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Organiser l’action en faveur de la biodiversité
Message écrit le 28/09/2007 par Groupe 2 du Grenelle de l’environnement

1. Afin d’améliorer la gestion des espaces et des espèces naturels, il est proposé de regrouper les nombreux établissements publics concernés dans une seule organisation traitant de la biodiversité (pourquoi pas une agence ?). Cependant, la question non traitée à ce jour de la pertinence par rapport à l’existant, des contours, du fonctionnement, notamment aux échelles biogéographiques, de l’implication des collectivités territoriales, de la place de la police de la nature et des personnels justifie une mission parlementaire. La concertation aux échelles nationales et territoriales est également rénovée.

2. Pour une prise en compte de la biodiversité par les institutions, il est proposé de travailler à l’introduction d’un critère biodiversité et carbone dans le calcul de la Dotation Globale de Fonctionnement des Collectivités Territoriales et, à pression fiscale constante, de basculer progressivement d’un régime de taxation du capital et du travail à une fiscalité sur la consommation d’espaces et de ressources naturelles, notamment sur l’artificialisation des sols dans le cadre de la TFB, afin d’inciter à la densification urbaine de qualité.

3. Enfin, le groupe retient qu’il est crucial de mettre la biodiversité au cœur des politiques par une stratégie nationale pour la biodiversité, volet de la SNDD, et des stratégies territoriales, et d’assurer un suivi transparent et indépendant de la mise en œuvre de l’ensemble du programme biodiversité et ressources naturelles adopté à l’issue du Grenelle.

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fitzcaraldos
14/10/2007
biodiversité : espèces dites nuisibles et grands prédateurs
Pour protéger la biodiversité, il faudrait commencer par respecter la faune et la flore. Concernant la faune, il serait urgent de :
  supprimer la notion d’espèce "nuisible". C’est une aberration qui donne lieu chaque année à des massacres intolérables. Ces animaux, bien au contraire, ont tous leur utilité (pour plus de détail, voir par exemple les articles complets de l’ASPAS sur http://www.aspas-nature.org/).
  supprimer au moins les pratiques de chasse les plus cruelles telles que le déterrage.
  sanctionner bien plus sévèrement ceux qui tirent au fusil, empoisonnent ou détruisent de quelques manières que ce soit les espèces protégées. Il est choquant que les minuscules populations de lynx, de loups ou d’ours puissent aussi facilement être mises en péril par le fait de quelques personnes sures de leur impunité.
  donner toutes les aides nécessaires à la protection des troupeaux des bergers et autres éleveurs amenés à cohabiter avec les grands prédateurs (loup, lynx, ours). Beaucoup sont prêts à renoncer au fusil si on les aide à mettre en place d’autres solutions. Même s’il y a d’irréductibles chauds du bonnet qui ne jurent que par l’éradication des espèces qui les dérangent, désigner d’office les bergers comme des anti-faune sauvage serait faire preuve d’étroitesse d’esprit et d’injustice envers ceux qui ne ménagent pas leur peine pour vivre une "cohabitation pacifique" avec les grands prédateurs. Espérons que le Grenelle de l’Environnement fera bouger les choses et en tout cas, mes plus cordiales salutations aux groupes de travail pour tout ce qui a été accompli ces dernières semaines.
Alpin
13/10/2007
La surveillance de la biodiversité dans les communes

Je suis franco-néo-zélandaise, excusez moi pour mes fautes d’orthographe.

Et si nos Maires, dans nos communes et nos villes, et nos écoles primaires et lycées partout en France, mettaient en place, avec le ministre de l’environnent, un véritable programme de surveillance de la biodiversité dans nos communes et dans nos villes ?

Par exemple, voit-on toujours autant de blérots à la campagne ? Chez moi à la campagne dans la Haute Garonne, il ya 10 ans, oui. Mais aujourd’hui il y’en a plus dans ma commune, malheureusement. Beaucoup ont été écrasé par des voitures.

C’est le même sort pour les hérissons, et le plus que l’on construit à la campagne, le plus la biodiversité est touchée. Les clôtures ne laissent aucune espace pour ces animaux de rentrer dans les jardins pour trouver leur nourriture.

Pourquoi ne pas encourager les clôtures plus ’écolo’ ?

Chez moi j’ai choisi une clôture avec les trous plus large, les faisans, les hérissons, les lapins ou lièvres peuvent y passer facilement. Mais les hérissons, j’en voit très peu maintenant. Je n’ai vu qu’un cette année chez moi.

Les hirondelles rustiques viennent chaque année depuis 10 ans chez moi pour faire leurs nids dans l’écurie ou j’ai 2 moutons, et sans doute les hirondelles rustiques profitent de la présence des mouches.

Sur ce même sujet, quand je vois un nombre de pigeonniers délabrés dans les champs en plein campagne, je me dis qu’avec des vaches ou moutons autour, ce sont des endroits parfait pour attirer les hirondelles rustiques à venir pour se reproduire.

Pourquoi ne pas mettre des nids (comme ceux vendus par le LPO), dans ces pigeonniers pour attirer les hirondelles rustiques ?

En 10 ans j’ai vu tant de changements dans ma commune, et c’est triste. Derrière chez moi il ya un grande bois, des champs travaillés, de l’espace. Pourtant les animaux et plantes sauvages disparaissent. Par exemple, les coquelicots deviennent de plus en plus rare.

Finalement, dans les villes, les maisons avec jardins arborés sont détruits pour construire des bloques d’appartements, souvent sans jardin. Les arbres anciens sont détruits par des bulldozers et les ecosystems entiers disparaissent avec les mètres cube de plantes et de terre qui sont vidés sans cesse dans les camions.

Nous avons tant besoin de vous...et vous avez tant besoin de nous. Travaillons ensembles pour que notre précieuse biodiversité soit sauvée, même par les plus petites gestes, car fait par chacun, et chacune, nous avancerons.

Joel Deya
13/10/2007
Protection de la foret et de sa biodiversité

Obligation est faite aux personnes résidents dans une zone incluse dans un Plan de Protection Risque Incendie (PPRI) de débroussailler autour de leur habitation. Les communes sont tenues de nettoyer les abords des chemins, eux mêmes passant le long des mêmes propriétés...La réglementation en vigueur implique la responsabilité de plusieurs acteurs (propriétaires terriens, résidents, communes,...), d’où difficulté de mise en oeuvre. Il est indispensable de repenser cette réglementation afin de permettre que des actions soient prises sans s’étaler sur de longues périodes comme c’est souvent le cas.

Je suggère que les municipalités soient directement responsables du non respect des règles fixées. A elles de s’assurer que les mesures sont appliquées sans délai, et de ne pas laisser ce soin aux particuliers.

Dans la majeure partie des zones classées à haut Risque Incendie il n’y a pas d’habitation à proximité. Aucune exigence de débroussaillage n’existe donc pour protéger ces espaces. Il se trouve cependant que la majorité des feux ont leurs sources dans ce type de terrain. La protection de quelques dizaines de mètres autour des maisons peut être estimée raisonnable, ce qui n’a rien de sûr, pour l’habitat. Pour la forêt sa faune et sa flore rien n’est exigé.

La forêt méditerranéenne est chaque année l’objet de feux dévastateurs. Je propose que les propriétaires de terrains boisés situés dans les zones à hauts risques, soient tenus de débroussailler leurs parcelles même si aucune résidence ne se trouve à proximité ? Il est vrai qu’une telle exigence à un coût. Cette obligation est cependant comparable, dans son esprit, à celle faite aux détenteurs d’actions boursières obligés d’acquitter un droit de garde auprès d’un établissement bancaire. Ces coûts pourraient, aussi, être supportés en partie par l’état qui, diminuant les risques, ferait des économies substantielles dans la lutte contre les incendies.

un agent de dévelo...
13/10/2007
agent de développement fédéral
Les fédérations Départementales de Chasseurs peuvent recruter depuis quelques années des agents de développement conformément au code de l’environnement. Ces agents, personnels qualifiés, titulaires de diplomes dans le domaine de la gestion et la protection de la nature (BTA Gestion Faune Sauvage/BTS gestion Protection de la Nature) oeuvrent chaque jour sur les territoires ruraux dans le cadre de dénombrement d’espèces animales ; de contacts avec les acteurs locaux que sont les maires, agriculteurs, chasseurs, usagers de la nature et également pour certains dans le domaine de la police de la chasse. Ils sont aujourd’hui des interlocuteurs incontournables de la surveillance des territoires et de leur bon état de conservation. Pour ce dernier point, la loi chasse 2000 n’a malheureusement pas octroyé à ces agents de réels pouvoirs en matière de police de l’environnement (dépot d’ordure, destruction d’espèces protégées...) pour laquelle seuls les agents de l ’ONCFS, de l’ONEMA et les militaires de la gendarmerie sont compétents. Etendre les compétences des agents de développement cynégétique dans ce cadre assurerait une dissuasion supplémentaire sur le seul budget des chasseurs.
JP
14/10/2007
Pour une Police de la nature INDEPENDANTE et FONCTIONNARISEE
Je suis outré de lire celà ! : De telles missions sont du ressort d’un service public et non d’agents (même assermentés) rattachés à des fédés de chasseurs ! ! ! Il faut une Police de la Nature rattachée à l’état, au même titre que la gendarmerie ou la police nationale, et non rattachée à un lobby ! Comment être juge et partie ? Si l’on veut encore se retrouver face à un système de justice à deux mesures, donnons ces pouvoirs à des "agents de développement cynégétique" : les chasseurs pourrons continuer à polluer en toute impunité, et les autres paieront le prix fort ! Combien de cas par le passé de chasseurs non verbalisés par les gardes fédéraux car ils étaient en position de force et connaissaient "qui il faut" pour faire pression sur le garde ? Alors NON à une Police de la nature partisanne, OUI à une Police de la Nature FONCTIONNARISEE ! ! !
séb
14/10/2007
Agents de Fédération

Absolument d’accord avec vous ! Il est important d’avoir une présence sur le terrain et d’assurer ainsi une surveillance active dans nos territoire ruraux. Les agents de développement sont une force supplémentaire pour assurer des missions de police de la chasse et de l’environnement.

Aujourd’hui les orientations politiques enménent à une diminution des éffectifs des agents de l’état (ONCFS, ONEMA...), pourquoi ne pas pallier à cette carence d’éffectif avec les agents de fédération ? D’autant plus que ces agents sont payés uniquement par les chasseurs.

Cites
14/10/2007
Chacun son rôle

Que va faire un agent de développement face à un administrateur de la fédé qui le paye ? ? ? il va le verbaliser ? ? ? Hé bien non tout simplement car il tient à son métier. Agent de développement = milice privée au service des fédérations de chasse.

Enfin, je rappel que les agents de développement ne sont compétents que sur les territoires dont les baux de chasse appartiennent à la fédération. bref les chasseurs vont payer pour se faire contrôler. l’année suivante, si ils ont été verbalisés, ces chasseurs ne donneront pas leurs droit de chasse ! ! !.

Rappel, un agent de fédération qui contrôle en dehors des baux de chasse, c’est un abus de pouvoir (c’est comme ci un gendarme français allait contrôler en allemagne... ou comme si un vigile de supermarcher allait contrôler votre panier en pleine rue.

La police, c’est la responsabilité de l’état.

Les agents de développement sont très bons et très utiles pour contrôler les chasses sur autruit ou les infractions au réglement intérieur des sociétés de chasses (ce que ne peuvent pas faire les agents de L’ONCFS ou de l’ONEMA vu le nombre de sociétés de chasse ou d’AAPPMA dans chaque département).

Gemo
13/10/2007
Regroupement des établissements publics.

Ce regroupement permettra très probablement de règler certains points de gestion générale dans le domaine de la biodiversité.

Cependant, chacun sait que , ces regroupements, délocalisations de moyens, et délégations locales de responsabilités de décision, se font toujours : - sur le papier " à moyens constants ", - et sur le terrain, dans le cadre du domaine opérationnel, avec la nécessité de dégager une " rentabilité économique ".

A ce jour, certains moyens humains territoriaux sont très nettement sous dimensionnés pour traiter avec un minimum de qualité et dans des délais raisonables les sujets du quotidien. Ceci se traduit d’ailleurs par des retards non négligeables dans la finalisation des dossiers et le suivi des opérations en cours.

Une vigilence accrue dans le domaine de l’affectation des moyens dans cette future agence reste donc vivement souhaitable.

VERLAINE
13/10/2007
La voiture cette amie qui vous veut du mal
L’homme est un être vivant. Il s’incrit dans un monde et un milieu vivant. La voiture est un paliatif qui détruit le monde vivant. Prenez 100km de route nationale et faites un collectif de ce vous allez voir gisant sur le sol. Les chouettes, les renards, les blaireaux, les pinsons, les moineaux, les chevreuils, les écureuils, toute cette biodiversité animale est détruite par l’être vivant le plus fort techniquement c’est à dire l’homme. Où sont les grands discours de protection de la nature de nos stratèges qui parlent de la préservation des espèces lorsqu’ils sont dans leur voiture ou dans leur salon ? Les chasseurs sont souvent mis au pilori, mais qui est-ce qui entretien la forêt, les chemins ? Qui paye les dégâts au cultures, qui organise les comptages d’estimation des espèces ? Ce ne sont pas des deniers publics qui sont utilisés, mais l’argent de chasseurs qui sert au bien de tous puisqu’il est utilisé pour la sauvegarde des territoires, des espèces et des cultures. Il faut savoir se parler, se connaître pour la sauvegarde d’un bien commun, la NATURE et sa biodiversité.
athena
12/10/2007
la biodiversité dite "ordinaire" : un joyau quotidiennement malmené et détruit

J’habite une région d’agriculture intensive. De plus en plus fréquemment dans nos bourgs et villages, la biodiversité dite "ordinaire" est quotidiennement malmenée et détruite aux "pas de nos portes" par les collectivités locales, les acteurs locaux et les habitants. Souvent suite à une expansion immobilière et/ou du réseau routier croissante, à des modifications du Plan d’urbanisme, des remembrements abusifs, par souci de "propreté" ou bien tout simplement par ignorance, de nombreuses zones periphériques, écologiquement riches et diversifiées, des bourgs et villages de nos campagnes voient leurs supercifies se réduire comme peau de chagrin ! On se moque totalement de ces espaces, véritables zones tampon entre le coeur des communes et les milieux environnants souvent agricoles ou routiers écologiquement pauvres.

Quelques exemples concrets et quotidiens d’actions néfastes à la biodiversité : *au niveau des municipalités :
  fauchage estival systématique des talus des chemins ruraux, des fossés ou des friches. (il faut que se soit "propre" !)
  broyage estival de la frondaison des arbres en lisière de chemin.
  autorisation de construire dans des zones naturelles (vieux vergers, prairies, jardins potagers périphériques)
  demande explicite lors d’une construction nouvelle en zone pavillonaire de planter une haie persistante (arbustes caducs à proscrire sous peine de déranger les voisins avec les feuilles mortes)
  rénovation de monuments historiques : rebouchage de fentes dans les murs propices aux oiseaux et autres chauves-souris.

* au niveau des acteurs locaux et autres
  défrichage en été de bosquets ou comblements de mares naturelles par certains agriculteurs ou entrepreneurs (pour une remise en culture ou bien création de plate-formes de dépôts)
  fauchages trop hâtifs de certaines jachères
  désherbage et broyage estivaux par la SNCF le long de la voie ferrée.

*au niveau des habitants
  lors d’une construction nouvelle, arrachages fréquents de haies naturelles existantes(aubépine, prunellier) au profit d’une plantation de thuyas (véritables barrières vertes inhospitalières pour la faune indigène) ou bien arrachages d’un vieux verger (trous d’arbres favorables aux oiseaux cavernicoles) au profit d’arbres et arbustes d’ornements "exotiques". Disparition d’une prairie naturelle au profit d’une pelouse.
  Souci d’un jardin "propre" avec son lot de désherbants et d’insecticides. (alors que les jardins des lotissements ou des zones pavillonaires pourraient constituer un véritable réservoir si chacun laissait un coin de nature sauvage au fond de son terrain !)

Voilà donc quelques exemples (parmi beaucoup d’autres) réalisés dans l’indifférence et l’ignorance les plus complètes. Ceci multiplié à l’échelle national représente un préjudice énorme à notre biodiversité "ordinaire" en soit celle que beaucoup de citoyens ne voient pas, ne connaissent pas et donc dont ils ne se soucient pas ! Il est vraiment tant d’agir et de sensibiliser !

J.C. Laleure
12/10/2007
préserver une nature ordinaire

Il appartient aux collectivités territoriales (commune, département, région) de donner l’exemple en matière de préservation de ce qu’on peut appeler la nature ordinaire.

Ainsi, l’emploi de pesticides devrait être inderdit par les services gestionnaires des territoires concernés que ce soit au niveau des espaces verts, des bords de routes, ... Une gestion différenciée devrait être généralisée.

Le passage répété des engins de broyage en bordure des routes constitue un gaspillage et une pollution inutile. Hormis les situations qui impliquent la sécurité des usagers, le plus souvent un fauchage annuel serait largement suffisant. Laissons la végétation spontanée se développer, c’est la base de l’enrichissement de la biodiversité.

En parallèle, ces mêmes collectivités doivent faire un effort de communication auprès de nos concitoyens afin de les informer des méthodes mises en oeuvre pour préserver cette nature ordinaire et la biodiversité. De l’herbe sur un trottoir, des ronciers au bord d’une route, etc , ne doivent pas être interprétés comme une démission, voire une incompétence des services gestionnaires de ces espaces, mais comme la mise en oeuvre d’une réelle politique visant à stopper l’érosion de cette biodiversité.

Pierre LE GOFF
12/10/2007
Une présence sur le terrain

Aujourd’hui, il est clair que de nombreux organismes se donnent à 110 % pour protéger et faire respecter la biodiversité. Mais il semble qu’il existe encore une trop importante pénurie de main d’oeuvre essentiellement due à un manque de moyens donnés à ces acteurs de terrain pour la sensibilisation ainsi que sur les actions de gestion, d’expertise et de contrôle.

Entre autres, l’ONCFS dont les principales missions sont la police de l’environnement et l’expertise technique sur les milieux et les espèces manque de plus en plus de moyens et semble parfois devoir mettre les enjeux qu’il devrait défendre en sourdine face à des lobbies trop puissants et trop proches des pouvoirs politiques. La neutralité que devrait revêtir un tel oranisme est cruciale pour la bonne conduite de ses missions.

En ce qui concerne l’expertise technique, l’importance de l’ONCFS est fondamentale tant son impartialité et sa vocation à être la voix du bien public est liée à son statut d’organisme public. De même, le rôle de police de l’environnement qui semble de plus en plus nécessaire vue la diminution constante des espaces naturels et de leur attractivité de plus en plus importante pour les activités de loisirs de toute sortes (randonnées, loisirs motorisés, etc.) rend ces milieux vulnérables.

Enfin, les structures aux compétences environnementales ne doivent pas souffrir d’une diminution de ses effectifs tant les besoins réels sont importants et l’échelle de décision et d’expertise doit être locale.

Association FERUS ...
12/10/2007
Faire un effort exceptionnel sur les espèces qui génèrent des conflits 4

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4 Il faut aussi une bonne police

On néglige souvent le fait que la seconde cause de disparition des espèces après la destruction des habitats est leur destruction directe par l’homme (à égalité avec les espèces invasives). Les effets du changement climatique ou de l’accumulation des polluants ne se feront sentir que « trop tard » pour de nombreuses espèces que l’homme aura éradiqué directement bien avant. Pour lutter contre cette cause majeure de déclin de la biodiversité, en plus d’une grande éducation populaire, rien ne vaut une bonne police de la nature.

Avec environ un agent pour 25 000 hectares, et un agent pour 5000 kilomètres de bord d’eau, la France est un nain en la matière parmi les pays modernes. Il faut aborder ces questions triviales, peu compatibles avec le destockage des agents publics, et faire une exception dans ce domaine.

Il faut aussi durcir les lois de protection, la tentative de destruction d’espèce protégée n’est pas punissable en France, la perturbation intentionnelle et la destruction des biotopes ne sont sanctionnées que symboliquement.

5 Il faut enfin des experts indépendants

Le groupe du Grenelle a beaucoup évoqué cette question des outils de mesure et d’appréciation des politiques, elle est cruciale pour les espèces qui dérangent puisque leurs ennemis racontent n’importe quoi sur leurs nuisances, leur dangerosité, leur incompatibilité avec d’autres formes de biodiversité, leurs coûts pour la société. A l’inverse aucune évaluation indépendante sérieuse de la pertinence globale des activités en question au regard de l’impératif de conservation de la biodiversité n’est actuellement possible et le sujet est tabou.

Il est donc nécessaire de renforcer aussi les moyens humains en diplômés de haut niveau placés dans des lieux indépendants des pressions des lobbies et si possible des pressions politiques, capables de dire quelles orientations sont réellement durables au regard des enjeux de conservation de la totalité des espèces dans la totalité de leurs habitats naturels. Quant aux travaux de recherche sur ces espèces, ils ne seront généralement pas financés par des fonds privés, alors qu’ils sont indispensables pour résoudre les conflits. Là encore la question d’un changement d’échelle dans les financements publics est clairement posée (l’ensemble du programme d’action biodiversité coûte trois euros à chaque Français...).

Association FERUS Ours-Loup-Lynx Conservation / www.ferus.org

Association FERUS ...
12/10/2007
Faire un effort exceptionnel sur les espèces qui génèrent des conflits 3

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3 Pour ces espèces, il faut de l’espace.

Malgré les zones protégées et Natura 2000, on souffre encore d’un énorme déficit de milieux vraiment naturels. La plupart de ces espèces « à problèmes » ont un grand besoin de tranquillité. Le groupe du Grenelle mentionne la rareté des surfaces naturelles continues de plus de 50 kilomètres carrés. On devrait ajouter que les zones dans lesquelles n’existe aucune infrastructure permettant la pénétration d’un véhicule à moteur sont rarissimes. Si l’on inclut les pistes forestières carrossables (même quand l’accès est théoriquement restreint)ce sont les espaces d’au moins UN kilomètre carré qui sont l’exception en France.

La lutte contre l’artificialisation des sols est justement préconisée par le groupe, avec évocation de mesures fiscales. Certaines espèces sont précisément mal perçues parcequ’elles occupent des espaces convoités, sur le littoral, en montagne, près des eaux douces. Les tétraonidés, les tortues ne seront conservés qu’au prix de renonciation à des activités de loisirs très populaires et très rentables. Plus généralement l’étalement urbain et le cloisonnement par les infrastructures repousse des espèces vers des lieux où elles entre en conflit direct avec l’homme.

Il faudrait d’une manière ou d’une autre instaurer une règle en dehors des zones urbaines : pas un kilomètre de voie créé sans qu’on en supprime un autre, par exemple une vielle piste forestière ou une route « touristique » qui ne dessert plus d’habitation permanente. Et il faudrait, si l’on estime qu’il faut passer de 60 000 hectares artificialisés par an -un département tous les dix ans !- à 30 000, puis à 10 000, faute de quoi la nature ne sera pas durable, établir au niveau national un contingent annuel maximum de surface équipable à répartir dans les documents d’urbanisme (en volume) avec une autorité régulatrice et compensatrice. La juxtaposition des efforts spontanés (s’ils existent) des collectivités décentralisées n’aboutira jamais à ralentir l’étalement, et la fiscalité poussera surtout à la hausse du prix des équipements.

Association FERUS ...
12/10/2007
Faire un effort exceptionnel sur les espèces qui génèrent des conflits 2

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2 Le monde politique doit assumer les conséquences de cet engagement global.

On en est loin, on ne peut qu’être frappé par l’incapacité quasi totale des élus territoriaux à faire autre chose que défendre les intérêts dits économiques immédiatements menacés par la survie des espèces qui dérangent. Au mieux les régions s’abstiennent prudemment de s’exprimer, les départements, les communes et les parlementaires « locaux » harcèlent l’Etat . Avec pour résultat d’une part que cela renforce l’image négative d’une biodiversité protégée par Paris contre le sentiment des populations locales, d’autre part que cela pose la question de la contradiction entre des engagements internationaux précis et l’affirmation qu’il faut prendre en compte les désirs des populations concernées.

Au minimum un gros travail de formation et d’éducation interne aux partis politiques est nécessaire pour que la biodiversité cesse d’être un domaine où il est permis de dire n’importe quoi au nom de la défense des intérêts économiques.

Association FERUS ...
12/10/2007
Faire un effort exceptionnel sur les espèces qui génèrent des conflits.

Il s’agit ici d’une petite contribution complémentaire à l’excellent travail qu’a déjà produit le groupe sur la biodiversité.

Il est issu de l’expérience de FERUS, association nationale qui protège les grands carnivores.

Les espèces qui génèrent des conflits ne sont pas toutes « menacées », certaines même ne se portent pas trop mal. (il n’est pas question, bien sûr, des espèces invasives).

Il existe un dispositif général consistant à décliner par groupe d’espèces et même par espèce la stratégie nationale pour la biodiversité, mais il faut intensifier les politiques de soutien aux espèces qui suscitent des réactions de forte hostilité dans des fractions de l’opinion. Et peut être mettre en commun au sein d’une task force (dans une Agence pour la Nature ou un service de ministère) les éléments qui les rassemblent, avant de leur consacrer ensuite des plans d’actions particuliers. Ces espèces qui dérangent sont en effet de parfaits révélateurs des énormes obstacles que rencontrera l’ambitieux projet d’arrêter l’érosion de la biodiversité. On le constate dans cinq domaines au moins.

1 Le combat pour la biodiversité commence dans les esprits.

Ce n’est pas parce que les scientifiques sont unanimes que tous les publics adhèrent. Ceux que la présence du loup, de l’ours, mais aussi du hamster, de rapaces ou d’oiseaux piscivores, d’insectes xylophages inféodés aux vieux arbres dérangent proclament : ces espèces ne sont pas menacées, elles existent ailleurs que chez nous ( qu’en France, ou que dans notre région), donc nous pouvons les faire disparaître. Les vieux concepts d’utile et de nuisible ressurgissent vite, « à quoi servent-elles, qu’à nous pourrir l’existence ? ». L’affirmation par ailleurs fort belle que la Biodiversité est l’Assurance vie de la Terre -mentionnée par le groupe du Grenelle-est comprise par les ennemis de ces espèces comme une sorte d’appel à constituer un conservatoire de specimens, une banque de gènes et donc les éxonère de l’obligation de maintenir in situ les espèces qui ne sont pas strictement endémiques et menacées.

Il est impératif que l’ensemble des forces qui auront à accompagner la stratégie pour la biodiversité trouve les mots et les vecteurs pour combattre cette propension à trier entre les bonnes et les mauvaises causes (on a vu sur l’ours de nombreux bons esprits reprendre à leur compte l’affirmation des éleveurs que l’animal « n’avait plus sa place »).

jeannot
12/10/2007
Oui et encore ? !

La mise en œuvre de la SNDD et de la SNB demande plus que des objectifs, elle demande des moyens et une implication forte des hiérarchie et cela sous contrainte si il le faut. Je suis fonctionnaire à l’ex-ministère de l’équipement et je vous jure qu’il y a du boulot quand je connais des chefs de services qui disent publiquement que le développement durable il s’en foute. Si si j’en connais un, qui vient d’avoir sa mutation d’ailleurs. Les vielles habitudes ont encore la vie dure quand il s’agit de faire du béton et du bitume.

Quand à la création d’une nouvelle institution (agence), je ne crois pas que cela soit une réelle plus-value. Il suffit de voir la réforme des services de police de l’eau. Trop de services déjà en place, et qu’est ce qui vient d’être fait : création en plus de l’ONEMA. Non, il faut clarifier et simplifier les rôles de chacun.

GuillaumeC49
12/10/2007
acteurs de terrain

• La trame verte est une bonne idée, à condition qu’elle se construise d’abord par une démarche incitative et contractuelle avec les acteurs du terrain. Elle ne doit pas être le prétexte à multiplier les espaces sous statut réglementaire protégé.

• Les aires marines protégées ne doivent pas être « découplées » des sites N2000 en mer. Il faudra, dans la mesure du possible, superposer ces aires marines aux réserves de chasse déjà existantes sur le littoral (réserves de chasse maritime notamment) pour autant que ces dernières aient aussi un intérêt halieutique

• Concernant l’agriculture, oui pour augmenter les financements mais surtout les rendre attractifs pour l’agriculteur : restaurer le bonus incitatif de 20% qui existait pour les MAE (au titre de la prise en charge des « coûts de transaction »), leur conférer l’objectif de biodiversité ordinaire sur l’ensemble du territoire et pas seulement sur les sites N2000.

• D’accord pour réorienter la Recherche à l’INRA mais intégrer les aspects socio-économiques en lien avec l’environnement. Les fédérations de chasse devraient participer aux « questionnements » de l’INRA sur ces nouvelles recherches.

• Pas d’accord avec le point 7 quant au développement des aires protégées, il y en a suffisamment déjà en France notamment avec N2000. Il faut changer de méthode, celle des espaces protégés à déjà fait la preuve de son insuffisance.

• Refuser de se prononcer sur les 131 plans de conservation et restauration tant que l’on ne connaît pas la liste des espèces concernées. Ceux ayant trait à des espèces chassables doivent être pilotés par les Fédérations de chasseurs.

GuillaumeC49
12/10/2007
acteurs de terrain
• L’Agence de la nature : La mission parlementaire préalable est une bonne chose. Associer les acteurs de terrain, par exemple les fédérations de chasse ou de pêche. Il faudra financer ses activités par une contribution de tous les usagers de la nature. Mettre en place des agences régionales
AGO
12/10/2007
Appliquer et faire appliquer les lois

Je crois que toutes les analyses et synthèses ont déjà été faites concernant la nécessaire protection de l’environnement.

Malheureusement même lorsque la législation existe , c’est l’application qui est absente. Protection de l’environnement, du littoral ,des espèces en danger, traitement des déchets, rien n’est suivi.

Nous suggérons la création d’une Garde Nationale de l’Environnement pour faire appliquer les lois et donner des sanctions exemplaires , ce qui semble malheureusement être la seule dissuasion à toutes sortes d’exactions des contrevenants.

Pour l’Association Guadeloupéenne d’Orchidophilie Le président V.R. HAMPARIAN

Topinambour
12/10/2007
Conservation des ressources génétiques des plantes cultivées

Il existe dores et déjà des réseaux de conservation sous l’égide du Bureau des ressources génétiques. Plus d’une vingtaine d’entre eux se consacrent aux plantes cultivées (céréales, tomates, maïs, fouragères...). Il faudrait les consolider et en créer de nouveaux pour des espèces primordiales qui n’en ont pas (pomme de terre ou haricot par ex).

Les échanges de ressources génétiques françaises doivent être coordonnés par une structure nationale référente de la biodiversité, qui intègre les entreprises de semences, premières concernées pour les espèces cultivées.

bmp
12/10/2007
le paysage agricole
des zones agricoles à perte de vue sans haies propices à amplifier les catastrophes climatiques et nuisibles au développement de la faune si fragilisée il est grand temps de repenser les limites de propriété pour retrouver un équilibre naturel. Les jachères fleuries, c’est très important pour les abeilles,
Cécile
12/10/2007
Agriculture et biodiversité

La biodiversité s’exprime à tous les niveaux : sur le sol, végétaux et animaux, cultivés/domestiques et sauvages mais aussi dans le sol : ces milliards d’êtres vivants insoupçonnés mais bien réels et inévitables acteurs de la vie sur terre. Et bien, il existe une forme d’agriculture qui essaye de préserver tout cela. Ce n’est pas la bio mais l’agriculture de conservation : www.agriculture-de-conservation.com Celle-ci est partie, il y a plusieurs années, d’un constat : nos sols se dégradent et nous perdons toute la vie qu’ils contiennent et donc leur fertilité. D’où des conséquences en terme de production, bien entendu. Des agriculteurs pionniers ont donc réfléchi au problème, se sont aussi inspirés d’expériences étrangères, notamment en Amérique du Sud. Ils ont arrêté de labourer car le labour détruit l’écosystème sol, augmente l’érosion, entraîne une perte de matière organique et, à terme, entraîne des pertes de rendement. D’un point de vue économique, c’est aussi beaucoup de temps passés dans les champs et du carburant dépensé. Donc abandon du labour pour ces agriculteurs (on parle souvent de démarche TCS) mais aussi deux autres éléments très importants et qui vont jouer sur la biodiversité également, tout comme l’environnement en général :
  implantation de couverts végétaux les plus riches possibles entre deux cultures. De ce fait, le sol est toujours couvert (limitation de l’érosion), il y a un enrichissement en espèces végétales animales et donc en matière organique etc
  enrichissement des rotations : on ne veut plus de monoculture mais, bien au contraire, plusieurs cultures aussi variées que possible avec des légumineuses qui vont permettre, en assurant le stock d’azote dans le sol, de faire, à terme, des économies d’engrais. On peut aussi observer, en alternant les cultures de familles différentes, une moindre pression parasitaire et donc une moindre utilisation des très controversés pesticides. Tout n’est pas encore parfait mais ces agriculteurs veulent tendre vers ce respect de la vie. Cela est déjà très important.

Sans compter mais là, mon propos dépasse le seul sujet de la biodiversité, l’agriculture de conservation est aussi une agriculture du carbone qui limite considérablement les déperditions de CO2 dans l’atmosphère.

Bassin d’Arc...
12/10/2007
Biodiversité et Littoral sur-urbanisé

Aucun développement ne peut être conçu sans que soit prise en compte, de façon centrale, la protection des territoires naturels, de leurs ressources et de leur rôle pour la préservation du vivant.

Sur nos territoires littoraux, plus qu’ailleurs, la question démographique génère diverses problématiques : l’afflux excessif de population, additionné de débordements estivaux, ne sauraient être absorbé sans dommage par les espaces terrestre et maritime extrêmement fragiles.

Les conséquences de cette « course au Littoral » sont multiples :

· Sur-développement de l’urbanisation et des infrastructures ; recul incessant des espaces naturels ; occupation d’une large partie du territoire par des résidences secondaires fréquentées seulement quelques jours et qui concourent à l’extension urbaine ; extinction des coupures d’urbanisation ; dégradation, perturbation et appauvrissent de l’Environnement ; saturation des routes, des réseaux d’eaux usées et des déchets ; accroissement inexorable de l’empreinte écologique que subit ce Pays ; · Surconsommation d’eau ; pollutions de l’air, de l’eau, des sols ; pollution auditive, pollution lumineuse ; · Destruction d’écosystèmes et de corridors biologiques vitaux ; atteinte à la variété des espèces et aux effectifs des populations animales ; constant recul de la biodiversité terrestre et marine ; · Accaparement systématique des territoires par le tourisme et les loisirs ; insistance inquiétante sur les possibles « fonctions récréatives » associées aux divers biotopes ; prétendue « valorisation » se traduisant par l’accaparement invasif des territoires -accentué par l’explosion du temps dédié aux loisirs ; artificialisation des espaces naturels, surfréquentation, comportements non-respectueux de la Nature, accroissement du risque incendie, pollutions, dégradation de la flore, perturbation faunique.

Face à ces excès, des actions de régulation et de protection doivent être engagées par le biais d’une politique volontariste. La flore et la faune dépendent de leurs biotopes menacés : la restauration de la diversité biologique est l’un des enjeux majeurs de la préservation des écosystèmes vis-à-vis de l’emprise humaine :

· Placer la restauration de la diversité du vivant au fondement d’une démarche d’amélioration continue des actions humaines ; · Déterminer globalement, et commune par commune, des seuils de capacité d’accueil ; réguler l’étalement urbain ; favoriser l’installation de résidences partagées ; élaborer les grands documents d’urbanisme avant les Plans Locaux d’Urbanisme ; protéger les ultimes coupures d’urbanisation et autres espaces naturels ; · Respecter la valeur intrinsèque des biotopes et leur rôle en tant qu’habitats naturels ; les préserver des dégradations et perturbations affectant la vie sauvage ; · Etablir des diagnostics environnementaux complets en s’appuyant sur les connaissances des Associations de Protection de la Nature ; conférer aux territoires la fonction première de sauvegarder les richesses naturelles ; respecter les dispositifs de protection -EBC, Sites Inscrits et Classés, ZICO, ZNIEFF, ZPENS, Natura 2000, réserves... ; préserver ou restaurer les corridors biologiques ; · Permettre la « découverte de la nature » avec accompagnement pédagogique.

Une cause majeure du recul de la diversité biologique est la volonté d’exercer un contrôle absolu. La destruction d’espèces jugées « nuisibles » (insectes, carnassiers, ... ) aboutit à la perte ou à l’affaiblissement d’une foule d’autres espèces, à la rupture de chaînes alimentaires et à un grave appauvrissement faunique. Il est nécessaire de sauvegarder la biodiversité sous tous ses aspects :

· Rejeter la destruction systématique d’espèces étiquetées « nuisibles » ; · Favoriser la restauration des équilibres biologiques naturels ;

La Forêt

La sylviculture attribue ordinairement à la forêt une fonction productiviste, fondée sur des coupes rases, la suppression du sous-bois, une fragilisation excessive des sols et un grave recul de la biodiversité. De larges pans de la sylve du Pays de Buch sont pourtant constitués de forêts directement issues de la forêt primaire : des milliers d’hectares de Forêt Usagère gérés « en jardinage » sont riches en flore et en faune et fournissent un bois d’exception. Preuve est donc faite, localement, qu’il est possible de cultiver la forêt sans l’appauvrir. Ce modèle mérite d’être suivi par :

· La pratique d’abattages de moindre surface, moins perturbateurs, ouvrant le milieu de façon sporadique, favorables à l’enrichissement des écosystèmes ; · Le maintien de zones de sous-bois, d’îlots de feuillus, de riches zones de sénescence ; · La mise en œuvre d’une sylviculture modérée et respectueuse des sites, compatible avec la préservation de la richesse des biotopes.

L’agriculture

Sur le littoral, les zones agricoles sont dévorées les unes après les autres par l’urbanisation. Il s’agit de conserver urgemment les territoires agricoles ainsi que les activités fondatrices et traditionnelles qui s’y rattachent, en promouvant :

· La sauvegarde des champs, bocages, jardins maraîchers, etc. ; · Une agriculture traditionnelle, de petites surfaces, peu polluante, peu perturbatrice, riche en biodiversité.

Les eaux douces

L’eau est vitale : rivières, lacs, canaux, crastes, sources sont des lieux de vie, de reproduction, de protection et d’alimentation pour toute la faune aquatique, semi-aquatique et terrestre. L’eau douce doit donc être préservée pour tous les vivants ! Les sécheresses, aggravés par le réchauffement climatique, épuisent la ressource ; la multiplication des pollutions affecte également la ressource aquatique.

La question de l’eau est prioritaire et impose la mise en œuvre d’urgentes démarches de sauvegarde :

· Economiser l’eau à tous niveaux -eau potable, eau des puits de jardin, eaux pluviales ; · Empêcher le comblement des cours d’eau et des zones humides ; éviter l’artificialisation des berges des plans d’eau, des canaux, des crastes et des sources ; · Préserver l’accès à l’eau pour la faune sauvage ; · Combattre sous toutes leurs formes les pollutions des eaux douces.

La Mer

Les écoulements polluants issus du bassin versant altèrent les eaux marines. Il est donc essentiel de diagnostiquer et résoudre la question des pollutions issues des terres agricoles, sylvicoles, des jardins, décharges, industries, etc. et des activités nautiques, afin de préserver la salubrité de l’eau marine :

· Récupérer les produits dangereux ; contrôler les lixiviats issus des décharges -officielles ou non ; · Dépolluer les écoulements des exutoires et les conformer strictement aux normes européennes ; · Réduire les pollutions issues du nautisme motorisé : eaux noires et grises, hydrocarbures, peintures antifouling, etc. ; exclure le clapage des vases portuaires chargées de substances bio-accumulatrices nocives ; valoriser ces boues en inertant les particules toxiques ; · Assurer le stockage des bateaux à terre ; supprimer les bateaux-ventouses, résidences flottantes portant atteinte à la salubrité des eaux.

La mer est un milieu riche mais dont les ressources doivent être économisées : · La pêche et l’aquaculture doivent préserver la ressource halieutique et la diversité biologique marine ; · Encourager les installations visant à la restauration de la biodiversité marine.

Ressources, énergies, impact

Après un développement ininterrompu de plusieurs siècles, il apparaît nécessaire d’envisager une pause, voire un recul dans certains domaines afin de léguer aux enfants à naître un territoire viable :

· Engager une décroissance ponctuelle ; assortir tout projet de développement d’une étude d’impact complète dite « empreinte » ; mesurer le coût écologique des diverses activités humaines ; · Développer la géothermie, le solaire ; · Mettre en place une évaluation locale du type Indice Bassin Vivant (IBV) fondé sur le suivi d’espèces végétales et animales représentatives ; · Evaluer concrètement et ponctuellement les initiatives favorables à l’Environnement ; en extraire de nouveaux objectifs mesurables.

laure
12/10/2007
la biodiversité dans nos assiettes

On parle ici beaucoup de la biodiversité d’espèces non domestiques, et c’est tout à fait normal car elles sont asscociées à des milieux que l’homme menace.

Mais quid des espèces domestiques ? Afin de rentabiliser leur cultures certains agriculteurs pratiquent la monoculture, mais cela est non seulement en contradiction avec les traditions paysannes mais en plus une source de problèmes : sol appauvri, fragilisation des plantes et transmission plus rapide des maladies, etc. Ce point a d’ailleurs été déjà abordé par les internautes.

Je souhaite en fait aborder la diversité des espèces cultivées et élevées ; de plus en plus on utilise des espèces standardisées, globalisées au dépens d’espèces (ou races) plus rustiques qu’on estime moins rentables. Mais ces espèces sont une partie de notre patrimoine, elles représentent l’héritage de nos ancêtres qui ont passé des années à les sélectionner. Certaines ne sont pas cultivées car ne pouvant pas être calibrées, d’autres parce qu’elles ne sont pas commercialisées par des IAA. C’est une véritable abberration. Si on n’agit pas pour la biodiversité des espèces domestiques, nous auront le choix entre 2 races de vache (1 laitière et 1 bovine), 1 race de porcs, 3 types de pommes, etc.

Ces délaissés de l’agriculture représentent une part du génôme à protéger...

j-e
12/10/2007
prime à la biodiversité pour les agriculteurs
Bravo, vous avez totalement raison. Les races et variétés anciennes, pratiquement toutes en voie de disparition, sont pourtant synonymes de saveurs et goûts différents. Ce sont elles qui ont fait la réputation mondiale de la bonne cuisine française. Par rapport à il y a seulement dix ans, on commence à pouvoir acheter de la viande de qualité qui provient d’une race dont le nom est indiqué : par exemple la vache Salers, le porc Gascon. Mais cela est encore marginal. Il suffirait que les Français puissent acheter des oeufs de poules Gauloises pour que cette race, notre emblême national, en voie de disparition, soit sauvée. Si les races locales étaient valorisées par l’aspect culinaire, la quasi-totalité pourraient être sauvées. Les races et variétés locales, ancestrales, pourraient représenter une formidable richesse pour l’agriculture de demain si elles étaient valorisées. Leurs qualités liées à un terroir ne sont pas copiables ni délocalisables. Cependant, comme elles sont moins productives que les souches industrielles et les races mondialisées, elles vont rapporter moins aux agriculteurs qui seront les pionniers de leur élevage. Pour que certains se lancent, et puissent en vivre économiquement, il faut que la perte éventuelle de revenus soit compensée par une "prime à la biodiversité". Une fois que la race sera popularisée, la demande et le prix seront suffisamment élevés et il n’y aura plus besoin de prime. Les races locales rustiques sont celles qui redynamiseront économiquement l’agriculture de demain.
François Grenier
12/10/2007
développer la biodiversité

Des moyens simples peuvent etre mis en place :

Planter des haies en bordure de champs pour en meme temps limiter les risques d’érosion et développer des réservoirs d’insectes auxiliaires (coccinelles...)

Implanter des jachères fleuries : intéret mélifère pour les abeilles, reservoir faunistique et aussi c’est très esthétique !

Planter des arbres en bordure de toutes les infrastructures routières, ferroviaires...

Végétaliser toutes les zones non agricoles.

ANPCN
12/10/2007
menace sur les écosystèmes nocturnes
Une menace pèse lourdement sur les écosystèmes noctures due à l’excès d’éclairage artificiel public,commercial et ornemental.Cette menace est particulièrement évidente avec l’éclairage des arbres et les mises en lumière des sites naturels et particulièrement des falaises ;Millau, les Pénitents des Mées et d’autres.On demande à + de 50.000.000 de français d’éteindre leur veilleuse de téléviseurs(de1/2W).Pendant ce temps une partie des 36000 responsables de collectivités locales et les responsables d’organismes officiels divers inondent de lumières Mairies, Chateaux,parcs quais,futaies,ruines etc..qui sont pour la plupart très fréquentés par les colonies de cette faune nocturne menacée de fragmentation,de fragilisation et peut-être de disparition.Il suffit de regarder les abords d’un projecteur placé au pied d’un batiment public pour constater qu’1cm et souvent plus de cadavres d’insectes sont morts soit par brulûre soit par épuisement après avoir tournoyé autour trop longtemps, attirés par la source de lumière installée sans souci des conséquences sur les espèces qui vivent et sont actives la nuit. Il peut paraître normal de mettre en valeur certains édifices,mais il faut donner à ces mises en lumières un caractère évènementiel.Pourquoi illuminer toute la nuit,tous les jours et toute l’année.Ne pourrait-on pas le limiter à quelques jours par mois en pratiquant une coupure en seconde partie de nuit. Pourquoi éclairer quand il n’y a pas de toursites,qu’il n’y a plus personne dans les rues parcequ’il est plus de minuit ou qu’il fait -10° dehors.Egalement les milieux de l’éclairage public ont créé le besoin d’éclairer fort en élevant le coefficient d’uniformité,le besoin créé devenant un marché substentiel pour les professionnels et les intervenants.Selon la profession il s’agit de supprimer les trous noir qui ne sont en réalité que des zones plus faiblement éclairées.On peut regretter qu’un nombre important d’élus et d’aménageurs se soient faits complices de cette version des choses qui consiste à améliorer la circulation des voitures alors que des expériences prouvent que l’éclairage favorise la vitesse et donc la gravité des accidents. L’application des ses principes est faite au détriment des riverains qui subissent de plus en plus de lumière intrusive et par surcroit sont les contribuables dont les impôts ont servi à faire ces aménagements dont les normes sont néfastes à l’environnement nocturne dans son ensemble.
philippe
12/10/2007
l’homme acteur de la nature
N’en deplaise a certains bien pensants, l’homme est un acteur de la nature Vouloir reimplanter des especes sans recueillir l’adhesion des acteurs locaux ( habitants , eleveurs , agriculteurs , chasseurs , pecheurs ) est voué a l’echec Plutot que de vouloir restreindre certaines activites ancestrales ( chasse et peche), pratiquées majoritairement par des passionnés de nature , il faut donner la priorite au retablissement de biotopes favorables : il n’y a pas de pou sur la tete d’un chauve il n’y a pas de perdrix dans les champs denudes il n’y a pas de grenouilles dans les mares assechées il faut certainement beaucoup de courage et de privations pour tous (agriculteurs , chasseurs , pecheurs , touristes , skieurs , randonneurs ; consommateurs , etc..)pour accepter le cout et les privations necessaires au retablissement de biotopes favorables . une des pistes est certainementla mise en place d’une agriculture diversifiée , locale , et permettant a des agriculteurs de vivre dignement sans course au rendement ce doit etre un chantier europen
Nature Midi-Pyréné...
12/10/2007
Contribution de Nature Midi-Pyrénées, association régionale de protection de la nature

Nature Midi-Pyrénées, association régionale de protection de la nature agit sur l’ensemble de la région Midi-Pyrénées pour connaître, faire connaître, protéger les espaces et les espèces et sensibiliser à la préservation de notre patrimoine naturel. Nous souhaitons donc,en tant qu’acteurs de la préservation de l’environnement et citoyens concernés, apporter notre contribution à ce Grenelle. Il nous paraît important de souligner que, si pouvoirs publics et citoyens commencent à prendre conscience de la nécessité d’agir pour limiter le changement climatique et les atteintes à la santé, les préoccupations concernant l’appauvrissement de la biodiversité et le recul de la nature passent souvent au deuxième plan. C’est pourquoi nous insistons sur la nécessité de faire preuve à la fois de pédagogie et de fermeté pour leur application.

Nous vous proposons de découvrir l’ensemble des propositions de Nature Midi-Pyrénées via le lien suivant :

http://www.premiumwanadoo.com/naturemp/3Actu/cadre_presse.htm

Patricia Beucher s...
12/10/2007
et la biodiversité des plantes cultivées, rien ?
Présente à la consultation publique de Laval ce jeudi 10 octobre, j’ai été sidérée de constater, que dans cette région (Centre + Pays de la LOire) qui recèle la plus riche tradition semencière de plantes vivrières d’Europe, aucune allusion n’a été faite à la conservation de ce patrimoine pourtant essentiel à l’avenir d’une agriculture qui ferait une part plus large à l’agronomie, selon le souhait même du groupe 4 de la région ! La réponse "on n’a pas pu traiter toutes les questions, c’était trop vaste", me paraît bien courte. Mais elle est assortie à la teneur de cette réunion régionale qui n’avait rien d’une consultation citoyenne ! A Laval nous n’avons rien su de ce qui serait fait des questions et suggestions du public. C’est dommage de prendre une fois de plus les citoyens pour des gogos, car dans la salle il y avait un grand nombre d’intervenants de qualité et il y a largement matière à un vrai débat. Patricia Beucher, association Savoirs partagés, le lude (72)
Médor
12/10/2007
chemins ruraux quelle ambition ?
Les chemins ruraux, constituent avec les talus et les haies des éléments structurantt du paysage de plaine. Ils constituent des bandes enherbées propices à la promenade et au déplacement des animaux. Hélas, par négligence ou par cupidité, ils sont désherbés, rognés par les labours, voire aborbés par les riverains. Il faut mobiliser les maires ruraux sur la reconquête de ces biens publics, afin qu’ils soient respectés et entretenus avec des méthodes respectueuses de la faune et de la flore. En outre, des bandes enherbées et des haies installées de part ou d’autre des chemins augmenteraient significativement leur intérêt paysager, faunistique et floristique, ce serait des lieux de promenade accessibles à tous.
Valéry
11/10/2007
Brigade verte
Une expérience unique en france pourrait servir d’exemple. La création en 1989 de la Brigade Verte (Syndicat intercommunal de Garde Champêtre du Haut-Rhin) dans le département du Haut-Rhin a permis de mettre sur le terrain des gardes champêtres compétents en matière d’environnement. Le garde champêtre est proche de la population, il connait parfaitement son territoire et est régulièrement sollicité par d’autre service type Gendarmerie, ONCFS, pour diverses questions environnementales ou pour des patrouilles mixtes. Les gardes de la Brigade verte s’occupent régulièrement de dépôt d’ordures, de circulation sur espace naturel, de la divagation de chien dans la nature, de pollutions diverses (feux de plastiques, rejets de produits toxiques dans les rivières) et d’atteinte aux milieux sensibles. Le garde champêtre pourrait être la solution à la baisse des effectifs des services de l’état tel l’ONEMA, l’ONCFS, l’ONF. Pour éviter une grande partie des atteintes à notre environnement, il faut une présence constante d’agent sur le terrain, le garde champêtre pourrait être une solution.
Valéry
11/10/2007
Sauvegarde de la biodiversité
En france, il est de plus en plus difficile de sauvegarder les espèces animales en voie de disparition. Quand je vois qu’une minorité de personnes s’oppose systématiquement au retour des grands carnivores (ours - loup - lynx) pour des raisons difficiles à comprendre voire fausse. Et qu’ils réussissent par l’intermédiaire d’élus ou de campagnes mensongères (les vautours sont dangereux pour l’homme) à retarder voir annuler des opérations de réintroduction nécessaires au maintient de populations menacées. Je me pose certaine questions. J’ai eu la chance de m’entretenir avec un berger des pyrénnées. Il m’a expliqué qu’il était attérer de voir certains de ces collègues se servir de la violence pour défendre leur troupeau. Il prenait l’exemple d’un des ces amis berger depuis toujours et qui vivait en harmonie avec l’ourse Melba, qui ne comprend pas l’attitude de son fils, berger depuis peu mais farouche opposant aux ours. Il m’a affirmé que la principale cause d’opposition vient d’une modification de la manière de travailler des bergers. Avant le berger vivait avec son troupeau sur les pâturages, maintenant il les suit par jumelle 1 fois par semaine depuis son 4x4. Une autre cause de l’opposition de certains bergers provient du fait que lors d’une attaque les projecteurs sont braqués sur leur exploitation et que cela peu amener à la découverte de choses gênantes (ex : animaux non déclarés destinés à être vendu au marché noir). Poursuivons les mesures d’accompagnements en faveur des éleveurs, rendons les également bénéficiaires des retombés d’une nature accueillante et véritable.
Maïté
11/10/2007
réhabilitation des vieux métiers

Tout d’abord bravo aux membres des groupes de travail du Grenelle. Parvenir à s’entendre, entre personnes de bords si différents, en si peu de temps, sur des sujets aussi complexes, est formidable. Les propositions sont loin d’être "creuses", comme certains le laisse entendre ; peut-être insuffisantes, je le concède, mais le Grenelle n’est qu’un point de départ, une impulsion, pas un aboutissement ! Si les syndicats de travailleurs savaient en faire autant, il y aurait surement moins de grèves en répétition... Si l’ensemble des mesures proposées par le Grenelle sont mises en application, ce sera déjà un bon début !

Concernant le thème "organisation de l’action en faveur de la biodiversité" :

Que sont devenus les garde-champêtres, garde-pêches, garde-chasses ? Ces personnes entretenaient notre patrimoine naturel et veillaient à ce qu’il ne soit pas détruit. Je suis persuadée que si on remettait au goût du jour ces métiers, il y aurait moins de déversements illégaux de produits dangereux ou de décharges sauvages, moins d’abattage ou de cueillette dans les zones protégées, moins d’inondations brutales (la plupart des voies d’eau sont aujourd’hui colmatées par les sédiments et la végétation), moins de départs de feux. De plus, ces gardes souvent très attachés à leur région étaient la mémoire de ce patrimoine naturel et peuvent être les premiers à signaler des floraisons précoces, des espèces invasives, etc pour peu qu’ils soient formés à l’observation naturaliste. Il est évident que le nombre de ces agents devra être à la hauteur de la tâche et qu’ils devront être dotés d’une abilité à dresser des procès verbaux (ou à minima avoir les moyens de prévenir les autorités compétentes). Ces métiers existent encore par endroits mais ils sont trop peu nombreux et bénéficient de salaires totalement dérisoires. Et NON le garde-champêtre n’est pas "un illitré qui est payé pour se balader dans la nature" !

intra urbain
11/10/2007
Importance des milieux intra urbains

Pendant que débutait le Grenelle de l’environnement, la Commission européenne annonçait au mois de juillet son intention de supprimer la jachère PAC (en 2008) qui constitue un refuge pour la biodiversité. Des espaces précieux pour la biodiversité vont donc disparaître.

Parallèlement, en bord de cours d’eau, en milieux intra urbains existent des espaces verts naturels qui sont des havres de paix pour la biodiversité et le bonheur des utilisateurs de ces sites. Ces espaces n’étant pas protégés, ils disparaissent très vite, la faune et la flore afférentes aussi (sous les coups de butoirs des tracto pelles) quasiment dans l’indifférence générale !

J’habite en bord de rivière en milieu intra urbain, j’observe que ce type de milieu est très riche. Y vivent des tas d’espèces très diverses telles martins pêcheurs, hérons, hirondelles, insectes, chouettes, crapauds, grenouilles, etc, etc.. alors que les décideurs de tout crin tirent généralement des plans sur la comète pour "valoriser" ces espaces en lotissements, routes, etc.

Ne vous semblerait-il pas utile de protéger ces espaces qui rendent service tant à la biodiversité qu’à l’humain (détente, prévention des inondations, etc.), par exemple en imposant aux collectivités territoriales l’obligation de maintenir x% de vraie nature (au lieu des sempiternels espaces verts stériles) dans chaque ville et notamment en bord de rivière et cours d’eau ?

écolo humaniste
11/10/2007
Associer les particuliers à la sauvegarde des races et espèces menacées

Alors que, selon un rapport récent (décembre 2006) de la FAO, 20 % des races animales sont menacées d’extinction et que, sur plus de trente espèces de mammifères et d’oiseaux d’élevage, seulement quatorze (comme la vache Prim Holstein ou la poule Isabrown) assurent 90 % des apports alimentaires de source animale, la reconnaissance et la sauvegarde de la biodiversité domestique constituent une impérieuse nécessité, qui requiert la mobilisation de toutes les compétences et de toutes les énergies.

À cette fin, la Fédération ProNaturA France (plus de 200.000 membres)préconise qu’au lieu de culpabiliser en permanence les citoyens, on leur donne la possibilité d’agir concrètement pour la sauvegarde de leur environnement et des espèces menacées. Nous proposons que les particuliers puissent participer concrètement à la sauvegarde d’espèces, variétés ou races animales rares ou menacées, en s’associant à des programmes de sauvegarde menés par des scientifiques et des associations (voir sur site de la fédé la présentation résumée du projet de CSE : Contrats de sauvegarde d’espèces ou races rares par l’élevage). De très nombreuses races ou espèces à faibles effectifs ou menacées sont sauvegardées uniquement par des particuliers, dits éleveurs familiaux ou amateurs (du latin amare = aimer). Les Français ont la passion des animaux : il y a plus de 8 millions de Français qui possèdent et font reproduire des animaux pour perpétuer des espèces et races, dont plus des 2/3 sont rares. Les parcs zoologiques et les fermes conservatoires n’étant pas assez nombreux pour effectuer ce travail seuls, leur action est utilement complétée par celle des éleveurs amateurs. Les Français attendent avec impatience une écologie humaniste qui leur permette de participer. Avec des CSE, ce serait d’un coup, 8 millions de personnes qui seront intéressées et verront leur travail de sauvegarde enfin reconnu et valorisé.

En outre, à côté d’une agriculture quantitative, il est urgent de favoriser une agriculture qualitative qui permette la sauvegarde de la diversité génétique et des variétés ancestrales, partie intégrante de notre patrimoine historique et culturel. La diversité des variétés anciennes d’animaux et de végétaux des terroirs, et ses mille saveurs, en créant de nouveaux débouchés, pourrait être à l’origine d’exportations et de richesse pour l’agriculture de demain.

C’est pourquoi la fédération ProNaturA France préconise l’instauration d’une « prime à la biodiversité » pour les agriculteurs qui acceptent d’élever une ou plusieurs de ces races ou variétés anciennes et rares d’animaux et de végétaux qui font partie intégrante de la biodiversité.

Alain G.
11/10/2007
transformer la ligne Maginot en ligne verte

Bonjour,

Je propose un grand projet : transformer la ligne Maginot en ligne verte ou ligne de la paix.

1) sur un plan biodiversité : les anciens bunkers sont souvent devenus des lieux d’hibernation pour chauves-souris, certains sites ont été construits sur des pelouses calcaires avec orchidées, papillons, coronelles etc...créer des réserves autour des bunkers permettraient d’améliorer l’apport en proie pour les chauves-souris, assurer leur tranquilité (la chauve-souris est très sensible aux dérangements) et, évidemment, la réserve serait bénéfique à beaucoup d’autres espèces

2)un long couloir Est-Ouest de déplacement serait ainsi créé pour les insectes, papillons, reptiles,etc...

3) symboliquement, ces lieux, théâtre de tant de souffrances deviendraient des lieux de paix et de préservation de la vie

4) une opération qui s’inscrirait dans le cadre de la construction européenne, de Natura 2000

5) réconciliation des hommes mais aussi de l’homme et de la nature.

Agora
11/10/2007
Biodiversité : mais laquelle ?

Par définition, biodiversité signifie diversité du vivant. Mais de quels vivants parle t on ? Des espèces en voie de disparition qui, de toute façon, quoi que l’on fasse, sont amenée à disparaitre (par évolution ou dénaturation forcée de leur cycle génétique) ?Ou bien parle t on de cette diversité injustement appelée "ordinaire" qui nous semble commune parce que plus visible ou plus accessible ? Si c’est de la première, alors la mise sous cloche des espaces naturels, qui est proposée par les mesures de protection réglementaires strictes, en est une des bonnes solutions... à très cours terme bien sûr ! Par contre si il s’agit de s’intéresser à notre diversité biologique "ordinaire", alors je ne vois pratiquement aucune proposition concrète ou efficace sur ce thème ; je me demande même si elle fait partie réellement des préoccupations de ce grenelle ! Mes enfants ne verrons bientôt plus que les lapins de garenne dans les pseudo musées écologiques si chère à l’Europe (encore faut il qu’il y en est près de chez moi...).

Face à cela, je voudrais confirmer ce qui a déjà été souligné par certains lors des réunions interrégionales. Au lieu d’instaurer de nouvelles structures ou organisations, sus-plombant ainsi celles déjà en place et qui, je vous l’accorde, pourraient parfois mieux fonctionner, ne vaudrait il pas mieux valoriser et/ou aider les stuctures de terrains, souvent expertes dans leur domaine, et mieux coordonner les politiques locales territoriales. Nos dirigeants ont encore beaucoup à apprendre sur ce dernier point. pour conclure, regardons autour de nous. tout n’est pas perdu. Donnons les moyens aux structures locales de poursuivre et d’améliorer leurs entreprises, favorisons la concertation (constructive), gardons nos à prioris et écoutons les autres. Durabilité ne rime pas avec protectionnisme (qui rime avec intégrisme)et protection ne rime pas forcément avec restriction mais plutot avec exploitation (durable !)

TotalJeboycott
11/10/2007
Planter un arbre
Chaque parent pourraît être inciter à planter un arbre à la naissance de chaque enfant.
Stéphane
12/10/2007
Idées pour préserver la biodiversité

Tout à fait d’accord. Je pense, comme beaucoup d’autres contributeurs ici, que la préservation de la biodiversité est l’affaire de tous, état , régions, départements, communes, citoyens. Aussi des actions pour préserver une biodiversité peuvent être entreprises au plus prés de chez soi.
  instaurer une zone sur le territoire de chaque commune où tout citoyen aurait la possibilité de planter un arbre (pas forcément faisable chez soi) : imaginez dans chaque commune un bois, un chemin, un parc constitué d’arbres d’essences régionales plantés à l’occasion d’événements importants de la vie de chacun : naissance, décès, mariage ou autre, ou tout simplement par plaisir, avec pourquoi pas, remise d’un "diplôme" à la plantation (comme cela avait fait lors de l’opération "plantons un arbre" organisée par la fédération de chasse du Pas de Calais). En plus de l’impact écologique apporté quant à la création d’un biotope, de l’aspect pédagogique, d’éveil à la nature, et social (c’est un acte concret, qui se voit, et qui mobilise plus facilement les hommes), cela laisse une trace de chacun pour la postérité, avec le plaisir de se dire un jour, "tiens celui-là, c’est moi qui l’ai planté". La longue vie de certaines essences, le contexte collectif de la plantation (ce serait "nos" arbres), un minimum d’entretien, permettraient de conserver durablement ce biotope en place,
  creuser des étangs ou bassins de rétention, pourquoi pas sur chaque territoire communal, dans le but de retenir l’eau et lui permettre de s’infiltrer et non de ruisseler (nombre de communes sont aujourd’hui encore en restriction d’eau). Cela donnerait un biotope où une flore et une faune, tant aquatiques que terrestres pourraient se développer, ajouter à cela des plantations "citoyennes" effectuées par chacun (nénuphars, arbustes, plantes...) , vous obtenez un endroit propice à des actions pédagogiques et de loisirs en extérieur (promenade...)*,
  restaurer les haies, futaies, bocages, en bordure de chemins, de champs, pourquoi pas de route, derrières les fossés - ce qui permettrait en plus de maintenir les talus qui s’effondrent sous l’effet du ruissellement des eaux -, pas forcément des grands arbres tels que platanes (risques de collision, quoique, avec un fossé intermédiaire), mais des noisetiers, sureaux, aubépines...,*
  replanter et restaurer plus rapidement les zones sinistrées (incendie, tempêtes) ; replanter après abattage un nombre d’arbres au moins équivalent,
  assouplir certaines lois, certaines règles de plantations en milieu privatif urbain, périurbain, rural et lotissements, pour planter mieux et plus.

*Ces actions ont évidemment un coût. En dehors d’actions citoyennes bénévoles et des budgets alloués à l’environnement, peut être pourrait-on convertir nombre de condamnations pour délit mineurs en TIG (condamnation à planter x arbres, à nettoyer un fossé...), mais là, c’est un autre sujet.

Merci. Stéphane

TotalJeboycott
11/10/2007
Un enfant est né, un arbre est planté

Ma proposition est simple.

L’ONU a lancé une initiative pour planter 1 milliards d’arbres.

Loin de résoudre les problèmes de pertes de la biodiversitté, cette mesure est plus symbolique et psychologique qu’autre chose, mais néanmoins importante :

Tout parent devrait être incité à planter un arbre pour chacun de ses enfants avec eux, lorsque ceux-ci seront en âge de comprendre la portée de l’acte.

Bien entendu les arbres seront choisis en fonction des essences locales à replanter, avec bien entendu pour la famille le devoir de prendre soin de l’arbre jusqu’a ce qu’il soit à même d’assurer sa croissance sans difficulté lui-même. Les communes pourraient réserver des espaces sur leur cadastre pour ces pépinières d’arbres, celles n’ayant pas l’espace adéquate pourraient développer des partenariat avec d’autres communes.

Ainsi, lorsque viendra l’heure des bilans et que nos enfants à leur majorité nous demanderons des comptes sur ce que chacun aura fait ou non pour préserver leur avenir, la discussion sera moins pénibles :)

Aurélie
12/10/2007
quelle biodiversité ?
La biodiversité ne concerne pas seulement les arbres. Il s’agit des milieux naturels, des plantes, des oiseaux, des insectes, des reptiles, des champignons, etc etc... un espace naturel de lande est aussi nécessaire et vitale pour certaines espèces (fauvette pitchou, hibou des marais, bruyères calune etc...) que l’est une marre naturelle pour d’autre (tritons, couleuvre, potamot etc...). Les arbres c’est bien joli, mais un espace recouvert de forêt n’est pas un milieu ou reigne une forte biodiversité. l’important est de comprendre qu’il faut un peu de tout pour maintenir nos espèces faune et flore mais aussi nos paysages.
benji
11/10/2007
On est pour la biodiversité mais personne ne veut des loups dans les forêts en France
A l’époque, il y avait bien des loups un peu partout en France ainsi que des ours dans les alpes et les pyrénnées, mais qui maintenat accepterait de savoir que des loups puissent se trouver dans la forêt où l’on se ballade en famille le dimanche, a part quelques écologistes purs et durs ; restaurer la biodiversité est un voeu pieu qui a un long chemin à faire
Pédescaous
11/10/2007
Non au bétail divaguant en zone montagne
L’opposition au loup et à l’ours n’est pas le fait de la collectivité mais surtout de l’opposition de certains lobbies , comme le montre les manifestations d’opposants et les sondages de l’opinion . La question des conditions d’élevage notamment en zone montagne est un enjeu dans le cadre du développement durable . Les animaux sauvages doivent être libres , le bétail gardés et non le contraire . Bien sûr le Grenelle de l’Environnement ne pourra traiter les cas particuliers , mais l’avenir des espaces naturels et la préservation des espèces animales ou végétales passe aussi par un usage maitrisé et adapté des activités humaines . L’agriculture et la chasse ne doivent pas continuer à décider seuls de l’aménagement du territoire .
Roles Fre. d’...
12/10/2007
Biodiversité...
Biodiversité...Le nom exprime tout... Vous ne pouvez pas comprendre les problèmes que ces animaux amènent... Dans vos tours de betons en pleine ville lorsque vous arrivez par centaines jouer à david Crocket le week end dans la nature...Donc devenez des gens de la terre et vous verrez l’ ours et le loup sous un autre angle.Cela ne veut pas dire qu’il faut les éradiquer systématiquement mais faire en sorte de les faire sortir des zones qui sont incompatibles entre l’élevage et les grands prédateurs...Souvent il suffit d’abattre ( Après consultation avecles différents partenaires ) un membre d’un clan de loup pour que les autres quittent un secteur définis ...La bioversité des hommes est immense donc commencons par se respecter et on pourra avancer ....
Katharina
12/10/2007
Mais les faire partir ou ces loups ?

Le mot revient souvent : que les prédateurs aillent ailleurs, toujours plus loin et en fait, si possible au delà de nos frontières. Redonner le bébé aux autres, comme si au delà de nos frontières les prédateurs avaient leurs places mais pas chez nous. Quelle idée saugrenue ! Sachez aussi que les citadins ont bien souvent de bien pire dangers à braver au quotidien qu’un éventuel ours ou loup, dont la nature les pousse à fuir l’homme et non à l’attaquer.

Le monde évolue et personne ne souhaite revenir en arrière. Le métier de berger, en particulier pour les troupeaux d’ovins viande en zone de montagne. Les témoignages affluent. Les bergers délaissent de plus en plus leurs troupeaux dans les estives, et se déplacent de plus en plus en 4*4. Pourtant, les primes ne manquent pas pour ce travail d’entretien de la montagne et de ce faire celui de la biodiversité. La moralité de l’histoire ressemble un peu à de l’argent facile.

Pourtant, certains jouent le jeu. Ils ont choisi ce métier car ils aiment cet environnement, le contact avec la nature et sa richesse. Ils l’admirent chaque matin en appréciant l’herbe grasse pour leurs bêtes, l’envol d’un rapace rare, sachant que plus loin, dans le bruissement des feuilles il y a peut être un ours en train de déguster une fourmilière. Cet éleveur là sourit au jour qui se lève. il sourit car il sait qu’aujourd’hui encore il va se fondre dans cet environnement dont les pentes rudes l’ont protégé d’une activité humaine intensive.

Cet éleveur a une conscience toute autre que celle de ses ancêtres. Il sait que sa mission dont il tire sa vocation, va au delà d’engraisser quelques bêtes pour nourrir ses voisins proches ou lointains, au delà de la seule volonté d’offrir à sa famille une vie décente . Il sait qu’il est devenu aussi le gardien de la nature, avec ses joies et ses peines et que les bureaux climatisés à température constante ne sont pas à son goût. Sans ce plaisir dans le contact avec une nature complète, pleine de récompenses et parfois de pertes, il aurait peut être choisi de travailler en plaine, se fondant dans la peau d’une chef d’entreprise, proie d’un productivisme auquel il ne saurait échapper. Mais il a choisit la montagne plus difficile, parce qu’il l’aime. Il est le berger de demain. Son cœur et son travail sont remarquables. Il résiste dans ce chaos qui déchire les vallées. Il reste debout quand les intimidations et les injustices s’accumulent.

Sans soute irait il mieux si chacun savait reconnaître la valeur de son travail, et la montagne de connaissances que cela représente. Mais ce métier, il le pratique avant tout avec son âme et conscience. Cette reconnaissance viendra en son temps, elle a d’ailleurs déjà commencé.

Sans doute irait il mieux aussi, si au lieu de l’aider à vivre avec des subventions aléatoires toujours accompagnées de paperasses interminables, il était payé pour son travail, et non assisté au même titre qu’un Rmiste.

suite...

Katharina
12/10/2007
Mais les faire partir ou ces loups ?

suite...

Donc oui il préférerait sans doute être payé pour son travail de protecteur de l’environnement, parce que chaque jour pour l’accomplir il doit faire face à d’autres risques que ceux qui vivent en plaine. Il est le douanier des natures sauvages et les générations futures comptent sur lui pour les préserver et celles d’aujourd’hui pour se nourrir.

Son métier regroupe l’essentiel de la vie d’aujourd’hui et de demain.

Les consommateurs doivent apprendre à manger intelligent, moins de viande mais payée à un plus juste prix. Un tarif en rapport avec un noble travail.

Les filières agro alimentaires de leur côté doivent encore travailler à traduire pour le consommateur la valeur de ce qui arrive dans une assiette. Continuer à l’éduquer à une nourriture plus saine et plus respectueuse de la labeur mais aussi de l’environnement et du bien être animal.

L’Etat de son côté, doit rémunérer et non assister au travers d’une PAC pour que sa volonté de devenir un Etat respectueux de l’environnement puisse être appliquée et reconnue. Pour ce faire, il faut bien entendu passer par un "contrat de travail" qui légitimerait une profession et lui apporterait tout son soutien.

FNC
11/10/2007
L’Agence de la nature :
La mission parlementaire préalable est une bonne chose. Associer les acteurs de terrain du monde rural, par exemple les fédérations de chasse ou de pêche. Il faudra financer ses activités par une contribution de tous les usagers de la nature. Mettre en place des agences régionales.
CAYOB
11/10/2007
L’ours en péril

Nous n’étions pas là pour sauver les dinosaures, et tant d’autres espèces qui ont disparu de la planète ! Au cours du siècle précédent encore, par manque de connaissance, par intérêt économique, ou par pure bétise, nous avons continué à appauvrir la biodiversité. Mais aujourd’hui, en homme modernes et intelligents que nous sommes, (c’est ce que nous prétendons) pourquoi ne pouvons nous pas préserver les espèces qui nous entourent, qu’elles soient animales ou végétales ? Parmi celles -ci certaines, comme les grands prédateurs sont les plus menacées parce qu’elles touchent au très puissant lobby chasse, et aussi parce qu’elles mangent quelques centaines de moutons chaque année. Dans notre monde de surproduction alimentaire, il est difficilement compréhensible,(vu de l’extérieur de la France) que nous n’arrivions pas à tolérer quelques centaines de loups et de lynx, et une cinquantaine d’ours. Nous ne pourrons critiquer certains pays qui massacrent leurs éléphants, leurs tigres,ou leurs phoques que quand nous serons capables de stopper l’érosion de notre diversité biologique.

Comment y parvenir ? Les indemnisations pour perte d’animaux domestiques existent déjà, mais pourraient sans doute être mieux utilisées : celui qui fait un effort pour se prémunir des attaques de prédateur doit être mieux traité que celui qui laisse son troupeau divaguer. Mais surtout il faut punir sévèrement ceux qui jour après jour détruisent cette biodiversité et ces espèces protégées. Celui qui a tué l’ourse Melba n’est pour l’instant pas trop inquiété. L’ourse qui s’est écrasée au bas d’une falaise a probablement été "poussée" mais là aussi aucune recherche sérieuse des hypothèses. Quant à Franska, elle aussi probablement été poussée vers la ville et les voies de communication. Quel gachis ! Trois ourses en moins en 2 ans ! Mortes pour rien après avoir été enlevées à grand frais à leur terre de Slovénie. Il en va de même pour les loups, braconnés en toute impunité. Oui il faut renforcer les sanctions contre ces destructions aveugles et punir leurs auteurs à la hauteur de leurs actes. Oui c’est triste à dire, mais c’est ainsi dans notre monde dit civilisé. Une bonne partie de la résolution de notre perte de biodiversité passe par la répresssion. Il faut donc donner les moyens à la surveillance et la police de la nature de faire son travail de manière satisfaisante, et à une justice spécialisées dans l’environnement. C’est là le prix à payer pour laisser à nos enfants une France riche en biodiversité.

rageous
11/10/2007
La biodiversité, une alchimie parasitée !

Les grands prédateurs ne sont en rien menaçés enfin en ce qui concerne le loup que l’on veut à tout prix protéger en France, il pullule en Italie, en Espagne et dans les pays de l’Est ; l’ours idem.

Comme en Afrique, la prédation touche en premier lieu des paysans, saccage des récoltes et des cultures vivrières modestes, en France c’est des troupeaux de brebis, de vaches également, ici comme en Afrique c’est le travail d’éleveurs, de paysans, travail pénible s’il en est, en Afrique, tout comme ici, vécu par la plupart des éleveurs comme un sacerdoce, si si !

Nous ne sommes nullement en surabondance de production alimentaire, mauvais argument.

En France, nous avons pérennisé une conduite de nos troupeaux ancestrale (transhumance, parcours, élevage d’agneaux en plein-air) ce qui n’est plus le cas en Italie ou en Espagne. Ils ont vraisemblablement baissé les bras, la main d’oeuvre familiale ayant disparue, il est difficile de pouvoir gérer les bêtes en estive et en pleine période de récolte, n’est-ce pas, parce qu’ici aussi la M.O. familiale n’est plus ! En Espagne les troupeaux sont concentrés dans les plaines au pied des Pyrénées, en bergerie, véritables hacienda, l’extensif n’existe pratiquement plus...

Cette nouvelle mode défendue par des "agents" écologistes est inacceptable, elle est infondée sur nos territoires et avec nos modes d’élevages. Les résultats de ces réintroductions ne sont pas reluisant, comme vous le constatez vous-même avec infantilisme, non, l’ours n’a pas été poussé depuis la falaise ! Seulement inapte à vivre dans des montagnes parfois trop abruptes, ce qu’il ne connaissait pas auparavant. Franska, elle, a bel et bien été victime de la route, comme les loups de plus en plus nombreux à finir sous les roues des bagnoles ! Mais n’avait-elle pas son émetteur ? Comment se fait-il que "ces protecteurs" n’ai pas anticipé son approche vers la civilisation ? Etaient-ils en RTT, peut-être...

Mais nos écologistes continus à prendre en référence les politiques de protections à grande échelle (par leur territoire) comme Yellowstone aux Etats-Unis, ce qui n’a nullement rien à voir avec notre "petit" territoire français.

Oui, si les contestations des éleveurs ne sont pas reconnues, "nous renforceront les sanctions contre ces destructions aveugles et puniront les auteurs à la hauteur de leurs actes" ! Vous imaginez votre discours si nous le tenions ?

Les moyens mis en oeuvre (aides bergers, chiens de protection, parcs électrifiés, etc.) ne parviennent même pas à protéger efficacement, de plus ils induisent nombres d’inconvénients ; chiens de protections et randonneurs (affaire jusqu’au Tribunal, c’est plaisant !) ; parcs de nuits, concentrations des déjections, apport de fumure concentrée, etc...Tout ceci n’est pas très naturel !

Dernier sondage seulement 7 % des français sont près à baisser de 10 km/h leur vitesse, êtes-vous de ceux-là ? Vous qui êtes prêt à tout pour préserver la biodiversité pour vos enfants ?

Domi
14/10/2007
re.une alchimie parasité

Ce n’est que matiére à rèflexion.

1/ On peut contraindre un ours à tomber d’une falaise en le harcelant et en l’effrayant par des battues avec des tirs de fusil dans toutes les directions accessibles,de sorte qu’il ne reste plus que la falaise comme échappatoire.

2/ Pourquoi Franska a t’elle été sur la route ? Peut-être parce que ,elle aussi harcelée et délogée sans cesse , ne savait plus ou aller.Qui résisterait à des tirs de fusil,à des battues cacophoniques.De quoi rendre fou un ours !Je pense que Franska à vécu un calvaire.

3/ n’importe qui d’entre nous, n’importe quel chien ou n’importe quoi peut effrayer un troupeau de mouton et voir celui-ci se précipiter dans un ravin , tomber d’une falaise ..... Les prédateurs sauvages peuvent trés bien n’arriver qu’aprés le drame, et grignoter les moutons tombés et blessés,mais ils seront systématiquement accusés.

4/ il est possible qu’une fois sur dix un loup ou un ours soit à l’origine du drame,ce n’est pas une raison pour les exterminer. Nous savons tous que des chiens peuvent aussi s’attaquer à des troupeaux,et même à des hommes.

L’homme est tellement immoral,il est capable de beaucoup de mauvaise foi.Ne dit’on pas : "quand on veut se débarrasser de son chien ,on dit qu’il a la rage".

Pour avoir des indemnités ,je suppose qu’il vaut mieux que le désastre soit fait par un loup ou par un ours , plutôt que par un chien !

5/ pourquoi n’y a t’il pas de place en France pour eux,sommes nous trop nombreux ? Ou faut’il faire un immense parc dans lequel les moutons seraient interdits ?

denis
10/10/2007
iphb
il sera utile de décourager les ariégeois de produire une usine à gaz type iphb ; celle ci a prouvé sa dangerosité pour les ours des pyrenees.
bungener
10/10/2007
La biodiversité est elle une richesse ?

Dans ce cadre, organiser et développer les usages de cette richesse ce n’est pas nécessairement gérer des espaces naturels, c’est aussi conquérir, grâce à la recherche, des espaces nouveaux. Le vocable "naturel" est dans cet esprit un vocable limitant, car il nous empêche de réaliser l’idéal qui est de vivre sans nuire à la biodiversité et non la cantonner dans des réserves ou des zoo.

N’oublions que ce que l’on perd en surfaces, on peut toujours le gagner en volume. Ainsi fait la nature, qui bâtit un arbre à partir d’une surface au sol relativement limitée. Ce qui manque dans ce que vous suggérez, c’est un état d’esprit innovant plutôt que conservateur. A mon avis, mis à part les organismes les plus sensibles à la présence humaine, il est tout à fait envisageable de "doper" la biodiversité en respectant certaines règles de base. Ce sont ces règles peu connues, qui sont à débattre et à rechercher. Savoir tirer parti de notre richesse ce n’est pas la mettre derrière une vitre de protection, c’est savoir comment investir pour la faire fructifier. Ainsi je me permets de suggérer les ponts suivants

1 afin d’améliorer la gestion des espaces et des espèces naturelles je suggère de leur attribuer une valeur pécunière en y incluant le risque de perte irréversible. Sur cette base il est alors possible d’envisager des efforts budgétaires et de recherche. Ex : la langouste si elle était présente sur les côtes méditérannéenes représente un potentiel financier de X euros. Comment faire, pour assurer ce retour de la langouste ? Il se définit alors une stratégie et un projet concret et la nature redevient moderne.

2 Pour les institutions la biodiversité c’est d’abord un potentiel et une réserve. que doit on faire pour préserver cette ressource ? Supprimer ce qui est reconnu comme responsable de sa disparition à savoir des pratiques de gestion dépassées. Monoculture, mode de transport individuel, diffusion de produit polluant dans le milieu, surfaces lisses sans aspérités ou fissures ; Si l’on place la biodiversité comme un indicateur de la qualité de vie d’une société elle devient un outil de mesure. Une ville un département peuvent alors facilement mesurer leur niveau qualitatif d’offre de bien être. 3 ce qui est crucial c’est de boire,manger avoir un toit et être soigné. Ce que la biodiversité représente c’est boire une eau de qualité, manger des produits variés, disposer de ressources énergétiques et de matériaux de construction en quantité suffisante, et cet ensemble permet en principe à un individu d’être en bonne santé et si tout cela ne lui suffit pas, la pharmacopée traditionnelle peux lui permettre de pallier à de nombreux maux. Si la biodiversité est considérée comme utile car reflétant une synthèse entre la société humaine et la réalité de la vie sur cette planète alors il n’y aura pas besoin d’assurer un suivi, chacun ayant à assumer les conséquences de ses actes. gestion durable, vous connaissez ?

Je vous remercie

Ptit Lu
10/10/2007
Polices et service public de l’Environnement

A l’heure des débats sur la rénovation de la Fonction Publique et de ce Grenelle de l’Environnement, il convient de s’arrêter sur la fonction publique de l’Environnement :

Si l’éducation et la sensibilitation à l’Environnement, l’incitation, la contractualisation.... sont des moyens de progresser vers le Développement Durable et notamment la protection de la biodiversité, il n’en reste pas moins qu’il faut un Service Public de l’Environnement pour animer et coordonner tout cela. L’Etat doit donc se donner les moyens de ses ambitions et donc affecter et les budgets et les postes nécessaires au plein accomplissement de ces missions.

La réforme et la modernisation de la Fonction Publique doit conduire à renforcer les services publics oeuvrant au Développement Durable et non être une simple opération de réduction arithmétique des fonctionnaires dans tous les secteurs, sous fond de préoccupation budgétaire.... Que dans certains champs d’intervention de l’Etat, on réduise le nombre de fonctionnaire au titre que les nouvelles méthodes de travail le permette ou que les besoins de la société ont évolué mais que par cohérence, on renforce les moyens là où les besoins s’expriment et l’Environnement fait parti des secteurs où de tels besoins s’expriment.

Par ailleurs, l’éducation, l’incitation, etc n’empêcheront pas les conflits d’intérêts et les risques de voir l’environnement bafoué...c’est pourquoi l’Etat français doit continuer de se doter de polices de l’environnement suffisamment dotés en moyens humains et financiers. Certes il ne s’agit pas de faire du tout répressif mais la nature humaine étant ce qu’elle est, il faut bien encadrer certains comportements...

De plus, aujourd’hui les polices de l’environnement sont éparpillées au travers de différents services et établissements publics, il conviendrait de rassembler et de rationaliser les moyens des différentes polices (sites classés, police de l’eau, police de la pêche, police de la chasse, police des installations classées.....)

Et les BTS gestion...
10/10/2007
Creation de postes

L’action pour préserver la biodiversité se situe en amont mais aussi et surtout sur le terrain dans les communes et communautés de communes c’est pourquoi il serait utile de creer de nombreux emplois pour des techniciens spécialisé je pense plus particulièrement à la légion de BTSA GPN qui n’ont jamais trouvé le moindre emploi.

Ce diplome, est bien adapté à la problématique biodiversité.notament ds sa version option gestion Il donne la compétence de faire des diagostiques assortis de propositions.

Des fonctionnaires informés ne remplaceront pas une personne motivée formée et spécialisée dans ce domaine.

Des postes contractuels pourraient êtres créés dans tous les niveaux de l’organisation, particulièrement dans les DDE et les DDA

Pour agir efficacement il faut mettre la volonté et les moyens humains appropriés.

C’est ds ce type de projet créateur d’emploi durables que l’état doit mettre de l"’argent .

Veiller au bon état de la biodiversité sur terre est un devoir que l’homme doit assumer pour garantir sa propre survie à terme

Si l’action engagée est sérieuse ces créations de postes contractuels sont indispensables et prioritaires

marc corail
10/10/2007
Taxe sur les espaces naturels sensibles
Il existe déjà une forme de fiscalité sur la consommation d’espaces. Il s’agit de la TENS Taxe sur les espaces naturels sensibles perçue par les conseils généraux lors de chaque nouvelle attribution de permis de construire. Rappelons l’esprit de cette taxe : chaque nouvelle construction représentant une emprise supplémentaire sur la nature, une taxe est perçue pour, à titre compensatoire, gérer des espaces naturels sensibles ailleurs sur le département. Or, il se trouve que certains conseils généraux, le mien en particulier, ont, avec le temps et l’usage, complètement dévoyé l’objectif de cette taxe. Dans les Hautes Alpes, la TENS sert essentiellement à financer l’entretien ou la création de nouveaux sentiers de randonnée ou encore l’aménagement de sites d’escalades etc... Bref essentiellement à financer des actions à vocation touristique. Cette dérive est d’autant plus discutable que certains de ces aménagements touristiques ont des impacts non négligeables sur l’environnement. Equipement de falaise abritant des rapaces sensibles comme le faucon pélerin ou le Hibou Grand duc. Création de toute pièce de sentiers de randonnée en alpages, à grand renfort de pelleteuses mécaniques, au demeurant complètement inadaptés et très peu utilisées par les randonneurs et même, comble du mésusage, contestés par les bergers et éleveurs de ces alpages. On peut, on doit, discuter de la pertinence des ces dépenses à vocation touristique, mais surtout il est absolument inadmissible que de tels dépenses soient financées par le budget de l’environnement qui est déjà dérisoire.
ophrys18
12/10/2007
fiscalité et biodiversité

1) sur la TDENS : Oui, l’esprit initial était bien de compenser la consommation d’espace par une préservation d’espaces naturels, en prélevant cette taxe sur les permis de construire. Mais, les différentes lois ont ouvert la possibilité d’utiliser ces fonds pour l’aménagement de chemins de randonnée et de sites d’activités "de pleine nature"... Selon les Conseils Généraux, cette possibilité est plus ou moins utilisée, et pour des opérations ayant plus ou moins une orientation de préservation des espaces ( !).

2) Autres taxes : A l’image de la TDENS, pourquoi ne serait-il pas instauré une (ou des) taxe(s) sur les autres activités nouvelles consommant de l’espace telles que les routes, voies ferroviaires, les lignes électriques, les carrières, etc... Ces nouvelles recettes pourraient être (comme la TDENS) grevées d’affectation spéciale, donc utilisées uniquement pour le financement de la préservation de la biodiversité (il y a tant à faire...).

DAB
10/10/2007
Préservation de la biodiversité : un service civil ?

La concentration des moyens humains et financiers en faveur de la préservation de la biodiversité est évidemment une excellente chose à laquelle toute personne soucieuse de l’environnement ne peut qu’adhérer. Je pense cependant que ce travail concret ne doit pas être une compétence exclusive des seules institutions. Tout citoyen volontaire pour agir doit pouvoir s’inscrire dans une organisation publique (sur le modèle du service civil) mettant à disposition les moyens pour :
  nettoyer et aménager les espaces publics délaissés : friches ferroviaires, berges, abords des réseaux routiers, etc...
  "jardiner" et retablir les paysages : travail sur les vues et perspectives notamment aux abords des agglomérations
  aménagement doux des espaces sensibles pour permettre un accès sans "prédation" sur l’environnement
  se former par des mises en situation concrête : greffer un arbre, associer des plantes, construire des outils, connaitre les priorités des plantes...
  Retablir les eco-systèmes et favoriser la préservation de l’habitat des espèces vivant sous nos latitudes...

Il me semble que ces actions d’une grande simplicité, à la fois pédagogiques, utiles et créatrices de liens sociaux pourraient trouver un échos important auprès de nombreuses personnes. Beaucoup sont prêtes à consacrer un temps de vie, notamment avant d’entrer dans la vie active, pour agir en faveur de l’environnement. De telles initiatives auraient un impact rapide et durable sur la biodiversité. Pour cela, l’Etat devra garantir une rémunération symbolique aux personnes volontaires et une prise en charge globale (logement et restauration). Le patrimoine de l’Etat est suffisant pour accueillir ces personnes. L’encadrement pourra sans doute être recruté auprès de fonctionnaires de l’Etat ( ?).

Christophe GILLES
10/10/2007
pour un développement de l’écologie participative

L’action en faveur de la biodiversité ne doit pas être le domaine réservé des écologues et des associations de protection de la Nature.

Le grand public doit être mis à contribution par des actions d’écologie participative. On peut citer, par exemple, les refuges LPO ou l’observatoire des papillons du jardin qui s’adressent à tout à chacun et qui connaissent un succès non démenti.

La connaissance, la protection et la gestion de la nature ordinaire (jardins, espaces verts ou naturels des entreprises ou des écoles...)est une condition incontournable pour la sensibilisation à la Nature et pour la constitution d’une trame verte locale.

Il est donc indispensable de multiplier, diversifier et faire connaitre ces opérations d’écologie participative. On peut, par exemple, lancer des actions nationales de recensement de mares privées, d’observatoire d’amphibiens,d’Odonates ou d’oiseaux des jardins... Les idées ne manquent pas !

leborde
10/10/2007
biodiversité et ours dans les Pyrénées
L’ours est un symbole trés fort de biodiversité. Présent en Europe depuis plus de 10000 ans il est pour la première fois dans l’histoire menacé de disparition dans les Pyrénées. L’ours est un omnivore participant à l’équilibre de la nature et témoin de sa qualité. La cohabitation avec les éleveurs est possible. Les mesures de protection des troupeaux, le renforcement des bergers ont permis qu’il y ait moins de dégâts causés par des chiens errants ou des maladies. Une mesure immédiate et indispensable consiste à affirmer que tout ours tué doit être remplacé. Ceci évitera les braconnages.
Anonyme
10/10/2007
L’organisation de l’eco volontariat et l’aide a la recherche

Bonjour

Il faut développer le volontariat pour la biodiversité et la recherche dans ce domaine.

Ingénieur agronome, j’ai souhaité l’année dernière faire du volontariat, et force est de constater que, si la France est à la pointe en matière d’humanitaire, elle est très en retard en matière d’éco volontariat : peu de projets proposés, peu d’organismes compétents, pas de connaissance du grand public de cette forme de ’vacances’.

Il s’agit de donner de son temps pour aider a travailler a des projets aussi bien de recherche que ’curatifs’ : conservation d’especes, centres de réhabilitation de faune, reforestation... Cette formule est très développée dans les pays anglo saxons, qui proposent des volontariats dans le monde entier. Et outre la force de travail brute et les compétences apportées par les volontaires, l’argent injecté par ceux ci permet de financer une partie des recherches (intéressant pour un secteur qui manque cruellement d’argent). De plus, les organismes reconnus par l’état proposent des déductions fiscales d’une partie des sommes d’argent versées par le volontaire.

Ainsi, cette année j’ai pu partir en Afrique sur le projet de recherche leader mondial sur les guépards, et en inde sur un projet de conservation des tigres et petits félins, mais via des organisations etrangeres (Earthwatch Institute, WorldWide Experience)

A quand la même chose en France ?

Arthus
10/10/2007
Protection des grands carnivores

La réintroduction d’espèces animales sauvages disparues du territoire national est un enjeu majeur pour la France qui doit être un modèle dans le Monde. Les programmes en faveur des grands carnivores européens doivent être intensifier et la Loi strictement appliquée. Ainsi, les braconniers et autres mordus de la gachette qui font honte au monde de la chasse doivent être sévèrement punis pour, non seulement la mise en danger de l’avenir de notre Planète mais aussi pour la ruine des efforts et des deniers de l’Etat et de l’Union Européenne (et de leurs citoyens).

Le problème des troupeaux et du pastoralisme ? En Italie, les bergers ont réussi à s’adapter aux loups en créant des emplois de saisonniers, en finançant des clôtures et des chiens de garde.

De nombreux pays européens vivent en harmonie avec toutes les espèces animales (Suède, Finlande, Norvège, Italie, Grèce, Espagne...)Pourquoi la France ne parviendrait-elle pas à partager son espace territorial avec le reste du monde animal ?

Richard Lery
9/10/2007
Ouvrez, ouvrez vos murs aux oiseaux
Certaines espèces d’oiseaux régressent, en partie du fait des modifications récentes de l’habitat humain, lesquelles font disparaître des lieux de nidification par des travaux de rénovation ou d’aménagement. Il est urgent, et possible, de simplement sensibiliser et informer notre voisin, nos parents, notre maire, le directeur de l’école de nos enfants, l’agriculteur que nous rencontrons, l’entrepreneur qui vient chez nous... Une idée peut être facilement mise en pratique, à savoir l’intégration de sites de nidification dans la structure même des bâtiments, soit dès la conception, soit à l’occasion de rénovation ou de réparation. Cette démarche volontaire peut être personnelle, mais elle pourrait aussi être développée par des constructeurs, préalablement sensibilisés à la démarche, voire fiscalement incités. Ceux-ci pourraient même proposer des bâtiments avec nichoirs intégrés, ou des aménagements adaptés. L’habitat privé, tout comme les bâtiments publics ou professionnels, seraient parfaitement bien placés pour avoir cette vocation : les petits bâtiments techniques d’EDF, des stations d’épuration, des stations de captage d’eau, les abribus, les écoles, lycées et collèges, les mairies, les immeubles de bureaux..., auraient vocation à abriter martinets, faucons, hirondelles, chouettes, moineaux, chauves-souris, et même insectes. Et la certification HQE (haute qualité environnementale), qui est mise en avant avec fierté par certains maîtres d’ouvrages, gagnerait à intégrer la biodiversité, et des avantages fiscaux pourraient là aussi y être associés, sans compter les avantages en terme d’image (à l’aide d’une labélisation par exemple), et les aspects pédagogiques associés, qui pourraient avoir une influence de premier ordre sur la prise en compte de la biodiversité par notre société en général.
Christian M
9/10/2007
Rétablir les équilibres NATURELS

Un propriétaire d’étang se plaint que des cormorants et des hérons "surprotégés" pillent son étang, et il ose dire qu’il faut les réguler pour favoriser les batraciens... Pourtant il admet que son étang est la pour produire du poisson...et les poissons sont comme chacun sait trés friands de larves de batraciens. Donc pour protéger les batraciens, il faut éradiquer les poissons ! Je prends un autre exemple : les chasseurs veulent "protéger" la nature en détruisant des millions de petits carnivores dis "nuisibles", alors que le but n’est que de protéger leurs oiseaux de bassecour relâchés à grands frais la veille de l’ouverture...et qui viennent manger dans la main.

Encore un autre ? Ce sont les éleveurs de moutons, profession trés hautement subventionnée, qui ne veulent pas de moyens de protection qui sont le plus opposés au retour naturel du loup.

Alors arrêtons et ne mélangeons pas économie et milieux naturels : il ne viendrait pas à l’idée à un chef d’entreprise de construire une usine sans toit, alors pourquoi le propriétaire d’étangs ne se protégerait-il pas avec des filets comme c’est le cas sur des étangs piscicoles en Hongrie, bien plus riche en biodiversité que la France ?

Laissons les équilibres se faire dans les milieux naturels, laissons le loup réguler de lui-même les ongulés sauvages en interdisant leur chasse, voire en réintroduisant des cervidés la où se plait le loup. Interdisons tout piégeage en milieu naturel. La nature se régule d’elle-même à condition que la pyramide alimentaire ne soit pas en partie détruite par l’homme, et si elle l’est, rétablissons là. Et si économie il doit y avoir (ce qui n’est pas le cas des chasseurs qui rappelons le n’exercent que leurs hobby pris sur le dos de 97% de la population française), ce ne doit plus jamais être au détriment des espaces et des espèces !

marc corail
9/10/2007
Sites Natura 2000
Sites Natura 2000 : pour avoir participer à plusieurs inventaires naturalistes sur des projets de sites Natura 2000 de ma région, je fais le constat suivant. L’élaboration des limites administratives de ces sites Natura 2000 a souvent été menée d’abord en fonction d’impératifs politiques et socio-économiques et, régulièrement, il s’avère qu’après étude, une bonne partie des enjeux naturalistes se trouve en périphérie des sites. (Exemple : site de reproduction ou d’hibernation des chiroptères inventoriés ou bien, à l’inverse, non prise en compte des territoires de chasses vitaux pour ces espèces, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres ...). Il est impératif de pouvoir réadapter les limites de ces territoires administratifs à la réalité écologique. Faute de quoi nous aurons fais une écologie de salon, avec le satisfaction du devoir accompli, mais juste inefficace et en désaccord avec les réalités de terrain de la nature.
marc corail
9/10/2007
Respect des zones humides :
Respect des zones humides : Avec le développement de cultures excessivement exigeantes en eau dans des régions inappropriées (ex maïs en montagne), avec les sécheresses répétées des années précédentes, on voit se développer une demande de plus en plus forte pour la création de nouvelles retenues collinaires d’aspersion. Pour des raisons topographiques ces aménagements sont souvent réalisés sur les rares zones humides naturelles qui demeurent dans nos paysages. Faut-il rappeler que les zones humides sont les milieux naturels qui ont le plus fortement régresser en France ces dernières décennies, (urbanisation, remembrement, aménagements routiers, zones artisanales, décharges et remblais en tout genre etc...) ? Par ailleurs, souvent conçues à des fins uniquement agricoles, ces réservoirs d’eau s’avèrent être des déserts biologiques(bétonnages, bâches plastifiées, berges non végétalisées...), alors qu’une meilleure conception pourrait leur conférer de bien meilleures performances écologiques. Je suggère donc que pour toute nouvelle autorisation de création de retenue collinaire, il y ait obligation d’une étude environnementale (quelque soit la dimension) et obligation d’y intégrer une vocation écologique. Aujourd’hui étant donné le déclin dramatique des zones humides, il est aussi impératif de restaurer des zones humides, au titres des mesures compensatoires, afin de re densifier les réseaux de zones humides de nos paysages, à l’échelle de métapopulations animales (exemple une population d’amphibiens à l’échelle d’une vallée doit pouvoir conserver des connections entre les différentes mares de pontes et sites d’hibernation...). En montagne, aux retenues collinaires agricoles vient aujourd’hui se superposer le problème des retenues collinaires pour l’enneigement artificiel des stations de ski. Là encore il est impératif qu’une étude d’impacte existe quelque soit les dimensions, et qu’un volet « vocation écologique » soit systématique inclus dans leur conception. Mais là encore la préservation des zone humides naturelles doit rester la priorité majeure.
jeandumassifcentra...
9/10/2007
fauchage mecanique sur les routes et chemins
maintenant il passe leur engin de fauchage mecanique avec le tracteur sur le bord des routes et meme maintenant des chemins ! ! ca detruit tout ce machin ! ! attila en acheterai un si il revenait sur terre tous ca pour dire que ca preserve pas la biodiversite leur fauchage
digitale03
9/10/2007
FAIRE RESPECTER LES LOIS

C’est bien joli ces beaux discours, mais pour quels résultats futurs ? Des lois pour la protections des espèces sont déja en place mais le gouvernement lui-mème les bafoue ! ! ! loi pour la protections des loups ? mais il faut en tuer plusieurs par an Loi pour la protection de certaines espèces d’oiseaux( ortolans, palombes) quand on voit à la télévision des chasseurs capturer ces ortolans et tuer les palombes en toute impunité au journal de 20 heures, c’est cela protéger la bio diversité ? ? Arrachages des haies par les agriculteurs ? Ah bon, mais ils ont droit à des primes pour les replanter ! ! ! ! Alors pourquoi s’en faire , n’est-ce pas ! ! ! Vive l’Europe ! ! !

Et les insecticides dans les champs qui détuisent toute vie ( abeilles décimées, insectes aussi et par là mème les oiseaux qui se nourissent d’insectes(hirondellles etc....) Les chasseurs qui frappent pratiquement en direct au 20 heures Monsieur Bougraing Dubourg qui défend ces espèces protégées , ha oui, quelle belle image donne le gouvernement à nos enfants ! ! ! Vous etes trop frileux pour changer véritablement les choses et je pense que tout ce qui concerne l’écologie et la protection de la planète devrait être une institution mondiale et complètement indépendante des gouvernements, seulement constituée des associations qui defendent cette planète depuis tant d’années et à quel prix ! ! ! Si je viens témoigner aujourd’hui, ce n’est pas parce que je crois que vous allez changer les choses , mais j’espère que beaucoup de Français viendront consulter et réfléchiront sur le devenir de la planète, autrement qu’en regardant la télévision (pub de voiture, informations tronquées, etc)

Association de pro...
9/10/2007
Aménagement rural et préservation des sites et des paysages
Dans le cadre de notre démarche en partenariat avec les collectivités locales de la Martinique et des services de l’État (DIREN et Sous préfecture), nous avons depuis une douzaine d’années abordé la problématique de la publicité qui dénature nos sites et nos paysages. L’intitulé de la démarche est " lutte contre l’affichage sauvage, les tags, les graffitis, les pré enseignes sauvages et la publicité anarchique des 4x3". Deux concepts créés par "l’Arbre à Vie" : le panneau d’affichage autorisé et la pré enseigne collective ont été inaugurés avec le concours des collectivités locales et de l’Etat. Ces deux concepts facilitent la mise en place de ce nouveau dispositif "le règlement local de publicité" que l’Etat appelle de ses vœux. L’Arbre à Vie est consultant de plusieurs communes pour la mise en place de ce nouveau dispositif. Il convient d’inscrire dans le Grenelle de l’Environnement, pour la préservation des sites, cette démarche qui pourrait s’intitulé "l’accueil visuel" afin d’inciter les maires à prendre toutes dispositions pour organiser sur leur territoire, l’affichage, la signalisation des commerce et la régulation de la publicité sur leur territoire respectif. Pour plus de renseignements nous vous invitons à visiter le site : www.arbreavie.fr Emmanuel MARIE-LUCE Président Chevalier de la Légion d’Honneur
Un propriétaire d&...
9/10/2007
"Cormorans - Hérons" : des espèces surprotégées

Propriétaire d’un étang de plusieurs hectares pour lequel je me dépense sans compter, je subis les ravages depuis plusieurs années des cormorans, hérons et autres oiseaux piscivores. Ces populations malgré les quotas imposés (cormorans) sont toujours aussi nombreuses et infligent des dégâts qui mettent en péril les étangs et le monde de la pêche. La seule ressource économique de mon étang est la vente de poissons. La pêche se déroule tous les deux ans. Que faire quand cent cormorans voir plus élisent domicile pour quinze jours sur mon étang et s’en servent de garde-manger. Rentabilité ZERO. Qui va payer les frais d’entretien de mon étang ? (moine, berges, réempoissonnement ...) Un étang non entretenu est un étang qui inexorablement meurt. De nombreux exploitants préfèrent remettre en culture leurs étangs car leur intêret est devenu quasi nul. De ce fait que devient la biodiversité ?(un étang est un lieu grouillant de vie : amphibiens, oiseaux, insectes, poissons...)

Tout est affaire d’équilibre. La biodiversité OUI, mais, en toute équité. Pourquoi surprotéger certaines espèces ?

Un propriétaire d’étang : espèce en voie d’extinction.

Exoflore
8/10/2007
Donner les moyens à tous pour respecter la réglementation CITES.....

en matière de commerce de flores protégées. En Europe, au moins pour ce qui est du commerce des plantes, la réglementation CITES est généralement bien suivie dans les différents pays.... En France, il est impossible de respecter la réglementation du fait qu’à la suite de la privatisation des services postaux, plus aucun transporteur n’accepte de se charger du transport des plantes. Chronopost rejette toute opération de ce genre, car pas assez "rentable". Un importateur qui souhaite sortir un paquet de la douane doit accepter de se faire "rançonner" (oui, car = 400 € pour la simple sortie de douane) par des personnes douteuses qui connaissent les circuits ....(j’ai testé pour vous ! ! !)

Du coup, les éventuels importateurs importent sans respecter les règles du transport .... et puisque ces règles sont enfreintes, pourquoi respecter les bases de l’éthique, pourquoi acheter chez des reproducteurs "officiels" des plantes reproduites artificiellement, alors que l’achat non déclaré est souvent plus facile...

Il serait indispensable, dans le but de contribuer à la sauvegarde des populations de plantes protégées dans leur milieu naturel et surtout des plantes protégées par les règles CITES, de permettre le transport des plantes en toute conformité avec la réglementation ... et donc d’imposer aux transporteurs qui se sont substitués à un service public, l’obligation de transporter les plantes dans le cadre d’échanges respectant les diverses réglementations en vigueur.

Gui
8/10/2007
Grenelle de l’environnement et moyens...
Quels seront les moyens humains et financiers qui seront débloqués à la suite de ce grenelle de l’environnement ? ?... Aujourd’hui en France, les formations universitaires dans l’environnement se multiplient mais les offres d’emploi ne se bousculent pas : les budgets et les effectifs restent ridicules alors que les besoins sont là... Un chômeur titulaire d’une formation dans l’environnement.
Un pyrénéen
8/10/2007
Ours =Biodiversité = tous animaux domestiques et faune naturelle incluse, valorisés

Ours =Biodiversité = tous animaux domestiques et faune naturelle incluse, valorisés..

Grenelle :Voici un forum attendu et bienvenu. Non, Nous qui connaissons l’importance de la valeur de notre environnement et de notre biodiversité,vivante,en bonne santé, pérénisée,nous ne sommes pas d’accord à être privé de notre milieu et animaux naturels non domestiques. Nous demandons vigoureusement que l’état tienne ses engagements pour assurer l’avenir de la biodiversité pyrénéenne et par extension Française, en employant tout les moyens légaux necessaires.

La biodiversité n’est pas et ne sera jamais l’objet exclusif, le privilége, l’ottage permanent de certains lobbies satellites agricoles/ industriels opposés (comme si ce postulat devait etre l’unique et seule attitude viable possible, alors que la cohabitation homme, faune existe et cohabite harmonieusement chez ceux qui en reconnaissent et en applique les régles depuis longtemp)à tout animal sauvage, ours, loup, lynx, vautour, etc.. Eleveurs , chasseurs ou autres catégories relictuelles tentant d’imposer par, l’illégalité,la force et la violence leur volonté d’accaparation et d’élimination, d’une ressource qui ne leur appartient pas, ces richesses naturelles qui sont patrimoine de la nation en sa globalité.

Nation, à l’inverse de ces antis nature, tres majoritairement demandeuse de preservation et d’entretien de ce patrimoine naturel ( espéces, milieux et biotopes locaux).

Voici maintenant plus de 20 ans (début du programme de renforcement de l’ours , espéce menacée et protégée) que tout animal representant la faune naturelle est l’objet de menace et entravé en leur preservation sur leur territoire naturel.

Cette situation de manque d’animaux naturels, une nature saignée à blanc,vidée de ces animaux autres que domestiques ou d’élevage doit cesser au plus vite et la perenité de ces animaux restauré,assuré. cette situation de conflis artificiels doit etre assainie et stoppé.

J’attend que ce Grenelle apporte des solutions et avancées significatives, durables,cohabitationistes, de développement harmonieux entre ces divers milieux et acteurs tel qu’ils ont existé par le passé en pyrénées, tel qu’ils existent déjà localement ou dans d’autres pays européen connaissant depuis toujours un milieu naturel respectueux du domestique et du dit "sauvage" pour naturel.

Jean
8/10/2007
Ours=biodiversité
Malheureusement l’ours dans les Pyrénées a été , de fait , l’otage d’intérêts particuliers de lobbies qui bien que minoritaires dans la population auront finalement décidé de sa survie . Les prises de position du syndicalisme de l’élevage et d’une partie du monde de la chasse ont mis en échec autant la préservation des biotopes naturels sensibles de l’espèce que l’acceptation même de l’animal sauvage et libre . Inutile d’ajouter que les attitudes de certains politiques de droite comme de gauche n’ont fait que mettre de l’huile sur le feu dans ce dossier , en réduisant le dossier à de lamentables calculs électoraux . Ce sont exprimés alors autant le rejet de l’écologie que de l’ours lui même en obligeant les médias à ne donner qu’ une information autant partisane que déformée sur un débat d’aménagement du territoire national . Le problème de l’ours des Pyrénées est exemplaire de la place de l’écologie en France sous tutelle étroite d’intérêts particuliers émanants de lobbies et de milieux politico-économiques qui dictent leur loi . Il faut être lucides et reconnaître que la préservation de l’ours des Pyrénées s’est décidé plus dans des conversations de café du commerce que par un ministére de l’environnemment dépouillé de tous vrais pouvoirs en la matière . Alors c’est vrai on attend que le grenelle de l’environnement parle de l’ours parce qu’on attend des débats concrets et non de belles paroles noyées dans un non dit . La biodiversité , elle est pour l’heure en France , donner des leçons aux africains et autres peuples , on a déjà donné et ça suffit des beaux discours et les belles paroles en l’air de politiques qui ne pense qu’au paraître . On a finalement trop attendu depuis une éternité , pour être une nouvelle fois déçu .
Pédescaous
10/10/2007
Ours : une extinction programmée
Sans doute le sort de l’ours des Pyrénées a été réglé au café du commerce mais aussi par le syndicalisme agricole , les chambres d’agriculture , les fédérations de chasse ou encore davantage par les agissements d’une classe politique (droite du centre et gauche confondus) dont on a pu mesurer à l’Assemblée Nationale son orientation partisane vis à vis de ce problème . Un bonheur n’arrivant jamais seul on apprend en plein grenelle de l’environnement que les pouvoirs publics s’apprêtent à investir au pied du Parc des Pyrénées dans une vallée d’Aspe transformée en couloir à camions , l’extention de l’usine chimique classée Seveso Toyal . Non vraiment l’ours de souche pyrénéenne n’avait aucune chance de survivre .
jenn jean pierre
7/10/2007
trésorier association "le chabot"

bonjour,

la première chose urgente a faire en matière de protection de l’eau et de la biodiversité est déjà de retirer de la vente toutes les lessives a base de phosphate ainsi que tous les produits vaisselles, shampoings, adoucissants, savons ect... qui ne répondent pas à la protection de l’eau car 80%de nos STEP sont hors course....( voir notre site) et le temps qu’elles soient aux normes ou remplacées , beaucoup d’espèces continueront de disparaitre.... ensuite interdire tous les produits phytosanitaires ou autres polluants sur toutes les parcelles cultivées qui longent nos cours d’eaux. cordialement

Jim
8/10/2007
Zone non traitée et distances d’épandage par rapport aux cours d’eau

l’application de produits phytosanitaires et engrais, le long des cours d’eau est interdit. La profession agricole a déjà répondu à cette demande en mettant en place des bandes enherbées d’une largeur minimale de 5 m.

Selon les programmes nitrates des distances d’application d’engrais minéraux et organiques sont mis en place.

Sur les points de captage d’eau, il pourrait être intéressant de mettre en place des mesures visant à réduire les intrants tout en conciliant la production. Il est demandé aux agriculteurs de faire des efforts que la société reconnaissent ces derniers et compensent les pertes de revenus. L’agriculture s’investira si dans le même temps on n’oublie pas le contexte économique.

L’environnement ne doit pas se faire sans les agriculteurs qui sont les garants de la ruralité.

jenn jean pierre
9/10/2007
pollutions agricoles

la bande enherbée de 5 mètres n’est pas adapté sur des terrains en pente et ne retient trés peu les pollutions de surface,on le voit quand il pleut beaucoup . une bande de 10m avec une diversité dans le mélange serait une sécurité . beaucoup d’espèces d’invertébrés aquatiques et terrestres ont disparus aux endroits ou les cultures sont intensives le long de nos rivières et la France est dans le peloton de tête dans l’achat de produits polluants. tous nos cours d’eau sont en sursis car il ne suffit pas de mettre du poisson tous les ans ,s’ils n’ont plus rien à manger dans leur milieu naturel. les principaux responsables sont : les pollutions agricoles , les pollutions industrielles qui sont en régressions , l’assainissement qui est très insuffisant et les vidanges des barrages. alors commençons avec l’Agriculture.....

le retour à des pratiques agricoles plus respectueuse de l’environnement : -Désherbage mécanique à la place de désherbant à base de glyphosate... - rotation des cultures ; assolement ; été-hivers. - augmentation de l’humus en restituant les résidus des cultures. - non labour, respect du sol , limite minéralisation de l’humus. alors oui pour une agriculture de qualité rémunérée en conséquence et qui respecte l’environnement. CORDIALEMENT

Jim
10/10/2007
mesures pour limiter les intrants

Le désherbage chimique est interdit en bordure de cours d’eau. Le désherbage mécanique doit s’inscrire dans un développement des pratiques agricoles qui demande de concilier interventions, coûts et production. Il est nécessaire de travailler sur ces points avec les instituts techniques.

Concernant les rotations de cultures, la profession agricole a mis en place une mesure agro-environnementale rotationnelle. Le cahier des charges s’articule sur une rotation sur 5 ans d’un minimum de 3 cultures différentes et annuellement 4 cultures différentes dont deux d’hiver. Cette MAE demandait à l’agriculteur de changer quelques peu ses pratiques et il recevait en compensation des pertes de production une aide compensatoire. Cette mesure allait je le pense dans le bon sens mais l’état s’est désengagé.

Autre mesure intéressante sur la limitation des pollutions ponctuelles concernent les aires de remplissage et de traitements des éffluents. Là encore, les administrations nationales et les collectivités territoriales se sont désengégées préférant les effets d’annonce aux engagements des exploitants.

Sur le non labour, je suis un peu plus réservé. il faut concilié la pratique du labour alternée avec le non labour car les deux pratiques permettent de faire germer en alternance diverses adventices. Leur gestion et donc la limitation des interventions chimiques en sont limitées.

Sur l’incorporation des résidus de culture et l’apport de matières organiques, tout dépend des productions agricoles locales. Les départements dits céréaliers ont une forte tendance à incorporer les résidus, les départements à vocation de productions d’élevage incorporent les fumiers. Pourquoi ne pas développer l’incorporation de compost végétal.

L’agriculture est le premier visé. Il serait bon de se pencher sur les pratiques de la SNCf par exemple, je n’ai jamais vu de mauvaises herbes sur les ballastes et les bordures. De plus, l’étude menée sur les cours d’eau et leurs états écologiques met pour une des premières fois en évidence l’impact des rejets industriels dans l’eau. Enfin, il serait bon de regarder les stations d’épuration avec les rejets à la sortie et encore plus lors des débordements dus aux orages.

Oui l’agricultures doit améliorer ses pratiques et mettant en cohérence l’ensembles des organismes (services de protection des végétaux, chambre d’agriculture, instituts techniques). Mais elle ne doit pas être le bouc émisaire.

Cordialement

pierrot
7/10/2007
ogm et biodiversité
nous voyons en mettant en exergue la problèmatique d’ogm et la problèmatique de la biodiversité, que ces deux notions se complètent, par conséquent il est délicat de saucissonner les actions et les buts, qui auront l’inconvénient d’alourdir un système administratif, augmentera les coûts de fonctionnement des administrations. Bref nous nous découragerons ou nous perdrons du temps et de l’argent
vicky
7/10/2007
biodiversité, ressources naturelles et prépondérance humaine

Ne pensez-vous pas qu’il conviendrait, avant tout, de s’interroger au niveau mondial sur la croisSANCE de l’espèce humaine et d’étudier ses effets sur la biodiversité et les ressources naturelles ?

Ne serait-il pas utile aussi de se pencher sur les besoins de consommation dommageables à l’environnement, qu’induisent les valeurs d’expansion de la société mondialisée ? Si on ne freine pas sa boulimie "consommatrice", comment éviter que l’hégémonie humaine ne transforme la terre en une gigantesque production en batterie, au détriment de la nature ?

Si on ne maîtrise pas la démographie, toutes les autres mesures pourront-elles être suffisantes pour préserver les diverses espèces et donc l’avenir de la planète ?

Anonyme
7/10/2007
biodiversité

c’est une volonté de refus des mono cultures intensives maïs d’une part et tout ce qui serait nécessaire au pseudo carburant bio, cultures qui non seulement pompent les nappes phréatiques mais en plus permettent aux chimistes mondiaux d’achever nos terres par les engrais chimiques massifs.

revenons aux prés, aux haies, aux bocages, multiplions les subventions massives à l’agriculture bio, c’est à dire arrêtons immédiatement l’intégralité des subventions de la PAC pour les donner aux agriculteurs bio et un grand effort louable sera ainsi fait pour la sauvegarde de la biodiversité.

il faut s’adapter avant qu’il ne soit trop tard ; le changement même radical est toujours bénéfique ; ce n’est pas en continuant avec la politique agricole actuelle que l’on sauvera la biodiversité.

Anonyme
7/10/2007
ONF (financement)

Dans le même temps, il faut agir pour le maintien de la biodiversité et pourtant l’ONF qui est le premier gestionnaire d’espaces naturels en France ne cesse de se restructurer : baisse continuelle et impressionnante de ses effectifs (notamment de terrain)

L’ONF n’a plus les moyens notamment humains de réaliser l’ensemble de ses missions de service public... (pour boucler le budget, on y privilégie ce qui rapporte ! ! !) Est il normal que son financement soit lié essentiellement aux recettes des ventes de bois en forêt domaniale ? ? ? Si le cours du bois baisse, on gère moins les espaces naturels ? ? ? Quelle conception de la gestion des espaces naturels ! ! !

Li pitit Guitounet
7/10/2007
De l’étouffement des actions positives présentes !
Je n’ai nulle intention de prosélytisme, mais il faut être lucide : concernant la préservation de la diversité des espèces agricoles, des actions sont engagées ... mais tuées (hélas ...) par le droit actuel ! ! ! Depuis des siècles, les scientifiques de notre planète (la France n’est pas mal placée sur ce point) recensent, décrivent, étiquètent les multiples espèces créées naturellement. Serait-ce pour créer une encylopédie des espèces disparues "in extremis" avant leur disparition du vivant ?... A vrai dire, les intentions vertueuses de "sauveurs de la planète" sont depuis longtemps combattues par des lobbies à visée purement commerciale ! Car le système associatif s’est déjà organisé pour pallier les limites des organisations politiques. Ainsi, par exemple, l’association Kokopelli [http://www.kokopelli.asso.fr/index.html] recense et maintient la diversité d’espèces et de semences relevant du domaine alimentaire pour l’homme. Son travail s’avère plus exhaustif que les recensements validés par les autorités , même au niveau européen ! Cependant, cette association est actuellement attaquée en justice au motif qu’elle commercialise des semences non répertoriées donc "non autorisées" à la vente ! Il est certainement utile pour la protection des consommateurs finals de surveiller l’innocuité des produits proposés à la vente, notamment si ceux-ci se consomment pour l’alimentation humaine. En l’occurrence, cette vue d’esprit est détournée au profit de l’aspect purement commercial et au détriment de la préservation des espèces ! Car les sociétés (dûment nanties ...) qui attaquent en justice cette association-là (et certainement d’autres que je ne connais pas !) ne se préoccupent pas de ses visées conservatrices, sinon du risque concurrentiel ! Or, primo, ce risque n’est que partiel puisque l’association propose à la vente des espèces non commercialisées par ses attaquants. Secundo, puisque le principe de conservation ne motive pas leurs attaques, il faut bien reconnaître que leur intérêt n’est donc pas dans la conservation de la diversité écologique ! Pourtant, la Constitution française intégre dorénavant le principe de précaution. Ce dernier devrait se rapporter autant au risque destructeur de produits créés par l’homme qu’au risque de destruction irrémédiable du fait d’activités humaines négatives ! Mais j’ai le sentiment qu’à l’occasion d’une telle action judicaire, peu importe la primauté en droit français de la Constitution sur quelque texte que ce soit, fût-il européen. Au total, la diversité dépasse actuellement les intentions des associations ; et je suis convaincu qu’il est urgent de mettre en ordre le droit français (voire européen) pour valoriser et non pas écraser les actions pôsitives au regard de la sauvegarde de la diversité écologique. Mesdames et Messieurs les politiques, le commerce a des visées immédiates de bénéfices ; l’écologie pose le problème d’un terme qui dépasse l’ambition humaine !
Pierre-Yves Bureau
7/10/2007
Non-assistance à environnement menacé
L’article 3 de la Charte de l’Environnement prévoit, je cite, que « toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences ». Je propose de rajouter à cet article 3 l’alinéa suivant : « Il est introduit dans le code pénal un délit de non-assistance à environnement menacé dont les modalités sont précisées dans une loi organique ». La création de ce délit de non assistance à environnement menacé se voudrait avant tout symbolique avant d’être répressif. Elle permettrait cependant de sanctionner par des amendes des personnes ou des entreprises dont les actions ou inactions seraient de nature à porter préjudice à l’environnement. Le défaut de signalement d’une atteinte à l’environnement aux autorités compétentes (exemple : constatation de la pollution d’un cours d’eau) pourrait être un exemple de non-assistance à environnement menacé. La création de ce délit pourrait constituer une réponse parmi d’autres à la perte de biodiversité qui touche la France ainsi que l’ensemble de la planète.
Anonyme
6/10/2007
landry jeune homme de la région parisienne

Avant tout je me présente car il est pour moi important que tout le monde parle et surtout de tout les horizons .Je suis un particulier éleveur de nos animaux de basse-court , je fais parti d’un club l’ACVO et nous militons contre l’oubli de nos races anciennes et nous participons à différent déplacement en magasin en école ou sur des marchés afin d’expliquer notre démarche et surtout à quoi elle sert.Je travail au ceint même de nos institutions mais ne pouvant intervenir lorsque je travail j’intervient comme tout citoyen de notre pays sur ce forum en espérant être lu et entendu. Je vais commencer par la région parisienne car j’y suis né mais de part mon grand père qui était agriculteur j’ai une modeste expérience de la vie agricole et j’aimerais que le bio diversité soit entretenue à paris même.

Car par exemple je verrais bien des pigeonniers en pleins paris afin de gérer cette population envahissante et surtout prévenir contre les maladies car il serait plus facile de traiter ces animaux lorsqu’ils ont un point de regroupement et puis pourquoi pas y intégrer ou réintégrer différentes variétés d’animaux. Ensuite les murs végétals qui sont de très bon filtre à air.Après biensur il y a les poubelles publiques qui pourraient être adaptées au tri. Et l’eau qui est utilisé par les camions de nettoyage pourraient être celle de la seine simplement filtré grossièrement.

Ensuite j’aimerais parler du parc régional du vexin car on y vit très bien mais je ne comprend pas pourquoi dans un parc qui lutte fortement pour l’écologie, les bâtiments de france (gérer par le ministère directement)refuse l’installation de panneaux solaire ce n’est pourtant pas si inesthétique que ça ! ! ! ! ! et c’est surtout les premiers pas d’une consommation de notre énergie "écologique" .J’aimerais aussi voir tous les maître et maîtresse d’école intégrer un programme de faune et flore dans classe car je me rapelle de ces années passées a l’école primaire avec un aquarium et les poissons de notre environnement proche mais aussi des plantes et un terrarium avec des phasmes.

Voilà ! ! après toutes ces bonnes paroles et une ébauche de mes idées je laisse le reste des participants compléter ce forum de bonnes intentions car il est temps de tout changer.

Ecologiquement Landry

Ariès
6/10/2007
Pour un travail harmonieux et efficace

L’expérience, l’histoire et même la nature que nous souhaitons "défendre"( je dirai plutôt laisser en gage à nos petits-enfants saine et proliférante) nous montre que les gros organismes fondés sur la fusion de petits en une seule et même entité n’est pas viable. Son travail et ses ressources vont se diluer dans sa structure monolithique. Non, Je pense qu’il faut pousser à la communication, à la concertation et à une volonté d’harmonie entre les différents services déjà existants. De plus les besoins selon les géographies ne sont pas les même bien que dans certains cas, les actions des uns peuvent se répercuter sur les actions des autres. D’où ce souci de travail concerté.

Je me pose en contre dans l’idée des "pressions fiscales costante" dans le but d’une prise en compte de la biodiversité par les institutions. Car l’idée même de taxe fait dresser les cheveux sur la tête et a un impact négatif sur l’esprit des gens. Peut être plutôt une série de mesure allant dans le même sens mais avec un aspect producitf ( baisse des coûts pour des cosntructions "vertes", facilité fiscale ou aide ...)

la 3è mesure me semble le bon sens même. Il se sert à rien de faire des voeux pieux.

bacle jean christo...
6/10/2007
sos campagne
bonjour j’habite à 60 km de bordeaux. depuis une certaine loi sur le logement locatif,notre campagne est en train d’etre defigurée par des constructions. Impossible de racheter des terrains en friches pour conserver notre chere biodiversitée,les proprietaires preferent attendre que ces terrains deviennent constructibles.Notre campagne est en train de devenir une cité dortoir. Les logements construits par des groupes immobiliers n’ont meme pas de chauffe eau solaire,ou autre materiaux "propres". 2) Les prix des materiaux isolants devraient etre bloqués les fabriquants et artisans ont des prix exorbitants 3) pourquoi ne pas fournir aux habitants des conseils pour amenager les jardins avec des vegetaux locaux 4)Obliger les mairies à montrer l’exemple en matiere de gestion des dechets,d’amenagement des communes,d’economies d’energies de protection de la nature et de gestion des pesticides. 5)C’est en aidant la populatuion et non en la découragant avec des taxes que l’on arrivera à inverser le processus. 6)Les industriels sont ils concernés par la necessitée de faire de gros efforts (emballages,vehicules,produits jetables,produits chimiques dangereux,etc... ? J’espere sincerement que votre projet va aboutir et je vous felicite pour votre engagement.
jeanicot
6/10/2007
parc national et parc marin de la reunion : GRATUITS

il n’est pas acceptable que la mise en place du parc national et du parc marin se fasse sur le dos des reunionnais.

Ces espaces naturels sont avant tout des espaces publics. ILS DOIVENT RESTER PUBLICS. il n’est donc pas acceptable que les acces à la mer et aux montagnes deviennent payants.

Le financement de ces parcs doit etre organisé par les impots directs de l’etat et des collectivités.

Monique Lambert
5/10/2007
Le végétal

L’extinction des espèces animales est souvent évoqué.

Le règne végétal est primordial mais muet.

La préservation des espèces botaniques en conservant des sites de reproductions des végétaux "sauvages" doit être favorisé.

CatLab
5/10/2007
Fiscalité plus incitative en faveur de la protection des Espaces Naturels
Ayant créé et présidé pendant 14 ans un Conservatoire d’Espaces Naturels en France, et ayant séjourné aux Etats Unis j’ai pu faire des comparaisons sur les possibilités de financement des actions menées, en particulier pour les acquisitions de sites à haute valeur biologique. La fiscalité en France n’est pas du tout incitative pour le public qui souhaite contribuer à ces acquisitions. Si l’on veut que le plus grand nombre s’investisse, il me parait nécessaire de se pencher sur la fiscalité en faveur de l’Environnement.
titi le normand
5/10/2007
Supprimer une absurdité !

Bonjour,

Je ne suis pas un spécialiste des questions environnementales, étant plutôt un conservateur et pour limiter les contraintes envers les entreprises pour permettre leur développement. Mais justement en tant que conservateur, il y a des mesures de bon sens qui peuvent être prises rapidement. Venant d’un milieu rural, je m’insurge contre l’arrachage des haies presque systématique par les agriculteurs lorsqu’ils transforment une praire en labour alors que en parallèle le conseil général donne des subventions pour planter des haies. Ce paradoxe est à mon sens inadmissible. La solution est pourtant très simple, maintenir ces subventions pour planter des nouvelles haies voire les augmenter, aider les agriculteurs à entretenir leurs haies et strictement interdire l’arrachage des haies sous peine de très forte amendes. Les agriculteurs arrachent les haies à mon sens pour 2 raisons, pour gagner quelques mètres de labour, c’est stupide mais c’est une réalité (rentabilité à tout prix !) et pour éviter d’entretenir les haies car c’est beaucoup de travail si on le fait soi même et c’est une charge financière très importante si on le fait faire par une entreprise. Il faudrait donc que l’Etat aide les agriculteurs à entretenir leurs haies par des subventions. On pourrait envisager x euros par mètre linaire de haies par exemple car plus la haie est importante plus le coût est bien sûr élevé.

Voici donc une mesure toute simple, acceptable par tous puisqu’elle est de bon sens et qui ne coûtera pas très chère à l’Etat, en tout cas beaucoup moins que les catastrophes naturelles. Face aux dérèglements climatique, il faut tout faire pour conserver nos haies et les entretenir régulièrement pour éviter bien des inondations . La prévention coûte moins cher que les conséquences d’une catastrophe !

Alexs
5/10/2007
L’agriculture industrielle

L’agriculture industrielle conduit à la pollution et à la désertification irréversible de grandes surfaces de la terre. L’agriculture empoisonne et tue toutes les formes de vie : les arbres, les animaux, les plantes, les insectes, ... La mono culture intensive n’est possible que pendant une courte durée pour permettre un maximum de profit pour ceux qui la pratique. Seule la biodiversité est viable.

L’agriculture devrait rendre par exemple 1% des terres cultivées à la communauté sous forme d’une bande de terrain en friche en bordure des champs pour permettre la vie de toutes les espèces vivantes : arbres fruitiers, baies, oiseaux, insectes, petits rongeurs, etc et accepter un rendement maximum de 80% ou moins des récoltes, sachant qu’une partie de la production sera utilisée par d’autres formes de vie que l’homme.

Yannig
4/10/2007
Et pourquoi pas un ministère ?

On pourrait appeller ça Ministère de l’Environnement, c’est pas mal non ?

Plus sérieusement on pourrait commencer par lutter contre l’introduction d’espèces non autochtones. Je ne suis pas pour les tests ADN mais la vente libre de plantes connues comme invasives me semble stupide (herbe de la Pampa par ex.). Et quand des espèces sont introduites les éliminer le plus rapidement possible avant qu’il ne soit trop tard plutôt que d’attendre des années. A quand le tour de l’Ibis sacré ?

Dans les potagers, libérons les semences de variétés anciennes (si elles ne sont pas invasives ?) et laissons les ogm dans les labos !

marc
4/10/2007
bien être animal
où mettre cette rubrique ? une petite chose toute bête et qui ne coûte rien, supprimer la corrida, notre pays s’en trouverait grandi, non ?
SAMBLN
4/10/2007
quasi absence des chasseurs dans cette consultation
Il est très surprenant de voir les chasseurs si peu représentés dans ce grenelle de l’environnement. Erreur ou volonté des organisateurs ? Dans le même temps on voit le ROC, groupuscule intégriste, bien présent. Là aussi erreur ou volonté politique ?
Alexandre
10/10/2007
Parfaitement d’accord

Je partage le même étonnement. ROC= rassemblement des opposants à la chasse ! Je ne vois pas du tout où est leur place, et je crains que celà puisse être pris pour une provocation à l’encontre des chasseurs, ces derniers, eux, ayant quoique l’on puisse dire leur place dans la gestion de la biodiversité et dans le développement durable d’activité sur nos territoire. De plus il risque de se dégager des sentiments de toute puissance chez certains "intégristes", qui peuvent se croire en partie soutenus par l’état, ce qui peut engendrer une augmentation du nombre de malveillances (verbales, physiques...) à l’encontre des chasseurs, phénomène déjà de plus en plus important.

Je trouve celà fort maladroit de la part du gouvernement, d’autant que le nom même de cette association ne semble pas correspondre à la thématique du groupe de travail... Vous risquez donc de tomber assez rapidement dans le hors sujet et ralentir votre avancée vers des décisions utiles et efficaces.

Martin Yvan
4/10/2007
Police de L’environnement
La protection de l’environnement et de la faune sauvage ne peut pas reposer sur le simple volet éducatif et connaissance. Malheureusement, le volet réprésif doit éxister et être renforcé. Il faudrait mettre en place une police de l’environnement dotait de moyens importants et soutenue juridiquement par une application des loies sans faille en ce qui concerne les espèces protégées. Cette police serait capable d’informer mais aussi de faire respecter la loie protégéant notre patrimoine naturel et sanctionner le cas échéant les délinquants.
S G
4/10/2007
agence unique sur la biodiversité
Ca c’est bien français : la question est de préserver la biodiversité... on propose la refonte générale du système dans une nouvelle structure, forcément globale,... C’est le meilleur moyen de noyer le poisson : les structures on les a : des parcs nationaux, l’oncfs, l’anema (qui vient juste d’être créée !),... utilisons nos outils et donnons leurs les moyens d’atteindre leurs objectifs.
Christian 64
4/10/2007
Concilier les exigences PAC à l’amélioration de la biodiversité
La mise en place des bandes enherbées le long des cours d’eau, exigée par la PAC depuis 2 ans, a permis d’observer de nombreux effets bénéfiques à l’agriculteur comme à son environnement : au départ, il s’agit d’une contrainte imposée dans le but de créer des filtres naturels sensés améliorer la qualité des eaux de surface. A l’arrivée, on observe :
  dans ces zones non traitées, une quantité de vie importante, des insectes aux mammifères en passant par les oiseaux. Pour de nombreuses espèces, l’effet de lisière est bien connu comme étant très bénéfique, bien plus par exemple que de grandes jachères peu protectrices en réalité car temporaires (souvent annuelles), et ne concernant que peu d’individus d’une même espèce (en effet 10 bandes enherbées de 10 ares hébergent bien plus d’individus d’une même espèce qu’une seule parcelle de 1 ha, pour la même superficie, car on contourne ainsi le phénomène de la territorialité de ces espèces).
  sur le plan agronomique également, cette mesure trouve tout son sens le long des linéaires boisés (haies, bordures de bois et bosquets...). En effet, le long de ces linéaires, les rendements sont piètres du fait de l’ombrage. On y observe sur 5 à 8 m. notamment des maïs de faible taille, dépuorvus d’épi, bref de valeur fourragère quasi nulle, si ce n’est celle de pouvoir activer les primes couplées et/ou découplées liées à la PAC.Vis à vis du contribuable,qui finance cette PAC, ça fait désordre... Ainsi, en imaginant une réglementation incitant les agriculteurs à localiser leur gel PAC une fois pour toutes sous forme de bandes enherbées le long des linéaires existants comme c’est le cas en bordure des cours d’eau, plutôt que de les payer pour geler des parcelles entières de valeur agronomique importante alors même qu’aujourd’hui on manque de production, on ferait d’une pierre deux coups : respect des exigences communautaires, et amélioration de la biodiversité. Cela permettrait en plus de sauver les dernières haies de nos campagnes (maigre consolation !) car aujourd’hui encore, pour régler ce problème de moindre rendement au bord des haies, certains n’hésitent pas à y passer le bull...
  autre effet innatendu, mais aussi intéressant pour l’agriculteur : cela permet de lutter contre les dégâts aux cultures de certaines espèces. C’est le cas des ragondins ou des lapins, dont les attaques sur semis peuvent-être conséquente. Normal puisqu’on leur plante du maïs jusqu’au bord de leurs terriers ! Or donc si quittant leur refuge ils se retrouvent dans la bande enherbée, forcément ils mangeront l’herbe avant de s’attaquer aux semis ! Ceci n’est pas une utopie, de nombreux agiculteurs l’ont déjà constaté dans leurs bandes enherbées au bord de l’eau. Il y a donc à l’évidence beaucoup à gagner avec une mesure très simple de mise en oeuvre, et encore une fois intéressante à terme pour l’agriculteur lui-même. Ne reste qu’à imaginer, sinon une mesure obligatoire, au moins une MAE que certaines collectivités seront prêtes à financer !
OLIVIER
4/10/2007
Agir
1 / Favoriser et coordonner toutes les actions concrètes sur le terrain sans attendre la mise en place de structure centralisatrice ou intellectuelle, en formalisant un plan d’actions précises et une déclaration de résultats à des échéances définies permettant des audits de certification. Echelon communal et associatif 2 / Sanctionner graduellement le non respect des mesures préconnisées en adaptant l’importance de la sanction à l’importance de la conséquence.
Agnès CARTRON
4/10/2007
En réponse

Pour le premier point, c’est une question de réactivité du système. La création d’une agence qui regrouperait tous les services simplifierait les démarches administratives, les surcroîts d’effectifs qui plus est mal affectés. Mais cette agence ne doit pas être "polluée" par la lenteur du système et du processus de mise en vigueur des lois. Certaines priorités écologiques, certains faits, comme par exemple l’impact des OGM sur les abeilles, nécessite des réactions immédiates et non pas de longues concertations où certains couvrent des intérêts financiers sans être conscient des répercussions à longue échéance . Si les OGM menacent les abeilles, il faut les interdire, point : et de façon urgente. Ce qui nécessite que cette agence doit garder un pouvoir de diffusion dans la presse (circulation d’une information libre et fiable) et qu’elle doit aussi être en mesure de consulter directement le peuple (référendum) sur des problèmes émergents de toute nature afin de prendre le mal "à la racine" dans les plus brefs délais. Agence gouvernementale oui, avec une autonomie un peu calqué sur le mode associatif et des gens qui se sentent impliqués (défenseurs du milieu naturels, entrepreneurs, collectivités territoriales) afin de recueillir le plus grand nombre de doléances et de pouvoir faire le tri entre ce qui important et ce qui ne l’est pas.

Une agence par région de France prenant en compte la singularité du contexte écologique,qui s’adresse aux habitants, dresse un bilan de ses activités, informe, centralisées en une au niveau de l’état par exemple avec des gens qui seraient à même de répondre aux probématiques rapidement et avec cohérence, pour accélérer la mise en oeuvre de projets innovants et réparateurs.

Pour le deuxième point et le troisième point je suis tout à fait d’accord et il n’est jamais trop tard.Intégrer l’écologie au quotidien et contrôler les organes qui gèrent le problème en ouvrant le débat avec les Verts qui sont une source d’information s’ils le désirent et veulent faire avancer le processus, en les laissant sur la touche s’ils continuent de se regarder le nombril...

Brigitte d’A...
4/10/2007
Biodiversité et eaux pluviales

Eaux pluviales, le cauchemar des communes

Savez vous pourquoi depuis la mise en place de la loi interdisant de fumer en public, il est encore plus fortement déconseillé qu’avant de se baigner en mer après de grosses précipitations ? La cause : les tonnes de mégots qui gisent sur les trottoirs et dans les caniveaux jetés là par les « fumeurs de rue », mégots contenant goudrons et autres substances chimiques qui seront emportés à la première pluie. Les eaux pluviales sont déjà le cauchemar des communes qui ont déjà fort à faire avec les innombrables immondices et substances polluantes : piles, détergents des laveurs de vitrines et d’entrées d’immeubles, peintures, solvants des indélicats qui prennent les caniveaux pour des décharges quand ce ne sont pas les communes elle mêmes dont les services d’hygiène désinfectent à tour de bras avec quantité de produits nocifs pour l’environnement et qui tous infailliblement se retrouvent en mer. Poissons et baigneurs en prennent pour leur grade, la végétation de bord de mer aussi par la voie des embruns. Tout cela vient du fait que les gens n’ont pas conscience des circuits d’évacuation de ces eaux et pensent que tout sera retraité à l’usine la plus proche. Erreur, fatale erreur. La solution ? Il fallait y penser et les Californiens l’ont fait autour de la baie de San Francisco : ils ont peint systématiquement sur chaque bouche d’égout et plaque d’évacuation des eaux de pluie sur les trottoirs, un dauphin avec la phrase : merci de préserver la mer. Résultat, la destination de ces produits polluants est clairement annoncée ainsi que l’impact pour l’environnement marin . Pour un prix relativement modique on sensibilise toute une population. .

reg222
7/10/2007
eaux de pluies
les américains sont des gens pragmatiques il faut parfois savoir s’en inspirer. c’est effectivement une idée simple à développer.
James
3/10/2007
Nuisibles ?
Récemment j’ai pu lire en couverture d’un magazine, "Le chasseur français" pour ne pas le citer : "comment vous débarrasser de vos nuisibles". Et bien je me demande comment cette notion archaïque, relevant de l’ignorance du fonctionnement d’un écosystème peut-elle encore être officiellement en vigueur.
xavier
5/10/2007
Nuisibles

Monsieur

Habitant la campagne, je vous affirme que les nuisibles sont réellement une nuisance grave. Autrefois, je pouvais avoir des poules dans mon jardin, maintenant cela est totalement impossible, sans compter les autres types de dégâts sur les toitures et les combles notamment. Elles sont saignées dans la semaine. De plus, vous n’avez pas conscience du nombre d’écrevisses de Californie, de ragondins, rats musqués, poissons-chats qui se trouvent dans la nature, et même dans nos villes. Les dégâts sont très importants (digues et berges effondrées, baisse de la production piscicole etc). La notion de nuisible est une réalité importante. avec mes meilleures salutations

André Bellion
3/10/2007
Le chanvre, un couvert faunistique
Saviez-vous que le chanvre peut être utilisé comme couvert faunistique ? Étant haut il permet aux animaux de se cacher. Je parle de cela car cette plante peux se planter facilement sur tout le territoire (comme elle l’était déjà d’ailleurs !) français et en plus c’est une plante annuelle. Bref, elle pousse vite et le résultat ne se fait pas attendre. Comme en plus on peut l’utiliser à plein de chose ensuite (construction, graine d’oisellerie, papeterie, litières, isolation ....), qu’elle ne demande aucun phytosanitaires, ni irrigation ? N’as t’on pas ici une plante « flexible » pouvant contribuer à la biodiversité de nos campagnes ?
Wasabisama
3/10/2007
Plantation à petite échelle

Il y quelque chose qui me chiffonne : autour de chez moi - je vis à la campagne - beaucoup de terres ne sont plus exploitées par les agriculteurs, j’avais donc à l’idée d’en racheter un peu pour pouvoir replanter dessus des arbres correspondants à ceux naturellement présents dans ma région - le conseil général fait beaucoup de pub pour ça et aide, à tous les niveaux, ceux qui veulent s’y atteler - mais voilà : comme pratiquement tout est constructible maintenant, les propriétaires de ces terres ne veulent plus les vendre au prix du terrain agricole mais espèrent bien spéculer dessus or la plupart ne correspond pas au COS en vigueur par ici et résultat des courses, des centaines d’hectares restent en vrac - même pas une friche organisée - sans que l’on puisse rien faire.

N’y a-t-il pas moyen de règlementer ça afin que ces terrains soient valorisés au profit de l’environnement : je ne sais pas moi mais par exemple obliger les propriétaires à entretenir les terres, instaurer un délai au delà duquel la mairie serait autorisée à disposer des terres pour les proposer à l’achat à des particuliers avec projet environnemental, faire des échanges de terrain, ... les idées sont multiples mais que faire si tout le monde s’en lave les mains ?

patrick
3/10/2007
Plantations à petite échelle
C’est exactement l’idée à laquelle je pensais. Acheter des terres agricoles non exploitées pour replanter des arbres. J’habite à La Chapelle Sur Erdre en Loire Atlantique. La municipalité a saccagé l’environnement : zones industrielles, zones tertiaires, lotissements ..etc. Une partie de la campagne a disparu. Et a côté de cette urbanisation, la mairie ne replante pas de verdure....
Philippe HASSLER
5/10/2007
Utilisons les jachères
Deouis maintenant plusieurs années, l’UE nous oblige à mettre en jachères un certain nombre de terrains. Bien entendu, en échange, elle offre des subventions. Il suffit de planter des arbres pour réduire les effets carbone. Cela ne demande que peu d’efforts car on peut facilement sponsoriser ces actions. Il suffit que chaque conseil général conduise plusieurs opérations relayées par les cantons. Informer les scolaires, les magasins de distributions, les RMIstes, les entreprises PMI et PME, les associations et tout cela permettra de chiifrer le nombre d’arbres plantés par département. Toutes les générations seront concernées et les arboriculteurs seront fiers que leur savoir faire soit pris en charge. Ensuite, il suffira de communiquer par l’image, année après année. SIMPLICITÉ ET EFFICACITÉ. Et surtout pas de taxe nouvelle décourageante à toute initiative. Bénévolat et sponsoring sont très faciles à organiser dans notre beau pays.
Fab_RF
3/10/2007
Mesures pratiques vers les agricuteurs et les villes
Il faudrait des à présent imposer aux agriculteurs de laisser en bordure des cultures, des zones préservées d’au moins 5 à 10m avec des Haies arborées permettant à la flore et faune locale de reprendre sa place. Il faudrait imposer à chaque ville de faire l’acquisition de zones vertes.
noel
4/10/2007
arbres

deja pour moi ce n’est un grenelle de l’environnement qu’il faut , c’est une concertation continue et éternelle de tous (tous les pays de la planete)....dans 5 siecles et plus ,a mon avis , si l’humanité existe encore on parlera encore de problemes d’environnement .

ce n’est pas une concertation ponctuelle qui va nous resoudre tout

la bonne question a se poser , c’est a chaque que l’homme intervient sur quelque chose , quelle sont les conséquences pour la nature et pour les hommes...

nous ,les paysans agricooleurs (voir forum :www. agricool.net)ont a l’exemple de l’évolution du travail du sol a outrance et l’on reagit en evoluant vers le sd , mais tout n’est pas resolu ,on ne sait rien du semis direct aujourd’hui....

les voitures polluent mais....est-ce que nos routes goudronnées imperméables plus au moins a l’eau n’ont pas de conséquence sur l’infiltration de l’eau dans les nappes (fossés,drainage....).....ne serai t-il pas judicieux (puisqu’il faut planter des arbres) que toutes les routes du monde soient recouvertes par les branches des arbres ....il y a la du carbone a stocker ,la dde n’a plus a depenser d’ernergie pour tondre ,nos chomeurs ont des arbres a planter ....et en plus on roulerai a l’ombre l’été sans clim....etc

l’evolution de l’humanité a cree enormement de problemes ,on en decouvre les conséquences .....aux hommes de se prendre en mains tous ensemble pour encore avancer un peu.....

noel
2/10/2007
agir pour la biodiversité , c’est peut etre ne pas agir

la biodiversite est peut etre menacée simplement parce que l’homme intervient partout ou il est présent sur la nature ...les rares zones sur la terre ou l’homme est peu présent sont relativement bien conservées

notre civilisation doit simplement comprendre pourquoi elle agit sur la nature ,est -il vraiment utile d’agir sur ce que la nature met en place , bien sur l’homme doit vivre et meme correctement quand cela est possible mais bien souvent on en fait trop , et l’on apprecie souvent tres mal ce que la nature propose

ex : on se plaint du manque d’eau dans certaines nappes , mais on ne se rend pas compte que l’on fait tout pour empecher l’eau apportée par la pluie de rejoindre correctement la nappe (fosses,routes,beton,parking,toiture,tout a l’egout,debrousaillage, abattage des arbres...etc...) beaucoup de solutions nouvelles existent pour attenuer peu a peu ce probleme sans trop de frais ,ni excessivement de travail ...

depuis l’apparition du petrole , l’homme s’est economiquement affole sans trop mesurer les consequences de son agissement ....souhaitons que le petrole manque rapidement pour que l’homme "s’asagisse" durablement.

le petrole a permis a l’homme d’agir , de modifier souvent inutilement tout un tas de choses , de gaspiller .....sans petrole les actions seront moins facile mais en se creusant un peu le cerveau des solutions efficaces et plus durable pour tous apparaitrons....

MILLET Jean-Louis,...
2/10/2007
Géothermie et avantages fiscaux

Madame Nathalie Kosciusko-Morizet Secrétaire d’Etat à l’Ecologie,

Saint-Claude, le 2 octobre 2007

Madame la Ministre,

Au moment où se tient le Grenelle de l’environnement, je souhaiterais vous sensibiliser à une mesure allant dans le sens des économies d’énergies fossiles.

Un coup de pouce est accordé pour les installations fonctionnant avec des énergies renouvelables telles que la géothermie ou le solaire, sous forme de déductibilité fiscale correspondant à 50 % de l’investissement. Or, cette faveur ne concerne que l’habitation principale. Pourtant le plus grand gaspillage d’énergie est celui des résidences secondaires chauffées même en étant inoccupées pour maintenir une température minimum et éviter le gel dans les régions montagneuses. Il y a là nécessité de sortir d’une réglementation étroite et d’étendre les avantages fiscaux et les aides de l’ADEME aux résidences secondaires, si la volonté réelle du gouvernement est bien d’enclencher une dynamique d’économies d’énergie. Ce sont en effet des centaines de milliers de maisons et chalets qui consomment des quantités importantes de gaz, de fuel, d’électricité pour n’être occupés que quelques jours par an. Les économies à réaliser seront encore plus importantes que pour les résidences principales qu’il faudra de toutes manières chauffer de façon permanente.

Je souhaite donc qu’il n’y ait pas de discrimination entre les logements, ceci pour le succès de votre politique.

Je vous remercie pour l’attention que vous apporterez à ma contribution.

Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de mes respectueuses salutations.

jean laurent
2/10/2007
lutte contre les effets du rechauffement et biodiversite

Mes idées concernant quelques solutions à apporter pour lutter contre le réchauffement climatique et préserver la biodiversité sont les suivantes :

Tout d’abord et sans attendre plus longtemps il faut signer des contrats de replantation de forêt en Afrique et au brésil (avec les pays concernés) à grande échelle pour lutter contre l’avancée du désert.

Certains scientifiques ont prouvé qu’en replantant des arbres et forets à grande échelle, l’écosystème changeait, les nuages se créaient au dessus de ces forets car il y a une forte évaporation ce qui engendre des pluies qui sont ensuite retenues par ces même forets. Le plus dur est de créer la forêt par un « paillage » à grande échelle pour capter la moindre humidité et ainsi favoriser l’évolution des espèces végétales et par l’apport d’eau (peut être en créant des centrales de « désanélisation » et par la construction de canalisation pour acheminer cette eau vers ces nouvelles plantations ou par d’autre procédés). C’est tout à fait réalisable dans la mesure où même les chinois commencent à le faire pour reconquérir les déserts en faisant un paillage avec des tiges de riz, d’autre l’ont fait au travers la création d’oasis non loin du désert. Et, ils ont vu la différence en quelques années.

Cela engendrerait également l’absorption par ces arbres de co2 pour le transformer en oxygène et ainsi lutterait de manière efficace contre les rejets de co2)

A notre niveau, on peut faire énormément de choses (qui sont très simple à mettre en œuvre) pour lutter contre les catastrophes naturelles. Je vie à la campagne et suis fils de viticulteur, vous pouvez constater par vous-même lorsque vous avez l’occasion de vous promener dans la campagne que de nombreuses haies ont disparu engendrant ainsi des risques important d’érosion lors des orages, des inondations, car ces haies permettaient de capter l’eau et de la restituer de façon lente à la nature faisant ainsi office de barrage contre une arrivée massive d’eau. Les rivières sont troublent très longtemps après un orage même peu violent, prouvant ainsi qu’il y a de nombreux alluvions qui sont entraînés par les pluies car il n’y a plus de barrières végétales. L’eau « court » mais ne profite plus à la nature elle est rejetée immédiatement dans les rivières.

Cela provient essentiellement du fait que les agriculteurs ont des subventions pour acheter du matériel pour broyer les talus et par la canalisation excessive des ruisseaux, ou l’eau est rejetée. L’achat de ce matériel partait d’un bon principe qui consistait à entretenir le paysage mais la dérive est vite arrivée. De nombreux agriculteurs s’en servent pour tout simplement détruire ces haies ce qui est très graves pour plusieurs raisons.

• Tout d’abord il faut savoir qu’une haie permet la transmission des eaux de surfaces vers les nappes phréatiques, 1 mètre linéaire de haie contribue à la transmission de 3 à 7 m3 d’eau par an, c’est colossal, les nappes même si les pluies sont abondantes arrivent très difficilement à reprendre leur niveau normal.

• 60% des haies ont disparus en France en vingt ans.

• Il faut savoir que les haies servent également à « piéger » les nitrates, elles préservent la biodiversité et lutte de manière très efficace contre les inondations et l’érosion, elles brisent le vent. La haie a plein d’atouts non négligeable pour lutter contre le réchauffement climatique et ses effets sur le climat.

Il faut donc lancer une politique de replantation des haies et bordures en stoppant tout simplement les subventions pour l’achat de ces broyeurs et inciter par des aides fiscales ou une campagne de sensibilisation la replantation des haies. (Ce qui se fait déjà dans certains départements avec succès). Pour ma part j’ai déjà commencé, j’aurais en l’espace de 3 ans replantés au minimum 500 mètre linéaire de haies (à mes frais) et espère arriver à en replanter environ 1 kilomètre au total en sensibilisant mes voisins viticulteurs sur cette nécessité.

Cela favorisera la préservation de nos ressources en eau, stoppera de manière efficace les érosions, cela ne veut pas dire que l’on évitera une catastrophe telle que celle de Vaison la romaine car 650 ml d’eau par mètre carre en deux ou trois heures, aucun sol ne peut les absorber. Mais, on évitera de nombreuses inondations c’est certain.

La replantation des haies permettra également l’absorption de co2 car il ne faut pas oublier le rôle des arbres qui absorbent le co2 pour rejeter de l’oxygène, surtout que si on calcule sur l’ensemble du territoire le nombre de ml de haie que cela pourrait représenter, on aurait au moins 10 à 15 % d’arbres en plus c’est énorme.

Entre une replantation massive des forets sur les continents africains et d’Amérique du sud et d’Asie. En replantant des haies en France et en Europe, aux états unis, on arrivera à lutter de manière efficace contre les effets du réchauffement climatique surtout si on le couple avec la nécessité de changer d’énergie dans les transports, l’hydrogène ou la pile à combustion étant à priori les principales voies possible. Cela permettra de manière efficace de lutter contre le réchauffement climatique C’est d’autant plus vrai lorsque l’on constate que les moteurs à hydrogène sont déjà crées et qu’il s’agit juste de développer l’autonomie de ces nouveaux véhicules et d’avoir une clarification sur les lignes de conduites à tenir pour les entreprises nationales et internationales (allons nous vers un type de véhicule avec stockage d’hydrogène ou vers une autre solution ? c’est aux différents gouvernements européens et mondiaux de choisir une voie, mais il faut le faire dans les deux ou trois ans maximum, sinon cela sera trop tard car la mise en œuvre d’un changement d’énergie dans le transport est long, on change pas de voitures tous les jours....

Il s’agit aussi de tenir compte dans les transports, du transport aérien qui est un vecteur de pollution important pour l’instant, que va-t-on faire en terme de réglementation pour les avions qui sont de plus en plus gros et de plus en plus polluants ? Les citoyens de notre planète terre ont un rôle à jouer au niveau de leur moyen de transport terrestre, du choix dans les matériaux de construction pour éviter le réchauffement climatique, peuvent influencer les politiques sur la replantation d’arbres mais pour ce qui concerne les transports aériens que faisons nous ?

noel
4/10/2007
pourquoi des haies

il est beaucoup plus judicieux de replanter des arbres destinés au bois d’eouvre ou fruitiers, ces arbres seront accompagnés de petit taillis recoltes pour les chaudieres a plaquette

les paysans aujourd’hui s’interressent a l’agroforesterie

http://www.montpellier.inra.fr/safe/french/agroforestry.php

les haies sont une invention de l’homme pour separer les parcelles ,les animaux domestiques ..etc...les haies ,c’est bien , la haie intelligente et productive c’est mieux...

le bosquet avec taillis et arbres de valeur s’integre mieux dans la nature..

Damien V.
1er/10/2007
donner les moyens financiers à l’existant !

Depuis des décennies, l’Etat se décharge sur de valeureuses associations de gestion et de protection de la nature, qui ont su se proffesionnaliser, malgré un manque chronique de financements de la part de l’Etat et des collectivités territoriales ! Celui délègue volontiers aux associations son devoir de conservation du bien commun, dans l’interêt général, mais sans donner réellement les moyens aux associations de remplir leur mission. Et cela n’a fait que s’agraver ces 5 dernières années !

Alors, avant de réinventer l’eau chaude, ce serait déjà bien de doter les réserves naturelles d’un budget à la hauteur de la tâche et de l’urgence à enrayer la disparitions des espaces naturels et des espèces !

De même pour les Parcs Nationaux et les futurs nouveaux Parcs marins naturels.

Ma plus grande crainte à l’issus de cette excellente idée de Grenelle, c’est qu’il ne reste que des belles paroles, et pas un centime de plus que dans le budget précédent ! Or, devant l’urgence et l’ampleur de la situation, il faut des moyens humains et matériels. Sinon, ce n’est que de la communication sans effet sur la réalité des choses.

pumilla
1er/10/2007
SOS breddele (petits gâteaux de Noël )

En promenade a travers ce qui fut notre notre belle plaine d’alsace ce week-end, j’ai navigué à perte de vue à travers une mer infinie de maïs, irriguée par ce qui fut notre bonne nappe phréatique, à présent polluée par tous les traitements indispensables à venir à bout de notre chrysomèle solitaire (peut-être en a-t-on trouvé 2 ?). Maïs subventionné (puisqu’irrigué, c’est logique !) avec nos impôts afin de ne pas faire baisser le rendement des investisseurs en bourse qui détiennent à la fois le marché des semences de ce foutu maïs , le marché de produits "phyto"-sanitaires, et celui des industries pharmaceutiques et chimiques qui rachètent cette saloperie de maïs. Mon âme d’écolo émue de tant de monoculture s’est alors souvenue , que tous ses copains agriculteurs bio, lui avaient expliqué qu’une rotation régulière des cultures suffit généralement à affamer les parasites spécifiques à une espèce spécifique de plante . Puis c’est mon âme de consommatrice au pouvoir d’achat exangue qui s’est souvenue que prix du blé allait augmenter à cause de sa raréfaction et que les breddele* ça allait pas être du gâteau, si le blé devenait aussi cher que la cannelle ou le safran. Alors mon reste de bon sens paysan venu de mes ancêtres s’est réveillé et d’une petie voix tristounette m’a posé la question ; " bêêê... pourquoi on planterait pas du blé plutôt que du maïs ?

J’ai pas trouvé la réponse, peut-être les technocrates bruxellois pourraient me répondre, mois à Noël j’aimerais encore manger des breddele plutôt que de bouffer du pop-corn transgénique.

*breddele : petis gâteau de noël alsaciens

Didier Rousseau-Na...
1er/10/2007
Proposition pour une redéfinition de la biodiversité

Proposition pour le Grenelle de l’environnement

A Monsieur le ministre de l’écologie ainsi qu’au groupe de travail n° 2 du Grenelle de l’environnement Le groupe a pour mission et charge de débattre entre autre sur la proposition d’intégrer le paysage comme un élément déterminant dans les politiques de règlementations d’aménagement du territoire.

Je souhaite apporter les remarques, suggestions et témoignages suivants et qu’ils soient pris en compte dans l’étude de cette question. Le paysage est non seulement une composante essentielle de la qualité du cadre de vie, mais il doit être légitimement considéré comme le 4ème niveau de la biodiversité. C’est à dire le niveau de garantie de l’existence des 3 autres.

A ce sujet, Je souhaite que la notion de paysage soit reconnue comme : Diversité (biotopologique) c’est-à-dire une entité composée d’un ensemble de biotopes. Je propose la création d’un nouveau qualificatif au mot biotope : Bios la vie et Topos le lieu. Qui définirait la qualité d’un écosystème ou d’un espace vital comme : (Biotopique)

Nous aurions ainsi une définition de la biodiversité plus juste et plus pertinente puisque tous ces niveaux sont intrinsèquement liés, interdépendants du point de vue biologique.

4 niveaux de biodiversité : Niveau 1- Diversité génétique = gènes Niveau 2- diversité générique = genres Niveau 3- Diversité biotopique = écosystèmes Niveau 4- Diversité biotopologique = paysages

Il suffit que l’activité humaine impacte un de ces 4 niveaux pour modifier, compromettre ou détruire tout ou partie du vivant.

Pour détruire un paysage et par voie de conséquence la vie associée c’est facile : • Une seule décision suffit • Ce niveau de décision est celui des élus locaux • Aucun outil législatif ne cadre cette liberté de décision.

En effet, seules les commissions des sites et des paysages sont sollicitées et requises pour donner un avis sur l’impact paysager d’un projet industriel et sur la seule compétence esthétique. Cette situation donne libre cours à des aberrations comme celle qui est en passe de détruire une partie de la vallée de la Seine à 100 kilomètres en amont de Paris, avec Le projet d’implantation d’une usine de production d’éthanol au bord d’une réserve naturelle.

En tant que Directeur/Conservateur du jardin botanique de Marnay sur Seine je tiens à manifester mon inquiétude et appeler la vigilance du ministère de l’écologie et du développement durable sur la situation suivante. S’agissant du projet d’implantation d’un complexe de production d’éthanol envisagé non loin du jardin botanique sur le territoire des communes de Marnay et Pont sur Seine, je suis étonné que personne ne nous interroge pour connaître notre avis sur le sujet. Notre jardin est pourtant le site touristique le plus fréquenté du Nogentais.

Pourtant les questions relatives à l’environnement, à la nature, nous intéressent au premier chef puisque nous recevons cette année encore plus de 7 000 enfants des écoles auxquels nous enseignons des connaissances et des valeurs civiques relevant du rapport entre les hommes et l’environnement. De plus, comme vous le savez certainement, notre Bassée est en passe de devenir une réserve naturelle. 2 études préalables ont eu lieu : elles argumentent en détail et viennent étayer le dossier instruit et porté par la DIREN de Champagne -Ardenne. Le jardin botanique de Marnay déjà pressenti, souhaite devenir la principale porte d’entrée de cette réserve. Certes, ce projet de réserve naturelle n’est pas nouveau : la Bassée est une microrégion qui fait depuis longtemps l’objet d’une controverse sur son statut de zone humide à protéger, avant même son classement Natura 2000. Dans l’imbroglio des conflits d’intérêts entre les propriétaires, agriculteurs, chasseurs et les écologistes, cette zone n’a pas été intégrée au même titre que les étangs de la Champagne humide dans le classement zone Ramsar en 1991. Cela est en passe d’être réparé sur des fondements rédigés depuis 30 ans qui ont l’adhésion de l’état Français et qui sont toujours d’actualité.

Reconnaissant l’interdépendance de l’Homme et de son environnement ; Considérant les fonctions écologiques fondamentales des zones humides en tant que régulateurs du régime des eaux et en tant qu’habitats d’une flore et d’une faune caractéristiques et, particulièrement, des oiseaux d’eau ; Convaincues que les zones humides constituent une ressource de grande valeur économique, culturelle, scientifique et récréative, dont la disparition serait irréparable ; Désireuses d’enrayer, à présent et dans l’avenir, les empiétements progressifs sur ces zones humides et la disparition de ces zones ; Reconnaissant que les oiseaux d’eau, dans leurs migrations saisonnières, peuvent traverser les frontières et doivent, par conséquent, être considérés comme une ressource internationale ; Persuadées que la conservation des zones humides, de leur flore et de leur faune peut être assurée en conjuguant des politiques nationales à long terme à une action internationale coordonnée ; L’État français s’engage... le texte de la convention « Ramsar » consultable sur Internet. En résumé :

La convention de Ramsar protège les zones humides d’une grande richesse naturelle. Ce label international est le garant d’une gestion attentive de ces milieux qui offrent de précieux services : habitats pour de nombreuses espèces de faune et de flore, rôle de filtre pour conserver la qualité de l’eau, protection contre les inondations, économie locale autour de produits de terroirs et d’activités touristiques... C’est plutôt bien ! Non ? Quant à ce projet d’usine d’éthanol, je me suis posé la question de savoir quel impact direct et indirect une telle réalisation pourrait avoir sur notre activité au jardin et sur la Nature. S’agissant de faire parler la nature je me suis permis la digression suivante : Tiens à propos, qu’est-ce qu’elle fait la nature dans tout ça, est-ce qu’elle proteste ? On ne l’entend même pas, j’ai l’impression qu’elle s’en moque de ces histoires, oui c’est ça elle s’en fout ! Elle fait son bonhomme de chemin, impassible malgré les vicissitudes climatiques ; Il faut dire qu’elle a connu ça tant de fois depuis près de 4 milliards d’années, il y en a eu des êtres vivants qui sont arrivés et qui ont disparu, elle regarde l’humanité qui vient d’arriver à son tour dans le pré, qui pourrit sa propre pâture, et qui se plaint que ça commence à sentir mauvais. Elle se dit : mais enfin pour quoi ils se prennent ces humains ? C’était propre avant leur arrivée maintenant ils se plaignent parce qu’ils ont tout pollué ! En effet elle a raison, ce n’est pas ces humains prétentieux qui vont la changer, ce serait un comble qu’on l’oblige à s’accommoder de ces mauvais locataires, elle était là avant ! Elle a rien demandé ! Elle a raison la nature vous trouvez pas ?

Revenons au jardin ; Donc puisque on ne me demande pas mon avis je voudrais dire les choses suivantes : Je suis inquiet parce que le manque de concertation préalable sur un tel projet laisse craindre le pire. Le pire d’un point de vue citoyen :

Des financement publics vont étayer une réalisation qui ne se justifie pas de façon pertinente dans le site retenu, puisqu’il faut mettre en œuvre de gros moyens d’accès pour produire, exploiter et amplifier l’activité. Cela se justifierait dans une zone comme Montereau en aval de la Seine où l’espace et les moyens requis sont déjà adaptés et prêts à accueillir un tel projet A moins que la volonté politique prenne le pas vers un projet qui ne dit pas son nom et qui prépare la vallée durablement sacrifiée. Laissez-moi deviner : le canal à grand gabarit est à 3000 tonnes jusqu’à Bray sur Seine puis à 1000 tonnes jusqu’à Nogent sur Seine. Rien ne justifie que ça change sauf si une importante production de « carburant vert » ou autre produit alcoolique devait être acheminée par une voie d’eau qui est moins dangereuse pour la population que la route.

De plus on pourrait imaginer associer avec une usine de cogénération une usine d’incinération des déchets et puis que sais-je encore... Tout ça justifierait qu’on agrandisse le canal qui a un gabarit de 275 tonnes actuellement entre Nogent et Pont / Seine et qui passerait à 3000 tonnes ! Je vous laisse imaginer le décor Je laisse de côté les justifications, les raisonnements politiques qui sont discutables mais en même temps modulables à loisir dès lors qu’ils prétendent répondre à des impératifs sociaux ou économiques.

Le pire d’un point de vue écologique :

Je voudrais parler d’un sujet sur lequel nous sommes avertis au jardin c’est-à-dire l’environnement et de manière plus précise sur une composante essentielle de l’environnement qu’est le paysage.

Le paysage c’est la première approche, la première sensation qu’on éprouve de son environnement, voici le point de vue que j’en ai : Regardez avec moi, depuis le belvédère que constitue la portion de route entre Pont et Marnay, ce paysage de la vallée, la Bassée cette zone humide.

Embrassez d’un seul regard l’étendue d’un paysage en contrebas, en face le relief lointain du dernier ressaut des falaises d’île de France dont les coteaux font étalage au soleil des premiers vignobles de champagne ; Vous devinez l’encaissement la dépression creusée par la Noxe, cette petite rivière qui vient presque à vos pieds engrosser le fleuve magnifique. La Seine qui s’étale dans des crues à cet endroit, miroitant des ciels gigantesques où les cigognes, grues et autres oiseaux migrateurs virevoltent avant de se poser pour se repaître de toutes les bonnes nourritures qui sont là dans la prodigalité d’une nature encore préservée. Bien sûr les parfums qui remontent de ce paysage jusqu’à moi me parlent de la terre humide imprégnée de menthe aquatique et de la richesse de toute cette flore si particulière et si fragile. Voilà au premier contact les informations et les sensations que je reçois avec la nature grâce à ce paysage.

Si on m’impose au premier plan de ce même paysage l’image d’un complexe industriel, de manière objective, il apparaît d’emblée que le poids visuel et physique, monumental, industrielle va impacter la totalité de l’environnement par sa présence mais aussi les effets de son activité. Alors je ne perdrai pas seulement la « carte postale » mais toutes les sensations que je percevais d’une nature « naturante »

Vous me parlez alors d’intégration, c’est un abus de langage, voire de l’hypocrisie, s’agirait-il d’accepter que le monument industriel devienne une composante du paysage naturel ! ! ! Comment c’est possible, Comment ça marche ? Le promoteur m’explique que c’est tout bête, c’est une idée conceptuelle, abstraite mais il suffit de s’en convaincre pour que ça marche. Jugez plutôt : Sur le principe du gommage de l’estompage on introduit de la nature dans la réalisation de (l’œuvre) sous la forme paysagère avec des mouvements de terrain et du végétal vivant, on introduit du végétal inerte pour donner de l’allure et tenir chaud-froid les bâtiments, des normes iso pour habiller la bonne conscience et la belle est parée pour gambader sur la croisette de la Seine dans le drapé brumeux du développement durable...et alors ! La belle affaire. C’est nous faire prendre de vessies pour des lanternes et à propos de lanternes, est-ce qu’on a évalué l’impact de cette usine la nuit dans le paysage des constellations avec la multitude des éclairages qui vont faire pâlir notre ciel ? Circulez il n’y a plus rien à voir...sauf la ronde des camions pour animer l’ennui des jours et des nuits.

En conclusion, je pense que le tourisme vert qui devait faire les beaux jours de notre vallée de la Seine avec un vrai souci du développement durable est en passe d’être bradé au profit du bénéfice industriel immédiat. Peut on compenser une telle perte ? Existe-t-il des mesures compensatoires pour racheter, restaurer au moins ailleurs ce qu’on a perdu ici ? Vous pourrez facilement je pense comprendre mon désarroi en vous livrant à l’exercice suivant : Vous êtes acteur touristique, vous devez rédiger un texte pour vendre un produit intitulé « Passez un week-end de charme dans la nature du Nogentais » ce texte est destiné à être publié dans une revue touristique du Nogentais. Pour ce faire, vous vous placerez depuis la route nationale 19 entre Pont et Marnay sur Seine et décrirez le plus authentique paysage de la vallée en imaginant le point de vue avec un complexe industriel au premier plan. Bon courage !

Qui ne dit mot consent alors sachez que le Jardin Botanique ne souhaite pas collaborer à la destruction de la vallée de la Seine. Que je suis opposé à ce projet à cet endroit, mais que je suis prêt à contribuer, dans la limite de mes compétences, avec mes collaborateurs et mon équipe du jardin à la recherche d’alternatives pour ce projet dans d’autres lieux. Afin que vous preniez pleinement la mesure de la réalité locale, je vous invite à une visite commentée du jardin botanique lors de votre passage à Marnay.

Naturellement dévoué ; Didier Rousseau-Navarre

midac
1er/10/2007
semences bio

Pour continuer d’avoir des tomates de toutes les couleurs et de différentes saveurs, retirons la liste officielle des semences BIO. Est-ce logique de vouloir préserver la Bio-diversité si le petit maraicher ne peut pas utiliser telle ou telle semence de variété ancienne de légumes ou de céréales, tel ce boulanger qui souhaite utiliser d’anciens maïs. Les petits paysans ne peuvent échanger leurs semences si elles ne sont pas répertoriée dans "LE CATALOGUE" des semenciés. Et voilà pourquoi tout devient standardisé avec des produits identiques toute l’année. Au risque de voir disparaitre, la richesse des variétés de la botanique. Fleurs-plantes-légumes-fruits-insectes-animaux même combat ! sauvons-les même dans notre assiette.

Si l’on pousse la logique de limiter les variétés du monde vivant, que faire de l’Homme ? Standardiser aussi en ne gardant que quelques races peut-être ?

Alejo
1er/10/2007
Plaine des Maures : Les tortues et le TGV PACA

Je soutiens à 100% la proposition suivante de la Commission Biodiversité du Grenelle de l’environnement, qui a conclu dans son rapport (cf http://www.legrenelle-environnement.fr/grenelle-environnement/IMG/pdf/Rapport_Groupe_2.pdf ) à la page 137 : “ Faire de la méditerranée et de ses pourtours une zone exemplaire de projets phares et de coopération régionales et internationales. Description de la proposition Stopper le projet de LGV dans la plaine des Maures pour une autre solution ferroviaire La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est la région la plus riche en Biodiversité du territoire Métropolitain................... Le projet de ligne à grande vitesse qui vise à traverser la plaine des Maures (joyau écologique et dernier habitat de la tortue d’Hermann au sein même de l’aire méditerranéenne française) doit être abandonné au profit d’autres alternatives de desserte de Toulon par la voie ferrée.”

En effet, la valeur écologique de la Plaine des Maures, dernier sanctuaire de la Tortue d’Hermann, est universellement reconnue (Zone de Protection Spéciale Natura 2000, ZNIEFF, future Réserve Naturelle Nationale, Site d’Intérêt Communautaire Natura 2000, seul Projet d’Intérêt Général du Ministère de l’Environnement ayant pour vocation la protection d’une espèce : la Tortue d’Hermann).

Les écologistes sont favorables à des solutions alternatives à la LGV, mais Réseau Ferré de France qui fait durer le suspense sur le tracé final, privilégie malheureusement le « tracé des Métropoles » traversant dans toutes ses variantes la Plaine des Maures, et dont tous les experts s’accordent à dire qu’il est le plus coûteux, le moins rapide et le plus nuisible à l’environnement.

Bravo à cette proposition engagée de la Commission Biodiversité du Grenelle.

malou
2/10/2007
la tortue hermann et la ligne TGV
JE SOUTIENS TOTALEMENT LA PROPOSITION DE LA COMMISSION DU GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT QUI SOUTIENT QUE LE PROJET DE LIGNE A GRANDE VITESSE VISANT A TRAVERSER LA PLAINE DES MAURES, DOIT ETRE ABANDONNE AU PROFIT D’AUTRES ALTERNATIVES DE DESSERTE DE TOULON PAR LA VOIE FERREE
Anonyme
2/10/2007
Sauvgarde du massif des maures.
Je suis entièrement d’accord avec la propositon de la Commission Biodiversité du Grenelle de l’Environnement. Le massif des Maures et un des seuls endroits en france ou l’on peut encore trouver des tortues d’hermann en liberté en autre et il faut abslolument préserver ce patrimoine unique.
marblanche
2/10/2007
adieu tortues !
deja les incendies sont une cause de la disparition de ces animaux alors un TGV en plus ...n’en parlons meme pas ! j’espere que cette idée ne verra pas le jour ! ! !
lolo76
2/10/2007
non au passage du lgv
la plaine des maures est le dernier habitat de la tortue herman, la seule dans notre pays a l’état sauvage, alors pour preserver cette animal et son lieu de vie et de reproduction, pas de ligne a grande vitesse sur ce territoire, merci beaucoup de ne pas faire une destruction massive de ses tortue au profit d’arriver une heure plus tôt a destination car un jour, il ne restera rien sur cette terre même pas nous ! ! ! ! !
mamoudomm
2/10/2007
Projet a travers la plaine des Maures
Le projet de TGV qui vise a traverser la plaine des Maures doit absolument etre abandonné au profit d’autres alternatives de deserte de Toulon par la voie ferrée. la valeur ecologique de la plaine des Maures est universellement reconnue et tout tracée TGV serait des plus nuisible a l’environnement et causerait un effet desastreux sur la faune et la flore exceptionnelle qui existe a cet endroit encore un peu privilégié . Je suis absolument contre le projet de TGV traversant ce site merveilleux .
rocca
5/10/2007
la sauvegarde du Var
Le var est le premier département touristique car il conserve encore des zones naturelles, agricoles préservées. Le mitage urbanistique, la croissance démographique, la pression immobilière sont en train de détruire les attraits du var et ses territoires "sauvages". Il est important de tout faire pour protéger la biodiversité floristique et faunistique très rapidement pour ne pas voir disparaître des espèces déjà fragilisées comme par exemple, la tortue Hermann. C’est seulement à cette condition qu’on préservera l’attractivité touristique du Var, et donc son économie.
nicole manéra
7/10/2007
La LGV PACA

Le projet de LGV dans la région PACA est une aberration écologiste : il est prévu d’y amener environ 13 millions de personnes en plus(dixit M. Estrosi) Comment se déplaceront ces personnes lorsqu’elles seront arrivées ? réponse : en voiture, puisqu’il n’y a presque aucun transport (cars ou TER) dans la région. Où habiteront-ils ? réponse : on bétonnera encore un peu plus et les prix du fonciers augmenteront encore et encore, empêchant nos enfants de "rester au pays" Comment alimenterons-nous les magasins ? réponse : en camion. Comment évacuerons-nous les déchets ? réponse : sur la commune du Ballançan, déjà pleine à craquer ? Comment évacuerons-nous les eaux usées ? réponse : dans la mer ? dans les stations d’épuration largement saturées ? Comment la LGV traversera-t-elle la région ? réponse : en tunnel, en détruisant les nappes phréatiques ? en surface en détruisant l’agriculture, les massifs forestiers et les zones protégées telles que la plaine des Maures, reconnue par l’Europe comme l’une des plus riches ?

Merci de vous pencher sur le problème.

Gilbert Fernandes
1er/10/2007
préserver l’eau
Je suis surpris que ce chapitre n’aborde pas la première des ressources naturelles : l’eau. L’eau sera la première ressource vitale a manquer ces prochaines années. Pour économiser l’eau, je propose de supprimer et d’interdir tous les arrosages de pelouses et zones herbeuses privés et publiques (hors agriculture) : les golfs en premier lieu. L’arrosage des golfs et autres pelouses est en train d’assécher toutes les nappes et rivières du sud de la France. Dans ma commune : Valbonne, la consommation en eau des golfs égale la consommation en eau de tous les habitants. C’est le même problème dans les communes de toutes les Alpes Maritimes. Les installations d’alimentation en eau potable arrivent à saturation, et maintenant il faut que les contribuables finance leur extention, tout simplement car les golfs en pompent la moitié. En plus de vampiriser l’eau potable, ils vident les nappes phréatiques et assèchent les rivière en pompant directement dans les nappes. Sur la côte, l’eau se trouvait à 20 ou 30 mètres depuis des décénies. Il faut maintenant forer à plus de 40 m pour la trouver. Les mairies doivent financer des forages profond à 200 m pour être sur de trouver assez d’eau l’été. Le surcout est payé par les contribuables, pour le bénéfice d’une minaurité. L’interdiction totale d’arrosage présente de nombreux intérêts :
  facilité de controle : si l’herbe n’est pas jaune l’été, c’est qu’elle est arrosée, donc fraude, donc PV.
  réduction de l’apport d’engrais donc de pollution des nappes et rivières en azote
  réduction des coupes de gazon donc de pollution en CO2 par les tondeuses à moteur. Pour permettre au gazon de reverdir rapidement, il suffit de sélectionner un gazon résistant à la sécheresse (si, cela existe, la preuve, sur les prairies jamais arrosées, elles verdissent à la première pluie). Le golf n’a pas besoin d’un green vert, mais d’un gazon raz.
oasis
30/09/2007
éducation des "trekkers"
il est sidérant de constater qu’un grand nombre de personnes adeptes du trekking en France et hors de France, ne respectent pas la nature qu’ils prétendent aimer, en particulier est ignoré le principe de la "truelle" pour creuser un trou loin de tout point d’eau, où les excréments sont à enterrer ; de plus certaines zones d’altitude -cf exemple du Mont Blanc- exigent de ne rien laisser, pas même des matières biodégradables ; l’Education nationale doit enseigner que la nature n’est pas un vaste espace à utiliser comme des toilettes, et une éco-police créée pour faire respecter les règles
oasis
2/10/2007
mers et océans
faire respecter la règle de n’absolument rien jeter en mer également
Alain G.
30/09/2007
Voyage aux Pays-Bas

Bonjour,

Nous pouvons conseiller vivement à nos élus un voyage aux Pays-Bas. Ils y verront comment, dans un pays pourtant beaucoup plus densément peuplé que la France, il y a moyen de sauvegarder la flore et la faune, tout en vivant dans un état moderne et compétitif.

Pour cela, nos amis hollandais ont établi un équilibre entre économie, infrastructures et protection de l’environnement, en compensant par exemple les pertes subies par la nature. C’est ainsi qu’ils ont recréé artificiellement des zones humides de grandes tailles (en centaines d’hectares) pour la nidification de la barge à queue noire par exemple ; c’est ainsi qu’ils ont rendu une île du delta du Rhin à la nature pour la nidification des laridés et des sternes.

La création et la restauration de zones humides, de marais est non seulement très bénéfique à la biodiversité mais aussi à la gestion de l’eau( servant d’éponges, les marais diminuent le risque d’inondation et de sécheresses) et à la pêche en eau douce (les prairies inondées sont essentielles dans la reproduction du brochet).

Jean-Baptiste
30/09/2007
L’urgence écologique passe par une pédagogie parfois contraignante.
Dans la logique de mise en œuvre souhaitée ici, il serait primordiale de privilégier les personnes ayant un comportement concrètement favorable à leur environnement immédiat et par conséquent à la biodiversité en général. Ex : Une personne qui cultive son jardin (potager ou d’agrément) en prenant en compte le respect des équilibres naturels locaux (avec une flore adaptée, sans pesticides...),ou/et qui installe sur son terrain une piscine naturelle, génératrice de biodiversité, n’est pas plus favorisée ( au plan fiscale par exemple), qu’une personne sans scrupules qui n’a rien compris ou qui n’a que faire de cette nécessité impérieuse de rééquilibrage de notre environnement naturel. Il y a urgence, et celle-ci passe parfois par des pédagogies incitatives, voire contraignantes.
guyard
4/10/2007
incitatifs ok
je partage votre point de vue sur l’aspect incitatif des mesures comme vous l’expliquez ici. Des propositions de défiscalisations des zones forestières ou humides ou zones remarquables ont déjà été proposé mais jamais mis en pratique. Par contre l’aspect contraignant et la pédagogie punitive n’a jamais été porteuse d’effets positifs.
Sandrine
29/09/2007
Admettre le rôle essentiel des associations

Dans l’organisation des structures, essentielle selon moi, il est nécessaire d’inclure les associations, qui sont bien souvent les seuls acteurs à se préoccuper vraiment de la biodiversité.

Aussi faudrait-il prévoir d’encourager l’action des associations : encourager leur création, mobiliser des moyens pour leur action, les associer aux discussions sur l’aménagement du territoire...

La biodiversité est déjà à l’heure actuelle incluse dans les grandes politiques, mais aucun moyen n’est accordé pour en tenir vraiment compte... Dans la plupart des projets d’aménagement, la solution économique est retenue avant la solution écologique.

Jean Daragon (64)
29/09/2007
Et si on parlait aussi du rôle de la conservation

J’ignore si les idées émises sur ce forum sont destinées réellement à enrichir le débat ou si elles ne sont qu’une illusion donnée au peuple de participer mais, face au silence concernant le rôle de la conservation dans l’arrêt de l’extinction des espèces, je suis poussé à réagir.

Dans les commissions je n’ai pas su voir un seul représentant des associations ou des conservatoires qui militent en faveur de la conservation des espèces sauvages, des races, des variétés et d’ailleurs on en parle jamais dans les médias. Le sauvetage de la biodiversité, ce n’est pas seulement le volet de la protection, c’est aussi multiplier les initiatives et les compétences des hommes qui travaillent à la conservation. La protection agit par des lois souvent inefficaces sur les conditions in situ parce qu’il est impossible de les appliquer (notamment dans les pays du Tiers Monde) alors que la conservation agit ex situ par la culture et l’élevage des espèces en réel danger de disparition. C’est pas l’élevage qu’ont été sauvé de l’extinction le condor de Californie, la bernache d’Hawaï, le pin Wollemia et qu’ont été réintroduites moultes espèces dans leur milieu naturel.

Pourquoi ne pas appliquer ce magnifique exemple australien de la diffusion mondiale du pin Wollemia au reste de la faune et de la flore que l’on n’empêchera pas de disparaître malgré la protection ? En effet comment éradiquer sur le terrain toutes les causes de la disparition que nous avons nous-même créés ? Qui est capable de sensibiliser à la protection des espèces plus de la moitié des hommes qui meurent de faim (ou presque) dans le monde ? En revanche l’élevage et la culture permettent de contourner les obstacles. Dans de nombreuses îles du Pacifique (dont plusieurs françaises), les rats et les chats sont responsables de la disparition de nombreux oiseaux dont beaucoup se reproduisent très bien en captivité et pourtant, sous les pressions d’associations bornées, on préfère les laisser s’éteindre et pleurer !

Avec son fantastique battage médiatique, l’Australie a non seulement protégé la station du pin Wollemia mais en plus, elle a fait rentrer un grand nombre de devises pour financer sa propre protection. Point n’est besoin de piller la station à des fins lucratives, la planète a été innondé de jeunes plants issus de la culture in vitro. A l’inverse, interdire l’élevage ou la culture de telle ou telle espèce sous couvert de sa protection, produit forcément le contraire parce que les prix flambent et attirent de plus en plus de convoitises. Organisons plutôt que de tout interdire et on fera d’une pierre deux coups, sans injustice.

Regardons l’exemple de la fondation du Loro Parque aux Canaries qui élève toutes les espèces de perroquets afin de faire baisser le prix des oiseaux. Et ça marche car pour les braconniers, la capture n’a plus d’intérêt parce que de toute façon la demande est limitée. Dommage que le Loro Parque soit le seul au monde à pratiquer de la sorte et surtout dommage que ce ne soit qu’avec des perroquets. Le marché du traffic d’animaux ou des plantes n’est juteux que parce que c’est interdit mais si on favorisait l’élevage et la culture, les prélèvements sauvages cesseraient d’eux-mêmes. Il y a en Europe un vrai savoir faire et de vraies compétences dans ces domaines sans parler des infrastructures existantes et pourtant on persiste dans une seule direction. Quel gachis et que de regrets futurs car une fois éteinte, l’espèce l’est pour toujours. Réagissons sans préjugés, pour le bien de la biodiversité et que toutes les idées aient leur place dans ce débat. Soyons enfin efficaces dans nos actions contre ces disparitions innexorables et sans surprise.

Je demande alors à tous les décideurs et d’abord aux membres de cette commission de s’ouvrir à ces propositions parce qu’il est impossible de discourir sur le sauvetage de la biodiversité sans utiliser tous les outils. C’est bien beau de chercher à régler les causes générales globales et universelles (pollutions agricole, déforestation, réchauffement, etc.) mais c’est du long terme. En parallèle, sauvons une à une, dans un véritable travail de fourmi, les espèces qui peuvent l’être par la conservation, ce sera toujours ça de pris et en plus c’est capable de s’auto-financer ! Voilà pourquoi j’envisage le sauvetage des colombes menacées d’extinction selon le système du Loro Parque mais combien cela serait plus efficace si c’était une initiative officielle !

Gilles
28/09/2007
Biodiversité : utiliser l’existant
Noius disposon d’un outil européen qui peut, en théorie, être efficace pour préserver la biodiversité communautaire : le réseau Natura 2000. Encore faut il que l’Etat se donne les moyens de mettre en place les actions préconisées sur ces sites en allouant des budgets suffisants aux DDAF et DIREN dans ce but. Aujourd’hui les budgets suffise à peine à payer un animateur sur les grands sites ! Il faut impérativement réorganiser la distribution financière vers les priorités de biodiversité et avoir un budget Natura 2000 crédible !
yanick
29/09/2007
biodiversité :protection et gestion

effectivement nous disposons de divers outils de protection, je m’interroge cependant sur l’utilité de classer des réserves naturelles en zones natura 2000 ! cette superposition de statut est inutile si ce n’est de permetre, sans problématique, de faire enfin nos classement natura 2000 au regart de l’europe ! De plus il me semble que des structures existent, quelles soient locales, régionnales ou nationales, que des personnels compétents avec des connaissances de terrain sont en place, que des textes sont là pour l’application de la police de la nature ! Faisons vivre les réseaux, donnons les moyens à ces structures d’appliquer l’existant !

Enfin, l’avis de ces personnes sur le terrain toute l’année, au contact des habituées de la nature, confrontés aux problémes quotidien de cette protection compte bien plus qu’une reflexion encore une fois parisienne !

Notre ministre sait il qu’il a du personnel nombreux et competent, la plus part du temps portant des signes distinctifs de leur fonction ? Ils sont peut etre payés par des collectivitées locales mais il me semble que sur leurs uniformes il y a toujours un logo qui a un sens nationnal ! Pourtant dans les débats politiques et autres discussion on entend si peu parler de ces personnes, qu’ils soient des parcs, des reserves etc...et n’oublions le milieu assiociatif qui a une contribution importante à ces différents réseaux !

Denis83
28/09/2007
Biodiversité ? Insectes qui disparaissent en masse. Constatations, solutions ?

J’ai discuté avec des personnes du WWF et des scientifiques du Muséum d’Historie Naturelle de Paris. Tous sont d’accord avec moi sur le fait que les insectes ont disparu en masse ces dernières années. Cette situation est dramatique et personne n’en parle. Aucun moyen n’est mis en place pour arrêter cette chute vertigineuse.

Pour exemple, j’ai fait un trajet en voiture de 500 km récemment. Au bout de ces 500 Km, j’avais seulement une tache d’insecte écrasé sur mon pare-brise. Un seule tache sur le parbrise ! Et quelques moucherons sur ma calandre ! Ou sont donc passé les insectes volant ? Les plus âgés d’entre nous ont tous le souvenir d’avoir vu des par brises de voitures crépis de taches d’insectes volants avec des trajet bien moins long ! J’estime que si mon par brise à rencontré aussi peut d’insecte sur une telle distance, la situation est catastrophique. Il y a dix ans, pour un tel trajet, on pouvait compter pas moins de 10 à 30 impacts d’insecte au minimum. Je vous laisse juge de ce que cela veut dire en terme de baisse de population. Les population d’abeilles, de guêpes, de frelon, de moustique, de moucheron, de papilons (de jour et de nuit), etc, etc, sont en chute libre. Et certaines espèces d’oiseaux telles que le moineau domestique en font déjà les frais. Autre constatation que vous avez du faire également, lorsque je laisse la fenêtre ouverte le soir en été, je n’ai pratiquement pas d’insecte volant dans la maison. Les lampadaires autour desquels je voyais autrefois tourner des dizaines d’insectes nocturnes sont aujourd’hui désespérément désert. QUE SE PASSE-T-IL ?

Les responsables : Champion toute catégorie : Les pesticides utilisées par les agriculteurs et par les particuliers sans discernement. Imaginez les centaines de tonnes de pesticides qui sont pulvérisées chaque année ! En deux, l’urbanisation galopante. Enfin, les changements climatiques

Que peut-on faire ?

Rien de suffisamment rapide apparemment.

Le WWF pense qu’on ne peut déjà plus revenir à la situation d’avant. Ils pensent que, pour bien faire, il faudrait agir tout de suite, mais que cela est impossible à cause des impératifs économiques.Ils parlent d’essayer de faire diminuer l’utilisation des pesticides de 50% d’ici 2017. C’est à la fois très optimiste et très certainement trop tard.

Tout cela ne semble pas si grave, mais qui dit disparition d’insecte, dit disparition d’oiseaux, de chauve-souris, d’espèces végétales qui ne sont polénisées que par certaines espèces d’insecte, et l’impact à moyen terme risque d’être dramatique pour tout le monde. Personne ne se préoccupe de ce problème, et je pense qu’il est déjà trop tard pour y remédier.

Pour la question du réchauffement climatique, le choix est clair pour la question de l’automobile : Si on veut limiter l’utilisation des pesticides, il est hors de question de mener un politique de bio-carburant issue de l’agriculture, sinon, on va recommencer les mêmes erreurs qu’auparavant. L’avenir passe OBLIGATOIREMENT par la voiture Thermique à Hydrogène qui est déjà accessible si on veut bien s’en donner les moyens. La technologie existe. Le Dr Stoiber, homme politique Allemand, président de la Bavière le sait bien. Le constructeur automobile local (BMW pour ne pas le citer) lui a fourni une BMW Hydrogen 7, fonctionnant à l’hydrogène, avec un moteur thermique (et non avec une pile à conbustible), pour rendre visite à M. Nicolas Sarkozy. De plus, on sait aujourd’hui produire de l’hydrogène en masse avec des stations solaires et des technologies utilisant l’aluminium et le gallium. Alors ! Qu’est-ce qu’on attend pour nous proposer des voitures propres et pour investir dans la recherche automobile. Au lieu de nous sortir toujours les mêmes véhicules pollueurs ! Personnellement, j’ai une voiture qui a bientôt 10 ans. Je n’en changerais que lorsqu’elle ne pourra plus rouler, sauf si on me propose une voiture réellement propre qui consomme un carburant accessible en terme de prix, tel que l’hydrogène. Jamais je n’achèterais une voiture qui consomme un mélange Essence Ethanol car cela polluera encore plus avec tous les pesticides qui auront été utilisés pour produire ce pseudo-bio carburant ! ! !

Aulne
29/09/2007
disparition rapide de notre faune ...
Rien à ajouter à ce message . Je suis tout à fait d’accord ... un exemple simplement.L’orsque les prairies devant mon domicile (et les haies) ont disparues debut des années 80 pour faire place à des cultures céréalières...dans les 3/ 4 ans qui suivirent, la chouette chevèche( très abondante), les traquets patre, fauvettes, et bruants ont disparus complement. Les verts luisants également.Les insectes en forte d’iminution, les campagnols disparus pratiquement amenant un appauvrissement général très rapide de la faune ... j’ajoute que les pesticides ont fortement été utilisés dans ce secteur ...
nono26
30/09/2007
disparition des insectes

Disparition des insectes une autres piste : Après les insecticides l’éclairage public représente la deuxième cause de mortalité chez ces derniers : Les insectes, qui représentent 80% des espèces animales paient un très lourd tribu à l’éclairage artificiel.Attiré par la lumière, un grand nombre d’espèces tels que les papillons tournent jusqu’à épuisement autour des lampadaires.Les insectes sont attirés par les sources lumineuses, jusqu’à une distance de plus de 500 m. En saison estivale, il meurt environ 150 insectes par nuit sur chaque lampe.(8 750 000 points lumineux en France) On dénombre environ 4500 espèces de papillons nocturnes contre 260 espèces diurnes : l’impact sur la diversité est donc loin d’être négligeable.

La mort de dizaines de milliards d’insectes du fait de l’éclairage artificiel entraîne non seulement des problèmes liés à la biodiversité, mais provoque « surtout » une profonde modification des écosystèmes, que ce soit dans le règne animal ou végétal. Un éclairage public mieux conçu, respectueux de l’environnement et surtout plus discret semble une solution évidente à ce génocide. Les pouvoirs publics, les organismes donneurs d’ordres sont au jour d’aujourd’hui à l’évidence peu ou pas assez formés à ces concepts.

Blachere Daniel-Pa...
3/10/2007
Encore une idée fausse !

Oui, une idée fausse et de sésinformation. En effet, aucune étude scientifique très sérieuse n’a été faite sur le sujet ? Donc affirmer que l’éclairage artificiel est cause d’appauvrissement de la biodiversité est une désinformation délibérée.

Lu sur le forum de l’ANPCN ( Association Nationale de Protection du Ciel Nocturne) :

’Il y a très peu d’études sur les nuisances réelles provoquées par la pollution lumineuse sur le monde animal et végétal. Il faut d’ailleurs être très prudent dans l’utilisation de ce type d’argument. Certaines références bibliographiques ou démonstrations données dans l’article de Wikipédia, par exemple, ne prouvent pas grand chose et sont facilement réfutables du point de vue scientifique (par manque de rigueur). Seules les études de Baker & Richardson et celles de Buchanan ont une véritable valeur scientifique même si, là non plus, elles ne démontre pas de corrélation franche, en milieu naturel. Les études ’empiriques’ sur les papillons, sur la surmortalité des oiseaux autour des immeubles et des ponts sont trop peu scientifiques pour être réellement recevables.

Ce dont ont est certain par contre, c’est que la pollution lumineuse c’est du gachis avant tout financier. Rien qu’à ce titre, il faut lutter contre.’

Du même auteur : ’Il faut arrêter le délire et ne pas tout imputer à la PL non plus. Pourquoi pas les inondations, la faim dans le monde et l’érosion des sols, pendant qu’on y est...

Restons raisonnables dans l’argumentation et choisissons des arguments solides, vérifiables, clairs et percutants. A vouloir en faire trop, on va finir par passer pour des charlots.’

Comme quoi, même dans la petite communauté, tout le monde est loin de faire les mêmes analyses !

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Modifié par moderateur Le 2007-10-03 17:26:03
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Yannig
4/10/2007
Un peu gros

Désinformation délibéré c’est p’tet un peu gros non ?

En Bretagne les braconniers utilisaient les phares pour chasser. En effet les oiseaux en migration sont attirés par leur lumière et tournent en rond autour du phare jusqu’à épuisement total. Beaucoup meurent au pied du phare.

Je ne sais pas si c’est la priorité première mais la réduction de la pollution lumineuse aurait sans doute un impact favorable sur la biodiversité.

marc corail
9/10/2007
Une autre raison de limiter les sources de pollutions lumineuses.
Même s’il existe peu d’études sur l’impact des éclairages nocturnes, j’ai personnellement pu constater (ainsi que d’autres naturalistes) une désafection des batiments publiques (ex : église...) et sites naturels éclairés de la part des rapaces nocturnes et des chauves souris. Certains semblent s’en accomoder mais pas tous. Sur un tout autre aspect, une des raison de limiter les sources de pollutions lumineuses réside dans notre rapport à la nuit et plus largement notre rapport à la nature. En tant qu’éducateur à l’environnement, j’utilise beaucoup le rapport à la nuit (ballades nocturnes, sorties de découvertes...) comme un moment privilégié pour interpeller le public sur son rapport à la nature. La nuit : un moment où la nature reprend un peu de ses droits, ou le monde redevient un peu plus sauvage même relativement près de chez soi dans la campagne "ordinaire", où l’homme privé de certains repères devrait retrouver une certaine humilité, s’interroger. Or il est de plus en plus difficile de trouver des sites vierges de tout éclairage même en campagne même en montagne. Personnellement, je subis l’éclairage de certains sites naturels prestigieux comme une agression de l’arrogance des hommes. Comme si la nature ne se suffisait pas à elle même. Eclairage de la Meige dans les Ecrins, éclairage du glacier des Bossons dans le Mont Blanc et tant d’autres. Ces monuments de la nature qui justement devraient nous ramener à un peu d’humilité. Phénomène qui conduit chacun progressivement à s’habituer à une nature banalisée, aménagée,aseptisée (surtout ne plus avoir peur !) et à perdre toute exigence de nature brute, rugueuse, de Wilderness diraient certains. On est bien plus dans le domaine du symbolique que de la protection de la biodiversité mais il me semble que s’interroger sur notre rapport à la nature est aussi un moyen d’y parvenir. En tant que membre du Réseau Education Environnement 05 et Ecrins, j’anime justement deux pôles thématiques sur ces thèmes Nuit et Biodiversité facilement consultables par le Net.
silve
29/09/2007
produits phytosanitaires : vente aux particuliers
Ne faudrait-il pas mettre un frein à la vente aux particuliers de produits phytosanitaires souvent très dangereux ? Utilisation à contre-emploi, surdosage, risques domestiques en sont la conséquence. On pourrait aussi inscrire sur les produits que "cide" veut dire "tue", y compris les hommes, on le fait bien sur les paquets de cigarettes ? Favoriser la vie dans son jardin, c’est tout de même plus enthousiasmant que d’y semer la mort non ? et tant pis s’il faut supporter quelques pucerons... Souvent, quelques précautions mécaniques, par exemple, suffisent à éviter les invasions de pucerons. Et certains produits très naturels et à la portée de tous sont eficaces... mais aujourd’hui interdits par la loi, telo le purin d’ortie. Nos politiques sont-ils prêts à affronter les industriels de la chimie pour le plus grand bien de tous les citoyens ? La France est le pays d’Europe qui consomme le plus de pesticies et 10% sont utilisés par les particuliers !
LN
4/10/2007
de l’utilité des phytos pour les professionnels !
Oui il faut sensibiliser les particuliers à l’usage des produits phytosanitaires et je suis bien d’accord que des pommes tachées ou des salades avec des pucerons quand cela vient de son jardin , on s’en contente et on est même très content car cette année ..je sais pas pour vous mais moi qui ne traite pas , je n’ai rien récolté ...ni tomates ( le mildiou ! ) ni pommes de terre ( le mildiou ! !) . Alors si les agriculteurs n’avaient pas eu quelque produits phytosanitaires par ailleurs très réglementés pour traiter cette année j’aurai été bien embétée car ma petite famille n’aurait pas eu de provisions pour l’hiver. Alors laissons aux agriculteurs le soin, en professionnels, de nous nourrir avec les moyens qu’ils ont et qui si ils sont certes améliorables ont été testés sur de nombreux critères sanitaires et environnementaux. Si ils les utilisent à bon escient et seulement quand c’est nécessaire, on aura tout gagné ! Gardons le jardinnage pour le plaisir !
dubois
28/09/2007
réinventer les Eaux et Forêts
Depuis 1966 et le dépeçage de l’ancienne administration des Eaux et Forêts, le nombre d’organismes concernés par la gestion des espaces naturels n’a cessé d’augmenter : ONCFS, CSP, CRPF, Parcs Nationaux, Parcs Naturels Régionaux, Conservatoire du Littoral, la liste est encore longue, tandis que les seules instances ayant réellement autorité, à savoir les DRAF et les DIREN, ont perdu peu à peu tous leurs moyens de fonctionnement. L’Office National des Forêts, malgré des dégraissages à répétition, regroupe encore la majorité des acteurs publics dans la gestion des espaces naturels, mais il est considéré comme illégitime en raison de son statut d’Etablissement Public à Caractère Industriel et Commercial (EPIC) qui le conduit bien souvent à sacrifier l’éthique et le souci du long terme à la rentabilité immédiate. On a donc depuis maintenant 40 ans, d’un côté les moyens matériels mais non la légitimité, de l’autre un arsenal législatif de plus en plus fourni mais toujours moins de moyens pour le faire respecter. La mise en oeuvre de projets tels que le "réseau vert" suppose la (re)création d’une structure associant enfin moyens d’action, compétences techniques et légitimité. Différence avec l’ancienne Administration : les flux d’informations et de décisions y seraient à double sens (décentralisation oblige) et non plus simplement descendants.
Anonyme
7/10/2007
ONF
L’ONF a de moins en moins de moyens humains ! ! ! Son financement provenant essentiellement des ventes de bois en forêt domaniale (ce qui n’est pas forcément un gage de gestion durable) elle laisse de plus en plus es missions de service public au profit d’activités soit disant rentables... Il faut un autre financement pour l’ONF et un arrêt de l’hémorragie des postes de terrain ! ! !
Cites
28/09/2007
Pour une Agence de Protection de la nature

De nombreux établissements publiques (ONCFS, ONEMA, Parcs nationaux, conservatoire du littoral, réserves naturelles etc...) sont chargés à différents titres de protéger l’environnement (Police de l’environnement), d’étudier la biodiversité(recherche et veille écologique) tout en favorisant des pratiques de développement durable.

Il me parrait indispensable de fusionner plusieurs de ces établissements tout en conservant leur structure Police, Recherche, Développement au sein de la future Agence de Protection de la Nature.

A effectif constant sur le terrain, la protection de la biodiversité gagnerait en efficacité du fait du regroupement des personnels et les frais de fonctionnement diminueraient naturellement (regroupement de locaux, véhicules, administratifs).

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