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Connaître et faire connaître la biodiversité
Message écrit le 28/09/2007 par Groupe 2 du Grenelle de l’environnement

1. Le Système d’Information sur la Nature et les Paysages devient un observatoire de la biodiversité, doté des moyens adéquats, produisant des indicateurs, des cartes, des données, des bilans nationaux, partagés à toutes les échelles, et restitués de façon pédagogique aux élus, aux entreprises, aux gestionnaires, aux citoyens.

2. Dans le prolongement de l’Institut Français de la Biodiversité et du Bureau des Ressources Génétiques, une fondation de coopération scientifique est créée, en doublant leurs moyens, afin de renforcer la collaboration entre les établissements publics de recherche, en associant les collectivités territoriales, les entreprises, les associations et faisant de la pluridisciplinarité et de la transparence ses axes fondateurs.

3. Les sciences de l’écologie et leur enseignement doivent impérativement être développés du primaire au supérieur, y compris dans l’enseignement agricole et maritime ; et il convient de former des experts en ingénierie écologique, afin d’alimenter à la fois une expertise indépendante de qualité, et des opérateurs compétents.

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Les réponses à ce message (73) Classer par sujet, inverse Classer par sujet
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semetz
14/10/2007
biodiversité : un observatoire national
Il faut créer un observatoire national de la biodiversité, chargé d’établir la liste des espèces menacées et de mettre en place des programmes de préservation des espèces. Le relais serait mis en place dans les régions à travers les parcs régionaux, les offices des forêts. Les structures existent,il manque la volonté et les moyens financiers.
semetz
14/10/2007
biodiversité : former dès l’école primaire
La biodiversité doit être enseignée à l’école et dès le plus jeune âge.Pour cela il est essentiel de former nos professeurs d’école. Pourquoi ne pas enseigner à nos enfants au travers des sorties, visites de parcs naturels, rencontre avec des professionnels,le rôle de chaque espèces vivantes dans la chaîne de vie. La biodiversité doit être au coeur de l’enseignement scolaire, du primaire au secondaire.
Anonyme
14/10/2007
enseigenement de l’écologie
l’écologie est une discipline enseignée dans les lycées agricoles depuis le début des années 1970. Les agriculteurs sont les pionniers et connaissent bien l’interet des luttes intégrées, des necessites d’assolement, des contraintes de l’agronomie. La représentation que la société fait d’eux n’est pas excate. Ils sont très responsables de leuss comportements.
BTS animation natu...
14/10/2007
éduquer, toujours éduquer

L’éducation à l’environnement est à la base de la protection de la biodiversité , la transparence et l’information sont essentiels.

Agir pour sauver la biodiversité planétaire, au-delà de nos frontières : Quelle belle phrase ! ! ! ! Mais rien concrètement. Volet biodiversité : dans quel contexte ?

  renforcer la biodiversité dans les collectivités d’outre mer : idem ? ? ? ! ! ! ! !

antoine37
13/10/2007
Informer ou former ?

Pourquoi se borner à créer des experts et à faire des rapports alors que c’est à l’école que l’on devrait commencer à acquérir les connaissances élémentaire sur la bio-diversité.

Pour exemple la société de chasse de ma commune invite chaque année plusieurs classe à une journée de découverte de la nature axée sur la préservation des espèces.

Alors pourquoi ne pas impliquer ceux qui vivent la biodiversité au quotidien (comme ces chasseurs) dans l’éducation des futur citoyens ?

Pierre-Yves Bureau
12/10/2007
Connaître, aimer, protéger
Qu’est-ce que la biodiversité, si ce n’est un trésor collectif à préserver, une richesse en apparence innombrable de variétés, d’espèces végétales et animales ? A titre d’exemple, il existe plus de 500 espèces de rainettes dans le monde qui se répartissent sur tous les continents à l’exception de l’Antarctique. Le 22 mai de chaque année, se tient la journée mondiale de la biodiversité. Un enjeu planétaire qui ne concerne pas que les amoureux de la nature. L’enjeu de l’alimentation de tous les habitants de notre planète passe ainsi par la préservation de la plus grande biodiversité marine qui soit. En effet, pour plus d’une personne sur deux dans le monde, l’océan représente la première source d’alimentation. Or 70% des espèces commerciales de poissons sont déjà pêchées au-delà de leur capacité de reproduction. En l’espace de 50 ans, 90% des gros poissons de la planète ont disparu. Des espèces de poissons comme le thon rouge sont menacées de disparition. Pour protéger, il faut aimer. Pour aimer, il faut connaître. Je propose que chaque année à l’occasion de la journée mondiale de la biodiversité, chaque entreprise ou administration soit contrainte de consacrer au minimum une heure de la journée de travail du 22 mai (ou d’une journée proche du 22 mai si ce jour tombe pendant un week-end) de chaque salarié à une action de son choix de sensibilisation aux enjeux de la biodiversité. Projection d’un film de Yann Arthus-Bertrand ou d’Al Gore aux salariés d’une PME, conférence-débat animée par un fonctionnaire du MEDAD aux salariés d’une multinationale ou don d’un livre sur les enjeux de la biodiversité à des fonctionnaires d’une collectivité territoriale, les exemples peuvent être multiples.
babar
12/10/2007
Education

Il me paraîtrait utile que le film "Une vérité qui dérange" d’Al GOre fasse partie du programme scolaire.

Par ailleurs, il faudrait organiser plus de journées "nature" en extérieur permettant ainsi de sensibiliser les "urbains" à la richesse fabuleuse de la faune et de la flore.

Scoff49
12/10/2007
Commençons dans nos jardins

J’ai eu l’occasion d’animer cette année une formation sur la lutte biologique à des producteurs maraîchers bio, avec un intervenant entomologiste. Les maraîchers bio et moi même qui ai pourtant fait des études agricoles longues étions ravis de pouvoir découvrir les cycles biologiques des insectes ravageurs et des insectes auxiliaires (prédateurs de ces ravageurs), de savoir comment observer, les repérer, de savoir comment réagir de façon simple et pas forcément coûteuse (comme laisser des plantes hôtes aux ravageurs pour maintenir la population d’auxiliaires). On a appris à quel point le monde des insectes est partout (il a horreur du vide) et que de sa diversité dépend son équilibre. Loin de l’idée qui nous était désagréable de vouloir supprimer une espèce indésirable, on a compris qu’on pouvait jouer avec le vivant, pour cela il suffit d’en connaître les règles. A noter que l’intervenant était étonné de voir une réelle bio-diversité au sein des serres des exploitations bio que nous avons visitées. Lui était habitué à la pauvreté des cultures sous abris chimiquement traités, celles qui paradoxalement ont permis de lancer la lutte biologique dite "intégrée". De fait, les bio ont généralement moins de problèmes invasifs avec les ravageurs.

Par ce témoignage, je veux souligner à quel point l’immense majorité des gens (même les premiers intéressés) ne connaissent pas ou mal ce monde des insectes et autres artropodes, mullusques... Il s’y passe pourtant des choses aussi passionnantes que les histoires de loups, ours, aigles et autres gloires de nos parcs naturels. Ce monde du microcosmos est en outre indispensable au mentient de la vie, étant fortement impliqué dans les phénomènes de pollinisation des fleurs, de décomposition de la matière organique, constituant des liens privilégiés et indispensables avec le monde végétal dont il est en pgrande parti garant de sa ... diversité. Ainsi, l’observation et la connaissance de ce petit monde constituent en elles-mêmes une sensibilisation forte à la nécessité de la biodiversité.

Si beaucoup d’études restent à mener par le milieu scientifique en lien avec acteurs du patrimoine (agriculteurs, paysagistes,...), s’il est également utile de réaliser un observatoire de la biodivesrité pour savoir où agir en priorité, il convient à mon avis de renforcer le 3ème point qui conciste à former, en priorité les producteurs et les élèves des écoles d’agriculture. Il faut pour cela user de moyens pédagogiques appropriés de façon à ne pas décourager l’avancé dans ce domaine immense. Pour faire des émules, rien de tel que l’observation et l’application directe dans nos jardins... !

jeannot
12/10/2007
Oui et encore ? !
Ok, mais sur le point 3, il faut ajouter qu’il faut former des naturalistes de terrain, des experts en classification et reconnaissance du vivant. Ces disciplines se perdent et sont essentielles, elles sont à la base de l’écologie. Connaître les espèces, connaître leur biologie et leur milieux, connaître leurs interactions. Des moyens pour ces formations, des moyens pour ces recherche fondamentales, des moyens pour les Muséum d’histoire naturelle et les associations agrées comme les conservatoires botaniques.
marie
14/10/2007
Formation BTS GPN

A part ceux qui y enseignent, et les étudiants qui ont suivi cette formation, qui connaît le BTS Gestion et Protection de la Nature, option Gestion des Espaces Naturels ? ? ?

C’est ce type de formation pratique, que l’on souhaiterait encore plus de terrain, très transversale (lien histoire, socio-éco, écologie, gestion)qu’il faut promouvoir.... On a besoin de gens de terrain, efficaces en reconnaissance végétale et animale,aptes à réaliser un diagnostic et comprenant qu’il est nécessaire de concilier écologie-aménagement des milieux naturels et approches des différents acteurs

Ne pas créer d’autres BTS GPN, ne pas casser ceux qui existent déjà (en réforme à l’heure actuelle) et donner aux associations et aux institutions les moyens d’embaucher ces centaines de jeunes.

Face à l’emploi, la réponse est souvent la même : on a besoin de gens comme vous, mais on n’a pas les moyens... Donnons nous les moyens ! !

association les ap...
12/10/2007
Education à l’environnement
La préservation de l’environnement ne peut pas se passer de l’éducation à l’environnement. Le travail de fourmis que réalise plein d’associations auprès de toute sorte de publics et notamment des enfants se doit d’être reconnu, encouragé et soutenu par le gouvernement si ce dernier a un réel soucis de protection de l’environnement sur du long terme. Par une compréhension plus globale de notre environnement, la prise de conscience de sa valeur devient possible et l’apprentissage de gestes au quotidien prend tout son sens. Voilà ce pourquoi nous oeuvrons dans notre travail qui malheureusement reste bien trop précaire, mais dont nous espérons la prise en compte dans le Grenelle.
GuillaumeC49
12/10/2007
Aspects socio économiques
• Observatoire de la biodiversité : Cet observatoire ne doit pas seulement s’intéresser aux données espèces et habitats mais aussi aux aspects socio-économiques. Il devrait être organisé sur une base régionale
cd
12/10/2007
biodiversité et élevage
Après avoir lu quelques avis sur ce forum, je constate qu’il est question de bio-diversité de la faune sauvage. Cela est un vaste sujet et je suis la première à être favorable à une sauvegarde des espaces naturels offrant une bio-diversité exceptionnelle sur le plan de la faune et de la flore.Il est grand temps que nous cessions de détruire des espèces sous prétexte de leur "inutilité". Chaque espèce a son rôle à jouer et c’est ce qui rend la Nature si belle et si riche. Cependant, à côté de cette bio-diversité naturelle, il en existe également une autre qui est celle que des éleveurs amateurs et passionnés ont réussi, contre vents et marées, à maintenir et à transmettre de génération en génération. Les éleveurs amateurs d’animaux de basse-cour ont entre leurs mains et sous leurs yeux attentifs et vigilants une richesse génétique aussi variée que diverse. Toute cette variété de poules, de lapins et de pigeons a pu être transmise en même temps que le savoir-faire.Il s’agit aujourd’hui de défendre une bio-diversité génétique mais aussi toute une connaissance très pointue remontant à plusieurs siècles d’élevage. Encourageons ces éleveurs de poules Marans caractérisées par des oeufs très foncés et ayaant des plumes aux pattes au lieu de décider que les poules ne doivent pas avoir de plumes aux pattes. Aidons les éleveurs de lapins qui présentent aux expositions cunicoles des lapins géants comme le géant des Flandres à côté des minuscules lapins nains aux coloris et aux pelages variés. Favorisons la diversité surprenante des pigeons aux formes et aux couleurs multiples. Pour faire découvrir à nos enfants la richesse de la bio-diversité, qu’y a-t-il de mieux que de les emmener visiter une exposition avicole ? J’ai personnellement fait découvrir dans les écoles la naissance de poussins et canetons ; je me souviens encore des cris d’admiration et de joie de tous ces enfants en prise directe avec les merveilles de la vie. Soutenons les éleveurs amateurs d’animaux de basse-cour. Longue vie à la beauté et à la diversité !
Maïté
11/10/2007
Animaleries et jardineries

Tout d’abord bravo aux membres des groupes de travail du Grenelle. Parvenir à s’entendre, entre personnes de bords si différents, en si peu de temps, sur des sujets aussi complexes, est formidable. Les propositions sont loin d’être "creuses", comme certains le laisse entendre ; peut-être insuffisantes, je le concède, mais le Grenelle n’est qu’un point de départ, une impulsion, pas un aboutissement ! Si les syndicats de travailleurs savaient en faire autant, il y aurait surement moins de grèves en répétition... Si l’ensemble des mesures proposées par le Grenelle sont mises en application, ce sera déjà un bon début !

Concernant le thème "connaître et faire connaître la biodiversité" :

J’aimerai attirer l’attention sur l’importance de développer la communication et la formation au niveau des animaleries et des jardineries. Vendre un animal ou une plante exotique n’est pas un acte anodin, il peut être même très dangereux ! Regardons les dégâts qu’ont fait les tortues de Floride par exemple. Un écureuil de compagnie, le tamia, est également en train d’envahir nos forêts avec un impact potentiel sur notre bon vieil écureuil roux. Mais il y en a des centaines d’autres ! Un animal ou une plante exotique, c’est très joli, mais encore faut-il savoir s’en occuper, le garder chez soi, et connaître les conséquences qu’il peut avoir sur l’environnement. Je pense que la commercialisation de toute espèce exotique qui a le potentiel de s’implanter et de se développer dans nos écosystèmes est à interdire au public et à réserver exclusivement aux professionnels (serres expérimentales, parcs animaliers, etc). Je ne pense pas qu’avoir un animal exotique chez soi apprenne à nos enfants la biodiversité, bien au contraire. Les personnels des animaleries et des jardineries devraient au moins pouvoir fournir des recommandations à leur clientèle qui est souvent très amateur : ne lâchez pas votre animal dans la nature, ne laissez pas telle plante monter en graine, etc.

J.Menetrey
11/10/2007
Enseigner l’écologie dès le plus jeune âge.
Il est incontestable que les sciences de l’écologie et leurs enseignements doivent impérativement être développés dès le primaire. En effet les enfants sont très sensibles et réceptifs à ces enseignements. Cependant, mettons en place des personnes spécialisées et compétentes en la matière ! Les prof. des écoles ne peuvent pas avoir une licence de langues étrangères, d’info, d’arts, de bio/écologie... Donnons nous les moyens d’agir.
FNC
11/10/2007
Observatoire de la biodiversité :
Cet observatoire ne doit pas seulement s’intéresser aux données espèces et habitats mais aussi aux aspects socio-économiques. Il devrait être organisé sur une base régionale
Brigitte d’A...
11/10/2007
Biodiversité et pédagogie
L’éducation à l’environnement serait grandement facilitée si l’on pouvait motiver les citoyens sur le long terme ou le global. Mais de nos jours les notions de cycle ne sont plus acquises et les visions globale et historique ne sont pas perçues par le grand public . A cela une explication : c’est la faute à l’enseignement morcelé de la nature dispensé à l’école et au collège et le peu de cas fait à l’observation de la nature en vrai. C’est aussi le problème des universités qui ont un manque cruel au niveau de l’enseignement et de la recherche de filières scientifiques axées sur une approche naturaliste globale et une vraie connaissance de terrain . Ainsi très peu de chercheurs savent mettre un nom sur une plante, un insecte, un oiseau, une roche, un champignon et aujourd’hui seuls les muséums ont encore ce savoir . Mais si rien n’est fait dans les années qui viennent, tout un pan de mémoire va disparaître et qui est pourtant essentiel à la connaissance de la biodiversité et à son état de santé . Par leurs collections, ils sont la mémoire de la nature sur parfois 100 à 200 ans ; par leur spécificité, ils ont des approches transversales dans le temps et dans l’espace ; par leurs chercheurs, ils ont la pratique de terrain. Les solutions : aider les muséums à perpétuer leurs savoirs et surtout les muséums de province qui ont un rôle très important à l’échelle locale et qui vivent généralement très chichement des collectivités territoriales ; pour cela relancer avec l’Etat des cycles d’enseignement et recherche pour les étudiants de l’université (ce devrait être aisé vu que ces établissements sont sous la tutelle du ministère de la Recherche et de l’Education nationale) . Comme le dit Nicolas Hulot « Le sort de l’homme ne peut en aucun cas être distinct du sort des êtres vivants » et si rien n’est fait rapidement dans le domaine de l’enseignement ce seront les grandes entreprises multinationales du secteur agrochimiques et biologiques qui monopoliseront le savoir et donc auront le pouvoir de décider pour la société des choix irrémédiables faits en matière d’environnement et de santé .
Jérome Foujanet
11/10/2007
Aimer et faire aimer la nature

Dans les sociétés traditionnelles qui vivent à l’écart de notre monde moderne, le respect de la nature et de l’environnement est une évidence, une banalité qui ne demande aucune étude, aucune conférence et aucun Grenelle. D’ailleurs, le mot nature n’y trouve souvent pas de traduction pour la simple et bonne raison que l’Homme s’y considère encore comme partie indisociable du "grand tout" que forme cette Nature. Je crois que notre monde moderne en considérant la nature comme extérieur à l’Homme a perdu le lien affectif qui l’unissait avec la Terre. Je crois que le respect commence par l’amour. Je crois que l’on peut etre moderne, développé et aimer la nature, la Terre, comme un ami, un frère ou une mère. (voir le livre : les sociétés traditionnelles au secours des sociétés modernes deSabine Rabourdin)

Votre programme repose sur connaitre et faire connaitre la biodiversité. Mais je crois qu’on peut très bien connaitre quelqun et ne lui porter aucune attention, et meme le détester en en restant à de simples politesses (surtout en France). Par contre quand on aime quelqun (il s’agit d’un sentiment), il existe une compassion. Ce qui lui arrive nous affecte également. Je crois qu’il est nécessaire que chacun puisse éprouver un sentiment de Nature. Que tout le monde puisse aimer un arbre ou fleur comme son frère ou sa soeur et la nature comme sa propre mère. Cela peut faire sourire mais je crois que certains portent déjà plus d’affection à leur télé qu’à la Nature et qu’ils ressentent plus d’emotions lorsque celle-ci tombe en panne que lorsqu’un pétrolier fait naufrage. Parceque si chacun éprouvait le mal que l’Homme afflige à notre planète chaque jour, beaucoup ne le supporteraient pas plus de 5 minutes.

Il ne s’agit pas de lancer une vague de dépression et de suicide mais pourquoi ne pas proposer un programme de réconciliation entre l’Homme et la Nature ? Plutot que d’instaurer une fausse politesse. Autrement dit après la réinsertion sociale, je propose la réinsertion environnementale. Et tout le monde a beaucoup de travail. Mais pour cela il faut accepter que la connaissance n’est pas la meilleure, du moins l’unique, solution. De mon coté je reconnais que l’on aime plus ce que l’on connais mieux.

Ce programme d’aimer et faire aimer la nature pourrait se développer parallèlement à celui du connaitre et faire connaitre mais dans une dimension plus pratique et plus terre à terre. Il s’agirait de journées pédagogiques d’immersion en nature, de cours en plein air, de réunions de travail en foret... Bref d’une reprise de contact et de la mise en place d’un "dialogue" entre les Français (surtout ceux vivant en ville) et la Nature.

Merci d’offrir à chacun le droit de s’exprimer dans ce forum de discution et d’invention de notre avenir. Avec le regret de voir si peu de gens en profiter. Etant loin de mon pays, c’est bien là mon seul moyen et j’en profite.

Bonne chance à Nous.

ill
11/10/2007
biodiversité et agriculture
Sur les terres que je cultive, j’estime que les prélèvements effectués par toutes les espèces présentes dans les parcelles s’élèvent à 50 euros l’hectare. Il s’agit de dégats non indemnisés, tels que cerfs, daims, sangliers, ragondins, faisans, lièvres, corbeaux, étourneaux etc... Non indemnisés parce que le coût de l’expertise est supérieur aux dégats, ou alors ceux-ci ne sont pas indemnisables. Pour 80 ha, celà représente une participation au maintien de la biodiversité de l’ordre de 4000 euros !Qui parmi tous les intervenants du grenelle est pret à débourser un tel montant ?
JPG
10/10/2007
Efforts de recherche insuffisants. Usage des media inadéquats.

Au sein d’une recherche déjà pas très bien traitée, les disciplines liées à la connaissance de la bio-diversité sont depuis longtemps délaissées. Deux exemples entendus sur France Inter : sauf erreur, le muséum n’a pas embauché de spécialiste des hyménoptères depuis 18 ans ; pour identifier des poissons ramenés à la surface par une éruption volcanique, on est obligé de faire appel à un professeur retraité.

Par ailleurs, si les questions liées à l’environnement sont de plus en plus traitées dans les médias, la part faite à la recherche y reste ridicule. Ainsi, comparez la part faite à la science et la part faite au sport spectacle dans les quotidiens, les journaux radiophioniques et télévisés.

Moralité, embaucher plus de chercheurs, mieux payés au regard de leur niveau d’étude. Les envoyer sur le terrain. Leur donner un accès massif au médias pour qu’ils sensibilisent le grand public à leurs travaux.

Si une priorité devait être donnée, elle devrait à mon sens porter sur les forêts tropicales, qui semblent être les plus immédiatement menacées.

Comme l’on dit d’autres contributeurs, il est temps d’aller à l’essentiel.

Hervé COVES
10/10/2007
Traduction impertinente des propositions

Vous nous dites : « 1. Le Système d’Information sur la Nature et les Paysages devient un observatoire de la biodiversité, doté des moyens adéquats, produisant des indicateurs, des cartes, des données, des bilans nationaux, partagés à toutes les échelles, et restitués de façon pédagogique aux élus, aux entreprises, aux gestionnaires, aux citoyens. » Il faut comprendre « Le Système d’Information sur la Nature et les Paysages » change de nom et récupère au passage des dotations supplémentaires pour faire de la pub.

Vous nous dites : « 2. Dans le prolongement de l’Institut Français de la Biodiversité et du Bureau des Ressources Génétiques, une fondation de coopération scientifique est créée, en doublant leurs moyens, afin de renforcer la collaboration entre les établissements publics de recherche, en associant les collectivités territoriales, les entreprises, les associations et faisant de la pluridisciplinarité et de la transparence ses axes fondateurs. » Il faut comprendre « l’Institut Français de la Biodiversité et le Bureau des Ressources Génétiques » fusionnent et changent de nom. Ils récupèrent au passage des dotations supplémentaires pour faire de la pluridisciplinarité et de la transparence (en référence à la biodiversité transparente bien évidemment ...)

Vous nous dites : « 3. Les sciences de l’écologie et leur enseignement doivent impérativement être développés du primaire au supérieur, y compris dans l’enseignement agricole et maritime ; et il convient de former des experts en ingénierie écologique, afin d’alimenter à la fois une expertise indépendante de qualité, et des opérateurs compétents. » Il faut comprendre que comme on ne sait pas quoi faire pour « Connaître et faire connaître la biodiversité », on va former des gens pour s’en préoccuper plus tard...

Ayons au passage une pensée émue pour l’ensemble des chercheurs et collaborateurs du muséum, de l’IRD, de toutes ces universités et de tant de personnes passionnées, souvent bénévoles, qui oeuvrent à l’inventaire de la biodiversité de la France métropolitaine, des DOM-TOM et d’ailleurs, et qui, comme on s’en doute, n’ont besoin de rien pour avancer dans leurs missions !

GILLES Christophe
10/10/2007
démocratisation des sciences écologiques
les sciences écologiques et la connaissance de la biodiversité sont des modules très largement enseignés dans le cadre du BTSA Gestion et Protection de la Nature. Je suis responsable de cette formation en Haute Normandie et j’y enseigne ces matières. Il serait intéressant de faire appel à des enseignants comme moi afin de mettre en place des cycles courts de formation adressés aux personnels des entreprises, des administrations et au grand public. Cette formation pourrait permettre déja une première approche de la biodiversité. Des modules plus poussés, sur certaines thématiques particulières, pourraient aussi être proposées aux personnes et organismes désireux d’en savoir plus.
Claude MAURICE
10/10/2007
je suis d’accord
pratiquement tout ce qui est exprimé dans ce forum est tellement plein de bon sens ! Si la mise en pratique est si difficile, c’est parce que de nombreux lobbies vont à l’encontre de l’intérêt général.
Violette
10/10/2007
Sciences à l’école

Je suis tout à fait d’accord pour développer l’intérêt des enfants au sujet des sciences. Enseignante moi-même, j’essaye de favoriser un autre regard. Je suis particulièrement interpellée par l’ignorance de mes élèves concernant les thèmes qui touchent la nature.Où est l’éducation des familles ? Tout ou presque semble à faire dans ce domaine ; il n’y a pas de petits enseignements en la matière. Nos enfants, urbains pour la plupart, ne connaissent la nature que par image interposée.Je suis assez inquiète à ce sujet.

Il faut réellement adopter une attitude très pragmatique, et sans cesse montrer les liens entre l’Homme et les animaux, le milieu naturel ;Il faut sans doute sortir nos élèves des classes, j’enseigne en école primaire,pour commencer de leur montrer les choses.Malheureusement, les contraintes administratives sont telles de nos jours, que même les plus convaincus hésitent à le faire.Nous sommes actuellement dans une logique d’empêchement de faire, en contradiction avec la nécessité. Car pour montrer le milieu, on devra prendre des risques : la nature est par essence " dangereuse" selon les normes actuelles de sécurité. Et pourtant, les enfants sont naturellement très curieux et interessés par ces sujets.

Il me semble fondamental de continuer de travailler pour le respect de la biodiversité sous toutes ses formes.Mais de quelle manière ?On montre des films, très intéressants, des images donc....CQFD Avec les plus jeunes, on met en place des élevages dans les classes : soit. Mais si un enfant présente une allergie quelconque, je vous laisse imaginer le tollé que cela va provoquer.

Il me semble que ces contradictions sont assez immobilisantes, malgré tout l’enthousiasme dont nous faisons preuves à l’intérieur de nos classes. Car, soyez en sûr, nous ne baissons pas les bras. Seulement notre action reste assez limitée dans ce domaine précis.

Christian M
9/10/2007
Etudier, Faire découvrir, Protéger
Tout est dans le titre. Une éradication que je re-souligne au passage : la notion d’espèce nuisible et par opposition celle d’utile. Supprimez cette fameuse liste, éradiquez les CDCFS infertiles !
marc corail
9/10/2007
Pour un observatoire de la biodiversité à l’échelle du département.
Pour un observatoire de la biodiversité à l’échelle du département. A ma connaissance, il n’y a pas d’instances départementales où débattre des enjeux de la biodiversité locale à l’instar des commissions des sites, commissions des carrières etc... Il existe bien les CDCFS Commissions Départementales de la Chasse et de la Faune Sauvage mais dans les faits, elles sont accaparées à outrance par les enjeux de la Chasse. On y discute parfois pendant 11 heures d’affilée des quotas de tirs de chamois, chevreuils etc..., commune par commune, avec souvent des niveaux de débat qui relèvent plus du marchandage de tapis que d’une véritable commission. Aucun lieu donc pour débattre du déclin des reptiles ou de la nécessité de préserver un réseau suffisant de zones humides favorables aux méta populations d’amphibiens (alors que les prospectives sur le réchauffement climatique en Europe annonce que ce sera sans doute le groupe de vertébrés le premier touché par les bouleversements du climat). Aucun lieu pour débattre du déclin national des oiseaux communs mis en évidence par le programme STOC du CRBPO (Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseau) et les naturalistes de terrain. [Débattre et surtout mettre en place des mesures de préservation]. Aucun lieu pour coordonner la mise en place de moyens pour préserver les métapopulations de chauves souris, (sujet complexe puisqu’il nécéssite de préserver à la fois les sites de reproduction, les sites d’hibernation et les territoires de chasse). Si la flore a ses Conservatoires Botaniques Nationaux (aux moyens dérisoires) qu’en est-il des invertébrés qui constituent 70 % de notre biodiversité ? Ces quelques exemples juste pour illustrer l’étendue et la complexité de ces phénomènes, qui nous mènent bien loin des débats gibio-gibier des CDCFS. Tous ces aspects de la biodiversité sont donc gérés au niveau régional par les DIREN (Directions régionales de l’Environnement) dont les moyens ne cessent de décroître et les missions de s’étendre. En PACA, un poste ou un poste et demi pour gérer tous les aspects de la biodiversité d’une région entière, quand on voit la complexité des enjeux, ça laisse perplexe. Dans les fait, cela donne une gestion bureaucratique, plus ou moins compétente, déconnectée des vrais enjeux de terrain. Les personnes ne sont pas en cause. C’est le décalage entre les enjeux et les moyens qui ne colle pas.
Lépiote
9/10/2007
Des directions de l’ environnement dans chaque département
Tout à fait d’ accord avec votre proposition . Je voudrais juste ajouter qu’ en paralléle ou plutôt en complément de toutes les directions existantes ( DDAF,DDASS, etc...) il me paraît indispensable que dans chaque département, il y ait une direction de l’ environnement avec de véritables moyens ,qui devrait s’occuper sérieusement de la biodiversité, en n’ hésitant pas à s’ opposer à la DRIRE ! !
R.Meurgey
9/10/2007
Nos carnivores sauvages méritent une protection intégrale...

Il n’y a pas sur terre d’espèce animale « nuisible » et cette notion antiscientifique est une injure à l’élémentaire morale du respect de la vie.

Pour devenir « nuisible » une espèce devrait compromettre la pérennité de la vie sur la planète et ceux qui utilisent ce vocable et ce concept devraient avoir la prudence de le bannir pour ne pas se le voir appliqué à eux-mêmes.

Plus que toutes autres, les espèces carnivores sauvages sont précieuses aux équilibres écologiques en régulant les populations de rongeurs, en prévenant les épizooties, en maintenant une sélection génétique ... En France, les esprits rétrogrades qui pèsent lourdement sur la société et l’Etat ont obtenu le classement en « nuisibles » des renards, belettes, fouines, putois...c’est à dire nos derniers carnivores sauvages.

Cette protection ne s’accompagnerait d’aucune prolifération de ces espèces en raison du processus d’autorégulation qui veut qu’un carnivore dépende étroitement de l’abondance de ses proies pour survivre et se reproduire. Dès lors que la population de prédateurs atteint un certain plafond, les sources de nourriture disponibles diminuent et l’augmentation de population de prédateurs cesse immédiatement.

La chasse de l’animal est vivrière, c’est de la prédation, à l’opposé de la chasse loisir de ceux qui tuent par plaisir. L’éthique ne peut qu’enseigner à ne pas tuer lorsque cet acte n’est pas absolument nécessaire.

Dans la hiérarchie des atteintes à la vie, les carnivores sauvages de nos régions sont loin derrière les agressions perpétrées par notre propre espèce au nom du profit, du jeu, de l’ignorance ou d’une bêtise qui tient lieu à certains de « culture ».

Alors, pour cesser de l’être, écartons cette notion absurde et criminelle de « nuisible » et comprenons que tout ce que la nature a créé mérite d’être respecté.

VDP24
9/10/2007
ENVIRONNEMENT = ART DE VIVRE

l’Environnement est une façon d’appréhender la vie. Son étude, sa connaissance permet son respect. Il est indispensable qie l’ensemble d’une population est accès à cette approche multidisciplinaire : la sensibilisation à l’école devrait être la base de notre éducation. Parce que respecter l’environnement c’est aussi respecter autrui et emmène à une certaine citoyenneté dans tous les domaines. C’est une science globale qui doit permettre aux gens de comprendre le milieu dans lequel on vit, s’émerveiller devant un paysage, une rivière,...un monument historique. C’est comprendre cette complexité de notre environnement ses équilibres, sa gestion, qui donnera un reél poids aux actions à mettre en ouevre pour le protéger. La volonté politique manque et ne permet pas de favoriser des projets d’intéret général.

Quid du solaire inaccessible aujourd’hui, une energie gratuite pourtant...

Quid de la gestion des déchets uniquement mis en place pour enrichir des sociétés qui n’ont aucun intéret à voir leur volume baissé...et dont les élus se sont empressés de mettre en oeuvre en restant prisonnier d’un système qui coute cher aux administrés.

Quid des plans d’aménagement des rivières qui permettraient de protégéer ces zones ecotones riches en biodervisité sous influence de la morphodynamique trop souvent neutralisée par l’homme avec la canalisation du lit des rivières, conjuguer à l’imperméabiliation croissante des bassins versants... laissons à la rivière son espace de liberté. Quid des compromis pour l’utilisation des espaces agricoles dans le lit majeur des grands fleuves comme la Garonne considérée comme un axe de migration piscicole et ornitholgique...

Il y a tellement à dire. Comment une personne qui n’a jamais été impliquée dans l’analyse de ces paradoxes peut elle être en mesure de faire des propositions. C’est l’affaire de spécialistes et de professionnels avec pour objectif un économie raisonnée basée sur la gestion intégrée de notre milieu.

Les fonctionnaires en charge de ces questions n’ont pas encore la formation pour évaluer les enjeux . Ils ne peuvent agir sur le terrain pour fare changer le mentalités, peur du politique, lourdeur administative.

D’ailleurs les concours dans ce domaine ne prennent pas en compte les spécialités de jeunes diplômes avec ou sans expérience.

LEs enjeux de la biodiversité existent et touchent chacun de nous. La préservation de notre environnement, de nos territoires passe obligatoirement par une approche pluridsiciplinaire (biologie,zoologie,agronomie, géologie, hydrogéologie, pédologie, écologie,..et économie !) complexe mais inconnue pour le grand public.

Ce qui est bien dommage car chaque territoire à ses propres régles, son propre équilibre, sa propre biodiversité. Alors "goutons" à notre biodiversité, faisons lui honneur : respectons ses limites et protégons la, on se respectera nous mêmes.

Estaque-playa
8/10/2007
commencer par son jardin ou son balcon !

cf le DVD de l’émission de france 3 "le jardin de Fred", qui donne quelques conseils pour aider les cocinelles à faire leur nids (et avoir moins de pucerons) ou les chauves souris à nicher (et avoir moins de moustiques), avoir des fleurs différentes dont les graines ont été récoltées en plein champ (en respectant les terrains privés)

et aussi faire du compost, ne pas avoir une haie avec une seule essence, limiter l’usage du désherbant, de l’insecticide, ...

GEORGES
10/10/2007
Protéger les abeilles et les papillons
Pouvez-vous me dire quand est-il le plus judicieux pour tondre une prairie (qu’il faut malgré tout tondre de temps en temps pour qu’elle reste prairie et ne se boise pas)sans gêner le cycle de vie des abeilles et des papillons ? J’ai lu qu’il ne fallait pas le faire avant octobre à cause des larves...auriez-vous une explication scientifique plus détaillée ? MERCI.
pierre
8/10/2007
cartes concernant les inondations
Je ne comprend pas pourquoi on ne trouve pas sur les cartes d’inondations les petits cours d’eau. Ceux-ci peuvent être surchargés car on leur ajoute souvent les réseaux d’eaux pluviales, qui se déversent en aval. Surchargés par un urbanisme volontaire, ils débordent lors de grosses pluies et provoquent des inondations.
sylvie
7/10/2007
PROJECTION A L’ECOLE DES FILMS D’ARTUS BERTRAND ET DU FILM D’AL GORE
Il devrait être imposé aux enseignants de Sciences Naturelles de projeter à leurs éléves le film d’Al Gore ainsi que les émissions d’Artus Bertrand.
Transon Pierre
5/10/2007
EE pour le DD
Chacun a sa propre conception de l’environnement en fonction de son statut, de ses loisirs, de ses passions. Souvent qui dit environnement pense paysage et il est intéressant de se rendre au belvédère des Avaloirs pour voir les différentes approches environnementales (le forestier, l’agriculteur, le naturaliste, le commerçant, l’historien.. ) pour se rendre compte de la complexité de la notion de qualité de son environnement. Le forestier souhaitera voir de grandes forêts bien gérées, l’agriculteur de grandes parcelles bien cultivées, le naturaliste des écosystèmes préservés, le commerçant des infrastructures de communication, l’historien des sites aménagés.... Mais faut-il une éducation à l’environnement et une éducation au développement durable EE et DD ou alors une éducation à l’environnement pour une démarche citoyenne de développement durable EE pour DD ou enfin une éducation à l’environnement et au développement durable EE/DD ? J’opterais plus volontairement pour la deuxième proposition EE pour DD car avant de se sentir responsable des maux qui pèsent sur notre environnement et plus largement sur la planète il faut être informé, connaître son propre milieu et celui plus lointain. Vivant depuis bientôt un demi siècle - qu’est-ce par rapport à 530 000 000 d’années où de nombreuses espèces sont apparues avec l’explosion du Cambrien - dans le nord du département de la Mayenne, je n’ai cessé de voir les agressions portées sur les milieux naturels. Remembrements, lotissements, infrastructures routières, cultures intensives, recalibrage des ruisseaux, piégeages, chasse, pêche, aménagement touristique.... Tout allait dans la même logique, c’est à dire améliorer les conditions de vie des hommes et c’est très bien, on ne peut que s’en féliciter mais jamais, mais vraiment jamais aucun décideur ne s’est penché sur les autres habitants de la terre, animaux et végétaux qui relégués à l’arrière plan n’avaient qu’à s’adapter ou au pire disparaître puisqu’ils n’avaient aucune utilité pour l’homme. Pourtant créer de grandes parcelles en gardant un maillage de haies, aménager un lotissement en préservant de vieux arbres abritant un faune riche, tracer des infrastructures routières en évitant de combler les zones humides, les mares, tout cela était possible mais certainement par ignorance plutôt que par égoïsme de nombreuses espèces disparaissent de notre entourage. Chauves-souris, oiseaux cavernicoles, tritons, salamandres, crapauds, grenouilles, couleuvres ....se font de plus en plus discrètes faute de biotopes favorables et comme les écosystèmes se trouvent de plus en plus isolés et éloignés les uns des autres, il n’y a plus d’échange et à long terme, la richesse génétique s’amenuise. Et pourtant tout est lié, comme l’écrit James Lovelock, soutenu par Richard Leakey *1, la planète est un organisme vivant et plus il y a d’espèces, plus le système est stable. Vouloir préserver les milieux humides ne s’adresse pas qu’aux défenseurs de la faune et de la flore mais aussi aux hommes qui ont une demande toujours croissante en eau alors que la qualité de l’eau douce se détériore depuis quarante ans. Les herpétologues, passionnés par les batraciens, amphibiens, reptiles, sont peut-être les précurseurs du développement durable puisqu’ils tirent le signal d’alarme (partout les amphibiens sont menacés, Costa Rica, Europe...) depuis 1976. Sauver les écosystèmes, sauvegarder la biodiversité , c’est préserver les ressources en eau, la qualité de l’air, le sol, éviter les pollutions, ne plus exploiter anarchiquement les ressources des pays du sud qui depuis un demi millénaire alimentent les pays du nord. Pierre Transon (53)
Diego Moran
5/10/2007
Il faut informer le public sur la biodiversite

Un sondage récent indique que 98% des Français ne savent pas ce qu’est la biodiversité et que plus encore ignorent tout des problèmes graves que poseront la dégradation des écosystème.

En particulier, les écosystème marins sont particulièrement menacés à cause de la sur-pêche.

Pourtant, d’excellentes études scientifiques objectives ont été réalisées par des grantes organisations internationales, notamment :

* L’évaluation des écosystèmes pour le millénaire (rédigé par 1600 scientifiques) : voir résumé en http://www.greenfacts.org/fr/ecosystemes/ et en http://www.greenfacts.org/fr/biodiversite/

* Les rapports de la FAO sur les pêcheries : voir résumé en http://www.greenfacts.org/fr/peche/

Ceci sont des VRAIS PROBLEMES pour le futur de l’humanité, ainsi que le changement climatique.

J’invite le Grenelle à se concentrer sur ces vrais problèmes, et à oublier les autres, plus émotionnels certes, mais tellement moins justifiés !

Diégo Moran

alex
11/10/2007
des infos claires

on parle souvent d’education à l’ecole,mais nous adulte et parent devont donner l’exemple et surtout pas de leçon de moral ou dramatisation ; mais comment expliquer aux enfants lorsque les connaissances manquent et surtout avouer ne pas avoir les infos pour se refugier dans le "je savais pas,on nous a rien dis..." ce forum est une vrai chance mais les personnes qui sont à sensibiliser ne s’y trouve pas forcement...c’est malheuresement par la contrainte ou tout au moin en allant vers les individus peu interessés par l’ecologie que l’on pourra peut etre changer les choses. un grenelle raté rien de pire pour ceux qui ont de l’espoir et pour ceux qui s’en moquent !

et c’est effectivement aux vrais problemes qu’ils faut s’attaquer et tous ensemble,car tous concernés = tous acteurs

peut etre trop de themes abordés trop de problemes et pas assez de decisions ou de solutions

Berger
5/10/2007
"enseigner" l’écologie ou faire aimer la nature ?

Veut-on seulement ajouter quelques chapitres sur l’écologie dans les manuels de biologie ? C’est sûrement nécessaire.

J’ai personnellement découvert que pour faire accepter des mesures qui remettent un peu en cause notre train de vie et nos habitudes, il y faut un puissant moteur. Pour faire naître la conviction intime et personnelle que les choses doivent changer, un excellent point de départ est d’apprendre à découvrir concrètement la nature, apprendre à s’émerveiller de tout ce qu’elle recèle. Cela veut dire par exemple sortir un peu des villes ou des écrans d’ordinateurs : par exemple -c’est de saison !- aller écouter le brâme des cerfs. Une fois ce premier pas accompli, on ne voit plus les choses de la même manière. C’est bien plus efficace et positif que de réciter les litanies des catastophes qui nous attendent, ce qui peut avoir pour effet pervers de faire baisser les bras. En témoigne par exemple l’expérience des C.P.N. (clubs de découverte et de protection de la Nature ou les classes verte d’initiation à l’environnement.

Des associations se battent pour faire vivre cette dimension avec des moyens dérisoires. Des formations à ces métiers existent (animateurs nature...) qui jusqu’ici mènent souvent au chômage. Quelques moyens supplémentaires dans cette direction seraient certainement un investissement riche de promesses pour l’avenir.

Jean
5/10/2007
Connaissance par les intéressés directs
C) Connaître et faire connaître la biodiversité Il faudrait conditionner le permis de chasse à une inscription payante et obligatoire à des enseignements sur la biodiversité. Chaque année un examen donnerait ou non l’autorisation de chasse aux candidats.
Coquelicot
4/10/2007
Observatoire, fondation, enseignement...du temps...est ce de cela que l’environnement a besoin, urgentissimement ?
Il y a le feu sur notre planète, et on continue à proposer des structures qui se superposent à d’autres structures, on propose d’enseigner dans des enseignements contraints en horaires ce que le bon sens enseignait de "père en fils" il y a encore 50 ans !( ne pas cueillir trop de fleurs, ne pas chasser des bêtes trop jeunes, ou pleines, épargner l’eau en été, adapter élevage et cultures aux territoires et non faire du forçage à tous niveaux...)...La liste rouge des espèces en voie d’extinction est là, immédiate, et on réfléchit, et on se consulte, et on veut enseigner du "primaire au supérieur" c’est à dire pendant 15 ans ! ! ! Arrêtons de penser doctement, pendant ce temps là, les catastrophes se succèdent, pas seulement sous forme d’ouragans ou d’incendies, tout simplement dans le grand silence des animaux qui meurent parce que leur environnement est tout simplement détruit, quotidiennement, méthodiquement, pour des raisons économiques et d’espace vital par nous, les Hommes...que Dieu, il y a 2000 ans, a incité à croître et à se multiplier...Quel gâchis ! L’environnement a besoin, là, tout de suite, d’actions, pas d’autre chose.
marc corail
9/10/2007
Pour un observatoire de la biodiversité à l’échelle du département.
Pour un observatoire de la biodiversité à l’échelle du département. A ma connaissance, il n’y a pas d’instances départementale où débattre des enjeux de la biodiversité locale à l’instar des commissions des sites, commissions des carrières etc... Il existe bien les CDCFS Commissions Départementales de la Chasse et de la Faune Sauvage mais dans les faits, elles sont accaparées à outrance par les enjeux de la Chasse. On y discute parfois pendant 11 heures d’affilée des quotas de tirs de chamois, chevreuils etc..., commune par commune, avec souvent des niveaux de débat qui relèvent plus du marchandage de tapis que d’une véritable commission. Aucun lieu donc pour débattre du déclin des reptiles ou de la nécessité de préserver un réseau suffisant de zones humides favorables aux méta populations d’amphibiens (alors que les prospectives sur le réchauffement climatique en Europe annonce que ce sera sans doute le groupe de vertébrés le premier touché par les bouleversements du climat). Aucun lieu pour débattre du déclin national des oiseaux communs mise en évidence par le programme STOC du CRBPO (Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseau) et les naturalistes de terrain. Débattre et surtout mettre en place des mesures de préservation. Aucun lieu pour coordonner la mise en place de moyens pour préserver les méta populations de chauves souris, (sujet complexe puisqu’il nécessite de préserver à la fois les sites de reproduction, les sites d’hibernation et les territoires de chasse). Si la flore a ses Conservatoires Botaniques Nationaux (aux moyens dérisoires) qu’en est-il des invertébrés qui constituent 70 % de notre biodiversité ? Ces quelques exemples juste pour illustrer l’étendue et la complexité de ces phénomènes, qui nous mènent bien loin des débats gibio-gibier des CDCFS. Tous ces aspects de la biodiversité sont donc gérés au niveau régional par les DIREN (Directions régionales de l’Environnement) dont les moyens ne cessent de décroître et les missions de s’étendre. En PACA, un poste ou un poste et demi pour gérer tous les aspects de la biodiversité d’une région entière, quand on voit la complexité des enjeux, ça laisse perplexe. Dans les fait, cela donne une gestion bureaucratique, plus ou moins compétente, déconnectée des vrais enjeux de terrain. Les personnes ne sont pas en cause. C’est le décalage entre les enjeux et les moyens qui ne colle pas.
Sycandre
4/10/2007
Préservons déjà la connaissance accumulée sur la biodiversité !
La faune et la flore de notre pays ont été l’objet de nombreuses recherches et de nombreuses études dans le passé. Ces recherches naturalistes ont données lieu à des ouvrages parfois très pointus sur les animaux et les plantes. Mais ces vieilles sciences naturelles sont passées de mode dans la recherche et ces ouvrages ne sont plus publiés. Il faut faire les bouquiniste pour exhumer ces ouvrages datant de 30, 50 ans, parfois plus ! Rééditer cette somme de savoirs sur le monde vivant et la mettre dans toutes les bibliothèques de France serait déjà une première étape. On ne peut informer sur la biodiversité sans informations à transmettre. On ne protège pas quelque chose que l’on ne connait pas et que l’on ne peut pas définir.
Agnès CARTRON
4/10/2007
En réponse

Former des gens dans l’écologie c’est bien et novateur, c’est très attractif pour les jeunes générations qui risquent de se diriger en masse dans ces filières, attention à ne pas en former plus que le secteur d’activité n’en a besoin, au quel cas ils resteront sur la touche, au chômage...Ce qui s’est passé auparavant pour la formation agricole et environnementale.

Des quotas seraient utiles et feraient preuve enfin de la responsabilité du gouvernement au regard des vingt dernières années, quotas calculés au prorata du développement envisagé de la branche d’activité concernée.

Il ya peut-être un filon à exploiter avec des gens qui ont déjà obtenu des diplômes concernant des formations en environnement et qui travaillent dans des secteurs d’activité aux antipodes de ce purquoi ils ont été formé à l’origine. Une formation de réactualisation pour ces personnes si elles le désirent pourraient avant être envisagée.

petrus
4/10/2007
APPRENDRE A EFFACER LES TRACES DE PASSAGE HUMAIN

OBSERVER EN DIRECT LA NATURE - RESPECTER LA NATURE ET LA BIO DIVERSITE - RAMASSER LES DECHETS

Ma fille participe aux ramassages des déchets dans la nature encadrée par son école.

Cette initiative est excellente car il faut imprimer dans les esprits la nécessité de ne pas perturber les milieux naturels !

L’apprentissage du respect de la nature par de tels gestes simples fera de nos enfants des éco-citoyens.

De la même façon, il faudrait enseigner les SVT plus par approche et observation directe des milieux naturels qu’en classe. Le silence et la concentration seraient accrus et les enfants apprendraient de façon indirecte à respecter tous les milieux y compris les milieux sociaux !

jeannot
12/10/2007
déchets oui et encore ? !
Ramasser les déchets est une évidence et je suis d’accord avec cela. Mais l’État et les collectivités, les entrepreneurs et autres industriels doivent aussi ramasser leurs déchets et je pense en la matières aux friches industrielles, aux bâtiments désaffectés, aux anciennes routes non démantelées, aux anciens parkings fermés... Autant de goudrons, d’espaces imperméabilisés à rendre à la nature.
Sylvebarbe
4/10/2007
Ce que sous-entend le mot "biodiversité"

Bonjour,

Les questions de biodiversité sont difficiles à saisir et travaillant sur un programme de recherche européen notamment sur des questions de perceptions de la biodiversité, on s’est aperçu qu’il y a autant de perceptions de la biodiversité que d’acteurs des territoires et que d’individus se sentant impliqués ou non. Nos travaux, à base d’enquêtes auprès des visiteurs en espace de montagne et des acteurs des localités choisies pour le programme, ont montré que la définition de la biodiversité, en tant que "ensemble du vivant sur Terre" (diversité génétique, spécifique et écosystémique), n’est pas clair chez les gens. Aussi le mot reste peu employé, car délicat d’emploi. "diversifier les cultures" ; "gestion des espaces naturels" ; "diversité de l’environnement" ; "richesses du patrimoine naturel" ; "diversité faune/flore" ; "diversifier les essences" ; "diversité du vivant" ; "équilibre entre les espèces et les écosystèmes" voilà un panel de ce que les acteurs interrogés (élus, professionnels de la montagne, bergers, chasseurs, agents ONF, responsables d’office du tourisme...) ont proposé comme « leur » définition de la biodiversité.

Finalement la définition classique "ensemble du vivant sur Terre" est nettement plus simple que celles que proposent les individus qui attachent des valeurs différentes à la biodiversité en fonction de leur activité, de leur intérêts personnels, de leurs convictions. La diversité des valeures que l’on attache à la biodiversité est à l’image de la diversité des préoccupations des gens. Pourquoi ? Parce que les questions de biodiversité sont des questions sensibles, des enjeux y sont liés, de l’argent et des craintes, des tensions.

Conclusion : une définition "froide" de la biodiversité ("ensemble du vivant sur Terre") a du mal à interpeler les individus qui y mettent généralement leurs préoccupations, leurs idéologies. Mêmes chez les scientifiques, il y a quelques points de discorde sur la question. La communication auprès du public est donc importante et doit être insistante au regard de leurs préoccupations. Ces préoccupations ne sont pas figées. Il y a donc toujours nécessité de continuer à expliquer « pourquoi » la préservation de la biodiversité est nécessaire, et ne pas en faire que des raisons scientifiques : il faut préciser aussi que c’est un patrimoine de nos sociétés, une richesse de notre territoire, que ça peut être une source de revenus des activités de demain, et que c’est facteur de stabilité des milieux qui nous entourent au quotidien et que par là-même c’est bon pour la qualité de notre cadre de vie, sa perennité, son évolution positive, et notre sécurité qui en découle. Je pense qu’il ne faut pas soulever que les arguments strictement écologiques dans les communications mais étendre les champs d’implication de la biodiversité même et surtout là où on ne pourrait pas les soupçonner.

Cordialement,

BL
4/10/2007
Quelques pistes de reflexion

Si la prise en considération de l’altération de la biodiversité est grandissante, l’enseignement des plus jeunes jusqu’à l’université semble être une bonne chose, on ne peut pas être contre ce principe.

Néanmoins, lorsque l’on regarde de plus prés les citoyens sortis du cursus universitaire spécialisé en écologie. On peut s’étonner du nombre de personnes arrivant à trouver un emploi en France dans la branche environnement... De part mon expérience j’ai pu constater que l’on pouvait avoir des principes, mais que ces derniers s’estompaient vite lorsqu’il sagissaient tout simplement de se nourrir. Quant bien même l’on arrive à trouver un emploi dans ce secteur, on se heurte souvent à de nouvelles difficultés avec les autres interlocuteurs. Les problèmes d’écologie font trop souvent appelle à un avis consultatif

A titre d’exemple, j ai déjà vu à plusieurs reprises des élus locaux ayant un projet pour leur territoire dans le cadre de la mise en oeuvre de documents d’urbanisme. Il est souvent difficile de les convaincre en se justifiant par le motif "d’utilité publique" afin de préserver des zones de transitions entre les différentes populations lorsque ces zones ne présentent pas une biodiversité exceptionnelle apparente.

Des normes ont été mises en place pour les émissions polluantes, Mais pour ce qui est de la biodiversité, un système de norme ne peut être applicable. L’érosion de la biodiversité est très difficile à évaluer. Ce qui confirme le besoin nécessaire de former (ou de reconnaître) des experts en la matière.

Une réflexion doit être mener lors du Grenelle de l’enviro afin que l’on se fixe des objectifs concrets en matière de préservation de la biodiversité ! Il ne suffit plus de constater une baisse générale de la biodiversité. La préservation des espèces dans des espaces confinés ne semblent pas n’ont plus etre une solution.

La réelle question est de savoir comment protéger la "Nature" commune ? lorque l’on constate la difficulté de mettre en place le réseau écologique Natura 2000. Les solutions se trouvent surment au niveau de la réglementation des documents d’urbanisme qui concerne l’ensemble du territoire. En sachant qu’aucune norme ne peut etre applicable

Par ailleurs je me questionne encore sur cette question Emploi et spécialiste en environnement font ils bon ménage ?

Je crois en une prise de conscience et une culture "environnement", mais c’elle si doit être enseigné de façon transversale avec les autres matières enseignées. L’écologie enseigné toute seule forme des personnes en dehors des réalités économiques et sociales

En bref voici 2 pistes de questionnement. Ces réflexions à mener sont essentielles pour l’efficacité de la mis en place du Grenelle

  NE DOIT ON PAS ENSEIGNER L ENVIRONNEMENT DE MANIERE TRANSVERSALLE PLUTOT QUE DE MANIERE SECTORIELLE AFIN DE SUCITER UNE CONSCIENCE ECOLOGIQUE DANS TOUS LES DOMAINES ?

  COMMENT S ASSURER QUE LA BIODIVERSITE NE BAISSE PAS SACHANT QUE L ON NE PEUT PAS FIXER DE NORME ? L ACTION A MENER SEMBLE SE PORTER AU NIVEAU DES DOCUMENTS D URBANISME

Sylvebarbe
4/10/2007
Quelques pistes de reflexion

>NE DOIT ON PAS ENSEIGNER L ENVIRONNEMENT DE MANIERE TRANSVERSALLE PLUTOT QUE DE MANIERE SECTORIELLE AFIN DE SUCITER UNE CONSCIENCE ECOLOGIQUE DANS TOUS LES DOMAINES ?>

La réponse est dans la question. En France, et notamment dans l’enseignement, nous avons souvent eu tendance à avoir des approches déterministes, cartésiennes et donc sectorielles. Ca fait partie notre culture pédagogique, celle de mettre les choses dans des cases sans se rendre compte qu’il y a des liens entre ces choses, et que c’est les liens qui sont plus importants que les cases. Une vision relativisée, fondée sur les liens (systémiques) donc transversale de l’enseignement sur les questions d’environnement est absolument nécessaire. Rien que le mot "environnement" c’est à dire "ce qui nous entoure", est relatif à nous, notre position : rien que dans le mot, on voit bien qu’une vision sectorielle, non-relativisée n’a pas de sens. Idem pour le mot "biodiversité" bio c’est le vivant, c’est la diversité relative au vivant. Le mot "diversité" est déjà transversal en lui-même. Conséquence : il faut absolument en matière d’environnement, favoriser l’interdisciplinarité, notamment au niveau du secondaire et au niveau de l’enseignement supérieur.L’environnement fait autant sens dans les sciences de la vie et de la terre, de la physique que dans le droit, l’histoire, la géographie, et la sociologie. C’est à la conjonction de ces matières, à la croisée des chemins que l’on peut avoir une vision large et affinée.

TATRICO
4/10/2007
cartes SIG et organisation des données et commanditaires : qui fait quoi ? ?

Bonjour,

La préservation de la biodiversité passe en effet par la préservation du continuum (ou réseau) écologique. Mais pour bien protéger, il faut bien connaître. Or cela nécessite des outils et référence fiables et solides. Un outil fiable : la carte. Il faut en effet connaître la structure du maillage écologique ce qui est loin d’être le cas en France, tout au moins à l’échelon régional, du SCOT (Schémas de Cohérence Territoriale). Evidemment, ce réseau est encore moins connu et traduit a fortiori sur les cartes des PLU (Plans locaux d’Urbanisme) ou les cartes communales afin de les traduire dans les documents d’urbanisme ou d’aménagement du territoire. Ces documents sont pourtant force de loi pour les élus locaux et les aménageurs et jouent donc un rôle important dans la protection du milieu naturel et plus largement de l’environnement.

Beaucoup d’espaces naturels sont détruits par une urbanisation irraisonnée (mitage du territoire ou implantation de ZAC de préférence sur des zones à faibles valeur agricole) sur les zones agricoles périurbaines et les zones naturelles ordinaires. Cependant, selon leur positionnement, ces zones de nature ordinaire peuvent jouer un rôle très important dans le déplacement des espèces en présence entre deux zones naturelles de forte valeur écologique (à forte biodiversité). Or la survie des espèces passent par leur capacité à retrouver suffisamment de partenaires potentiels pour la reproduction.

Aussi, afin connaitre ce maillage écologique, aux différentes échelles pertinentes, une évaluation au niveau de chaque région ou département du maillage écologique, à l’exemple de la Suisse ou du département de l’Isère, est nécessaire pour une intégration dans les SCOT puis par effet de cascade dans les PLU.

Questions : Ne serait-il pas opportun de demander à chaque région et/ou département français de dresser une carte de leur réseau écologique, avec une coordination de l’Etat (MEDAD par les Diren, les DRE ou DRAF ? ?) pour que ce dernier dresse une carte au niveau national et contrôle la cohérence des différentes cartes régionales... Quelle méthode employer pour dresser ces cartes, quelles échelles ? ? Ne doit-il pas y avoir une coordination et accord sur la méthode à employer, entre l’Etat et les collectivités territoriales ? Quand le faire ? Lors d’élaboration ou d’actualisation de SCOT et PLU ou dès maintenant ? Ces cartes seraient publiques (sur internet), mises en réseau et administrées et actualisées par un organisme à identifier et seraient une référence réglementaire à reporter sur les document d’urbanisme ou les études d’impacts voire même dans les plans et programmes d’aménagement gérés par l’Etat ? ? L’IGN ne pourrait-elle pas l’administrer ou les Diren ou autre service régionaux de l’Etat ? ? Ou bien les régions, les départements ? L’échelle régionale pour cette problématique semble plutôt pertinente...

Bref qui fait quoi quand comment ? Un accord Etat Régions est un minimum.

Bon courage

louis daniel
4/10/2007
connaître et faire connaître :du passé au futur

des structures existes ou sont à naître,c’est bien. mais il est important que ces structures aient la vocation à exister pour la biodiversité et non pour elles-mêmes.

leur axe de travail se situe entre passé(observer ce qui se pratiquait dans les campagnes,forêts et côtes maritimes) et futur, faisant l’analyse dec equi fait défaut aujourd’hui.

il est à rappeler qu’au nom du rendement, de la rentabilité économique bon nombre d’espèces ne sont plus cultivées , élevés ou produites aujourd’hui.

de plus , la grande distribution a pu contribuer à désaisonner les habitudes des consommateurs. ceux ci ne consomment plus les produits produits sur notre territoire depuis des siècles, au profit d’importations venues du monde entier, et disponibles tout au lond de l’année :fruits, légumes, viandes.

ces observations,nos connaissances, doivent déboucher sur un plan d’action national et européen, garantissant également notre autosuffisance alimentaire, tant en qualité qu’en quantité. mais il faudra bien expliquer au consammateurs quels sont les enjeux pour lui et qu’il accepte de consacrer une plus grande part de ses revenus à son alimentation, au détriment des biens consommables et des services.

Dam
3/10/2007
Sensibilisation oui, mais qui en priorité ?

Bonjour,

la sensibilisation des plus jeunes et la formation de spécialistes et d’écologues seront essentielles pour l’avenir de notre planète et la sauvegarde de la biodiversité. Mais, aujourd’hui, le réel pouvoir de décision est à rechercher du côté des élus. Je pense notamment aux élus locaux qui décident du devenir de leurs terres communales (POS, PLU...). Comment stopper une urbanisation (en particulier sur le littoral) qui tient compte des valeurs économiques et non des valeurs écologiques ? Comment expliquer aux élus que des espaces de nature qui semblent au premier abord ordinaires jouent un rôle majeur dans le maintien d’espaces remarquables voisins. Terres remembrées, mitage de l’urbanisation... les élus doivent donc être sensibilisés aux richesses de leur territoire et aux notions de continuum écologique (trame verte et bleue...). L’avenir immédiat des espèces est depuis toujours entre les mains de nos communes qui n’ont souvent que trop peu de compétences en la matière. Commençons d’abord par sensibiliser ces collectivités qui engagent tous les jours des actions pour l’aménagement de leur territoire.

Faustine et Iris
3/10/2007
enseignement des sciences de l’écologie
Nous, Faustine (9 ans) et Iris (7 ans), nous pensons qu’enseigner les sciences de l’écologie à partir de la primaire jusqu’à l’université est une très bonne idée pour l’environnement.
Hulot(te)
3/10/2007
Où parle-t-on des ressources ?

Le titre de l’atelier est :

"Préserver la biodiversité et les ressources naturelles"

Je ne vois pas une ligne sur la préservation des ressources naturelles.

Gérald Townsend
5/10/2007
Donnons une valeur aux ressources naturelles !

Le massacre de la biodiversité ou l’épuisement des ressources ne seraient-ils pas réduits si nous leur donnions enfin une valeur ? Quelle qualité de vie nous apporte le contact avec les animaux ? Quel plaisir de savourer un pont-l’évêque sur un vin de Loire ! ? Quelle quiétude/apaisement que de se promener en forêt (des tropicales jusqu’aux boréales) ? Toutes ces ressources, permettant cette riche biodiversité (dont nous faisons partie), reposent sur un fragile équilibre...

Ne pourrions-nous/devrions-nous pas "chiffrer" ces moments ? A l’heure où tout n’est qu’argent, pourquoi encore considérer que les ressources/biodiversité doivent rester gratuites ! ? C’est là notre erreur, je crois... Je connais déjà pléthore de personnes qui seraient prêt à débourser des fortunes pour préserver tel ou tel espace naturel.

Traduisons dans un langage universel (celui de l’argent) ce que nous procure la biodiversité/ressources ! Chiffrons le "confort" qu’ils nous apportent au quotidien et que cette somme s’ajoute au seuil prix (extraction/transformation/transport) que nous connaissons ajourd’hui. Ainsi, nous réaliserons, enfin, véritablement ce que nous prélevons de la nature lors de chacun de nos faits et gestes (alimentation/habillement/déplacements/chauffage/loisirs,etc.).

FRANZ_31
2/10/2007
Evolution du nombre de vers de terre dans les terres agricoles !

Que d’histoires pour la réintroduction de l’ours ! J’aimerais bien qu’on m’explique à quoi c’est utile ! Je n’ai jamais entendu aucun argument scientifique sérieux !

En fait, les écologistes se trompent de combat ! Cette histoire d’ours est insignifiante pour la véritable écologie, celle qui nous permettra de vivre et survivre dans le futur, notamment par l’agriculture.

Les écologistes feraient mieux de se préoccuper du nombre de vers de terre et d’insectes par mètre-cube de terre, dans les terres agricoles. Dans ma région Midi Pyrénées, on désherbe de plus en plus avec des désherbants chimiques, au lieu de couper les mauvaises herbes. J’ai noté une généralisation récente de cette pratique depuis 5 ans dans les vignes et les vergers. Probablement, on stérilise peu à peu la terre....

C’est beaucoup plus fondamental pour nous que les quelques ours des Pyrénées.... Je ne suis ni pour ni contre la réintroduction de l’ours. Je trouve juste que c’est à côté de la plaque....

J’attends avec impatience les premiers graphes d’évolution de la biodiversité dans les terres agricoles. je m’attends à voir une dégradation importante depuis quelques années. Mais au moins on le saura et on pourra changer de méthodes de culture !

lolo
4/10/2007
Ne confonds pas ours et vers de terre !

Je ne pense pas que les écologites se trompent de combat. La réintroduction de l’Ours est très importante. Il ne faut pas oubliez que lorsque l’on parle de biodiversité on parle de diversité des espèces mais aussi de diversité génétique. Certes l’Ours pyrénéens a disparu (mort de Cannelle), c’est donc une énorme perte au niveau de la diversité génétique. Mais l’ours fait parti du paysage français, en déplaise à certains...

Les vers de terre sont également très important comme tu l’expliques pour le bon fonctionnement du système sol. Mais je ne pense pas non plus que les écologistes l’aient oublié. Le problème vient des modes de production intensifs de l’agriculture. Comment faire comprendre à un agriculteur à qui l’on a demandé de produire toujours plus que ces modes de cultures sont aujourd’hui considérés comme nocifs à l’environnement et à la biodiversité ?...Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les modes de production commencent à changer grace à l’agriculture bio et l’agriculture raisonnée. On sait aujourd’hui qu’il faut agir pour la fertilité du sol car les ressources du sol ne sont pas inépuisable et que l’on risque comme tu le dis d’avoir des terres stériles. Cependant ce qui m’inquiète c’est que l’on redemande aux agriculteurs aujourd’hui de produire plus de blé (et de lait) à cause de sous production de cette année au moment où quelques agriculteurs s’étaient fait à l’idée de produire moins et mieux en respectant l’environnement, le sol et les cycles biologiques. Il y a donc incohérence de la part de l’état. Les agriculteurs sont les ouvriers de l’état et exécutent les ordres....

Si un jour on en vient à faire des réintroduction de vers de terre alors là aussi il sera peut etre trop tard comme pour l’ours pyrénéens. Cela dit je pense que les choses bougent et que les mentalités évoluent mais il faut du temps et beaucoup de dialogue....

Je te renvois aux livres de Pierre Rabhi qui témoigne qu’une autre agriculture est possible. Il prend en compte le système sol, tu seras certainement très intéressé par ses livres.

LN
4/10/2007
Changer de méthodes de culture : oui mais pour lesquelles ?
Vous parlez des vers de terre et c’est en effet un élèment déterminant en tout cas un critère de qualité des sols donc, préservons les en choisissant des méthodes de protection qui les respectent. Or, généraliser les pratiques de l’agriculture biologique, sachez le, ne va pas dans ce sens là ! Pour traiter le mildiou qui a été très sévére dans votre région cette annnée les agriculteurs bio n’ont qu’une solution : le cuivre . 10 , 12,.. 15 traitements avec du cuivre tous les 5 à 7 jours ( et c’est ce qu’il fallait pour en venir à bout cette année et sauver sa récolte ) c’est plusieurs kilos de métal lourd déversé dans le sol. Ils y restent fixés et tuent les vers de terre ! !Derrrière des quantités de cuivre apportées en viticulture depuis des années plus rien ne pousse quand on arrache la vigne. Or il existe d’autres solutions pour protéger les vignes contre le mildiou qui ne sont pas forcément moins soft. Alors, oui à un changement de pratiques , allons vers plus de raisonné, un choix intelligent de produits mais ne nous contentons pas de considérer que parce qu’un produit est d’origine naturelle ou parce qu’une pratique est ancienne ( cf la bouillie Bordelaise) qu’il est sans danger ! ! ! ! Le cuivre de la Bouillie Bordelaise est bien plus dangereux pour les vers de terre que bien d’autres molécules modernes et que dire de la nicotine ( c’est naturel !) utilisée par certains qui pronent le tout bio ! Donc, il ne faut pas se tromper de combat. De plus , je voudrais aussi ajouter que dans les vignes , il n’y a jamais eu autant de vignes enherbées et que le deherbage en plein des vignes, c’est à dire sur l’intégralité de la surface, ne cesse de baisser en France. Donc arretons les à priori pour nous pencher sur des solutions réalistes et raisonnables. Cordialement
FRANZ_31
4/10/2007
Des graphes d’évolution, c’est tout !

Bonjour,

En effet,autant les vignes que les vergers sont enherbés au milieu des rangs. On y sème en effet une sorte de pelouse. Mais au pied des arbres ou des ceps, l’herbe n’est plus éliminée par un action mécanique, mais par un épandage de désherbant !

Donc, globalement, par rapport à la situation ancienne où le désherbage était entièrement mécanique, on déverse maintenant des tonnes d’herbicide en Midi-Pyrénées...

Mais je suis d’accord avec vous qu’il faut rester scientifique et ne pas croire qu’une mesure bio a forcément une action positive sur la biodiversité. Non, il ne faut pas croire, il faut mesurer !

Donc, j’attends d’un observatoire de la biodiversité qu’il nous fournisse les courbes du nombre de vers de terre (ou autres) par mètre cube de terre agricole. On verra comment au fil des années, la situation se dégrade ou s’améliore...

Cordialement.

noel
5/10/2007
l’agriculture raisonnée n’est pas forcement raisonnable
il faudrait mettre au point les definitions L’AGRICULTURE RAISONNEE est promulguée souvent par de grosses cooperatives agricoles qui vivent bien de la vente des produits phytos et autre engrais avec le conseil de leur technicien Je prefere largement L’AGRICULTURE DE CONSERVATION OU DURABLE (www.agriculture de conservation)qui est une agriculture RAISONNABLE basée sur l’observation des plantes ,la vie du sol , c’est la seule forme d’agriculture qui a une réelle chance de succés pour notre avenir elle n’est pas interressante pour les firmes phytos . ensuite on trouve l’AGRICULTURE BIOLOGIQUE , dans laquelle on retrouve des aspects interressants mais .....dont la production limitée est reservée a une elite .
patrick
2/10/2007
ENSEIGNEMENT DES LE PRIMAIRE
Parmi la sensibilisation des plus petits à l’école, j’ai une idée. Pourquoi ne pas créer entre les écoles primaires et les municipalité dont elles dépendent, le principe "Un arbre, un enfant". Chaque enfant aurait la responsabilité, lors d’une classe nature, de planter un arbre qui porterait son nom. La municipalité réserverait ainsi des espaces protégés affectés à cette idée. Cette démarche serait un signal fort qui sensibiliserait fortement chaque enfant à la protection de l’environnement. Cet arbre grandirait avec lui.
guyard
4/10/2007
ça existe
ce type de mesure existe déjà, un fabricant de produits pour bébé le propose pour tous les nouveaux nés. Ma fille a son arbre. D’autres actions autour de la sainte Catherine où tout arbre prends racine existe aussi. Pourquoi ne pas les répertorier, les copier et les dupliquer. reprenons les choses positives qui existent pour les étendre.
Papillon
1er/10/2007
Un enseignement à enseigner aux professeurs

Bonjour,

J’ai fais des études en horticulture et j’aurais donc du étudier l’environnement et sa protection. Les seules choses que j’ai pu en tirer sont que les producteurs ne seront jamais d’accord pour arrêter de traiter leurs productions et que les professeurs ( qui sont des ingénieurs ) sont tout à fait d’accord sur ce sujet. Alors comment voulez-vous faire si les premiers à pouvoir agir ne veulent pas entendre parler d’écologie et ne parlons pas de "bio". J’ai des doutes sur la méthode que veut utiliser le gouvernement pour faire connaître au grand public ses objectifs et ses actions. Il faudrait déjà en parler plus souvent et arrêter de passer les émissions intéressantes à des heures trop tardives. Il faudrait aussi que les gens prennent eux-même conscience de l’importance de tous ces sujets, ce qu’ils ne seront prêts à faire que quand il sera trop tard à mon avis. Les épisodes de stress et le sentiment de pression sont trop temporaires. Il suffit de voir l’effet "Hulot" pour les présidentielles...Qui ne se fait plus guère ressentir aujourd’hui. Et enfin je pense que l’on ne fait qu’aborder un sujet très vaste l’"environnement" et que l’on arrive jamais à prendre de vrais décisions et à les faire appliquer.

Je suis un peu sceptique, mais je vais quand même continuer à y croire...

Alain G.
30/09/2007
Sensibiliser le grand public

Bonjour,

Toutes les recherches du monde, tous les organismes du monde, pourtant plus que jamais nécessaires, n’aurant qu’un impact limité sur la préservation et la restauration de la biodiversité si le grand public n’est pas sensibilisé.

L’Etat possède un outil adéquat : la télévision publique ! Puisse-t-elle être utilisée à une plus grande échelle en faveur de la nature et de l’environnement. Prenons exemple sur la BBC !

maringuoin
29/09/2007
Cours obligatoire en environnement
A même titre que le français ou les maths, l’environnement devrait être abordé à tous les niveaux scolaires
aline
30/09/2007
les jeunes et l’environnement
l’environnement est deja au programme dans les niveaux scolaires cela s’appel science et vie de la terre (SVT) chaque année on étudie au moins un chapitre voir plus la dessus. En histoire-geographie il y a aussi une partie environnementale. je ne vois pas quesque l’on pourrait faire de plus car comme on dit bien les jeunes ne s’interessent a rien... hors si vous regarder les staistiques dans "le monde" se sont les jeunes qui font le plus attention au sujet de l’environnement alors il faudrait revoir vos paroles cheres adultes.
canislupus
2/10/2007
SVT ? ? ?
Pardon mais je ne pense pas que les sciences à l’école aborde de façon précise les questions d’environnement. Etant intervenant au sein d’établissements scolaires sur les questions d’éducation à l’environnement, il semble que les sujets de préservation et de protection de la nature soit peu étudié. 1 h de SVT dans l’année sur l’écologie est bien peu. Alors je pense qu’il faudrait vraiment revoir les progammes à ce sujet. L’éducation à l’environnement peut être traitée dans bien des matières (géographie, histoire, maths, français, SVT, dessin, ...) alors laissons lui une place importante.
Sysy
3/10/2007
SVT vs environnement

Tout à fait d’accord avec votre réaction, l’enseignement de la SVT tel qu’il est pratiqué ne répond pas du tout au besoin de sensibilisation tel qu’il est exprimé dans les propositions du groupe de travail.

C’est encore plus vrai car cette matière n’existe vraiment qu’à partir du collège et est laissée à l’apréciation de l’instituteur en primaire alors que c’est à ce niveau qu’il faut sensibiliser les jeunes pour que des comportements environementalement responsables deviennent des réflexes.

Mais il ne faut pas oublier que l’école n’est pas la seule à former les enfants. Les parents ont à mon avis un rôle bien plus important à jouer pour donner à leurs enfants le goût de la connaissance et le respect de la nature et de la biodiversité.

dams
3/10/2007
SVT ! ! !
Ce sigle est un symbole des lacunes dans l’enseignement en sciences de la Terre puisque comme Aline ils sont nombreux à ne pas savoir qu’il s’agit d’une compilation des Sciences de la Vie et (des sciences)de la Terre et non pas de la Science de la Terre + Vie de la Terre. Quant à la géographie qui depuis longtemps, au niveau universitaire, prone une approche pluridisciplinaire necessaire à la compréhension de l’environnement elle est enseignée à 90% par des historiens !
Joseph - 68
4/10/2007
Tout à fait d’accord ! L’environnement : une matière à part entière
Pour préserver la biodiversité, rien de tel que d’inscrire l’environnement à la liste des matières scolaires, à la croisée des SVT et de l’éducation civique. La biodiversité serait un des principaux chapitres du programme. Et un des sous-chapitres serait la biodiversité en milieu urbain.
Sandrine
29/09/2007
Bonnes résolutions !

Encore des points importants.

Développer la connaissance de la biodiversité, c’est encourager la recherche, financièrement et humainement. En matière de recherche, il existe nombre de chercheurs qui s’intéressent déjà à la connaissance de la faune, de la flore, des habitats, des intéractions entre espèces, des impacts humains sur la nature... Mais quels moyens ont-ils ? Il faut aider financièrement la recherche !

D’autre part, le système actuel décourage les chercheurs potentiels. L’entrée en DEA est extrêmement sélective, et ensuite les thèses se font de plus en plus rares faute de financements... Quand, avec un DEA, il n’est pas possible d’entrer dans le monde du travail et qu’il faut souvent recourir à un changement d’orientation (vers l’enseignement souvent), comment inciter les jeunes à se diriger vers la recherche ?

D’autre part, la connaissance disponible sur la biodiversité n’est pas centralisée, et il existe de nombreux rapports fort intéressants qui sont inconnus de tous. Les naturalistes amateurs, notamment, font un grand travail, et devraient être consultés.

Enfin, en ce qui l’enseignement, il pourrait être utile de mettre en place des sortes de partenariats entre espaces naturels et établissements scolaires, afin de favoriser des sorties sur le terrain, bien plus propices à la sensibilisation que des cours en classe.

Matthieu
28/09/2007
Faire connaître la biodiversité.
"Parce que l’on protège ce que l’on aime, que l’on aime ce que l’on comprend et que l’on comprend ce qu’on nous a enseigné (Baba Dioum, environnementaliste)", il me paraît nécessaire de sensibiliser et d’éduquer le grand public aux nombreux enjeux du développement durable. Je souhaite que les grenelles ne se focalisent pas seulement à des problèmes, à des professions ou à des régions précises mais soit le début d’un processus boule de neige dont l’éducation doit être le moteur. Un centre national pour le développement durable pourrait être ouvert en libre accès pour le public. Un tel établissement permettrait de sensibiliser le public et de le tenir informé des nouvelles avancées.
Pr. RAZANAHOERA Ma...
28/09/2007
Réponse à 1 et 3

Proposition sur le sujet 1 :Etude des paysages signifie : observatoire de la biodiversité. La réalisation concrète de cette proposition, dans l’objectif de préservation de biodiversité, nécéssite l’ inventaire des espèces présentes, l’observation de leurs comportements saisonniers, leurs itinéraires saisonniers, leur écologie ; toutes ces connaissances serviront de supports pédagogiques aux élus, enseignants, formateurs de tous niveaux.

Proposition sur le sujet 3 :Développement de l’enseignement sur les sciences de l’écologie. l’enseignement des sciences écologiques devraient se faire en cours transversal dans beaucoup de disciplines : ce qui devrait se discuter au niveau de la Grenelle ; par exemple au niveau des ingénieurs des travaux publics, des industriels, des médecins etc...

fg
28/09/2007
Masanobu Fukuoka

Bravo, c’est ce qu’il aurait fallu faire il y a 70 ans !

Il est trop tard pour ce genre de mesures (s’il n’est pas deja trop tard tout court)

Aujourd’hui la priorite est de diffuser les theories de Masanobu Fukuoka ( http://fr.ekopedia.org/Masanobu_Fukuoka ) qui, allant beaucoup plus loin qu’une simple reduction des degats, nous apporte la seule solution viable pour l’humanite et la planete.

noel
2/10/2007
fukuoka-re
peut-etre que dans une centaine d’années si il y a toujours des hommes M.MASANOBU FUKUOKA sera considere comme l’un des plus grands penseurs de toute nos civilisations. mais se sera un peu tard...
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