut pas le coût ( !) d’attendre que l’on sache un peu mieux où l’on pourrait mettre les pieds ? Vache folle ? Sang contaminé ? Or il me semble qu’on fait plutôt les choses à l’envers : on commet l’irréparable, et de façon plutôt misérable vu comment s’est faite la publication des parcelles, et on réfléchira peut être après ... Bref : je pense qu’il faut réfléchir et étudier d’abord. Et puis, si ça n’est finalement pas dangereux, alors ça ne sera jamais que quelques mois ou années de chiffre à rattraper pour nos bienveillantes multinationales de la chimie, une broutille ! Mais SVP, pas d’enfant dans le dos que nous pourrions *TOUS* regretter plus tard.
NANETTE
7/10/2007
pas besoin d’ogm pour l’alimentation
à l’heure où l’homme s’avère incapable de sauvegarder les millions d’espèces végétales et animales qui disparaissent par sa faute, et qui auraient pu l’aider à se nourrir et se soigner, il est paradoxal de vouloir en créer d’autres. Sur le site de Kokopelli on peut encore trouver des espèces de graines de légumes oubliés et dont les saveurs et les propriétés auront du mal à être ré-inventées par l’homme. Nous trouvons sur les étals des supermarchés une minuscule sélection de ce que la nature peut nous offrir, sélection qui n’offre ni goût ni grâce. C’est en se tournant vers les agriculteurs bio des marchés de nos villages, qu’on peut retrouver les si nombreux légumes et fruits du passé, riches en tout ce que nous voudrions tellement créer (propriétés gustatives et protectrices de santé), mais qui existe déjà... L’homme meurt de son énorme égo, mais en plus il tue par lui aussi. Qui voudrait nourir son bébé avec des OGM ? Quand les OGM auront contaminé notre patrimoine végétal (donc animal, donc humain !), qui est le savant génial qui inventera le moyen de revenir en arrière ? L’expérience prouve que l’homme doit se méfier avant tout de lui-même... S’il était capable de sauver la planète, ne serait-ce que de la guerre et de la famine, ça se saurait. Ce qui se sait, c’est qu’il est capable de la détruire en peu de temps. C’est le moment d’en tirer les conséquences. Il est urgent d’attendre... qu’il soit plus sage ! et de re-découvrir et profiter de ce que la nature sait si bien faire : nous nourir.
krug
7/10/2007
Recherche et OGM

Dans beaucoup de réactions présentent sur le site, je lis pas d’article sérieux sur le danger sanitaire ou non des OGM. Premierement, il faut savoir que les revues "sérieuses" en agronomie sont principalements dirigées par des chercheurs dans des laboratoires souvent lier avec des entreprises de production agrochimique. Deuxiemement, pour des études sur la santé, il faudrait créer des échantillons de personnes volontaires pour lesquelles ont va dirigé pendant 20 ans la politique alimentaire (belle utopie). Donc seul les tests en laboratoires sur des animaux ayant des cycles de vie plus courts peuvent amener des résultats. Et malheureusement pour les défenseurs des OGM ceux-ci ne sont pas flatteurs (modification majeure des tissus, cancers...(cf différents reportages de canal plus).

Sinon, globalement il faut naturellement que recherches se fassent (étant moi même chercheur je ne conçois pas que l’on puisse restreindre ces champs d’investigation). Par contre il faut un moratoire ur les culture en plein champs. Pour parler plus des champs de la recherche, la proprietarisation des résultats de la recherche et la croissance des recherches appliquées ont impliqués un changement majeure de la structure de la recherche mondiale. Le savoir est toujours majoritairement mis en commun, mais de plus en plus de travaux publiés sont souvent tronqués de leurs saveurs par le besoin de protéger le secret industriel. Il en va donc de meme pour les produits agrochimiques où les résultats des experiences ne sont fournis que pour les états quand ils sont favorables à ces sociétés. Cela en va de même pour la recherche en générale. Dans le cas des OGM, le cas est plus compliqués car il implique une appropriation du vivant par certains. Les brevets sur le vivant sont non seulement poitiquement choquant mais ils sont à l’opposer de la démarche du brevetage technologique. En effet, jusqu’en 1976 (de soouvenir) et le premier brevet sur le vivant, seule la technologie de production était brevetée. Je n’ai rien contre le principe de dire que l’on peut breveter du matériel mais on ne peut pas breveter ce qu’il en ressort. En gros, comprendriez-vous que l’on brevette l’électicité, alors qu’il est évident que le générateur lui peut etre breveter. D’ailleurs des reportages comme l’or vert ou le bien commun (avec l’intervention de chercheurs) l’explicitent fort bien.

Ensuite pour ce qui est des comparaisons entre culture bio, intensive et ogm, il est évident qu’il n’y a pas de culture parfaite. Cela dit, les cultures intensives sont extremement dangeureuses, cf cas de la Guadeloupe. Les cultures bio, meme si elles ne sont pas parfaites sont certainement les plus saines car on en connait tous les tenants et abotissant. Quand aux OGM, non seulement on en connait pas tous les risques mais ceux connu sont déja plus importants ne serait-ce que par l’utilisation de produit externaminateur de souches pour renouveller les semances.

mturin
7/10/2007
La problématique du progrès

Il me semble que le débat est surtout philosophique. Les anti OGM, sont des anti progrès : qu’on le veuille ou non les OGM se développent parce que c’est dans la nature humaine, parce que certains chercheurs, financés par la recherche privée ou publique y travaillent, que certains industriels paieront de toutes façon ces recherches pour faire des profits. Et ceux qui veulent lutter contre ça, luttent en fait contre la nature humaine, dont on sait parfaitement qu’il s’agit d’une utopie. Donc, pour en revenir aux OGM, leur développement se fera, soyez en certains, et si ce n’est pas en France ce sera ailleurs, et vous en consommerez. Il serait bien plus efficace de militer pour que la recherche sur le sujet s’intensifie, de façon à le mieux maîtriser, et contre la brevetabilité des résultats pour éviter une exploitation exclusive et abusive par certains.

S"agissant du débat sur les mycotoxines, je ne suis pas scientifique, mais si les OGM peuvent améliorer la protection en évitant de polluer l’eau de nos nappes phréatiques, alors pourquoi pas ? Les risques potentiels, me direz-vous, ne sont pas connus, d’où la mise en avant du ce fameux principe de précaution ? Là aussi, c’est un leurre : pourquoi tous les militants ne se l’appliquent-ils pas à l’utilisation de leur téléphone mobile, baladeurs, boissons artificielles et autres textiles artificiels ? Avant de militer pour l’alimentation de nos arrières grand-parents, il faudrait se demander d’abord si l’augmentation des cancers ne serait pas due à l’augmentation de l’espérance de vie et à l’amélioration des diagnostics médicaux, parce que malgré cette prolifération de cancers, l’espérance de vie est bel et bien en augmentation. Alors effet bénéfique ou effet néfaste du progrès ?

Vous l’aurez compris, je suis pour les OGM, comme pour tout progrès scientifique, mais je milite en faveur de la transparence de la recherche, non pas vis à vis du grand public, qui ne pourra jamais être informé que très partialement au travers des médias, mais entre les laboratoires de recherche, grâce à l’intensification de la promotion de recherches en coopérations au niveau européen, et si possible mondial. Et là le politique dispose d’un levier : celui du financement, comme cela se fait dans le cadre des programmes européens de recherche. A force d’attentisme, de moratoires et d’études d’impacts, on laisse le champ libre à ceux qui avancent et ont moins de scrupules !

Quant à l’affirmation de certains qu’une majorité de Français ne veulent pas d’OGM, d’où tiennent-ils cela ? Ce n’est pas parce qu’une poignée de militants excités, dont certains agissent avec des méthodes terroristes, ce n’est pas parce que les médias relaient ces actions sans débat contradictoire, que la majorité des Français les suivent ! Et on pourrait tenir le même discours pour beaucoup de sujets.

Et pourquoi pas offrir à nos "enfants" un monde génétiquement modifié ? qu’est-ce qui prouve qu’il ne serait pas meilleur, et au-delà, qu’est-ce qui prouve qu’il ne serait pas le seul viable, par exemple en permettant les rendements de production agricole sans chimie qui permettront de nourrir les 9 milliards d’individus dont les projections font état pour 2050, et pour lesquels les scientifiques s’accordent à dire qu’ils ne pourront être nourris dans les conditions de rendement et de surface disponibles actuels ? Faut-il risquer de les voir (continuer de) mourir de faim, ou de vivre d’aliments transgéniques. Qui peut aujourd’hui trancher ce débat ?

michel21
6/10/2007
la biodiversité existe déjà-pourquoi en inventer une autre ?
L’agriculture intensive tue lentement la biodiversité.Nous ne connaissons pas toutes les espèces existantes.Il existes toutes sortes d’espèces ayant traversé les millénaires en résistant aux calamités naturelles.Pourquoi ne pas les promouvoir ? Il faut voir les paysages agricoles du Brésil et des USA où les OGM sont cultivés depuis des années : ce sont des déserts biologiques ! Qu’on arrête ce massacre perpétré au nom du profit. Améliorer une race oui, introduire des gênes d’autres espèces pour servir d’insecticides, qu’on ingérera, NON ! Rappelons-nous que les doses infinitésimales des médicaments homéopatiques ont un effet sur l’organisme.Les OGM à doses homéopatiques auront forcément un effet.Le cas des abeilles est suffisamment alarmant !J’admets que la génétique puisse faire progresser la médecine, dans la mesure où elle évolue dans un millieu scientifique rôdé aux protocoles d’études.Mais ne mettons pas les OGM entre les mains de n’importe qui, et surtout pas dans nos assiettes !
sceptime
6/10/2007
Liberté, Sécurité, Responsabilité
Comme le dit ma voisine du dessous (Annie C.) je veux aussi avoir la liberté et le droit de ne pas consommer d’OGM (à l’insu de mon plein gré), donc il faut exiger une sécurité d’étiquetage, et la responsabilité de ceux qui décident la production et la commercialisation du produit. Il faut des responsables qui seront coupables ! en cas de malheur. Là où je suis trés géné c’est quand on apprend que les semenciers multinationaux qui s’estiment mal defendus en France sont en train de créer un groupe Rassemblement Unifié des Semenciers Franaçais en mettant en avant des petites sociétés provinciales qui n’ont rien a voir avec les OGM. J’aimerais que les grosses sociétés derriere tout ça, Syngenta, Dupont de Nemours, Monsanto, tous des chimistes avec des agriculteurs comme Limagrain (ou est passé le bon sens paysan) soient tenus responsables de leurs actes a venir car ils gagnent à tous les coups dans l’operation. Si l’OGM vous fout le cancer, ils vous vendront aussi un traitement. Je veux avoir la liberté de choisir. Je precise aussi que j’ai fait le choix de ne pas avoir de telephone portable par principe personnel de precaution (on va avoir des surprises aussi de ce côté).
mica
6/10/2007
comment décrier ce que l’on ne connaît pas

L’ignorance est bien souvent mauvais conseillère. Avant de se poser la question de pour ou contre les OGM et de faire des amalgames douteux avec les substances indésirables que sont les mycotoxines ou les produits phytosanitaires, n’est-il pas souhaitable de laisser les chercheurs faire leur travail et étudier ces OGM don ton sait au demeurant peu de choses ? Avant de les décrier ou de les porter au nues, ne faudrait-il pas se poser préalablement la question de savoir quel est leur intérêt ? je partage le point de ceux qui trouvent douteux qu’on mette sur le marché une céréale OGM résistant au Roundup avec pour finallité de pouvoir écouler encore plus de cet herbicide. Par contre, l’utilisation d’un gène toxique pour la pyrale a clairement montré son utilité dans la maîtrise de cet insecte et la limitation des contaminations en mycotoxines (fumonisines...soupsonnées d’être cancérigènes)

L’étude des OGM ne permettra-t-elle pas un jour, par ricochet, de trouver des traitements pour certaines pathologies touchant l’homme (myopathies...) ou de produire des médicaments ?

Pesérévons dans la recherche et abandonnons ces stériles querelles de cour d’école...

Nicole, mère de fa...
6/10/2007
En ce qui concerne le miel ?
Habitant l’Auvergne nous sommes aussi de forts consommateurs de miels, notamment pour les enfants. Pour nous, c’est un produit "naturel". Quelles mesures peuvent être mises en place pour qu’il n’y ait pas de traces d’OGM dans le miel dans le cas de culture d’OGM en plein champ. On ne peut pas dire aux abeilles où elles doivent butiner ! Et je veux être libre de manger des produits sans OGM ; cette liberté fait parti de mes droits fondamentaux. De même, je me demande s’il ne peut pas y avoir de "contacts" entre deux cultures voisines, une OGM et l’autre non OGM, et ainsi contamination. Dans ce cas, comment le consommateur est-il informé ? Ne sommes nous pas mis devant le fait accomplis ? Où est notre liberté de choisir ?
Luc31
8/10/2007
Miel OGM
C’est très facile, les OGM ne concernent pour le moment que le maïs, et les abeilles ne butinnent pas le pollen de maïs, car les fleurs n’ont aucun attrait pour les abeilles qui ne peuvent savoir quand le maïs est en fleur. On a jamais vu des abeilles dans un champ de maïs. Donc le miel ne peut être OGM.
Léna
8/10/2007
miel contenant des OGM
Si justement. L’abeille va sur le maïs, et un test sous contrôle d’huissier a d’ailleurs été effectué pour le prouver. Je vous conseille la vidéo "le pollen de la discorde" à ce sujet, visible par exemple à l’adresse : http://blip.tv/file/347281/
Ryuujin
9/10/2007
oui, et alors ? qu’est-ce que cela change ?

Oui, mais quelles en sont les conséquences ?

En quoi ça pose problème ?

Léna
10/10/2007
ça change pas mal de choses !

Avez-vous au moins regardé le film ? Je ne crois pas car les réponses y sont.

Conséquences sur les larves abeille qui vont se nourrir grâce à ce pollen OGM : inconnues. Aucune étude n’a été faite. Et on sait combien les abeilles sont importantes pour l’agriculture et donc notre survie. Donc on prend un risque important.

Conséquence directe du fait que les abeilles pollinisent le maïs OGM : elles apportent le pollen contenant le gène en divers endroits, donc participent à sa propagation. Propagation = impossibilité pour les agriculteurs qui le voudraient de continuer à cultiver non OGM = retrait de la liberté de choix de chacun.

Propagation = possibilité (si une loi du type de celle qui existe en Amérique sur la brevetabilité des séquences ADN arrive en France) des firmes détentrices des brevets d’attaquer en justice le paysan "contaminé" et de le ruiner. Cette dernière conséquence n’est pas je crois dans le petit docu donné en lien, mais tirée d’autres sources d’info (cf par exemple le procès de Percy Schmeiser le Canadien).

Ryuujin
10/10/2007
Sauf que tout ça, c’est faux...

Si, mais ce ne sont pas des réponses, mais des erreurs, ou pire, des mensonges.

Exemple :

"Conséquences sur les larves abeille qui vont se nourrir grâce à ce pollen OGM : inconnues. Aucune étude n’a été faite."

Ah bon ? et c’est quoi ça : Il y a au moins 5 études, dont une qui en plus de conclure comme les autres que le BT leur est innofensif va jusqu’à proposer...de l’utiliser pour protéger les larves d’une pyrale qui ravage les ruches ! ! Enfin, ne dites donc pas qu’il n’y a pas d’études quant vous n’avez même pas pris la peine d’en chercher, ce n’est pas sérieux !

"Conséquence directe du fait que les abeilles pollinisent le maïs OGM : elles apportent le pollen contenant le gène en divers endroits, donc participent à sa propagation. Propagation = impossibilité pour les agriculteurs qui le voudraient de continuer à cultiver non OGM = retrait de la liberté de choix de chacun."

quelle importance tant qu’on reste dans les 0,9% ? ! ? Et c’est le cas, malgrès les abeilles...qui d’ailleurs ne récoltent pas le pollen pour le disséminer, mais pour le manger.

Le pollen qu’elles récoltent, elles commencent par le macher pour en faire une pelotte. Une fois dans cet état, le pollen...

"Propagation = possibilité (si une loi du type de celle qui existe en Amérique sur la brevetabilité des séquences ADN arrive en France) des firmes détentrices des brevets d’attaquer en justice le paysan "contaminé" et de le ruiner."

Bon, encore du grand n’importe quoi... on ne peut attaquer pour plagiat et cie que quelqu’un dont on peut prouver qu’il a volontairement profité sans payer de la technologie.

Donc non ! personne ne fera des procès à des gens parcequ’ils ont quelques grains de pollen dans une ruche, ça n’a absolument aucun sens ? ! ? Où donc avez vous trouvé des bétises pareilles ?

FRED39DOLE
13/10/2007
0,9% est ce scientifique

Si vous parlez des 0,9% il y a un an il me semble on était à 0,1% ...

Aujourd’hui 0,9% et demain ? ? ? ? ? ? ? ? ? Si ce chiffre resemble aux DJA on a du souci à se faire ! Les DJA pour les produits toxciques cancerigènes n’existe pas et pourtant on nous la fait avaler. Vous n’avez qu’a demander à un malade de l’amiante si il a respecter les DJA. Une seule fibre suffit pour déclencher un cancer et bien c’est le même chose pour toutes molécules cancerigènes.

Donc ou va s’arrêter la guerre des chiffres ? ? ? ? 0,9% veut il dire quelque chose ? estr bien scientifique comment a t’on déterminer ce chiffre ? ? pourquoi pad 3 ou 5% ? ? ? Y a t’il danger au dessus de ce chiffre ? ?

Pour des OGM qui provoqent des allergies il y en a eu aux EU avec une variété normalement pas encore autorisée et qui pourtant c’est retrouvée dans les assiettes. Il y a eu des cas d’allergies tres grave sur les humains.

Pour le droit des brevet j’ai des documents ou des avocats de Monsanto affirment qu’il faut belle et bien payer si votre champ et pollinisé ! Ce ne sont pas de bétises comme vous dites.

sceptime
8/10/2007
Il n’y a pas que le maïs. Colza, etc...
Il semble vrai que la fleur de mais n’interesse pas les abeilles. Mais les autres ? On dit qu’il n’y a que le mais bt qui soit autorisé, mais alors pourquoi toutes ces disseminations. Importations illégales ? pour essais ? quelles quantités ? Tu habites l’Auvergne, moi-aussi. Demande donc à Limagrain ( à la société de semnnces pas aux agriculteutrs de la coopérative qui n’y voient que du feu, seulement le pognon)de t’expliquer. Ils on plein de sociétés dans le monde entier (là où il n’y a pas de faucheurs volontaires ni d’esprit critique ni de gens qui veulent vraiment savoir ce qu’ils mangent)ou ils font leurs recherches et cultivent plein d’espèces OGM, pas que des cereales ou oleagineux mais potageres, fruitieres, florales. Ils vont te dire qu’ils font du plasma et d’autres produits medicaux avec des OGM, c leur grande justification qui reste à prouver, c comme si les OGM allait nourrir toute la planète, qui peut croire à ça. Si le gouvernement ne met pas un moratoire à tout ça, ça va deferler très très rapidement dans les assiettes, dans les vases, dans nos cellules ! Je ne suis pas dupe, je sais ou plutot je sens qu’on ne pourra pas interdire les OGM tellement il y en a déjà autour de nous et chez nous. Je répète ce que j’ai dit avant (le 6 octobre) Liberté, Sécurité, Responsabilité. Monsieur le président du Grenelle de l’Environnement, faites que je puisse avoir encore le droit de ne pas consommer, respirer, d’OGM sans le savoir. Si vous ne pouvez pas me garantir ce droit, au moins responsabilisez vous, vos organismes de contrôle, les producteurs, importateurs et les distributeurs en mettant en place un étiquetage sérieux ou la notion de tolerance sera complètement écartée. Quèest ce que c’est que la présence fortuiute ?
gattaca
8/10/2007
Pas de problème !

La première des questions que vous avez à vous poser, c’est :

A partir de quoi les abeilles font le miel ? (et même, si vous souhaitez aller plus loin, comment le font elles ?)

Malheureusement, et comme sans doute 90% de la population (si on lui pose la question, j’ai fait le test dans mon entourage) les gens répondent :

..... à partir du pollen que les abeilles ont butiné ! ! ! ! ! ! !

Pas de pot : le miel ne contient pas de pollen... ! ! ! ! !

On voit donc mal comment le miel pourrait contenir un transgène (et la protéine codée par ce transgène) provenant du pollen d’une plante transgénique !

(Evitez d’utiliser le terme contamination qui ne peut être utilisé dans le cas des OGM, que vous le vouliez ou non !)

Je veux bien également que vous soyez libre de manger des produits sans OGM.

Et de fait, c’est d’ailleurs systématiquement le cas, puisque tout produit transformé ne contient pas d’organisme (signification du O de OGM), ce que vous voulez dire c’est que vous voulez être libre de manger des produits non issus d’OGM ! lègère différence sémantique ! C’est la raison pour laquelle certains fournisseurs peuvent vous mettre allégrement sur leurs produits la mention "sans OGM", ils sont sûrs d’avoir raison que le produit en question aient été fait à partir d’un OGM ou pas !

Mais par simple réciprocité, j’espère que vous ne voyez pas d’inconvénients à ce que je puisse manger des produits issus d’OGM (car ils sont plus sûrs que les produits conventionnels puisque contrôlés, les conventionnels ne subissent aucun contrôle de toxicologie notamment et la probabilité qu’un accident arrive est identique dans les deux situations. On connaît d’ailleurs des accidents avec des variétés issues de la sélection conventionnelle alors qu’on en connaît pas encore avec les variétés GM).

Cela veut dire qu’enfin on laisse la liberté aux agriculteurs le choix d’en cultiver et qu’ils ne soient pas dans la hantise que des délinquants viennent les faucher !

Yan
6/10/2007
Les PoliticOGM

Les politicOGM

Si un tel forum avait existé préalablement à l’élevage porcin intensif et incontrôlé en Bretagne, je ne suis pas persuadé qu’il aurait empêché la catastrophe hydraulique de la région. En effet, s’agissant des rivières ou du littoral maritime, les dégâts causés par l’épandage massif et continu de déjections porcines riches en nitrates, sont énormes. Si on prenait, aujourd’hui - ce qui est illusoire - la décision de les arrêter totalement, il faudrait quasiment attendre entre trente et cinquante ans pour que la nocivité disparaisse. Bien avant d’en arriver là, la sonnette d’alarme n’avait cessé d’être activée par les scientifiques et autres observateurs attentifs et sensés de la nature. Mais, le lobbying agricole, soit disant soucieux de l’environnement a su, en s’appuyant sur des considérations électorales, orienter le choix des gouvernants vers le profit immédiat au mépris de toute autre considération. Sous le règne Chirac, il était impossible de contredire les orientations des syndicats agricoles dominants. Dans certains départements bretons déjà asphyxiés par la puanteur ressentie sans même se trouver à proximité d’un élevage mais tout simplement en circulant sur de grandes routes nationales, les projets d’extensions ou de créations de nouvelles porcheries prévoyant des centaines de bêtes, n’étaient jamais refusées par les préfets aux ordres malgré les protestations de toutes sortes.

Aussi, avec les OGM, nous voici au début d’une situation très ressemblante à la précédente : lobbying agricole et industriel - Mossanto -, morale politique douteuse, dissimulée derrière le Grenelle de l’environnement, mais qui ne pèsera pas bien lourd devant les manœuvres sonnantes et trébuchantes des promoteurs de graines modifiées etc.. Alors, je n’ai pas confiance. Je pense qu’un moratoire est impératif et que sa levée ne devrait dépendre que des conclusions d’études confiées à un organisme compétant - nous en avons d’excellents en France - indépendant, hors la présences de politiques, d’agriculteurs bio ou non, et de marchands de graines. Après une vraie campagne d’information médiatique intensive, proposons cette modalité par référendum.

Après la Bretagne, ne laissons pas aux agriculteurs + politiques le droit garanti d’impunité de continuer à nous pourrir la vie.

Yan.

h20
6/10/2007
CONTRE LE FONDAMENTALISME BIO

Je suis CONTRE le Bio. Pourquoi ? parce que c’est anti-ecologique ! Si vous voulez nourrir la planète avec du bio, vous devez defricher le peu qui reste de foret. Vouloir manger du bio c’est un luxe de pays riche. Tant que nous serons aussi nombreux, il nous faut trouver des moyens de produire sinon plus au moins autant que maintenant, mais de manière plus respectuese de l’environnement et de la santé. En plus Bio ne veut pas forcément dire "bon" :
  pour l’environnement : regardez ce qui reste des sols de cultures traitées longtemps au sulfate de cuivre,
  essayez de manger du seigle bio qui faute d’avoit été traité contient de l’ergot...

Je suis contre cet obscurantisme 100%bio qui sous tend que tout ce qui est chimique est forcément mauvais, que tout ce qui vient du génie genetique est forcememnt mauvais. C’est un non sens : il faut raisonner au cas par cas, rejeter tout en bloc c’est insulter de 150 ans de recherche en matière de produits phytosanitaires et de toxicologie au profit des gourous du bio.

Je serais par contre 100% pour une agriculture RAISONNEE dont le but ne serait pas le rendement maximal, mais l’IMPACT ECOLOGIQUE/SANTE MINIMUM en combinant :
  Une utilisation de pesticides et engrais optimisés pour être peu ou pas nocifs pour l’environnement et notre santé
  pourquoi pas de produits du génie génétique à nouveau optimisés dans ce but
  l’utilisation des méthodes bio courantes

Les résultats en termes de rendement et d’effets sur l’environnement&santé seraient bien meilleures qu’avec ce fondamentalisme aveugle du 100% BIO qui . Malheureusement peu de gens connaissent l’Agriculture raisonnéee et le label correspondant est confidentiel.

ginkgo
5/10/2007
ogm et varietes anciennes
pourquoi autoriser les ogm et interdire de fait en les sortant des catalogues ou en les brevetant des variétés anciennes de maïs ou autres plantes sélectionnées par des générations d’agriculteurs en fonction des qualités de la variété et de son adaptation à un environnement précis, ça n’a pas de bon sens à part celui du fric que les ogm rapporteront à leurs inventeurs, les mêmes que ceux qui brevêtent...cherchez l’erreur
Diego Moran
5/10/2007
Les OGMs ont fait l’objet de très nombreuses études scientifiques

Les OGMs commercialisés ou en voie de l’être ont déjà fait l’objet de très nombreuses études scietifiques, dans tous les domaines cités : écotoxicologie, toxicologie, écologie, démographie, épidémiologie humaine et du milieu naturel, agronomie, entomologie, génétique des population, écologie microbienne, sociologie et économie agricole.

Plusieurs organisations internationales ont publié des rapports scientiques objectifs faisant la synthèse des connaissances actuelles, notamment :

* l’OMS : voir leur question-réponse sur who.int/foodsafety/publications/biotech/en/20questions_fr.pdf.

* la FAO : voir fao.org/docrep/006/y5160f/y5160f00.htm et le résumé de ce rapport greenfacts.org/fr/ogm/

En particulier, l’homologation d’un OGM requiert des études toxicologiques sur de nombreuses années, comparables à celles requises pour l’homologation des médicaments.

Ceux qui prétendent qu’il y a peu de connaissance sur ces sujets devraient écouter plus les scientifiques et moins José Bovay !

Diego Moran.

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Modifié par moderateur Le 2007-10-08 12:05:31
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OM
5/10/2007
Arrêtons de rêver, remettons les pieds sur terre ....

J’ai 34 ans, je suis fils d’agriculteur et je travaille dans une petite coopérative agricole céréalière à taille humaine depuis plus de 12 ans, dont j’ai repris la direction l’an passé. Les productions de nos agriculteurs adhérents sont orientées sur des marchés de niche. Nous répondons à des marchés les plus exigeants en terme de traçabilités, résidus de pesticides, cultures tracées non OGM, vers des pays d’Europe communautaires (Royaume Unis, Hollande, Danemark...). L’agriculture française est aujourd’hui victime d’une image lamentable de la part des médias et de certaines institutions. Et j’ai l’impression que le grenelle de l’environnement enfonce le clou en montrant une fois de plus le monde agricole, comme le grand responsable d’une majorité de problème environnementaux.

La moitié des produits agro pharmaceutiques (rebaptisés pesticides, ça fait mieux dans les journaux) présents il y a 5 ans encore, ont disparus du marché français ou sont sur le point de disparaître. La lutte antiparasitaire est techniquement plus difficile et entraîne des coûts toujours plus élevés. Même le raisonnement des applications et la super technicité de nos producteurs ne nous permettent plus de rester compétitifs sur le marché mondial des céréales.

Le problème aujourd’hui c’est que la France prend du retard sur les OGM, les destructions des essais en plein champs condamnent les travaux de biotechnologies de certaines entreprises françaises spécialisées dans ce domaine (pas d’essai, donc pas d’évaluation des risques). Continuons comme ça, car nous sommes en train de dérouler le tapis rouge pour les sociétés de biotechnologies américaines. Et c’est tout le marché nord américain des céréales qui va continuer à prendre des parts de marché sur l’ensemble des territoires mondiaux dépendants des importations. Il ne faut pas tomber dans l’utopie, si demain les consommateurs Français ont le choix entre produits OGM et non OGM, le meilleur sera ... le moins cher.

Il y a aussi en France une grosse contradiction sur les OGM dans la mesure où certains pensent qu’il y a un réel danger pour la santé, cependant certains vaccins sont aujourd’hui produits par génie génétique...

Je crois que le refus des OGM est un combat d’arrière garde, dans la mesure où les vraies évolutions de production agricole respectueuses de l’environnement passeront par ces technologies.

Je crois aussi en une haute autorité de contrôle pour évidemment limiter les dérives des transgénèses.

Par une mauvaise connaissance des biotechnologies par le grand publique, on cultive aujourd’hui la peur des OGM, on oriente les débats, on laisse s’exprimer très majoritairement les antis OGM. 

De plus, même si nous respectons nos amis producteurs de bio, qui ont également leurs marchés de niches, il est aussi délirant de vouloir se nourrir que de produit bio. En effet sans protection contre les parasites et maladies, les 6 productions les plus importantes du monde (riz, blé, orge, maïs, soja, pomme de terre) chuteraient de 50 %.

Pour finir il y sûrement des problèmes à l’échelle de l’humanité autrement plus graves et plus urgents à traiter que le pour ou contre OGM. Allez donc expliquer ça à des gens qui « crèvent » de faim tous les jours, car ces populations seront surement les premières à exploiter des plantes OGM, et non pas pour mourir mais pour survivre...

Mokozore
7/10/2007
l’avenir n’a pas besoin d’ogm

je pense que votre message traduit une certaine ignorance, malgré le fait que vous soyez agriculteur. Je vais donc tenter de vous informer sur quelques faits, répondant à certaines de vos affirmations.

"Même le raisonnement des applications et la super technicité de nos producteurs ne nous permettent plus de rester compétitifs sur le marché mondial des céréales"

les techniques culturales modernes (labour, apport d’engrais npk, traitement diverses) sont en fait dépassés. Les techniques du semis direct sous couvert ou du TCS, permettent de se passer de labour, ainsi que de cultiver plusieurs plantes au lieu d’une sur une rotation annuelle, ceci en consommant moins d’engrais, fioul, traitement (voir les travaux du laboratoire Lams21). En effet l’agriculture telle qu’elle est pratiquée par les agriculteurs en france, n’est ni rentable ni de qualité. Les ogms n’y changeront rien.

"la France prend du retard sur les OGM" "OGM et non OGM, le meilleur sera ... le moins cher"

les ogms sont inutiles (voir ci dessus), changez de technique culturales (renseignez vous sur l’agriculteur jean claude quillet) et vous verrez que ce sera moins cher...

"cependant certains vaccins sont aujourd’hui produits par génie génétique"

ne mélangez pas ogms agricole et non agricole. Les vaccins sont en effet pour certain produit à partir de bactéries ou de virus génétiquement modifié, mais le vaccin en lui même ne contient pas les bactéries ou les virus génétiquement modifié, mais seulement leur produit. De plus, l’inocuité des vaccins est loin d’etre prouvé. Enfin, il me semble que ceux qui veulent produire des ogms, sont les mêmes qui font des vaccins et des médicaments (exemple : meristem therapeutics, qui veut produire la lypase gastrique de chien à partir de mais).

"il est aussi délirant de vouloir se nourrir que de produit bio"

un rapport récent de la FAO, dit le contraire. De plus, les céréales produites actuellement servent à nourrir essentiellement les animaux que nous mangeons. Réduire la quantité de viande consommé (cf jm Jancovici), permettrer de pallier à la baisse de rendement dont vous parlez, baisse qui n’est d’ailleurs pas constaté par ceux qui pratique le semis direct sous couvert et la culture intermédiaire.

"Allez donc expliquer ça à des gens qui « crèvent » de faim tous les jours, car ces populations seront surement les premières à exploiter des plantes OGM, et non pas pour mourir mais pour survivre"

je vous suggère d’aller expliquer au africain pourquoi sur leur marché les produits européens sont moins cher que les produits locaux (cf Jean Ziegler, rapporteur onu). Notre agriculture tue la leur, et les fait mourrir de faim.

pedor
5/10/2007
Science quand tu nous tiens...

Tout ce petit monde s’acharne à vouloir donner la parole aux scientifiques. Eh bien messieurs dames, petite anecdote : une équipe italienne a mené il y a 3 ans (source Canal+ : Lundi Investigation) une expérience de nourriture de rats avec du maïs OGM ; au bout de leur étude la conclusion a été que les rats nourris aux OGM connaissaient un vieillissement plus rapide, c’est à dire une dégénérescence accrue de leurs cellules, en particulier au niveau du foie. Evidemment, les crédits de recherche étaient accordés par l’état italien... et on leur a supprimé ces crédits. Raison : ce programme de recherche était un test pour voir s’il fallait continuer à creuser sur le sujet. Alors que les résultats étaient probants, on a donc interrompu des recherches ma foi fort intéressantes, et malheureusement arrêté de creuser... Visiblement il faut donner la parole aux scientifiques, mais quand ils mettent en avant des dangers pour la santé, et donc pour l’économie, alors là on arrête les recherches. Bizarre non ?

Quand on parle d’alzheimer, alors qu’on sait que cette maladie est due à la dégénérescence des cellules, il serait temps de se demander si il ne vaut mieux pas traiter les causes avant les conséquences... sinon, dans 20 ans (s’il est possible de voir plus loin que le bout de son nez...) on traitera les gens qui mangent des OGM (c’est-à-dire tous les gens qui se nourrissent, vu qu’on n’a pas le choix de mager OGM ou non...) parce-qu’ils souffrent d’alzheimer et de plus en plus de gens seront touchées par la maladie. C’est d’un manque de logique assez déroutant...

De plus, certains producteurs de maïs non OGM voient leurs champs polénisés par les champs voisins, c’est la nature qui veut ça. Or si les champs voisins sont OGM, grâce à la loi sur les biotechnologies, le maïs du champs originellement non OGM appartient au propriétaire du champ OGM. Eh oui, ça personne ne le sait visiblement, et c’est pourtant très grave. Car Monsanto (multinationale américaine), qui possède des champs en France peut demander la propriété du maïs produit par le producteur non OGM. Résultat, le producteur a perdu toute sa récolte, et légalement... C’est arrivé, et ça arrivera encore si rien n’est fait... C’est une honte. Je suis d’accord avec vous...

Pour toutes ces raisons, j’aimerais avoir le choix de manger des OGM ou pas (et donc un étiquetage bien plus exhaustif...), et que la plantation d’OGM en pleins champs soit interdite, d’où un moratoire... La recherche du profit, voilà ce qui guide les recherches sur les OGM. Quand on sait que Monsanto vend en Afrique des graines qui engendrent des graines stériles...

Anonyme
7/10/2007
Science quand tu nous tiens...
Il n’y a pas que des cultures issues des OGM, il y a également d’incroyables techniques permettant de créer des animaux hors normes, du saumon OGM.... (émission E=M6). Voir des souris fluorescentes fait peur.
hervé
5/10/2007
quelle pgm peut-on tolèrer ?
doit-on condamner tous les ogm sous prétexte que l’on ne sait pas grand chose sur eux ? en agriculture un certain nombre de viroses et de maladies bactèriennes ou fongiques réduisent considèrablement la production. pourquoi se priver d’un gène de résistance d’une plante X pour le transferer dans une plante Y ( une dissémination artificielle). surtout que l’on a déjà fait ceci en introduisant des porte-greffes amèricains pour lutter contre le phylloxera. on utilise bien un clonage in vitro pour les pommes de terre contre un certain nombre de viroses. pourquoi se priver d’une technique supplémentaire !
Laurent
5/10/2007
Agriculture libérale

L’agriculture mondiale s’est fortemment libéralisé depuis les différents accords de l’OMC.

Aujourd’hui, les agriculteurs français ont des barrières fiscales, politique ou environnementales que n’ont pas les autres pays du monde. Les impôts fonciers, les bandes enherbées, les jachères freinent la compétitivité des exploitations françaises et européennes.

Les différentes reglementation font que nous nous sentons de moins en moins maitre de notre outil de production.

Aujourd’hui, nous avons la possibilité de choisir nos moyens de productions (bio ou non bio), nos culture (OGM et non OGM) et nos produits phytosanitaires.

Mais demain, le grenelle de l’environnement nous obligera à réduire nos application phytosanitaires de 50%, de ne pas cultivé des OGM...

Comment pouvons nous rester des chefs d’entreprises lorsque tout notre travail sera dicté par une décision politique, une loi et un controleur.

Aucune étude ne prouve que les OGM sont nocifs pour la santé à long terme. Heureusement que les produits phytosanitaire ont été découvert depuis 40 ans car nous serons encore aujourd’hui à l’age de pierre de l’agriculture.

Toute cette technologie (Produits phytosanitaire, OGM, amélioration génétique) ont contribué à assurer une auto suffisance alimentaire, à produire des végétaux dont la conservation s’est améliorer et à permette à des zones difficiles de produire pour se nourrir.

Aujourd’hui c’est pour toutes ces raisons que je suis fier d’être céréalier mais demain mon inquiétude grandie quand je vois tout cet acharnement sur notre agriculture et sur nos libertés de chefs d’entreprise

Crabillou
8/10/2007
Fier et libre...

"Aucune étude ne prouve que les OGM sont nocifs pour la santé à long terme."

C’est ce qu’auraient pu dire les scientifiques après dix ans seulement d’utilisation de l’amiante.

C’est ce que doivent penser aujourd’hui encore pas mal de fumeurs.

A peine dix ans que les OGM entrent dans l’alimentation, et encore n’en constituent-ils qu’une part infime. Alors, effectivement rien ne prouve leur dangerosité à long terme, et ce d’autant qu’aucune étude n’est menée en ce sens. Dès leur lancement, le postulat OGM= Pas Dangereux a été inscrit dans le subconscient du consommateur.

On pourrait tout aussi bien dire :

"Aucune étude ne prouve que les OGM ne sont pas nocifs pour la santé à long terme."

Vous voulez être libres, vous les agriculteurs, de produire à votre guise. Fort bien, nous, les consommateurs, sommes nombreux (75%) à ne pas vouloir consommer de produits OGM, et nombreux aussi à ne plus vouloir voir les rivières et les nappes polluées par les nitrates et les pesticides.

En économie, il est une loi incontournable, c’est l’équilibre entre l’offre et la demande. Si le client rejette les OGM et les pesticides, vous devriez ajuster votre production à ses préférences. Outre que ce sont eux, les consommateurs, qui, au final, achètent votre production, ce sont eux aussi qui abondent par leurs impôts les subventions agricoles qui constituent une grande part de vos revenus.

Faites un petit effort, merci !

repiro
5/10/2007
non aux ogm
il serait urgent d’interdire les OGM en plein champ. Nous ne devrions pas consommer ce type de produits. Dire non aux ogm pour proteger l’avenir et la biodiversité. Quels peuvent être les conséquences sur notre santé ? nous n’en savons rien. La production d’ogm ne devrait pouvoir être autorisée que pour des avancées médicales, en production confinées. D’autre part, alors qu’actuellement, la production de plein champ existe, notamment en Midi Pyrénées, il faudrait que des normes de stockage strictes existent afin qu’un consommateur puisse réaliser ses achats en vrai connaissance de cause. Nous sommes dans un pays où notre système a poussé pendant des années les agriculteurs à utiliser massivement des pesticides pour finalement se rendre compte 40 ans plus tard que les cancers se sont multipliés chez les agriculteurs utilisateurs de ces produits. Quelle agriculture pour l’avenir ? quels agricultueurs seront encore assez motivés pour continuer à nous nourrir ? Peut - on leur demander (voire leur imposer) de produire des céréales qui sont potentiellement dangereuses pour leurs enfants ?
atc
5/10/2007
manger ogm ou bio
bonjour, je suis technicien agricole dans une région de polyculture et élevage et il y a une question que je me pose ? pour ma santé, dois-je manger du maïs sain ogm ou du maïs contaminé par les mycotoxines et tous ses éffetsnéfaste pour la sante que nous avons plus de chance de retrouver dans une production bio que ogm ! ! ! ! ! ! ! ! !
Florent
5/10/2007
contamination

Bonjour,

Le principal problème est la dissémination et la contamination. On nous dit qu’il est impossible que les plantes OGM se diffusent dans l’environnement. Etonnant, quand on sait que l’on retrouve des pollens sur plusieurs milliers d’années, que l’on retrouve les même espèces de plantes à plusieurs milliers de kilomètre les unes des autres alors que des océans les séparent, etc.

Ainsi, certains considérent que l’homme est capable de dominer la nature. Quelle vanité ! Plantes et animaux n’ont jamais eu besoin de l’homme. Mais l’inverse est faux et l’homme n’a pu prosperer jusqu’à aujourd’hui que parce qu’il a utilisé la nature à son profit. Il ne l’a pas modifié intrinsèquement, mais en a tiré le meilleur parti possible en s’y adaptant. L’adaptation, rappelons le, est la seule possibilité de survie d’une espèce.

Enfin, lorsqu’un producteur en bio voit sa récolte détruite et son label annulé du fait d’une contamination aux OGM (plusieurs cas en Espagne), c’est clairement une atteinte à sa liberté. Nous avons tous le droit de manger selon nos désirs, mais nous ne pouvons l’imposer à d’autres. Je veux être libre de choisir de manger bio, l’agriculteur doit être libre de produire une nourriture bio sans risquer de tout perdre du fait de cultures OGM proches.

Que les firmes assument la destruction des récoltes en bio du fait de l’utilisation de leurs semences. Que les agriculteurs utilisant ces semences assument également leurs responsabilités dans ces contaminations. Les firmes agro-alimentaires savent parfaitement tracer leurs modifications génétique pour lutter contre la fraude et entamer des procédures pénales contre les fraudeurs (USA). N’est ce pas là une preuve de contamination ? Refuser ce principe de responsabilité ne serait-il pas un aveu ? D’accord pour que l’on autorise les cultures d’OGM, si le principe de responsabilité des contaminations est reconnu et légalement assumé. Un gène du MonXXX dans un champ de maïs en bio ? : condamnation de la firme productrice, remboursement des récoltes détruites, indemnités suite aux pertes des labels, etc.

jgiovan
5/10/2007
MORATOIRE

C’est pratique, ca évite de se mouiller.

Si nos ancètres avaient appliqué le principe de précaution et les fameux MORATOIRES on ne s’éclairerait même pas à la bougie parce qu’on en serait à se demander si le feu n’est pas cancérigène...

Quant aux propositions fantaisistes consistant à tester la toxicité des OGM sur plusieurs GENERATIONS (Sic.), ca revient à une interdiction pure et simple !

Les autorités réglementaires ont fixé des règles drastiques avant d’autoriser un nouveau produit phytosynitaire ou un OGM. Les produits sur le marché ont satisfait à un grand nombre de tests et sont donc relativement surs.

On peut toujours améliorer les procédures, mais un moratoire n’est qu’une interdiction déguisée basée sur des croyances idéoligiques et en aucun cas sur des faits scientifiques.

Les discours écolos actuels sur les OGM rappellent ceux du Vatican sur la capote ou l’avortement...

apibory
5/10/2007
scientifiques défavorables aux OGM

cà y est la chasse aux sorcières a commencé. Un chercheur, opposé aux ogm va être "viré" de son institut fin 2009, crédits coupés - labo fermé.

à quand les autres ?

c’est lamentable. nous avons connu le même problème avec les chercheurs qui ont trouvé ce qu’il ne fallait pas sur le gaucho et autre... pour les ogm c’est pareil.

Luc
5/10/2007
OGM oui !
Je ne sais pas d’où sortent les sondages qui disent que 70% des français sont contre les OGM, mais moi je ne suis jamais questionné alors et bien ici je dis oui aux OGM
guillaume
5/10/2007
OGM UNE CHANCE POUR L’HOMME
Pendant que nous faisons de grandes dissertations sur des sujets bien souvent idéologiques,des millions des gens souffrent et meurent de malnutrition dans le monde. Nous sommes de plus en plus nombreux sur cette planète et le phénomène est irréversible, face à cette forte démographie, la production mondiale des matières premières agricoles n’arrive plus à répondre à la demande. Pour assurer au plus grand nombre de nos semblables une quantité suffisante de nourriture, l’agriculture doit évoluer comme elle l’a toujours fait. Les plantes issues des biotechnologies sont une des nombreuses évolutions de l’agriculture mondiale, c’est un outil supplémentaire mis à la disposition des agriculteurs qui le désire. Ce n’est en aucun cas une obligation, ni du poison ! ! ! Depuis plus de dix ans, toutes les études possibles et imaginables ont été réalisées et démontrent l’innocuité des OGM vis à vis de la santé humaine. En ce qui concerne la coexistence avec les autres espèces et les plantes dites conventionnelles, les agriculteurs sont tout à fait capables de mettre en place des règles ayant déjà fait leurs preuves. Demain, les plantes issues des biotechnologies nous permetrons de réduire les intrants, les phytosanitaires et l’irrigation, qui dit mieux ? ! ! ! Arrêtons de nous laisser intoxiquer par les marchands de peur qui font des OGM un combat politique, idéologique et au travers de cette nouvelle technologie,refusent la société actuelle et remettent en cause les fondamentaux de la nature humaine au détriment des plus défavorisés qui sont toujours exploités et souvent,pas par qui nous croyons ! ! !
JEPETO
7/10/2007
OGM, UNE CHANCE POUR L’HOMME ?
Nous n’avons pas les memes sources d’information. Les populations du continent indien , qui faisaient autrefois brouter les repousses de coton à leurs moutons, voient ces memes moutons crever lorsqu’ils absorbent du coton transgénique. Ces memes populations, qui ne peuvent pas acquitter leurs charges d’intrants aux multinationales qui les ont ficelés avec des contrats irrévocables, se suicident quand le marché du coton (transgénique)s’écroule. Leurs terres devenues stériles ne peuvent meme plus produire les cultures vivrières nécessaires à leur alimentation. La méthode employée pour le suicide ? Ils avalent le désherbant qui leur reste ! Un suicide de paysan toutes les( X(X=7, à vérifier) ) minutes en Inde, le chiffre est ahurissant . Vous avez de droles de conception des chances offertes à l’homme !
Obélix
5/10/2007
Oui, on en mange

Effectivement, on en mange depuis plus de 10 ans et les animaux d’élevage aussi. Des problèmes ? Pas entendu parler, pourtant je ne doute pas qu’en cas de moindre début de doute, la meute de journalistes aurait accourue ... il suffit de voir comment ça c’est passé avec la grippe aviaire ... Et en effet, au cours de ce Grenelle, pas de position sur les danger des OGM, mais seulement des grans discours sur les risques de contamination. Et alors ? Serait-il plus grave de reçevoir un pollen de maïs dont un gène est issu de Bt qu’une vapeur sortant d’un véhicule à moteur ou qu’une goutte de pluie qui a traversé une fumé d’usine ?

Serait-il plus dangereux de manger du maïs OGM que nimporte quel aliment qui a été transvasé de camion en benne et en palette avant d’être tripoté par 25 autres mains avant d’arriver sur votre table (et je ne parle pas des mycotoxines, fermentations et autres dégradations).

Edmond
5/10/2007
savoir renoncer
Au delà des annonces sur "les OGM qui vont sauver l’humanité de la famine" qui n’ont pas même un début de concrétisation, ne manquons pas de nous poser les questions préalables : A quoi servent les OGM déjà commercialisés ? A qui profitent leur développement ? Tout ce qui est techniquement possible finit un jour par être commercialisé. Est-ce une fatalité ? La démocratie, n’est-ce pas de pouvoir renoncer collectivement à une innovation dont les intérêts sont trop faibles par rapport aux risques potentiels ?
Mokozore
5/10/2007
Un problème mal posé

Pour moi, le problème est ici mal posé. Tel que vous le posez, cela part sur le lieu commun que les ogms agricoles amènent un progrès, et qu’il faut réfléchir à gérer les effets secondaires inhérents à tout progrès. Je vais essayer d’apporter quelques éléments pour poser le problème autrement et donc trouver les vrais solutions.

Quel est le problème de l’agriculture actuellement ?

  elles consomment beaucoup d’eau, de pesticides, de fongicides, d’engrais, pour produire des végétaux (mais, céréales..) qui servent à nourrir des animaux(80% du blé produit en europe n’est pas panifiable et sert donc à nourrir les cochons, source : claude bourguignon, laboratoire LAMs21) qui serviront à faire de la viande.
  la conséquence de ces monocultures intensives est que les sols deviennent infertiles, secs... donc perde leur capacité à nourrir les plantes, et perdent leur capacité à retenir l’eau. Par conséquent, le besoin en engrais, eau, continue d’augmenter, l’érosion commence et on "perd" le sol.

Quel solution à ce problème ?

  l’agriculture biologique est une première réponse à ce problème, puisque la fertilisation des sols est effectués avec des engrais organiques (compost au sens large), donc l’activité du sol est entretenu.
  mais on peut faire mieux. Certains agriculteurs pratiquent déjà le semis direct sous couvert, ou la culture intermédiaire.
  exemple : l’agriculteur sème du blé d’hiver, au printemps il récolte, mais au lieu de couper toute la paille, et de retourner le sol, il sème une culture intermédiaire, par exemple de la moutarde (engrais vert à croissance rapide) directement semer dans la paille de blé. une fois la croissance de la moutarde terminée (1,5 mois), il coupe la moutarde et sème son maïs, dans le complexe formé par la paille du blé et la moutarde, tout ça sans labour, mais en utilisant une roue semeuse qui met les graines en terre. tout cette masse végétale est décomposée par les micro organisme, qui du coup se multiplie, l’eau est retenue, donc moins d’arrosage, la décomposion des végétaux forme de l’humus, donc plus besoin d’engrais, et les mauvaises herbes ne poussent pas car le sol est couvert. Donc, pas besoin de labour, ni d’herbicides, ni d’engrais, plusse de récoltes, et moins de consomation de fuel pour le tracteur (exemple d’agriculteur fonctionnant ainsi (mais pas en bio) J. C. Quillet)

Dans ce cadre, les ogms agricoles sont elles utiles ?

  non, car les réponses au problème sont trouvées.

De plus le patrimoine de plantes déjà existantes peut d’or et déjà permettrent d’y trouver des plantes résistantes à la chaleur, peu gourmandes en eau, sans recourir à une technologie mal maitrisé (ex : christian Velot, maitre de conférence et chercheur en biologie moléculaire, met en exergue, dans le film le pollen de la discorde, le fait que les protéines synthétisées par les ogms n’ont pas la même structure spatiale que celle produites par le même gène dans la plantes d’où est extrait le gène, avec des conséquences facheuses)

edda
5/10/2007
liberté du choix
comme certains autres auteurs, je voudrais au moins être libre de choisir la consommation des OGM. cela implique une signalisation rigoureuse de la présence des OGM dans des produits. Tant qu’on connait pas exactement les consequences des OGM sur la santé, c’est un droit fondamental de savoir où il se trouve. Pour l’instant, la meilleure façon d’éviter, c’est de consommer Bio. Mais pour combien de temps, si les cultures se font contaminer ? Et qu’on est-il avec la restauration, la cantine scolaire, la cafetéria de l’entreprise ? bref : je veux choisir librement, être informé précisement, c’est mon droit.
Dom
4/10/2007
Les OGM ne sont pas la voie de salut pour l’agriculture

Plus nous avançons dans la découverte de l’espace, plus nous accumulons des connaissances mais plus aussi nous découvrons que ce monde est vaste et que nous sommes bien petit dans cet univers. De même dans l’exploration du génome, plus nous avançons pour découvrir sa réalité et son fonctionnement, plus nous découvrons son étendue et sa complexité.

La conception simpliste et réductionniste du fonctionnement du génome (un gène :une fonction), avec les OGM qui en sont l’application directe, est bien hasardeuse voir dangereuse. Depuis quelques années, l’essentiel de cette conception est tombé : un gène peut coder de nombreuses protéines différentes, une protéine peut avoir plusieurs fonctions identifiables, elle peut prendre plusieurs conformation dans l’espace, etc. Les parties du génome qui ne codent pas des protéines et qui étaient jugés inutiles, se sont avérées être tout à fait impliquées dans le fonctionnement génétique... En fait les chercheurs, travaillant pour des intérêts privés, crééent des nouvelles plantes dont il ne connaissent pas totalement le génome et son fonctionnement.

En agriculture, 99 % des plantes OGM commercialisées sont des plantes dites à pesticide, tolérantes à un desherbant total, produisant un insecticide ou les 2. Beau progrès...Ce n’est surement pas une agriculture de qualité, durable. Sur un plan financier si l’on met en balance les millions de dollars investis dans la recherche depuis 20 ans sur les OGM et les gains réels pour le bien de l’humanité, ces gains, s’il y en a, nous ont couté bien cher...

Nous nous trompons de voie de recherche. On dénombre environ 30 000 espèces comestibles, seulement 7 000 sont cultivées, et parmi celles-ci une trentaine seulement fournissent 95 % de notre énergie. 4 types de semences offrent plus de 50 % des ressources de notre système économique mondial : le blé , le riz et le maïs et le soja, ce dernier étant cultivé pour nourrir essentiellement le bétail des pays riches. Et les OGM sont produit à partir de ces cultures (non pas le blé mais le colza). Nous avons en réserve une multitude de plantes qui peuvent, avec les moyens d’aujourd’hui, être très vite sélectionnées pour répondre à nos besoins. Les OGM présentent un risque potentiel sur l’environnement, les filières non OGM, la santé et ils ne répondront pas aux défis de demain : le réchauffement de la planète, les sécheresses ou innodations.

Les OGM ne sont pas LA solution pour notre agriculture. la recherche doit être réorientée à partir de ce qui existe déjà, tout n’a pas été exploré, nous devons diversifier notre assolement,mettre en place de nouvelles espèces, allonger les rotations culturales, être plus autonome dans le fonctionnement d’une exploitation agricole ou d’une petite région. Prenons un peu d’altitude et cherchons des solutions plus simples et moins couteuses J’attend des politiques une décision sur le sujet sage et responsable.

Ce grenelle environnement est une très bonne initiative.

Ryuujin
9/10/2007
non, mais ils sont un réponse possible aux problèmes.

"Beau progrès...Ce n’est surement pas une agriculture de qualité, durable."

Ah bon ? parceque produire autant en polluant moins, ce n’est pas un progrès ? ça n’est pas plus durable ? ! ? En voilà une bonne.

Non, les OGM ne sont pas LA solution aux problèmes de l’agriculture. Tout simplement parceque LA solution n’existe pas.

Il n’y a pas une solution, mais des centaines, des milliers peut être. De nombreux OGM y participent : arbres appauvris en lignine pour une prouction de papier moins polluante, plantes résistantes à la sécheresse pour limiter l’avancée des déserts, et des famines, OGM pharmaceutiques pour un accès plus facile et plus démocratique aux médicaments etc...etc...

JEPETO
4/10/2007
VA T ON ENFIN TAILLER DANS LE VIF ?

L’argument des pro OGM qui consiste à dire qu’on a besoin des OGM pour nourrir le monde ne tient pas un seul instant ! Il n’y a meme pas dix ans, la quasi totalité du mais produit en France allait à l’Intervention, c’est à dire qu’il était retiré du marché pour garantir un prix minimum au producteur qui l’avait produit. avec l’argent du contribuable européen , on acquittait la facture du prix de la marchandise et de son stockage. Il y en avait vraiment de trop, on ne savait plus le vendre. Est ce que la période avait vu brutalement s’arreter les épidémies de famine ? NON ! Quand le client potentiel n’est pas solvable, il a beau mourir de faim, on ne va pas pour autant lui donner la marchandise. On lui en donnait un peu, sous forme d’aide alimentaire, quand après trois ans, la marchandise stockée commençait à se déprécier, qu’on se demandait ce qu’on allait bien pouvoir en faire, et là encore, aux frais du contribuable . Les arguments des pro OGM sont tous contestables, et ne manquent pas de l’etre en cette période de débats. Avancera- t- on pour autant ? je ne le crois plus. La diaspora pro OGM,ne compte qu’un très faible nombre d’éléments. Ils sont puissants, ils tiennent tout dans le monde agricole. Issus de parents conditionnés au productivisme d’apres guerre, ils ne connaissent que cette maxime : "Produire plus, pour gagner beaucoup plus. et traitent d’"obscurantistes" ceux qui voient les choses d’un point de vue global et collectif,surtout en matière de risque (avérés plusieurs fois déjà)et de qualité.Pourquoi notre production BIO est elle la plus faible d’Europe ? Très influents sur le Pouvoir, en France comme à Bruxelles, ils n’ont toujours vu que par la technique DE POINTE, sans jamais en évaluer les conséquences induites et les degats . Puisqu’ils(les +faibles en nombre) maitrisent ces techniques, ils finissent par croire qu’ils peuvent maitriser la nature, dans n’importe quelle circonstance, les solutions aux problèmes viendront toujours de la technologie ! Il faut donc généraliser ce système de production ! Ils y croient tellement, qu’ils n’admettent pas qu’on puisse réfléchir autrement. Ils ne se posent pas de question. Ils ne s’imaginent meme pas qu’à chaque fois que l’homme trouve une nouvelle invention, il invente en memme temps un ensemble de problèmes auquel il n’avait pas pensé , qu’il devra essayer de résoudre. Personellement, je crois que le coeur du probleme de la DEPOLLUTION du milieu qui nous est nécessaire pour vivre, commence par cette question.

Quels sont les problèmes QUE JE VAIS DEVOIR AFFRONTER , induits par ce que je viens d’inventer ?

Quand les apprentis sorciers se poseront cette question, la contestation des Ecolos, faucheurs et autres s’appaisera, on pourra se mettre à discuter, non ? Il faut banir le mot croissance de notre vocabulaire. La croissance est le plus grand ennemi de notre eco système ! Cà vaut pour l’agriculture .

Laure
4/10/2007
OGM : mais ou en est-on ?

Tous les messages que j’ai lu concernant les OGM montrent bien qu’il manque en France une information claire sur ce que sont les OGM, leurs effets (qu’ils soient positifs ou négatifs), leurs conséquences. Mais ou en est-on sur les OGM ?

Des études peu claires, réalisées par les entreprises de l’agro-alimentaires ou par des instituts soucieux de freiner les craintes des citoyens... Il y a nécessité d’être informer par un organisme INDEPENDANT qui informe massivement les citoyens de ses résultats... en dehors de tous les lobbies, de tous les clichés..

C’est la première condition avant de prendre les décisions qui s’imposent !

Emmanuelle
4/10/2007
Oui aux OGM en France

Depuis quand pratiquons-nous le transfert de gènes ? ? ? depuis toujours je crois, et j’en suis même certaine sinon aujourd’hui nous n’arriverions pas à manger ce que nous avons de si bon. Eh oui, le blé est modifié, il n’y a rien de naturel, le maïs aussi et tout le reste... Sinon l’agriculture d’aujourd’hui ne pourrait pas nourrir toute la planète et encore moins nous aider à produire des biocarburants par exemple ou autres produits dérivés comme les plastiques biodégradables...

Pourquoi la France ne peut-elle être productrice au même point que les autres pays au monde ? ? ? pourquoi n’est-il pas possible que nous gardions nos chers agriculteurs, dont le nombre diminue chaque année ? ? ?

Pourquoi refusons-nous d’avoir des produits sains, avec des taux de fumonisines pour le maïs Bt moins élévés que les maïs conventionnels ? ? ? que veut le consommateur, des produits cancérigènes ou des produits sains ? ? ?

Moi, j’en ai fait mon parti : avec toutes les mesures de protection que nous prenons en France (22 000 ha de maïs Bt), je pense que nous sommes capable de continuer et d’avancer dans ce sens. Biensur il faut établir des règles comme pour tout type de culture (isolement des parcelles de tournesol oléique par exemple)pour cultiver dans les règles de l’art et respecter notre environnement. Mais, arrêtons cette phobie des OGM végétaux. Nous sommes bien contents de vivre plus vieux et la science avance biensur avec les souris OGM pour traiter tous nos fléaux (alzeimer, cancer...).

Pour finir, établissons un vrai dialogue autour des OGM avec les scientifiques, les consommateurs et pas seulement avec José Bové qui est un opportuniste profiteur de l’Etat ! ! !

En espérant que l’Etat sera écouter tous les acteurs de la filière agricole et prendra en compte l’avenir de notre agriculture et de notre magnifique pays.

Emmanuelle.

Luc31
4/10/2007
Mycotoxines
Je viens de lire en effet sur Wikipedia que les mycotoxines sont très dangereuses, et bien sur on nous l’avait caché... Et effectivement je viens de lire que la propagation des mycotoxines se faisaient par le climat humide et donc le développement des maladies, des problèmes de stockage, et des façons culturales. Pour les maladies il s’avère qu’en effet les maladies fongiques (feuilles) soient les plus porteuses de mycotoxines. Je me pose la question : le bio n’étant pas traité, le développement des maladies est il existant ou non ? Pour le stockage en effet, un accident peut avoir comme incidence le développement des mycotoxines, combien y a t’il d’accidents et est-ce chronique ? Les façons culturales, il s’avère que plus les résidus sont broyés fins moins il y a de risques de mycotoxines sur la culture suivante. MAIS la pyrale est semble t’il un facteur d’aggravation de ce développement des mycotoxines, qui agirait directement sur la culture en place. Alors n’y a t’il pas de pyrale en bio ? Donc si je résume : si les plantes sont malades, que le stockage est mal fait et que la pyrale est présente les risque des mycotoxines est maximum. Mais alors si les OGM permettent de réduire au moins un voir deux de ces facteurs, les risques de mycotoxines sont moindres ? Alors oui aux OGM
Annie C.
4/10/2007
la liberté s’arrête là où commence celle des autres.

LIBERTE : je veux être libre de manger des OGM ou pas, et pour cela, je dois le savoir. Et je veux être sure de ce que mes enfants mangent à la cantine. Je ne parle même pas des restaurants et autres commerces où la composition de ce qui est vendu n’est pas affichée.

Que ceux qui veulent promouvoir les mutations génétiques en assument les conséquences. Qu’ils acceptent d’être responsables même pénalement.

Les cancers, les allergies, les maladies dégénératives, ... sont en progession mais on ne sait toujours pas qui est responsable ! Il y a toujours de la famine dans le monde.

Le développement durable, ce n’est pas que certains gagnent de l’argent maintenant avec des OGM et que d’autres payent les pots cassés.

Annie C.

Ryuujin
4/10/2007
et vous l’êtes.

et vous l’êtes : ce n’est pas parcequ’un produit contient moins de 0.9% d’OGM qu’il devient lui même par magie OGM.

Et comme vous dites : la liberté des un s’arrête là où commence celle des autres.

J’ai horreur du brocoli. Je ne veux pas en manger. Pourtant, j’en mange parfois dans des préparations industrielles, dans les cantines en très petite quantités parceque les lots ne sont pas étanches. Et c’est inévitable.

Est-ce que je vais pour autant réclamer qu’on empêche quiconque de produire des brocolis ? ! ?

Non : j’ai peut être un peu moins de 0.9% de brocoli dans mon assiette, mais ce n’est pas un problème ; c’est insensible en si petite quantité.

Annie C.
8/10/2007
Principe de précaution
Si vous restez insensible aux inévitables risques que vous prenez avec le brocoli, vous ne savez pas s’il en sera de même avec 0.9 % d’OGM dans votre assiette. VOUS NE SAVEZ PAS ! Donc, principe de précaution !
Ryuujin
9/10/2007
comme vous dites, sauf que les précautions sont déjà prises.

oui, comme vous dites, sauf que les précautions sont déjà prises : on a mené des études sur l’impact des OGM sur la santé au cas par cas.

Et un OGM n’est homologué à la commercialisation que s’il a été clairement montré qu’il n’est pas plus toxique que les équivalents non-OGM.

D’ailleurs, il se peut bien que je prenne plus de risque avec les brocolis : eux n’ont pas été testés...

gattaca
5/10/2007
ne basez pas votre liberté sur des mensonges !

OK, mangez ce que vous voulez, personne ne vous en empêche.

Mais n’utilisez pas des arguments mensongers pour justifier votre choix.

Ceux qui font des mutations génétiques ont toujours assumé leurs actes (depuis que l’homme cultive, il a choisi ou réalisé des mutants pour en faire de nouvelles variétés ... ça fait donc 10000 ans que cela dure). Les OGM ne changent rien à cela.

Savez-vous que plusieurs milliers de variétés existent actuellement sur le marché qui ont été créées par mutagenèse aléatoire (par des R-X ou des agents mutagènes chimiques).

Si il y a une chose de sûre c’est qu’elles n’ont certes pas subi le millième des contrôles qui sont effectués sur les PGM (mais dormez tranquille ! !).

Les cancers en progression ... à voir, n’avez vous pas entendu parler du très récent rapport du Prof. Tubiana qui montre qu’ils sont justement en régression de 13% depuis quelques décennies... !

Les allergies, pour toutes celles connues, elles sont dues aux variétés conventionnelles et aucune à des PGM dans le monde !

Les maladies dégénératives... vous avez remarqué que l’espérance de vie à progressée depuis 20 ans depuis 1945... ! Comme les gens vivent plus vieux, ils ont le temps de développer ces maladies dégénératives... ! ! !

Sur votre dernier point ... : quels sont ces pots cassés que vous avez payé ? ? ?

phanou
6/10/2007
Très juste
La liberté s’arrête là où commence celle des autres. Alors comment conçoit-on qu’un agriculteur puisse semer des OGM en interdisant à ses voisins de produire non-OGM, aux apiculteurs ayant des ruches à moins de 5km de produire du miel "non-OGM" ?
faux bourdon
9/10/2007
à une certaine distance...
Dans le cas de l’Anjou, selon Ouest-France du 6 septembre, deux parcelles de maïs transgénique (12 hectares) avaient été semées respectivement à 40 mètres et 300 mètres d’un rucher d’une vingtaine d’unités. Trois cents mètres, cela correspond à la distance réglementaire minimum en vigueur chez les semenciers pour éviter les fécondations croisées. Quarante mètres, c’était manifestement insuffisant, d’où la présence de pollen OGM en quantité non mesurée, mais détectée, et donc supérieure à 0,01 pour cent. J’ai déjà parlé ici de 500 mètres comme distance de précaution envisageable entre maïs OGM et ruches. C’est à discuter. Un internaute a parlé de 2km, pourquoi pas, mais 5km, c’est certainement trop ! Ce serait valable, et même probablement insuffisant, pour du colza ou du tournesol. Si la coexistence entre cultures OGM et non-OGM est enfin correctement réglementée, il faudra faire des textes culture par culture, et aussi sans doute région par région. Ces textes devraient aussi par la même occasion, réglementer le voisinage des cultures bio et non-bio, car malgré les réglements en vigueur destinés à protéger les pollinisateurs, ces derniers sont souvent malmenés. Je pense qu’il y a moyen de s’organiser, du moins pour le maïs. A propos, je lance sur le forum la question suivante : Combien d’hectares de maïs hybride bio en France ? Je pense que la réponse est à un chiffre, mais je souhaite me tromper. Peut-être deux chiffres si on inclut les variétés destinées à la consommation humaine ? Pour d’autres cultures OGM non mellifères, il faudrait voir si elles sont visitées ou non pour les distances à respecter. Pour les cultures mellifères, le plus sage serait d’interdire leurs variétés OGM.
fabien
9/10/2007
Trés juste effectivement
Si je me place du côté de l’agriculteur qui veut produire du Maïs OGM. Comment faire pour en produire alors d’un bio s’est installé a côté de mon exploitation et que son code de production interdit toute contamination croisée venant d’ailleur ? Je n’ai donc pas la liberté d’en produire. Par ailleurs, depuis quand un producteur de miel installe ses ruches en bordure d’un champ de maïs pour produire du miel ? Certe, les abeilles peuvent récolter le pollen de maïs quand elles sont à proximité d’une parcelle et qu’elles n’ont pas grand chose d’autre à se mettre sous la dent, mais elles ne feront surement pas de miel avec ! Et, le pollen de maïs a une composition qui en fait un aliment protéique pour les abeilles de trés mauvaise qualité au point que si la ruche fait ses réserves avec ce pollen, il y a de forte chance que la colonie ne soit pas capable de se nourir au cours de l’hiver. Enfin, je dois dire que les apiculteurs ont découvert que les abeilles pouvaient butiner le pollen de maïs dans le cadre des études conduites sur le Gaucho et le Régent TS, dont il n’a jamais pu être mis en évidence au champs un quelconque effet sur la production de miel ou les colonies.
phanou
10/10/2007
Tiens, je n’avais pas vu ce côté des choses !

Vous écrivez : "Si je me place du côté de l’agriculteur qui veut produire du Maïs OGM. Comment faire pour en produire alors d’un bio s’est installé a côté de mon exploitation et que son code de production interdit toute contamination croisée venant d’ailleur ? Je n’ai donc pas la liberté d’en produire."

Insinuez-vous qu’il faut interdire la production agricole non-OGM afin de ne pas entraver la liberté des agriculteurs qui souhaitent produire OGM ?

Quant au pollen du maïs inadapté pour le miel, ceci veut-il dire qu’une éventuelle autorisation d’OGMs ne peut QUE concerner le maïs ? Pourquoi lorsque l’on parle de contamination de miel se voit-on toujours répondre "mais pas avec le maïs" ? Il n’existe pas d’autres plantes OGM ?

h20
6/10/2007
yak

"Que ceux qui veulent promouvoir les mutations génétiques en assument les conséquences" Un mutant n’est pas forcément un OGM. Vous pouvez creer des mutants par UV ou des substances chimiques et les planter en plein chemp : ce ne sont pas des OGM. Vous vous mélangez tout.

"Les cancers, les allergies, les maladies dégénératives, ... sont en progession " Ca n’a rien a voir avec les OGM non plus, vu le tres faible nombre d’ha cultivees en France.Ce sont plutot les pesticides utilisés sur les champs NON OGM pour combattre insectes ou mauvaises herbes qui sont responsables. Encore une fois, vous mélangez tout.

"Il y a toujours de la famine dans le monde, Le développement durable, ce n’est pas que certains gagnent de l’argent maintenant avec des OGM et que d’autres payent les pots cassés. "

Ce n’est pas en diminuant la recherche publique faite sur les OGM que vous allez ameliorer ceci. Au contraire, vous laissez tous tans les mains de Monsanto, entreprise privee dont le but est lucratif dont l’interet est de gagner de l’argent et non pas de diminuer la famine.

Annie C.
8/10/2007
Désordres génétiques
Ce sont les OGM qui mélangent tous... les gènes ! On mange déjà des OGM dans les poulets gavés au maïs transgénique et dans le lait des vaches nourries au soja transgénique, OGM qui sont quand-même copieusement assaisonnés de pesticides, mais vous oubliez les fongicides, les déherbants, et les engrais explosifs comme ceux d’AZF de Toulouse. Yak qu’à faire des recherches en laboratoire, c’est vital pour remettre de l’ordre dans le désordre génétique des mutants.
Ryuujin
9/10/2007
le désordre génétique des mutants...c’est en conventionnel.

le désordre génétique des mutants...c’est en conventionnel. Pas en OGM.

Le blé possède 3 fois plus de chromosomes que ses cousins sauvages : l’homme a sélectionné un mutant pour le moins "monstrueux" ; plus fort qu’une trisomie, une sextomie généralisée ! !

Le génome du maïs contient 70% d’inserts (des transposons), celui de son ancètre, quasiment aucun... L’homme a sélectionné une plante dans l’ADN de laquelle des transposons se dupliquaient anarchiquement, au point de submerger complètement le génome de la plante. Même topo pour le riz...

Vos petites certitudes ne tiennent pas grand chose : nos variétés cultivées ne sont pas aussi statiques que vous le croyez.

Cela fait plus de 10000 ans que l’homme sélectionne des mutants, sans même savoir où ils ont mutés, comment, combien de gènes sont concernés etc... La transgénèse, c’est la première fois dans toute l’histoire de l’homme qu’il sait VRAIMENT ce qu’il change dans le génome d’une plante.

Boby
4/10/2007
OUI aux OGM, mais soyons raisonnables !

La connaissance des OGM est tr-s déséquilibrée.

On cite plus facilement José Bové que les vrais chercheurs (INRA, CNRS) qui, eux savent de qoui ils parlent !

Qui parle du riz cultivable sans rizière ? C’est pourtant un OGM. Madagascar l’a bien compris. Il permeet de cultiver sur beuacoup plus de surfaces, avec beaucoup moins d’eau, sans produire du méthane, gaz à effet de serre 30 fois plus efficace que le CO2.

Et kes plantes résistantes aux parasites, sans qu’il soit besoin d’utiliser des pesticides. Qui en parle ?

On se demande si certains n’ont pas intérêt à freiner la recherche française. les serres qui ont été vandalisées n’étaient pas du plein champ ! 10 ans de recherche de l’INRA perdus !

Les OGM ne sont pas "LA" seule solution, mais celà peut être un grand appoint pour l’humanité

C’et la même chose pour le nucléaire.

Les média joeunt très mal leur rôle d’information. On préfère hurler avec les loups, c’est plus facile et plus valorisant !

papitou
5/10/2007
un livre à lire
Je voudrai simplement vous proposer la lecture d’un livre qui m’a appris des choses, un livre ecrit par un chercheur. Il s’agit de "le vélo, le mur et le citoyen" de J TESTARD .C’est intéressant et pas cher . Le vrai problème n’est pas OGM ou pas OGM, mais que le consommateur citoyen soit sûr qu’un travail sérieux et sans risque est fait . Je m’explique. Quand un laboratoire veut mettre un médicament sur me marché, il y a tout un protocole et des précautions de prises . Il ne semble pas en aller de même avec les OGM ( ou plutôt PGM , plantes genetiquement modifiées) ou ce qui est entre autres critiquable est la mise en "activité" en plein champ sans suffisamment d’études préalables( des risques et conséquences ) et de véritable démarche scientifique ,rigoureuse . Cela malgré le fait que nous soyons pourtant certains du phénomène de contamination des autres cultures, des problèmes sur les abeilles et donc les miels, du fait que les viandes ( elevage) seront elles aussi contaminées . Nous avons quelques indications sur les risques encourus( voir essais sur les souris). C’est aussi une question de démocratie, car si une majorité de Français souhaitent que des précautions soient prises, souhaitent que l’étiquetage de tous les produits soit clair et précis, alors le politique doit se conformer à ce souhait . Ce n’est pas du manichéisme ni de l’obscurantisme. Enfin, concernant les medias, j’ai plus souvent entendu le représentant de la FNSEA ou des pro OGM que le contraire sur les radios . Mais je n’ai pas tout écouté, bien entendu . J’ai vécu à Toulouse et était là au moment de l’explosion d’AZF . Qu’avons nous tiré collectivement de cette explosion et de ses conséquences ? Il me semble qu’un Etat responsable aurait du se poser la question du risque industriel (SEVESO II à proximité des villes , voir vallée du Rhône, voir Marseille et Fos..) Cela est le rôle des députés, le rôle des citoyens de pouvoir intervenir auprès du politique pour avoir un vrai choix de société. N’oublions pas le problème de l’amiante, le problème du sang contaminé, la contamination de l’explosion de Tchernobyl et le communiqué d’un représentant du gouvernement de l’époque... Regardez ce qui se passe pour Kyoto.. Les loups ne sont pas forcément du côté de ceux qui disent " Attention"
gattaca
10/10/2007
j’ai de bien meilleures propositions de lecture à vous faire

Je n’ai pas lu le livre de Testard que je ne n’achéterai certainement pas d’ailleurs (une lecture en rayon devrait largement suffire !)

Car si au sortir de son livre, vous ne savez pas quel est le parcours du combattant qu’un OGM doit obligatoirement subir avant d’espérer être un jour sur le marché, (puisque vous posez la question), c’est qu’apparemment cela ne figure pas dans le livre et parler des OGM sans parler de leur évaluation ressemble fort à une non maîtrise du sujet même si les OGM n’y sont pas le plat de résistance (c’est le cas de le dire !).

Il n’y a rien d’autant et mieux contrôlé qu’un OGM (par rapport à une variété conventionnelle) mis sur le marché ! J’attends volontiers des preuves du contraire !

Au passage, les essais au champ, ils font justement partie d’une démarche scientifique rigoureuse. Elle ne pourrait aucunement l’être s’il n’y avait pas essais au champ !

Donc voici quelques livres ou documents qui risquent de mieux répondre à vos interrogations et qui évitent de baser leur argumentation sur des amalgames (chez vous, ils y sont presque tous, amiante, sang contaminé, radioactivité)

* Les Plantes génétiquement modifiées”. Rapport de l’Académie des sciences, 2002.

* Plantes génétiquement modifiées : controverses, communication et idéologies. Thèse Jean-Paul Oury, 2003-2004.

* L’écologie sceptique, Bjorn Lomborg, Ed. Le cherche midi. 2004

* Il faut désobéir à Bové, Sophie Lepault, Ed. de La Martinière, 2005.

* C’est trop tard pour la terre, Idées fausses, vraies réponses. Cécile Philippe, Ed. JC Lattès, 2005.

* OGM, le gâchis, Gérard Kafadaroff. Le Publieur, 2005.

* Quelle place pour les OGM en production végétale ? séance solennelle de l’académie d’agriculture, octobre 2006

* Plantes transgéniques : faits et enjeux, 2006 Gallais & Ricroch

* Les OGM, l’environnement et la santé, 2006, M. Kuntz

* Ma vérité sur la planète, Claude Allègre, 2007, Plon/Fayard.

* Les prêcheurs de l’apocalypse : pour en finir avec les délires écologiques et sanitaires, J. de Kervasdoué Plon, 2007

Pour ce qui est des abeilles puiqu’on a droit aussi à cela : ne manquez pas le livre récent de Gil Rivière-Wekstein :"abeilles : l’imposture écologique" ... du nectar !

Les documents des académies (sciences et agriculture) sont certainement disponibles en ligne sur le site. Bonnes lectures !

Fr.Hubert
4/10/2007
Connaissance partiale ou partielle ?

Je suis frappé à la lecture des messages des uns et des autres du caractère catégorique des positions de chacun. Peu de nuances ; quantités d’affirmations contradictoires et souvent peu étayées.

Que peut-il en résulter ? Comment parvenir à une solution acceptable par des citoyens responsables ? Comment démêler l’écheveau ?

Sans doute faut il commencer par un moratoire sur les cultures en plein champ, puis prendre les différentes variétés une à une pour étudier le pour et le contre, pour examiner calmement les solutions alternatives au problèmes que la version GM de la plante est supposée résoudre.

Et sans doute arriverons nous à accepter certaines variétés et à en rejeter d’autres. Et à vivre ensemble !

pierre
4/10/2007
le soleil et les ogm ; contamination
Je voudrai savoir si l’entreprise Monsanto peut nous assurer que les semences qu’elle produit n’ont pas subi d’autre rayonnement que ceux du soleil, et si les études faites sur les échantillons avaient intégré le principe de contamination ?
gattaca
7/10/2007
rayonnements NON, contamination NON !

*Non, Monsanto n’a pas utilisé d’autres rayonnements que celui du soleil pour faire leurs PGM. Ce qui n’empêche pas qu’il existe, de par le monde, environ 2500 variétés qui ont été obtenues par mutagenèse aléatoire (R-X, R-UV et agents mutagènes chimiques) méthode considérée comme "conventionnelle" et dont les variétés qui en sont issues ne nécessitent aucun contrôle particulier.

Et pourtant, entre le fait de créer des mutations partout dans le génome, combien, où, quelles sont les natures de ces mutations : transversions, transitions, additions, délétions, translocations..., quels gènes sont touchés : bref ! on ne sait rien de tout cela

mais par contre :

additionner un gène parfaitement connu, dont on sait où on l’a mis dans le génome, comment il fonctionne, comment son produit est synthétisé où et en quelle quantité, dont on connaît la toxicité seule ou dans la plante entière...et une foule d’autres informations touchant à la sécurité (tout cela représentant la transgénèse) que de différences ! ! !

Incohérence intellectuelle : on ne contrôle pas les plantes issues de méthodes de mutagenèse aléatoire.... on contrôle les plantes ayant subies une mutation connue (ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas le faire) ! cherchez l’erreur !

* les études faites avant de mettre une PGM sur le marché prennent évidemment en compte les risques environnementaux (voir dossier "SNIF" de la CGB notamment). Je n’ai pas connaissance d’un principe de contamination pour les PGM. Pour une bonne raison, c’est que ce terme (renseignez vous sur la définition des termes que vous utilisez) ne concerne pas les PGM.

Parlez moi de : "dissémination pollinique", de "pollinisation croisée" ou de "mélanges" de variétés post-récolte alors là on pourra commencer à se comprendre et discuter sur des bases saines !

Laya
4/10/2007
mycotoxines et A B

Les mycotoxines sont des sous-produits toxiques de moisissures qui peuvent se développer sur certains aliments ds certaines conditions. Les aflatoxines sont les+ toxiques. Puisque les fongicides sont interdits en bio et que les mycotoxines constituent un risque leur présence ds les aliments bio et ou conventionnels à fait l’ objet de nombreuses études qui ne portent pas à conclure que l’ agriculture bio entraine un risque accru par rapport à l’ agriculture conventionnel.

Au contraire deux études montrent que les niveaux d’ aflatoxines sont + faibles ds le lait biologique que dans le lait classique.

Ces résultats donnent à penser que l’ alimentation animale classique c- a d non biologique du bétail est responsable de cette différence.

Les animaux d’ élevage biologique consommant beaucoup + de foin, d’ herbe et d’ ensilage , les risques de contamination du lait par des aliments contaminés (tourteaux mal conservés ) par des mycotoxines sont moindres .

Ceux qui souhaitent confirmation peuvent s’ adresser à la F. A . O

Je vous livre aussi les remarques d’ un agriculteur de longue date, " même en cas de fongicides aucun agriculteur n’ est à l’ abri d’ un incident , notamment au stockage , lord d’ une année pluvieuse et sur la fin d’ un cycle. Les organismes de stockage n’ ont pas tous les moyens de s’ acheter un refroidisseur de cellules , la ventilation n’ est pas suffisante . et dit il les mycotoxines du maîs ogm restent dans la cellule comme pour le maîs non gm, ( quand il y en a )

jgiovan
5/10/2007
Toujours à propos des mycotoxines :

Il ne faut pas perdre de vue l’origine des mycotoxines : les maladies !

Or, seuls les fongicides sont capables de lutter efficacement contre les moisissures. Les insecticides, quant à eux, permettent de rendre les plantes moins vulnérables (les dégats causés par les insectes constituent un point d’entrée pour les maladies). Les OGM Bt par exemple jouent le même rôle.

Il existe bien des souches "résistantes" mais elles ne résistent pas à toutes les maladies.

La conséquence directe, c’est que toutes les cultures de céréales Bio sont contaminées. Comme les spores s’accumulent dans les graines, la plupart des agriculteurs Bio ne peuvent pas replanter leurs semences au bout de 2 ou 3 saisons.

Les entreprises agrochimiques, lorsqu’elles veulent tester l’efficacité d’un traitement de semences fongicide, se fournissent auprès des agriculteurs bio du coin pour disposer de semences fortement contaminées.

Le Bio, c’est bien joli, mais c’est totalement inefficace contre un très grand nombre de maladies et de ravageurs.

Des pommes ou des tomates bio, pourquoi pas ?

Mais pour des céréales à grande échelle, il faut oublier !

Frédérique
4/10/2007
Non aux OGM 2/2

(Suite à "Non aux OGM 1/1", que j’aurais dû appeler "Non aux OGM 1/2")

Les maladies : J’ai lu avec attention le message sur les mycotoxines, ces horribles moisissures montrées comme étant un véritable danger pour la santé publique. Mais cela me pose question... comment se fait-il qu’en 2007, nous soyons si nombreux sur Terre ? Comment se fait-il que la population humaine et animale n’ait pas été décimée depuis longtemps ? Je ne nie pas l’existence des mycotoxines, elles sont réelles, mais tout comme la listeria, la salmonelle, etc... Doit-on tout stériliser ? L’eau que nous buvons ? L’air que nous respirons (porteur d’un tas de microbes, spores et autres...) ? La terre sur laquelle nous marchons ? Le principe de précaution appliqué à l’extrême... Je ne crois absolument pas que les mycotoxines justifient les OGM ou l’utilisation massive de fongicides, ou sonnera le glas de l’agriculture biologique. Et je préfère nettement que mes enfants mangent bio plutôt que des aliments douteux, fabriqués à partir de produits dont les promesses en terme de non-emploi de pesticides/fongicides sont sujettes à caution et additionnés d’additifs à tire-larigot.

Les OGM pour répondre à la demande mondiale en céréales : Je crois que le problème est quand même un peu plus complexe que cette simple affirmation. De 7 à 16 kg de céréales ou de produits végétaux sont nécessaires pour produire 1 kg de viande, 15.000 litres d’eau sont nécessaires pour faire 1 kg de viande de bœuf et 800 litres d’eau pour 1 kg de blé, 64% des terres cultivables du monde servent à la production de viande (pâturage et fourrage) (source : http://terresacree.org/mediter.htm, lire également http://www.idrc.ca/fr/ev-30610-201-1-DO_TOPIC.html). Oui, il faudra nourrir la population mondiale mais qui nourrit-on d’abord actuellement ? Le bétail. Ne faudrait-il pas revoir à la baisse les chiffres couramment admis en terme de recommandations nutritionnelles ? Ne consommons-nous pas trop de viande, trop de poisson, surtout dans les pays industrialisés, étonnament touchés par l’obésité et les maladies liées à l’alimentation, et où l’on gaspille les ressources naturelles ? Sans plonger l’humanité entière dans le végétarisme ou le végétalisme, n’y a-t-il moyen de manger moins de viande ? Les protéines nécessaires à la vie ne se trouvent pas uniquement dans la viande ou le poisson. En encourageant une alimentation riche en protéines animales, nous créons des déséquilibres qui commencent seulement à être révélés du fait de l’augmentation de la population mondiale, du niveau de vie de certains pays (Inde, Chine pour ne citer qu’eux) et de la propagation du mode de vie à l’occidentale, basée sur la sur-consommation. A lire : http://museum.agropolis.fr/pages/expos/aliments/viandes/prodconso.htm

Avant de justifier l’utilisation d’OGM pour les cultures, il me semble donc qu’il y a un certain nombre de remaniements à faire et d’autres questions à se poser...

Sébastien
4/10/2007
Mais on en mange déjà !
Je m’étonne fort que personne ne signale que nous mangeons des OGM à tous les repas depuis plus de 10 ans ! ! Sait on que 5 millions de tonnes de soja OGM rentrent en France par an nourrissant tous les animaux que nous mangeons ? Et 2 millions de tonnes de mais OGM suivent la même voie ce qui correspond à 200.000 ha .... Sans compter tout ce que nous mangeons directement dans tous les produits contenant de la lécytine de soja. Alors je suis d’accord pour qu’on ne cultive pas d’OGM en France à la seule et unique condition qu’on n’en importe plus un seul kilo ! ! ! ! ! Pourquoi ne permettrait on pas à nos agriculteurs de produire ce qu’on importe par millions de tonnes ? ? ? Les OGM qu’ils produiraient sont ils plus mauvais que ceux qu’on importe ? ? ? Oui aux OGM et vite ! ! !
Gabriel
5/10/2007
Et ça fait pleinement partie du problème !

Oui on en mange, à notre insu. Et je trouve ça grave qu’on puisse nous imposer une alimentation en nous cachant sa composition et nous dire un jour : "mais de quoi vous vous plaignez ? Vous en mangez déjà !" Avez-vous vu le film Soleil vert ? Et bien c’est pareil. Ce n’est pas parce qu’on ne sait pas ce qu’il y a dedans et que ça ne nous tue pas, que c’est forcément bon.

Et c’est justement parce qu’on en trouve partout que les personnes les plus soucieuses de s’en préserver sont obligées de s’informer en permanence sur l’éthique et la politique des industries en matière d’OGM. Notamment en ce qui concerne l’alimentation de animaux. Ce n’est pas pour rien que Greenpeace a mis en place un Guide des produits avec ou sans OGM (http://www.greenpeace.org/france/press/reports/guide-ogm-greenpeace-2006-2). Ce n’est pas non plus le fruit du fanatisme que quelques écolos dégénérés (comme d’aucuns les qualifieraient), mais bien la réponse à un désir des consommateurs qui veulent savoir ce qu’ils achètent et ce qu’ils mangent.

Avoir le choix est un minimum, pour cela il faut avoir l’information et pour que celle-ci soit fiable et durable il faut que la recherche sur les OGM soit maîtrisée, donc confinée.

duccio
5/10/2007
Trompé et heureux
Ce n’est parce qu’on nous fait avaler n’importe quoi que lorsqu’on s’en aperçoit il faut continuer. Je ne mets pas en doute le fait énoncé ci-dessus mais il y a tromperie sur la marchandise, malhonnêteté de la part de ceux qui distribuent ces produits. Quand dans certains moments de l’Histoire, les boulangers mettaient du plâtre dans la farine soit parce qu’ils n’avaient plus de farine, soit pour tricher, les a-t-on laissés faire ? Tant que nous ne saurons pas si les OGM ont des conséquences néfastes, ce qui suppose de poursuivre les recherches faites uniquement par des organismes indépendants des industriels, il est nécessaire de les interdire à consommation directe ou indirecte. Si nous avions pu appliquer ce principe de au moteur à explosion (nous n’avions les moyens scientifique de le faire) nous ne serions pas devant le problème du réchauffement climatique, de même pour les farines animales, nous n’aurions pas un risque majeur de santé publique (et là nous pouvions le faire. Donc dans ce cas ne nous laissons pas emporter par la facilité qui de plus ne bénificie qu’à certains qui ne sont ni les paysans ni les consommateurs.
Frédérique
4/10/2007
Non aux OGM 1/1

Je n’ai pas la prétention d’avoir tout lu au sujet des OGM, ni lu tous les messages de ce forum. Cependant il y a certains points qui me font réagir :

Le principe de précaution : C’est un principe très beau dans la théorie mais en pratique, on nous le ressort seulement quand ça arrange les choses. Par exemple, le principe de précaution n’est actuellement pas appliqué concernant les OGM puisque des cultures ont déjà été faites. Par ailleurs, quand je lis qu’ "il y a consensus sur le fait que le seuil européen de 0,9 % pour l’étiquetage des produits n’a pas de fondement scientifique. " (document OGM_Synthese092207 disponible sur ce site), je me dis que le principe de précaution n’est qu’un leurre. Et après, comment le consommateur pourra savoir si ce qu’il achète contient ou non des produits dérivés des OGM ?

L’agriculture bio : J’ai lu dans un message que le lait bio n’était pas utilisé pour l’alimentation infantile. C’est absolument faux. Il y a au moins une marque de produits bios qui propose du lait infantile 1er et 2ème âge. Pour s’en convaincre, il suffit de taper dans un moteur de recherche quelconque "lait bio 1er âge".

Concernant les maladies touchant les cultures et justifiant de ce fait l’utilisation plus ou moins massives d’engrais, de pesticides et fongicides :
  l’agriculture bio est dépendante de la météo, les conditions climatiques pouvant être ou ne pas être propices aux récoltes. Ben oui, c’est un fait. Peut-être le consommateur devrait-il aussi s’adapter et accepter que, certaines années, certains fruits et légumes soient plus chers ou indisponibles sur le marché, donc moins de choix. Et puis peut-être que le consommateur devrait accepter que certains fruits et légumes proposés sur l’étal présentent quelques petits défauts et ne soient pas tous bien calibrés et bien polissés, brillants etc... ?
  je crois également que l’agriculture bio ne se décline pas de la même façon que l’agriculture conventionnelle : regardez les champs de la Beauce, des étendues à perte de vue de céréales... une véritable enseigne clignotante à tous les insectes qui s’en délectent ! Donc pesticides pour s’en protéger car sinon, on comprend bien que ces étendues de céréales seraient perdues. Pourquoi ne pas revenir à une diversification des cultures ? Plusieurs types de culture sur une même exploitation diminuerait les risques de pertes, les "ravageurs" n’étant peut-être pas tous les mêmes pour toutes les plantes.
  il faudrait également arrêter de planter n’importe comment : par exemple, le maïs, très gourmand en eau, ne devrait pas être planté dans les régions où l’on sait que l’été, l’irrigation sera obligatoire (et en passant, arrêter aussi d’arroser les champs en été au beau milieu de la journée, sans tenir compte de l’évaporation de l’eau).

pétrus
4/10/2007
deux aspects qui font peur
Je ne suis ni scientifique(ou si peu) ni agriculteur mais les OGM me font peur par deux aspects : Tout d’abord l’aspect sanitaire : Les études menées sur ces vegetaux sont elles vraiment independantes quand on sait que ce sont souvent les laboratoires qui produisent ces plantes qui mènent les travaux scientifique. J’ai encore en memoire le reportage objectif que javais vu sur Canal+ concernant l’affaire des rats de monsantos.ces rats nourris essentiellement d’OGM qui avaient developpé des anomalies et des troubles dans differents organes (foie reins ...). Cette étude que le gouvernement de l’époque avait recu n’avait pas été mise a disposition du public sous prétexte de secret industriel, alors que l’allemagne l’avait diffusée. On peut s’interroger sur le lobbying et peut etre l’independance du ministere de l’agriculture de l’époque. J’ai peur aussi, alors que la biodiversité est un enjeu mondial, que la pollenisation de ces organisme n’entraine la perte d’espece originelle et finalement le non-choix de consommer ces produits. On a vu par exmple au canada des problémes de cet ordre arriver avec des saumons transgenique qui alors que toutes les dispositions avaient soit disant été prises pour eviter toute dissémination, se sont retrouvé en milieu naturel et ont supplanté l’espèce sauvage. L’autre aspect qui me trouble est l’aspect commercial. Ces Ogm sont programmés pour ne pas pouvoir être réutilisé en semence apres la recolte. Ce qui met les agriculteur en dépendance vis a vis des semenciers notamment les grosses multinationales américaines. Dépassant ce cadre je m’interroge aussi sur la brevabilité du vivant et de ses implications. De nombreux pays du tiers monde essentiellement refusent maintenant toute expédition scientifique de recherche de nouvelles plantes de peur de s’en voir spollier l’exploitation et la commercialisation. Ces deux aspects me font peur je l’avoue et j’espere vivement un moratoire en France sur les OGM et (je sais que ce n’est que pur utopie) Une réflexion mondiale sur ces produits et sur l’emprise des multinationales sur l’agriculture mondiale.
gattaca
5/10/2007
rassurez vous sur ces deux aspects !

Il n’est pas étonnant que vous ayez peur tant les antis ont réussi depuis 10 ans à faire peur avec les PGM à tel point que pour un chacun est imprégné d’un postulat : OGM = danger !

Si on arrive à sortir de ce postulat, on peut se demander alors pourquoi les PGM devraient ils être dangereux a priori. Qu’ont ils de si spécial qu’ils seraient intrinsèquement dangereux ?

Sur le fond, il vaut mieux, en effet, que ce soit les semenciers et les laboratoires qui produisent ces plantes qui mènent les travaux scientifiques bien que des tas de tests et notamment ceux toxicologiques soient sous-traités auprès de sociétés spécialisées qui travaillent selon des normes internationales et sous norme de qualité. Vous préféreriez sans doute que ce soit le mécano du coin qui vous fabrique votre future voiture où à l’inverse voir Renault faire construire ses voitures par Peugeot, ou même faire faire les essais (indispensables) chez le concurrent où encore au sus et au vu de tout le monde !

Ensuite votre niveau d’information reflète, malheureusement, celui de beaucoup de nos concitoyens. Vous n’êtes certes pas responsable de cette situation. Mais vous voir écrire « J’ai encore en memoire le reportage OBJECTIF que javais vu sur Canal+ » (c’est moi qui met en majuscule objectif dans votre citation) fait froid dans le dos quant au pouvoir de persuasion des médias !. C’est malheureusement un très mauvais document. Dans d’autres messages j’ai fait état des réactions de scientifiques directement concerné dans le reportage... je vais remettre celle de Monsieur Gérard Pascal : Trop, c’est trop ! Pour Gérard Pascal, membre de la Commission du génie biomoléculaire (CGB) et chercheur à l’Inra, la coupe est pleine. Suite à la seconde vie que connaît via Internet le documentaire de Canal + « OGM, l’étude qui accuse », il a décidé de réagir publiquement... « Je ne peux qu’exprimer mon exaspération devant des manipulations aussi grossières. Outre le fait qu’elles concernent la diffusion d’informations erronées, elles mettent en cause l’intégrité, la compétence et la probité de scientifiques français », déclare-t-il dans un communiqué de presse daté du 27 février 2007. « Le reportage diffusé sur Canal + prétend que la CGB aurait dissimulé des informations graves quant aux effets de ce maïs [MON 863] sur des rats. J’estime qu’il est urgent de mettre un terme à ces rumeurs. », poursuit-il. Gérard Pascal, qui a exercé des activités de recherche et d’expertise dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments depuis plus de 35 ans, s’insurge surtout contre le fait « que l’on accuse la CGB de légèreté dans l’examen de ce dossier, puisqu’elle a mis plus d’un an pour étudier les informations complémentaires demandées après un premier examen et faire réaliser des contre-expertises par des scientifiques particulièrement compétents, leurs compétences ayant été jugées sur la base de la qualité de leurs publications scientifiques et des responsabilités qu’ils ont exercées. Sa conclusion finale est analogue à celle d’autres comités d’experts comme ceux de l’AFSSA et de l’AESA. Pour ces trois instances, le maïs MON 863 présente une sécurité équivalente à celle du maïs conventionnel. » Revenant sur les travaux de Manuela Malatesta, présentés dans le reportage comme un élément à charge contre les OGM, Gérard Pascal commente : « Une démarche analogue à celle de la CGB aurait été la bienvenue avant de prendre pour argent comptant les conclusions d’une équipe italienne évoquées dans le reportage, sans doute compétente dans son domaine, mais sans expérience en matière d’expérimentation toxicologique. Elle a mis en œuvre des protocoles sévèrement critiqués par la collectivité scientifique sur la base de ses publications et qui rendent ses résultats ininterprétables en termes de risques, sauf à vouloir délibérément défendre une thèse hors de toute rigueur scientifique. » Gérard Pascal regrette enfin que la chaîne de télévision Canal + ait « failli en ne respectant pas les règles du débat scientifique et en négligeant les avis de dizaines de scientifiques pas seulement français, de compétences et d’origines diverses, dont l’impartialité, l’intégrité et la probité, sont ainsi mises en cause. » source Gil Rivièe Wekstein. Publié dans a&e Flash du 28 Février 2007.

Sur le saumon transgénique, il ne s’est jamais échappé, ce sont des scénarios, hypothèses, modélisations qui ont été faites de ce qui pourrait éventuellement survenir s’il s’échappait.

Sur l’aspect commercial : Là encore vous avez les idées standards qui ont été rabachées dans les médias. Toute PGM existant dans le monde peut être re-semée. Il n’y a aucune impossibilté biologique pour cela. Maintenant cela va devenir un peu technique et ensuite commercial. Pour le maïs et ce depuis qu’on fait des hybrides F1 (années 1950 environ), l’ agriculteur ne re-sème jamais une partie de sa récolte pour l’année suivante. Cela est facilement explicable à partir des Lois de Mendel. Donc concrètement, l’agriculteur achète sa semence chaque année s’il fait des hybrides F1. Les PGM ne changent rien à cet état de fait.

Sur l’aspect commercial, le semencier souhaite être rétribué, à juste titre, du travail qu’il a fait (le coût d’une PGM est très élevé par rapport à celui d’une variété conventionnelle (une part significative des coûts d’ailleurs résulte de tous les tests qui sont réalisés pour s’assurer de leur non dangerosité avant mise sur le marché). Il existe déjà un système de protection des semences : le certification d’obtention végétale (COV) qui a l’avantage d’être plus souple que le brevet. Le dernier point sur le soit disant « pillage » des ressources biologiques de certains pays par des multinationales... n’a pas de lien avec les OGM de plus c’est fini grâce au Protocole de Carthagène.

Concernant un moratoire éventuel, il faut savoir que nous sortons déjà d’un moratoire, si un autre était décidé, il conduirait à couler définitivement notre industrie semencière (si elle est capable de s’en relever maintenant !) car ne rien faire conduit, de fait, à reculer par rapport à tous les autres pays qui avancent dans cette voie des biotechnologies.

« Une réflexion mondiale sur ces produits et sur l’emprise des multinationales sur l’agriculture mondiale. » Sur la dominance de grandes sociétés semencières, elle n’est certes pas nouvelle et existait bien avant les OGM. A la fin des années 70, deux livres paraissaient, l’un intitulé « la guerre des semences » et l’autre « les géants du grain » Tous les deux mettaient en évidence que le commerce des grains, graines et semences étaient (à l’époque) entre les mains d’une dizaine de familles. La situation n’a guère changée sauf des changements de noms et de capitaux, tout à fait classique dans le contexte de mondialisation de tous les secteurs de l’économie.

philippe DERSOIR
4/10/2007
OGM dans le pollen récolté par les abeilles
quand j’ai lu dans la presse que des traces d’OGM ont été relevées dans le pollen récolté par les abeilles, ça m’a fait froid dans le dos. que des chercheurs fassent un travail de recherche sur les OGM, pourquoi pas ? Mais je trouve que faire des expérimentations en plein champ, c’est trop grave. que ces expérimentations soient faites en laboratoires, ok ! mais dans la nature, ça m’inquiète. sincèrement, je plains les apiculteurs qui voient leur travail non respecté. Cela me paraît tout à fait anormal. Ils ont le droit à voir leur travail respecté. je ne suis pas du tout technicien, mais il me semble que les scientifiques ont l’air divisés sur le sujet. alors, dans le doute, ne serait-il pas sage d’attendre et qu’il y ait un moratoire ? ça calmerait les esprits. je souhaite sincèrement que le Président de la République sache rester au dessus des intérêts financiers que l’on sent derrière les OGM et qu’il décide un moratoire.
gattaca
4/10/2007
NON, il n’y a pas d’OGM dans le pollen !

Encore faudrait il qu’on débatte pour savoir si le grain de pollen est un organisme ou pas !

Ce qu’il y a dans du pollen produit par une plante transgénique, c’est la moitié du génome de cette plante transgénique et donc une copie du transgène qui se trouve dans cette moitié de génome (recombiné d’ailleurs).

Par ailleurs, cela vous fait froid dans le dos et pourquoi donc ?

Sans doute faites vous partie de la très grande majorité des français (trop tard pour faire un sondage maintenant) qui s’imagine que les abeilles font le miel avec le pollen ? ? ?

Par ailleurs on sort déjà d’un moratoire ... pendant lequel on n’a rien fait... alors vous en voulez un autre pour continuer à ne rien faire ... et on fait quoi à la sortie de ce moratoire ... on n’en sera exactement au même point que maintenant mais avec en plus un retard considérable pris par notre industrie semencière qui n’aura plus qu’une solution : se fournir en semences auprès d’autres pays. Si elle n’a pas disparue entre temps !

DANJOU
5/10/2007
OGM dans le pollen qui alimente les larves d’abeilles

Dans leur démarche de contestation des OGM des apiculteurs ont fait constater par huissier (en Maine et Loire) qu’il y avait du pollen d’OGM dans des ruches à environ 3 km de parcelles OGM (sans indiquer quel %). Info reprise dans la presse avec l’amalgane miel = OGM.  Les opposants au OGM avaient atteind leur but : Les producteurs de maïs n’ont pas le droit (disaient-ils) de produire des maïs OGM car cela pollue mon miel(disaient-ils). Leur conclusion était que cela démontrait que la cohabitation avec ou sans OGM est impossible et donc il fait interdire le maïs OGM. A la suite de cette info reprise dans la presse les consommateurs effrayés ont interrogé leurs fournisseurs et se sont inquiétés. Cela n’avait rien de bon pour le commerce des apiculteurs méritant qui vivent du métier. Quelque jour plus tard, dans la presse les apiculteurs opposants au OGM ont expliqué que le pollen de maïs OGM se retrouvait (toujours sans citer de %) non pas dans le miel mais que le pollen était utilisé pour nourrir les larves. Ils rajoutaient qu’ils demandaient toujours l’interdiction des OGM.

La morale de l’histoire est que la méthode qui consiste à effrayer par des amalgames et la désinformation à ses limites et heureusement. Il faut donc impérativement que les scientifiques s’expriment à chaque fois et que la presse revienne à ce que l’on apprend normalement dans les écoles de journalisme : vérifier ses sources, demander des avis contradictoires avant de relayer sans un regard critique une information militante et partisanne.

Ryuujin
9/10/2007
Alors qu’en plus, le pollen BT dans les ruche peut servir à protéger les abeilles contre des prédateurs.

’Quelque jour plus tard, dans la presse les apiculteurs opposants au OGM ont expliqué que le pollen de maïs OGM se retrouvait (toujours sans citer de %) non pas dans le miel mais que le pollen était utilisé pour nourrir les larves.’

Alors qu’en plus, le pollen BT n’a aucun impact sur la santé ni des abeilles, ni de leur larve. Et qu’au contraire, le pollen contenant la toxine BT CRY1F tue les larves des fausses teignes qui ravagent les ruches (ces parasites sont des la famille des pyrales).

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Modifié par moderateur Le 2007-10-10 18:22:51
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rodogune
5/10/2007
le pollen dans le miel ne peut plus rien transmettre
En quoi le travail des apiculteurs n’est-il pas respecté ? Un grain de pollen, c’est une cellule qui renferme des chromosomes. Les chromosomes, sont faits d’une protéine spéciale :l’ADN. Quand il arrive dans l’estomac, l’ADN est digéré et détruit comme n’importe quelle protéine. Alors ,que ce soit un ADN d’un organisme ou d’un autre, quelle importance ? Ce qu’il faut regarder, c’est ce qu’il serait advenu si ce pollen, porteur d’un patrimoine génétique particulier, était venu féconder une autre plante et avait transmis le caractère particulier à sa descendance. Mais si ce grain de pollen a été collecté par des abeilles qui l’ont incorporé à leur miel, l’information génétique qu’il transportait est de toutes façons perdue.
gattaca
9/10/2007
il n’y a pas de pollen dans le miel !

mon message a du arriver trop tard ...

et d’une il n’y a pas de pollen dans le miel ! on pourrait donc arrêter la réponse ici !

mais je tiens malgré tout à rectifier deux erreurs de taille :

L’ADN et les protéines ne sont pas du tout les mêmes classes de molécules.

Les chromosomes sont constitués et d’acides nucléiques (ADN = acide désoxyribonucléique) et de protéines (histones notamment).

Mathieu Vaisset
4/10/2007
Les OGM, c’est comme les champignons.

Imaginons que nous raisonnions au sujet d’une loi sur les champignons. Certains mettrons en avant que les champignons sont des producteurs de toxines dangereuses, voir mortelles, comme l’est presque la totalité de la famille des amanites. Il faudrait donc interdire les champignons, tous les champignons. Et effectivement la personne qui ne connait pas les champignons et part en cueillir à toute chance de se réveiller le lendemain avec une indigestion ou de ne pas se réveiller du tout. Pourtant beaucoup de français sont connaisseurs et amateurs de champignons. Ils savent que chaque champignon n’est pas mortel, et que certains sont comestibles et particulièrement succulents. Certains champigons sont même devenue une production à part entière, comme les champignons de Paris.

Il en va de même concernant les OGM. Nous pouvons mettre en avant les défauts des uns ou des autres, ceux-ci ne restent que des exemples particulier qui ne sont pas généralisables. Il ne s’agit pas d’oublier tous ces exemples qui nous montrent les risques potentiels qu’il nous faut circonscrire, tout comme il est important de savoir reconnaitre une amanite quand on va à la cueillette des champignons. Mais nous devons accepter que chaque OGM est différent et laisser une place à ceux dont le risque est mesurable et faible.

Pierre
4/10/2007
Connaissance partagée sur les OGM
Rien dans ce message n’apporte de nouveauté par rapport aux médias non scientifiques qui s’adressent à un public sans formation scientifique. Que signifient des cas précis de contamination focalisé sur les OGM si l’on n’y associe pas toutes les contaminations naturelles qui font qu’un produit ne être sécurisé a 100% sur son contenu (étiquetage). Alors que les résultats d’études les plus fantaisistes apparaissent sur les OGM dans le bût précis d’obtenir un moratoire, doit on décrédibiliser l’ensemble de la recherche qui est capable de créer des OGM et donc d’en mieux connaitre les limites d’usage. Le manque de transparence est de la responsabilité directe de la société, les réactions du public sont bien le résultat d’une maniplulation médiatique totalement déséquilibrée : sous le titre connaissance partagée des OGM n’apparait l’intérêt de leur usage, les seules connaissances partagées sont à Charge.
Boby
4/10/2007
Totalement d’accord

En tant qu’ingénieur agronome, je suis tout à fait d’acord ! Les OGM soufrent d’un déséquilibre d’information. Nos média relaient plus volontier les élucubrations ou exactions de José Bové et d’autres écolos, qu’ils ne cherchent à donner une information documentée et objective, telle qu’il pourraient la trouver dans nos instituts de recherche (INRA, CNRS,) s’ils s’en donnaient la peine. Mais il est plus facile de hurler avec les loups !

C’est la même chose pour le nucléaire !

vicmackay
4/10/2007
Tu vois, le monde se divise en deux catégories...
Qui sont les loups ? Vu l’état de la planète ajourd’hui, je ne comprend rien à votre argumentation. Pardon mais qui a hurlé jusqu’à maintenant ? Les grands vainqueurs de la guerre des modes de vie sont-ils vraiment José Bové et ces autres écolos que vous évoquez ? De malheureux fauchages de PGM vous font-ils oublier que les hommes sont en train de tout foutre l’air, des shelfs antarctiques au pergélisol sibériens ? Quant au nucléaire, avec 60 centrales sur le sol français, on peut se dire que les loups n’ont pas le hurlement qui porte bien loin... En tant qu’ingénieur agronome, pourriez-vous nous montrer scientifiquement que les technologies agricoles des 50 dernières années ont été merveilleusement respectueuses de la nature ? Il faudrait pour y parvenir une certaine mauvaise foi. Et est-ce vraiment grâce à ces délicieux phytosanitaires que nous avons échappé à la famine ? J’en doute. Tous les rapports sérieux disent qu’avec une agriculture mondiale traditionnelle contrôlée, on pourrait nourrir 12 milliards d’individus, alors qu’aujourd’hui 4 sur 6 sont considérés comme sous alimentés. Alors à quoi bon vouloir nous gaver d’OGM, à quoi bon à la fin ? En réalité, je pense qu’on ne peut pas se blâmer éternellement, nous autres les humains. Pourquoi préserver de notre vivant un monde que nous n’habiterons pas plus de 75 ans ? C’est beaucoup nous demander je trouve. Ne nous cachons pas derrière notre 6ème petit doigt post-Tchernobylien, soit :
  on s’amuse avec le vivant en clonant tout ce qui nous tombe sous la main, on crame en 50 ans tout ce qui reste de pétrole (contre 600 millions d’années pour la création des gisements, qui dit mieux ?) pour aller faire du ski à Bariloche et du quad à Saint Pierre de Chartreuse, on vide les nappes phréatiques pour barboter dans nos jacuzzi et laver nos voitures, on fait produire 10 000 litres de lait par an aux vaches pour ne jamais maquer de Danette, on balance nos déchets nucléaires sur la lune ou au fond de puits pour que notre électricité participe sans faille à la bonne conservation de nos pizzas Picard au congélateur, on mange des kiwis néozélandais en mars, on change de portable tous les 2 mois, on passe tous au HDDVD, etc.
  soit on fait une pause, on remédie aux problèmes actuels pour ensuite ne plus en créer de nouveaux, agissant comme de gentils citoyens que l’on souhaite, quelque part, vouloir être. C’est sans doute, avouons-le plus, exitant d’opter pour la première solution.
soleil vert
5/10/2007
Opinion Grossièrement Manipulée

En réponse à Bobby : moi aussi je suis ingénieur en biologie (halte à l’argument d’autorité)

Les OGM sont largement présentés dans les manuels scolaires, et aussi par des plaquettes (payées par nos impôts) : "explique-moi les OGM" pour les CDI. Ils ont été jusqu’à maintenant largement appuyés par le pouvoir (ministères et décrêts parus sans débat parlementaire). L’idéologie dominante avec les programmes de recherches peu ou prou financés par le privé consiste à travailler pour les OGM (j’ai écrit "pour" pas "sur", nuance). Tout ceci vise à manipuler l’opinion citoyenne, à la rendre conformiste et fataliste. Raté.

Votre discours est le reflet d’un mécontentement vis-à-vis de la réactivité citoyenne (relayée par les média) dans cette affaire d’OGM dont la majortité de la population européenne ne veut pas. Il faudrait comprendre qu’on n’a pas à imposer le bonheur aux gens contre leur gré. Et ça, ça ne s’apprend pas dans les écoles d’ingénieur.

Ryuujin
9/10/2007
comment peut-on s’indigner de la diffusion d’informations véridiques ? ! ?

Oui, c’est vrai : il y a manipulation. Mais pas par ceux qu’on croit : pouvez-vous seulement citer une chose fausse qu’on trouve dans ce plaquette ? je vous mets au défi d’y arriver.

Comment pouvez-vous vous indigner qu’on diffuse des informations vraies ? ! ?

Moi, je m’indigne que Greenpeace, la CRII-GEN et cie diffusent des informations fausses. Nombre de gens croient encore que les OGM sont stériles, qu’ils stérilisent les sols, ou les champs des voisins, qu’il faudrait manger 9kg de riz doré pour qu’il soit efficace, ou encore qu’il est facile de produire de la lipase gastrique en fermenteur, mais que ça n’a jamais été tenté.

Et pourtant, ce sont autant de mensonges.

Voilà donc des gens que cela ne dérangent pas qu’on diffuse des mensonges, et qui s’indignent qu’on diffuse des informations véridiques ? ! ? dans quel monde sommes nous ?

Eric
4/10/2007
OGM contre les mycotoxines
Je m’étonne que personne ne parle des MYCOTOXINES. Hors on sait depuis peu que les plantes produisent ces toxines hautement cancérigènes chez l’homme et beaucoup d’animaux. Et où trouve t’on ces MYCOTOXINES ? Principalement sur toutes les cultures développant les maladies du feuillage et des épis. Et qu’est-ce qui provoque ces maladie ? la nature et les insectes. Et comment combat on ces maladies, donc ces toxines et bien soit en traitant avec des fongicides soit en détruisant les insectes propagateurs de ces maladies, comme la pyrale du maïs que l’on peut combattre avec les OGM.  Alors à choisir entre les OGM dont on n’est sur de rien et les mycotoxines dont on est sur qu’elles sont cancérigènes moi je choisi les OGM. Et de plus quand on sait que les cultures bio sont les pires vecteurs des mycotoxines et bien je ne veux surtout pas que mes enfants mangent bio à la cantine ! Donc oui aux OGM !
Nico
4/10/2007
 ? ? ?

"Alors à choisir entre les OGM dont on n’est sur de rien et les mycotoxines dont on est sur qu’elles sont cancérigènes moi je choisi les OGM"

Cette phrase m’attriste... je ne connait rien au "mycotoxines" mais je crois que l’homme à réussit à cohabiter "quelques temps" avec. Pour ce qui est des OGM rien n’est moins sûr, une expérience même de 20 ans me parait ridicule au regard des milliers d’années que l’écosystème à mis á se stabiliser. Ecosystème dont nous faisons parti...

soleil vert
4/10/2007
l’imposture des mycotoxines

Oui, les mycotoxines font partie des nombreux poisons métaboliques ; notamment les aflatoxines qui peuvent survenir lors du stockage et du transport des arachides.

Les mycotoxines qui infesteraient seulement les produits bio sont un mythe. Tous simplement parce que leur développement est rare et correspond à des conditions climatiques et de stockage bien particuliers. En fait, les mycotoxines peuvent apparaitre sur n’importe quel produit.

Vous plaisantez en disant que le risque de cancer est élevé pour les consommateurs de produits bio, j’imagine ! ?

Je vous laisse avec vos babanes chargées de pesticides, vos fruits et légumes conventionnels dont on sait que plus de 50 % des échantillons en possèdent des traces et dont la rémanence est cumulative dans l’organisme (tissus gras, dont le cerveau). Entre deux maux, il faut avoir l’intelligence de choisir le moindre.

PS Si les consommateurs de produits bio (dont nos grands-parents) avaient une incidence de cancer supérieure à ceux qui mangent industriel, il faudrait faire une publication scientifique à ce sujet, ce serait un scoop, un pavé dans la mare ! ! mdr

gattaca
4/10/2007
et l’espérance de vie ... ?

Vous n’êtes au courant de pas grand-chose alors, intéressez vous donc à l’évolution de l’espérance de vie des français depuis 70 ans :

En 1938, elle était de 56 ans pour les hommes et de 61,6 ans pour les femmes en 2003 elle est de 76 ans pour les hommes et 84 ans pour les femmes. Je vous laisse le soin de faire le calcul vous même pour chaque sexe.

Pourquoi, évidemment en raison de multiples causes mais deux au moins ont du jouer un rôle déterminant : bien évidemment de conditions d’hygiène considérablement améliorées mais aussi en raison d’une alimentation de plus en plus sûre (sur le plan sanitaire également). Jamais notre alimentation n’a été aussi sûre qu’aujourd’hui, (ne faites pas de confusion avec les modifications d’habitudes alimentaires et donc de diète) et pourtant depuis la fin de la guerre toute la bouffe a été produite en agriculture intensive et donc avec l’aide de pesticides.

A mon humble avis, c’est certainement d’ailleurs grâce aux pesticides que l’espérance de vie a augmenté comme cela ...car si on faisait une étude de liaison entre ces deux paramètres, je suis sûr que la corrélation serait positive ! ! ! (non allez !, je rigole... je préfère le préciser quand même ! ).

On dit que les filles qui naissent cette année ont de fortes chances de devenir centenaire... ! Jamais vous ne trouverez ces espérances de vie dans tous les pays qui par manque de moyens sont contraint, eux, de faire une agriculture sans pesticides (donc plutôt du type AB).

Sur l’aspect cancer, je vous rappelle le rapport que vient de remettre le Prof Tubiana qui, pas de pot pour vous indique une baisse des cancers de 13% lorsque l’on fait le calcul par tranche d’age (la seule manière rationnelle d’évaluer cette "maladie"), où il est dit également que les cancers liés aux pesticides représenteraient de 0,5 à 1% ( ce qui est certainement déjà trop) mais qu’ils concernent ceux qui sont en contact direct avec ces pesticides.

Car par ailleurs Jean-François Bach médecin, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences écrit en 2006 dans le document "Environnement et santé - Idées reçues et réalités scientifiques » : « s’agissant du problème plus général de la cause des cancers, aucune étude sérieuse ne peut affirmer la responsabilité de la pollution hormis le cas qui vient d’être discuté, de l’amiante et celui des rares cancers d’origine professionnelle. De très nombreuses études épidémiologiques ont analysé le rôle éventuel des polluants chimiques du sol (notamment les pesticides), de l’eau ou de l’air mais aussi d’éléments physiques très divers tels que les lignes à haute tension, les téléphones portables et les antennes. A l’exception de quelques rapports isolés non confirmés, aucune corrélation significative n’a été démontrée ».

jeanmarcbzh
8/10/2007
alimentation sure ?

"Pourquoi, évidemment en raison de multiples causes mais deux au moins ont du jouer un rôle déterminant : bien évidemment de conditions d’hygiène considérablement améliorées mais aussi en raison d’une alimentation de plus en plus sûre (sur le plan sanitaire également). Jamais notre alimentation n’a été aussi sûre qu’aujourd’hui, (ne faites pas de confusion avec les modifications d’habitudes alimentaires et donc de diète) et pourtant depuis la fin de la guerre toute la bouffe a été produite en agriculture intensive et donc avec l’aide de pesticides"

Je voudrais pas dire mais dans les année 1938 mes ancetres ne vivaient pas vieux car il n’avaient pas à manger, ils réalisaient des travaux pénibles et vivaient dans des lieux insalubres. Je mange à ma faim, J’ai des toilettes, une douche, du chauffage, sur que je vais vivre plus vieu mais comparativement c’est pas grace la sureté des aliments.

Sur l’aspect cancer, je vous rappelle le rapport que vient de remettre le Prof Tubiana qui, pas de pot pour vous indique une baisse des cancers de 13% lorsque l’on fait le calcul par tranche d’age (la seule manière rationnelle d’évaluer cette "maladie"), où il est dit également que les cancers liés aux pesticides représenteraient de 0,5 à 1% ( ce qui est certainement déjà trop) mais qu’ils concernent ceux qui sont en contact direct avec ces pesticides.

Les agriculteurs sont au contacte des insecticides et vous croyez qu’ils souhaiteront être la chaire à canon encore longtemps ? Lorsqu’il y en aura partout des pesticides nous serons tous touchés.

Faites donc analyser le lait que vous donnez à vos enfants pour voir (on utilise environ 400 molécules active en agriculture, dont des mutagenes, cancérigène, cancérogènes, irritantes... sur que vous en trouverez quelques une) mais il y a la sureté alimentaire. Et vous ne serrez plus là pour la descendance de vos enfants.

jgiovan
4/10/2007
Le tout est de choisir son poison ...

En matière d’agriculture, on a le choix de son poison :

  les pesticides de la culture "traditionnelle"
  les dangers (prouvé ?) de la culture OGM
  les mycotoxines de la culture bio

Il serait bon de cesser de vivre dans le fantasme et de se poser la seule bonne question : quel est le meilleur compromis impact environnemental/sécurité sanitaire offert par les différents modes de culture.

Je ne supporte pas les écolos idéologues et fantaisistes qui proposent de faire du tout Bio. D’abord, le Bio ne permet pas d’atteindre les rendements nécessaires à l’alimentation de la planète. Ensuite, les cultures Bio sont incapables de lutter contre un bon nombre de maladies et d’insectes (pour info, à cause du Mildiou, cette année, beaucoup de viticulteurs ont renoncé au Bio et ont traité leur vigne).

Quant aux pesticides, il ne faut pas tout mélanger non plus. Un bon nombre de vieux produits très toxiques et/ou à fort impact environnemal ont été interdits. Certains demeurent autorisés en raison d’un certain nombre de loyyies. Les nouveaux produits mis sur le marché sont, au contraire, beaucoup plus efficaces et surs. En effait, les contraintes réglementaires se sont particulièrement alourdies depuis plusieurs années. Les produits actuellement mis sur le marché en Europe sont efficaces, peu toxiques et biodégradables pour la plupart. Le paradoxe, c’est qu’on retarde le remplacement de vieux produits par des produits innovants au nom du principe de précaution !

Quant aux OGM, je n’ai pas encore vu d’article sérieux démontrant vraiment leur danger environnemental ou sanitaire. Ils présentent évidemment un certain nombre de problèmes, le plus sérieux étant la résistance au glyphosate à cause des semences "round-up ready" de Monsanto. Des millions d’hectare de mais OGM sont cultivés en Amérique et je n’ai pas l’impression que l’impact environnemental soit bien pire qu’avant. Et des centaines de millions d’américains consomment depuis des années du mais OGM sans problème apparent sur leur santé.

La diabolisation des pesticides et des OGM me semble un combat d’arrière-garde. La bonne question à se poser serait plutôt : produits phytosanitaires et OGM, quelle est le bon compromis ?

gégé71
4/10/2007
Mycotoxines même dans les OGM

Il suffit que votre coop ou Organisme de Stockage ne puisse prendre votre récolte quand vous le souhaitez et vous aurez des mycotoxines et fusarioses sur vos grains de maïs OGM avec un automne humide, où les spathes maintiendront les bonnes conditions à leur développement. Votre Bt ni pourra rien. Donc vous serez à la même enseigne que tout autre collègue.

Si vous êtes agriculteur, on sent bien votre haine de vos collègues agrobios. Dommage pour la différence et le respect de l’autre qui pratique autrement que notre profession pouvait encore avoir avant l’arrivée de ces OGM.  Et ça le Bt n’y peut rien, il vous faudra d’autres arguments.

Agriculteur chevrier-fromager, conventionnel en lutte intégrée, sans OGM.

guy
9/10/2007
Argumentation rétograde

Avec ce même discours, Pasteur n’aurait jamais existé....

D’ailleurs si, justement, il a du s’appliquer son vaccin pour faire ouvrir les yeux à ceux qui prennent plaisir à regarder derrière.

Continuer à ne pas progresser, c’est bon pour le marché de proximité, pas de contrôle, pas de règle, et en plus les biens pensants payent le prix fort, c’est fabuleux... le bonheur ou presque.

ET
3/10/2007
OUI AU MORATOIRE IM-ME-DIAT

les OGM sont souvent considérés par les pro OGM comme une formidable avancée, un bond en avant,...

j’aimerais pour une fois, que des REELLES études soient faites à propos de la toxicité des OGM, et pas des pseudos études sur seulement trois mois de temps, juste assez pour éviter que de réelle lésions ne surviennent...une étude qui se fasse sur minimum une génération...voir plusieurs générations...

juste afin de se donner une idée des atrocités que l’on réserve sans état d’âme à nos générations futures...

Anlaïde
3/10/2007
Dissémination ? ?

La science qui pourrait répondre aux questions des citoyens concernant les dangers éventuels de la dissémination des OGM n’existant pas encore vraiment,la sagesse voudrait que l’on ne joue pas aux apprentis sorciers et que l’on fasse toutes les expérimentations en milieu clos.

La dissémination existe puisqu’elle a été constatée par des agriculteurs et des scientifiques ; ne nous privons pas des bénéfices que pourraient nous apporter les OGM (médicaments... )mais évitons les erreurs passées de la vache folle par exemple.

De plus, comment nos organismes vont-ils réagir à l’ingestion des OGM ? ? ?

pierre-Louis
3/10/2007
oui aux OGM

Si moratoire ogm il devait y avoir, alors il serait necéssaire de décréter un moratoire sur le Kiwi, la cacahuete, la voiture, les portables et beaucoup d’autres produits bien plus néfastes pour l’homme alors que les ogm prouvent leur innocuïté depuis maintenant 20 ans !

Non soyons sérieux la crédibilité du débat sur ce sujet est remise en cause en permanence dans tous les médias et lieux publics par des extrémistes les plus fous et une très petite partie de l’opinion publique.Tout cela ne sert pas le débat ! !

Espérons que le chef de l’état et son premier ministre sauront éviter le piège et prendre une décision responsable pour l’avenir d’une agriculture performante, audacieuse et moins idéologique.

En tout état de cause celle ci doit avoir le choix de cultiver ou non des OGM en toute transparence et sans crainte du gourou à moustaches et de ses troupes incontrôlées,toujours impunies.

Anlaïde
4/10/2007
pas d’accord

Les produits que vous citez ( kiwi, cacahuète, voiture , portables )peuvent être allergisants, accidentogènes voire cancérigènes mais on peut les éviter : une personne allergique au kiwi n’est pas obligée d’en consommer.

Par contre au sujet des OGM, le problème est différent, il se peut que l’on soit à le veille d’une catastrophe sanitaire à laquelle personne ne pourra échapper.

Si la dissémination des OGM produit des végétaux mutants ou hybrides, et si ceux-ci perturbent l’écosystème d’une manière irréversible, à ce momment-là, il sera trop tard.....

papitou
3/10/2007
une des questions que l’on doit se poser . Papitou
La dissémination est prouvée ( nombreux constats, procès en France et ailleurs ,decl JL. BORLO qui lui aussi le reconnait ..) Cela signifie que la contamination des autres plantes par des plantes OGM cultivées en plein champ ne peut plus être discutée. Une des questions que je me pose et à laquelle je souhaiterai qu’un scientifique réponde (clairement) est la suivante : Si nous laissons continuer la culture des OGM en plein champ , la coexistence avec les plantes originales ( non transgéniques) , avec les cultures bio est elle possible , envisageable ? Via la pollinisation une plante OGM ne va -t-elle pas toucher une plante non OGM et la modifier ? Cela jusqu’à des centaines de kilomètres via la pollinisation (Voir les vents venant en France d’Afrique du Nord en portant des grains de sable..) Si la réponse est non et c’est ce que je crois, c’est très grave car cela veut dire - à terme - que nous n’aurons plus de culture sans OGM . Les plantes originales disparaitront. Les viandes , laits et autres sous produits seront eux aussi infestés. Et nous serons bien obligés de les consommer ! Malgré nous ! Et à ce sujet , je voudrai citer les propos d’un des patrons de la FNSEA il y a quelques jours à France Inter qui disait que les consommateurs mangent des produits OGM quotidiennement sans le savoir . Pour moi, cest une vraie honte et un déni de démocratie : une majorité de Français ne veulent pas des OGM et pourtant la FNSEA continue son lobbying et fait une politique de l’autruche inadmissible . Pour conclure, en tant que citoyens, nous devons exiger une information exacte ( finie cette tolérance de 0.9%) et totale. Nous devons pouvoir choisir l’environnement de nos enfants et petits enfants : trop grave pour le leisser aux bons soins des politiques et lobbies. Cela ne devrait il pas faire l’objet d’un referendum ?
Jacques Renard
3/10/2007
Santé

Je suis opposé à toute culture transgénique expérimentale ou commerciale en milieu ouvert. La recherche doit se pratiquer en milieu confiné et sous un contrôle efficace. Une des nombreuses raisons qui expliquent ma position radicale vis-à-vis des OGM/PGM est le risque de dégradation de la santé.

J’ai très souvent lu dans les écrits favorables aux OGM que : "cela fait plus de dix ans que les gens mangent des OGM sans qu’aucun problème de santé ne soit apparu, pas même un petit mal de tête. Sinon cela se saurait...".

Pour répondre à cet argument je me contenterai de reprendre une partie du rapport de Mae-Wan Ho, Joe Cummins and Peter Saunders paru en mars 2007 et intitulé "GM Food Nightmare Unfolding in the Regulatory Sham". Ce rapport (en anglais) est disponible sur http://www.i-sis.org.uk/pdf/GM_Food_Nightmare_Unfolding.pdf avec une traduction en français par Jacques Hallard sur http://yonne.lautre.net/article.php3 ?id_article=2310 . Voici une partie de ce rapport que je modifie pour rester dans les limites de taille imposées par le forum :

1. Entre 2005 et 2006, des chercheurs scientifiques de l’Académie russe des sciences ont rapporté que des rats femelles qui avaient été alimentés avec un soja génétiquement modifié avaient produit un nombre très élevé de petits dont la croissance était sévèrement affectée, et que plus de la moitié des portées mourraient dans un délai de trois semaines, alors que les petits qui avaient survécu étaient complètement stériles.

2. Entre 2004 et 2005, des centaines d’ouvriers agricoles et de travailleurs du coton dans le Madhya Pradesh, en Inde, ont souffert de symptômes d’allergie après une exposition à du coton Bt...

3. Entre 2005 et 2006, des milliers de moutons sont morts après avoir pâturé sur des résidus de récolte de coton Bt dans quatre villages de la zone de Warangal, dans l’Andhra Pradesh en Inde...

4. En 2005, des scientifiques ... à Canberra en Australie, ont conduit une expérience pour évaluer un pois transgénique contenant une protéine qui est naturellement inoffensive chez le haricot ... : cette protéine avait provoqué une inflammation dans les poumons de souris et avait provoqué des sensibilités à d’autres protéines dans le régime alimentaire.

5. De 2002 à 2005, des scientifiques ... en Italie, ont publié des rapports qui indiquaient que le soja génétiquement modifié avait affecté des cellules au niveau du pancréas, du foie et des testicules chez de jeunes souris.

6. En 2003, des villageois dans le Sud des Philippines ont souffert de maladies mystérieuses alors qu’un maïs hybride Bt de Monsanto qui contenait la protéine Cry1Ab entrait en floraison ; des anticorps de la protéine Bt ont été trouvés dans les organismes des villageois concernés ; il y eut au moins cinq décès non expliqués et certains sont encore malades à ce jour.

7-12. Voir le site indiqué ci-dessus car je manque de place pour les insérer.

Carol
3/10/2007
Le moratoire tant que nous n’avons pas la connaissance
Il est certain qu’il faudrait combler le manque de connaissance dans ce domaine, cependant, et par simple principe de précaution, il me semble indispensable d’instaurer un moratoire sur les OGM. Il me semble aussi impératif d’inscrire dans le droit français, le droit fondamental à produire et à consommer sans OGM. Je m’étonne que les association actives en matière d’OGM, telles que Inf’OGM, OGM Dangers, ne fassent pas partie du débat.
Ryuujin
9/10/2007
qui n’a pas la connaissance ?

si nous devons attendre que le public qui refuse d’aller se renseigner là où est vraiment l’info ait cette connaissance pour trancher, on est pas sorti de l’auberge.

Il y a déjà eu un moratoire sois disant pour laisser le temps à la recherche d’avancer. Savez-vous seulement quelles études ont été menées pendant ce moratoire ? Non, bien sûr : aucun politique ne s’y est intéressé, silence complet dans les média...

On réclame plus d’infos à la science, et quant elle veut les diffuser, personne ne l’écoute... beaucoup la traitent même au contraire de vendue etc... sous prétexte que les conclusions ne sont pas celles qu’ils souhaitaient.

L’info est déjà disponible en masse : on connait mieux les variétés OGM que n’importe quelle variété non-OGM. Il serait plutôt temps pour vous de la réclamer, et de vous y intéresser.

Fred
3/10/2007
MORATOIRE : simplement du bon sens !
Je reconnais trés volontier que les OGM présentent des aspects positifs (plants plus résistants aux maladies, plus de rendement,...)défendus à juste titre par les agriculteurs et les producteurs de semences (Monsanto en tête). Mais il ne faut pas oublier une chose : nous préparons le futur de nos enfants ! Et à ce titre, nous n’avons pas le droit de jouer aux apprentis sorciers et de léguer une "Planète Génétiquement Modifiée". De fait, nous devons avoir tous les éléments en main pour décider si oui ou non la production d’OGM est un bienfait pour l’humanité. A ce jour, nous manquons de recul et les scientifiques ne peuvent tirer de conclusions hatives sur les expériences en cours. Nous nous devons donc de patienter, et, d’accorder la priorité à la santé publique et à la nature, plutôt qu’à nos intérêts économiques personnels. Je suis donc pour un MORATOIRE pour que la vérité soit faite sur les OGM, et, que la nature ne soit pas ,une fois de plus, le terrain de jeux des hommes avides. Ce MORATOIRE est essentiel pour garantir à nos enfants une nourriture et une planète saines.
reveil
3/10/2007
pour l’interiction de la culture des ogm en plein champs

Bonjour ,

Il y a des études qui ont été faites sur les OGM et qui concluent à la toxicité des ogm ( anomalies sanguines après consommation détectées sur les rats ) . Il est donc urgent d’interdire la culture en plein champs d’ogm comme c’est le cas dans beaucoup de pays ou au minimum faire immédiatement un moratoire sur les OGM afin de faire plus d’études . Se contenter de taxer après la pollution les protagonistes n’est pas suffisant .Il faut aussi éviter la pollution et surtout les conséquences très préjudiciables pour la santé à l’heure ou l’on reparle aussi du trou de la sécu . Je ne suis absolument pas favorable à une loi qui donnerait le choix au consommateur car tout le monde sait aussi que les cultures ogm contaminent les autres cultures sans compter aussi les contaminations des animaux via la chaine alimentaire .

citoyen40
3/10/2007
OGM POUR OU CONTRE ? OUI MAIS

Nous pouvons etre contre ou pour , mais avons-nous un niveau d’information satisfaisant pour determiner si les OGM sont bon ou mauvais ?

Je commence ma phrase par contre , car a l’heure actuelle et au travers des differents média , seul source d’information sur ce sujet pour le grand public , les infos communiquées sont plus negatives que positives et ceci ,selon moi, qu’elles nous sont rapportées a partir d’éléments recueillis (pour l’audience) auprès d’organismes etant contre a la base .... on ne nous à jamais expliquer de maniere rationnelle le pour de cette technologie , mais plus souvent le contre : d’où du sensationnel au lieu d’une information précise et comprehensible par tous

Nous avons quand meme des spécialistes français en agriculture pour nous donner ,sans etre juge et partie, une information « saine et claire » afin que tous français puissent ce faire une opinion réelle sur ce sujet .

A partir de là , nous pourrions nous prononcer : pour ou contre et ceci a travers un referendum qui une fois pour toute reglerer le probleme des OGM , oui mais .....

Notre agriculture , on ne cesse de nous le dire, doit etre competitive tout en etant moins polluante , nous devons egalement aller vers de nouveaux débouchées (biocarburants ..etc..)

Si cette nouvelle technologie peut apporter une meilleur qualité de la récolte , ainsi qu’un meilleur rendement , alors oui

Si cette nouvelle technologie peut apporter des solutions au niveau de la pollution par moins de traitements de pesticides , alors oui

Si cette nouvelle technologie peut permettre d’economiser de l’eau et d’etre resistante a la sécheresse , alors oui

Si cette nouvelle technologie peut permettre de découvrir et d’apporter des solutions a notre santé et ainsi que dans d’autres domaines , alors oui

Mais par pitié essayons au moins d’avoir un peu de bon sens et de laisser une chance a cette nouvelle technologie et demandons l’avis a nos professionnels que sont : nos chercheurs (si peu reconnus) nos services techniques agricoles et surtout aux utilisateurs finaux : nos agriculteurs .

Nous pourrons alors en tirer des conclusions ! ! ! !

Arretons de nous appuyer sur des « on dit » emanent de source peu professionnel et peu officiel , afin de savoir si cette technologie est vraiment indispensable ou si nous pouvons nous en passer

Nota / au debut des premiers maïs hybride , la rumeur fut grande et contre cette nouveauté et que seme t on aujourd’hui ?

Sonic
3/10/2007
N’est-ce pas un prétexte médiatique ?

Les OGM ne seraient-ils pas un prétexte pour certains mouvements écologistes afin d’être mieux médiatisés ?

N’y a-t-il pas des choses plus urgentes et nettement plus dangereuses que les OGM dans l’griculture ? (comme, par exemple, les antibiotiques donnés tous les jours dans l’alimentation des volailles non-pas pour les soigner mais seulement pour les faire grossir, ou encore les excédents structurels pour lesquels la France a été condamnées par l’Europe car elle n’a rien fait pour lutter contre les pollutions qui en résultent).

Là encore, les journalistes sont très lourdement coupables d’avoir raconté pendant plusieurs années des erreures scientifiques grossières à propos des OGM, soit par incompétence totale, soit parce que "ça fait vendre". Et certains mouvements écologiqtes ou certains syndicats agricoles sont aussi lourdement coupables d’entrer dans le jeu des journalistes pour être mieux médiatisés alors qu’ils sont parfaitement conscients que les OGM ne constituent pas le plus gros risque sanitaire et environnemental du secteur agricole.

mathieu vaisset
3/10/2007
Aucune entente n’est possible sur LES OGM, mais on peut discuter sur CHAQUE OGM

La transformation génétique est un ensemble de technique sur lequel seules des discussions éthiques peuvent être menées. Sitôt que l’on souhaite mentionner des exemples, parler des impacts écologiques, économiques ou sociaux il faut abandonner la généralisation et préférer parler indépendemment de chaque OGM. Selon la culture l’impact des OGM sera fondamentalement différent. Les problèmes de polinisation croisées ne se posent par exemple pas en pomme de terre concernant la récolte. Selon le type d’OGM l’impact sur l’environnement sera différent. L’usage de plantes résistantes aux herbicides amène une augmentation de l’usage de cet herbicide qui peut déboucher (mais pas nécessairement) sur une pollution plus importante. Les plantes Bt permettent en théorie de baisser l’usage des insecticides mais peuvent déboucher sur des traitements de rattrapage fait en mauvaises conditions, générateurs de pollution (mais pas nécessairement). Par contre les fruits et légumes aux murissement bloqué, le riz doré, n’ont pas d’impact sur l’environnement autre que le fait de leur culture. Ils sont à ce niveau les exacts répliques de leur équivalents conventionnels.

Ainsi nous ne pourrons débattre loyalement et calmement que si nous sommes susceptibles de faire le tri entre les risques communs à CHAQUE OGM et ceux spécifiques à certains OGM, entre les avantages communs à chaque OGM et ceux spécifiques à certains OGM sans chercher à parler d’un TOUT qui n’a aucun sens.

Manon
3/10/2007
Attention à la santé public
Je ne comprend toujours pas pourquoi des cultures en pleins champs sont aujourd’hui pratiqué pour les OGM, on sait pertinament que, comme tout pollen, la décimination des pollen OGM est inévitable. Donc l’étude peut se faire sur des cultures sous serres, notamment dans un premier temps, cela évitera la contamination de culture "saine" et donc de notre alimentation... Il est en effet indispensable de mener des recherche sur se sujet mais il serait égalment intéressant de prendre en compte les études déjà mener sur ce sujet ... je parle évidemment du rapport de l’étude faite sur els rats, qui a prouvé la dangereusité des OGM sur la santé animale (donc sur l’Homme !). Ce rapport est passé furtivement dans les mains du ministère en question...qui n’en a pas tenu compte pour les autorisations actuelles de cultures d’OGM !
Catherine
3/10/2007
Les OGM, c’est bon pour qui ?

Peu importe le voculaire concernant la dissémination des OGM, elle est inacceptable. La recherche à des fins médicales peut et doit se faire uniquement en milieu confiné.

L’Homme a déjà détruit nombre d’espèces végétales et animales, les OGM de plein champ sont une menace supplémentaire qui doit être éviter à tout prix afin de préserver la biodiversité et les productions en agriculture biologique de plus en plus plébiscitées par les Français.

Il est aussi révélateur que les assureurs soient aussi prudents sur le sujet et refusent de couvrir le risque de dissémination.

A qui profitent les OGM ? Les profits en jeu sont colossaux, c’est une aliénation à quelques semenciers. Une chose est certaine : le but n’est ni humanitaire, ni sanitaire, il est financier.

gattaca
6/10/2007
C’est bon pour tout le monde, y compris les européens !

C’est déjà une évolution dans votre attitude que de ne pas utiliser le terme contamination.

Mais et justement concernant la dissémination, en quoi est elle différente avec les PGM ?. Selon vous les variétés cutlivées depuis des millénaires maintenant n’ont jamais disséminé. Vous croyez donc que c’est une spécificité des PGM ? bizarre. Avec votre radicalisme (dissémination inacceptable), il faut alors refuser la culture d’aucune variété quelle qu’elle soit. Par ailleurs, si j’étais cultivateur de PGM, je ne souffrirai pas une seule seconde qu’une variété traditionnelle (et même cultivée selon le mode de l’AB) vienne polliniser ma variété GM : quelle horreur épouvantable !

L’homme a déjà détruit nombre d’espèces végétales et animales ... en êtes vous si sûr, il a simultanément créé de nombreuses variétés d’une même espèce (rien que pour le maïs, 1500 variétés sont disponibles sur le catalogue des espèces cultivées... ! Il a même créé d’ailleurs de nouvelles espèces (exemple du Triticale). Ne confondez pas ce qui est normal : disparition des espèces pour non adaptation au milieu ou diminution des zônes qui étaient à leur disposition en raison, par exemple, de l’extension des surfaces prises par l’homme. En tout état de cause, les PGM ne diminuent ni plus ni moins la biodiversité que tout autre variété non-GM !

Enfin à qui profite l’AB ? Non seulement ce mode de culture utilise les variétés obtenues par les techniques de sélection dites conventionnelles (donc autres que celles obtenues par transgénèse) et elle devrait donc dire Merci à la sélection conventionnelle mais en plus voici que les produits issus de ce mode de culture sont en moyenne 30% plus chers que ceux issus de l’agriculture conventionnelle (alors que curieusement, ce mode d’agriculture devrait être moins cher puisqu’elle clame ne pas utiliser d’intrants (et pesticides notamment, ce qui est loin d’être totalement le cas, car certains sont autorisés malgré tout. Par exemple, c’est vrai que le sulfate de cuivre -autorisé- dont chacun sait que ce n’est pas un produit chimique !)

Qu’il n’y a aucune étude de par le monde prouvant que ces produits aient un quelconque avantage nutritionnel (ne confondez pas avec le goût ! mais des goûts et des couleurs... on ne discute pas !).

Qu’il n’est pas du tout évident que les produits issus de ce mode d’agriculture soient aussi sûrs que leur contrepartie issus de l’agriculture conventionnelle (incluant les PGM d’ailleurs). Cf rapport récent de l’AFSSA là dessus à propos des mycotoxines notamment. Par ailleurs, alors qu’aucun accident et même un seul mal de tête n’est à déplorer avec les PGM, il y a plusieurs cas mortels connus avec des produits issus de l’agriculture AB. Le dernier cas, (qui n’a pas fait la Une des journaux européens, tiens, on se demande bien pourquoi ?) aux USA en septembre 2006 auraient fait trois morts selon différentes sources... (un, en tous cas, c’est sûr) mais d’autres cas d’accidents mortels ont été répertoriés dans le passé.

Voici l’affaire des épinards :

« ... En revanche, Greenpeace est resté étrangement silencieux au sujet de l’ « affaire des épinards bio », pourtant largement médiatisée dans la presse américaine depuis septembre dernier. Officiellement à l’origine d’un décès, de vingt-trois cas d’insuffisance rénale (c’est-à-dire entraînant des séquelles à vie) et de plus de 150 hospitalisations, cette affaire touche déjà vingt et un Etats américains. Bien qu’ayant retiré du marché toute une gamme de produits à base d’épinards bio dès le 17 septembre 2006, la Natural Selections Foods LLC, une société spécialisée dans la distribution d’aliments bio basée à San Juan Bautista (Californie), doit déjà faire face à de très sérieuses plaintes devant les tribunaux fédéraux américains. Elle est accusée d’être à l’origine d’une contamination microbienne par Escherichia Coli de sérotype O157 :H7, une bactérie très pathogène de l’intestin. Et ce n’est pas surprenant qu’une filière bio se retrouve au centre du cyclone. En effet, pour pallier l’absence de fertilisants de synthèse dont elle se prive volontairement, l’agriculture bio utilise des composts d’origine animale particulièrement riches en azote, mais susceptibles de véhiculer des germes bactériens pathogènes pour l’homme. Or, s’il est aisé de fabriquer soi-même son compost, il est beaucoup plus compliqué d’obtenir un produit de qualité, dépourvu de toxines. Comme l’a souligné le Dr Robert Tauxe dans le Journal of American Medical Association il y a déjà plus de dix ans, « nos connaissances concernant le temps et la température nécessaires pour rendre le compost d’origine animale sans danger d’infection microbienne sont totalement insuffisantes ». On sait cependant qu’un compostage de plus de six mois est efficace pour neutraliser l’essentiel des micro-organismes pathogènes. A ce jour, il n’existe aucune réglementation en matière d’épandage de fumier, et un agriculteur bio peut très bien répandre du compost fraîchement fabriqué sur une culture, quelques jours seulement avant sa récolte. En outre, il aura d’autant plus tendance à raccourcir le temps de compostage qu’un compost frais est plus riche en azote. Raison qui explique que le risque de contamination par Escherichia Coli est six fois supérieur en agriculture bio qu’en agriculture traditionnelle, comme l’a démontré une étude de l’Université du Minnesota publiée dans le Journal of Food Protection en 2004. Il est vrai que cette affaire tombe très mal en France, où il n’est pas politiquement correct de mettre en cause ce qui est naturel. Certaines associations de défense de l’agriculture bio récusent d’ailleurs toute réglementation dès lors qu’il s’agit de pratiques dites ancestrales. C’est ce dont témoigne le récent remue-ménage survenu à propos de la vente devenue illégale du purin d’ortie. Dominique Jannot, le président de l’association des Amis du Purin d’Ortie, a vu dans la nouvelle réglementation un « coup des lobbies de l’industrie chimique », et a même appelé Jacques Chirac au secours de l’ortie. Si le ridicule ne tue pas, il n’en va malheureusement pas toujours de même du naturel... source : Gil Rivière Wekstein a&e flash environnement.

Donc oui, à une connaissance complète et si possible impartiale !

Catherine
8/10/2007
OGM : violence de ton

Je vous trouve particulièrement agressif (agressive ?) dans vos réponses et ce ne peut être constructif dans un débat.

Il est bien prétentieux de votre part de parler d’"évolution de mon attitude", alors que vous ne me connaissez pas. Vous cherchez sans cesse à vous positionner en donneur de leçons de manière vindicative.

Donc, oui l’homme a détruit nombre d’espèces animales et végétales et je suis libre de penser que de standardiser le végétal à l’échelle planétaire n’est pas idéal. Vous prenez l’exemple du maïs, symbole des Mayas, dont les anciennes variétés ont la particularité d’être adaptées aux endroits du Monde où les paysans les cultivent et n’ont, par exemple, pas besoin des quantités phénomales d’eau (ressource à préserver) consommées par les variétés cultivées à grande échelle sur notre territoire.

Vous me dites "ne confondez pas ce qui est normal" ! Un comble, pour le défenseur des OGM que vous êtes. Qui d’entre et vous et moi confond ce qui a été, depuis des siècles, de la sélection végétale en vue d’optimiser les cultures avec une création d’apprentis sorciers tels les OGM. Alors, non, je ne trouve pas "normal" les OGM qui lient gènes végétal et animal.

Vos "épinards bio" : curieux votre long "copié-collé" issu d’un site pro-OGM, vraiment curieux qu’une recherche sur le Net à ce sujet ne mène que là... aucun recoupement d’informations possible.

Par contre, vous restez étrangement silencieux sur la question des assureurs qui refusent d’assurer le risque OGM alors que vous réagissez sur tout le reste de manière très partisane.

gattaca
9/10/2007
les faits vous agressent ?

Contrairement à ce que vous affirmez de manière répétée, je n’ai nullement été agressif dans mes propos. Mais peu importe, sans doute avez vous été vexée que je dise que n’utilisant pas le terme (inapproprié) de contamination (systématiquement utilisé par les antis) j’y voyais là un esprit d’ouverture que j’ai exprimé sous forme d’évolution et alors je vous prie de bien vouloir m’en excuser ! Mais si l’énoncé de faits vous agacent où que leur lecture vous agresse, je n’y peux rien !

Je n’oublie rien quant aux maïs mexicain.... Mais allez donc voir la gueule de la téosinte, plante très probablement à l’origine du maïs cultivé aujourd’hui ... la transformation (due à l’homme) est spectaculaire !

Des gènes animaux dans des végétaux... ou réciproquement... la belle affaire. Outre que cette position révèle un anthropocentrisme évident et comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises dans ce forum, cela prouve alors que vous ignorez que tous les organismes vivants contiennent un nombre importants de gènes identiques entre eux.

J’ai cité notamment le cas de la levure de boulangerie qui est bien connu (le séquençage de son génome a, en effet, entièrement été effectué comme celui de l’homme) : Savez vous que la levure de boulangerie a 33% de ses gènes qui sont identiques à ceux de l’homme... arrêtez de manger du pain car, à chaque fois que vous le faites vous êtes cannibale ! comme si un gène quel qu’il soit, pouvait constituer l’état d’homme ou de poisson ou de fraise... ! ! !

Concernant l’affaire des épinards, il vous suffit de taper sur google : organic spinach, 1 890 000 références sortent dont sur les 10 premières, 9 concernent cet accident dramatique. En voici une pour éviter de chercher.

E. coli outbreak kills 1, sickens nearly 100 - Wikinews, the free ... -

Quant aux assureurs, il semblerait qu’ils n’aient rien à assurer ! Ils ne peuvent assurer que des risques avérés, des dangers reconnus. Ce n’est pas parce qu’une PGM disséminerait son pollen vers une culture identique (non-GM) selon le mode de l’AB, qu’il en résulte un risque. Il n’ y a qu’un problème économique derrière, l’agriculteur AB pourrait perdre son label pour cette récolte en particulier (éventuellement, si le taux de dissémination est supérieur à 0,9%) mais cela s’arrête là.

Alex, 10 ans
2/10/2007
recherche sur l’utilisation des OGM
Je pense qu’on devrait faire d’abord des tests sur les animaux puis installer des champs OGM si ce n’est pas toxique pour l’être humain, dans les pays qui en ont besoin.
obélix
11/10/2007
Informer
Lorsqu’un OGM est autorisé à la vente, il a subit de très nombreux test sur animaux pour vérifier non seulement une éventuelle toxicité, mais aussi l’éventualité d’une allergie.
jauff
2/10/2007
NON aux OGM
Boujour, Je ne suis ni scientifique, ni agriculteur, mais il me semble que les OGM n’apportent pas les solutions miracles tant mises en avant (moins de pesticides, possibilité de réglé le problème de la famine,etc.). Si cela est si révolutionnaire : Pourquoi des gens meurs de faim au Brézil ? Quand au modèle nutritionnel Américain ne l’as-t’on critiqué de façon négative ? Il semble qu’en terme d’environnement ce ne sont pas des exemples. Il faut instaurer un moratoire sur les etudes en plein champs et se poser certaines questions sur notre mode d’alimentation, eviter les gaspillage, favoriser l’agriculture proximité bien plus bénéfique pour l’économie locale et moins consommatrice d’énergie. Employons plutôt des varitées anciennes plus adapté localement. Enfin la nature et bien faite et évolue à sont rythme laissons là faire...
CHRISTOL
2/10/2007
Moratoire sur la culture des OGM en plein champs

Dans l’immédiat, il est URGENT d’adopter un moratoire sur la culture des OGM en plein champs car il est impossible d’empécher toute dissémination. La tolérance zéro OGM dans les produits alimentaires pour l’homme et l’animal doit être garantie à tout citoyen qui l’exige.

En ce qui concerne les produits d’importation, traçabilité et ettiquetage très lisible sont indispensables. A chacun,ensuite, de prendre ses responsabilités.

triban
3/10/2007
moratoire ou refus de notre société

Pourquoi utiliser ce terme de contamination ? Pourquoi ne pas dire que vous avez peur du pollen des plantes ?

Pourquoi ne pas utiliser le terme de dissémination pollinique ou une pollinisation croisée ou une hybridation, ou post récolte un simple mélange de deux (ou plus) variétés.

Il sera imposé un étiquetage pour les produits gm au delà d’un seuil, il sera donc possible d’éviter de les consommer si pour des raisons philosophique le consommateur ne veut pas ce type de plantes.

Pour l’animal, il n’y a aucune possibilité de trouver la moindre trace d’élément gm dans la viande ou dans le lait.

Si nous voulons imposer cette réglementation, il faudra dans un premier temps justifier ce choix (il n’y a aucune base le permettant) et modifier radicalement l’importation de l’alimentation pour nos animaux, avec toutes les conséquences, augmentation des prix, augmentation des importations de viande et de lait (d’animaux qui seront très probablement nourrir d’aliments gm,...

Nous dites, A chacun, ensuite, de prendre ses responsabilités, je suis d’accord, mais je ne suis pas d’accord sur des mesures qui risque de sinistrer notre agriculture.

Fifa
3/10/2007
Pourquoi tant de peurs des OGM ? ? ?
Il est trés difficile de comprendre les peurs qui s’expriment en demandant un moratoire sur les OGM. Ces peurs ne paraissent pas rationnelles pour tous ceux qui travaillent avec les OGM, elles ne sont basées sur aucune information ou aucune expérience réalisée pour justifier d’un quelconque risque. La dissémination du pollen existe depuis des temps infinis, cette dissémination est gérée par les agriculteurs pour assurer la qualité de leurs productions. De nombreuses pratiques agricoles existent depuis tant d’années et sont appliquées. Avec les OGM on n’amplifie pas les disséminations.. On tend à penser que cette peur des OGM est plutôt d’ordre de la croyance qui anime des personnes,souvent non scientifiques et présentes seulement que dans certains pays européens. A l’extérieur de l’Europe, dans le reste du monde il y a une autre croyance celle de l’innovation, du progrés contrôllé,et là bas les OGM se développent et font profiter les individus : les agriculteurs, les consommateurs, les industriels. Nous n’avons fait que grandir grâce aux progrés,pourquoi nous arrêter là, pourquoi avoir peur des plantes génétiquement modifiées alors qu’elles n’ont montré que des bienfaits. Pourquoi rejetter de cultiver des produits qui demandent moins de traitements, qui sont moins toxiques. Ces produits sont cultivés sur des terres elles aussi moins traitées , et sous lesquelles on enregistre une meilleure qualité des nappes phréatiques.... il y a encore plein d’autres bénéfices voilà pourquoi tout ceci expliquent que des millions de gens dans le reste du monde les veullent. Arrêtons nous 2 minutes pour nous demander à qui profiterait un moratoire en France... vous avez surement la réponse, et cette réponse ne vous fait-elle pas peur ?
Bruno
2/10/2007
Recherches sur OGM nécessairement confinées et halte aux brevets du vivant !
La recherche sur les OGM doit nécessairement appliquer des principes élevés de précaution. Ainsi, la mise en culture de semences OGM ne doit pas être autorisée sans garanties sérieuses pour prévenir les risques de dissémination (vent, insectes, eau, ...). Ainsi, je demande à ce que ces mises en culture ne soient rendues possibles que dans des espaces intégralement clos. Le surcout de ce genre de dispositif ne peut et ne doit pas être un frein à la recherche. Au contraire, c’est une garantie de sa durabilité. Pour ne prendre qu’un exemple, combien en coutera t-il finalement à la société des effets secondaires relatifs à l’amiante ? Couts certes difficiles à évaluer, mais il est un fait certain : le cout sociétal est dors et déjà sans commune mesure par rapport à celui qui aurait prévalu si un principe de précaution sérieux avait été mis en place à l’époque ! Hélas, le nombre d’exemple de ce type pourrait sans forcer remplir plusieurs pages. S’il faut fonder la croissance sur la quête inexorable de solutions à des maux que l’on génère, c’est un raisonnement faible d’esprit, et surtout contraire à tous principes élémentaires environnementaux ! C’est pourquoi, je ne suis pas opposé à la recherche à condition que les travaux sur les OGM soient menés dans des espaces confinés. Et que l’on ne me dise pas que c’est impossible ou trop onéreux ! Par ailleurs, je suis très préoccupé par la monté des règlementations en matière de brevet du vivant qui visent à privatiser un patrimoine humain qui n’appartient à personne en particulier, mais est le bien commun de l’humanité ! Sur ce point également, j’entends que les décisions qui suivront cette consultation garantissent la non-brevetabilité du vivant ! Ce n’est pas aux hommes à se plier aux exigences de l’économie mais à l’économie de se plier aux exigences de l’Homme ! D’avance merci.
Eric
4/10/2007
Mais le brevet du vivant existe déjà
Halte au brevêt sur le vivant ? mais cela existe déjà dans presque tous les pays sauf la France. Ce qui veut dire que lorsqu’on voudra employer un gêne découvert à l’étranger il faudra payer des royalties très élevées pour l’utiliser. Et lorsqu’on voudra vendre des productions agricoles avec un gêne breveté dans les pays étrangers, il faudra aussi payer. La France n’est pas une bulle, fait du commerce (la balance du commerce extérieur agricole est même la seule positive...) et donc est donc inévitablement confrontée aux brevêts existants et restant à poser dans tous les pays où cela est autorisé. Si nous ne brevêtons pas en France, cela voudra dire que nous assisterons à une Microsoftisation du vivant, détenu seulement par deux ou trois firmes étrangères à qui la france paiera éternellement des royalties. Beau programme....
Paul
6/10/2007
C’est pas parce que cela existe déjà qu’il faut s’y plier
Accepter le brevet du vivant et la dissémination OGM c’est justement ouvrir la porte à la guerre génétique. Je ne vois pas pourquoi mon maïs pourrait être pollué par des semences génétiquement modifiées et plantées à proximité, d’autant qu’avec ce genre de pollution, mon maïs deviendra de fait OGM. Avec l’acceptation du brevet, je devrais payer des droits au détenteur du brevet sur ma propre récolte ! Alors qui paye des royalties ? C’est le Monde à l’envers. Par l’acceptation de la brevetabilité du vivant, vous justifiez des mécanismes de domination qui ne peuvent que nous emmener vers des conflits. Quant aux arguments "la France n’est pas une bulle", ... "la réalité du commerce" j’ai l’impression d’être sur BFM. Il est temps de penser par soi même. Il y a deux siècle aussi la plupart de la planète faisait du commerce et acceptait l’esclavage ! C’est pas pour autant que les comportements n’ont pas évolués depuis. Quant l’occasion de de réfléchir et de changer pour meilleure nous est donnée, il faut la saisir. Si c’est juste pour coller un cataplasme sur une jambe de bois, c’est pas la peine. Ce qu’il faut, c’est être ambitieux, même si cela peut paraitre un peu utopique. Le brevet du vivant dans sa forme actuelle, c’est la mort de nos enfants demain !
Ryuujin
9/10/2007
que vous vous y pliez ou non ne change rien par rapport aux OGM.

Vous n’avez visiblement pas compris.

Que vous acceptiez, ou que vous refusiez les brevets sur le vivant, cela ne change absolument RIEN concernant les OGM.

Les OGM ne sont ni plus ni moins protégés que n’importe quelle autre nouvelle variété.

Unioniste1
2/10/2007
Etablir des vérités reconnues

Il y a quelques mois l’émission Complément d’enquête sur la chaine Canal+ faisait état d’un rapport d’étude sur une population de rats qui semblaient développer des anomalies après nourriture d’OGM en comparaison d’une autre population qui n’en avait pas ingurgité.

Ce rapport semblait confidentiel en France et Monsanto avait apporté des réponses dilatoires et peu scientifiques. Que faut-il en penser ?

Ryuujin
9/10/2007
qu’il ne faut pas croire tout ce qu’on vous dit à la TV.

Ce rapport avait déjà été analysé par les toxicologues de plus de 7 pays auparavant, et aucun n’y avait rien vu d’anormal.

Après les gesticulations de la CRII-GEN, ce rapport a été ré-analysé par les toxicologues de l’AFSSA, de l’EFSA, et par la CGB, qui n’y a toujours rien vu d’anormal, et qui a au contraire relevé des erreurs graves dans la démarche du CRII-GEN...

Que voulez-vous en penser : la TV vous vend ce que la majorité veut voir ; un scénario catastrophe avec l’apocalypse à la clef, un énorme complot mondiale etc...etc...

Laya
2/10/2007
Homologation des ogm ?

Comparer l’ homologation des médicaments avec l’ évaluation de celles pratiquées sur les ogm est véritablement une prouesse verbale et somme toute que je qualifierai de fantaisiste . Aucun point commun sur la méthodologie , pour l’ évaluation des médicaments et leur AMM la recherche toxicologique s’ appuie sur plusieurs phases , une recherche périclinique ( animaux de laboratoire ) si ceux-ci sont positifs ils débouchent sur des études " cliniques sur l’ homme , d’ abord sain ensuite , l’ homme dont la pathologie correspond à la substance étudiée , et en dernière phase la substance est proposée à un grand nombre de malades pour fixer la posologie ., et en dernière phase une étude est menée dans le milieu des praticiens et du milieu hospitalier ., nous avons une expertise interne et une expertise externe des évaluations des médicaments . J’ ajoute que se tient actuellement au Canada un congrès international sur la chaîne des médicaments , dont un thème sur : l’ homologation ne garantit pas la sécurité d’ un produit ".

Je serais très intéressée de connaître la méthodologie sur la toxicité des ogm , si elle existe ( ?) autre que celle mentionnée dans la littérature des " environnementalites " ong , selon laquelle les tests sur les rats ne sont faits que sur un temps très court et sur une seule génération de rats . , éludant le moyen et long terme .

Sur le long terme la seule étude dont nous disposons est celle faite en Italie ,par Manuela malatesta qui montre des incidences sur les testicules des rats , modification d’ activité enzymatique , de fonctionnement et forte activité de l’ ADN , ( témoignant une synthèse accrue des protéines .

Lorsqu’ il s’ agit de soumettre la population à un aliment qui jusqu’ alors n’ a jamais fait partie de son alimentation a- t- on le droit de se contenter d’ études aussi peu sérieuses que celles faites par les promoteurs de ces aliments que l’ on voudrait nous faire consommer ad vitam eternam ?

Pour conclure , non aucune évaluation des ogm sur la santé animale ou humaine n’ a été faite à ce jour il faut avoir l’ honnnêteté de le reconnaître .

En conséquence pour moi il est indispensable de les éliminer de toute alimentation animale et humaine .

Anonyme
2/10/2007
OGM et santé, cela n’a aucun sens !
parler d’OGM en général et d’impact sur la santé n’a aucun sens. Chaque transformation OGM doit être étudiée spécifiquement. Ainsi, mettre sur le même plan un Maîs OGM tolérant à la pyrale qui produit son propre insecticide ne peut pas être mis sur le même plan qu’un colza a système d’hybridation obtenu par transmformation génétique. Dans ces deux cas, des études spécifiques seront à réaliser, pour étudier leur impact sur la santé et sur l’environnement, qui ne seront pas du tout les mêmes.
Simon Leconte
2/10/2007
Connaissance partagée sur les OGM

Bonjour,

Tout d’abord, qu’entend-on par connaissance partagée ? Est-ce que l’on va enfin avoir accès aux tests sur les OGM *tout du moins, ceux qui concernent l’alimentaire* ? Pourrons-nous avoir des informations sur les exploitants de champs OGM ? Pourrons-nous savoir si un produit alimentaire, même importé, contient des OGM ? Si c’est le cas, tant mieux. Si nous connaissons les risques et les bienfaits *s’il y en a* de ces produits, alors l’apprenti chimiste Monsanto *pour ne parler que de l’entreprise la plus sinistrement célèbre* ne pourra plus utiliser le consommateur comme un cobaye. Car après tout, c’est ce que nous sommes dans l’affaire. Le principe de précaution voudrait qu’on fasse tous les essais possibles, qu’on prouve une énième fois la non-toxicité du produit, avant de l’amener dans les assiettes. L’OGM, techniquement et éthiquement, n’est pas souhaitable tel qu’il est proposé, pour qui que ce soit.

Sofia
3/10/2007
Veut-on vraiment comprendre ce que sont les OGM ? ? ?

Madame

Je suis ravie par toutes les questions que vous posez car à travers vos questions on peut entendre que vous n’ayez pas les réponses et que sans réponses vous puissiez vous inquiter. Alors permettez moi d’apporter ce complément d’information puisque je travaille et connais bien les OGM depuis plus de 20 ans. Nous avons tous accés aux tests de détection sur tous les OGM qui sont commercialisés dans le monde, ces tests suivent des normes internationales, ces tests ont été validés par de nombreux laboratoires tel que le laboratoire officiel de la Commission Européenne et par les laboratoires des autorités compétentes de tous les etats membres. D’ailleurs vous pouvez les trouver tous sur le site Web de la Commission. Nous pouvons donc tous utiliser ces tests et ils sont appliqués dans tous les laboratoires de détection. Ces tests ont été validés sur graines et sur différents produits alimentaires transformés . On peut donc sans problème réaliser une analyse, et montrer sa fiabilité, sa spécificité, sa répétabilité et sa reproductibilité. Concernant l’homologation des OGM,la réglementation veut que l’évaluation du dossier de demande de mise sur le marché d’un OGM ne peut démarrer que si le test de détection a été validé avant. L’évaluation des OGM se fait d’une part par l’Agence européenne de la sécurité alimentaire puis ensuite par les agences de sécurité alimentaires des 25 états membres ( en France nous avons l’AFSSA). Ainsi nous devons nous sentir trés sécurisés que toutes ces d’agences évaluent pour nous,consommateur, toute demande de mise sur le marché d’un OGM. Et surtout se rappeller que suite à toutes les études menées par des labos publics , il a été montré qu’à ce jour aucun risque ni pour la santé ni pour l’environnement n’a été enregistré. J’avoue que le fait de ne pas être scientifique n’aide pas dans la compréhension et on peut le voir clairement à travers les questions et les inquiétudes posées et pour lesquelles des réponses existent. C’est de la connaissance dont on a besoin, pour nous élever encore plus. C’est bien elle qui nous a fait grandir jusqu’à ce jour.

CONSO
2/10/2007
SIMPLICITE

Bonjour A lire certain internautes il faudrait avoir des connaissances scientifiques pour donner son avis. Concernant les produits OGM alimentaires :

En ce qui me concerne, simple consommateur j’estime inutile et dangereux de mettre sur le marché des produits OGM alors que nous n’avons pas assez de recul pour connaitre leurs conséquences sur le long terme.

A ceux qui sont pour : prouver moi que chaque consommateur est garantie à 100% que les OGM n’auront aucune conséquence sur la santé à long terme.

De plus, qui me fera croire qu’une culture de plein air ne contamine pas les autres cultures : qui me dit le contraire nous prendra tous pour des idiots. Le coup de la frontière invisible nous a dèja été fait.

Par conséquent je pense que le principe de précaution devrait s’appliquer aux OGM. 

Voici l’opinion d’un SIMPLE CONSOMMATEUR.

ventoux
2/10/2007
principe de précaution : des mots vides de sens

oui je pense qu’il faut avoir un minimum de culture scientifique pour parler des OGM... et c’est bien le problème de l’irresponsabilité de nos gouvernants et des médias de ne pas informer objectivement le grand public sur les enjeux de la génétique sur le pourquoi et le comment dans de l’information dédramatisée : qu’estce qu’un gène, comment créée t on des végétaux OGM, quelles pourraient être les perspectives ? autant de questions qui ne sont pas abordées ou très rarement. Il est bien entendu plus aisé de faire des reportages sur les coupeurs volontaires et autres obscurentistes du type Bové.

Le principe de précaution... la nouvelle théorie bien pensante de la pensée unique ambiante... est un risque qu’il faudra bien assumer un jour quand on s’apercevra qu’on a pris un tel retard technologique... et qu’il sera trop tard pour le rattraper. Oui je crois que c’est la technologie qui permettra de nourrir le monde et que nous peuple occidental, si on ne prend pas garde et restons frileux, avec la peur du lendemain, nous serons encore plus vité dépassés. D’exporteurs globaux de denrées alimentaires, nous deviendrons importateurs... et là il n’y aura plus de choix se sera OGM ou disettte.... à moins d’être bien riche... mais tout le monde ne l’est pas dans notre société. Le non OGM est un concept malthusien et bourgeois qui ne nous ménera pas loin, sinon dans le mur !

soleil vert
3/10/2007
attention à ne pas idéologiser les OGM

Vous parlez de culture scientifique pour parler d’OGM et à lire votre contribution on croirait un discours appris par coeur, anonné par un adolescent de l’ex.RDA imprégné de l’idéologie de la pensée unique.

Votre approche globale est bien partielle et partiale, si vous pensez que sans OGM, la France et le monde ne pourra pas se nourrir. C’est véritablement de l’idéologie scientiste, alors que l’on sait que la faim dans le monde (850 millions de personnes en souffrent, dont 3/4 sont des paysans) est d’abord un problème structurel, de commerce. Vous devriez aller voir le documentaire "we feed the world", avec références au dernier rapport FAO repris par le député suisse Jean Ziegler. Apprenez que
  la productivité actuelle mondiale pourrait nourrir 12 millirds de personnes
  des pays comme l’Inde et le Brésil, où de nombreuses personnes souffrent de la faim, sont EXPORTATRICES de denrées alimentaire vers l’Europe.

Parler d’OGM dans ce contexte est complètement déplacé et caricatural. Les PGM sont une mauvaise réponse à de réels problèmes, qui sont les pollutions par les pesticides. Il ne s’agit pas d’avoir peur quand on s’oppose aux OGM, au contraire, il faut inverser les approches, c’est vous qui avez peur de vivre sans OGM : vous voulez la dépendance des paysans aux semenciers, le brevetage du vivant, l’interdiction ancestrale de resemer ses propres semences, vous méprisez le choix des consommateurs, et aussi la liberté d’entreprendre des autres paysans et apiculteurs, dont les productions sont inévitablement contaminées par des transgènes, enfin quid de la responsablité en cas de problème (mauvaises récoltes de coton Bt en Inde, incidences sanitaires de la consommation de molécules pesticides, fragilisation des cultures, perte de labels des voisins).

Ce qui mène dans le mur, c’est l’idéologie scientiste d’imposer à ceux qui n’en veulent pas des OGM que l’on croit l’instrument d’UN progrès.

(PS. SVP, ne critiquez surtout pas mes méconnaissances scientifiques sur les OGM, j’en ai, et on peut s’embarquer là-dessus si vous voulez)

gattaca
4/10/2007
ras le bol de l’argument scientiste !

Ventoux vous répondra peut être directement et bien qu’étant d’accord avec lui, je voudrais ajouter un commentaire à votre réponse qui montre qu’il y a une dimension (de taille) qui vous échappe dans le discours que vous tenez.

L’élément manquant : c’est l’amélioration variétale !

En deux mots (on ne peut expliquer une profession résultant de plusieurs millénaires d’expériences humaines en quelques lignes) mais il est un fait dont nous ne pouvons sortir : nous avons besoin en permanence de nouvelles variétés. Qu’elles soient transgéniques ou pas !.

Et alors, la transgénèse n’est qu’un outil de plus dans la panoplie du sélectionneur pour obtenir ces nouvelles variétés. A la différence de toutes les autres techniques utilisées (et certaines, sans doute potentiellement plus dangereuses que la transgénèse) qui sont empiriques et dont les résultats sont plus qu’aléatoires, on a, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité , la technique la plus précise, la plus fiable, la plus efficace qui ait jamais existé !.

L’homme étant paresseux de nature, on le voit mal continuer à utiliser des techniques non seulement devenues obsolètes mais surtout laborieuses, longues, et aléatoires. Demandez donc à tous ceux qui utilisent le traitement de texte de retourner à la bonne vieille machine à écrire ... !

Quant à votre phrase sur les pesticides, elle est totalement fausse. Les pesticides dans l’alimentation ne sont certes pas responsables de cancers même si certains gurus tentent de vous le faire croire. D’après le récent rapport remis au gouvernement par le Prof. Tubiana, ils pourraient intervenir à hauteur de 0,5 à 1% (même si c’est déjà trop) mais il faut voir ensuite quelles populations spécifiques sont directement touchées.

benoit
3/10/2007
Qui peut être contre la précaution ?

D’abord, l’OGM ne nourrira pas la planète si les 8 milliards d’êtres humains consomment comme des occidentaux. Alors, la première des réflexions, c’est comment consommer moins mais mieux, on parle d’économie d’énergie, de production (avec le recyclage) et l’économie alimentaire ? ? ?

Donc déjà, on ne peut pas partir du principe que la technologie aura réponse à tout.

Ensuite, les OGM sont façonnés par l’homme dans une logique de productivité maximale des végétaux. Cette logique entre en conflit avec un certains nombre de cycles naturels. Nous ne sommes pas sur le terrain de la mécanisation mais sur du vivant. L’hybridation n’a jamais eu les remous des OGM car c’était simplement le croisement de plantes existantes qui aurait pu se croiser naturellement, or, les OGM sont une modification génétique humaine. C’est bien là la différence.

Comment peut-on savoir comment la nature va réagir à cette intrusion non souhaitée en pleine crise climatique ? L’enjeu est de taille pour l’humanité.

Exemple : L’amérique du sud produit des OGM depuis 10 ans, et aujourd’hui, les insectes et les bactéries se sont adaptées à ces plantes, et l’on voit des pays utiliser des pesticides deux fois plus puissants. On remarque aussi un changement de la végétation alentour qui a muté à cause de la dissémination des pollens. De plus, les lombrics et autres bactéries du sol ont été détruites par la culture d’OGM, ce qui fait que les terres sont appauvries et ne peuvent être réutilisées à d’autres fins.

Enfin, en fonction de ces éléments on peut dire que le risque technologique existe et ne peut être confiné et surtout difficilement maîtrisable, à l’inverse d’autres risques qui ont fait beaucoup parler d’eux comme l’amiante ou la vache folle.

Comment soutenir alors le fait d’être contre la précaution ? ? ?

Ryuujin
9/10/2007
Mais personne n’est contre. vous confondez précaution et réactionnisme.

Mais personne n’est contre. vous confondez précaution et réactionnisme.

Les précautions sotn déjà prises : les OGM font l’objet de nombreuses études d’impact environnemental et sanitaire, et sont de tous les aliments qu’on produit les plus contrôlés.

Que voulez-vous de plus ?

Et le plus paradoxal, c’est que pendant qu’on colmate la fenêtre OGM, la porte "non-OGM" elle est grande ouverte... Toutes les nouvelles variétés présentent les mêmes risques potentiels, qu’elles soient OGM, ou non. Et nous consommons actuellement des variétés qui ne passeraient pas les tests auxquels les OGM sont soumis parcequ’elles sont toxiques par exemple.

Audrey
2/10/2007
OGM : Grand public, essayez de rester objectif !

Bonjour à tous !

Tout d’abord je pense qu’il faut savoir de quoi on parle... En effet, regardez bien les messages sur le forum : les pro OGM expliquent scientifiquement le processus de transgénèse afin de produire des OGM. Les anti-OGM ne font que défendre une idéologie mais ne défendent pas scientifiquement leur sujet. Sans être impoli et en respectant tout les points de vue, ne devrais-je pas vous faire remarquer qu’un débat se joue à armes égales. Donc amenez nous des preuves scientifiques de ce que vous avancez...(ONG) Je reste convaincue que les OGM sont l’avenir de notre agriculture. N’ayons pas peur des mots ! Le grand public a besoin d’en savoir plus et devrait recevoir des informations du monde agricole lui-même et pas uniquement des ONG. Encore une fois, débattons de façon objective et sincère.

Bref, soyons innovants. Les gens ont tout simplement peur des mots "OGM, génome, génétique, transgénèse..." Mais ce n’est qu’un moyen de plus pour trouver de meilleures variétés à nos agriculteurs et rester compétitif sur le marché mondial.

Autre information : il faut également savoir que nous consommons déjà des OGM ! En effet, les 3/4, voir la totalité du soja produit aux USA et importé en France est issu des cultures OGM.

Donc pas de panique !

Et arrêtons de se baser uniquement sur des idéologies non fondées !

Merci de m’avoir lu

BILLARD M
2/10/2007
OGM
nous ne sommes pas contre la recherche sur les OGM, mais elle doit se faire en local clos et isolé.Les recherches n’étant pas assez approfondies il est hors de question actuellement d’acheter tous produit contenant des OGM.
Anonyme
2/10/2007
Il est hors de question d’acheter des OGM ?
Beaucoup de vivacité dans ce propos ! Mais pourquoi ? Des craintes ? Une réelle connaissance objective de ce qu’est un Organisme Génétiquement modifié ? Ou seulement des idées entendues ici et là et qui rassurent un citoyen enclin à nombre de peurs primales ? Chez la majorité des gens, c’est souvent la non connaissance alliée à un traitement par l’affectif du sujet qui génère de tels propos. Mais, chez d’autres personnes, il y a un refus net et définitif. Quelle ouverture au débat ! Pourquoi un tel vif refus ? Principalement par principe. La vie de chacun est cadrée par des principes ; c’est normal et constitutif de chacun. Mais de là, à les imposer à d’autres par des méthodes basées sur l’ignorance et l’affectif ... Est-ce qu’il faut comprendre que cette idée doit être la seule au Monde : un Monde sans OGM ? Il y a de la place pour tout le monde et pour toutes les idées / concepts. Allez, soyons taquin ! L’impérialisme peut véhiculer des idées d’une tendance mais aussi de son opposée ...
Pascal
2/10/2007
Attention à nos propos et à nos actions et relativisons le non-débat sur les OGM

En premier lieu, soyons un peu provocateur ! Les Faucheurs volontaires revendiquent leurs actions de fauchage au nom de leur volonté d’avoir un débat sur les OGM en agriculture. Bien ! Mais détruire ce que l’on veut mettre OBJECTIVEMENT en débat n’est-il pas une opposition subjective aux OGM ... et donc au débat ? Et n’avez-vous pas remarquer que les propos des ONG et autres structures opposées aux OGM véhiculent des messages de peur vis-à-vis des OGM (toxicité de tel OGM pour les rats, pour les abeilles, pour les sols, apropriation du vivant par qq sociétés, ...) ? Alors que les cultures OGM sont menées depuis 11 ans sur plus de 100 millions d’hectares ? Et que nous, européens si fiers d’une certaine forme d’exception en mangeons allègrement ? Pourquoi les propos des scientifiques et chercheurs qui ont un avis objectivement éclairé ne sont pas mal repris par les médias et peu crus ? Parce que la peur fait vendre ! Et ça marche ... malheureusement ! Est-ce une société faite de gens capables de penser intelligemment que ces ONG veulent en surfant sur les peurs des gens ? Des doutes formels existent ... M. Bové et ses associés dans la pensée contre les OGM ne veulent pas des OGM en agriculture notamment car ils ne veulent pas de dissémination de ces cultures OGM das l’enviornnement et car c’est la main mise sur le vivant par quelques sociétés semencières multinationales. Mais, il se cache bien de vous dire que les levures utilisées en fromagerie ou pour faire du pain ont été génétiquement modifiées pour mieux correspondre à des demandes des fromagers et des boulangers. Non seulement, nous mangeons régulièrement des morceaux de fromage sur des tranches de pain mais en plus c’est grâce à quelques sociétés spécialisées ! Tout labeur comme la mise au point de levures se paie, M. Bové ! Bon, maintenant que l’on a essayé d’évacuer nos peurs entretenues sur les OGM, on pourrait disserter sur ce qu’est un OGM et toutes les procédures d’autorisation mises en oeuvre dans les différents pays qui les autorisent. Evitons ce travail fastidieux et long, certains avant moi l’ont fait avec moultes compétences. Cependant, une rapide lecture de leurs propos nous permettrait simplement de se rendre compte qu’une telle évolution de la science qui sort des laboratoires doit être encadrée clairement. Et c’est normal : c’est là l’attitude des élus et des responsables politiques responsables qui essayent d’accompagner les évolutions scientifiques tout en les surveillant. Certains diraient que les dossiers d’homologation des OGM n’ont aucune valeur car réalisés par les sociétés semencières elles-mêmes. OUI et alors ? Quelle différence avec les dossiers d’homologation des médicaments ? AUCUNE dans l’approche et méthodologie ! Dans les deux cas, les sociétés fournissent des éléments qu’elles ont intérêt à avoir vérifié plus d’une fois. Leur responsabilité est engagée que ce soit pour la santé des gens ou notre environnement. Des lois françaises et européennes ont été créées par le législateur pour cela. Quel intérêt des variétés OGM en agriculture ? Il peut y en avoir plusieurs. Ceux qui existent actuellement et qui sont autorisés facilitent la gestion de la culture : résistance aux attaques des insectes ou tolérance à un herbicide pour pouvoir réduire la concurrence des autres herbes dans le champ cultivé à des fins alimentaires. Il existe des variétés de tournesol issues de croisements avec des variétés d’autres régions du monde qui sont maintenant résistantes à des champignons. En fait-on un tapage ? Non, mais ne risquent-elles pas de modifier l’écosystème dans lequel on les cultive ? C’est comme les nouvelles plantes que les jardiniers acclimatent dans certaines régions ou comme les plantes importées via des échanges de graines enre collectionneurs ou agriculteurs alternatifs ! Eh bien, dans tous ces cas, ce sont les essais et les observations déduites qui permettent de dire si la nouveauté introduite (plantes étrangères, OGM, ...) peut provoquer des impacts sur l’écosystème ! Donc, testons et pensons posément avant de tout arracher sans réflexion construite au prélable tout en écoutant des maîtres d’une pensée unique !

En synthèse, les cultures OGM méritent mieux que des soi-disants débats organisés par des ONG opposées par principe aux OGM. Ils méritent une réelle information des citoyens, une information qui les prend pour des gens responsables, capables de se faire une idée par eux-mêmes. Ils méritent également de montrer leur intérêt par eux-mêmes, aux champs avec des visites pédagogiques chez des agriculteurs ouverts aux questions d’une société qui ne sait plus ce qu’est l’agriculture qui les nourrit assez bien, ma foi. Alors, je souhaite que ce sujet ne serve pas de monnaie d’échange au gouvernement pour faire avaler la pilule d’un autre thème médiatiquement difficile. Le Grenelle est bien dans sa démarche mais évitons des dindons de la farce qui crisperaient un pan de la société que l’on veut entière pour cet exercice de style qu’est le Grenelle ! Merci

gégé71
4/10/2007
la coexistance impossible

Désolé Pascal, je suis chevrier fromager, en AOC fromage de chèvre Mäconnais, le cahier des charges exclut les OGM de l’alimentation des animaux, ainsi que l’utilisation de présure issue de culture génétiquement modifié, et les ferments du commerce. Simplement la DGAL m’interdit d’en faire mention en négatif sur l’étiquetage de mes produits sur le marché, c’est à dire d’écrire "non OGM" ou "sans OGM". Je n’ai le droit et le devoir d’écrire que la présence d’ogm.

Alors vous faites quoi avec cette discrimination dîte "positive" ?

Vous faites état de l’usage d’OGM dans le monde. Vous êtes vous posez la question, pendant que nous étions sous moratoire, comment avons nous fait ? Nous avons cultivé sans OGM et avons eu des records de rendement de cette plante. Dans le val de Saône, il y a des hectares de maïs qui se cultivent sans aucune lutte contre la pyrale, car les agriculteurs font encore des rotations de culture. Et ceux qui ont le soucis pyrale, ont recours à des méthodes de piégeage sexuelle de cet insecte, ou de traitement par épandage de Bt. Dans cette petite région, ceux qui souhaiterais faire des OGM, ils sont encore peut nombreux, ils sont en monoculture maïs. Est-ce agronomiquement durable comme mode de culture ? Et de plus, ils le font en inondable, où ce mode de culture pose d’autres problèmes avec l’eau et les puits de captage de cette zone. Par ailleurs la plante OGM, par le faites qu’elle porte en elle la protéine qui va faire d’elle un insecticide permanent, que fait-on des cannes en fin de récolte ? Le problème posé dans le monde est la question de cette permanence "insecticide", et donc de la résistance de la pyrale à ce mode de lutte, c’est à dire de la mutation et de la résistance de l’insecte à ce mode de lutte. 2007 a été l’année où nous nous rendons compte pour le traitement de la semence gaucho, que ce mode de lutte a ces limites : un hiver doux où les pucerons ont réussi à piquer les plantes et donc virosé celles-ci. Est-ce la faute de l’agriculteur qui n’a pas assez surveillé ses cultures ou bien avons nous eu des pucerons qui commence à résister à la molécule du traitement. Donc ce mode de lutte permanente pose la question d’un mode de travail confortable genre assurance tout risque et qui au résultat ne fonctionne pas et donc ne peut remplir le contrat idéologique de nourrir les hypothétiques 9 milliards d’habitants.

Par ailleurs, vous savez peut-être que tous les maïs cultivés ne sont pas des hybrides. Certes la surface est devenue marginale, mais nous avons encore des maïs population, tel que le blanc de Bresse. Des éleveurs de poulet de Bresse AOC revendiquent le droit de pouvoir les cultiver, et si en plus ils sont en label agriculture biologique, ils ne souhaitent pas dépasser le seuil de 0,9,% parce que les voisins n’ont pas réussi à maintenir chez eux les pollens de maïs OGM. 

Pour conclure on peut-être contre les OGM sans être traité d’ignare ou faire parti d’une ong, mais ËTRE AGRICULTEUR simplement.

Pascal
7/10/2007
Renseignons-nous !

Bonjour Gégé71,

C’est bien ce que je souhaitais par mon message : relativiser le débat sur les OGM et pour cela, se renseigner avant d’affirmer de choses que le coeur nous fait dire. Ainsi rapidement aux principaux points de votre réaction : - peu de monde veut une discrimination positive (voyez le débat sur l’immigration), mais en discriminant sur l’OGM avec l’obligation de l’écrire au-delà du 0,9 %, c’est l’OGM qui est visé, le reste est considéré sans, c’est tout ; - vous avez observé de très bon rendement de maïs pendant le moratoire européen de 1999 à 2003 (ce n’était pas un moratoire sur la culture OGM , voir les dizaines milliers d’hectares de maïs OGM cultivés en Espagne pendant ces années, c’était juste un moratoire sur l’autorisation de nouveaux OGM) ; certes, qui a dit que le maïs Bt doit "envahir" tout le pays, l’Europe et le Monde ? Personne ! Pas même les semenciers ! Dans les zones où la pyrale et la sésamie ne sont pas économiquement graves, aucun intérêt à ce type de maïs et donc pas pour des traitements à base de pyréthrinoïdes ou des épandages de Bt ; - sur la monoculture du maïs et ses risques, lesquels d’ailleurs ? De par son origine tropical, le maïs a peu de ravageurs en Europe et peu de maladies ... ce qui n’est pas le cas du blé et du colza (attention aux comparaisons des nombres de traitements entres ces 3 cultures ...) ; pour information, cultiver tous les ans du maïs grain dans une même parcelle permet d’augmenter le taux de matière organique du sol et donc sa structure idéale pour la vie microbienne ; - quel rapport avec le Gaucho cette année ? Il n’est plus autorisé en culture depuis 2005 ! - quant aux agriculteurs biologiques, ils veulent que leur maïs ne dépassent pas le 0,9 %, c’est très responsables de leur part car exiger moins est illogique pour eux : ils coexistent déjà avec leurs voisins en conventionnel et ont mis en place des modalités et des seuils de coexistence ... - la coexistence est impossible ? Vous êtes sûr ? Le 0,9 % est faisable et démontré en Allemagne, en Espagne, en France, au Portugal, en République Tchèque ou en Slovaquie ! Comment ? Ce sont les agriculteurs de maïs Bt qui respectent des règles (isolement, décalage de floraison, précocités différentes) ; ces règles sont soit officielles soit professionnelles.

En synthèse, on peut ne pas être AGRICULTEUR mais s’être renseigné sur le sujet et donc voir que LA COEXISTENCE EST POSSIBLE ! Arrêtons de marteler des affirmations basées sur des réactions affectives ... Soyons constructifs Merci

ancetre
1er/10/2007
Etudions et cultivons les anciennes variétés
Aujourd’hui on connait encore peu l’existence des anciennes variétés de semences il en existent des millions par exemple il existe plus de 500 variétés de tomates anciennes dont certaines sont délicieuses ,rien à voir avec le gout des variétés hybrides commercialisés actuellement A quoi cela sert il de créer des OGM avant de connaitre les anciennes variétés de semences ?,mettons les crédits de recherche de façon prioritaire et majoritaire (plus de 99%) sur les anciennes variétés libres de brevets aux quelles notre corps est adapté depuis des millénaires,et laissons beaucoup moins de 1% des crédits pour les recherches sur les OGM En fait la recherche fondamentale doit être trés encadrée et les crédits de celle ci doivent trés majoritairement être utilisés pour des recherches sur les écosystemes existants pour avoir une meilleure connaissance de la biosphère en général ,les crédits pour les OGM ou pour trafiquer le vivant doivent diminuer car en fait il ne sont pas utiles et en plus ils peuvent s’avèrer dangereux on ne peut certainement pas interdire complètement la recherche fondamentale sur ces OGM ,mais il y a d’autres priorité pour la recherche les connaissances en écologie ,en biologie ,en toxicologie ,en nutrition des anciennes variétés sont prioritaires .Le problème pour les partisans des OGM, c’est que ces anciennes variétés non hybrides se reproduisent et surtout ne sont pas brevetable , comme les nouvelles variétés hybrides et les OGM que les agriculteurs doivent racheter chaque année aux semenciers .C’est en fait ce même probléme des brevets qui pervertit notre économie ,pour un grand groupe financier il vaut mieux utiliser des semences et des substances brevetables que des produits libres et naturels non brevetables.Le même probléme se pose pour les pesticides et les médicaments de synthése,En fait ce sont les même groupes financiers qui sont dans les semences ,les pesticides et les médicaments de synthèse ,ils s"efforcent par tous les moyens d’imposer leur commerce jusqu’a présent très lucratif.Si on revient à l’utilisation de substances non brevetables et plus naturelles pour la santé,l’agriculture ,les semences,alors ces grands groupes financiers vont entamer la décroissance de leurs profits .Maintenant il faut choisir ,tout n’est plus possible ,on ne peut pas développer à la fois l’agriculture biologique et les OGM , pour moi ingénieur et donc scientifique mon choix se porte sur la protection de la biosphère et le développement de l’agriculture biologique et donc je fais passer l’écologie en priorité , les activités et les profits financiers des multinationales(semences,médicaments de synthése,pesticides) devront décroitre c’est inéluctable si l’humanité veut continuer à vivre .Tout cela ne se fera pas sans un engagement de la majorité des citoyens
ancetre
1er/10/2007
Cultivons et continuons à étudier les anciennes variétés !
Aujourd’hui on connait encore peu l’existence des anciennes variétés de semences il en existent des millions par exemple il existe plus de 500 variétés de tomates anciennes dont certaines sont délicieuses ,rien à voir avec le gout des variétés hybrides commercialisés actuellement A quoi cela sert il de créer des OGM avant de connaitre les anciennes variétés de semences ?,mettons les crédits de recherche de façon prioritaire et majoritaire (plus de 99%) sur les anciennes variétés libres de brevets aux quelles notre corps est adapté depuis des millénaires,et laissons beaucoup moins de 1% des crédits pour les recherches sur les OGM En fait la recherche fondamentale doit être trés encadrée et les crédits de celle ci doivent trés majoritairement être utilisés pour des recherches sur les écosystemes existants pour avoir une meilleure connaissance de la biosphère en général ,les crédits pour les OGM ou pour trafiquer le vivant doivent diminuer car en fait il ne sont pas utiles et en plus ils peuvent s’avèrer dangereux on ne peut certainement pas interdire complètement la recherche fondamentale sur ces OGM ,mais il y a d’autres priorité pour la recherche les connaissances en écologie ,en biologie ,en toxicologie ,en nutrition des anciennes variétés sont prioritaires .Le problème pour les partisans des OGM, c’est que ces anciennes variétés non hybrides se reproduisent et surtout ne sont pas brevetable , comme les nouvelles variétés hybrides et les OGM que les agriculteurs doivent racheter chaque année aux semenciers .C’est en fait ce même probléme des brevets qui pervertit notre économie ,pour un grand groupe financier il vaut mieux utiliser des semences et des substances brevetables que des produits libres et naturels non brevetables.Le même probléme se pose pour les pesticides et les médicaments de synthése,En fait ce sont les même groupes financiers qui sont dans les semences ,les pesticides et les médicaments de synthèse ,ils s"efforcent par tous les moyens d’imposer leur commerce jusqu’a présent très lucratif.Si on revient à l’utilisation de substances non brevetables et plus naturelles pour la santé,l’agriculture ,les semences,alors ces grands groupes financiers vont entamer la décroissance de leurs profits .Maintenant il faut choisir ,tout n’est plus possible ,on ne peut pas développer à la fois l’agriculture biologique et les OGM , pour moi ingénieur et donc scientifique mon choix se porte sur la protection de la biosphère et le développement de l’agriculture biologique et donc je fais passer l’écologie en priorité , les activités et les profits financiers des multinationales(semences,médicaments de synthése,pesticides) devront décroitre c’est inéluctable si l’humanité veut continuer à vivre .Tout cela ne se fera pas sans un engagement de la majorité des citoyens
philippe - Bastia
1er/10/2007
OGM-grand public-grosses sociétés .. et santé

Il serait bien de recerner le débat....

OGM rappelons le signifie Organisme génétiquement modifié... c est donc un sujet qui regroupe entre autres
  Les thérapies géniques (virus porteurs, cellules souches génétiquement modifiées etc etc)
  les organismes génétiquement modifiés à usage alimentaires.
  Les organismes génétiquement modifiés à usage non alimentaire.

ces trois points méritent un traitement différent et ne devraient pas etre mélangé sous un terme générique.

maintenant voici mon opinion personnelle au sujet de chacun des points :

  thérapie génique et recherche génétique : une thérapie génique est envisageable à l aide de virus vecteur porteurs d’un message génétique.(ex l herpes) . S il est enviseageable de tenter de soigner individuellement un groupe de personnes malades, la tentation peut etre forte à l inverse d’utiliser un virus à effet de forte contagion pour "soigner" une population globale.

La thérapie génique est donc selon moi enviseageable à condition de réglementer les vecteurs d’introduction. (a savoir autoriser des virus transmissibles exclusivement par voie sanguine) afin de ne pas provoquer une épidémie de modifications génétiques dans la population.

  Organismes génétiquement modifiés à usage non alimentaire (donc dans mon esprit : usage essentiel = biocarburants) : Il peuvent être étudiés voire mis en oeuvre à la condition suivante : après tests utilisation de plans stériles en terme de reproduction et donc inoffensifs en terme de dissémination, à condition d’un bénéfice de productivité suffisant et d’un gain écologique réel en terme de pollution des sols etc.

  OGM à usage alimentaire (animal ou humain) : Interdiction totale - Sanctuarisation des surfaces destinées à la consommation humaine -dissociation de la culture des betteraves sucrieres et des futures bettarave à bio éthanol par exemple - refus par la CEE des plans stériles qui réduisent les producteurs à etre des employés bailleurs de terrain vis a vis de certaines firmes-Refus du "brevetage" des semences - maintient de l’indépendance "génétique" de notre territoire.

En clair la firme "Monsanto" pour ne citer qu elle ne doit pas avoir le pouvoir de décider de la production à venir d’un pays en controlant la quantité de semence qu elle va vendre.

Poussant le probleme d’une guerre économique et alimentaire un peu plus loin, l’état devrait s’assurer (disposer ?) d’un stock minimum (1 an , 2 ans ? ? ?) de semences saines pour certaines variétés de plantation (blé, mais etc)

Concernant les produits alimentaires - je serais pour la prohibition (comme beaucoup de me concitoyen je pense) de ceux comportant des OGM - maintenant , n y croyant pas trop , j’exige de mes employés(mon gouvernement) que l’affichage en CLAIR (c est à dire comme sur un paquet de cigarette) "Contient des OGM" figure sur tout produit élaboré. Le droit à l information sur les produits - je sais ceci va à l’encontre des regles communautaires - doit être complet en terme de provenance et ingrédients.

PS : et merci de ré autoriser les fromages artisanaux ou autres charcuteries non pasteurisés parce que "non conformes" à je ne sais quelle regles d hygiène

Merci de m avoir lu

Ryuujin
1er/10/2007
Et si on replaçait tout ça dans son contexte ?

Le plus curieux concernant cette polémique, c’est que cette technique (car oui, la transgénèse n’est qu’une technique parmis d’autres, et les variétés OGM, des nouvelles variétés parmis d’autres) n’est jamais abordée en référence à son contexte.

Pourquoi utilises t’on la transgénèse ? Pour fabriquer de nouvelles variétés, qui présentent de nouveaux traits. C’est ce qu’on appelle de la "création variétale".

Le création variétale existe depuis que l’homme s’est mis à l’agriculture, et utilise d’autres techniques que la transgénèse ; principalement la sélection en champs de mutants qui présentent un trait particulier. Est apparue depuis la mutagénèse, où l’on provoque physiquement ou chimiquement des mutations génétiques aléatoires parmis lesquelles on sélectionne à postériori celles qui nous intéressent.

Donc en gros, comment fais t’on en non-OGM ?

On sélectionne parmis une collection de plantes des mutants qui pour la quasi-totalité n’auraient jamais pu survivre en pleine nature (avez-vous jamais vu du maïs sauvage ?). Ces mutants ne sont pas naturels dans la mesure où leurs populations ne se seraient pas développées sans l’homme. Par conséquent, AUCUNE variété cultivée n’est naturelle.

L’agriculture fonctionne sur la base de la modification des génomes des plantes cultivées.

Maintenant, il y a en effet des différences importante entre la façon dont on modifie les génomes de plante par la sélection de mutants, ou par la transgénèse. En transgénèse, on insère 2/3 gènes connus en un/des locus identifiables à la base nucléotidique près. en création variétale classique, on sélectionne des mutants. Quels gènes sont mutés ? On en sait rien. Combien de gènes sont mutés ? on en sait rien non plus.

Du point de vue des connaissances, le bilan est vite fait : on connait 1000 fois mieux les variétés OGM que la plupart des variétés non-OGM. On sait précisément ce que l’on modifie.

Mais, il y a un mais. On sait ce qu’on modifie, mais comme on a une compréhension assez pauvre du fonctionnement du génome, on ne sait pas vraiment comment il va "réagir" à cette modification. Par exemple, selon l’endroit où le transgène est inséré, il peut s’exprimer beaucoup, ou peu...ou de façon très variable. Il se pourrait également qu’il interagisse avec d’autres séquences par un possible mécanisme inconnu. Voilà le nerf de la guerre.

Mais maintenant, regardons ce qui se passe en création variétale classique : on a modifié un nombre inconnu de gènes, de façon inconnue. Eux aussi peuvent interagir de façon inconnu avec Dieu sait quelle séquence. Dans l’absolu, les risques potentiels sont exactement les mêmes quelque soit la méthode : le risque est lié non pas à la méthode en soi, mais au fait qu’on ait modifié un génome dont on ne comprends pas complètement le fonctionnement.

Ah, mais il y a une différence me diront certains...le transgène. L’insert.

- Il possède un promoteur viral, potentiellement instable etc...etc... Oui, mais les génomes de plantes sont naturellement bourrées de promoteurs viraux. Par exemple, il est impossible de faire un test de détection classique d’OGM sur le choux-fleur. Parceque le génome du choux-fleur contient souvent naturellement le promoteur viral en question, et on le détecte donc, alors que le choux n’est pas OGM.

- c’est un insert. Une séquence potentiellement transposable etc... Mais les génomes de plantes sont bourrés d’inserts ! ! 70% du génome du maïs est composé d’inserts (des transposons). Plus de 60% du génome du riz également. Alors si vraiment la présence d’UN insert posait un problème considérable, nous le saurions déjà, n’est-ce pas ? ce ne serait qu’une goutte d’eau dans un océan. Et ces mutations aléatoires qu’on sélectionne en création variétale classique, elles ont donc grosso-modo 7 chances sur 10 de tomber sur un transposon ! et si l’une d’elle en réactivait un, qui commencerait alors à se multiplier dans le génome de la plante, la submergeant ? ! ? C’est un scénario qui s’est sans doute déjà produit, et qui explique l’apparition du maïs en partant de son ancètre, la téosynte.

- ce sont parfois des gènes étrangers. Là par contre pour le coups, le "typage" des gènes, on commence à bien le connaitre. Dans l’absolu, un gène est un gène, il n’a pas d’espèce. On doit avoir de l’ordre de 30% de gènes en commun avec la fraise, ces gènes ne sont pas des gènes d’homme chez la fraise, ou de fraise chez l’homme ; ce sont des gènes, des séquences d’ADN, point barre. donc à partir du moment où une séquence d’ADN est transcrite, traduite etc... tout comme n’importe quelle séquence codante de la plante, où est le problème ?

Donc que découvre t’on lorsqu’on s’y penche de près, et qu’on replace les choses dans leur contexte ? Que la transgénèse est une technique comme une autre, plutôt mieux maitrisée même que les autres, et qu’elles présente les mêmes risques potentiels que les autres.

Autre point : le contexte en terme de sécurité sanitaire. Les OGM font l’objet actuellement de controles très sévères. On les soumet à une batterie de tests unique en son genre pour les aliments. Ce serait insuffisant ? Les tests de toxicité chronique, pas assez fiables ? Pour vous permettre de juger de l’intérêt de ce test certe encore plus que grossier par rapport à ceux utilisés pour les médicaments, il permet de détecter des niveaux de toxicités qui ne sont pas décelables autrement, cad que vous pourriez manger quasi-quotidiennement l’aliment en question, et ne pas réaliser qu’il est toxique.

Et bien voyons donc ce qui se passe pour les aliments non-OGM. Sont-ils ainsi systématiquement contrôlés ? Non. J’imagine que vous êtes en train de vous dire que s’ils présentent comme je l’explique plus haut les mêmes risques potentiels, l’absence de test doit poser des problèmes ?

Et bien oui, effectivement. Si encore aucun OGM mis sur le commerce n’a été démontré toxique par les tests de toxicité chronique, ce n’est pas le cas des variétés non-OGM. Particulièrement des pommes de terres, qui sont un aliment assez sensible. Une variété, la variété Lenape, avait par exemple été sélectionnée pour sa résistance aux insectes, qui la consommaient peu. Manque de pot, on a compris pourquoi après sa mise sur le marché : son premier consommateur a lui aussi eu du mal à la digérer ; toxique, elle l’a envoyé dans le coma. Elle a immédiatement été retirée du marché, sur lequel elle n’aurait jamais du se trouver. Même topo, mais plus insidieux : une variété de patate encore, la Magnum Bonum très ancienne elle n’a été retirée du marché en Suède qu’en 1995. Le même genre de test que ceux appliqués aux OGM montraient sa toxicité.

Il arrive encore assez régulièrement qu’il y ait des cas d’intoxications aux pommes de terres, à cause de la solanine que contiennent certaines lorsqu’elles ont un peu verdi. D’autres sont toxiques à cause des lectines qu’elles contiennent naturellement, et qui les rendent résistantes à des ravageurs. Une étude parue dernièrement sur les variétés de petites pommes de terre en dénombrait 8 toxiques, et dans le commerce.

Donc d’un coté, on chipote sur des risques possibles de toxicité hyper-chronique, à très long terme à coté desquels les tests actuels passeraient, et de l’autre, on bouffe allègrement des variétés qui ne passeraient même pas les tests sois-disant insuffisant qu’on fait subir aux OGM... Quelle est la logique dans tout ça ?

Simple : il n’y en a pas. Les gens ont oublié de replacer la transgénèse dans son contexte. Ils la voient comme une nouveauté révolutionnaire, alors qu’elle n’est qu’un nouvel outil dans une boite bien fournie. Et surtout, ignorant ce contexte, ils ne voyent que les risques potentiels, voire complètement fictifs, et oublient de les comparer à ceux des techniques qu’elles remplacent.

Combien de Francai savent que les variétés qu’ils mangent n’ont rien de naturelles ? combien savent que ce sont des mutants sélectionnés, qu’on ne sait pas quels gènes ont mutés, ni comment, qu’on ne sait pas quelles sont les conséquences de ces mutations ? Combien savent que les variétés qu’ils consomment sont renouvelées tous les 5 à 20 ans, qu’en agriculture il y a une énorme machine qui année sur année produit de nouvelles variétés ? Peu malheureusement à mon avis : on idéalise tellement l’agriculture etc... on l’associe tellement à la nature et cie qu’on en oublie jusqu’aux plus importants rouages.

Et quoi de mieux pour affirmer n’importe quoi qu’un bon vieux jugement sans connaitre ni les faits, ni leur contexte ?

Michel
2/10/2007
Justement, si on élargissait le contexte ?

Se poser en partisan des cultures OGM pour remettre en cause l’agriculture que nous connaissons depuis quelques décennies ne manque pas de sel.

Mais vous oubliez que cette agriculture bien peu respectueuse de son milieu a déjà été largement critiquée dans le passé. L’aspect économique aussi, et la dépendance aux semenciers ne date pas d’aujourd’hui mais a commencé avec les hybrides.

Ce qui me pose problème dans cette affaire, c’est que des moyens importants sont employés sans que j’en perçoive l’utilité pour le plus grand nombre. De ce fait ils ne sont pas employés là où ils me paraissent bien plus utiles, c’est-à-dire pour améliorer des pratiques plus respectueuses de l’environnement et des consommateurs.

Comment se fait-il que l’on mette en oeuvre tant de moyens pour créer quelques espèces nouvelles qui suscitent bien des polémiques alors que dans le même temps on laisse disparaître un grand nombre d’espèces sur notre planète ? J’ai beau être scientifique, aimer la recherche, le progrès, j’appelle cela MARCHER SUR LA TETE.

gattaca
4/10/2007
retombez sur vos pieds alors !

Oui, parce que vous ne comprenez pas ou ne voulez pas comprendre ce qu’est l’amélioration variétale qui existe depuis que l’homme cultive... !

J’explique dans d’autres messages pourquoi l’homme a la nécessité de le faire en permanence. Les OGM ne changeront rien à cette situation. Par contre, c’est le meilleur outil que l’homme ait jamais mis au point pour améliorer efficacement les variétés... !

Parce qu’au passage aussi, la transgénèse ne crée pas d’espèce nouvelle où alors c’est vraiment que vous ne comprenez rien au film ! D’ailleurs et justement, si l’on créait de nouvelles espèces, alors fini, par définition même, le tant redouté problème (uniquement marchand) de dissémination.

Pas plus qu’"on" laisse disparaître un grand nombre d’espèces. Elles disparaissent toutes seules comme des grandes. Comme le dit Michel Godet : "on parle beaucoup des bébés phoques, mais assez peu des Italiens, or 43% de ceux-ci auront disparu en 2050..."

soleil vert
3/10/2007
OGM ? Une dérive technoscientiste de plus

On peut facilement raisonner par l’absurde : l’Homme a toujours, historiquement, fait des conflits, des guerres. Pourquoi ne pas rester dans cette même logique, qui est tout simplement la loi du plus fort ? (et c’est "naturel" en plus !)

Derrière le texte plus haut se cache l’ignorance de la qualité, en restant focalisé sur la production. Les légumes hybrides (de variétés préselectionnées) insipides, les variétés sélectionnées la plupart du temps hydropysiques, carencées en minéraux (notamment en Mg) et en nutriments essentiels (anti-oxydants, etc) ont montré leurs limites. Entre une tomate GM(Flavr Savr) résistante au flétrissement, dure et insipide (et à terme bide commercial) et une variété de tomate succulente non hybride selectionnée, dont je peux resemer mes graines, voire resemer les hybrides naturels (au petit bonheur la chance) d’une année sur l’autre (dans mon potager par exemple), mon choix est vite fait.

Les nouvelles variétés, hybrides choisis et autres, référencées dans le catalogue des semences sont-elles la panacée, en qualités nutritives, résistances, etc ? Sûrement pas. C’est beaucoup plus compliqué, car il faut raisonner selon les conditions locales : on ne peut pas généraliser une variété à tous les sols, toutes les conditions de culture.

Les OGM font donc bien partie de la dérive technicisée d’une agriculture sans nécessité ni demande. Ce n’est pas un hasard de constater qu’en France, ce sont les gros maïsiculteurs qui se lancent dans les cultures GM, et pas les petits producteurs. Partant de là, je dénonce cette dérive, cette agriculture qui vide les campagnes de ses exploitations et de ses hommes. Si les OGM étaient si intéressants pour le monde agricole, le débat n’aurait pas eu lieu et on en aurait partout. Or l’opposition aux OGM a commencé chez le monde agricole lui-même, et la société civile a suivi, qui a bien compris qu’on s’était déjà moquée d’elle.

La science et la technique sont des choses trop sérieuses pour être laissées aux mains des scientifiques et des techniciens seuls. La société civile DOIT avoir son mot à dire. On ne vit pas dans une monde idéal, parfaitement humaniste et philanthropique : l’intérêt d’une minorité ne doit pas primer sur celui de la majorité et des générations futures.

Ryuujin
4/10/2007
une dérive ? non, une technique dont certaines applications sont prometteuses.

Je commence à désespérer. Ai-je employé un mauvais Francais, ou les anti-OGM ici présent ont-ils tous un probléme de lecture ou de compréhension.

Je ne parlais pas des hybrides, mais de la sélection des variétés cultivées qu’on fait depuis plus de 10000 ans. Donc pas besoin de me sortir des "c’était mieux avant" et autres mythes de l’âge d’or : avant, la population était dix fois moindre, et on souffrait pourtant de disettes régulièrement.

Les OGM s’inscrivent complètement dans ce processus de création variétale.

vous parlez du gout des aliments etc... ? - c’est hors sujet : l’évolution du gout des aliments est due à la baisse de leurs prix, et des exigences du consommateur qui choisi principalement sur l’apparence du produit. - mais il y a bien d’autres priorités que cela ! vous mangez à votre faim tous les jours, et tous les ans, c’est déjà beaucoup, et c’est une chance que plus de la moitié de la population humaine n’a pas. Cette chance même coute cher en terme d’environnement. D’où l’importance et de diminuer l’impact environnemental de nos culture, et d’apporter d’autre innovations pour stabiliser les rendements dans les régions où ils sont les plus faibles et les plus variables.

Dès qu’on vous dit rendement, vous pestez en disant que vous en avez marre qu’on ne pense qu’au rendement ? Mais descendez donc de votre nuage : il n’y a que quelques pays qui peuvent se permettre de faire baisser leurs rendements agricoles parcequ’ils surproduisent. Dans l’essenciel du globe, c’est complètement exclu. Et on parle de la stabilité du rendement, car vous l’ignorez sans doute, mais encore aujourd’hui un bon cinquième de l’Afrique se retrouve une année sur 4 ou 5 sans aucune production. Rendement nul, à cause des criquets, ou des chenilles processionnaires qu’on ne voit plus chez nous grâce aux maudits phytosanitaires. Et celle année là, c’est une année de disette pour les personnes concernées. Voire de famine lorsque même leur stock de semences pour l’année suivant est parti.

Voilà donc les deux applications de la transgénèse ; elle vient en appuis aux techniques déjà existantes, la plupart depuis des centaines de générations, pour les compléter là où elles ne suffisent pas. Dans les pays défavoriser, pour atteindre le niveau de sécurité alimentaire dont nous bénéficions. Dans nos pays, pour conserver le même niveau de sécurité alimentaire, en limitant son impact environnemental.

Et l’essenciel des possibilités en la matière sont génées, voire bloquées par la réaction irraisonnée des anti-OGM. Par exemple, le riz doré. Il est dans sa dernière phase de test, mais qui voudra prendre en charge sa distribution gratuite dans les pays qui en ont besoin après la campagne mensongère de Greenpeace à son encontre (campagne qui ceci dit a couté 12 millions d’euros soit une année de traitement pour 1,5 millions d’enfants, alors que le projet riz doré en coutait 340 000) ? personne, et peu importe le fait que c’était bidon ; même résultat

Pujol
1er/10/2007
connaissance partagée
je suis d’accord sur les points évoqués qui sont à mes yeux fondamentaux notamment en ce qui concerne l’accroissment de la recherche. Il me semble pas que celà aille de paire avec un arrêt des cutures en pleins champs notamment en Maîs pour le quel la dessimination est quasi nulle et où un renforcement des règles d’isolement pourrait suffire. D’autre part dans le mot "connaissance" il n’ y a pas que risques ou inconvenients il y a aussi "avantages" qui ne sont pas évoqués ici, comme la reduction des pesticides et la preservation de la flore et de la faune qui en découle sans oublier une diminution de la contamination l’eau à moyen terme ; des études existent déjà dans ce dommaine ! Egalement une meilleure qualité du grain par absence de mycotoxines préjudiciables à la santé humaine et des animaux d’élévage. Cette liste n’est pas exhaustive, mais l’examen de ces seuls éléments me poussent à penser qu’il existe un caractère "écologique" dans ces OGM qui n’est pas incompatible avec le concept de développmement durable.
gécarp
1er/10/2007
l’expertise scientifique
L’intergroupe OGM doit rechercher et diffuser l’expertise scientifique déjà réalisée par les pays gros producteurs d’OGM depuis plusieurs années afin de connaitre l’évaluation de chaque OGM sur les critères environnementaux et sanitaires.
Atropine
1er/10/2007
répercussion sur l’écosystème en entier

Bonjour,

Le souci des répercussions sur la santé et les disséminations dans les champs bio sont bien diffusés et je pense intégrés.

Par contre, qui dit dissémination, dit croissance de la plante OGM. Cette plante ets a priori (puisque c’est le but recherché) plus résistante que les espèces sauvages. Or, avec le temps, l’évolution va faire son oeuvre et on assistera à une diminution puis à la disparition d’espèces endémiques puisque les plantes OGM auront proliféré au détriment des espèces sauvages.

Il faut penser non seulement en terme de bien être et de santé humaine mais surtout ne pas oublier que nous faisons partie d’un écosystème et que si NOUS détruisons cet écosystème c’est nous que nous détruisons.

LE BON SENS ECOLO
1er/10/2007
Quand on ne connait pas l’agriculture on s’informe

On ne peut pas laisser dire des inepsies tel que celle-ci. Si nous prenons le cas du maïs, il faut savoir que aucun agriculteur digne ce nom ne resseme son maïs il prefere acheter des variétés sélectionner et garanti qui lui confère la meilleure assurance de rendement et de revnu. Il faut savoir que même du maïs disséminé ne rrelève pas dans les parcelles car le maïs gèle c’est une plante estivale donc les risques de dissémination de maïs OGM est nul.

Pourquoi dire OUI aux OGM, tout simplement pour éviter les famines, il n’y a pas si longtemps moins de 60 ans nous avons connu les famines, si l’agriculture n’avait pas innové à cette époque, comme elle doit le faire aujourd’hui en adoptant les OGM, nous crèverions de faims comme nos ancêtres. Pour tous les adeptes du Bio réfléchissez en car après il sera trop tard, mais vous ne serez pas les derniers à piquer le pain de la bouche du peuple, Juste deux chiffres pour terminer. Le bio c’est 40% de rendement en moins 50% de travail en plus sans compter les teneurs en mycotoxines largement dépassé (pour ceux qui ne le savent pas c’est cancérigène et très largement démontré.) Les OGM n’ont jamais tué personne et encore moins rendu malade qui que ce soit.

laurent
1er/10/2007
Tout ça est bien partial

A mon tour de ne pas laisser passer certaines contre vérités :

Il n’y a pas que les maïs hybrides, les variétés population qui existe encore malgré 50 ans de propagande assidue se comportent très bien en condition de culture "digne de ce nom". Je suis moi même agriculteur et arrive à des rendements tout à fait intérèssant avec celles-ci, autour de 75 qx/ha, sans irrigation, avec mes propres semences (il faut 15 à 20 qx à la récolte pour payer les hybrides), mon compost et 1 binage seulement. Par contre si je devais être contaminé par du pollen GM, qui peut franchir des km et des km sans souçi, il me faudrait revoir ces choix, la conversion en bio en cours et l’AOC reblochon dont je fait partie n’allant pas vraiment dans ce sens...

Pour cette histoire de non productivité de la bio et de famine qu’elle induirait, j’invite chacun à aller voir le résultat du dernier congrès de la FAO, pourtant peut suspecte d’être noyautée par des babas-cools, qui conclut exactement le contraire. Sait-on, par exemple, que pour synthétiser artificiellement 1 unité d’azote il en faut 3 de pétrole ? Ca c’est durable !

Ryuujin
2/10/2007
Ah bon ? allons donc voir les seules régions qui sont déjà entièrement bio.

et si vous alliez donc voir d’abord les régions qui n’utilisent déjà plus de pesticides ? Par exemple en Afrique, ou chaque année 3/4 pays souffrent de disettes pour cause d’invasion de criquets, ou de chenilles processionnaires.

Bien entendu, l’année ou cela tombe sur les champs d’un agriculteur, il n’a plus rien à bouffer... alors que s’ils avaient pu se payer un traitement phyto, la récolte serait sans doute un peu endommagée, mais une bonne partie serait sauve.

Mais bon, ça on a tendance à l’oublier dans notre pays où on utilise tellement de pesticides qu’on est même capables de surproduire.

D’ailleurs, c’est curieux : tous les pays qui ont pu surproduire sont ceux qui ont bénéficié de la révolution verte. Et tous les pays où il y a de graves problème de production de nourriture sont ceux qui n’en ont pas encore bénéficiés.

Mais on oublie tellement vite tout ça quand on a le luxe de pouvoir se payer une alimentation "bio", qui survit sous le giron du conventionnel ultra-majoritaire et de sa couverture phyto...

laurent
4/10/2007
Elargissons notre regard

Merci pour les conseils, j’ai passé des mois en afrique, entre autre à suivre la filière coton qui est généralement la seule à "bénéficier" de produits phytos, vendus à crédit sur la récolte à venir et épandus joyeusement sans aucune protection des travailleurs alentour, ni garantie de résultat car les insectes s’adaptent vite.

Il faut voir les sols après des années d’alternance coton-maïs, sans jachère ni compost : un régal. Pourquoi la filière coton bio à t’elle aujourd’hui autant le vent en poupe ? C’est donc possible d’avoir des rendements corrects, qui plus est réguliers, en bio ? Cela pour dire que les problèmes de faim en afrique sont loin de se résumer aux seules problèmes d’accès aux intrants, il y a tant d’autres facteurs...

Je me répète, mais la révolution verte, c’est justement la FAO qui l’a divulguée et soutenue partout où cela a été possible, avec des résultats tangibles c’est vrai. Donc si ces gens, et parmi eux des centaines d’agronomes du monde entier, en viennent à écrire un rapport élogieux sur l’agriculture biologique au moment où les stocks mondiaux de céréales et autres sont au plus bas depuis des décennies, c’est qu’ils ont leurs raisons.

Comment ont fait les chinois des grands deltas pendant des millénaires pour se nourrir, avec des densités de population de 1500 habitants/km2 ?

Ryuujin
9/10/2007
comme vous dites, mais sans oeillères.

Parler des filières coton et maïs destinées à l’export ne fait pas avancer le schmilblick : je vous exposais le cas de cultures VIVRIERES qui ne bénéficient pas de couverture phyto, et qui en souffrent bien plus qu’on ne saurait le tolérer ici.

Les phyto ne fonctionnent pas parfaitement sur le coton et le maïs là bas ? Et bien laissez-moi vous apprendre que leur absence ne fonctionne pas mieux, loin de là...

"Donc si ces gens, et parmi eux des centaines d’agronomes du monde entier, en viennent à écrire un rapport élogieux sur l’agriculture biologique au moment où les stocks mondiaux de céréales et autres sont au plus bas depuis des décennies, c’est qu’ils ont leurs raisons."

Raisons qu’ils auraient du détailler s’ils voulaient être pris au sérieux. Parceque "des types de la FAO affirment qu’on peut nourrir tout le monde en bio", cela ne nous apprends absolument rien. Que je sache, personne à la FAO pas plus qu’ailleurs n’est omniscient.

Et en attendant, je constate (et ça, c’est bel et bien un constat) que l’absence d’intrants, ou même l’insuffisance d’intrants, débouche sur des rendements trop aléatoires pour garantir une alimentation sure.

"Comment ont fait les chinois des grands deltas pendant des millénaires pour se nourrir, avec des densités de population de 1500 habitants/km2 ?"

Mais qui te dis qu’ils ont eu de telles densités pendant des millénaires ? Parceque moi, je constate que ça fait un bail qu’il ont commencé elur révolution verte. J’irais jusqu’à remarquer que tous les pays qui sont auto-dépendents, voire qui surproduisent sont des pays qui ont connu leur révolution verte... Etonnant, non ?

raymond
2/10/2007
Oui, de la productivité
Oui, augmenter la productivité c’est vital. Vite, redonnons des hormones aux beoufs, des farines animales aux animaux végetariens et des antibiotiques aux poulets elevés en batteries. Augmentons la capacité des porcheries en bretagne, continuons a rependre des pesticides dans les antilles, continuons d’épandre des pesticides et des engrais et cultivons des OGM ! ! ! Pour les famines, elles sont du à des choix politiques comme cela c’est déroulé en URSS. Ce ne sont pas les terres arables qui manques !
Guillaume Février
3/10/2007
A ne pas laisser passer

Vos assertions sont trop rapides. Le VRAI débat avec les OGM n’est pas de savoir sil il faut ou non nourrir la planète. Arrêtons la langue de bois, notre époque et la gestion de enjeux sociaux et environnementaux ne nous autorisent plus à perdre du temps en bavardage inutiles : les OGM ont été développés dans un but économique, comme le fruit d’une économie de marché glorifiée au cours du 20ème siècle, et apportant un support supplémentaire au investissements privés pour développer une énouvelle économie agricole et agro-alimentaire. Il est certain que la recherche variétale et phytosanitaire est proportionnellement beaucoup moins rentable de nos jours qu’il y a 30 années. De fait, les OGM représentent un champ d’investissement énorme. Mon seul souhait serait une véritable honnêteté des firmes engagées et des gouvernements quant à la hiérarchie de leurs objectifs. Ne pas afficher une volonté de nourrir l’Afrique alors qu’en réalité le souhait est de rendre des agriculteurs dépendants de nouveaux produits modifiés.

Un autre problème réside dans notre consommation bien trop élevée en viande, produit dont l’élaboration nécessite une dépense énergétique démentielle. Puisque vous parlez tous "d’études" et de "rapports", il me semble que de nombreux scientifiques ont démontré que la planète peut très bien supporter un nombre bien supérieur d’êtres humains, à condition que nous revoyions nos modes de vie et de consommation. Nous sommes dans une logique d’urgence, de gestion curative et à très court terme de notre société et de notre consommation. De façon objective, il est important de reconnaître la nécessité de la question fondamentale : comment afficher clairement le choix que nous faisons pour notre avenir ? Nous devons être capable d’avoir le courage de nos actes et de nos ambitions, et donc de les afficher : si cet affichage renvoie à cette optique à court terme et individualiste, ce n’est pas un problème en soi mais il faudra en assumer pleinement les répercussions (déséquilibre écosystémiques, déplacements démographiques, conflits territoriaux...).

Pour terminer, et concernant votre avis sur l’agriculture biologique : ne pourrait on pas à l’échelle planétaire consacrer même 20 % du budget de la recherche OGM à celle axée sur l’amélioration de l’agriculture biologique et de ses problèmes environnementaux (mycotosxines, rémanence du cuivre dans les sols...). Ne serait -ce pas là une priorité ? Je rappelle qu’il y a encore 25 ans, les paysans, oui paysans et non pas agriculteurs, qui s’engageaient dans la "bio", étaient vus comme des originaux. Aujourd’hui, ce sont des milliers de personnes qui connaissant très bien le lien entre terroir, sol, végétation et animal, et qui se posent les questions de leurs actes. LA FAO a montré que la seule forme d’agriculture pouvant répondre à nos besoins de consommation et de gestion de l’environnement au 21ème siècle...est l’agriculture biologique.

Crabillou
9/10/2007
Voyons plus loin que le bout du sabot !

"..il n’y a pas si longtemps moins de 60 ans nous avons connu les famines."

J’ai en mémoire les discours enflammés de ceux qui,il y a 60 ans précisément, grâce à la "révolution verte", nous promettaient la fin de la faim.

Il y a sans doute eu un loupé, car il ne me semble pas, hormis en certains pays, qu’il y ait grand chose de changé.

Aujourd’hui donc, le fin du fin pour enfin en finir avec la faim, ce sont les Ogm, qui vont prendre le relais de la fameuse révolution verte qui a pris un sérieux coup de plomb dans l’aile !

Mais dites-moi, pour lutter contre la faim, c’est dans les pays où elle sévit qu’il faut développer une agriculture capable de nourrir leurs populations.

Quel besoin de développer chez nous ces Ogm dont nous n’avons nul besoin, puisque notre agriculture produit des surplus dont nous ne savons que faire.

Développons plutôt le bio, puisque l’offre ne couvre que la moitié de la demande.

Si par malheur, dans une dizaine d’années nous manquons de maïs BT, on pourra toujours en acheter au Mali, ou au Soudan.Ces pays se feront un plaisir de nous vendre leurs surplus à un prix intéressant !

Ryuujin
1er/10/2007
et bien pas vraiment.

non, vous vous trompez : quasiment AUCUNE variété cultivée n’est plus résistante que les variétés sauvages.

Ce qui détermine le fitness, la "compétitivité" d’une variété par rapport à des conccurents, c’est son taux de survie, le nombre de graines qu’il produit, et le nombre de graines qui parmis celle là germeront et donneront un individu adulte.

Et là en général les variétés cultivées qu’on a sélectionné non pas pour qu’elles soient prolifiques, mais pour qu’elles fassent beaucoup de grain riche, et facile à récolter s’en sortent très mal.

Autre point : résister au glyphosate, ça apporte un avantage sélectif énorme...dans les lieux où on épand du glyphosate. En pleine nature, niet. Quant au BT, il permet de mieux résister à un type particulier de ravageur. Par exemple, la chrysomèle du maïs. Mais en pleine nature, il y a énormément de ravageurs autres qu’elle, et il n’y a pas d’agriculteur pour épandre des pesticides contre les autres.

Même en champs, l’avantage du BT n’est pas si évident. Il est clair lorsque les plantes BT sont majoritaires dans le champs. De toute façon, lorsqu’on en a qu’un faible pourcentage, le champs présente une certaine inertie qui tend à le faire disparaitre (cf l’affaire Quist et Chapela : en 2002, on avait détecté du maïs BT dans une réserve de variétés anciennes au Mexique, et 4 ans après, il n’y en avait plus aucune trace).

Mais il est évident que c’est à surveiller. Il faut prendre garde à ce qu’aucun OGM présentant un avantage sélectif fort ne soit diffuser, et au passage, c’est tout aussi valable pour les variétés non-OGM, qui posent le même problème. Ceci dit, il est clair que la probabilité d’avoir une variété commerciale qui ait un fort fitting en pleine nature est faible : l’homme sélectionne justement des végétaux facilement consommables, et pas forcément uniquement par lui.

Donc ce que tu dis à propos de la prolifération est non seulement un risque qui n’existe actuellement tout simplement pas, mais il est en outre un rique potentiel associé à toute forme d’agriculture, OGM ou non.

CécileM
1er/10/2007
Transparence, vous avez dit ? ? ?

Ce Grenelle qui se veut si transparent, si démocratique, si "concertatif" souhaite une "large" consultation publique, soit.

Comment ne pas s’étonner que dans 2 grandes régions comme Midi-Pyrénées et l’Aquitaine -- soit dit en passant les 2 régions où se trouvent le plus de cultures OGM en France -- comme par hasard, la seule réunion prévue se fera à Périgueux ! ! ! ! ? ? ? ? ! ! ! ! !

Je n’ai rien contre cette belle ville de Périgueux mais alors que l’on sait pertinemment que Midi-Pyrénées et l’Aquitaine sont deux régions où des enjeux environnementaux majeurs sont en train de se jouer, notamment dans le cas des OGM, je le repète, et je ne parle même pas des enjeux vis à vis du problème de l’eau, de la protection de littoral, de l’agriculture durable, des infrastructures de transports qui vont pousser comme des champignons (deuxième contournement autoroutier de Toulouse), etc. on pourrait tout de même organiser une consultation publique où un maximum de personnes peuvent se rendre, organiser une réunion dans chaque région déjà, et en un point central !

C’est purement un scandale que cette "pseudo" consultation publique ! ! ! !

jean-michel
1er/10/2007
non aux OGM en plein champ

La culture des OGM en plein champ est incompatible avec l’agriculture bio. Une tres large majorite de francais sont contre les OGM et pour une agriculture saine et de qualite (pas forcement bio....)

Donc NON aux OGM en plein champ, OUI a un moratoire....et OUI a une recherche sur les OGM confinee en laboratoire.

Les arguments en faveur des OGM ne sont que de la propagande organisee par les gros semenciers qui ne sont interesses que par les profits ENORMES qu’ils pourront en retirer.

gattaca
3/10/2007
OUI aux OGM en plein champ

La culture des OGM en plein champ est compatible avec l’AB. Il n’est pas sûr qu’il existe une très large majorité de français contre les OGM. Cf sondage très récent du Figaro, de plus, il ne semble pas se dégager une majorité écrasante dans ce forum ! Par contre que tout le monde soit d’accord avec une agriculture saine et de qualité, cela me paraît sûr mais alors justement les PGM y contribuent et en tout cas mieux que l’agriculture conventionnelle.

N’êtes-vous pas (consciemment ou pas d’ailleurs) en train de vous rendre compte que les PGM font déjà mieux et feront encore mieux demain que l’AB (pour 30% moins cher et avec plus de sûreté, en plus. Cf. la malheureuse affaire des épinards « bio » aux USA en septembre dernier qui ont fait au moins un mort -trois selon certaines sources-, + 23 altérations rénales à vie et 150 intoxications ayant nécessité l’hôpital !). Connaissez vous ne serait-ce qu’un seul mal de tête provoqué par les PGM dans le monde ?

Arrêtez avec votre argument des profits. Il n’est pas répréhensible de gagner de l’argent de manière honnête et légale. Par ailleurs, les semenciers sont « tout petit » sur le plan financier par rapport à bien d’autres secteurs d’activités (même du domaine alimentaire, cherchez bien ! !)

Bernard
1er/10/2007
La France a besoin des OGM
Je suis choqué par les propos tenus concernant les OGM. La France semble subitement envahie par les propos très malthusiens « d’écologistes en herbe ». Pourquoi un secteur d’activité comme l’agriculture devrait se passer du progrès ? Pourquoi le gouvernement français ne communique pas sur les rapports scientifiques des instances comme la CGB et l’AFSSA ? En tant que consommateur, je recherche aujourd’hui des produits bons et sains. C’est d’ailleurs pour cela que je ne consomme pas de bio, car comment garantir la qualité de produits qui auront soufferts de maladies, d’attaques de moisissures, ... tout au long de leurs vies. Toutes les études scientifiques sérieuses sur les OGM démontrent qu’il n’y a pas de risque pour la consommation humaine et animale. Je suis donc favorable à ce progrès et prêt à consommer des aliments OGM. (Ce que je fais déjà puisque 80% du soja importés en Europe est OGM). Je souhaiterais que la France face plus confiance à ses experts et ces scientifiques avant que ceux-ci quittent le territoire et qu’au final nous ne soyons toujours plus dépendant des denrées agricoles produites en Amérique du Sud au détriment de la foret amazonienne. Ma proposition est donc de favoriser la recherche française et européenne et de cultiver après validation scientifique tous les OGM qui peuvent apporter un plus. Je renforcerai par contre les contrôles sanitaires sur le bio à cause des risques sanitaires liés aux mycotoxines par exemple, sans quoi nous nous dirigeons tout droit vers une crise majeure comme celle du sang contaminé.
Michel
1er/10/2007
science toute puissante ?

Votre contribution montre combien la problématique dépasse largement le cadre scientifique. Vous dites :"je ne consomme pas de bio, car comment garantir la qualité de produits qui auront soufferts de maladies, d’attaques de moisissures". Ce qui sous-entend une aspiration à se retirer du monde réel pour se placer sous la protection d’une science TOUTE PUISSANTE.

Je ne renie en rien les apports de la science ni les bienfaits qu’elle nous a apporté, mais elle doit être pensée. Sinon on en arrive à croire qu’elle "réparerait" les "erreurs" de la nature. Quelle vanité !

Il est indispensable de réfléchir globalement à nos pratiques, aussi bien traditionnelles que "technologiquement avancées". Si je demande un moratoire sur les cultures GM en plein champ, c’est pour que cette pensée sur notre usage de la science ait le temps de s’élaborer. Je crains qu’une partie de la communauté scientifique sous prétexte de ne prendre aucun retard, ne nous entraîne dans une fuite en avant. Or, experts et scientifiques ont la capacité de nous éclairer mais n’ont pas plus de sagesse que chaque citoyen dans les choix de vie et de société. Ils sont comme nous tous, soumis à des contraintes humaines (besoin de travailler, passions, intérêts, etc ...)

bernie
1er/10/2007
OGM : ce que l’on sait !

OGM, une affaire de pays riches ! Il est intéressant de faire remarquer que les cultures spécifiques des populations pauvres comme le millet, le sorgho, le pois chiche, les arachides n’intéressent pas les semenciers comme Monsanto le leader loin devant Dupont/Pioneer puis Syngenta et enfin le français Vilmorin ex-Limagrain. Le budget de recherche pour les biotechnologies agricoles des 10 premières firmes internationales du secteur est d’environ 3 milliards de dollars ! En comparaison l’Inde ou le Brésil consacre un demi-milliard de dollar chacun. Les deux principaux caractères transgéniques concernés sont la résistance aux herbicides (71%) et la résistance aux insectes (18%).Mais où sont-elles les variétés adaptées à la sécheresse ou la salinité des sols ?

En Inde, Monsanto, alliée à la firme indienne Mahyco, a développé le coton transgénique. Un suivi sur 3 ans montre que les planteurs de coton Bt dépensent 146 dollars en pesticides/ha contre 157 dollars pour les conventionnels. Mais les semences transgéniques sont 3 à 4 plus chères, les coûts des planteurs en BT sont supérieurs de 12% mais il y a un net avantage quant aux rendements en année humide (+35%) par contre en année sèche (-8%)plus élevés. Au final, les revenus des planteurs OGM sont de 57% au dessous des revenus des planteurs conventionnels. Pour compléter l’étude montre que les paysans chinois qui cultivent du coton Bt depuis 7 ans ont, les 3 premières années, utilisés 70% de pesticides en moins que les planteurs conventionnels, de plus ils ont eu un revenu supérieur de 36%. mais après cette période les planteurs d’OGM ont utilisés autant de pesticides que les autres et ont connu une baisse de revenu de -8% par rapport au revenu des exploitant n’utilisant de semences BT. Pour résumer, l’intérêt économique des OGM sur la long terme paraît incertain même dans les pays riches !

triban
5/10/2007
deuxième génération

Bonjour

Les plantes adaptées à la sécheresse ou à la salinité des sols sont des plantes qui sont développés actuellement, malheureusement, il faut beaucoup de temps pour développer de nouvelles variétés et encore plus pour des variétés de plantes gm.

Il me semble que ce type de plantes doit être produit en 2012, ainsi que d’autres variétés.

Effectivement, pour plusieurs régions de l’Inde, il était plus intéressant de cultiver des plantes classique que des plantes gm (mais pour l’environnement, il y a eu moins d’utilisation de pesticides pendant 3 ans). Ce qu’oublie cette étude c’est que cet avantage à perdurer dans d’autres régions de l’Inde, ce qui prouve que les plantes ne sont pas magiques, elles ne pourront jamais résoudre tous les problèmes, mais, si elles sont bien utilisés, elles permettent de diminuer l’utilisation des pesticides et d’améliorer le revenu des agriculteurs.

Pour le développement de plantes améliores (gm ou non gm) (le millet, le sorgho, le pois chiche, les arachides), c’est vrai que je regrette qu’il n’y ait pas plus de moyen destiner à notre recherche public, c’est un combat qui me semble louable, mais bien peu de personne ne réclame cette augmentation de moyen. Je crois que certains associations préfère combattre la modernité que la faim dans le monde

Luce
1er/10/2007
Interdiction tant que l’on ne sait pas

Je suis tout à fait d’accord avec ces constatations.

La seule réponse, qui paraît évidente, est un moratoire sur la culture OGM en plein champ. Il n’est pas cohérent de développer l’agriculture biologique et d’autoriser la culture OGM en plein champ, les OGMs ayant un pouvoir de contamination considérables. Nous ne maitrisons pas l’impact des OGMs. Mais nous savons d’ores et déjà qu’ils en ont un, qui est mauvais. Il suffit de regarder la santé des animaux nourris au maïs OGM, et la santé de leur progéniture. Comment pouvons-nous affirmer qu’il n’y a aucune conséquence sur les hommes ? Si ce n’est à être motivés par des considérations financières.

L’idée de ne cultiver que des produits OGMs pour se dispenser d’utiliser des pesticides me paraît d’une incohérence sans nom.

Pour que nous ayons le choix de nous nourrir sans nous contaminer, l’interdiction des OGMs en plein champ paraît la seule solution à adopter aujourd’hui.

Peut-être qu’un jour une culture OGM en plein champ trouvera sa justification.

Quelqu’un évoquait la réticence qu’il y a eu sur les vaccinations, cette réticence est toujours actuelle et la nécessité de vaccinations généralisées et obligatoires demeurent toujours une question sensible.

gattaca
1er/10/2007
Autorisation puisque l’on sait !

Oui, sauf que vous avez tout faux. Il n’y a pas de « contamination considérable ». Tout d’abord, ce terme (contamination) ne doit pas être utilisé ! !

Pourquoi les OGM auraient ils un pouvoir considérable de dissémination ? eux et seulement eux ? Nous maîtrisons l’impact des PGM, la preuve : en 13 années de cultures à grande échelle aucune catastrophe n’est survenue (en tous cas certes pas de nature différente de ce que l’on peut observer classiquement et couramment avec des cultures conventionnelles).

Qu’est ce hoax à propos des méfaits des OGM sur les animaux ...des preuves... ne vous contentez pas d’une phrase mensongère en plus !

Pourquoi les OGM devraient ils être mauvais « a priori » ? par quel miracle !

Il est certain également que les semenciers qui font ces PGM ont tout intérêt à faire quelque chose de dangereux selon ce que vous avez l’air de dire ! Vous vous rendez compte de l’énormité de ce que vous dites. Ainsi, et d’une, comment les semenciers eux-mêmes pourraient ils éviter de manger ce qu’ils ont contribué à mettre sur le marché et de deux, dans l’hypothèse (totalement improbable) où un OGM serait finalement dangereux (tant les contrôles sont nombreux), cela contribuerait à leur faillite immédiate... joli calcul à court terme !

Ce qui me paraît incohérent de votre part et, en plus, incompréhensible c’est votre phrase « L’idée de ne cultiver que des produits OGMs pour se dispenser d’utiliser des pesticides me paraît d’une incohérence sans nom. » Ainsi, vous préférez alors les produits de l’agriculture conventionnelle qui utilisent plus de pesticides. Pourtant lorsque j’explique cela à des gamins du primaire, ils en comprennent vite l’intérêt. Nous, pauvre France, nous en sommes toujours à discuter sur l’éventuelle possibilité de faire des essais en plein champ alors que l’an passé, ces PGM étaient cultivés sur 102 millions d’ha par 20 pays et 10 millions d’agriculteurs sans que l’on constate le moindre dégât ou problème quelconque. Et vous nous parlez de « contamination » alors qu’un produit issu d’un OGM est certainement plus sûr qu’un produit venant d’une culture conventionnelle (qui elle n’est pas contrôlée, du moins autant que ne le sont les PGM). D’ailleurs, tous les accidents connus concernent des variétés issues de sélections conventionnelles (pommes de terre, courgette, céleri, maïs, châtaignier...).

Bref, nous sommes champions pour regarder les trains qui passent !

Quant à votre amalgame avec les vaccins, posez vous des questions de pays riches si vous voulez... en attendant, s’il y a quelques problèmes (parfois) avec les vaccinations... elles sauvent combien de millions de personnes ? Savez vous que le DDT (insecticide) que l’on utilise plus depuis des années en Afrique notamment a fait réapparaître de manière drastique la malaria et cette maladie tue 3 millions de personnes par an... (regardez ce qui se passe avec la rougeole dans ces pays également à défaut de vaccins...) !

canislupus71
3/10/2007
Ah quand des gens raisonnables ?

Parlons de DDT puisque vous le faites. Le DDT est un produit loin d’être sélectif et au lieu de simplement "détruire" un insecte parasite, il extermine tout sur son passage. Et de plus, suivant la chaine alimentaire les concentrations de pesticides dans les organismes que les Hommes vont mangés vont être très élevé. Alors les gens ne vont plus mourir de malaria mais de cancer, provoquer des malformations et autres... Et puis la destruction d’un maillon de la chaine alimentaire déséquilibre tout l’écosystème. Et l’Homme va finir par mourir de bien d’autres choses et en bien plus grande quantité (supérieure aux 3 millions). Et puis les "Pays riches" comme vous dites ne font rien pour ces "africains". Au lieu de dire qu’il faudra faire ci faire ça, on devrait s’occuper de ces populations.

Pour ce qui est des OGM, je vous conseille de lire des revues scientifiques et non des feuilles de choux politiques. Et vous comprendrez alors aisément la crainte d’une majeure partie de la population concernant la dispertion des OGM, la pollution des espèces cultivées et les risques possibles sur notre santé. Il ne s’agit, ici, pas d’interdire la recherche sur les OGM (et " regarder les trains passer") mais de simplement interdire la production d’OGM dans les champs. Il est possible de faire des tests dans des laboratoires et des serres, à l’abri de toute dispertion.

Pour les contrôles sur les OGM, je tiens à vous préciser qu’ils ne sont pas si nombreux que cela. En effet, des tests sur des mammifères sur une durée de 3 ans minimum sont necessaires pour vérifier les effets des OGM mais les firmes agricoles ne veulent pas effectuées ses tests car le coût est élevé et les résultats risquent d’être peu encourgeant pour eux. En effet, il s’avère que les résultats des tests (simplifiés) effectués sur des rats avec des OGM indiquent que ces OGM ne sont guère sain pour notre santé.

Alors monsieur, renseignez vous avant de faire de tels commentaires ! ! !

gattaca
4/10/2007
c’est pas vous en tous cas !

Alors vous tombez bien mal parce que toutes mes sources viennent non seulemenet de publications scientifiques et non pas de Gala, Elle ou encore des sites mensongers de greenpeace, faucheurs volontaires et autres assoc verdâtres mais aussi de plus de 20 années de recherches et travaux sur les OGM.

Comme vous n’êtes pas concerné par la malaria, vous vous fichez pas mal que des gens en meurrent (tant que ce n’est pas vous, n’est ce pas !).

Question dissémination, c’est largement abordé dans ce forum et moi et d’autres d’ailleurs l’ont déjà largement développé.

La dissémination elle est proche de 0 (0,1% en général) quelle catastrophe ...en quoi est elle différente de celle qui a toujours existé avant les PGM.. mais avant tout le monde s’en est toujours fichu ! (avec raison d’ailleurs).

Pour les contrôles, je crains que vous n’ayez rien à m’apprendre du tout ! mais que par contre vous avez tout à apprendre. Les risques sur la santé, ils sont justement évalués alors qu’ils ne le sont pas pour les variétés conventionnelles et pourtant les risques sont identiques dès que l’on intervient sur le génome et un simple croisement, c’est une recombinaison du génome ! ! !

Ne faites pas un amalgame entre évaluation des médicaments (poisons) à trois ans justement pour voir un potentiel effet carcinogène et un aliment. Trois mois, c’est déjà pas si mal ! Et aucun effet délétères sur les rats prouvés ce qui prouve une lecture superficielle de ce que vous lisez et certainement pas des revues scientifiques (il en existe d’ailleurs deux récemment qui racontent ces mensonges, ce qui prouve qu’il faut être aussi capable de faire le tri dans ces résultats mêmes scientifiques ! ce qui ne semble pas être votre cas).

Si on faisait la même chose sur les variétés conventionnelles car peut être ne savez vous pas que tous les accidents survenus le sont avec ces variétés (pommes de terre, courgettes, céleri, maïs...) et jamais encore aucun avec aucune PGM.

Alain
3/10/2007
100 MILLIONS D’HECTARES, n’est ce pas une preuve suffisante

106 millions d’ha de cultures génétiquement modifiées dans le monde en 2006, 10 millions d’agriculteurs utilisateurs de cette technologie , 30 ans depuis le premier transfert de gène d’un bacterie du sol dans une plante alors que la découverte de la strucutre moléculaire par Crick et Watson Wilkins date de 1953 , 24 ans après la première plante transgénique , 10 ans après la première culture transgénique autorisée en FRANCE , de quoi avons nous peur ? peut être simplement du progrès ... Les idées nouvelles dérangent , Parmentier au XVIII Siècle avait connu la destruction des pomme de terre parce qu’on l’accusait de soit disant transmettre la lèpre ? OU SERIONS NOUS aujourd’hui sans la pdt dans notre régime alimentaire. Plus récement au XX Siécle certains mouvements dit "écologiste" rejètent toujours le nucléaire , qui aujourd’hui peut encore critiquer une des énergie les plus propres, et là ce sont les americains qui prennent exemple sur nous avec la prévision de developpement de programme nucléaire avec EDF et AREVA. Le XXI siécle est entrain de vivre une croissance démographique importante/ Nous sommes 6 à 7 milliard dont 800 millions de personnes sous alimentées et nous serons proche des 9 milliard d’ici 30 à 40 ans En décidant un blocage des OGM , nous reculons de 20 ans en arrière alors qu’aucun pb n’ a été signalé a ce jour ... ET VOUS ME DIREZ OUI MAIS ON NE SAIT PAS ... Et le telephone portable ...et ses ondes ... on arrete ? le micro onde Le nucléaire on arrête ? Vous me direz il n’y a pas eu de mort en FRANCE A CE SUJET ok ! ! ! le tabac... le cancer ... ON ARRETE ? la pipe à JOSE La voiture , les accidents , la pollution ON ARRETE ? Notre bonne gastronomie française et ses acides gras , les maladies cardio vasculaires ON ARRETE ?

non, non et non ! ! ! et bien pourquoi arreter les OGM alors qu’il n’y a aucun pb identifiés dans le monde après plus de 600 millions d’ha cultivés

avec les ogm ce sera / Moins de pesticdes épandus , bientot moins d’eau nécessaire pour produire , moins de nitrate dans le sol , moins de déforestation car plus de rendement et des cultures dans des zones difficiles (milieu salin), et une meilleur qualité des aliments (meilleurs profils des acides gras) et tout cela pas dans un siècle mais sur la prochaine décennie

avis sur la filière bio / Pourquoi pas, mais aux mêmes conditions sanitaires que le conventionnels , c’est à dire avec les mêmes exigences en mycotoxines vous savez ces petits champignons microscopiques toxiques parlez en a un bio il vous dira ce que c’est et pour rappel aux néophytes l’insecticides BT Bacillus thurengensis utilisé par les bio s’appelle BT comme le maïs OGM BT Resistant à la pyrale et sesamie a votre avis pourquoi ? ?

alors que vous ayez envie de consommer bio c’est votre droit ...que moi français je puisse cultiver de l’OGM c’est le mien en toute légalité et sécurité

serge P
5/10/2007
consequences dans le monde...

je ne crois pas qu il n y ait que des avantages à cultiver des OGM et que cela ce passe bien partout... Certain états ont, après les avoir autorisé , abandonné leurs cultures. les exemples ne manquent pas ...allez voir sur le site : http://www.blauen-institut.ch voila.... sincèrement, je pense que le principale intérêt des OGM est de remplir les fouilles de l’industrie agroalimentaire/semenciere..

quant a votre droit de cultiver des OGM... très bien si vous êtes capable de démontrer que votre voisin... qui a le même droit que vous de ne pas cultiver des OGM et de replanter une partie de sa récolte ne soit pas contaminer par vos culture... la preuve ne sera pas facile à apporter... d’ailleurs, avez vous le droit de replanter une partie de votre récolte ? ? ? il me semble que vous êtes cultivateur... et c’est la base du métier...

samlepirate
1er/10/2007
OGM...ange ou démon ?
Non, les OGM n’ont rien à faire dans les champs. Le principe de précaution devrait être obligatoire dans ce cas. Peut être que les OGM seront bénéfiques ou pas... On n’a trop peu d’information sur leur impact environnemental et animal. Les informations sont trop confuses. Nous devons continuer à l’étudier en laboratoire. Ensuite si la preuve qu’a court ou long terme est faite qu’il n’y a pas d’impact (avec la coopération des associations écologiques), on pourra utiliser les OGM dans les prairies françaises.
mathieu vaisset
9/10/2007
Ni ange ni démons, simplement humains.
Ni bon ni mauvais comme il est indiqué en introductionde la synthèse du groupe du travail, les OGM sont et seront ce que l’on souhaite en faire. Ensuite ils sont déjà étudiés en laboratoire depuis 10 ans. Le laboratoire 10 ans de plus ne nous dira comment tel ou tel OGm se comportera en plein champ. Pour le savoir il n’y a qu’un moyen. Les planter en plein champs et regarder ce qui se passe...
bleuetmb
1er/10/2007
Pour un retour à la petite agriculture traditionnelle ancienne
Il existe heureusement encore en France des petits agriculteurs et maraîchers qui aiment leur métier et pratiquent une agriculture traditionnelle de première qualité sans pesticides, sans OGM et sans label bio. On les retrouve sur quelques marchés de province. Mais, face aux efforts déployés par les gros producteurs, ils risquent de disparaître. Au lieu d’engager des études couteuses sur les OGM, il serait préférable d’interdire les OGM en France et d’affecter les sommes pour aider les petits producteurs respectueux de l’environnement.
Ryuujin
3/10/2007
les OGM sont majoritairement utilisés en petite agriculture.

Ah bon ? et pourquoi les deux seraient antagoniste ?

Pour votre information, la grande majorité de ceux qui cultivent OGM dans le monde cultivent des petites surfaces.

La moyenne des exploitations en OGM est de 10 hectares !

Si on commencait à interdire tout ce qui ne vous plait pas, on aurait pas fini : on interdira ce qui est clairement nocif.

Sébastien
4/10/2007
Halte au bio !
Est-ce que demain les petits producteurs seront capables de produire pour les milliards d’humains sur terre ? ? ? les cours des céréales flambent par le manque de marchandise, est-ce la petite agriculture qui va être capable de pallier à cela ? Les milliards d’asiatiques se mettent à manger comme nous et donc acheter toujours plus de blé, ne doit on pas répondre à leur demande ? Quant au bio, quand on sait que le bio est le plus gros vecteur de mycotoxine, hautement cancérigène pour l’homme et bien pour rien au monde je n’en veux ! Sans parler des applications énormes de cuivre et soufre sur le bio qui sont des métaux lourds dans le sol, bonjour la pollution ! Et l’utilisation de la bactérie Bt comme insecticide sur le cultures bio, alors qu’on le refuse en OGm.... Halte au bio ! !
FRED39DOLE
5/10/2007
Dérive du bio ?

Je pense que le bio dans l’état actuel des choses ne peut qu’évoluer. Car il existe un bio mais moderne ! Peut être y a t’il des problèmes dans le cahier des charges du bio mais quand même je ne pense pas que nos ancètres qui mangeait bio en fait, sont tous mort d’un cancer dû aux mycotoxines ou autres machin chose. Il faut peut être relativiser.

Pour moi, le plus grand reproche aux OGM sont :

Le brevet ! brevet du vivant qui va imposer aux agriculteurs conventionnel, en cas de pollenisation de leur champs par des pollens GM de payer une redevance à l’industriel (Monsanto ou autre) comme on le voit au Canada et aux Etats Unis.

Le choix ! Le choix du consommateur à consommer bio, conventionnel, ou GM. On sait est ça c’est sûr qu’il y a pollennisation d’autres plantes (avec le colza Roundop ready il y a la trasmission du géne à la moutarde et la ravelle on la sait en Angleterre des études l’ont démontré). On peut dire oui mais à 0,9% ben oui mais si il y a des champs GM partout y aura t’il encore des champs bio ou conventionnel < à 0,9% un jour. Je ne pense pas que la barrière de 4 rangées de maïs conventionnel stop beaucoup les pollens (je fais du parapente depuis 1999 et je connais la force de corants ascendant et du vent) et la distance de 400m me parrait vraiment dérisoir.

La santé ! Bien que vous nour disiez le contraire, les rats nourris au maïs NK603 avait notamment des « différences statiquement significatives » au niveau du foie et des reins. Une autre étude , basée sur les données fournies par Monsanto aux organismes gouvernementaux, indique qu’un autre maïs OGM de Monsanto, le MON863 causerait aussi des problèmes de toxicité parmi les rats, ce qui ne permet pas de conclure que cet OGM est sécuritaire. Cette conclusion remet en question le sérieux des évaluations gouvernementales des OGM. De plus une étude par des scientifiques norvégiens a révélé qu’un autre maïs OGM, le MON810 cause des perturbations immunitaires chez le saumon.

Qui croire quand on connait le scandal des pesticides aux Antilles (et même en métropole), de tchernobyl et autres......MAIS QUI CROIRE L’ARGENT ET UN VENIN DANS CES AFFAIRES !

yann
5/10/2007
et la FAO ?
Il me semble qu’un rapport de la FAO en 2007 precisait que l’agriculture biologique pouvait nourrir l’ensemble de l’humanité ! Qui sont donc ces farfelus pour affirmer cela ? ! ? Les PGM sont trop sous l’influence de multinationales qui recherchent leur seul profit pour etre honnetes... Bien sur que les OGM au sens large sont intéressants et rendent des services mais dans le domaine agricole il me semble que d’autres alternatives sont possibles et passablement oubliées de la recherche. Sur les 100 millions d’Hectares cultivés en PGM, une grande partie servent à produire du soja (du Bresil par exemple)qui tuent la paysannerie de ces pays car ce soja est exporté en occident pour nourrir les élevages (voir le documentaire "we feed the world", édifiant)... C’est tout un systeme de production-distribution-consommation qui est à revoir. Le meilleur moyen de lutter contre la dissemination des PGM et avec son corollaire le brevetage du vivant, est de manger des végétaux ! Un nouveau paradigme est necessaire !
jean-marcfu
1er/10/2007
Souvenons-nous de la vache folle.

Il y a maintenant de nombreuses années, une solution idéale avait été trouvée pour améliorer la productivité du bétail de boucherie, les farines animales. Quelques années plus tard les troupeaux ont été abbatus par milliers.

Les OGM sont la solution idéale d’aujourd’hui, mais peut-être que dans quelques années il faudra enlever toutes traces végétales et animales sur des milliers de kilomètres carrés. Imaginez la Beauce, ou le Sud-Ouest transformés en désert, dégagés de tous les arbres, les cultures, les herbes et de tous les insectes et oiseaux qui pourraient encore colporter des OGM devenus néfastes pour la vie humaine.

Il me semble nécessaire, tant qu’il est encore temps, de limiter les cultures a des milieux confinés. La culture et le développement ne pourront être envisageable que lorsque la dissémination sera controllable afin aussi de laisser le choix de manger et boire sans OGM.

Pierre-yves
1er/10/2007
tolérance sur les O G M

Depuis très longtemps les O G M sont consommés à la grande échelle aux Etats Unies.Des études ont dues etre faites Quels en sont les résultats ? L’Europe importe du Mais Génétiquement modifié avec lequel nous nourrissons les animaux consommés par la suite par les bipèdes.

Le moyen contraceptif(la Pilule) qui devait etre responsable de graves maladies à l’époque,sont utilisés à la grande échèle...

Les pesticides dont la France est le plus grand consomateur s’infiltrent et polluent nos sols à tous les niveaux,l’eau par exemple.

Doit-on continuer à détruire la planète pour protéger les finances de certains ?Ou devenir réaliste et accepter que certains consomment des O G M depuis longtemps et que les différentes études à ce sujet ne sont pas négatives...De toute façon nous seront obligés de continuer à consommer O G M n’en déplaise à certains.Il ne suffit pas d’avoir appris l’ANGLAIS et detruire le bien d’autrui relève des tribunaux...

Pierre-Yves

FRED39DOLE
30/09/2007
OGM, c’est trop tôt

Depuis 1990 les OGM sont cultivés dans le monde et on sait que :

OGM pour la pharmacie : Etudié et cultivé en milieu fermé Production de molécules pour médicaments Les agriculteurs eux même ne veulent pas de culture en plein champ pour ne pas mélanger les OGM pour la pharmacie et ceux pour la commercialisation. Pas d’oppositions pour la production en milieu confiné !

OGM pour la nourriture des animaux et des hommes : Le maïs Bt MON 810 : la concentration de toxine Bt dans les plantes présente une très grande variation allant de 1 à 100 d’une plante à l’autre que l’on absorbe en mangeant les grains. On ne connaît pas les raisons des variations de la concentration en toxine insecticide. Et les variations de la quantité d’insecticide produit par le maïs GM peuvent évidemment avoir des conséquences environnementales majeures, comme le développement de résistances chez les insectes cibles ou les impacts sur les insectes utiles. La production de cette toxine demande à la plante plus d’effort (donc un peu plus d’engrais). Les insectes dont environ 5% résistent à la toxine, dans le cas ou un jour toutes les cultures deviendront GM (comme aux Etats-Unis, Canada..), deviennent tolérant à la toxine Bt et menace à nouveau les cultures au bout de 4 à 5 ans (pulvérisation d’insecticide obligatoire). La contamination des cultures conventionnelles va obliger les simples agriculteurs à payer une redevance sur le gène breveté par Monsanto car ce gène (breveté) sera introduit dans le maïs conventionnel par le pollen et les insectes (comme au Canada et aux EU avec faillite de plusieurs centaines d’agriculteurs). Le brevet permet d’interdire à l’agriculteur de semer le grain récolté. La contamination pose aussi le problème des AOC comme le Comté, du Bio (400m entre les champs ne suffisent absolument pas). Il y a des problèmes de stérilité chez les porcs nourris aux maïs GM aux Etats Unis (environ 30% en plus). Il y a un problème sur le marqueur antibiotique placé dans le gène (Adaptation des virus à cet antibiotique). Il y a le problème du miel contaminé aux pollens GM.

Le Soja GM : La culture de soja OGM en Argentine est responsable de la destruction de 2 millions d’hectares de forêt tropicale et de l’expulsion de milliers de paysans de leurs terres au profit des seules multinationales. Cette culture intensive d’exportation contribue à la malnutrition qui touche aujourd’hui 8 millions d’argentins". On y pulvérise 150 millions de litres de Roundop par an.

TERMINATOR : et la commercialisation des semences « terminator », génétiquement stérilisées pour empêcher les agriculteurs de les replanter. Par contamination sur d’autres espèces de plante cela va donner quoi ? ? ? ? Plus de maïs conventionnel, plus de colza et de soja conventionnel ? ? ? ? OBLIGATION POUR TOUS LES AGRICULTEURS D’ACHETER LEUR SEMENCE ! ! ! !

On ne parlera pas du MON863 qui provoque des modifications internes dans l’organisme des mammifères, on ne parlera pas du coton Bt en Indes avec plus de 1000 suicides d’agriculteur par an et des récoltes 5 fois moins importantes qu’avec un coton traditionnel, on ne parlera pas du colza en Argentine avec des récoltes catastrophiques en cas de sécheresse car les plantes ne sont pas adaptées au terrain alors que les plantes dites traditionnelles résistaient à la sécheresse. On ne parlera pas des brevets mondial en préparation sur le porc, le poisson...

Les comptes-rendus de séances mentionnant les résultats des contrôles des essais OGM ne sont pas soumis au droit à la communication. POURQUOI ? ?

Alors que les multinationales de l’agronomie tentent d’imposer leurs monopoles sur les semences en développant sur notre vieux continent l’utilisation sans limite des OGM, aux USA, ils sont déjà largement utilisés. Bonne nouvelle : même au royaume de Monsanto, ou 93% du soja cultivé est un OGM résistant aux herbicides à base de glyphosate (effets toxiques jusqu’alors inconnus du Roundup sur des cellules embryonnaires humaines. Le Roundup est le principal herbicide utilisé au monde, y compris sur OGM alimentaire), ces petites merveilles de génétique commencent à inquiéter sérieusement les scientifiques : le développement de résistance à cette molécule herbicide a été détecté chez 7 adventices et de la moutarde sauvage. Devrons-nous payer chaque année notre redevance au Grand Seigneur qui détient les brevets ? Tel est en tous cas le projet développé par les grands industriels du secteur des semences hybrides ou génétiquement modifiées, parmi lesquels les firmes américaines Monsanto et Dupont-Pioneer, qui se partagent le marché mondial. Les manipulations génétiques sont une technologie hasardeuse dont on ne peut prévoir les effets pour le moment !

Anonyme
1er/10/2007
DIX ANNEES DE MENSONGES, CELA SUFFIT !

NON, les OGM existent depuis 1984 mais sont cultivés dans le monde depuis 1994 seulement !.

Votre scénario sur la présence de toxine Bt est fantaisiste. « Conséquences environnementales majeures »... dites vous, mais « grands dieux lesquelles ? Depuis 50 ans que des suspensions de Bacillus thuringiensis sont utilisées en agriculture et même (et surtout) par l’AB... Savez vous également que la toxine Bt présente dans un OGM donné est détruite au fur et à mesure de sa production. Elle ne s’accumule donc pas !

Par ailleurs, vous n’avez pas compris grand chose au film : « (pulvérisation d’insecticide obligatoire) », il n’y a évidemment aucune pulvérisation d’insecticide nécessaire !

Chaque phrase est un tissu d’erreurs :

Il n’y a pas contamination... renseignez vous sur la définition des mots que vous utilisez !

Il n’y a pas de problèmes chez les porcs nourris aux OGM, première fois que j’entends parler de cet hoax ! c’est nouveau, ça vient de sortir !

Il n’y a pas de problème avec le gène marqueur de résistance à un antibiotique donné et surtout pas pour les virus (quels mélanges, bouillies de quelqu’un qui n’y comprend rien).

Il n’y a pas de miel « contaminé » par du pollen GM. La première des choses que vous devriez apprendre est que le miel n’est pas fait à partir de pollen. Le miel ne contient pas de pollen ! !(cherchez donc à partir de quoi les abeilles le fabriquent !)

Soja GM en Argentine : les problèmes survenus ne sont nullement liés au fait que le soja soit GM, ils sont simplement liés au fait qu’une monoculture a été faite. On aurait rencontré exactement les mêmes problèmes avec un soja non-GM !

Terminator : aucune PGM n’en est doté. Ce projet est resté dans les cartons. Cherchez un autre argument mais surtout ne parlez plus jamais de celui-là ! Savez vous que les agriculteurs qui cultivent des semences F1 (hybrides) et en particulier pour le maïs rachètent leur semence chaque année depuis environ 50 ans .... (et encore plus aux USA). Si vous aviez quelques connaissances en génétique de base, vous pourriez comprendre pourquoi !

Il n’y a pas de problèmes de toxicologie avec MON863 ou MON810 ou NK607 ou tout autre OGM mis sur le marché, contrairement aux affirmations mensongères de certaines publications commanditées par greenpeace !

Concernant la confidentialité, il faudrait que vous appreniez comment le système d’évaluation marche au lieu de répéter (seriner) les erreurs de certains qui croient s’y connaître !

« Les manipulations génétiques sont une technologie hasardeuse dont on ne peut prévoir les effets pour le moment ! » dites vous... le plus prévisible actuellement, ce sont les réactions mensongères systématiques qui sont serinées depuis 10 années maintenant, toujours les mêmes sans aucune évolution alors que depuis 13 années de culture, aucune des catastrophes proclamées par tous ces Cassandre ne sont survenues. Votre texte en est une illustration « parfaite », vous êtes un « magnifique » porte-parole de ces mensonges ...

Les OGM n’ont même pas été capable de causer ne serait ce qu’un mal de tête après avoir été consommé par des centaines de millions de consommateurs et d’animaux.

MAIS DIX ANNEES DE MENSONGES, CELA SUFFIT !

Mathieu Vaisset
1er/10/2007
La connaisssance : problème majeur.

Bien sûr le texte de FRED39DOLE contient nombre d’erreurs et d’inexacitudes mais cette réponse annonyme en contient autant et des biens pires puisque son ateur s’autosatisfait de son ignorance.

Ne serait-ce que concernant le paragraphe concernant Bt. En Effet Fred a raison quand il parle de iveaux d’expressions très variables. Toutefois les derniers nés OGM sont beaucoup plus stables et effectivement la toxine Bt est réputée eu dangereuse pour l’homme et employée en Agriculture biologique. Il n’en reste pas moins que des résistances à la protéïne sont rapidement apparues et qu’elles ont entraîné des dégâts considéables et que nous connaissons un moyen simple et efficace de ralentir énormément l’acquisition de résistance. Bien évidemment les virus ne sont pas sensibles aux antibiotiques toutefois le maintient d’un gène antibiotique dans les OGM n’était pas très finement joué de la part des semenciers producteurs d’OGM. Alors que le fait de le retirer ne retarde que de quelques mois la sortie de l’OGM.

Ainsi la vérité n’est ni dans l’opposition à priori ni dans la défense tout azimut et montre à quel point la transparence de l’information ne suffira pas mais qu’un vaste programme de formation et d’éducation semble nécessaire

gattaca
1er/10/2007
en effet ... ! !

Question ignorance, vous semblez me battre sans problème ! encore une affirmation gratuite ! Comment pouvez vous savoir ce que je sais ou ne sais pas ! facile !

L’anonyme en question... c’est moi. J’ai trop rapidement envoyé le message sans vérifier que les deux derniers champs n’étaient pas rempli ! désolé !

Par contre, avec votre réponse complémentaire le seul fait d’écrire protéine avec un « ï » ou quelques uns de vos commentaires prouvent l’étendue de vos connaissances. Je vous mets au défi de relever ne serait ce qu’un seul mensonge dans tout ce que j’écris !

Ce n’est pas que la toxine Bt est « réputée » non dangereuse... il a été démontré par différents tests toxicologiques qu’elle n’était pas dangereuse pour l’homme et pour l’animal !

Vous mentez en disant que des résistances sont « rapidement apparues » et toute la suite. A ce jour, on ne connaît pas de cas de contournement de cette résistance dans le monde entier avec cette stratégie Bt. Si vous avez des références, je suis preneur !

Concernant l’AB, ce que vous oubliez de dire, (sans doute par omission mais bien sûr pas par manque de connaissance, évidemment ! ! ! ), c’est que dans une pulvérisation de Bacillus thuringiensis, ce n’est pas une seule toxine que l’on pulvérise mais sans doute des dizaines dont on ne connaît rien du tout (à part leur séquence). Vous allez apprendre à tout le monde combien on connaît de toxines Bt, vous nous parlerez ensuite des toxines de la famille Cyt. Merci pour tout le monde sur ce forum !

Quant au problème du gène de résistance à un antibiotique (et non pas comme vous l’avez écrit un gène antibiotique, erreur fréquente ! !), d’une part il a été calculé que la probabilité que ce gène soit transféré à notre flore intestinale était très très très faible (10-27). Des risques comme ceux-là, je veux bien en prendre 1000 par seconde sachant par ailleurs que 50 à 70% de notre flore intestinale est déjà résistante aux antibiotiques (tout comme la flore du sol d’ailleurs). Mettre un autre gène marqueur n’est pas forcément neutre non plus.

Mais autre problème, vous qui êtes si malin, on fait comment (même en quelque mois) pour le retirer de la plante ? Ce qu’il faut faire, c’est commencer par ne pas le mettre !

Le seul point où l’on est d’accord, c’est qu’il faut informer et former les gens sur cette question des OGM dont les seuls antis ont pu s’exprimer depuis dix ans en débitant mensonges sur mensonges (« stratégie d’escalade d’engagement ») et évidemment complaisamment relayés par des médias avides de scoops et de peurs !

A tel point que pour nombre de nos concitoyens, le sigle OGM est forcément associé à DANGER. De ce point de vue, la communication des antis est une réussite !

On se demande bien pourquoi le fait de faire un OGM serait a priori dangereux. Il n’y a aucune raison particulière pour qu’il le soit. On vérifie d’ailleurs sous toutes les coutures, qu’au final, il ne l’est effectivement pas !

Patrice
3/10/2007
merci aux experts...mais

Il y a visiblement des personnes expertent sur les OGM dans ce forum. C’est très bien. Il faut des experts.

Cependant, ce "statut" d’expert ne permet en aucune manière d’exclure les non-experts du débat.

Etre pour ou contre les OGM ne nécessite pas forcément d’en connaitre les détails scientifiques.

Comme l’a fait remarquer un participant de ce forum, l’important dans la science, c’est l’usage que l’on fait des découvertes... C’est de cela qu’il s’agit, et il faut l’examiner sans a priori...mais sans naiveté.

mathieu vaisset
3/10/2007
Géne de résistance aux antibiotiques.

Si les semenciers intègrent un gène de résistance aux antibiotiques au cours de la transformation OGM ce n’est pas par pur plaisir pollueur mais pour une très bonne raison technique : il est plus facile de sélectionner ensuite les cellules dans lesquelles le transfert a, à priori, fonctionné. En effet en ajoutant le dit antibiotique dans le milieu de culture, seuls les cellules résistantes, donc contenant le gène antibiotique, vont se développer. Ensuite pour le retirer c’est assez simple, il suffit (le mot est un peu fort) de réaliser des rétrocroisements pour obtenir une plante contenant le gène d’intérêt mais pas le gène de résistance aux antiboiotiques.

Le risque de transfert du gène de résistance à l’antibiotique peut être très faible et de plus les antibiotiques utilisés en biotechnologies sont relativement anciens et peu utiles à la médecine mais même dans ce cas, est-il acceptable de les laisser se promener dans la nature, alors que leur nettoyage n’est qu’une question d’un peu temps et d’argent ?

Sceptique
30/09/2007
Essayons d’être objectifs et pragmatiques

Rappelons nous les réticences de la population aux premiers vaccins !

Des études qui démontrent la nocivité des OGM pour la santé de rats ont été réalisées par un labo italien, entre autres. Ces études ont fait l’object d’une video qui a été mise sur le net et qui, à ce que l’on m’a dit, a été produite par Canal+ mais interdite d’antenne. Actuellement cette video n’est malheureusement plus accessible.

Ces études montraient que le foie et d’autres organes étaient dégradés par l’absorption de nourriture OGM (je crois qu’il s’agissait de maïs). Le labo a dû interrompre ses études car le financement européen avec lequel il travaillait n’a pas été renouvellé.

Je ne sais pas si ces études étaient représentatives (par exemple : est ce que la quantité absorbée était normale ou les rats étaient ils gavés ?)

Je suis très étonné que, nulle part, aussi bien du côté des défenseurs que des opposants aux OGM il n’ait été fait mention de ces études et de cette video.

L’administration est au courant des études ci-dessus car dans la video un haut responsable de l’administration (mais je ne me souviens plus de sa fonction exacte) était interviewé et passablement embarrassé.

Pourtant seules des études sérieuses faites en toute transparence pourront apporter une réponse sur la dangerosité de ces OGM. 

Le gouvernement devra justifier ses décisions auprès du public, en toute transparence, en indiquant les études qu’il aura utilisées pour ce faire.

J’ajoute que je ne suis ni pour ni contre pour l’instant car les arguments utilisés par les partisans et opposants dans les medias ne sont que pure démagogie.

cylheb
2/10/2007
Est-ce cette étude ?

Je pense que l’étude à laquelle vous faites allusion est celle du maïs MON863.

Elle est accessible sur le site www.criigen.org en version française et en version anglaise.

Ryuujin
2/10/2007
il s’agit de l’étude de Malatesta.

Mais soyons clairs et précis : cette étude n’apporte absolument AUCUN élément exploitable. elle a été menée de telle façon qu’on ne peut absolument rien en déduire.

Malatesta constate des lésions ? oui, mais elles n’ont rien d’originale : on trouve les même chez des lots témoins, nourris sans OGM. Ce qu’il faudrait, c’est une comparaison sérieuse des régimes OGM et non-OGM.

Ceci dit, elle a déjà été faite, et on y a rien vu d’original.

En clair : personne ou presque parmis la communauté scientifique ne prends cette "étude" au sérieux : on ne peut rien en tirer, sinon un bon reportage bien flippant pour la télévision.

gattaca
2/10/2007
vous vous êtes fait avoir par les médias et raté des épisodes !

Gérard Pascal : « La désinformation sur les OGM doit cesser. »

Trop, c’est trop ! Pour Gérard Pascal, membre de la Commission du génie biomoléculaire (CGB) et chercheur à l’Inra, la coupe est pleine. Suite à la seconde vie que connaît via Internet le documentaire de Canal + « OGM, l’étude qui accuse », il a décidé de réagir publiquement... « Je ne peux qu’exprimer mon exaspération devant des manipulations aussi grossières. Outre le fait qu’elles concernent la diffusion d’informations erronées, elles mettent en cause l’intégrité, la compétence et la probité de scientifiques français », déclare-t-il dans un communiqué de presse daté du 27 février 2007. « Le reportage diffusé sur Canal + prétend que la CGB aurait dissimulé des informations graves quant aux effets de ce maïs [MON 863] sur des rats. J’estime qu’il est urgent de mettre un terme à ces rumeurs. », poursuit-il.

Gérard Pascal, qui a exercé des activités de recherche et d’expertise dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments depuis plus de 35 ans, s’insurge surtout contre le fait « que l’on accuse la CGB de légèreté dans l’examen de ce dossier, puisqu’elle a mis plus d’un an pour étudier les informations complémentaires demandées après un premier examen et faire réaliser des contre-expertises par des scientifiques particulièrement compétents, leurs compétences ayant été jugées sur la base de la qualité de leurs publications scientifiques et des responsabilités qu’ils ont exercées. Sa conclusion finale est analogue à celle d’autres comités d’experts comme ceux de l’AFSSA et de l’AESA. Pour ces trois instances, le maïs MON 863 présente une sécurité équivalente à celle du maïs conventionnel. »

Revenant sur les travaux de Manuela Malatesta, présentés dans le reportage comme un élément à charge contre les OGM, Gérard Pascal commente : « Une démarche analogue à celle de la CGB aurait été la bienvenue avant de prendre pour argent comptant les conclusions d’une équipe italienne évoquées dans le reportage, sans doute compétente dans son domaine, mais sans expérience en matière d’expérimentation toxicologique. Elle a mis en œuvre des protocoles sévèrement critiqués par la collectivité scientifique sur la base de ses publications et qui rendent ses résultats ininterprétables en termes de risques, sauf à vouloir délibérément défendre une thèse hors de toute rigueur scientifique. » Gérard Pascal regrette enfin que la chaîne de télévision Canal + ait « failli en ne respectant pas les règles du débat scientifique et en négligeant les avis de dizaines de scientifiques pas seulement français, de compétences et d’origines diverses, dont l’impartialité, l’intégrité et la probité, sont ainsi mises en cause. » Gil Rivière-Wekstein Publié dans a&e Flash du 28 Février 2007

et encore, sous une autre forme par Monsieur G Pascal lui-même :

Démenti de Gérard Pascal "Ceci est une imposture. Cette information a d’ailleurs été démentie sur France-Inter avant hier. Ce reportage a été diffusé sur Canal le 15 novembre 2005. Il est scandaleux, c’est un ramassis de mensonges et d’inexactitudes. J’ai participé le 08 décembre 2005 à une réunion de tous les responsables de communication des centres INRA (21 ou 22) pour analyser avec eux, en détail, les passages mensongers. Je me sentais d’autant mieux placé que j’étais à l’origine des questions posées au sujet du MON 863 dont j’étais rapporteur à la CGB. Canal + s’était bien gardé de m’interroger. Le rédacteur en chef de l’émission a reçu une lettre de violentes protestations de la part de Jean-Yves Le Déaut (député de Nancy), alors président de l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Depuis j’ai fait une analyse critique des articles publiés par l’équipe italienne évoquée dans l’émission, articles dont je ne peux retenir les conclusions et qui n’auraient jamais dû être publiés. J’en ai discuté récemment en détail avec des opposants aux OGM sans qu’ils ne trouvent à dire pour contrer mes arguments.

Tout ceci est proprement scandaleux et sans doute pas sans rapport avec la campagne électorale. Corinne Lepage, qui est candidate et qui ment délibérément dans l’émission, poursuit à la fois des objectifs politiques mais aussi financiers ; elle est, avec son époux, à la tête de l’un des plus gros cabinets d’avocats de la place de Paris. Elle vient d’ailleurs de se faire aligner dans la Canard Enchaîné du 31 janvier.

Peux-tu faire circuler ces informations largement ; c’est fondamental de faire éclater la vérité !

J’ai tout le dossier et il est chargé. Je peux intervenir n’importe où, devant n’importe qui. Cette diffusion est une attaque intolérable à la vérité scientifique et tous les chercheurs devraient réagir."

Mais je suis d’accord avec vous ; tout ceci est décourageant car ce n’est pas notre métier que de passer tout notre temps à réagir aux infos diffusées par ceux dont c’est le fond de commerce. Pourtant ne perdons pas courage. GP

Vincent MICHEL
30/09/2007
POUR ou CONTRE les OGM ?

Je trouve grave que le grenelle ne demande pas au public son avis sur l’usage des OGM. La base de la réflexion est imposée : il faut dire OUI aux OGM et ne pas poser de questions. La seule réponse attendue est comment faire cohabiter les OGM avec les NON-OGM.

Pourtant l’écrasante majorité des OGM mis en culture est représentée par des plants résistants à des pesticides et en particulier au glyphosate, célèbre principe actif du ROUNDUP (herbicide). Il est facile de comprendre l’intérêt agronomique de ce type d’OGM : utiliser des pesticides sans tuer le plant. Il est aussi très facile de comprendre leur non sens écologique : inciter un usage encore plus massif des pesticides donc à une contamination encore plus importante de notre environnement et de nos aliments traités ainsi.

Une écrasante majorité des OGM ne sert donc pas à faire des économies d’eau ou à nourrir la planète (comme ses défenseurs aiment le dire) mais à utiliser plus de pesticides. Nous préparons là un superbe avenir pour nos enfants.

En conclusion, je suis POUR les OGM qui représentent un réel intérêt pour l’humanité mais CONTRE tous ceux qui nous préparent un environnement encore plus dégradé et des aliments encore plus contaminés.

Merci d’avoir pris la peine de me lire.

gattaca
1er/10/2007
POUR

Ce site est au contraire fait pour que le public puisse s’exprimer (ne l’avez-vous pas fait justement) ! !

Et à voir les réponses de ceux qui sont contre, on voit clairement tous les mensonges habituels serinés depuis 10 ans des antis-OGM ressortir dans tous ces messages.

Concernant la cohabitation justement, il existe plusieurs études qui montrent que la cohabitation est parfaitement possible (2 en France, 1 en Italie, 1 en Allemagne, 1 au Danemark, 1 sinon plusieurs au Canada et aux USA).

Détail linguistique : pour les OGM on doit parler de tolérance à un herbicide et non pas de résistance ! Savez vous que par sélection conventionnelle, on a déjà réussi à obtenir des plantes tolérant un herbicide donné ?

Par contre, c’est vraiment ne rien y connaître et prendre les agriculteurs pour des cons qui feraient « un usage plus massif des pesticides ... » Comme si le produit ne coûtait rien, sans compter l’usure du matériel, le fuel pour le tracteur, l’eau consommée pour les épandre et bien sûr le temps pour le faire.

Donc c’est tout le contraire que ce que vous décrivez. Justement les PGM ont une meilleure empreinte écologique que les plantes conventionnelles... renseignez vous !

Rassurez vous, toutes les PGM existantes et celles en préparation ne visent qu’à une chose : moins d’intrants (donc moins de pollution chimique, environnement plus propre) et des aliments plus sains voire plus nutritifs bientôt.

cylheb
2/10/2007
petite précision...

Quand on fait un maïs Bt, c’est pour éviter d’utiliser de l’insecticide puisque la plante le produit.

Quand on fait une plante résistante au glyphosate, c’est pour pouvoir utiliser ce produit sans détruire la plante...

gattaca
2/10/2007
tolérance et non résistance

Sur le premier point, vous avez raison ! On peut préciser, (pour tout le monde) que tant les plantes que les animaux synthétisent un grand nombre de protéines (elles ne sont d’ailleurs pas toutes identifiées à ce jour) qui contribuent à des mécanismes de résistances vis à vis de leurs prédateurs : virus, bactéries, champignons etc. Donc toutes les plantes, par exemple, produisent déjà des insecticides. La stratégie Bt vise à ajouter à la plante un insecticide qu’elle n’avait pas dans sa panoplie.

Je maintiens qu’on ne doit pas parler de résistance au glyphosate. La plante n’est pas résistante au glyphosate, elle le tolère.

En effet, il faut développer un peu comment cela marche. Toutes les plantes contiennent une enzyme appelée EPSPS qui est essentielle pour la synthèse de trois acides aminés essentiels pour son métabolisme. Le glyphosate est capable d’inhiber cette enzyme est du coup, la plante n’ayant plus à disposition ses 3 acides aminés, elle crève !

Chez la PGM tolérant le glyphosate on a introduit une EPSPS modifiée (mutée). Cette EPSPS mutante est alors insensible au glyphosate et elle peut donc contribuer "normalement" à la synthèse des fameux 3 acides aminés. La plante ne crève donc pas.

Comme vous pouvez le voir, il n’y a pas un mécanisme de résistance mais simplement la plante GM tolère la présence du glyphosate sans en être affectée.

cylheb
5/10/2007
Vous avez raison : tolérance

En effet, il s’agit de tolérance (toutes mes excuses)...

Ceci étant, une PGM tolérante au glyphosate est faite pour pouvoir utiliser ce produit, donc ce genre de plante ne permet pas de diminuer la quantité de pesticide épandue.

gattaca
9/10/2007
quelques précisions encore !

Oui vous avez tout à fait raison !.

Mais on va préciser encore un peu plus.. Je reprends votre phrase en la précisant à la fin ; ... ce genre de plante ne permet pas de diminuer la quantité de glyphosate épandue !.

En règle générale, l’agriculteur commence par faire un traitement par un herbicide total avant semis, puis il en fera après semis avec des herbicides spécifiques. Lorsqu’il s’agit d’une plante tolérant un herbicide donné, on peut donc évidemment se permettre d’utiliser l’herbicide "total" en question après semis. Il faut, pour des plantes n’ayant pas cette propriété de tolérance utiliser ensuite des herbicides sélectifs contre telle ou telle plante (lorsque ceux-ci existent).

Au final, le simple fait d’utiliser une plante tolérant le glyphosate, par exemple, va conduire à l’utiliser deux fois (contre une fois avec des plantes non-tolérantes).

D’une manière plus générale cependant, les agriculteurs cultivant une plante tolérant le glyphosate utilisent en moyenne ce glyphosate 2 fois alors qu’avec des pantes non-tolérantes ils peuvent être amenés à faire jusqu’à 6 passages d’herbicides ! et bien souvent donc avec d’autres herbicides qui sont bien souvent plus dangereux que le glyphosate lui-même.

Le fait d’avoir constaté de manière générale dans le monde une augmentation de la consommation de glyphosate n’est donc nullement étonnant : deux raisons essentielles :

* 2 passages de glyphosate au lieu d’un.

* augmentation des surfaces utilisant des PGM tolérant cet herbicide.

Pierre
30/09/2007
Contamination environnementale : faux problème

D’abord il s’agit de dissémination fortuite et non de contamination, les OGM n’étant autorisés que s’ils ne présentent pas de danger sanitaire ou environnemental

Dans les 51 pays qui cultivent 100 millions d’hectares d’OGM, aucun problème sérieux de dissémination environnementale scientifiquement prouvé n’a pu être mis en évidence, contrairement à ce qui est souvent avancé sans preuve, et le pouvoir invasif des OGM actuels est apparu très faible.

Enfin et surtout le génie génétique a la capacité de gérer ce problème par des technologies permettant de contrôler l’expression du ou des transgènes (la technologie baptisée Terminator par les opposants aux OGM et injustement diabolisée en est la preuve)

Michel
1er/10/2007
Contamination environnementale : vrai question

Vous affirmez "les OGM n’étant autorisés que s’ils ne présentent pas de danger sanitaire ou environnemental"

Mais c’est justement LA question à laquelle il n’est pas encore répondu de manière satisfaisante.

gattaca
3/10/2007
c’est quoi satisfaisant pour vous ?

C’est quoi satisfaisant pour vous ?

Voilà une petite liste des thèmes principaux dont chaque point est largement développé dans les dossiers d’homologation de chaque PGM (lignes directrices de l’AFSSA) et il faudrait compléter par celles de la CGB pour tout ce qui est environnement :

1 Information relative à la modification génétique

1.1 Description des méthodes utilisées pour la modification génétique 1.2 Nature et source du vecteur utilisé 1.3 Taille et fonction attendue de chaque fragment de la région insérée, source de l’organisme donneur

2 Information relative à la plante génétiquement modifiée (PGM)

2.1 Description du ou des caractères et caractéristiques de ce qui a été introduit ou modifié 2.2 Informations relatives aux séquences insérées ou délétées. 2.2.1 Taille et structure de l’insert et méthodes utilisées pour sa caractérisation, y compris les informations sur les parties du vecteur introduit dans la PGM ou tout ADN étranger ou ‘porteur’ restant dans la plante.

2.2.2 En cas de délétion, taille et fonction de la région délétée,

2.2.3 Nombre de copies de l’insert,

2.2.4 Localisation de l’insert dans les cellules végétales (intégré dans le chromosome, chloroplaste, mitochondrie ou maintenu sous une forme non intégrée) et méthodes de détermination,

2.3 Information relative à l’expression du (des) gène(s) inséré(s)

2.4 Stabilité génétique de l’insert et stabilité phénotypique de la PGM.

2.5 Evaluation du risque liés aux gènes insérés (capacité de la PGM à transférer du matériel génétique à d’autres organismes.

3. Evaluation des risques alimentaires pour l’homme et l’animal de la PGM Recommandation générale : l’évaluation du risque d’un nouvel OGM dans tous ses aspects se fera toujours par comparaison avec la plante ou ses produits issus d’un référentiel approprié (conventional counterpart, ou produit "isogénique").

3.1 Description du produit et utilisation prévue

3.2 Origine des produits de gènes utilisés pour faire l’évaluation de risque

3.3 Evaluation des modifications potentielles dans le métabolisme de la PGM

3.4 Evaluation de la composition nutritionnelle et des modifications inattendues (concentration en nutriments, facteurs anti-nutritionnels et substances toxiques).

3.5 Evaluation de la toxicité du produit de gène : tests de toxicologie aiguë et sub-chronique

3.6 Evaluation de la tolérance sur l’animal de l’aliment produit à partir de la PGM = test d’alimentarité

3.7 Dégradation dans le tube digestif

3.8 Evaluation du potentiel allergène

On est à mille lieues d’en faire autant pour une variété obtenue par les autres méthodes d’amélioration variétal et pourtant elle pourrait présenter les mêmes risques que ceux qui sont systématiquement évoqués mais évalués pour les PGM.  Et d’ailleurs, tous les accidents survenus sont arrivés avec des variétés conventionnelles et jamais encore avec quelque PGM que ce soit dans le monde ! Ce qui démontre que les PGM sont plus sûres que les non-PGM.

Michel
4/10/2007
Diable comme vous y allez !

Cher gattaca, Votre passion vous égare, vous finirez par nous faire croire que vous êtes un anti-OGM infiltré chez les pro-OGM afin de les discréditer : Le dernier paragraphe de votre intervention « Ce qui démontre que les PGM sont plus sûres que les non-PGM. » est bien la position caricaturale qui sous-tend en dernier ressort beaucoup d’arguments en faveur des OGM.

Diable comme vous y allez ! Mais alors comment la vie a-telle pu apparaître sur notre terre, évoluer, créer ces innombrables espèces dont l’espèce humaine, et comment cette dernière a-t-elle pu survivre jusqu’à ce jour ? A moins que ... mais bien sûr ... pour créer les PGM et remettre enfin de l’ordre dans la création.

Merci de nous amuser en rajoutant un nouveau chapitre à la Genèse. SVP, essayez un peu d’être sérieux et attentif aux discours de ceux qui ne partagent pas votre point de vue.

On peut croire au progrès, y participer, et en même temps s’interroger sur celui-ci. Votre argumentaire est très inquiétant, il révèle la dérive des scientifiques qui se prennent pour des démiurges et qui sont convaincus de pouvoir dominer la nature, la corriger - c’est une histoire ancienne, mais hélas aujourd’hui les moyens technologiques ayant considérablement progressé, les conséquences d’une telle attitude peuvent être catastrophiques. Cher gattaca, la science réclame beaucoup d’humilité, condition nécessaire pour qu’elle soit au service de l’humain, et non le contraire.

gattaca
4/10/2007
même au diable, je ne crois pas !

Cher Michel, oui certainement, je m’égare... mais alors en ayant les pieds sur terre, parce que vous me semblez être dans un (votre) monde imaginaire teinté de rousseauisme (« corriger la nature » dites vous, j’en déduis qu’effectivement c’est donc très présomptueux que de vouloir corriger quelque chose de parfait !) et de malthusianisme et de la mouvance des personnes pensant qu’il faut arrêter le progrès... !

Sans doute également, faites vous partie de ces opposants aux OGM qui selon Axel Kahn peuvent être classé en trois catégories et vous feriez alors partie de la première : « une opposition radicale et de principe au génie génétique, considéré comme une intromission ‘impie’ dans l’ordre naturel voulu par Dieu (chez vous, ce serait plutôt le diable mais peu importe) et sacralisé ».

De plus, comme l’a bien résumé Yves dans un message de ce forum ce jour « peut-on se passer des OGM », vous partez évidemment d’un postulat dont (apparemment) vous ne vous rendez même plus (pas) compte qu’il vous a été inculqué malgré vous : OGM = danger ! mais « diable » ou « grands dieux » (c’est selon) pourquoi devraient ils l’être ? Essayez donc de rebâtir votre argumentaire en partant du fait qu’ils ne sont pas dangereux a priori !... afin de voir ensuite ce que vous pourriez proposer !

Par contre, je crois plus volontiers que vous nous assénez des affirmations non scientifique, et comme le dit si bien Karl Popper, elles sont alors, par essence, irréfutables. Et dans ce cas, on n’en restera qu’au genre de phrase que vous savez si bien formuler !

Par contre, cher michel, vous me reprochez de m’égarer mais que vient faire dans la construction de votre argumentation l’origine de la vie ? ne cherchez vous pas à perdre (égarer) vos interlocuteurs... ?

Pour rester, malgré tout, les pieds sur terre et pour les autres participant à ce forum, je me demande si vous avez bien lu la longue liste de ce qui est contrôlé sur les OGM avant de les mettre sur le marché... niez vous les évidences alors, la réalité des faits contenus dans ces dossiers ?

Vous semblez donc penser (il s’agit bien de « croyance » et non pas de « savoir ») qu’il est préférable d’utiliser (acheter, consommer) quelque chose (un objet, une nouvelle variété ...) qui n’aurait subi aucun contrôle (de sécurité, de qualité ...) plutôt que quelque chose qui a été contrôlé sous toutes les coutures. Dont acte ! mais sans doute, je m’égare encore une fois !

Tenez, je vous conseille le dernier livre de J de Kervasdoué : « les prêcheurs de l’apocalypse : pour en finir avec les délires écologiques et sanitaires »... Il rejoint le discours qui commence à se faire entendre enfin (heureusement) comme : Allègre : « ma vérité sur la planète » ou Cécile Philippe « c’est trop tard pour la terre » ou Bjorn Lomborg « l’écologie sceptique » pour ne citer que les récents.

christophe sanders
30/09/2007
ogm ou pesticides et irrigation
En auvergne nous avons un seul insecte la pyrale .Les mais en monoculture irrigué ne sont pas touchés,par contre en terre noire(argileuses)de limagne sans irrigation ,meme en rotation avec du ble,les degats avoisinent les 90 % .Sur une ferme de 385 ha comme nous cultivons en famille,seul 40 ha pourraient valoriser le mon810 . A cote de cela les etudes cliniques sur les consomateurs de longue date d’amerique doivent etre clairement annoncées.Si les parcelles sont detruites elles se feront sans etre annoncees en mairie dans l’ignorance de la part de culture non ogm.En attendant on balance du pyrimore ,tetramethrine,phenothrine a l’helicoptère au mois de juillet sur les mais, enfin la ou il peut avec les lignes nucleaires. En resumé je suis ni pour ni contre bien au contraire. Pendant que nous reflaichissions si les ampoules d’eclairage de nos maisons etaient poisons,d’autres de l’autre cote de l’ocean vendaient leurs ampoules dans le monde entier. La passion triomphe toujours ,alors reste a savoir de quel coté sera elle la plus forte,l’agriculteur sauvant sa recolte ou bové et ses copins americains (greenpeace)qui voudraient aneantir les cultures europeennes . PS:3 bateaux de 35000tonnes de mais bresilien ogm nourrissent les porcs de bretagne begique hollande en ce moment ! !que fait bové ? ?
taihun
1er/10/2007
Global

Il n’y a pas que le mais à cultiver (qui sert principalement pour l’alimentation du bétail ou en Limagne pour la semence ah Limagrain quand tu nous tiens). Il faut peut-être raisonner plus globalement et adpater les cultures au terrain et non pas l’inverse. Un peu comme la vache folle quand certains ont essayé de transformer des vaches en carnivores.

Le problème des OGMs dont l’utilité n’a jusqu’à présent pas été démontré ni sa supériorité sur l’hybridation (que nous pratiquons depuis 8000 ans avec succès) doit se prendre de manière globale. En france les bénéfices sociétaux seraient certainement plus négatifs que positifs. Quand à la compétivité des produits OGM sur le marché mondial il reste à démontrer. Ce qui fait la force des US du Brésil ce n’est pas les OGM mais la structure capitalistique de leur agriculture avec des exploitations industriels de dizaine voir de centaine de milliers d’hectares.

benoit
1er/10/2007
Cultures adaptées et diversifiées

Ce message est difficle à lire. Mais ce que je comprends c’est que l’on fait pousser du mais dans des zones peu adaptées à sa culture (puisqu’il demande beaucoup d’eau et donc un sol retenant l’eau), et quand bien même celui-ci est adapté il est en proie à des insectes voraces.

Dans ce cas les OGM ne sont pas la solution puisqu’ils ne font que retarder le développement de nouveaux insecticides puisque les insectes s’adaptent très vite (voir en amérique du sud).

Il est fait état dans ce message également de rendements moyens, or même si la planète était couverte d’OGM, cela ne nourrirait pas toutes les bouches, si celles-ci se calquent sur le modèle de consommation occidental.Le rendement est-il la solution pour nos terres ?

Ne faudrait-il pas mieux :

  Favoriser la diversification des productions de chaque agriculteur afin qu’il puisse éviter les fluctuations du marché sur différents produits, la diversification permet d’atténuer le coût des fluctuations. On remplace la notion de rendement par celle de diversification.

  Autoriser des plantations suivant un zonage bien défini : Mais dans le sud-ouest car sol adpaté...

  Faciliter la création de filières locales intégrées (production distribution), la constitution de centrale d’achat locales limitant les intermédiaires, et favoriser la concurrence en ce domaine (70% des centrales d’achat appartiennent à 5 ou 6 grands groupes)

  Taxer les produits OGM vendus en France, durant le moratoire.

  Obliger à avoir une nourriture animale locale (orge, blé...) et aider à l’accès au foncier des éleveurs voulant aller dans ce sens.

Ryuujin
3/10/2007
et le BT dans tout ça, vraiment pas compatible ?

Mais c’est tout l’intérêt des OGM : retarder l’apparition de ravageurs résistants. On ne fait que ça en agriculture depuis 10000 ans : créer de nouvelles variété résistantes pour remplacer les anciennes.

Et l’intérêt justement est d’utiliser moins de traitements en faisant de la protection intégrée.

Les deux ravageurs contre lesquels des maïs BT sont disponibles ( la pyrale, et la chrysomèle ) sont des parasites qu’on trouve pour les un dans le sol, puis dans les racines de la plante, et pour l’autre dans des galeries qu’il creuse dans les tiges.

Dans les deux cas, il est difficile de les atteindre avec un traitement classique, d’où l’intérêt d’une protection BT : ainsi l’insecticide n’a pas à traverser le sol, ou la tige ; il est présent pile là où le ravageur devrait entrer.

Et remarque : tu ne proposes de taxer ou je ne sais quoi les OGM uniquement par à-priori ; la technique de transgénèse peut parfaitement participer à ta vision de l’agriculture, notamment en matière de diversité des cultures. Ce qu’elle permet, c’est une création variétale plus riche.

Le problème en alimentation animale, ce ne sont pas les céréales (qui fournissent de l’énergie) mais les protéines : on produit trop peu de protéagineux, d’où l’énorme importation de soja pour l’alimentation animale.

sylivie
29/09/2007
irréversible Nemesis ? !

Vu que quatre vingt pour cent des français sont contre les OGM et que pourtant 20000 hectares ont été plantés cette année, je doute sérieusement de la neutralité des décideurs et des chercheurs, qui sont passé outre, avec un dédain méprisant, de tout principe de pécaution.

Il me parait impératif que tout l’argent qui va être employé pour la recherche ne contribue pas à créer encore des lobbies d’intérét supplèmentaires, suppléant encore et toujours les intéréts particuliers égoistes et à vue courte aux intéréts collectifs sur le long terme.

Comment croire qu’un gouvernement qui privatise à tout bout de champ, abandonne le service public pour le tout marchand, va financer des chercheurs honnétes pour une cause de salubrité publique, qui ne rapportera que des obstacles aux lobbies agro alimentaires...

Je pense qu’avant de chercher à tout prix si les OGM sont utiles ou pas, nocifs ou pas, il faut faire un bilan sérieux et sensé des buts et des moyens de l’agriculture sur ces dernières années, et pour cela, arréter immédiatement toutes les cultures OGM qui sont une vraie bombe atomique lachée dans la chaine écologique, les détruire sans états d’âme en indemnisant les agriculteurs grugés et en s’excusant auprés d’eux de les avoir entrainer dans une impasse ( un paysan, c’est le sel de la terre, pas un empoisonneur !), dans le but de réorienter la recherche vers son but premier qui doit être le respectt de l’humain et du vivant en priorité.

La nature a encore beaucoup à nous apprendre simplement en l’observant, ne la défions pas, au risque de provoquer une Nemésis irréversible !

LC
29/09/2007
disséminations fortuites...

Ces "disséminations fortuites" (pour parler la langue de bois de certains) vont à l’encontre du principe de précaution !

Je ne réfute pas le progrès scientifique, et il est bon de continuer la recherche sur les OGM. Mais, en l’absence de certitudes, je préfère manger des produits sans OGM, et de ce fait, je suis pour le moratoire des essais en plein champ, parce que la liberté des uns (cultiver des OGM) s’arrête où commence celle des autres. Je veux pouvoir manger des produits sans OGM qui n’auront pas été contaminé par les semences OGM.

triban
2/10/2007
peur de disséminations fortuites ou peur du pollen

Bonjour

C’est vrai de la langue de bois n’est pas agréable, mais pourquoi l’utiliser ? Ce que cache ces mots barbares ce n’est pas le pollen des plantes ?

Tous les maïs produisent du pollen, il n’y a rien de nouveau, la distance ou ce pollen est "viable" est connu (que ce pollen soit gm ou non gm ne change rien).

Il y a une exigence pour que les plantes gm soit entouré de plantes non-gm pour éviter toutes pollinisation fortuite (ou si on utilise la langue de bois éviter la disséminations fortuites). Si nous avons toujours peur de ce pollen, il y a autres techniques simples pour éviter ce risque (décalage de la floraison des maïs,...)

Les essais est les contrôles actuelles valident cette absence de risque, pourquoi n’y a t’il pas une évolution sur cette peur que rien ne confirme ? (Dans certains pays, 12 ans de cultures de plantes gm, il me semble que c’est une bonne confirmation de l’absence de risque).

FRED39DOLE
2/10/2007
Pollen à plus de 10kM alors 400m va faloir choisir

Alerte à la moutarde mutante en Grande-Bretagne

On a découvert une mauvaise herbe « mutante » en Grande-Bretagne, issue d’un croisement entre du colza transgénique (dans lequel a été inséré un gène résistant à un herbicide ROUNDOP) et de la moutarde, une mauvaise herbe courante. Un an après avoir lancé des expérimentations en plein champ de colza transgénique, les chercheurs ont trouvé le gène résistant dans une espèce de moutarde environnante. » Source : Libération du 16 août 2005

Comme pour la ravenelle ! ! ! !

Des études en Angleterre ont montré que le pollen de colza GM pouvait être retrouvé jusqu’à 10Km alors les distances de secu sont de 400m.....j’vois pas bien faut expliquer...

Donc le pollen pollenise les plantes dites cousines et les transforme Non ? Je pratique le parapente depuis 1999 et je peux vous dire que les vents et courants ascendants (parfois +12m/s en parapente) sont très puissant et je ne pense pas que votre barriere de 4 rangs de maïs non GM puissance bloquer les pollens. En 2003 année de la canicule des parapentistes sont montés à 5000m à Chamonix ...plus haut que le mont blanc donc vos pollens.....

Donc expliquez nous il n’y a pas de problème mais expliquez nous !

Ryuujin
4/10/2007
oui, et alors ? que va faire ce grain de pollen ?

"On a découvert une mauvaise herbe « mutante » en Grande-Bretagne, issue d’un croisement entre du colza transgénique (dans lequel a été inséré un gène résistant à un herbicide ROUNDOP) et de la moutarde, une mauvaise herbe courante. Un an après avoir lancé des expérimentations en plein champ de colza transgénique, les chercheurs ont trouvé le gène résistant dans une espèce de moutarde environnante. » Source : Libération du 16 août 2005"

Et maintenant, deux ans après, est-ce la fin du monde ? Non. Pourquoi ? parceque ces hybrides mêmes s’ils ont acquis le gène de résistance (ils ont peu de chances que ce soit le cas, même en étant hybrides) il faut encore pour qu’ils posent problème : - qu’ils survivent jusqu’à fleurir. - qu’ils soient fertiles, cad qu’ils fassent des graines qui puissent pousser. - qu’ils fassent beaucoup de graines viables, sinon ils disparaitront, étouffés par leurs conccurents.

Manque de pot, on trouve effectivement des hybrides, mais qui sont loin de bien se porter, et quasiment tous stériles. A ce jour, on en a pas encore trouvé un qui soit fertile.

"Des études en Angleterre ont montré que le pollen de colza GM pouvait être retrouvé jusqu’à 10Km alors les distances de secu sont de 400m.....j’vois pas bien faut expliquer... "

Oui, et alors ? où est le problème ? qu’est-ce qui se passe si un grain de pollen OGM fait 10km, et restant par miracle fertile, féconde un plant non-OGM ? est-ce la fin du monde ? Est-ce seulement un problème ?

"Donc le pollen pollenise les plantes dites cousines et les transforme Non ?" Non. Ca ne marche pas comme ça. Il donne une graine issue d’un croisement OGM/non-OGM. Et si cette graine n’est pas ressemée, ça s’arrête là.

FRED39DOLE
9/10/2007
Aïe le conditionnel c’est pas top

Je vous trouve plus convainquant dans d’autres messages, le problème du transport du gène Roundop Ready est déjà posé en Argentine. Des plantes sont maintenante tolérante au Roundop donc on est obligé d’en mettre un peu plus chaque année, c’est un fait, c’est prouvé et même, I think, c’esst marqué sur sur les emballage du Roundop qu’il peu y avoir tolérance dans le temps.

Bien sur se n’est pas irréversible comme le disent beaucoup d’autres mais le problème ce pose surtout pour le colza, qui peut regermer l’année suivante. Le problème est que, si un jour (qui existe déjà en Argentine) on vient à faire beaucoup de PGM (en monoculture), les génes seront transférés d’une plante à l’autre. Je ne parle pas d’hybrides mais bien de moutarde sauvage pollénisées par du colza Roundop ready. Si chaque année vous replantez ce colza, il n’y aura plus que de la moutarde mutante donc le problème poura alors devenir irréversible si l’on arrête pas ou si l’on ne détermine pas de zone non PGM pour sauvagerder un patrimoine génétique d’avant les PGM. Des zones qui devront être éloignées de plus de 400m car le pollen va lien, très lien.

Le problème dans les PGM, surtout le colza, c’est la culture intensive. Il y a une culture intensive d’hybride (maïs, colza, un peu le blé et autres) Si l’on fait la même chose avec les PGM ou les modifications sont plus importantes, il y a pollenisation, adaptation et mutation des autres plantes, tolérance au Roundop par exemple.

C’EST CONNU, IL Y A DES PREUVES !

Ryuujin
10/10/2007
Problèmes des OGM ? non : problèmes de toutes les cultures.

Mais et alors ? En quoi est-ce un problème ?

vous croyez les agriculteurs stupides au point d’aller mettre plus de round-up qu’ils ne mettaient d’herbicides avant ? ! ? La seule chose qu’ils gagnent financièrement en passant en OGM, c’est le fait d’utiliser moins d’intrants.

A partir du moment ou cela n’est plus le cas, pourquoi voudriez-vous qu’ils continuent, qui plus est en continuant de mettre plus d’herbicides ? ! ?

Les faits, en voilà d’autres que vous semblez ignorer : le round-up en Amérique Latine remplace des herbicides sélectifs tellement toxiques et résidents que cela fait belle lurette qu’ils sont interdits chez nous.

Lorsque ce glyphosate n’aura plus d’effets, ce qui arrive d’autant plus vite qu’on travaille n’importe comment (par exemple, en épandant par avion), ce ne sera pas la fin du monde contrairement à ce que vous semblez croire : simplement, les agriculteurs reviendront à leurs anciens traitements.

Plus toxiques, plus polluants...

Vous avez une idée de la fréquence de croisement viable entre le colza et la moutarde sauvage ? 2 plants trouvés sur 100 000 testés.

que voulez-vous qu’il arrive ? quand bien même ces deux plantes envahiraient un champs, quel problème cela poserait ? Il suffira alors de revenir aux traitements initiaux, ou mieux...de changer de culture et de faire des rotations.

Le problème des résistances n’a rien de nouveau : comment croyez-vous qu’on fasse pour toutes les résistances ne concernant pas des OGM ? On varie les intrants, on varie les cultures. Et bien on fera exactement la même chose pour les OGM.

"Le problème dans les PGM, surtout le colza, c’est la culture intensive. Il y a une culture intensive d’hybride (maïs, colza, un peu le blé et autres) Si l’on fait la même chose avec les PGM ou les modifications sont plus importantes, il y a pollenisation, adaptation et mutation des autres plantes, tolérance au Roundop par exemple."

Sauf que c’est pas le problème "dans les PGM" : c’est le problème pour toutes les cultures. Je comprends que vous ayez découvert le phénomène d’apparition des résistances avec l’arrivée des OGM, mais prenez la peine de vous renseigner un peu, vous découvrirez que cela ne concerne pas QUE les OGM mais absolument toutes les plantes, et tous les pesticides.

Saviez-vous par exemple que les premiers cas de mauvaises herbes résistantes au glyphosate sont apparues des années avant l’arrivée des OGM ? ! ?

Vous avez l’air de croire qu’il n’y a que par pollinisation qu’une plante peut acquérir une résistance, mais c’est faux. Ce n’est même pas la façon la plus courante d’en acquérir ; la plus courante, et la plus facile, c’est la simple sélection.

C’est connu, il y a des preuves, oui : mais c’est vous qui vous imaginez que c’est nouveau, et catastrophique. Dans les faits, c’est tout sauf original.

FRED39DOLE
10/10/2007
Le problème n’est donc pas résolu

Tout le monde connait les adaptations des plantes aux herbicdes. On trouve la même chose avec les animaux (les moustiques, .....) avec les insecticides. Je ne sui pas débile à ce point ! Merci.

Ce que je veux dire, c’est que le problème et loin d’être résolu. Les variétés de PGM ne sont pas très nombreuses, de plus il faut du temps et de l’argent pour les développer, donc se sont souvent les mêmes variétés de plantes qui sont ressemées. Pour le moment en Argentine, c’est une cata on passe en 5 à 6 ans de 2L de roundop/Ha à 3,5L/Ha. La faute à qui ou à quoi, à l’agriculture intensive DONC REBELOTE,

EN DEUX MOTS on a les mêmes problèmes avec les PGM qu’avec l’agriculture conventionnelle sauf que les PGM coûtent 2 à 3 fois plus chères que l’agriculture conventionnelle !

La toxine Bt n’appartient pas à une plante ! La nature depuis 150 millions d’année vient d’être trompée par la bêtise de l’homme. Les anciens maïs que les céréaliers ou industriels ont fait disparaitre par le croisement en hybride, pour vous vendre les pesticides qui vont avec (et ne me dite pas le contraire les plantes sont choisies pour fonctionner avec certains pesticides) se protégeaient des insectes pas émission de signaux chimiques qui attiraient les prédateurs de l’insecte nuisible. De plus les maïs que l’on fait pousser dans une terre brulée, morte, sans nématode, carabes... sont malades (comme vous) et les insectes attaquent ces plantes malades nourries avec 3 composées fertilisants au lieu de 8 ou 10. Vous sortez tout droit de l’école d’agriculture ou de l’ONF ? ? ? ? ? vous ne connaissez rien à la vie ! Rien à la nature derrière vos belles phrases !

La nature a mis en place des protections naturelles depuis des millions d’année dans l’ADN des plantes qui est 2 fois plus GRAND que notre petit ADN de bête qui croit qu’après avoir tout cassé et détruit, brulé et fait mourir, resculter à notre façon, comment dit on, NORMALISER, les OGM pourront remplacés ces hybrides qui meurent, qui coûtent chers en pollution, en temps, en argent et en vie et qui ne peuvent plus nourrir (en grande partie) non pas les hommes mais le bétail qui lui nourrit les hommes ! Il y a largement de quoi nourrir toute la planète des hommes avec les plantes et un peu de viande mais on fait la contraire, on nourrit les animaux qui nourrissent les hommes. J’ai une grande pitié pour cette race humaine qui ressemble aux insectes nuisibles comme les tiques sur la tête d’un chien. Si les plantes on un système de défense, alors tu peux toujours prier pour que la terre n’en est pas parce que le prochain nuisible qui sera détruit se sera l’homme imbécile !

IL NE FAUT PAS INVENTER DES PLANTES, IL FAUT REMETTRE A PLAT LA FACON DONT ON FAIT DE L’AGRICULTURE. Les paysans qui commencent a nouveau à remplacer les agriculteurs ou techniciens bidule truc n’ont pas de baisse de rendement, ils passent 3 fois moins de temps dans leurs champs, utilisent quasi plus de pesticides ou d’engrais. J’ai des noms !

Ryuujin
11/10/2007
quelques erreurs.

"Les variétés de PGM ne sont pas très nombreuses, de plus il faut du temps et de l’argent pour les développer"

Pour l’instant, c’est un peu plus rapide que pour les variétés conventionnelles. Pas énormément, mais bon, ça reste sensible. et il y a surtout un progrès épatant : au lieu d’aller chercher une variété exotique pour récupérer un trait d’intérêt, l’introgresser dans une et une seule variété qu’on diffusera ensuite dans le monde entier, on peut adapter un peu mieux l’offre à la demande en transformant différentes variétés, par exemple en Inde, des variétés locales. On peut également introgresser l’insert par hybridation. Ca n’a pas super bien fonctionné en Inde, mais avec un peu plus d’expérience cela fonctionne.

Et cela permet d’accroitre plus rapidement la diversité de l’offre.

"La faute à qui ou à quoi, à l’agriculture intensive DONC REBELOTE" ah, effectivement, c’est un gros gachis. Ceci dit, c’est pas comme si c’était nouveau...

Je passe sur tout le reste qui est complètement vide d’intérêt. Vous rendez-vous compte que toute vos petites considérations n’ont pas plus de valeurs que toutes vos opinions ? vous avez LA solution pour la planète ? c’est très bien : testez-là donc, et on verra ensuite, lorsque vous aurez des résultats.

En attendant, nous on limite les traitements toxiques, et on participe au développement agricole avec les moyens testés dont on dispose aujourd’hui.

FRED39DOLE
13/10/2007
En attendant

Non je n’ai pas la solution car il n’y en a pas qu’une ! De plus je ne suis pas cultivateur ni même scientifique(tu as pu le ramarquer). La réponse et la même que plus haut dans le forum il y a d’autres solutions c’est certain mais il faut allé plus vite alors...

En attendant, peut être que vous pouvez aller plus vite en selectionnant des variétés locales et en les transformant mais vous avez joué a quoi et avec qui pendant plus de 10 ans, combien de vie avez vous brisée, tuée à vendre des PGM non adaptées au sol et au climat ! Combien de temps encore allez vous jouer avec les cultivateurs et les consommateurs avant de faire des assais et de commercialiser après être sûr qu’il n’ y aura pas de problème de santé et d’environnement ? ? ?

VOUS ALLEZ TROP VITE ET ON VA TOUS PAYER LES POTS CASSES !

De plus vos recherches ne peuvent pas résoudre ces problèmes de brevet et de dissémination ! qui va payer ? Comme au Canada avec le maïs et le colza qui va payer les royalties ? ? des "contamination" !

Il y a encore beaucoup de questions sur ces nouvelles plantes l’homme ne doit p