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Stopper partout la perte de biodiversité
Message écrit le 28/09/2007 par Groupe 2 du Grenelle de l’environnement

1. Afin de préserver la biodiversité, notamment « ordinaire » sur tout le territoire, le groupe propose de construire la trame verte nationale, tissu vivant du territoire, qui assure les continuités et les proximités entre milieux naturels permettant aux espèces de circuler et d’interagir et aux écosystèmes de fonctionner. En effet, il s’agit en particulier de garantir du mieux possible que les écosystèmes, qu’ils soient ruraux, urbains, montagnards ou aquatiques, trouvent à ces endroits les ressources biologiques de s’adapter globalement au changement climatique. Les grands espaces que constituent les montagnes, les grandes zones herbagères et forestières, le littoral resté sauvage ne doivent pas rencontrer d’obstacles à leur continuité écologique. La trame verte est conçue par le groupe comme un instrument décentralisé d’aménagement durable et de concertation, favorable à une densification urbaine, permettant une gestion intégrée du territoire qui préserve la biodiversité ordinaire, les fonctions des écosystèmes et les capacités d’adaptation de la nature. Son élaboration et sa mise en œuvre, dont le démarrage sera lancé début 2008, sont portées par les collectivités locales et territoriales, en étroite concertation avec les acteurs de terrain, dans un cadre cohérent garanti par l’Etat.
Son caractère d’infrastructure opposable (non consensuel) doit garantir sa pérennité. (Cette manière de mettre en œuvre la trame verte suscite l’opposition de la FNSEA et de l’APCA).

2. Dans les collectivités de l’outre-mer, l’activité minière est rendue exemplaire en matière sociale et environnementale dans les 5 prochaines années, notamment en éradiquant l’orpaillage illégal, en abandonnant le projet minier de la montagne de Kaw en Guyane, (pas d’accord de certains participants) remplacé par un programme de développement durable des communes concernées, en mettant aux normes les installations classées ICPE, et en mettant en place des schémas concertés d’exploitation du sous-sol ; les plans d’action locaux pour la biodiversité des collectivités d’outre-mer sont dotés annuellement de 20 M€ pendant 5 années et le développement de pôles régionaux d’excellence environnementale sont encouragés par la contractualisation Etat-Région.

3. Concernant l’eau, le groupe propose de se fixer pour 2015 un objectif ambitieux en matière d’atteinte du bon état écologique (2/3 des masses d’eau de surface). Concernant les pesticides, cela suppose la réduction de leur utilisation, de façon drastique pour les uns, progressive et significative pour les autres (FNSEA et APCA). En revanche, il y a consensus à condition de protéger l’agriculture et l’emploi agricole, pour réduire de façon drastique toutes les pollutions diffuses (produits phytosanitaires, nitrates, PCB, métaux lourds...). Concernant les milieux naturels, cet objectif implique de lancer une dynamique de restauration des rivières rétablissant notamment la libre circulation des poissons, en faisant un exemple par l’effacement des obstacles les plus problématiques pour le saumon -dont un dans l’année qui vient-, l’acquisition de 20.000 ha de zones humides, la mise aux normes d’ici 2012 de toutes les stations d’épuration, de lancer un plan d’économie d’eau potable, et enfin de renforcer d’ici 2012 les protections des aires d’alimentation d’au moins 500 captages importants ou menacés.

4. L’adoption d’une loi d’orientation sur la mer doit permettre de clarifier les responsabilité des différents acteurs et de préciser les axes que la France se donne pour coordonner une gestion systémique de la mer, de la côte à la haute mer, basé sur le fonctionnement écologique des écosystèmes, intégrant toutes les activités (pêche, extraction de granulats, dragages...), et fondée sur une connaissance renforcée et partagée. Dans ce cadre, la pêche française doit être confortée durablement par une gestion des stocks halieutiques par pêcherie et par un réseau complet d’aires marines protégeant les frayères et nurseries ainsi que les habitats les plus remarquables. Il est proposé que la mer Méditerranée soit un lieu privilégié de recherche de solidarité (environnement, pêches, gestion...).

5. Grâce à une politique active de protection de la biodiversité forestière et de mobilisation des filières dans les territoires, l’origine locale des bois doit être privilégiée dans les meilleurs délais possibles. Les marchés publics doivent être approvisionnés à 100% en bois certifiés.

6. Il convient de lancer avec les agriculteurs une révolution agricole doublement verte :
  augmenter de façon significative les financements du développement rural et de l’agro-environnement ;
  réorienter la recherche et l’enseignement agronomiques au service d’une agriculture écologique et productive ;
  afin de préserver la diversité génétique dans nos terroirs, un catalogue des variétés locales et traditionnelles est proposé, permettant les échanges, la commercialisation à petite échelle, et l’enrichissement de la biodiversité domestique et cultivée.

7. Les patrimoines naturels les plus remarquables et menacés font l’objet d’un effort accru de protection, par la mise en œuvre d’une stratégie de développement des aires protégées et par la mise en place d’un plan de conservation et de restauration pour les 131 espèces les plus menacées de France (y compris l’outre-mer et le milieu le marin).

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Comité Loire de De...
14/10/2007
Gravement sinistrée la Loire fluviale armoricaine entre les Ponts-de-Cé et Nantes !
Un patrimoine d’intérêt national et même mondial se déclinant sur 84 km de cours et plus de 20 000 hectares de zone alluviale... Cette section du fleuve a subi en moins de 30 ans une dégradation sans précédent par des interventions humaines arbitraires essentiellement pour les intérêts particuliers de la navigation maritime et des dragages, avec des autorisations sinon l’appui de l’Etat... Devant la situation alarmante de cette section appelée aussi « estuaire amont ! », chute de l’étiage de 1 à 3 mètres, assèchement caractérisé de la vallée, colonisation végétale, déconnexion des annexes hydrauliques, accélération du courant, remontée de la marée et de la salinité, développement du bouchon vaseux, ...), un consensus s’est constitué dans le cadre du Plan Loire 2 avec l’objectif prioritaire de remonter la ligne d’eau d’étiage. Seulement, malgré ce Plan Loire exemplaire dans sa démarche, louable dans ses orientations à long terme vers des processus hydro-sédimentaires, aucune action adaptée n’est programmée pour amorcer la remontée de l’étiage dans le Plan Loire 3 (2007-2013), et pire, aucune perspective n’est donnée à ce jour pour espérer un retour vers l’équilibre de l’hydro système avant des décennies... Cette Loire abandonnée est pourtant un enjeu majeur pour la région et devrait se trouver au coeur des propositions du Grenelle de l’Environnement aussi bien pour le maintien de sa biodiversité exceptionnelle (nombre d’espèces rares et fragiles) que pour la protection de la ressource en eau, la Loire fluviale alimentant sans véritable alternative une large frange de communes riveraines représentant des centaines de milliers de personnes avec toute la métropole nantaise se prolongeant solidairement en période estivale jusqu’aux bassins de St Nazaire et du Pays de Retz. Le Comité pour la Loire de Demain est un mouvement écocitoyen créé par des riverains attachés au patrimoine fluvial et se préoccupant de cette catastrophe écologique. Soutenu par 16 municipalités riveraines, il regroupe actuellement 21 associations très diverses touchant aussi bien le patrimoine, l’environnement, la pêche et les loisirs, ce qui montre l’amplitude de la souffrance des Ligériens ayant assisté impuissants à la dégradation du fleuve et réclamant la réparation du préjudice au nom de l’intérêt général. Porte-parole de ces milliers d’écocitoyens, nous demandons que la situation sinistrée de la Loire Armoricaine soit réellement prise en compte dans le Grenelle de l’Environnement pour que dans le cadre du Plan Loire des solutions intégrées soient rapidement opérantes pour amorcer progressivement la remontée de la ligne d’eau d’étiage dans le respect du patrimoine naturel et humain.
André et Catherine...
14/10/2007
Soutien global aux propositions du Groupe 2.

Nous tenons à apporter notre soutien à l’ensemble des propositions énoncées par le groupes de travail N° 2.

Nous pourrions naturellement émettre quelques critiques ou nouvelles propositions, mais nous considérons que ce groupe, et dans son sein les associations, a fait un énorme travail dans un esprit d’écoute et de dialogue.

A nos yeux, il y a surtout urgence à agir. La biodiversité perdue chaque jour ne se reconstituera pas. Certaines mesures peuvent être efficaces à très court terme, d’autres nécessiteront une période de transition. Alors il faut regarder les choses en face, et prendre de vraies mesures le plus rapidement possible.

Nous ne voyons pas les mesures proposées comme des contraintes ou des efforts, mais au contraire comme une source d’espoir et de fierté, ceux de laisser à nos enfants et petits enfants un monde durable.

Alors oui aux mesures proposées, oui à un Grenelle de l’environnement de la rupture.

Et nous avons envie de dire à nos élus et parlementaires :

" Messieurs les élus, Messieurs les députés, donnez nous de l’espoir. Ne vous contentez pas de constater les menaces, passez à l’acte avec fermeté. Et n’ayez pas peur. En majorité, vos électeurs ne sont pas si frileux, si vous les mettez en face des défis qu’il faut relever, si vous faites appel à leur sens des responsabilités et à leur générosité, si vous leur proposez un but enthousiasmant, alors ils répondront favorablement."

JM FREDENUCCI
14/10/2007
Des économies et une solution pour tous 100% naturelle !

Les eaux usées : John Todd vous connaissez c’est l’inventeur de la machine vivante,taper son nom et visitez son site pour plus de précision.

Ces mini stations d’épuration autonome et sans odeurs ! Sont conçues indifféremment pour : les maisons individuelles, les appartements, les immeubles d’habitation ou de bureaux, mais elles existent aussi pour les villages et les villes !exemple de traitement d’égouts (en Chine 33km de canaux traiter)

Dans ce procéder d’épuration à la source et totalement écologique. nous pouvions envisager la récupération de l’eau traitée des immeubles pour le lavage de la chaussée et l’arrosage des jardins, une économie d’eaux pour la communauté urbaine. Une ville et des égouts plus propres et des centrales d’épurations moins lourdes, sans produits chimiques 100% naturelles. tout en transformant notre environnement en véritable jardin d’éden !

Ils existe aussi une technologie de restauration flottante, pour les lagune, les marrés d’épandage, le traitement des eaux des abattoirs et pour les réservoir d’eaux potable pour amélioré la qualité

Ont peut même créé des piscines municipales biologiques sans clore autonome et certainement beaucoup moins couteuse à terme que les usines actuelles ! Imaginer le budget des communes sans toutes les machineries actuel consommatrices d’énergie !

Et tous ça sans produit chimique !

il serait bon d’envisager des prîmes ou des aides pour développer leurs implantations serais une bonne chose pour les particuliers et la commune

En récupérant l’eau filtré en amont par les machines des immeubles la commune bénéficie directement et gracieusement de celle-ci pour le lavage de la chaussée et l’arrosage des jardins ! au lieu de dans les égouts et engorger les stations d’épuration qui deviendront moins lourde à terme et donc moins couteuse pour la commune ! privilégions la qualité de vie merci

Anonyme
14/10/2007
jacheres fleuries et apiculture
les mises enplace de jacheres destinées à l’alimentation des pollinisateurs dont les abeilles sont un succès. Il faut encourager la mise en commun des ces enseignements entre differentes professions. Il faut étendre ces possibilités d’implantation aux friches communales et industrielles, aux bandes enherbées.
Nicolas Lahaye
14/10/2007
Une révolution même agricole ...
çà coûte très cher et çà fait des morts parfaitement inutiles ! La dernière connue, la réforme de la PAC de 1992, a laissé sur le carreau la moitié des agriculteurs et endetté pour la vie l’autre moitié pour un coût exorbitant pour tous les contribuables. Quant aux consommateurs, ils n’ont pas vu la baisse de moitié des prix des matières premières agricoles ! Alors augmenter les financements de l’agro-environnement, peut-être, mais d’où viendra l’argent ? Si cela vient comme d’habitude du premier pilier pour mettre sur le deuxième, autant exécuter tout de suite les derniers mohicans et la nature reprendra tous ses droits ! La notion très floue de trame verte me fait penser à la gestion calamiteuse des parcs naturels où des gens parfaitement incompétents et inconscients fabriquent des règlements parfaitement inapplicables pour un prix prohibitif à la charge exclusive du paysan en place. Mais faute de précisions, ce n’est qu’une impression !
Bernard Laizé
14/10/2007
Protection de la biodiversité et loisirs motorisés

Trial, quad, 4x4, motoneige, jet skis etc. Les médias, les fabricants et revendeurs d’engins, de matériels incitent à vouloir "dominer la nature" en valorisant la recherche de sensations fortes. Cette évolution n’est pas sans conséquences sur la protection des milieux naturels.

Une loi du 3 juin 1991 votée à l’époque où est apparue la première poussée d’adeptes du 4x4 règlemente cette pratique. Malgré cette loi, la pénétration des engins motorisés dans les milieux naturels est de plus en plus fréquente, et la pression des adeptes de plus en plus forte. Les dégâts commis par ces engins, ainsi que les atteintes à la tranquillité des randonneurs, promeneurs, naturalistes, etc. sont intolérables.

La publicité qui encourage ces pratiques doit être interdite. Les moyens doivent être donnés aux personnels chargés de faire appliquer la loi. Les engins motorisés ne doivent pouvoir être utilisés que pour des motifs professionnels.

Les préfets ne doivent plus accepter de dérogation comme les déposes en hélicoptère sur les sommets, ou pour des évènements tels que la croisière blanche, la transvalquad, etc.

Georges
14/10/2007
Biodiversité au sens large

Quand on parle biodiversité, on pense aux espèces menacées, plantes, animaux... Mais le problème est plus complexe : la plupart des espèces qui disparaissent le font parce qu’on a détruit leurs milieux de vie. Qu’elles ne trouvent plus suffisamment à manger et d’espace de tranquilité pour se reproduire.

Cela veut dire qu’il faut protéger la nature à tous les étages, depuis les toutes petites bêtes dans les sols et les eaux, car chaque espèce est tributaire de beaucoup d’autres pour son existance. C’est bien le milieu qu’il faut protéger. Cela implique un changement dans les pratiques agricoles, tout au moins dans certaines zones. Le plan Natura 2000 était une bonne idée, mais il n’a pas tenu ses promesses par manque de moyens et d’ambition. Il est essentiel que l’homme accepte de cohabiter avec les autres êtres vivants sinon la biodiversité ne sera qu’un beau projet sans avenir.

Dans l’agriculture, la préservation des espèces et variétés menacées se trouve entravée par des règlements qui interdisent aux paysans de s’échanger leurs graines. Il y a là beaucoup à faire et dans des délais qui pourraient être rapides.

Le grand pari, se serait aussi de faire rentrer l’étude sur cette problématique environnementale dans l’école. Car c’est bien par la sensibilisation des jeunes que la biodiversité pourra vivre. Bon courage.

Cervus
14/10/2007
Biodiversité et aménagement du territoire

La répartition très inégale de la population sur le territoire national a de fortes conséquences sur la biodiversité française. Désertification des campagnes les moins "productives" et concentration urbaine entraînent la disparition de milieux dont la richesse était bâtie sur un équilibre entre activités humaines respectueuses de l’environnement et nature : pâtures, alpages, etc. Elles amènent également à une sur-consommation d’espaces naturels à proximité des grandes agglomérations.

Ainsi, la forêt de Rambouillet, située à 40 km de Paris, voit sa fréquentation par le public parisien augmenter très fortement d’années en années.

Dégardation des sols et des milieux, sur-fréquentation engendrant une gêne considérable pour la faune, urbanisme non maîtrisé sur son pourtour : elle a un avenir bien sombre et pourrait bien ressembler au Bois de Boulogne d’ici quelques années.

Cette situation résulte d’un excès : excès de concentration humaine dans une Ile de France saturée.

Aux organismes publics et à l’Etat de montrer la voie en décentralisant et en répartissant mieux les implantations de l’administration sur le territoire français. Il est temps de reprendre avec résolution le chemin de la décentralisation, fût-elle contrainte, pour une répartition plus équilibrée des Français sur le territoire.

Tous ceux qui passent des heures dans les métros bondés n’en seront que plus heureux et l’Ile de France gardera son âme.

Acherontia
14/10/2007
Biodiversité et conservation des espèces en arboretum

A l’heure où notre pays semble enfin vouloir placer la préservation de l’environnement et de la biodiversité au coeur de sa gestion il semble pourtant que les mauvaises habitudes perdurent et notamment au niveau local. Que penser en effet de la fermeture annoncée d’un des plus vieux arboretum du Monde au moment même où s’ouvre le Grenelle de l’environnement. Comment ne pas y voir une contradiction entre le but affiché par le ministère de l’Ecologie et du Développement Durable de conserver le maximum de Biodiversité et les moyens mis en oeuvre rééllement par un autre Ministère celui de l’Agriculture qui cherche simplement à se défaire de l’Arborétum National des Barres (Loiret) devenu au fil des ans "trop couteux à entretenir" ? Sans avoir attendu 2008, il saute aux yeux du visiteur moyen que cet arboretum est dans un bien piêtre état d’entretien si on le compare à ses équivalents européens : affirmer aujourd’hui que sa gestion exige trop de moyens et s’en débarrasser pour cette raison est doublement hypocrite : d’abord parce qu’un éventuel repreneur privé ou public devra ainsi devenir un véritable mécène et ensuite parce que si un Ministère de l’Agriculture ne les possède plus ces moyens, une simple communauté d’agglomération semble capable de les posséder y compris parfois en France : collections végétales de Nantes (Magnolias CCVS) et Nancy avec son parc-arboretum paysager du Montet. Ce n’est pas la première fois qu’un tel duel de compétences mène à une catastrophe écologique mais il serait très dommageable pour la France que cela se fasse au détriment d’une de ses rares collections végétales de référence encore à peu près présentable : le Fruticetum Vilmorin. On pourrait multiplier les exemples de ce saccage organisé et planifié du patrimoine tant naturel qu’horticole dans notre pays, sans qu’ à aucun moment le problème du coût de ce massacre ne vienne le freiner ! A croire que seule la conservation et l’étude n’aient un coût ! Pour illustration de ce massacre et d’une "habitude" bien francaise quant au traitement à réserver à la "Nature" : voir le gyrobroyage des haies et autres bas-côtés de routes ; effectué en dépit du bon sens, parfois en pleine période de nidification des oiseaux, avec des machines ou des techniques dépassées et même au sein de parcs naturels y compris nationaux ! (D’un côté le simple quidam ne peut plus rien cueillir, de l’autre le tracteur broie tout) Or dans maintes régions vouées à la sacro-sainte agriculture intensive les rares débris de milieux naturels sont bien souvent traités ainsi y compris à l’aide d’herbicides "pour faire propre" parait-il.(Beauce, Champagne...) Enfin une dernière question : va t’il être décidé un jour de préserver ou restaurer (oui je sais, mais on peut bien rêver un peu) les milieux "naturels" les plus riches en biodiversité de notre pays que sont : les zones humides de tous types, les prés à litières, les mégaphorbiaies, les pelouses alpines ou xérothermiques...au lieu de les "humaniser" ?

a

Thierry RASTELLO
14/10/2007
économisons l’eau
Proposition d’inciter les particuliers à faire des économies d’eau (économiseur, récuperation eau de pluie) en taxant plus fortement le traitement de l’eau
JP
14/10/2007
la biodversité ne se met pas en catalogue !
Alors qu’on discute de préserver la biodiversité, des députés viennent de voter une loi qui interdit, à nous agriculteurs, de semer des graines qui ne seraient pas issues de la filière industrielle. Il y a quelques temps une multinationale avait essayé de mettre sur le marché "Terminator". Rappelez vous il y a eu une oposition massive et planétaire. Va-t-on vers une standardisation des semences et des nourritures du style "Soleil Vert" ?
vip60
14/10/2007
preserver la bio diversité en réabilitant le role de la chasse
Les chasseurs de gibier d’eau sont les premiers intéressés à ce que les zones humides soient préservées. Faire confiance à leur connaissance du terrain pour gérer les zones humides dont la disparition serait fatale à leur passion. Confier la gestion de ces zones aux vrais écologistes de terrain que sont les chasseurs permettrait de sortir des mains de ceux pour lesquels l’environnement n’est qu’un enjeu politique et en tout cas arrêter une fois pour toutes de gaspiller les énergies en obligeant les chasseurs à contrer les écologistes. Ne pas mettre l’animal au centre de nos préoccupations mais l’homme, qui pour survivre a besoin de la nature et des animaux. N’inversons pas nos échelles de valeurs
Emmanuel DUDRET, S...
14/10/2007
Stopper l’hécatombe !

Je constate au quotidien, en parallèle à l’augmentation du parc automobile, la triste réalité de l’explosion d’animaux écrasés, notamment hérissons, blaireaux, renards et chats, mais aussi grande faune sauvage, biches, brocards et sangliers et oiseaux, rapaces et même cigognes.

Dans certains cas, l’intentionalité d’écraser l’animal ne fait même aucun doute, eu égard à la position du cadavre sur la route...

A l’instar du système déjà en place depuis de nombreuses années dans certains des Etats-Unis, une simple mesure de déductibilité fiscale totale pourrait contribuer à permettre à tout contribuable d’investir dans la protection de la faune sauvage dans les emprises routières (engrillagement, passerelles à animaux, écoducs, etc.)

En parallèle, instaurer l’obligation d’implantation d’un radar de détection infrarouge de présence sur 120° à l’avant de tout véhicule automobile commercialisé en France dès la date de prise d’effet du décret (système peu coûteux et parfaitement au point)

Dans le cas des écrasements intentionnels, prévoir l’extension de la répression de la cruauté envers les animaux à ce cas d’espèce.

Danielle SCHAEFFER...
14/10/2007
Chasseurs de biodiversité (suite)

3. instaurer (enfin !) un périmètre minimal non chassable par rapport aux habitations (de l’ordre du kilomètre) ;

4. appliquer dans la pratique aux véhicules des chasseurs les mêmes interdictions de circulation en milieu naturel qu’aux véhicules des non-chasseurs ;

5. permettre sur l’ensemble du territoire à tout particulier de retirer du domaine chassable ses propriétés, sans condition d’étendue (modification de la loi dit "Verdeille") ;

6. prévoir un train de mesures répressives en cas de non-respect de toute mesure énoncée ci-dessus, et notamment le retrait du permis de chasse en cas de récidive.

BTS animation natu...
14/10/2007
biodiversité

  orpaillage : Idée positive mais quels moyens vont être clairement mis en place ?

  eau et pesticides : À développer mais sous quelle forme ? (norme / interdiction d’utilisation des pesticides ?)

  loi sur la mer : Renforcer la sensibilisation des pêcheurs et les connaissances des milieux et des espèces

  bois local et bois 100% certifié : très intéressant, mais label à clarifier dans la traçabilité car trop de label = pas clair
  proposer d’éduquer les personnes à l’utilisation du bois local

  Agriculture écologique et productive : qu’est-ce que cela veut dire ? ? ? ? raisonnée ?

  préserver les espaces remarquables : pourquoi ne pas généraliser la taxe départementale sur les espaces naturels sensibles.

Un seul établissement public dédié à la biodiversité : perte de spécialisation sur un milieu ?

Ressource Ltd
14/10/2007
Ressources limitées, conservons la Biodiversité

Notre planète Terre est un espace fini, avec des ressources limitées et qu’il nous appartient de ne pas les épuiser si l’on veut laisser un héritage digne de ce nom à nos enfants.

On peut alors s’interroger sur la notion de Croissance telle que la souhaite tous nos hommes (et femmes) politiques à savoir entre 2 et 3% de croissance annuelle du PIB... Et cela années après années, mais pour atteindre cette croissance du PIB cela passe OBLIGATOIREMENT par une utilisation croissante des ressources (il suffit de voir l’influence de la croissance chinoise sur la demande d’acier ou de pétrole pour comprendre cela).

Le problème est donc très simple malheureusement, c’est qu’une CROISSANCE INFINIE (Souhaitée par tous les politiques) dans un monde FINI (avec des ressources limitées), c’est MATHEMATIQUEMENT IMPOSSIBLE.

En conclusion, nous devons accepter de changer complétement nos modes de vie, en utilisant MOINS DE RESSOURCES, et en nous mobilisant pour PRESERVER LA BIODIVERSITE. La trame verte nationale étant une première étape symbolique.

Chers élus, il vous appartient de faire comprendre à TOUS que ces changements de mode de vie sont INELUCTABLES, et que nous ne pourrons pas faire autrement que de les accepter de gré ou de force. Merci et bonne chance !

LécoLomobiLe
14/10/2007
Fusionnons les différents maillages verts !

D’abord, je dis bravo au Grenelle d’avoir mis en avant le concept écologique et géographique primordial de « TRAME VERTE ».

Je suggère que nous réfléchissions plus aux différents "maillages verts" et à leur fusion dans un maillage global de la biodiversité :

  les corridos biologiques
  les haies
  les réseaux hydrologiques
  les voies douces ou voies vertes

La « TRAME VERTE » devrait être une combinaison de ces différents maillages géographiques.

Je profite de ce message pour vous signaler ma modeste contribution à la trame verte française avec mon site sur les voies douces de la partie ouest des Alpes-Maritimes (LecoLomobiLe.fr).

Je milite pour une carte géographique fine de l’écomobilité en France. Il me semble que le réseau de l’écomobilité est un peu le "système nerveux" de la trame verte.

Marie-Hélène BiARD
14/10/2007
Montagne de KAW stop au massacre

A l’heure où le mot écologie est sur toutes les lèvres.

A l’heure où l’on enseigne à nos enfants l’importance de préserver la nature

A l’heure où on nous demande d’avoir une attitude d’ecocitoyens

A cette heure même on se moqie de nous et on veut détruire une zone écologie unique en ce genre ; et cela se passe sur le territoire français.

Quel décideur aura encore l’affront et l’impudeur de nous donner des leçons de moral ? Comment pourraient-ils encore se regarder droit dans les yeux et se dire qu’ils sont fiers de leur travail après une telle gabegie ?

Ce projet minier dans la montagne de KAW ne doit jamais voir le jour et n’aurait jamais du arriver aussi loin !Il est inconcevable qu’un tel projet ait pu voir le jour !

Il n’y a aucun aménagement à envisager, aucune concession à faire. Ce site doit non seulement rester tel quel mais faire l’objet d’une protection globale et durable.

Il y a d’autres alternatives que toujours rechercher le profit pour le profit ! Raisonnons autrement qu’avec des euros dans les yeux.

François
14/10/2007
Non au projet minier de Kaw

La décision sur ce projet dépend de nos dirigeants gouvernementaux, voire du Président de la République lui-même : n’ont-ils pas encore compris que la planète Terre est indivisible et que notre sort à tous dépend maintenant de chaque décision environnementale prise ici ou là ? ?

La forêt et l’écosystème guyanais sont aussi indispensables à notre survie future que, par exemple, la forêt vosgienne en métropole ; accepterions-nous un tel projet en métrople ?

Il faut arrêter ce projet dévastateur pendant qu’il en est encore temps.

Carl
14/10/2007
Circulation des espèces - gestion des espaces

Les espèces vivantes ont besoin pour vivre d’un environnement de qualité et de la possibilité de circuler.

La création de corridors écologiques parait donc important pour compléter l’existence des zones naturelles protégées.

Mais on doit également faire progresser l’habitat et l’échange chez soi. Nous devons pas vivre dans des déserts de vie entourés de zones protégées.

Il faut que nous réapprennions l’harmonie avec la nature.
  favoriser les espaces laissés naturels (toiture végétale, talus, haies, surfaces herbeuses, fleuries, friches) et limiter au maximum les zones bétonnées, bitumées, monospécifiques...
  Limiter les interventions de l’homme au minimum, privilégier le bon (pour la nature) au beau.

quelques mesures :
  comme les aides existantes dans le domaine du réchauffement climatique ( installation géothermie, ...), financer pour les particuliers et les entreprises la création d’espace gérés naturellement, les engagements dans des démarches labellisées (refuges LPO, refuges GONM, ...), les aménagements favorables (toiture végétale en zone urbaine)
  Ajouter le respect de cette diversité dans les règlements urbains (PLU, ...). Actuellement on trouve des règlements qui interdisent par exemple la hauteur d’un portail ou la couleur d’une maison, mais rien concernant la présence d’arbres, le type de haies (les haies monospécifiques sont à supprimer au profit de haies variées)...
  Ces pratiques ne seront pas faciles si elle ne s’accompagne pas d’un apprentissage de cette diversité. Il faut introduire l’apprentissage de la nature dans les écoles. Nous ne pouvons pas laisser les enseignants actuels s’en débrouiller il faut les aider par des spécialistes.

Maitre SD Smith
14/10/2007
L’Eau a plus de valeur que l’or

L’Eau a plus de valeur que l’or

Je suis un avocat qui a défendu les victimes du désastre de la mine d’or d’Omai en Guyane britanique en 1995 et aussi les victimes de l’exploitation de la mine qui avait déversé du cyanure dans le fleuve Essequibo.

Pour l’exploitation à ciel ouvert d’un gisement d’or par une techníque utilisant le cyanure, la loi sur l’environnement aux États Unis ne permet pas les rejets dans les fleuves. Cette loi est publiée dans le code des régulations fédérales (40 C.F.R. 440.103).

Les éléments présents dans les affluants des fleuves et qui peuvent présenter des dangers pour les êtres humains sont : l’arsenic, le cadmium, le cobalt, le cuivre, le cyanure, le fer, le mercure, le nickel et le zinc. Cependant, les animaux et les plantes sont plus sensibles que les humains à ces produits.

Chez les humains ces produits peuvent causer le cancer, des anomalies congénitales et d’autres maladies. Le gouvernement des États Unis a un site internet sur les problèmes causés par ces élements :

http://www.epa.gov/safewater/contaminants/index.html#inorganic

L’environnement en Guyane est le site de l’une des biodiversités les plus riches au monde et de la forêt équatoriale.

Je souhaite que le gouvernement français n’autorise pas l’opération de cette mine en Guyane française. La santé des êtres humains et la préservation de l’environnement sont plus importantes que l’or.

Elodie
13/10/2007
NON au projet minier sur la montagne de Kaw

Bonjour,

Je souhaite réagir suit au groupe 2 des grenelles de l’environnement concernant les départements outre mer. Je commence actuellement une thèse en écolgie des forêts tropicales en Guyane française et j’ai appris a aimer cette région et la formidable biodiversité qu’elle recèle.

La montagne de Kaw est un joyau parmis le trésor et il est indispensable de préserver cette région et les espèces qu’elle abrite. Un projet minier de cette ampleur aurait une incidence très néfaste sur la faune et la flore de cette région et serait une véritable catastrophe écologique. La décision d’abandonner ce projet est la meilleure que l’on puisse prendre pour protéger la guyane et sa biodiversité.

En comptant sur votre "bon sens" écologique....

Elodie

Marlène 86
13/10/2007
projet minier de la montagne de Kaw en Guyane

Est-ce qu’il ne s’agit pas là d’une chance de développement local, dans le respect de l’environnement, garanti par l’éthique et la responsabilité de la société qui conduit ce projet ? (société achetée par IAMGOLD, qui compte doubler ses productions ...)

Ou bien s’agit-il encore d’exploiter des ressources naturelles collectives au bénéfice d’actionnaires intéressés d’abord par la rentabilité de leur investissement ? Dans ce cas, que pèsent le respect véritable du milieu et des travailleurs, à part une moindre augmentation des profits ? Donc pas de garde-fou à attendre de la part de conseils d’administration soucieux de présenter des bilans attractifs à leurs actionnaires ou futurs investisseurs, soyons logiques ! Donc pas d’autre alternative à ce que ce soit l’état qui use de ses pouvoirs pour amener à une ’activité minière rendue exemplaire en matière sociale et environnementale dans les 5 prochaines années,...’ D’où tout mon soutien ’citoyen’ aux propositions du groupe 2.

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Modifié par moderateur Le 2007-10-14 01:05:57
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Fabrice
13/10/2007
Plaidoyer pour l’estuaire de la Loire
La Loire est un fleuve mythique, riche d’un patrimoine culturel, naturel, historique, architectural (...) unique en France. Pourtant, au contact de la Loire et de l’Océan, dans ce qu’on appelle l’estuaire, entre Nantes et Saint-Nazaire, la situation et les menaces qui planent sur le fleuve s’aggravent... A Donges, au coeur des dernières grandes vasières et roselières de l’estuaire, se programme l’agrandissement de la raffinerie de pétrole du groupe TotalFina-Elf au détriment des limicoles et des fauvettes paludicoles. Au nord de l’Estuaire, dans un bocage préservé, au milieu de nulle part, ce n’est pas moins que la création d’un Aéroport International qui se trame. Et parce qu’il faut bien des routes pour y conduire le flux de circulation, on prévoit une "4 voies", un troisième pont sur la Loire, des routes et des "bretelles" un petit peu partout. Et pour compléter le tableau, partout sur les prés et les marais, dans les champs et les prairies, ce sont les lotissements et les zones d’activités qui poussent, déconnectés des centre-villes, et sans contre-parties environnementales. Ses agressions inouïes contre les milieux naturels se déroulent dans l’indifférence générale. La droite puis la gauche ont succesivement porté politique désastreuse écologiquement, socialement, et, en définitive, économiquement. Les débats aux dernières élections cantonnales partielles se sont focalisés sur le nombre de km de routes réalisés par l’ex-majorité de droite puis par l’actuelle de gauche. Incontestablement, l’esprit du Grenelle de l’Environnement doit gagner la Loire-Atlantique. Il doit s’y traduire par des actes concrets et immédiats : abandon des projets évoqués précédemment, développement d’une vraie politique de transports en commun, application parfaite de la Loi Littoral (élargie aux estuaires depuis 2004), lutte contre le mitage du territoire. Faute de quoi, l’anguille et le râle des genêts, la gorge-bleue et la loutre paieront le prix fort...
Yannick
13/10/2007
Les chasseurs, actifs pour la biodiversité
Il faut dialoguer et raisonner sur des données scientifiques avant toute décision relative aux espèces et aux dates de chasse. Les chasseurs réalisent de nombreuses actions sur le terrain : la gestion des zones humides, les haies, les jachères faune sauvage, le nettoyage des sites. Les chasseurs suivent de très nombreuses formations, la réglementation existante sur la chasse et la régulation des nuisibles est importante, "on ne fait pas n’importe quoi, tout est encadré.
raymond
14/10/2007
Les chasseurs agents actifs pour la préservation de sites naturels.

100 % d’accord !

Il faut arrêter de considérer les chasseurs comme des viandards qui ne font que puiser dans une ressource de moins en moins sauvage et naturelle. Si ces sites naturels existent encore aujourd’hui ils le sont en grande partie grâce aux chasseurs et aux pêcheurs qui pour leur passion ont su les préserver. Il est juste alors de les écouter et de prendre en considération leur revendications.

Gold Chaser
13/10/2007
EXPLOITATIONS MINIERES EN GUYANE

Concernant les projets miniers légaux :

Il est vraiment dommage, dans le point 2, de mélanger en Guyane l’orpaillage illégal (et clandestin) et un projet d’exploitation minière industrielle, Camp Caïman, qui a répondu à toutes les contraintes légales, notamment en matière de protection environnementale, avec avis favorables des commissaires enquêteurs lors des enquêtes publiques, notamment pour les ICPE.

C’est un projet qui pourrait générer des emplois de qualité pour les Guyanais, sans compter les emplois induits. C’est au total plus de 300 emplois directs et 500 à 600 emplois induits. La Guyane, avec un taux de chômage d’environ 25% a un cruel besoin de générer des emplois et de former ses jeunes.

Il convient également de noter que l’emprise des sites d’exploitation et des infrastructures minières prévues ne sont que de quelques km² et ne sont pas du tout visibles de la route de Kaw.

Il y a des exploitations minières industrielles (nickel) en Nouvelle Calédonie, dans un environnement très sensible. Pourquoi la Guyane ne pourrait-elle pas également profiter de l’exploitation contrôlée de ses ressources naturelles, notamment de ses ressources aurifères ?

Il convient de noter que plus il y aura d’exploitations légales (PME et industrielles), moins il y aura de sites clandestins.

Il convient également de noter que si le projet Camp Caïman était refusé, le message aux autres sociétés minières internationales serait clair : il est impossible de développer un projet minier industriel en Guyane. Ce serait dommage car il y a d’autres sites potentiels (Paul Isnard, St Elie, etc.)

Concernant les exploitations aurifères illégales et clandestines :

Un moyen efficace d’éradiquer ces activités serait de contrôler l’amont : fournisseurs et transporteurs d’équipements, de carburant, de nourriture et l’aval : les comptoirs d’or.

Ce contrôle devrait être exercé également dans les territoires limitrophes, avec la coopération des forces de l’ordre locales, notamment dans l’état d’Amapa au Brésil et en particulier à Oyapoque. Il faut savoir qu’il se transige dans cette ville frontière, de l’autre coté de St Georges, de 200 à 300 kg d’or par mois dans les nombreux comptoirs, de l’or guyanais bien entendu qui échappe à tout contrôle des autorités françaises et qui ne profite pas à la Guyane.

Philippe Ménard, m...
14/10/2007
Orpaillage industriel ou clandestin ? un mensonge

IamGold ex-Cambior a un projet d’exploitation industrielle sur la montagne de Kaw avec installation d’une usine de traitement de la roche au cyanure. Cette exploitation convoite l’or primaire, celui qui est présent dans la roche de la montagne, en profondeur. Au final, c’est près de 200 hectares de résidus qui resteront sur place : bien sûr pas visibles de la route, mais en amont des marais de Kaw, réserve naturelle exceptionnelle, et de la rivière Comté, point de captage de l’eau potable de près de 150000 Guyanais. Résidus soumis aux pluies équatoriales pour des siècles (précipitations record jusqu’à 8 m d’eau par an), avec la pollution que cela va engendrer au fil des années en aval.

Cet or est inaccessible pour les orpailleurs clandestins qui eux pillent l’or alluvionnaire : celui qui est présent dans les alluvions des lits des rivières. Une exploitation qui nécessite très peu de moyens : une pelleteuse, une lance à eau, et du mercure pour amalgamer l’or. Rien à voir avec les projets industriels malheureusement nombreux en Guyane. Il faut méconnaître le dossier pour penser que les projets industriels vont empêcher l’orpaillage clandestin.

Arrêter le projet de la montagne de Kaw sera un signe fort vis-à-vis des autres multinationales qui souhaitent piller les ressources de la Guyane : la population Guyanaise reste très vigilante vis-à-vis de ces multinationales, mais aussi vis-à-vis des services de l’Etat qui souvent accorde des autorisations de façon bien légère.

Une preuve est que bon nombre d’orpailleurs légaux en Guyane ne respectent pas la loi : y compris des sociétés cotées en bourse comme Auplata qui accumule les bénéfices alors qu’elle n’a fait aucune étude d’impact, pas d’enquête publique, avec la bienveillance étonnante des services de l’Etat qui pour l’instant jouent l’opacité en refusant de diffuser les dossiers.

Le problème de l’orpaillage clandestin est un problème de respect de la loi par l’Etat Français qui n’a pas su pour l’instant protéger ses populations et son territoire. Les moyens mis en œuvre sont dérisoires et inadaptés face à l’ampleur du désastre.

Pour l’emploi, les 28 millions d’euros de cadeau fiscal dont va bénéficier IamGold pourraient, dans le secteur de l’agriculture, créer près de 1500 emplois durables contribuant à l’indépendance alimentaire de la Guyane.

BOURM54
13/10/2007
Biodiversité : la préserver à tout prix

1. Oui, préserver des îlots de nature, tels que les parcs naturels, est très insuffisant.

La faune isolée dans ces univers morcelés, même si certains sont relativement vastes et riches, ne permet pas :

  le brassage génétique (sa diminution fragilise les populations ; en effet, plus la diversité est grande, meilleure est sa résistance à une quelconque pression extérieure...)

  le transfert de population (pour la nourriture, pour résister à un changement climatique, une dépopulation locale, etc...)

Nous sommes bien sûr les premiers responsables :

  Toutes nos voies de Circulation à haute vitesse sont délimitées, grillagées : elles créent un maillage isolant davantage encore les populations animales.

  Nos Forêts sont de plus en plus morcelées, et dans bien des cas, ne permettent que difficilement les passages à couvert des populations animales.

  Nos Haies disparaissent : lieu de vie, elles serviraient aussi de chemin de passage de nombreux animaux.

constance
13/10/2007
SAUVONS la biodiversité !
Je ne suis qu’une adolescente et voir l’impuissance des gouvernements pour sauver la planète m’aterre. Il faut faire quelque chose, mettre la pression au gouvernement ! ! ! Si l’on ne sauve pas l’environnement, l’être humain court à sa perte. SVP, faites votre maximum ! Merci.
vannick
13/10/2007
sensibilisation
il est important de preserver la biodiversite sur l’ensemble de la planète en montrant aux personnes que ceci est une richesse qui n’est pas inépuisable et quand remettant en cause cette biodiversité c’est l’homme même qui est menacé. il faut donc avoir une utilisation raisonée et une vue de longt terme. ce combat doit être mené par tous et à tous les niveaux. c’est donc en informant les populations sur les menaces qui pèsent sur telles ou telles especes (vegetales ou animales), sur les conséquences qu’auront leurs disparitions sur leur avenir et celles de leurs enfants que les choses pouront avancer.
Olivier C
13/10/2007
biodiversité et pollutions diffuses

Il est intéressant de voir juxtaposer biodiversité et ressources naturelles car bien souvent le bon sens fait défaut en terme d’aménagements.

Un exemple, si l’on souhaite réduire les transferts de pesticides dans les milieux aquatiques par semis d’une bande végétalisée en bord du ruisseau, la plupart des départements interdisent de semer des légumineuses, accusées de relargage d’azote vers les cours d’eau ! ! Les légumineuses sont très intéressantes comme ressources alimentaires pour les pollinisateurs et l’entomofaune.

Autre exemple, sorti des zones prioritaires et des aides collectives, il n’est rien prévu pour aider l’agriculteur à replanter des haies arbustives (la loi le demande pour pouvoir utiliser certains pesticides en bord de cours d’eau). Les haies sont une richesse pour le milieu naturel et pour la biodiversité fonctionnelle.

A une epoque où les jachères vont disparaître, et avec elles les lieux de ressources faunistiques ou mellifères, il est temps de réagir en aidant les producteurs à aménager des bords de champs par plantation de haies, semis de mélanges fleuris adaptés.

Ces quelques réflexions pour demander aux représentants de l’etat qui s’occupent d’environnement de décloisonner leurs services. On croit parfois rêver sur le manque de vision de nos fonctionaires.

Qualité de l’eau, biodiversité et rentabilité de l’exploitation doivent se concevoir comme un tout. Il faut visiter des fermes "agriculture raisonnée" ou "bio" pour voir tout le travail fait dans ce sens.

anne
13/10/2007
Indicateur de biodiversité ?
Des cultures poussées sans produits chimiques (bio ?) qui arrivent à maturité et qui sont consommables pourraient-elles être un indicateur de biodiversité ? En revoyant peut-être la définition de consommable : à Padoue (Italie) sur le marché de la place aux huiles, vous y verrez des fruits et légumes - petits, gros, abîmés, terreux... chez tous les maraîchers de la même façon que l’on voit -trop souvent chez nous, des fruits et légumes calibrés, astiqués... Bien sûr, des fruits et légumes moins « engageants » ne peuvent probablement pas souffrir un long voyage : la réduction du trajet producteur - consommateur est essentielle.
terroir
13/10/2007
projet GRAND LAC et poule aux oeufs d’or

Le projet GRAND LAC, facilement consultable sur internet, sensé protéger le plus grand lac de France tout en le rendant accessible au plus large public condamne ce magnifique lac loué par le poète Lamartine à devenir gigantesque bassin de parc urbain, ou mare à canards.

Quelques soient les millions d’euros dépensés et les efforts des gens dévoués, la faune et la flore de ce lac et de ses berges sont définitivement perdues depuis qu’une écluse et des barrages EDF ont stoppé la communication naturelle du lac du Bourget avec le Rhône.

Les indondations ont disparu, les bas étiages aussi ; les ronces gagnent d’un côté, les algues de l’autre ; les roseaux, vivier du lac, ont disparu ; les plages naturelles de sable ou galets, paradis des locaux et des touristes ont disparu. Ne restent que béton et goudron au nom du commerce.

L’écluse ne sera jamais supprimée, ni l’activité humaine construite sur les terres anciennement inondables mais au moins soyez honnêtes : ne dupez pas les jeunes énergies généreuses qui croient bien faire en se battant contre ce qui n’est devenu que des moulins à vent et reconnaissez simplement que le lac naturel et ses habitants ont disparu pour toujours.

michel lepley
13/10/2007
Forces vives naturalistes et politique de la biodiversité.

Les travaux de taxinomie, d’inventaires spécifiques, de suivis de populations, demandent énormément de moyens humains et financiers. De même pour la recherche appliquée, les plans de restauration d’espèces menacées, sans parler de la lutte contre les espèces invasives. Les actions pour l’étude et la protection de la nature sont entre-autres réalisées par des naturalistes, le plus souvent bénévolement. Il s’agit de gens spécialisés, oeuvrant dans les domaines pré-cités. Aucun diplôme n’existe pour eux, ce sont des autodidactes. A quand la reconnaissance sociale des naturalistes ? Pour quand également l’emploi de tous ces gens au sein de structures de recherche, d’étude et de protection de la nature dignes de ce nom ?

L’un des objectifs fondamentaux de nos Hommes politiques est la croissance. Mais qu’est ce que la croissance ? La croissance c’est la consommation. Et la consommation, c’est quoi ? La consommation, c’est l’utilisation de matières premières, de la nature en somme, par une population humaine toujours croissante et toujours plus consommatrice. Je n’y connais absolument rien en politique ni en économie, et pourtant, cela semble tellement évident ! A quand la création par nos Hommes politiques d’une vie basée sur un modèle de croissance sain ?

michel lepley
13/10/2007
Forces vives naturalistes, croissance.

Les travaux de taxinomie, d’inventaires spécifiques, de suivi de populations, demandent énormément de moyens humains et financiers. De même pour la recherche appliquée, les plans de restauration d’espèces menacées, sans parler de la lutte contre les espèces invasives. Les actions pour l’étude et la protection de la nature sont entre-autres réalisées par des naturalistes, le plus souvent bénévolement. Il s’agit de gens spécialisés, oeuvrant dans les domaines pré-cités. Aucun diplôme n’existe pour eux, ce sont des autodidactes. A quand la reconnaissance sociale des naturalistes ? Pour quand également l’emploi de tous ces gens au sein de structures de recherche, d’étude et de protection de la nature dignes de ce nom ?

L’un des objectifs fondamentaux de nos Hommes politiques est la croissance. Mais qu’est ce que la croissance ? La croissance c’est la consommation. Et la consommation, c’est quoi ? La consommation, c’est l’utilisation de matières premières, de la nature en somme, par une population humaine toujours croissante et toujours plus consommatrice. Je n’y connais absolument rien en politique ni en économie, et pourtant, cela semble tellement évident ! A quand la création par nos Hommes politiques d’une vie basée sur un modèle de croissance sain ?

Patrick 84
13/10/2007
Création d’un conservatoire des paysages

Habitant le Sud-Est de la France, une région soumise à une forte pression d’urbanisation, je vois les paysages se transformer à une vitesse halucinante ( ici une ligne à haute tension, là une nouvelle rocade, un lotissement, une antenne relai, une carrière, etc). Sous l’expansionisme de l’Homme les paysages se transforment et nous n’en conservons pas la trace. Or cette mémoire est importante pour prendre conscience des changements qui les affectent, et pour établir des références historiques. Ces références devraient servir de point de départ pour la sauvegarde des milieux naturels.

Je propose donc de mettre en place, à peu de frais une structure, à l’échelon national et si possible mondial , pour conserver une image de nos paysages.

PRINCIPE :

  Un réseau d’observateurs bénévoles réalisent des clichés numériques des paysages de leur région.
  Pour chaque point de vue : un repérage précis du lieu de prise de vue peut ête réalisé par GPS ou tout simplement avec Google-earth, ou encore le Géoportail ( coordonées en latitude et longitude).
  Quatre photos sont prises , une vers chacun des 4 points cardinaux.
  Chaque cliché doit être daté.

Les clichès peuvent être mis en ligne dans une banque de données et consultable par tous ceux qui le souhaitent.

JP
13/10/2007
Les chasseurs ne sont pas les "amis de la nature"
Une fois de plus dans ce genre de forum les chasseurs se posent comme amis de la nature et présente keur "activité" comme utile quand ce n’est pas comme indispensable ! Ils nous palrent de leurs "nombreuses actions de terrain"...Non : ce ne sont pas les amis de la nature. Tuer pour le seul plaisir et nier l’existance de la sensibilité des animaux sauvage, nier leur souffrance, et traiter de "sensiblerie" le fait d’y être sensible montre leur vision plus que basique des règles naturelles. Comment imaginer que seul un animal domestique peu souffrir, connaître le stress, la douleur, la peur, et que son homologue sauvage pourrait y être totalement insensible ? C’est la vision "chasseur" de la chose, vision tout aussi limitée que celle qu’ils ont des mécanismes naturels. Comment oser qualifier des animaux "nuisibles" par le simple fait que parmis leur alimentation ils consomment d’autres espèces animales ou végétales chassées où cultivées par l’homme, et donc dérangent ce dernier ? Est-ce un raison suffisante pour occulter leur rôle indispensable dans la limitation du développement d’autres espèces qui elles font des ravage si elles sont en trop grand nombre ? Et puis, cessez de nous rabacher que vous êtes 1,4 millions n france ; ce n’est plaus vrai ! Votre passion archaique et cruelle est en chute libre : Le public sait-il suffisament qu’un chasseur qui renouvelle son permis dans deux départements est compté deux fois ? Si on obligeait les amoureux de la nature à se fédérer, comme vous vous le faites pour la chasse, ou je dis bien obligeait car c’est ce que vous faites à travers vos fédés, le rapport de nombre en serait inversé ! Alors LA NATURE N’APPARTIENT PAS AUX CHASSEURS ni même à l’homme d’ailleurs... Mais sa préservation est l’affaire de tous ! Je connais des ruraux polueurs et des citadins "propres" lors de leur sorties en campagne : il n’y a pas de caricatures types comme je le lis trop souvent dans ces pages : tout n’est qu’un problème d’éducation, et ce dès le plus jeune age !
Aulne
13/10/2007
D’accord avec vous
Comme je suis d’accord avec vous ... Je pense que l’homme est le vivant le plus néfaste aujourd’hui pour la nature . Son problème est qu’il parle de lui, ET de la nature ...alors qu’il en fait partie intégrante. Le problème également est que pour faire comprendre cela à certain ...c’est mission impossible , Car l’égoisme de l’homme, son egocentrisme, tout tourne autour de lui et pour lui... il décrête tel ou tel nuisible ... et il eradique. j’ai toujours fait la différence entre un être humain , et un hominidé . Dans ma classification , l’être humain est un hominidé qui a intégré qu’il fait partie du vivant, de la nature, qu’il sait que la souffrance n’est pas propre uniquement à l’homme, mais au vivant dans son intégralité, et qui en tient compte. Je suis contre les droits de l’homme, mais pour les droits du vivant,dans lesquels j’inclus les droits de l’homme. Le vivant ne se résume pas qu’à l’homme...il faut qu’il l’intègre...et seulement là, il pourra parler d’humanité, et se proclamer être humain .... aujourd’hui sur cette terre , il y a beaucoup d’hominidés, et peu d’être humains.
Jean-Louis.
14/10/2007
Un ami de la nature répond à JP
Une fois de plus dans ce genre de forum les chasseurs se posent comme amis de la nature et présente keur "activité" comme utile quand ce n’est pas comme indispensable ! Ils nous palrent de leurs "nombreuses actions de terrain" R-( LES ACTION SONT LA VOUS NE POUVEZ LES NIER)... Non : ce ne sont pas les amis de la nature. Tuer pour le seul plaisir R-(CHACUN TUE DES MILLIERS D’INSECTES POUR LE PLAISIR DE ROULER EN VOITURE, DES MOUCHES DES FOURMIS ET AUTRES GUÊPES POUR SON CONFORT) et nier l’existance de la sensibilité des animaux sauvage, nier leur souffrance, R-(JE NIE, NI LA SOUFFRANCE DES ANIMAUX SAUVAGES NI CELLE DES ANIMAUX DOMESTIQUES NI CELLE DES ANIMAUX D’ELEVAGE, NI CELLE DES HOMMES) et traiter de "sensiblerie" le fait d’y être sensible montre leur vision plus que basique des règles naturelles R-(LES REGLES NATURELLES SONT REGIES PAR LA CHAINE ALIMENTAIRE ET FONT PEU DE CAS DE LA SENSIBILITE QUI EST UNE REACTION HUMAINE). Comment imaginer que seul un animal domestique peu souffrir, connaître le stress, la douleur, la peur, et que son homologue sauvage pourrait y être totalement insensible ? R-( JE N’IMAGINE ; NI QUE SEUL... ... ET JE NE SUIS PAS QUALIFIE POUR PARLER DE LA PEUR ANIMALE. JE CONSTATE PAR CONTRE QUE LES ANIMAUX NE SONT PAS TENDRE ENTRE EUX ET SI VRAIEMENT ILS EPROUVENT CE QUE VOUS DITES J’IMAGINE ALORS LE STRESS, LA PEUR ET LA SOUFRANCE DU PETIT LAPIN CAPTURE PAR LE CHAT LEQUEL VA S’AMUSER A LE TUER LENTEMENT POUR LE RAMENER ENSUITE SUR LE PAILLASSON DE SES MAÎTRES.) C’est la vision "chasseur" de la chose, vision tout aussi limitée que celle qu’ils ont des mécanismes naturels R- (CETTE AFFIRMATION VOUS APPARTIENT, PERSONNELLEMENT JE NE CRITIQUERAI PAS VOTRE NIVEAU DE CONNAISSANCES NI VOS CONVICTIONS ET JE RESPECTERAI CEUX QUI LES PARTAGENT). Comment oser qualifier des animaux "nuisibles" par le simple fait que parmis leur alimentation ils consomment d’autres espèces animales ou végétales chassées où cultivées par l’homme, et donc dérangent ce dernier ? R-(VOUS AVEZ RAISON, MAIS IL FAUT AVOIR UNE VISION PLUS LARGE, EN EFFET ; LES RATS, MOUSTIQUES, PUCERONS, TIQUES, PUCES, POUX ... SONT IMPITOYABLEMENT DETRUITS PAR L’HOMME. EXISTE -T-IL DES BONS ET DES MAUVAIS NUISIBLES ?) Est-ce un raison suffisante pour occulter leur rôle indispensable dans la limitation du développement d’autres espèces qui elles font des ravage si elles sont en trop grand nombre ? R-( VOUS AVEZ ENCORE RAISON, HELAS VOS NUISIBLES COMME LES MIENS FONT DU TORT A L’HOMME ET PEUT ÊTRE L’HOMME EST IL LE MIEUX PLACE POUR EN LIMITER LES CONSEQUENCES. ) Et puis, cessez de nous rabacher que vous êtes 1,4 millions n france ; ce n’est plaus vrai ! Votre passion archaique et cruelle R- (SANS COMMENTAIRE) est en chute libre : Le public sait-il suffisament qu’un chasseur qui renouvelle son permis dans deux départements est compté deux fois ? Si on obligeait les amoureux de la nature à se fédérer, comme vous vous le faites pour la chasse R- (PERSONNE N’EST OBLIGE DE DEVENIR CHASSEUR), ou je dis bien obligeait car c’est ce que vous faites à travers vos fédés, le rapport de nombre en serait inversé ! R-(RIEN NE VOUS INTERDIT DE CREER VOTRE FEDERATION, D’ACHETER DES TERRAINS, D’AMENAGER DES SITES, D’INDEMNISER LES DEGATS CAUSES PAR LES ANIMAUX, DE FORMER VOS JEUNES, DE FIXER DES COTISATIONS QUI VOUS PERMETTENT D’ATTEINDRE VOS OBJECTIFS ET DE RASSEMBLER PLUS DE 1,4 MILLIONS DE PERSONNES. ) Alors LA NATURE N’APPARTIENT PAS AUX CHASSEURS ni même à l’homme d’ailleurs R-(VOUS AVEZ ENCORE RAISON MAIS N’OUBLIEZ PAS QUE LORSQUE VOUS VOUS PROMENEZ DANS LA NATURE VOUS ÊTES LE PLUS SOUVENT CHEZ QUELQU’UN) ... Mais sa préservation est l’affaire de tous ! Je connais des ruraux polueurs et des citadins "propres" lors de leur sorties en campagne R-(C’EST VRAIS TOUT COMME L’INVERSE, DE MÊME QU’IL Y A DES DEUX COTES CEUX QUI SUR LA ROUTE EVITE LES LIEVRES ET D’AUTRES QUI LES TUENT. TOUTE AFFIRMATION GENERALISANT LE COMPORTEMENT DE QUELQUES-UNS A UN GROUPE EST DONC CARICATURALE)  : il n’y a pas de caricatures types comme je le lis trop souvent dans ces pages : tout n’est qu’un problème d’éducation, et ce dès le plus jeune age ! R-( OUI LE RESPECT DE L’AUTRE EST ESSENTIEL ET LE DIALOGUE CONSTRUCTIF.)
Serge Le Doaré, ag...
13/10/2007
Biodiversité ordinaire
Avant de refaire le monde, conservons l’existant ! L’Ouest de la France a conservé un maillage bocager dense, typique des fermes d’élevage. La rigueur appliquée par les contrôleurs PAC (politique agricole commune) pénalise ces éleveurs. En effet, dès lors que l’emprise des talus boisés dépassent la largeur fatidique de 4 mètres, c’est l’ensemble de cette surface qui n’est plus "admissible" en vue d’activer les DPU (droits à paiement unique). Or ces talus n’ont rien à voir avec des haies de thuyas, coiffées façon Bartez, mais sont composées des feuillus typiques de la région, exhubérant comme des Chabal smiley Leur frondaison joue un rôle important pour protéger le bétail des intempéries (pluie, vent ou cagnard) _ notion de bien-être animal _ et est essentielle pour conserver la biodiversité tant animale que végétale. Leur rôle de "garde-manger" pour les hirondelles comme pour les chauve-souris lors des dépressions océaniques a déjà été largement mis en évidence et peut sûrement être étendu à de nombreuses espèces. À l’évidence, la biodiversité est plus importante sur ces pourtours boisés qu’au milieu des parcelles cultivées qu’ils protègent ! La mesure proposée (prise en compte de ces surfaces au-delà des quatre mètres pour activer les DPU) ne serait que la reconnaissance, aujourd’hui, de ce qui existait déjà dans la période de référence 2000-2002.
noe prat
13/10/2007
biodiversité, respect des lois et éducation

Je suis à 100 % d’accord avec vos propositions. Toutefois, ces propositions doivent devenir des actes :

d’une part, il faut que les lois européennes soient respectées et dans un premier temps par l’état français lui-même, d’autre part, il faut changer la culture qui veut que l’homme vive contre la nature et non pas avec.

C’est dès l’école primaire qu’il faut introduire les sciences naturelles avec l’observation du vivant sur le terrain. Continuer au collège et au lycée et surtout lors de la formation des grands commis de l’état, des ingénieurs et des journalistes. Au niveau des médias, des progrès ont été fait mais bien souvent la biodiversité n’apparaît que le jour de l’ouverture de la chasse.... la nature n’est perçue qu’à travers les grandes catastrophes naturelles ou comme un espace de loisir au même titre qu’une piscine ou un terrain de foot. Il faut dépasser ce stade là.

Bon courage pour la suite des événements

NOE PRAT

antoine37
13/10/2007
Trame verte : encore une administration de plus
Pourquoi vouloir créer une nouvelle organisation baptisé "trame verte" alors qu’un simple renforcement de la coopération entre structure existante permétrait une protection globale de la biodiversité. Pour la flore des institutions telle l’ONF sont très bien placées pour agir, quand à la faune les fédérations de chasseurs sont particulièrement efficace de par leur réseau mais aussi car la biodiversité va dans leur intérêt. Que serait un chasseur sans gibier ou un bucheron sans forêts ! ! !
Thibaut
13/10/2007
Vers un statut des habitats naturels...

Je propose à votre sagacité quelques élements de reflexion sur les habitats naturels, véritables "piliers" de la biodiversité et parfaits intégrateurs des conditions de notre environnement.

Certains habitats naturels bénéficent à ce jour d’un statut européen au titre de la directive Habitats, qu’il est important de mettre en avant dans une logique de protection à grande échelle (dont on ne peut que se féliciter). Cependant, une transposition à l’échelle du territoire métropolitain est nécessaire et tarde à venir. Il est important aujourd’hui de se donner les vrais moyens de protéger les habitats naturels en France, en identifiant ceux pour lesquels une priorité de protection, de gestion ou de restauration est déterminante. Donnons un statut aux habitats pour un réel recours en cas de dégradation voire de destruction au niveau local. Cette disposition reglementaire peut sembler paradoxale au regard de la démarche Natura 2000, qui en France prône la solution contractuelle et l’engagement des privés, collectivités,etc. au respect des milieux. Au contraire, cette disposition doit être perçue comme un gage de confiance à l’égard des parties prenantes qui proposent de mettre en place leurs moyens propres pour assurer le bon état des milieux.

Qui dit statut des habitats naturels dit aussi connaissance. La description et la distribution des habitats naturels doit être encouragée par l’Etat dans une grande démarche nationale qui pourra se reposer sur des organismes aujourd’hui reconnus et spécialisés. La description de nombreux habitats s’établit sur des bases scientifiques certes de grande qualité, mais qui présentent aujourd’hui, 30 ans après pour certaines, des manques à combler et des précisions à apporter. Les propositions de cartographies d’habitats sur l’ensemble du territoire sont tout à fait louables mais doivent être couplées à une évaluation de l’état de santé (état de conservation)des habitats via des indicateurs performants, dans un objectif de meilleure appréciation des changements globaux qui surviennet dans notre environnement. Par ailleurs, à une démarche d’état des lieux doit répondre un suivi, important notamment pour se donner le courage et les élements objectifs d’une réactualisation des statuts le cas échéant.

Enfin, n’oublions pas les habitats plus difficiles à appréhender (encore que !)tels que les habitats marins. A l’heure où la protection va aussi en mer, les pouvoirs publics doivent donner les moyens techniques et financiers à de grands chantiers de description et de suivi (perennité de réseaux tels que le REBENT par exemple).

A bon entendeur,

GUILLON Hélène
13/10/2007
pour une agriculture dans une logique de vie
il est urgent de redonner à la terre son équilibre naturel (humus et vie du sol), de cesser d’utiliser les produits chimiques dont les profits sont avant tout financiers et de permettre aux agriculteurs d’utiliser les variétés population de semences, issues de leur terroir et adaptées à leur biotope. Cessons de croire que nous pouvons tout maîtriser et cherchons plutôt à apprivoiser l’extraordinaire richesse de la nature, au service de notre vie.
Guillaume Castaing...
13/10/2007
Préserver la biodiversité : évitons le gâchis de l’espace

Une politique en faveur de la biodiversité digne de ce nom doit s’attacher à maîtriser l’urbanisation. Conséquence de l’accroissement de l’agglomération toulousaine, la croissance démographique très soutenue enregistrée entre 1990 et 1999 (+1,4% par an), se maintient depuis 1999, faisant de la Haute-Garonne le département métropolitain le plus dynamique avec l’Hérault ; la partie sud du département n’est pas resté à l’écart de ce phénomène, puisqu’on enregistre un accroissement de la population depuis l’an 2000 de 800 habitants par an en moyenne. Si cette augmentation de la population est un facteur de dynamisme pour notre territoire, elle nous oblige à repenser le bâti. Car, dans les zones péri-urbaines, la progression des surfaces bâties (lotissements, maisons individuelles...), en particulier dans les communes situées au pourtour des pôles urbains, ou à proximité des grands axes routiers, est très rapide (taux de développement de 1,8% par an). Cette délocalisation de la ville à la campagne n’est pas près de s’arrêter. En effet, face à l’urbanisation croissante, le prix du sol et la pression foncière augmentent. Les terres arables péri-urbaines sont menacées par l’implantation urbaine et industrielle ; l’agriculture perd des surfaces de SAU ; les cours sont tels que la plupart des terrains vendus sont voués à être construits. En zone de montagne l’habitat secondaire devient plus important que l’habitat permanent Face à ce phénomène, il nous semble important qu’une maîtrise de la pression foncière se fasse, en particulier lors de l’élaboration des PLU, afin de remédier à un émiettement du bâti et à l’étalement urbain. Il nous paraît essentiel de revitaliser le centre des bourgs en encourageant l’offre de vente ou de location pour de l’habitat ancien.

Propositions Il convient de préserver les prairies de fauche de la périurbanisation. Les nouvelles dispositions foncières de la loi sur le Développement des Territoires Ruraux (DTR) votée le 23 février 2005, qui donnent au département les moyens de développer une politique de protection et de mise en valeur des espaces agricoles, forestiers et naturels péri-urbains. Désormais le département peut exercer un droit de préemption sur des espaces menacés d’artificialisation, instaurer des périmètres de protection des espaces naturels péri-urbains, leur associer des programmes d’action pour y favoriser l’exploitation agricole, la gestion forestière, la préservation et la valorisation des espaces naturels. Nous proposons une application stricte de ces nouvelles dispositions, qui marquent une véritable volonté politique pour préserver la diversité de notre territoire et les espaces non urbanisés situés à la périphérie des agglomérations. Nous demandons que tous les documents d’urbanisme et d’aménagement soient compatibles avec la Loi Montagne ; rendre opposable aux tiers les Plans d’aménagement et de développement durable (PADD) prévus par la loi ; fixer des objectifs chiffrés pour réduire la consommation d’espace par l’urbanisation d’ici 2015.

Guillaume Castaing...
13/10/2007
Proposition : adopter un plan d’action cohérent en faveur de la biodiversité en montagne

Définir une politique de préservation de la biodiversité en montagne (l’exemple des Pyrénées).

La montagne a conservé pendant longtemps les caractéristiques d’un milieu diversifié et relativement fermé, favorable au maintien d’espèces typiquement locales, indicatrices de la bonne santé des chaînes trophiques telles que l’Ours brun (Ursus arctos), l’Isard (Rupicapra rupicapra). l’originalité biologique des Pyrénées centrales est actuellement reconnue par tous les spécialistes et se mesure à l’importance de l’endémisme (taux supérieur à celui des Alpes), la présence rélictuelle d’animaux tels que le Grand-tétras. Cette situation a pu se maintenir par le fait que la relation historique de l’homme et de son environnement s’est effectuée à un rythme qui permettait une bonne assimilation de ces modifications par les milieux naturels :
  L’agropastoralisme fondé sur la migration saisonnière des herbivores domestiques (transhumance) a permis de maintenir le tissu social des vallées, tout en contribuant au maintien des espaces ouverts ;
  l’exploitation des richesses du milieu (mines, forêt) a été pratiquée à la mesure des moyens techniques à disposition (main d’œuvre, traction animale...) ;
  le développement du « tourisme blanc » a été relativement limité en comparaison avec les Alpes, du fait des faibles conditions d’enneigement de la chaîne ;
  le tourisme de masse reste un phénomène relativement récent ;
  le développement des infrastructures transpyrénéennes a été longtemps cantonnée aux deux extrémités de la chaîne (Perthus, Hendaye), les échanges économiques avec l’Espagne étant limités ; Depuis plus de trente ans, des évolutions très rapides ont entraîné de profondes modifications du milieu et des populations qui y vivent : déprise agricole, construction d’un vaste réseau de voirie, dont l’usage dépasse la seule utilisation forestière et pastorale, Parallèlement, le développement du tourisme de masse a eu pour effet de concentrer sur des surfaces plus ou moins importantes certaines activités touristiques. (stations de ski).

Préservation des prairies et des estives

Les prairies naturelles fauchées situées aux abord des villages et des quartiers de granges constituent des milieux ouverts remarquables. Le maintien de ces milieux passe par la pérennisation des activités agricoles. Le maintien du pastoralisme extensif sur les secteurs d’estive est une condition primordiale pour assurer la diversité des milieux d’altitude. Nous souhaitons la mise en place d’une politique de soutien de l’élevage conciliant les objectifs d’amélioration pastorale avec ceux de préservation des habitats naturels :soutien à la présence permanente en estive (aide au gardiennage)Les produits vétérinaires peuvent avoir une influence sur la nature et les effectifs des insectes qui se nourrissent des déjections du bétail. La mortalité excessive de ces insectes peut influencer directement la qualité sanitaire des estives et des cours d’eau de montagne (accumulation de déjections non décomposées), et indirectement sur les effectifs d’autres espèces dont elles constituent le régime alimentaire. Il serait souhaitable :de localiser les éleveurs et les vétérinaires utilisant des vermifuges à forte rémanence (ivermectine) et les sensibiliser à ces impacts ; déconseiller Ivomec, Cardomec, Aqvalan, Fuxerel, Dectomas. Il serait souhaitable de conseiller des produits de substitution dont la molécule active est de la famille des Mylbémycines (dont la Moxidectine : Cydectine).

Le feu pastoral, traditionnellement utilisé pour limiter ce processus d’enfrichement, présente à la fois des effets négatifs à court terme, par réduction du couvert disponible pour la reproduction, mais aussi un effet bénéfique à plus long terme, en assurant le maintien des milieux ouverts. Les effets des feux pastoraux dépendront donc fortement de leurs caractéristiques : intensité, étendue, fréquence. Sur le long terme et à grande échelle, la persistance de l’habitat des Galliformes de montagne est synonyme de maintien des activités pastorales et de son principal corollaire l’utilisation du feu pastoral. A plus court terme, cependant, l’intensité de ces activités peut influer largement sur la qualité de l’habitat de la perdrix grise. Une pression pastorale trop forte, une utilisation trop fréquente et trop étendue du feu peuvent entraîner par exemple une détérioration des habitats de reproduction. La gestion pastorale, et en particulier l’utilisation du feu pastoral, devrait donc de faire de façon prudente, en conciliant autant que possible, les objectifs d’amélioration pastorale avec ceux de préservation de l’habitat de la perdrix grise. Pour ce faire, les brûlages dirigés réalisés en conditions froides (humidité atmosphérique, présence de neige au sol) semblent être la technique la mieux appropriée pour atteindre cet objectif. Ce type de brûlage permet de conserver ou de créer une alternance de couvert de structures différentes très favorable à la perdrix grise (NOVOA et al 1998a et b NOVOA et LANDRY, 1998).

Protection stricte des forêts subnaturelles

Les forêts de montagne sont actuellement moins exploitées. Elles présentent un nombre très important de parcelles ou des séries entières où la topographie est heurtée, l’accès difficile et une végétation très diversifiée au plan structural et floristique (essences ligneuses et herbacées caractéristiques des forêts montagnardes hygrophiles). Dans les Pyrénées, les forêts de montagne ont été peu exploitées. Il subsiste d’ailleurs quelques parcelles de forêt primaire (Source Menoni, 1991). Il a paru intéressant à l’Office National des Forêts d’assigner une vocation écologique à certains cantons, en les classant en « réserve biologique domaniale dirigée ». Le mode de traitement forestier doit être la futaie jardinée ou irrégulière par pieds ou par bouquets (de 0,5 ha maximum), favorisant la diversité spécifique et des classes d’âges, Les forêts doivent être gérées par massifs. Laisser en repos les vieilles forêts ou parties de forêt inexploitées. Les sites vitaux pour le grand-tétras, telles les zones de reproduction, les places de chant, ne doivent pas être exploités ni aménagés. Les habitats naturels les plus sensibles (stations de ramondias, etc) doivent être strictement préservés. Tout nouvel aménagement de piste devrait faire l’objet d’une étude d’impact écologique préalable en étudiant des solutions de débardage alternatif (câble). .

L’affluence humaine en montagne

La Haute-Vallée de la Garonne qui regroupe un peu plus de 50 professionnels du tourisme, accueille un nombre croissant de visiteurs individuels qui pratiquent surtout la randonnée pédestre estivale ou hivernale (randonnée à ski ou à raquettes) ; viennent ensuite la randonnée équestre, le VTT, la cueillette, les chiens de traineau, le vol à voile, l’aéronautisme et la pratique du tout terrain (4X4). Mais la fréquentation touristique est moindre en comparaison avec celle que l’on constate dans les hautes vallées de la Pique, du Lis et d’Oo, qui connaissent l’affluence lors des pics estival et hivernal, étant donné l’offre de loisirs plus diversifiée sur Luchon : le VTT (260 kms de circuits balisés dont 75 kms situés dans des zones sensibles pour les oiseaux -10 000 pratiquants par an) ; la randonnée à la journée ou dans les 4 refuges gérés par le CAR accueillant 760 nuitées par an ; l’alpinisme : 30 voies équipées ; l’escalade : 3 voies équipées ; canyoning ; le parapente (départ à l’arrivée du télécabine de Superbagnères et sur les crêtes d’Oo). Ces pratiques restent généralement cantonnées sur les sentiers aménagés (GR de Pays, GR 10...) et les abords des stations de ski qui connaissent une augmentation de leur affluence en raison des conditions d’enneigement. (Superbagnères : 103 jours d’exploitation en 2004/2005 pour 197 170 journées skieurs). On observe toutefois une volonté de plus en plus manifeste des pratiquants de circuler hors sentier, surtout en hiver (raquette à neige, ski hors-piste, randonnée de nuit dans la sapinière, nuits en igloo). La tendance, dans les deux vallées, est à la diversification de l’offre touristique, d’où :
  des projets d’installations fixes : projets d’extension ou de restructuration des domaines skiables : piste Record, nouvelle usine à neige, extension du réseau de neige de culture sur le Céciré, réseau de canons à neige (Peyragudes) ;
  des projets d’extension du réseau de sentiers ;
  développement de l’escalade (3 projets de via ferrata) ;
  organisation de compétitions de VTT dans les zones sensibles : partie haute du Mourtis, Superbagnères. Tous ces projets ne peuvent s’envisager sans études préalables. Sur l’ensemble des secteurs, on se heurte à l’application de la loi sur 01 janvier 1991, en raison de l’ignorance des réglementations, soit en raison du mépris de celles-ci. Ainsi, au cours des hivers 2003-2004, des motoneiges ont circulé en toute illégalité en Forêt domaniale de la vallée du ger, suscitant une plainte de Nature Comminges. Des pratiques persistent sur bon nombre de massifs (crêtes de la Barousse, Luchonnais,...), malgré des signalements et des verbalisations. L’augmentation de l’affluence humaine entraîne une diminution de l’espace disponible pour les oiseaux. Le grand-tétras est une espèce dont les besoins en terme de quantité d’habitat sont considérables et ne peut s’envisager qu’à l’échelle de massifs entiers, avec un taux de fragmentation le plus faible possible.

Le problème des prélèvements par la chasse

Des mesures d’urgences s’imposent donc pour réduire au maximum la mortalité des oiseaux là où les populations sont prêtes à s’éteindre en protégeant les zones vitales. Cela implique à notre sens l’arrêt des prélèvements du Grand-tétras et du Lagopède, en situation défavorable dans les Pyrénées. Ces mesures impliquent la nécessité de renforcer les effectifs de gardes ONF ou ONCFS, qui assureraient également un rôle de police de la chasse.

Application stricte de la loi montagne

La loi montagne (n° 85-30 du 9/01/85) instaure une politique spécifique d’aménagement et de protection de la montagne, sur les communes dont l’altitude dépasse 500.m) caractérisées par un handicap lié à la pente. dont l’objectif est la protection des espaces, paysages et milieux les plus remarquables du patrimoine naturel tels que les grottes, les tourbières, les lacs, les cours d’eau de première catégorie, mais aussi la protection des zones sensibles comme la haute montagne. La Loi montagne institue aussi de manière générale des mesures visant à éviter la détérioration du milieu naturel et à protéger les activités agricoles, pastorales, forestières. La loi montagne fixe également un principe d’urbanisation qui doit s’inscrire dans la continuité de l’urbanisation existante. Sont également interdits, sauf exceptions, les constructions à moins de 300 mètres des plans d’eau, et les routes nouvelles au dessus de la limite forestière.

Guillaume Castaing...
13/10/2007
Les zones humides : des milieux à préserver en priorité

Préserver les zones humides (l’exemple de la Haute-Garonne)

En Haute-Garonne, les zones humides naturelles ne concernent que très peu de surface et se limitent quasiment aux tracés de la Garonne et de l’Ariège et du Salat. Il est à noter la présence de quelques tourbières situées dans la zone pré-pyrénéenne et pyrénéenne représentant environ 140 ha. L’aménagement de la Garonne a permis la création de nombreuses retenues à usage hydroélectriques. A l’heure actuelle, 45 exploitations de type gravières sont installées sur le département de Haute-Garonne et couvriront à terme 1850 hectares (DDE, 1998). Chaque année, les gravières s’étendent de 70 ha et créent 50ha de plan d’eau (DDE, 1998). Au niveau du bassin Adour-Garonne, on estime que 60 millions de m3 de matériaux sont extraits chaque année. En Haute-Garonne, l’exploitation des granulats représente 6,3 millions de tonnes extraites par an. Le principal type de reconversion des gravières est un aménagement en espace de loisirs (41%). 30% des gravières subissent une reconversion mixte espace de loisirs / espace naturel et seulement 1% sont réhabilitées en espace naturel uniquement. Tendances Dans le département, on estime que les zones humides naturelles sont en diminution contrairement au nombre de zones humides artificielles est en constante augmentation. L’aménagement de la Garonne a permis la création de nombreuses retenues à usage hydroélectriques. L’intérêt porté aux zones humides est récent. Longtemps considérées comme insalubres et improductives, elles comptent actuellement parmi les milieux les plus menacés de France et dans le monde. Ainsi, on estime que les 2/3 des zones humides françaises ont été détruits depuis le siècle dernier. Actuellement, les principales zones humides françaises métropolitaines (hors vasières, milieux humides et grands lacs) représentent environ 1,5 millions d’hectares (3% du territoire métropolitain). Les raisons de ce déclin sont multiples : l’artificialisation des milieux (urbanisation), les aménagements hydrauliques et recalibrages qui assèchent les bras morts, l’envasement, faute d’entretien, le drainage des prairies humides existant à côté de petits cours d’eau pour l’agriculture ou la sylviculture. Propositions
  Lancer un programme de réhabilitation d’anciennes gravières dans les plaines alluviales, en zones naturelles.
  La démarche Natura 2000 doit s’accompagner de mesures réglementaires. Les sites Natura 2000 englobent une grande partie des vallées de la Garonne de l’Ariège et du Salat ; il convient de poursuivre le suivi et la réalisation des différents documents d’objectifs tout en couplant ce suivi à des mesures réglementaires de protection des biotopes.

Guillaume Castaing...
13/10/2007
N’oublions pas nos forêts

Si certains secteurs voient leur surface forestière augmenter, d’autres régions enregistrent une forte diminution de la surface forestière due à l’intensification de l’agriculture. Le front pyrénéen connaît une augmentation de sa surface forestière du fait de la forte déprise pastorale dans cette zone. Les parcelles autrefois pâturées se ferment et l’on voit réapparaître progressivement des forêts. Dans les zones vouées à l’agriculture intensive, la forêt est représentée par de petits îlots boisés. Entre 1987 et 2000, l’Inventaire Forestier National estime que le département de la Haute-Garonne a perdu 5893 km de haies. Le linéaire n’est plus que de 5000 km environ. Pour les bosquets et arbres épars, entre 1991 et 2000, la régression a été estimée respectivement à 15% et 21%. En 2003, les bosquets représentaient une surface de 8.095 ha, les arbres épars une surface de 10.394 ha. La forêt doit rester un lieu de prédilection pour le maintien de la biodiversité. Les boisements diffus constituent des corridors écologiques indispensables. Leur disparition diminue la taille de l’habitat de diverses espèces fragmente et isole les populations. La fragmentation des forêts a plusieurs effets néfastes sur la faune sauvage. Dans les forêts périurbaines mais aussi dans les forêts de montagne, l’augmentation de la fréquentation a pour effet d’augmenter les risques de dérangements, qui ont des impacts sur les espèces les plus sensibles.

Propositions

Sensibilisation

Bon nombre de dégradations ou de perturbations sont liées à une absence d’information du public sur les richesses naturelles du site. Il n’existe pas de véritables endroits, où randonneurs, vacanciers, ou toute personne fréquentant le site, peuvent trouver à la fois des itinéraires, des informations naturalistes et des préconisations en matière de respect de l’environnement. Parmi les tâches que doivent assumer les gestionnaires, la plus essentielle est certainement d’aider à la prise de conscience des habitants, des scolaires, de la qualité et de la responsabilité du patrimoine qui est entre leurs mains. Nous pensons que cette démarche doit être une opportunité pour accompagner les initiatives en matière de pédagogie et de sensibilisation, en s’appuyant sur le tissu rural local pour le faire vivre. L’information sur la réglementation interne, la réflexion et l’entretien du balisage sont nécessaires, notamment pour nettoyer le site après les manifestations sportives et canaliser les flux de randonneurs. De même, l’encadrement des activités d’escalade par une réglementation contractuelle est une avancée. Il convient d’inscrire ces dispositions dans la durée.

Risques d’incendies

Les incendies ont un impact très négatif sur la faune (insectes...) et la végétation sensible (en particulier les bosquets de Chênes verts, landes) et les problèmes de sécurité qu’ils engendrent, doivent être évités. Cela implique une sensibilisation des promeneurs, et une surveillance particulière du site lors de journées « à risque » (jours de chaleur, surtout avec vent du sud). L’entretien de pare-feux, par fauche ou pâturage, est également envisageable.

Prévention des habitats remarquables

Les zones forestières les plus remarquables devraient être strictement protégées (mise en place d’arrêtés de protection de biotope).

Les solutions les moins néfastes au milieu devraient être privilégiées. En bordure des cours d’eau ou des lacs, il convient d’éviter l’artificialisation des berges, les aménagements lourds (recalibrage, drainage, enrochements) en privilégiant les travaux de génie végétal, veiller à la qualité de l’eau, éviter les décharges, dépôts et comblements. La conservation de ces vieux arbres situés dans les boisements linéaires ou les ripisylves doit être une préoccupation de gestion. Cette conservation est remise en cause par certaines activités (aménagements de routes, de parkings, défrichements, plantations artificielles de peupliers...) ont contribué à la destruction de portions de ripisylves sur l’ensemble de son parcours montagneux et dans la plaine de Rivière. Pour les espèces, il convient de préserver l’état naturel des rives des berges, voire restaurer cet état, respecter la qualité de l’eau. Cela passe par la conservation des boisements rivulaires, la restauration des boisements rivulaires, la protection du milieu aquatique annexe (les cordons rivulaires des cours d’eau), la mise en place de protections de berges : il faut privilégier les ouvrages en génie végétal (conservant à la rivière son caractère naturel) aux ouvrages relevant du génie civil (aboutissant à une artificialisation du milieu), éviter les modifications du lit entraînant la rectification, l’élargissement ou l’augmentation de la pente, ainsi que les interventions lourdes dans le lit des ruisseaux

Tout nouvel aménagement lourd devrait faire l’objet d’une étude d’impact écologique préalable. Dans l’hypothèse de nouveaux projets sur la zone ou à proximité, il sera important de pousser l’analyse sur le choix des emplacements, l’encadrement du stationnement, des dispositifs, la détermination des calendriers et des horaires d’activités. La préservation des habitats et des espèces doit être envisagée en amont de toute décision de création d’une quelconque installation fixe ou d’un quelconque tracé d’itinéraire. En complément des mesures de gestion sylvicoles qui devront être définies dans le document d’objectifs, il convient de préserver les tillaies sèches, les landes et les zones humides de la création de nouveaux accès, afin de ne pas modifier le substrat.

Guillaume Castaing...
13/10/2007
Priorité à l’équilibre entre agriculture et biodiversité

1-Retrouver un équilibre entre agriculture et biodiversité.

Constat (l’exemple de la Haute-Garonne) Il existe une grande diversité de situations entre les zones de production céréalière et les zones du sud réservées, entre autres à l’élevage, et les activités localisées en périphérie et au nord de Toulouse, comme le maraîchage, la viticulture et l’horticulture. Ces dernières années, de nombreuses exploitations maraîchères et fruitières ont disparu aux abords de Toulouse du fait de l’urbanisation galopante liée à la construction de grands axes de communication. Dans le piémont on assiste à une diminution des prairies naturelles et à l’artificialisation de ces milieux. Quant aux régions d’élevage de montagne, on assiste à une modification des pratiques pastorales. La Haute-Garonne n’est pas épargnée par le phénomène de déprise agricole : depuis le recensement de 1988, le nombre d’exploitations est passé de 12.900 à 8500. Cette tendance à la baisse s’est d’ailleurs accentuée : le taux de diminution est passé de 2% par an entre 1979 et 1988 à 3,5% depuis 1988. La surface agricole, quant à elle, ne représente plus que 58% (346.000 Ha) de la superficie du département, soit une perte de 6% par rapport à 1988. L’agriculture périurbaine est la plus touchée puisqu’elle a perdu 30% de sa surface depuis 1988 du fait de l’urbanisation et de l’emprise des infrastructures. Le nombre des exploitations s’y est donc réduit de moitié. Parallèlement, les exploitations ne cessent de s’agrandir : la SAU moyenne a augmenté d’une vingtaine d’hectares depuis 1988. Aujourd’hui, les exploitations de 100 Ha et plus représentent 10% des exploitations contre 4,5% en 1988 et monopolisent 42% de la SAU. En ce qui concerne le paysage des activités dominantes des exploitations, il reste calqué sur la géographie du département : de l’extrême sud où près de 90% des exploitations sont à orientation bovine ou ovine, au grand Lauraguais, on passe du paysage pastoral au paysage de la grande céréaliculture où les exploitants se tournent vers les grandes cultures au détriment de la polyculture ou des exploitations mixtes « culture et élevage ». Les exploitations de « grandes cultures » (céréales, colza,...) regroupent 46% des exploitations (39% en 1988). Les productions qui requièrent le plus de travail sont en déclin (élevage bovins-lait, cultures spécialisées -maraîchage, cultures permanentes-). Ainsi, les cheptels ovins et bovins connaissent une importante régression (-38% pour les ovins, -62% pour les vaches laitières) mais représentent encore l’un des atouts de valorisation des zones de montagne. D’autre part, on observe à ce jour une diminution de toutes les productions au profit des oléoprotéagineux et de la jachère. La Haute-Garonne est le quatrième département français producteur de tournesol. Au niveau de la production céréalière, on assiste à une diminution d de toutes les productions au profit du blé dur. La Haute-Garonne est désormais le premier producteur de blé dur.

Conséquences sur la biodiversité C’est principalement l’agriculture qui façonne les paysages de Haute-Garonne. De nombreuses espèces dépendent du milieu agricole. Les cultures sont des zones de refuge, d’alimentation et de nidification pour la faune. Les pratiques agricoles ont également un fort impact. Depuis plusieurs décennies, deux dynamiques s’opposent dans le département : la déprise agricole surtout dans le sud et l’intensification de l’agriculture surtout dans le nord.

Le phénomène de déprise qui tend à s’accélérer depuis les années 1990 a plusieurs conséquences :
  La déprise pastorale, surtout en zone de piémont, conduit à la fermeture des parcelles jusqu’alors pâturées. Ceci entraîne une uniformisation des milieux et une diminution de la ressource alimentaire pour la faune sauvage.
  L’abandon des terres au profit des milieux artificiels conduit au mitage du milieu agricole. L’habitat de nombreuses espèces se voit donc fragmenté et bien souvent les corridors écologiques (haies, ripisylves) permettant la communication entre ces morceaux d’habitats sont détruits.

  L’intensification de l’agriculture et le remembrement notamment dans le Lauraguais ont d’autres conséquences :
  Elles conduisent à une certaine monotonie du paysage : la mosaïque des milieux devient quasiment inexistante. Les haies, bosquets et autres éléments fixes du paysage sont autant de corridors écologiques détruits. La biodiversité y est donc sévèrement réduite. Le passage à l’agriculture intensive et le remembrement ont entraîné une diminution du linéaire de haies, laissant place à des parcelles plus grandes et plus faciles à cultiver. Jusqu’à ce jour, les jachères imposées par la PAC occupent une part non négligeable de la SAU et procurent des couverts à la faune sauvage. Les corridors écologiques étant en diminution, les risques liés à des collisions entre un animal et des véhicules à moteur sont augmentés. La réduction de leur habitat et l’intensification de l’agriculture peuvent aussi avoir des conséquences non négligeables sur les dégâts de gibier sur les cultures.
  Dans le piémont on assiste à une diminution des prairies naturelles et à l’artificialisation de ces milieux.

Actions
  Favoriser une gestion des espaces pastoraux respectueuse de la biodiversité. Lutter contre la déprise agricole passe par le maintien du pâturage (débroussaillement, chantiers en alternance avec la mise en pâture des moutons en dehors de la période de floraison des orchidées. Un tel mode de gestion a le double avantage de maintenir sur place une activité agricole et la pérennité de races rustiques. Au delà, la protection de ces milieux passe par une réflexion en amont prise lors de certains projets d’aménagements (carrières, moto-cross...) et des loisirs motorisés pouvant entraîner des atteintes à la pelouse. Si les perspectives économiques du pâturage extensif sont importantes, ses intérêts biologiques ne le sont pas moins.

  Créer un fonds de Maintien des jachères. Conséquence de la Politique Agricole Commune, les agriculteurs sont tenus de geler une partie de leurs terres dans le souci de limiter la production de denrées commercialisables. Ces terres retirées de la surface exploitée contribuent au maintien de la biodiversité, favorisent les insectes pollinisateurs, favorisent la réussite de la reproduction, assurent le refuge et la survie hivernale de nombreuses espèces, diversifient le paysage agricole et interviennent sur la qualité de l’eau et l’érosion. Cette politique est aujourd’hui remise en cause par la Commission Européenne. Pour « résoudre » la question posée par l’extension des « bio »carburants (qui entraîne la montée des prix des produits agri-alimentaires par effet de concurrence), on propose de supprimer la jachère.

  Une agriculture respectueuse de l’environnement passe à notre sens, d’ici 2008, à une juste redistribution nationale des aides de la PAC sur des critères d’environnement et de qualité et fixer un objectif de 10% d’exploitations pour l’agriculture biologique d’ici 5 ans. L’agriculture intensive, grosse consommatrice de pesticides, Les rivières de notre région sont fortement polluées par les pesticides avec des conséquences démontrées pour la santé humaine. Or, lors de l’adoption de la loi sur l’eau, les parlementaires ont refusé d’augmenter significativement la redevance sur les pesticides. En se limitant à quelques dizaines de centimes d’Euros par hectare, celle-ci est dénuée de tout effet dissuasif. Plus grave encore, cette loi entérine la distribution de produits cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques et neurotoxiques alors qu’en même temps le Plan national santé environnement a pour objectif de limiter l’exposition professionnelle à ces substances. Nous vous proposons de déposer une modification de cette loi visant à taxer fortement l’utilisation de ces produits pour financer le développement de pratiques respectueuses de l’environnement.

Léon
13/10/2007
Bon sens de bon sens !
La nature ne va pas bien et ce n’est pas d’aujourd’hui. Cette prise de conscience collective ne peut aller que dans le bon sens à la condition qu’elle ne soit pas récupérée par des causes "interessées". Les pêcheurs et les chasseurs sont par leur activité les premières sentinelles de la nature. Depuis longtemps ils ont compris l’importance d’une gestion raisonnée de nos ressources et participent par leurs actions (et leurs finances) à la protection du milieu narturel. Quel paradoxe diront certain d’aimer la nature et de prélever, mais si nous n’étions pas là, est ce que nous aurions encore des truites dans nos rivières ? Aurions nous la chance de voir des animaux sauvages dans nos campagnes ? Qui se bat pour avoir des rivères propres, des cultures cynégétiques, introduire des gibiers de repeuplement, aménager le territoire pour favoriser la reproduction des espèces, ramasser les ordures laissées par les promeneurs du week end (amoureux de la nature qui ne font pas l’effort de rapporter les déchets du pique nique à la poubelle....), veiller à la protection des poissons migrateurs.... La nature ne pourra être respectée que si nous commencons par nous respecter, nous écouter, nous comprendre et travailler enfin dans le même sens puisque nous avons le même but. Cessons de critiquer, éduquons et agissons ENSEMBLE !
Anonyme
13/10/2007
des promesses, toujours des promesses
J’ai bien peur que toutes ces bonnes intentions resteront au fond du placard car lorsqu’il va falloir aller à l’encontre des lobbys, tels que les firmes pharmaceutiques (exemple : remise à plat complète du sytème d’AMM), les animaleries (dont la vente pollue tôt ou tard le milieu naturel), le monde agricole (pourquoi tant de mépris vis à vis du bio ?), le monde de la chasse (exemple : impossibilité d’obtenir la suppression du plomb, hautement toxique, dans les munitions !), le monde de la pêche (exemple : relacher du poisson toujours se fait toujours au détriment du milieu naturel), ou à l’encontre des habitudes (exemple : liberté quasi-totale dans bon nombre d’activités de plein air totalement incompatible avec la préservation de certains écosystèmes), des idées reçues, il ne restera plus personne... De plus lorsqu’il va falloir évaluer la note, je suis sûr que rien ou presque ne se fera car on préfèrera fermer les yeux et refiler le bébé comme d’habitude aux générations futures... Peut-être qu’en commençant par réformer toutes les formations ayant un lien avec le milieu naturel et en éduquant le grand public de réelles actions pourront être prises d’ici quelques générations. Ce sera bien trop tard pour des milliers d’espèces et d’habitats et probablement trop tard aussi pour sauver l’espèce humaine !
nana
12/10/2007
Pollutions agricoles : quid de tout le travail déjà fait ?

Concernant le point 3 de ce groupe de travail et la réduction des pollutions diffuses par les pesticides, il est étonnant que le groupe ne se soit pas demandé quels avaient été les résultats de précédentes initiatives en la matière.

La France a la chance d’avoir eu des groupes multi-compétents qui ont réfléchi à ce sujet avant qu’il ne devienne polémique ; il s’agit du CORPEN animé par .... le Ministère de l’Environnement ! Tous les mécanismes de contamination des eaux ont été identifiés et hiérarchisés. Petit rappel au groupe de travail à qui ce fait semble avoir échappé : le CORPEN et tous les experts européens s’accordent à dire que les pollutions ponctuelles sont bien plus contaminantes et problématiques en terme d’impact écologique que les pollutions diffuses. Des solutions efficaces à mettre en oeuvre pour minimiser ces contaminations ont été testées au Cemagref ou ailleurs. Des expériences globales à l’échelle du bassin versant ont permis de valider le bien-fondé des diagnostics et solutions du CORPEN. L’Europe nous envie ce savoir et cette expérience, est en train de le développer et de l’exploiter dans le cadre des projets Footprint, Topps...

En 2005, tous les agriculteurs bénéficiant de subventions PAC ont été priés de mettre en place 3% de leur surface agricole utile sous forme de bandes enherbées en priorité le long des cours d’eau. Nous avons tous constaté les longs rubans verts qui ont envahi le paysage.

En 2005, une politique de contrôle a été mise en place pour vérifier que les agriculteurs utilisaient les pesticides correctement, notemment en matière de maîtrise des risques de contamination ponctuelle.

En 2006, un arrêté publié en septembre imposait aux agriculteurs une mise en oeuvre de moyens pour empêcher les contaminations du réseau, empêcher les contaminations ponctuelles par gestion des fonds de cuve, maîtriser les pollutions ponctuelles par des zones non traitées.

Sans oublier toutes les initiatives territoriales où de nombreux agriculteurs et acteurs agricoles s’engagent avec une motivation et une conviction épatantes.

Mesdames, Messieurs du groupe 2 : quels sont les résultats de toutes ces mesures ? Etes-vous arrivés au bilan qu’elles ne servaient à rien et que la seule solution était d’encore restreindre le recours à la phytopharmacie ? Par respect pour tous ceux qui ont fait et qui font des efforts en la matière, expliquez-nous pourquoi vous êtes arrivés à cette proposition qui nie tous les principes et enseignements du CORPEN.

alexandre
12/10/2007
Les pesticides sont indispensables

Sans produits de protection des plantes,pas de production d’aliments sains,en quantités suffisantes et à un prix acceptable(ex :pas de raisin ni de pomme de terre l’été dernier sans fongicides)

Les produits les plus dangereux ont été interdits où sont en passe de l’être. Il faut accélérer les autorisations de mise sur le marché des produits récents et à profil éco-toxicologiques favorables Il faut poursuivre les actions de conseil(les produits bien utilisés ne polluent pas).

Limiter de façon aveugle les quantités de pesticides sans tenir compte de leurs caractéristiques,c’est jouer aux apprentis sorcier en matière de sécurité alimentaire(cf explosion démographique )

Oui pour le bio,mais aucune raison d’imposer leur consommation

noémie
12/10/2007
"bio"- énergies contre biodiversité : voyant rouge

Les agrocarburants risquent de prendre un essor rapide car c’est une idée qui a malheureusement toutes les chances de paraître séduisante (et lucrative), or leur culture à grande échelle n’est pas compatible du tout avec la conservation de la biodiversité, car ils sont synonymes de monoculture, et forcément de risques parasitaires accrus, donc d’utilisation de pesticides. Ils vont sans doute vouloir dire également grandes parcelles, remembrements là où il y a encore des haies, épuisement des sols et utilisation d’engrais. Une réelle catastrophe écologique. Si l’on pense que par ailleurs les agrocarburants ne sont pas du tout intéressants en ce qui concerne les gaz à effet de serre, le contrôle immédiat de leur essor est vraisemblablement la priorité des priorités en matière de protection de la biodiversité de la faune terrestre et dulcicole, des sols etc.... S’il y a des solutions autres que des monocultures, et favorisant l’indépendance des agriculteurs plutôt que les grandes firmes, elles seront à rechercher activement.

Par ailleurs, replanter des haies, les tailler régulièrement pour obtenir du bois source d’énergie,ce serait beaucoup plus écologique et beaucoup moins risqué pour le sol et la biodiversité que de planter des parcelles de bois à croissance rapide, et de tout couper pour en faire des plaquettes...

Toute incitation à replanter des haies et utiliser le bois-énergie localement serait bonne.

alain Postic
12/10/2007
favorisons la biodiversité par notre comportement
Il est indéniable que l’agriculture et le jardinage biologiques favorisent la biodiversité au niveau de la faune et des plantes cultivées. Beaucoup d’entre nous qui avons des revenus moyens pouvons faire des choix responsables au quotidien par nos achats dans les fillières du bio : coopératives, magasins, producteurs. Une baisse des prix des produits bio, qui les rendraient plus accessibles pourrait venir d’une plus grande diffusion favorisée par des aides publiques plus importantes aux producteurs. Quand nous en avons la chance d’avoir un jardin, favorisons la biodiversité, respectons la en excluant tous les produits chimiques de traitements.
babar
12/10/2007
STOPPONS AU PLUS VITE LES AUTOROUTES, ....

Il faut stopper au plus vite : .le développement des autoroutes ; . le développement anarchique de l’urbanisation ; . les copinages malsains entre les politiques et les promoteurs ; . les importations de fourrures des chiens et de chats. . les vendeurs d’animaux du Quai de la Mégisserie à Paris (c’est un véritable traffic et on laisse faire....).

Il faut sanctionner : . les commerces qui vendent du mobilier provenant de forêts primaires.

Il faut : . ficher les personnes qui abandonnent leurs animaux afin de leur interdire dans le futur d’en acheter d’autres (la base de données serait ainsi consultable avant toute vente par les magasins d’animaux ).

François DANTEC (C...
12/10/2007
L’agriculture
47 % des consommateurs mangent au moins un produit bio chaque mois. Or la France doit toujours importer un pourcentage important des produits bio dont elle a besoin. La CLCV demande la mise en œuvre d’un programme de développement de la production biologique (6% de la surface utile réservée à l’agriculture biologique, aide à l’agriculture biologique après les deux années de reconversion en modifiant le système actuel d’aides, développement du bio dans les cantines scolaires... En cas de vente par la SBAFER priorité doit être donnée aux projets d’agriculture biologique et extensive dans les cantons en excédent structurel.
Raspail
12/10/2007
Pour une approche évolutive de la biodiversité
Plusieurs points me choquent : 1°) la biodiversité n’est pas constituée uniquement par les organismes pluricellulaires visibles à l’oeil nu. Ce sont les microbes, champignons, algues unicellulaires, bactéries, virus... qui constituent l’essentiel de la biodiversité des gènes présents sur terre. C’est cette biodiversité qu’il faut protéger impérativement. 2°) Ce n’est pas l’homme qui provoque le réchauffement terrestre, c’est la surpopulation humaine. Pourquoi ne pas avoir le courage de le dire puisque le problème va se poser avec près de 10 milliards d’hommes en 2060 ? 3°) Le réchauffement est un processus engagé qui ne s’arrètera pas en quelques années malgré tous les efforts des écologistes méritants. Il est vraiment stupide et très dangereux de vouloir maintenir à toute force une biodiversité telle qu’elle existait à la naissance de l’écologie (milieu du XX° siècle) en pensant qu’il en a toujours été ainsi alors que les conditions physiques de notre environnement vont changer fortement. 4°) Le conclusions tirées d’études par modélisation ne tiennent pas ou peu compte de phénomènes d’interactions nouvelles inconnues à ce jour ou d’invasions biologiques modifiants profondement des équilibres compétitifs.Voir par exemple les dégats provoqués actuellement par la dissémination mondiale progressive des maladies des plantes ou par l’acclimatation d’espèces végétales invasives. C’est autrement plus grave pour l’avenir de l’humanité que la disparition de quelques animaux aux yeux tendres. 5°) La réalisation d’une trame verte est une arme à double tranchants qui permettra certes une migration naturelle de la biodiversité autochtone vers des régions climatiquement adaptées. Elle contribuera aussi certainement à accélérer la généralisation spatiale des agents biologiques responsables d’une réduction de la biodiversité avec des conséquences potentiellement catastrophiques. A ce niveau, une gestion du paysage en archipels de végétation avec une surveillance de la biodiversité locale me parait beaucoup plus sûr et plus efficace. C’est ce que les agriculteurs pratiquent depuis des décennies avec succès lorsqu’ils utilisent la "sélection sanitaire" pour se protéger des maladies. 6°) Il n’y a pas actuellement un besoin urgent de recenser toutes les espèces vivantes, c’est trop tard et inutile et cela ne peut satisfaire que quelques systématiciens impénitents. Il y a un besoin urgent, crucial, de réaliser des études de terrain sur la biologie, la génétique, et la dynamique des populations des principaux types d’espèces menacées même si elle ne sont pas médiatiques. Cela ne se fait ni dans un laboratoire douillettement climatisé, ni dans une arrière salle de café enfumé.
François DANTEC (C...
12/10/2007
L’eau, les nitrates, les pesticides, les eaux usées

La loi sur l’eau de 2006 encadre partiellement la partie fixe de l’eau. La CLCV demande la limitation de la partie fixe aux seuls frais de relevés et de location-entretien du compteur.

Les prévisions pour respecter en 2015 la directive européenne sur l’eau ne sont guère optimistes. La France et particulièrement pour la Bretagne, s’expose comme pour les nitrates aux sanctions de Bruxelles. Les consommateurs règlent aujourd’hui 85% des redevances de l’agence de l’eau. Ils sont "pollués-payeurs". La France est le premier consommateur européen de pesticides. Or les pesticides, présents aujourd’hui dans toute la vie quotidienne, posent une redoutable question de santé publique et d’environnement.

La CLCV demande l’application du principe pollueur-payeur et en conséquence le rééquilibrage des redevances entre les trois secteurs, industriels, agricole et ménages en augmentant très sensiblement la redevance nitrates La CLCV estime qu’il faut engager à tous les niveaux une réduction massive de l’utilisation des pesticides (interdiction de la vente en libre service (vente au comptoir), interdiction de l’emploi des pesticides pour brûler les cultures d’hiver...). La mise aux normes de toutes les installations non collectives d’eau usées devrait être achevée pour 2010. Dans ce but les agences de l’eau devraient pouvoir aider les particuliers pour l’investissement nécessaire.

Le réchauffement climatique est aujourd’hui reconnu par l’ensemble de la communauté scientifique. La CLCV demande la mise en oeuvre d’un ambitieux programme d’économie de l’eau et de meilleure utilisation de l’eau : généralisation pour 2012 ans de tous les équipements hydro-économes (WC à double effet, mitigeurs, réducteurs de pression...), obligation en 2012 de récupération d’eau de pluie dans les bâtiments publics et HLM, les nouveaux lotissements, les grandes surfaces, lutte contre les pertes d’eau du réseau, réduction des surfaces imperméables, etc...

Djoubaté
12/10/2007
Pour le projet de la montagne de Kaw
Nous sommes une association défendant les droits des employés ainsi que les emplois en Guyane. Nous sommes persuadés que ce projet est une opportunité pour notre département (qui compte aujourd’hui près de 30% de chômeurs) tant au niveau emplois qu’économiquement, la société à reçu plus de 1000 curriculum vitae de personnes désireuses de décrocher un emploi. Ce projet nous le connaissons bien car cela fait plus de dix ans que la plupart de nos membres y travaillent. La demande de permis d’exploiter à passé tous les caps rigoureux de l’instruction des services de l’Etat et ce avec succès, il est conçu de sorte à réduire au maximum les impacts sur l’environnement. Un programme de revégétalisation est prévu durant toutes les années d’exploitation et ce dès la première année. Depuis 2006 une pépinière abrite déjà plus de 4200 plants d’espèces végétales issues de la montagne de Kaw représentant 51 essences forestières et les prochains travaux de cette pépinière consiste en la création de 2 parcs à boutures. Toute activité humaine a forcément un impact sur l’environnement, ce projet démontre que tout en respectant l’environnement, celui-ci pourrait apporter une partie de l’évolution économique nécessaire à notre région.
loiclmsp
12/10/2007
Entretien du paysage

Nous sommes actuellement face à plusieurs incohérences :

  De plus en plus de besoins alimentaires pour la population (et les productions animales) avec de moins en moins d’agriculteurs en France. Cela va entrainer un retour à la course aux rendements (qui avait été limité par des cours des céréales bas et une hausse des produits pétroliers) et donc un besoin accru de personnes travaillant en synergie avec ces agriculteurs pour garder des zones de biodiversité. Hors aujourd’hui, une pression très importante est mise sur les acteurs qui, dans les zones de grandes cultures soutiennent des projets de jachères faunes sauvages, je veux bien-sur parler des chasseurs qui sont parmi les plus intéressés par le maintien de la biodiversité de leur territoire.

  Une pression de plus en plus forte des populations des villes et des villages qui veulent avoir un cadre bucolique pour leurs promenades et demandent donc l’entretien des chemins et le maintien de la faune et de la flore locale qu’ils ont plaisir à observer. Hors cette même population refuse que les chasseurs (qui dans la majorité des cas entretiennent cette nature) puissent se consacrer à leur loisir. Ils risquent donc de devoir bientôt se promener dans des friches et des chemins couverts de ronces. A eux de savoir ce qu’ils préfèrent : ne pas pouvoir se promener dans leur zone favorite quelques jours par an en période hivernale (hors période de chasse il n’y a bien-sur pas de tensions entre ces différents acteurs) ou ne plus pouvoir se promener par manque d’entretien du territoire ?

  Une pression de plus en plus importante de certaines espèces animales qui par leur densité deviennent nuisibles (sanglier, renards, lapins, corbeaux...), d’autres qui subissent des pertes dues aux maladies qui sont favorisées par l’augmentation des effectifs et le manque de nourriture (chevreuils...). Au lieu de favoriser la régulation de ces espèces qui occasionnent chaque année des dégâts très importants aux agriculteurs et même aux particuliers, certains parlent de limiter encore la chasse et le piégeage...

Alors soutenez les chasseurs et les piégeurs agréés de votre commune car ils travaillent pour que vos promenades restent agréables (ou alors, allez vous promener en villes si la pollution vous attire...)

Jean-Pierre Genest...
12/10/2007
Donner à l’eau sa vraie place
Ce qui est dit sur l’eau montre la sous considération dramatique de l’eau dans le Grenelle de l’environnement, alors qu’elle représente aujourd’hui un problème majeur pour l’humanité toute entière. Parler d’un objectif ambitieux en matière d’atteinte du bon état écologique en 2015 (2/3 des masses d’eau de surface), de mise aux normes d’ici 2012 de toutes les stations d’épuration,... est en fait de la supercherie puisque c’est la reprise des objectifs des futurs SDAGE et programmes de mesure imposés par la DCE européenne sur l’Eau ! Alors que La France a là l’occasion, non seulement de réparer son inaction des années passées (voir les condamnations européennes) mais surtout de donner le bon exemple en Europe en étant pionnier en la matière. Il faudrait absolument que l’eau ait une vraie place dans le Grenelle de l’environnement, et que des mesures innovantes soient prises sur tous les points suivants : 1. Agir pour que les cours d’eau, et toute l’eau qui circule et ruisselle, retrouvent leur rôle essentiel dans l’économie de la nature : faire vivre la nature et les hommes. En particulier les rivières et les fleuves doivent redevenir vivants et n’être plus artificialisés. Protection et restauration des zones humides, des nappes souterraines. Restauration des continuités écologiques. 2. Permettre aux sols de retrouver leur fonction d’éponge, de filtration. Modifier en conséquence les modes de culture pour faire en sorte que le sol redevienne vivant et nourrisse ainsi les plantes 3. Respecter le droit pour toute personne à pouvoir avoir une eau de qualité pour son usage alimentaire. Réserver en ce sens l’utilisation des eaux de source et des eaux des nappes souterraines non polluées pour cet usage. Utiliser une autre eau pour les usages non alimentaires 4. Appliquer, autant que faire se peut, le principe de précaution qui vise en particulier la non utilisation de toute substance polluante ou toxique pouvant se retrouver dans les masses d’eau, que ce soit en tant que : pesticides, engrais minéraux, ... ou substances polluantes non arrêtées par les STEP 5. Préférer le remplacement des substances polluantes ou toxiques par des substances non polluantes ou non toxiques, à leur élimination par des systèmes d’épuration et de filtration dont le coût représente la principale dépense des aides actuelles de l’AESN 6. Appliquer le principe pollueur-payeur à tout ce qui touche à l’eau. Les redevances payées par les utilisateurs doivent être proportionnées au coût direct et indirect des pollutions produites par chacun. 7. Promouvoir autant que faire se peut les économies d’eau : recyclage sur place des eaux industrielles, réduire l’irrigation agricole, fuites d’eau, réduire l’utilisation de l’eau dans les jardins, golfs, ... 8. Mettre en place un contrôle de la réglementation qui soit performant, efficace et indépendant.
Didier
12/10/2007
La gestion des zones humides et la biodiversité

Depuis longtemps,il n’y a qu’une seule catégorie d’écologistes pragmatiques qui oeuvrent seuls avec leurs sueurs,leurs deniers et avec leur foi pour préserver les ressources naturelles et la biodiversité.... ce sont les chasseurs ! Si la majorité des zones humides existent encore aujourd’hui et en bon etat de conservation c’est par l’investissement consentit ,de générations en générations, par les chasseurs qui entretiennent sans relâche un biotope varié,favorable et indispensable à la faune et la flore sauvage.

Lorsque que l’Europe à financé l’assèchement des zones humides par leur subventions de drainage des zones humides et en paralèlle imposé des mises en jachères de terres cultivables, elle à démontrer jusqu’où la technocratie pouvait contribuer à la destruction totale de zones de biotopes importantes et indispensables à beaucoup d’éspèces protégés.

Ne recommencez pas cette erreur qui serait irréversible pour la pérénité des ressources naturelles riches que la France(avec ou sans l’Europe) à le devoir de conserver. Ne vous trompez pas de cible en attaquant les seules personnes qui ont, en commun avec vous, un grand intérêt à conserver une biodiversité et les ressources naturelles pour les générations futures.

C’est "avec" toutes les parties et non "contre" que nous préserverons et protègerons une nature que nous pourrons gérer durablement.

L’actualité nous informe chaque jour d’une catasrophe pour l’écologie qui aurait pu être évitée avec un peu de bon sens et un travail commun avec tous les acteurs.

Pierre LE GOFF
12/10/2007
Biodiversité axe prioritaire

La préservation de la biodiversité doit être une priorité pour nous. L’érosion de notre nature est de notre responsabilité et on ne pourra jamais reconstruire ce qui a été détruit. Nous avons donc la mission de garantir aux générations futures d’avoir au moins une nature comparable à celle d’aujourd’hui.

Concrètement, la préservation de la biodiversité doit être opposables aux projets qui auraient un impact sensible sur elle. La trame verte serait évidemment une avancée notable si elle est opposable mais l’ampeur idéale reste que cela soit généralisé sur l’ensemble du territoire.

Tardieu
12/10/2007
Le rôle de la chasse pour stopper la perte de la bio diversité
  les chasseurs réalisent de nombreuses actions sur le terrain : la gestion des zones humides, les haies, les jachères faune sauvage, le nettoyage des sites
  les chasseurs représentent 1,4 millions de personnes en France, sans compter leur famille sympathisante, plus de 80 000 associations, c’est un véritable maillon de notre tissu social en monde rural -la vision de conservation protectionniste ne permettra pas de maintenir la biodiversité sur le territoire, il faut avoir une vision d’utilisation durable des ressources naturelles
  il faut dialoguer et raisonner sur des données scientifiques avant toute décision relative aux espèces et aux dates de chasse -l’ensemble du territoire national doit pouvoir bénéficier des mesures et des financements, et non pas uniquement certaines espèces remarquables sur des espaces protégés -le déséquilibre qui s’est installé entre certaines espèces, du fait des activités humaines, nécessite une régulation de certaines espèces prédatrices -les chasseurs suivent de très nombreuses formations, la réglementation existante sur la chasse et la régulation des nuisibles est importante, "on ne fait pas n’importe quoi, tout est encadré"
Jean-Pierre Genest...
12/10/2007
Pour une prise en compte novatrice de l’eau
Ce qui est dit sur l’eau montre la sous considération dramatique de l’eau dans le Grenelle de l’environnement, alors qu’elle représente aujourd’hui un problème majeur pour l’humanité toute entière. Parler d’un objectif ambitieux en matière d’atteinte du bon état écologique en 2015 (2/3 des masses d’eau de surface), de mise aux normes d’ici 2012 de toutes les stations d’épuration,...est en fait de la supercherie puisque c’est la reprise des objectifs des futurs SDAGE et programmes de mesures imposés par la DCE européenne sur l’eau ! Alors que la France a là l’occasion, non seulement de réparer son inaction des années passées (voir les condamnations européennes) mais surtout de donner le bon exemple en Europe en étant pionnier en la matière. Il faudrait absolument que l’eau ait une vraie place dans le Grenelle de l’environnement, et que des mesures innovantes soient prises sur tous les points suivants : 1.Agir pour que les cours d’eau,retrouvent leur rôle essentiel :faire vivre la nature et les hommes. En particulier les rivières et ne doivent plus être artificialisés. Protection et restauration des zones humides, des nappes souterraines. Restauration des continuités écologiques. 2.Permettre aux sols de retrouver leur fonction d’éponge, de rétention d’eau, de filtration. Modifier en conséquence les modes de culture pour faire en sorte que le sol redevienne vivant et nourrisse ainsi les plantes 3.Respecter le droit pour toute personne à pouvoir avoir une eau de qualité pour son usage alimentaire. Réserver l’utilisation des eaux de source et des eaux des nappes souterraines non polluées pour cet usage. 4.Appliquer, autant que faire se peut, le principe de précaution qui vise en particulier la non utilisation de toute substance polluante ou toxique pouvant se retrouver dans les masses d’eau, que ce soit en tant que : a.-substance polluante diffuse (pesticides, engrais minéraux, ...) b.-substance polluante non arrêtée par les STEP (médicaments divers, radioéléments, polluants émergeants...) 5.Préférer le remplacement des substances polluantes ou toxiques par des substances non polluantes ou non toxiques, à leur élimination par des systèmes d’épuration et de filtration dont le coût représente la principale dépense des aides actuelles de l’Agence de l’eau 6.Appliquer le principe pollueur-payeur à tout ce qui touche à l’eau. Les redevances payées par les utilisateurs doivent être proportionnées au coût direct et indirect des pollutions produites par chacun. Les redevances doivent donc être différentes pour chaque utilisateur ou type d’utilisateur 7.Promouvoir autant que faire se peut les économies d’eau : recyclage sur place des eaux industrielles, réduire l’irrigation agricole, suppression des fuites d’eau, réduire fortement l’utilisation de l’eau dans les jardins, golfs et espaces verts publics 8.Mettre en place un contrôle de la réglementation qui soit performant, et indépendant.Faire participer les acteurs de la société civile :APNE, publics
madmasc
12/10/2007
stopper partout la perte de biodiversité
Je suis d’accord avec toutes ces propositions qui me semblent être vraiment nécessaires si l’on veut stopper l’inquiétante perte de biodiversité de notre territoire dénoncé par les dernières études.
médor
12/10/2007
le bio pour qui, à quel prix ?
De l’avis unanime, l’agriculture biologique est propice à la préservation des ressources naturelles. Pourtant son développement piétine. Or, ce sont les hectares en bio sur le territoire qui assureront le bon état écolgique du territoire. Envisager le soutien par la consommation pourrait se traduire par l’importation et une flambée des prix. La nourriture bio doit être accessible à tous. Pour cela les produits bio doivent être d’un coût sensiblement équivalent aux denrées non bio. Ils seraient ainsi largement consommés, voire s’ils ne trouvent pas de consommateurs, ils retourneraient dans les filières conventionnelles sans dégrader les prix. Cet ensemble permettrait aux agriculteurs et aux filières de transformation de s’organiser sans acoups et dansla durée. Les rendements étant inférieurs en bio, il faut donc aider de manière différenciée les agribio afin de compenser dans les fermes le manque à gagner. Partout en Europe où l’agriculture biologique s’est développée, c’est là où les aides aux agriculteurs les y ont incité.
amazonia
12/10/2007
Guyane entre richesse et pillage
Dans l’espoir que la situation change en Guyane, le Grenelle pourrait peut être faire avancer les choses... et il y a urgence, ce coin d’amazonie qu’on appelle foret vierge ne l’est plus réellement, entre 10 000 et 15 000 chercheurs d’or clandestins sur tout le territoire cela fait beaucoup en terme de pollution : huile, essence, mercure, cyanure en baril de 100 Litres transportés par centaines pour alimenter chacun des camps d’orpaillage...chasse professionnelle pour nourrir travailleurs, travailleuse (la nuit surtout), là aussi la predation de l’homme devient considérable, conséquence : le gibier se fait rare, le maipouri (tapir) est menacé (tout un symbol) et les amérindiens vont de plus en plus loin pour chasser, même à trois sauts (j’en appelle à vos cartes géographiques cher lecteur). Prenez la carte de la Guyane et marquons d’un point rouge les zone orpaillées clandestinement : le resulats fait peur, comment concevoir tourisme vert en Guyane dans ce climat. Deux autres problèmes liés à l’orpaillage illégal : la transmission du paludisme et l’insécurité. Il n’est plus possible de remonter (en touriste) la rivière Mana, pourtant une des plus belle de Guyane, trop de problèmes de vol (affaires personnelles, moteur, bateau ! et oui sur de très nombreuses rivières en Guyane on enlève son moteur pour le garder près de soi pendant la nuit (sympa l’ambiance !)...Petite liste des fleuves orpaillés : maronin, inini, abounami, mana, synamary, kourou, conté, approuague, oyapock, sikini,camopi...cette liste non exhaustive regroupe les 3/4 des cours d’eau de Guyane... Lueur d’espoir avec le parc de Guyane, le grenelle, les opérations anaconda limitant le nombre de gros sites et la livraison d’un hélico bi-turbine qui devait être livré il ya trois ans ! ! ! Déplorons aussi les conditions de ces travailleurs sur ces placer d’or illégaux, homme, femmes et parfois enfant qui fuient la misère pour tenter leur chance ailleurs... Mais la Guyane est un si beau pays, cette foret est si riche, si mystérieuse, si précieuse que nous devons l’aider, l’aider à rester belle, a redevenir belle et aider nos compatriotes amérindiens à ne plus subir et à nos plus avoir peur. Alors un projet de plusieurs centaines d’hectares de foret ravagée même dans un cadre légal, non merci IamGold, quelques centaines d’emploi sur 7ans puis un desert à la place d’un zone classée ressources biologiques exceptionnelle par l’Unesco...triste dévellopement pour la Guyane.
médor
12/10/2007
réduire l’usage des pesticides
L’usage des pesticides par les différents acteurs occasionne de nombreux inconvénients pour les milieux naturels. L’agriculture notamment doit réduire l’usage de ces matières. Cela doit se faire progressivement. En outre, les techniques qui permettent de se passer des pesticides doivent être accompagnées et subventionnées. Je propose d’instaurer une taxe, genre TGAP, sur les pesticides en fonction de leur dose d’homologation, ce serait une taxe à l’hectare traité, par exemple que ce soit un produit homologué à 20 grammes hectare ou à 3kg hectare, la redevance serait la même. Cette taxe serait évolutive dans le temps et augmenterait à un rythme soutenu. Ainsi, les utilisateurs auraient encore accès au traitement, mais son coût serait de plus en plus dissuasif et inciterait à mettre en oeuvre d’autres techniques de substitution. Par ailleurs, les taxes ainsi prélevées, permettraient de financer les techniques sans pesticide.
médor
12/10/2007
de l’eau pour tous
Que ce soit en quantité ou en qualité, le patrimoine aquifère est menacé. Les usages se sont développés, les pollutions diffuses n’épargnent pas la nappe. L’agriculture consoome beaucoup d’eau à la période de plus grande vulnérabilité des nappes et des rivières, en outre l’usage intensif des pesticides dégrade la qualité. Pour autant, l’usage agricole vaut au même titre que d’autres, la grande différence réside dans la juste compensation de cet accaparemment d’un bien public. Alors, d’accord pour l’usage, mais il faut payer afin d’accroître l’intérêt d’économiser et afin de mobiliser des finances pour mettre en oeuvre des mesures de compensation.
Scoff49
12/10/2007
Ce serait une sacrée révolution

Tout à fait d’accord avec les 7 propositions du groupe. Je reste cependant dubitatif sur l’application des propositions 1 et 6.

L’instauration d’une trame verte doit à mon avis se faire sur le mode (très) incitatif (qui implique une pédagogie) plutôt que sur le mode opposable qui va générer des frictions, même si cela doit prendre plus de temps.

La révolution agricole proposée suppose de lever les lobbies du syndicat majoritaire pour augmenter le budget qui du 2ème pilier de la PAC, celui des industries phytopharmaceutiques et des organismes de recherches pour qu’ils se mettent vraiment au service d’une agriculture écologique, celui des semenciers pour qu’ils acceptent que les paysans et particuliers commercialisent des semences de variétées anciennes... Bref, il va falloir se heurter à toutes ces grosses institutions qui ont donné à la France certains titres de noblesse comme le 2ème exportateur de produits agricoles ou le 3ème utilisateur de pesticides... Il faudra beaucoup de courage politique pour donner raison aux petites associations qui oeuvrent contre vent et marées sur le terrain, et cela ne m’a pas semblé être les options du gouvernement actuel. Dans tous les cas, il est bon de poser des jalons !

Laure
12/10/2007
-L’eau, un enjeu plus que majeur

Je salue le concept de « trame verte » nationale et j’ajouterais que raisonner en termes de bassin versant serait primordiale.

En ce qui concerne l’eau, je souhaiterai une prise en compte plus large de cette ressource naturelle, certes renouvelable, mais si elle n’est pas de qualité elle sera le vecteur des pires maux. Une ressource renouvelable mais souillée ne sert à rien.

Sa qualité est primordiale pour la santé humaine. Atteindre cette qualité sans changer drastiquement les pratiques agricoles est une utopie. Les produits phytosanitaires : engrais, pesticides, herbicides ainsi que leur produits de dégradation (encore souvent inconnu, voir impossibles à détecter) sont toxiques à la fois pour l’homme, la faune et la flore.

L’enjeu de l’avenir ne se réduit pas à la modification du climat seule, c’est un problème d’eau qui nous attend alors économisons, préservons la qualité de cette ressource à la source et arrêtons de souiller ce qui est déjà une problématique dans bon nombre de pays du sud.

En plus des eaux de surface, la prise en compte de la qualité des masses d’eau sous-terraines doit également entrer dans les objectifs de qualité.

L’intégrité géomorphologique des rivières, et la préservation de leur lit majeur, en plus d’être bénéfique à la présence d’espèces de poissons dont certains sont emblématiques, permet également le transport des matières solides vers l’aval. Cette intégrité limite les événements de crues intempestifs au niveau des agglomérations trop souvent dû à une imperméabilisation des sols à l’amont. A la trame verte, j’ajouterai la notion de raisonnement amont-aval et de bassin versant. Une commune urbaine située à l’amont d’une rivière ne peu pas ignorer ses voisines de l’aval. Parfois les solutions que la nature a mise en place avant nos concepts de canalisation, curage, et du « faire propre » devraient nous inspirer.

La restauration des rivières et des zones humides déjà impactées sera primordiale. N’oublions pas que la préservation des rivières actuellement encore en bonne état, ainsi que celle des têtes de bassin versant limitera les dégâts à réparer à l’avenir : « mieux vaut prévenir que guérir », non ? Les subventions actuelles pour le drainage des terres par exemple coûte et coûtera extrêmement cher à la collectivité par la suite alors modifions nos pratiques agricoles !

Les financements agricoles sont déjà nombreux et peut être qu’il faudra les augmenter mais avant cela orientons intelligemment et constructivement ces financements : Pourquoi une prime à l’irrigation ? Pourquoi une prime au drainage ? L’objectif à atteindre, c’est la qualité des sols, celle de l’eau et celle de l’air.

Si on veut vraiment changer quelque chose efficacement, c’est maintenant et sans demi-mesure. Cela passe par le changement des pratiques agricoles, qui loin de mettre en péril le métier d’agriculteur, le valorisera et permettra de multiplier les exploitations. Elles seront de plus petites tailles mais de meilleures qualités. Conserver la diversité du vivant, c’est d’abord préservé la qualité de son habitat, c’est sur l’habitat qu’il faut agir.

Delallée
12/10/2007
OIN du Plateau de saclay

L’Opération d’Intérêt National du Plateau de Saclay (urbanisation de ce site avec 150 000 logements prévus, signant à moyen terme la disparition des zones agricoles en activité) est en complète contradiction avec des recommandations citées dans les rapports des groupes 1,2,4.

Groupe 1 : "introduire dans la loi de nouvelles dispositions permettant de lutter concrètement contre l’étalement urbain"

Groupe 2 : "favorable à une densification urbaine, permettant une gestion intégrée du territoire qui préserve la biodiversité"

Groupe 4 : "assigner aux PLU des objectifs chiffrés de lutte contre la régression des surfaces agricoles et limiter l’étalement urbain, par exemple par la densification des zones bâties"

De plus,, le groupe recommande "d’élargir les compétences des communautés d’agglomération en matière d’urbanisme, de règles de construction pour certains quartiers...". Or, l’OIN est imposé par l’Etat, qui pourra transformer tout territoire en ZAD, sans consultation des élus, et qui décidera seul des permis de construire, entre autres.

Le Grenelle de l’Environnement se prononcera-t-il sur ce projet d’OIN ?

Michèle Prats
12/10/2007
Préserver les paysages
La protection des sites et des paysages, correpond à une demande sociale forte, ainsi que l’on démontré les Etats Généraux du Paysage, mais a aussi des retombées économiques importantes :70 Millions de touristes étrangers visitent notre pays chaque année.Cette préoccupation, qui est une obligation depuis que la France a signé la Conventiuon européenne du Paysage, doit être prise en compte dans chaque prise de décision : urbanisme, infrastructures, agriculture, gestion de l’eau, des déchets,de l’énergie... Les documents d’urbanisme devraient être assortis d’un plan de paysage et toute demande d’implantation nouvelle devrait systématiquement faire l’objet d’une étude paysagère.
JP
12/10/2007
Une urgence d’agir : des pistes multiples mais convergentes

L’instant est historique : ce que prônnent depuis plus de 30ans des citoyens regroupés en associations est enfin entendu par l’état ; le message est entendu certe, mais sera-t-il ENFIN écouté et appliqué ? C’est ce que j’espère à travers ce grenelle. Les pistes d’actions pour limiter la perte de la biodiversités son nombreuses, mais la principale ne doit-elle pas être de rétablir en quelque sorte l’ordre naturel des choses qui est mainteannt bouleversé par nos activités ? Il est grand temps en effet, à mon humble avis :

Que l’état fasse respecter drastiquement et de manière urgente les lois déjà existantes en matière de protection des espèces, mais aussi en matière de lâchers d’espèces non-autochtone et domestiques, comme le fait une partie des sois-disant 1,4 millions de "protecteurs de la nature. La préservation de la biodiversité passe aussi par la préservation des souches génétiques locales. Il faut aussi interdire l’importation d’espèces sauvages afin de préserver nos souches européennes (cf. la triste histoire de la grenouille taureau).

Aider à restaurer comme proposer les 131 espèces menacées

Que l’état respecte ENFIN et fasse respecter ses engagements en matière de protection d’espèces "couvertes" par des conventions internationales. Renforcer le panel des textes législatifs est certe indispensable (sans oublier l’urgente reconnaissance de l’animal sauvage être sensible dans ceux-ci), mais leur application doit être REELLE !

La trame verte nationale est une excellente idée à la condition qu’elle bénéficie d’interconnections nombreuses, afin d’assurer le transfert des individus d’ilôts en îlots.

Banir l’utilisation des bois exotiques non certifiés au bénéfice des bois locaux : l’état doit là aussi montrer l’exemple !

Accepter que la nature prenne sa part dans nos productions : herbicides, pesticides polluent et augmentent les quotas produits : on ne supporte plus de voir la nature prélever sa part (animaux sauvages, insectes,...). Mais au final, le coût des produits baissent-ils une fois arrivés dans le panier de la ménagère ? Sont-ils de meilleurs qualités ? Le producteur en est-il mieux rémunéré ? Le retour à une agriculture raisonnée est indispensable pour relever deux niveaux de qualité : celui de l’eau et celui des produits !

Eduquer dès le plus jeune âge nos enfants aux notions élémentaires que sont les rôles écologiques des espèces entre elles, aussi bien animales que végétales.

Michèle
12/10/2007
Méditations sur la biodiversité

A la lecture des messages je constate une méconnaissance quasi totale de la nature au vu de certaines propositions farfelues.

Concernant le piégeage, un animal n’est pas nuisible en soi, c’est l’évidence, mais lorsque j’interviens en temps que piégeur agréé c’est à 95% chez des particuliers qui ont des problèmes avec un animal précis et c’est celui là que l’on prélève, sans souffrances je le précise.Beaucoup d’anti-tout se manifestent. Ne pourrait-on pas simplement faire appel à la responsabilité de chacun ?

Un homme est un être paraît-il doué de raison ne peut-on pas faire appel è celle-ci ?

La chasse est nécessaire. Dans mon département , si on arrête de chasser le sangler dans 5 ans ils seront plus nombreux que les habitants !

Supprimons la pêche, qui surveillera la propreté des cours d’eau ?

Je crois que le respect de la nature commence à l’école, sans tabous, sans diaboliser les chasseurs, les pêcheurs..

Pourquoi être malhonnète intellectuellement en jouant sur la sensiblerie des gens ? Pour véhiculer des informations tronquées voire fausses , comme celles qui circulent à propos des mustélidés ?

Moi, je constate sur le terrain que la biodiversité n’est pas en péril ? Habitant en zone rurale je vois chaque matin des lapins, des écureuils, j’entends le brâme du cerf, les chevreuils "chanter"..

Je constate simplement que ce sont les néo-ruraux qui se plaignent du bruit des tracteurs, des cloches des vaches ou des églises, du chant du coq voire des coassements des crapauds les soirs d’été. Mais hélas c’est principalement eux qui ne ramassent pas les déchets de leurs repas quand ils circulent en forêt ou lachent leurs chiens en montagne en période de reproduction... A méditer.

Captain
12/10/2007
Oui mais...

C’est quand même fou que dans un forum sur la biodiversité on nous parle de régulation des "nuisibles". Ces "nuisibles" participent à la biodiversité.

Sinon je ne sais pas où vous avez lu qu’il fallait supprimer la pêche mais en tout cas il est plus que temps d’en changer les règles, et ce sans concession de manière à ce que nos enfants, petits enfants et arrière petits enfants puissent connaitre le plaisir de pêcher des Truites farios sauvages ou encore des Saumons atlantique.

Si vous affirmez honnêtement que la biodiversité n’est pas en péril, c’est que vous-même faite preuve d’une méconnaissance de la nature ou tout du moins un aveuglement manifeste.

Aulne
13/10/2007
Opinion différente sur méditation biodiversité
Ecrit comme vous l’écrivez, evidement ...cela paraîtrait presque angelique. Le piegeage ou battues aux nuisibles (ce sont les panneaux qui l’indique, c’est pas de moi), que j’ai vu pratiquer dans la Vienne est une pratique immonde. Je ne vais pas décrire , cela serait trop long, le gazage des Renards(et renardeaux) dans les terriers, et même ce terme "nuisibles" est écoeurant...nuisible à qui ... ? toujours pareil, à l’activité de l’homme ...pas à la nature ... je developpe pas ...trop long. La nature , je la connais bien plus que beaucoup de campagnard à plein temps, qui eux n’apprécient même plus ce que vous décrivez en fin de texte (je généralise, evidement,car heureusement, il y a toujours des exceptions). Le cliché classique des déchets laissez par les promeneurs ...vous avez raison , pour certains, mais ou vous avez tort , c’est de croire qu’ils n’y a qu’eux. Je relève moi ,ça et là,des déchets de toutes sortes, restes de bricolages,déchets de travaux agricoles, reste de petits repas de chasseurs(les résidus de cartouches en font partie , etc) ... lors de mes longues promenades .je precise que je suis ornithologue associatif, que je pense assez bien connaître le terrain maintenant. Je me partage entre la ville (et les parcs forestiers et espaces verts qui entourent ces grandes villes), et la campagne, notamment le poitou,la Touraine ... je peux vous dire que les espèces aussi bien en Ornitho., que la faune terrestre (Renards,fouines,Putois,belette...et même blaireau) que vous détruisez dans les campagnes, et que l’on voit de moins en moins en certaines régions...sont heureusement bien présentes, et de plus en plus ,dans ces parcs Forestiers des villes. Il est quand même malheureux de voir aujourd’hui, plus d’espèces que je viens de nommer dans ces endroits des villes, que dans les campagnes, ou personnellement , je ne vois pratiquement plus grand chose maintenant , par rapport à il y a 20/30 ans. Vous n’imaginez même pas ce que nous pouvons observer régulièrement à 20ks de Paris dans ces endroits forestiers et même les jardins de banlieues. A croire que toute cette faune y est plus tranquille aujourd’hui, moins traquée assurément.Je ne vais pas faire un parchemin ...mais il faut oublier les clichés des gens des villes , des ruraux ,et accorder aux uns ,ce que les autres n’auraient pas. Ils y a des gens qui se ressemblent dans les deux geographies pré-citées . Mais croyez moi, ce que je suis certain, c’est que je rencontre auprès des gens néo-ruraux , comme vous dites ,beaucoup plus d’intérêt pour la nature,la biodiversité, que je peux le rencontrer dans les campagnes (encore une fois ,je generalise). Les gens des villes, quant ils vont en campagne, aiment entendre la Hulotte la nuit, le courlis à la tombée de la nuit,les coassements des crapauds le soir,voir les hérissons sortir, un héron cendré passer,etc...tout cela , on le voit maintenant dans les Zones vertes autour des villes,et moins dans les campagnes (s’accage biodiv.oblige)
Anonyme
12/10/2007
débrousaillement
Manifestement dans l’esprit de ceux qui y ont intérêt, l’écologie ne pèse pas lourd fasse à la manipulation sécuritaire. En prolégomènes, faut-il rappeler que le Grenelle de l’Environnement a pour objectif de supplanter tous les schémas traditionnels dont notre société occidentale s’est par trop nourrie depuis fort longtemps. Or à suivre les propositions de christophe, on a l’impression de mettre ses pas dans des mocassins déjà portées et usées par les chemins. La législation sur le débrousaillement date de 1992, époque où les incendies faisient rage, mais où l’on avait aucune conscience écologique. Faut-il rappeler que cette même législation impose à toute construction de neutraliser UN HECTARE de couvert végétal( qu’il appartienne ou non au(x) propriétaire(s) de la construction. Lorsque l’on porte attention au contenu des arrêtés préfectoraux relatifs audit débrousaillement, on se rend compte que ce n’est plus du débrousaillement qui est imposé mais un véritable défrichement car, précisent lesdits arrêtés, il ne doit pas y avoir de pont végétal susceptible de favoriser la transmission des flammes, ni par des sujets adultes ni par des arbustes ligneux hauts. On comprend dès lors que le concept de trame verte soit dès son avènement battu en brêche sur le pourtour méditerranéen, et que si l’on continue à imposer cette législation dépassée et antienvironnementale, l’on s’achemine vers une catastrophe écologique sévère : érosion, disparition de l’humus,apparition de bases rocheuses. Ce que l’on a fait avec les haies dans le centre de la France on le réitère dans le sud qui un jour ressemblera au paysage qu’offre la pls grande partie du territoire de la Sardaig Alors revenons à l’écologie du débrousaillement et à l’impact catastrophique de ce dernier ( une autre lecture de l’empreinte écologique, mais celle la est désastreuse) L’étude de l’impact du débrousaillement est assez récente, mais les résultats obtenus devraient infléchir la nature des traitement pratiqués bien souvent trop drastiques mais aussi des esprits trop souvent conformistes. Ainsi, en Provence siliceuse, affirme un auteur, les études visant à comparer le bilan écologiqueaprès un incendie ou débrousaillement sévère montrent des résultats semblables sur le plan des disfonctionnements engendrés. Le débrousaillement induit une discontinuité structuro-architecturale entre strates avec comme corollaire plusieurs conséquences écologiques néfastes : - l’augmentation du flux lumineux et donc de la température du sol provoque l’obtention d’une biomasse estivale sêche importante qui augmente les risques d’éclosions des incendies ; - la minéralisation des litières est initialement plus rapide sous l’effet du flux lumineux plus intense,la constitution plus rapide l’humus favorise le développement des rudérales, contribuant à une véritable " pollution biologique" du milieu forestier - la suppression sous les oliviers de l’inule visqueuse amène la mouche et l’absence d’olives
jeannot
12/10/2007
Oui et encore ? !

Je suis en accord avec les propositions à part une : la trame verte ne peut pas être entièrement décentralisée. Il y a un travail à différentes échelles à faire, selon une méthodologie qui doit être homogène. Il y a un très grand nombre de méthodes possibles suivant la taille du territoire et les données sources. Il faut un cadre technique normalisé suivant l’échelle de travail, sinon les continuités ne seront pas assurées d’une communes à l’autre. Il faut aussi veiller à ce que cette trame ne soit pas théorique, c’est à dire établie en chambre, sans données naturalistes de terrain. La modélisation informatique utilisée dans ce type de travaux est certes utile mais pas suffisante, loin s’en faut.

Enfin, il manque un soutien fort à l’agriculture biologique.

Je suis fonctionnaire au MEDAD, pôle équipement et je suis universitaire en écologie de formation. J’ai donc suivit de prêt le déploiement de la SNDD et de la SNB dans les services. C’est très partiel et non satisfaisant, il faut une véritable demande hiérarchique pour mettre en place ces plans d’actions, sinon, les habitudes et mentalités rétives gagnent et rien ne change vraiment. Les grands discours et les belles intentions ne sont pas suffisantes, il faut des actes, des objectifs et des moyens pour les atteindre. Cela doit aussi passer par des obligations contraignantes vis à vis des chefs de services et de la haute administration centrale, la base suivra car elle est plus sensible et déjà plus consciente des enjeux.

pascal
12/10/2007
plus d’effort pour la biodiversité
La plupart des propositions semblent aller dans le bon sens mais plus d’efforts semblent nécessaires. Concernant la trame verte, il faut évidemment des moyens pour la mettre en place et il faut aussi avoir des moyens pour enlever ou aménager tout ce qui limite les continuités écologiques. Cela veut dire profiter de tous les travaux sur les infrastructures de transport par exemple pour examiner la mise en place de dispositif de franchissement animal. Dans le cadre des SDAGE avoir des moyens pour aménager ou enveler tout ce qui limite la continuité des cours d’eau (seuil, plans d’eau, etc.). Toujours sur l’eau, il faut "sanctuariser" définitivement les derniers cours d’eau non aménagés du territoire. Peu de choses ont été dite sur les espèces végétales et animales invasives : c’est pourtant une des causes majeures de perte de la biodiversité. Dans ce domaine, la simple apllication des traités internationaux ratifiés par la France serait déjà bien. Question de volonté, de moyens humains et financiers. Concernant l’orpaillage, le projet minier de la montagne de Kaw est intélorable, tout comme les conditions dans lesquels se déroulement l’orpaillage clandestin en Guyane. Ces pratiques d’un autre age sont une vrai menace pour la biodiversité et simplement la vie d’une grande partie de la population de ce département. Ce qui se passe là-bas ne serait jamais toléré sur le territoire métropolitain. Concernant la mer, il faudrai aussi sensibiliser les circuits de distribution et les consommateur en développant un label de pêche durable, comme cela existe dans divers pays anglo-saxon. Enfin, concernant le bois certifié, encore faut-il que cette certification offre toutes les garanties. J’espère que l’on parle de FSC au moins !
Pierre56
12/10/2007
Pour l’adoption d’une loi d’orientation sur la mer, peche

Les deux grands principes à respecter sont de protéger la période de fraie de la pêche, et de respecter une taille mini de capture qui corresponde à la capacité de reproduction des espèces.

Actuellement, on pêche le bar en période de frai sur les frayères par chalutage ou bolinche. Résultat : pertubation de la reproduction et destruction massive des individu de l’espèce. Destruction périphérique des grands cétacés qui profite de cette manne.

Economiquement ? une abération ! le cours du bar s’effondre sur 2 mois, les quantité pêchées font qu’une partie du poisson est vendu à prix de retrait à l’equarrissage pour farine de poisson.

Des études irlandaises galloises et américaines(ASA the economic importance of sportfisching)démontre que le poids économique de la pêche de loisir dépassent et de loin le poids de la pêche industrielle.

Au pays de galles en 2000, le poids économique (contribution au PIB) de la peche industrielle était de 30ME pour 43 ME pour la pêche de loisir en mer et un total de 113 ME pour la pêche mer+rivière.En terme d’effets induits la peche récréative est largement plus porteuse d’emploi et de chiffre d’affaire que la pêche industrielle.

Enfin et pour conclure, l’exemple du bar rayé (striped bass)au états-unis, montre que des mesures énergiques de préservation permet de rétablir les stocks et que ce rétablissement bénéficie à tous pêcheurs professionnels et pêcheurs récréatifs.

CLiVEM
12/10/2007
biodiversité et littoral : restaurer et appliquer la loi Littoral

S’il y a un endroit où il faut stopper la perte de biodiversité, c’est bien le littoral et les zones humides.

Depuis sa promulgation en 1986, la loi Littoral a permis de protéger cet espace convoité de l’urbanisation sauvage (cette loi pose le principe d’un équilibre entre urbanisation maîtrisée et protection des espaces naturels). Mais, comme souvent, les textes ne suffisent pas : une implication très importante des associations oeuvrant pour la protection de la nature et de l’environnement a été nécessaire, et de multiples interventions auprès des Tribunaux Administratifs ont permis de faire appliquer la loi...

Localement, à Palavas, les associations ont obtenu, par exemple, la reconnaissance par le Tribunal Administratif d’irrégularités dans des modifications de POS, le retrait d’une ZAC de 1400 logements, l’obtention de l’annulation d’un permis de construire pour une construction édifiée en zone ND, initialement sans permis de construire, au milieu d’une lagune, et suite à des travaux de comblements,...et plus généralement la reconnaissance officielle de milieux naturels qui étaient promis à l’urbanisation depuis une trentaine d’années. Cette action associative - dans l’intérêt général, et pour faire appliquer la loi - n’a pas été récompensée à sa juste valeur : deux assignations, par un promoteur et par la commune (cf. message dans le groupe n°5 « construire une démocratie écologique »).

Néanmoins, ces dernières années, à plusieurs reprises, ont vu le jour des tentatives de modifications de certaines dispositions essentielles de cette loi, révélant le travail de lobbying des « bétonneurs » (densification de l’urbanisme dans les espaces proches du rivage, possibilité de construire dans des zones vierges, possibilité de remettre en cause fondamentalement les espaces littoraux remarquables en y autorisant des activités économiques sous la forme d’un schéma justificatif, dérogation locale ou régionale, ...). Ainsi, en 2005 et 2006, des modifications ont été introduites dans la loi Littoral du 3 janvier 1986 qui en violent l’esprit et en réduisent la portée.

Pour préserver la biodiversité sur le littoral, il apparaît donc primordial de restaurer la loi Littoral dans son esprit initial, et en rendre l’application effective...

Damien
12/10/2007
Le chasseur, acteur au quotidien
Le chasseur est un extraordinaire acteur dans la préservation du milieu naturel ! Il est suffisemment intelligent pour ne pas exterminer les espèces de gibier dont sa passion dépend ! Quelques mots clef : gestion des espèces, régulation des nuisibles, PMA, aggrainages, aménagements, repeuplements forestiers, limitations des jours de chasse, GIC, munitions de substitution, etc etc. Les chasseurs ne font pas n’importe quoi, tout est encadré. Les anti-chasses ne connaissent rien à cette activité, ils n’en ont qu’une vue partielle et partisane. Les responsables du grenelle de l’environnement ont tout interet à travailler les chasseurs, formibables acteurs de la nature.
setblue
12/10/2007
Chasse

Attention de ne pas prendre les chasseurs pour des ennemis de la biodiversité . Ils entretiennent et gèrent de façon remarquable la faune sauvage sédentaire et migratrice.Ils défendent les zones humides. Ils sont au contact de la réalité qu’il vivent chaque jour. Il sont les premiers intéressés par une faune abondante et variée. Ils savent limiter leurs prélèvements si besoin est sans esprit partisan et sans idées toutes faites avec lesquelles certains manipulent l’opinion. Il sont la sentinelle qui veille au bon état sanitaire et à la conservation des espèces ...bien sûr ils sont chasseurs et une mode anti chasse qui va parfois jusqu’à la haine, soigneusement entretenue les blesse profondément. La chasse fait partie de la ruralité et à ce titre elle est inquiète des dégradation de la terre, de l’eau et de l’air, elle demande de régler en priorité ces problèmes de pollution qui sournoisement menace l’animal et l’homme.

Pour ces raisons n’essayez pas , une fois de plus, de désigner la chasse comme bouc émissaire des menaces qui planent sur la planète la solution n’est pas là.

JP
14/10/2007
Quelle mauvaise fois ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
On n’aura de cesse de le répéter : l’intéret des chasseurs pour la nature est du même ordre que celui des gangsters pour les banques : plus il y aura de "gibier", plus ils pourront flinguer à tout va ! Mais ne confondons pas une catégorie d’animaux pour lesquels ils s’investissent (les "consommables"), avec leur intérêt réel pour le vivant ( et ce n’est pas pour celà qu’ils ne font avec eux pas n’importe quoi, n’importe comment !). Comment osez-vous dire messieurs que vous défendez la biodiversité ? Connaissez-vous seulement le sens de ce mot ? Vous qui souhaiteriez limiter les espèces animales aux seules mangeables. Si vous êtes tellement partisant d’une biodiversité, pouquoi cet acharnement sur certaines espèces comme les mustélidés, les renards, les blaireaux (qui soit dit en passant sont les vrai facteurs naturel d’un bon niveau sanitaire des espèces, au même titre que TOUS les prédateurs ? Pourquoi donc avoir introduit un peu partout des espèces non autochtones (comme le faisant en France, le lapin en Australie, ...) ? Pourquoi avoir lâché (et continuer à le faire clandestinenement) des sangliers croisés avec des cochons afin d’augmenter la reproductabilité de l’espèce, au détriment de la préservation des gènes autochtones ? Votre jeux est clair : vous tenter de justifier votre passion meurtrière en maintenant un dérèglement perpétuel dans l’équilibre des espèces, et en en maintenant certaine en surnombre : comme celà, il vous est tellement facile de dire : "vous voyez bien qu’il faut qu’on régule !Il y en a trop !". Alors que dans un même temps et parallèlement à celà vous faites tout pour empêcher le retour des grands prédateurs que vous avez jadis totalement erradiqué ! Vous avez tellement peur d’un retour au grand équilibre naturel, à une nature tout à fait capable de se gérer SANS VOUS ! Non, la chasse ne fait pas partie de la ruralité : je suis rural, issu d’une famille rural qui comme beaucoup d’autre n’a jamais eu besoin d’assouvir son "gout du sang" en martyrisant des bêtes qui ne demandent rien à personne, à part pouvoir vivre en paix ! Alors faites preuve d’un peu plus d’humilité devant Dame Nature : c’est elle qui vous a créée, au même titre que les autres espèces vivantes et non le contraire !
claude
12/10/2007
la biodiversité n’est pas une fin en soit

la biodiversité n’est pas une fin en soit. Dans la nature la loi du plus fort est la règle (et ce n’est pas toujours le plus grand qui a raison) ,d’autre part elle n’aime pas le vide . Alors plutôt que de protéger une espèce plus médiatique qu’une autre ne serait-il pas plus judicieux de définir l’(ou les) environnement écologique dans le quel l’on souhaite vivre et de lutter contre les déséquilibres écologique qui peuvent nous menacer et les exemples ne manquent pas d’espèce importée dans nos région et qui cause des dégâts souvent irréversible .

►La construction d ’une trame verte nationale est une idée simple qui existe déjà avec la PAC agricole il suffit de modifier les lois pour laisser plus de liberté aux agriculteurs ,la mise en place de la "conditionalité "obligeant à arracher les haies pour entretenir des bandes enherbés pour bénéficier des compensations pour la non mise en culture de ses surfaces.

►l’amélioration de la qualité de l’eau par l’utilisation de pesticide chimique ou biologique avec des agréments qui devraient être revus pour mieux connaître leurs effet sur le milieux est une chose à faire .Mais il ne faudrait pas oublier que l’ensemble des constructions ,le développement des villes ; quand on s’aperçoit au actualité qu’une ville comme Parie envoi tous ces égouts dans la Seine (et cella représente un certain nombre de chasse d’eau tous les jours) et que cella devrais perdurer bien après 2012 ; il y a sûrement beaucoup de chose à faire et des études pourrait être faite pour mieux connaître l’impact les milieux des villes et des campagnes

►Enfin une des façons pour mieux orienter l’ agriculture, si bien sur elle est la seule fautive ,serait d’utiliser le personnel en place pour faire des contrôles très pointilleux après avoir suivi une formation,pour faire des audits qui pourrait toucher un nombre beaucoup plus important d’agriculteurs sans que cela soit perçu négativement comme on le voit parfois, les aides perçu pour le second pilier de la PAC sont déjà agroenvironnementale

GeLys
12/10/2007
Biodiversité et eau
En ce qui concerne la biodiversité, quoi que l’on fasse sur le terrain, il faut le faire avec les acteurs locaux, et non de façon coercitive. C’est le meilleur moyen de pérenniser les actions, même si elles se mettent en place plus lentement. Il ne faut pas oublier non plus que quoi que l’on fasse, c’est chez quelqu’un , que ce soit une collectivité (locale, nationale) soit pour la plus grande part chez des propriétaires particuliers. Il y a de nombreux bénévoles qui ont acquis les connaissances nécessaires auxquelles s’ajoutent le fruit de leurs observations et qui ont fait leurs preuves sur le terrain (Pêcheurs, Chasseurs, naturalistes, etc). Il serait dommage de ne point en profiter. N’oublions pas également les professionnels tels que les agriculteurs, qui, si ils sont motivés et non contraints, participent volontiers sur le terrain a des actions qui, cumulées, peuvent représenter un pourcentage non négligeable du plan d’ensemble. Ils sont de toute manière incontournables. En ce qui concerne l’eau, et notamment dans le midi de la France, il serait temps de mettre en adéquation les discours et les comportements des édiles et collectivités régionales, départementales. Il faudrait commencer à se préoccuper du fait de l’augmentation pléthorique de la population des départements du Sud, de l’alimentation en eau potable de tous ces gens, mais surtout se poser la question en ces termes : Avons nous les ressources pour ce faire sans nuire gravement à l’environnement et par extension à la vie (humaine, animale, végétale). Il faut éviter absolument d’aller prélever en profondeur dans les réseaux karstiques, les risques de déstabiliser ces réseaux sont énormes et souvent irréversibles (ils s’en sont déjà apperçus aux USA). Il ne faut prélever que ce qui en sort naturellement et encore en veillant à ne pas sacrifier pour cela des écosystèmes souvent irremplaçables.
Salmonidés Migrate...
12/10/2007
Ressources en eau : sauvegarder les habitats !
Il est temps d’avoir une politique environnementale volontariste, de passer des paroles aux actes et d’appliquer le principe pollueur-payeur. Il est urgent de prendre enfin en compte la notion de biologie des cours d’eau, des habitats de nos espèces aquatiques, notamment mis à mal depuis des décennies par une agriculture intensive, le recalibrage des ruisseaux, le remembrement d’où érosion des sols etc. Prenons aussi l’exemple de l’hydroélectricité, tant vantée comme énergie renouvelable, et pourtant si néfaste à la faune aquatique car ne respectant justement pas cette notion de biologie du cours d’eau. Une vraie mauvaise idée ! Une eau propre oui, mais des habitats conservés ou restaurés c’est encore mieux ! Des rivières salmonicoles qui sont dégradées, ce sont donc des espèces nobles qui sont menacées comme la truite fario, espèce polymorphe possédant de nombreuses formes régionales et qui représente donc - par sa diversité de formes et de couleurs - une biodiversité étonnante ! Je pense aussi aux poissons migrateurs, comme aux truites de mer et aux saumons, dont les populations sont mises à mal par la présence de nombreux barrages qui les empêchent de gagner leurs zones de reproduction. Il est temps de rétablir la libre-circulation de ces espèces.
Asken
12/10/2007
Alignements d’arbres
Les études allemandes montrent l’importance des alignements d’arbres, notamment de bord de route, pour la biodiversité et pour la trame verte, importance d’autant plus grande que les alignements restent en place au-delà de 60 ans. Ces alignements sont d’ailleurs protégés dans la quasi-totalité des Länder, soit dans leur Constitution, soit dans les lois sur la protection de l’environnement. Un exemple à suivre absolument, surtout si on songe à l’aspect économique positif de toutes ces mesures du fait de la forte importance du paysage pour le tourisme.
renaud
12/10/2007
Aligner arbres
Merci de l’avoir écrit. Ici dans le Léon l’arbre est un ennemi. Aucune protection. Dans le code des communes un article dit que le maire peut prendre un arreté de classment d’arbres , de murs-talus. Jamais appliqué Courage
Captain
12/10/2007
Maintien du principe de précaution

Ce matin j’ai été horifié de lire que "la Commission pour la libération de la croissance (CLCF), présidée par Jacques Attali va demander au président de la République de reconsidérer la question du principe de précaution, selon un premier rapport d’étape, publié vendredi dans Le Figaro. Les membres de la commission y voient un frein pour la croissance"

C’est une honte de remettre en question ce principe fondamental alors qu’une révolution écologique est en marche avec ce grenelle.

Le principe de précaution peut effectivement constituer un frein à la croissance à court terme, mais qu’en est il du long terme ? Préserver l’environnement aujourd’hui, c’est garantir notre avenir.

Il faut se battre pour que ces économistes d’un autre temps ne puissent pas nous faire revenir 20 ou 30 ans en arrière.

Eric du Plessix - ...
12/10/2007
Les chasseurs sont utiles à la préservation de l’environnement
  les chasseurs réalisent de nombreuses actions sur le terrain : la gestion des zones humides, les haies, les jachères faune sauvage, le nettoyage des sites
  les chasseurs représentent 1,4 millions de personnes en France, sans compter leurs sympathisants, plus de 80 000 associations, c’est un véritable maillon de notre tissu social en monde rural
vincent, Apiculteu...
12/10/2007
Et les abeilles ?
En butinant de fleurs en fleurs, les abeilles accomplissent la pollinisation, élément indispensable de la reproduction des plantes. Sans les abeilles, point de "biodiversité ordinaire". Or, on ne sait que trop que l’apiculture est aujourd’hui en péril. Pas un mot des abeilles dans cette synthèse, à l’école, on m’aurait rendu la copie avec la mention "hors sujet" ! Plaisanterie à part, les pages 140 à 142 du rapport du GT 2 proposent un "plan d’urgence pour stopper le déclin des insectes pollinisateurs et restaurer la filière apicole". Je me réjouis que cette proposition ait été faite, et souhaite vivement qu’elle débouche sur des mesures concrètes et efficaces.
jm dao
12/10/2007
obligations de débroussaillement pour sauver la forêt
« Le débroussaillement est la meilleure arme contre les incendies » Pour la préservation de la forêt, la prévention des incendies, la sécurité des personnes et des biens, une règlementation issue de la loi forêt est déclinée chaque année par les préfets des départements méditerranéens. Un arrêté préfectoral fixe les obligations de débroussaillement à atteindre pour les propriétés voies privées et publiques. En périodes sensibles, il détermine les règles à respecter pour les accès et activités dans les massifs, les interdictions relatives à l’emploie du feu. Les mairies sont chargées de faire appliquer ces mesures auprès des habitants. Les incendies catastrophiques de chaque été et l’état de non ou mal débroussaillement chronique de la plupart des parcelles démontrent l’application extrêmement limitée des ces obligations de précautions. Les textes existent mais les mairies n’arrivent pas à suivre pour les faire appliquer, les propriétaires ne veulent pas les concrétiser. Je propose ainsi les mesures suivantes pour parvenir à un changement indispensable pour sauver la forêt méditerranéenne, sa biodiversité, ses paysages, ses activités, son patrimoine naturel, social et culturel :
  Créer des personnels communaux de l’environnement spécialisés : financement obligatoire et systématique de fonctionnaires environnement pour toutes les communes, formés et équipés pour toutes les missions, obligations environnement et travaux
  Possibilité d’assermenter des fonctionnaires communaux, impossible actuellement hors garde champêtre
  Former les personnels des CL : pas de stages adaptés au CNFPT, ouvrir gratuitement les formations de l’ONF, ATEN, CEMAGREF, pompiers...
  L’administration doit donner l’exemple : mesures pour obliger les communes, CL et état à assumer en totalité et dans le temps leurs obligations environnement. Sinon substitution par le Préfet et inscription d’office aux budgets locaux.
  Sanctions : La procédure pour donner des PV doit être rapide, simple, effective avec des amendes proportionnées aux risques et une suite par justice. Un fonctionnaire d’état ONF est la meilleure solution pour les dresser en final d’un partenariat avec les fonctionnaires communaux
  Travaux d’office : Organiser un pouvoir de substitution aux propriétaires privés par la commune réel, rapide et financé pour les travaux ; la procédure existe mais est quasi inapplicable, tellement lourde et longue.
  Créer un fond de financement pour éviter l’avance financière communale dans travaux d’office
  Equiper en SIG toutes les communes : il doit devenir l’outil et l’interface technique centrale en environnement. Dotation gratuite des communes avec formation personnel. Interconnexion des données locales pour un SIG global et actualisé multicritères : forêt, eau, pollutions, projets, réglementations, acteurs, observatoires...
  Créer un site environnement dans toutes les communes : Déclinaisons du SIG environnement interne dans un site internet environnement pédagogique, médiatique, actualisé rassemblant toutes les informations utiles pour les habitants pour toutes les questions environnement ; entrées par SIG ou thématiques, informations sur projets en cours (enquêtes publiques en direct), acteurs, services, éducation environnement, démocratie participative...
  Urbanisme : inscription claire des OLD dans PLU, guide du débroussaillement donné avec permis, obligation de débroussailler avant début constructions, interdiction constructions dans zones dangereuses
  Développer une grande politique continue, systématique et financée, de valorisation de la forêt méditerranéenne (débroussaillement sélectif, entretien, valorisation déchets bois, élevage, forêts fruitières, réserves) par un seul opérateur public local, basée notamment sur des chantiers d’insertions de pluriactivités
  Rendre obligatoire la création, l’application, l’entretien des PDESI par Départements dans délais pour concilier biodiversité et forêts avec activités et sports de nature
  Développer une éducation environnement des jeunes et du public pour l’émergence d’une connaissance de ces problématiques et lutter contre des blocages « couper de l’herbe, oui ; des arbres, non »
Pinpon
12/10/2007
Faux, hors sujet,technocratique et totalitaire !
Primo, c’est dans ce que vous nommez broussaille que la diversité a quelque chance de se réaliser et non pas dans des forêts jardinées. Une forêt digne de ce nom développe 3 étages de végétation, elle a besoin du bois mort, des feuilles, des champignons, etc...Sachez également que la forêt n’a pas été aussi étendue en Europe depuis plusieurs siècles. Les incendies catastrophiques dont vous parlez en région méditerranéenne sont facilement évitables si vos agents, vos flics, vos règlements, vos lois, vos collections de sigles sont capables d’arrêter le mistral. Si de plus vous enfermez préventivement les incendiaires, que vous interdisez les gros travaux les jours de vent ainsi que les accidents de voiture, vous obtiendrez alors quelques résultats. Tant que vous y êtes, faites tomber la pluie, cela pourra être utile. J’ai bien compris que le maillage technocratique, législatif et répressif de vos semblables est ce qui vous branche à moins que vous ne soyez un professionnel du débroussaillement. Pour terminer je vous dirais que si le CNFPT, l’ONF, ATEN, CEMAGREF négligent le SIG global et actualisé multicritères les OLD et les PLU vont se retrouver dans les PDESI. Je le crains.
christophe
12/10/2007
perte de la biodiversité
Il me semble et en tant qu’association oeuvrant pour la connaissance et le repsect de l’environnement que si l’état français appliquait réellement les diférentes lois de protection des espèces, que ces lois soient nationales ou européennes (directives habitats). L’érosion de la biodiversité et la perte des habitats serait ralentie ou même stoppée. Nous nous retrouvons en France devant des collectivité ou l’état qui ne respecte pas ses propres lois, la destruction avérée de la biodiversité lors de différents projets d’aménagement et la non prise en compte des espèces et des milieux naturels est générale. Nous ne parlons pas ici de la nature ordinaire mais bien de la nature extraordinaire (annexe II et Iv de la directive habitats) ce sont les états membres qui ont voté ces lois de protection à ces mêmes états de les respecter. Le combat des associations et des collectifs pour dénoncer ces pratiques est titanesque et souvent dérisoire. Voila l’enjeu de la protection de la biodiversité.
Sandrine
12/10/2007
Quelques réserves ! !

TRAME VERTE

Trame verte, corridor biologique, corridor écologique...C’est une très bonne idée car il ne suffit pas d’avoir des zones sauvegardées, encore faut-il conserver des connexions. En revanche, n’utilisons pas cet outil pour limiter certaines activités, ce qui est trop souvent le cas.

Autre réflexion : faire un effort accru sur le patrimoine naturel le plus remarquable. c’est une politique qui est menée déjà depuis bien longtemps et qui ne porte pas ces fruits aujourd’hui. Il me semble préférable de s’intéresser à ce qui représente la nature ordinaire et à des espèces qui existent toujours mais dont les populations sont en diminution ou menacées par la perte d’habitats mais dont la situation n’est pas encore catastrophique. Il vaut mieux prévenir que "guérir" au risque de "mourir".

Dans bien des cas, l’érosion des espèces et donc de la biodiversité est due à des modifications des habitats. Alors que font les associations de protection de l’environnement, hormis tenter par tous les moyens d’éradiquer la chasse qui elle, participe activement à la sauvegarde des milieux !

JPH
12/10/2007
Biodiversite et agriculture

Biodiversité et agriculture. 12/10/07

Merci pour ce travail et ces propositions, et tout particulièrement concernant cette biodiversité ordinaire qui constituait dans nos campagnes la richesse de notre cadre de vie. En dépit des protestations de particuliers ou d’associations, nous avons vu des régions « ou il faisait bon vivre », devenir de mornes champs de cultures monotones. Rien ou si peu n’ a été fait pour conserver même partiellement ce qui faisait l’ identité de chaque « pays » , les paysages, la flore, la faune mais aussi le petit patrimoine. Une définition différente des jachères (en réduisant la largeur minimale à 10m) aurait permis de sauvegarder de façon contiguë talus et murets, haies, arbres fossés et mares, mai aussi de conserver une continuité dans les voies d’accès. Le fleurissement de ces jachères ne doit pas faire oublier toute la structure bocagère détruite préalablement, seule une reconstruction du biotope initial permettra de retrouver une faune qui ne se limite pas aux espèces les plus ludiques pour la chasse. Cette reconstruction, nécessite une politique agricole ou les aides doivent principalement soutenir les pratiques les plus respectueuses de l‘ environnement. (Selon certains responsables agricoles, sans les subventions démesurées dont il a fait l’objet, le seul maïs n’était pas nécessaire dans une région comme la Normandie, que de dégâts environnementaux causés par cette seule culture !) Ne reproduisons pas les mêmes erreurs avec les biocarburants. Avant d’investir davantage dans ces nouvelles cultures :
   commençons par combattre les gaspillages, y compris dans l’ activité agricole, (combien de viandes sont importées de l’étranger avec les consommations d’énergies nécessaires de transport et de stockage, alors qu’elles pourraient être produites localement, combien de pétrole nécessaire pour fabriquer et acheminer les produits phytosanitaires et les compléments de protéines liée a certaines pratiques de culture et d’élevage ?).
   encourageons les pratiques respectant la biodiversité du milieu, mais aussi des plantes cultivées et des animaux élevés, et permettant de retrouver l’activité biologique des sols. La richesse la moins « delocalisable » de notre pays est notre patrimoine naturel, arrêtons de la sacrifier aux seuls critères financiers.

Jean-Louis.
12/10/2007
1,4 millions de familles pour préserver la biodiversité.

  les chasseurs réalisent de nombreuses actions sur le terrain : la gestion des zones humides, les haies, les jachères faune sauvage, le nettoyage des sites.Ils représentent 1,4 millions de personnes en France, sans compter leur famille sympathisante et plus de 80 000 associations, c’est un véritable maillon de notre tissu social en monde rural. Ils sont les forces vives de l’écologie puisque directement concernés par la bonne santé de la flore et de la faune.

  la vision de conservation protectionniste ne permettra pas de maintenir la biodiversité sur le territoire, il faut avoir une vision d’utilisation durable des ressources naturelles.
  L’information réelle sera à long terme plus efficace que la "sensiblerie" largement exploitée, La synergie des actions est la meilleure solution au problème, il faut dialoguer et raisonner sur des données scientifiques avant toutes décisions relatives aux espèces aux modes et dates de chasse.Il faut obtenir l’adhésion à un grand projet commun.
  l’ensemble du territoire national doit pouvoir bénéficier des mesures et des financements, et non pas uniquement certaines espèces remarquables sur des espaces protégés.le déséquilibre qui s’est installé , du fait des activités humaines, nécessite une régulation de certaines espèces prédatrices.

  Afin de contribuer à la sauvegarde des espaces et des espèces sauvages les chasseurs suivent de très nombreuses formations, la connaissance des espèces, les réglementations , la régulation des nuisibles, la préservation mais aussi la création de sites. leur action est permanente, l’expérience acquise sur le terrain est un atout à ne pas négliger. La dégradation de leur environnement ne les laisse pas indifférents, ils en sont hélas les premières victimes.

JP
12/10/2007
Encore un "protecteur qui tue"...
Je suis attéré de lire celà ! Une personne qui prend du plaisir en tuant des animaux va nous parler de protection des espèces ! Les actions des chasseurs en matière de protection de la nature sont de l’ordre de la préservation de leur garde-manger, ou de leur zone de jeux si l’on préfère ! La nature ,ne les interesse que pour avoir quelques cibles à "fliguer" le moment venu. Qui pollue génétiquement les espèces autochtones en procédant à des lâchers clandestins (cochongliers par exemple ?), qui pollue en utilisant du plomb dans ses munitions (saturnisme avéré dans certaines zones françaises..) ? Qui laisse sur place ses étuits de cartouches vides qui mettrons des années à disparaitre ? Qui arpente les forets en 4X4 ..à oui j’oubliais : vous ne chassez pas en voiture, vous vous déplacez...le fusil à portée de main... Allons soyons sèrieux : la gestion de la nature ne doit en aucun cas être laissée à un lobby ! Elle est le lot commun à TOUS les citoyens et à ce titre doit être prise en charge par des organismes de contrôles indépendants, pas comme le soit-disant "observatoire de la faune sauvage", soudoyé par le lobby chasse...Alors côté "informations réelles" vous êtes bien mal placé pour en parler avec des données qui n’ont de scientifiques que le nom ! En ce qui concerne la soit-disant "vision de conservation protectionniste qui ne permettrait pas de maintenir la biodiversité sur le territoire" : montrez donc plus d’humilité Messieurs les némerods devant Dame Nature : la Nature à créée l’homme et ce n’est pas l’inverse ! ! ! ! Concernant le "besoin de régulation" des espèces : apprenez déja le rôles de ces espèces dans la Nature, et vous comprendrez des choses qui à ce jour vous échappent ! Tuer un renard, c’est rendre services aux milliers de mulots qu’ils allait dévorer dans l’année (par exemple...) !
Salmonidés Migrate...
13/10/2007
Continuons dans les généralités...
Votre message est bien affligeant quand vous accusez les chasseurs de polluer génétiquement les espèces autochtones. Alors puisqu’on est dans les généralités, j’aurais préféré que vous citiez toutes les espèces invasives qui sont lâchées par des particuliers (souvent opposés à la chasse !)- citadins ignorant tout de la nature. Ces espèces auront souvent un impact néfaste sur nos écosystèmes (souvent ce sont des espèces résistantes qui d’adaptent bien vite au détriment de nos espèces autochtones, ce qui à terme peut entraîner une baisse de la biodiversité ! ! ! !). Souvent ce sont des animaux provenant d’animaleries et qu’on abandonne avant les vacances ! Je ris.
Association Roanna...
12/10/2007
Gestion forestière et biodiversité

Notre association est opposée au principe de l’"augmentation de la mobilisation des bois" proposée pour la gestion des forêts françaises.

A nos yeux, la mobilité des bois représente une menace pour la biodiversité de nos forêts, contrairement à ce qu’il est évoqué dans le rapport du groupe 2.

D’autre part, cette augmentation signifie une augmentation des routes forestières et de leurs cortège de bruits, une diminution et une dégradation des biotopes forestiers.

Pour le maintien de la biodiversité de nos forêts (les plus riches d’Europe) nous préconnisons :
  L’opération "un printemps sans bruit dans les forêts" : arrêt momentanné de l’exploitation forestière durant cette période de forte activité, productivité de biomasse et de fort intérêt naturaliste.

  Un gestion ECOLOGIQUE et NON ECONOMIQUE des forêts publiques françaises.

cricri
12/10/2007
Biodiversité des rivière francaise de 1er catégorie

Bonjour,

Passionné par la pêche, je suis un francais banal qui en a assez de voir nos rivière de 1er catégorie vidé de leurs vie par faute d’attention des gestionnaires censé s’en occuper.

En france, nous avons (avions ?) des rivières magnifique offrant un potentiel touristique enorme. Source de création d’emploi pérenne et d’economie non negligeable pour les collectivités.

Seulement pour tirer l’ivraie de ce bien que nous avons, il est nécessaire d’en considérer la valeurs sous l’angle de la preservation et non de la destruction.

En effet, voilà des décenies qu’au lieu de protéger et de préserver les milieux, nous considérons qu’il est plus simple et moins polémique de les laisser s’alterer. Ceci est une bonne vision sur le court terme et beaucoup moins bonne sur le long terme.

Tout ceci est la conséquence d’un manque de remise en cause des systèmes. Ceci est vrai dans d’autres domaine. Ici, je m’attache plus particuliérement au système de la gestion de la pêche de 1er categorie en France.

Ce système etablie après guerre avait bien des justification en son temps pour être tel qu’il est : APPMA, Féderation de peche et UNPF (remplacé par l’ONEMA).

Ce système se voulait democratique et local/regional/national et faisant fi de la nature intrinséque des riviére qui elle s’affranchisse des frontière qu’elle quelle soient.

Aujourd’hui on sait tous que ce système ne se justifie plus et pire qu’il est devenu obsoléte. En conséquence, les rivières sont mal géré et au lieu de préserver les souches de poissons (truites en l’occurence) on a aleviné come si la rivière était un distributeur de friandise que l’on remplit lorsqu’il est vide. On aussi totalement occulté la faune et la flore de tous ces cours d’eau. Tous ça est la conséquence d’uns désinvolture typiquement francaise. Cela fait longtemps que le système aurait du être remis en plat en regard des nouvelles connaissance et des nouveau moeurs mais rien ne vient. Tout semble figé.

En conséquence, au fur et à mesure des années qui passe, nos cours d’eau de première catégorie se dégrade de plus en plus et vont finir par mourir. Cela aura des impacts non negligeable car l’eau c’est la vie. Il est où le temps ou l’on pouvait boire l’eau des rivières (je parle de 1er catégorie pas de seconde).

Et pire, ces dernières années, on voit une recrudescence des canons à neige dans les stations de ski. Ces canons a neige utilise des produits pour transformer l’eau en neige et c’est produit pollue les rivières dés leurs sources. A quand le scandale sur la perte de biodivesité que cela induit ?

J’aimerai voir reorganisé la gestion des rivières de 1er catégorie en privilégiant une gestion par bassin versant avec de vrai structures professionnel ayant la capacité (compétence) a effectué leurs missions. Le but étant de réussir a sauvegarder le peu de souche de truites qui nous reste ci el là.

L’orthographe est pas bonne : oui, je suis victime de la méthode globale. ;)

Association Roanna...
12/10/2007
Trame verte en Roannais

Notre association soutien ce concept de trame verte d’autant plus que dans le Roannais (Nord du Département de la Loire 42)aucun espace naturel n’est protégé réglementairement. La réalisation de cette trame verte devrait être parrallèle à la protection effective d’espaces remarquables et d’intéret patrimaniaux. Nous entendons dans " protection effective", une protection contraignante de type réserve naturelle ou site classé ... permettant la survie d’espèces remarquables.

Quelques sites naturels du Roannais devraient retenir l’attention de ce processus de prise en compte de la biodiversité :
  Les tourbières des Monts de la Madeleine et des Bois Noirs (présence d’une sous espèce endémique : le Cuivré de la bistorte, parmi d’autres espèces protégées)

  Les Bords de Loire : ils devraient aussi bénéficier d’une protection forte sur les parties les plus intéressantes (forte richesse écologique) : Lônes de Briennon et de St Pierre la Noaille, Perreux, Mably.

Sillage
12/10/2007
Avis sur les propositions

Point 1 : recréer les corridors écologiques : ok

Point 3 : en parlant d’eau potable, la réglementation européenne dit que l’eau doit être potable à la source. La France la modifiée en disant que l’eau doit être potable au robinet. Il faudrait appliquer la réglementation européenne pour donner plus de force à ces opérations.

Point 4 : au sujet de l’extraction de sable et granulat, je tiens à mentionner une aberration : l’Opération Grand Site Dunaire Gâvres-Quiberon (Bretagne, Morbihan) à été lancé pour restaurer le littoral des 7 communes concernées : celui étant trop dégradé par la surfréquentation. Des millions sont donc engagés (recul de parking, canalisation du public, restauration des milieux pour l’accueil de la faune et flore etc. Et juste en face de se site, en mer, Lafarge à l’intention d’extraire des millions de tonnes de sable ce qui amènera forcément à une érosion de ce littoral déjà très dégradé (de nombreux exemples d’extractions de sable en témoignent ailleurs). 12 000 personnes ont manifestés contre, sans compter ceux qui n’ont pu venir, et l’opération continue sa route (actuellement il y des études du milieux) et l’extraction est prévue pour 2010-2012. Alors si l’Etat veux être logique, qu’il annule ce projet.

Point 5 : privilégier le local : tout à fait normal mais pour ce qui concerne les administrations et collectivité, ce n’est pour le moment pas possible car suivant le Code des Marchés Publics, ce considérer comme une entrave à la libre concurrence : il faudrait changer cela. Pour le bois certifié (FSC, PEFC), 100% pour mais en renforçant les critères des labels car il y a actuellement des dérives. De plus il devrait être donné gratuitement : il n’est pas normal que des exploitant aient à payer un label écologique (écolabel) pour prouver qu’ils respectent l’environnement, tandis que ce qui ne le respectent pas se font encore plus d’argent.

Point 6 : pour respecter cela, il convient d’interdire les OGM en plein air étant donné les disséminations incontrôlables.

Point 7 : pour cela regardez l’aberration que j’ai mentionnée au point 4.

Pourquoi n’est t’il mentionné nul par le problème de pollution lumineuse ? Il est certes peu connu mais il est quand même : la faune comme la flore en souffre car la durée du jour est modifié et leur cycle aussi. Certaines espèces ont disparu des lieux trop éclairés car il ne pouvait se reproduire : la période de reproduction correspondant un une durée du jour plus courte ce qui est infaisable avec l’éclairage urbain qui agit à plusieurs kilomètre en dehors des villes. Nombre d’insecte se font avoir par les lampadaire et y meurent au lieu de vivre leur vie et de se reproduire, les tortue lutte (on est moins concerné là) à la naissance confonde la route éclairé par les lampadaire avec la mer éclairée par le lune. Et la liste est longue...

le 15
12/10/2007
vivre avec la nature

  les chasseurs réalisent de nombreuses actions sur le terrain : la gestion des zones humides, les haies, les jachères faune sauvage, le nettoyage des sites

  les chasseurs représentent 1,4 millions de personnes en France, sans compter leur famille sympathisante, plus de 80 000 associations, c’est un véritable maillon de notre tissu social en monde rural

  la vision de conservation protectionniste ne permettra pas de maintenir la biodiversité sur le territoire, il faut avoir une vision d’utilisation des ressources naturelles

  il faut dialoguer et raisonner sur des données scientifiques avant toute décision relative aux espèces et aux dates de chasse

  l’ensemble du territoire national doit pouvoir bénéficier des mesures et des financements, et non pas uniquement certaines espèces remarquables sur des espaces protégés

  le déséquilibre qui s’est installé du fait des activités humaines entre certaines espèces nécessite une régulation de certaines espèces prédatrices

  les chasseurs suivent de très nombreuses formations, la réglementation existante sur la chasse et la régulation des nuisibles est importante, "on ne fait pas n’importe quoi, tout est encadré"

ferus84
12/10/2007
Biodiversité et agriculture : espèces inutiles ?
Il faut protéger la biodiversité dans son ensemble, fait d’espèces coexistant en harmonie dans leur milieu. Parfois et même souvent, cela va se télescoper avec les activités humaines et particulièrement avec l’agriculture. J’ai fait des études agricoles et malgré tout il reste encore toujours ce fond de productivisme défendu par la fnsea et que l’homme doit dompter la nature. Trop de pesticides=>plus d’abeilles=>plus de pollinisation=>perte de biodiversité. De même, le syndicalisme agricole dominant(écrasant !) a fait passer un manifeste contre les loups, ours et autres lynx en zones d’élevage :autrement dit l’éradication pur et simple de ces espèces. La France est toujours donneuse de leçons pour les autres pays : regardez ces africains qui ne protègent pas leurs lions ou ces indiens avec leurs tigres ! Mais la moindre des choses , ce n’est pas de décréter que telle ou telle espèce est utile, au nom de quoi d’ailleurs, de son interaction avec les activités humaines. Mais toutes les espèces auront un jour ou l’autre fait des dégats :sangliers, chevreuils, lapins, pies... Les italiens dont on se gausse souvent ont réussi la cohabitation loups-élevage, même si tout n’est pas parfait :la seule voie possible est cette cohabitation avec les moyens efficaces(pas à 100%)mais pas d’éliminer systématiquement ce qui pourrait nous gêner. Des éleveurs ont moins de dégâts des qu’ils utilisent ces moyens(parcs, chiens, présence humaine, parfois tirs d’effarouchemt) La France a une biodiversité qu’il convient de protéger d’une manière urgente.
olivier
12/10/2007
Diversifer les paysages agricoles
Les grandes plaines agricoles du nord de la France n’offrent plus beaucoup de diversités que ce soit au niveau du paysage, de la faune ou de la flore. Elles sont composées d’immenses champs et sont arrosées, sans relache, année après année, par des produits phytosanitaires, dangereux pour toute espèce vivante. Les moindres bosquets, étangs, zones humides ont été détruits au profit d’une agriculture expansive. Seuls quelques passionnés, tels les chasseurs, ont su, malgré les critiques, préserver quelques ilôts. Il faut donc donner la possibilité aux activités annexes de la nature (chasse, pèche, randonnée, quad, cross, vtt, équitation ...) les moyens, actuellement spoliés par les agriculteurs via la Safer, d’aquérir des terres afin de leur redonner une âme. Ce message n’est pas dirigé contre les agriculteurs qui ne font que leur métier et qui préféreraient, pour la plupart, travailler dans un environnement sain. Cependant, je pense que la terre (au sens agricole du terme) est trop mis à mal pour en laisser la gestion qu’à une frange de la population qui ne la considère plus que d’un point de vue économique. Et de grace, ne donner pas une partie de cette gestion, à l’état, il y a assez de personnes compétentes et de bonne volonté dans le privé.
jojo
12/10/2007
realité
  les chasseurs réalisent de nombreuses actions sur le terrain : la gestion des zones humides, les haies, les jachères faune sauvage, le nettoyage des sites
  les chasseurs représentent 1,4 millions de personnes en France, sans compter leur famille sympathisante, plus de 80 000 associations, c’est un véritable maillon de notre tissu social en monde rural -la vision de conservation protectionniste ne permettra pas de maintenir la biodiversité sur le territoire, il faut avoir une vision d’utilisation durable des ressources naturelles
  il faut dialoguer et raisonner sur des données scientifiques avant toute décision relative aux espèces et aux dates de chasse -l’ensemble du territoire national doit pouvoir bénéficier des mesures et des financements, et non pas uniquement certaines espèces remarquables sur des espaces protégés -le déséquilibre qui s’est installé entre certaines espèces, du fait des activités humaines, nécessite une régulation de certaines espèces prédatrices -les chasseurs suivent de très nombreuses formations, la réglementation existante sur la chasse et la régulation des nuisibles est importante, "on ne fait pas n’importe quoi, tout est encadré"
opale
12/10/2007
Maintenir un tissu rural vivant et diversifié pour stopper la biodiversité

Abandonner les terres, laisser les espaces en "déprise", c’est l’assurance d’une fermeture des milieux, d’une uniformisation des paysages qui NE SONT PAS favorables à la biodiversité. Dans des espaces "abandonnés", non entretenus, quelques espèces animales prédominent et les autres n’ont plus qu’à disparaître !

Les acteurs du monde rural, par leurs différentes activités, contribuent à maintenir la biodiversité, en entretenant la diversité des milieux.

Les chasseurs représentent 1,4 millions de personnes en France, sans compter leur famille symathisante. Ils sont regroupés en 80.000 associations qui sont tous les jours sur le terrain, dans les territoires ruraux, à les entretenir, à les faire vivre.

Au même titre que d’autres acteurs, ils constituent un véritable maillon de notre tissu social en monde rural

sof51
12/10/2007
Chasse et utilité - Chasse et bon sens
  la vision de conservation protectionniste ne permettra pas de maintenir la biodiversité sur le territoire, il faut avoir une vision d’utilisation durable des ressources naturelles
  il faut dialoguer et raisonner sur des données scientifiques avant toute décision relative aux espèces et aux dates de chasse
opale
12/10/2007
Maintenir un équilibre entre les espèces animales

La cohabitation homme-animaux provoque forcément des mouvements dans les populations des différentes espèces animales. L’homme agit sur ces équilibres et les déplace.

Nous en arrivons à ce que certaines espèces soient en déséquilibre, et pas seulement dans le sens d’une disparition ! Certaines en viennent à être trop nombreuses, à exercer une pression négative sur d’autres espèces, compromettant elles-mêmes la biodiversité.

Maintenir un équilibre entre les espèces, c’est aussi devoir en réguler certaines. La chasse joue ce rôle et, dans certains cas, la régulation des espèces en surnombre, alors considérées comme nuisibles, doit faire appel aux activités cynégétiques et au piégeage, par des gens qui, rappelons-le, sont formés et contrôlés !

labous29
12/10/2007
Relacher la pression sur le littoral et zones humaines

Le littoral est actuellement un milieu qui subit des pressions incompatibles avec la préservation d’espèces sensibles.

Il faudrait prévoir des shémas d’utilisation de l’espace qui permettent de soustraire des zones aux activité perturbantes.

Parmis ces activités, citons :

  le jetski

  le kit surf

  la chasse aux oiseaux d’eaux.

Il faudrait limiter la chasse aux oiseaux d’eau au canard colvert. Il faudrait protéger l’ensemble des limicoles. Il faudrait inciter les collectivité locales à recréer des milieux naturels (mares, stations de lagunage, zones inondables, marais de décantations), totalement soustraites aux activités humaines et à grande échelles Si chaque commune crée 3 mares sur son territoires, plus de 100 000 mares peuvent voir le jour en France.

jmax
12/10/2007
Maintien des Zones Humides

Il est nécessaire à l’heure actuelle d’aider financièrement les personnes désirant sauver (ou qui s’occupe actuellement) les zones humides française (perte de 70% en 50 ans !).

Pourquoi ne pas penser à des réductions d’impôts, ou autres aides, à distribuer aux gens qui maintiennent ces zones ? je penses particulièrement aux chasseurs, sans qui, le peu de zone humide restante seraient vite devenues des champs de maïs ou peupleraies.

Les chasseurs ont un rôle ultra important dans ce domaine. Certes le maintien de ces zones est fait pour chasser, mais sans eux toute les espèces qui fréquentes leurs marais auraient disparues de nos contrés, et leur population seraient en mauvais état.

Bénédicte
12/10/2007
n’oublions pas l’importance des chasseurs
Par nos 1.4 millions de chasseurs et leurs actions sur le terrain, ils tiennent une place inportante grace à leur proximité : la gestion et l’aménagement de diverses zones( type haies, jachères faune sauvage,zones humides, nettoyage des sites) L’aide apporté au maintient de la biodiversité avec la ré-introduction sur le long therme de petit gibier ou autres espèces....avec suivi( participations aux comptage, à la récolte de données scientifiques pour les services techniques des fédérations)tout ça afin de raisonner et dialoguer en bonne intelligence, de réguler certaines espèces prédatrices du fait de déséquilibre installé par des activités humaines entre les espèces. Nombreux d’entre eux suivent des formations, par le biai des associations aussi diverses que varièes comme les piégeurs, les gardes-particuliers,....,associations des diverses modes chasses (arc, petit bigier, bécassiers, grand gibier, chasse à cour.....)Tous bénévoles pour la plus part, un vrai tissu social du monde rural.mais de plus"ils ne font pas n’importe quoi, tout est encadré" et beaucoup de chose existe. Pour finir,c’est l’ensemble du territoire national qui doit pouvoir bénéficier des mesures et des finances, et non pas uniquement certaines espèces remarquables sur des espaces protégés, le tout afin de continuer le travail déjà encours, le renforcer et l’améloirer.
Captain
12/10/2007
Préserver et reconquérir la qualité des rivières

Préserver la biodiversité, c’est aussi protéger et assurer l’avenir des espèces de poissons autochtones présentes dans les rivières.

Préserver les ressources naturelles, c’est entre autre retrouver ou maintenir une bonne quelité des eaux de surface.

Pour parvenir à ces objectifs, je propose quelques pistes de travail qui se divisent en grands thèmes :

1 - Lutter contre les pollutions diffuses d’origine agricole :

Céder à la pression lobbyiste du monde agricole et désigner clairement les principaux responsables de la dégradation de la qualité de l’eau : les agriculteurs productivistes.

Renforcer la législation sur les pollutions agricoles diffuses, notamment en instaurant au plus vite le principe pollueur-payeur qui est imposé depuis longtemps aux collectivités et aux industriels.

Replanter des haies sur les bassins versants et des ripisylves en bordure de rivière pour limiter l’érosion des sols et les apports de polluants par ruissellement.

Interdire la rénovation des systèmes de drainage existants et interdire le drainage de nouvelles parcelles.

2 - Restaurer la qualité physique des cours d’eau

S’engager massivement dans la restauration morphologique voire la renaturation complète des rivières, notamment celles à fort potentiel salmonicole.

3 - Améliorer la continuité des rivières

Procéder progressivement à l’arasement de tous les ouvrages dont l’usage n’est pas avéré.

Imposer la mise en place de passes à poissons fonctionnelles, avec obligation de résultats, sur tous les ouvrages transversaux dont l’usage est avéré.

4 - Restaurer le régime hydrologique naturel des rivières

Engager une diminution des prélèvements pour l’irrigation, notamment en période d’étiage des rivières.

Oeuvrer pour la reconquête des zones humides, qui participent à l’équilibre hydrologique des cours d’eau.

Interdire la rénovation des systèmes de drainage existants et interdire le drainage de nouvelles parcelles.

Interdire l’installation de nouvelles centrales de production d’hydroélectricité sur les cours d’eau à fort potentiel salmonicole.

Augmenter le débit réservé des rivières et limiter les fortes variations hydrologiques dues aux éclusées.

5 - Limiter les effets de l’activité halieutique sur les populations de poissons autochtones menacées (Truite fario, Brochet...)

Mettre en place des quotas de prélèvements stricts.

Mettre en place une réglementation permettant de préserver les individus ne s’étant pas reproduits au moins une fois mais aussi les meilleurs géniteurs (la taille de ces poissons étant à définir par bassin versant).

Faciliter l’accès et la mise en place de parcours de graciation intégrale des poissons.

Mettre en place une police de la pêche permettant de contrôler fréquemment les pêcheurs.

C.Dunoyer
12/10/2007
Préserver aussi la biodiversité "ordinaire"

l’ensemble du territoire national doit pouvoir bénéficier des mesures et des financements, et non pas uniquement certaines espèces remarquables sur des espaces protégés.

La biodiversité "ordinaire" est tout aussi menacée par les activités humaines et elle constitue notre cadre essentiel de vie.

Pour stopper cette perte de biodiversité là, il faut sans cesse mener des actions de terrain : gestion des zones humides, plantation de haies, jachères faune sauvage, nettoyage des sites : autant de choses que les chasseurs réalisent partout sur le territoire rural.

Hervé
12/10/2007
La chasse est le moteur du respect de l’équilibre de la biodiversité !

les chasseurs réalisent de nombreuses actions sur le terrain : la gestion des zones humides, les haies, les jachères faune sauvage, le nettoyage des sites
  les chasseurs représentent 1,4 millions de personnes en France, sans compter leur famille sympathisante, plus de 80 000 associations, c’est un véritable maillon de notre tissu social en monde rural -la vision de conservation protectionniste ne permettra pas de maintenir la biodiversité sur le territoire, il faut avoir une vision d’utilisation des ressources naturelles
  il faut dialoguer et raisonner sur des données scientifiques avant toute décision relative aux espèces et aux dates de chasse -l’ensemble du territoire national doit pouvoir bénéficier des mesures et des financements, et non pas uniquement certaines espèces remarquables sur des espaces protégés -le déséquilibre qui s’est installé du fait des activités humaines entre certaines espèces nécessite une régulation de certaines espèces prédatrices -les chasseurs suivent de très nombreuses formations, la réglementation existante sur le chasse et la régulation des nuisibles est importante, "on ne fait pas n’importe quoi, tout est encadré"

groupe "Démocratie et gouvernance", sous-thème institutions -la chasse est très bien structuré en France, les missions réalisées par les Fédérations des chasseurs sont importantes, certaines sont des missions de service public (délivrance du permis de chasser, formation à l’examen du permis de chasser, indemnisation des dégâts de gibier) -les Fédérations des chasseurs réalisent de très nombreuses formations et sensibilisation à l’environnement, ce rôle doit être reconnu -l’argent des chasseurs payé à travers la redevance du permis de chasser doit rester dans le domaine de la biodiversité et ne doit pas être reversée dans d’autres secteurs (eau, pollution de l’air, du sol...)

Edouard le bouquin
12/10/2007
Biodiversité, agriculture et évolution des espèces

Je voudrai apporter mon expérience personelle quand à l’influence de l’agriculture sur la biodiversité. Je suis viticulteur amoureux de la nature et je pratique le désherbage chimique depuis les années 70 (Ouh là, je vais en faire hurler !). Je peux témoigner que quand je manque mon intervention, ou que quand je laisse reposer mon terrain entre arrachage et replantation, les herbes,(que j’appelle mauvaises dans ce cas )reviennent au grand galop, celles présentent naturellement en 1970 et qui ne sont donc pas éradiquées, avec en plus de nouvelles qui apparaissent. Cela me conforte dans mon idée qui est de penser que les especes évoluent, certaines disparaissent, d’autres sont découvertes, c’est tout simplement l’évolution des especes influencée par les les évenements entourant notre planète. La conservation de la biodiversité est une utopie dans ce cas, il n’y a plus de dinosaures sur la planète, et je peux dire heureusement pour nous. Arretons cette crise du regard permanent sur le passé,préparons un avenir dynamique et respectueux de l’environnement sans tomber dans le ridicule du retour à l’époque des cavernes. Au fait sera on taxé si on s’habille avec des peaux de bêtes ?

Edouard le bouquin.

Peggy
12/10/2007
protection des Sols et de leur biodiversité

Quand on parle de biodiversité, il ne faut pas oublier les sols.

Un projet de directive cadre sur les sols va bientôt être soumis au parlement européen. La directive conduira les gouvernements à protéger leurs sols et à suivre leur évolution au cours du temps. Il est important que ce projet soit accepté pour que les sols et la biodiversité qu’ils contiennent soient mieux protégés.

dany
12/10/2007
COMBIEN DE TEMPS AVONS NOUS ?
Aliments de l’homme L’homme sait user en maître de sa puissance sur les animaux, il a choisi ceux dont la chair flatte son goût, il en a fait des esclaves domestiques, il les a multiplié plus que la nature ne l’aurait fait, il en a formé des troupeaux nombreux, et par les soins qu’il prend de les faire naître ,il semble avoir acquis le droit de les immoler ;mais il étend ce droit bien au-delà de ses besoins,car indépendamment de ces espèces qu’il s’est assujetties et dont il dispose à son gré, il fait aussi la guerre aux animaux sauvages, aux oiseaux, aux poissons, il ne se borne pas même à ceux du climat qu’il habite, il va chercher au loin, et jusqu’au milieu des mers, de nouveaux mets, et la nature entière semble suffire à peine à son intempérance et à l’inconstante variété de ses appétits. L’homme consomme, engloutit lui seul plus de chair que tous les animaux ensemble n’en dévorent, il est donc le plus grand destructeur et c’est plus par abus que par nécessité ; au lieu de jouir modérément des biens qui lui sont offerts, au lieu de les dispenser avec équité, au lieu de réparer à mesure qu’il détruit, de renouveler lorsqu’il anéantit, l’homme riche met toute sa gloire à consommer, toute sa grandeur à perdre en un jour à sa table plus de biens qu’il n’en faudrait pour faire subsister plusieurs familles, il abuse également et des animaux et des hommes dont le reste demeure affamé, languit dans la misère et ne travaille que pour satisfaire à l’appétit de cet homme , qui détruisant les autres par la disette, se détruit lui-même par les excès. Aliments de l’Homme Extrait des oeuvres de BUFFON texte de 1751 à méditer
Pierre Brunet
11/10/2007
N’oublions pas l’environnement nocturne.

La nuit, c’est la moitié de la vie, de la biodiversité.

En quelques dizaines d’années, à force d’éclairages extérieurs toujours plus nombreux et puissants, l’Homme a transformé la nuit en crépuscule artificiel permanent. Et la tendance est sur une croissance exponentielle.

L’habitat des espèces nocturnes est ainsi détruit très rapidement.

Parfois même, ce sont des sites naturels qui sont intentionnellement mis en lumière : falaises d’Etretat, la chapelle Saint Michel d’Aiguilhe du Puy-en-Velay, falaises des Mées, falaises de Millau,... la liste est très longue.

L’éclairage extérieur, l’éclairage public, ne doivent plus répondre aux seuls critères photométriques (confort de la vision), mais doivent intégrer des critères environnementaux : éclairer seulement où il faut, seulement quand il faut, avec la juste puissance nécessaire, avec le soucis de minimiser et réduire notre impact sur l’environnement nocturne (pollution lumineuse).

Philippe Bobrie / ...
11/10/2007
Sous-développement durable ?

Dans la définition du Développement Durable : « répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », on oublie le plus souvent la première partie de la proposition.

Les besoins immédiats de la Guyane sont immenses, notamment en matière économique et sociale alors que le taux de chômage frise les 30 % et que le PIB par tête est réduit à la moitié de celui d’un Européen. Ne pas y répondre conduira non seulement à une explosion sociale, mais aussi à la désorganisation de l’économie locale, avec un secteur informel en pleine expansion. Or, il est constant qu’une économie désorganisée, informelle en grand partie, est un facteur de dommages chroniques et importants pour l’état de l’environnement.

La Guyane a donc besoin de projets industriels d’envergure et structurants, et celui de CBJ Caïman est l’un d’eux.

Ses retombées en termes d’activités, d’emplois, d’économie et de fiscalité locales sont substantielles, comme l’a amplement démontré une expertise indépendante.

En terme de protection de l’environnement, il est soumis à une posture et une réglementation nationales qui ne sont pas spécialement réputées pour leur laxisme : la récente création d’un parc naturel couvrant une proportion record de 40 % du territoire de la Guyane en est une bonne illustration.

L’agitation autour du projet, et les tentatives de sa diabolisation, vont à l’encontre des intérêts fondamentaux de la Guyane et des Guyanais.

Georges PATIENT, C...
11/10/2007
oui au décollage économique de la guyane avec CAMP CAIMAN
J’ai travaillé en qualité de consultant durant plus de 4 mois sur les retombées économiques du projet CAMP CAIMAN . Tous les documents nécessaires à à une analyse objective n’ont été faite dans la plus grande transparence. Aussi fort de mes expériences diverses et compétences dans ce domaine, je suis certain que ce projet contribuera grandement au décollage économique tant attendu de la Guyane (voir le rapport que j’ai rédigé sur ce sujet). Je soutiens fortement ce projet et demande à tout ses détracteurs de l’examiner avec une plus grande objectivité notamment dans ses aspects environnementaux : Toutes les dispositions ont en effet eté prises pour le projet réponde à l’ensemble des normes en vigeur. Soutient économique et aussi politique en ma qualité de Maire de la Commune de Mana
GRENOUILLE EN COLE...
12/10/2007
Retombées fracassantes ! ! ! !
Monsieur, Je viens de prendre connaissance de votre message. Je suis ébahie d’horreur ! ! ! Vous savez que la Guyane est petite et que tout ce sait ! ! ! ! Monsieur, soyez guyanais, protégez votre nature et votre sous-sol. Ne la vendez pas à des personnes imcompétentes en matière de protection de la nature. Comment vont-ils replanter des arbres qui datent de plusieurs siècles, comment vont ils traiter l’eau où nagent les poissons que vous consommez ! ! ! ! Comment vont ils remplacer les millions d’étres vivants detruits par la déforestation ? ? ? ? ? Vous parlez de retombées économiques : C’est un véritable pillage économique : chaque kilo d’or extrait ( cours mondial = 15 000 €) rapportera à la GUYANE 54 € ! ! ! ! Un pillage aux frais des contribuables : une défiscalisation de 28 millions € injustifiée car n’appartient pas au développpement durable de la Loi Girardin, EXONERATION DE TAXES.....en plus, pénalités européennes à prévoir par tonne de CO2 produites en surplus du quota attribué à la France.
Flo de Kaw
12/10/2007
Examinons les chiffres rapidement

Avec ses 20 000 demandeurs d’emploi, il faudrait 69 projets destructeurs comme Cambior (qui ne propose que 289 "emplois locaux") pour résorber le chômage de Guyane. En outre, dans ses derniers chiffres l’ANPE avance que près de 2 600 emplois ne trouvent pas preneur. S’il y a une crise en Guyane, c’est celle des motivations !

Comme vous ne manquez pas d’éloge à votre égard et à celui de votre travail, je vous ferais humblement remarquer que votre rapport comportait de nombreuses incohérences. La plus grosse étant celle-ci : vous présentiez la masse brute salariale, c’est à dire salaire brut plus charges patronales, comme étant le salaire net à dépenser par les employés en Guyane ! Le moindre employé qui a regardé sa fiche de paie pourra constater qu’il ne lui reste que la moitié de ce qu’il coûte à l’entreprise ...

Votre rapport dans sa totalité ne m’a pas convaincu ; vu de mes 20 années dans la gestion. Cambior coûte plus cher à la collectivité qu’elle ne rapporte en "cadeaux fiscaux" et autres exonérations.

Raphaël
11/10/2007
Les rivières ne doivent pas être les grandes oubliées...

Le retour à la bonne qualité des eaux de surface et au bon état écologique des rivières nous concerne tous, de près ou de loin, qu’il s’agisse de santé publique, d’économie, de loisirs, au bout du compte, la note va être de plus en plus salée si on ne renverse pas la tendance immédiatement :

  je suis contraint de boire de l’eau en bouteille, le robinet me fournissant des nitrates et des pesticides (et encore on est au courant que des polluants qui ont effectivement été recherchés ! !). Donc, on fait venir au prix fort de l’eau (traitement, emballage, transport), là où elle abonde. C’est un non sens.

  les pratiques agricoles préconisées par les agronomes des années "PAC" sont d’un illogisme déconcertant : on draine pour évacuer l’eau et on irrigue les mêmes surfaces où l’eau n’est donc plus retenue. Donc on pompe encore plus vite le peu qu’il reste, asséchant marais, nappes, sources et rivières où les polluants se retrouvent encore plus concentrés. Encore une aberation. Chez moi (région centre), l’eau s’écoule trois fois plus vite qu’il y a quarante ans ; alors qu’on en a le plus besoin on l’évacue... Plus de haies, plus de zones humides mais des aménagements contradictoires avec les besoins.

  la biodiversité est donc directement concernée : assèchement et envasement des frayères (notamment des truites et autres poissons sensibles comme le brochet), disparition des insectes aquatiques (savez- vous que si certaines éphémères ont été appelée "manne", c’est parce qu’elles étaient si abondantes qu’on s’en servait autrefois d’engrais ?), disparition des amphibiens, donc disparition de fait de la chaîne alimentaire.

  les poissons migrateurs se sont fait évincés de l’Hexagone, sacrifiés essentiellement sur l’autel de l’hydro-électricité. Ces barrages ne sont pas une source d’énergie verte, il faut cesser avec cette hypocrisie ! Rétention des sédiments, réchauffement et eutrophisation des eaux, marnages incohérents sur les rivières (Haut Allier, Dordogne, rivières alpines et pyréneennes)mettant en péril certaines espèces, en rejetant les juvéniles sur les berges, diminuant la surface habitable, etc... Revenons au saumon atlantique, qui génère de part le monde des sommes colossales sur la base du tourisme pêche (Islande, Russie, Norvège, Irlande, Québec). Les stocks européens ont redressé la tête partout où l’animal est encore présent, sauf en France ! C’est pourquoi, le barrage de Poutès doit disparaître (prive le poisson de 80 km de frayères, cause à lui seul de la chute de 80% du stock), celui de Vichy entièrement repensé (ralentit la migration de un mois). Sur d’autre rivières, le régime hydraulique, artificialisé, doit être redéfini (Dordogne, Gaves...), la pêche au filet en estuaire de ce poisson doit être bannie, comme ailleurs.

La faune aquatique doit bénéficier des mesures nécessaires à sa survie : les éléments qui y vivent nous indiquent le degré de qualité du milieu. Et donc l’usage que nous pouvons en faire, nous humains.

C V A
11/10/2007
Pour une meilleure qualité des eaux de surface

Bonjour,

Correspondante de presse pendant 8 ans en Espagne, je pense qu’il y a de bonnes idées à reprendre de la politique de l’eau mise en place par la ministre de l’environnement espagnole, Cristina Narbona. L’Espagne est constituée de régions autonomes (comme les Lander allemands) et auparavant, les confédérations hydrographiques travaillaient sur la partie de fleuve et rivières passant sur leur territoire, mais sans accorder nécessairement leurs actions avec la confédération hydrographique de la région suivante, travaillant sur le meme fleuve, si celui-ci traverse plusieurs régions. Une nouvelle organisation a été mise en place, par BASSIN VERSANT permettant de rationaliser les actions (par exemple, pour l’irrigation ou la construction de step) en évitant les doublons ou les absence d’actions le cas échéant. Travailler en bassin versant permet aussi d’avoir une vision d’ensemble des investissements économiques pouvant favoriser l’amélioration de l’état de l’eau (exemple : si trop de nitrates, créer une zone de culture bio sur la surface de captage) et pourquoi pas créer de nouveau emplois, avec l’installation, par exemple, de producteurs de poissons bio en amont des rivières, permettant de développer des zones rurales sans compromettre la qualité de l’eau.

Phil
11/10/2007
Zones naturelles "mitées" par les autoroutes

Il faudrait peut-etre comprendre que la construction de toujours plus d’autoroutes ne réduira pas -au contraire - les problèmes de circulation, mais qu’en revanche elle contribue à affaiblir les espèces animales et végétales "communes" (petit et grand gibier par exemple).

Il n’est pas trop tard !

écolo humaniste
11/10/2007
Une atteinte à la biodiversité domestique : la non-vaccination contre la fièvre aphteuse et la grippe aviaire

Dans tous les pays de l’Union européenne, une immense majorité de l’opinion publique a été choquée par les honteux massacres de millions d’animaux liés à la lutte contre la fièvre aphteuse et l’influenza aviaire. A priori, seule la vaccination permettrait d’éviter qu’ils ne se reproduisent.

Il est toutefois des maladies pour lesquelles la vaccination est couramment pratiquée, mais sans être accessible à tous les éleveurs, spécialement les éleveurs d’espèces rares ou de races anciennes, parce qu’il n’existe pas de vaccins disponibles en petits nombres de doses (1, 10 ou 50 doses) et qu’il s’agit d’élevages à petits effectifs. En effet, les fabricants produisent uniquement des vaccins par 1000 doses pour les élevages industriels. Le coût de dépôt d’un nouveau dossier d’AMM - plusieurs centaines de milliers d’euros - les dissuade évidemment de remédier à cette situation. La dispense de dépôt d’un nouveau dossier d’AMM pour changer le dosage et des incitations financières pourraient permettre au fabricants de produire des vaccins à petits dosages permettant aux particuliers de protéger la santé de leurs animaux. Protéger la santé des animaux et l’élément premier d’une politique de bien-traitance animale bien pensée. Les races anciennes et rares sont un élément important de la biodiversité domestique et un élément de notre patrimoine historique et culturel. Faute de vaccination, si de nouveaux "massacres préventifs" recommencent, nos enfants et petits-enfants ne les connaîtront jamais.

arno
11/10/2007
La diversité dans notre environnement proche

La préservation de la biodiversité ne concerne pas que des environnements lointains ou exceptionnels. Elle nous touche tous dans notre environnement proche, ce que le resumé ci-dessus synthétise bien.

En particulier concernant les zones humides, les communes francaises gagneraient à comprendre que celles-ci sont bénéfiques de par la diversité végétale et animale qu’elles apportent , mais aussi grace à leur effet régulateur.

Il en est de même en milieu marin et en milieu forestier-agricole : les réserves marines (ou récifs artificiels immergés, qui jouent le même rôle, voire un role plus efficace encore) contribuent à structurer une ressource halieutique riche et moins fragile ; de même une continuité des zones naturelles (trame verte) contribuera à augmenter la résistance d’un certain nombre d’espèces aux contraintes imposées par les activités humaines.

Pour ces trois thèmes - zones humides, trame verte, et réserves marines - il est fondamental de prendre conscience de l’importance que cela peut avoir de les favoriser et de l’urgence à le faire. En effet la plupart des grands aménagements (autoroutes, immobilier, ...) sont irreversibles.

ludwig4807
11/10/2007
revoir l’amenagement du territoire : halte aux gaspillages des espaces

Il faut revoir completement notre modele societal : le modele de developpement du residentiel à l’americaine (et eux on l’excuse d’avoir encore la place) n’est pas viable. Les villes se sont etalées de 40 % pour gagner 10 % de population.

Agir sur les deux aspects : rendre le gaspillage plus difficile en donnant une vrai valeur aux espaces naturels et agricoles qui se font grignoter par ce residentiel. Eviter le gaspillage de logements en renovant tout le bati ancien et en taxant à mort les residences secondaires, tertiaires, ...

Chacun a droit à un logement qui doit etre financierement d’accès facile, comme tous les besoins primordiaux, et ceux qui veulent plus doivent le payer tres chers. (ce qui permettrait d’equilibrer).

Parallelement le mode d’agriculture que nous pratiquons n’est pas durables : il gaspille nos ressources et nos paysages. Il faut repasser à des alternatives. (les modeles existent et ont déjà fait leur preuve). Pour valoriser une agriculture différente il faut internaliser l’ensemble des couts environnementaux. Le porc breton pollue les nappes phreatiques à couts de subvention d’état, et ce sont les consommateurs qui trinquent et payent le traitement de l’eau : tout cela non pas pour nourrir la planete mais faire crever de faim les gens qui dependent d’approvisionnnement en cereales bouffés par nos animaux d’élevage ! La viande est un luxe inutile au niveau santé qui doit se payer tres cher.

Gilles
11/10/2007
Lutter contre le déboisement et la perte de la biodiversité

Il semble qu’il y ait une conscience politique qui souvent s’arrête au niveau du discours. Le déboisement dans les régions outremer est un véritable souci et les moyens mis en oeuvre pour freiner ce péril semblent dérisoires.

En Guyane il semble inconcevable, alors que les recherches, tant sur les problématiques climatiques que concernant la biodiversité, tendent vers la préservation de la forêt, que des projets aurifères voient le jour et que les rivières continuent d’être polluées notamment par du mercure, empoisonnant toutes vies.

En Guadeloupe, les derniers boisement xéro mésophiles sont menacés par une urbanisation non contrôlée et, dans une zone privilégiée de la Grande Terre, les Grands Fonds, sanctuaire de la biodiversité, les carrières de tufs fleurissent en absence de schéma départemental de carrière.

Il apparaît donc que l’application de la législation, code rural, code de l’environnement permettrait déja de freiner les abus. Pour cette application des moyens humains sont necéssaires. Il s’agit comme même de la survie de notre planête.

fly.only
11/10/2007
Et nos pauvres truites...

Il existe en France des souches de truites remarquables. Certaines, qualifiées d’ancestrales sont en place depuis longtemps mais elles sont grandement menacées (truite ancestrale corse ou macrostigma par exemple).

1) par le réchauffement climatique (j’espère que les mesures qui naitront de ce grenelle pourront y pallier)

2) par la dégradation de leur habitat (contruction de barrage, recalibrages de cours d’eau, lutte contre les innondations...)

3) par le manque d’eau (débits réservés ridicules, pompages trop importants, réchauffement estival, concentration des polluants...)

4) par la pollution des eaux (eutrophisation liée aux engrais, apauvrissement de la faune par les pesticides, moins de proies, moins de nourriture...)

5) par une gestion désatreuse par les pêcheurs. Les prélèvements sont ubuesques (jusqu’à 10 truites par pêcheur et par jour), les mailles sont inadaptées (aucune protestion des meilleurs géniteurs qui sont ciblés par les pêcheurs, tailles légales de capture ne respectant pas l’âge de la première reproduction). L’emploi des appats naturels fait courrir de grands risques au poisson n’ayant pas atteint la taille légale (30% de mortalité après remise à l’eau). Les controles de la garderie sont inexistants et cela va encore empirer avec la création de l’ONEMA dont la mission ne sera plus de faire de la police de la pêche programmée.

La situation est donc critique pour nos chères truites. Les moyens de les sauver existent. Voilà un beau thème transversal pour limiter la perte de biodiversité chez nous : préserver ou restaurer les milieux, lutter contre les pollutions, garantir une eau de qualité et en quantité et pour finir, gérer l’exploitation de ces populations de manière bien plus rationnelle qu’actuellement avec parcours nokill, leurres artificiels, quotas journaliers à un ou deux poissons et tailles de capture adaptées à la reproduction des poissons ou protégeant les meilleurs géniteurs.

biodiversité
11/10/2007
la reconquête de la biodiversité se fera tous ensembles
le principe de la Trame Verte semble une idée intéressante pour associer sur un même territoire l’ensemble des acteurs ayant un impact ( positif ou négatif) sur la biodiversité et les experts ( et non pas les théoriciens de l’écologie ou les extrémistes de tout bord) . Cela veut dire les agriculteurs, les collectivités locales, la DDE ( bord de route) ,les techniciens agricoles, les apiculteurs, les chasseurs ,les parcs régionaux,les Agences de l’Eau, les industriels bref tous ceux qui sont prêts déjà à comprendre les besoins et les contraintes des autres acteurs du territoire. Il faut apprendre à se connaitre avant de construire ensembles . C’est d’ailleurs l’esprit du Grenelle mais quand je vois que cette Trame Verte peut évoluer vers une "infracstructure opposable ( non consensuel)" alors je me dit que les gens qui ont ecrit cette phrase veulent imposer leur point de vue par la force , ce qui n’a jamais marché . L’initiative du Réseau Biodiversité pour les Abeilles qui réunit apiculteurs, agriculteurs, entreprises semble être un bon exemple. En semant des fleurs riches en pollen de qualité pour les abeilles, ils contribuent ENSEMBLE a résoudre le probléme de mortalité des abeilles et des insectes sauvages.
Véronique d’...
11/10/2007
Biodiversité agricole : redonner au paysan la propriété de la semence
La biodiversité "ordinaire" c’est à dire celle de notre alimentation est menacée par les règles actuelles de production de semences (végétales et animales) qui obligent à une sélection sur l’homogénéité de la variété et son "l’amélioration" : deux critères qui ne correspondent pas à la préservation de nombreuses variétés agricoles. L’homogénéité ne peut pas être garantie quand justement on veut une grande diversité : ce n’est pas grave si la variété "varie" du nord au sud, de l’ombre au soleil...elle s’adapte justement, donc la garder dans un carcan définie la tue. L’amélioration : quels critères sont donnés pour "améliorer" ? Plus de rendement ? plus de résistance aux herbicides ? Une bonne réaction aux engrais ? aux parasites ? Aucune sélection n’est faite pour sélectionner des cultures ou races animales adaptées à l’agriculture biologique. Une variété ou race de pays n’apportera peut-être pas d’amélioration au sens officiel mais elle apporte de la diversité, de la couleur, et d’autres qualités souvent inconnue à ce jour. Au nom de ces deux critères, les firmes semencières ont pris le monopole de la semence alors que ce sont les paysans qui depuis des siècles et des siècles ont façonné ces variétés et savent faire pour garder, entretenir et sélectionner suivant leur propre critère des milliers de variétés qui sont en train de disparaitre faute d’être "inscrites au catalogue officiel". Il faut donc libérer, assouplir d’urgence les règles d’obtention de variété, faire confiance aux agriculteurs et s’appuyer sur des réseaux en création comme celui de "semences paysannes".
Claudie
11/10/2007
L’or maudit de Guyane

J’appuie fortement les proposition d’éradiquer l’orpaillage illégal en Guyane. L’Etat n’a pas su considérer à temps le problème, et on se trouve dans une situation de non-droit, d’insécurité et d’atteintes à l’environnement insupportables. Il sera probablement difficile de lutter contre les orpailleurs, nombreux, organisés, et disposant de moyens humains et financiers importants.

D’autre part, le projet minier de la Montagne de Kaw doit effectivement être abandonné, car il s’agit d’un bel exemple de projet de développement non durable, sans retmbées économiques pour les populations locales.

Gihel
11/10/2007
Projet minier en Guyane

La première "chose" à préserver est l’homme. L’homme dans son quotidien et certainement l’homme dans son futur.

Aujourd’hui quel axe de développement propose -t on à l’homme en Guyane ? Aujourd’hui que propose-t-on pour que chaque habitant de cette Guyane conserve ou tout simplement retrouve sa dignité ? Des paroles, des théories, des projections pour un "futur" à préserver pour nos enfants................. ! Le temps de faire le tri dans toutes ces joutes verbales et nos enfants seront partis et ne reviendront pas au pays. Ceux qui, faute d’instruction ou d’exemple resteront, continueront à sombrer inéxorablement vers l’indigence intellectuelle comme matérielle.Mais c’est vrai qu’il y a toutes des aides et toute cette assistance ! Développement durable, oui, mais de grace n’immolons pas la Vie au quotidien sur l’autel d’une biodiversité mal comprise. Un premier exemple pour un vrai développement minier, le tout encadré et contrôlé au quotidien par les institutions de la République et nous ferons un pas vers cet avenir dont on rebat les oreilles.

Christian
11/10/2007
Pas d’expoitation aurifère sur la Montagne de Kaw

Je me réjouis de la proposition du groupe de travail n°2 concernant le retrait du projet d’exploitation aurifère de la Montagne de Kaw. Ce sanctuaire de la biodiversité amazonienne, qui plus est en terre européenne, n’est définitivement pas l’endroit pour mener des expériences industrielles hasardeuses et non durables.

J’espère que la voix du peuple sera entendue sur ce sujet et que la planification à venir de l’exploitation aurifère en Guyane se fera au regard des enjeux de conservation de cette biodiversité si riche et si particulière et qui constitue déjà un véritable trésor pour l’humanité.

Rêveur
11/10/2007
NE RESTONS PAS SILENCIEUX
Je m’étonnes de n’entendre parler que des agriculteurs, pour lesquels j’ai énormément de respect, car ce sont eux qui sont le plus souvent sur le terrain ; mais n’oublions pas une petite (1,4 million) minorité de personnes en France "les chasseurs", qui pourraient être plus écouter ou tout au moins aussi écouter que les promeneurs du dimanche. Les premiers en effet gèrent bien plus que les seconds la biodiversité dans le milieu naturel - suivi des espèces et également des espaces - la régulation des prélèvements dans nos forêts et nos campagnes, les plantations de haies pour l’habitat de nos oiseaux, les jachères fleuries pour la reproduction de nos petis animaux et un dernier mot la surveillance de la migration par les gens de terrain. Les seconds se sont appropriés tous les territoires, sans avoir la connaissance du terrain ; ils ont oubliés que pour profiter de ces sites , beaucoup de petites mains ont nettoyé, planté, entretenu et que souvent ce sont leurs pires ennemis : les chasseurs. Alors sortons un peu de notre silence, de notre réserve ; et profitons de ce forum pour nous faire entendre comme défenseurs de la nature à part entière - un petit peu de communication tout simplement.
vito
11/10/2007
groupe "Biodiversité et ressources naturelles", sous-thème " Stopper partout la perte de biodiversité"
  les chasseurs réalisent de nombreuses actions sur le terrain : la gestion des zones humides, les haies, les jachères faune sauvage, le nettoyage des sites
  les chasseurs représentent 1,4 millions de personnes en France, sans compter leur famille sympathisante, plus de 80 000 associations, c’est un véritable maillon de notre tissu social en monde rural -la vision de conservation protectionniste ne permettra pas de maintenir la biodiversité sur le territoire, il faut avoir une vision d’utilisation des ressources naturelles
  il faut dialoguer et raisonner sur des données scientifiques avant toute décision relative aux espèces et aux dates de chasse -l’ensemble du territoire national doit pouvoir bénéficier des mesures et des financements, et non pas uniquement certaines espèces remarquables sur des espaces protégés -le déséquilibre qui s’est installé du fait des activités humaines entre certaines espèces nécessite une régulation de certaines espèces prédatrices -les chasseurs suivent de très nombreuses formations, la réglementation existante sur la chasse et la régulation des nuisibles est importante, "on ne fait pas n’importe quoi, tout est encadré"
fly.only
12/10/2007
Régulation des nuisibles ?

Comment dans un forum destiné à préserver la biodiversité partout peut-on encore lire de tels jugements de valeur (qualificatif de nuisible) au sujet d’une espèce animale. En terme de biodiversité, aucune espèce n’est plus "utile" ou "nuisible" qu’une autre. C’est n’importe quoi ce type de jugement de valeur. Cela reflète bien l’état d’esprit des chasseurs qui classent les espèces en fonction de leur intérêt cynégétique.

Préserver la biodiversité n’est pas se contenter de tirer les cerfs ou les chevreuils sous prétexte de régulation. Ce rôle peut très bien incomber à un prédateur comme le loup.

Il ne faut pas oublier que les chasseurs relarguent des tonnes de plombs dans des milieux naturels sensibles, lâchent des sangliers, les agrainent tout l’hiver, lâchent des faisans pour les tirer comme des cocotes sorties d’un parc, tuent des espèces protégées (rapaces, ours...), exercent une grande pression sur des espèces menacées (perdrix sauvages, coq de bruyère, cailles...).

Bref, pour moi, si on veut préserver la biodiversité, il faut limiter la pratique de la chasse dans le temps et dans l’espace et créer de vastes zones sans chasses (véritables sanctuaires pour la faune sauvage) où leur 4X4 seront exclus et leurs agissements parfois délictueux interdits (braconnage plus ou moins légal). Nottament dans les corridors de la trame verte pour favoriser les migrations des espèces en toute quiétude.

Le conflit chasseur / promeneur ne doit pas masquer les questions de fonds à savoir que la gestion des espèces sauvages ne doit pas incomber aux seuls chasseurs dont certains agissements comme la classification d’espèces en "nuisble" démontre leur inaptitude à avoir une vision équilibrée de la préservation de la biodiversité, de toute la biodiversité. Pas uniquement de celle qui a un intérêt à leur yeux de figurer au bout d’un canon.

PAGES
12/10/2007
LA CHASSE EST UN ELEMENT ESSENTIEL DU MAINTIEN DE LA BIODIVERSITE

Je constate que votre vision de la chasse, mais aussi de la nature ne géneral, est bien loin de la réalité de terrain.

La régulation de certaines especes animales est necessaire au maintien de la biodiversité, trop de prédateur comme le renard peut enmener un déséquilibre important sur les éspeces proies.

Vous nous parlez de régulation faites par les grands prédateurs, les chasseurs suivent avec interet les populations d’ours dans les Pyrénnées et les loups dans les Alpes, ces animaux protégés ont leur place dans ces vastes éspaces de montagne. Hors ailleurs, dans les plaines du bassins parisiens ou dans les garrigues méridionales je ne vois pas comment un ours ou un loup puisse intervenir dans ce milieu qui ne lui est pas approprié. Vous êtes sans doute un spécialiste de la faune sauvage pour savoir que ces animaux ont besoin d’espace, alors penser que ces grands prédateurs colonisent l’ensemble du territoire métropolitain n’est que pure illusion.

En ce qui concerne le plomb envoyé selon vous par les chasseurs dans la nature, vous relirez le code de l’environnement qui prévoit que l’utilisation du plomb dans les zones humides est prohibé.

De plus les lachers de sanglier sont interdits dans tous les départements Français. Vous regrettez les actions menées sur des éspeces comme la perdrix (rouge ou grise) ou sur les coqs de bruyéres, hors les chasseurs sont les seul à aménager des actions de gestion et de protection pour ces oiseaux (qui finance les protections sur les fils de téleski pour les tétras-lyres ?).

Dernier point que vous soulevez, la mise en place de sanctuaires pour la faune sauvage, je suis ravi de vous apprendre que les chasseurs ne vous ont pas attendu pour réaliser de telles réserves, financées bien entendu avec leur argent.

Vous pouvez constater que l’ensemble des chasseurs de par leurs actions contribuent au maintien de la biodiversité, quant à vous que faites vous... ?

Le Morvandiau
11/10/2007
Préservons nos forêts de feuillus !
Pourquoi faire des coupes "à blanc" de nos forêts de feuillus et planter systématiquement des résineux, qui appauvrissent les sols, détruisent une grande partie de la faune et de la flore. Nos anciens nous ont légués des forêts "jardinées", on coupait les gros sujets et on laissait les petits, la forêt était aérée, belle, les animaux s’y trouvaient bien, la flore respirait. Aujourd’hui on fait n’importe quoi, ou on laisse faire n’importe quoi ! Il est temps de réagir la forêt pousse doucement ! En résumer REPLANTONS DES FEUILLUS ET JARDINONS NOS FORET !
MCP ingénieur agro...
11/10/2007
biodiversité,agriculture et OGM
Il faut penser aussi à la biodiversité dans les espèces cultivées ou élevées par l’Homme. Encourager l’utilisation de variétés anciennes, même si elles sont moins productives.Et aussi interdire la culture d’OGM en plein champ, en effet on ne peut pas maîtriser la contamination par leur pollen des plantes cultivées de la même espèce mais aussi de plantes sauvages interfécondes.
stef
11/10/2007
oui à la biodiversite ordinaire
il ne faut pas oublier les espèces ordinaires quelles soient faune ou flore l ordinaire quand il se sublime donne l extraordinaire. mais il ne faut pas se tromper de partenaire le monde de la chasse et de l agriculture doivent etre incontournable car les uns detiennent le milieux les autres la connaissance toutes les études menée sur la faune sont bien souvent mise en place par l Office de la la chasse et les fédérations de chasse. Les JEFS sont l essence d une collaboration entre chasseurs et agriculteurs.Le devellopement des especes cervidé et sanglier sont le faites de la chasse.Le suivi des especes de lavifaune terretre et autre est effectué par le monde de la chasse tous les utilisateurs doivent etre groupé pour preserver l envirronement et ne pas se taper les uns sur les autres
Luc Gwiazdzinski e...
11/10/2007
La France défigurée : panser et repenser le paysage
Certains se souviennent sans doute de l’émission de télé : « La France défigurée ». C’était bien avant les ronflantes injonctions sur le développement durable et les grandes peurs médiatiques sur le réchauffement climatique. Saignées autoroutières, béton, remembrements, décharges sauvages : on s’insurgeait mais on gardait espoir. Quelques marées noires plus loin, « la France défigurée » rétrécie par le TGV et la mondialisation est notre triste quotidien : lotissements monotones, rocades, bazars commerciaux périphériques, montagnes bétonnées, steppes maïsicoles ou lambeaux de bocage usé jusqu’à la trame. En parcourant la France, on a parfois une étrange impression. D’un côté des centres-villes protégés, muséifiés, de l’autre des entrées de villes criardes, envahies par les enseignes géantes où tout semble permis. Vallées vosgiennes colonisées par la forêt et plaines voisines transformées par la monoculture. D’un côté le succès des journées du patrimoine et de l’autre l’indifférence face à une ligne de haies qui disparaît. Nos paysages sont très solubles dans la mondialisation mais qui s’en soucie ? Ces évolutions finiront par avoir un impact sur l’attractivité de la première destination touristique au monde. On peut déjà s’étonner que certains touristes pénètrent encore dans nos villes et villages, entourés de rond-point, contournements et autres périphériques, comme autant de pont-levis. A force d’évitements, on finit par contourner la France sans la rencontrer, par la frôler sans jamais la pénétrer. Perte de sens dans le seul rapport autoroutier avec l’espace. A peine un long travelling avant, une mise à distance et la consommation imposée de quelques endroits préservés à voir absolument. Un archipel au milieu « d’espèces d’espaces ». Même la nouvelle religion du développement durable a de quoi nous inquiéter. La mode de l’énergie renouvelable sème à tout vent des champs éoliennes. Le besoin de nature consacre partout l’empire du mobil-home et du camping qui transforment le moindre terrain en village sans permis de construire. L’avènement du carburant vert nous promet des milliers d’hectares de maïs gourmands en eau et engrais. L’accession facilitée à la propriété sans maîtrise de l’urbanisation fait craindre le pire. Enfin, le repli progressif de l’Etat, laisse les acteurs locaux seuls et désarmés. Nous savons que les modes changent. Nous ne condamnons pas le promoteur immobilier trop vorace ou l’agriculteur trop avide sans jeter un œil sur nos propres comportements derrière la haie de thuyas. Il ne s’agit pas de verser des larmes sur un passé idéalisé, de prêcher la « naturalité », de prôner la mise sous cloche. Nous savons que l’ensemble de notre territoire est « anthropisé », aménagé par l’homme et que les paysages ne sont pas éternels. Miroir de notre société, construit social et objet culturel, le paysage est le produit d’un système économique qui le fait et le défait. Il a beaucoup de choses à nous dire sur la société et le « vivre ensemble ». Ne sacrifions pas nos paysages sur l’autel de la rentabilité et du court terme qui ferait de la France un pays banalisé, sans âme ni identité. Nous ne souhaitons pas vivre dans une gigantesque banlieue monotone égayée de loin en loin par une oasis de qualité, réserve naturelle ou écomusée, condamnés à reporter nos envies d’urbanité vers d’improbables ailleurs. Il existe d’autres voies à explorer que les figures fatiguées, de Disneyland, de Los Angeles ou du musée. Lançons le débat, cherchons à définir ensemble une philosophie et une esthétique alternatives. Imaginons des outils adaptés à la fabrique de nouveaux paysages autour de principes comme l’équilibre, la qualité et la diversité. Développons une politique d’éducation et de sensibilisation à l’urbanisme, à l’aménagement et au paysage. Entre le musée et le bazar, entre le Panthéon et Décathlon, entre labellisation et babélisation, d’autres approches sont possibles. Le paysage comme palimpseste, patrimoine et projet commun à réinventer ensemble. Pourquoi pas ?
J.Menetrey
11/10/2007
Nos forêts
Certes, il est indispensable d’assurer les continuités et les proximités entre milieux naturels. Mais il est aussi primordial de préserver les équilibres des écosystèmes constitués par ces milieux dits naturels tel que nos massifs forestiers. Milieux trop souvent soumis à une exploitation intensive. Chaque commune ne devrait-elle pas placer un petit pourcentage (ne serait-ce que 1 ou 2 pourcents de son domaine forestier en réserve biologique dans un but de conservation des milieux et des espèces.
BELLETTE
11/10/2007
Les chasseurs acteurs de la biodiversité

Les chasseurs réalisent de nombreuses actions sur le terrain : la gestion des zones humides, les haies, les jachères faune sauvage, le nettoyage des sites.

Les chasseurs représentent 1,4 millions de personnes en France, sans compter leur famille sympathisante, plus de 80 000 associations, c’est un véritable maillon de notre tissu social en monde rural.

La vision de conservation protectionniste ne permettra pas de maintenir la biodiversité sur le territoire, il faut avoir une vision d’utilisation des ressources naturelles.

Il faut dialoguer et raisonner sur des données scientifiques avant toute décision relative aux espèces et aux dates de chasse.

L’ensemble du territoire national doit pouvoir bénéficier des mesures et des financements, et non pas uniquement certaines espèces remarquables sur des espaces protégés.

Le déséquilibre qui s’est installé du fait des activités humaines entre certaines espèces nécessite une régulation de certaines espèces prédatrices

Les chasseurs suivent de très nombreuses formations, la réglementation existante sur la chasse et la régulation des nuisibles est importante, "on ne fait pas n’importe quoi, tout est encadré"

Michel JACOB
11/10/2007
Libre circulation de la faune
Postulat : La biodiversité repose entre autre sur les échanges entre les noyaux de populations animales. Constat : Le fractionnement artificiel de l’espace notamment par les infrastructures routières, ferroviaires ou par les canaux nuit à ces échanges nécessaires. Solution :
  pour toute nouvelle infrastructure, un pourcentage du coût du projet doit être consacré à la mise en place de franchissements destinés à la faune, adaptés à l’espèce présente la plus exigeante ( par exemple le cerf là où il est présent) Ces ouvrages doivent répondre à des caractéritiques ( emplacement, largeur, pente, végétalisation, mixité d’utilisation...) compatibles avec les exigences de l’espèce considérée. La DUP ne pouvant être prononcée que si les mesures compensatoires inscrites dans le projet offrent une bonne garantie de résultats.
  Concernant les infrastructures existantes et n’ayant pas pris en compte cette question de la libre circulation de la faune, une planification des ouvrages de ratrappage doit être élaborée. Ces ouvrages devront répondre aux mêmes exigeances que pour les nouvelles infrastructures. Une cartographie dynamique de l’évolution de ces interventions étant portée à la connaissance du public chaque année.
Stéphane
11/10/2007
Idées pour préserver la biodiversote

Intervenant un peu tardivement, je désire quand même ajouter ma modeste contribution à ce sujet. Aussi, veuillez m’excuser si quelques idées citées ici ont déjà été émises, j’avoue ne pas avoir lu tous les messages de ce forum. Je pense, comme beaucoup d’autres contributeurs ici, que la préservation de la biodiversité est l’affaire de tous, état , régions, départements, communes, citoyens. Aussi des actions pour préserver une biodiversité peuvent être entreprises :
  instaurer une zone sur le territoire de chaque commune où tout citoyen aurait la possibilité de planter un arbre (pas forcément faisable chez soi) : imaginez dans chaque commune un bois, un chemin, un parc constitué d’arbres d’essences régionales plantés à l’occasion d’événements importants de la vie de chacun : naissance, décès, mariage ou autre, ou tout simplement par plaisir, avec pourquoi pas, remise d’un "diplôme" à la plantation. En plus de l’impact écologique apporté quant à la création d’un biotope, de l’aspect pédagogique, d’éveil à la nature, et social (c’est un acte concret, qui se voit, et qui mobilise plus facilement les hommes), cela laisse une trace de chacun pour la postérité, avec le plaisir de se dire un jour, « tiens celui-là, c’est moi qui l’ai planté ». La longue vie de certaines essences, le contexte collectif de la plantation (ce serait "nos" arbres), un minimum d’entretien, permettraient de conserver durablement ce biotope en place,
  creuser des étangs ou bassins de rétention, pourquoi pas sur chaque territoire communal, dans le but de retenir l’eau et lui permettre de s’infiltrer et non de ruisseler (nombre de communes sont aujourd’hui encore en restriction d’eau). Cela donnerait un biotope où une flore et une faune, tant aquatiques que terrestres, pourraient se développer, ajouter à cela des plantations "citoyennes" effectuées par chacun (nénuphars, arbustes, plantes...) , vous obtenez en plus un endroit propice à des actions pédagogiques et de loisirs en extérieur (promenades ...)*,
  restaurer les haies, futaies, bocages, en bordure de chemins, de champs, pourquoi pas de route, derrière les fossés - ce qui permettrait en plus de maintenir les talus qui s’effondrent sous l’effet du ruissellement des eaux -, pas forcément des grands arbres tels que platanes ou chênes - risques de collision (quoique, avec un fossé intermédiaire)-, mais des noisetiers, sureaux, aubépines...*,
  replanter et restaurer rapidement les zones sinistrées (incendies, tempêtes) ; replanter après abattage un nombre d’arbres au moins équivalent (gérer),
  assouplir les lois, les règles de plantations en milieu privatif urbain, périurbain, rural et lotissements pour planter plus.

*Ces actions ont évidemment un coût. En dehors d’actions citoyennes bénévoles et des budgets alloués à l’environnement, peut être pourrait-on convertir nombre de condamnations pour délit mineurs en TIG (condamnation à planter x arbres, à nettoyer un fossé...), mais là, c’est un autre sujet.

Merci

Captain
12/10/2007
Attention

Attention !

Il faut savoir que l’eau des étangs et des bassins de rétention a la facheuse tendance de se réchauffer et de s’évaporer, d’où un perte importante. Une mesure de ce type serait donc totalement contre productive.

Et il faut savoir qu’il est parfaitement normal que l’eau ruisselle. Mais il est vrai que ce ruissellement est très nettement accentué et accéléré sur les terrains nus et tassés ou imperméabilisés (terres agricoles en hiver, parkings...).

La solution réside plutôt dans l’obligation de couvrir les sols agricoles en permanence par des cultures adaptées, la limitation des imperméabilisations des sols, la replantation de haies...

baboucha
11/10/2007
Le vrai rôle des chasseurs

Je pense qu’il convient de clarifier l’action des chasseurs vis à vis de la nature. Il est temps de tordre le coup à cette vieille idée qui consiste à opposer chasseurs et écologistes. Les chasseurs sont les premiers défenseurs de la nature tout simplement parce qu’il la connaisse bien !

Je voudrais donc rappeler certaines choses :

  les chasseurs réalisent de nombreuses actions sur le terrain : la gestion des zones humides, les haies, les jachères faune sauvage, le nettoyage des sites
  les chasseurs représentent 1,4 millions de personnes en France, sans compter leur famille sympathisante, plus de 80 000 associations, c’est un véritable maillon de notre tissu social en monde rural
  la vision de conservation protectionniste ne permettra pas de maintenir la biodiversité sur le territoire, il faut avoir une vision d’utilisation des ressources naturelles
  il faut dialoguer et raisonner sur des données scientifiques avant toute décision relative aux espèces et aux dates de chasse
  l’ensemble du territoire national doit pouvoir bénéficier des mesures et des financements, et non pas uniquement certaines espèces remarquables sur des espaces protégés
  le déséquilibre qui s’est installé du fait des activités humaines entre certaines espèces nécessite une régulation de certaines espèces prédatrices
  les chasseurs suivent de très nombreuses formations, la réglementation existante sur le chasse et la régulation des nuisibles est importante, on ne fait pas n’importe quoi, tout est encadré

Cites
12/10/2007
Un peu d’autocritique ne fait pas de mal...

Les chasseurs sont des "gestionnaires" non pas de la nature mais des espèces chassables.

Sur l’ensemble des espèces chassables à n’en point douter ils sont des experts (en particulier dans les cellules techniques des fédérations) mais pour le reste ils sont incompétants comme la très grande majorité d’entre nous.

Pourquoi en tant qu’expert les fédérations n’imposent pas le plan maximum d’attribution par jour et par chasseur (PMA) (même large) pour toutes les espèces chassables ? Celà ne poserait aucun problème à 90% des chasseurs, et seulement au 10% qui ne savent pas s’arrêter ou qui ne sont là que pour la viande.

Pourquoi les fédérations de chasse continuent de promouvoir/tolérer les lachers de tir en période de chasse. Résultat en dehors de l’ouverture de la chasse et des jours de lacher il n’y a quasiment plus aucun chasseur dehors. Mais lors de ces jours de lacher, il y a tellement de chasseurs qui battent la campagne que le gibier sauvage n’a aucune chance d’échapper à ce qui devient alors une battue/balltrap à grande échelle.

Les fédérations de chasse (mais aussi de pêche) sont avant tout des vendeurs de cartes avant d’être des "gestionaires de la nature". En claire, en toute conscience les fédérations refusent de prendre des décisions qu’elles savent bonnes pour la préservation du gibier ou du poisson mais qui risquerait d’entrainer une baisse du nombre de cartes.

Peut être qu’une loi imposant le PMA et l’interdiction des lachers pendant la chasse serait la bienvenue pour le plus grand bien de la chasse et des espèces chassables.

CROZET Olivier
11/10/2007
Biodiversité
Intégrer l’activité de la chasse dans cette rubrique, les chasseurs étant de grands partenaires dans la préservation de la biodiversité mais aussi des moteurs dans son développement. 1,4 millions de chassuers représentent une aide certaine dans la protection de la faune, la flore et la gestion des espèces. Le plan de chasse obligatoire pour le grand gibier doit être également étudié voire appliqué pour les espèces migratoires. Le principe de la "proportionnelle" doit être appliqué de préférence au "tout ou rien", cela permet de prendre en compte la capacité d’acceuil d’un territoire ou d’un espace naturel. Seule la concertation entre les différents partenaires, y compris les chasseurs, permettra une juste gestion de la biodiversité.
jpgior27
11/10/2007
L’EAU-POLLUTIONS et OUBLIES DE VOTRE PROJET

jpgior27

Point A3 : « l’eau et les pollutions. » Réduction drastique (énergique) immédiate de tous les polluants tels que pesticides, intrants, nitrates, phosphates, en fait tous les produits utilisés par l’agriculture productiviste intensive, même la dite « raisonnée ». Ces dernières sont indissociables de la FNSEA et Cie qui ne se gêne pas de polluer la nature et d’agresser la santé des citoyens (dont celles de ses adhérents) et qui fait systématiquement opposition dans tous les groupes où il est mis en cause. Nécessaire aussi de limiter drastiquement l’usage de ces polluants par les jardiniers amateurs, la SNCF et les faucheurs de bords de route. J’écris « immédiate » car pollution et agression sont connues depuis longtemps mais le poids des lobbies agro-industriels est tel qu’aucun politique n’a osé s’y attaquer. Grâce au Grenelle de l’environnement tout va devenir possible ! L’objectif ambitieux pour 2015 est impératif car de 50 à 80% des rivières, étangs, lacs, nappes phréatiques sont pollués. Il suffit de consulter les études menées et les cartes de France établies par les Agences de bassin.

A lire :Pesticides, le piège se referme - François Veillerette - Terre vivante - 2002-- Pesticides, révélations sur un scandale français- Fabrice Nicolino et François Veillerette - Fayard - 4.2007.--

Point A6 : « préserver la diversité génétique, un catalogue des variétés locales » Je crois rêver : des groupements de bénévoles, de particuliers, des associations telles Kokopelli qui font cela depuis des années seraient enfin reconnu(e)s. Ces derniers qui ont sauvé des milliers d’espèces et de variétés sont constamment en butte, voire en procès avec des Administrations qui se reconnaîtront. Je subodore que ces Organismes ont quelques liens avec les lobbies semenciers.

A vos actions urgentes, il sera indispensable d’ajouter d’opérer un ménage en profondeur de l’Etat et de ses Services, Instituts de recherche en charge des polluants et de la diversité génétique, mais dont le comportement est pollué par les lobbies.

Point D : « sauver la biodiversité planétaire » J’aimerais bien que l’on balaie devant notre porte avant de se disperser au niveau international.

DEUX OUBLIÉS DE VOTRE PROJET, auxquels j’espère vous porterez remède car maillons essentiels à la Biodiversité.

Dans le plan quinquennal relatif à l’Agriculture, voté par le précédent parlement, insidieusement est apparu un chapitre condamnant tous les procédés et produits (ortie par ex.) dits « naturels » et leurs utilisateurs. C’est évident, ils portaient ombrage aux lobbies agroindustriels. Les parlementaires ont modifié ce texte, passagèrement ou définitivement, grâce au Grenelle ?

« OGM, MORATOIRE, des mots tabou ? » J’ai constaté que les membres du Groupe 2 et ceux du Groupe 4 (agriculture, agroalimentaire) ont bâti leur projet, donc l’avenir, sans évoquer les OGM. Ce qui prouve que l’on peut donc vivre sans OGM.

Margot
11/10/2007
Biodiversité en Guyane française

La Guyane française est l’un des dernier fragment de forêt primaire au monde et c’est le seul à l’heure actuelle qui puisse être sauvé car il appartient à la riche europe ! Pourquoi ne pas en faire un territoire de référence mondiale, un exemple de préservation et de développement durable ? S’il vous plait comprenez que cette biodiversité extraordinnaire est la plus belle des richesse sur cette terre et qu’elle vaut plus que tout ce malheureux metal jaune pour lequel on détruit tout sans vergogne. Je demande donc pour la Guyane un moratoire sur l’orpaillage légal et illégal (la différence est souvent difficile à cerner...) avec comme première mesure forte l’abandon définitif du projet minier sur la montagne de Kaw par la multinationale Iamgold. Je salue la création du Parc amazonien mais il ne poura être digne de ce nom que lorsque il n’y aura plus d’orpaillage en son sein (légal ou illégal) et qu’il y aura respect des peuples autochtones. Arrétons de vouloir faire des routes à tout prix en Guyane (soi disant pour "désanclaver" les populations isolées mais qui sont en fait destinées aux miniers). Par pitié ne vendez pas non plus la Guyane pour les biocarburants (ou agrocarburants ou plutôt nécrocarburants).

Bref la plus belle richesse de la Guyane est sa biodiversité alors mettons la en valeur et arrêtons de la détruire pour le profit de quelques uns !

marcel 21
14/10/2007
Le poumon de la terre s’éssouffle
Sous la prétention d’améliorer la vie humaine, on a déjà détruit partout dans le monde , forêts et autres surfaces sans aucune réflexion sur l’avenir. Laissons ce poumon vert vierge de la main humaine. Quel projet idiot ! Cela uniquement pour enrichir quelques uns. FRANCE défend toi.
piquetopso
11/10/2007
Problème du foncier, meilleur exemple Pays de la Loire

Les Pays de la Loire sont la région où il se construit et où on trouve le plus de maisons individuelles en France. L’urbanisation du territoire s’y fait depuis des années à une vitesse dingue (cf cartes de la DRE de la région et les rapports disponibles auprès du Conseil économique et social). Avec tous ces pavillons, les terres agricoles reculent, les prix du foncier flambent, entretenant la spéculation et la vente de terres agricoles pour les transformer en terrains à bâtir, et le territoire finit par ressembler au méga étendues construites et bitumées qu’on peut voir sur les acrtes stellites des côtes américaines ou australiennes. Les propriétaires de ces pavillons (pas forcément bien isolés), sont obligés de se déplacer en voiture et d’avoir un mode de vie absolument à l’encontre d’une lutte contre le réchauffement climatique et le respect de la biodiversité (puisque le paysage et les terres deviennent uniformément pourvues de bâti).

Le Conseil économique et social,a sorti un très bon rapport en 2004 résumant la situation et avançant des propositions pour mieux contrôler la consommation du foncier (rapport d eDenis Liquet). Ce rapport préconise notamment la création d’un établissemnt public foncier. Hé bien depuis 2004, rien n’a bougé. Et l’autorisation de création d’un tel établissement public est aujourd’hui en attente dans les services du MEDAD de M.Borloo...

Cette région de France étant le meilleur exemple de ce qui ne va pas avec les tendances actuelles à la destruction des paysages et des ressources territoriales, si on n’essaye pas de réagir, c’est vraiment triste... et on voit ce qui va se passer ensuite dans les autres régions : béton, béton et béton..., voitures, voitures et voitures...

Anonyme
11/10/2007
Préserver la chasse dans nos territoires
  les chasseurs réalisent de nombreuses actions sur le terrain : la gestion des zones humides, les haies, les jachères faune sauvage, le nettoyage des sites
  les chasseurs représentent 1,4 millions de personnes en France, sans compter leur famille sympathisante, plus de 80 000 associations, c’est un véritable maillon de notre tissu social en monde rural -la vision de conservation protectionniste ne permettra pas de maintenir la biodiversité sur le territoire, il faut avoir une vision d’utilisation des ressources naturelles
  il faut dialoguer et raisonner sur des données scientifiques avant toute décision relative aux espèces et aux dates de chasse -l’ensemble du territoire national doit pouvoir bénéficier des mesures et des financements, et non pas uniquement certaines espèces remarquables sur des espaces protégés -le déséquilibre qui s’est installé du fait des activités humaines entre certaines espèces nécessite une régulation de certaines espèces prédatrices -les chasseurs suivent de très nombreuses formations, la réglementation existante sur le chasse et la régulation des nuisibles est importante, "on ne fait pas n’importe quoi, tout est encadré"
romo
11/10/2007
Sauvegardons la chasse

Les chasseurs représentent 1,4 millions de personnes en France plus leurs sympathisants, c’est un maillon de notre tissu social dans le monde rural.

Les chasseurs suivent de très nombreuses formations, ils réalisent de nombreuses actions sur le terrain : gestion des zones humides, jachères faune sauvage, nettoyage des sites, sensibilisations à l’environnement.

Ne négligeons pas l’action de ces passionnés de la nature.

Emmanuel Lachaume
11/10/2007
ZONES PERIURBAINES ASPHYXIEES

Biodiversité menacée en zones périurbaines

Les terres agricoles font les frais de l’urbanisation massive et du déploiement inconsidéré de zones commerciales ignorant tout du développement durable ( matériaux utilisés, éclairage massif, et pollutions afférentes : surmultiplication des déplacements automobiles...)

Nous retrouvons sacs plastiques et papiers à n’en plus finir dans nos champs et nos cours d’eau.

Des points noirs de perte de biodiversité doivent être mis au jour : toutes les zones périurbaines sont concernées ! ! !

Un plan drastique doit être engagé pour que le vivant cesse d’être asphyxié par ces politiques de développement inconsidérée ; l’argument de l’emploi en matière d’installation de zones commerciales est contre productif sur le long terme...créer des emplois et nuire à l’environnement simultanément n’a que peu d’avenir...les politiques de court terme doivent cesser.

Ne devons nous pas en outre :

  étendre les périmètres et obligations autour des zones de captage ( proximité des infrastructures, équipements, zones marchandes..)

  encourager la culture des variétés locales et traditionnelles Les grands groupes de semences ne peuvent organiser un rapt sur le patrimoine du vivant qui, commun à tous ne peut appartenir à personne Soutenir des Associations comme Kokopelli à Alès

G. BOUNINNEAU
11/10/2007
Se préoccuper de la biodiversité ordinaire
A mon sens on s’est surtout préoccupé depuis des années des espèces et espaces à haute valeur environnementale et parfois même sentimentale. Or, que constate-t’on, que c’est notre environnement ordinaire, nos bocages, nos mares, nos marais, etc qui ont été dégradés au cours des dernières décennies. Il est grand temps de s’en péoccuper, de sauvegarder ce qui peut et doit l’être, de restaurer tous ces paysages et éléments de notre quotidien. La trame verte permettra-t’elle de corriger ces dégradations ? Peut-être en partie mais pas suffisamment. Encore faut-il qu’elle se construise par une démarche incitative et contractuelle plutôt que par la voie réglementaire et que les acteurs de terrain continue de pouvoir y exercer leurs activités. Il faut aller plus loin et se doter de moyens nouveaux pour obtenir des résultats. Il faut rééquilibrer les deux piliers de la politique agricole et augmenter de façon significative la part (20 % aujourd’hui) environnementale.
Memette
11/10/2007
bon état écologique des eaux - pêche - agriculture bio

pour atteindre un bon état écologique des eaux, les mesures visant à mettre aux normes les stations d’épurations sont nécessaires. Mais il convient de considérer que les territoires urbains sont de plus en plus mieux assainis que les territoires ruraux, où le type d’urbanisme a rendu nécessaire un assainissement non collectif. Les obligations réglementaires sur le contrôle des dispositifs d’assainissement non collectif existent, mais ne sont pas appliquées. Il importe d’aider financièrement les collectivités à mettre en place les SPANC de façon à obtenir une qualité des eaux de surface, y compris dans les secteurs ruraux dépourvus de grosse station d’épuration. Les industriels et agricluteurs doivent également être partie prenante de cette action, par le biais des agences de l’eau.

En matière de pêche, si l’on ne réduit pas les quotas autorisés à la pêche, ils se réduiront d’eux même. Ce n’est pas la règlementation qui étoufe les pêcheurs, mais la surpêche industrielle qui supprime leur possibilité de poursuivre leur activité.

En matière de production agricole, le développement des filières bio est une demande des consommateurs, il est urgent de former et de sensibiliser les agriculteurs à ces techniques. Les chambres d’agriculture devraient y trouver leur voie, et les pouvoirs publics doivent aider à la reconversion des exploitations pour ne pas pénaliser les agriculteurs qui voudraient bien faire, mais qui sont pris par des remboursements d’investissements colossaux.

RC
11/10/2007
jachères fleuries
un contre exemplme de bio diversité. Pour faire "joli" et attirer les touristes la mode des jachères fleuries se répand dans plusieurs départements. C’est souvent à l’initiative de sociétés de chasse ou de groupements agricoles. A première vue c’est une bonne idée mais dans les faits, je constate que les semences sont essetiellement des cosmos et des lavatères, popurquoi ne pas utiliser les espèces qui existaient à l’état naturel : marguerites, coquelicots, salsifis, pissenlits, plantains, orties, ou ajouter des plantes mellifères comme la phacélie. Dans tous les cas, la biodiversité c’est au moins la diversité.
Sander Samuel
11/10/2007
Si la Guyane était le refuge de l’Europe, laisseriez-vous les or-pilleurs agir ?

Les bouleversements climatiques font notre actualité et plus encore notre avenir. Dans "une vérité qui dérange" Al Gore décrit comme probable l’arrêt du golf stream, provoqué par la fonte (actuelle) des glaciers du Groenland. S’en suivra une période glacière pour toute l’Europe et des réfugiés climatiques par millions. Vers où pourraient se tourner ces européens ? Où trouver un pays où la température ne dépasse pas 35°, moins touché par le réchauffement planétaire(qui impacte 6 fois plus les pôles que l’équateur), regorgeant d’eau potable et très peu habité ? Ah !... La Guyane !...Peut-être...Si...

Si les orpailleurs clandestins n’ont pas rendu stérile les forêts et l’eau par leurs méthodes hautement agressives d’exploitation : lessivage des sols, rejets de boues qui asphyxient les cours d’eau, rejet de mercure qui empoisonnent toute la chaîne alimentaire !

Si les grands industriels comme Cambior n’ont pas pollué des hectares de forêt jusque dans les zones protégées. S’il n’ont pas rejeté dans les cours d’eau cyanures, arsenic et métaux lourds. C’est exactement ce qu’ils ont déjà fait à Sadiola au Mali. Dans le même temps les maliens ont vue leur niveau de vie baisser et leur problèmes sanitaires augmenter. La transnationale, elle, va très bien merci, et cherche de nouvelles zones à détruire.

Les Antilles ont empoisonné leur sols au chloredéconne, avons nous compris la leçon ?

La France doit faire passer un message fort surtout auprès de ses instances représentatives en Guyane : Préfecture, DIREN, ONF, DRIRE, DSDS... Les temps ont changé l’avenir n’est plus dans l’industrialisation à tout prix. C’est avec cette mentalité moyenâgeuse qu’ils se sont crûs malins de donner des autorisations à Cambior ! De plus, la corruption, les véritables bénéficiaires de l’orpaillage doivent être vraiment combattus, les moyens doivent être pris et les condamnations enfin tomber.

Il faut voir la Guyane sous un nouveau jour, sous celui de sa richesse réelle, non pas celle de son sous sol qui ne fait qu’enrichir les boursicoteurs. Préservons l’eau et la nature de la Guyane, comme un ballon d’oxygène pour notre avenir et celui de nos enfants.

Jidé
11/10/2007
L’ours des Pyrénées.

Le symbole n°1 de la biodiversité en France est l’ours des Pyrénées. Sa protection entraîne en plus celles d’autres espèces moins connues mais aussi en voie d’extinction comme le grand Tétras ou le Gypaète barbu.

Si la France n’est pas capable de conserver l’ours sur son territoire alors que le biotope est favorable, c’est qu’elle ne s’en sera pas donné les moyens.

Pour cela, il faut davantage d’éco-conditionalité dans le système d’attribution des primes agricoles. Est-il normal qu’un éleveur de montagne touche une prime par tête de bétail sans que ce même éleveur ne soit obligé de protéger son troupeau et que ce dernier soit laissé seul sans surveillance de jour comme de nuit avec ce que cela comporte comme risques : prédateurs, intempéries, vêlages ou agnelages difficiles... Le régime d’attribution de primes doit donc être revu et rapidement faute de quoi les éleveurs qui souhaitent travailler rigoureusement seront toujours raillés et moqués par ceux qui ne veulent rien entendre mais qui profitent largement du système .

La chasse en battue pose aussi des problèmes car même si la chasse n’est pas la seule cause de la quasi extinction de l’ours, elle y a fortement contribué puisque 3 femelles ont été abattues en 10 ans ( Claude en 94 , Mellba en 97 et Canelle en 2004) !. On peut bien sûr compter sur l’intelligence des chasseurs mais les derniers évènements sont là pour nous montrer que c’est parfois difficile ; il faut donc aussi créer un protocole d’accord solide en zone à ours. Cela passe aussi, inévitablement, par une réévaluation de l’arsenal répressif ( comme pour la route).

Dernier point important, il est sans doute indispensable aussi sur certaines zones refuge des ours d’appliquer la réglementation type parc national afin que les principaux domaines vitaux soient strictement protégés afin d’ assurer un élevage paisible des oursons dans leur première année.

Ce Grenelle de l’environnement doit être un signal fort envoyé à tous ceux qui détruisent intentionnellement ou non des espèces protégées. Espèces qui devraient faire notre fierté .

jm
11/10/2007
chasse et ours
il parait concevable que mes amis chasseurs fassent quelques efforts pour la protection des ours ( voir des loups ), la conservation et la diversité des especes devraient etre le souci permanent des chasseurs. bien sur pas d ours sur le territoire des chasseurs ou pas de chasseur sur le territoire des ours...ca depend comment on veut aborder le probleme, encore que ? il existe des modes de chasse plus ciblés pour chevreuil et sanglier, genre affut ou approche, qui pourraient permettre la chasse tout en maîtrisant mieux la situation.
Pierre
12/10/2007
Utopie
Imaginer que la présence de l’ours puisse être maintenue dans les Pyrénées relève de l’utopie. L’ours a besoin de vastes territoires sans présence humaine pendant la période de reproduction. La mode actuelle de la randonnée, des 4x4 et autres quads suffit à elle seule à compromettre l’avenir de l’ours dans cette région. A part la création d’espaces totalement interdit à tout public, aucune solution crédible n’est envisageable.
PC58
12/10/2007
Assez de répréssion

Je ne partage pas du tout le point de vue réprécissif, je pense que l’homme doit être placé au coeur du dispositif de sauvegarde de la bio diversité. Comment espérer pouvoir sauvegarder nos espaces et espèces si tout n’est pas fait pour maintenir l’hommes dans nos campagnes, avec des conditions de vie décentes. Il faut maintenir les services publics et privés dans nos campagnes. Comment espérer sauvegarder certaines espèces si nous ne nous préoccupons pas de leurs habitats. A preuve du contraire, les habitant ruraux, les chasseurs, de par leurs activités, loisirs, financements,actions de formation etc... sont bien les mieux placés pour gérer les ressources naturelles. Pour eux, il ne s’agit pas de modes, mais bien d’une question de cadre de vie, voir de survie.

Nous vivons dans une société suffisament répréssive, la coercission à déjà démontré son incapacité à résoudre les problèmes de fond sans qu’il soit utile d’en rajouter. Favoriser l’emploi dans nos campagne, c’est aussi aider au maintien d’une population jeune, apte à agir pour la bio diversité, pas seulement des citadins qui se promènent le week-end.

La décision prise par l’UE des supprimer les jachères, ne va pas dans le bon sens. Des terres agricoles existent dans l’UE, ils faut simplement avoir la volonté politique de les répartir sur l’ensemble du territoire.

Manue
11/10/2007
Préserver la montagne de kaw
Il faut savoir ce que nous voulons léguer à nos enfants. La cupidité ne doit pas l’emporter sur la préservation d’espaces naturels exceptionnels.
zoe
11/10/2007
Où sont passés les papillons et les grenouilles
On compte les papillons sur les doigts d’une main, les grenouilles souffrent du changement climatique, les abeilles meurent par millier, nos enfants n’ont jamais vu d’hypocampe, bref le constat n’a plus besoin d’être justifié : il faut AGIR, et pas uniquement par petites touches politiquement correctes, il faut MOBILISER des financements, RECENSER les espèces menacées, RECENSER les zones faiblement utilisées comme les gazons autours des usines, les parkings, les limites entre les terrains... et les UTILISER pour y installer la biodiversité ordinaire. Il n’y a pas assez d’actions en faveur de l’éducation et de la recherche, ni de mesures positives pour tous les citoyens qui agissent en faveur de la biodiversité et des ecosystèmes.
thierry poncelet
11/10/2007
ESPECES ANIMALES NUISIBLES ?

j aime les animaux, toutes les espèces confondues, domestiques comprises, je les RESPECTE tous. Il m arrive de soigner des espèces dites "petite faune sauvage", surtout les oiseaux qui paient lourdement la note de nos habitudes de consommation.

Aussi il est absurde de définir des espèces nuisibles, telles les corvidés dont font parties les pies, les corneilles, le corbeau freux, le geai et parmi les mustélidés la belette, la fouine , la martre, le renard etc.. Chacun a sa place dans l ecosystéme.

Les corvidés sont enclins à limiter l invasion des limaces et escargots et sont considérés comme éboueurs, le renard limite les populations de campagnols et autres rongeurs vecteurs de maladies trés sérieuses pour l homme et pillant les champs céréaliers de nos agriculteurs. La belette et la fouine limitent les populations de rats dont on connait les dégats etc...etc..

Les animaux dits utiles sont également concernés et eux aussi en voie de disparition. Parmi ces espéces, citons les poisssons et les grenouilles trés concernés actuellement par les pollutions de nos fleuves dus au pyralene et aux pesticides agricoles et qui sont les principaux prédateurs des moustiques, mouches etc...etc....

Dans peu de temps nos enfants pourront s ’émerveiller sur une photo devant des espèces programmées pour disparaitre et ils pourront nous et vousremercier de leur avoir évité de les rencontrer parce en fait nous les adultes avons décidé de ce qui était bien pour eux. Serez vous capable de leur expliquer votre choix ? ?....

Je propose de retirer de la liste des animaux nuisibles l ensemble des espéces concernées et propose une formation des vétérinaires àux soins des espéces sauvages et ainsi que la création de véritables centres de sauvetage de la nature autonomes dotés de moyens humains et financiers et répressifs placés sous la tutelle du minitère de l environnement et je propose égement que la chasse et la péche soient regroupés sous la tutelle du même ministére.

JPH
11/10/2007
agriculture et environnement

Merci pour ce travail et ces propositions nécessaires à la sauvegarde d’une biodiversité que les pratiques agricoles n’ont cessé d’appauvrir ou de détruire ces dernières décennies, malgré les nombreuses études et alertes effectuées dans ce domaine. La définition d’une trame verte nationale ne doit oublier aucun territoire, pour sauver ce qui peut encore l’être, et restaurer selon une densité adaptée a chaque terroir ce qui faisait l’identité de nos paysages.(pour que certaines régions en partie bocagères, « ou il faisait bon vivre », cessent de devenir de mornes plaines ou la seule préoccupation semble d’ attirer le plus d’ aides publiques pour écouler le maximum de semences , de produits phytosanitaires et de matériel de plus en plus incompatible avec nos structures routières) Une définition différente des jachères (en réduisant la largeur minimale à 10m) aurait permis de sauvegarder de façon contiguë talus et murets, haies, arbres fossés et mares ainsi, évitant la disparitions des espèces locales, permettant le maintien des chemins assurant une continuité de circulation pour la faune mais aussi pour la population locale et le développement touristique.Ces jachères,même fleuries, ne doivent pas faire oublier toute la structure bocagère détruite préalablement, mais doivent servir à la reconstituer, pour retrouver une flore et faune spécifiques à chaque région, qui ne se limitent pas aux espèces les plus ludiques pour la chasse.

Pour faciliter cette reconstruction de la biodiversité dans nos campagnes, pour qu’elles redeviennent attractives, pour y maintenir une population suffisante, attirer des activités, pour conserver une vie sociale, la politique agricole doit soutenir les pratiques les plus respectueuses de l‘ environnement. (Selon certains responsables agricoles, sans les subventions démesurées dont il a fait l’objet, le seul maïs n’était pas nécessaire dans une région comme la Normandie) Que de dégâts environnementaux causés par cette seule culture ! Ne reproduisons pas les mêmes erreurs avec les biocarburant, répondant plus aux intérêts des fournisseurs et transformateurs de la filière agricole , qu’à un réel bilan environnemental positif. Avant d’investir davantage dans les biocarburants
  commençons par combattre les gaspillages, y compris dans l’ activité agricole, (combien de viandes sont importées de l’étranger avec les consommations d’énergies nécessaires de transport et de stockage, alors qu’elles pourraient être produites localement, combien de pétrole nécessaire pour fabriquer et acheminer les produits phytosanitaires et les compléments de protéines liée a certaines pratiques de culture et d’élevage ?).
  encourageons les pratiques respectant la biodiversité du milieu, mais aussi des plantes cultivées et des animaux élevés, et permettant de retrouver l’activité biologique des sols.
  conditionnons les aides aux resultats environnemntaux vérifiables de chaque exploitation et non selon la surface.

Franck VESCA
11/10/2007
Mines dans les DOM-TOM

Si l’on s’en tient à la définition internationale du développement durable, j’ai beaucoup de mal à la trouver en accord avec le projet minier de la montagne de Kaw...Quelques années d’exploitation ne laisseront de durable, pour la postérité, que quelques centaines de milliers de tonnes de résidus cyanurés et quelques centaines d’hectares de forêt défrichés impossibles à reconstituer. Tout cela pour arracher à la terre quelques tonnes d’un métal dont plus de 80% de la (f)utilité les destinent à la bijouterie.

Si l’on se documente sur le net sur le sujet, on s’apercoit que toutes les étapes de l’instruction de cette demande semblent avoir été franchies avec succès et que seule manque la signature de l’autorisation.

Comment un tel projet a t’il pû recevoir l’aval des autorités ? La réglementation est-elle si mal adaptée, laisse t’elle une trop large place à l’interprétation ou a t’elle tout simplement été respectée jusqu’alors ?

Comment la démarche du "Grenelle de l’environnement" en matière de perte de biodiversité peut être crédible si elle ne met pas un terme à une telle gageure ? Il faudra aussi tirer les enseignements de cette affaire afin de se prémunir contre de tels projets à l’avenir.

Par ailleurs, dans les propositions on parle de respect de la réglementation ICPE dans les exploitations minières. Il est étonant que ceci puisse être un objectif...Comment se fait-il qu’à ce jour cette réglementation ne soit pas respectée par les orpailleurs apparemment légaux. Comment peut-on avoir une autorisation d’exploiter une mine si l’on ne respecte pas toutes les réglementations ? Quelle est la différence entre un légal et un clandestin si le légal n’est pas en règle ? Pourquoi laisser en fonctionnement une mine qui ne respecte pas la réglementation environnementale alors que l’on saisit une voiture pour un simple excès de vitesse ?

Hêtre
11/10/2007
STop à l’urbanisation
Je ne sais si je met ce message pour le bon groupe, mais moi, j’en ai marre qu’on gache les terres agricoles, arrêtons de construire des grandes surfaces sur des terres agricocles, réutilisons les zones industrielles en friches, arrêtons de construire sur le littoral des maisons secondaires..
Zoe
11/10/2007
Stop à l’implantation d’industries sur des terres agricoles
Dans notre village très rural puisqu’il n’y a que des champs de mais au milieu des coteaux gascons, la municipalité est déterminée à implanter une usine de traitement des déchets du BTP et des déchets verts le long d’un cours d’eau. Le terrain est déjà drainé pour la culture du maïs. C’est ce moquer du monde de prétendre que l’eau ne sera pas polluée. Et pourquoi déteriorer un patrimoine vierge, vallonné et boisé, alors qu’il existe des zones industrielles désservies par des grandes routes ?
kiwigasy
12/10/2007
faire appliquer la loi littoral et s’en donner les moyens en évitant le copinage entre élus et bâtisseurs

Voici un texte qu’on m’a transmis et auquel j’adhère complètement :

"L’urbanisation galopante du littoral rompt partout les équilibres biologiques du fait de la pression immobilière et d’un tourisme de plus en plus lourd au niveau de ses structures. L’impact de l’assainissement ou des transports sera de plus en plus sensible sur ces milieux du fait de rejets inévitables et grandissants. Or de nombreux documents d’urbanisme ne sont pas conformes à la Loi Littoral qui est le seul rempart contre la densification de l’urbanisation et la dégradation de la biodiversité sur le littoral.

Une des urgences écologiques sur nos côtes consiste à mettre en conformité avec la Loi Littoral la totalité des documents d’urbanisme dans les 3 années à venir.

Mais encore faut-il que les documents d’urbanisme et la loi elle-même soient respectés par tous.Un maire qui veut se représenter ne signera jamais ni refus de permis ni procès-verbal !

Une autre urgence écologique consiste à confier la responsabilité de l’urbanisme à un échelon supérieur ( par exemple, aux présidents de communautés de communes, comme certains maires le demandent eux-mêmes) ou encore de limiter les maires à un seul mandat afin qu’ils puissent échapper ainsi à la pression des électeurs.

Ces mesures sont d’un coût nul."

Patoche
11/10/2007
La biodiversité n’est pas en péril
La biodiversité est une réalité au quotidien pour les agriculteurs. Dans leurs parcelles, installation de kilomètres de haies, de nourrisseurs à gibier, traitements phytosanitaires respectueux de la faune (abeilles), pratiques culturales qui tiennent compte de l’environnement, utilisation de variétés toujours mieux adaptées aux types de sol, à la résistance aux maladies, à la climatologie. Bien des variétés d’aujourd’hui n’existaient pas il y a quelques dizaines d’années. Quel est le risque de famine en France ou en Europe de nos jours suite à un problème sanitaire sur les cultures (ex : mildiou de la pomme de terre en 1845 en Irlande). Concernant la préservation du patrimoine génétique, depuis toujours le secteur des semences veille à la préservation du patrimoine végétal cultivé. Des réseaux de conservation mutualisent leurs ressources génétiques et les maintiennent en vie avec leurs caractéristiques propres. Les légumes anciens ne sont pas oubliés et sont commercialisés selon une liste établie pour les jardiniers amateurs.
deltamoins
12/10/2007
la diversité génétique des cultures est en péril
Je viens de lire le message nous expliquant que les agriculteurs et le secteur des semences veillent à la préservation de la diversité de nos paysages agricoles. En ce qui concerne l’impact positif des haies, je ne me prononcerais pas ne connaissant pas vraiment le sujet. Les traitements phytosanitaires respectueux de la faune sauvage soit, encore faut-il ne pas en abuser mais il y a une réelle prise de conscience c’est sûr. Ce qui me gène un peu plus c’est le rôle que ce message accorde au secteur des semences comme garant de la diversité génétique des espèces cultivées. Il est vrai que des nouvelles variétés sont créées (qui n’existaient pas auparavant sinon elles ne pourraient pas être homologuées et donc utilisées) très régulièrement. Cependant 2 oppositions peuvent être faites. D’une part, ces variétés "nouvelles" contiennent en fait des gènes déjà utilisés dans les autres variétés et donc ne constitue en général pas une augmentation de la biodiversité utilisée dans les champs, au mieux une stagnation. Mais d’autres part, le nombre de variétés utilisées sur le territoire français (UTILISEES et pas UTILISABLES : il y a un gouffre entre la diversité présente dans le catalogue officiel et la diversité présente sur le terrain) est bien plus faible qu’avant et de plus certaines variétés peuvent recouvrir une grosse majorité de ces surfaces. Par ce phénomène d’uniformisation des variétés utilisées, la biodiversité cultivée est loin d’être maintenue dans nos campagnes. Sur ce sujet, les résultats scientifiques sont loin d’être tranchés mais pas non plus positifs. Les légumes anciens ne sont en effet pas oubliés mais pour les grandes cultures c’est différent. Issues de l’époque où il fallait nourrir la France après la seconde guerre mondiale, des règles d’homologation des nouvelles variétés utilisables par les agriculteurs existent en France. Une de ces règles stipule qu’une variété pour être homologuée doit fournir un rendement supérieur à celles déjà existantes. Ceci a été mis en place au départ pour motiver les sélectionneurs dans l’effort d’après guerre. Les variétés anciennes, non homologuées, sont donc exclues d’un tel système... Je ne dis pas que les agriculteurs font mal leur boulot ou qu’ils détruisent la biodiversité, je veux juste ne pas laisser croire que leur seul travail ainsi que celui des semenciers, suffira à préserver la biodiversité des espèces cultivées. Etant en thèse de génétique et travaillant sur les ressources génétiques, je ne peux pas laisser croire cela.
Patoche
12/10/2007
La biodiversité n’est pas en péril
Merci à deltamoins pour sa réponse à mon message. Je ne sens pas d’opposition entre nos positions. Vous parlez de biodiversité réelle sur le terrain. Je prétends que la biodiversité est préservée dans la mesure où des dispositions sont prises pour que des lignées, des variétés ne disparaissent pas du patrimoine génétique. D’ailleurs, entre les instituts français, américains et autres sur la planète, des graines circulent pour effectuer des croisements en allant rechercher des caractéristiques anciennes. Il ne faut pas croire que le choix d’une variété "nouvelle" par l’agriculteur ne repose que sur le critère du rendement ni celui du sélectionneur d’ailleurs. L’uniformisation n’est pas un choix stratégique de l’agriculture d’aujourd’hui. C’est aussi l’évolution des grands groupes qu’ils soient dans les filières d’amont ou d’aval et aussi de la demande de la société. On veut retrouver partout à peu près le même pain de base que l’on a chez soi. Regardons en automobile, ne se ressemblent-elles pas beaucoup plus de nos jours qu’il y a 40 ans ? Le terme "biodiversité" est pour moi trop vaste. Il couvre une amplitude d’approches qui fera que selon l’angle choisi, on trouvera qu’elle est préservée ou en péril. Puisse votre travail contribuer à la préservation pour le bien commun de damain, pas celui d’hier.
association rbh56
11/10/2007
La question du sens est indissociable du paysage

“Le jour du lancement du “Grenelle” à l’Elysée, Edgar MORIN, membre d’honneur de Paysages de France, l’avait rappelé : la cohérence de la démarche nécessite que la question du sens ne soit pas éludée.

Or le paysage est, par excellence, l’interface entre la culture et la nature, la traduction des choix de civilisation sur le visage de la planète.

Les traumatismes quotidiennement infligés au paysage sont, pour une société humaine, le signe évident (au sens étymologique du terme) d’un échec. Réconcilier l’homme avec son environnement ne peut se faire sans aborder la question du paysage !

Bâtir un projet de société tout en faisant abstraction du paysage, c’est assurément faire preuve d’aveuglement. Quiconque ouvre vraiment les yeux a vite fait de comprendre quel est l’enjeu : il voit le béton qui, quotidiennement, gagne sur la nature, il voit l’ étendue du désastre causé par l’ agriculture intensive, il voit ces bric-à-brac de bac acier en rangs serrés le long des chemins de son paysage quotidien. Il subit les coups de poing atroces des panneaux publicitaires et des enseignes géantes, signes aberrants d’un développement dévoyé, il voit les métastases d’un mal qui progresse chaque jour... Quant à celui qui écoute, il entend, sur ses chemins de traverse, les rugissements lancinants des hordes mécaniques jusque sur les crêtes des montagnes.

L’un des enjeux majeurs, aujourd’hui, est donc bien la question du paysage. C’est sur ce terrain que se mène notamment le véritable combat pour une autre culture, pour un autre rapport au monde.

Le Grenelle de l’environnement ne peut éluder la question du paysage.

DEMAIN DES AUJOURD...
11/10/2007
MERITE DE LA BEAUTE

Quel enfant ne s’est pas extasié,n’a pas été rempli d’émotion au contact d’un jeune animal.Faisons de la cause animale une priorité.

Quiconque,individuellement ou collectivement réaliserait une action de sauvegarde d’une race (équine,bovine,avicole,etc...) devrait voir son mérite reconnu par la nation, à fin d’exemple et d’émulation.

De même pour les espèces végétales.Comme on visite un musée ou on fréquente une bibliothèque, chacun devrait avoir l’occasion de découvrir les variétés de fruits, légumes, mises au point par les générations précédentes.Que les passionnés qui auraient réussi à sauver ces richesses,face au rouleau compresseur de l’uniformité, soient reconnus et promus.

Que priorité soit donnée au naturel sauvage face au bétonnage,au bitumage ou au mitage et à la stérilisation du milieu.Il faut susciter un engouement pour une forêt aux essences variées, peuplée d’une faune riche de diversité, à l’abri des menaces humaines.

Pour les sites ou les ouvrages remarquables, même si de nombreuses initiatives heureuses ont eu un succès certain, il faut que les hommmes se mobilisent pour que tous les monuments en péril retrouvent vie.Il faut agir sans précipitation, mais dans l’authenticité ; quoi mieux qu’un château fort une bergerie, une ferme,un moulin peut faire appel à l’imaginaire ? Ces actions s’avèrent bénéfiques pour le tourisme, mais davantage encore sont propres à donner de la joie, à donner l’envie d’agir ensemble, aident à se sentir utile. La beauté dans notre environnement doit mobiliser les énergies et donner un sens à nos vies.

association secu99
11/10/2007
La question du sens est indissociable de la question du paysage

Les traumatismes quotidiennement infligés au paysage sont, pour une société humaine, le signe évident (au sens étymologique du terme) d’un échec. Réconcilier l’homme avec son environnement ne peut se faire sans aborder la question du paysage !

Bâtir un projet de société tout en faisant abstraction du paysage, c’est assurément faire preuve d’aveuglement. Quiconque ouvre vraiment les yeux a vite fait de comprendre quel est l’enjeu : il voit le béton qui, quotidiennement, gagne sur la nature, il voit l’ étendue du désastre causé par l’ agriculture intensive, il voit ces bric-à-brac de bac acier en rangs serrés le long des chemins de son paysage quotidien. Il subit les coups de poing atroces des panneaux publicitaires et des enseignes géantes, signes aberrants d’un développement dévoyé, il voit les métastases d’un mal qui progresse chaque jour... Quant à celui qui écoute, il entend, sur ses chemins de traverse, les rugissements lancinants des hordes mécaniques jusque sur les crêtes des montagnes.

L’un des enjeux majeurs, aujourd’hui, est donc bien la question du paysage. C’est sur ce terrain que se mène notamment le véritable combat pour une autre culture, pour un autre rapport au monde.

Le Grenelle de l’environnement ne peut éluder la question du paysage

FNC
11/10/2007
Nonaux aires protégées, oui à une réflexion multidisciplinaire
La trame verte est une bonne idée, à condition qu’elle se construise d’abord par une démarche incitative et contractuelle avec les acteurs du terrain. Elle ne doit pas être le prétexte à multiplier les espaces sous statut réglementaire protégé. Les aires marines protégées ne doivent pas être « découplées » des sites N2000 en mer. Il faudra, dans la mesure du possible, superposer ces aires marines aux réserves de chasse déjà existantes sur le littoral (réserves de chasse maritime notamment) pour autant que ces dernières aient aussi un intérêt halieutique Concernant l’agriculture, oui pour augmenter les financements mais surtout les rendre attractifs pour l’agriculteur : restaurer le bonus incitatif de 20% qui existait pour les MAE (au titre de la prise en charge des « coûts de transaction »), leur conférer l’objectif de biodiversité ordinaire sur l’ensemble du territoire et pas seulement sur les sites N2000. D’accord pour réorienter la Recherche à l’INRA mais intégrer les aspects socio-économiques en lien avec l’environnement. Les fédérations de chasse devraient participer aux « questionnements » de l’INRA sur ces nouvelles recherches. Non au développement des aires protégées, il y en a suffisamment déjà en France notamment avec N2000. Il faut changer de méthode, celle des espaces protégés à déjà fait la preuve de son insuffisance. Nous ne pouvons nous prononcer sur les 131 plans de conservation et restauration tant que l’on ne connaît pas la liste des espèces concernées. Ceux ayant trait à des espèces chassables doivent être pilotés par les Fédérations de chasseurs.
ill
11/10/2007
Natura 2000
La plupart des sites natura 2000 ont été désignés dans la précipation pour satifaire Bruxelle et basés sur des pseudo inventaires effectués par des scientifiques auto proclamés, la pression des associations environnementalistes à la recherche de territoires à gérer pour bénificier de financements ayant complèté le dispositif.Le manque de concertation et la très mauvaise connaissance des réalités de la ruralité, ont abouti à faire annuler par le ta un périmètre ! Jugement du tribunal administratif de Strasbourg du 10 novembre 2005.La profession agricole est prête a rentrer volontairement dans un disposif natura 2000 a condition que l’on respecte son métier et qu’on ne la méprise pas comme c’est trop souvent le cas.Pour un homme de la terre, être dénigré et méprisé à longueur de journée par ses concitoyens, c’est remettre en cause sa fonction première qui est de produire de la nourriture !
Viv
11/10/2007
Biodiversité/préservation des ressources naturelles et biocarburants : objectifs compatibles ?

La politique de développement des biocarburants appuyée par de puissants lobbys industriels et mise en oeuvre par le gouvernement me semble en incohérence totale avec les propositions de ce groupe de travail.

Faut-il produire à outrance du colza, du tournesol et d’autres végétaux à forte valeur énergétique au prix de la destruction des ressources en eau (quid de l’objectif d’atteinte du bon état des masses d’eau pour 2015 ?) et de la biodiversité ? Nous savons que ces cultures ont besoin d’apports conséquents en phytosanitaires (insecticides, herbicides, fongicides) et engrais (nitrate, phosphore, potassium) pour atteindre les rendements nécessaires à la production d’une énergie "rentable". Ainsi, l’intensification de ces productions provoque inéluctablement une augmentation de la contamination des nappes et rivières par les intrants cités ci-dessus. Et je ne parle pas de la concurrence avec les productions alimentaires, ni du bilan énergétique de ce mode de production...

Aussi, afin de préserver la biodiversité et la qualité des ressources naturelles, il me semble plus opportun de viser la réduction importante de la consommation en carburants de toutes sortes plutôt que de remplacer le pétrole par des biocarburants aux effets néfastes à court terme sur notre environnement et sans réel effet positif sur les émissions de gaz à effet de serre.

Enfin, réservons nos terres agricoles à des productions alimentaires excluant les intrants de synthèse (phytosanitaires, engrais), compatibles avec le maintien de la biodiversité et la protection de la santé humaine. Il n’est pas trop tard pour prendre les bonnes décisions.

jay
11/10/2007
perte de biodiversité
trame verte est une bonne idée si elle se construit via une démarche incitative et contarctuelle avec les acteurs du terrain. Ne pas multiplier les espaces protégés et réglementés. Pour l’agriculture, restaure le bonus incitatif de 20 % qui existait pour les MAE et ne pas réserver les MAE aux seuls zones natura 2000, penser à aux "zones ordinaires". le point 7, devrait faire l’objet de précisions notamment sur la liste des espèces menacées. la méthode de tout protégé et réglementé, utilisée depuis 20 ans, a montré son insuffisance. il est temps de changer cette politique de protection à outrance et de favoriser une politique d’incitation et contractuelle.
Maguy
11/10/2007
espèces animales et végétales invasives

Nous avons besoin d’urgence de mesures contraignantes, au niveau national bien sûr, mais plus généralement en Europe, pour lutter efficacement et intelligemment contre les espèces animales (écrevisses, crabes géants, etc...) et végétales invasives (renouée du Japon, balsamine de l’Hymalaya, berce du Caucase, balsamine, etc...).

Dans l’est de la France, par exemple, ces plantes font des ravages considérables depuis des années, se multiplient de manière exponentielle, au détriment de la flore locale, face à des autorités locales inertes.

Le financement ? Entre autre, moins de fauchages récurrents et inutiles en tous lieux et engageons, avec des moyens adéquats, ces forces vives ainsi libérées aux travaux d’éradication de ces plantes invasives, en collaboration avec les spécialistes en la matière. Bien entendu, de nombreuses autres forces vives sous-employées pourraient aussi être sollicitées.

Monsieur le Ministre, s’il vous plaît, donnez tout de suite l’ordre d’agir, demain il sera trop tard !

Mari-Pasoula
11/10/2007
laissons VIVRE EN PAIX la montagne de Kaw

Je soutiens tout ce long travail de RESISTANCE contre un projet minier industriel à court terme et destructeur.

la Montagne de Kaw est déjà un trésor vivant, laissons la VIVRE EN PAIX pour notre salut.

merci à toutes celles et ceux qui conservent, malgré TOUT, la capacité à S’INDIGNER, à SE REVOLTER, et à SE BATTRE.

et ça marche !

soazig
11/10/2007
Citation de "Francisco Espare"

J’ai trouvé cette citation en avant-propos d’un livre de science-fiction écologique, je vous la soumets : cela a fait "tilt" dans mon esprit

...Il faut être idiot comme un écologiste pour penser l’environnement en termes de richesse patrimoniale. On se trouve alors dans la situation d’un aliéné qui se réjouirait d’un héritage qui ne comporterait que des dettes.....

cristina
11/10/2007
NON au projet minier de la montagne de Kaw en Guyane

J’habite et travaille en Guyane depuis 1981. Deux de mes enfants y sont nés.

Depuis plus d’un an je m’intéresse au devenir du projet d’exploitation minière de la société ex-Cambior.

J’ai suivi avec intérêt les diverses manifestations contre ce projet auxquelles participent également beaucoup d’associations et des personnalités politiques de tous bords.

J’écoute à travers les médias nombre de scientifiques, journalistes éminents et responsables écologiques réaffirmer depuis des mois leur opposition à ce projet. Ils insistent, entre autre, sur le fait qu’il ne répond pas à la notion de développement durable de la Guyane, puisqu’il sacrifie son volet environnemental. Or, ce projet industriel est prévu sur un site très sensible, reconnu officiellement comme zone d’intérêt écologique, le tout situé dans un Parc Naturel Régional.

Je souhaite que l’Etat refuse l’autorisation d’exploitation demandée par la société ex-Cambior.

Je propose que l’on favorise un développement de la Guyane basé sur la préservation de la biodiversité et l’écotourisme plutôt que sur l’activité minière.

Polonia Forero
11/10/2007
CBJ Cambior : Le paradoxe de kaw

Le débat autour du projet CBJ-Cambior, a paradoxalement (et fort heureusement) eu l’effet contraire à celui sur lequel comptaient les industriels miniers.

Ils comptaient justement sur le mécanisme auquel ils sont tellement habitués : des pays aux abois de capitaux, la corruption, l’indifférence et un système juridique parfois trop faible pour faire régner le droit et encore moins un quelconque droit de l’environnement. Il se trouve que leur cible aujourd’hui, un joyaux du monde en matière de biodiversité à l’incroyable chance de se trouver sur territoire français et donc soumis (on l’espère) à la rigueur du droit français et du droit européen.

Il est légitime que nous tous, citoyens du monde, ayons l’espoir de voir la France marquer un coup d’arrêt exemplaire aux industriels miniers qui aujourd’hui rongent de façon éhontée les ressources naturelles des pays « bénéficiaires de leur politique de développement », au prix de sacrifices en qualité de vie, santé, environnement et respect des droits de l’homme qui ne seraient plus tolérés par les citoyen et les systèmes légaux de leurs pays d’origine. La décision d’arrêter le projet CBJ-Cambior ne concerne pas seulement le devenir d’une partie de la forêt guyanaise, il s’agit d’une décision sans précèdent et sur laquelle les pays qui actuellement essaient de faire émerger un droit protecteur de l’environnement sauront prendre exemple.Pour preuve en ce moment même il existe dans un autre coin de la planète, pas très loin de la Guyane un projet presque à l’identique menée par Iamgold, il s’agit aussi d’une exploitation à grande échelle dans le cœur d’une zone naturelle protégée en Equateur.

Au delà des problematiques, certes majeures et importantes qui ont été soulevés lors de ce cadre de discussion sans précèdent qu’est le grenelle de l’environnement, il existe un débat global sur les conditions d’exploitation des ressources naturelles en particulier des ressources minières. Il est extrêmement inquiétant que des industriels de la taille d’Iamgold aient pu croire, ne fut ce qu’un instant qu’un projet minier impliquant un tel degré de dangers et risques pour l’environnement de toute la région et sur la santé de milliers de personnes, puisse être accepté par la France avec toutes les déficiences techniques qu’ils ont osé présenter. Ils ont l’arrogance de croire qu’aucun système juridique ni économique ne peut leur résister, après constat de la situation du monde, ils ont malheureusement presque toujours raison. C’est sur ce « presque » que l’on compte sur la France et les valeurs auxquelles elle s’attache depuis des siècles.On compte sur la toute puissante pression des médias et des systèmes "démocratiques" pour faire entendre le cri d’angoisse qu’aujourd’hui, tous, canadiens guyanais, français, américains, chinois partageons : comment faire en sorte d’arrêter la machine à détruire que nous avons mis en route depuis si longtemps.

L. Ambrosini
11/10/2007
Protection juridique de l’arbre

L’arbre a été envisagé la plupart du temps sous un angle alimentaire (fruits), économique (bois de menuiserie ou de chauffage), ou encore esthetique (tableaux...). Les problèmes de l’environnement nous amènent à voir en lui d’autres vertus : - il fixe le carbone que nous émettons dans l’athmosphère ("recycleur" de CO2) ; - il participe de manière essentielle au cycle carbone / oxygène ("poumon" de la planète) ; - il atténue les effets des vents et orages violents ("amortisseur" climatique) ; - il retient l’eau au sol en réduisant l’évaporation ("générateur" d’eau) ; - il réduit la température au sol et sur les bâtiments en procurant ombre et fraicheur ("agent anti-réchauffement") ; - il sert d’abri, à quantité d’oiseaux, d’insectes...("ami de la biodiversité").

Or ce cadeau de la nature est bien malmené aujourd’hui : - déforestations sauvages (même si elle sont légales dans certains pays) sans reboisement ; - élimination systématique des haies dans les zones d’agriculture extensive ; - fauchages à plusieurs mètres des bordures de routes de toute végétation sans discernement ; - zones urbaines bétonnées ou l’arbre est devenu une rareté ; - arrachages d’arbres centenaires pour suivre à la lettre le tracé d’une quelconque bretelle ; - incendies dévastateurs...etc.

Il devient nécessaire de protéger les arbres mais force est de constater que les mots (sensibilisation à l’écologie, demandes des associations de défense de la nature...) même s’ils sont nécessaires, ne sont pas suffisants.

Le temps est sans doute venu de mettre en place des moyens juridiques conséquents (loi, décrêt...) qui affirment et garantissent cette protection. Un arbre multicentenaire ne pourrait-il bénéficier d’un statut comparable à celui d’un monument historique ? Serait-ce déraisonnable d’exiger qu’une commune ou un organisme public adopte le principe "un arbre coupé, un arbre planté" ? Un incendiaire qui détruit la faune et la flore, parfois sur des centaines d’hectares, ne commet-il qu’une infraction mineure ?

Pour vaincre le combat qui s’engage aujourd’hui, des regles juridiques claires constituent un atout réel, tangible, durable. Organisons ainsi sans tarder la protection de l’arbre, cet élément essentiel à la vie.

silvanus
14/10/2007
Et en plus...
Au titre des désastres il faut rajouter la législation sur le débrousaillement qui n’est en fait qu’un défrichement déguisé.Pour s’en convaincre il suffit de lire attentivement les arrêtés préfectoraux pris en la matière dans tous les départements du pourtour méditerranéen en ce compris les deux départements corses.Comme le précise le méssage de anonyme du 12 octobre le débrousaillement à des conséquences écologiques désastreuses.Seul le débrousaillement léger doit être accepté ( nettoyage du sous-bois avec seule extraction de la nécromasse - seuls 2 à 4% de la phytomasse sont éliminés)Il faut donc pour préserver définitivement la trame verte du pourtour méditerranéen : - modifier en profondeur le code forestier et son corrollaire le code des assurances ; - réduire autour des constructions la profondeur de la zone à débrousailler en passant de 50 à 10 mètres ; - responsabiliser tous les organes administratifs qui délivrent des autorisations de construire dans des zones connues pour le risque incendie ; - obliger les propriétaires à remettre la nécromasse retirée à des structures chargées de la transformer en bois-énergie ;- interdire aux préfets d’inclure dans les arrêtés qu’ils prennent en la matière de procéder à des défrichements au prétexte d’empêcher des ponts de flamme ; - obliger les propriétaires fonciers à conserver la végétation endémique et notamment celle qui concerne la garrigue et le maquis afin d’endiguer les risques d’érosion, l’effet du flux lumineux, la perte d’humus. Il est temps de passer de la protection égoiste des biens et des personnes - qui autorise même une personne à pénétrer chez son voisin pour débrousailler en ses lieux et place - à la protection de la biodiversité. En conséquence il faut mettre en place des structures paritaires où les propriétaires forestiers sont représentés pour déterminer avec les services préfectoraux la mise en pratique d’une nouvelle lecture du débrousaillement. Le sauvetage de la trame verte méditerranéenne passe par l’abandon de certaines prérogatives.
tijo
11/10/2007
Elle est belle notre terre ,notre Guyane
la nature pour être commandée doiut être obéïe,partant de ceprincipe il serait souhaitable de la laisser en paix et non chercher pour des besoins futiles qui ne rendraient pas plus heureux les populations défavorisées du tiers monde . il est un pricipe qu’on ne peut ni imiter ni aider, et pourtant il est en nous ;c’est la nature mais on peut l’imiter et s’efforcer de la rendre bien. On devrait s’attacher à se rendre plus raisonnable envers cette mère nature laisons la nature en paix pour nos enfants ils demanderont des comptes plus tard. je dis non et non et non a lamgold sur ma terre de Guyane
Patrick.
11/10/2007
Soutien au projet CBJ Caïman

En tant que membre élu de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Guyane, j’ai personnellement, avec l’ensemble unanime des membres du CODERST, approuvé le projet CPJ Caïman en ce qu’il satisfait pleinement à l’ensemble des dispositions règlementaires pourtant particulièrement tatillonne sur ce dossier.

En tant que membre élu du bureau de l’Association des Moyennes et Petites Industries de Guyane (AMPI, regroupant 87 membres), je m’élève contre ce qui semble être l’instrumentalisation politicienne qui est faite de ce projet essentiel pour le Guyane, et pour son industrialisation en particulier.

Comme industriel installé depuis 15 ans, j’appelle de mes voeux au nom des groupes mondiaux que je représente, l’arrivée de ce projet avec lequel d’important partenariat vont pouvoir se développer : économies d’échelles sur les approvisionnements de pièces de rechanges ou d’usures identiques, optimisation de l’exploitation du terminal minéralier de Degrad des Cannes, exemplarité en matière de savoir-faire industriel, etc., etc.

La Guyane demeure en friche, ses enfants les plus qualifiés l’abandonnent faute de débouchés, sa mise en valeur nécessitera d’importants efforts et de lourds financement : chasser un potentiel de développement humain et financier de plusieurs centaine de millions de dollars US (mêmes dévalués) qui a pourtant satisfait à l’ensemble d’une législation par ailleurs exemplaire ne fera que la maintenir dans une situation de récession structurelle, et fera fuir tout autre investisseur tant soit peu avisé.

Flo de Kaw
11/10/2007
Voici exactement le type d’argumentaire fallacieux qui est rabâché par ceux qui soutiennent ce projet.

Combien de membre du CODERST se sont vraiment penché sur la législation en matière d’environnement applicable dans ce dossier ? En approuvant le projet, vous n’avez pas rempli votre rôle mais uniquement abdiqué par facilité devant des développements techniques qui vous dépassaient. En tant que membre de la CCIG et autres instances représentant le secteur privé vous faites entrer le loup dans la bergerie. Jamais vous ne feriez le poids contre l’entrée massive que projetait Iam Gold en sous-traitant et en produits de base et manufacturés. La CGPME a été plus avisée que vous et l’a bien compris, raison pour laquelle elle s’oppose au projet et ne craint pas de faire fuir des investisseurs étrangers de cet acabit !

Ouvrez les yeux et allez donc voir les "bienfaits" de "l’exemplarité" de Iam Gold au Mali, ou lisez le livre de Gilles Labarthe "l’or africain" "En dix ans, le Mali est devenu le troisième exportateur d’or en Afrique, après l’Afrique du Sud et le Ghana. Ses exportations d’or ont triplé. Dans le même temps, le pays a dégringolé dans l’Indice de développement humain des Nations unies, tombant dans la catégorie des trois Etats les plus pauvres du monde. Les richesses sont mal redistribuées. Où vont les profits ? Où s’envole l’or ?" Voilà ce que vous appelez de vos vœux, est-ce de l’inconscience ou avez-vous l’espoir fou et égoïste d’être de ceux qui tirerons leur épingle du jeu ?

Malgré votre position vous n’avez même pas remarqué que la Guyane n’est pas en friche, elle est en plein développement ! Des chantiers de construction tel Soyouz sont un grand appel d’air pour les employés des moins aux plus qualifiés. Mais qu’observe t’on ? Des entrées massives d’employés du Surinam, du Brésil et de l’Europe de l’Est. Il faut vraiment être peu motivé pour ne pas trouver du travail dans ce département !

fitzcaraldos
12/10/2007
Oui à l’abandon du projet minier sur la montagne de Kaw
Il faut être sacrément de mauvaise foi ou particulièrement mal informé pour affirmer que "le projet CPJ Caïman satisfait pleinement à l’ensemble des dispositions réglementaires" ! C’est, bien au contraire, à cause du grand nombre d’irrégularités (le mot est faible ! ! !) mises en lumière notamment lors des deux enquêtes publiques que ce projet n’a pas encore pu aboutir. Ce Grenelle de l’Environnement permettra-t-il de sauver Kaw, sa montagne et ses marais ? Quant au parc national amazonien, c’était une belle idée. Mais peu à peu, ses frontières ont été modifiées pour complaire aux compagnies minières. Et, surtout, rien n’est fait pour lutter contrer l’orpaillage clandestin qui sévit partout en forêt, le long des criques (rivières ou petits cours d’eau). Les Amérindiens, pourtant directement concernés, n’ont qu’un droit : celui de se taire. Et puis aussi, le droit de mourir : de désespoir (les suicides sont nombreux) ou empoisonnés par le mercure utilisé pour l’orpaillage, qui pollue les criques. La France et l’Europe comprendront-ils avant qu’il ne soit trop tard l’inestimable valeur de la forêt guyanaise, de sa faune et de sa flore ? La Guyane est-elle condamnée à rester cette zone de non-droit gangrenée par la corruption et le clientélisme ?
Frédéric LeCorre
10/10/2007
Arrêt définitif du projet Cambior de Kaw

Ce projet industriel sur la Montagne de Kaw, sur un site hautement sensible, est un scandale tant environnemental que politique. Scandale environnemental parce que la multinationale a bafoué toutes les règles qui s’appliquent à une telle installation : insuffisance voire inexistence de l’étude d’impact, fausses cartes, renseignements mensongers dans ses dossiers de demande, intimidations, faux rapports d’experts, manipulation de l’enquête publique, etc... Scandale politique dans la gestion du dossier par des fonctionnaires peu soucieux de l’avenir de la Guyane et qui n’ont pas cherché à faire appliquer une réglementation avec toute la rigueur nécessaire. Il y a aujourd’hui deux recours devant le Tribunal administratif et deux plaintes pénales en cours d’instruction contre la société porteuse de ce projet. Il est inadmissible qu’une telle mine puisse voir le jour. D’aucun intérêt économique pour la Région Guyane, mais seulement pour quelques sociétés locales qui auraient récupéré quelques miettes, ce projet a fragilisé la vie démocratique (une commune aujourd’hui profondément divisée) avec des suspicions d’intimidations ou de corruptions. Les conditions de travail dignes d’un autre age n’ont jamais été clairement expliquées au Guyanais qui n’accepteraient jamais de tels emplois. Ce projet n’aurait qu’accentué nos problèmes migratoires avec leurs cortèges de problèmes sociaux.

Rencontré au Canada il y a quelques jours, l’un des vice-présidents de la multinationale en question, exprimait avec cynisme, agitant dans sa main les plaintes pénales déposées à l’encontre de sa filiale en Guyane, que l’argent représentant les futurs investissements dans ce projet permettrait d’échapper à toutes ces procédures judiciaires et administratives qu’il ne prenait donc pas au sérieux. Son seul leitmotiv : l’argent et la rentabilité pour ses actionnaires. Il appartient au Président de la République de confirmer les souhaits quasi unanimes du groupe biodiversité et de refuser énergiquement ce projet et ce comportement inadmissible qui donne au pouvoir de l’argent la priorité sur l’environnement aussi bien naturel que humain.

Jamais un tel projet avec toutes ses irrégularités n’aurait été recevable en Métropole. Pourquoi en a-t-il été autrement en Guyane ?

La Montagne de Kaw est seulement à une cinquantaine de kilomètres de Cayenne. Ce site est prometteur en terme de valorisation éco-touristique et scientifique. Accepter le projet minier serait condamner tout développement durable sur cette région. C’est l’un des endroits les plus prestigieux de la Guyane en terme de biodiversité. Cette forêt est probablement l’une des plus anciennes de la planète.

Que faut-il de plus pour stopper définitivement le projet Cambior ?

A un moment où les enjeux politiques internationaux sont tous ciblés sur les problèmes environnementaux, la France se doit de protéger la seule forêt amazonienne d’Europe, sans quoi elle perdrait toute crédibilité.

Anonyme
10/10/2007
Appliquer les lois et programmes en cours ce serait deja bien
Pour expliciter ce titre je citerais un projet qui a valeur d’exemple, il s’agit de l’aménagement de 2 passerelles de 200 m de long dans des gorges stratégiques pour la nidification de nos rapaces les plus préstigieux par un SIVOM cette année 2007. L’une des passerelles à été installée à 200 metres d’une aire d’aigle royal l’autre a 80 metres d’une aire de faucon pelerin. cette meme passerelle serait aussi située juste au-dessus d’une aire de hibou grand. Ces sites sont identifiés en znieffs I et II , milieux remarquables du sage rhone méditérranée, grand site remarquable dans l’inventaire local d’un contrat paysage. Il y a autres sp concernées dont les nombreux milans noirs qui nichaient sur place en compagnie des goélands leucophées. Une seule étude environnementale sur ce projet a été réalisée en 1996 l’emplacement de l’une des passerelles était différent et les préconisations peu arragantes (respect des dates de nidification). cette étude identifiait de très fort enjeux sans les situer. Le gestionnaire du lac (c’est au bord d’un lacc’est le sivom ca l’autorise a ne rien faire pour la biodiversité (pratique) en effet il passe outre les date de nidif ( début des travaux en mars) et l’aigle quitte sont aire laissant un oeuf. Le projet est cofinancé par l’europe le CG et le CR Bienvenue en isere le departement le plus écologique de france (qu’ils disent). Je dirais que le moins responsable c’est l’europe qui ne pouvait pas savoir mais les autres savaient puisque qu’ils ont recu des lettre des associations les plus importantes localement (et meme des moins importantes). Le semblant de gouvernance c’est faite gruger par l étude obsolete (le projet etait différent) de 1996. Le maire favorable au projet bien que déavoué par son conseil n’a rien dit rien fait. La dde assistant a maitrise d’ouvrage n’a ren dit rien fait pour la biodiversité. Pourtant ces deux derniers auraient dut remaquer que ses espaces remarquables étaient inscrit dans le schéma directeur du territoire comme étant des espaces naturels a protéger et d’intéret. Sans oublier la présidente de la collectivité qui a voté pour le projet dans la meme insouciance et maglgrés les efforts déséspérés de certains. Lorsque la LPO c’est décidée a intervenir c’etait déja trop tard meme le juge a voulu sa part : il n’a pas vu l’urgence pour la nidification des rapaces. cela lui a permis d’échapper au jugement du fond car nous sommes au bord d’un lac de montagne de moins de 1000 ha et que ca néccéssite des préscriptions particulières (oubliées). Pour terminer le tableau le prefet comme interlocuteur des collectivitées : allez y les gas je vous couvre C’est pas ce prefet qui semble pouvoir faire qlqe chose alors qui ? Tout de meme... alors que nous avons une stratégie pour la biodiversité, la loi d e 1976, la convention de Berne J’en oublie mais peu importe, il me semble que cette affaire exemplaire apporte des éléments a la réflexion en cours.
david
10/10/2007
Priorité
La biodiversité c’est l’humanité. Sans elle l’homme disparaîtra lui-aussi. Cette lutte ne doit pas être oubliée au profit de la lutte contre le réchauffement planètaire.
foudebassan
10/10/2007
Suppression du classement des « nuisibles »
Quand on pense qu’en 2007, certaines espèces sont toujours classées dans la catégorie dite des « nuisibles ». En quoi une martre, un putois, un corbeau (la liste est longue) sont-ils nuisibles et nuisibles à qui ? Aux poules élevées en batterie ? Aux milliers d’hectares de maïs ?
mgt
10/10/2007
questions

biodiversite : bio --pourquoi interdire les associations bio qui proposent des semences variées et reproductibles

diversité --pourquoi autoriser les lobbies grainetiers à limiter la diversite des especes et rendre sterile les graines issues de leurs usines

ressources naturelles : peut on imposer aux industriels du sanitaire de produire des equipements qui ne debitent pas plus 3litres/mn (par exemple) le gain : optimisation de la ressource EAU moins d’encombrement des stations d’epuration process industriels impliqués à la source

deltamoins
12/10/2007
arrêt fausses idées pour que le débat avance
Je viens de laisser un message en réponse à quelqu’un qui nous faisait croire que les semenciers aller sauver la diversité des espèces cultivées, histoire ve rétablir un peu de vérité. Je veux juste ici aussi rétablir la vérité afin que le débat avance sur des vraies bases. Ici le choix des mots est important et on voit bien le contraste entre "semences variées et reproductibles" et "limiter la diversité... rendre stérile les graines issus de leur usines". Le point que j’aimerais clarifier est celui de la reproductibilité des semences. En fait deux types principaux de variétés existent : les hybrides F1 et les lignées pures. Les variétés lignées pures peuvent se reproduire à l’identique (au moins pendant qulques générations) et c’est ce que font la plupart des agriculteurs de façon officielle tout en payant une cotisation. C’est le cas du blé par exemple. Donc dans ce cas pas de "graines stériles". Dans le cas des hybrides (maïs par exemple), si vous récoltez des graines sur les plantes pour l’année suivante, vous pourrez avoir des plantes (c’est ce qui donnent les repousses par exemple) mais elles auront perdus la plupart de leur caractéristiques : c’est la recombinaison entre les caractères, la diversité à l’oeuvre ! Enfin si les semenciers préfèrent que les agriculteurs rachètent des graines tous les ans c’est surtout parce qu’ils investissent de l’argent et qu’ils veulent en voir les retombées... Normal pour une entreprise privée. Tout ça pour dire qu’il ne faut pas agiter des mots qui claquent pour faire peur aux gens. Ils peuvent comprendre la complexité de la situation et juger en consèquence que par exemple les semenciers font juste leur boulot et que ce n’est pas seulement (loin de là) de préserver la diversité, ça c’est à nous tous de le faire en s’informant déjà.
Gilles D
10/10/2007
diminuer l’impacts des pesticides : oui avec réflexion

Le Grenelle de l’Environnement est une véritable occasion pour parler. Expliquer ce qui n’est pas connu du grand public : l’intérêt des pesticides pour l’agriculture Française. Les conditions sont-elles réunies pour démystifier les idées reçues ?

Protéger les plantes des agressions et des parasites, c’est la mission de ces produits. Bien sûr il faut prendre des précautions comme avec les médicaments, le principe actif n’est pas anodin.

On entend dire que la France est le premier consommateur de pesticides en Europe. Normal c’est la plus grande surface agricole. Si l’on prend la même unité de comparaison entre les pays, l’hectare ( 10 000m2), alors la France est le 5ème pays. Y pas de quoi fouetter un chat !

Pourquoi opposer agriculture bio et agriculture conventionnelle ? Le bio répond notamment à des motivations personnelles d’alimentation qu’il faut respecter. L’agriculture conventionnelle a pour mission de produire en quantité et qualité au meilleur prix. Les deux pourront co-habiter et chacun y trouvera son compte.

L’agriculture conventionnelle pollue ? Certes elle utilise des engrais et des pesticides qui peuvent se retrouver dans les cours d’eau. Les techniques de prévention sont connues : la gestion des bassins versants et des sols sensibles, planter des haies, laisser des bandes enherbées, utiliser de façon raisonnée les produits sont les réponses aux problèmes. Laissons les agriculteurs, les agronomes, les conseillers se rencontrer et incitons à généraliser ces pratiques.

Oui il faut diminuer l’impact des pesticides sur l’environnement. En agissant au bon endroit : l’homologation hyper stricte des produits est déjà bien encadrée. Retirons progressivement les molécules les anciennes les plus dangereuses en veillant bien à ne pas laisser les agriculteurs démunis de solutions techniques parce nos voisins Européens ne s’imposent pas les mêmes contraintes.

Si le Grenelle de l’Environnement permet de s’écouter, de se comprendre, alors l’écologie aura fait un grand pas.

Ptit Lu
10/10/2007
Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un des outils visant à garantir la protection de la biodiversité. L’approche retenu par la France est surtout contractuelle mais les objectifs Natura 2000 doivent être pris en compte aussi dans les réglementations en vigueur mais... justement les réglementations en vigueur ne permettent pas de prendre en compte tous les projets pouvant porter atteinte aux espèces ou habitats d’importance communautaire identifiés au sein des sites Natura 2000 :

exemple simple : Réglementation en matière de police de l’eau et création de plans d’eau

La Police de l’eau ne peut s’opposer à la création d’un plan d’eau en site natura 2000 qu’à partir du seuil réglementaire de 1 000 m² prévu par le code de l’Environnement, en-deça, on se trouve hors champ d’intervention, donc on peut créer un plan d’eau inférieur à 1000 m² pouvant détruire un habitat d’intérêt communautaire...

Le dispositif réglementaire actuel ne permet donc pas de s’opposer à tout projet pouvant porter atteinte à l’intégrité d’espèces ou habitats d’intérêts communautaires (sauf si statut d’espèces protégés) Dans le cas de la protection de la biodiversité et des enjeux natura 2000, des projets très localisés en-dessous des seuils réglementaires peuvent être néfaste et il conviendrait donc de mettre en place une réglementation plus adaptée...

Ce point risque d’ailleurs de conduire à un contentieux avec Bruxelles...

En plus d’un dispositif réglementaire plus adapté, il conviendrait aussi de créer une police de l’environnement spécifique aux enjeux Natura 2000....

airelle
10/10/2007
Economie d’eau
Pourquoi mettre à la vente des robinets qui ne disposent pas d’économiseur ? ça parait si simple de le faire en série plutôt que de demander aux usagers de faire la démarche de changer leurs embouts de robinets (seuls les plus concernés par les problèmes environnementaux le feront, les autres ni penseront pas ou ne voudront pas payer quelques euros de plus pour y remédier).
Ptit Lu
10/10/2007
Trame verte

Pour participer à la construction de la trame verte, il faut mettre en place une analyse des paysages et de l’organisation des espaces naturels au sein des outils d’aménagement et d’urbanisation que sont les PLU (Plans Locaux d’Urbanisme).

Bien évidemment une approche similaire doit être menée au niveau des SCOT (Schéma de COhérence Territorial)

Les cahiers des charges d’élaboration des PLU doivent contenir un volet trame verte.

Les projets d’urbanisme doivent conserver les maillages bocagers et mettre en place de nouveaux maillages. Les systèmes talus-haies avec une végétation locale doivent être préférés aux merlons engazonnés ou plantés d’espèces "exotiques" qui germent un peu partout dans les zones d’activités, en bordure d’axes routiers...

Si la protection des espaces naturels est prévue dans les PLU, cela ne sert à rien si on n’y ajoute pas la nécessité de maintenir une connexion avec les autres espaces naturels et notamment les vallées, véritables axes de circulation d’espèces.

Dans les villes, dans les projets de restructuration des espaces urbains, il faut introduire la nécessité de trame verte pour désenclaver les espaces verts relictuels et faciliter la communication entre les différents espaces verts d’une ville et la communication entre les espaces verts urbains et les espaces naturels extérieurs.

L’insertion paysagère des zones d’activités doit comporter un volet trame verte, de façon à ce que ces zones qui se développent fortement en périphérie des villes ne morcellent et n’isolent plus les espaces naturels les uns des autres.

Les projets d’aménagements détruisant des espaces servant de corridors (quand on ne peut faire autrement) doivent mettre en place des mesures compensatoires visant à ré-implanter ailleurs de tels corridors.

Des programmes de subvention doivent être créés pour inciter la mise en place de corridors biologiques permettant de reconnecter les vallées des cours d’eau entre elles.

Sabine
10/10/2007
Ours / Loup / Lynx

"La conservation de la nature pose un problème d’éthique : celui de notre relation aux autres. Qu’il soit à poils ou à plumes, l’animal sauvage n’est pas un décor qui nous appartiendrait. Il mérite toute notre attention." (ARTUS 1989)

Accepter l’ours, le loup et le lynx en France, c’est accepter les autres, notre seule vraie richesse : la biodiversité.

Sauvegarder une vie animale sauvage dans sa totalité (ours/loup/lynx inclus) sur notre territoire est une valeur que la France doit s’imposer.

FONTAINE René
10/10/2007
Préserver la biodiversité

Pour préserver la biodiversité il faut tout d’abord cesser de créer de

nouvelles autoroutes et voies ferrées.

Celles-ci doivent être réalisées à partir de structures existantes

( doublements de voies ).

D’autre part les zones naturelles doivent être reliées entre elles

( couloirs de migrations ),et restaurées si nécessaire.

Ce n’est qu’à ce prix que nous sauverons la biodiversité.

Bouillon
10/10/2007
biodiversité chasse, urbanisme, pesticides
Je m’étonne qu’il ne soit pas question de la problématique de la chasse dans le rapport de synthèse. Il parait en effet que limiter, voir interdire la chasse sur les espèces critique en terme d’effectif, voire en diminution soit un axe important de la sauvegarde de la biodiversité en France et dans tous les pays d’ailleurs. Dans ce domaine, il serait souhaitable de créer dans tout le territoire des réserves de biosphère ou la pêche et la chasse serait interdites pour laisser se reconstituer les espèces. Il faudrait aussi laisser les équilibres naturels se rétablir dans la durée, y compris en réintroduisant, en laissant se développer des prédateurs naturels : loup, ours, renards, marte,... L’idée de la trame verte est bonne, pour la sauvegarde de la biodiversité, mais il ne faut pas oublier tout le territoire qui doit participer à la sauvegarde de la biodiversité. Les animaux, les plantes ne connaissent pas de frontière. Il faudrait d’ailleurs que dans cette trame verte la biodiversité soit une priorité absolue, ce qui n’apparaît pas dans les documents. Plus Généralement, la biodiversité essaie de s’abriter dans chaque village, même dans les villes, et dans chaque jardin. Il faut lutter pied à pied pour la sauvegarder au plus proche de nous, car nous vivons en symbiose avec elle. L’urbanisme tel qu’il s’installe ne le permet pas. Les haies dans les cités pavillonnaires devraient être choisies à la place des murs par exemple. On pourrait citer le goudronnage intempestif, etc... Comme le signale le rapport l’artificialisation avance... Il faudrait songer à la réfréner mais aussi de laisser la biodiversité s’intercaler dans les espaces encore libres... Il est vrai que l’emploi de pesticides par les agriculteurs est source d’érosion de biodiversité, mais il ne faut pas oublier les particuliers, les collectivités territoriales dans la lutte pour la biodiversité : ceux-ci employant aussi ces substances nocives en grande quantité.
nicolas
14/10/2007
chasse et biodiversité

Penser que la chasse et la pêche est la principale cause de la perte de la biodiversité dans notre pays est une hérésie. On dénombre beaucoup d’éspeces protégées dont leur éffectif est en diminution et ou la chasse n’est pas en cause (outarde canepetiére par exemple). La cause principale de cette perte de biodiversité est avant tout une diminution des milieux naturels favorables à ces éspeces (milieux ouvert, haies, marais...).

Votre proposition de rétablir les équilibres naturels en réintroduisant des grands prédateurs est irréalisable, êtes vous sérieux quand vous penser relâcher des loups dans les forêts du bassin parisien ou des ours dans les maquis méridionaux ?

Quand à votre proposition de mise en place de "trame verte" sorte de sanctuaire de la faune sauvage, pourquoi pas ? mais...

Déjà ce type de réserves existe depuis fort longtemps, rien de nouveau. Ensuite si on met en place des réserves sur des milieux naturels sensibles, sans y intervenir pour gérer ce milieu, cela ne sert à rien ! par exemple si vous laisser une zone humide sans intervention humaine, dans quelques années cette même zone sera un milieu fermé et deviendra non attractive pour bon nombre d’éspeces animales et végetales.

Par contre je suis d’accord avec vous pour freiner l’usage des pésticides et autres agents nocifs en agriculture et dans d’autres domaines.

nizonne
10/10/2007
interdire un circuit de courses auto dans un parc naturel

Un circuit de courses automobiles est en projet à Bagatelle, Dordogne

 DANS LE PARC NATUREL REGIONAL LIMOUSIN/PERIGORD

 DANS UN SECTEUR COMPTANT PLUSIEURS SITES PROTEGES

 et SUR UNE ZONE ZNIEFF en procédure de classement. (vallée du Boulou)

Bref énoncé de la question. Le Domaine de Bagatelle se situe sur la colline entre la vallée de la Nizonne et la vallée du Boulou dans le Parc Naturel Régional du Périgord Limousin (Commune de St-Front/Nizonne, Dordogne).

La Nizonne et le Boulou sont des rivières, affluents de la Dronne. Elles ont leurs sources dans le Parc Régional du Périgord-Limousin et forment un complexe biogéographique d’une biodiversité extraordinaire. Ces vallées sont pour la plupart des sites « Natura 2000 » ( la Dronne, et la Nizonne sont déjà apprêtées) et le Boulou est une ZNIEFF et potentiellement un site « Natura 2000 » car la biodiversité de cette vallée est particulièrement remarquable. En effet plusieurs scientifiques ont attiré l’attention des autorités compétentes sur l’extrême richesse de cette vallée depuis de nombreuses années (voir détails dans les paragraphes suivants et publications annexes.).

Le projet de création d’un circuit de courses automobiles dans ce secteur est en contradiction absolue avec les objectifs de protection de la biodiversité qui sont ceux du Parc naturel régional, ceux des zones Natura 2000, ceux des Zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), et ceux que propose le panel « Grenelle de l’environnement » : Stopper partout la perte de biodiversité Organiser l’action en faveur de la biodiversité Connaître et faire connaître la biodiversité Agir pour sauver la biodiversité planétaire, au-delà de nos frontières.

Au vu de ces objectifs légitimes, et pour stopper A BAGATELLE, DORDOGNE, la perte de biodiversité dans un site déjà reconnu comme précieux à cet égard et protégé comme tel, il faut
  Organiser l’action de l’Etat en faveur de la biodiversité dans ce secteur en y interdisant l’exécution de tout projet de circuit de courses automobiles
  Faire connaître avec éclat cette action de l’Etat en faveur de la biodiversité Et, ce faisant, agir pour sauver la biodiversité planétaire, en commençant par chez nous au profit des autres nations qui pourront s’inspirer de ce comportement. A contrario, si l’Etat laissait faire ce projet monstrueux, quelle confiance et quelle estime pourrait-on accorder à ses représentants ? Quelle foi et quel respect pourrait-on avoir pour les objectifs d’un « Grenelle de l’environnement » qui ferait le contraire de ce qu’il conseille ? Quelle considération aurait-on, « au-delà de nos frontières », pour ce processus vide de sens ?

Floriane
10/10/2007
un sujet tabou

L’Homme dans sa grande supériorité ne peut s’empêcher de vouloir maîtriser les éléments de sa planète. Dans sa grande bonté, il pense servir notre société en la débarrassant de toutes espèces qui détruisent ses forêts et ses cultures. Dans son immense devoir il pense qu’il doit gérer les effectifs de ces animaux, ou plutôt nuisibles, comme il les appelle. L’Homme tel qu’il l’a décidé, déclare que ce sport ou loisir est indispensable à notre environnement.

Il faut maintenant le dire, notre temps n’est plus préhistorique. Notre bonne gestion de la biodiversité doit passer par une remise en question de nos traditions et de notre culture, et par une protection de l’habitat sauvage. Quel crime ces animaux ont ils bien pu commettre pour ne pas avoir le droit de vivre au même titre que nous ?

"Bon et mauvais chasseurs" posez vous la question des conséquences de votre acte quand vous tuer une espèce protégée ou non d’ailleurs. Le bon sens doit prévaloir les lois, qui ces dernières ne répondent souvent qu’au lobby... Défenseurs de la chasse comprenez bien que la seule espèce nuisible sur cette planète est bel et bien l’Homme dans toute sa barbarie.

GODDE
10/10/2007
Comment rester indifférent au sort de la forêt Guyanaise ?
Oui comment pourrais-je ne pas me sentir triste, révolté devant le sort que la France serait prête à faire subir à ce que nous devrions considérer comme une chance extraordinaire en la possession de ce milieu qui était encore intact lors de ma première visite en 1970 ? L’exploitation aurifère des 19ème et 20ème siècle a eu des impact à peine visibles aujourd’hui : c’était au temps de l’exploitation manuelle et de la batée. Les exploitations actuelles ne sont encore rien à côté de ce que les canadiens peuvent réaliser en matière de destruction de la forêt, des sols, des routes existantes, de biotopes et de la faune. Il n’est que de survoler la région de saint Elie pour constater le pouvoir destructif des pompes hautes pression actuelles, il n’est que de survoler les forêts de sapîns du Canada pour constater de quoi seraient capable demain les vrais gros moyens industriels des Canadiens utilisés en Guyane. La chance de la nature guyanaise d’aujourd’hui c’est que la France n’y a pratiquement rien fait depuis 1643 : Continuons s’il vous plait, les générations futures nous serons reconnaissantes d’une telle décision. Laissons vivre ce monde magnifique et faisons de cette région exceptionnelle un monde de nature intacte ou l’homme est toléré et non pas le contraire. Tirons parti au maximum de la zone déjà viabilisée : il y a dans cette partie de la Guyane de Cayenne à St Laurent largement assez de place pour y faire vivre et prospérer les 170000 habitants que compte aujourd’hui le pays. Protégeons là , elle le mérite et les indiens avant tout que nous bradons honteusement depuis des décennies en ne leur donnant pas la priorité décisionnelle chez eux. L’or c’est comme le pétrole : une ressource non renouvelable mais en quantité oh combien limitée ; je ne veux pas croire que la France soit dans une situation financière telle qu’elle doivent vendre son trésor sous-terrain pour quelques royalties au détriment de son immense trésor de surface. Merci de votre attention Daniel GODDE ex Aérospatiale Guyane en retraite
Laurent
10/10/2007
Réflexions sur la biodiversité (3)

(Voir 2 pour le début)La fausse bonne solution des agrocarburants est une autre exemple de cette immoralité. En effet, il ne faudrait pas "déshabiller Paul pour habiller Jacques" comme le dit l’adage populaire. L’intérêt écologique de tels combustibles est loin d’être probant dans la mesure où les risques de monoculutures liées à ce nouvel eldorado économique sont grands, que pour produire les quantités nécessaires il faut au moins consommer autant de combustibles fossiles, ce qui en terme de bilan carbone est loin d’être la panacée.

C’est pourquoi, en raison de tout cela, il est absolument primordial que nous reconsidérions le rapport Homme/Nature. Tant que nous nous contenterons de mettre en avant l’anthropocentrisme qui caractérise notre vision du monde, et que nous ne privilégierons pas une approche écocentriste, il n’est nul besoin d’aller plus avant dans la protection de l’envrionnement, tous nos efforts ne devant se résumer finalement qu’à des mesurettes.

En effet, l’Homme, à des fins d’émancipation sociale et économique, a saccagé depuis des décennies les ressources de son seul et unique habitat, la Terre, avec les conséquences que pouvons constater à présent. Egoïstement, il n’a pensé qu’à son propre bien-être sans prendre en considération l’ensemble des êtres vivants et milieux qui font, jusqu’à preuve du contraire, l’unicité de notre planète. Dorénavant, il convient de devenir plus humble et d’apprendre à partager nos ressources et que nous parvenions à nous dire que l’Homme n’est pas et encore mieux, n’est plus le centre de tout, que nous ne sommes qu’un chaînon parmi d’autres espèces vivantes.

Si véritablement nous devions arguer que l’Homme est au sommet de la pyramide des espèces vivantes de cette planète, ayons au moins le courage et l’humilité de le prouver par des actions écologiquement respectueuses sans communes mesures. Un nouvel humanisme doit voir le jour, ne mettant pas seulement les valeurs humaines au-dessus de tout autre, qui ne serait qu’une grave erreur, mais au contraire en privilégiant une considération du monde vivant et des milieux dans leur ensemble.

Cependant, quand j’entends au sein des réunions publiques de ce grenelle que "l’Homme doit être au centre du développment durable", je me dis que finalement, tout continuera comme par le passé.

Laurent.

Olivier
10/10/2007
Orpaillage de la montagne de kaw par iam-gold.

Ce projet d’exploitation de l’or primaire est une hérésie :

Economique, car la Guyane ne pourra atteindre un développement durable que par des projets générés localement et tenant compte des spécificités du territoire et non par des projets importés générés par des personnes n’ayant aucune attache avec cette région outre la volonté de s’emparrer des ressources. Ecologique. Je connais cette montagne pour y avoir observé sa faune et personne ne peut croire que cette nature bien qu’abondante résistera à l’implantation d’une industrie classée seveso. Quant aux engagement de Iam-gold sur le reboisement aprés exploitation, ils sont mal-honnête et ridicule. Comment un spécialiste de l’extraction aurifère peut-il se targuer de savoir reboiser l’amazonie aprés décapage des sols, quand les spécialistes de cette question n’ont eux toujours pas trouvé la solution aprés des années de recherche en la matière.

Non à Iam-gold en Guyane.

Il ne faut pas oublier la mise en oeuvre d’une solution à la pollution des rivières Guyanaise par l’orpaillage alluvionaire à base de Mercure. Si le Grennelle de l’environnement ne dessine pas de changements majeurs pour la protection de la Guyane, nous aurons la preuve qu’il n’est qu’un mirroir aux alouettes. Au travail messieurs les politiques pour que nos enfants puissent connaitre les enchantements de notre planête, et n’oubliez pas que vous êtes nos serviteurs et non l’inverse.

Olivier

Laurent
10/10/2007
Réflexions sur la biodiversité (2)

(Voir 1 pour le début) [...] instigatrices de la volonté politique en la matière. Ainsi, une politique de l’emploi au sein de la fonction publique, dans le domaine de l’environnement doit être instaurée de manière prépondérante.

Alors cessons ce mal franco-français de promulguer lois, réglementaations à outrances et autres dispositions comme vousle suggérer, qui en fourvoie le contenu légitime. Appliquons ce qui existe, ce sera là déjà une grosse avancée.

Par ailleurs, vous signalez que : "l’ensemble du groupe s’accorde sur l’importance d’introduire une gestion spatiale de la biodiversité sur le territoire français et sur la stabilisation souhaitable de consommation d’espaces naturels tout en répondant aux demandes sociales et économiques". Or, ce n’est oas simplement de stabilisation, ni de répondre à ces demandes dont il faut parler mais bien de régulation drastique. Les demandes sociales et économiques augmentant de manière exponentielle dans notre société de consommation actuelle, si nous ne prenons pas, d’une part, les dispostions nécessaires en amont qui permettront de réduire ces demandes (par une politique de la ville et un aménagement urbain adéquats) et, d’autre part, de limiter l’accés à ces espaces naturels pour une durée illimitée, nous risquons de ne pas répondre à cette problématique de préservation de la biodiversité.

De plus, derrière cette affirmation, se trame cette notion de développement durable qui, et j’en ai bien peur, n’a pas vocation à répondre aux enjeux environnementaux auxquels nous devons faire face si nous ne remettons pas en cause notre économie actuelle et de manière plus globale notre rapport Homme/Nature.

En effet, je voudrais bien que l’on m’explique en quoi, dans le contexte de mondialisation actuel, profondément ancré dans un sysytème libéral, protection de l’environnement, considérations sociales et économiques peuvent se concilier ? tout ceci n’est qu’un écran de fumée et il faut aller au-delà de cette notion, dorénavant caduque. L’annexe 5.2 montrerait vers quelle "nouvelle économie" il conviendrait de se tourner où l’intérêt de maintenir des écosystèmes multiples aurait des répercussions économiques plus "lucratives" que si ces milieux avaient été reconvertis vers une exploitation intensive. Nous y voilà, le seul moyen pour parvenir à faire en sorte que les choses changent, consisterait à tirer profit, en quelque sorte, du désastre qui nous attend. Quelle immoralité ma foi, mais qui ne me surprend guère. Pour appuyer cela, nous pouvons souligner par ailleurs, un début d’exploitation touristique de l’arctique en raison de la fonte des glaces ainsi que la volonté des grandes puissances à s’arroger la propriété de cette région qui constituerait une nouvelle voie d’accès maritime assurant à la fois une opprotunité stratégique et économique.

Laurent
10/10/2007
Réflexions sur actions proposées (1)

Le constat qui est fait est clair : Chaque année, ce sont 60 000 ha de terres agricoles et d’espaces naturels qui sont dévoyés au bétonnage de manière générale.

La proposition de mettre en place par exemple une trame verte au niveau national est tout à fait louable, à l’instar de l’ensemble des propositions que vous faites mais je crains que nous ne soyons une nouvelle fois bercés d’illusions par la mise en place d’un énième plan, d’une énième loi en matière de maintien de biodiversité et de protection de la nature.

Autre exemple concret, le fait d’affirmer que le but est de doter les collectivités et l’Etat, je cite :" d’un nouvel instrument d’aménagement du territoire" montre à quel point nous ne nous sommes limités jusqu’à présent, qu’à un emplilement de différentes réglementations (on prendra comme point de départ, la loi de 1976 sur la protection de la nature) sans pour autant chercher à les appliquer de manière rigoureuse et pragmatique au fil du temps (vous avancez vous-même "l’insuffisance des mesures").

Il existe d’ores et déjà un panel d’outils juridiques, réglementaires et incitatifs qui, s’ils avaient été suivis de faits, auraient pu assurer une protection, une valorisation et un usage écologiquement responsable de nos terres agricoles et de nos espaces naturels.

Encore aurait-il fallu que les acteurs concernés en aient eu la volonté et les pouvoirs publics le courage de les appliquer... On remarque là encore le chemin qui à parcourir d’autant plus que la FNSEA et consorts, d’après votre rapport, sont hostiles à la mise en place de cette trame verte...

Espérons que les intérêts économiques de certains soient dépassés et que l’Etat ainsi que l’ensemble des collectivités territoriales qui sont les seuls garants d’une telle politique environnementale de cette ampleur, puissent ne pas céder à toutes sortes de lobbying aynat un impact désastreux sur notre environnement.

On nous parle également de mise en place "de modalités réglementaires, contractuelles et incitatives" qui, soit dit en passant ne font que corroborer mes propos, mais qu’ne est-il, exemple parmi d’autres, des mesures agri-environnementales qui n’ont eu de cesse d’évoluer et qui, en raison de ce critère d’instabilité et du peu de dispositions financières mises en oeuvre, ne pouvaient constituer un gage de réussite et d’approbation de la part des agriculteurs ? Ne parlons pas, de plus, du poids technocratique en la matière qui ne fait que "tuer" ce genre de dispositif.

Il en va de même également quant à votre volonté de développer fortement la formation dans ce domaine. Sachez qu’il existe d’ores et déjà bon nombre de cursus permettant de répondre à votre souhait mais que le problème actuel réside dans les opportunités d’emplois en rapport à ces formations qui sont trés infimes. Ces métiers qui ne sot ni plus ni moins que des métiers de service public devraient êtres portés et mis en avant principalement par l’Etat, les collectivités territoriales, instigatrices[...]

la guyanaise en co...
10/10/2007
pour une guyane belle et intacte

j’habite en guyane depuis plus de 12 ans et je pense qu’il y a plein de choses a faire ici sans porter atteinte a l’integrite de la foret le projet de mine a ciel ouvert de iam-gold est absurde, dangereux et inutile.... pour quelques emplois de 7 ans on detruirait une foret unique et sublime dans un endroit où tous les specialistes s’accordent a dire que la faune et la flore sont uniques au monde

cherchons d’autres projets porteurs de sens et d’avenir pour un avenir durable de la guyane et de sa belle foret ! ! !

ne bradez pas la foret sous pretexte qu’elle est loin de vous et que vous ne la connaissez pas ! ! ! !

eradiquons l’orpaillage en guyane qui n’est que source de destruction et de problemes pour cette region, creons autre chose ! ! ! ! ! !

non a iamgold-cambior a kaw, laissons l’or la où il est ! ! ! !

minilaure
10/10/2007
Sauvons Kaw
chaque jour des centaines d’espèces disparaissent, certaines dont nous ne soupçonnons même pas l’existence, d’autres survivent mais leur avenir est hypothéqué d’une part par leur appauvrissement génétique et d’autre part par la dégradation de leur environnement, la capacité de l’homme à détruire son environnement dans une course à la consommation dans l’intérêt d’un petit nombre est sans commune mesure avec sa capacité à le connaître et à le protéger dans l’intérêt de tous c’est du bon sens, c’est d’une évidence et pourtant le rôle des pouvoirs publics c’est d’être visionnaire dans l’intérêt de tous aujourd’hui et dans le futur et c’est ce que l’on attend au sujet du projet minier à Kaw - préservons notre environnement et abandonnons ce projet
wesyaya
10/10/2007
Notre belle montagne de Kaw
Pour l’implantation de la société CBJ Caiman iamgold sur le site de camp Caïman, nous avon l’impression que cela devient plus une bataille contre une société que la defense veritable de la nature. Je m’explique : Maintenat que l’anomalie aurifere à été mise en valeur, à la demande du BRGM sur la montagne de kaw, aujourd’hui on se reveille pour parler d’écologie . Ma question est, est ce que la guyane se résume seulement à ce bout de territoire ? Que fait on veritablement pour preserver notre nature guyanaise le long du maroni, mais que font les verts contre la destruction de la nature, je n’en entend pas une voix , mais pas une ! ! ! ! ou sont les voix de ces fameux ecologistes, contre la destruction des peuples amérindiens ( ont ils aussi peu de valeur à vos yeux ? )causé par l’orppaillage sur le Maroni. Ici j’ai l’impression que nous marchons sur la tete, nous avons une société qui répond aux normes de sécurité pour l’environnement, qui sera crétrice d’emploi pour nos jeunes. En conclusion refuser l’implantation sur le site de Camp Caïman à cette société, ne fera que le bénéfice de l’orpaillage clandestin, et là nous reparlerons de véritable catastrophe écologique.
jean
10/10/2007
Non au projet minier montagne de Kaw en Guyane

Ce projet est un aberration :

  les seules personnes favorables à ce projet sont les élus de la commune de Roura à qui la société minière a promis de nouvelles infrastructures... et on peut aussi imaginer des pots de vin...

  le lieu est magnifique (je le survole régulièrement), il serait impensable d’y trouver un trou béant de 600m de large x 600m de profondeur.

  il y a des doutes importants quand à l’absence de rejets de poluants, à 2 pas de Cayenne et en amont de son site de pompage d’eau potable.

  Pensons à l’avenir : Face la déforestation extrêmement rapide dans toutes les régions de forêt primaire sur le globe (Afrique, Brésil..), la Guyane doit rester un sanctuaire, qui constituera dans le futur
  une richesse inestimable de biodiversité que le monde entier nous enviera, - un potentiel de découverte de nouveaux médicamens énorme,
  un attrait touristique formidable.

  il n’y aura aucune retombée économique ni pour l’état, ni pour la Guyane : en effet la société ne paiera pas d’impôts, et ne reversera que 5% du prix de l’or produit. De plus les emplois ne seront acceptés que par des immigrés, de part les conditions de travail difficiles. Les seules retombées positives seront pour la commune de Roura pour une évidente raison de "corruption" des habitants et des élus.

Patrick JANIN Admi...
10/10/2007
BIODIVERSITE : SA PRESERVATION

1. La préservation de la diversité biologique et des ressources naturelles a des besoins humains, matériels et financiers.

La préservation de la diversité biologique a besoin de moyens adaptés et suffisants. Ce qui suppose un effort très important par rapport à la situation actuelle.

La préservation de la diversité biologique a besoin de connaissances. Les connaissances actuelles sont très insuffisantes (répartition, état des populations, tendances et facteurs d’évolution, etc.). Elles doivent être considérablement améliorées et faire l’objet de suivis. À cet effet, un travail d’inventaire scientifique de la richesse biologique nationale doit être entrepris de la manière la plus systématique possible. Ce travail d’inventaire et le suivi nécessaire supposent des moyens financiers adaptés et suffisants.

Le Rapport du Groupe 2 préconise la création d’une agence nationale de la nature et d’un observatoire national de la biodiversité. La multiplication des institutions et des instances administratives n’est pas toujours un gage de réussite. Il faut se méfier des effets de mode. La préservation de la diversité biologique et des ressources naturelles est une politique publique qui a besoin d’un pilotage stratégique et d’une mise en œuvre coordonnée, précise et efficace. Avant de recourir à la création d’organismes nouveaux (coûts supplémentaires, dilution des responsabilités et du pouvoir décisionnel, lenteur des procédures, antagonismes de « corps » et d’intérêts privés, etc.), les moyens humains doivent être recherchés dans les structures existantes. En particulier, les ressources internes du Muséum national d’Histoire naturelle doivent être entièrement mobilisées, quitte à ce que la loi renforce les missions et les dotations du Muséum. Sur le plan politique et administratif, le ministère chargé de l’environnement, à travers la direction de la nature et des paysages (DNP), est et doit rester l’instance de principe.

Faut-il créer un ou des organismes supplémentaires au niveau national ? L’exemple de l’actuel observatoire national de la faune sauvage et de ses habitats (arrêté du 7 février 2003) en fait douter fortement. La création de ce soi-disant « observatoire » est particulièrement éclairante : il s’agit en fait du procédé destiné à dépouiller les services du ministère de l’environnement du pilotage de la politique cynégétique pour le remettre entièrement entre les mains des chasseurs eux-mêmes. C’est un cas patent de gestion corporatiste d’un élément essentiel de la politique publique de protection de la nature. La suppression de cet organisme s’impose.

L’inventaire et le suivi de l’état de la diversité biologique et des ressources naturelles nécessitent une mobilisation forte et permanente des ressources scientifiques du pays. Ce doit être une des missions et des responsabilités premières du ministère chargé de l’environnement, sauf à supprimer ce ministère. Il faut veiller en effet à ne pas démembrer, dépouiller ou démanteler l’instance ministérielle, instance constitutionnelle de l’expression de la volonté politique de l’État et, partant, de sa responsabilité.

2. La préservation de la diversité biologique et des richesses naturelles à besoin de mesures urgentes et de mesures à long terme.

a) Le Groupe 2 préconise « Quelques actions urgentes pour enrayer l’érosion de la biodiversité » et des mesures structurelles, de plus long terme.

Les actions urgentes proposées (« trame verte » nationale, gestion intégrée du territoire qui préserve « la biodiversité ordinaire », etc.) sont en effet justifiées et nécessaires ; elles doivent être mises en œuvre. Mais certaines correspondent davantage à des objectifs, dont la poursuite et la réalisation comportent des aléas, qu’à des « actions ».

À ces actions urgentes (ou objectifs) manquent des mesures fortes concernant la protection de la nature.

Le Rapport du Groupe 2 comporte une absence : la pratique actuelle du loisir cynégétique. La pratique de ce loisir et ses effets sur la diversité biologique ne sont pas abordés alors même qu’il y a là un des problèmes les plus urgents.

Parmi les mesures urgentes, l’arrêt de la chasse des espèces d’oiseaux migrateurs est l’une des plus nécessaires. La chasse de loisir des oiseaux migrateurs opère des prélèvements considérables sur les populations naturelles d’un grand nombre d’espèces, sans contrôle réel.

Dans les conditions écologiques de notre époque, marquées par une raréfaction accélérée des espaces et des ressources naturelles, la poursuite de ce loisir est une incongruité scientifique et culturelle.

Parmi les mesures urgentes, il convient d’inscrire l’arrêt immédiat de la chasse des espèces d’oiseaux sauvages, notamment les espèces migratrices, afin de supprimer tout prélèvement sur les populations naturelles. Une révision générale du droit des espèces protégées (liste nationale, régimes de prélèvement) s’impose si l’on veut vraiment, comme le dit le Rapport du Groupe 2, « Stopper partout la perte de biodiversité ».

Une autre mesure nécessaire et urgente - absente du Rapport du Groupe 2 - est la suppression de la législation et des pratiques administratives et sociales de la soi-disant « régulation » des espèces nuisibles, cause également de destructions massives de faune sauvage sans justification réelle. La notion d’« espèce nuisible » doit disparaître de la législation, ainsi que les moyens et les procédés de destruction (piégeage). La survivance de cet archaïsme ne doit être admise plus longtemps alors que sa suppression est réclamée depuis des décennies.

b) Concernant les mesures à caractère institutionnel, le Rapport du Groupe 5 comporte un ensemble de propositions très positives.

La préservation de la diversité biologique doit être garantie par les procédures de décision, notamment par les procédures d’élaboration des décisions publiques ayant un impact environnemental (politiques d’aménagement de l’espace, de gestion de l’eau, etc.). Toutes ces procédures doivent non seulement prévoir et permettre la prise en compte de la préservation de la diversité biologique. Elles doivent aussi lui donner un poids accru dans la décision et, dans certains cas (Natura 2000 par ex.), en faire le critère décisionnel principal, voire unique.

A cet égard, les procédures actuelles d’enquête publique et d’étude d’impact présentent des insuffisances criantes. Leur révision s’impose.

Il faut aller vers la notion d’intérêt général écologique.

Dans cette perspective, l’antique procédure d’enquête publique n’est pas réformable. Elle doit être supprimée et remplacée par des procédés totalement nouveaux permettant à la fois une expertise de projet et une expression citoyenne effectives ayant pour raison la recherche et la formulation de l’intérêt général écologique.

Concomitamment l’étude d’impact, devenue étude d’évaluation des incidences environnementales, doit évoluer vers la déclaration d’intérêt écologique (la DIE remplaçant la DUP). L’étude d’impact ne sera plus une étude mais une décision qui au vu des conclusions de l’étude d’évaluation des incidences environnementales, proclamera, selon les cas, l’intérêt ou l’absence d’intérêt écologique d’un projet et ainsi l’autorisera ou le rejettera.

c) L’extension non maîtrisée de l’urbanisation est très préoccupante en milieu rural. Le développement des surfaces construites (maisons individuelles et lotissements) et « équipées » (voiries, zones d’activités diverses, etc.) connaît une expansion accélérée autour des agglomérations et des centres urbains moyens, en périphérie desquels il se montre très gros consommateur d’espaces naturels ou semi-naturels (la « campagne »). Il exerce également une très forte pression sur la ressource en eau, qu’il s’agisse de sa disponibilité ou de sa qualité. Cette croissance très rapide de l’urbanisation des espaces naturels et semi-naturels est portée par les phénomènes conjugués de la décentralisation et de l’intercommunalité (communautés d’agglomération).

Une révision de la décentralisation de l’urbanisme et des politiques locales d’aménagement (politiques « territorialisées ») est nécessaire. La distribution des pouvoirs actuelle comme les procédures (enquête publique notamment avec études environnementales) ne permettent pas une prise en compte suffisante de la diversité biologique, notamment de ses exigences à long terme. Les documents d’urbanisme sont trop facilement révisables et ne cessent d’évoluer dans un sens, toujours le même : une plus grande permissivité quant à l’occupation de l’espace par des constructions, des équipements et des activités nouveaux. L’information et la participation du public restent théoriques, sans influence réelle sur les choix de la structure politico-administrative locale, dont l’opacité est accrue par les organismes intercommunaux, d’importance croissante.

L’urbanisation galopante doit être freinée. Le système institutionnel local est à réformer pour permettre une prise en compte effective des exigences actuelles et futures (long terme) de la préservation de la diversité biologique et des ressources naturelles.

Frederic
11/10/2007
Donnons plus de moyens au réseau associatif existant

"La préservation de la diversité biologique et des ressources naturelles a des besoins humains, matériels et financiers"

=> Oui : c’est une évidence mais c’est important de le rappeler !

"Avant de recourir à la création d’organismes nouveaux [...] les moyens humains doivent être recherchés dans les structures existantes."

=> Tout à fait d’accord ! Les structures existent, donnons leur (beaucoup) plus de moyens et de ressources, d’autant que le temps nous est compté et que leurs expertises seront de plus en plus sollicitées

"Le Rapport du Groupe 2 comporte une absence : la pratique actuelle du loisir cynégétique. La pratique de ce loisir et ses effets sur la diversité biologique ne sont pas abordés alors même qu’il y a là un des problèmes les plus urgents."

=> très conflictuel et - de mon point de vue - peut-être pas le plus urgent en revanche je suis très favorable à une mesure forte comme la suppression de "la notion d’espèce nuisible de la législation" : on peut difficilement prétendre préserver la biodiversité tant que l’on tolèrera cette ignoble discrimination sur les espèces

fadi
10/10/2007
proteger la biodiversite cela passe par des actions simples

un exemple, l’autre jour je regartdais un reportage sur les sources du nil à la géode qui montrait la destruction du milieu naturel par les populations qui recherchent du bois de chauffe. Je me suis fait la reflexion suivante : nous maitrisons les techniques de four solaire et nous n’equipons pas les populations de moyens de cuisson, elles ne protegent pas la biodiversite...

partageons notre technologie avec les pays qui en ont besoin

Arretons les solutions faussement ecologiques et ethyquement scandaleuses comme les biocarburants

respectons la nature en la protegeant partout en Europe ( il faut aider les balkans à se reboiser...)

proposons les techniques pour produire de l’energie solaire decentralisée aux pays en devellopement pour reboiser le monde ;

et surtout faisons attention à notre consommation et à son origine

julie
10/10/2007
Comment faire ?
Comment faire pour permettre à nos enfants de ne pas devoirs supporter nos erreurs, celles de nos dirigeants, celles de ceux qui veulent du profit envers et contre tout ? C’est très douloureux de se sentir inutile, mais avec des mouvements comme les vôtres nous avons enfin une chance de faire bouger les choses, du moins quelque une, si petites soient-elles. C’est un combat que nous devons mener ensemble, ce combat pour la vie et c’est certainement un des plus beaux que nous n’auront jamais à mener. Merci pour tout ce que vous faites, pour votre force et votre courage, pour la lueur d’espoir que vous nous donnez.
Association Enviro...
10/10/2007
Le Paysage est partout
Les paysages remarquables existent dans les moindres petits coins de France et c’est en les protégeant de toutes les agressions possibles, diverses et variées que nous pourrons éviter le pire En ce qui nous concerne, nous sommes très attachés au combat contre les pollutions visuelles qui agressent ces paysages et nous nous battons au quotidien pour faire prendre conscience à tous et en particulier aux élus de ce que sera demain s’ils ne font rien de plus aujourd’hui. L’exemple le plus frappant est la pollution visuelle occasionnée par les enseignes et les panneaux publicitaires qui prolifèrent partout malgré des règlements locaux de publicité régulièrement révus mais jamais respectés. Que faire pour que nos patrimoines naturels restent naturels sans dérogation possible ?
Florian BESNIER
10/10/2007
Vive la nature et nos paysages !
Préserver notre patrimoine naturel, c’est : - Imputer pour chaque région, un quota maximum de nouveaux territoires urbanisables d’ici 2050 (imaginons 500 hectares/région) - Stopper les constructions de nouvelles infrastructures (moratoire sur les nouvelles autoroutes, les nouveaux aéroports, ...) fortement consommateurs d’espace - Stopper tout urbanisation sur l’ensemble des côtes françaises (cela vaut aussi pour les lacs et rivières) et les zones d’intérêt écologique (Natura 2000) - Ouvrir de nouveaux parcs nationaux et régionaux en éditant des règles plus strictes d’utilisation (accès piéton uniquement, par exemple) - Planter de nouvelles forêts (pour l’exploitation du bois notamment) dans les départements peu boisés (exemple : l’Ile-et-Vilaine) et stopper l’exploitation dans les forêts à forte valeur patrimoniale (afin de laisser la nature faire son oeuvre) - Développer les ouvrages de franchissement des obstacles (voies de circulation) pour les animaux, établir un schéma national de corridors écologiques à préserver de toute infrastructure humaine - Réaménager les zones humides urbanisées afin de diminuer les risques d’inondations et relancer le développement de la faune et de la flore dans ces milieux - Lancer une campagne ambitieuse de plantations de haies en milieu agricole afin de permettre la cohabitation en milieu agricole - Relancer la réintroduction des ours dans les Pyrénnées, laisser les loups s’implanter dans les Alpes (et tout autre programme visant à rétablir les écosystèmes initiaux) en aidant les éleveurs à vivre avec (subventions pour les chiens, enclos, visite de bergers en Italie afin de réapprendre à cohabiter)
Pauline
10/10/2007
La biodiversité domestique
S’il existe bien un moyen pour préserver la biodiversité domestique sur un plan local c’est bien de défendre la semence paysannne contre le monopole des industries semencières dont le fonctionnement fait perdre aux agriculteurs leur indépendance et le choix de privilégier telle ou telle semence qui leur semble posséder des qualités différentes. Le système actuel rend quasiment hors la loi les agriculteurs qui souhaitent vendre ou échanger leurs propres semences.. Un comble !
Caine
10/10/2007
carine

1°) poser un moratoire sur les OGM en attendant une version prouvée comme non invasive

2°) s’opposer aux lobbies de l’agro-alimentaire qui voudraient nous obliger à consommer ce qu’ils vendent et nous empêcher de cultiver des espèces ancestrales, oubliées ou négligées parce que pas assez productives (voir l’affaire scandaleuse de cette association fournissant lesdites semences portée devant les tribunaux par l’indusrie agro-alimentaire pour concurrence déloyale ! ! !) Bref, reconnaître un fonds commun, un patrimoine universel dans lequel tout un chacun a droit de puiser et que personne ne peut revendiquer pour soi, encore moins pour l’interdire aux autres.

3°) Faire en sorte que la variété réapparaisse sur les étals de supermarché en favorisant les produits du terroir : il est plus facile de nos jours d’acheter une mangue(sans saveur) que de trouver un panais au rayon fruits et légumes.

Josemite
10/10/2007
Pauvre humanité

Quand l’être humain comprendra t’il qu’il faut arrêter la course à l’argent. Dètruire des biotopes complets et leur biodiversité au nom du seul profit, quelle hérésie. Outre que l’or serve pour la technique on peut par contre s’en passer pour décorer nos femmes ! Combien d’hommes sont morts dans les mines d’or (de diamants et autres pierres dites précieuses) dans le seul but d’enrichir les bijoutiers. Donc non à ce prjet d’extraction d’or en Guyanne.

Jean-Jacques Eckert

Norb
10/10/2007
Une voix pour la biodiversité
Je joins ma voix aux propositions formulées par la Ligue ROC auquelles j’adhère totalement, à savoir :
  Plus jamais de projets tels que la mine de Cambior !
  La mer est l’habitacle d’une faune infiniement riche. Elle n’est pas une autoroute à bateau. Qu’une loi mer soit rédigée dans ce sens.
  Que l’état encourage financièrement les collectivités à la défense de la biodiviersité. Amicalement...
Anonyme
10/10/2007
la biodiversité en ville
la nature en ville existe et on peut la développer ; les urbains ont parfois oublié qu’une plante a un cycle de vie , que les "mauvaises herbes" ne sont pas si mauvaises ! et qu’une belle pelouse n’est pas forcément une pelouse rase et sans paquerettes...il est difficile de faire passer la notion de gestion différenciée des espaces verts en ville.c’est juste la remarque d’une adjointe au maire en charge du développement durable !
Anonyme
10/10/2007
Pour la biodiversité ordinaire : la jachère fleurie

Bonjour

Il a été montré que les espèces végétales souffrent non seulement de la pollution des sols, atmosphériques, mais également du manque de vecteurs de pollinisation, que sont les insectes, et parmi eux le bel exemple des papillons.

Il a également été montré que la mise en place de jachères fleuries (ie semer des fleurs attirant ces insectes sur les terres placées en jachère par la rotation des cultures plutôt que de laisser ces terres complètement au repos) est une solution efficace pour faire revenir les pollinisateurs. Elle est en outre peu couteuse, et redonne aux campagnes un agréable aspect fleuri.

Pourquoi ne pas généraliser et encourager cette pratique de jachère fleurie ?

Gwen
10/10/2007
kaw :orpaillage, pillage, esclavage, saccage...

Comment de tels projets peuvent encore avoir lieu de nos jours ? N’en sait-on pas déjà assez ? Faut-il plus de zones à jamais détruites ? plus de souffrance humaine ? plus de pollution ? plus de malades ? plus d’espèces disparues ?

Que faut-il exactement pour équilibrer cette balance qui pour l’instant dit que rien ne vaut l’or ?

Aux arbres, citoyens !

Patrice André
10/10/2007
Mine d’or en Guyane

Le projet minier de la montagne de Kaw en Guyane est une aberration écologique. Il est situé dans un parc naturel, en forêt tropicale primaire. Ce serait une catastrophe, tant pour la biodiversité que pour l’homme.

Si la France veut devenir exemplaire en matière d’écologique, ce projet serait le symbole de notre hypocrisie et de notre esprit mercantile. Notre pays serait définitivement décrédibilisé en matière d’environnement.

Olivier 91
10/10/2007
ma conception de l’écologie

Je m’oppose fermement :

  à la destruction des animaux par les chasseurs,

  aux excès de la pêche,

  à la généralisation des OGM (surtout ceux qui résistent aux pesticides et de ce fait conduisent à en remplir nos assiettes, et ceux qui interdisent aux agriculteurs des pays "en voie de sous-développement" de semer les graines qu’ils auront récoltées),

  aux véhicules polluants du type 4x4 en ville ou "quads" à la campagne,

  au gaspillage d’énergie pour les opérations de prestige,

  etc.

Xavier
10/10/2007
vers de terre et les lapins de garenne
Dans ce forum, personne ne parle de la perte de biodiversité que constitue la diminution de la matière organique du sol de 4% (environ 100 tonnes hectare)il y a un siécle à 1,3% actuellement. Dans le sol, il y avait 3 Tonnes de microbes et 2 tonnes de vers de terre et 4 millions artropodes et d’insectes. Actuellement, il y en a 90% en moins (chimie agricole et suppression des haies et des chemins d’exploitation). Il y a une disparition de la chaine alimentaire et en premier du petit gibier (les petits perdreaux gris et les faisandeaux ne mangent que des insectes durant leur trois premières semaines de leur vie). Pour les lapins avant l’introduction de la myxomatose, les lapins produisaient 150 000 tonnes de proteines pour toute la chaine alimentaire (humains compris). Ils nourrissaient trés largement toute la faune carnivore. Certains prédateurs, comme l’aigle de Bonneli et le putois sont trés largement specialisés sur cette espèce. De plus la présence massive du lapin (et du mouton) empechait l’embroussaillement du milieu qui conduit à la perte de la biodiversité. (il y a plus de biodiversité dans un hectare de garrigue que dans un hectare completement embroussaillé. ET les risques d’incendie sont bien moindre. Mais le lapin a des ennemis puissants : l’ONF, les propriétaires forestiers, les céréaliers, mairies et même certains "écologistes".
Brijacs.
10/10/2007
Point de vue global

Bonjour,

Le respect de la planète devrait faire partie de notre orientation en terme de société, ceci dès le premier âge. Au point où nous en sommes, les questions ne devraient même plus se poser, il ne sert à rien d’être pour où contre, il faut agir. Agir c’est préserver cette planète tout de suite, mème en prenant des mesures impopulaires, là est le rôle d’un gouvenement responsable. Il ne faut pas faire payer les personnes une fois de plus, il faut faire comprendre qu’il en va de l’intérêt de notre espèce, de toutes les espèces en général, qui sont en quelque sorte nos otages.

Coquelicot
10/10/2007
La biodiversité est partout, elle est donc...très ordinaire
La biodiversité est partout, elle est donc en effet très ordinaire, puisqu’elle se trouve à notre porte. Que l’on parle de protéger les espaces les plus remarquables, c’est très bien, sachant toutefois que le "très remarquable" est très subjectif selon les époques et les civilisations... Mais l’urgent est de tout protéger, l’ordinaire, qui forme le quotidien de nos petites vies, et l’extra-ordinaire. Protégeons donc notre "ordinaire" : nos forêts proches des agglomérations urbaines, notamment en Ile de France, nos espaces encore agricoles (en Seine et Marne, dans le Val d’Oise... et même, aux confins de la Seine St Denis) de plus en plus mités par d’ignobles lotissements pavillonnaires dont la construction est soutenue par des géomètres "aménageurs" ( !) associés à des promoteurs de "maisons en boîte" (sur catalogue, identiques partout en France sauf quelques petits détails), développons les cheminements piétonniers en réutilisant d’anciens sentiers ou d’anciennes sentes et ruelles, en les reconquérant ( combien de propriétaires de pavillons n’ont ils pas "intégrés" dans leur bout de jardinet le petit sentier inutilisé qui longeait les parcelles, combien de ruelles abandonnées transformées en zones glauques ?), protégeons les mares et les ruisseaux qui existent encore dans nos zones urbanisées. Protégeons bien sûr mais protégeons les très fortement nos espaces "remarquables" ( ?) des bords de mer, des montagnes, des campagnes, que des lois successives tentent de libérer et d’ouvrir aux appétits sans fin de nos bétonneurs nationaux ; mettons en place des zones totalement protégées, pour permettre à la vie végétale et animale de vraiment respirer. Osons fermement remettre bétonneurs et agriculteurs intensifs à leur place : Camargue, Marais Poitevin, Corse, Bretagne ...en maîtrisant fermement par exemple la culture du maïs , l’élevage des porcs, le développement des campings constitués de "mobil homes", la poursuite des programmes immobiliers essentiellement "de loisirs"... Grâce à nos randonnées équestres de longue durée dans nos paysages métropolitains, j’ai compris beaucoup de choses, et les Corses ont été ceux qui ont exprimé, à nous, cavaliers traversant montagnes et maquis, le plus fortement leur amour du pays, leur volonté de conserver la splendeur paysagère de leur île, leur sourde et forte colère vis à vis des "politiques" qui n’attendaient qu’une chose : que les "politiques" en haut lieu fassent sauter les contraintes des lois littorale et montagne...pour bétonner leurs côtes et créer des marinas notamment. Arrêtons de créer des choses remarquables sur le papier, comme le parc de Guyane, si le laisser-faire d’un existant dévastateur à court terme n’est pas régulé avec énergie. Régulons énergiquement l’usage de l’eau, bien collectif non extensible à volonté, et régulons très rapidement et très fortement l’usage des pesticides et herbicides en tout genre . J’oublie sans doute beaucoup de choses, mais l’action commence à notre porte...
kiuni
10/10/2007
sagesse indienne
Quand le dernier arbre aura été abattu, la dernière rivière asséchée, le dernier poisson péché, l’homme s’apercevra que l’argent n’est pas comestible.
mado riou
10/10/2007
NON au projet Cambior en Guyane Française

Bonjour , en tant que citoyenne française, je ne peux que dire NON à ce projet d’orpaillage sur lamontagne de Kaw en Guyane. Il n’est pas trop tard pour laisser à nos enfants une planète conservée par nous pour que leur avenir soit humain. J’ approuve les résulats de ce groupe 2 des Grenelles de l’environnement sur leurs décisions pour Préserver la biodiversité et les ressources naturelles.

madeleine riou

jcat
10/10/2007
Arret du projet d’exploitation miniere de la montagne de kaw
Bonjour, Je suis tout a fait en accord avec le projet d’arret de l’eploitation miniere de la montagne de kaw
ESPIL
10/10/2007
Projet de contournement routier Est de Dax, ou la destruction programmée de la biodiversité des Barthes de l’Adour...

Pour illustrer la préservation de la Biodiversité, je préfère joindre ci-dessous des extraits de la réponse de la SEPANSO LANDES lors de la concertation relative au futur contournement routier Est de DAX, financé par le Conseil Général (avec l’accord des élus des 20 communes de la communauté des communes du grand Dax), qui traversera et détruira les zones humides des Barthes inondables de l’Adour (site classé Natura 2000, ZNIEFF, ZPS Oiseaux, Zone Verte, soumis à un PPRI, habitat de nombreuses espèces protégées) :

"Observations contraires au projet :

1) ZONE INONDABLE ET PPRI

(Précède une photo de la crue de mars 1999, à la limite YZOSSE/DAX, à 1 km du lit mineur de l’Adour (rive gauche), où passerait le contournement Est de Dax, en Zones Rouges du PPRI, dans 5 mètres d’eau). D’après l’estimation du PPRI, la hauteur d’eau en lit majeur peut atteindre 5 mètres, ce qui représente un volume énorme (Réf. : 1.1 Situation locale et 2.1 Morphologie fluviale du projet soumis à l’enquête publique de novembre 2004 à laquelle nous avons participé). Dans le règlement du PPRI, les Zones Rouges sont des « Zones rurales à préserver pour l’expansion des crues ou zones urbaines où l’aléa est fort (hauteur d’eau de plus de un mètre ou zone de vitesse) » (Titre 1 : Portée du PPR. DISPOSITIONS GÉNÉRALES. Article 1 : champ d’application). Chapitre 2.1 : Dispositions applicables en Zone Rouge) : « Zone dont l’occupation est strictement contrainte. Le principe est l’inconstructibilité. L’augmentation de la population est interdite. » et (Article 2.1.1) Sont interdits « Les installations, ouvrages, travaux et activités, modifiant de façon significative et créant un impact négatif sur les écoulements des crues débordantes. » (Précède une carte du PPRI, avec le tracé routier superposé...) La superposition du Fuseau 3 sur les cartes du PPRI montre qu’il traverse les Zones Rouges inondables sur plus de la moitié de son tracé... Il en eût été de même pour les fuseaux F1 et F2. Car ces 3 fuseaux participent de la même logique : traversant des zones inondables, ils bafouent le principe de précaution qui est le fondement même du PPRI... qui, nous le rappelons, « vaut servitude d’utilité publique au titre de l’article L. 562.4 du Code de l’Environnement... » ; « En cas de contradictions ou d’incertitudes les dispositions du PPR prévalent sur celles du PLU... » ; « Les autorisations délivrées par les autorités administratives doivent tenir compte des règles définies par le PPR (ARTICLE 1.2 : effet du PPR).

2) ESPECES ET HABITATS (Précède la photo d’une Cistude d’Europe, sur la berge du ruisseau de la Pédouille, à YZOSSE, commune inondable à 97% et concernée par le projet routier) Cette espèce est inscrite à l’Annexe II et IV de la Directive Habitat et à l’Annexe II de la Convention de Berne. Il s’agit donc d’une espèce à forte valeur patrimoniale, prioritaire, dont il faut assurer la sauvegarde de la population et des habitats qui lui sont nécessaires. Elle est également protégée au niveau national par l’arrêté du 22 juillet 1993. (Précède la photo du Lucane Cerf-Volant, dans la chênaie de chênes pédonculés, près du ruisseau de la Pédouille, à YZOSSE.) L’espèce est inscrite à l’Annexe II de la Directive Habitat. À ce titre l’espèce comme son habitat doivent être préservés, notamment la chênaie de chênes pédonculés (habitat prioritaire à la Directive Habitat) qui borde le ruisseau de la Pédouille. (Précède la photo de l’Agrion de Mercure, à YZOSSE, dont l’habitat est le ruisseau de la Pédouille) Peu fréquente dans le Sud-Ouest. Espèce prioritaire à l’Annexe II de la Directive habitat, inscrite à l’Annexe II de la convention de Berne et protégée au niveau national par l’arrêté du 22 juillet 1993. Forte valeur patrimoniale. Sa présence est remarquable et elle nécessite des mesures d’aménagements spéciales et compensatoires afin d’assurer sa pérennité...

3) MAILLAGE OU BIODIVERSITÉ ?

« Le but à terme est de mailler les routes départementales en-dehors des zones densément urbanisées. » Henri EMMANUELLI, Député, Président du Conseil général des Landes (extrait du préambule en page 2 du rapport de concertation)

La préservation de la Biodiversité est l’un des enjeux planétaires majeurs de ce XXIème siècle. C’est la raison d’être du Réseau Natura 2000, dont les Barthes de l’Adour font partie. Les effets de coupure engendrés par les nouveaux réseaux routiers mettent en péril l’intégrité des territoires et la survie des espèces par la destruction et/ou la pollution de leurs habitats (y compris l’espèce humaine). L’augmentation du trafic routier en zones humides ne résoudra ni le problème de l’engorgement interne à Dax, ni surtout celui, mondial, de l’effet de serre... (Suit la photo prise le 7 mai 2006, par un randonneur, d’une Cistude d’Europe juvénile, écrasée par un véhicule sur le circuit de « Landes Randonnée », dans les Barthes de l’Adour, à YZOSSE (LANDES)...

Jérome(Cayenne)
10/10/2007
Non à la mine d’or sur la montagne de Kaw (guyane)
Nous n’avons pas besoin d’installations polluantes à 30 km de Cayenne et à 15 km de son point de captage d’eau potable. Laissez la Guyane propre et riche de son or,possible ressource pour des générations futures dotées de technologies non-polluantes. Non au mercure, non au cyanure, non à la déforestation et aux excavations géantes pour le plus grand profit de rentiers nord américains. La guyane(terre française)et ses ressources ne sont pas à vendre. Non à ce pseudo-développement minier programmé pour une durée de 7 ans. NON A CAMBIOR/IAMGOLD A KAW.
Thomas
10/10/2007
Faut que cela bouge ! (1 proposition)

Rebonsoir,

Suite et fin du premier message :

Pour ceux qui s’intéressent à la ruée vers l’or en Guyane, un des élèments accélérateurs du mouvement fut l’inventaire des ressources minières dans les années 90 réalisé par le BRGM à coup de centaine de millions de francs de subventions allouées par le Ministère de l’Industrie. Et qui continue à être financé dans le plan Etat/Région/Europe en particulier pour mettre toutes les données sur le Net ! ! ! Les illégaux brésiliens pourront tranquillement planifier de chez eux le pillage de nos ressources grace aux contribuables européens....On n’arrête pas le progrès ! Alors pour inverser la donne pourquoi pas un inventaire des ressources de biodiversité en Guyane financé à coup de millions d’euros par le Ministère de l’environnement et du développement durable, pour amorcer une ruée verte d’écoutouristes..... Et puis on en a vraiment besoin parce que la biodiversité en Guyane, on en connait que le sommet de l’iceberg, c’est à dire pas grand chose !

Cordialement

Thomas

Dominique
10/10/2007
Laissez le site ce kaw sans orpaillage industriel !
La région unique de Kaw va être défigurée par ce projet d’extraction industrielle de l’or, et va définitivement détruire un éco système unique, sans compter les risques environnementaux pour les décennies à venir avec les quantités pharamineuses de déchets industriels stockés dans une des régions les plus arrosées de Guyane. La Guyane française n’a pas besoin de ce type de développement là ! !
Thomas
10/10/2007
Faut que ca bouge !

Bonsoir,

Habitant de Guyane, je suis content de voir que la France métropolitaine se souvient de notre existence ! En effet si vous voulez savoir la richesse qui se cache derrière le mot "biodiversité" venez nous voir, vous n’en reviendrez pas ! Par contre on ne peut pas dire que sur le terrain l’Etat ait fait grand chose pour la protéger. Un exemple parmi d’autre est l’adaptation au rabais de toutes les lois qui sur le territoire européen permettent à la biodiversité européenne de se maintenir à flot. Ainsi l’adaptation à la sauce guyanaise du code minier et de la loi sur l’eau permet aux opérateurs LEGAUX de détruire totalement tous les cours d’eau guyanais et d’empoissonner les populations qui en vivent. Si vous ne me croyez pas, allez faire un tour sur "Google Earth" et regardez les photos satellites du sud du village de Cacao puis aller faire un tour à l’est de Maripasoula, c’est impressionnant.... A qui cela profite ? Et bien ici à pas grand monde : les travailleurs sur ces mines sont des brésiliens, les sociétés minières ne payent quasiment pas d’impôt aux collectivités locales, le paludisme se développe dans des zones hiers saines, les sociétés minières sont majoritairement artisanales dans le mauvais sens du terme,.... Je ne vous parle même pas des illégaux majoritairement brésilien qui en dehors des problèmes environnementaux qu’ils posent, ont fait explosé l’économie souterraine, la prostitution, les attaques à mains armés, les vols,... et qui eux mêmes vivent bien souvent en quasi esclavage, perdus au beau milieu de la forêt amazonienne. Vous comprendrez donc que je suis à 100% derrière la proposition du groupe 2 qui souhaite remettre à plat les conditions de délivrance des permis miniers en Guyane.

De même l’abandon du projet de mine d’or sur la montagne de Kaw sera un geste positif qui montrera qu’enfin nous pouvons espèrer sortir de cette période noire pour l’Amazonie française. En effet ce projet n’a vraiment rien pour lui ! Sous l’aspect d’un industriel sérieux se cache une société surtout renommée pour sa mauvaise gestion des problèmes environnementaux sur le plateau des Guyanes (voir l’accident d’Omaï au Guyana). Le lieu est un hot spot de la biodiversité sur le littoral en frontière de la réserve de Kaw/Roura qui abrite une des dernière grande population de Caïman noir et qui est un site Ramsar. Le contrôle des effluents toxiques n’a pas l’air très fiable et on ne sait toujours pas si les populations des environs de Cayenne seront menacées ou pas ? Les retombées économiques sont dérisoires par rapport au stock d’or qui va être extrait du sous sol ce qui fait ressentir sur place le projet comme un simple pillage de ressource. Etc, etc,...

La suite dans un autre message...

Thomas

Anonyme
10/10/2007
Validation du projet en particulier pour la Guyane
Les passages du texte concernant la guyane et notamment l’orpaillage rentrent pleinement dans le cadre du développement durable. Le pillage de la ressource, la fraude permanente, la destruction de l’écosystème, l’exploitation de la misère du peuple brézilien, .. sont autant de motifs pour soutenir le projet.
Madeleine BIRON
10/10/2007
Tout à fait pour

Tout à fait en accord avec ces propositions.

Beaucoup d’associations naturalistes et de protection de la nature militent dans ce sens. Elles doivent être encouragées et aidées financièrement par les pouvoirs publics .

Les agriculteurs bio doivent aussi pouvoir bénéficier de ces encouragements et aides, alors qu’actuellement ils en recoivent moins que les agriculteurs non-bio.

Pour la pêche, il faut obtenir l’interdiction des filets dérivants qui dévastent les fonds et font mourir un nombre énorme de dauphins, requins etc..

Jean-Paul
10/10/2007
mes souhaits urgents

La trame verte est conçue par le groupe comme un instrument décentralisé d’aménagement durable et de concertation, favorable à une densification urbaine, permettant une gestion intégrée du territoire qui préserve la biodiversité ordinaire, les fonctions des écosystèmes et les capacités d’adaptation de la nature

Dans les collectivités de l’outre-mer, l’activité minière est rendue exemplaire en matière sociale et environnementale dans les 5 prochaines années, notamment en éradiquant l’orpaillage illégal, en abandonnant le projet minier de la montagne de Kaw en Guyane

Nanouchka
9/10/2007
BIODIVERSITE ET RESSOURCES NATURELLES
Je soutiens de tout coeur vos actions en espérant que le cri que vous lancez sera enfin entendu et que des mesures radicales seront prises afin de préserver notre planète de tous ces maux que l’humanité semble découvrir un peu tard. Je souhaite que les espèces animales de toutes sortes soient protégées, que l’on stoppe la déforestation, que les océans et leur faune soient respectés, que des économies d’énergie soient réalisées tant dans les foyers que dans les moyens de transport (avions, voitures, 4x4 inutiles en ville, etc... Revenons, quitte à perdre un peu de confort, à des valeurs plus écologiques. Nous avons la chance de vivre sur une planète merveilleuse, un veritable joyau dans l’univers. Pitié ne gâchons pas tout ce qui fait sa beauté et sa diversité. Aimons notre planète et surtout montrons lui en agissant et en la respectant. Tous ces merveilleux animaux, êtres sensibles et vivants, ont autant leur place sur terre que l’homme. Encore bravo pour vos actions et sauvegardons notre planète pour nos générations futures.
MTN
9/10/2007
et le loup... non pour leur réintégration.
Voilà des siècles ou des millénaires que l’homme fait tout pour ne pas vivre à proximité des loups... notre inconscient est d’ailleurs envahi de cette peur ancestrale. Alors quelle est la raison qui pousse à réintroduire cette espèce dans nos montagnes, dont, parallèlement, nous cherchons à permettre la fréquentation , pour un tourisme "doux", accompagnant la présence d’une a ctivité pastorale, au moins l’été ? Les arguments trouvés sont "chacun a droit de vivre sur terre"... mais il ne faut pas oublier que les espèces sont bien souvent en lutte, et l’homme fait partie de cette nature, qu’il modifie, et ces modifications sont des composantes de l’évolution de la nature. Alors, les loups que je risque de croiser en parcourant un GR, des moutons qui ne peuvent vivre en paix leur temps d’alpage, la nécessité de s’armer pour protéger les troupeaux, alors que cela était un souvenir heureusement lointain... n’est-ce pas une démarche idéaliste inutile ? ? ?
Patrice André
10/10/2007
Quelle méconnaissance du loup !

1 - Le loup n’est pas réintroduit, il revient naturellement.

2 - Pas la moindre chance de croiser un loup par accident, il fuit l’homme comme la peste.

3 - Nous avons une cinquantaine de loups en France contre plusieurs centaines en Italie et en Espagne, mais les troupeaux y sont gardés, jour et nuit. Il n’y a pas besoin d’arme, de simples chiens, voire des ânes suffisent.

Nos voisins transalpins et transpyrénéens ont de plus bien compris l’intérêt touristique que représente ce magnifique animal. Je termine en précisant que j’habite en montagne, et vous invite à approfondir le sujet.

lionel
10/10/2007
fausses idées
Je crois que l’opinion de ne pas vouloir conserver les loups(les loups n’ont pas été réintroduits en France mais sont venus à partir de la population italienne préservée)vient d’idées fausses. car avoir peur d’être attaqué par un loup au coin d’un GR est irrationel ! En Italie, au Yellowstone(USA) des dizaines de milliers de randonneurs parcourent des territoires occupés par le loup et n’en croisent pas si souvent et si c’est le cas c’est plutôt la joie de croiser ce magnifique animale que de la peur qui apparait ! Et n’oublions pas qu’au contraire de ce qui est dit l’homme n’a pas toujours evité le loup, aucontraire il a longtemps vécu avec lui de si près qu’il l’a domestiqué pour donner... le chien. Alors arrêtons avec les grands méchants loups et sachons aider à son retour en France et stoppons les abbatages légaux qui viennent s’ajouter aux honteuses destructions de braconniers !
Virginie
9/10/2007
ambivalence
j’entends et lis de belles promesses pour que mon fils grandisse dans un environnement qui ne lui nuise pas ... et je suis parfaitement d’accord ! ! ! Cependant je m’étonne d’entendre d’un autre côté la forte volonté de supprimer les terres en jachère : voilà le meilleur moyen de réduire encore consirdérablement la biodiversité ! ! !la terre, à force d’être exploitée comme elle l’est, à grands renforts d’engrais, pesticides et herbicides, ne peut se régénérer : je suis loin d’avoir fait polytechnique, c’est une réflexion à la portée de tout citoyen digne de ce nom. Alors, modération ou frénésie ?
Kim
9/10/2007
Rejet du projet Cambior/IamGold sur la montagne de Kaw
Je vous écris pour vous faire part de mon soutien concernant le rejet du projet d’extraction d’or en Guyane sur la Montagne de Kaw par Cambior/IamGold. Ça serait catastrophique pour une zone exceptionnellement riche en biodiversité et n’apporterait certainement pas le développement économique que certains pensent obtenir avec la création de cette mine. De plus, je voudrais souligner l’urgence de la lutte contre l’orpaillage illégal par lequel une grande partie de la forêt guyanaise est détruite, orpaillage illégal qui détruit les peuples autochtones et crée une zone de non-loi où les forces de l’ordre se font tirer dessus et où l’insécurité et la violence règnent.
M-H Desjardins
9/10/2007
propositions ligue ROC
J’adhère totalement aux propositions formulées par la Ligue ROC [http://www.roc.asso.fr/tel/ELECTIONS-2007.pdf]pour la protection de la biodiversité. Elles me semblent pertinentes et devoir être intégrées dans les reflexions du Grenelle de l’environnement.
Janine et Corine
9/10/2007
Toutes rubriques

N° 7 : Protection des zones humides et des ZNIEFF = interdire toute exploitation qui ne soit pas exploitation de type familiale.

N° 6 : Sortir complètement de l’agriculture industrielle et interdire toute utilisation de pesticides et d’OGM de tout type ; et dans l’attente : Abroger l’article 6 de loi d’orientation agricole pour permettre l’apprentissage des techniques de l’agriculture respectueuse des sols et de l’eau et de la permaculture dans les formations officielles du ministère de l’agriculture ; Encourager l’agriculture biologique (avec et sans label) par des aides à l’installation à tout êge de la vie, par de l’aide à la promotion des AMAF en mettant à disposition des locaux de distribution dans toutes les bourgades.

Dissoudre l’AGRICE et interdire sur le territoire français autant que dans les DOM toute application issue de recherche sur l’agriculture à destination de la chimie.

N° 5 : Création d’un organisme de certification dans les DOM.  Ouverture et encouragement aux petits exploitants et aide à la conversion des sites de recherche d’or vers l’agroforesterie.

N° 4 : Définir et faire respecter une aire de protection des côtes de France et des DOM déjà ! où seule la pèche de type artisanal serait autorisée avec budget pour les contrôles et budget pour l’encouragement à la transformation des produits de la pêche dans un sens d’autosuffisance alimentaire.

N° 3 : Obligation de détection des pesticides sur toutes les eaux minérales et étiquetage de ces résultats.

N° 2 : sortir du minier de grande envergure par de l’encouragement financier aux entreprises sous pression de rendement pour l’export. Dans l’attente de la sortie totale de l’orpaillage : Classer toute la Guyane en Parc naturel et permettre l’orpaillage familial en l’accompagnant d’un budget pour son autoprotection ; l’autorité du Parc doit interdire toute activité minière non familiale.

N° 1 : Relier biodiversité et cohésion sociale dans tous les projets. Par exemple : ne pas privilégier les approches répressives mais privilégier les infrastructures qui sont indispensables à toutes les classes sociales en cas de problème majeur (soudaine pollution de l’eau du robinet nécessite connaître parfaitement les métaux lourds présents avant la tatastrophe pour les comparaisons et donc les indemnités à dder aux responsables) etc

marc corail
9/10/2007
Une autre raison de limiter le développement des loisirs motorisés dans la nature (suite)
...On peut s’interroger aussi sur la lucidité de certains élus qui n’hésitent pas, chaque année, une semaine durant à interdire plus de 400 km de pistes et sentier à tous randonneurs (skieurs, piétons, raquettes...), sous de pseudos prétexte de sécurité, pour permettre une manifestation de loisirs motorisés comme la Croisière Blanche dans le Champsaur. Cette manifestation qui ne peut avoir lieu qu’à titre dérogatoire de la loi 4X4, est aujourd’hui la vitrine des loisirs motorisés hivernaux en France. Elle contribue à créer un engouement grandissant pour ces activités que l’on retrouve ensuite toute l’année en infraction dans les espaces naturels. C’est un constat personnel que je pourrais étayer de très nombreux exemples et que l’Observatoire des loisirs motorisés se charge dorénavant de centraliser.
marc corail
9/10/2007
Une autre raison de limiter le développement des loisirs motorisés dans la nature.
L’inflation grandissante des loisirs motorisés dans la nature est une cause non négligeable de dégradation des milieux naturels et de dérangement de la faune sauvage. C’est aussi une source de pollution gratuite à l’heure ou d’autres s’efforcent de réduire leurs émissions de CO2 pour se rendre au travail ou simplement vivre. D’autres se sont chargé de développer tous ces aspects comme l’association Mountain Wilderness ou le Collectif CALME. Mais une autre raison de limiter le développement des loisirs motorisés dans la nature réside dans la possibilité de permettre à chacun de faire sa propre expérience d’un rapport à la nature le plus brut possible. Sans pour cela être obligé de s’expatrier dans un désert à l’autre bout de la planète ou au sommet d’une montagne inaccessible. Jusqu’à récemment, ceci était encore relativement possible dans une nature ordinaire pour un citoyen ordinaire moyennant un effort individuel modéré. Aujourd’hui avec le développement exponentiel des loisirs motorisés dans la nature et des aménagements en tout genre, ceci devient de plus en plus difficile. Quelle nuisance de trouver après deux heures de marche, au sommet d’une simple colline dépourvue de toute accès routier, 4X4, quads ou motos ou bien encore une cabane à frites au bord d’un lac de montagne ! Progressivement cette banalisation de la nature nous conduit à s’habituer à une nature aseptisée, appauvrie, et à perdre toute exigence de nature brute, riche, rugueuse, de Wilderness diraient les anglophones. On est bien plus dans le domaine du symbolique que de la protection de la biodiversité ou des paysages mais il est bien probable que de conserver le plus possible d’ espaces d’expérience concrète où s’interroger sur notre rapport à la nature est aussi un moyen de s’impliquer activement dans son respect et d’accepter demain une nécessaire et profonde mutation dans nos modes de vie et de consommation. C’est une des raisons d’être des parcs nationaux, mais ça ne saurait être limité à ces seuls espaces qui, il faut le rappeler, ne constituent même pas 1% du territoire national. Au titre de l’éducation à l’environnement, on peut s’interroger d’ailleurs sur la pertinence de certains centre de vacances ou de classes vertes de développer des activités comme le quad ou la moto verte pour des scolaires ou des adolescents. (Les consommateurs de demain).
Anonyme
10/10/2007
loisirs motorisés et chasse
Je suis tout à fait d’accord. J’habite moi-même en pleine nature, en milieu rural, pour mon plus grand plaisir. Je vois passer des randonneurs, des cavaliers, des vététistes, des joggeurs... Pourtant, l’envahissement périodique de ce havre de paix par des véhicules motorisés n’est ni le fait des motos vertes, ni des quads... mais celui des chasseurs ! En effet, eux qui prétendent aimer et protéger les milieux naturels, semblent incapables de marcher ne serait-ce qu’un kilomètre à pied. Ils débarquent avec leur voiture ou leur 4x4 dans lesquels ils transportent des chiens hurlants enfermés dans des cages. J’en vois qui déplacent leur véhicule plusieurs fois en une seule matinée, plutôt que de marcher d’un poste à un autre. N’est-ce pas là une pollution gratuite, d’autant plus qu’ils sont nombreux ? Sans compter les dizaines de cartouches vides que je ramasse régulièrement. Ah qu’il est loin, le temps où le chasseur partait du village à pied, pour une longue et difficile traque, avec peu de cartouches à sa disposition : il rentrait parfois bredouille, mais heureux d’avoir marché en pleine nature, dans le silence, dans les brumes d’automne et les senteurs des bois. Maintenant, on veut du résultat, et vite ! On sort du 4x4 et on canarde sec ! Et tant pis pour le silence...
Agapanthia
9/10/2007
Protection des milieux naturelles et liberté de la recherche

La politique de réserves naturelles a généralement pour effet de susciter un afflux touristique dans des zones sensibles, qui ne sont pas aptes à le recevoir, et par conséquent de multiplier les interdictions, celle de sortir du sentier, a fortiori de faire des prélèvements pour la recherche si l’on ne fait pas partie d’organismes missionnés. Puis des panneaux, des barrières, bref la fin de la photographie de paysages naturels...

L’autre conséquence de la création de réserves est que l’on tend à considérer qu’ailleurs la destruction des milieux naturels est sans inconvénient, si bien que la recherche amateur tend à devenir impossible.

La connaissance scientifique de la flore et de la faune - je pense ici notamment aux insectes où la collecte de spécimens est nécessaire et généralement sans inconvénient si l’on n’en fait pas des massacres à but lucratif - est alors réservée aux professionnels, la culture scientifique véritable, celle qui s’accompagne d’une activité de recherche en est ainsi confisquée, volée au citoyen.

Et c’est d’autant plus grave qu’au moment où l’on se soucie de la biodiversité, la systématique est trop souvent négligée par la recherche publique, si bien que les spécialistes français de réputation internationale sont souvent des amateurs, parfois de futurs chercheurs recrutés par l’Etat...

Oui, donc, à une protection étendue, mais non à la destruction de la nature dans les zones non protégées, et non à l’interdiction de la recherche.

Souvenir, il y a une quinzaine d’années, dans le parc national du Mercantour : un panneau interdisant la récolte de quelque plante que ce soit (se faire un herbier, inadmissible ? il faut bien débuter !)... au milieu d’une terre à nue sous l’effet du piétinement engendré par la fréquentation du parc, ou quand la mesure de protection détruit ce qu’elle était censée protéger.

Jean-Yves, ingénie...
9/10/2007
Oui à la protection de l’eau, non à la réduction systématique de l’usage des pesticides

Atteindre un bon état écologique des masses d’eau vis à vis des concentrations en pesticides (c’est à dire concentrations < 0.1ppb) à l’horizon 2015 est effectivement indispensable d’autant plus que cela nous est imposé par la directive européenne cadre sur l’eau, ce en quoi la proposition du groupe de travail n’a rien d’exceptionel.

Q’en est-il aujourd’hui ? Selon le dernier rapport de l’IFEN publié en 2006, 28 % des échantillons prélevés dans les nappes phréatiques présentaient en 2004 des concentrations > à cette limite. En étudiant de plus près ces données, on s’aperçoit que l’essentiel de ces contaminations est causé par des molécules anciennes, homologuées à une époque ou les critères environnementaux n’étaient pas encore pris en compte. Les ventes de ces molécules ont été stoppées récemment ou le seront avant fin 2010 car ne répondant plus aux nouveaux critères d’homologation.

Par contre, très peu de molécules récentes, homologuées selon des critères rigoureux en matière de risque environnemental sont détectées dans les eaux souterraines. En conséquence, vouloir réduire de manière drastique l’utilisation de ces pesticides modernes, n’aurait que très peu d’effet sur l’état écologique de ces masses d’eau qui s’améliorera naturellement d’ici 2015 de part l’effet dilution. D’autre part, cette réduction des usages entrainerait une baisse sensible des rendements de nos cultures et impacterait sérieusement le revenu des agriculteurs français, sans mentionner l’effet dévastateur sur la balance commerciale de la France.

Agapanthia
9/10/2007
Non au projet IamGold / Cambior dans la montagne de Kaw

Ce projet, en effet, est une aberration à tous égards, et ce n’est pas parce que l’Etat a donné avec une légèreté inconcevable des autorisations de prospection et laissé l’étude se poursuivre, qu’il faut donner suite à un projet néfaste en considérant que c’est un coup parti. Le coût de l’arrêt ne peut être que bien moindre que le coût d’une impossible réparation des dégâts.

Que l’on ne dise pas non plus que des ravages autorisés par l’Etat diminueraient la nocivité de l’orpaillage clandestin : le site de Kaw était à peu près vierge, s’il faut laisser faire une exploitation légale de l’or, ce devrait être sur des sites déjà dégradés par l’orpaillage clandestin, avec les réhabilitations prudentes qui s’imposent. Méthode à compléter par une mesure qui paraît souhaitable : faire baisser le cours de l’or par une vente massive d’or par la Banque de France (et les banques d’autres pays endettés), en profitant du cours élevé de l’or pour réduire l’endettement du pays (et diminuer les intérêts à verser au titre de la dette... de quoi indemniser IamGold / Cambior !) puisque la participation de la France à la zone Euro diminue l’utilité de cette réserve.

Et s’il faut en passer par une indemnisation de la société, je préfère voir une partie des impôts que je paye utilisée pour cela plutôt que pour payer la remise en état des lieux après exploitation - remise en état impossible en fait, bien sûr, et que la société se débrouillera pour ne pas payer le moment venu (il est si facile à une société de se rendre insolvable... - et tenter de réparer les dégâts après les ruptures de digues à prévoir : fort relief, zone la plus pluvieuse de la Guyane. La société bénéficiant de multiples exonérations de taxes, ce que rapporterait l’exploitation à la Guyane ne peut qu’être dérisoire, et infiniment moins que ne coûterait une impossible dépollution.

Voir le précédent, aussi, de la réserve de la Doñana dans le delta du Guadalquivir en Espagne. L’accident peut être considéré comme certain, et du moins n’existe-t-il aucune possibilité expérimentale de démontrer son impossibilité.

Et si l’on tentait une souscription pour rapporter au budget de la commune de Roura l’équivalent de la somme dérisoire qui devrait lui revenir, avec affectation sur des projets bien pensés et concertés, ne serait-ce que des chemins de randonnée pédestre bien pensés, qui font si cruellement défaut quand on veut visiter la Guyane ?

Je vis en Guyane et suis prêt à investir personnellement.

L’action de l’Etat doit se montrer bénéfique et soucieuse du long terme, sous peine de grave disqualification et de se trouver rejetée. L’Etat a voulu conserver dans son giron nombre de mesures de protection, par défiance envers les élus locaux, considérés comme trop facilement influençables. En viendrait-on à voir ceux-ci devoir faire la leçon à l’Etat et lui montrer comment il devrait se comporter ? Comment gérer le long terme avec la mobilité des hauts responsables de l’Etat dans les Régions...

Frédéric (Cayenne)
9/10/2007
Vision à long terme

Dans ce projet minier sur la montagne de Kaw en Guyane ne prévaut qu’une vision étroite, à court terme. Certains décideurs sont prêts à sacrifier une zone hautement symbolique (haute biodiversité, qualité des paysages, proximité de Cayenne...) pour un profit mercantile dérisoire. La notion de développement durable, fréquemment brandie à des fins démagogiques par ces mêmes décideurs quand cela les arrange, est ici galvaudée voire bafouée.

Ce projet n’est rien d’autre qu’un arbre qui cache la forêt (tropicale). D’autres chantiers de grande ampleur sont déjà initiés , notamment dans la région de Maripasoula. D’autres projets sont dans les cartons. Et c’est sans compter sur les ravages de l’orp(a)illage illégal dont les tenants et les aboutissants sont bien connus des autorités.

Le Grenelle de l’environnement est l’occasion de lancer un signe fort en affirmant fermement son NON au projet d’exploitation Lamgold-Cambior et en instaurant une véritable charte de gestion des espaces naturels guyanais qui ne soit pas une coquille vide.

Le respect de la biodiversité doit être repensé, en prenant en compte l’humain mais sans céder aux divers lobbys qui font perdre de vue l’essentiel, la survie de notre environnement.

Christian M
9/10/2007
C’est un bon Début !
Je suis assez en accord avec ce qui est proposé...à condition que des actions soient réelles !
phlepont
9/10/2007
Chasse

Interdire immédiatement toutes les formes de chasse et également les jeux stupide et barbares comme le déterrement du blaireau.

Philippe

la canche 62
10/10/2007
Protection de notre environnement
Il ne faut pas se tromper de cible, les chasseurs et pêcheurs sont les 1er à entretenir les terres humides, lors de nos sorties sur le térrain, nous ne voyons pas l’ ombre d’ un écolo ou d’ autres personnes , je vous pose une question : qui organise les "nettoyages" de nos baies , de nos estuaires, de nos terres humides ? ce sont les chasseurs. QUI après le raz de marée touristique de aout nettoie,ramasse les ordures laissées sur le terrain,ce sont les chasseurs et certaines association de défense de l’ environnement,qui lutte contre les vidanges sauvages qui polluent les nappes phréatiques,ce sont les pêcheurs et chasseurs, qui essaient de lutter contre le pillage "industriel" de nos côtes par un ramassage abusif de coques (voir le pillage de la plage de sainte cécile (62)en septembre 2007)réservé aux seuls professionnels !...Qui luttent contre le bétonage de nos plages et de nos marais, ce sont les chasseurs , pêcheurs , et les amoureux de la nature.Je n’ ai pas assez de place pour pour vous démontrer le tas d’ abérations que nous constatons sur le térrain. Au travers de ce grenelle je n’ ai qu’ un souhait : QUE LES ASSOCIATIONS DE DEFENSE DE L’ENVIRONNEMENT,LES DIFFERENTES LIGUES DE PROTECTION DE LA NATURE,LES CHASSEURS DE GIBIER D’EAU, DE PLAINE, LES PECHEURS AMATEURS ET PROFESSIONNELS, AINSI QUE LES HABITANTS DE GRANDES VILLE TEL QUE PARIS PUISSENT S’UNIR, SE REGROUPER ET NON SE TIRER A BOULETS ROUGES SUR LES UNS ET LES AUTRES. Nous n’ avons à ce jour qu’ un seul but : c’ est la défense de nos terres humides n’ oublions pas un proverbe : LES ARBRES SONT LES POUMONS DE LA TERRE,LES ZONES HUMIDES EN SONT LES REINS.
Alexandre
10/10/2007
Alexandre 77

Une population de sanglier est en mesure de s’accroître de 200% sur une année... et les sangliers causent des dégats énormes sur les cultures. Alors que proposez vous comme alternative pour nous éviter la famine, et la ruine de l’agriculture. Parmis d’autres espèces on peut parler des lapins qui peuvent détruire un champ de tournesols en quelques semaines, la pressions des cervidés qui peuvent transformer en quelques centaines d’années de belle forêts en vulgaires landes ruinant la filière bois... etc

De plus, la chasse permet le maintien de nombreuses zones humides habritant une forte diversité floristique et faunistique propre à ces milieux sensibles. A l’abandon, nombreux de ces milieux disparaîtraient en une génération.

De nombreuses haies n’existent ou se maintiennent que par les efforts des chasseurs...

La génèse du droit de l’environnement... Elle est souvent oubliée. Il faudrait se rappeler que ce sont les chasseurs qui sont à l’origine des dispositions politiques relatives à la protection de l’environnement. D’autres groupements se sont par la suite greffés dessus voulant revendiquer une certaine parternité...

Etc...

La nature est barbare, si on plante une haie on favorisera un hérisson qui se fera un plaisir de broyer les vertèbres d’un orvet, pourtant, la haie favorise un accroissement de la biodiversité, voire la survie d’espèces qui ne seraient pas présentes sur un territoire sans elle.

Ton intervention apporte beaucoup de questions, mais j’ai peur que beaucoup de réponses te déplaisent.

Aurélie
11/10/2007
chasse et barbarie

Habitant à la campagne, je n’ai jamais vu un seul chasseur faire quoi que ce soit pour la protection de la nature. Ils seraient plutôt pollueurs : défilés de 4x4, cartouches vides laissées par terre, nuisances sonores parfois extrêmes (hurlement incessant des chiens qui quêtent, coups de feu nombreux), insultes et menaces à l’égard des propriétaires qui leur interdisent de chasser chez eux. Seule une minorité d’entre eux se montrent civilisés, merci à eux.

Alexandre me fait sourire en nous menaçant d’être envahis par les animaux sauvages. Il oublie que les chasseurs lâchent environ 14 millions de faisans, 5 millions de perdrix, 1 million de colverts, 120.000 lièvres, 100.000 lapins de garenne, 10.000 cerfs et 7.000 daims (chiffres du Syndicat National des Producteurs de Gibier de Chasse).

La nature n’est pas barbare. C’est l’homme qui l’est, par exemple quand il s’amuse à déterrer les blaireaux en les tirant avec des pinces, à fracasser la tête d’un oiseau qui s’envole, à écraser des renardeaux à coups de pied après avoir tué leur mère, à frapper un cerf à coup de piques avant de le laisser dévorer vivant par la meute. Philippe a raison. Ces comportements sont indignes d’un être humain.

Alexandre 77
12/10/2007
chasse et barbarie
Vous n’opposez rien sur le fond, en ne traitant que de la forme, qui est un autre débat certainement tout aussi sérieux mais ne correspondant pas à des enjeux environnementaux. Je pense qu’il ne faut pas trop se disperser ici sur des hors sujet, même si sur certains points vous avez raison.
VERLAINE
13/10/2007
LES 4X4
Bonjour, Je ne suis pas du tout sûr que la très grande majorité des propriétaires de 4X4 soitent des chasseurs au vu de ce que nous voyons dans les grandes villes, ainsi que les divers salons automobiles. Il y a même des courses et des rallyes de ces engins en pleine nature et en pleine montagne. Certains gibiers sont par nature des prédateurs et personnes n’y pourra rien. Ah si ! un seul prédateur est vraiment le destructeur de la nature, l’homme. Mais si la finalité du chasseur est par évidence de tuer un animal, il ne le fait pas sans limite, car il connaît la biodiversité dans laquelle il évolue. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à essayer de passer le permis de chasse et l’on comprendra la difficulté de s’adapter à la connaissance du milieu de la faune sauvage. Bien sûr on peut toujours trouver une exception, une brebis galeuse, mais c’est le lot de toutes le pratiques de l’homme. Regardez Marion Jones, la tricheuse, ne parlons pas du cyclisme et autres. Il y a des travers partout. Par contre lorsque les gens des villes et autres, ne jettent même pas un oeil triste sur le sort de toute la faune qui meurt le long de nos routes, là plus personne ne bouge. Il vaut mieux "écrabouiller" une bestioles avec la voiture plutôt que d’aller dans le fossé ! ! ! ! Vous avez tous entendu cela lors du passage du permis de conduire, et cela ne gène ni le citadin, ni l’écologiste, ni le chasserur. Nous sommes tous dans le même bateau, et il faut ramer maintenant ensemble avec nos forces et nos travers pour pouvoir faire avancer la biodiversité dans une harmonie et un respect les uns des autres.
XAVIER LE NEUVILLO...
12/10/2007
LA CHASSE PAR CEUX QUI LA VIVENT....

  les chasseurs réalisent de nombreuses actions sur le terrain : la gestion des zones humides, les haies, les jachères faune sauvage, le nettoyage des sites
  les chasseurs représentent 1,4 millions de personnes en France, sans compter leur famille sympathisante, plus de 80 000 associations, c’est un véritable maillon de notre tissu social en monde rural -la vision de conservation protectionniste ne permettra pas de maintenir la biodiversité sur le territoire, il faut avoir une vision d’utilisation durable des ressources naturelles
  il faut dialoguer et raisonner sur des données scientifiques avant toute décision relative aux espèces et aux dates de chasse -l’ensemble du territoire national doit pouvoir bénéficier des mesures et des financements, et non pas uniquement certaines espèces remarquables sur des espaces protégés -le déséquilibre qui s’est installé entre certaines espèces, du fait des activités humaines, nécessite une régulation de certaines espèces prédatrices -les chasseurs suivent de très nombreuses formations, la réglementation existante sur la chasse et la régulation des nuisibles est importante, "on ne fait pas n’importe quoi, tout est encadré"

groupe "Démocratie et gouvernance", sous-thème institutions

-la chasse est très bien structurée en France, les missions réalisées par les Fédérations des chasseurs sont importantes, certaines sont des missions de service public (délivrance du permis de chasser, formation à l’examen du permis de chasser, indemnisation des dégâts de gibier) -les Fédérations des chasseurs réalisent de très nombreuses formations et sensibilisation à l’environnement, ce rôle doit être reconnu -l’argent des chasseurs payé à travers la redevance du permis de chasser doit rester dans le domaine de la biodiversité et ne doit pas être reversé dans d’autres secteurs (eau, pollution de l’air, du sol...)

Anonyme
9/10/2007
montagne de kaw
j’ai vécu près de 2 ans en guyane et suivi les différentes informations concernant le projet minier sur la montagne de kaw. j’y ai vu des images des dégats occasionnés par le passage de cette compagnie miniere canadienne. j’y ai aussi vu les dégats de l’orpaillage sur la nature et les populations. le site de kaw est un site magnifique, acceuille diverses especes endémiques, traverse des chemins de populations locales, surplombe également le village atypique de kaw. bref, c’est le genre de territoire a conserver dans une periode ou le nombre d’especes en voie de disparition n’est pas en phase ascendante. a l’opposé on retrouve un projet qui ressemble a un accord franco-canadien pour s’echanger uranium et or (j’exagere mais a peine). on retrouve un projet qui ne creera pas tant de postes a long terme que ca, et selon des conditions humaines qui m’interrogent. alors evidemment, je trouce ce projet minier grossier et franchement innoportun dans une periode on s’ennorgueille du "developpement durable". bref, il faut songer a cesser ces conneries... alexandre ducolombier.
yannick
9/10/2007
préservons la montagne de Kaw

J’ai eu l’occasion de voir les lieux, de travailler sur le respect des normes environnementales et sociales de l’orpaillage en Guyane. Aux vues de ce projet, l’état (par décret ministeriel) ferait une erreur importante en permettant l’exploitation de la montagne de Kaw ; une erreur quant à l’avenir des zones humides de kaw, aux risques, aléas et chaîne de responsabilité sur du moyen terme. Ce projet coutera plus à la collectivité que ce qu’il lui apportera, et l’état sera encore montré du doigt sur un territoire dans lequel son action est déjà décriée.

Quel est le bénéfice pour Roura ? Taxe foncière ? Emploi ? Quel est le bénéfice pour l’Etat ? Taxe sur l’or et taxe à l’export ?

Qui payera la dépollution ? Quelle sera la valeur de ce site touristique ?

Au moins la Drire ne pourra fermer les yeux pendant 30 ans sur le respect des réglementations de ce projet là ...

laurent
9/10/2007
d’accord avec le projet
enfin peut-être des propositions concrêtes où la France a un rôle particulier par le fait qu’elle est présente dans tous les grands types d’ecosystèmes de la planète : antartique, fôret equatoriale primaire(guyane), mer et ocean (caraïbes, pacifique, antlantique et mediterranée si mal en point). Ces actions auront valeur d’exemplarité aux yeux de la planète car après "avoir donné la leçon" à Kioto, Johannesbourg ,paris et autres nous attendons des actes et des décisions fortes à la mesure des enjeux c’est notre avenir et celui de nos enfants alors assez des politiques frileuses seulement utiles à être réelu la fois suivante et des profits à court terme pour le bénéfice de quelques uns ou lobbies suicidaires.
CPNS, membre de CO...
9/10/2007
une révolution agricole respectueuse des écosystèmes
vu de l’Hexagone, il est difficile de prendre conscience du niveau des difficultés en matière environnementale et de l’ampleur de la tâche, on ne peut donc que souscrire à l’ambitieux programme pour rétablir une agriculture respectueuse de l’environnement et des espèces animales dont l’homme fait partie : en se concentrant sur l’agriculture, il faut soutenir financièrement et de façon significative le développement rural, réorienter la recherche et l’enseignement agronomiques au service d’une agriculture écologique et productive, favoriser la préservation de la diversité génétique en communiquant sur les variétés locales et traditionnelles rencontrées sur les sites d’exploitation, préserver et améliorer la qualité de la ressource en eau, et pour cela réduire l’utilisation des pesticides ainsi que les sources de pollutions diffuses (phytosanitaires, nitrates, PCB, métaux lourds....
Martin
9/10/2007
Chasse et biodiversité : des espèces menacées chassées !

Bonjour,

  LES ESPECES MIGRATRICES :

La France est le pays d’Europe ayant le plus d’espèces chassables. Des oiseaux migrateurs protégés dans toutes l’Europe se font donc tués en traversant la France !

De plus, une étude, élaborée sous la responsabilité du Professeur Lefeuvre par des ornithologues du Muséum National d’Histoire Naturelle, du C.N.R.S, de l’O.N.C.F.S. et de diverses Universités, a montrée que la plupart des espèces migratrices chassables sont en mauvais état de conservation, et devraient donc être protégées !

  LE TETRAS LYRE :

Cet oiseau fait partie des espèces les plus menacées de France. Depuis plusieurs dizaines d’années, leurs effectifs sont en chute libre. Pourtant, chaque année les chasseurs peuvent en tuer autant qu’ils le souhaites (ou presque, car il n’y a pas de limite quantitative, juste une limite du nombre de jours de chasse, or cela est peut-être pire car cet oiseau subit donc une forte pression de chasse ces jours la !). Pourquoi fait-il parti des espèces chassables ? Qu’attendez-vous pour l’inscrire sur la liste des espèces protégées ?

Merci.

Alain G.
10/10/2007
La Directive Oiseaux

Bonjour,

La Directive Oiseaux date de 1979 et a été votée sous présidence française de la CEE.

Appliquons là !

On ne peut pas vouloir construire l’Europe et ne pas appliquer ses Directives !

daniel Poirrier
9/10/2007
Biodiversité et ressources naturelles
Je suis en accord complet avec ces 7 propositions.
Charles
9/10/2007
ETalement urbain et rurbain
D’accord pour les mesures proposées mais il faut insister pour une densification urbaine. Il faut freiner l’extension de toutes ces zones pavillonaires qui banalisent les paysages, consomment énormémént d’espaces, nécessitent la création de toutes sortes de réseaux, routes etc.Les habitants sont de plus en plus éloignés de leur lieu de travail et utilisent de plus en plus leur voiture...alors que l’on parle d’économies d’énergie. Il en est de meme pour toutes les zones commerciales qui ont défiguré toutes les entrées de ville (batiments "boite à chausures", aménagements baclés, cohortes de panneaux publicitaires) La fiscalité peut jouer un rôle : toute artificialisation d’espace devrait etre soumis à une taxe. Le produit de cette taxe pourrait servir à l’acquisition de sites naturels pour les protéger durablement. C’est un peu une utopie : Pour un élu local (maire par exemple) la réussite de son mandat se matérialise par le nbre d’hectares urbanisés.
S. Matter
9/10/2007
interdire les lâchers de tir
La pratique des lâchers de gibier provenant d’élevage et destinés à être abattus au cours d’une chasse devrait être stoppée. En effet, les dangers de cette pratique sont nombreux : 1. Le gibier d’élevage véhicule des maladies. De plus, comme les bêtes soudain lâchées sont stressées et privées de nourriture, les germes prolifèrent. Les populations sauvages peuvent être contaminées. 2. Les lâchers de gibier d’élevage entraînent des perturbations génétiques dans la population sauvage (qui, elle, est adaptée à son environnement par sélection naturelle). 3. La captivité diminue les comportements instinctifs innés et acquis de l’animal d’élevage qui une fois lâché ne saura pas se débrouiller comme ses homologues sauvages. 4. Les prédateurs sont plus nombreux si l’on augmente leur garde-manger. C’est l’importance du nombre de proies qui régule le nombre des prédateurs. 5. Le gibier d’élevage commet plus de dégâts que son cousin sauvage. En effet, ne sachant pas trouver sa nourriture dans un milieu sauvage, il s’attaque aux cultures, d’autant plus qu’il n’a pas appris à craindre l’homme. 6. Plus on injecte du gibier, plus il y a de "tireurs" allant "à la chasse" comme on va au supermarché, en amateurs pressés d’abattre une proie facile. 7. Ce type de chasse provoque d’importantes nuisances pour ceux qui habitent en milieu rural (et souvent ils ont choisi de le faire pour être au calme). En effet, l’abondance du gibier qui vient d’être lâché transforme la zone en véritable champ de bataille et ce sont des dizianes et des dizaines de coups de feu tirés en l’espace d’une matinée. 8. Conséquence finale : l’image du chasseur en général devient déplorable. On nous dit que "la chasse c’est naturel", mais a-t-on jamais vu un loup faire un élevage de brebis ou un renard, un élevage de poules ? 9. L’argent dépensé par les sociétés de chasse pour l’achat du gibier d’élevage serait bien mieux employé à la préservation du milieu naturel.
Captain
13/10/2007
Oui et c’est urgent !
Je suis bien sur tout à fait d’accord avec vous. J’ajouterais même que les lachers induisent un effet pervers qui consiste à laisser penser qu’on peut avoir une forte abondance de gibier , et donc dans l’esprit de la majorité une bonne qualité de chasse, même si les milieux sont dégradés. Du coup, les sociétés de chasse "oublient" la préservation du milieu naturel.
Didier Hérisson
9/10/2007
L’exemplarité, une nécessité.

La France, parmi les toutes premières puissances mondiales, se doit d’être exemplaire. La mise en avant des ressources renouvelables, la préservation de la biodiversité font partie ne peuvent plus être négligés, et doivent maintenant être constamment mis en avant par nos dirigeants.

Pour mettre en œuvre ces grandes idées et montrer l’exemple, la france a la chance de compter parmi ces territoires les DOM, et notamment la guyane, où la forêt primaire recouvre encore une grande partie du territoire.

Pourtant, en se promenant, la faune reste très discrète, voire invisible... En effet, les amateur de la faune tropicale locaux conseilleront de se diriger vers le costa-rica ou le surinam pour cela. Chez notre voisin du plateau des Guyane, les conditions sont les mêmes, mais la pression de chasse est moins forte, mieux contrôlée...

Tout n’est pas à copier cependant au Surinam : à la vue des déboires de Cambior sur leur site Surinamais, le projet minier sur la montagne de Kaw peut laisser sceptique. De plus, le site en question est parfait pour développer d’autres activités, notamment de l’écotourisme : en quelques km, on peut actuellement passer d’une superbe forêt très accessible aux marais de Kaw qui sont déjà un des hauts lieu du tourisme local. En choisissant en partenariat avec les associations locales d’étude de la nature les meilleurs itinéraires pour observer la nature en la perturbant un minimum, il y a fort à voir, du flamboyant coq de roche à l’impressionnant caïman noir...

Plus loin de Cayenne et des regards, la destruction des sites par l’orpaillage est de loin le plus grand fléau menaçant le petit fragment de forêt sous administration française. Les rivières sont aisément classifiables en deux groupes, notamment en saison sèche : certaines sont limpides, l’eau uniquement colorée par les tanins issus de l’humus, et donnent l’impression de se promener au dessus d’un grand aquarium, les autres donnent l’impression de coulées de boue, jaune/ocre, la visibilité n’y dépasse pas quelques centimètres, parfois moins encore. La différence ? l’orpaillage en amont. "Légal" ou non. Les guillemets sont juste là pour signaler que la majeure partie des orpailleurs "légaux" sont dans l’illégalité : pas d’étude d’impact, les demandes d’autorisation sont faites après le début de l’exploitation, et n’aboutissent souvent pas, car les règles à suivre ne sont pas respectées...

Pour tous ces sujets brulants en Guyane, la France se doit de faire l’effort d’une politique volontariste et exemplaire, permettant de démontrer que la préservation de la biodiversité est bien plus source de richesse que le saccage de la forêt pour quelques tonnes d’or au fond des criques et dans le sous-sol.

cahiriwa
9/10/2007
Superbe Kaw

Je vis en guyane (haut Oyapock) depuis 12 ans et ce projet m’apparait ainsi qu’à la plupart des gens qui m’entourent comme l’exemple même du sacrifice de la nature au profit du métal jaune qui correspond au comble de notre aliénante avidité .

C’est au nom du "respect" qu’il faut aussi dire NON...

Anonyme
9/10/2007
contribution sur la Guyane

je suis très étonné de voir l’acharnement du groupe des verts sur le sujet de CBJ. Sans doute parce que très médiatisé ! !

Je reste également très dubitatif sur la notion de protection de la biodiversité, au vu du rapport annuel de la DRIRE antilles-Guyane, notamment sur le nombre permis minier pour exploitation données sans instruction particulière, sans surveillance ultérieure de l’administration.

Je m’étonne enfin, de voir le gouvernement infléchir sur des positions extémististes à l’encontre ce projet. Le souci n’est pas le débat du pour ou contre CBJ...Il est urgent de faire appliquer le code minier sur les DOM et en particulier sur la Guyane !

Nous avons tous oublié le rapport de madame Taubira "l’or en guyane, éclats et artifices" (sur demande du premier ministre -Jospin- en mars 2000). Il est très intéressant de reparcourir ce rapport qui montre l’état des demandes de titre minier sur le département ! !

C’est bien là qu’il faudrait faire le ménage, et rendre applicable sur le département le décret d’application du code minier, décret du 19/04/95. Comment ce fait-il que les recommandations de la députée n’ont pas été suivies ?

Quels sont les objectifs de ce grenelle de l’environnement ? remettons un peu de raison dans ces analyses.

gaïadu77
9/10/2007
Sauver la montagne de KAW
Et qu’en est-il du projet minier de la multinationale canadienne qui prévoit de détruire toute une montagne guyannaise et sa forêt ? L’or a-t-il plus de valeur que toute la biodiversité que l’on peut y rencontrer (plus de 700 espèces végétales et 500 espèces animales)ou le projet sera-t-il annulé ? Toute une richesse naturelle de la planète va-t-elle être définitivement détruite pour l’intérêt de quelques uns ? L’effort de protection sera-t-il vraiment réalisé ? Tant de merveilles ne peuvent disparaître. Il faut les sauver.Il faut sauver la montagne de Kaw.
lionel
9/10/2007
stopper partout la perte de biodiversité, mais vraiment partout !
Les mesures concrètes proposées ici ne semblent pas répondre à l’ambition du titre. Car mise à part cette "trame verte" aux contours flous(Y’aura t’il des créations réelles d’espaces protégés, de reserves, de corridors verts et en qu’elle quantité)on ne propose des mesures efficasses que pour quelques milieux, quelques points sensibles du territoire, quelques espèces particulièrement menacées. C’est mieux que rien mais on est loin de l’ambition de départ de défendre le patrimoine naturel "ordinaire". Or c’est celui-ci qui subit les plus lourdes pertes sur notre territoire. On peut se rejouir du retour du Gypaète barbu dans la Vanoise mais quand on voit qu’on a perdu 80% de nos hirondelles cette joie devient très relative. Sauver quelques points remarquables de biodiversité c’est bien mais on laisse avec ces seules propositions se délabrer le reste : des haies et des arbres isolés de plus en plus rares dans nos campagnes et où l’on continue à en arracher, des rivière qui ressemblent de plus en plus à des canaux tant elles été requalibrées, des forêts qui deviennent des plantations de bois avec encore des coupes claires et des replantation en résineux ou en peupliers, une faune sauvage sans protection concrète sur le terrain où les chasses illégales, le piégage et l’empoisonnement sont des pratiques courantes et tollérées par les pouvoirs publiques. Pour vraiment stopper la perte de biodiversité de TOUT notre territoire il faut prendre des mesures qui partout protègeront notre environnement : stopper les coupes d’arbres isolés et de hais et en replanter d’autres et ceci dans chaque commune, obliger de replanter les bois avec des essences locales et variées, réaménager chacune de nos rivières et leurs berges pour en refaire des lieux vivants, controller vraiment les activités de chasses...
Portier Pascal
9/10/2007
élaguages
Bonjour je voudrais donner un conseil simple : stopper ou du moins réduire les élaguages inutiles et destructeurs qui sont faits tout au long de l’année en bordure des routes et surtout des autoroutes en particulier dans mon département de la Manche en particulier sur des centaines de km sur l’A84 et ailleurs. A quoi cela sert-t’il de massacrer la végétation (qui, bêtement, repousse et abrite des tas d’espèces vivantes...) à plus de 1m de la voie de circulation ? Et combien cela coûte-t’il ? Sur les routes rurales ces machines surdimensionnées financées par le conseil général de la Manche, et conduites par des imbéciles, ont déjà fait écrouler des km de haies bocagères, que Mr JF Legrand, conseiller général prétend "protéger" !
terroir
9/10/2007
espèces invasives
Une des grandes menaces pour la biodiversité locale est le développement à la place des espèces indigènes d’espèces envahissantes souvent introduites par l’homme lors de voyages de personnes ou de marchandises et disséminées en toute insouciance à partir de lieux privés ou publics comme par exemple "l’herbe de la pampa". La liste des ces espèces est longue. Que peut-on faire pour au moins limiter ce phénomène ?
Lépiote
9/10/2007
Quid de l’ écosystéme forestier et de la mycoflore ! ! !

Nous essayons en vain d’obtenir un respect de certains écosystèmes forestiers en France métropolitaine à travers la prise en compte des partenaires indispensables que sont les champignons . Nous n’avons pas pu obtenir que des champignons caractéristiques (liste de 33 espèces) soient éligibles à la convention de Berne. La France devrait par l’ intermédiaire du muséum d’histoire naturelle (MNH) appuyer ce dossier. Je crois qu’il est grand temps de se préoccuper de la mycoflore et qu’ il n’ y ait pas un double langage des instutionnels qui laissent faire tous les pillages possible en particulier dans les forêts domaniales. Il existe des arrêtés préfectoraux qui ne sont jamais respectès ! !

Je propose que la mycoflore soit prise en compte dans tous les plans d’ aménagement (ONF, Parcs naturels régionaux et nationaux, Réserve naturelles, etc ...)

Sans champignons, il n’ y a plus de forêts ! ! !

Lucienne Haèse
9/10/2007
sans les cahmpignons et sans les insectes
je suis d’accord sur cette proposition , qui vaut également sur les insectes indispensables au bon fonctionnement des écosystèmes forestiers . Il est vrai que l’on parle beaucoup d’arbres morts, y compris par l’ONF qui a édité des documents sur le sujet mais qui n’applique pas ou peu ces préconisations dans les aménagements. Les forêts domaniales et communales pourraient être exemplaires en la matière, arbres morts ou vieillissants, arbres à cavités., mais cela est en contradiction avec l’exploitation industrielle faite de plus en plus par l’Office sans parler de la propriété privée, y compris sur le territoire de parcs Régionaux . Si la prise en compte des champignons et des insectes était inscrite dans une règlementation opposable tant au niveau des plans d’aménagements que des plans simples de gestion qui doivent être agréés pour les propriétés privées , nous pourrions commencer à parler de biodiversité
marie griotte
9/10/2007
suis en accord avec ce projet
suis en accord avec ce projet
Terrien
9/10/2007
Et l’agronomie qu’en fait-on ?

Tout à fait d’accord avec les propositions faites et pourtant dans quel environnement sommes-nous ?.

Le sol est un milieu vivant, (flore et faune) qui ne nous demande pas notre avis. C’est la lutte pour vivre et cette nature se défend avec ses moyens propres. Chacun doit trouver sa place (nous sommes qu’une petite partie de celle-ci. Il faut donc rétablir, approfondir notre connaissance de ce sol sur lequel nous marchons. A côté de dispositifs et d’actions ponctuels, donnons-nous les moyens (pas seulement financiers) d’observer et permettre d’accompagner tout ce florilège de propositions par une lutte de tous les instants en encourageant tous les agronomes (réels) et ceux en herbe qui souhaiteraient se passionner et agir pour que chaque être vivant y trouve sa place (Ce n’est pas de la philosophie que je parle mais du concret de tous les jours). A bon entendeur Salut !

Merci pour la création de ce forum

Cédric
9/10/2007
Aucun intérêt économique ni écologique
En tant qu’ancien habitant de la Guyane (7 ans sur place), il paraît évident qu’il n’y a aucun intérêt économique pour la Guyane à ce projet (des retombées quasi-inexistantes) puisque c’est souvent cela qui est mis en avant. Bien sûr on ne parle pas des dégâts écologiques qui seraient engendrés en voyant ce qui s’est passé dans les pays voisins (Surinam, Guyana). De plus l’Etat avait fait de cette zone une réserve. Pourquoi revenir en arrière ? L’avenir ce n’est pas l’argent c’est le respect ou non de notre environnement.
Florent
9/10/2007
Faune sauvage captive

Bonjour !

Dans ce grenelle, il n’est pas explicitement abordé le sujet de la faune sauvage captive. Je suis sûr que la préservation passe aussi par l’elevage ou le maintien en captivité d’une bonne partie des especes en danger.

Les éleveurs sont des acteurs, pour leur majorité, sérieux et pret a aider pour la préservation.

Impliquer les eleveurs, (privé et parcs zoologiques inclus) dans cette démarche de conservation a long terme ne peut être que bénéfique, glorifiant et motivant pour ces protagonistes.

Ils sont en plus très souvent les plus pointu quand a l’etude des moeurs et des spécifications d’une espece donnée ..

Pour certaines especes, la population captive est plus importante que la population sauvage. Cette derniere decroit en général a cause de la perte d’habitat. alors que la population captive se developpe et consitue un réservoir génétique a préserver pour les futurs introductions ! ! !

donc donnons aussi la parole et les moyens d’agir aux eleveurs ..

Francky.p
10/10/2007
Faune sauvage captive

Bonjour,

Il est clair que dans ce grenelle la « Faune sauvage captive » a sa place. On parle souvent de la forêt Amazonienne et de ces abattages d’arbres, mais il faut penser qu’il y a une population à l’intèrieure. Justement c’est celle-ci qui nous intéresse plus précisément les Psittacidés qui eux aussi disparaissent en même temps que la forêt. Nous éleveurs passionnés, amateurs, capacitaires ou professionnels faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour préserver au mieux cette richesse que la terre nous a donné. Mais tout seul nous ne pouvons pas non plus soulever les montagnes. Elever correctement et en respectant nos compagnons et ainsi préserver une population génétique viable pour peut-être avoir la chance des les réintroduire ne sert pas beaucoup si leur biotope n’est plus. A vous...........

Anne Le Gorju
9/10/2007
non au projet iam gold cambior en guyane
je trouve que le projet iam gold Cambior est un non sens économique et écologique. Si ce grenelle de l’environnement a un sens il faut absolument qu’il mette fin à ce projet que la Guyane rejette dans sa majorité et qu’il préserve enfin ce patrimoine naturel si menacé.
Bruno GARANDEAU
9/10/2007
Préservons la montagne de Kaw

Habitant de Roura, je suis scandalisé par le projet de mine d’or sur le site de Camp Caïman. La montagne de Kaw est aujourd’hui un site préservé avec une forte diversité et un couvert forestier remarquable. Des efforts sont entrepris depuis de nombreuses années pour protéger ce lieu.

Le projet de Mine d’or à Kaw va à l’encontre de tout ce qu’on entend sur la préservation d el’environnement et le développement durable.

Halte au projet minier de la montagne de Kaw en Guyane.

Awara
9/10/2007
A propos de l’or de Guyane...
L’or contenu dans le sous-sol de la Guyane est propriété de l’Etat français. Il constitue un bien public, et fait partie intégrante du patrimoine de l’Etat . Le sous-sol de la Guyane contient au bas-mot 500 tonnes d’or (or primaire + ce qu’il reste d’or secondaire), ce qui au cours actuel de 18,30 euros le gramme nous fait un capital de 9,15 milliards d’euros. Je ne comprends pas ce qui incite nos responsables politiques (président de la république, gouvernement) à brader ainsi le patrimoine de l’Etat ?
PONCELET THIERRY
9/10/2007
ressources de la mer

J aimerai qu apparaissent ces propositions :

  interdiction des filets dérivants qui pillent toutes les espéces sans exceptions (juvéniles, espéces protégées dauphins.....)

  interdiction des filets de grands fonds : les espéces pélagiques étant en voie de disparition (cabillaud, maquereaux, dorades, bars etc...) les chaluts industriels commencent à s intéresser à des espéces de bas fond jusque la préservées, ces filets commencent à faire des dégats considérables à la faune et la flore marine ( espéces st pierre....

  interdiction de produits GPS echosondeurs pour la péche professionnelle,et la péche de loisirs même eau douce qui repérent les bancs de poissons ne leur laissant aucune chance.

merci je serai vigilant

laurent
9/10/2007
Choisir des projets gagnant/gagnant/gagnant

Au sujet du projet minier de la montagne de Kaw, il faut souligner que le projet est triplement perdants de par son impact écologique et sa faible durée (7 ans annoncés) : perdant pour l’industriel (peut etre pas pour les financeurs)qui ne réalise qu’une exploitation de court terme, perdant pour les entreprises locales qui ne pourront pérenniser leurs prestations au-delà des 7 ans, perdant pour la collectivité qui hérite d’une friche industrielle qui compromet l’exploitation durable du patrimoine du site ou pire d’un désastre écologique et sanitaire si un aléas survient (comme par le passé sur des exploitations similaires d’or primaire en Espagne, en Hongrie ou au Surinam).

Au contraire il existe des projets triplement gagnants qui sont peut-etre moins "juteux" sur le court terme mais source de profits partagés sur le long terme : par exemple (secteur primaire) l’exploitation de ressources renouvelables avec transformation sur place et valorisation des sous produits dans une logique "de bon père de famille" (bois, faune et flore), (secteur secondaire) la recherche, l’exploitation et le développement de molécules "amazoniennes" pour le secteur de la santé, (secteur tertiaire)le tourisme "raisonné"... Un exemple à suivre, paraît-il, le Costa Rica...

2 mots pour parler de l’or alluvionnaire en Guyane (même sur les exploitations "en règle") : (vu a la mine Boulanger commune de Roura en GUYANE) on rase (au bull) la forêt primaire (des arbres de 30 à 40 m avec canopée etc)puis on stocke (en théorie) la terre végétale avant de creuser la latérite (pour dégager une surface de l’ordre d’un terrain de football sur au moins 4 à 5 m de profondeur) pour atteindre le bedrock, la latérite a cet endroit est "liquéfier" avec un jet d’eau haute pression avant d’etre pompée vers le slice qui contient un tapis ou se dépose l’or(au mieux 3 grammes d’or par tonne de latérite. Ensuite que reste t’il ? des bassins de décantation puis des terrains nus de latérite délavée et durcie par le soleil sur lesquels l’exploitant replante en général de l’acacias mangium et donne rendez vous dans 100 ou 200 ans pour un retour à l’initial ? ca m’étonnerait ! Au moins il n’y a pas de cyanure... mais du mercure, non pas celui de la distillation désormais interdite mais le mercure du sol, métal lourd remis en suspension...

Jean-Jacques Vacqu...
9/10/2007
Orpaillage et destruction durable
Au sujet du projet minier de la montagne de Kaw pour lequel l’entreprise IAMGOLD communique en permanence sur le respect des normes et la re-végétallisation du site. 2 remarques à ce sujet :
  L’eau de la rivière détournée qui alimentera l’usine est captée avec un PH acide (5) ce qui est le lot de toutes les rivières de Guyane. Pour faire floculer l’or grace au cyanure il faut un PH basique (au minimum 12). De la chaux sera acheminée pour l’obtenir. Suite au passage dans les bassins de traitement l’eau sera relachée dans la nature avec un PH basique de 9. Donc même sans parler des traces de cyanures qui, ne nous leurrons pas, apparaitront c’est bien tout le biotope en aval qui va disparaitre enlevant par là une partie du nettoyage naturel exercé par les cours d’eau. Et ceci même si les normes permettent de lacher de l’eau à PH 9 !
  Quant aux sol qui vont être "re-végétalisés" : il est de notoriété que un sol n’a pas qu’une compostion mais aussi une structure. Aprés le passage des engins le tassemennt sera tel qu’aucune forêt digne de comparaison avec la forêt d’origine ne pourra plus jamais y pousser. Des études menées au Costa-rica dans les parc prouvent que le seul pietinement des visiteurs suffit à degrader la qualite du sol et à alterer la forêt environnante ! Comment peut-on croire q’une utilisation industrielle d’un site aura moins d’impact ? En bref la re-végétalisation aura peut-être lieu mais ne pourra en aucun cas atteindre une qualité satisfaisante pour que l’impact de l’exploitation un jour s’éfface.
magali
9/10/2007
Non à IAM GOLD CAMBIOR en Guyane
L’implantation de cette mine d’or sur le bassin versant d’une réserve naturelle relève d’une grande absurdité. Tous les acteurs semblent d’accord donc nous refusons l’installation d’une mine industrielle.
Grigri64
9/10/2007
De la nécessité de soutenir l’agriculture de montagne pour favoriser le maintien de la biodiversité...

L’agriculture de montagne, encore vivante et dynamique aujourd’hui, a un impact positif sur le territoire à tous points de vue, rentrant largement dans une définition durable du développement :
  Maintien d’une activité économique, et donc d’emplois directs ou induits, dans une zone difficile,
  Conservation d’une culture traditionnelle liée aux savoirs et aux savoirs-faire des hommes de montagne (pratiques pastorales-transhumances, sonnailles, outils du berger-,produits traditionnels de qualité-fromages, viandes, miels-, ou encore histoires et légendes locales...),
  Mais aussi et surtout, l’agriculture de montagne est garante d’une riche biodiversité à conserver...

En effet :
  L’action des animaux ou des hommes (feux pastoraux) permet le maintien de milieux ouverts à certaines altitudes, favorisant le développement d’un écosystème spécial (flore endémique-ex : Passerine de Ruiz, petits mammifères, rapaces non forestiers...). Les carcasses des brebis mortes en montagne permettent de maintenir des populations de nécrophages (insectes, corvidés, mais aussi rapaces protégés tels que vautours fauves, percnoptères d’Egypte et gypaètes barbus...) et leurs déjections sont des micro-écosystèmes à eux seuls (champignons, plantes nitrophiles, insectes bousiers...)
  L’ouverture de ces milieux permet également de maintenir des paysages diversifiés, tout comme l’entretien des chemins de randonnées, le tout étant bien entendu très apprécié des marcheurs.
  Ce mode d’agriculture dépasse même les standards bios ! En effet, celle-ci se pratique sans engrais, sans pesticides, et les produits (de qualité et de goût exceptionnels), sont presque tous fabriqués à la main.
  L’activité agropastorale permet enfin le maintien de la diversité des races d’animaux de ferme à très faible effectif (ex : brebis Castillonaises, vaches Béarnaises etc...) Bref, l’agriculture de montagne permet le maintien d’une diversité de vie exceptionnelle dans ces milieux spéciaux. La reconnaissance du rôle prépondérant de l’Homme dans la conservation de la biodiversité de montagne passe par le soutien à ce type d’agriculture durable à tous points de vue.

Concernant l’ours, l’échec des récentes introductions dans les Pyrénées (non acceptation car non concertation au préalable, mort de deux ourses, dégâts importants dans certaines zones...), a montré que la présence de l’ours était discutable dans les Pyrénées. En effet, partant du constat que :
  La génétique de l’ours des Pyrénées a disparu avec la disparition de Cannelle
  Aucun organisme, institutionnel ou associatif (pourtant largement subventionnés au vu des actions réalisées...) n’a pu apporter de réponse adéquate aux dégâts (chiens patous, clôtures, présence de bergers, non applicables à toutes les situations, permettent de diminuer le risque d’attaques sans l’annihiler, mais ne réduisent pas le stress et les avortements des animaux, qui constituent une entorse grave au bien-être animal voulu par la PAC 2007, tout comme la peur du berger, ajoutée à des conditions de travail très difficiles). De plus les indemnisations ne compensent en rien la détresse morale et l’amour que les bergers portent à leurs animaux.
  Qu’en termes de biodiversité, l’ours n’est pas une espèce « parapluie », car son absence n’a aucun impact sur la faune et la flore environnante.
  Que la population européenne d’ours n’est pas menacée mais mérite toutefois d’être protégée dans des zones où le contexte lui est plus favorable (collines boisées de Slovénie, montagnes boisées de Slovaquie, Asturies en Espagne...)
  Que les Pyrénées ne sont pas des montagnes « vivantes » plus que « sauvages », de par le nombre considérable d’acteurs professionnels et amateurs sportifs ou naturalistes qui les fréquentent,
  Que l’agriculture de montagne peut très bien vivre de ses produits de qualité reconnue sans lui attribuer un label « issu de zone à ours », (qui ne constitue pas un label de qualité !)

Ce Grenelle peut donc être l’occasion de choisir entre une biodiversité emblématique mais peu importante scientifiquement, l’ours, à une biodiversité plus discrète mais exceptionnelle, liée d’autant plus à une activité agricole respectueuse de l’environnement, riche culturellement, viable économiquement, et donc durable...

Nico
9/10/2007
Que l’image est belle ... mais loin de la réalité générale.
  Peut-on parler de bio quand pour élever un agneau il faut obligatoirement le traiter à l’aide de médicaments pour qu’il échappe aux maladies liées à l’intensification de l’élevage . Vous voulez nous faire croire que le piémont pyrénéen n’utilise pas d’engrais et de pesticides... ce sont pourtant bien ces animaux que l’on retrouve en estive.
  Un échec les renforcements, c’est vous qui le dite, les biologistes parlent au contraire de succès... surtout quand on voit avec quelle violence d’aucuns s’expriment.
  L’Ours n’a aucun impact sur l’environnement, il me semble pourtant que dans le préambule de ce forum on vous explique le contraire et que tout espèce a son importance.
  Le principe de l’espèce parapluie est tout a fait l’inverse de ce que vous exprimez : la protection de cette espèce oblige à protéger son biotope et donc les autres espèces.
  En gros et par intérêt, vous nous expliquez que la protection de cette espèce est nécessaire ... mais chez les autres...
  Du monde dans les Pyrénées certes mais moins qu’avant, il n’y a qu’a voir de vieilles photos pour comprendre que la présence humaine en montagne était plus importante avant (élevage, charbon, cultures en terrasse....).
André Bellion
9/10/2007
Développement de l’utilisation du chanvre

Développement de l’utilisation du chanvre Je trouve dommage d’aborder de manière « fractionnée » tous ces sujets. Certaines réponses prennent du sens quand elles touchent plusieurs de ces forums. D’autre part, je regrette sincèrement que le fonctionnement de ce forum n’encourage pas vraiment les réactions des autres internautes (même si elles sont possibles) mais aussi qu’il ne puisse pas y avoir de réactions de la part des personnes impliquées dans les groupes de travail. Nos messages vont-ils servir à quelque chose ? Dans l’espoir que cela soit le cas, je vais essayer de faire une synthèse de ce qui me « travaille » et sur lesquelles j’aimerais obtenir des réactions.

Je me permettrais de poster ce message sur tous les forums qui me semblent concernés par ma réflexion car je ne pense pas que tout le monde prenne le temps de venir regarder chacun d’entre eux. Je suis un simple agriculteur et non un habitué des grands discours, excusez donc la forme ...

Ceux qui ont suivis un peu savent que je suis « centré » sur le chanvre et ce dernier me semble répondre en partie à un grand nombre de problématiques si il était plus développer tant dans sa production que son utilisation : Au départ, le chanvre est une plante annuelle, avec un semi en mai. Elle est donc très flexible et réactive pour, par exemple, produire de la biomasse énergétique verte. Cette plante est particulièrement adaptée à l’ensemble de notre territoire comme à celui de l’Europe, notre histoire est là pour le prouver (200 000 ha en 1880 très répandue géographiquement), sa culture pourrait donc concerner tout le monde et pourrait permettre une exploitation « de proximité » évitant ainsi les transports mais permettant aussi un impact social. La culture de cette plante est agronomiquement saine car elle n’a pas besoin de phytosanitaire, ni d’irrigation. Sa croissance rapide permet de détruire naturellement les adventices (mauvaises herbes) et ses racines profondes ameublissent le sol. Tout cela permet à la culture suivante (souvent du blé) un meilleur rendement « naturellement ». Sa croissance permet de stocker du CO2 de manière conséquente (donc un stockage pérenne de carbone pour une réduction de l’effet de serres) et elle est économe en azote. Ces racines restent dans le sol après fauchage et réalise un apport naturel en azote. Derrière cela et après tout ses premiers apports, elle permet de nombreuses applications car elle est naturellement très productive :
  > aujourd’hui (et pour information) elle est majoritairement utilisée dans la papeterie haut de gamme et par le chènevotte en litière pour chevaux (on pourrait aussi développer le paillage des jardins, la couleur très claire est sympas)
  > mais demain ? Plusieurs applications dans le bâtiment sont possibles avec la laine de chanvre (pour remplacer la laine de roche) et le béton de chanvre (à la place du béton cellulaire par exemple) la matière donne un rendement en économie d’énergie très intéressant (-30%) qui donne une maison qui « respire » et qui permet de constater une utilisation de 2° inférieur à confort égal. Et puis, au delà du concept de maison passive elle permet par son utilisation de construire dans une logique de bilan carbone négatif (un pavillon de 100 m² stocke 5 T de CO2) et la consommation d’énergie grise totale est largement inférieur au béton cellulaire (et ne parlons pas de la brique terre cuite ...). Je crois savoir que dans l’industrie de nouvelles applications sont présentes mais là je connais pas trop, avec un lien avec les matières plastiques. Quelqu’un peut-il développer ? Je passe sous silence toutes les autres applications comme la grainerie pour oiseaux, la cosmétique, l’alimentation .... J’ai bien conscience que dans la problématique globale cela représente un petit morceau mais le développement de ce type de culture et d’utilisation en remplacement de matières minérales qui ne sont pas inépuisables et posent des problèmes environnementaux me semble simple à mettre en oeuvre sous la condition que les pouvoirs publics puissent accompagnés ce développement.

Merci de contribuer à ce message, histoire que je me sente moins seul par ici même si j’ai bien repéré quelques messages sur le sujet.

sandrine C
9/10/2007
biodiversité et main mise sur le lobbing des graines

la biodiversité ne commence t-elle pas dans nos jardins, dans notre environnement proche ? les graines vendues aux agriculteurs ou aux " agriculteurs du dimanche" sont génétiquement modifiée pour que la plante ne puisse se reproduire par grainage " naturellement quoi !" notre avenir végétale est- il suspendu aux entreprises vendant les graines à un prix d’or de surcroit ? interdire ce genre de procédé me parrait indispensable pour que renaisse dans nos jardins et dans nos assiettes de "vraies fruits et légumes "

petite histoire : notre nourriture dépend des graines qui elles mêmes dépendent de quelques gros industriels, si demain ......clash X ( boursier,guerre mondiale etj’en passe)..plus d’industries donc plus de graines donc plus rien.............

nos anciens ont toujours pus survivre par eux-même sommes -nous capable ou avons nous les moyens de faire la même chose aujourd’hui ?

aux industrielles : des graines de grande qualité se vendront tout aussi chers et croyez-moi même si les plantes se reproduisent naturellement nous aurons toujours besoins de vos graines ( non modifiées bien sùr)

pensons àl’avenir de NOTRE planéte

victorine
9/10/2007
le respect de la biodiversité
La biodiversité n’existe plus dans nos campagnes.Les faisans et les perdrix qui proviennent d’élevages sont introduits dans nos champs et prés pour le plaisir des chasseurs qui s’empressent de les tuer d’ailleurs.Ces oiseaux ne peuvent pas se reproduire en liberté et c’est bien dommage.Puisqu’on parle de chasse je me pose une question pourquoi la campagne appartient-elle aux chasseurs tout le week-end ? les promeneurs paisibles se trouvent en danger(il ya quand même 30 à 40 personnes tuées chaque année par des chasseurs mais ça on n’en parle pas).De plus on pourrait très bien se passer des chasseurs en stérilisant certains animaux en surnombre.
Cléo(26 ans)
9/10/2007
Protegeons ce qui reste du poumon mondial ! !
Assez ! Il y en assez de cette destruction massive de l’environnement ! ! La guyane est un pays magnifique et français ! ! Le gouvernement a donc tous les moyens pour éviter ça ! !Quand est ce qu l’on comprendra que la nature est la plus belle richesse ? ?
bmbm
9/10/2007
remarques groupe 2

A ce titre, il est surprenant que l’implantation du projet iter ( sans parler de la necessité d’un tel projet) ne soit pas évoqué :: sur le site http://www.debatpublic-iter.org/docs/pdf/dossier-mo/iter-2.pdf il est mentionné :

et encore

pour stopper la perte de la bio diversité, c’est aussi :

interdire les exploitations marines de sable par des groupes cimentiers qui n’ont que faire de la destruction du milieu aquatique

lutter contre l’orpaillage en guyane (notamment la société canadienne qui souhaite s’installer en guyane)

stopper les programmes autoroutiers qui parfois entrainent la destuc tion d’espace vert et si d’aventure l’autoroute s’avère vraiment utile alors il faut replanter des surfaces boisées equivalentes a celle détruites. Et cela doit être appliqué quel que soit le projet (autoroute ou autre...)

replanter les forêts après incendie .

ne pas autoriser la destruction des marais ou autres zones humides naturelles

Etendre la loi sur le littorale aux communes de l’arrière pays avec pour cette bande des limites fermes et chiffrées en terme de construction afin de ne pas connaître une urbanisation anarchique au détriment des espaces verts ou agricoles

limiter l’extansion des zones urbaines

Interdire l’usage des composés chimiques toxiques ( phosphates , pyralène....)qui ont des consequences sur la flore et la faune

Décontamination de zones contaminées suite à des occupations industrielles ou des essais (ex essais nucléaires en nouvelles calédonie)

Obliger que toute exploitation de bois ( meuble chauffage ....) soit compensée par une replantation correspondant à la surface deboisée,qu’il s’agisse de bois venant de France ou de l’etranger ( dans ce cas par le biais d’un label international certifiant ce point) . interdire l’usage du bois provenant des zones écologiquement fragiles.

En ce qui concerne la trame verte le concept reste fumeux : il ne peut s’agir que de zones à végétations naturelles non plantées par opposition aux espaces agricoles ou espaces verts aménagées

Pépé
9/10/2007
Réflexions Logiques

Le Grenelle de l’environnement, une très bonne initiative.

Cependant adhérer à toutes les inepties formulées par les uns ou les autres risque d’avoir un impact encore plus désastreux que la situation actuelle.

La Biodiversité ! ! ! Quelles décisions prendre ? ? ? En voulant la réintroduction de l’ours et du loup, on a simplement oublié qu’a l’époque ou ces prédateurs vivaient naturellement sur notre territoire, il y avait du gibier à profusion qui leurs permettaient de se nourrir sans avoir l’obligation d’attaquer les troupeaux, alors faut’il maintenant réintroduire des lapins et autres prédatés (avec le même gaspillage financier) pour alimenter ces fauves, ou arrêter leur réintroduction ? ? ? ?

Avant l’abrogation de la loi sur la chasse par Mme Voynet, les sociétés de chasse veillaient, pour la majorité, scrupuleusement au bon équilibre cynégétique du territoire par des règlements drastiques des conditions de chasse et un repeuplement conséquent. Aujourd’hui, 90% des petits exploitants, ayant réservés leurs terres, non assujettis à suivre des règles de chasse, déciment littéralement cette faune cynégétique. Où est donc le bénéfice d’une décision irréfléchie ? ? ? ?

L’on est contre les OGM, mais on empoisonne les insectes par des traitements, parce que l’on incite l’Agriculture intensive grande consommatrice d’eau, d’engrais, de pesticides, pour éventuellement produire des biocarburants (eux aussi très polluants en amont) qui ne resteront qu’une inaccessible chimère, il n’y a pas assez de terres agricoles sur terre pour subvenir aux besoins énergétiques. Il faut faire un choix entre l’alimentaire ou l’énergétique, les OGM ou les pesticides ? ? ? ? ?

Dans certaines régions (les bouches du Rhône par exemple) il y a un déficit d’eau important, les nappes phréatiques sont au plus bas, à un niveau jamais atteint depuis des siècles mais malgré tout, on autorise la création de forages pour alimenter les piscines (afin de palier d’éventuelles périodes d’interdictions de remplissage), on fait couler les fontaines publiques en permanence dans certains villages (pour des raisons touristiques) mais l’on interdit aux retraités d’arroser leurs trois pieds de tomate du potager. Ou est le gaspillage, dans la piscine, les fontaines, ou le potager ? ? ? ? ?

Il faudrait interdire (selon les verts et quelques associations) en Guyane le projet minier IamGold qui semble t’il présente un grand nombre de garanties en matière de protection de l’environnement, alors que dans le même temps des milliers de sites clandestins, utilisant une main d’œuvre clandestine, évalué entre 20 000 et 40 000 personnes, polluent les fleuves, détruisent la faune, la flore, apportent la délinquance, la prostitution, des maladies inconnues dans certains secteurs et pillent les richesses de la Guyane aux détriment des Guyanais, tout en profitant de nos avantages sociaux, malgré leur statut de clandestins. (plus de la moitié des soins et hospitalisations en Guyane sont faits au bénéfice des clandestins) Alors IamGold ou clandestins, lesquels faut’ils interdire ? ? ? ? ? Peut’on interdire la création d’une entreprise, (dans la légalité), mais autoriser en même temps, et clandestinement la même activité ? ? ? ? ? ? Il faut souligner que les détracteurs du projet IamGold ne se manifestent pas beaucoup contre l’orpaillage clandestin ! ! ! !

Vincent
10/10/2007
L’interdiction d’IAMGOLD en Guyane ne profitera pas aux clandestins

L’exploitation prévue par cette société sur la Montagne de Kaw est une exploitation de l’or primaire, qui devrait utiliser des techniques différentes de celles que possèdent les orpailleurs clandestins.

Si on réussit à empêcher IAMGOLD de creuser une carrière sur la montagne de Kaw, on ne verra pas de clandestins à leur place sur le même site. Ils n’ont pas les moyens de creuser des fosses de 150 m de profondeur, ils ne peuvent pas se permettre d’installer des usines de broyage des roches, de traitement par des produits chimiques.

Les clandestins sont très doués dans leur genre pour détruire la forêt mais avec d’autres outils plus artisanaux, disons, à taille plus humaine (lance monitor, pelleteuse, barge bricolée avec des fûts d’essence comme flotteurs, moteur de Citroën Berlingot recyclé en pompe, etc).

De plus, ce projet vise un emblême de la forêt primaire, très accessible donc très fréquenté par les habitants de Cayenne. Il a donc permis de mobiliser et de sensibiliser les gens contre l’orpaillage.

Bref : luttons à la fois contre le projet légal d’orpaillage sur la Montagne de Kaw, et contre l’orpaillage clandestin.

Anonyme
9/10/2007
Demande de cohérence

Comment l’Etat compte -t-il concilier l’ objectif de biodiversité avec sa frilosité (voire son opposition) vis à vis du moratoire sur les OGM agro-alimentaires, sur la remise en cause du "tout chimique" (dans l’agriculture et l’alimentation, la médecine.. ). Mr Legrand , député, et chargé de groupe de travail du Grenelle de l’Environnement disait sur France Culture qu’il fallait permettre la cohabitation des différents systèmes (agriculture conventionnelle, agriculture biologique et OGM ) ; et qu’il souhaitait pouvoir dire oui à des agriculteurs qui voulaient planter des OGM.

Alors effectivement tout dépend de l’objectif du Grenelle de l’Environnement. S’il s’agit une fois encore de faire ’semblant" vis à vis de l’opinion, la biodiversité et l’humain (qui fait partie intégrante de la nature) ont bien du soucis à se faire. C’est au travers des décisions qui seront prises que l’on pourra juger si l’objectif est réellement d’assurer un avenir à la planète et ses occupants. Car si l’homme était capable de dicter sa conduite au "vivant", si la science et la technique permettaient de dominer la nature, on le constaterait. Si on a pû le croire, on sait aujourd’hui que loin de "domestiquer" la nature, nos choix nous conduisent dans l’impasse. Il est pourtant facile de constater que tout est en interdépendance.De nombreuses espèces ont diparu ou sont en danger ;des contaminations par les OGM en plein champ ont été constatées....

Choisissons résolument de modifier nos comportements et demandons plus de gages aux acteurs économiques(c’est à dire leur développement sous condition) avant qu’il ne soit trop tard.

Mireille Boyer
9/10/2007
Et les espèces invasives ?

Je n’ai rien lu de très nouveau dans le rapport du groupe 2 sur le problème posé par les espèces invasives. On pourrait s’attendre pourtant dans une thématique qui traite de la biodiversité à voir celui-ci traité de manière sérieuse, puisqu’il s’agit de la deuxième cause reconnue de dégradation des écosystèmes.

Les échanges de biens à l’échelle de la planète dispersent des espèces, dont les performances sont pour certaines d’entre-elles décuplées dans le nouveau territoire. Les impacts de ces espèces qualifiées d’invasives sont très importants aussi bien pour :
  l’équilibre des écosystèmes (comme le phytophthora des aulnes, pathogène très aggressif et issu d’une hybridation entre deux espèces dans les pépinières, qui dissémine ces arbres au bord des rivières),
  que celui des systèmes agricoles (voir par exemple la chrysomèle du maîs originaire d’Amérique centrale,qui peut réduire de 80% le rendement des cultures de maîs)
  ou pour la santé humaine (comme les allergies dues à l’ambroisie importée d’Amérique du Nord).

Par ailleurs, le problème des espèces invasives dépasse largement celui de leur dispersion via le commerce des espèces exotiques, puisque beaucoup d’espèces ont été introduites involontairement.

Il faudrait une vraie politique cohérente et volontaire de lutte contre ces espèces pour éviter leur progression surtout dans les espaces naturels, où les impacts sont plus difficiles à percevoir par la société, puisqu’ils ne touchent pas toujours directement une activité économique ou un usage particulier.

Certaines espèces invasives remettent en cause notre vision "classique" de la protection des milieux. Il ne suffit pas en effet d’avoir une bonne diversité de milieux ou d’espèces pour empêcher celles-ci de se propager. Il faut en réalité de véritables stratégies pour éradiquer les foyers de contamination avant qu’ils ne s’étendent ou pour empécher ceux-ci de se multiplier, puisque ce que certains qualifient aussi de "polluant biologique" a la terrible propriété de se multiplier tout seul et à l’infini.

Cela suppose d’identifier clairement les espèces invasives dont il est urgent de s’occuper, puis de définir précisement des stratégies adaptées de lutte.

Que propose concrêtement le Grenelle de l’Environnement sur ce thème ?

xavier
9/10/2007
especes invasives

Madame,

Votre contribution est trés pertinente, les especes invasives ne sont pas toutes issues du commerce des nac ou des plantes exotiques (le poisson-chat s’est répandu à partir d’une évasion du museum d’histoire naturel vers 1890, l’ecrevisse de californie qui ravage actuellement les rivières du Limousin vient "d’essais" des professionnels de la piscilture). De plus, il faut que la réponse soit adaptée pour chaque espèce.

GARAVET Roger
9/10/2007
Préserver la nature, le biothope, les animaux, les arbres et les plantes

Comment peut-on encore en 2007 envisager de détruire un site exceptionnel et pratiquement vierge comme l’ont été et le sont encore bien des endroits en Guyane (st Elie, près de Saül, saut Lucifer.....) Sur ces sites et loin autour, il n’y a plus de vie : les animaux quelqu’ils soient, sont masacrés pour servir de nourriture ou non, les arbres sont abattus, les poissons pêchés à outrance lorsqu’ils ne sonrt pas détruits à cause du manque d’oxigène et du mercure rejeté.

Arrêtons les massacres qui ne peuvent que dégrader et voir mourir notre belle Guyane NON au projet CAMBIOR

Roger GARAVET

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Modifié par moderateur Le 2007-10-09 10:37:34
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Boré Jean-Michel
9/10/2007
Protection foret de Guyane française

ma position comme celle de nombreux citoyens Français, est de protéger ce qui est encore peu impacté par le développemement et de limiter les impacts à venir.

La future usine d’extraction d’or dans la région de Kaw en Guyane Française est un possibilité de développement d’une autre époque.

Développer et que cette ressource soit durable est une nécessité aujourd’hui.

J’espère que la sagesse et qu’une vision d’un autre échéance prenne place aujourd’hui dans les choix des décideurs.

Karo58
9/10/2007
Destruction
Bonjour à tous... Ne sommes nous que trop peu à vouloir vivre longtemps sur cette planète Bleue... ? ? ? Il faut que les gens prennent conscience qu’il est impératif pour notre survie et que l’on puisse profiter des richesses offertes par la TERRE on doit sauvegarder cette montagne en Guyane. Elle représente un espoirt... Il faut agir ! Merci
depom
9/10/2007
Repenser l’activité minière en Guyane...et partout ailleurs !
Le projet minier de la montagne de Kaw en Guyane, tel qu’il est conçu, doit etre arreté et réevalué. Il faut repenser l’ensemble de l’activité miniere dans cette region et travailler avec TOUS les acteurs avec un objectif de developpement economique ET social ET environnental. Il existe des methodes et des moyens pour mettre en oeuvre des activités extractives sans dommages irreparables sur l’environnement. Leur coût a long terme est bien moindre que celui des methodes actuellement envisagées.
CGG
9/10/2007
Tourisme et projet minier
La Compagnie des Guides de Guyane regroupe une vingtaine de guides, accompagnateurs et animateurs en milieu amazonien sur le département. Ce qui représente la majeure partie des professionnels déclarés au registre du commerce et des salariés de ce secteur. Plusieurs d’entre eux, indépendants ou salariés, travaillent sur la zone impactée par le projet minier « IamGold ex-Cambior ». Il s’agit de la montagne de Kaw, du Marais et de la rivière de Kaw, la crique Kounana, l’Orapu et la Comté. Cette zone correspond à un lieu majeur de l’activité touristique guyanaise. Elle se trouve par sa fréquentation touristique en deuxième position derrière Kourou (Iles du salut & CSG). Notre secteur d’activité, qui est lui du domaine du développement durable, se voit donc très largement remis en cause à la vue évidente des nuisances environnementales, des risques de santé publique, des faibles retombées économiques et de l’image désastreuse véhiculée par cette exploitation. Vous comprendrez donc aisément qui nous ayons les plus vives objections à ce projet minier puisqu’il va complètement à l’encontre de la pérennité et du développement de nos activités touristiques.
Domino
9/10/2007
Préservons la montagne de Kaw
Il faudrait peut-être commencer à prendre nos responsabilités : ouvrir une mine comme celle de IAMGOLD sur la montagne de Kaw est un non-sens. non-sens économique : quelles que soient les retombées économiques pour la Guyane, c’est quand même l’essentiel de la ressource qui partira dans les poches des actionnaires de cette compagnie. Gardons cet or pour notre propre usage, et pour quand on aura les moyens de l’extraire nous même, avec nos ingénieurs, nos investisseurs, si un jour ça se revèle indispensable non-sens écologique : il y a de l’or ailleurs en Guyane. Le site de la montagne de Kaw est unique, par sa biodiversité, par son relief, et justement, sa géographie et sa pluviometrie rendent dangereux d’y manipuler des substances toxiques en si grande quantité. C’est sur ce bassin versant qu’est puisée l’eau du robinet que je bois. non-sens social : extraire l’or de la montagne de Kaw, ça va créer une prospérité factice pendant les quelques années d’exploitation, mais ce n’est que du pillage. Il n’y a pas de création d’une économie viable, comme l’agriculture ou l’écotourisme. Le savoir-faire acquis ne pourra être utilisé que pour aller piller un peu plus loin, en laissant, quoi qu’on en dise, des plaies béantes dans la forêt.
Equateur
9/10/2007
biodiversité en Guyane
La montagne de Kaw en Guyane est menacée par un projet d’exploitation aurifère qui détruira irremediablement une biodiversité impossible à reproduire ailleurs, si on creusait un puits de pétrole dans le bois de Vincennes, que dirait la population ? La Guyane n’est pas assez peuplée pour se défendre contre les prédateurs étrangers, elle doit recevoir une aide efficace de l’Europe grâce à des lois strictes et surtout des contrôles sans corruption, il faut que le mot soit dit.
sophie
9/10/2007
orpaillage, foresticide, planéticide, infanticide
Dans quelques dizaines d’années, la notion de crime contre la planète prendra sa place, et nous devrons tous répondre de cette accusation, crime avec préméditation, crime de négligence, crime passionnel, le résultat sera là et nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. la guyane, terre sauvage rescapée de l’industrialisation, de la surpopulation possède une richesse inestimable : sa biodiversité, avenir de nos enfants, terre d’accueil pour les hommes et tous ceux qui forment la chaine de la vie, les animaux, les végétaux. quel trésor est aussi précieux que celui-là à l’heure du constat des conséquences de notre folie d’apprenti sorcier ? on voudrait aujourd’hui nous le voler au nom d’un dieu argent qui ne nourrit que les nantis et si peu de "petits". arguments fallacieux d’économistes en mal d’imagination et affamés d’or facile, car enfin, il faudrait être aveugle pour nier les dégâts occasionnés par l’orpaillage légal et illégal, des fleuves dont on pouvait boire l’eau directement il y a 20 ans et qui sont devenus des lits de boue opaques, cyanurés, empoisonnant les poissons et les populations alors qu’autrefois il était source de vie. aucune retombée économique pour la guyane, de l’or qui file entre nos doigts sans que les guyanais n’en voient la couleur. plus rare que l’or est devenue notre forêt,iam gold et tous les orpailleurs le savent bien , mais pillards sans respect pour ce sanctuaire, ils prennent leur plaisir à la hussarde et s’en vont en courant laissant une terre désolée et violée.quels enfants sommes nous pour laisser notre mère nature se faire souiller sans réagir, quels parents sommes nous pour laisser saccager la maison de nos enfants ? d’autres pays, comme le costa rica, ont su tirer des retombées économiques de leur biodiversité . qu’attendons nous ? faisons respecter notre mère nature, prouvons qu’on peut nourrir un peuple sans détruire la terre qui le nourrit, ainsi le font les amérindiens depuis des siècles. cessons ce marché de dupes qu’est l’orpillage, interdisons l’exploitation de la montagne de kaw, sanctuaire de la biodiversité.
delta
9/10/2007
Police et études

Aujourd’hui, la police dite de la nature est assurée de manière éclatée entre plusieurs services de l’Etat, le plus souvent sans aucune coordination. Stopper la perte de la biodiversité c’est aussi mieux faire respecter les réglements existants. Pour cela, la création d’une vraie police de la nature, aux compétences élargies, capables d’investigations, serait fort bienvenu dans un pays qui veut s’engager durablement dans la protection de l’environnement.

Autre sujet, il faut absolument que l’on fasse des progrès dans la qualité des études d’impact préalables à l’installation de projets industriels, commerciaux, touristiques et qui vont entrainer des dégradations de la faune et de la flore. Les études, financées par le porteur de projet, sont trop souvent baclées, dans le but d’aller vite ou plus grave, par omission objective. Il faudrait imposer aux porteurs de projet un exigence écologique en matière d’études préalables, en demandant que celles ci prennent en compte la saisonnalité par exemple.

L’ antifauch...
9/10/2007
stop a la faucheuse de la DDE
Pourquoi la DDE s obstine t elle a faucher, faucher ezt refaucher les misérables restes de diversité des bords de routes ? Pourquoi ne pas laisser la nature en paix dans ces vastes bandes herbeuses et ne dégager que les emplacements potentiellement dangereux ? Je n y vois que des avanages : 1.Embellissement du paysage ( c est pas du luxe) 2.Economies d energie 3.Remise à disposition des employés à des taches de nettoyage de l environnement ( quand on voit l etat des bords de routes, il y a du boulot...) 4.Restauration de la biodiversité 5.Favorable au insectes dont les papillons et les abeilles qui ont bien besoin d un super Grenelle 6.Tout ce que j ai oublié comma autres bénéfices Alors Pourquoi faucher ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
jeannot
12/10/2007
êtes vous sur que c’est celle de la DDE ?

En préambule : effectivement les faucheuses et autres gyrobroyeuses sont utilisées couplées ou non avec des phytosanitaires trop souvent et à mauvais escient.

Cela dit, les gestionnaires d’infrastructures linéaires de transport ne sont pas toujours coupables, certains propriétaires se substituent aux gestionnaires, certains exploitants agricoles aussi (d’ailleurs ces derniers abusent aussi de ces techniques destructives sur les bords de ruisseaux et leurs haies). Enfin, il n’y a pas que la DDE qui gère les bords de routes. Depuis déjà de nombreuses années certains conseils généraux gèrent eux même les départementales. Et depuis la décentralisation de Raffarin, l’état à carrément donné au département des milliers de km de routes (les ex-RN), ce qui fait que maintenant les DDE ne gèrent plus les bord que de qq routes nationales et encore le temps que les Directions Interdépartementales de Routes (des nouveaux services) récupèrent le boulot. La DDE, ne s’occupe plus de route...

Dron Bernard
8/10/2007
Montagne de Kaw - Guyane Française

La France ne doit pas laisser faire en Guyane ce qu’elle n’accepterai pas qu’on fasse, à sa porte, en Amazonie, et qu’elle critique, à juste raison.

Il faut donc abandonner TOTALEMENT le projet minier de la montagne de Kaw en Guyane. Changer le nom du projet n’est certainement pas une solution digne de la France.

marc
8/10/2007
protéger la montagne de Kaw (Guyane)

Les différents arguments en faveur et en opposition au projet de mine d’or primaire sur la montagne de Kaw en Guyane ont eu l’occasion d’être exprimés.

Il est désormais clair que les retombées économiques pour la région Guyane seront limitées à quelques centaines d’emplois temporaires, dont la plupart risquent bien d’être occupés par des ouvriers non résidents, comme c’est le cas dans de nombreuses mines exploitées par des multinationales.

Les risques environnementaux (érosion et contamination) et les destructions irrémédiables (comment réhabiliter une fosse de dizaines de mètres de profondeur en forêt équatoriale primaire ?) sont avérés.

Au 21ème siècle, dans un département français, le déséquilibre de cette balance est inacceptable. Compte tenu de l’écologie exceptionnelle du milieu (ZNIEFF type I, forêt primaire, espèces endémiques etc.), autoriser un tel chantier reviendrait à faire un bras d’honneur péremptoire à la préservation de l’environnement : peu d’autres sites pourraient faire prévaloir une telle légitimité écologique ! Le message du gouvernement sera donc fort de portée...

PARIS Jean-Pierre
8/10/2007
Trame verte vous avez dit ! ! !

Je suis de ceux qui oeuvrent sur le terrain et qui subissent les réticences récurrentes de groupes d’élus et des représentants de l’état. Préserver la biodiversité ordinaire n’est pas une mince affaire puisque de nos jours encore, il n’est pas rare que des promoteurs se fassent cautionner par les municipalités pour la création de pôle mécanique sur d’anciens terrains militaire.

Les pressions sur les DIRENs sont réelles, les études d’impacts ne sont pas complètes et les projets passent alors ! Le Grenelle de l’environnement serait-il en mesure d’abolir ces mascarades ?, irions-nous vers de réels consensus ?

Nos rivières manquent cruellement d’eau eh-bien ! une fois de plus, nos élus projettent d’ouvrir une carrière de 30 ha dans le lit majeur de la rivière Marne dans le seul but du loisir. Le déficit en eau sera forcément plus important et les pollutions diffuses n’irons pas dans le sens de la DCE et elles seront un frein à la bonne restauration des rivières.

La trame verte serait un instrument axé sur l’aménagement durable et favorable à une densification urbaine ? Les zones de biodiversité ordinaire ont peu de chance d’être préservées, les jachères agricoles serviront probablement à alimenter l’agrocarburant par le biais de la culture intensive. Ces jachères sont pour beaucoup, devenues avec le temps des milieux semi-naturels.

Cependant et malgré ce constat succinct, j’ose croire à une vraie prise de conscience de la part de nos élus.

Jean
8/10/2007
un peu de bon sens pour la Guyane !

J’habite en Guyane depuis une dizaine d’années et je suis soufflé de voir qu’il faille se battre aussi farouchement pour voir le projet de la montagne de Kaw définitivement abandonné ! Tout le monde est d’accord : il s’agit d’un non sens écologique et économique. Des dizaines de milliers de guyanais se sont prononcés contre cette absurdité. Combien d’encre faudra-t-il encore faire couler avant que la société Cambior et quelques responsables locaux un peu trop zélés ne comprennent qu’il faille lâcher l’affaire. Nul doute que leur acharnement est proportionnel aux énormes bénéfices qu’un tel projet engendrerait...

Je suis également abasourdi de voir de vieilles centrales électriques (je pense à celle de Saint Laurent notamment), fonctionnant au gazoil me semble-t-il, reprendre du gallon. Il est vrai que la population guyanaise s’agrandit et que le barrage de Petit Saut ne peut subvenir aux besoins en électricité de tout le département. Comment se fait-il qu’aujourd’hui, à l’ère où nous parlons d’énergie renouvelable et dans une région située près de l’équateur où nous envoyons des satellites, il ne soit pas envisageable de déveloper des centrales solaires. Ne pourrait-on pas mettre le secteur aérospatial à contribution (au niveau financier et de la recherche)pour aider au développement du solaire ? Cela pourrait certainement plus contribuer à l’essor économique de la Guyane que le projet Cambior...

Señor Jack
8/10/2007
Montagne de Kaw
A Kaw, en Guyane, comme partout ailleurs à travers la planète, le capitalisme détruit l’environnement, gaspille les ressources et asservit les hommes. Il faudra bien, d’une manière ou d’une autre, en finir avec ce système prédateur et mortifère. Toute position de collaboration, de participation ou de tentative de réforme en restant à l’intérieur du système n’est qu’une farce. Abattre le capitalisme me semble un préalable obligatoire. "Otro mundo es posible"...
Elise
8/10/2007
Objectif 2015

Juste une remarque sur

"Concernant l’eau, le groupe propose de se fixer pour 2015 un objectif ambitieux en matière d’atteinte du bon état écologique (2/3 des masses d’eau de surface)."

Le groupe n’a rien proposer du tout puisque c’est une date de la directive 2000/60 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau, dite directive cadre sur l’eau (DCE), adoptée le 23 octobre 2000 définit l’objectif de bon état (classe verte) pour les milieux aquatiques d’ici à 2015.

Ce n’est donc à ce niveau pas une trouvaille ! Remarquez peut-être que l’on va enfin faire appliquer les lois !

yiriba
8/10/2007
et les sol ?
Protéger la biodiversité végétale et animale, c’est bien entendu essentiel. Mais il ne faudrait pas oublier que 80% de la biodiversité animale est sous terre (Deprince 2003, Cour. Envirr.) : dans les sols ! Ceci sans parler des champignons, des algues... Or la biodiversité des ces sols est gravement menacée par les gestions agricole et forestières inappropriées. Prendre en compte cette biodiversité est indispensable dès aujourd’hui car de nombreuses espèces endémiques sont en voie de disparition. Les solutions viendrons du développement de techniques agricoles et forestières plus écologique et surtout respectueuse des espèces vivantes qui y résident. Parmi les pistes à suivre, citons :
  l’agriculture de conservation (abandon du labour)
  l’agriculture biologique (abandon des pesticides chimiques)
  des gestion forestières appropriées (futaie irrégulière ou jardinée avec diversité d’essence, abandon des conversions en futaies régulières mono-spécifiques).
julien
8/10/2007
La chasse : une épine dans le pied de la biodiversité
Aujourd’hui, chacun sait que des espèces protégées sont chassées. Il serait important que la France respecte enfin la règlementation européenne en la matière. Car on ne voit pas bien en effet comment on peut d’un côté réfléchir à la préservation de la biodiversité et de l’autre continuer à autoriser la chasse à tout va. Par ailleurs, pourquoi laisser les tireurs du dimanche s’occuper de la "gestion" des populations animales sauvages sur notre territoire ? Je pense que si régulation il doit y avoir (et il doit forcément y en avoir une vu que nous avons exterminé les grands prédateurs qui s’en chargeaient mieux que nous avant nous), seuls les agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage devraient être habilités à s’en charger, sur avis donné par les scientifiques.
Aulne
13/10/2007
d’accord avec vous
D’accord avec vous ... pour ce qui est de la chasse ... le gibier (je n’aime pas ce terme) c’est tellement appauvrit maintenant en certains endroits , que ... ils ne font que chasser sur des lachés de gibier " d’élevage" . Tout cela est lamentable et montre que la biodiversité est bien mal en point avec toutes ces pratiques ...
Anonyme
8/10/2007
Il faut surtout de l’argent
La France a un patrimoine écologique exceptionnel notamment grâce aux DOM-TOM. Pourtant, peu de choses ont été faites, malgrés notre belle rhétorique exportée jusqu’à l’internationale. La forêt quyanaise est peu protégée (même avec ce semblant de parc naturel) et les récifs coraliens de Nouvelle Calédonie sont à l’abandon. Il n’y avait pas besoin d’un grenelle pour protéger tout ça, juste de la volonté, des moyens financiers adequates et un bon sens du dialogue avec la population locale. Espérons que ce grenelle n’oubliera pas l’importance primordiale d’avoir des moyens financiers pour les ministères concernés, décision purement politique ne nécessitant pas tout ce ramdam. C’est l’efficacité dans l’ombre .
bruno
8/10/2007
projet minier de KAW
le projet de concession minière sur la montagne de KAW est une scandale, un crime contre l’environnement. Il faut absolument et résolument refuser que l’intérêt de groupes industriels puisse hypotèquer le bien commun de l’humanité.
ESPALIEN
8/10/2007
effacement des obstacles les plus problématiques
Bonjour, Chacun d’entre-nous se regarde encore le nombril. Je vous fais une simple proposition. Supprimons tous les barrages comme cela il n’y aura plus de problème les poissons pourront remonter les cours d’eau, d’ailleurs mettons quelques ours qui pourront aussi faire de joyeux festins en mangeant les saumons dans les frayères. Trêve de plaisanterie, nous avons aujourd’hui plus qu’hier un besoin vital de nos barrages hydrauliques, car ils permettent aujourd’hui de maintenir un étiage indispensable à la vie aquatique, cela permet également d’avoir des réserves d’eau potable (pour notre consommation personnelle et l’arrosage de notre agriculture). Maintenant la plus part sont equipés de passe à poissons voir même d’ascenceur. J’ai récemment lu une étude indépendante qui démontrait que les saumons n’arrivaient même pas à ses ouvrages car soit le braconnage ou les pesticides avaient raison d’eux. De plus détruire un moyen de production énergétique non polluant pour notre planète ne fait qu’accentuer l’effet de serre. Alors travaillons en concert et essayons de rassembler au lieu de diviser sinon dans quelques années l’homme sera en voie d’extinction.
Fab95
9/10/2007
discours cohérent et réel
La biodiversité ne peut pas être étudiée seule, c’est à dire, en faisant abstraction de tous les autres aspects (développement durable, écologie, social-éco, tourisme). L’hydroélectricité est bien une industrie, mais une industrie "propre", sans impact significtif sur l’environnement et qui est "top" sur beaucoup de critères...--> Voir aussi article de Fab95 du 07/10. Réflexion : Je suis étonné du peu de réactions par rapport à le destruction de barrages.
Olivric
8/10/2007
autoroute
En France on adore la bagnole et l’autoroute. Mais un km d’autoroute, c’est 3 hectares de terre agricole en moins. Le projet d’autoroute Grenoble-Sisteron, c’est 140 km x 3 ha soit 420 hectares naturels d’une vallée magnifique sacrifiés au transport routier, soit l’équivalent d’un rectangle de 4,2km x 1km, rayé de la carte, bétonné, goudronné, livré au bruit, au ruissellement d’hydrocarbures et aux fumées des camions. Réfléchissons ! !
Chauvin
8/10/2007
KAW doit être protégé !
Aucun projet minier pour la montagne de KAW ; il faut présever cette partie de forêt amazonnienne où vivent encore une faune et une flore riche et variée !
Pte lune
9/10/2007
Kaw
Oui, il faut que l’homme cesse de tout détruire sur son passage ! N’y-a-t-il pas assez d’exploitation des richesses naturelles ? Pourquoi toujours produire plus alors que la biodiversité de ce territoire risque de disparaître ?
SEB
8/10/2007
Biodiversité et milieux aquatiques : Quelles mesures prioritaires ?

Travaillant dans un service déconcentré de l’Etat, chargé de la Police de l’eau, je suis très souvent sur le terrain. J’ai pu constaté les principaux éléments qui érodent la biodiversité dans les milieux aquatiques.
  les obstacles à la libre circulation des poissons
  le colmatage de cours d’eau et la modification du profil en long et en travers des cours d’eau
  les pollutions chroniques
  le remblais des zones humides.

1°) Les obstacles à la libre circulation : 1-a Les buses souvent mal calées, créent des obstacles importants à la migration et cloisonnent les cours d’eau. Ces obstacles très courants et parfois très nombreux, utilisé par les agriculteurs ne sont pas toujours justifiés et pourraient être rapidement améliorés : remplacement par des ponts-cadres, modification de la section d’écoulement, enterrement de 15-20 cm... La DDE et les DRD des conseils généraux doivent absolument prendre en compte ces aspects et dépenser, certes, plus d’argent mais avec un caractère durable de la dépense publique. Pour les agriculteurs rendre obligatoire la mise en place de pont cadre tout en facilitant techniquement l’installation et en diminuant les coûts d’achats. 1-b Les ouvrages fondés en titre : Un reste de l’ancien régime ! ! Les ouvrages fondés en titre ont gardés les privilèges de l’ancien régime. Ces privilèges ne s’accordent pas toujours avec la libre circulation des poissons, la préservation des milieux aquatiques et le bon fonctionnement des cours d’eau. Seuls les cours d’eau classés migrateurs obligent les propriétaires à mettre en place une échelle à poissons qui est souvent trop sélective. Supprimons tous les barrages inutiles. En dehors des microcentrales électriques, la plupart des obstacles n’ont qu’un but paysager pour lequel l’intérêt particulier l’emporte sur l’intérêt collectif de la préservation de la biodiversité.

2°) Le colmatage des cours d’eau et la modification du profil en long et en travers des cours d’eau : Certains cours d’eau sont recalibrés à la pelle mécanique souvent par des exploitants agricoles. Ces actions modifient durablement la section d’écoulement des cours d’eau et entraînent un enfoncement du lit et souvent un colmatage lié à la diminution du débit. Dans la volonté de faire "propre" les cours d’eau sont ensuite régulièrement ré-curés alors qu’il faudrait au contraire les laisser se reposer quelques années. Une vraie campagne de communication et de sensibilisation auprès des agriculteurs est nécessaire. Le colmatage est aussi souvent lié à la divagation des bovins dans les cours d’eau. Des clôtures électriques restent une des solutions préconisées mais le problème de l’entretien des clôtures apparaît. Les désherbants sont alors la solution la plus rapide et la plus utilisées par les agriculteurs.

3°) Les pollutions chroniques : Un cours d’eau en bon état et qui fonctionne correctement est capable d’ingérer une pollution d’origine organique. D’où l’intérêt de conserver des cours d’eau fonctionnels (externalité positive du bon état des cours d’eau). Un des plus gros problèmes actuels est l’usage des phytosanitaires qui détruisent le phytoplancton, tuent les micro et macro invertébrés des cours d’eau et diminuent la biodiversité des cours d’eau. Les particuliers et les collectivités territoriales doivent être informés de la nouvelle législation interdisant l’usage des phytosanitaires à moins de 5 mètres des cours d’eau. Pour les pollutions d’origine agricole, des gros efforts ont été faits mais un suivi de l’utilisation par les agriculteurs des ouvrages (fosse à lisier, épandage,...) doit être maintenu et sanctionné en cas de pollutions. Ce sont des fonds publiques qui ont financé en partie le mise aux normes, la moindre des choses serait que les bénéficiaires les utilisent comme ils se doivent afin de préserver les milieux aquatiques. Pour les pollutions d’origine industrielle, la DRIRE doit faire appliquer les arrêtés préfectoraux et continuer de contrôler les ICPE.

4°) Les remblais de zones humides : Les zones humides sont indispensable pour écrêter les crues et maintenir un débit d’étiage dans les cours d’eau (externalité positive). De plus, il constitue un des écosystèmes les plus riches en terme de biodiversité. Il faut une politique ambitieuse de protection des zones humides. Les remblais sont la cause majeure de leur disparition. Les entreprise de travaux publiques doivent prendre en compte dans le coût de leur travaux le dépôt des déblais dans des lieux autres que les zones humides (des carrières par exemple). La politique de défiscalisation des zones humides doit être poursuivie et mise en place afin d’être le plus efficace possible.

sylva
8/10/2007
circulez : faune, flore, circulez !
Dans un territoire aussi vaste que le notre, comment se fait-il qu’il soit si complexe de mettre en place cette "trame verte" indispensable aux mouvements de notre faune et notre flore. pourquoi tant est fait sans cesse pour la circulation (rapide, toujours plus rapide) des hommes , et si peu pour la préservation de la ciculation des autres espèces ? une dizaine d’ours et à peine plus de lynx parcourent nos massifs et pourtant ils se font régulièrement tués sur nos voies de circulation. je ne parle pas des hérissons, écureuils et autres chouettes. certains me diront qu’ils se font plus tuer car leur nombre augmente : merci pour eux ! drole de facon de dénombrer ! leurs territoires sont de plus en plus morcelés, les barrières humaines (routes surtout, mais aussi expansion urbaine) sont de plus en plus infranchissables ! Ce territoire nous le partageons avec d’autres especes sans lesquelles nous ne pourrions vivre, sans lesquelles nous ne pourrons vivre (cf. la prédiction d’Einstein : si les abeilles disparaissent l’humanité disparaitra dans les 4 ans), alors laissons leur des espaces riches, diversifiés, non pollués et non des champs d’arbres, de maïs ou des routes. Avons nous vraiment besoin de tant circuler, nuit et jour ?
écolologue averti
8/10/2007
Etude d’impacts et biodiversité
La biodiversité est un paramètre difficiloe à mesurer qui caractérise un écosystème mais pour lequel il n’y a pas de valeur minimale à respecter. L’évaluation est cependant possible et surtout la comparaison des évaluations dans le temps. Tout projet qu’il soit industriel, commercial, immobilier, routier ou agricole a un impact sur la biodiversité des milieux où il s’implante. L’autorisation de construire ou d’exploiter devrait être liée à une étude d’impact sur la biodiversité et faire l’objet ensuite de limites à respecter, exactement comme les autorisations limitent les consommations, rejets et déchets en phase de conception, de construction et d’exploitation d’un projet. Une évaluation cartographique de la biodiversité me semble indispensable sur tout site destiné à une construction ainsi que la définition d’objectifs précis dans l’évolution de la biodiversité suite à la réalisation du projet. La biodiversité ne concerne pas seulement quelques espèces visibles et identifiables, elle concerne aussi tous les organismes que nous ne voyons pas (les plus petits) ou que nous ne voulons pas voir (moisissures, lichens)et qui transmettent des patrimoines génétiques depuis des milliards d’années dans les sols et les milieux aquatiques.
Véronique Dalleau
8/10/2007
L’agriculture et son impact environnemental

Nous parlons de biodiversité et de ressources naturelles. Or nous savons que l’agriculture intensive a une incidence nuisble sur la nature : pollution des nappes phréatiques par les engrais chimiques et pesticides, dégradation des habitats naturels par la destruction des haies et déforestation après remembrement, épuisement des nappes phréatiques (l’agriculture est le 1er consommateur d’eau à hauteur de 70%).

Alors je m’étonne de lire si peu de mesures à destination des agriculteurs et des industries chimiques, fabricantes d’engrais et de pesticides. Ce ne sont d’ailleurs pas des mesures mais des conseils d’orientation vers une agriculture verte. Allons nous encore et toujours baisser la tête face aux lobbies. Il y va de l’avenir de notre planète et de nos enfants. Il est temps que la sagesse écologique l’emporte sur l’intérêt pécuniaire immédiat ! !

Matt Wayne
8/10/2007
La Biodiversité. Necessaire pour une paysage balancer

Je faire mes apologies pour ma francais affreux !

De plus en plus nous perdons le biodiversité naturale. La nature a bien trouvé sa balance avant que notre intervention. Suite que nous avons essayer de ’controller’ la nature, la biodiversité dans tous ses formes a beaucoup diminué. Cette en effet an avertisement est nous serions sage a ecoutéz. Notre reseau d’eau est pollué a cause de les chemies agricole, notre selection de plantes naturale est diminué a cause de la OGM (est suivant de cette introduction folle, peut etre nous allons voir le developement de les ’super’ mauvais herbes qui resiste meiux les desherbants.) Nous coupons les arbres d’alignement pres de les routes malgré ils forment une partie de la beauté est la patromonie de ce payée.

Est apres tous, la France est une payée magnifique, qui n’est pas trop gachée par le sur developement, qui a le possibilité de rester ’le jardin d’Europe’, qui pouver embrasser le redevelopement de la biodiversité naturale est faire une encouragement pour le implantation de les produits ’bio’.

Ce n’est pas trop tard de donner une bonne examplaire a la reste de la monde.

laya
8/10/2007
Réseau écologique national , OUI .

L’ artificialisation des paysages partout s’ accentue, avec en parallèle une perte de la biodiversité , sans la préservation et la la restauration de notre patimoine naturel ce qui en médecine se nomme , le capital santé , il ne saurait y avoir de développemet durable , ou devrais-je dire d’ économie durable . Les efforts entrepris depuis 30 ans ( la loi sur la protection de la nature ,et la CDB- convention sur la biodiversité-) ne nous assure en aucune manière la pérennité des services gratuits rendus par les écosystèmes ,.en effet les activités humaines sont fortement responsables des nuisances affectant les échanges et déplacements entre les espèces, ayant pour conséquence la réduction d’ espèces rares et la prolifération d’ espèces invasives .

Je suis totalement pour le droit opposable , pour donner une valeur à la biodiversité , comme le préconise , N.Hulot dans la mesure , 4 . http://www.pacte-ecologique.org/pdf/Mesure-4-PROTECTION
  Fondation-Nicolas-Hulot-Grenelle-Environnement.pdf , ainsi qu’ à la création d’un couloir écologique national, avec : un réseau protégé d’ aires terrestres et marines , un réseau opérationnel des sites Natura 2000 ,des corridors écologiques fonctionnels reliant tous les espaces protégés à la trame paysagère des territoires . Tout ceci constitue , une patie de la mesure 4 .

Et impérativement un plan budjétaire qui permette concrètement et durablement la sauvegarde de notre patrimoine naturel . Ainsi que , et cela va de soi ,l’ adoption par le parlement du réseau national écologique .

DEVELAY Arlette pr...
8/10/2007
SAUVER LA BIODIVERSITE PARTOUT

NATURE ORDINAIRE : Groupe 2 - Paragraphe A

La trame verte déléguée aux collectivités : Celles-ci ont-elles la capacité de faire respecter les règles qu’elles n’appliquent pas elles-mêmes ? Souvent par méconnaissance :
   Taille des haies (je devrais plutôt dire massacre des haies) en période de nidification,
   Coupe à blanc de forêts communales en plaine période de reproduction,
   Sur les berges, destruction dès l’automne de roselières et zones herbacées (corridors écologiques indispensables pour les oiseaux migrateurs et hivernants),
   Utilisation de produits chimiques (désherbant) le long des routes, dans les communes, le long de rivières,
   Nettoyage des abords routiers par : broyage des plantes sur l’ensemble des périodes printanière et estivale. Est-il nécessaire de broyer les plantes (source de nourriture pour la faune : oiseaux, mammifères, insectes etc..) sur des surfaces considérables et sans commune mesure avec les normes de sécurité routière à respecter.

Formations au respect de l’environnement des élus : Une formation destinée aux personnes briguant des postes de Maire, de responsable de Communautés de communes etc... doit désormais être mise en place si les collectivités ne sont pas dotées de services compétents en matière environnementale et de protection de la nature. Sans cette formation, les collectivités auraient l’obligation d’avoir recours à des référents régionaux.

Voies verte et bleue : Abords taillés, tondus, aménagés. A ce rythme, en matière de « propreté », les jardins du Château de Versailles vont bientôt passer pour des friches !


Les espèces menacées et les politiques publiques :
   A quand les paroles en adéquation avec les actes ?
   A quand une VERITABLE prise en compte dans l’aménagement du territoire, des sites de reproduction des espèces menacées et non plus des études d’impact « à minima » ? (exemple : En Saône et Loire, une bretelle d’autoroute prévue dans un des derniers sites de reproduction du Râle des genêts, espèce en voie d’extinction répertoriée sur la liste rouge mondiale).

Remarques sur le paragraphe B :
   La place d’une police de la nature : Notre pays doit IMPERATIVEMENT se doter d’une police de la nature(indépendante de tout lobby : un Office national de la Faune Sauvage) avec des moyens humains et matériels ambitieux.


Autres points non abordés par le Groupe 2 :

1) Liste des animaux dits « Nuisibles » : La biodiversité passe aussi par l’abrogation de la scandaleuse liste des soi-disant nuisibles systématiquement reconduite chaque année par les préfets en dépit des arguments scientifiques produits par les associations de protection de la nature. Cette liste, qui ignore totalement la biologie de certains animaux, est injustifiée. Du même coup, il est fondamental de reconsidérer l’activité de piégeur. Cette pratique d’un autre âge n’est pas tolérable dans sa forme actuelle (formation inadaptée, réglementation non respectée, utilisation de pièges non sélectifs et ne prenant pas en compte l’animal en tant « qu’être sensible ».

2) Natura 2000 : Tous les sites Natura 2000 sont désormais désignés. La France avec ses 8,5% (Habitats) et 7,7% (Oiseaux) n’est pas très bien placée au regard des enjeux nationaux. Néanmoins, ils ont le mérite d’exister. Il est maintenant nécessaire de mettre en œuvre le suivi scientifique de ces sites en collaboration avec les Associations de protection de la nature.

Groupe 4 : AGRICULTURE :
   Arrêt de l’utilisation et de la commercialisation des pesticides.
   Problématique des prairies de fauche : Sur l’ensemble du territoire (sites Natura 2000 ou non), là où sont recensées des espèces vulnérables inféodées aux prairies (ex. Râle des genêts, Tarier des prés, Courlis cendré) Ú Obligation de pratiquer la fauche tardive (minimum 15 juillet) avec indemnisation des agriculteurs DANS les sites Natura 2000 mais également situés HORS Natura.
   Agriculture BIO : Une véritable reconnaissance de l’agriculture BIO, seule garante d’un développement durable. Ceci passe par l’accroissement des aides permanentes et par l’augmentation de la surface agricole permettant ainsi le développement de la production biologique. Il y a urgence car d’après les études réalisées, les oiseaux et la biodiversité en général continue à diminuer dans les zones agricoles traditionnelles.

dominique B
8/10/2007
Surpopulation et biodiversité

Quels que soient les mesures prises pour la biodiversité et l’environnement en général,il faudra bien poser le PROBLEME de l’expension humaine au détriment des autres espèces animales et végétales.

La terre ne peut pas s’agrandir,par conséquent tout accroissement de la population humaine se fait et se fera au détriment de la faune et de la flore.

Je pense qu’il est vital d’ouvrir le débat sur la démographie mondiale !

L’équation est simple : Quel densité de population sur un territoire donné ,sans que cela NUISE à l’environnement et ce, dans tout les domaines adordés par le grenelle de l’environnement

Dianel
8/10/2007
Empreinte écolologique
Un logitiel permet à chacun de calculer son empeinte écologique, voir site Agir 21
Ardi
9/10/2007
Soleil Vert... quelle est la capacité de la planète à accueuillir des humains ?

Est-ce qu’un jour la réalité rejoindra la science Fiction ?

Dans ce film, d’une intelligence rare, réalisé en 1974, Soleil vert, on a atteint un tel niveau de surpopulation qu’on est obligé de nourrir les humains avec une nourriture reconstituée, le Soleil Vert, qui est fait à base de cadavres humains.

Ca fait froid dans le dos. Pensez vous que ça n’arrivera jamais ? Après tout on a bien nourrit en Europe des poulets, dans les élevages, avec une nourriture à base de restes de poulets.

Bon, on n’en est pas encore là. Mais on peut admettre que la planète a une certaine capacité d’accueuil pour les êtres vivants et qu’au delà on n’assure plus le renouvellement.

Mais je pense que, même dans ce cas, la planète survivra. Pourquoi ? Une fois qu’on aura épuisé toutes les ressources, une catastrophe sera déclenchée : famine, épidémie, pauvreté, suivie de guerres etc. une grande partie de la population (humaine, animale ou végétale) disparaitra et la vie repartira sur une base assainie.

Donc je ne m’inquiète pas pour la Planète à long terme. Notre préoccupation doit être de savoir si on est assez intelligent pour éviter d’en arriver là, de nous auto-contrôler avant que la Planète nous sanctionne automatiquement.

Les humains sont l’espèce supérieure de la Planète. C’est un miracle. Après tout on aurait pu imaginer une Planète sans projet, sans avenir uniquement peuplée d’animaux. Heureusement qu’on est là pour donner un sens à la vie, à l’existence. Nous avons la capacité de modifier notre planète et aussi au-delà, sans qu’on en voit les limites.

Par cette supériorité l’homme mérite d’être sur représenté par rapport aux autres espèces. Mais jusqu’où ?

Je ne suis pas sûr que quelqu’un puisse en connaitre vraiement la réponse. Alors qu’on encourage en Europe la natalité pour soutenir la croissance et payer les retraites, de l’autre coté on voit tous les problèmes posées : surpopulation dans les villes, villes dont la surface au sol augmente inexorablement, chomage, logement, énergie, pollution, nutrition, réduction de la biodiversité, etc.

Je ne suis pas certain que la croissance continue soit une réponse à long terme. Est-ce qu’au contraire une décroissance ou une stabilisation de la population contre une croissance de la qualité de vie n’est pas une vision plus adaptée de l’avenir ?

On devrait avoir l’ouverture d’esprit d’en discuter au bon niveau, pas seulement dans ce forum.

benji
8/10/2007
La biodiversité OK mais si celui qui vous dit non a un fusil ?
Par exemple l’ours des pyrénnées, si vous avez un berger en face de vous avec un fusil qui vous dit que l’ours il n’en veut pas.. si vous etes dans un bureau à Paris, vous allez râler contre ce berger , lui verser des subventions, mais si vous ne collez pas un gendarme armé derrière chaque pauvre ours dans les pyrénnées, et bien l’ours n’a aucune chance face aux bergers La loi pour protéger la biodiversité, il faut avoir les moyens de l’appliquer face aux opposants sur le terrain
Sabine C.
8/10/2007
et la chasse ?

Oui il faut lutter contre l’érosion de la biodiversité !

il me semble important également de reformuler les droits et de devoirs des chasseurs. Les excés de la chasse ne sont pas abordés dans le texte. Prenons l’exemple du tétras lyre : espèce menacée d’extinction mais espèce chassée. C’est un facteur aggravant de perte de biodiversité, pas partout ni tout le temps mais il faut en mesurer plus correctement les conséquences de la chasse sur les espèces.

Il faut ouvrir le débat sur l’impact de la chasse sans voiler ses aspects positifs pour l’état que sont les rentrées d’argent, sans oublier le lobbying incéssant des fédérations.

Merci.

Sabine Couvent. Drôme

André Bellion
8/10/2007
Le chanvre c’est aussi un couvert faunistique
Saviez-vous que le chanvre peut être utilisé comme couvert faunistique ? Étant haut il permet aux animaux de se cacher. Je parle de cela car cette plante peux se planter facilement sur tout le territoire (comme elle l’était déjà d’ailleurs !) français et en plus c’est une plante annuelle. Bref, elle pousse vite et le résultat ne se fait pas attendre. Comme en plus on peut l’utiliser à plein de chose ensuite (construction, graine d’oisellerie, papeterie, litières, isolation ....), qu’elle ne demande aucun phytosanitaires, ni irrigation ? N’as t’on pas ici une plante « flexible » pouvant contribuer à la biodiversité de nos campagnes ?
cagou
8/10/2007
Et en Nouvelle Calédonie ?

Un groupe minier sud-américain dévaste le sud du territoire ( endémisme de + de 80 % ! ! ! - la NC est un hot spot de la biodiversité ), y construit une usine ne respectant pas les normes environnementales européennes , inonde le territoire de com partiale et partielle SANS CONTRE-POUVOIR ( même l’IRD censure ! ), distribue sa verroterie ( les petits cadeaux entretiennent l’amitéié dit-on ... ), et , en plus , profite de la défiscalisation ( aux frais des contribuables ... ! ) ! Quant à la centrale à charbon qui l’alimentera en énergie , on se pince ... !

Le territoire est-il peuplé de "sous-hommes" pour qu’ainsi il ne soit tenu aucun compte de leur intérêt reél ( seul l’immédiat impact sur le taux de chômage et sur les finances locales sont pris en considération ... Mais l’art politique n’est-il pas l’art de PREVOIR ? Si autrefois on "ne savait pas" , aujourd’hui on sait que l’on va dans le mur ! ). Les impacts sont et seront incalculables ( amiante environnementale pour les travailleurs , couvert végétal dévasté , rejets d’effluents avec acides et métaux lourds dans le lagon - récif faisant l’objet d’une demande de classement au patrimoine mondial de l’Humanité !- , détournement de formidables quantités d’eau douce ... J’en reste là ; mais si la liste n’est pas exhaustive , l’écoeurement est total !

Et voilà qu’alors que s’engagent les débats en régions , la Nouvelle Calédonie est oubliée , exclue ! L’Etat est le seul contre-pouvoir impartial envisageable. Qu’il se manifeste !

Sylvie
8/10/2007
Tout à fait d’accord. C’est une honte que la France laisse faire cela
Tout à fait d’accord. C’est une honte que la France laisse faire cela. C’est un désastre écologique qui va se produire en Nouvelle Calédonie et la France ne bouge pas. La barrière de corail qui longe ces îles sont des merveilles naturelles mondiales à sauver. Que les politiques se bougent non d’un chien. C’est pour nos enfants qu’il faut se battre.... Ces coraux ont mis des centaines d’années à apparaître. Leur disparition aura également des conséquences désastreuses sur la faune marine.
chlo
8/10/2007
 ! ! ! ! ! ! ! !
Et la Nouvelle Calédonie vous l’oubliez ? Vous oubliez l’usine de Goro nickel classée SEVESO qui va détruire toute notre biodiversité ! Pourquoi la Nouvelle Calédonie est-elle toujours en marge dans le domaine de l’écologie ? On dirait que tout va bien dans le meilleur des mondes, que tout le monde s’en fou complètement de ce pays dont le lagon devrait etre répertorier dans le patrimoine de l’humanité.
martine cornaille
8/10/2007
Et la Nouvelle Calédonie alors ?

La Nouvelle Calédonie est exclue du Grenelle de l’environnement ... Et pourtant ! Un groupe industriel CVRD ( étranger ! ) implante dans le sud du territoire néo-calédonien ( encore français ! ) une usine de traitement du nickel qui ne respecte pas les normes environnementales européennes. Elle sera alimentée en énergie par une centrale à charbon ( mais oui ! ). Les 2 usines bénéficient de la défiscalisation de l’état français( il faut le faire ! ). Le massif minier a été bradé ... La totale !

CVRD inonde les médias écrits et audiovisuels de propagande et distribue sa verroterie ( les petits cadeaux entretiennent l’amitié ! ). Pas de contre-pouvoir, même l’IRD est aux ordres et censure l’un de ses chercheurs...

Seul l’état impartial et soucieux du bien-être durable des populations peut agir. Qu’il le fasse !

Les néo-calédoniens constituent une communauté de la République à part entière, ce ne sont pas des sous-hommes ! Ils méritent la vigilante protection de ses gouvernants nationaux.

Martine Cornaille

calédonienne en co...
8/10/2007
Tous avertis du grenelle ? ? ? ?
Lors de ces réunions, pensez vous à la nouvelle calédonie, département 98 de l’outre mer, ou pensez vous que nous ne pouvons pas y assister ? ? ? ici aussi des associations se battent, militent pour des causes écologiques. il y a aussi des problèmes comme l’exploitation minière etc. la nouvelle calédonie est une petite ile mais des gens y habitent, se sentent concernés par leur ile. l’exploitation minière menace des espèces endémiques (95% des espèces poussant sur les terrains miniers que vont exploiter CVRD sont endémiques à la calédonie) mais nous ne pouvons pas exprimer nos ressentiment au grenelle. ceci est intolérable et il est nécéssaire d’y remédier.
Anonyme
8/10/2007
préserver la biodiversité
Avez-vous pensé à la Nouvelle Calédonie et aux activités d’exploitation du nickel ?
Philippe Boré
8/10/2007
Guyane Française et « orpillage » : il ne suffit pas qu’Ariane5 parte à l’heure !

Si les tirs d’Ariane5 se succèdent en Guyane française avec le succès que l’on connaît, il n’en va pas de même, hélas, de la défense de la seule forêt tropicale humide liée à l’Europe, victime de la richesse de son sous-sol et de cours mondiaux favorables.

Si l’Etat semble avoir perdu le contrôle des filières d’orpaillage illégal, d’autres projets, tout aussi dévastateurs et dérisoires sont soutenus et accordés par la Drire. Je veux parler de l’orpaillage industriel.

Ainsi, le projet minier d’une multinationale aurifère canadienne répondant au nom de “Cambior ou Iamgold” est à la pointe des préoccupations des environnementalistes guyanais. La scène se déroule sur la Montagne de Kaw, relief situé à 40 km de cayenne. Les flancs de ce massif sont recouverts d’une forêt primaire extraordinaire et regorgent d’une étonnante biodiversité.

Si rien n’est fait, d’ici peu, des fosses de 150 METRES de profondeur vont être creusées. Sur la durée du projet (7 ans) plus de 12 MILLIONS DE TONNES de roches seront broyées et mélangées à 30.000 TONNES DE PRODUITS CHIMIQUES (cyanure : 3990 t ; chaux : 21 280 t ...). En plus d’un accident industriel (rupture de digue...), les risques sanitaires peuvent surtout provenir d’une contamination lente et continue des sols, des eaux de surface et souterraines par les substances naturelles, extraites du sous-sol (métaux lourds , arsenic...).

Alors que le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) a définitivement déclaré l’activité humaine responsable du réchauffement climatique qui impliquera des problèmes graves pour l’humanité, on laisse libre cours à une multinationale qui va consommé 90 millions de litres de carburant pour broyer 19 millions de tonnes de roche, dans la seule optique d’en extraire quelques tonnes d’or... (Son volume total tiendrait dans le coffre d’une kangoo !).

Ainsi, un véritable « réacteur chimique » sera implanté dans le bassin versant d’une zone de captage d’eau qui alimente en eau potable 80% de la population guyanaise. Ce projet est un non sens écologique mais aussi un non-sens économique : chaque kilo d’or extrait (cour mondial ? 16 000 €) ne rapportera que 53 € à la Guyane. Il faut s’attendre à une défiscalisation de 28 millions de loi Girardin ! ... injustifiée car normalement attribuée pour des projets de développement durable.

  Quid des pénalités européennes à prévoir par tonne de CO2 produites en surplus du quota attribué à la France (projet CBJ Caïman = 270 000 tonnes de CO2 par la combustion d’environ 90 millions de litres de carburant). À l’inverse, le projet de Réserve Mondiale de la Biosphère sur la montagne de Kaw financé par l’UNESCO, pourrait offrir 300 emplois durables. Pourquoi la France, pays qui a les moyens de protéger la seule forêt tropicale européenne n’encourage-t-elle pas les activités durables (artisanat, écotourisme, recherche...) plutôt que de brader son territoire à des multinationales.

Je félicite le groupe de travail N°2 du Grenelle 2007 d’avoir largement évoqué la problématique du projet minier de la montagne de Kaw.

Bien cordialement

monier patrick
8/10/2007
Projet Iamgold et pollution de la Montagne de Kaw

Nous savons que la planète souffre de réchauffement climatique.

Compte tenu de ses conséquences irréversibles et du droit des générations futures à vivre dans un univers non pollué, il est inconcevable de tolérer une industrie minière responsable de destruction de biodiversité, grosse consommatrice de carburants à effet de serre et dont on ignore comment les nombreux résidus chimiques vont se comporter dans l’avenir, ceci dans une région à la pluviométrie exceptionnelle.

Nous pouvons nous passer d’or, pas d’air pur, d’eau potable ni de biodiversité.

Le temps est venu du courage d’adopter un comportement respectueux de l’environnement.

Non à Iamgold, non à l’industrie minière en générale !

M-Chantal
7/10/2007
Trame verte nationale.

C’est une mesure extrêmement importante mais difficilement appréhendable et mal appréhendée.

Par exemple, le conseil général de l’Isère qui veut faire de ce département « le plus écologique de France », tient paradoxalement à imposer la réalisation de la rocade Nord de Grenoble.

(141679 personnes consultées sont favorables à la rocade Nord sur 491986 questionnaires soit 28.8 %)

Stop au béton et au goudron.

Il est urgent de sauvegarder les espèces animales et végétales et de cesser de les considérer uniquement en fonction de leur rapport avec l’agriculture.

Il faut arrêter de les inonder avec des produits tueurs : herbicides, insecticides et autres pesticides.

Lettre de Noé pour la biodiversité n°4 :

« Avec 641 espèces menacées sur son territoire, la France est parmi les 10 pays en tête de la liste rouge de l’UICN » (Union mondiale pour la nature)

Défense
7/10/2007
La biodiversité, source de richesse

La biodiversité est un thème important, tout le monde partage cet avis. Malheureusement, le grand public ne connait sa signification et son importance. Il faudrait tout d’abord sensibiliser le public à ce sujet.

L’idée de trame verte est bien trouvée. Elle permettra de relier les différents écosystèmes et améliorer les échanges de faune et de flore. Cependant, la responsabilité donnée aux collectivités risque d’engendrer un non résultat par manque de financement et de motivation. Il serait nécessaire d’inspecter l’avancement des travaux et de pénaliser les retardaters !

L’objectif d’atteindre le bon état écologique est déjà entamé... En effet, la DCE (Directive Cadre sur l’Eau) en fait son objectif. Rien d’innovant ! De plus, le problème est le même que ci dessus, comment s’assurer du bon état des rivières... ?

Je pense que la biodiversité n’englobe pas de tout ce que vous avez cité. Vous avez oublié :
  la biodiversité dans les villes avec la promotion de l’entretien différencié ;
  la biodiversité dans les milieux naturels en protégeant davantage les espaces ;
  la limitation et le contrôle d’introduction d’espèces invasives (exemple tortue de floride) ;
  la biodiversité en montagne menacée par les activités d’hiver...

Il y a tant de choses à faire, il faut innover et surveiller davantage.

Loulou des Iles
7/10/2007
Cri d’alarme

Je suis une jeune mère de famille de 35 ans. J’ai vu avec mes deux enfants les émissions d’Artus Bertrand à la Télé. Ils ont été boulversés. Ils m’ont harcelé de questions très culpabilisantes et notamment pourquoi nous "laissons mourir la terre" et si dans quelques années "il y a aura toujours des ours polaires". Que voulez vous que je leur réponde ? ? ? Au fond de moi, je sais que nous allons droit dans le mur car plus les jours passent, plus les nouvelles sont alarmantes... Les glaces fondent 2 fois plus vite que prévu, des lacs disparaissent en Bolivie, les tigres indiens (les célèbres Shere Khan du Livre de la Jungle) sont officiellement considérés comme une espèce dont l’extinction est inévitable du fait de la destruction de leur habitat, ...etc.

J’espère que ce Grenelle n’accouchera pas d’une souris et qu’il constituera UN SIGNAL FORT ET UN EXEMPLE A SUIVRE POUR LE RESTE DU MONDE.

Sylvie
8/10/2007
J’ai eu la même réaction de la part de mes enfants
J’ai deux enfants de 9 et 12 ans. Ils ont vu le film d’Al Gore. Ils ont été terrifiés et n’ont cessé de me poser des questions culpabilisantes depuis. Je suis désarmée pour leur répondre car je ne me leurre pas sur l’avenir. Je suis écoeurée que nous en soyons arrivés là.
pat
7/10/2007
En attendant la loi d’orientation sur la mer, l’industrie agit..

Je me félicite qu’une loi d’orientation sur la mer soit prévue et basée sur le fonctionnement écologique des écosystémes. Il est nécessaire qu’elle intégre toutes les activités ... mais en attendant les groupres industriels agissent au nom du profit et sans souci du développemeent durable. Ainsi, en Bretagne, face au plus bel ensemble dunaire qui relie Gavres à Quiberon, un grand groupe cimentier Français s’apprête à extraire 600 000 tonnes de sable par an à moins de 3 miles des côtes avec des conséquences immédiates sur la biodiversité :

- érosion du trait de côte et risque de submersion marine( ironie de l’histoire : le site menacé est classé Natura 2000 !)

- dragage au milieu d’une zone reconnue par tous les pécheurs ( Lorient, Etel, Gavres ......) comme un lieu de frayères et de nurseries.

Des solutions existent aujourd’hui qui permettent de nouvelles techniques de construction moins gourmandes en sable, mais le profit est à court terme et ne saurait se satisfaire de considérations de protection du milieu.

Que cette loi arrive vite et en attendant que le principe de précaution soit appliqué pour empêcher cet industriel de mener à bien son projet

frange
7/10/2007
Lampadaires végétalisés
En ville la biodiversité est plus importante que dans les champs. Les lampadaires sont présents partout, mais ces pieux métalliques sont bien tristes. Pourquoi ne pourrait on pas planter des plantes grimpantes : vignes, lonicera, lierre, polygonum , etc, qui coloniseraient rapidement ces pieds de lampadaires. Ceci redonnerait un cachet vert aux cités et au centre-ville et permettrait de tisser un réseau de plantes vertes et en laissant les citadins s’occuper de la plantation ceci rendrait les gens responsables, alors que l’écologie risque de les rendre coupables.
frange
7/10/2007
Ballasts végétalisés
Le TGV roule sur du ballast classique. Les ballasts sont utilisés pour amortir le passage du train. En effet les pierres dures sont élastiques. Mais à haute vitesse le ballast n’a pas le temps de revenir à l’état détendu et se tasse. En Allemagne l’ICE roule sur un socle en béton qui est recouvert de terre et végétalisé. Ceci crée des ponts verts dans les villes. Les trams roulent aussi sur des rails montés sur socle revêtu d’herbe. Alors pourquoi la SNCF ne peut elle pas remplacer les ballasts déherbés avec des herbicides puissants par des sites végétalisés ? Ou du moins en ville ?
CARNAVENIR
7/10/2007
Contribution CARNAVENIR sur les milieux aquatiques

Contribution d’une association de pêcheurs de loisirs en eaux douces (CARNAVENIR, www.carnavenir.com) au débat sur la biodiversité et plus particulièrement des espèces piscicoles en eaux douces. Nous avons déjà établi un ensemble de propositions que nous voudrions voir prises en compte par nos instances nationales (Fédération Nationale de la Pêche en France, ONEMA, MEDD) et qui ont reçu le soutien de nombreux acteurs de la pêche française (revues, responsables associatifs, scientifiques, fabricants et distributeurs, guides de pêche, etc).

Pour faire simple et rapide, 2 axes de réflexion et d’actions concrètes :

1 / Restaurer les milieux aquatiques

Cela passe bien entendu sur le long terme par la lutte contre la pollution, quelqu’en soit l’origine (industrielle, agricole, individuelle) et la nature (pesticides, métaux lourds, etc), la restauration de la fonctionnalité des milieux, la suppression des obstacles pour les migrateurs et la lutte contre la sécheresse et le gaspillage de l’eau. Des actions fortes et volontaires sont indispensables si on veut espérer atteindre l’objectif fixé par la DCE et la LEMA d’un bon état écologique des eaux en 2015, pour le moment on en est loin !

Cela passe aussi à plus court terme par la restauration de zones de frayères (zones humides, prairies inondables, reconnexion de bras morts...), notamment en faveur du brochet qui, si rien n’est fait, sera bientôt en voie de disparition dans notre pays.

2 / Protéger les espèces piscicoles et limiter les prélèvements excessifs

Ce sont les pêcheurs de loisirs eux-mêmes qui le réclament depuis des années (sans être entendus, malheureusement) car ils sont bien conscients de la nécessité de préserver les ressources et donc l’avenir ! De simples décrets permettraient de prendre des mesures d’urgence pour mieux protéger les espèces les plus fragiles et les plus convoitées, comme l’ont déjà fait nombre de nos voisins européens (Irlande, Belgique, Hollande, etc) : . quotas de prises journaliers et annuels . augmentation des tailles légales de capture . protection de chaque espèce pendant sa période de reproduction (obligation de remise à l’eau) . contrôles accrus, avec de réels moyens pour la garderie

Il faudrait aussi arrêter l’encouragement de la pêche professionnelle aux filets et engins en eaux douces, pratiques d’un autre âge qui appauvrissent le milieu sans réel intérêt économique (activité peu rentable ne survivant que grâce aux subventions).

CARNAVENIR www.carnavenir.com

superpapaye
7/10/2007
PROGRAMME DE REFORESTATION APRES LES INCENDIES
Voici 2 autres mesures : 1/ Instaurer un programme de reforestation après les incendies de forêts. 2/ Lutte plus sévère contre les orpailleurs en Guyane.
superpapaye
7/10/2007
TROP DE CONNIVENCES ENTRE LES PROMOTEURS IMMOBILIERS ET LES ELUS
Cessons : . Les copinages pas nets entre les promoteurs immobiliers et les élus locaux. . Le développement des autoroutes. . De plier devant le lobby économiques (par exemple : transporteurs routiers et aériens, entreprises minières en Nouvelle Calédonie et pétrolières, pêcheurs, bergers ...etc). Agissons en : . Multipliant les parcs naturels ; . Sanctionnant fortemment les magasins français qui commercialisent des meubles fabriqués en bois provenant de forêts primaires ; . Mettant nos infrastructures en conformité avec les régles européennes (décharges, stations d’épurations, ...etc). . Instaurant des quotas pour les pécheurs de thons (bcp plus sévères que ceux proposés dans le Grenelle)
Erwan
7/10/2007
Biodiversité : loi d’orientation sur la mer

Je vous rappelle que la France ne respecte déjà pas les lois existantes sur l’environnement, par exemple sur la qualité de l’eau en Bretagne, ou plus recemment sur les quotats de pêche de thon rouge ....

Notre ministre Bussereau s’est d’ailleurs illustré -et la France avec lui- en montant au créneau contre toute diminution des quotats de thon rouge l’année dernière : voila concrètement les actions que choisit la France lorsqu’il s’agit de faire des choix (un peu)douloureux pour préserver la biodiversité.

Le gouvernement a déjà l’arsenal juridique pour stopper bon nombre d’agressions contre les espèces qui constituent la biodiversité.

Les probèmes sont connus, les moyens existent pour les arrêter, pourquoi attendre un grenelle pour agir ? Par manque de courage politique peut-être.

voter des lois en serie qui ne seront pas appliquées ne sert que de poudre aux yeux pour faire croire un temps que les problèmes vont être traités.

Fab95
7/10/2007
Sauvegarder la biodiversité des milieux naturels en rétablissant la libre circulation des poissons ,notamment en faisant un exemple par l’effacement des obstacles les plus problématiques pour le saumon

Bonjour,

Aujourd’hui, la biodiversité est un sujet assez important, que l’on ne peut ignorer, mais aussi traiter de manière subjective. Elle ne doit pas occulter tout ce qui gravite autour.

Dans ce groupe de travail, je viens de lire cette proposition qui consisterait à "effacer certains obstacles pour l’exemple".

De manière générale en France, la problématique de franchissement des obstacles par les poissons a été traitée. Seuls quelques sites ne le sont pas pour des raisons d’efficacité et non pas économiques. L’énergie hydraulique est une énergie renouvelable et sans impact significatif sur son milieu. Alors, on ne peut pas évoquer seul le problème de la non migration de poissons. Aujourd’hui, ces obstacles produisent une énergie électrique propre, une énergie renouvelable et favorise le maintien de la faune et de la flore. Ils développent dans des régions rurales le tourisme et contribue à l’économie locale de manière non négligeable.

Par exemple, sur la Sélune (rivière côtière située dans la Manche), il existe 2 barrages qui empêchent le franchissement des poissons (notamment du Saumon). Mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’aujourd’hui cela n’empêche pas la présence de salmonidés à l’aval des ouvrages et la présence de "poisson blanc" dans les lacs. D’ailleurs la présence de ces ouvrages favorise le bon état écologique de la rivière à l’aval des ouvrages (la pollution provenant de l’amont (modes de cultures et des rejets chimiques divers) se décante dans les barrages. Des études le prouvent et les sociétés de pêche locales sont très majoritairement ultra satisfaites (+ de 90%). De plus ces ouvrages régulent les débits. C’est à dire, qu’en période d’étiage, ils maintiennent un débit minimum à la rivière, ce qui évite la destruction de la faune et flore aquatique et lors des forts débits, ils écrêtent les pointes de débits. Ces ouvrages ont donc un impact non significatif pour la biodiversité mais un impact vital pour la vie aux alentours.

Alors attention "aux exemples" qui ne le sont pas. Vous mettez en péril une région rurale, une population manquant de richesses pour faire un symbole national. Le principe de précaution est ici sans fondement. Avant de proposer la destruction d’ouvrages, faites des études précises et complètes sur l’état de la flore et de la faune. De plus, dans ce monde contemporain, cela semble utopiste de ce priver d’un outil de production écologique. Le coût direct et indirect de la destruction de ces ouvrages et du retour à une vallée paisible est démesuré. Il sera supporté par l’état et les contribuables qui à priori sont majoritairement opposés à cela. Agissons de manière écologique, responsable raisonnablement.

FLORA
7/10/2007
Perte de biodiversité dans les alpages : mieux raisonner le paturage par les ovins

Suite aux cinq dernières années de sécheresse, on observe une dégradation de la flore des alpages dans les Alpes du Sud. La disponiblité de la ressource fourragère étant inférieure les années sèches, le surpaturage est important dans les pelouses de l’étage alpin et les plantes de rocaille des milieux rocheux et éboulis. Les troupeaux de brebis non gardés pâturent sur les crêtes et endommagent la végétation, du fait de l’érosion due au passage répété et au paturage des dicotylédones et notamment des plantes en coussinet. A cette altitude, la saison de végétation est courte et les plantes ont une croissance très lente.

Cette dégradation va être irréversible si le paturage n’est pas raisonné.

Cela nécessite un diagnostic pastoral sur l’alpage qui doit conduire :
  à l’élaboration d’un calendrier de pâturage pour répartir le passage des brebis sur l’ensemble de la saison d’estive en fonction de la ressource fourragère disponible
  à l’adaptation du taux de chargement.
  au gardiennage. La mise en oeuvre d’un paturage raisonné nécessite le gardiennage des brebis et il faut éviter le séjour des brebis sur les crêtes pour stopper la perte de biodiversité. Plus généralement, le gardienage prmet d’éviter beaucoup de problèmes (grands prédateurs).

Côté financement : L’enveloppe consacrée aux diagnostics pastoraux se trouve réduite, car ces dossiers ne sont plus éligibles dans le PDRH. La CIMA (Convention Intermassif Alpin) présente une ligne budgétaire pastoralisme, insuffisante pour programmer beaucoup de dossiers. D’autre part, l’enveloppe des MAE (Mesures Agrienvironnementales) est trop faible également pour assurer suffisamment d’expérimentations.

Les paturages sont souvent des terrains communaux (convention entre éleveurs et communes pour le bail de paturage) ou des secteurs regroupés en Association Foncière Pastorale, mais les bails ne comportent pas d’obligation de respecter la flore. Certaines communes sont conscientes du problème de surpaturage et voient leur patrimoine amputé pour les années à venir. Aussi, elles voient la necéssité de procéder à un diagnostic pastoral, mais elles restent rares. Il faut sensibiliser les collectivités locales au problème.

Il faudrait rendre obligatoire les diagnostics pastoraux, qui doivent prendre en compte l’ensemble des territoires parcourus par les troupeaux car le plus souvent, l’étage alpin étudié ne prend pas en compte l’étage rochers ou éboulis, qui représente une ressource fourragère faible, mais qui est pourtant très attractif pour les moutons et où réside une biodivesité importante et fragile.

Maizeret
7/10/2007
Réduire notre empreinte écologique

1-Quel constat l’empreinte écologique des 6 milliards de terriens est égale à 1,3. Celle de la France est de 2,8 (1).

2-Pour quelles ressources Il existe sur la planète trois catégories de ressources : les finies (2), les renouvelables (3), les inépuisables (4).

3-Selon quels impératifs
   Attendu qu’il est fondamental d’assurer la pérennité des générations futures, de préserver la paix mondiale, la paix sociale, la juste répartition des richesses, la démocratie.
   Attendu qu’il est matériellement impossible de poursuivre le rythme de consommation croissante actuel, ne serait-ce que du fait de la compétition avec les pays émergents.
   Attendu que de gré ou de force nous sommes contraints par les lois simples de la physique et du marché de modifier nos modes de consommation (le processus est déjà engagé).
   Attendu que nous devons délivrer aux jeunes générations un message d’espoir, de confiance et de aussi de responsabilisation.

4- Proposition Affecter aux biens de consommation et services un coefficient proportionnel à leur écobilan (5). Ce dernier prendrait en compte leur impact environnemental (pérennité des ressources, pollution, danger, risque, cycle de vie ). Une écotaxe serait indexée à cet écobilan et proportionnelle à celui-ci. Le produit de cette écotaxe serait attribué aux biens, services, activités (recherche, aides, information ) liés au développement durable des ressources inépuisables .

(1) L’empreinte écologique est un concept défini par le WWF. Elle compare la capacité de régénération biologique des ressources planétaires (plantes, animaux, biodiversité etc...), à la consommation d’une entité (individu, famille, ville, pays, monde entier), nécessaire pour satisfaire tous ces besoins, (nourriture, logement , énergie, habillement etc...). Cette empreinte écologique est exprimée en unité de surface (hectare) ou fraction de planète. Lorsque le WWF évalue l’empreinte écologique des terriens à 1,3 cela signifie qu’ils obèrent les ressources planétaires de 30 % (CF les réserves marines). Pour ce qui concerne la France, si les terriens consommaient au même niveau que nous, cela représenterait 180 %, soit 1,8 planète Terre supplémentaire. (2) Les ressources finies sont par définition non renouvelables. Elles sont exploitables selon des conditions techniquement et économiquement acceptables. Se sont les métaux, les minéraux, les hydrocarbures, le charbon.... (3) Les ressources renouvelables sont celles qui se renouvellent biologiquement, naturellement. Elles sont constituées de la matière vivante, organique qui assure les besoins vitaux de l’humain. (4) Les ressources inépuisables sont perpétuelles et indépendantes de la consommation et des activités humaines. Il s’agit du soleil, du vent, et partiellement de l’eau. (5) Cet écobilan servirait de base au double étiquetage des produits, suggéré par le ministre JL Borloo

Philippe
7/10/2007
STOP A L’URBANISATION ANARCHIQUE ET DEVASTATRICE

Voici mes idées : 1/ Stoppper l’urbanisation "entendue" entre les maires et les promoteurs immobiliers. J’ai lu un post sur ce sujet. Je suis totalement d’accord. Il y a trop de magouilles entre les élus et les promoteurs immobiliers. Tout cela parce que les intêrets économiques priment sur l’environnement. C’est écoeurant.

2/ Augmentation des parcs naturels.

3/ Programme de lutte efficace contre les incendies. Ils vont se développer dans les années à venir à cause du réchauffement. Prévoir un entretien des forêts et des coupures écologques pour éviter la propagation. Prévoir un accroissement des moyens matériels (canadaires par exemple). Prévoir un programme de replantation ambitieux après le désastre.

4/Obligation de reconstituer les boccages.

5/ Sanctions contre les pollueurs Principe du pollueur=payeur notamment pour les agriculteurs et les transporteurs maritimes. Mais, là encore, le lobbying des agriculteurs est trop puissant pour que cette mesure soit prise.

6/ Fin du programme de développement des autoroutes. Privilégions le ferroutage ( là encore je crains que le lobbying des transporteurs routiers est trop puissant pour que cette mesure soit prise.)

7/ Trame verte. Excellente idée.

michel35
6/10/2007
quelques vraies mesures suffiraient

Je rejoins plusieurs interventions : Une trame verte, très bien mais quelle surface, quelles proportions du territoire, quelles opposabilités réglementaires, qui décide de leur localisation ? Si on parle de 25 % du territoire, ok si c’est quelques pourcents, ce sera inefficace. Il est déjà difficile d’appliquer l’existant qui pourrait pourtant être efficace moyennant quelques adaptations :

  Les études d’impacts, études d’incidences Eau, Natura 2000, les diagnostics des documents d’urbanisme, les évaluations environnementales des plans et programmes) doivent être réalisés par des organismes comportant de vrais experts sur la faune, la flore et les milieux naturels dont le financement serait assuré de manière indirecte (taxe) par les demandeurs (pas de rémunération directe qui engendre des études d’impacts de complaisance réalisées à bas coût et qui ne servent à rien : malheureusement, l’Etat n’a pas les moyens ni les compétences techniques pour juger de la pertinence de leur contenu ; plus de 90 % des études d’impacts concluent à tort à un non impact et celui-ci n’est que très rarement compensé.

  étendre le champs des activités soumises à études d’impact, en particulier lorsqu’il y a changement de type de milieux (transformation d’une prairie, d’une lande ou d’une pelouse naturelle en culture...).

  les études menées dans le cadre des études d’impacts doivent contribuer à améliorer la connaissance (et pas perdues comme c’est toujours le cas) ;

  Les services chargés de formuler les avis techniques et réglementaires ne doivent pas être placés sous l’autorité des Préfets (c’est toujours lui biensûr qui doit délivrer les autorisations au non de l’Etat) : on constate trop souvent des dérives d’influence.

Si on ajoute à cela des renforcements conséquent de moyens pour les Conservatoires Botaniques Nationaux qui oeuvrent à la connaissance de la flore et des milieux naturels des territoires, ainsi que la création d’une structure équivalente pour la faune, on aura fait un énorme pas en avant pour la protection de la biodiversité...

Michel

Cécile (38)
6/10/2007
education de la population
Vous proposez comme solution pour créer une "trame verte nationale" de favoriser la densification urbaine, mais vous ignorez que pour préserver la biodiversité il faut que chaque citoyen soit conscient de cette biodiversité et de sa fragilité. Je reste persuadée que pour que les citoyens (et donc les collectivités et les industriels) soient sensibles à ce sujet il faut qu’ils soient "baignés" dans un environnement proche de la nature pour la comprendre et y devenir sensible. Comment une personne ayant vécu les 15 premières années de sa vie dans une "tour" peut-elle être respectueuse de la biodiversité qu’elle n’a pas côtoyée ? Je pense qu’il faut éduquer les populations et que la meilleure éducation possible se fait "sur le terrain". Densifier l’urbanisation certes, mais si c’est pour recréer des cités bétonnées comme dans le Nord de la région parisienne quel intérêt ? Favoriser une urbanisation écologique ne peut se faire de paire avec une densification trop importante du territoire. Et que penser de tous ces urbains (et j’en fais partie) qui fuient en masse les villes le week-end pour prendre un "bon bol d’air" et qui utilisent intensément leur voiture pour faire plusieurs centaines de km pour se rendre dans un environnement qu’ils ne comprennent pas et ne peuvent donc respecter. Ne vaut-il mieux pas favoriser les transports locaux pour faire un trajet quotidien écologique (covoiturage, train...)de quelques kilomètres ? Par le passé les gens vivaient de façon beaucoup plus épars sur le territoire ce qui leur permettait de le comprendre et de le respecter.
Anonyme
6/10/2007
utlisation des centrales EDF

Tous à travers la France avons pu voir le méfait des centrales EDF sur la faune et biodiversité des cours d’eau ,et notament sur les rivieres de 1 ere catégorie soumises de façon chronique ,voire quotidienne à des marnages incessants ayant pour conséquence le colmatage du lit de ces rivieres et la disparition à terme de toute vie Quand ces éclusées sont rendues necesssaires pour la production électrique cela pourrait encore se discuter (intérét collectif et national) bien que d’autres solutions énergétiques devraient etre mise en oeuvre et tous nouveaux projets de ce type abandonnés .

Mais que penser quand ces lachers de barrage ne se justifient que pour l’intéret de quelques uns à savoir les sports d’eaux vives ( raft kayak et cie)entretenus de façon artificiels en plein coeur de l’été ! ! ! ! ! !

De ce fait une activité sportive et d’amateur, saisoniere lors des forts débits aprés les crues du printemps ,c’est donc transformée en une activité touristico économique de masse , réguliere meme en plein coeur de l’été et pour le profit de quelques uns ( une descente de raft raporte prés de 300 € !) Il est urgent pour la survie de nos rivieres alpines et pyrénéennes que cette exploitation honteuse de notre patimoine cesse

Revol
6/10/2007
Le loup : faux emblème de biodiversité
Notre patrimoine naturel n’est pas seulement un don de la nature fait à l’homme, il est aussi le fruit d’une coexistence entre l’homme et son environnement. L’homme moderne a rapidement perdu ses repères dans le monde urbain et industriel dans son rapport à la nature. Les rapports qu’entretiennent les défenseurs du loup avec les éleveurs de montagne en sont une manifestation assez claire. Le patrimoine naturel montagnard n’est pas seulement un monde sauvage de forêts, de rochers et de glaciers, il est aussi depuis plusieurs millénaires un milieu habilement colonisé et entretenu par le pastoralisme. Aujourd’hui la production ovine ne serait plus assez rentable et grande consommatrice de crédits d’Etat (subventions) ? Le loup serait donc le bienvenu pour réduire en miettes en quelques dizaines d’années ce que les éleveurs ont mis des siècles à bâtir. Le loup est aussi le bienvenu pour la régulation des ongulés sauvages et sa présence devient d’autant plus soutenu par les producteurs forestiers pour qui il préserve les plantations des ongulés. Mais la production forestière en milieu montagnard est tout aussi peu rentable que le pastoralisme. Les intérêts pour la préservation de la biodiversité deviennent donc dans ce sens contradictoires. Ne serait-il pas plus judicieux de se demander ce qui est vraiment en danger dans le milieu montagnard ? Le monde pastoral est en danger à cause de la mondialisation du marché qui rend cette activité économique en péril, et la bonne conscience écologiste rend le monde paysan encore coupable de ne pas vouloir accepter la présence du loup. Il faut pouvoir faire des choix courageux qui ne plaisent pas à tout le monde : il est nécessaire de ne plus protéger l’espèce du loup pour préserver la biodiversité et ne pas culpabiliser en redonnant à l’homme sa mission de super-prédateur qui sera bien mieux menée que par le loup, car l’homme est un animal doué de conscince qui se doit de respecter des lois et des règles. Le pastoralisme doit continuer à être soutenu fiancièrement en tant qu’activité humaine hautement favorable à la conservation de notre patrimoine écologique montagnard.
Alain G.
8/10/2007
le loup devenu...bouc-émissaire !

Bonjour,

Veuillez m’excuser mais j’ai du mal à croire que quelques loups peuvent mettre en difficulté le pastoralisme !

Vous décriez la mondialisation pourtant c’est elle qui permet aux fromages des Pyrénées et des Alpes de se retrouver dans la plupart des supermarchés d’Europe.

Des troupeaux de 2000 têtes et plus, cela existait-il dans les années cinquante ?

Je pense qu’un équilibre est possible entre pastoralisme et loup, ce qui suppose trois choses : avoir conscience de faire partie du monde et non d’en être le centre, de manière plus prosaïque, pour l’éleveur, accepter le coût environnement et pour le consommateur, accepter de payer une nourriture de qualité à un prix qui respecte l’agriculteur/éleveur.

Qui a dit que l’homme avait une MISSION ? ? de super-prédateur ?

meli
5/10/2007
orpaillage en Guyane

Heureuse de voir que la situation de l’orpaillage en Guyane est prise en compte. Il bien de parler de l’orpaillage illégale, autant que du projet Iam gold sur la montagne de Kaw. Il y a eu beaucoup de mobilisation contre le projet de la multinational et j’espère comme beaucoup que cela portera ces fruits. Ce projet n’a aucun intérêt économique pour la Guyane, il est situé dans un endroit magnifique et au niveau technique il reste encore trop incertitudes pour ne pas dire plus (j’ai lu en partie l’enquête public) sur les rejets cynarués et l’impact sur le marais de Kaw pour qu’un tel projet soit accepté. Bien sûr, par rapport à d’autre société déjà implantée en Guyane, CBJ Caïamn (filliale IAM GOLD) a présenté le plus correctement tous les dossiers administratifs nécessaires à l’ouverture d’une mine. Mais il y en a mare de ma politique du moins pire en Guyane ! ! ! ! ! ! Ce n’est pas parce qu’il y a plus mauvais qu’il faut accepté ce projet.

Au niveau de l’orpaillage illégale, la situation reste dramatique autant pour l’environnement qu’au niveau humain. J’ai rencontré des garimpeiros qui étaient chargés comme des mules en train de marcher d’un chantier clandestin à un autre distant de 100 km en pleine forêt. L’éradication de l’orpaillage illégale doit se faire à la source sans oublier qu’à la base, il y a la misère humaine. Les conséquences sont autant pour les populations qui subissent les nuisances de l’orpaillage (en particulier les amérindiens et les noirs marrons) que pour les garimpeiros qui tentent de survive de l’orpaillage.

meli

Thomas RASO
5/10/2007
LA REGION PACA : BIENTOT UN DESERT ? ! ?

Avis d’alerte

Il n’a pas plu depuis plus de 4 mois (sans compter 2 gouttes par ci par là) sur la région PACA... Le déficit de pluie depuis 5 ans représente presque une année de pluie dans le Jura... Les chênes disparaissent, les pins brûlent, les rivières s’assèchent... bref bientôt on pourra vraiment commencer le Paris-Dakar à Marseille.

Et que font les pouvoirs publics : rien ou presque. Un exemple : il faut généralement attendre le mois de juin ou de juillet pour que la situation de vigilance sécheresse soit décrétée (inutile car pas de mesures concrètes) et le mois de septembre pour l’alerte (un peu tard puisqu’on a plus d’eau) alors que tous les cours de la région sont déja en état d’étiage prononcé au mois de mars depuis 5 ans ! Qu’est-ce qu’on attend ? La situation de crise devrait être prononcée 10 mois sur 12 par les temps qui courent...

Et à la place on fait quoi ? On consomme de l’eau comme si on était en Bretagne alors qu’en ce moment c’est plutôt Alger... Des exemples :
  le maïs pousse à foison dans la vallée de la Durance (abondamment arrosé bien sur...)
  tous les barrages touristiques sont archi-plein d’avril à octobre laissant juste s’écouler un filet d’eau en aval...
  aucune VERITABLE mesure pour la réduction de la consommation d’eau des particuliers (et des touristes) n’est faite
  golfs bien verts
  cantonniers laissant couler les vannes d’eau (nottament à Marseille) des heures entières
  ........

Il faudrait commencer à ce bouger un peu pace que bientôt on manquera VRAIMENT d’eau dans la région PACA (moins de 15 ans selon les prévisions).

Mais la façon dont le sujet de l’eau est traité dans le cadre de ce grenelle de l’environnement (qui est néammoins une très bonne idée mais pourvu que les ACTES suivent) me déçoit un peu : vu l’importance de la question de l’eau j’osais espérer que ce thème fasse l’objet de la création d’un groupe à part entière alors que là ce sujet est un peu "coincé" parmis d’autres... D’ailleurs certains participants sont du même avis). Mais à la lecture du rapport de ce groupe j’ai compris :

QUEL EST LE PLUS GROS CONSAMMATEUR ET POLLUEUR DE L’EAU (QU’IL CONSIDERE COMME UN DU), LE PLUS IMPORTANT DESTRUCTEUR DE RIVIERES ? ? ? ? ? ? ? ? ?

UN SECTEUR POSSEDANT DES LOBBYS AU MOINS AUSSI PUISSANTS QUE LES LOBBYS PETROLIERS....

QUI ? ? ? ? ?

LE MONDE AGRICOLE BIEN SUR GRACE A QUI LA QUESTION DE L’EAU DEVIENT ACCESSOIRE DANS CE GRENELLE...

La preuve la voici (même si c’est si évident...) :

citation du rapport :

"IL Y A CONSENSUS A CONDITION DE PROTEGER L’AGRICULTURE (...)"

Tout est dit.

J’espère en tout cas que ce grenelle fera un peu changer les choses car la France est en retart dans le développement durable mais j’ai bien peur que la question de l’eau en soit écartée...

C’EST DOMMAGE... C’EST SI IMPORTANT... L’EAU...

christb64
5/10/2007
La question que pose l’ours
Lors de ce Grenelle la question que posera la survie de l’ours dans les Pyrénées est : sommes-nous encore capables pour l’avenir de conserver, à nos côtés , l’intégrité et le caractère unique de zones sauvages qui, pour notre équilibre, seront un contrepoids à notre surcharge de civilisation ? Serons-nous, sans excès puisque les moyens existent, capables de faire cohabiter, en certains endroits privilégiés, hommes, animaux domestiques et faune sauvage afin qu’en devenant pleinement les acteurs de la vie et non plus les victimes de la survie ils garantissent à l’environnement de notre territoire un avenir de qualité ? Si tel n’est pas le cas, si nous abandonnons l’ours prédateur depuis toujours légitime des hauts lieux Pyrénéens, nous dirons adieu aux derniers grands espaces de plénitude et de liberté du monde sauvage et notre montagne n’aura alors plus pour but et dépaysement que de reproduire sur la hauteur les mêmes habitudes stressées de nos agitations urbaines et sociales . Il n’y a pas fatalement, d’un côté la naïveté de défendre la cause de l’ours et de l’autre un réalisme qui exigerait que la nature ne soit sauvée que si elle reste un investissement rentable . En matière d’environnement ,si dans les Pyrénées et en Béarn en particulier , nous abandonnons l’ours à son triste sort , à qu’elle autre cause devrons-nous demain renoncer ? L’ourse Cannelle qui depuis trop de temps n’a toujours pas été remplacée laisse derrière elle , en vallée d’Aspe et d’Ossau,un petit noyau d’ursidés stérile et irrémédiablement condamné ... Il faut remplacer Cannelle ... c’est une urgence ! Face aux défis à relever, face à la rudesse des sommets à atteindre, l’homme s’il veut lui même grandir dans son humanité doit accepter, comme tout montagnard, de se confronter loyalement à une adversité naturelle qui donne force et grandeur à l’identité du paysage . Face à la dégradation de la biodiversité et de la richesse naturelle, nous devons choisir de nous mobiliser et d’apprendre à vivre tous en harmonie sur les dernier arpents où règne encore un peu de cette vie sauvage . Nous ne pouvons plus face aux urgences écologiques, nous contenter de la fatalité ou d’une réponse qui dirait qu’il est trop tard . Qu’il est déja trop tard pour l’ours . Non, il n’est pas trop tard, il faut , devant la grande histoire des Pyrénées que chacun prenne ses responsabilités . La question que pose la survivance du Moussu, du Pédescaous dans nos massifs, en terme de qualité, fait aussi partie du choix de la société que nous décidons , aujourd’hui, de léguer à nos enfants ... En conclusion je voudrais vous rappeler ici cette citation de Mr Claude Dendaletche : " Une forêt à ours est une autre forêt . Tout naturaliste le comprendra, tout homme devrait le ressentir, comprendre que celà n’a pas de prix " .
Syl
5/10/2007
Eau/assainissement/agriculture

Tout d’abord, je suis tout à fait d’accord pour obliger la remise aux normes des stations d’épuration existantes avant 2012, à condition que les Agences de l’Eau et le MEDAD y maintiennent au moins les moyens existants pour avoir à leur disposition la "carotte" (aides et ingénierie) et le "bâton" (police de l’eau). Cette mesure n’est d’ailleurs pas réellement nouvelle ...

J’aimerais par ailleurs faire part d’une réflexion personnelle sur un sujet qui me semble important :

La loi sur l’eau de 92 imposait à toutes les collectivités de définir un zonage d’assainissement avant fin 2005. Dans les territoires ruraux, le choix s’est principalement porté sur le critère économique, en tenant compte d’aides apportées par les agences de l’eau et les départements ou régions favorisant fortement l’assainissement collectif, souvent même pour des petits hameaux.

Le critère "impact sur la qualité de l’eau" semble ne pas avoir été réellement évalué.
  L’assainissement collectif n’a pas que des avantages : en plus d’être une source de pollution de l’eau courante via les rejets des eaux plus ou moins bien traitées en sortie de stations d’épuration, pollue aussi les sols via l’épandage des boues produites par les stations, voir l’air si les boues sont incinérées.
  L’assainissement individuel, même si son rendement épuratoire est moins bon, n’apporte lui que des pollutions diffuses et localisées dans le sol. Il est vrai qu’il ne faut pas non plus oublier de déterminer ce que l’on va faire des matières de vidange des fosses septiques.

Avant de pousser les collectivités rurales non encore équipées de réseaux d’assainissement à se lancer dans des investissements d’assainissement très lourds à grands renforts de subventions, n’y a-t-il pas moyen d’évaluer si la situation initiale n’a pas moins d’impact sur les ressources en eau ? On m’avait enseigné pendant mes études que le développement durable, c’est aussi savoir décider de ne rien faire si on est sûr d’aggraver la situation en intervenant. Pour ma part, je ne pense pas que le "tout-collectif" soit vraiment la panacée...

D’autant plus qu’à l’heure actuelle, il me semble que dans ces territoires ruraux, une action plus ciblée sur les pollutions d’origine agricole, d’incitation (utilisation moins abusive des engrais via l’aide à l’élaboration de "plans d’amendement", surveillance des "pestes" pour n’utiliser les pesticides que quand cela est nécessaire, aides à la culture bio, etc...) ainsi que des contrôles stricts auraient beaucoup plus d’impact sur l’amélioration de la qualité de l’eau.

Gthevenet
5/10/2007
Atteinte du bon état des eaux en 2015 ? problèmes des pesticides
Dans certaines régions françaises, l’atteinte du bon état des eaux pour 2015 (proposition du Grenelle qui reprend les axes de politique des Agences de l’Eau) est conditionnée par des baisses très sensibles des pesticides (ex. dans le Beaujolais viticole) et nitrates (la Bretagne entre autres). Or, pour l’instant aucune proposition concrète, chiffrée n’est envisagée pour la réduction de l’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques ; simplement un objectif vague qui malheureusement risque de ne pas provoquer d’avancée en la matière : "réduire de façon drastique toutes les pollutions diffuses". J’attends de ce Grenelle des avancées très concrètes sur ces pollutions diffuses qui menacent durablement nos cours d’eau et nappes souterraines (aides majorées pour les agriculteurs et viticulteurs bio..., communication, baisse des taux des intrants..). Un lourd travail de sensibilisation du monde agricole est nécessaire pour faire accepter des nouveaux modes de culture ; les agriculteurs engagés dans le Bio doivent jouer un rôle majeur : ils sont les plus légitimes pour convaincre l’ensemble du monde agricole.
Gamatee
5/10/2007
Et la chasse ?

Je suis étonnée (et ne le suis pas, en fait !) qu’il n’y ait pas un mot sur la chasse en France dans ce chapitre. Peut-être est-ce un sujet "tabou" au niveau politique ?

J’ai la chance d’habiter près du Vercors (ce n’est pas une chance, d’ailleurs : j’ai tout mis en oeuvre dans ma vie pour y parvenir).
  Depuis quatre ans, je n’ai pas eu la chance d’y voir un seul chamois. Or, je crois que c’est plus de 700 chamois qui peuvent être tirés cette année, et ce nombre est en constante augmentation d’année en année.
  Et le Tétras-lyre, oiseau de montagne, voyant ses habitats se rétrécir comme peau de chagrin d’année en année, inutile même d’espérer en apercevoir un : ils ne se comptent plus que par dizaines en Drôme, et pourtant, ils seront chassés également cette année encore, sans limite de quota, par des chasseurs avec chiens, qui sont paraît-il "spécialisés" de cette chasse là !

Quant aux cerfs, chevreuils, daims et autres cervidés, lorsque j’en aperçois un, c’est au triple galop : ils doivent craindre que je ne randonne avec un fusil dans le sac à dos ! Je ne tuerais pourtant même pas une mouche...

En résumé, je souhaite dire ici que la première des choses à faire pour "protéger" ou "sauvegarder", c’est de cesser de détruire volontairement (et par plaisir, paraît-il ? ? ?) des formes de vie que la majorité des citoyens aimeraient tant pouvoir admirer en mouvement !

Sylvie PORTIER
5/10/2007
Fin des "aménagements" : LA priorité
La priorité des priorités : sauvegarder, avant qu’il ne soit trop tard, les quelques milieux encore (un peu) sauvages : arrêtez de laisser bétonner montagne, mer et campagne, quelles qu’en soient les raisons, surtout soit-disant "touristiques" !
anaïs
5/10/2007
La guerre des DOM TOM

Dans son introduction le rapport du groupe de travail sur la Biodiversité annonce, page 6 : "les pollutions diffuses ... de résidus et effluents miniers des activités en Guyane et en Nouvelle-Calédonie sont une priorité",

mais le groupe de travail s’est ensuite uniquement concentré, dès la page 10, sur le cas particulier de la Guyane et de la montagne de Kaw. Pourquoi ? Le projet calédonien serait il moins important ? La biodiversité calédonienne serait elle moins importante ? Où existerait-il un lobby guyanais suffisament fort au sein du Grenelle pour avoir délibérément orienté la consultation sur son dossier plutôt que sur celui de Nouvelle Calédonie ? Quels sont les intérêts en jeu ?

flepeu
5/10/2007
et le PHOSPHATE ? ? ? ? ?

Bonjour a tous. J’ai eu beau chercher partout je n’ai pas vu une seule fois le probleme extremement grave du PHOSPHATE.

Pour ceux qui ne le sauraient pas je vais expliquer le probleme.

Depuis tres longtemps en france on s’est rendu compte que nos cours d’eau évoluaient de micro-algues se dévellopent de manière anarchique et asfixie les milieux en les recouvrants partiellements ou totalement pour faire simple c’est ce qu’on appel l’eutrophisation.

En fait le gouvernement a toujours pretendu que ce phenomene était du aux nitrates des engrais agricoles.

Hors il s’avèrent que les nitrates jouent un role important dans la pollution des milieux aquatiques mais un role minime dans ce phenomene d’eutrophisation l’acteur majeur est en fait le phosphate qui se trouve en trop grosse quantité dans nos cours d’eau.

Ce phosphate ne provient pas de l’agriculture majoritairement mais des foyers domestiques et des industries. Ce phenomene est en train de causer des ravages sans precedent dans notre ecosysteme et personne n’en parle.

Y a t il un projet pour reglementer beaucoup plus durement les produits menagers bourés de phosphates ( lessives detergents savons....) ?

Allons nous prevenir la population de ce phenomene de ses dangers de ses causes ?

Allons nous nous responsabiliser par rapport a cela ?

Désolé je n’ai que des questions des solutions existent et sont nombreuses telles que des produits detergents sans phosphates par exemple mais le but de ce message est plus d’alerter l’opinion sur un sujet important qui est pour l’instant passer sous silence. Merci de votre attention

Miss’ion
8/10/2007
Un début de solution ?

J’appuie grandement vos remarques concernant la présence des phosphates dans les milieux aquatiques.

J’ai grand espoir d’un début d’amélioration dans le sens où depuis le 01 juillet 2007, la mise sur le marché de détergents contenant des phosphates est interdite. Hélas, cela ne concerne que les lessives des ménages... En attendant, je surveille et attends de voir si cette interdiction aura un impact significatif sur la qualité de l’eau (avec les délais d’épuisement des stocks des anciennes lessives). Quid des laveries industrielles ?

Décret n°2007-491 du 29 mars 2007 relatif à l’interdiction des phosphates dans certains détergents, JO 31/03/07.

gmtmistral
5/10/2007
La France et la Mer

Limiter les discours de chapelles et proposer des mesures concrètes simples réalisables aussi rapidement que possible : la France est entourée par les mers et l’océan, commençons par :

1 - supprimer tous les émissaires de rejets en mer, qu’ils soient privés ou publics, sur l’ensemble des côtes françaises,

2 - créer des zones de réserves marines, avec éventuellement des habitats artificiels, où les espèces marines pourront se reproduire sans aucun prélèvement sur l’ensemble des côtes françaises,

3 - créer des écloseries d’alevins et de crustacés qui serviront à repeupler les zones abimées ou les espèces se raréfient,

4 - orienter la recherche fondamentale sur le maintien des espèces menacées de disparition pour assurer leur sauvegarde,

5 - orienter la recherche sur la création de cales souples pouvant entourer, voir envelopper les navires en difficulté et éviter les pollutions d’hydrocarbures et autres produits chimiques,

6 - utiliser le gaz ou les piles à combustibles pour propulser les navires,

7 - développer la recherche dans l’utilisation des propriétés du magnétisme pour réduire les propulsions traditionnelles des navires : les japonais ont déjà créés des moteurs magnétiques qui n’ont besoin d’une autre énergie que pour le démarrage, (cela pourra aussi s’appliquer à l’automobile).

8 - developper le filtrage des eaux de ruissellement par les plantes comme cela se fait déjà dans certaines petites stations d’épuration privées.

pp
8/10/2007
la terre est avant tout... la mer

Il est regrettable que la question de la mer et de la pêche n’ai pas été plus profondément abordée pour ce que les océans représentent à la fois les 2/3 de la surface terrestre et l’avenir de l’humanité (aussi bien en terme de ressources que d’équilibre climatique).

Dans un premier temps des mesures simples et non onéreuses sont aisément applicables pour la préservation de la ressource. L’instauration de zones maritimes de repos biologique (interdiction de pêche et cueillette) sur un quart de notre zone maritime (y compris côtière. Extension possible à tous les pays européens à façade maritime) est à la fois sans « douleur » pour les métiers de la mer et bénéfique pour eux dans la durée. En effet, placées judicieusement, ces zones enrichiraient naturellement les vastes zones limitrophes. Pour compléter ce dispositif, un processus « tournant » de zones préservées permettrait de régénérer certains éco-systèmes menacés. Un ré-ensemencement pourrait utilement compléter cette disposition (notamment par des crustacés et autres coquillages à la base de la chaîne alimentaire). Cette mesure est, elle, onéreuse mais pourrait être subventionnée et confiée à des ostréiculteurs.

Parmi les mesures contraignantes pour les pêcheurs en particulier, il y a... l’abandon de la pêche ! Cette remarque un peu provocante souligne simplement que cette activité n’a guère évoluée dans sa philosophie depuis la préhistoire. Il s’agit toujours d’une sorte de cueillette avec, certes, des moyens plus sophistiqués (malheureusement pour la ressource). Notre technologie devrait désormais s’impliquer davantage dans le développement d’une pisciculture respectueuse de l’environnement. Installer des fermes d’élevage au large, dans un premier temps, pour limiter l’impact sur la côte, ne devrait pas être au dessus de nos capacités technologiques. Dans un second temps, une gestion des bassins (alimentation, déjections) plus soucieuse de rationalisation et respectueuse de la biologie des espèces élevées est, là encore à notre portée. A ce titre, l’obligation pour les fileyeurs et autres chaluts, de ramener à terre tout ce qui a été remonté sur le bateau doit conduire à l’émergence d’une industrie de valorisation de ces « sous-produits » notamment, pourquoi pas, en nourriture destinée aux fermes piscicoles.

Concernant la pollution des espaces maritimes, elle doit être une préoccupation globalisée. Car la mer est polluée par ses usagers comme par les « terriens ». Dans ce domaine, toute mesure en faveur des eaux de rivière ou de ruissellement sera bénéfique pour les océans.

Une réglementation européenne plus stricte devrait permettre de bannir tout navire ne remplissant pas certaines normes et obligations (indirectement, les chantiers navals européens pouvant faire bénéficier d’une plus grande technologie les armateurs devant fournir des bateaux plus complexes en seraient les premiers bénéficiaires).

Une mesure sans impact budgétaire serait aussi l’interdiction des filets amateurs (retraités, plaisanciers, etc.) qui appauvrissent considérablement les zones littorales par leurs captures mais aussi, chose trop peu connue, par les multiples abandons au fond des filets accrochés ou trop vieux qui, étant imputrescibles, continuent longtemps leur action de prédation en pure perte pour le milieu marin. La pêche à la ligne et les casiers sont amplement suffisants pour ceux qui ne prétendent pas se livrer à une activité professionnelle (un renforcement des contrôles dans ce domaine ne serait pas inutile).

Un autre point qui devrait pouvoir rallier les extrémistes de tous bords, est l’implantation de « champs » d’éoliennes en mer. En effet, en plus de l’aspect énergétique, ces zones protégées créeraient des points de fixation pour la faune et la flore dont l’utilité n’est plus à démontrer.

Dernier aspect et non des moindres, il est impératif de créer une police de l’environnement car malheureusement la prise de conscience des problèmes de la planète n’empêchera pas les comportements égoïstes et les excès de certains.

gmtmistral
10/10/2007
La France et la Mer (suite)

Pour compléter mon premier message à la lumière d’autres commentaires, je souhaite préciser les points suivants qui me paraissent fondamentaux :

1- Arrêtons d’enfermer les citoyens dans des règlementations inextricables, mettons "le sens de la responsabilité" au programme de l’école, et apprenons à nos enfants le respect de la faune, de la flore,de l’être humain, des mers, des terres, etc...en leur expliquant que leur survie en dépend...

2- Proposons la réalisations des mesures précités "non par voie de taxation" pour générer des budgets, mais par le biais de projets économiquement viables :

a)prenons les écloseries d’alevins ou de crustacés, il suffit de prévoir les seuils de rentabilité et les profits que l’on souhaite, et simultanément de prévoir que les impôts générés seront payés en alevins et en bébés crustacés, en quantités prédéfinies, qui seront déversés sous contrôle des Affaires Maritimes dans les réserves marines,

b) prenons maintenant la recherche fondamentale, à condition de déposer les brevets rapidement, elle peut permettre de créer les bases d’exploitations appliquées qui généront à terme des profits dont les impôts seraient automatiquement affecté à la recherche fondamentale,

3- Pour les habitats artificiels, les éléments périmés de diverses natures peuvent être utilisés,

4- Les plantations pour filtrer les eaux de ruissellements peuvent avantageusement remplacer une partie des plantes que les services jardins des villes plantent...de même pour les émissaires privés en mer...

5- Quant aux émissaires publics, il me parait souhaitable qu’une étude approfondie soient conduite rapidement pour les supprimer et traiter leurs eaux (il suffit de voir le pyralène dans le Rhône).

En conclusion, en nous y mettant tous, nous trouverons des solutions aussi indolores financièrement que possible, mais encore faut-il que la volonté de règler ces questions soit réelle...

La planification écologique des territoires, des activités, des industries, etc... existe depuis des dizaines d’années mais qui en parle ?

Evitons les mesures technocratiques, soyons concrets et efficaces !

Sprikritikonstrukt...
5/10/2007
Sachons raison et logique garder

Sur le fond, la biodiversité faunistique et floristique, c’est bien beau, mais le soucis de la biodiversité dans l’espèce humaine n’est-il pas plus important encore, vu les pénuries budgétaires ?

Contre-exemple : parce qu’on n’a pas le courage d’euthanasier avec, c’est évident, plein de regrets et de peine, on gaspille du temps, de l’argent, de l’énergie et du papier et de la salive à maintenir en vie des oiseaux blessés ou mazoutés d’espèces nullement en voie de disparition sur la planète.

En pratique le carnivorisme est probablement la cause première de la réduction de la biodiversité (genre destruction des forêts amazoniennes pour accroître la surface des pâturages et/ou des cultures de soja pour nutrition animale).

En pratique encore, le nombre de nos compatriotes plus ou moins privilégiés susceptibles de réaliser effectivement un très éventuel rêve de voir un ours en liberté dans les Pyrénées ou un lynx dans les Vosges serait-il , n’y-a-t-il pas , toujours vu les pénuries budgétaires, investissement et mobilisations des médias plus urgents ?

apibori
5/10/2007
biodiversité et apiculture

j’ai lu le compte-rendu du groupe 2 et suis étonné du contenu de l’annexe 13 - ou il est dit que "seules l’association terre d’abeilles et FNH ont fait des propositions sur le sujet". je crois savoir que certaines organisations professionnelles apicoles ont fait des propositions concrétes. Pourquoi ne pas tenir compte des avis d’organisations professionnelles représentatives sur un tel sujet sensible ?

je m’interroge sur le choix des intervenants ! ! !

pgn
4/10/2007
Agriculture et utilisation d’une ressource essentielle : l’eau

Il y a urgence à supprimer les primes données à l’agriculture pour l’irrigation. Il est scandaleux de demander à la population de réduire sa consommation d’eau alors que des milliers de m3 servent à arroser des champs de maîs.

Il faut inciter l’agriculture à utiliser des systêmes d’irrigation économes ou à développer des cultures moins consommatrices d’eau.

Sylvain
4/10/2007
D’accord avec la partie 5 sauf que...

Bonjour Mr Borloo,

Totalement partant pour une certification généralisée à l’échelle de la France (et espérons Européenne sous l’impulsion de la France en 2008) mais il y a des précisions à apporter ! La meilleure certification forestière demeure le FSC (forest stewardship council) et il serait important de privilégier celle ci ! Il est également important de travailler main dans la main avec les ONG spécialistes de la bonne gestion forestière (WWF) afin de développer des partenariats avec les pays forestiers. N’oublions pas que la certification vise également à protéger la biodiversité en générale donc imposons la dans les plus brefs délais à tout les secteurs (librairie, ameublement, jardinerie, décoration...) ! Enfin, développons un veritable marché du recyclage des déchets (papiers) et une offre abondante de produits et fourniture écolo ET à taxe réduite ! Merci d’y penser fortement car comme dit notre cher président, "ensemble tout devient possible" donc rendons possible au plus vite une gestion durable des massifs forestiers à travers le monde

christb64
4/10/2007
Préserver la biodiversité est un devoir de mémoire ...
Sauver la biodiversité est de notre responsabilité ...Il n’y a pas une bonne et une mauvaise biodiversité . Comme il n’y a pas de bonne ou de mauvaise mémoire , mais simplement une mémoire que nous nous devons d’assumer .Il n’y a pas une biodiversité qui éradiquerait l’ours et l’autre qui privilégierait le pastoralisme . Il n’y a qu’une seule biodiversité qui est notre patrimoine naturel et culturel . Un patrimoine est une mémoire .Une mémoire commune ,unique et fragile comme l’est notre identité d’homme . Face à la précarité de notre avenir, ce patrimoine naturel , cette mémoire à préserver, qu’un jour nous laisserons en héritage, exigent de chacun d’entre nous la volonté d’un devoir ... de responsabilité et d’effort.
JLV
4/10/2007
paysages
Je suis surpris par l’absence de toute approche spécifiquement "paysage" dans ce document, par ailleurs de qualité. Du coup, disparaissent de la problématique certaines des attaques les plus graves portées à l’environnement en France :
  l’affichage publicitaire, qui représente dans notre pays probablement la plus grave des pollutions, alors que les sujets du type déchets, qualité de l’air, bruit, etc... sont peu à peu pris en compte. Dans la plupart des pays d’Europe du Nord (Scandinavie, Pays-Bas et Flandres belges, Allemagne,Suisse...), l’affichage publicitaire est marginal en termes de part de marché, au profit de la presse en particulier : manifestement ces pays n’en souffrent pas, ni en terme de qualité du débat démocratique, ni en terme de croissance et de niveau de vie...
  le mitage des espaces ruraux : il existe un risque réel de démantèlement de la réglementation de l’urbanisme et de la construction, avec danger d’une diffusion anarchique du mitage, sans parler des lotissements et des caravanes installées à l’année au milieu des champs. Ces deux aspects ont de plus une dimension de cohésion sociale : ce sont les zones défavorisées des banlieues qui sont le plus envahies par la pollution visuelle des murs de panneaux publicitaires, tandis que les composantes les plus aisées de la société française porront toujours se réfugier loin de la laideur dans des zones préservées et financièrement inaccessibles à la majorité : comparons les paysages au sens le plus large de la banlieu d’Avignon et ceux du Lubéron, ou Neuilly et La Courveuve, et demandons nous où sont les panneaux publicitaires ?
Olivric
8/10/2007
l’étalement urbain
Vous avez raison. L’étalement urbain est la cause de tout et je suis alarmé devant la molesse des réactions devant ce problème et l’absence de cette question au grenelle de l’environnement. La pollution automobile, urbaine, le mitage ne sont que des conqéquences de l’étalement urbain qui oblige les agriculteurs à utiliser des pesticides pour rentabiliser... L’étalement urbain est un drame, une catastrophe qui se déroule sous nos yeux, à Angers, Evreux, Limoges, Bordeaux... j’ai une liste d’exemples si vous voulez. Les safer ont déjà tiré la sonnette d’alarme à ce sujet, mais rien n’y fait.
JLV
9/10/2007
RURBANISATION
OK, mais il faut accepter la suite du raisonnement : comment lutter contre la rurbanisation face à la pénurie de logements en France, sinon en acceptant une densification des zones urbaines existantes. L’exemple de Bordeaux est flagrant : la consommation d’espace due à la multiplication infinie des lotissements ne peut être contrée que par un zonage strict et une offre attrayante de logements collectifs, en renonçant à la priorité donnée au schéma automatique "maison-jardinet". A Paris, cela pourrait aller jusqu’à l’acceptation des immeubles de grande hauteur... J.L.V.
VLF
4/10/2007
Biodiversité et urbanisme
J’ai choisi d’intervenir dans ce thème, puisque nos littoraux ont été "oubliés" dans le Grenelle de l’Environnement. Pourtant grace à la loi littoral, ils ont pu être en partie préservés. Un engagement fort du Grenelle de l’Environnement serait de se prononcer sur un maintien, voire un renfort de cette loi. En effet, si l’on n’y prend garde, nos communes littorales françaises encore relativement préservées, seront "vendues" au bétonnage touristique, portant une atteinte grave et irreversible non seulement à la biodiversité mais à l’environnement en général. Cette loi n’interdit pas tout comme le prétendent ses détracteurs ; c’est une loi d’équilibre. Son respect permettra de léguer à nos enfants ce que nous leur empruntons (j’emprunte ça à St Ex je crois) ; Pourquoi les associations locales agréées pour la protection de l’environnement ne sont elles pas associées au Grenelle de l’Environnement ?
djomanix
4/10/2007
critique pour faire avancer
ceci est un petit méssage pour dire qu’il est bien d’engager une révolution verte en partenariat avec les agriculteurs seulement voila quand la politique agricole est encore trop portée sur la production et que la tendance partout en france est a la FNSEA cela ne pourra pas changer. il faut une communication beaucoup plus pointue sur les problèmes envirronnementaux actuels et futurs, et ceci je pense dans tous les domaines d’activité avec leurs adaptations. il faut que ce soit la totalité de la population qui aille dans ce sens. et un petit coup de gueule politique pour dire que plus de la moitié des gens on voté pour sarkozy alors qu’il ne s’est basé que sur le travail et aucune thématique pourtant important aujourd’hui. pour que la population change dans le bon sens il faut que les politique changent que l’on est des gens en haut qui pensent un peu à autre chause que leur argent et leur pouvoir. C’est un gros problème de fond...........voila
S G
4/10/2007
trame verte

La formule est jolie et frappante... mais ce qu’elle pourrait recouvrir est assez mystérieux :

- une continuité fonctionnelle des écosystèmes : ok, mais cela veut-il dire que tout le territoire jouant ce rôle entre dans la trame verte ou seulement une partie... et dans ce cas laquelle ? et que devient le reste relativement à son rôle dans la biodiversité ?

- une infrastructure opposable : quelle ambition ! je vis et travaille sur la biodiversité dans un département où nous rencontrons les plus grandes difficultés à appliquer des textes existants depuis plus de 15 ans en matière de biodiversité (directive habitat... sans parler de la directive oiseaux)... et encore ces textes privilégient le contrat à la contrainte !..

- savez-vous que la création par un propriétaire d’une route pastorale ou forestière sur son terrain n’est soumis à aucun régime de déclaration ou autorisation administrative ?... même sur un territoire natura 2000 ou sur une zone de présence régulière ou avérée d’espèce patrimoniale ! Certains ne s’en privent d’ailleurs pas ! : j’ai donc de sérieux doutes sur le caractère opposable que pourrait avoir cette trame verte.

- les collectivités locales sont ici propriétaires d’immenses territoires à vocation pastorale et forestière qui assurent une part assez importante de leurs revenus. Au vu de l’expérience passée, j’ai quelques réserves légitimes sur ce que pourra être leur positionnement (le texte dit que ce sont elles qui portent le projet de trame verte) relativement à la biodiversité dans la gestion de leur patrimoine. Ce qu’elles ne s’imposeront pas à elles-même, je ne vois pas comment elles pourront de surcroit l’imposer aux autres.

Souhaitons que cette notion aboutisse, mais sa mise en oeuvre est semée de quelques sérieux obstacles : il ne sera pas gagné de mettre une réalité derrière ce concept et d’aller... au delà des mots.

l’écologue
6/10/2007
au delà des mots : donner du contenu à la "trame verte"

L’idée de trame verte peut être concrétisée autour des quatres idées simples suivantes :

1/Des espaces pour la biodiversité : "espaces refuges", continuités biologiques ou corridors, espaces agricoles à haute valeur environnementale, lieux gérés pour leur "naturité", leur "bon état écologique". La finalité n’étant ici pas seulement patrimoniale (espaces remarquables ou protégés), mais aussi écologiquement fonctionnelle (coupures vertes, bandes herbeuses, zone de protection de captages, parcs et jardins) et utilitaire (forêt gérées, réserves cinégétiques, parcs de loisirs ...).

2/ une logigue d’emboitement et de continuités : avec une cohérence a rechercher entre un niveau défini par l’Etat (trame nationale : littoral, montagnes, Natura 2000, ZNIEFF...), une trame régionale à cartographier sous SIG par les Région ou département (selon une méthodologie SIG s’inspirant de ce qui à été fait en isère), et surtout un trame communale avec un nouvel outil d’aménagement souple et concerté " les trames de biodiversité communales".

3/une finalité d’usage négociée : cette trame verte serait présentée non pas comme une zone de contraintes rigides, mais comme des infrastructures écologiques évolutives rendant des services à l’ensemble de la collectivité : zones forestières et agricoles à haute valeur environnementale (ex : bocage herbagé), espaces sociaux et touristiques (ex : les terrains du CELRL, les ENS, potagers et parcs naturels urbains...

4/ une fiscalité et une péréqation : pour mobiliser des ressources financières et garantir une solidarité des territoires. Les communes qui ne peuvent définir moins de 25% de leur territoire en "trame verte" payent une taxe (type TDENS), les communes qui ont entre 25% et 50% sont neutres ; et les communes rurales préservées ou communes ayant beaucoup (plus de 50%) de milieux naturels sont aidées au titre de leur DGE ou DGF, au nom de leur contribution forte au maintien des infrastructures écologiques nationales.

Cette approche nouvelle de la nature mériterait une "loi sur la diversité biologique et la naturité des territoires", qui viendrait modifier le Code de l’environnment, de l’urbanisme (les trames de biodiversité communales, à cartographier, devant être compatibles avec les documents d’urbanisme), et les Codes rural et forestier.

Techniquement les approches satellitaires permettent d’aller vite, si on s’en donne les moyen. Les outils SIG et le SINP à l’étude permettant facilement de quantifier des objectifs (nombre de cartographies établies, surperfices des territoires...).

Une telle approche rapidement concrétisée sur le terrioire pourrait être promue par la France au niveau Européen, lors de sa prochaine présidence.

La mise en oeuvre du dispositif pourrait être piloté par la future grande "Agence pour la maitrise écologique du territoire" (idée dejà émise dans le livre blanc de l’ AFIE en 1979).

C’est bien ce genre de disposif fort et structuré que l’on pourrait attendre du grenelle.

Anonyme
4/10/2007
N OUBLIONS PAS LES MILIEUX ORDINAIRES ET ARTIFICIELS !

Protéger les espèces rares, en danger d’extinction en créant des listes d’espèces protégées et en créant des aires elles aussi protégées (parcs nationaux, réserves naturelles, ZICO, ZPS, ZPC,...) c’est très bien mais N OUBLIONS PAS LES MILIEUX ORDINAIRES ET ARTIFICIELS !

Le jardin de monsieur tout le monde, le jardin public de la commune X, l’espace vert de la société Y, de l’école Z, le bords des routes et autoroutes,..etc représentent un fort enjeux. En effet, avec l’augmentation de l’urbanisation et de l’utilisation de la nature, ces milieux artificiels et artificialisés sont en constante progression. Aux premiers abords ils peuvent apparaitre comme inutile pour la protection de la biodiversité car il n’y a pas d’espèces rares ou d’espèces à fortes valeurs patrimoniales. Et pourtant ces espaces regorgent d’une faune et d’une flore certes discretes et considérées comme banales mais tout aussi importantes que le loup, l’ours ou la loutre. Le Hérisson d’europe, l’écureuil roux, le rouge gorge ou encore le moineuax friquet connus du grand public ne figurent-ils pas eux aussi sur la liste des espèces protégées au niveau national et pourtant le grand public ne se doute pas que ces espèces sont en danger...

Les milieux dits ordinaires et les milieux artificiels ne doivent pas etre oublié dans la conservation de la biodiversité. Ils doivent etre conçus dans l’objectif d’acceuillir une faune et une flore riche et diversifiée. Il faut utiliser les espèces locales au détriment des espèces ornementales. Ils doivent bénéficier d’une gestion écologique. Par ailleurs la création de nouveaux espaces de ce types doit s’intégrer dans une pensée globale d’aménagement du territoire afin de participer d’etre intégrer dans corridors écologiques.

Meme si beaucoup de personnes, et nombreux sont les gestionnaires de la nature, pensent qu’il est inutile de se préoccuper des milieux artificiels et que l’on ferait mieux de s’occuper des espaces naturels, fragiles et déjà protéges par divers statuts de protection car selon eux on peut artificialisé un milieu naturel mais que l’on ne peut pas naturalisé un milieu artificiel (oui, oui, j’ai rencontré des gens qui pensent ça), JE CONTINUE DE PENSER QU IL FAUT AGIR ET PRENDRE EN COMPTE LES ESPACES ORDINAIRES ET LES MILIEUX ARTIFIELS CAR ILS SONT PEUT ETRE LES DERNIERS REFUGES POUR LA FAUNE ET LA FLORE DITES ORDINAIRES ! ! ! ! ! !

Devons nous attendre que certaines espèces dites ordinaires ou banales aujourd’hui bénéficient un jour, malheureusement, de plan de réintroduction pour agir sur ces espaces,alors qu’il sera peut etre déjà trop tard pour les sauver comme aujourd’hui pour l’ours pyrénéens ! !

Marc Corail
9/10/2007
FAUNE BANALE ET MILIEUX ORDINAIRES
Faune banale : Même si d’autres l’ont développé beaucoup mieux que moi (LPO Ligue pour la protection des Oiseaux) Muséum National d’Histoires Naturelles, CRBPO Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux..., je voudrais attirer l’attention sur l’érosion de notre faune banale et notamment à travers un exemple concernant les oiseaux. Il est normal de s’alarmer de la disparition d’espèces rares comme le râle des genêt (hôte de nos prairies humides françaises) dont il ne subsistait sur notre territoire que 1 à 2000 couples, en 1990. Il est beaucoup plus inquiétant encore de voir des espèces bien plus banales décliner de manière inquiétantes alors qu’elles sont présentes à l’échelle de centaines de milliers de couples nicheurs. Ceci révèle une altération beaucoup plus en profondeurs des habitats naturels. Un simple exemple : avec l’apparition de la technique agricole de l’ensilage les périodes de fauche ont été avancées dans le temps et ne permettent plus à certains oiseaux d’aboutir leurs cycles de reproduction. (les oiseaux sont fauchés au nid avant l’envol des jeunes, mais aussi certaines espèces de plantes n’ont plus le temps de faire lors floraison complète afin d’accueillir la ponte de papillons ou d’autres insectes). Voir à ce sujet les travaux de Joël Broyer et l’enquête national sur les oiseaux prairiaux. C’est toute la pyramide écologique qui est atteinte jusqu’aux oiseaux et chauves souris consommateurs d’insectes, jusqu’aux rapaces et prédateurs consommateurs d’oiseaux. Cette nouvelle technique agricole est pernicieuse car les agriculteurs n’ont pas l’impression d’avoir transformé radicalement leur pratique (par exemple beaucoup moins que lors du passage de la fauche manuelle à la fauche mécanisée et pourtant les conséquences sont certainement beaucoup plus graves). Les espèces animales n’ont pas la souplesse de s’adapter à des transformations aussi brutales de leurs habitats. L’usage d’engrais sur les prés de fauches a une conséquence analogue du fait qu’il conduit aussi à une avancée des dates de fauche. Sur cet exemple des prairies de fauche, vont à l’avenir venir se superposer tout les problèmes liés au rechauffement clilmatique ainsi que la demande de nouveaux espaces agricoles pour la production (très controversée) d’agro-carburants. S’Adapter ou Disparaître, le maître mot de l’évolution auquel toutes les espèces vivantes ont été confrontées depuis 3 milliards d’années. L’accélération de la transformation des habitats due aux activités humaines est un événement sans précédent dans l’histoire de la vie auxquelles beaucoup d’ espèces, jusqu’ici très communes, ne sauront pas répondre à temps. Adapter nos pratiques au risque de voir ces espèces Disparaître, voilà le postulat à prendre en compte avant le développement de toute nouvelle technologie si minime soit-elle en apparence.
Coquelicot
4/10/2007
responsabilisons nous tous
oui, responsabilisons nous tous. C’est dur, très dur, c’est long, très long et personne ne vous y invite, enfin, pas encore... Le film d’Ale Gore "une vérité qui dérange", a le mérite, même si cela est dit rapidement , trop rapidement, que la dégradation accélérée de notre environnement et donc de toute la biodiversité, est...l’explosion démographique humaine...Avec plus de 6,5MM d’individus,en expansion continuelle grâce aux progrès médicaux et aux vaccinations, comment pouvons nous imaginer que la race humaine va pouvoir laisser vivre, vraiment vivre, les autres espèces vivantes ? Or, notre planète ne peut pas nous offrir plus qu’elle ne fabrique depuis la nuit des temps : elle ne fera pas couler davantage d’eau dans les fleuves, alors que nous en consommons de plus en plus ; elle ne fera pas pousser plus vite les arbres, alors que nous les abattons de plus en plus vite, elle ne fera pas en sorte que les espèces animales et végétales se reproduisent en accéléré pour compenser nos prélèvements, elle ne créera pas d’autres espaces privilégiés pour permettre à ces espèces de vivre, grandir, se reproduire en toute quiétude, alors que nos moyens techniques nous permettent d’être des envahisseurs totaux, sous toutes les latitudes et à toutes les altitudes ! Commençons, individuellement, par raisonner, comprendre et...nous limiter dans nos façons de faire ? Alors que nos civilisations sont totalement aveuglées par le culte du développement économique, de la croissance du PIB, du soutien de l’économie notamment française par la consommation...Consommez, consommez, vous soutenez l’économie....donc l’emploi, donc les retraites, dont les aides sociales. Où allons-nous ?
Lucienne Haèse Pré...
4/10/2007
les milieux dits ordinaires et la biodiversité
on ne peut parler de préservation de la biodiversité si l’on fait l’impasse sur les modes d’exploitation destructeurs tant en milieux agricoles que forestiers . il faut commencer par réorganiser la cohérence des politiques publiques qui font et défont à loisir . exemple avec le plan bois énergie issu de plaquettes forestières, qui va vider les forêts de rémanents qui permettent la régénération des sols et inciter à des monocultures de douglas plantés en rang d’oignons après une coupe à blanc qui aura tout détruit. Pourquoi tant de frilosité au soutien d’alternatives prouvées économiquement rentables et qui respectent la multifonctionnalité des forêts comme la gestion en futaie irréguiière. Nous ne sommes même pas performants au niveau de Natura 2000 qui pourtant élabore des documents d’objectifs qui proposent une gestion en bon père de famille sans faire l’impasse sur le côté économique . En agriculture le constat est le même, des plantations de haies sont financées après qu’elles aient été détruites lors d’un remenbrement, les races d’animaux disparaissent en fonction du marché, alors que les élevages concentrationnaires d’une seule race se développent, que les jachères vont disparaitrent et que l’acharnement à éradiquer ce que l’on appelle les mauvaises herbes détruit flore , et micro faune . Le constat de dégradation de la biodiversité devrait se concrétiser par une règlementation opposable à l’appui d’une fiscalité adéquate .
lolo
4/10/2007
Les trames vertes oui ! Mais pensons mieux l’aménagement urbain !

Créer des trames vertes autrement dit des corridors écologiques afin de favoriser le déplacement des espèces faunistiques et floristiques et donc de créer un brassage génétique c’est très bien et je suis entièrement d’accord. Cependant il y a beaucoup de choses à faire sur ce qui existe déjà : les dépendances autoroutières et ferrovières, les jardins publics communaux et les espaces verts mais aussi en ce qui concerne les aménagements urbains et les propriétés des particuliers.

Il faut par exemple :
  mettre en place une réelle politique de gestion différenciée sur tout le territoire français (diminuer le nombre de fauches et autres opérations de gestion des espaces verts, arreter l’utilisation de produits phytosanitaire et privilégier les méthodes douces,....)
  arreter d’utiliser les plantes exotiques et ornementales tant appréciées par les paysagistes et favoriser la plantation d’espèces locales,
  sensibiliser les services d’espaces verts, les entreprises de parcs et jardins et les particuliers à ces pratiques,
  ....

Y en a marre de voir les espaces verts ressembler à de jolies terrain de golf ! Laisssons place aux herbes folles et aux espèces locales !

A chaque nouveau projet urbain on entend parler de développement durable et de constructions HQE. Mais en général les plantes mises en place sont des plantes ornementales, exotiques ! La flore française est si riche pourquoi ne pas utiliser nos espèces locales ? ? ? ? ? ? ? ? Nous avons de très belles plantes méconnus du grands publics, rendons leurs leur place ! Arretons les délires des architectes paysagites !

Et le bois de ces constructions HQE, d’où vient-il ? S’agit-il de bois exotique ? Les forets sont-elles replantées ? Quelle est la gestion de ces forets ? ...etc

J’ai travaillé dans un bureau d’étude qui participe à de grands projets urbains et j’ai vu le désastre : des plantes invasives font régulièrement parties des listes de plantes ! Pourquoi ? Parce qu’il y a une méconnaissance de ces plantes et de leurs impacts par les paysagites mais aussi par les chargés d’études. Il y a un gros besoin de sensibilisation. Si ces aménagements étaient bien conçus, avec des espèces locales notamment, et gérés de façon écologique alors notre faune locale pourrait investir ces lieux. Ceux-ci feraient alors parti de corridors écologiques.

SOS nature
4/10/2007
semences - beton

Votre plan action oublie les acteurs (p. ex. les agriculteurs) et les semenciers. Un soutien à la culture des espèces "diverses" et devenu rares, non OGM, serait logic.

L’aménagement des espaces urbains devraient également tenir compte d’une diversification des plantations et donner lieu à un retour aux plantes régionales, fleurs, arbres à la place du beton carré ...

aurélien
4/10/2007
réglementation
Pour le territoire National la réglementation en matière de protection des milieux naturels et des espèces qu’ils hébergent et déjà bien fournie. Les différents textes issus de la loi sur l’eau, des directives habitats et oiseaux (...) constituent une base importante et à mon avis suffisante. Le problème c’est la mise en application de ces outils réglementaires concrètement sur le terrain. Tout en développant la sensibilisation du grand public mais également des élus il me semble indispensable d’augmenter les moyens répressifs (Police de l’eau, ONEMA, ONCFS...). C’est triste mais les français semblent beaucoup plus sensibles aux questions environnementales lorsque l’on fait parler leur porte-monnaie. Par contre l’augmentation de la répression induit l’augmentation des moyens de la justice. Les tribunaux sont souvents débordés par des affaires plus sordides que la disparition de quelques mares temporaires ! De plus une meilleure coopération entre les sevices (DRIRE et Police de l’eau, DDAF et DDE par exemples) serait un plus non négligeable pour l’instruction de certaines procédures.
petrus
4/10/2007
Limiter de développement des autoroutes et du trafic aérien

Tout étant lié, le développement des autoroutes et du trafic aérien perturbent les riverains mais aussi les écosystèmes.

Les économies d’énergie et la protection des zones sauvages nécessitent de limiter ou d’arrêter le développement abusif des autoroutes et du trafic aérien.

Le pic de pétrole approche et pour inverser les courbes de consommation, il faut des moteurs plus économes MAIS AUSSI moins de possibilités de gaspiller.

La France est suffisament pourvue en autoroute et en train pour se déplacer.

L’avion doit (et va) redevenir un luxe si on le paye en rapport à sa nuisance.

L EXTENSION ABUSIVE DES AUTOROUTES, ROUTES ET DU TRAFIC AERIEN NUIT EXCESSIVEMENT AUX ECOSYSTEMES

pierre
4/10/2007
nos haies de fleurs et de fruits
nos routes rurales étaient autrefois plantées de poiriers, de vergers en ile de france par exemple, là où elles l’étaient, pourrait-on assurer ces replantations ? Ces arbres assurent un paysage sur le plan visuel, une protection contre le vent et l’érosion et sur le plan de l’éducation non négligeable un apport pour les populations alentour.
alain.barthelemy
6/10/2007
bonne remarque !
des arbres fruitiers dans les espaces verts = nourriture pour la faune.
Agnès CARTRON
4/10/2007
En ce qui concerne la Méditerranée

Adopter la Méditerranée comme site pilote pour la préservation du biotope marin est pertinent car c’est une mer qui a subit par son accessibilité et son histoire due à l’impact des activités de l’homme, des désastres écologiques.

Sa fragilité ainsi que l’exploitation intensive de ses ressources halieutiques ont contribué à la mettre en danger. La raréfaction d’espèces, le développement de taxifolia, en sont des exemples. L’aquaculture autorisée du bar et de la daurade fait des ravages au niveau des fonds marins. Les dépôts de granulés (nourriture artificielle des poissons) provoque des pollutions organiques nuisibles.Les poissons du milieu naturel s’en nourrissent aussi et ne remplissent plus leur rôle dans la chaîne alimentaire, le déséquilibre dans leur périmètre quand est parfois catastrophique. La vision est un tapis de plusieurs millimètres de de matière en décomposition sur lequel peut se développer taxifolia qui bénéficie d’un engrais artificiel ne laissant plus de place aux herbiers de posidonie où on pouvait observer autrefois la richesse et la diversité des espèces marines de la méditerranée. Aujourd’hui il faut plonger aux îles Lavezzi (réserve naturelle) pour pouvoir en avoir un aperçu intact, c’est dommage.

La consommation de ces espèces d’origine aquacole se profile avec de plus en plus d’incertitude. En effet, démocratisées par les grandes surfaces elles se vendent à bas prix sur les rayons poissonnerie et trouvent de moins d’engouement auprès d’une clientèle qui aspire à davantage de produits issus de la pêche et qui préfère souvent le saumon, découpé, vidé, prêt à cuire au contraire du bar et de la daurade qui se vend rarement en filets, l’opération de découpe étant réalisée à la demande.

Le saumon est élevé dans les fjords pollués par l’élevage, ceci dit ce n’est pas chez nous, mais c’est tout aussi lamentable.

IL faut trouver d’autres modes d’alimentation non polluants pour l’environnement adapté à des élevages en cage de type intensifs. Ou bien interdire l’élevage intensif qui déstabilise par trop l’écosystème. à noter que c’est aussi le cas pour le grossissement du thon au large de Chypre dont la biomasse et les quantités de nourriture artificielle requise en conséquence sont inquiétantes.

Il faut privilégié l’élevage de type exensif, diminuer les biomasses par cages, mais intaurer des labels ssytématiques et obligatoires en fonction de nouveau protocole d’élevage plus sains davantage attractifs à la consommation. Tant pis pour les aquaculteurs qui veulent continuer dans un schéma de fonctionnement intensif. L’extensif demande en revanche plus d’espace côtier qu’il faudrait peut-être concéder et mettre en cohabitation avec les activités touristiques, ce qui n’est pas simple...Mais pas irréalisable.

pierre
4/10/2007
les bassins de rétention
Ils sont couteux pour la collectivité et sont soi-disant un remède à l’inondation, mais a-t-on calculé le coefficient d’assèchement des sols situés autour de ces bassins, et la perte de biodiversité ?
Eric C
4/10/2007
Vaste Débat

Sans vouloir rejeter la faute sur autrui, quelles sont les actions qui vont être engagées à l’égard des pays pollueurs (Amazonie et le massacre de la forêt, Japon et la chasse aux Dauphins ou aux Baleines etc.) ?

Certes la France doit être motrice mais chaque action semble si minime par rapport aux dégâts occasionnés par des pays tiers.

Quid des énergies diverses ? Pourquoi surtaxer les énergies de substitution au pétrole (Les taxes pétrolières sont appliquées aux énergies autres, surprenant non ?)

Il ne faut pas être dupe, les intérêts des états priment sans aucun doute sur le bien de la planète.

ST
4/10/2007
stop à l’utilisation toujours plus abusive de notre espace

Arrêtons de construire et réhabilitons à la place (nécessité d’encadrer un peu plus les plans locaux d’urbanisme et la délivrance des permis de construire afin d’éviter les prises de décision dans un intérêt purement financier).

Imposons des quota de pêche très stricts et élargissons les réserves.

Franck
4/10/2007
Pour une gestion forestière respectueuse de la nature

Propositions relatives au point 5 :

Une politique active de protection de la biodiversité forestière nécessite la mise en oeuvre de mesures concrètes. En ce sens, je propose :

1. La mise en place de mesures financières incitatives fortes pour une gestion sylvicole « proche de la nature » (gestion en futaie irrégulière) ; ces aides devront être applicables y compris pour de petites surfaces (à partir de 0,5 ha par exemple) afin de tenir compte du morcellement important du foncier forestier.

2. L’imposition de règles interdisant la plantation d’essences uniques sur des surfaces supérieures à 2 ha (cela afin d’éviter par exemple les plantations monospécifiques en douglas que l’on peut rencontrer dans le Limousin, le haut Beaujolais ou le Morvan).

Ces deux propositions sont parfaitement compatibles avec le développement économique de la filière bois.

bma
4/10/2007
Interêts économiques ou biodiversité ? Le gagnant est.....
Pour préserver la biodiversité ne faudrait-il pas arrêter tous les projets immobilier ou de construction en cours. Car avant de parler de replanter ou de réintroduire des espèces, commençons donc par arrêter d’en détruire. La commune de Chamrousse à actuellement un projet de création de lac artificielle pour ses canons à neige. Et oui, comme le climat se réchauffe et qu’il n’y à pas toujours de la neige mais qu’il faut que nos cher actionnaires continu à vivre il faut de réserves d’eau pour produire de la neige artificielle. Lorsque la préfecture reçoit un tel dossier, elle commence par compter les millions en jeu avant de se poser la question de la destruction d’un habitat naturel.
Jaghal
4/10/2007
C’est a chacun de se responsabiliser
Mon message ne sera pas long, Je voudrais juste faire comprendre à ce qui lirons ce message (certainement precher a des convaincus ) que maintenant il va falloir vraiment s’impliquer et agir. En d’autres termes ne plus favoriser le develloppement a outrance. L’Histoire nous a donné des exemples tirrons les bonnes lecons et arretons d etre egoiste, car nous sommes des citoyens egoistes. C’est nous consommateurs qui favorisons ce processus. Vivont de maniere simple et respectueuse de la terre et ses habitants, tous ses habitants. A bon entendeur, Jaghal
Stéphan
4/10/2007
révolution ecologique
Oui mr Borloo le terme n’est pas trop fort ; il faut absolument lancer cette révolution écologique. Malheureusement trop d’acteurs économiques freinent des 4 fers (syndicats agricole, professionelle) mais qu’ont’ils a défendre. Faut il defendre a n’importe quel prix les interets économiques de certain, de ces lobby qui rendre notre planete, notre ville notre campagne invivables. le devellopement durable est impossible, le devellopement harmonieux entre ecologie social et economie n’est que poudre aux yeux, comme ce grenelle d’ailleurs. Les menaces pesant sur notre environnement sont denoncées depuis des années mais rien n’est fait, notre nature, nos fonds marins sont pillés en toute impunités. Je pense que la politique de l’autruche prédomine, n’ayons pas peur du lendemain prelevons sans mesurer et advienne que pourra.
Christine B
4/10/2007
Préserver à tout prix la Biodiversité
Il faut absolument réagir tout de suite et pas dans dix ans !
  Interdire les OGM
  Autoriser plus largement l’utilisation du chanvre et autres matériaux naturels utilisables dans des applications telles que pour la fabrication du papier, l’habillement,...) , préserver les forêts et plus particulièrement l’Amazonie (berceau d’une végétation médicinale)
  arrêter de piller les mers et océans avec des techniques de pêches dévastatrices et peu respectueuses de la faune(voir expédition de JL Etienne)
  arrétons d’utiliser des pesticides et engrais chimiques, utilisons les méthodes naturelles (ex. purin d’orties)... les poireaux qui poussent dans de la gelée ? moi je ne pense pas que se soit très naturel
  ayons le courage de dire stop aux pratiques peu scrupuleuses de certains laboratoires et autres grands acteurs de ce marché qui distribuent des produits toxiques pour la faune et la flore (tel le gaucho pour n’en nommer qu’un)
  arrêtons de donner n’importe quoi à manger aux animaux d’élevage (stop aux pangas ! ! stop aux farines animales ! depuis quand les vaches sont des animaux carnassiers ? !)
  arrêtons la société de consommation irraisonnée des produits électroniques (machine à laver, TV, etc) qui durent peu de temps tels des kleenex, le développement de technologies qui évoluent sans arrêt, pour quoi faire ? arrêtons de nous créer des besoins inutiles. On parle de développement durable, il ne suffit pas de développer des produits soit disant "eco-friendly", il conviendrait d’arrêter cette course effrénée. Développons enfin massivement des véhicules écologiques (lobby des constructeurs...)
choupinette
4/10/2007
circuit automobile en dordogne

Je viens de lire le message concernant le projet d’installation d’un circuit automobile dans un parc naturel de Dordogne à l’initiative d’un couple britannique. Messieurs les politiques, vous ne pouvez laisser aboutir un tel projet. A quoi sert une charte de "Parc naturel".

Si ce projet voyait le jour pourquoi légiférer autant sur la limitation des gaz à effet de serre. Assez d’absurdité dans ce pays. Et la faune, quelqu’un d’entre vous y pense-t-il ? Concrètement, à quoi cela sert-il, à part satisfaire des gens (de surcroit étranger)trop aisés qui pourrait utiliser cet argent à des actions plus intelligentes. Question environnement, notre pays est très en retard, alors agissons et n’acceptons pas ce projet désastreux pour cette belle région. Je vous prie, ouvrez-les yeux !

Sarah Tenot
4/10/2007
Stopper en urgence la perte de biodiversité dans la Bassée auboise !

Bonjour, je tiens à attirer votre attention sur la situation de la Bassée, dans le secteur du Nogentais (Aube). Ce secteur est déjà particulièrement encombré par des installations classées pour l’environnement (silos, dépôts de produits phytosanitaires, usine de diester) et par la centrale nucléaire de Nogent sur Seine. Aujourd’hui, cette industrialisation galopante, faute de place à Nogent sur Seine, menace de s’étendre aux proches communes encore rurales et préservées. Ainsi, à Marnay sur Seine, charmante commune sur les bords de Seine, citée dans tous les guides touristiques de la région comme une étape remarquable, nous sommes en train d’assister au massacre de notre cadre de vie. Si nous ne faisons rien, ce sont 48 hectares de zone agricole qui vont être bétonnés, transformés en un gigantesque complexe industriel SEVESO II, destiné à produire de l’éthanol, avec des cheminées culminant à plus de 45 mètres de hauteur, fonctionnant 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Est-il normal, sous prétexte de sauver la planète avec les biocarburants, de saccager un panorama remarquable sur la vallée de la Seine, mettre en danger les habitants dont les premières maisons sont à 20 mètres du site, défigurer un site classée au Répertoire des Sites (le château de Pont sur Seine et son parc, ancienne demeure de la mère de Napoléon Bonaparte et de la famille Casimir-Perier), détruire un CORRIDOR BIOLOGIQUE situé entre 4 ZNIEFF et 1 zone Natura 2000 au coeur de la Bassée auboise, milieu naturel humide inscrit sur un plan de sauvegarde national, contribuer à l’assèchement de la nappe phréatique de la craie, réserve d’eau du bassin parisien, rejeter des particules nocives dans l’air, polluer un peu plus la Seine située à quelques dizaines de mètres par des rejets supplémentaires, augmenter le trafic routier de plus de 600 passages quotidiens de véhicules plus ou moins lourds ? Est-ce de cette manière que la biodiversité très précieuse de la Bassée sera préservée ? Avec un tel mépris pour la richesse de notre environnement ? Stoppons maintenant ce projet délirant ! Ne permettons pas de laisser sonner le glas de la Bassée en plein Grenelle de l’Environnement, si porteur d’espoir. La trame verte qui permet la respiration de notre milieu naturel est gravement menacée. J’ajoute que notre commune a une vraie vocation environnementale : il y a quelques années, dans son projet dit "Réserve Naturelle sur la Bassée", la DIREN l’a retenue avec son Jardin Botanique comme la porte d’entrée de ladite réserve. Nous attendons toujours la concrétisation de ce projet si prometteur. Par ailleurs, nous avons lancé récemment un plan de reboisement de notre forêt communale et nous sommes cités en exemple par l’ONF. Si le projet d’industrialisation massive contre lequel nous nous battons depuis plus d’un an se réalise, tous ces efforts n’auront servi à rien ! Sous couvert de développement durable, on nous prépare une vallée durablement sacrifiée ! Arrêtons ce massacre !

Sarah Tenot

minou0548
4/10/2007
La Loire en danger

Nous représentons une association qui luttons pour préserver la biodiversité de la Loire et protéger le patrimoine Ligérien des dangers de projets de ponts à l’est d’Orléans. Ces projets de ponts (fuseau F3 : St Jean de Braye - Le Narval et fuseau F4 : Chécy - Le pont tournant) sont sur des sites :
  Répertoriés au patrimoine mondial de l’UNESCO,
  Classés et protégés au titre de la loi du 2 mai 1930 avec des zones de type :
  ZNIEFF (Zones Naturelles d’Interêt Ecologique, Faunistique et Floristique),
  Natura 2000 intégrant des :
  ZPS (Zones de Protection Spéciale),
  ZSC (Zones Spéciale de Conservation).

Nous avons adressé un dossier à la section Europe de l’UNESCO qui aussitôt a pris en compte le problème. Monsieur Francesco Bandarin (Directeur du centre du patrimoine mondial) s’est adressé par courrier à Madame Joëlle Bourgois (Ambassadeur, Délégué permanent de la France auprès de l’UNESCO) pour obtention d’informations auprès des autorités Françaises concernées. Notre dossier a été transmis par l’UNESCO au ministère de l’environnement, au ministère de la culture, à l’ICOMOS et à l’UICN ....

A ce jour et malgré les relances de la section Europe de l’UNESCO, nous sommes dans un silence qui nous fait sérieusement douter de la nécessité d’existence et du rôle des organismes cités ci-dessus. A l’époque de l’écologie et du développement durable, il est impensable que l’on puisse s’affranchir des règles Européennes et internationales en matière d’environnement sans que personne y trouve à redire.

Lettre a été adressée à Mr le Premier Ministre ainsi qu’à la secrétaire d’état à l’écologie.

On ne peut admettre un tel écart entre le discours et la réalité. Vous voulez protéger la biodiversité et préserver notre environnement, vous avez là un exemple concrêt qui fait la richesse de notre patrimoine, exemple que l’homme va détruire au grand mépris des lois et des concitoyens. Permettez moi de douter de votre action si depuis le mois de juin, personne ne se préoccupe de ce grave problème sauf l’UNESCO qui se bat pour essayer d’avancer. La Loire est en danger, nous avons reçu la visite de la commission parlementaire des pétitions et avons transmis notre dossier à Mr David Lowe (médiateur européen) pour mettre en évidence le mauvais fonctionnement de la commission européenne mais surtout des organismes afférents comme le ministère de l’environnement. Nous espérons que ce message attirera votre attention, nous sommes à votre disposition et nous espérons que ce grenelle de l’environnement n’est pas un ensemble de promesses mais que chaque proposition se traduira par des actes concrêts. Vous pouvez visiter notre site à l’adresse : http://4casp.free.fr

Cordialement.

Agri Urbain du Gar...
4/10/2007
Agriculture et biodiversité
Bien sûr qu’il faut être attentif à la biodiversité mais n’est-il pas illusoire de vouloir recréer les mammouths ? On ne peut changer l’évolution ! En revanche être attentif au juste équilibre entre nos besoins en terme d’alimentation et de maintien voire d’amélioration des méthodes de production est souhaitable / nécessaire. Ne pas oublier aussi que la France est la première agriculture européenne : nous sommes autosuffisants pour beaucoup de culture : doit-on mettre nos approvisionnements de base entre les mains de l’extérieur, restant pieds et poings liés ? Améliorer oui, abandonner non. Nous sommes sans doute allés un peu loin en remembrant nos terres / exploitations mais l’on peut toujours corriger en implantant intelligemment haies, bandes enherbées, jachères pour faire barrage aux transferts intempestifs de nitrates ou pesticides, pour canaliser et épurer les eaux, pour recréeer de la biodiversité sans jeter aux orties les moyens de production actuels qui restent a priori indispensables à notre agriculture pour combler nos besoins (voir cette année les dégâts de champignons parasites sur vigne ou pomme de terre). Raisonner, certifier, faire de la qualité et produire non seulement pour nous mais aussi pour exporter n’est aucunement incompatible. Il semble que de telles pistes sont déjà explorées avec succès alors au travail, avec les agriculteurs, les urbains et les rurbains pour travailler ensemble sans jeter le discrédit sur quelque catégorie de population que ce soit, tout en préservant l’avenir !
choupinette
4/10/2007
arretons la destruction de la biodiversité

Ce n’est plus un scoop la biodiversité planétaire va très mal. La France, présente dans différentes parties de la planète à une lourde responsabilité, elle se doit, impérativement de la préserver. Là encore, nous devons tous nous impliquer (politiques, communes, citoyens, entreprises, etc. Nous devons absolument VIVRE ET CONSOMMER AUTREMENT, PLUS INTELLIGEMMENT. Pour ma part, je suis impliquée dans la protection de l’environnement et lorsque nous sommes sur le terrain il est désespérant de constater que beaucoup de nos concitoyens ne se remettent pas en question, que c’est toujours l’autre qui doit faire des efforts. En France, surtout en Ile de France les communes et conseils généraux ont la manie du vouloir "faire propre", c’est-à-dire du fauchage à tout va au bord des routes, sur les talus, dans des bois etc. C’est un vrai massacre de la biodiversité, c’est moche, de vrais paillassons sans vie et en plus tous les déchets sont à nus et ne sont même pas collectés. Quand, les responsables de ces organismes comprendront qu’un talus parsemé de fleurs sauvages est plus intéessant à l’oeil mais surtout pour l’ensemble de la faune et la diversité végétale.

Il faut arrêter également de commercialiser toutes ces espèces exotiques, qui deviennent parfois invasives et détruisent les espèces indigènes.

Les haies de thuyas ou autres conifères ressemblent à des mutrs de béton vert, banissons-les au profit de haies variées et propices aux oiseaux et insectes.

Sensibilisons nos compatriotes de ne plus acheter d’article en bois non certifié FSC car ils participent à une déforestation vertigineuse de forêts tropicales et réduisent de plus en plus les habitats naturels de nombreuses espèces (voir l’Indonésie)

Les agrocarburants ne sont pas la bonne solution, ce sont des cultures intensives dévoreuses d’engrais et de pesticides, de plus on déforeste à tour de bras car certaines entriprises veulent profiter de ce filon pour s’enrichir sans se soucier de la répercussion sur le prix de certains céréales.

momotombo
4/10/2007
Utilisation rationnelle de l’eau potable et régles d’urbanisme
En l’absence d’obligation au titre des régles d’urbanisme, il existe en France une aberration écologique et économique qui consiste à utiliser de l’eau potable pour l’arrosage des jardins privatifs. Or, dans de nombreuses localisations, notamment dans le sud de la France, des aménagements conçus pour l’irrigation (exploités par des sociétés comme BRL ou Canal de Provence) rendent disponible de l’eau non traitée, à proximité de nouvelles zones résidentielles. Mais en l’absence de loi, imposant le raccordement des nouveaux lotissements aux réseaux d’irrigation disponibles à proximité, les lotisseurs ne réalisent pas les travaux nécessaires. Une étude de rentabilité m’a permis de déterminer que le surcôut pour l’acquéreur d’un terrain est amorti en 3 ou 4 ans maximum par le jeu du différentiel de coût eau potable/eau d’arrosage. De plus, les sociétés de distribution d’eau (les fontainiers) ont une pratique généralisée et illégale de facturation d’une prestation qu’elles ne réalisent pas, puisqu’elle facturent sur chaque M3 utilisé ppour l’arrosage, son côut d’assainissement (alors que cette eau ne repart pas dans le circuit de traitement...) : sachant que dans les régions méridionales, la consommation d’eau pour l’arrosage peut représenter jusqu’à 50 % de la facture du consommateur, on imagine le niveau des gains liés à cette facturation abusive. Il est donc nécessaire d’imposer par voie législative, le raccordement de tout nouveau lotissement aux réseaux d’irrigation existants lorsque ceux-ci sont situés à proximité.
pessos
6/10/2007
recuperation de l’eau pluviale

Tout a fait d’accord avec vous. Je pense qu’il faudrait rendre obligatoire la mise en place de systèmes de récupération de l’eau de pluie pour les constructions neuves.

Mais les fournisseurs d’eau et les communes vont surement voir d’un mauvais œil la perte des taxes d’assainissement sur les 30 à 50 m3 qui ne passeront plus par les compteurs.

guyard
4/10/2007
pas sans l’homme

préserver la biodiversité un grand chantier et une nécessité pour le futur. Les atteintes sont déjà grandes que l’on soit sur l’hexagone ou dans les DOM et TOM. J’entends et je lis ici plein de propositions tout aussi intéressantes les unes que les autres. Certains précisent même l’existence de mesures visant à préserver cette biodiversité (natura 200 par exemple) qui sont certainement de bons outils déjà mis en oeuvre et pourquoi pas à développer.

Seulement le hic dans ces volontés de préserver la nature c’est que bien souvent l’homme est oublié. j’entends par la non pas l’espèce humaine mais l’homme habitant, vivant, exerçant une activité quelqu’elle soit dans ce milieu. Cet homme qui agit sur le milieu, positivement ou non.

Ma crainte est que pour préserver on veuille mettre sous cloche cette nature ou aucune activité ne serait possible alors qu’il est certainement possible de continuer à y vivre, à y avoir des activités. C’est malheureusement bien souvent de cette manière dont sont perçues les mesures mises en place jusqu’alors. Il y a bien souvent absence de concertation préalable et les mesures prises sont vécues comme des sanctions par les habitants des zones concernées parce qu’ils ressentent ces décisions comme une volonté de les évincer du milieu dans lequel ils vivent ou pratiquent leur activité.

N’oubliez pas les personnes qui vivent ou pratiquent une activité dans ces milieux naturels sur lesquels ils agissent. ils pourraient être des alliers et non des ennemis. Si les décisions les évincent ils y seront farouchement opposé et toutes les mesures seront directement vouées à l’échec.

Anonyme
4/10/2007
L’Eau - renforcement de la Police de l’Eau et accompagnement des collectivités

La France s’est dotée depuis plusieurs décennies d’une législation sur l’eau et force est de constater sur le terrain que celle-ci n’est pas toujours respectée voire bafouée allègrement. Les services de l’Etat chargés de la Police de l’eau sont bien souvent en sous effectifs ce qui les empêchent de mener véritablement leurs missions. Dans ce contexte, les dossiers de demande d’autorisation ou de déclaration au titre de la Loi sur l’Eau s’empilent et sont instruits dans des délais démesurés, les infractions signalées (pollution par exemple) ne sont pas vérifiées sur le terrain ce qui conduit les maîtres d’ouvrage à croire que la Police de l’Eau est inexistante. Bien entendu, la situation est plus ou moins grave suivant le département considéré. Mais d’une manière générale si aucun contrôle efficace veille au respect de la réglementation, cette dernière est alors quasi inutile. Bien plus qu’un contrôle d’ailleurs, la Police de l’eau doit avoir un rôle de conseil pour sensibiliser les maîtres d’ouvrage mais pour cela il est nécessaire qu’elle dispose des moyens suffisants.

Concernant les stations d’épuration soumises à la Directive Eaux Résiduaires Urbaines, les collectivités sont accusées d’être en retard dans la mise aux normes des stations d’épuration et font l’objet de menaces financières. On oublie cependant que l’arrêté ministériel d’étendre les zones sensibles (sur le bassin Seine Normandie notamment) a été pris le 23 décembre 2005 suite à la condamnation de la France par l’Europe. Il semble donc un peu déplacé de mettre une pression énorme sur les collectivités alors que l’Etat a une part importante de responsabilités sur ce dossier. Dans ce contexte, il me semblerait plus juste que l’Etat propose un accompagnement des collectivités dans la mise aux normes des stations plutôt que des sanctions.

mk
4/10/2007
et le paysage !
Après avoir bien parcouru les différents ateliers du Grenelle, il m’apparaît que le thème des paysages, de leur évolution et de leur préservation n’apparaît nulle part. Or c’est une ressource, loin d’être inépuisable, sur laquelle repose une économie importante : celle du tourisme, et plus encore cette ressource participe à la qualité de notre cadre de vie. Il est plus que regrettable que le Grenelle ait "oublié" ces enjeux-là , et c’est également très surprenant dans le contexte politique actuel puisque l’économie liée à l’exploitation toutistique de nos grands paysages dépasse de loin celle de l’industrie du luxe ou celle de l’automobile en France...
jeanne
5/10/2007
c’est très surprenant, je suis d’accord avec vous

ce thème est curieusement peu évoqué pourtant le mitage et l’enlaidissement du paysage se poursuit et nul besoin ici d’études scientifiques - comme pour convaicre du réchauffement climatique- pour en déterminer que les causes sont humaines.

très progressivement, comme les habitants de l’Ile de Paques qui finirent par abattre tous leurs arbres jusqu’au dernier, nous sacrifions peu à peu tout espace "libre" à des constructions, des routes ou des panneaux, dès que cet espace est jugé comme pouvant rapporter ou "rapporter plus", et ce d’autant plus facilement si cet espace ne "se fait pas remarquer" particulièrement.

or, même en dehors des zones touristiques, il y a des lieux modestement et discrètement beaux qui sont le "sel" de notre environnement, des endroits à préserver simplement parce qu’ils donnent "de l’air", des bosquets sous lequel il fait bon passer, des petits virages ouvrant sur un lointain, ...

Ne pourrait-on inviter les citoyens à choisir/préserver ensemble des lieux (même simples) qui seraient résolument sans "plan d’occupation" ? Décider d’une proportion de lieux préservés (de toutes tailles) partout sur le territoire et pas seulement dans des lieux "évidemment" touristiques ni sans avoir à leur faire mériter des titres de réserves ou de parcs nationaux ?

mk
8/10/2007
moyens pour la sensibilisation
Les documents d’urbanisme (cartes communales, PLU et SCOT) devraient remplir en grande partie cette fonction de préservation de nos paysages quotidiens. Mais dans les faits, il est rare que le paysage soit réellement intégré dans ces démarches locales et qu’il soit posé comme un enjeu. Des moyens pour sensibiliser élus et populations à ce thème et nous aider à révéler/identifier ce qui fait la qualité de nos territoires sont nécessaires.
Aulne
13/10/2007
Oui ... c’est pour cela que personnellement j’insiste beaucoup là dessus
D’accord ... la trame verte évoquée commence avec un tissu primaire qui est LA HAIE .... le bocage est necessaire à la biodiversité , et non les grandes plaines polluées par cette agriculture intensive entièrement tournée vers la surproduction, et fossoyeur de nos paysages . Il faut absolument intégrer cela et demander à ce que nos paysages ne soient plus transformés en véritables chantiers agricoles provoquant la ruptures des biotopes, la pollution des sols, de l’eau, de l’air (allergies de certains riverains aux produits chimiques utilisés maintenant en agriculture)disparition de certaines espèces animales (insectes/vie des milieux aquatiques,ornithologiques, et faune terrestre...), egalement appauvrissement de la flore ...un vrai désastre écologique ... ajoutons également et evidement, la tritesse de certains paysages anciennement bocagés, devenus aujourd’hui de mornes plaines, désert vert, ou la biodiversité à disparue. Accusé : l’agriculture céréalière intensive ...les gros céréaliers sont des pollueurs et des empoisonneurs ... lamentable
veta
4/10/2007
stop le traffic d’animaux sauvages
Madame la Ministre, Il semble que notre société soit mure pour accepter l’arrêt d’importation des animaux sauvages tels que oiseaux, reptiles, poissons et invertébrés dès lors qu’il ne sont pas issus d’individus reproduits en captivité et dans des élevages certifiés. la CITES peine a mettre beaucoup d’espèces qui ne sont pas menacées de disparition mais qui localement sont éteinte et qui conduisent les traficants à déplacer leur zones de collecte pour piller de nouvelles zones. Je connais ce métier et tous ses mensonges. Je dois malheureusement révéler que le commerce fait légalement par certains acteurs justifie le pillage par d’autres opérateurs. J’ai été dans certains pays, voir les villageois qui n’ont rien pour vivre...mais ils détruisent le peu qu’il reste pour vendre des animaux quelques cents, alors qu’au bout de la chaîne les 1% à 5% d’animaux qui survivent seront revendus jusque 100 fois le prix payé au chasseur ou au pêcheur. Nous ne devons plus permettre d’importer ces animaux sauvages sur notre territoire, pour l’avenir de ces espèces mais aussi pour le bien des populations locales qui doivent préserver leur patrimoine.
Florent
9/10/2007
Gestion durable des especes sauvages

Bonjour !

La CITES est une organisation non contraignante et qui agit uniquement sur les commerces internationaux, en aucun cas a l’interieur des pays.

L’arret strict des importations a des conséquenses induites parfois pires que la régulation avec une vision globale durable.

Dans le cas d’interdiction totale de l’exportation, les braconniers qui seront poussés a faire du trafic s’orienterons forcement sur les especes les plus rares afin de rentabilisé leurs actes. Donc l’arret des exportations aura un effet de coupert sur ces especes sensibles.

alors qu’un maintien, avec des regles in situ de la part des pays exportateurs, et un controle de ces regles pour les pays importateurs, auront un effet bénéfique sur la préservation de la biodiversité.

certains projets ont démontré cela rapidement ( Projet élé en Argentine pour les amazones a front bleu)

C’est de la responsabilité des pays importateurs (voir de la CITES) d’exiger que la capture et la gestion soit faite dans un cadre de préservation et de gestion durable des biotopes et un respect des spécimens.

Tout interdire est une mesure extreme, qui poussera a une reponse extreme de la part des acteurs(que l’on qualifira de trafiquants). et comme toutes mesures extremes, implique des consequences induites nefastes.

dufour
3/10/2007
pillage des petits fonds marins
madame la Ministre, Vous avez évoqué la pêche parmi vos préoccupations, mais ferez vous appliquer une loi qui existe pour éviter un pillage méconnu du public ? je veux parler du chalutage des petits fonds marins. Les chalutiers ont été poussé à se suréquiper pendant des années avec la complicité des organismes de financement, des administrations et de certaines tutelles scientifiques. Or, poussés à trouver du poissons même quand il se raréfiait, ceux-ci n’ont pas hésité à chaluter en deça de la zone des trois milles. A tel point que sur certaines plages du golfe du Lion ils passent la nuit non loin des bouées des 250m ! ! ! Or ces fonds sont des nourriceries essentielles pour une grande quantité de jeunes poissons (les mêmes espèces qu’ils recherchent ensuite) mais aussi d’invertébrés (mollusques, crustacés,...), d’herbiers, etc. Tout cet habitat est détruit lors du chalutage. Les affaires maritimes le savent bien mais ferment les yeux ! Même si ce métier est difficile voire dangereux, ce ne dois pas être un prétexte à autoriser le pillage de notre patrimoine biologique dans cette phase cruciale qui est le stade de recrutement. Il faut que la pêche préserve les nourriceries côtières si l’on veut préserver la succession des générations chez les espèces marines, y compris beaucoup d’espèces du large dont les larves viennent sur ces petits fonds pour passer au stade juvénile. Pour une fois, cela ne coûte pas d’argent mais demande du courage ! Et le résultat écologique sera largement aussi important qu’une aire marine protégée par exemple.
Floriane
3/10/2007
Nos forêts en péril

Les mesures en faveurs du bois sont de très bonnes choses, mais restent beaucoup trop timides. Rappelons que la France est le premier importateur de bois africain et que près de 40% de ses importations de bois tropical sont illégales. D’autre part en 30 ans, le volume de bois tropicaux commercialisé à été multiplié par vingt.

Nous ne pouvons fermer les yeux sur notre responsabilité en matière de déforestation, et devons comprendre que nous en payerons tous les conséquences. La moitié de la biodiversité de notre planète est contenu dans les forêts tropicales. C’est non seulement la perte d’espèces végétales mais aussi animales qui est en marche. En Indonésie, le massacre des orang outans, en faveur de l’enrichissement de quelques politiciens, industriels et agriculteurs pour cultiver de l’huile de palme pour l’industrie des cosmétiques, de l’agroalimentaire, et des biocarburants doit tous nous interpeller. De même au Brésil, les forêts converties pour la production de bioéthanol doivent nous faire réagir, jamais aucune plantation humaine ne pourra compenser l’augmentation de la quantités de gaz à effet de serre libéré. De même que notre égocentrisme traduit dans nos actes d’achats doit nous faire réfléchir.

L’heure est maintenant à l’action.

Certes le problème est complexe et différent d’un continent à un autre, mais il y a urgence à préserver la faune et la flore restantes avant qu’il ne soit vraiment trop tard.

Aussi le gouvernement français doit se positionner et agir en conséquence :

  Interdire toutes importations de bois ou produits finis en bois tropical non labellisé FSC et lutter contre les importations illégales. Nous ne pouvons nous permettre d’attendre que le système de certification soit mis en place de manière globale car il soit trop tard. Nous pouvons très bien nous passer de bois tropicaux et effectivement développer notre production nationale. De plus la douane française devrait être en mesure de sanctionner les importateurs sans autorisations.

  Interdire l’utilisation de l’huile de palme non certifiée dans l’industrie française et européenne. Un véritable pillage et massacre se produisent en Indonésie : 90% des orangs-outans ont disparu ainsi que 70% de la forêt tropicale. On ne peut pas faire que cette espèce ne devienne qu’un souvenir.

  Interdire l’importation et la fabrication de pâte à papier issue de l’exploitation des forêts primaires. En effet le plus gros fabricant de papier du monde se trouve en Indonésie. L’utilisation de papier recyclé dans les entreprises devrait se développer.

  Déclarer les forêts tropicales et primaires du monde "réserve mondiale" et en interdire l’accès aux industriels, agriculteurs et chasseurs. Il est indispensable de lutter efficacement à leur protection car il est scandaleux que des industriels considèrent ces réserves comme des marchandises.

  Nous devons accélérer la création de l’ONUE. Son objectif sera de protéger la biodiversité à travers le monde, et pourquoi ne pas trouver une solution pour sanctionner la corruption des gouvernements qui permettent le déboisement à des fins industrielles ? Seules les populations indigènes devraient pouvoir continuer à subsister grâce aux ressources de ces forêts.

En protégeant les forêts primaires, nous limitons l’évolution du réchauffement climatique, permettons la recherche scientifique et notamment pharmaceutique, respectons les populations autochtones, et préservons la biodiversité et l’équilibre de notre planète.

Notre bénéfice à protéger les forêts primaires est immense alors que notre intérêt financier à la détruire est vain. Mr Borloo, faites en sorte que nous soyons le premier pays à prendre un engagement fort dans ce sens. Ayez le courage de sanctionner les entreprises qui encouragent, par leurs pratiques, la disparition de la biodiversité.

Alain G.
4/10/2007
Donnons les moyens et balayons devant notre porte

Bonjour,

100 % d’accord avec vous pour une protection immédiate des forêts.

Cependant, nous serions bien mal avisés de nous élever en donneurs de leçons, nous qui avons détruit tant et plus pour notre développement économique.

Si nous souhaitons conserver les forêts primaires et leur incroyable richesse biologique, il nous est nécessaire d’y mettre les moyens. C’est-à-dire, compenser les manque-à-gagner des pays accueillant ces forêts.

Avant même d’interdire, nous pouvons agir en tant que consommateur, c’est-à-dire, s’informer, lire la liste d’ingrédients et tenter d’adapter, autant que faire se peut, notre consommation.

Nous devrions en même temps donner l’exemple, nous qui avons beaucoup d’argent (en regard au PIB de ces pays)et améliorer nettement la gestion de nos forêts. C’est-à-dire, créer de grandes réserves forestières de plus de 10.000 hectares, maintenir 140 m3 de bois mort (au sol et sur pied)à l’hectare (deux mesures préconisées par les scientifiques )et assurer une gestion de la forêt qui tienne compte de la faune et de la flore.

Floriane
5/10/2007
Alors mobilisons nous TOUS

Je suis tout à fait d’accord. Nous devrions travailler au co-développement avec ces pays, et valoriser leur biodiversité par l’éco-tourisme notamment. On doit maintenant reconnaître nos erreurs et leur montrer le bon exemple.

Je suis absolument convaincue que les consommateurs ont le pouvoir de faire changer les choses et je prône moi même des achats éthiques. Cependant, je me rends compte que, malgré la prise de conscience générale, encore trop peu de gens vont au bout de leurs convictions. D’un point de vu plus global, combien sont prêts à faire les efforts nécessaires pour l’instant ? perdre 10s à lire la composition d’un article, éviter les emballages individuels, renoncer à un salon jardin en teck, prendre le temps de faire le trie sélectif, rouler un peu moins vite et limiter les trajets, ne pas changer de portable tous les 6 mois, économiser le papier sur leur lieu de travail... Malheureusement il y trop d’égoïsme dans notre manière de consommer, la faute à la société de consommation. Et on parle même maintenant d’égo-consommateurs et d’éco-consommateurs ! Il n’y a certainement pas assez d’informations sur ces sujets, encore trop de gens ne connaissent pas la signification de FSC. Et que faire face aux gouvernements qui réfutent les accusations des associations, comme le ministre de l’agriculture indonésien qui, ce week-end, est venu démentir les propos qui circulent sur la culture de l’huile de palme devant le gouvernement britannique ? le consommateur risque aussi de s’y perdre.

Je crois vraiment que les lois peuvent faire avancer les choses et permettrent de lutter contre les lobbys industriels, car nous n’aurons bientôt plus le temps. Et j’ai peur que notre mobilisation individuelle ne prenne trop de temps.

H
7/10/2007
FSC : un business comme un autre

FSC, PEFC et autres...

toutes ces certifications ont comme premier objet de faire (bien) vivre ceux qui certifient ... ce ne sont malheureusement pas toujours des gages de gestion durable ... regardez de près les entreprises notamment en Afrique ou au Brésil qui sont certifiées ! ! ! Quant à la France, ces certifications sont si faciles à obtenir ! ! !

LA BERGERIE
3/10/2007
Replantons plus que nous prelevons.

Oh que oui, la planete va mal... Ce n’est pas d’hier que je m’interesse à la nature, deja petit j’étais abonné à la Hulotte (pour ceux qui connaissent), mes grans parents et parents étaient précursseurs du bien vivre, naturellement et simplement pour que tout le monde vive. Chez nous, il y a toujours des bêtes et une culture modérées absente de produit phyto sanitaires, il aut ressemer dans les patures avec des Luzernes, Trefles, Minettes, Lotier, Sainfoin etc... et ne pas les bruler avec de "l’azote", pour cela je n’en utilise pas et mes rendements n’ont pas à rougir bien au contraire. Et plus je dirais, toutes ces fleurs donnent de jolies fleurs pour mes abeilles, les abeilles "crevent" de faim, il n’y a plus suffisament de fleurs en campagne, les apiculteurs en Ville produisent plus qu’en campagne, c’est le monde à l’envers. Le bien fondé des abeilles n’est plus à démontrer, et c’est grace à ces dernières que mes arbres frutiers sont bien pollénisés. Je mise sur un équilibre écologique en essayant de respecter au mieux la nature. Plus agé, j’ai decidé de militer au sein d’une association d’environnement et notamment dans le groupe verger, je me considere pas comme extrémiste de l’environnement, mais j’ai bien conscience que si chacun fait un geste pour l’environnement, nous arriverons à redresser la barre et vivre tout aussi bien.

Mon intervention ici, pourrait se resumer à : plantons et replantons ! Des arbres, oui ! Des feuillus de nos régions et plus que nous en prélevons, arretons de planter des Thuya, Troennes ou autres résineux mais preferons les haies variées, caduques qui feront le bonheur de tous.

Pour les bois venant de l’autre monde tel le Tec, je me pose la question suivante, mieux vaut une table de salon de jardin en Tec ou en résine ? Quel est la meilleure solution ? Quelqu’un pourrait t’il faire le comparatif sur les effets néfastes sur l’environnement ? Pour ma table de salon de jardin, je crois que je vais preferer une table en chene massif de nos forets Francaise, mais alors replantons. Plus encore, et encore, n’arrretons pas de replanter.

Voici mes élements de réflexion. à suivre.

Hardy Mikaël
3/10/2007
préserver la biodiversité ?

Bonjour,

Si l’on souhaite "sauvez la biodiversité" il n’y a qu’un seul moyen :

Interdire les exploitations non durables qui n’on pas d’objectif de renouveler la ressource

Stopper l’agrochimie et l’agriculture intensive en interdisant les produit phytosanitaire et en favorisant l’agriculture biologique traditionnelle ! Interdire aussi l’usage de ses produits chimiques dans les collectivités, les entreprises privées et chez les particuliers

Stopper le bétonnage de notre environnement et se donner les moyens pour retrouver les paysages des années 50.

Stopper l’usage d’OGM

Aider et financer à par égale toutes les association de protection de l’environnement (notamment en sauvegardant les emploies qui leurs reste et en les développant). Aider les associations qui militent déjà pour la sauvegarde de la biodiversité.

Remplacer M Borloo et créer un vrai ministère de l’environnement composé par des militants et des scientifiques

Interdire l’importation et l’exportation de matière première et favoriser l’autoproduction et autoconsommation de celles ci

Se donner les moyens d’une politique dont l’environnement est une priorité (avant l’économie)

Etc,etc,...

Mais ce sera déjà pas mal pour commencer !

Hélas, je ne pense pas que M Sarkozy et son gouvernement y arrivera ! Il faut se donner les moyen et oublier les contraintes économiques qui ne cache qu’un profit purement égoïste.

Si avec un tel "Grenelle de l’environnement" et le pognon qu’il a fallu pour le mettre en place, le gouvernement n’aboutit pas à une totale satisfaction des militants écologiste et scientifiques (y compris ceux qui n’on pas été invité au grenelle), il pourra tout de suite se poser la question s’il doit rester en place !

Inutile de répondre à ce message... des actes, des actes ! !

On me demande mon avis... et bien voilà

Cordialement

Mikaël Hardy Paysan et citoyen de la terre 35 Bretagne

guillaume
3/10/2007
L’agriculture, la pêche et l’Europe

J’avoue que j’ai été très déçu par deux décisions récentes que je ne comprends absoluement pas.

La première est lorsque le ministre de l’agriculture a playdé en faveur de la pêche aux anchois (même avec quotas) alors que l’Europe l’avait interdite... Heureusement notre ministre s’est fait "retoqué" par l’UE... Affaire à suivre ... Mais peut-on sacrifier les espèces au non de l’économie ? C’est avec des tels raisonnement qu’il n’y a plus de cabillaud le long des Terres-Neuves au Canada ! Il faut peut être repenser les aides financières pour que celles-ci soient plus s’orientées vers la reconversion des pêcheurs. Cela met l’accent sur plusieurs points : 1) Même si le MEDAD est numéro 2 du gouvernent, le développement durable diffuse mal dans les autres ministères. 2) L’écologie et la pêche ne sont pas incompatibles, l’une voulant préserver la ressource de l’autre.

La seconde décision choquante est la suivante : la fin des jachères ! En 1992 (je crois), l’Europe prend la décision de geler des terres pour lutter contre la surproduction. 15 ans plus tard, alors qu’entre temps elle a pris la décision de stopper la perte de la biodiversité, elle autorise à nouveau l’exploitation des terres gelées... Peut-on d’un côté passer à l’éco-conditionnalité des aides et de l’autre prendre des décisions anti-écologiques ? La PAC représente la moitié du budget européen et il n’est pas géré durablement... C’est bien dommage !

Chewbee
3/10/2007
quand on parle de biodiversité, on peut plus parler de nuisibles

Bonjour à tous,

Lorsque l’on parle de proteger la biodiversité cela passe necessairement par la protection des especès endémiques (pour les exotiques la question peut se poser).

Hors dans notre beau pays un certain nombre d’espèces sont classées nuisibles.

Ce classement permet de détruire les specimens de l’espece jusqu’a l’extinction totale !

Une des premières mesures de ce groupe pour le maintien de la biodiversité devrait donc etre de proteger de façon efficace et totale les dites especes. Voire même de favoriser le developement des populations meurtries par le morcelement et la destruction des territoires. Je rejoins un autre contributeur, il faut inverser les effets du remembrements et replanter massivement des haies bocageres. Veritables Oasis apportant gites et couverts a un nombres très important d’especes.

Je vais prendre l’exemple des mustélidés (Fouine, Belette, Martre, Blaireau) ces animaux sont mal connus et le reproche commun qui leur est fait est de s’attaquer au petit Gibier.

Ce sont des balivernes comme le demontre les etudes serieuses sur le regime de ces animaux mais cela n’empeche pas qu’il soit massacrés inutilement !

Il en va de meme de la marmotte de Strasbourg qui est au bord de l’extinction ... Si elle n’a pas déjà à jamais disparue .

La biodiversité c’est aussi la marmotte de Strasbourg et la Fouine pas seulement l’Once, le Panda, ou le dauphin blanc du Yang Tsé.

commencons d’abord chez nous, qui sait, si nous devenons exemplaires nous pourrons peut etre alors nous permettre de porte un jugement sur ce que font les autres ;)

xavier
4/10/2007
Nuisibles

Monsieur,

Il n’y a jamais autant eu de mustélides (Fouines, Martres, Putois). Il est même devenu totalement impossible d’avoir des volailles bio (en liberté) pour sa consommation personnelle, elles sont saignées dans la semaine qui suit leur arrivée. Les autres dégats sont incalculables (trous dans les greniers et faux plafonds, fils électriques rongés, nid dans les moteurs inutilisés temporairement). J’ai personnellement trouvé des crottes de fouines (dégat trés important) dans des batiments administratifs en plein coeur de Paris. De plus, la densité de ces mustélidés est trés largement supérieure à celle du petit gibier. Ces animaux peuvent trés largement survivre en cas absence de celui-ci (Ils peuvent manger des fruits, des campagnols). La pression du piégage ne fait peser aucune menace sur ces espéces. (Je vis actuellement en Limousin). Mais comme, si vous le dites la biodiversite, c’est aussi la faune de chez nous : il faut agir énergiquement pour proteger nos batraciens (tritons, salamandres) et nos insectes qui eux sont réellement menacer (ou sont les vers luisants) : protection des mares et zones humides, des haies et des murs de pierres séches. Cela serait beaucoup plus utile mais certainement plus couteux

Avec mes meilleures salutations

GH Portefait
4/10/2007
Pas seulement les Mustélidés bien sur

Bonjour,

Je suis bien d’accord pour proteger les batraciens, les insectes ... Toutes les especes endémiques. Mon point était de dire : "La notion de nuisibles est incompatible avec la preservation de la biodiversité".

Concernant la fouine, leur densité n’est d’après les études pas très élevé environ un animal par km² en moyenne. Cela ne semble pas très important.

Par ailleurs si vous avez des informations sur le peuplement parisien intra-muros je suis très interessé (chewbee@noos.fr)

La fouine aime effectivement la proximité de l’homme et il existe des méthodes très simples pour eviter les désagréments que peut causer sa présence ( cf. le site du ROC http://www.roc.asso.fr/protection-faune/fouine.html) Il y a d’autres sites traitant du sujet.

C’est au nom des "embetements" que les Fouines font subir aux humains qu’elle a été classé nuisible, c’est bien cela que je recuse !

De plus, je parlais bien sur de casser le remembrement et de refaire la "trame verte" des haies bocagères veritable cordon de la vie a la campagne.

Enfin, Je mentionnais la marmotte de Strasbourg (Cricetus cricetus) une espèce extrement menacée (cf. http://www.futura-sciences.com/fr/comprendre/dossiers/doc/t/zoologie-1/r/alsace/d/region-alsace-le-grand-hamster-cricetus-cricetus_263/c3/221/p1/)

Pour terminer, je voudrais ajouter que si la Fouine est "visible" et que sa population est potentielement bien portante. Quid de la martre qui est je crois qu’on peut le dire en déclin très net ?

Encore une fois c’est la notion de nuisible que je conteste, et lorsque l’on mesure l’impact d’une fouine sur la population de micro mamiferes ( campagnol, etc ... ) son utilité dans la chaine n’est plus à démontrer...

Cordialement

GHP

hubert
8/10/2007
Les mustélidés

Bonjour à tous et toutes,

il est aisé de dire qu’il n’y a jamais eu autant de mustélidés, c’est d’ailleurs l’argument massif des chasseurs-piégeurs... La réalité n’est pas aussi simple...Les études, pour celles qui ont été faites(fouine)ne montrent rien de tel...Même si les populations ne semblent pas en danger immédiat, il n’en va pas de même de la martre et du putois dont on ne sait pas grand-chose... Il n’est à l’évidence pas agréable de se faire occir des poulets qu’on élève mais il existe de nombreux moyens de s’en prémunir...(les rentrer de nuit)... Pour montrer l’exemple, c’est ce que j’ai fait chez moi en occultant tous les accès possibles...et en fabriquant un nichoir à fouine...Résultat : les rongeurs ont considérablement diminué(exit les bruits dans le plafond) exit le rat gris dont chacun préfère le savoir loin....etc etc

Il faut simplement un peu d’huile de coude pour mettre en place un tel système et vouloir véritablement vivre avec la faune locale en comprenant bien que les vieilleries paysannes du temps jadis ou tout ce qui n’était pas directement profitable était nuisible, devrait faire place à une gestion raisonnée du prêt que nous font nos enfants...

Hubert Naturaliste et photographe Auteur du cdrom "Pister et observer les mammifères de France" http://passion.mammiferes.perso.cegetel.net

lionel
9/10/2007
ce terme doit disparaitre !
faire disparaitre la liste des animaux dits "nuisibles" serait le minimum pour un terme qui n’a aucun sens scientifique. Je pense aussi au renard, magnifique animal qui devrait plutôt être protégé vu son rôle dans la chaine alimentaire et pourtant classé nuisible c’est à dire chassable et piégeable toute l’année ! Un massacre légale qui doit cesser !
Philippe
3/10/2007
Droit d’ingérence écologique
Concernant la Guyane , il ne faut pas tergiverser , La France peut être une actrice de la sauvegarde d’un poumon vert à l’échelle de la planète que ne paraît pas capable d’assumer et de faire respecter son plus pooche voisin le Brésil. Il ne faut pas demander aux uns et aux autres leurs avis sur la question mais établir directement la totalité du territoire Guyanais comme un sanctuaire en écartant par tous les moyens les orpailleurs qui sont d’ailleurs bien souvent des clandestins venus des pays limitrophes.Sinon il est évident que les avis contradictoires s’opposeront.Nous pourrions associer les populations indiennes autochtones à la gestion de ce parc. Je suis frappé que la France ne puisse , à sa dimension, avoir des territoires classés National Park comme on le voit aux USA, au Canada, en Australie ou la nature serait totalement respectée sans ingérence humaine hormis des activités de recherche et un tourisme encadré. Enfin pourquoi n’essaierions- nous pas de plaider pour un droit d’ingérence écologique avec une force d’interposition médiée parl’Europe par exemple qui interviendrait dans les pays qui ne peuvent ou ne veulent pas préserver un environnement qui maintenant concerne le monde ; je pense aux Cambodgiens, au Brésiliens aux Indonésiens qui bradent leurs forêts aux chinois et japonais , au Zaîre incapable de protéger ses derniers gorilles, au Gabon victime du braconnage ( faute de moyens et où sévit la corruption..)
Chantal M.
3/10/2007
Haies et cormorans
Les haies sont indispensables pour la nature et les animaux. Elles filtres l’eau et le sol et arrête la puissance du vent. Il faut en replanter (hauteur 3m et 2m de largeur). Cela décore le paysage et donne de jolies délimitations (champs + chemins). Subventionner la replantation et interdir l’arrachage. Eliminer les 2/3 des cormorans car ils mangent tous nos poisssons de rivières et d’étangs.
Cites
3/10/2007
oui et non..

Oui à 200% pour les haies et c’est encore mieux lorsqu’elles sont diversifiés.

Pour les cormorans, avant de détruire les 2/3 de ces bouc-émissaires, il faudrait déjà commencer par créer des passes à poissons sur tous les barrages qui entravent la reproduction des poissons sur nos cours d’eaux...et arrêter de déverser des poissons comme le silure qui n’ont rien à faire dans nos rivières.

Alexandre
10/10/2007
Mais alors non !

Les cormorans bouc-émissaires ? Non, faut pas exagerer non plus. Le silure est justement un bel exemple de bouc-émissaire au contraire, même si sa présence est loin de me plaire !

Je connais la Bassée depuis de nombreuses années. J’ai une idée assez précise des variations de densités piscicole grace à l’utilisation d’échosondeurs. Et je peux affirmer que les densités piscicoles ont terriblement chuté, chute atteignant facilement un facteur 10 ! Aucune étude sérieuse ne permet d’affirmer ce que je dis, le CSP (ONEMA) ne pratiquant que des pêches électrique, technique d’une inéfficité totale sur les grandes rivières quand on veut obtenir une idée de la biomasse piscicole, sa richesse spécifique ou encore sa diversité spécifique.

Les captures ont également chuté. Les CPUE (captures par unité d’effort) sont des données souvent admises par la communauté scientifique. Je vais à la pêche un cinquantaine de journées complètes par an sur ce secteur (la Bassée en Seine-et-Marne). Je pêchais par an dans les années 1996 près de 150 sandres par an de plus de 2kg, ce chiffre pour un même effort de pêche est passé à 2 par an ! Pour le brochet, sur un nombre à peu près identique en 1996, leur nombre n’a chuté que des 2/3, mais les perches, les grosses de plus de 30cm, j’en capture actuellement actuellement en une année ce que je capturai à l’époque en une journée.

Mes observations sur les frayères à gardons sont terribles, chaque année elles sont de plus en plus vides et composées d’individus de plus en plus jeunes. Ce signe de diminution des tailles moyennes laisserait supposer qu’il y aurait une surpêche sur cette espèce, et oui, mais pas par l’homme... En effet, le département perd depuis quelques années près de 10% du nombre de pêcheurs, et ceux prenant encore leur carte vont de plus en plus rarement au bord de l’eau (ce qui d’ailleurs entraîne la fermeture de nombreux commerces spécialisés), et le gardon est une espèce rarement conservée par l’homme.

Mais oui, il y a aussi du silure, et ce dernier profite car, quand ce dernier est jeune, il ne sort que rarement des herbiers, consomment de nombreux macroinvertébrés qui ne le sont plus par la biomasse prélevée par les cormorans, et leur activité est principalement nocturne... ils ne sont pas mangés. Et grace à leur croissance rapide, ils se retrouvent à pouvoir nager une fois adulte en pleine eau sans avoir à se faire des soucis.

Mais que me fais dire que le silure n’est pas responsable ? La Seine et l’Yonne sont bordées de nombreuses gravières qui furent par le passé très poissonneuses, qu’elles soient jeune ou vieilles, donc on ne peut ni parler de problème de nappe phréatique, ni d’évolution des milieux. L’introduction ou non de silures dans ces gravières n’a entraîné aucune évolution différente, évolution qui tendait à un effondrement de la quantité de poisson qu’elles contenaient.

villeurbannais59
3/10/2007
Jardins potagers : destruction imminente !

Bonjour à tous...

Merci à JL.BORLOO et Nathalie KM pour cette bonne idéee de donner la parole aux acteurs de la vie sociale.

Notre planète est belle, elle mérite que l’on s’occupe d’elle.

Je suis un président d’association de défense du droit des locataires. Dans nos statuts, nous avons aussi prévu d’intervenir au niveau de notre environnement, de la protection du cadre de vie...

Voilà : si le TA de LYON nous donne tort, il nous faudra nous résoudre à voir MASSACRER environ 3000 m² de JARDINS POTAGERS qui illuminent le quartier de la Ferrandière, (entouré de béton sur 360°), rue Louis Braille, à VILLEURBANNE. Ces jardins n’ont qu’un tort : celui de ne pas être constitués en association (donc sans statuts, donc, SANS PROTECTION)

Pour autant, doivent-ils DISPARAITRE ?

Le Maire de VILLEURBANNE qui a signé le permis de construire pour deux immeubles, est aussi le vice-président de la Communauté Urbaine de LYON (la grande voisine de VILLEURBANNE)

A LYON, par une politique volontariste, on protège les jardins (la Communauté Urbaine de LYON édite une plaquette :

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Modifié par moderateur Le 2007-10-03 17:23:38
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vidal
3/10/2007
Arrêter la culture intensive de maïs
Il semblerait que la culture intensive de maïs soit à l’origine de nombreux dégâts au niveau de l’environnement et de la santé : 1) Elle utilise beaucoup d’eau dans des régions au climat assez sec ( Lauragais, plaine toulousaine...) 2) Le maïs constitue l’alimentation de nos bestiaux. Or de nombreuses études montrent que ceci contribue au développement de cancers. Cette alimentation n’est pas en effet l’alimentation naturelle des vaches en particulier. IL convient donc de revenir à des pâturages traditionnels.
noel
3/10/2007
culture du mais

qu’est ce que vous avez tous apres le mais , laissez les paysans vous nourrir a chacun son metier les vaches seront bien gardées....

admettons que vous interdisiez la culture du mais ,je ne pense pas que le probleme de l’eau sera regler pour autant ,et du mais etranger ogm et traite atrazine debarquera dans nos ports , vous continurez a consomme de la viande produite avec du mais sur lequel vous n’aurez aucune remarque a formulé

par contre peut-etre travailler sur l’amelioration des conditions environnementale de culture du mais avec les agriculteurs et les chercheurs me parait une meilleure solution.....

bubu
4/10/2007
laissez les paysans vous nourrir ...
De quel libre arbitre dispose le paysan pour me nourrir, il suit les injonctions des semenciers, de l’industrie chimique et capte au passage les subventions qui vont de paire. Voila l’image que me renvoie aujourd’hui une majorité de paysans. Je n’ai pas l’intention de me laisser empoisonner, aussi je préconise de commencer par limiter voir abandonner la consommation de viande (donc plus besoin de mais)et de privilégier les légumes, à partir de là les terres seront moins sollicitées et nécessiteront moins voir plus d’engrais chimiques ni de pesticides.
Yannig
4/10/2007
Maïs : tolérance zéro

L’interdiction du maïs résoudrait beaucoup des problèmes d’épuisement de nappes phréatique ça c’est sur. A condition de ne pas le remplacer par des importations ni par du sorgho d’ailleur. Le maïs est une plante inadaptée aux conditions environnementales en France, c’est donc une perte de temps de tenter de l’améliorer alors qu’on a de l’herbe. De plus, en suprimant le maïs de leur ration de nombreux agriculteurs pourront se passer du soja OGM importé pour équilibrer la digestion des ruminants n’est-il pas ?

Enfin pour l’instant le maïs est archis subventionné et la France exporte ses produits agricoles dérivés du maïs vers des pays non subventionnés (en Afrique par ex).

ill
3/10/2007
Trame verte
Depuis la mise en place des bandes enherbées, la trame verte est effective.Avant de faire de nouveaux prélèvements fonciers, il serait judicieux de constater l’éfficacité de ces bandes qui représentent tout de même 2% des surfaces cultivées ! Les terres agricoles se raréfient. Dans ma région on urbanise l’équivalent d’un ban communal par an ! Tout prélèvement supplémentaire est inutile, surtout que, dans le cadre des mesures proposées, ces espaces seront gérés par des associations écologistes dont le seul objectif est de récupérer des fonds pour faire fonctionner leurs structures ! La terre agricole est aussi une ressource naturelle qu’il faut préserver, ne pas en tenir compte est criminel ! Les prix actuels des denrées nous rappellent que rien n’est jamais gagné, et que l’agriculture n’est pas administrable !
TOM
2/10/2007
SAUVONS NOTRE MILIEU NATUREL ET LES ESPECES

J AI 28 ANS ET POUR LA PREMIERE FOIS DE MA VIE J AI PEUR, JE VIENS D’AVOIR UN BEBE ET JE CONSTATE D’ANNEE EN ANNEE LA DEGRADATION DE LA NATURE DANS NOTRE PAYS.

LA NATURE JE LA CONNAIS BIEN CAR DEPUIS DES GENERATIONS NOUS SOMMES PECHEUR ET CHASSEUR DANS MA FAMILLE.

MALGRE LES EFFORTS ENTREPRIS POUR MAINTENIR CERTAINES ESPECES, JE PENSE QUE SI RIEN N’EST FAIT MON FILS N IRA JAMAIS A LA CHASSE OU A LA PECHE CAR IL NE VERRA QU UN DESERT SANS VIE ANIMALE.

IL FAUT REAGIR MAINTENANT CAR NOUS ARRIVONS A UN POINT DE NON RETOUR.

DES MESURES SIMPLES DOIVENT ETRE PRISES D’URGENCE COMME PAR EXEMPLE :
  replanter des haies
  interdire les engrais et pesticides
  maintenir les jachères et les couper lorsque les espèces ont terminés de se reproduire.
  augmenter le nombre de garde forestier,chasse et de pêche pour limiter les abus.
  imaginer un plan national de réintroduction de certaines espèces qui disparaissent chassable ou non / pechable ou non.
  éviter de faire de la monoculture.
  faviriser la nidification des espèces migratoires.
  stopper les projets autoroutiers et routiers qui défigurent nos campagnes.

VOTRE GOUVERNEMENT DOIT AVOIR LE COURAGE DE PRENDRE CE TYPE DE MESURES POUR NOTRE PAYS AVANT DE CONNAITRE LA MISERE ECOLOGIQUE.CE GRENELLE EST NOTRE DERNIERE CHANCE APRES IL SERA TROP TARD. PENSONS A NOS ENFANTS ET CHANGEONS NOS HABITUDES ET METTONS POUR UNE FOIS DE COTE LES INTERETS ECONOMIQUES. NE NOUS DECEVEZ PAS JE COMPTE SUR VOUS.

Aulne
10/10/2007
réponse à SAUVONS NOTRE MILIEU NATUREL ET LES ESPECES
J’aime entendre un chasseur parler comme cela ( je ne suis pas chasseur ). Votre constat est vrai ...les deserts verts pollués engendrés par l’agriculture céréalière intensive ont mis très à mal notre environnement. Coté chasse, les battues " aux nuisibles" que j’ai vu faire pendant des années n’ont pas épargné les prétendus nuisibles bien sur .Ils n’y a plus rien aujourd’hui en certains endroits dans le centre Ouest,plus de battues aux nuisibles, tout a disparu ...par contre , il y a beaucoup de maïs partout ... le désert vert. moi qui me partage entre la ville (région Parisienne), et le Poitouraine, je peux vous dire que la biodiversité, la faune (Putois,fouine,renard,belette ...Blaireau ...et une grandes partie des espèces Ornithologiques (je suis Ornithologue amateur) sont bien plus présentes aujourd’hui , dans les parcs forestiers autour des grandes villes, et mêmes dans les parcs publics ... que dans nos pauvres campagnes toutes polluées par les pesticides, et engrais pour les grandes cultures céréalières à tout va ( je ne parle pas des régions d’élevages, ou la nature , le bocage, à été encore préservé ...). Il y aurait pourtant moyen de changer cela, de composer ... il y a sur ce site des exemples interessants ... et je suis d’accord bien sur avec toutes les mesures que vous préconisez .... Mais pour moi, l’agriculteur céréalier d’aujourd’hui est un fossoyeur de la nature , c’est dans les comportements de ces gens là qu’il faut agir et vite, très vite ...reprenons l’exemple Anglais, cité sur le site par un intervenant, et ...imposons le aux céréaliers chez nous ...sinon , notre nature ne s’en remettra pas , et nous avec ...
patrick
2/10/2007
Interdiction de la pêche intensive

1/ INTERDICTION DE LA PECHE INTENSIVE. Les pêcheurs me désepèrent (comme les pêcheurs d’anchois). Ils épuisent les ressources et manifestent lorsqu’on leur demande de respecter des quotas. Ils creusent leur tombe comme l’ont creusé les pêcheurs de Terre Neuve qui ont fait totalement disparaître la morue. Maintenant, il n’y a plus aucun pêcheur à Terre Neuve ...

2/SANCTIONS PLUS LOURDES CONTRE LE TRAFFIC DES ANIMAUX EXOTIQUES ET LE TRAFFIC DES PEAUX DE CHIENS ET CHATS.

3/SANCTIONS SEVERES CONTRE LES AGRICULTEURS POLLUEURS.

5/SANCTIONS PECUNIAIRES PLUS LOURDES CONTRE LES ABANDONS D’ANIMAUX.

jacques 65
4/10/2007
limitation des nuisances

1/oui, il est important de réguler par un moyen simple le respect d’un quota de pêche en supprimant où en étant plus drastique sur les quantités relevées par les grosses unités de pêche car, se sont ces unités qui arrachent sans distinction la plus grosse partie de notre écosystème et plombent les marchés pour en définitif multiplier leur rapport par le jeu de leur positionnement à plusieurs stades de la consommation.

3/ pour les agriculteurs pollueurs, il seras facile de mettre un terme à leurs agissement par le jeu d’un meilleur étiquetage des produits sur leur provenance et leur culture pour favoriser l’écoulement des produits naturels et ainsi, par le jeu de l’offre et de la demande en faire baisser le coup.

5/ pour l’abandon des animaux, il serait déjà bon de remettre au goût du jour une taxe sur la possession de ceux-ci afin de faire réfléchir tous candidats à une telle acquisition, adopter des mesures plus sévères pour les nuisances de ces animaux ( défections sur la voie publique et nuisances auditives pour le voisinage )

je sais pertinemment que je vais être taxé d’ atteinte à la liberté, mais est-il nécessaire que la liberté des uns ait pour but de supprimer celle des autres.

P2LR
2/10/2007
Un circuit automobile en plein Parc Naturel Regional ?

Le gouvernement déconcentre à Périgueux, le GRENELLE de l’environnement le Lundi 15 Octobre, avec débat public l’après-midi au Théâtre de la ville (NTP), à côté de la Poste centrale.

Périgueux est une des seize villes choisies pour rapprocher le débat environnemental du citoyen et ce rassemblement s’adresse aux régions AQUITAINE, LIMOUSIN, POITOU CHARENTE.

Or, en DORDOGNE l’administration se propose de lancer une enquête publique dans les deux mois à venir sur un projet scandaleusement contraire aux déclarations d’intentions et aux urgences actuelles. Malheureusement, bien trop souvent les procédures ont abouti à satisfaire les promoteurs asphalteurs et à sacrifier l’environnement.

Il s’agit d’autoriser un couple de britannique, à réaliser un circuit de course automobile dans le cadre d’un « musée vivant de l’automobile », long de 4,6 km et de 12 m de large (soit le deuxième circuit de France), sonorisé par 675 haut-parleurs et ce dans le Parc Naturel Régional PERIGORD LIMOUSIN, en zone naturelle comptant d’innombrables espèces protégées telles la Drosera rotundifolia (Rosette), loutres, visons d’Europe, 19 espèces de Chauves souris....

Comment l’Etat peut-il instruire un projet aussi funeste tout en dissertant sur le climat et les gaz à effets de serre, sur les économies d’énergies fossiles, sur la sauvegarde de la biodiversité ?

nizonne
11/10/2007
une horreur à empêcher

Un circuit de courses automobiles est en projet à Bagatelle, Dordogne

 DANS LE PARC NATUREL REGIONAL LIMOUSIN/PERIGORD

 DANS UN SECTEUR COMPTANT PLUSIEURS SITES PROTEGES

 et SUR UNE ZONE ZNIEFF en procédure de classement. (vallée du Boulou)

Bref énoncé de la question. Le Domaine de Bagatelle se situe sur la colline entre la vallée de la Nizonne et la vallée du Boulou dans le Parc Naturel Régional du Périgord Limousin (Commune de St-Front/Nizonne, Dordogne).

La Nizonne et le Boulou sont des rivières, affluents de la Dronne. Elles ont leurs sources dans le Parc Régional du Périgord-Limousin et forment un complexe biogéographique d’une biodiversité extraordinaire. Ces vallées sont pour la plupart des sites « Natura 2000 » ( la Dronne, et la Nizonne sont déjà apprêtées) et le Boulou est une ZNIEFF et potentiellement un site « Natura 2000 » car la biodiversité de cette vallée est particulièrement remarquable. En effet plusieurs scientifiques ont attiré l’attention des autorités compétentes sur l’extrême richesse de cette vallée depuis de nombreuses années (voir détails dans les paragraphes suivants et publications annexes.).

Le projet de création d’un circuit de courses automobiles dans ce secteur est en contradiction absolue avec les objectifs de protection de la biodiversité qui sont ceux du Parc naturel régional, ceux des zones Natura 2000, ceux des Zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), et ceux que propose le panel « Grenelle de l’environnement » : Stopper partout la perte de biodiversité Organiser l’action en faveur de la biodiversité Connaître et faire connaître la biodiversité Agir pour sauver la biodiversité planétaire, au-delà de nos frontières.

Au vu de ces objectifs légitimes, et pour stopper A BAGATELLE, DORDOGNE, la perte de biodiversité dans un site déjà reconnu comme précieux à cet égard et protégé comme tel, il faut
  Organiser l’action de l’Etat en faveur de la biodiversité dans ce secteur en y interdisant l’exécution de tout projet de circuit de courses automobiles
  Faire connaître avec éclat cette action de l’Etat en faveur de la biodiversité Et, ce faisant, agir pour sauver la biodiversité planétaire, en commençant par chez nous au profit des autres nations qui pourront s’inspirer de ce comportement. A contrario, si l’Etat laissait faire ce projet monstrueux, quelle confiance et quelle estime pourrait-on accorder à ses représentants ? Quelle foi et quel respect pourrait-on avoir pour les objectifs d’un « Grenelle de l’environnement » qui ferait le contraire de ce qu’il conseille ? Quelle considération aurait-on, « au-delà de nos frontières », pour ce processus vide de sens ?

Anonyme
2/10/2007
Quelle certification ?
100% de bois certifiés pour les marchés publics : ça ne veut rien dire. de quelle certification s’agit-il pour les importations de bois tropicaux ? Entre un FSC et un PEFC, il y a un monde.
G. LEDOUX
2/10/2007
Guyane 4/4

En tout état de cause, les clandestins à l’oeuvre dans les forêts guyanaises n’ont pas les ressources nécessaires pour assurer la logistique des sites. Qui les alimente ? Qui tire les fruits de ces exploitations illégales ? Certainement pas les clandestins en hayons.

b/ Orpaillage dit légal

On lit beaucoup de choses dans la presse sur ce sujet. Peu de choses rassurantes en tout cas. Certainement pas de quoi justifier pleinement du terme "légal". Pas en règle vis à vis des autorisations, permis de construire.... La même situation en métropole susciterait vraisemblablement plus d’émoi. Du public et surtout de ses pouvoirs.

3/ Continuité des espaces naturel.

Il s’agit là d’un concept fort interessant qu’il serait nécessaire de rendre opposable à des projets comme celui de tracer une route coupant quasiment en deux la Guyane de Régina à Maripasoula. Personne n’ignore ce qu’il advient lorsqu’on trace une route en forêt primaire. Elle sert de point de départ à de nombreux défrichements plus ou moins sauvage (voir des photos historiques de la transamazonienne pour s’en persuader). L’aménagement du territoire pour permettre la continuité des espaces sauvages est nécessaire. En Guyane, c’est le contraire. La continuité est au rendez vous, quasi parfaite. Il s’agit désormais de la protéger .

G. LEDOUX
2/10/2007
Guyane 3

Ce que l’on peut retenir comme enseignement de cette affaire est qu’il serait judicieux d’offrir au public un traitement de ses observations à la hauteur de son implication dans une enquête publique. Prévoir une double analyse des observations du public par un commissaire ayant des compétences techniques sur les principaux enjeux des projets dès lors qu’un certain nombre d’avis ont été émis (400 par exemple) pourrait être gage d’un traitement plus pointu.

2/ Exemplarité sociale et environnementale du secteur minier

Vaste programme pour rationaliser une profession à deux composantes principales.

a/ Orpaillage clandestin Il est réalisé essentiellement par des personnes en situation irrégulière majoritairement en provenance du Brésil voisin. Dans ce pays, on apprend très tôt dans sa vie qu’enfreindre les règles et/ou s’opposer à la force publique - que les motivations de cette dernière soient louables ou non - peut faire très mal. A tous les sens du terme. Le fait de remettre aux orpailleurs une injonction de quitter le territoire les fait au mieux sourire. Les forces de l’ordre en Guyane sont submergées plus par le nombre. En revanche, ils disposent de bien peu de moyens notamment aériens pour faire face à des milliers de clandestins dispersés et qui courrent vite en forêt quand ils ne font pas feu. Tant que des moyens lourds ne seront pas mis en oeuvre (l’hélicoptère promis mais toujours attendu n’y pourvoira pas à lui seul), la volonté d’erradiquer l’orpaillage clandestin ne sera au mieux qu’une intention. Les forces armées sont les seules à être taillées et formées pour une telle mission et la prise en charge ainsi que le transport des clandestins au delà de nos frontières nécessaire. Dans le cas contraire ils sont de retour très vite. En résumé, l’éradication de l’orpaillage clandestin, nécessaire au demeurant, représente un casse tête politique qui a jusqu’à des implications constitutionnelles. Pourtant, comme le dit un autre participant au forum, le travail doit être fait.

G. LEDOUX
2/10/2007
Guyane 2

En 2003, 2004 et 2005, aucun dépassement de la norme issue de la Directive 019 (1mg/l de CN total en moyenne) n’a été constaté sur plusieurs centaines de prélèvements réalisés sur plusieurs mines dans un pays où les conditions naturelles sont moins favorables à la dégradation naturelle du cyanure. Peut-on parler de conformité au BAT européen alors que le demandeur indique des teneurs attendues de ses rejets supérieures en CN totaux à ce qui est autorisé dans des pays cités comme exemples à suivre ?

Le deuxième élément marquant du rapport de l’IGE concerne la conformité de la concentration attendue du milieu avec les objectifs de la directive cadre eau. La question est ici plus politique vise à savoir ce que l’on veut faire de ce dispositif réglementaire. Concrètement, le but initial est apparemment de fixer des objectifs de qualité minimaux à atteindre pour des cours d’eau aujourd’hui dégradés par la pollution. N’est-ce pas prendre le contre-pied de cette idée en utilisant ce texte pour valider un projet qui dégradera obligatoirement un milieu vierge. On pourrait faire un parallèle en se demandant si il est pertinent d’autoriser une installation lambda qui va faire passer directement un cours d’eau du statut de "rivière à truites" à celui de juste conforme aux objectifs européens de qualité des eaux".

Quand on a la chance de disposer de tels cours d’eau, ne serait-il pas plus judicieux de les garder en l’état ? Et de prévoir une modification de la réglementation en ce sens protégeant les cours d’eau qui ont encore la chance d’être peu ou pas impactés. Dans le dossier minier qui nous occupe, aucun élément ne permet par ailleurs de statuer sur la dynamique de dillution des effluents dans l’eau. Même si on attend, apparemment d’après des simulations, respecter les normes, rien ne permet d’estimer à quelle distance en aval du point de rejet. Si les effluents se diluent comme le rio Negro dans l’Amazone, la vie devra t’elle se contenter d’une demi rivière ? Du moins les espèces les plus sensibles puisque la valeur retenue en application de la DCE est supérieure à celle d’inocuité (PNEC) fournie par l’ineris pour le cyanure. Donc, avant de prendre une décision définitive sur ce projet, il convient de mieux apréhender les raisons qui font qu’une entreprise canadienne indiquant mettre en oeuvre les meilleures technologies disponibles ne parvient pas à égaler la performance de celles du Canada. Avant de risquer de payer des dommages et intérêts, une nouvelle inspection devrait être diligentée afin de déterminer si dans le cas d’espèce, l’état est juridiquement responsable devant le demandeur de l’instruction favorable de sa demande.

G. LEDOUX
2/10/2007
Guyane 1

Le rapport du groupe de travail n°2 relatif à la biodiversité est remarquable. Je souhaiterais toutefois apporter quelques observations ayant principalement trait au point A-2 sur l’outre-mer. Plus spécifiquement en rapport avec la Guyane que je connais mieux.

1/ Dossier IAM GOLD

Le rapport propose d’abandonner le projet minier de la montagne de Kaw. Voilà une proposition interessante mais pas dénuée de conséquences facheuses potentielles. En effet, le porteur de projet ne serait il pas en droit de demander réparation de ses investissements devenus inutiles alors qu’à ce jour rien ne s’oppose réglementairement à la délivrance de l’autorisation, le conseil départemental d’hygiène s’étant prononcé favorablement. Une décision de retrait du projet tel quel est susceptible d’entraîner une condamnation de l’état à payer quelques dizaines de millions d’euros.

Toutefois, avant de prendre une décision dans un sens ou dans l’autre, il me semble qu’il serait nécessaire d’approfondir quelques points. Comment se fait-il que le rapport de 2 membres sur trois de la commission d’enquête traite majoritairement d’aspects liés aux explosifs du projet alors que cette thématique est loin d’être la plus cruciale du dossier. Les cyanures qui représentent un intérêt majeur sont quasi absents du rapport alors même que sur les quelques 800 avis (dont plus de 2/3 seraient défavorables selon le rapport "dissident"), la plupart les abordent. Vraiment peu étaient en lien avec les explosifs. Le rapport d’enquête publique est non seulement partiel car ne concernant que 2 commissaires nommés sur trois mais semble peu représentatif des avis émis par le public.

Un premier dossier avait été retiré par le demandeur suite une inspection du ministère de l’environnement. De ce rapport, j’ai retenu deux éléments marquants. La nécessité de compatibilité du projet avec les éléments du document Best Available Tecnologies européen et que les rejets devaient respecter les précaunisations liées aux objectifs découlant de la directive Cadre Eau.

En ce qui concerne le BAT européen, comment peut-on affirmer quelque chose de la sorte alors même que le BREF MTWR (disponible sur le site de l’ineris) avoue son incomplétude en ce qui concerne les effluents cyanurés et invite à se rapprocher des réglementations nord américaines, fruit d’une plus grande expérience du secteur pour connaitre les objectifs d’épuration à attendre des meilleurs technologies d’épuration disponibles. Ce faisant, on découvre que le projet tel que présenté par IAM GOLD ne permet pas de respecter les normes de rejet en vigueur .... au Canada. En revanche, le très sérieux ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec publie le tout aussi sérieux "bilan annuel de conformité environnementale du secteur minier" (accessible au lien : http://www.mddep.gouv.qc.ca/milieu_ind/bilans/mines.htm ).

à suivre (impossible de tout caser en une seule fois....)

VAROIS
2/10/2007
l’eau devient rare dans le var alerte secheresse
l’eau devient tres rare dans le var , nous subissons une secheresse qui dure depuis 5ans, et les pouvoirs publics et nos politiques ne font rien. les rivieres sont assechés et l’argens principal fleuve varois se meurt lentement , nos rivieres se transforment en oueds ! ! ! La faune et la flore liées aux rivieres disparaient peu a peu ! ! nos politiques ont trouvés la solution : ils font des golfs ! ! ! ILS SONT DEVENU FOU HELP HELP HELP
Blond du bord de l...
2/10/2007
L’eau et le papier

Bonjour !

L’EAU Pour ce qui est des économies de l’eau, il est reconnu que les golfs sont de très grands consommateurs d’eau pour un usage "réduit à quelques personnes" ce même dans des zones très arides. Or j’ai vu une émission de télévision où un propriétaire de golf faisait état d’une organisation qu’il avait mise en place en accord avec sa municipalité pour que l’arrosage des greens soit fait sans aucun prélèvement dans la nappe phréatique. AUCUN PRELEVEMENT DANS LA NAPPE PHREATIQUE Pour ce faire, hélas je ne peux être plus précis mais votre organisation gouvernementale doit facilement retrouver ce golf, pour ce faire donc, ce propriétaire a passé un accord pour TRAITER LUI MEME LES EAUX USEES de la commune, puis de puiser dans ces eaux traitées pour arroser ses greens. CE DISPOSITIF NE DEVRAIT-T-IL PAS ETRE IMPOSE dans un délai "raisonnable" à tous les golfs de France ?

Le PAPIER donc le bois Est-il raisonnable de continuer à laisser remplir les boîtes à lettres de PUB PAPIER qui très souvent vont directement AU MIEUX dans les poubelles bleues de "TRI SELECTIF PAPIER"

Merci

LEBOSQ
2/10/2007
Plastique et maïs

Pourrait-t-on connaître le bilan des cultures de maïs avec utilisation des grandes bandes de plastique ? Les agriculteurs eux-mêmes en retirent-ils un vrai bénéfice ? ( Les marchands de plastique, oui )

Les Chambres d’agriculture ne semblent pas concernées par LA PRESERVATION DES PAYSAGES : après la récolte, et pendant plusieurs mois, les champs ressemblent à des dépotoirs, avec les lambeaux de plastique qui affleurent, et que le vent arrache pour les accumuler dans les haies .

Dommage qu’on ne puisse joindre de photo !

Si, dans certaines régions trop froides ou trop sèches, la plastification du paysage par la culture du maïs se révélait une nécessité ( ce qui reste à prouver) la réponse la plus rationnelle ne serait-elle pas de laiser cette culture à des régions plus adaptées, et de la remplacer par des cultures supportant les conditions locales ?

gégé
2/10/2007
avis

bonjour A1 Pas d idées sur ce sujet

A2 là je pense que la vitrine de la France peut être mis en valeur. Tant sur la biodiversité animale, florale, et naturelles. De même que l’exploitation des nouvelles énergies renouvelables telles que les éoliennes (bien sur pas à la Réunion mais par exemple en Guyane) de même pour le solaire..... A3 oui c’est pas la réduction mais l’interdiction par zone de pollution. Avant de restaurer les rivières, il faudrait y mettre de l’eau. La désalinisation de l’eau de mer n’est elle pas une solution pas pour de l’eau potable mais pour de l’eau « agricole » par exemple. Ce qui coûte cher c’est de là transformer en eau potable. le sud ouest pour l’agriculture , le sud est pour l’agriculture et les incendies. Plus il y aurait d’eau , plus les nappes phréatiques se rempliraient même avec de l’eau « agricole » proche de l’eau de pluie. Tous les acteurs sont prêts à y participer. Exemple : les riverains du canal du midi il participe mais ils sont sur d’avoir de l’eau.

A4 oui sur les DOM - TOM

A5 ok

A6 pas toujours d’accord de subventionner.(financer)

A7 ok

Ellenita
2/10/2007
De l’économie d’eau potable et de la mise en conformité des branchements d’assainissement

Je travaille dans un syndicat intercommunal d’assainissement en Ile de France et suis confrontée au retard du cadre législatif français concernant la mise en œuvre d’opérations de réutilisation des eaux pluviales à la parcelle.

Comment expliquer que les avancées qui avaient été faites il y a quelques années, pour la réutilisation des eaux pluviales pour les systèmes sanitaires des habitations (notamment l’idée de colorer les eaux réutilisées pour les toilettes), à l’image de l’Allemagne ou de la Hollande qui le pratiquent depuis plus de 10 ans, soient aujourd’hui bloquées ?

Pourquoi la France est en elle seulement à préconiser (dans le meilleur des cas) la rétention des eaux pluviales à la parcelle pour l’arrosage des terrains, alors que cela est imposé depuis longtemps dans certains autres pays d’Europe ? Car il s’agit non seulement de limiter le risque d’inondation en aval, mais aussi d’économiser des volumes d’eau potable non négligeables et superflus.

Certaines communes ont eu la bonne volonté et le courage d’entamer des démarches de réutilisation des eaux pluviales à l’échelle de quartiers ou de l’ensemble de la commune (notamment pour l’alimentation des sanitaires), avec l’accord et la motivation des riverains concernés, mais se sont heurtées au refus de la DDASS pour des raisons de salubrité publique, ou à la mésentente des organismes financeurs sur le sujet.

Aujourd’hui il faut vraiment que le cadre législatif français dans le domaine de l’environnement rejoigne les directives européennes, pour permettre de vraies actions territoriales, notamment dans le domaine de l’eau.

A ce titre la nouvelle Loi sur l’eau du 30 décembre 2006 n’est pas allée assez loin à mon sens. Je pense également à l’obligation de faire réaliser un contrôle de conformité des branchements d’assainissement lors des ventes de biens immobiliers, qui devait figurer dans la nouvelle loi mais qui n’a pas réussi à trouver sa place. Pourquoi fixer cette obligation pour tous les systèmes d’assainissement autonomes (au travers de la mission de contrôle obligatoire des collectivités dans le cadre du SPANC) et pas pour les branchements au réseau collectif ? Cela constituerait également une avancée énorme pour la lutte contre les pollutions au milieu naturel, et contre les eaux claires parasites dans les collecteurs d’eaux usées entraînant la surcharge des stations d’épurations (ce qui entraîne dépenses inutiles de traitement et pollutions en temps de pluie).

Tony Smith corresp...
2/10/2007
Ce qu’il ne faut pas faire....

A Montauban, des dizaines de hectares de terres agricoles ont été stérilisées au nom de l’activité économique. Des paysages ont été défigurés par une succession de hangars en tôle d’une uniformité architecturale désespérante. Des dizaines d’enseignes aux dimensions et aux couleurs plus tapageuses les unes que les autres encadrées par des publicités racoleuses ont été installées. Autour de Montauban, les immenses étendues de parking bitumé, les km de clôtures, ont remplacé les haies, les bois, les champs, le clocher qui servait de repère. Les nouveaux ’entrepôts de logistique’ avec leurs parkings à camions foisonnent. Les occupants du futur parc commercial Aussonne et Albanord ont déjà annoncé leurs intentions : ils vont harceler les habitants des villes et des villages des départements limitrophes avec leurs réclames en papier glacé pour qu’ils viennent en voiture visiter ce nouveau eldorado de la surconsommation. Ce genre de développement, qui ne respecte pas l’architecture locale et qui encourage l’usage du transport individuel, est un bon exemple de ce qu’il ne faut pas faire. Notre association a fait enlever des dizaines d’écrans de publicité installés en toute illégalité à proximité des monuments historiques à Montauban, et nous avons aussi obligé les hypermarchés à baisser leurs ’totems’ et leurs enseignes gigantesques et illégales. L’UPE à réussi à géler le reglement locale de publicité de Montauban sur un technicalité.........les membres de cet union des afficheurs sont regulièrement condamnés pour leurs dispositives illégalement installés. Une plainte a été déposée à la gendarmerie de Montauban il y a une semaine concernant un nouveau mobilier urbain installé par JCDecaux a moins de 100m d’un monument historique (l’ancien gare routière classé MH).

Tony Smith correspondant local ’Paysages de France’

Miss’ion
2/10/2007
Bon état écologique

Bon état écologique des masses d’eau en 2015... Bien sûr, nous devons y arriver ! ! Quelle tristesse quand on sait (dès aujourd’hui) que ce bel objectif ne sera pas atteint...

Acteurs incontournables, les collectivités locales et territoriales doivent pouvoir agir... dans la mesure où les services de l’Etat jouent le jeu, en appliquant les arrêtés de protection de biotope (et non en les modifiant en faveur d’une perte de biodiversité), en accélérant la mise en place des sites Natura 2000, et ce, au-delà de tout clivage / intérêts lobbying plus ou moins personnels locaux. Arrêtons de nous entendre dire ’il faut attendre", "les classements vont être revus", "il est trop tôt pour se prononcer"... Tranchons en faveur de la biodiversité !

Agissons tous ensemble et ne laissons pas le choix de ne rien faire s’instaurer et perdurer.

Saint-Cast Nature ...
2/10/2007
Stoppez la perte de biodiversité à Saint-Cast Le-Guildo

Comme vous le savez vraisemblablement, un projet inepte et absurde est en train de détruire la biodiversité à Saint-Cast Le-Guildo dans les Côtes-d’Armor : l’extension ruineuse et non financée d’un splendide petit port de plaisance, photographié par le célèbre peintre de la marine Philip Plisson qui le considère comme l’un des plus beaux sites de la Bretagne.

Condamné par la DIREN de Bretagne, les associations écologistes sérieuses mais encouragé par les hommes politiques de tout bord : UMP, PS, Modem, ce projet ne répond à aucun déterminant de l’intérêt général en ne maintenant pas les biens et services des écosystèmes représentés.

Béton, béton, béton & impôts, impôts, impôts : voici l’héritage que ces hommes politiques aveugles et irresponsables vont laisser aux générations qui nous suivent.

Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet, par pitié, intervenez pour arrêter cet outrage avant qu’il ne soit trop tard ! Les travaux destructeurs viennent juste de commencer. Stopper un camion n’est pas une mesure difficile pour bien initier et rendre crédible le Grenelle de l’environnement.

Courage pour la défense de la biodiversité, nous vous soutiendrons car l’avenir vous donnera raison. C’est le bon sens du Grenelle !

sauvons St Cast
4/10/2007
un port de plaisance pour rien
Encore un port de plaisance pour légitimer une future urbanisation sournoise du littoral, un renforcement de la pression foncière, une nouvelle "zone d’activité" alibi. Et tout ça pour quoi : pour abriter des bateaux qui ne prendront la mer que quelques jours par an ; barrés par des propriétaires qui n’occuperont leur maison que quelques semaines par an. C’est du gaspillage d’espace public et de littoral ! La leçon de Trébeurden, et l’affreux port de Saint Quai Portrieux n’ont pas suffi comme exemple désastreux ? Continuez comme ça, et les touristes fuiront la Bretagne.
Rabillon Thomas
2/10/2007
Merci de penser à la terre et de panser la terre

C’est bien, votre plan contient des idées interessantes et les oppositions que vous inscrivez sur votre plan montrent que ses idées vont dans le bon sens. Ceci nous donne l’idée du chantier qui nous attends pour rendre la planete, du moins la France, aussi propre et vivable que possible pour la biodiversité qui fait sa richesse. Mais, et je pense que vous y avez pensé (si ce n’est pas a cas, je vous donne cette idée), notre biodiversité, elle, ne connait pas de frontiere et il serait surement stupide de chercher à la protéger dans un environement limiter par une frontiere géopolitique. Avez-vous pensé que ce programme de protection de la biodiversité ne peut se faire qu’avec l’aide et la coopéaration de pays limitrophe au notre.

Deuxieme petite question, toutes ses reformes (que vous tiendrai, je vous crois sur parole) necessite un financement. D’ou va t il provenir ? De quel portefeuille allez vous le faire sortir ? Car étant citoyen francais je trouverais normale que je participe, et pas seulement de maniere financiere, à ces réformes ? Mais qu’en sera t il des plus gros pollueurs et des multinationales qui prefereront partir à quelques milliers de kilometres pour echapper a ce juste financement d’une reforme qui ne sera pas seulement benefique pour la biodviersité, mais aussi pour les citoyens et les entreprises du pays.

De plus j’aimerais souligner que toutes ces mesures, devront etre accompagné par une éducation, il faudra repenser notre relation avec l’environnement et pas seulement pour le citoyen, mais aussi pour tous les acteurs de notre démocratie, les intitutions, les fonctionnaires, les gouvernants, et les differents secteurs d’activité de notre pays.

Black Wanderer
2/10/2007
Forêt du bassin d’Amazone

Notre pays a une frontière avec le Brésil. C’est donc le seul des pays développés à avoir un contact direct avec les pays du sud d’une part et de posséder, chance inouïe, un morceau de la richesse de la biodiversité de la forêt d’Amazone.

Je souhaiterais que la commission qui s’occupe de ce chapitre réalise à quel niveau se situe notre responsabilité, du fait de cette situation géographique héritée de l’histoire.

Il ne s’agit pas, à mon sens, d’élaborer de grands concepts ou de faire de grands discours, mais de prendre des décisions concrètes, immédiatement efficaces, ne serait-ce que pour montrer l’exemple et initier un mouvement. Car notre destin dépend tout simplement et tragiquement de l’attitude des brésiliens.

Vous le savez, 1 hectare de forêt d’Amazone disparait chaque seconde, et dans un couple de décennies 40% de cette forêt aura disparu et l’humanité aura perdu à tout jamais la moitié de notre plus grand laboratoire de biodiversité.

A vous Messieurs de donner un sens à votre démarche et de faire cette action exemplaire par deux mesures :

  éliminer complètement et définitivement tout l’orpaillage dans la forêt.
  sanctuariser, y compris grace à l’action de la troupe et de ses moyens aéroportés et aériens, le plus grand espace de forêt, le déclarer réserve mondiale, en interdire l’accès sauf aux scientifiques.

Quel qu’en soit le prix ! les enjeux sont bien au-delà Je vous remercie de votre attention

Anonyme
2/10/2007
Pas un mot sur le bois

Je fait un BTS en gestion forestière et je trouve dommageable qu’un seul petit paragraphe concerne la filière bois sur le site.

Aujourd’hui il n’est pas rare de voir nos chênes et nos hêtres partir dans les pays de l’Afrique du Nord, en Inde, ou en Chine afin qu’ils soient mieux utilisés (je vous passe le coût de la main d’oeuvre qui nous fait du tort à tous les niveaux). Alors que l’ensemble de la Forêt Française produit plus que l’on ne récolte, nous ne savons pas exploiter cette richesse correctement faute d’une filière male organisée mais qui ne demanderait qu’à exploser tant les débouchés "écologiques" (et autres) sont nombreux : maisons en bois, bois énergie (copeaux, plaquettes pour chaudières, etc....).

Bien entendu, je ne parle pas de l’intérêt pour la Biodiversité -tant sur le plan faunistique que floristique- qui est aussi important à mes yeux que la productivité. Mais il me semble qu’avec les avancées en matière de nouvelles technologies, la multiplication des normes, des contraintes écologiques a respecté, l’impact sur l’environnement lors de l’exploitation est de plus en plus réduit. Sans parler de l’importance immense des arbres pour notre air, une forêt non exploitée rejette plus de dioxygène de carbone qu’une forêt exploitée. Notre apprentissage sur le terrain et au contact des personnes travaillant dans la filière (la réalité) nous permet d’aller à l’encontre des théories. Il me semblait évident d’en toucher un mot.

S’il vous plaît, parlons plus du bois....

KHALID MHAOUD
2/10/2007
Golf&eau
quand on se rend compte des quantités d’eaux qu’il faut pour les plus nantis,sensés être à l’avant garde de l’intelligence,simplement pour qu’ils "swinguent et put" tout autour de la terre... il serait peut être plus "humain" d’utiliser le business golf et ses immenses ressources pour désaler de l’eau de mer et à ce moment notre élite humaine se pavanera sur des green qui n’auront pas assoiffé la terre.
Corinne H
1er/10/2007
pisciculture et réserves maritimes
  Pourquoi ne pas plus favoriser la pisciculture ( extensive de préférence ) qui protégerait un peu plus nos réserves naturelles ?
  Pourquoi ne pas imposer un peu plus de " jachères" maritimes pour permettre à nos écosystèmes marins de se régénérer un peu ?
  Pourquoi une bonne fois pour toute ne pas interdire les moyens de pêche les plus dévastateurs et favoriser la pêche de proximité avec des bateaux plus petits sans filets( dérivants ou autres ) immenses ? Cela aurait de plus l’interet de préserver les petits ports de pêche et de sauvegarder plus d’emplois et de culture. OK je devrais payer mon poisson plus cher mais je suis prête à le faire pour que mes enfants et petits enfants aient la joie de gouter des oursins ou des anchois
Matthieu C
1er/10/2007
Creer de nouveaux parcs nationaux et regionaux
Le meilleur outil pour preserver la biodiversite est la creation de parcs nationaux, regionaux et de reserves naturelles. Un parc amazonien vient d’etre cree en Guyane, c’est tres bien. Mais sur le territoire de la metropole, le dernier parc national cree fut celui du Mercantour et ca remonte a 1979. De nouveaux parcs sont necessaires, en particulier sur la cote mediterraneene. Les fonds marins des calanques, autrefois si fabuleux, ne sont plus qu’un desert. La creation d’un parc national est un benefice evidemment ecologique, mais aussi economique avec le develloppement de l’activite ecotouristique. Pour information, l’activite touristique dans le parc national de la grande barriere de corail en Australie represente 4 milliards de dollars par an. Evidemment pour atteindre ce genre de resultat, il ne faut pas faire les choses a moitie et ne pas hesiter a declarer parc national de gigantesques pans de cotes ininterrompues. Il serait une erreur de sous-estimer le potentiel ecotouristique d’une grande reserve sous marine en mediterrannee. A l’echelle francaise, compte tenu du prestige touristique international que la region possede deja et de l’infrastructure beaucoup plus developpee qu’en Australie, un grand parc national mediterranneen, apres les 10 ou 20 ans necessaires aux ecosystemes pour se reconstituer, pourrait facilement produire une activite ecotouristique d’1 milliard d’euros par an.
Nico
2/10/2007
Oui, mais que valent les parcs nationaux français...
Bien sur que je suis d’accord, par contre je suis pour un niveau de protection élevé... et une surveillance draconienne ! Ce n’est pas en laissant les acteurs locaux (soumis à tous types d’influences) diriger les conseils d’administration que l’on peut espérer protéger quelque-chose. Et pourtant il me semble que la dernière lois concernant les parcs va dans ce sens... Autant fournir directement des bétoneuses et des fusils ...
Philippe
6/10/2007
Préserver le littoral
Toutes les côtes apparaissent de plus en plus "mitées" par des constructions. Puis béton et bitume font taches d’huiles . La majorité des citoyens implore une préservation du littoral pour le maintien de la flore et la faune. Il faut respecter et favoriser ce choix.
CRI Nature
7/10/2007
Pour le parc national des calanques %arseille-La Ciotat
Les sites naturels sont de plus en plus menacés, surtout au bord de la Méditerranée. La proposition de Parc Naturel des Calanques est un engagement de l’état de protéger et assurer une bonne gestion des lieux, réguler l’accès au public, accroitre la surveillance et donc limiter les incendies dévastateurs ou les fréquentations excessives qui dégradent. Il faut donc affirmer sa volonté pour la création de ce parc. Le projet intital mentionne Marseille-Cassis. Pourquoi diable La Ciotat, ville située en prolongement du site magnifique des calanques, n’est pas incluse dans le projet initial ? Avec La Ciotat Coeur de Parc, il faut le réclamer, sinon cette ville sera la "poubelle" voisine d’un parc qui lui, aura les moyens de se protéger. Voici mon avis, et celui de tous les amoureux de la nature de La Ciotat que je connais.
SoLe-NoSTruM
9/10/2007
Le Parc National des Calanques de Marseille - Cassis - La Ciotat

Le Parc National des Calanques Marseille - Cassis - La ciotat.

(Extrait du rapport officiel du Grenelle de l’environnement du 17 juillet 2007 proposé par Alain MATESI Pdt de CoLLecT-IF, ONG du groupe N°2)

La proposition de créer le 1er Parc National Périurbain d’Europe à la fois terrestre et marin sur le secteur des calanques de Marseille - Cassis - La Ciotat, inscrit dans les sites remarquables de Natura 2000, présente un intérêt spécial et une ambition d’excellence, pour une politique globale de développement durable, intégrant de façon concertée tous les acteurs locaux, fenêtre sur la Méditerranée.

C’est une décision forte et concrète, applicable immédiatement (calendrier à court terme).

Ceci permettrait de développer un projet pilote cohérent et global, européen et exemplaire (ambition d’excellence) en adaptant toutes les politiques environnementales et d’en faire une zone d’excellence, avec modélisation et exportation du savoir faire (duplication mondiale). De tout temps, la France a été observée et copiée pour son histoire forte et reconnue.

Cette identification visionnaire ne s’applique pas dans tous les domaines, il est temps de reprendre la main dans le secteur du développement durable, en démontrant que la France peut être moteur et vecteur de changement de comportement.

Caroline
9/10/2007
Le Parc National des Calanques "Une protection pour notre futur proche"

Un grand projet va, dans les années à venir, voir le jour dans notre Région : c’est celui du Parc National des Calanques.

Initialement dédié aux Calanques de Marseille et de Cassis, il devrait étendre son périmètre potentiel à la Ciotat. Un parc national est une chance exceptionnelle pour un territoire, car il permet une protection efficace de son environnement terrestre et marin tout autant que sa mise en valeur maîtrisée.

Il attribue également aux communes membres un label reconnu dans le monde entier qui constitue un vecteur incomparable de tourisme durable. Saint-Cyr qui jouit d’un patrimoine naturel exceptionnel avec la Fauconnière classée Natura 2000, les propriétés du Conservatoire du littoral dont la Calanque de Port d’Alon, et partage avec la Ciotat une baie dont Lamartine disait qu’elle était la plus belle du monde, doit se porter candidate pour figurer dans le périmètre d’étude du futur Parc National.

C’est une grande opportunité pour son avenir, pour que l’on ne puisse pas dire un jour que notre commune est celle qui n’est pas dans le Parc National. C’est un objectif exigeant. Mais pourquoi ne pas tenter de l’atteindre comme d’autres communes s’y sont d’ores et déjà employées ? Pourquoi, dans cette perspective, ne pas mettre en œuvre sans plus tarder une politique cohérente de protection et de développement durable : Agenda 21 et Contrat de baie avec la Ciotat doivent donc être dès les mois à venir à l’ordre du jour.

La prochaine municipalité devra faire de la protection et de la promotion de l’environnement le coeur de sa stratégie. Une ville exemplaire, protégée, rayonnante, une ville ‘durable’ où l’environnement au quotidien sera également l’objet de toutes les attentions (propreté, piétonniers...), où des transports originaux et économes de nature seront organisés (‘vélib’ et véhicules électriques). Voilà ce que doit être le futur de Saint-Cyr. Nous serons, dans une démarche concertée de développement durable, avec tous ceux qui partagent cette ambition, au rendez-vous des prochaines échéances pour la concrétiser.

Corinne
9/10/2007
Parc National des Calanques de Marseille à La Ciotat
Residant à La Ciotat, je soutiens le projet de création du Parc National des Calanques de Marseille à La Ciotat. Cela permettrait de proteger un site de plus en plus visité et pas toujours respecté.
fitzcaraldos
13/10/2007
trame verte et parcs nationaux
Non, le parc amazonien qui vient d’être créé en Guyane, ce n’est pas très bien ! l’orpaillage y est autorisé, sauf dans le "coeur" du parc. Les orpailleurs clandestins, eux, sont présents partout. Selon les nouvelles règles régissant les parcs nationaux, les activités humaines y sont autorisées, supposément à la condition qu’elles revêtent un caractère "écologique ou qu’elles participent au développement durable des parcs. Le "coeur" des parcs représente les zones les plus riches en biodiversité et/ou les plus fragiles. Les "coeurs" des parcs sont sanctuarisés, toute activité humaine y est interdite. En Guyane, les opérateurs miniers ont obtenu gain de cause, le "coeur" du parc a été choisi là où il les dérangeait le moins au lieu d’être choisi là où les écosystèmes en avaient le plus besoin ! Les Amérindiens dont les villages se trouvent à l’intérieur du parc ont eu beau s’élever contre cette autorisation d’orpailler, ils n’ont pas été plus écoutés que les scientifiques et les diverses associations de protection de l’Environnement. Depuis quand l’orpaillage est-il une activité de développement durable respectueuse de l’environnement ? Les responsables de ces nouvelles lois de gestion des parcs nationaux semblent surtout vouloir ménager la chèvre et le choux : on fait croire au bon peuple qu’on "protège la nature" grâce aux parcs nationaux mais on laisse les intérêts économiques prendre le dessus sur les intérêts écologiques. J’appelle ça nous faire prendre des vessies pour des lanternes ! L’idée d’une "trame verte", moi, je n’ai rien contre mais si on pouvait recommencer à protéger réellement les parcs nationaux, ce serait encore mieux, non ?
Philou68
1er/10/2007
Haies et fauchage

Ce point a déjà été abordé, mais je ne peux m’empècher d’y rajouter ma contribution.

De nombreuses espèces d’insectes ont comme principal biotope ces haies qui disparaissent. Je suis effaré de voir que l’on fauche au delà de 5 mètres autour des voies de circulation (Constaté dans les Vosges). Ces haies et buisson divers sont un refuge pour les espèces qui ne vivent pas en forêt (souvent cultivées intensivement, donc perdues pour la faune). Je photographie les insectes et suis épouvanté de voir ces ravages dans leur biotope.

Je ne pense pas faire de sensiblerie, car même si l’on ne s’intéresse quasiment qu’aux mammifères menacés, les insectes font au moins partie de la chaîne alimentaire.

Doit-il y avoir des lois pour réglementer le fauchage ? Le simple bon sens ne devrait-il pas suffire ?

soleil vert
3/10/2007
"faire propre" ?

Effectivement, les gyrobroyeuses de la DDE et des sociétés d’autoroutes, plus celles des exploitants agricoles décapitent et broient les haies, de plus en plus bas, tondent les talus jusqu’à plus de 10 m de la chaussée.

première constatation : le gasoil n’est pas assez cher

seconde constatation : la notion de "propre" ne veut rien dire et devient totalement perverse.

troisième constatation : le personnel affecté à ces tâches n’y connait rien et les cadres seraient payés en fonction des km "néttoyés". Si ce dernier point (concernant la DDE) est toujours d’actualité, ce serait surréaliste.

Conclusion : à l’heure où les papillons et les abeilles souffrent du manque de nectar disponible (sachant en plus que les papillons et autres insectes dépendent de sources spécifiques), on assiste à une dégradation sans précédent des milieux-relais, à une terrible banalisation des talus et délaisses.

C’est un véritable scandale, une ineptie montrant bien l’absurdité des ces actions et la méconnaissance totale en matière de biodiversité végétale et animale des acteurs de ce désastre.

Je joins ma voix à la colère et demande la fauche d’une bande de 2 m seulement au bord des routes (ce qui est logique) et le libre devenir des autres surfaces, la préservation des haies, et espère l’économie de carburant et de main d’oeuvre en conséquence. Mais il est vrai que notre société marche sur la tête et a du mal a analyser ses pratiques stupides...

noel
5/10/2007
les anglais ne sont pas si fous

sur les routes anglaises la végétation est en place au ras du goudron , ce sont les passages repetes des véhicules qui taillent la vegetation

pour moi 2 m c’est encore de trop.....

la dde ferait mieux de planter des arbres de valeur tout le long de nos routes en plus du stockage de carbone on pourrait rouler a l’ombre sans clim.

Raymond GIMILIO
1er/10/2007
Dans notre région Languedoc-Roussillon

Plaidoyer pour notre "terraire".

Le midi, son soleil et la qualité supposée de la vie qu’on y mène, attire, c’est normal, de nombreux nouveaux arrivants. Cette politique est encouragée, voire incitée et aidée par les messages publicitaires de nos collectivités territoriales (région, départements, communes et intercommunalités). Or, la région voit, surtout sur le littoral, se réduire comme peau de chagrin, les réserves foncières disponibles. Le territoire s’appauvrit en terrains constructibles et les collectivités se tournent vers nos bords d’étangs, garrigues, causses et cévennes où le béton et le bitume rongent les espaces naturels rebaptisés "friches". Tous les moyens sont bons pour exproprier, spolier, expulser les propriétaires de ces friches ! Et la flore et la faune qui y vivent sont détruites.

Quand il y a des incendies, nos petites fleurs et nos petites tortues disparaissent. bah, ce sont des friches sans valeur ! ? Sans valeur, dites-vous ? Quel crime affreux, on tue nos fleurs et nos petits animaux, en silence. La biodiversité s’appauvrit.

Les déchets qui s’accumulent avec cette population pour qui il faut pomper nos réserves d’eaux à tout prix n’inquiètent pas nos autorités territoriales qui saccagent nos ZNIEFFs (Zones Naturelles d’Intérêt Floristique et Faunistique). La source des Cent-Fons dans la véllé de l’Hérault a subi un pompage intempestif commandé par le Conseil Général de l’Héraut (une ZNIEFF). La ZNIEFF des bords d’étangs de Palavas a été joyeusement violée l y a trente ans quand on a installé en proximité le gigantesque tas d’ordures du Thot qui ne devait pas dépasset 4 m de haut (il en fait 130 actuellement et on est arrivé à le fermer).

Le statut de ZNIEFF défini par l’article L. 411-5 doit être revu pour imposer un statut inviolable à une ZNIEEF et renforcer les prérogatives du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel.

Raymond GIMILIO, ancien Chargé de mission haut-niveau prés du Directeur de la Nature et des Paysages

Blachere Daniel-Pa...
3/10/2007
habitant la seule commune du littoral gardois
Notre région est parmie celle qui vont connaître le plus fort taux d’augmentation démographique à l’horizon 2030 : En janvier 2000, il y avait 2 321 000 habitants, les projections les plus optimistes prévoient 3 11 4 000 habitants en 2030 (source INSEE Résultats Société n° 16, juillet 2003), La même étude prévoie une population de 64 millions (2030), soit un peu plus de 5 millions de plus qu’aujourd’hui ! Quelle solution ? soit faire en sorte de loger tous ces nouveaux venus, soit interdire l’installation dans la région. Bien entendu, cette alternative est tout simplement incompatible avec les régles de libre circulation et d’installation dans un pays démocratique ! En conséquence, il est nécessaire de dégager du foncier.
patrick glotin
1er/10/2007
les gens de pays

la France est un ensemble de pays. Chaque pays est un morceau du puzzle. Si l’un des morceaux disparaît, le puzzle prend une allure minable. Les gens de pays sont ceux qui perpétuent l’existence de ces pays, de ces disparités qui donnent tant de couleur à la France. Ils n’ont attendu personne pour conserver leur patrimoine, qu’il soit culturel, économique ou écologique. Ils ont trouvé des choses en l’état et souhaite depuis toujours les transmettre ainsi à leurs enfants Dans cette consultation nationale, tant souhaitée par tous je crois, je n’entends aucun accent roccailleux, aucune revendication qui sente bon la garrigue ou la montagne basque, les vases du marais ou la roche des Alpilles. Mais comment sont représentés les gens du pays, ceux que l"on pille depuis 50 ans, que l’on traverse, que l’on mutile, que l’on trucide à grands coups d’autoroutes et de mises aux normes, de plans d’urbanisme, que l’on presse pour produire n’importe comment ? Nous sommes tous, à part eux et vis à vis de la nature, des intrus. Ils l’entretiennent, la chérissent, la connaissent bien mieux que nous. Et ces gens-là n’ont rien de rustique. Ils sont à mes yeux des gens plein de raffinement, comme celui par exemple, de comparer la lumière de septembre à celle d’octobre ou de manger les meilleurs magrets...

Les gens de pays sont ceux à qui la nature appartient, en premier lieu et ne paraissent ici n’avoir aucune majorité. Alors, je propose à tous, présidents d’ONG, protectionnistes, scientifiques, présidents et vice-présidents, rapporteurs ou membres des collèges et des comission du Grenelle de l’environement, de les écouter parler les gens de pays , et de comprendre le grand intérêt pour la nature et les hommes à respecter ces acteurs primordiaux de l’écologie française.

Lucie
1er/10/2007
soutenons et développons l’agriculture biologique

Cela fait cinquante ans que les pratiquants de l’agriculture industrielle utilisent de nombreux pesticides, de plus en plus perfectionnés et rémanents.

Jusque dans les années 80, les produits phytosanitaires étaient épandus sur les fleurs de tournesol et de colza, tuant sur le coup tous les insectes, mais aussi des vertébrés et parfois l’agriculteur. Le but était de produire le plus possible.

Ces poisons restent au moins 30 ans dans la terre et sont aujourd’hui vendus en Afrique, en Asie...

Puis vint la deuxième génération de pesticides, merveille de technologie qui durait 3 semaines sur la fleur et ne tuait, disait-on, que les animaux à sang froid : les poissons, les papillons, les insectes. Le produit était estampillé « non toxique pour les abeilles ». Il fallait juste lire la ligne en dessous écrit plus petit : « à condition de ne pas en épandre sur les floraisons ». Comique.

Beaucoup d’abeilles en sont mortes.

Et des oiseaux.

Puis vint les années 90, le temps des semences enrobées : le Gaucho et le Régent enveloppaient la graine et plus besoin de traiter après. Bon, on avait juste oublié de dire que le produit imprégnait toute la plante. A petite dose, les abeilles en rapportaient avec leur pollen. Et au bout de 7 ans d’utilisation intensive par les agriculteurs, les ruches mourraient.

Et maintenant on attend les cultures génétiquement modifiées pour que le paysan ne produise plus lui-même ses semences et soit obligé d’acheter les désherbants de ces firmes pour traiter.

C’est une course absurde au productivisme.Soutenons et développons de manière ostentatoire l’agriculture biologique qui permet de préserver, entre autre, la bio diversité et les ressources naturelles !

Jacques
1er/10/2007
Adapter la réglementation
Je reviens de Suède où la réglementation sur les réserves naturelles est beaucoup plus souple. Du coup, beaucoup de collectivités mettent en place, d’elles mêmes (on croit rêver) des réserves, afin de garantir la pérennité des sites (contre l’urbanisation notamment). Dans notre pays du tout ou rien... au final, on a souvent rien, car nous n’avons pas d’outil réglementaire assez souple qui ne fasse pas peur à une collectivité (si ce n’est pas les PLU... sauf que le code de l’urbanisme n’est pas fait pour préserver la nature).
Cettois
1er/10/2007
Rien sans les hommes
je lis avec plaisir les remarques de mes concitoyens , mais le seul probléme de la biodiversité c’est l’homme , je m’explique , dans notre pays il éxiste originellement une biodiversité extraordinaire, mais nous ne faisont plus rien pour la preserver , dans mon village existais une petite infrastruture qui parcourai bois, campagne , village pour en découvrir le moindre disfonctionnement et éventuellemnt en prevenir les coupables ou alors reparer les outrages,cela a disparue question de cout,chaque coin et laisser a l’abandon en donnant un aspect correcte aux lieux ouvert au public, ainsi a quelques pas des grandes ville nous voyons fleurir et pour des années carcasses de véhicules, tas d’immondices ,une jungle malpropre et mal odorante a chaque detour d’un chemin ou d’un bois voir en lisiére des citées, le service armée a été abolie , judicieux , peut être pas , un service civil de présence et de protection de la nature qui quadrille notre espace , qui agit vite et sans ambages , qui detecte, constate répare , voila il me semble une réponse aux dérives , c’est pas les machines qui detruisent la biodiversité mais bien les agissements humains sans controle sans retenus , il faut réeduquer les masses , et pour cela commencer par proteger efficacement notre environnement , le reste étant pour ma part que discours et litterature inutile.
akidbelle
1er/10/2007
L’organisation du temps social, consequences

Le temps de la société est organisé principalement autours des horaires scolaires, de travail, et d’ouverture des services. La conséquence immediate est qu’un grand nombre de personnes souhaitent acceder à la même ressource (logement, infrastructures..) au même moment ; il en decoule la création de ressources inutilisées ou très faiblement utilisées. Exemples : 1) La plupart des residences secondaires sont vides 80 ou 90% du temps. 2) La plupart des locaux de travail (bureaux) sont vides 75% du temps (16 heures par jour, plus vacances). 3) Le "taux d’occupation" des locaux scolaires (écoles, colleges, lycées et universités) est très faible. 4) La plupart des infrastructures de transport sont peu utilisées pendant au moins 80% du temps (hormis les horaires trajet-travail, et flux vacanciers, les bouchons sont assez rares, et les billets de train et d’avion sont à des prix ridicules sur certaines periodes "creuses"). La premiere conséquence de ce fait est simplement la colonisation de l’espace disponible, et la degradation de l’environnement naturel des especes vivantes : nous colonisons l’espace inutilement. La seconde conséquence concerne le citoyen, par une forme de stress permanent issu de l’encadremnent de "son" temps. L’exemple d’un couple avec enfants est édifiant, car chaque jour il doit se plier aux horaires scolaires, aux horaires de travail ; car il ne peut faire ses courses qu’aux heures de pointe ; car il ne peut partir en vacances que lorsque les prix des locations sont au plus haut, que les autoroutes sont saturées, les plages bondées, etc... ... d’ou le besoin de créer de nouvelles ressources pour satisfaire le besoin. La boucle est bouclée. Certes, elle alimente la croissance économique car elle favorise investissement et consommation, mais au dépens de l’environnement, de la bio-diversité, et des citoyens.

Tout ceci découle de l’organisation étatique du temps, au travers de l’école, des reglementations des horaires de travail entre autres. Il est donc du ressort de l’état de décider de relacher - ou non - ces contraintes, et d’organiser ses services en conséquence.

Imaginons maintenant ce qui peut être fait - même difficilement :
  Etaler les vacances scolaires, par une periode de vacances "à la carte", pour chaque éleve.
  Favoriser le travail à domicile, et/ou sur des plages horaires élargies.
  Favoriser la location des résidences secondaires, défavoriser les résidences secondaires vides, de même pour les bureaux et les habitations principales vides et non loués. Que va-t-il se produire ? A l’évidence, les taux d’utilisation réels vont augmenter, la colonisation des espaces va se réduire, certains prix vont baisser, le citoyen aura gagné en liberté.

J’ai posté ce message au chapitre "Préserver la biodiversité et les ressources naturelles", le lecteur remarquera qu’il s’adresse aussi bien à la plupart (peut-être tous) les thèmes proposés sur ce forum, car les conséquences de cette organisation sont partout présentes, ses effets toujours les mêmes.

Jacques

Alexandre Maury
1er/10/2007
Plaine des Maures : Les tortues et le TGV PACA

Je soutiens à 100% la proposition de la Commission Biodiversité du Grenelle de l’Environnement, qui a conclu dans son rapport (cf http://www.legrenelle-environnement.fr/grenelle-environnement/IMG/pdf/Rapport_Groupe_2.pdf ) à la page 137 : “ Faire de la méditerranée et de ses pourtours une zone exemplaire de projets phares et de coopération régionales et internationales. Description de la proposition Stopper le projet de LGV dans la plaine des Maures pour une autre solution ferroviaire La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est la région la plus riche en Biodiversité du territoire Métropolitain...................Le projet de ligne à grande vitesse qui vise à traverser la plaine des Maures (joyau écologique et dernier habitat de la tortue d’Hermann au sein même de l’aire méditerranéenne française) doit être abandonné au profit d’autres alternatives de desserte de Toulon par la voie ferrée.”

En effet, la valeur écologique de la Plaine des Maures, sanctuaire de la Tortue d’Hermann, est universellement reconnue (Zone de Protection Spéciale Natura 2000, ZNIEFF, future Réserve Naturelle Nationale, Site d’Intérêt Communautaire Natura 2000, seul Projet d’Intérêt Général du Ministère de l’Environnement ayant pour vocation la protection d’une espèce : la Tortue d’Hermann).

Les écologistes sont favorables à des solutions alternatives à la LGV, Réseau Ferré de France fait durer le suspense entre les alternatives, mais il n’est de secret pour personne que le « Tracé des Métropoles » sera privilégié afin de relier Marseille, Toulon et Nice.

Réseau Ferré de France a, en effet, avoué à la Commission d’Enquête Publique relative au projet de Réserve Naturelle, que la LGV PACA passerait presque inéluctablement par la Plaine des Maures (cf pages 34, 35, 470 et suivantes du Rapport de la Commission d’Enquête : >>> http://www.var.pref.gouv.fr/plaine%20des%20maures/default.htm ).

Or, ce « tracé des Métropoles » traverse dans toutes ses variantes la Plaine des Maures, et tous les experts s’accordent à dire qu’il est le plus coûteux pour le contribuable, le moins rapide et le plus nuisible à l’environnement.

Aussi, la proposition engagée de la Commission Biodiversité est particulièrement bien venue.

mouren
1er/10/2007
tortues herman,aigle de bonelli, provenceaux ;; ;; ;
le pire serait à venir independamment des espéces citées ci dessus se serait tout l’équilibre de la plaine des maures qui serait bouleversé ; l’eau, les risques incendies ( des dizaines de dépard de feu dus au passage des trains cet été) le bruit. utilisons les couloirs de nuisances existants.
Frédéric Roux
2/10/2007
Non au tracé Métropole de la LGV PACA

RFF et la SNCF justifient leur projet en prévoyant, à l’horizon 2020 un potentiel de l’ordre de 2 à 3.000.000 de voyageurs supplémentaires. A moins de 100 euros le billet (valeur actuelle), un calcul économique simple, comme tout chef d’entreprise sait le faire de tête, montre qu’en puisant sur les 2 à 300 millions d’euros de chiffre d’affaires supplémentaire attendu que RFF et SNCF pourraient obtenir un retour sur leur investissement d’un minimum probable de 10 milliards d’euros entre les années 2140 et 2520, suivant les options, et encore, à condition de consacrer la totalité des péages aux remboursements (que restera-t-il pour entretenir la ligne ?) et sous réserve que l’argent emprunté le soit à taux zéro ! ! ! La France n’a pas les moyens de cette (folle) ambition. RFF a déjà 27 milliards d’euros de dettes. En dépit des subventions ni RFF ni la SNCF n’arrivent à (bien) entretenir le réseau ferré actuel et ils suppriment des liaisons « non rentables » qui le sont pourtant pour d’autres qui accroissent la pollution avec leurs cars et leurs voitures. L’Etat Français, dont on peut estimer le montant de la dette, se désengage du financement de ces projets d’infrastructures. La LGV PACA n’est pas un projet d’intérêt européen susceptible de recevoir un financement communautaire. La (non)-rentabilité ne permet pas d’envisager un partenariat public-privé sauf à subventionner le privé. Resteraient les collectivités locales dont la mission première, en matière de transport public doit être concentrée sur les TER et non sur la subvention des services commerciaux grandes lignes de la SNCF).

Les habitants de PACA, dont la concentration autour des deux grandes zones métropolitaines (Aix-en-Provence-Marseille-Toulon à l’Ouest et Nice-Cannes-Grasse-Monaco à l’Est) va aller en augmentant avec des besoins croissants de déplacements quotidiens, ont un besoin prioritaire de transports en communs propres et non polluants rapides, réguliers, fréquents et desservant leurs zones de résidence (l’Insee montre que c’est dans le centre Var que la croissance de la démographie sera la plus importante). La LGV PACA, et notamment son option littorale en chapelet, ne répond pas à cet objectif. Elle va à l’encontre de toute politique de développement durable. Elle attirera plus de personnes, là où la place et l’eau manquent déjà, là où le prix du foncier devient insupportable, là où il faudra réduire les terres agricoles où le milieu naturel (La Plaine des Maures, zone Natura 2000, lieu classé exceptionnellement riche quand à la biodiversité, serait traversée par un sillon de fer de béton infranchissable). En drainant la totalité des moyens financiers des collectivités locales, elle privera nos enfants des moyens de transports collectifs régionaux qui seuls permettraient de réduire la production de gaz à effet de serre des véhicules automobiles routiers (voitures et camions).

caki
2/10/2007
madame Catherine Koenig
étant consciente des risques encourus pour la dégradation de la biodiversité due au trajet du TGV dans le Var et sachant qu’on a déplacé un trajet d’autoroute en Sarthe pour un seul insecte (pique-prune), il est fondamental de revoir ce trajet et d’écouter les écologistes intelligents...il y en a qui pensent à la nature et pas à la politique
greg
2/10/2007
plaine des maures
La plaine des maures ainsi que le massif des maures, est malheureusement le seul habitat français de la tortue d’Hermann. Cette espèce protégée par la convention de Washington et vieille de plusieurs millions d’années ne doit pas son extinction au privilège de gagner quelques minutes de train. D’autres solutions existent et doivent permettre le maintien de toute la faune locale qui est en voie de disparition. Le train ne doit pas accélérer cette disparition, ou alors le train ne sera plus un moyen de transport écologique.
sylve
2/10/2007
soutien
Il ne faut pas que le TGV traverse la plaine des Maures ! arrêtez le massacre de ce dernier espace sauvage où vivent les dernières tortues hermanns varoises ! je soutiens le projet de la commission de biodiversité de Grenelle de l’environnement ! ! ! sylve
Anne
2/10/2007
Pourquoi fuir les évidences ?

"Assez, des mots ! Agissons !", nous assène-t-on régulièrement...et bien d’accord, allons-y ! ! ! ! !

Pourquoi fuir les évidences ? Personne n’est en droit à l’heure actuelle de se dire ignorer la situation catastrophique de notre planète. Nous n’avons pas le choix, nous devons nous jeter à corps perdu dans le développement durable, vaste terme qui comprend notamment la protection de l’environnement. Nous devons donc faire des efforts et des concessions, les déclarations politiques vont en ce sens, espérons qu’elles soient suivies d’actes concrêts à grande échelle.

Et dans ce cas précis, nous n’avons même pas de concession à faire, étant donné que les solutions alternatives proposées à la LGV ne sont pas moins efficaces, ni moins coûteuses, ni moins rentables que le projet initial...alors quoi ? Je ne comprends même pas que ce genre de cas concret soit encore aujourd’hui un sujet de discussion...quel décalage avec le caractère radical des déclarations politiques ! !

Le Grenelle de l’Environnement ouvre une porte aux initiatives concrètes, à la fameuse action dont notre Président de la République est si friand. Alors allons-y ! ! !

Nature Diffusion -...
2/10/2007
soutien à la proposition de la commission Biodiversité

En 1 siècle, 90 % de la population mondiale des tortues a disparu. Ce sont nos activités qui sont responsables de ce constat alarmant, à trop fermer les yeux on finira par ne plus voir.

Plus voir ces animaux emblèmatiques, témoins de la naissance de l’humanité, dont l’évolution fut longue (plus de 200 millions d’années) et la régression rapide. Ce monde, ces milieux leur appartenaient bien avant que l’homme ne se les approprie, pour le profit, plaisir éphémère d’une génération qui se soucie guère de ce qu’elle laissera à ses propres enfants.

Plus voir ces paysages, autrement qu’immortalisés par l’artiste, véritable poumon de notre civilisation pollueuse.

Plus voir qu’en morcellant, détruisant, par le feu, le béton, le bitume et l’acier, c’est notre vie qu’on appauvrie.

Ce grand mouvement populaire doit être entendu par les politiques, car s’ils n’écoutent pas la voix du peuple, ils porteront à eux seuls le poids des erreurs commises. Que nos propositions ne soient pas seulement un grand coup médiatique, il est temps de revenir à la raison.

Ibis
2/10/2007
Soutien à la proposition de la commission biodiversité

Je soutiens à 100% la proposition de la Commission Biodiversité du Grenelle de l’Environnement, qui a conclu dans son rapport (cf http://www.legrenelle-environnement.fr/grenelle-environnement/IMG/pdf/Rapport_Groupe_2.pdf ) à la page 137 : “ Faire de la méditerranée et de ses pourtours une zone exemplaire de projets phares et de coopération régionales et internationales. Description de la proposition Stopper le projet de LGV dans la plaine des Maures pour une autre solution ferroviaire La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est la région la plus riche en Biodiversité du territoire Métropolitain...................Le projet de ligne à grande vitesse qui vise à traverser la plaine des Maures (joyau écologique et dernier habitat de la tortue d’Hermann au sein même de l’aire méditerranéenne française) doit être abandonné au profit d’autres alternatives de desserte de Toulon par la voie ferrée.”

En effet, la valeur écologique de la Plaine des Maures, sanctuaire de la Tortue d’Hermann, est universellement reconnue (Zone de Protection Spéciale Natura 2000, ZNIEFF, future Réserve Naturelle Nationale, Site d’Intérêt Communautaire Natura 2000, seul Projet d’Intérêt Général du Ministère de l’Environnement ayant pour vocation la protection d’une espèce : la Tortue d’Hermann).

Les écologistes sont favorables à des solutions alternatives à la LGV, Réseau Ferré de France fait durer le suspense entre les alternatives, mais il n’est de secret pour personne que le « Tracé des Métropoles » sera privilégié afin de relier Marseille, Toulon et Nice.

Réseau Ferré de France a, en effet, avoué à la Commission d’Enquête Publique relative au projet de Réserve Naturelle, que la LGV PACA passerait presque inéluctablement par la Plaine des Maures (cf pages 34, 35, 470 et suivantes du Rapport de la Commission d’Enquête : >>> http://www.var.pref.gouv.fr/plaine%20des%20maures/default.htm ).

Or, ce « tracé des Métropoles » traverse dans toutes ses variantes la Plaine des Maures, et tous les experts s’accordent à dire qu’il est le plus coûteux pour le contribuable, le moins rapide et le plus nuisible à l’environnement.

Aussi, la proposition engagée de la Commission Biodiversité est particulièrement bien venue.

molumolu
2/10/2007
La plaine des Maures dévastée !

En tant que contribuable d’une part, et habitant de la plaine d’autre part, il me semble que Réseau Ferré de France a fait le choix de sursoir à sa décision sachant qu’elle risque fort d’etre très mal venue si le tracé passe effectivement par la plaine des Maures.

Non seulement La biodiversité serait mise à mal, mais en plus, par le gigantisme de certains travaux, c’est l’avenir hydrologique de cette région qui serait mis en jeu.

Il serait bon que l’avis des géologues et hydrologues soit lu très attentivement afin d’éviter une erreur qui serait irréparable .

Concernant la biodiversité, La plaine des Maures est le dernier site Français ou l’on voit encore à l’état sauvage la tortue de Herman. Il y a moins d’un siècle, elle était présente sur toute la cote méditéranéenne de l’Italie à l’Espagne ! !

Il est indispensable pour ces seuls faits de modifier en profondeur le projet de Réseau Ferré de France .

Anonyme
2/10/2007
Protéger la tortue d’Hermann avant tout
La Plaine des Maures doit rester un espace entièrement protégé et dédié à la Tortue d’Hermann. Il s’agit d’une de nos déjà rares espèces de tortues terrestres bien françaises qui est malheureusement déjà menacée d’être décimée en partie par les incendies, volontaires ou non......
olivier Lesage
2/10/2007
Le plus gros scandale du 21 ième siècle
Après le siècle des lumières et d’autres très productifs, voici venu le siècle des "arnaques" et de la destruction massive de notre environnement. Comment peut t’on défendre un projet de LGV PACA qui serait ce qui se fait de pire en termes d’inutilité, de nuisances et de coût. Pour ceux et celles qui veulent un avenir, vous pouvez voir le site http:\\stoptgvcoudon.free.fr, tout y est, de la destruction des zones classées ZNIEFF, plaines de maures, Coudon ... Il est grand temps aujourd’hui de reprendre en main ce projet et le grenelle de l’environnment ne sera productif que si effectivement on demande de "revoir la copie" de cette LGV PACA par les métropoles. Affaire à suivre.
Foulon
2/10/2007
Message à la commission Biodiversité

J’approuve la proposition de la commission biodiversité du Grenelle de l’environnement, qui veut stopper le projet LGV ( pages 137-138) et veut faire du pourtours méditérrannéen une zone exemplaire

Les travaux pharaoniques pourraient destabiliser les sols et sous-sols, détourner les ressources hydrologiques souterraines et nous modifier la climatologie régionnale ( les vents et les micro-climats)

J’espère que les décideurs, tiendront compte de nos avis

Dr Errol VELA
2/10/2007
La plaine des Maures n’est pas un passage obligé

La plaine des Maures est un des points chauds de biodiversité de la région PACA, ellle même point chaud régional reconnu à l’échelle du bassin méditerranéen, lui même un des 25 points chauds mondiaux !

Elle n’est pas très grande en surface, donc il n’est pas très difficile de la contourner et de passer ailleurs, si on le veut vraiment !

En Algérie, récemment (été 2007), les citoyens ont réussi par le biais de pétitions à repousser un projet d’autoroute à travers le parc national dEl Kala, réserve mondiale de biosphère, pour favoriser une recherche de solutions alternatives (ce qui est la moindre des choses en réalité...).

En France aussi, on doit pouvoir y arriver !

Naturellement votre,

Errol VELA, docteur en écologie méditerranéenne, expert-conseil en environnement naturel, enseignant-chercheur en botanique et écologie.

Krumpet
3/10/2007
Sauvons la tortue d’hermann et son habitat.

Il apparait indispensable de renoncer à ce tracé des métropoles ! La protection des espèces présentes et de l’environnement est le premier argument mais il semble que de toute façon le projet ait bien d’autres failles (coût/ rapidité...)

Persister à envisager la LGV signerait l’achêvement de la bêtise humaine : détruire son environnement au profit de quelques conforts. Impardonnable.

L.

MOULIN
5/10/2007
Plaine des maures : TGV PACA

Je suis entièrement favorable à la proposition de la commission Biodiversité du Grenelle de l’Environnement : "Faire de la méditerranée et de ses pourtours une zone exemplaire de projets phares et de coopération régionales et internationales. Description de la proposition : Stopper le projet de LGV dans la plaine des Maures pour une autre solution ferroviaire. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est la région la plus riche en Biodiversité du teritoire Métropolitain..........Le projet de ligne à grande vitesse qui vise à traverser la plaine des Maures (joyau écologique et dernier habitat de la tortue d’Hermann au sein même de l’aire méditerranéenne française) doit être abandonné au profit d’autres alternatives de desserte de Toulon par la voie ferrée."

La richesse écologique de la Plaine des Maures à été reconnue de nombreuses fois. (Zone de Protection Spéciale Natura 2000, ZNIEFF, et dernièrement lors de l’enquête publique pour le classement de ce site en Réserve Naturelle Nationnale).

La réalisation d’une ligne à grande vitesse dans la région Provence Alpes Côte-d’Azur aurait des conséquences catastrophiques sur la biodiversité de ce site, mais aussi sur une grande partie du département du Var, qui est "le poumon vert" de cette région. En effet, il est reconnu que chaque réalisation de ligne à grande vitesse induit une trés forte augmentation de l’urbanisation dans un rayon de plusieurs kilomètres autour des gares.

Le département du Var connaît déja de grosses difficultés pour la gestion des ordures ménagères, (voir décharge du Balançan, qui empiète sur la Plaine des Maures). Les réserves en eau commencent à diminuer de façon inquiétante. Une augmentation considérable de l’urbanisation qu’engendrerait une ligne à grande vitesse, créerait une catastrophe écologique pour ce département, mais aussi pour la région Provence Alpes Côte-d’Azur.

C’est pourquoi j’estime que la proposition faite par la Commission Biodiversité est la plus adaptée par rapport aux besoins de transports en communs et aux richesses écologiques de la région Provence Alpes Côte-d’Azur.

Chris
5/10/2007
Préservons la biodiversité de notre belle provence
Je suis à 100% contre le projet de la lgv provence car elle a comme seuls buts : bétonner des sites ou la biodiversité s’exprime à plein et enrichir les spéculateurs de tous poils. Nous devons prendre garde à ne pas abimer encore plus notre terre afin de laisser à nos enfants un territoire fertile ou il fera encore bon vivre dans quelques décennies. C’est demain et nous devons faire attention dès maintenant. Il n’y a pas que les tortues Herman à prtotéger car cette zone Natura 2000 est riche de nombreuses espèces qui risquent de disparaitre à tout jamais.
EPSILON
8/10/2007
PLAINE DES MAURES ET TGV
Nous sommes nombreux à partager le point de vue de la Commission Biodiversité vis à vis de la nécessité d’interrompre le projet de LGV dans la plaine des Maures pour les raisons évoquées par la commission mais pas seulement. En effet, ce tracé induit également en amont la traversée de plusieurs sites remarquables dont la montagne du COUDON qui à l’instar de la plaine des Maures est aussi en cours de classement. Outre les graves atteintes à l’environnement , ce projet amène à s’interroger sur l’utilité et la crédibilité des procédures de classement pourtant trés longues, trés sérieuses et argumentées d’autant plus que dans le cas présent d’autres solutions existent, plus rationnelles, bien moins couteûses et traumatisantes pour la nature. A noter enfin que ce choix de tracé ne favoriserait que TOULON ( déjà déservi par le TGV et par l’avion) au détriment du Haut et Moyen Var qui pourtant sont désignés dans les études comme les secteurs devant connaître la plus forte croissance démographique dans les années à venir (bonjour l’aménagement du territoire !). Si l’Etat se veut exemplaire, qu’il le prouve en ne laissant pas les grands groupes de travaux publics peser sur des décisions lourdes de conséquences pour notre environnement futur.
Jérôme
12/10/2007
Plaine des maures et LGV PACA : la raison doit l’emporter.

Nul n’ignore aujourd’hui l’importance de la Biodiversité et combien elle est menacée.Sa protection s’inscrit désormais comme l’un des enjeux prioritaires de toute société désireuse de sauvegarder son patrimoine génétique environnemental.

La plaine des maures, récemment classée en réserve naturelle, abrite une richesse écologique exceptionnelle faisant l’objet de très nombreuses mesures de protection nationales et européennes. Elle constitue en outre l’un des derniers refuges de la tortue d’Hermann dont la survie de l’espèce nécessite une vigilance extrême. La fragilité de ce biotope ne saurait supporter l’intrusion d’une telle infrastructure ferroviaire et les conséquences seraient désastreuses et irréversibles avant même sa mise en service : mouvements de terre, charrois d’engins, tirs de mines et pollutions de toutes natures, l’existence d’un tel chantier au cœur de cette zone n’est pas imaginable.

En contrepartie la région est totalement sinistrée en terme de liaisons ferroviaires de proximité qui sont les seules offres de transports désirées par les habitants.Cette carence entraine une pollution automobile croissante et des inconvénients de circulation récurants et préjudiciables, notamment pour la population salariée. La LGV ne résoudrait aucunement ce problème bien au contraire,et celle-ci serait cause de destructions environnementales majeures et d’atteintes graves sur la Biodiversité.

Nous soutenons la proposition de la commission Biodiversité sur la création d’un projet phare et l’abandon de la LGV au profit d’une alternative de transport ferroviaire de proximité qui seule pourrait répondre aux critères du développement durable.

dd
12/10/2007
Plaine des Maures
Je suis d’accord avec la proposition du Grenelle sur la plaine des Maures et je trouve navrant que RFF privilégie sans le dire, le tracé des Métropoles ! ! ! ! ! dd
Gonfaron Nature et...
14/10/2007
Stop aux atteintes du milieu naturel de la plaine des Maures

Le couloir permien qui longe le Massif des Maures et emprunte la Plaine des Maures constitue une zone naturelle de premier plan faisant l’objet de nombreuses mesures de protections(P.I.G.,Z.IC.O.,Z.N.I.E.F.F.,Natura2OOO,arêtés de biotopes...).Or ce secteur géographique croule déjà sous des atteintes de son milieu naturel(décharge de déchets résiduels du Balançan qui existe depuis plus de 30 ans et qui accueille les ordures de 93 communes du Var : plus de 6 millions de tonnes de déchets accumulés aujourd’hui illégalement dans la plaine des Maures (dans la surface de la future réserve naturelle), les autoroutes A57 et A8, les routes D97 et ND7,la voie ferrée ,l’expansion sans fin des constructions de logements à l’origine du mitage de tout le secteur, des rivières polluées parce que les sations d’épuration et bassins de lagunage gonfaronnais sont saturés et non performants, un couloir aérien très fréquenté, des projets qui n’en finissent plus de ressurgir sans aucune considération de l’environnement(golfs, village des marques...). Bref cela devient insupportable, alors que partout on met l’accent sur la préservation de l’environnement et de sa biodiversité .

Nos associations et de nombreux citoyens des communes environnantes de la plaine des Maures se sont prononcés contre le projet de la L.G.V. en P.A.C.A,et ont participé aux très nombreuses réunions et groupes de travail du projet. Nous le répétons ,cette ligne L.G.V. n’est pas justifiée et porterait atteinte à l’ensemble du territoire . Nous demandons l’amélioration de tout le réseau ferroviaire existant avec des dessertes opérationnelles. Nous sommes au plus haut point conscients de l’urgence de raisonner pour l’avenir de notre territoire en terme de protection de la nature ,pour le développement à long terme de tout le sud de la France et ailleurs.

indhlovu
1er/10/2007
biodiversité locale certes mais trop insuffisant
Tout cela me semble manquer d’ambition, certes il y a des propositions d’initiatives locales (dans le sens local de la France ou de l’OM) ; cependant alors que vous parlez aussi de quotas d’immigrations et que nous n’entendons pas parler de codéveloppement, je m’étonne (encore) de voir le manque de lien. je suis responsable d’une ONG pour le Zimbabwe (pays exsangue) dont la population n’a guère d’autres ressources que le braconnage d’espèces parfois sur la liste rouge de l’UICN ou bien l’aide de chasseurs friqués en provenance des US ou des ex colonies UK. Sans vouloir tout mélanger il est évident qu’il y a un lien et qu’il faudrait donner des moyens aux pays qui ont encore une grande biodiversité de la conserver et de se développer au moins pour avoir de quoi survivre : éducation, fermes à spiruline, .... La France, donneuse de leçons comme à Joburg (la maison brûle) pourrait refaire un siècle de lumière celui qui a inspiré de nombreux pays et donné naissance aux droits de l’homme mais notre individualisme nous le permet il ? sommes nous capable de se mobiliser et de montrer l’exemple dans les faits ? rien n’est moins sur, pourtant je veux encore croire à cette possibilité, à la force que représente un peuple et ses intellectuels, y arriverons nous ? vous y croyez ?
ocean
1er/10/2007
Bio-carburants et destruction de la bio-diversité

Bonjour,

je viens d’écouter l’émission "terre à terre" sur France culture, le samedi 29 septembre.

Le thème traitait de la catastrophe écologique et de la destruction de la bio-diversité qu’entraîne la frénésie pour les bio-carburants. De puissants lobbies sont à l’oeuvre dans les pays occidentaux pour ne pas mettre en lumière dans les médias ces catastrophes, sauf de très rares opportunités comme cette émission de France culture, il est vrai entre 7h et 8H du matin le samedi, sur une radio certes extrèmement intéressante mais tout de même loin d’être la plus populaire...

Selon l’invité de l’émission très bien renseigné, il en a déjà coûté des millions d’hectares de destruction de milieux naturels et de forêts primaires à l’éco-système complexe, en Amérique du Sud, en Indonésie et maintenant en Afrique, en Inde et en Chine et le rythme de destruction s’accélère.

Sont plantés sans vergogne et sans aucun respect pour le devenir de la planète et la bio-diversité des millions d’hectares de canne à sucre, de soja transgénique et même, c’est effarant ( ! ! !) d’arbres transgéniques mous (il n’y a plus de lignine), tout ça pour alimenter la sacro-sainte voiture de l’occidental.

Ceci s’accompagne d’une véritable exploitation à grande échelle de nombreuses personnes, qui équivaut quasiment à de l’esclavagisme pur et simple.

Il y a aussi destruction finale, au fusil, en Indonésie, des derniers orang-outans, leur habitat étant systématiquement détruit pour l’implantation de ces cultures destinées aux "bio-carburants".

Il y a aussi en Chine des millions de personnes victimes de l’extension de ces cultures.

Enfin, ces cultures se substituent à des cultures vivrières, ce qui va causer une aggravation du problème de la faim dans le monde.

Enfin, ceci contribue aussi à renforcer l’effet de serre.

Pourquoi le gouvernement français participe-t-il à la désinformation (ou plutôt à la non-information) et ne lutte pas contre ce fléau des bio-carburants, qui détruit irréversiblement la planète dans des proportions encore insoupçonnées aujourd’hui mais qui montreront leurs effets d’ici peu de temps ?

Pour moi, c’est une question rhétorique car je me doute bien que les réponses (s’il y en a...) seront soit "politiquement correctes", sans véritable réponse dignes de ce nom, soit non objectives.

Enfin, l’espoir fait vivre et on ne sait jamais...

Mais je crois qu’il ne faut pas se bercer d’illusions. La situation est de pire en pire chaque jour. Le court-termisme et l’enrichissement et le pouvoir personnel guident ce monde, sans souci de toutes les conséquences irrémédiablement destructrices que cela engendre.

Thomas
10/10/2007
Cela se passe aussi en Guyane !

Salut,

Cela aussi se prépare dans ton pays puisque en Guyane française, un projet existe de plantation de biocarburant (pour l’instant canne à sucre) sur les dernières savanes intacts de Guyane dans la région d’Iracoubo et de Sinnamary. Après cela tu pourras rayer de la liste des espèces françaises les plantes et les oiseaux endémiques à ce type de milieu !

On n’arrête pas le progrès ! ! ! !

Cordialement

Thomas

ocean
10/10/2007
toujours la même chose

Merci pour la précision, Thomas. il y a complet black-out d’informations sur beaucoup de sujets. Je me demande pourquoi nous écrivons ici d’ailleurs ? ? On va dire que c’est démocratique (Cause toujours) puisque nous pouvons nous "exprimer" mais qu’est-ce qui va changer ? ?

Quand c’est loin de la métropole, le gouvernement fait ce qu’il veut (pesticide hyper-dangereux interdit depuis 1990 en métropole et toujours utilisé dans les Antilles..., essais atomiques au Sahara et en Polynésie, et ce que tu viens de citer à propos de la Guyane).

Pas fier d’être français, pas fier du tout... Mais ce n’est pas mieux dans les autres pays.

Colibri
1er/10/2007
Utiliser vraiment les outils existant, cela fera déjà beaucoup !

Pour parvenir à nos objectifs communs de sauvegarde de la biodiversité, il est urgent d’utiliser pleinement les outils existants (Arrêtés de biotope, Réserves naturelles, NATURA 2000, etc...) sans qu’il soit nécessaire d’en créer de nouveaux. Les trames vertes peuvent être des arrêtés de biotope ou des réserves naturelels régionales le cas échéant. Pour cela, il faut doper les moyens humains dans les services de l’Etat déconcentrés (peut-être créer enfin des DDEN - Directions départementales de l’Environnement), former des magistrats spécialisés dans les questions environnementales et surtout, créer un corps de police de la nature regroupant les gardes de l’ONF, de l’ONCFS, du CSP et les agents visant au respect de la police de l’eau. Une exception peut-être à la règle pour la biodiversité urbaine ou péri-urbaine qui doit être inventoriée dans le cadre de ZNIEFF urbaines pour des espèces sensibles telles que les martinets et hirondelles et certains mammifères ou reptiles (geckos notamment) ou pour les arbres remarquables qui doivent pouvoir bénéficier d’une protection claire dans les PLU.

Pour le reste, il faudra que ces services déconcentrés de l’Etat fixent aux collectivités locales des objectifs chiffrés avec obligation de résultat et qu’il y est une conditionnalité claire des aides financières vis à vis de la biodiversité.

Enfin, les inventaires départementaux des zones humides doivent être opposables dans l’ensemble des documents d’urbanisme.

Pas besoin donc d’une révolution législative ou réglementaire, juste besoin de moyens financiers et surtout, d’une volonté politique très affirmée ! Voilà ce que l’on attent concrètement du Grenelle de l’Environnement !

Damien V.
1er/10/2007
tout à fait d’accord !

Déjà pour commencer, donnons de vrais budgets aux structures existantes, faisons appliquer les lois et les réglementations, avant de voter de nouvelles lois !

Après seulement, il sera crédible, et utile, d’aller plus loin !

Pierre-Jean DELAHO...
1er/10/2007
La question du sens est indissociable de la question du paysage

Le jour du lancement du “Grenelle” à l’Elysée, Edgar MORIN, membre d’honneur de Paysages de France, l’avait rappelé : la cohérence de la démarche nécessite que la question du sens ne soit pas éludée.

Or le paysage est, par excellence, l’interface entre la culture et la nature, la traduction des choix de civilisation sur le visage de la planète.

Les traumatismes quotidiennement infligés au paysage sont, pour une société humaine, le signe évident (au sens étymologique du terme) d’un échec. Réconcilier l’homme avec son environnement ne peut se faire sans aborder la question du paysage !

Bâtir un projet de société tout en faisant abstraction du paysage, c’est assurément faire preuve d’aveuglement. Quiconque ouvre vraiment les yeux a vite fait de comprendre quel est l’enjeu : il voit le béton qui, quotidiennement, gagne sur la nature, il voit l’ étendue du désastre causé par l’ agriculture intensive, il voit ces bric-à-brac de bac acier en rangs serrés le long des chemins de son paysage quotidien. Il subit les coups de poing atroces des panneaux publicitaires et des enseignes géantes, signes aberrants d’un développement dévoyé, il voit les métastases d’un mal qui progresse chaque jour... Quant à celui qui écoute, il entend, sur ses chemins de traverse, les rugissements lancinants des hordes mécaniques jusque sur les crêtes des montagnes.

L’un des enjeux majeurs, aujourd’hui, est donc bien la question du paysage. C’est sur ce terrain que se mène notamment le véritable combat pour une autre culture, pour un autre rapport au monde.

Le Grenelle de l’environnement ne peut éluder la question du paysage.

Pierre-Jean Delahousse Président Paysages de France Association agréée au plan national au titre du Code de l’environnement Agréée par le ministère de la Justice au titre de l’article 54, 1° de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 contact@paysagesdefrance.org - www.paysagesdefrance.org

Blain
5/10/2007
et le respect du au paysage ?
Actuellement, on devrait parler plutôt d’irrespect pour le paysage ! Que constatons nous ? De Lille à Nice, de Brest à Strasbourg, autour de chaque ville, de chaque bourg, le long de chaque route : Les mêmes hangars en tôle hideux, les mêmes commerces aux enseignes tapageuses, les mêmes supermarchés accompagnés de leurs publicités racoleuses, un délire de couleur et de formes indigne des paysages et des spécificités régionales. Le tout sans plan d’urbanisme, avec une absence totale d’étude du volet paysagé des permis de construire. Tandis que les centres historiques des villes sont l’objet de toutes les attentions, de réhabilitations soignées et respectueuses du vécu local, les entrées de villes sont laissées à cette lèpre visuelle qui provoque des haut le coeur chez nos voisins européens lorsque qu’ils traversent ces espaces qui ne sont ni la ville, ni la campagne. Ces espaces déstructurés n’ont jamais bénéficié d’aucune étude paysagère. Messieurs les architectes, les urbanistes, les paysagistes ; sortez des centre villes, et exercez vos compétences aux entrées de villes. Le Philosophe Michel Serre a utilisé l’expression "coup de poing atroce" à la vue de certaines publicités qui dénaturent les paysages. Il s’agit donc d’une pollution visuelle autant qu’intelectuelle, et cette pollution doit succiter elle aussi de courageuses mesures réparatrices. Oui, le paysage est le grand absent de ce débat. Au fait, le 8 février 2007, s’était tenu à Paris "les assises nationales du paysage" quelles en ont été les conclusions ? seront-elles prises en compte dans ce "grenelle de l’environnement" ?
jeanne
5/10/2007
Uniformisation/invasion de notre environnement visuel

Qui a regardé autour de soi et cherché les lieux qui se sont améliorés visuellement dans les dix ou vingt ans dernier ?

Hélas, toutes nos ville se retrouvent maintenant ceinturées de zones artisanales et commerciales hideuses (sans desserte par les transports publics...)., envahies de panneaux publicitaires immenses, de rond-points à répétition. La grande distribution s’y étale de manière systématique avec des parkings géants, des enseignes formattées et assommantes.

Notre environnement urbain et en approche de ville semble dédié à servir de support publicitaire et commercial. Invitations partout et permanentes à être/chercher ailleurs que là où l’on est ! Sollicitations permanentes à lire, plutôt qu’à voir !

C’est une autre forme pernicieuse d’atteinte à la biodiversité avec une uniformisation de notre espace.

A part quelques endroits désignés comme faisant partie du patrimoine, on brade : trop modeste et dérisoire de conserver quelques kms sans panneaux ? de demander la réhabilitation des hangars délaissés ? de plutôt se fondre dans le paysage que de l’engloutir ?

alro974
1er/10/2007
biodiversité
Encourager et permettre les échanges et la commercialisation des semences des plantes anciennes ; ceci dans le but de stopper cette « monoculture alimentaire » vers laquelle nous allons à grands pas et néfaste à plusieurs titres : disparition des textures et goûts differents, fragilité aux maladies (uniformisation du matériel génétique) de ces monocultures. Modifier cette directive ou loi qui veut que les graines de ces plantes millénaires aient besoin d’une certification dont les règles obéissent à des arguments sanitaires fallacieux destinés à protéger les intérêts de multinationales agro-alimentaire
Iphise
1er/10/2007
PRESERVONS LES ARBRES DE NOS VILLES
Arrachage de haies dans un parking boisé "privé" d’entreprises installées dans une ZAC, au prétexte que les branches rayent les voitures, arrachage d’un noyer centenaire dans un jardin "privé" au prétexte qu’il donne mal à tête.... Il faudrait envisager que ces actes gratuits et destructeurs de notre nature en ville, fassent l’objet d’un permis en mairie au même titre qu’une construction ou un ravalement.
kajol
2/10/2007
certains textes existent déjà

bonjour, tout à fait d’accord ! !avec toi, en principe il y a prescription en ville pour un arbre de plus de 30 ans, même si dans lez faits il est