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Fonction regalienne ou action collective ?
Message écrit le 25/05/2008 par JC
La mondialisation a multiplié les acteurs, les enjeux, les réseaux laissant les acteurs régaliens bien esseulés devant la vague des agressions. Il n’existe pas à ma connaissance de réflexion systématique sur une logique de défense organisée en réseaux sociaux (type mouvements de résistance de la deuxième guerre). En utilisant les valeurs partagées par une grande partie de la population et l’engagement citoyen autour des acteurs publics de la sécurité on faciliterait au moins la collecte d’information et sûrement la coordination entre acteurs publics et privés. L’état sait pourtant faire ponctuellement ( la DGSE et les « honorables correspondants », la gendarmerie et la population rurale, l’IHEDN,...) mais ce sont des initiatives ponctuelles sans vision globale me semble-t-il ? N’ayant pas les moyens américains, chinois ou russe pourquoi ne pas reformater l’action comme nous avons su le faire entre 1940 et 1944.
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RicainUS
9/06/2008
Un transition inéluctable

>"Il n’existe pas à ma connaissance de réflexion systématique sur une logique de défense organisée en réseaux sociaux (type mouvements de résistance de la deuxième guerre)."

La raison pour lequel il n’existe pas est qu’il n’est pas necessaire. Il est étonnant le proposition ci-dessus, comme si la France, tout seul, puisse en faire quoi que ce soit pour se protéger du tsunami économique qui déferle sur ces côtes.

La problématique étant plus grand que la France seule, tout comme les moyens à se défendre aussi, la France n’a aucun alternatif que de voir au niveau de l’Europe pour un défense commun. Et, là, on s’y apprêtera l’oriel. Car, la menace est commune tout comme les moyens pour se défendre.

Mais défendre comment ?

D’abord acceptons la réalité des choses. C. à d., nos économies (en EU et en USA également) sont en plein transition de l’Age Industriel à l’Age de l’Information. Nous ne pouvons plus défendre des emplois non-qualifiés ou même semi-qualifiés. Il est inéluctable que ses emplois se déplacent à des climats plus propices. Acceptons-le, c’est une réalité inévitable.

Deusio, malgré les dislocations, il y a des secteurs industriels que puissent être sauvés de par l’application vigoureux des processus robotiques en production. Voyons les moyens de les promouvoir en forme des amortissements d’investissements nécessaires pour les rendre plus attractifs aux industriels. Ce robotisation, dans certains cas, pourra sauver des emplois directs et indirects car la production restera en France -- même s’il emploie moins de main-d’oeuvre direct.

Tertio, la solution à longe terme est de prioriser l’éducation secondaire et surtout tertiaire afin de porter notre force de main-d’œuvre à des compétences plus sophistiquées. Il est honteux de devoir accepter le fait que 39% des Américains ont un diplôme de université tandis que seulement 24% des Français en ont un. Et ceci, en dépit du fait qu’un diplôme Américain coûte le prix d’une petite maison en banlieue Parisien. Il est bien que ce gouvernement commence à rattraper la sauce en reformant le financement des universités par moyens extra étatiste.

Quarantièmement, ce nouveau monde globalisé parle l’Anglais. En dépit de notre amour-propre linguistique, nous devons nous rendre compte que les affaires se font en Anglais. Il est primordiale que l’Anglais soit enseignée au plus jeune age, tel qu’en pays Scandinaves - afin de ouvrir à nos jeunes une perspectif de carrière au niveau internationale. Au lieu de persister à pratiquer le nombrilisme Franco-française qui nous fait croire que tout nos problèmes sont solvables uniquement derrière nos frontières.

Le destin de la France, en ce que concerne la globalisation, est imbriqué a celui de l’EU.

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