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Réorienter fondamentalement dès 2008 la recherche et la formation des agriculteurs vers des modes d’agriculture durables
Message écrit le 28/09/2007 par Groupe 4 du Grenelle de l’environnement

Il faut bâtir dès maintenant les itinéraires techniques correspondants et surtout les diffuser au niveau des professionnels. A cet égard, si la recherche dispose de pistes en matière de production intégrée, celles ci sont plus ou moins abouties selon les filières, et surtout ont rarement migré au-delà des labos ou de réseaux d’exploitations restreints. Le groupe propose donc de :

Revoir les priorités assignées à la recherche en agriculture, notamment en matière d’agronomie ou d’adaptation au changement climatique, et d’en renouveler le mode de pilotage et d’action pour ouvrir celle-ci sur les autres acteurs, associations et agriculteurs en particulier.

Mesure immédiate :
Lancer dès 2008 un grand programme de recherche appliquée assis sur un réseau de référence faisant intervenir plusieurs milliers d’agriculteurs, et incluant les exploitations des lycées agricoles, de l’INRA, du CIRAD, des Chambres d’agriculture, des instituts techniques et plus généralement de tous les acteurs du développement agricole, coopératifs, réseaux d’agricultures non conventionnelles ou particuliers qui souhaiteraient s’associer à cette démarche. Ces réseaux représentent nettement plus de 1 % de la surface cultivée en France.

Former en 5 ans 20 % des agriculteurs aux techniques intégrant l’environnement (en commençant par l’agronomie et les sols), notamment par la mise en place de formations capacitaires préalables à l’installation des jeunes, l’accompagnement sur le terrain par les organismes de recherche et par la formation prioritaire des techniciens des chambres d’agriculture.

Mesure immédiate :
Développer dans la réglementation les formations alternatives aux sanctions.

Qualifier en Haute Valeur Environnementale l’ensemble des exploitations des lycées agricoles d’ici 2012, ce qui passe par la formation des enseignants et un renforcement majeur de l’agronomie dans les matières enseignées.

Mesure immédiate :
Introduire dès 2008 dans la formation un module consacré à la biodiversité et aux effets environnementaux des intrants.

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BTS animation natu...
14/10/2007
sensibiliser et éduquer toujours

® Bonnes idées qui manquent de précisions et d’être développées, pour nous c’est la partie primordiale, ce sont les premières mesures à prendre.

Notre proposition : * Développer la formation, la recherche agronomique et les alternatives aux pesticides : lutte biologique, nouveaux itinéraires techniques (variétés résistantes, rotations longues, etc.).

Autres propositions : * Il faut intégrer toute la chaîne agroalimentaire et pas seulement les agriculteurs dans l’effort pour la protection de l’environnement. * Il faut que les agriculteurs retrouvent la notion de finalité de leurs produits, de la relation avec le client.

Et l’éducation à l’environnement dans tout ça ! ! ! ® Il manque l’éducation au territoire ð Sensibiliser à l’alimentation, à la saisonnalité des produits. ð Retour à la consommation locale, aux marchés. ð Développement des fermes pédagogiques pour rehausser l’image des agriculteurs, montrer leur vrai métier.On doit intervenir sur les consommateurs surtout que c’est eux qui ont le pouvoir. Il faut développer la demande pour que l’offre se développe.

Jan
13/10/2007
Donner de nouveaux moyens aux lycées agricoles

Il me semble effectivement évident de permettre aux lycées agricoles (en particulier publics, même si plus de la moitié des établissements de formation agricole sont privés) de montrer l’exemple au sein de l’exploitation agricole qui y est rattachée et qui est support de leurs formations pratiques. Il est évident aussi que les lycées agricoles devraient avoir pour formation la formation des jeunes futurs exploitants à l’agriculture durable et en particulier à l’agriculture biologique. Même si les enseignements d’agronomie et d’écologie font déjà la place à l’agriculture intégrée (connaissance des écosystèmes, des grands équilibres écologiques, des cycles de l’eau et du carbone, de l’écologie du sol, inventaire de la biodiversité au champs ou en milieu naturel, etc.), il manque un signal politique fort pour montrer à ces jeunes que la volonté n’est plus à l’intensif mais au respect des équilibres natrels. Même si de plus en plus de jeunes futurs agriculteurs sont réceptifs à ces messages, ils savent qu’il est très difficile d’appliquer ces principes une fois au commande d’une exploitation car contraints par le "système".

Enfin la question des moyens se posent : alors qu’une baisse des effectifs et des moyens est clairement programmée dès la rentrée 2008 dans l’enseignement agricole, que des rapprochements avec l’Education nationale sont déjà envisagées quitte à perdre la spécificité de sa pédagogie (terrain, pluridisciplinarité), comment vont faire les établissements pour mettre en oeuvre cette politique ambitieuse ?

Jérôme (AMAP des L...
13/10/2007
Couveuses d’’activités rurales
À l’évidence, le rôle des pouvoirs publics doit être de créer les conditions favorables à la stabilité des marchés, en adoptant des politiques de sécurité alimentaire à l’appui des petits exploitants agricoles qui ont entrepris de se convertir à un système axé sur la fourniture de services plus respectueux de l’environnement et la diffusion de connaissances agro écologiques. Les aides doivent concerner deux domaines en particulier :
  formation : aides durant la formation professionnelle (au sein d’exploitations ou de couveuses d’activités rurales) ;
  conversion : aides pour compenser les pertes liées à l’investissement dans le matériel.
al73
13/10/2007
FORMER AUX CONSEQUENCES DES MODES D’élevage et de culture sur la santé

On sait (voir par exemple le dernier livre de Davide Servan Schreiber ANTI CANCER) que certains aliments tels que la viande ,les oeufs , les laitages.. ont leurs composition en acides gras (en particulier de type omega 3 et 6 qui a changé ) du fait d’une modification de alimentation des animaux depuis la dernière guerre.

Il est quasiment établi que les conséquences sont l’obésité croissante, les risques accrus de cancer et de maladie cardiovasculaires. D’ailleurs cela n’est pas pour rien qu’il est recommandé de consommer au moins 5 fruits et légumes par jours par les cancérologues entre autres..

Pourquoi ne pas informer (les agriculteurs , éleveurs et consommateurs) et inciter puis valoriser à la vente les aliments produits selon ces modes de culture et d’élevage qui permettent de produire des aliments plus bénéfiques à la santé, cad avec l’alimentation animale adaptée (par exemple herbe au lieu de mais pour les ruminants, ajout de graines de lin en complément...)

A terme les conséquences seraient une diminution des cancers et maladies cardio vasculaires (avec les souffrances associées) et un meilleur équilibre des comptes de la sécurité socialeo

Fanny
12/10/2007
Une lourde charge pour les agriculteurs

Il est incontestable que les agriculteurs ne sont pas des ignards. Cependant, il ne faut pas non plus en brosser un portrait trop parfait. Je suis étudiante en sciences politiques, très sensible aux questions environnementales, et fille d’agriculteurs ... mais aussi soeur d’agriculteur...

Je commencerai donc par parler de la formation. Evidemment que les agriculteurs sont formés, mais il suffit de feuilleter quelques cours pour se rendre compte que l’étude de la productivité est omniprésente, et que les questions écologiques ne sont pas ou très rapidement traités. Cela change peut etre selon les formations, je parle évidemment du cas que je connais. Je suis donc d’accord avec cette proposition de former les agriculteurs à l’agriculture durable, c’est une urgence. Parce que, que mes parents aient une vision de l’agriculture purement productiviste, c’est un fait ... mais qu’un jeune homme fraichement diplomé ait la meme, c’est plus dérangeant.

D’autres part, j’ai lu dans un des articles que "les agriculteurs seraient ecologistes par nature". Je ne voudrais encore une fois pas généraliser, mais mon sentiment est que justement, à court terme, un agriculteur a aujourd’hui de moins en moins besoin d’être écologiste. Les techniques telles que l’utilisation des engrais, l’élevage hors sol ou encore l’irrigation massive ont éloigné les agriculteurs de leur dépendance directe à l’environnement. Je parle bien sur à court terme ... Et le problème est bien là, car il n’est souvent pas aisé d’avoir une vision à long terme quand les situations économiques des agriculteurs sont difficiles. J’ai souvent entendu "C’est bien beau de vouloir sauver l’environnement, mais il faut bien que l’on survive financièrement". Il sera donc selon moins impossible de rendre les agriculteurs sensibles aux enjeux environnementaux, (je ne parle évidemment pas de ceux qui y sont déjà sensibilisé) tant que leur situation sera précaire. La solution sera alors peut etre dans une aide financière plus importante envers les "agriculteurs durables". Mais il faudrait aussi qu’à l’autre bout de la chaîne les consommateurs suivent, et acceptent d’achetr ces produits de meilleurs qualités mais parfois un peu plus cher. Car aujourd’hui seule une faible partie de la population consomme de cette manière.

Finalement, les agriculteurs doivent changer leurs pratiques, mais c’est bel et bien les consommateurs qui doivent les y inciter. Ne leur faisons pas porter toute la charge du problème actuel.

GuillaumeC49
12/10/2007
reconnaissance du rôle de formateur
• Les fédérations des chasseurs réalisent des formations auprès des agriculteurs, leur rôle de formateur doit être reconnu
Michel
12/10/2007
Promotion de la petite exploitation viable !
Pourquoi pas permettre aussi aux petites exploitation d’etre viables. Sans etre obligé à la course à la puissance ? Promouvoir le petit paysin du coin ? Je sais, on ne doit pas dire paysan, ce n’est pas politiquement correct ! Pourtant c’est bien grace a lui que certaines régions ont gardé un caractère "champetre" ! Peut etre que le "petit" exploitant agricole trouverait avantage a se reconvertir dans une agriculture de qualité (bio par exemple). Subventions et formations en faveur de la qualité ?
Jo DUCAMBON
12/10/2007
Formons les élèves à l’agriculture bio et donnons les moyens de s’y lancer

L’objectif de former les agriculteurs aux techniques respecteuses de l’environnement devrait déjà être une réalité depuis plus de 15 ans si l’on en croit les programmes des lycées et des BTS agricoles. Or, cela n’est que rarement effectif dans la réalité, notamment concernant les techniques dites biologiques. Plusieurs jeunes de ma région voulaient faire de l’agriculture bio mais aucun lycée proche ne dispense une telle approche dans sa formation. Résultat, on leur a enseigné des principes au mieux d’agriculture raisonnée, mais le plus souvent ultra-productivistes et les voilà sur le terrain à essayer de s’auto-former de manière très empirique. Une mesure s’impose donc, qui bousculera sans doute le monde des lycées agricoles : inverser les approches dans la formation en n’enseignant que les principes de l’agriculture biologique. On ne pourra pas dire alors que les agriculteurs n’ont pas été formés au respect de l’environnement. Libre à eux ensuite de les appliquer, mais s’ils préfèrent les techniques "conventionnelles" il ya sur le terrain assez de documentation et d’habitudes que le simple savoir-faire de la quasi totatité des agriculteurs qui ne font pas de la bio, peuvent "transmettre". Les agriculteurs autour de moi disent qu’il n’est pas difficile de fonctionner en agriculture conventionnelle, même "raisonnée", il suffit d’imiter. Ce qui nécessite une véritable formation de haut niveau, c’est la prévention et les techniques bio.

En ce qui concerne les méthodes d’orientation nationale vers une agriculture durable, les sanctions sont tout à fait complémentaires dans le cas de comportements condamnés par les règlements, des incitations financières, de la formation continue. De nombreux agriculteurs qui ont tenté de passer en bio m’ont confié leurs extrêmes difficultés financières durant les deux années minimales de conversion. Il faut de véritables AIDES à la CONVERSION, très supérieures aux revenus ordinaires de l’agriculteurs pour que cette période de conversion ne soit pas indéfinies et que les agriculteurs n’abandonnent définitivement leur conversion, souvent ruinés de surcroît. Le manque d’acompagnement et de formation durant cette phase aussi critique que l’installation, et le manque d’aides conséquentes et attractives pendant ces deux ans, sont la cause de la diminution en France depuis 2003 non seulement du nombre de candidats à la conversion en bio, mais aussi du nombre de ceux qui parviennent à terminer leur conversion. Si bien que depuis 2004, la France qui avait vu de manière encourageante le nombre de ses exploitations bio augmenter fortement à la fin des années 90, en perd aujourdhui, faute de candidats suffisants à la conversion, faute d’accompagnement et d’incitation financière. Il faudrait aussi donner une véritable prime très attractive aux agriculteurs qui ont réussi leur conversion. Les candidats n’en seraient que plus nombreux. Enseignons l’agriculture bio à tous les élèves, et donnons les moyens et l’envie de la pratiqu

cathy
12/10/2007
On est tous responsable, maintenant il faut agir
Je pense que l’on ne peut pas dire que les agriculteurs ne connaissent rien et qu’il faut les instruire sur les méthodes culturales, il est vrai que les techniciens des coop incitent les agriculteurs à consommer des produits de santé pour les végétaux mais comment sont-ils rémunérés par leur boîte ? Une chose est certaine c’est que les agriculteurs doivent, comme tout le monde, avoir un cerveau leur permettant de réfléchir et de se poser des questions quant à l’utilité de tous leurs traitements phytosanitaires et les conséquences non seulement sur l’environnement mais sur leur propre santé. Je pense donc qu’ils ont une part de responsabilité non négligeable dans cette consommation de produits chimiques. De plus, les enseignants mettent-ils suffisamment l’accent sur les techniques agronomes pures pour lutter contre les adventices, ou les maladies dans leurs cours ? ? ? Il est vrai aussi que la taille des entreprises agricoles ne permet pas forcément un travail dans les règles de l’art : exemple le déchaumage "à la dent" disparaît progressivement au profit du désherbant plus rapide. Produire plus, sur plus de surface et sur n’importe quelle terre peut-être mais à quel prix ? Et le consommateur ? il veut un produit pas cher (c’est possible avec l’agriculture classique), de bonne qualité (ce terme est vague et arrange tout le monde) et qui respecte l’environnement (c’est possible avec le bio). L’agriculture raisonnée n’est pas une alternative car elle reste polluante même si elle utilise moins de produits chimiques ou "juste ce qu’il faut quand il faut" ; elle en utilise tout de même et les traitements sont simplement plus efficaces ! Je ne pense pas que subventionner pour produire propre soit une bonne solution : cela a déjà été mis en place, des agriculteurs passés au bio pour les primes, combien sont restés en bio après le délais de 5 ans obligatoire pour ne pas rendre la prime ? ? ? Non, mettre une taxe sur tous les produits de santé des plantes issus de l’industrie chimique serait certainement plus efficace : elle touche au porte monnaie ! Arrêter la pac (qui a été responsable du retournement d’une surface considérable de prairie naturelle !), que la matière première (céréales, viande, fruits et légumes) soit payé au prix réel à l’agriculteur plutôt que d’engraisser tous les intermédiaires !
luc
12/10/2007
former et sensibiliser
Il faut sensibiliser tous les acteurs ( firmes, agriculteurs, techniciens, organismes de recherches, élus locaux ... à la dimension de développement durable et respect de l’environnement. Concevoir un environnement protégé, dans lequel l’agriculteur travaille et où il doit s’épanouir. Cela passe avant tout par la formation et la sensibilisation de tous ces acteurs.
  enseignement à l’école avec une épreuve d’évaluation - au brevet et au bac.
  renforcement des disciplines respectueuses de l’environnement dans les écoles d’agricultures.
  renforcement de la formation continue dans ces domaines.
  incitations financières et fiscales dans toute la filière agro alimentaire : de la production ...jusqu’au consommateur)
Nikos
11/10/2007
Refondre l’organisation de la recherche agronomique en France

INRA, CEFEL, CIREA, CEMAGREF, HORTIS, CTIFL, etc...

Autant d’entités de recherche françaises qui se doublonnent, dilapident l’argent publique, travaillent loin des préoccupations des agriculteurs, sans lisibilité et sans cohérence...

En Italie, pour la recherche arboricole, il n’existe qu’un seul centre : le Laimburg. Toute l’innovation agronomique est concentrée à un seul endroit, avec des gros moeyns, et sans dispersion.

Réformons l’organisation de la recherche agronomique en France et travaillons sur des sujets qui intéressent les agriculteurs (protection intégrée, variétés, etc...).

Pierre33
12/10/2007
Refondre l’organisation de la recherche agronomique en France
A trop disperser les moyens l’innovation se limite à évaluer ce que les autres ont découvert ! Il faut passer dans une logique d’innovation en reganrdant 10 ans devant. Cela demadera des moyens qui ne pourront venir que de la concentration des entités. Regarder Airbus en Europe (même si tout n’est pas parfait !) combien de ses entreprises de bases réparties dans différents pays auraient elles pu réaliser l’A380. Allez ! remplacons le courrage fuyons par la fusion innovons.
Patricia
11/10/2007
formation des forestiers

Dans la formation des forestiers faite par l’Ecole Nationale du Génie Rural des Eaux et Forets (l’école de référence dont sortent les personnels de l’office national des forêts) il n’y a quasiment pas d’enseignements d’écologie forestière dispensés par des écologues. il apparait donc que les personnes qui gèrent les forêts françaises n’ont pas de vision écologique du fonctionnement de ces écosystèmes, ce qui entraine parfois des abbérations dans la gestion et des dysfonctionnements profonds de ces systèmes.

je trouve qu’il y a un manque à combler.

Clau
11/10/2007
faire connaitre notre métier a tout un chacun permettrait l’ouverture d’esprit de tout le monde !
la visite de ferme devrait devenir obligatoire dans la formation scolaire au primaire et/.ou au secondaire. en effet, les enfants seraient instruits de comment est fabriqué leur lait, leur beurre, leurs yaourts etc. et ils expliqueraient a leur parents... le fossé ne cesse de se creuser entre des citadins qui croivent tout connaitre car ils ont regardé les infos televisees et des agriculteurs qui ne cessent de voir leur normes environnementales, bien etre etc augmenter mais aussi els controiles de ces mises aux normes.....avec un prix qui n’augmente pas meme si les contraintes augmentent. si chacun ,agriculteur ou non, se mettait a la place de l autre en connaissance de cause(avec plus que les infos de 13h et de 20h)avec des visites a la ferme pour les enfants scolarisés, on comprendrait vite que les agriculteurs sont loin ’etre les seuls a polluer.......car , eux, ont des normes a respecter tandis qu une ville et sa station d’epuration(de la merde humaine si j ose dire ! ! !)par exemple............ j’aimerai en tant que future agricultrice apprendre a tous les enfants d’ou vient la grande part de son petit dejeuner et de ses autres repas. j espere y parvenir !
beatrice
11/10/2007
agriculture et conseil

Les conseillers et techniciens agricoles sortent des même écoles et ont les même diplomes que les agriculteurs. Va-t-on créer une formation suplémentaire réservée à eux seuls ? Remarquez, comme ça il apporterait le savoir dans les campagnes.

Je constate qu’ en général un technicien (conseiller, technico-commercial parle dans le sens que son employeur, public ou privé, lui demande de suivre. Parfois un agriculteur a besoin d’ un regard extérieur pour lui dire : "Tiens, tes vaches ont maigries" ou bien "Pourquoi tu n’ essais pas de ......". Le technicien peut avoir ce role, mais il n’ est jamais le payeur. Ce n’est pas lui non plus qui subit les conséquences d’un mauvais conseil.

L’ agriculteur doit garder la liberté d’ appliquer ou non la solution proposée. Dans le respect de la loi, je précise pour les esprits tordus. Sinon il ne sera plus qu’ un éxécutant irresponsable de l’ état -voir les dérives des kolkhozes, sovkhozes et autres fermes d’ états de differents pays.

beatrice
11/10/2007
parce que la formation n’ existait pas ?

Former 20% des agriculteurs aux techniques intégrant l’ environnement ....

Je voudrais rappeler que pour les installations aidées (et c’est le cas de la majorité), il faut depuis le début des années 90 -je ne connais plus l’année exacte- un BTA (examen de même niveau que le bac) + 1 stage 6 mois + diverses formations suivant la production prévue CS etc.

Beaucoup d’agriculteurs ont un BTS et quelques uns un diplome d’ingénieur. La formation continue (quelques jours par an sur des thèmes variés) existe à la demande des agriculteurs eux-même.

Il me semble que l’ environnement et l’ agronomie font parties de l’ enseignement agricole. Donc en 15 ans, les 20% sont déjà atteint ou peu s’ en faut. Sinon pauvres prof qui viennent d’ apprendre qu’ ils sont incompétents ou inefficaces -au choix-.

Alors les agriculteurs sont loin d’ être des ignares à qui il faut tout expliquer.

Une diplomée de BTS option productions animales en 1992, mais pas agricultrice

benji
11/10/2007
Former aussi les coopératives et leur techniciens agricoles à l’agriculture bio
Car qui incite les agriculteurs à traiter plus que de raison leur champs si ce n’est les coopératives et leurs techniciens
mica
11/10/2007
quelle caricature !
les agriculteurs ne sont pas manipulés par leur coopérative ! ils en assurent l’administration. Salarie d’une coopérative, et pas fils d’agriculteur, je suis le témoin du challenge quotidien de mes collègues techniciens qui accompagnent (et non incitent) les agriculteurs : produire mieux, être plus efficace, et dégager un revenu décent. les coopératives accompagnent l’agriculture raisonnée et durable (car la terre de nos parents est aussi celle de nos enfants). Alors de grâce, laissez les acteurs du monde agricole agir, car c’est eux qui construirons cette agriculture durable, et non le pouvoir politique de droite ou de gauche.
Emmanuel Boutry
12/10/2007
Ignorance totale !
Etant responsable technique dans une coopérative agricole, sachez que nos techniciens (il n’y a pas de commerciaux purs et durs) n’ont aucun intéressement sur leurs chiffres d’affaires et c’est le cas dans de très nombreuses coopératives en France (Charte du conseil de coop de france qui le prévoit). Les coopératives sont des organismes qui ont vocations à être encore présentes dans le futur et, pour ce, leurs techniciens ne préconisent des interventions phytosanitaires que lorsqu’elles sont justifiées (observations, comptage, interventions basées sur des seuils de nuisisbilités). Les techniciens des coopératives sont beaucoup mieux formés (en continu, ce qui complète leur formation de base) que la plupart des personnes qui abordent le sujet sur ce forum et qui ignorent bien souvent le fonctionnement du sol, des cultures, des engrais et des produits phytosanitaires. Avant de formuler des critiques, renseignez-vous sur les sujets abordés, celà vous évitera bien des erreurs et surtout les idées reçues ne seront plus véhiculées !
JMM de Rennes
12/10/2007
pas si sûr
Certes, vous n’êtes pas payés au pourcentage mais si personne n’achète les produits de la coop, vous perdez votre boulot...CQFD Le conseil indépendant suppose qu’on ait rien à vendre....et c’est bien pour çà qu’on a réussi à diminuer fortement la consommation de produits phytosanitaires dans des pays comme le Danemark par exemple ou le conseil agricole est fait en grande partie par les services du Ministère de l’agriculture
JMB38
11/10/2007
Taxons le carbone fossile en général, et les engrais azotés en particulier !

Bonjour et merci pour ce Grenelle

Je m’aventure dans ces pages sans être agriculteur. Pour contrer l’intensité du réchauffement et la raréfaction du pétrole, je suis un fervent partisan d’une taxe généralisée sur le carbone fossile qui croîtrait chaque année d’une manière prévisible et inexorable. Une taxe carbone, donc, et de la recherche !

L’agriculture est à la fois un acteur important et une victime majeure du réchauffement, mais elle peut faire amende honorable en s’attaquant en particulier aux gaz à effet de serre qu’elle produit, notamment le protoxyde d’azote (N2O, dont le potentiel de réchauffement est 275 fois celui du CO2) et le méthane (20 fois pire).

Exemple : taxons vite et fort les engrais azotés. Ils contribuent en effet au réchauffement planétaire en amont et en aval de leur fabrication, via l’émission de deux GES successifs : CO2 d’abord et N2O ensuite. La fabrication de ces engrais est très gourmande en énergie fossile : il faut brûler une ou deux tonnes de méthane pour produire et épandre une tonne d’engrais azotés (c’est de mémoire). Mais ça ne s’arrête pas là ! L’épandage excessif d’engrais azotés est générateur de protoxyde d’azote, via les processus de dénitrification du sol. Le protoxyde d’azote (N2O) subsiste environ 120 ans dans l’atmosphère.

(source : http://www.inra.fr/la_science_et_vous/dossiers_scientifiques/changement_climatique/comprendre_les_mecanismes/protoxyde_d_azote_n20)

En termes climatiques, l’utilisateur d’engrais azotés pollue donc plus que l’automobiliste, et ce serait donc une justice efficace que de faire payer au premier les mêmes taxes sur l’énergie fossile qu’au second.

Cette réduction dans l’épandage d’engrais azotés de synthèse se traduira j’imagine par une baisse des rendements agricoles. Elle pourra être compensé, au moins en partie, par une extension de la surface cultivée en légumineuses, qui fixent l’azote atmosphérique et évite l’épuisement des sols. A noter qu’en Europe les légumineuses ne représentent plus que 5% des superficies cultivées, contre 25 et 30% aux USA (soja, luzerne, arachide). Il y a de la marge chez nous, donc, d’autant qu’on peut manger moins de viande et être en meilleure santé. (http://www.rac-f.org/article.php3 ?id_article=1290)

L’urgence fiscale est là pour contrer la logique économique actuelle qui pousse au développement des agro-carburants sans en avoir vérifié le bien fondé. Or, en prenant en compte le protoxyde d’azote émis, le bilan climatique des biocarburants pourrait être encore pire que celle des carburants fossiles actuels... C’est en tout cas la conclusion d’une étude recente soumise à l’appréciation ouverte de la communauté scientifique : http://www.atmos-chem-phys-discuss.net/7/11191/2007/acpd-7-11191-2007.pdf

Les schadocks pompaient, mais on peut pomper de l’absurde... ou réfléchir et l’éviter !

Radikaz
11/10/2007
Former et informer les agriculteurs actuels et futurs
Bonjour à toutes et à tous D’accord sur le fait qu’il faille former les agriculteurs sur l’évolution des techniques agricoles et de culture des terres. Car il ne faut pas oublier que ce sont les agriculteurs eux-mêmes qui contribuent en partie à la formation des jeunes (futurs agriculteurs) en stage au sein de leurs exploitations. Ne faudrait-il pas pour celà une inter-connexion des chambres d’agriculture et des coopératives agricoles afin que les produits hautement toxiques notamment ne soient plus utilisés et que l’information passe enfin ! Combien d’agriculteurs sont aujourd’hui victimes de cancer parce qu’ils ont manipulés il y a quelques années des produits toxiques sans précautions et sans connaissances de causes. Ne faudrait-il pas revenir à une agriculture bio ? Malheureusement trop peu d’agriculteurs s’y engagent car le cahier des charges est lourd et les pertes financières non négligeables durant les 4-5 premières années "bio". J’espère en tout cas que ce grenelle permettra de faire avancer les choses sur le terrain en matières d’agriculture et que le terme d’agriculture raisonnée ne sera pas simplement une "tournure à la mode" au sein du gouvernement.
Hervé COVES
10/10/2007
Petite relecture impertinente des propositions

Vous nous dites : il faut « Revoir les priorités assignées à la recherche en agriculture et renouveler le mode de pilotage et d’action » Si tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut revoir les priorités - c’est d’ailleurs l’enjeu du grenelle de l’environnement - vous insistez sur la nécessité de changer le pilote. C’est fort sympathique pour l’actuel pilote de la recherche agricole. Mais vous en aurez certainement un meilleur. Qui peut-il bien être ?

Vous nous dites : il faut « Former en 5 ans 20 % des agriculteurs » Voici une mesure qui fera plaisir aux lycées agricoles : revoir sur les bancs des écoles 120000 anciens élèves. Quel professeur nostalgique n’y a pas rêvé ! Et quelle activité en perspective. (Si j’avais su plus tôt qu’il suffisait d’aller au grenelle pour récupérer des financements pour ma boutique...)

Vous nous dites : il faut « Qualifier en Haute Valeur Environnementale l’ensemble des exploitations des lycées agricoles d’ici 2012 » Ah, ici c’est écrit en toute lettre : enfin de nouveaux budgets pour les exploitations déclinantes de nos lycées agricoles !

Alors qui est le nouveau pilote de la recherche ? A croire qu’il n’y avait que des lycées agricoles dans ce groupe de travail ! YAKA changer le pilote et on verra si nos lycées agricoles -qui ont déjà formé la quasi-totalité des agriculteurs en place- seront capables de changer le cours des choses !

Stéphane du Loiret
10/10/2007
INCITATIONS FINANCIERES POUR UNE AGRICULTURE DURABLE
Je pense qu’on pourrait rémunérer les agriculteurs quand ils agissent pour l’environnement dans leur façon de produire. Bien sûr, il faut aussi qu’ils soient formés pour ça.
laurent
10/10/2007
il faut crée un climat favorable à l’agriculture durable

J’entends par climat favorable : un climat socio-économique c.a.d :

  sortir de notre filière économique agricole completement verrouillé par le trust de la grande distribution qui impose des prix toujours plus bas. Au bout du compte c’est toujours le fournisseur de matière première, ici l’agriculteur, qui doit réduire ces coûts de production. Il est très difficile d’intégrer le concept d’agriculture durable pour l’agriculteur. Il serait temps de parler, avant les beaux discours, de l’avénement de LOI réduisant le trust de la grande distribution (ils ne sont quand même pas intouchables ?). Afin de repartir, les marges de bénéfices sur tout les acteurs de la filière. Ce qui permettra à l’agriculteur d’intégrer un concept plus durable.

  modifier nos exigences de consommateur versatile : on ne peut pas exiger un agriculture durable et à la fois se satifaire d’une consommation de denrée alimentaire pléthorique, toujours plus diversifié. La dérive est là aussi. Il faut que tout le monde joue le jeu ! ! !

Il faut bien comprendre que l’agriculture est avant tout le réflet de notre logique économique et de notre mode de consommation. On ne peut pas ,dans ce débat, tout attendre de l’agriculteur. Chacun à sa part de responsabilité ! ! ! !

L’agriculture durable ne se résume pas à la diminution de pesticides, à l’opposition systématique aux OGM, ou au contraire à la confiance aveugle au bio. Mais plustôt à une approche global où l’agriculture durable est en cohérence avec un développement économique durable et un mode de consommation simple. Je comprends que cela est très difficile à mettre en place (voire impossible) mais il faut tendre vers cela pour améliorer la marge de manoeuvre.

H20 02
9/10/2007
Arrosages intensifs par jets aériens en plein été en milieu de journée
Pourquoi les agriculteurs continuent à arroser à grande échelle leurs cultures par des jets d’eau aériens en milieu de journée en plein été (température max + jets aériens = évaporation max) ? Quand comprendra-t-on que les monocultures intensives de maïs gourmandes en eau, engrais, pesticides et autres fongicides sont un non sens environnemental ? Non seulement on assèche les rivières et les nappes phréatiques, mais on concentre par ailleurs tous ces entrants dans les eaux puisqu’elles se raréfient.
Stéphane du Loiret
10/10/2007
Recyclage
On peut aussi recycler les eaux usées dans la production agricole pour utiliser moins d’eau. C’est vrai, il y a beaucoup de gaspillages.
Laurent
11/10/2007
explication

C’est vrai c’est un gros problème. Mais, la culture de maïs irrigué n’est pas cultivé pour rien.

Il faut bien cerner les tenants et les aboutissants En grande surface, on un étalage de 50m de viande bref un choix énorme de viande ce sont nos exigences. Dans cette filières économiques contrôler en grande partie par la grande distribution. Les prix des viandes sont imposés par ces derniers. Conséquences,tout les acteurs économiques se partagent inéquitablement la marge de bénéfice. Plus l’on remonte dans la filière plus la marge est mince. Et on arrive à l’agriculteurs fournisseurs de viande qui ce fait bien avoir. L’agriculteur si il veut vivre, c.a.d nourrir ça famille, doit diminuer considérablement ses charges qui sont en partie l’alimentation animale.

(Pour produire ces viandes il faut énormément de céréales. Grosso modo, il faut 7 à 10kg de céréales pour que les vache synthétisent 1 kg de muscle). L’alimentation à base de maïs est ce qu’il y a de moins cher et c’est pour ça qu’on le cultive.

C’est vrai c’est un non-sens environnemental. Notre logique économique débile et nos exigences de consomateurs de richo (la viande en abondance) sont aussi un non-sens environnemental

jeanmicheldu64
11/10/2007
A propos de la culture du maïs
Qui a dit que l’irrigation en plein jour favorisait l’évaporation ? Sachez qu’en tant qu’agriculteur, producteur de maïs, j’irrigue le maïs de jour comme de nuit et je n’ai jamais vu de différence de comportement au stress hydrique dans mes parcelles. Même par 35 °C, quand on apporte 25 litre/m2, la quantité qui s’évapore avant que l’eau touche le sol est dérisoire. Des études menées par Arvalis sur ce sujet n’ont d’ailleurs rien montré de significatif. La monoculture de maïs est présente sur mon exploitation depuis 40 ans environ, c’est la troisième génération qui vie de cette culture, j’espère qu’il y en aura d’autre. Je fais des analyses de terre régulièrement et je n’observe pas de baisse notamment de matière organique depuis 1973 (date de la première analyse). La quantité de pesticides et engrais a fortement diminué en production de maïs. Le bon sens paysan nous rappelle que la premier argent gagné est celui qu’on a pas dépensé... Merci aux chercheurs qui ont su trouver des variétés plus tolérantes et moins gourmandes. Nos pratiques culturales ont aussi beaucoup évolué. Quant à l’eau... sachez qu’on utilise seulement 3% de l’eau qui tombe en France chaque année. Il reste beaucoup d’effort à faire pour stocker l’hiver l’eau qu’on a besoin l’été, et tout le monde s’y retrouvera : l’agriculture bien sûr mais aussi la faune et la flore des rivières réalimentées, les stations d’épuration qui ont besoin d’une dilution minimale pour rejeter les eaux traitées.L’eau c’est la vie, et celle qui sert au maïs n’est pas perdue : tôt ou tard elle rejoint le cycle naturel. En attendant elle fait vivre des plantes donc des animaux donc des hommes et de femmes, et cela personne ne peut le nier. Dans ma région, le maïs est directement lié au jambon de Bayonne, au foie gras, au poulet fermier des Landes... Les traditions sont faites pour être conservées.
CHRISTIAN
9/10/2007
AGRICULTURE

AU NIVEAU DU SOL ! !

IL EST EN EFFET SOUHAITABLE DES 2008 , D ’ INITIER UNE AUTRE CULTURE ,

UNE AGRICULTURE QUI TIENT COMPTE DU RESPECT DE LA NATURE ...

(pourquoi subir encore des polluants dans l ’ eau, dans les aliments !)

LE FAIT DE COMMENCER MAINTENANT UNE AUTRE FACON DE CULTIVER EN TENANT

COMPTE DE LA BIODIVERSITE , SERAIT ENCOURAGEANT , MEME SI CELA REPRESENTE

1% OU 2% POUR L ’ INSTANT , IL FAUT BIEN S ’ APPUYER SUR QUELQUE CHOSE

DE VRAI ! ! IL PEUT Y RESULTER UN EFFET PATCHORK AVEC LES CULTURES BIOS ! !

de 2 % ON ALLER A 3% DE RESULTAT EN AGRICULTURE , AVEC LE RESPECT

DE LA BIOLOGIE NATURELLE .

ALORS POUR LE MODULE A ENSEIGNER :

" LA BIODIVERSITE ET EFFETS ENVIRONNEMENTAUX " ALLONS Y ...

PONCET
9/10/2007
Ne sous estimez pas les agriculteurs !

Le métier d’agriculteurs est effectivement très "gourmand" en compétence et en connaissances pluridisciplinaires. Leur métier les amène depuis de nombreuses années à suivre les évolutions technologiques de très près et ils sont souvent les mieux à même de comprendre les mécanismes agronomiques et écologiques de leur environnement. Le milieu naturel est leur outil de travail, leur espace de vie quotidien, le livre dans lequel ils apprennent et apprennent à leurs enfants tous les jours. Cela m’amène à 2 commentaires :

1 Les agriculteurs sont NATURELLEMENT écologistes dans le sens où la terre est leur propre outil de production ; ce sont eux les plus concernés par "la terre que nous laisseront à nos enfants". Ils intègrent depuis de nombreuses années l’agriculture raisonnée pour trouver le bon équilibre entre production de qualité et gestion du milieu. En ce sens, les agriculteurs gèrent déjà la "durabilité" de leur environnement.

2-La plupart des découvertes fondamentales sont travaillées ensuite sur le plan pratique avec les agriculteurs. C’est pourquoi imaginer former des agriculteurs à l’agronomie et à la pédologie peut devenir inefficace et finalement infamant.

Aussi attention à l’image d’Epinal du vieil agriculteur archaïque et polluant. La force vive des agriculteurs est bien plus moderne et comprend très bien les enjeux de société qui font l’objet aujourd’hui de nos débats. Ils y ont même déjà souvent répondu de façon toujours pertinente et pragmatique.

Faisons leur confiance et aidons les en prenant des mesures REALISTES et ACCEPTABLES.

Un citadin qui a formé déjà plusieurs centaines d’agriculteurs mais en apprend chaque jour d’avantage à leur contact !

PONCELET THIERRY
9/10/2007
ressource en eau et agriculture

Quand nos élus vont ils avoir le courage de mettre fin au scandale de l eau pour l agriculture intensive ?

L agriculture intensive FRANCAISE est le principal pollueur des cours d eau en france et bien avant l industrie. En bretagne par exemple, la population est première a en être victime. Elle est frappée par les différents cancers due aux rejets de l agriculture intensive(nitrates et pesticides, métaux lourds ) et en est réduite à consommer de l eau en bouteille, les nappes souterraines étant définitivement polluées. Un comble

De plus, LES AGRICULTEURS ne paient pas cette eau à sa juste valeur, c est doublement scandaleux, c est en fait vous et moi consommateur lambda qui payons cette gabgie. Et cerise sur le gateau des subventions sont accordées aux agriculteurs pollueurs par BRUXELLES.

Cette situation est connue de nos élites politiques, prouvez nous enfin votre volonté dans le cadre de GRENELLE a faire cesser ces pratiques destructives et irresponsables.

François C. 13
9/10/2007
Des outils existants ... à renforcer (témoignage)
Le Ministère, les organismes de recherche, les écoles d’agriculture disposent de sites, d’exploitations tout à fait remarquables où peuvent être menés conjointement production (en conditions réelles d’exploitation), recherche/développement, formation, lieu de rencontre/d’échange/de discussion (journées techniques, colloques, séminaires, ou simples visites informelles ... pour "grand public" ou "public spécialisé"). Des outils souvent bien identifiés/implantés dans leur territoire (travail de proximité), des sites qui ont vocation à devenir de véritables plates-formes méthodologiques et technologiques, centre d’essais et d’expérimentation, des lieux de formation intégrés. Encore faut-il juger de leur performance, de leur pertinence : ceci dans le but d’optimiser leur nombre et rationaliser les moyens à mettre en oeuvre. Mais une fois ce travail effectué, il me semble tout à fait indispensable d’avoir une politique de renforcement de ces structures d’interface déjà existantes - appuyer le dispositif et parler - pourquoi pas - de nouveaux métiers ! acquérir le savoir/savoir-faire des acteurs, les mettre en relation, fédérer leurs actions, vulgariser, valoriser ... ces sites intéressent, fascinent mais le manque de moyen est souvent préjudiciable pour leur image et finalement leur intérêt. Nous devons faire un choix, nous avons les moyens intellectuels de créer une dynamique importante, notamment en matiére de communication, créer un lien fort entre les acteurs du paysage, une passerelle solide entre des structures de recherche, de formation et des structures "professionelles", agriculteurs et conseillers agricoles.
titif
8/10/2007
n’oublier rien au passage !
Bonjour je suis éleveur de porc dans le 22 et je suis aussi intéressé par ce grenelle de l’environement. En effet, car quand il faut bouger les choses, ce sont toujours les agriculteurs qui payent.Les générations précédentes nous ont laissées du travail sur la planche.Depuis la loi Voynet-Pinsec,les réglementations ne cessent d’évoluer :les cantons ZES puis les ZAC,les plafonds de traitement d’azote,prise en compte du phosphore...Et depuis peut,les bassins contentieux.De grâce,laissé nous respirer,ammortir nos mises aux normes,passer ces années difficiles ou demain,on ne sait même pas si on sera encore là avec le prix des matières premières qui ne cessent d’augmenter. Quand quelque chose doit évoluer,nous sommes toujours d’accord de faire le pas,si économiquement ça tient la route.Entouré vous de gens du terrain,qui connaissent l’élevage et ces difficultées,l’agronomie,l’économie mondiale afin que notre agriculture ne soit pas hors course au sain même de l’union européenne. Nous voulons bien changer,mais si il n’y a que la France pour faire bonne figure,alors personnellement,je n’adhère pas au principe. L’écologie est l’affaire de tous,pas seulement des agriculteurs français,n’oublions pas que l’europe décide toutes les grandes lignes,alors elles doit aussi les faires appliquer chez tous les pays membres.
ulysse
8/10/2007
favoriser l’agriculture durable
pourquoi ne pas pouvoir identifier sur l’étiquette les produits fabriqués par des agriculteurs qui s’engagent dans le développement durable pour les favoriser auprès du grand public ?
EVEILLARD Philippe
7/10/2007
L’expérience du sol et du vivant

l’agriculteur exerce un métier complexe. c’est tous les jours qu’il a des décisions à prendre alors qu’il est confronté à de nombreuses sources d’incertitudes (le climat, le comportement de nouvelles variétés, l’apparition de nouvelles maladies...). L’expérience compte tout autant que la formation initiale. Les "itinéraires techniques" n’ont d’intérêt que dans un raisonnement qui intègre le sol, la plante et le climat (plus l’animal en système d’élevage). Il reste beaucoup de progrès à accomplir pour développer une agriculture plus économe, respectant mieux la diversité des territoires et la potentialité des sols. Tout à fait d’accord pour encourager un système de certification environnementale dont certaines dispositions peuvent déjà apparaitre dans les certifications officielles, bio ou agriculture raisonnée. Partir de ces expériences, promouvoir les moyens de raisonner plutôt que de décréter des "itinéraires techniques" que les agriculteurs seraient tenus de suivre sont certainement des voies à suivre.

Arrêtons d’opposer les pratiques agricoles entre elles en cherchant laquelle serait la plus durable (le bio, l’intégré, l’intensif...). On a besoin de produire plus sur les sols et sous les climats qui ont le meilleur potentiel mais on doit aussi valoriser grâce à l’élevage et aux prairies ou à la forêt des sols moins fertiles ou plus à risque pour l’environnement (protection de l’eau). La société a besoin que toutes ces familles d’agriculteurs au lieu de s’opposer, cherchent plutôt à s’enrichir de leur expérience et la recherche agronomique doit être simplement là pour les y aider.

J 95
5/10/2007
Le Coeur du problème- Comment former les agriculteurs

La formation des agriculteurs est au coeur du problème environnemental parce que ces personnes respectables sont à la croisée des problèmes de l’environnement (bio-diversité, productivité, rentabilité...). Une des clés du problème est là. Mais on est très loin du compte actuellement.

Les agriculteurs sont confrontés à des problèmes très complexes à résoudre, et ils n’ont souvent pas le temps, ni la formation nécessaire pour avoir un esprit critique et modifier leur façon de produire. Ils obéissent plus ou moins vite à de grandes orientations qui leur parviennent par des "conseillers agricoles" ou technico-commerciaux financièrement intéressés.

Un exemple est la mode des biocarburants ’vendue’ aux agriculteurs comme un futur eldorado, sans leur présenter toutes les conséquences de ce nouveau productivisme, non maitrisé, sur l’environnement.

La formation des agriculteurs doit leur apporter la plus grande autonomie de réflexion sur chacun des problèmes environnementaux qu’ils rencontrent et de leur interaction avec leur activité, ce dont ils ne peuvent même pas avoir conscience actuellement. Cette formation ne peut pas être donnée par la filière agricole actuelle qui n’est elle-même pas formée et n’est pas consciente de ces problèmes, ou de façon très récente. Je pense que les formateurs doivent venir d’horizons divers.

Pour aller plus vite, une simple formation didactique est inutile mais cela devrait plutôt être une formation en groupes de travail avec un ou des animateurs/formateurs, et des réunions hebdomadaires sur une durée de un ou deux ans.

Si nous réussissons ce défi, la moitié du chemin sera parcouru.

Triboi
5/10/2007
Vers une agriculture autonome

Grenelle de l’environnement - Groupe 4. Contribution volontaire Eugène Triboi, et Anne-Marie Triboi-Blondel, INRA-Agronomie, Clermont Ferrand, triboi.eugene@club-internet.fr

Je tiens d’abord à souligner l’effort que vous avez déployé pour réaliser ce travail, et à féliciter les auteurs, même si je ne suis pas d’accord avec tout ! Il faut agir ! Comment ? Voici quelques idées issues de nos expériences de plus de 30 ans de chercheurs en agronomie.

I. Vers une agriculture autonome

Au 20ème siècle, la croissance rapide de la consommation en azote minéral de synthèse, traduisant le phénomène d’externalisation de l’agriculture, a eu un impact important sur l’évolution des systèmes de culture. La contribution des légumineuses est devenue insignifiante car leurs surfaces cultivées ont chuté vertigineusement. L’agriculture a gagné en efficacité immédiate, mais elle a perdu en autonomie.

Etant bon marché et facile d’utilisation, l’azote minéral a contribué à la mise en place du concept "productivité maximale", ce qui évidemment a induit des effets négatifs, notamment par rapport à l’environnement. En France, la quantité d’azote excédentaire utilisé dans l’agriculture est de 835 000 tonnes. Si on ajoute une perte de 300.000 t due à la diminution des surfaces cultivées avec des légumineuses, on arrive à une économie potentielle de 1,1 million de tonnes d’azote.

D’autre part les aspects environnementaux sont directement liés à l’aspect énergétique. Si dans le passé l’agriculture a été autonome en très grande partie, actuellement elle est devenue tributaire de la disponibilité en énergie. Ainsi, l’impact de l’agriculture sur le développement futur des autres secteurs serait relativement limité. D’autre part même si globalement l’énergie consommée pour la fabrication et l’utilisation des engrais de synthèse (1 à 2% de l’énergie totale consommée) est faible, son remplacement par une énergie renouvelable est essentiel pour le devenir de l’agriculture et ainsi pour la stabilité sociétale car elle est l’unique source pour l’alimentation humaine et elle constitue les bases biologiques, culturelles et même économiques d’une nation

Dans ce contexte, pour prendre en compte les nouvelles demandes de la société, le concept de "durabilité" renaît comme une alternative à l’intensification déraisonnée. Ce concept conduit vers une évolution profonde de l’agriculture qui nécessite une action à moyen et long terme, dans un cadre relativement stable. Or dans le contexte actuel la fluctuation rapide et non prévisible des prix de l’énergie et des matières premières pose des problèmes à une action "dans la durée". Ainsi une certaine autonomie de l’agriculture, en intrants, notamment azotés, et en énergie, est une condition sine qua non de son développement durable

II. Agriculture et environnement. L’impact négatif, direct et diffus, de l’agriculture sur le milieu est actuellemnt bien connu. Souvent il s’agit des effets cumulatifs dans le temps sur des durées relativement longues. C’est une spécificité de l’agriculture qui la différencie de l’industrie. L’agriculture a une mémoire. Elle n’a pas une capacité de réagir rapidement à l’environnement extérieur, elle a besoin d’un certain temps pour évoluer et s’adapter. Ces effets étant cumulatifs, certaines ne sont perceptibles qu’à long terme ! C’est le cas de la fertilité des sols, de la pollution des nappes, de la biodiversité, etc. Les résultats des essais de longue durée sont là pour attirer notre attention sur l’importance de cette "période latente" !En conclusion l’objectif est d’élaborer des systèmes de culture durables qui permettront l’augmentation de la productivité. Or, évidement cette augmentation nécessite plus d’intrants, notamment de l’azote et de l’eau ! Est-ce possible ?

III. Systèmes de culture autonomes et Systèmes de culture à faibles intrants Actuellement, pour diminuer les effets négatifs le concept mis en exergue est représenté par les systèmes de culture à faibles intrants. Cependant si la diminution des intrants est accompagnée par une baisse de la productivité, alors ces systèmes ne sont pas souhaitables !

L’objectif de l’agriculture est de fixer du carbone (et de l’azote) sous la forme d’une biomasse. C’est un don céleste, du soleil ! Nos recherches ont montré que toute augmentation de la productivité a été effectuée par une croissance du carbone et que entre le rendement et la teneur en protéines du produit il existe une relation négative. En disponibilités en azote plus faible, la relation négative entre la teneur en protéines et le rendement persiste, mais elle se déplace vers des niveaux plus faibles des deux variables. Ainsi une diminution de la biodisponibilité en azote sera accompagnée par une diminution des taux de protéines et/ou du rendement.

De plus pour les générations futures, on a besoin d’augmenter cette production et non de la diminuer ! La recherche est là pour participer à l’amélioration simultanée de la productivité tout en préservant l’environnement. On ne coupe pas la branche sur laquelle on est assis !

Les systèmes de culture autonomes ont donc 2 objectifs : la productivité et l’environnement.

IV. Systèmes de culture autonome en azote et en énergie Traditionnellement l’évolution de l’agriculture n’a pas été vue dans ces termes. Par routine, l’objectif principal a été "la gestion" et l’efficacité immédiate. Une "rupture" avec cette démarche est indispensable à une évolution relativement rapide dans le sens de la durabilité. Il me semble que le rapport du groupe 4 va dans ce sens. Je souhaite conforter cette démarche, en l’appuyant avec quelques résultats concrets des nos recherches (pas encore publiés) sur plus de 30 ans. Je tiens à mettre à la disposition du groupe ces travaux que j’espère être utiles aux futures prises de décisions.

Compte tenu de l’importance des légumineuses dans les systèmes de culture, de nombreuses études, entreprises dans différentes conditions pédoclimatiques ont été consacrées à leur capacité de synthèse et aux effets. Cependant ces recherches étant de durée relativement courte, ont été consacrées à la mise en évidence des effets "immédiats". Des durées plus longues (>20 ans), semblent nécessaires pour essayer de prendre en compte les effets cumulatifs et comprendre la dynamique d’évolution. C’est le cas de l’essai de longue durée conduit à Clermont Ferrand, mis en place en 1948 (Gachon L, Triboi E, Triboi-Blondel AM) pour étudier l’interaction entre différentes sources d’azote organique et minéral.

Synthèse des résultats. Phase 1 : Participation des légumineuses au bilan de l’azote

Dans un sol profond argilo-calcaire de Limagne (France), nous avons étudié le rôle et l’intérêt des légumineuses (luzerne et engrais verts) sur le rendement et la qualité du blé et imaginé à partir de l’ensemble des résultats un nouveau système de culture céréalier exclusivement basé sur la nutrition azotée organique via les légumineuses. Depuis 1969, 5 rotations successives de 6 ans comportaient : A = Betterave, Blé , Blé, Maïs/Colza, Blé Orge B = Luzerne , Luzerne, Blé, Maïs/Colza, Blé Orge (+/-) en présence ou absence d’un engrais vert (vesce) entre 2 céréales et en B+ incorporation au sol de la dernière coupe de luzerne. Dans chacune de ces 4 situations, 4 traitements ont été appliqués : T= témoin ; R = incorporation des résidus de récolte (paille de blé, canne de maïs) ; N= Fertilisation minérale azotée ; RN = résidus de récolte enfouis + N des engrais minéraux, ce qui a permis la comparaison de 16 nutritions azotées différentes.

1- Rendements et qualité des céréales Pendant les 30 années d’expérimentation, les cultures de blé ont procuré en moyenne des rendements variant de 3.34 à 6.47 T/ha selon la nutrition azotée. Dans la rotation B la présence de la luzerne (effet rémanent seul) suffit à augmenter les rendements de 3.34 à 5.6 T et cela concerne aussi bien les blés de première année que ceux de troisième année après luzerne. Notons que les rendements obtenus sur les parcelles ne recevant que des engrais minéraux sont peu différents (6 T) et que l’effet cumulé des 2 formes d’azote minéral et organique amène au rendement maximum de 6.5 T Les exportations totales d’azote (paille + grains) sont au contraire plus contrastées, passant de 57 kg N/ha pour le témoin correspondant à la minéralisation annuelle à 180 kg N/ha. L’effet rémanent de la luzerne conduit à 120 kg N/ha exportés, ce qui est faible par rapport à l’effet sur le rendement.

Il résulte que les grains des blés ne recevant qu’une fumure organique (précédent luzerne) sont de moindre qualité (1.8 à 2.1% N), par rapport aux blés recevant des engrais minéraux (2 à 2.2% N) et que la combinaison des 2 formes agit essentiellement sur la qualité des grains ( 2.3 à 2.4% N).

2- Bilan et Intérêt de la Luzerne dans les rotations Les 5 rotations à luzerne observées permettent d’estimer en moyenne à 268 et 420 kg N/ha respectivement en première et deuxième année l’azote exporté par les 4 coupes de luzerne. L’azote fixé par la luzerne et restant dans le sol sous différentes formes organiques est utilisé par les cultures suivantes. Cet effet rémanent, mesurée par la quantité supplémentaire d’azote absorbé par les cultures, représente en moyenne 208 kg N/ha qui vont être utilisés à raison de 38, 27, 23 et 12% au cours des 4 années suivantes. Le bilan de 2 années de luzerne si on inclut les coupes, représente environ 900 kg N/ha, ce qui serait largement excédentaire si on devait les incorporer uniquement dans ces 4 années.

On peut en réalité imaginer au niveau d’une exploitation qu’1/5 ou 1/6 des surfaces en luzerne suffirait pour la fertilisation azotée par l’azote des coupes enfoui avant le semis à des taux variable selon la place de la parcelle par rapport au précédent luzerne. C’est à partir de ce principe que nous avons modifié le protocole expérimental de notre essai de longue durée, en vue de créer un système de culture autonome en azote

NOTE : Cette expérimentations, qui par sa démarche et durée est à notre connaissance unique, nous a permis de quantifier "in vivo" le rôle des légumineuses comme source d’azote.

Phase 2. Système de culture autonome en azote et en énergie. A partir de ces résultats nous avons simulé et expérimenté (1999-2007) un système de culture autonome en azote, basé sur 3 sources d’azote organique produit par le système :  l’effet rémanent d’une culture de luzerne pendant 2 -3 ans  l’incorporation de la biomasse de luzerne comme engrais vert  utilisation comme engrais vert de la biomasse d’une vesce cultivée en dérobé. Les résultats obtenus sont comparés au système conventionnel recevant uniquement des apports de N minéral, non limitants.

A notre connaissance un tel système n’a pas encore été élaboré et vérifié par expérimentation pour 2 raisons :  L’objectif majeur poursuivi les systèmes dits "à faible intrants" a été plus la diminution des intrants que l’autonomie du système et le maintien ou l’augmentation de la productivité.. En ce qui concerne l’aspect environnemental lié au lessivage de l’azote, notons que ces pertes ne sont pas liées à la productivité car l’augmentation de la productivité améliore l’utilisation de l’azote, mais elles sont dues à notre capacité insuffisante de gérer l’azote du sol.  Dans les systèmes classiques, par tradition on cultive une légumineuse fourragère pour produire de la biomasse pour la nutrition des animaux. De plus la spécialisation très étroite des systèmes de production et le libre échange des marchandises favorisent la délocalisation des matières premières, qui sont exportée pour la nutrition des animaux. Dans ces conditions, la suppression du retour des éléments nutritifs pourrait conduire à plus ou moins long terme à une perte de fertilité des sols. En revanche un excès d’azote est le plus souvent fréquent dans la production animalière. Dans le secteur laitier de l’Espace Atlantique l’excèdent en azote varie depuis 93 à 500 kgN/ha.

Les résultats obtenus montrent qu’un système de culture autonome en azote est réalisable. En utilisant le blé comme plante test, les traitements "N-organique" ont été équivalents au traitement conventionnel "N-minéral", pour les 3 critères utilisés : rendement, teneur en protéine et quantité d’azote contenu dans la récolte.

Discussion des résultats La durabilité nécessitant le plus souvent une "autonomie" des moyens nous conduit à nous interroger sur la de la gestion de différentes sources en vu d’élaborer de nouveaux systèmes de culture autonomes en azote et en énergie.

 Le rôle des légumineuses comme source d’azote est connu depuis des temps ancestraux. Nos résultats montrent un très fort effet d’un précèdent luzerne sur le comportement des cultures suivantes. En effet, dans nos conditions pédoclimatiques, la luzerne s’est avérée être une vraie usine de synthèse de l’azote. En moyenne sur 5 rotations une luzerne de 2 ans a produit presque 700 kg d’azote, dont environ 40 % en première année. Cette production pourrait être encore améliorée en accordant une attention particulière à l’implantation de la culture qui contrôle la productivité de la 1ère année et en introduisant l’irrigation. Pendant les 4 années après la luzerne, dans la biomasse aérienne on trouve un supplément de 200 kg d’azote, ce qui ramène la quantité réellement exportée due à la luzerne à environ 900 kg N. Ainsi, une valeur globale dépassant 1000 kg N.ha-1 pour les 2 années de luzerne paraît très réaliste ! Cette ressource assurera donc une offre capable des satisfaire les besoins en azote des cultures annuelles pendant 5 ans ! Cette source peut être complétée par :  la culture en dérobée d’une légumineuse (50 à 100 kgN).  l’introduction d’une culture énergétique, dans laquelle on exporte uniquement le carbone et on retourne l’azote des graines (150 à 250 kgN/ha) permet d’une part une autonomie énergétique et d’autre part une augmentation de l’input en N-organique. A plus long terme le système deviendra largement excédentaire en azote et permettra la diminution de la surface en luzerne ou l’exportation de sa biomasse.  actuellement environ 1.7 million ha (>10%du SCOP) sont en jachère. Leur utilisation pour produire des engrais N-organique en cultivant des légumineuses combinées avec une production énergétique rendrait autonome en énergie et en N une très large proportion de l’agriculture française.

 Etant donnée la complexité du système étudié on peut s’interroger sur le caractère générique de nos données. Certes les résultats présentés sont spécifiques aux conditions pédoclimatiques de la plaine de Limagne, caractérisée par un faible lessivage. (≤ 20 kg N.ha-1 an-1), qui permettent in stockage de l’azote minéral d’une année sur l’autre. Leur transposition à d’autres conditions, avec des lessivages importants pendant l’automne - hiver, nécessite des adaptations au niveau du choix de la rotation et des techniques. Cependant les processus contrôlant la dynamique et le devenir des différents pools d’azote sont les mêmes ce qui augmente leur caractère générique. Ainsi dans la zone de demi-montagne du Massif Central de France, sur des sols granitiques, en conditions d’une lixiviation importante pendant la période automne- printemps, en utilisant 15N pour étudier le devenir de l’azote à long terme dans 2 systèmes de culture, à base de cultures annuelles ou d’une prairie, nous avons trouvé des résultats similaires à ceux de la plaine de la Limagne : un temps de résidence de l’azote apporté sous forme minérale, suite à sa réorganisation organique dans le sol de 43 ±5 ans, ce qui conduit à augmenter avec le temps le coefficient d’utilisation réel cumulé, depuis 40-50% à 80 en 20 ans, mais aussi sa contribution au lessivage vers 20%. Ceci veut dire qu’à l’exception des surfertilisations excessives qui augmentent le pool de N minéral du sol, la contribution de l’azote apporté comme engrais au lessivage après la 1ère année de culture est faible (quelques pourcentages) alors que les pertes totales peuvent être très importantes, car elles dépendent du pool global minéralisable. Par exemple Triboi and Gachon (1985) ont trouvé que sur 61 kg N lessivé après un blé fertilisé avec 100 kg N, seulement 1.6 kg provient de l’apport récent d’azote. Nos conditions pédoclimatiques, avec risques faibles de pertes par lixiviation de l’azote sont certainement plus propices pour réaliser un tel système par rapport aux sols soumis à des lessivages annuels. Cependant, même en conditions de risques de lessivage l’introduction de la luzerne qui est capable de récupérer de l’azote à plus de 3m de profondeur de sol et l’utilisation de l’azote sous forme organique non lessivable contribueront a priori à la diminution du lessivage par rapport à N minéral. Le risque de lessivage étant plus important dans les périodes d’interculture à sol nu, il en résulte qu’une attention particulière devrait être accordée à toutes les techniques favorisant le stockage sous forme organique en diminuant la minéralisation post culturale, telles que la date et les méthodes de retournement et de travail du sol en vue de synchroniser la demande en azote des plantes avec sa biodisponibilité.  Cette réflexion effectuée au niveau d’un système de culture met en évidence aussi une contradiction entre une agriculture durable et une agriculture conventionnelle pilotée à court terme par des mesures incitatives temporaires et par des conjonctures de marché très fluctuantes telles que le prix de l’énergie ou des produits agricoles, et dans laquelle les effets collatéraux sur l’environnement, la qualité des aliments et même sur la santé ne sont considérés que comme des "effets diffus". Une agriculture durable nécessite entre autre une "stabilité" des prix ou plus exactement des revenus. Notons qu’une hausse des prix des produits agricoles est aussi déstabilisatrice qu’une baisse. En revanche si la baisse des prix peut être compensée par un prix "d’intervention" (politique de la PAC), la "hausse", observée aujourd’hui chez les céréales, est plus difficilement maîtrisable car elle est dépendante principalement de l’offre et de la demande à l’échelle mondiale. En tout cas, elle incite les agriculteurs à simplifier les systèmes de culture en favorisant les cultures à rentabilité maximale à court terme, au détriment de la durabilité qui nécessite une vue à long terme. Pour que cette agriculture multifonctionnelle voie le jour il faudrait un financement multi-sources pour diminuer l’impact de la source classique "prix du produit"

En conclusion, on peut affirmer que nos connaissances actuelles, certainement incomplètes et disparates, sont cependant incitatives à la conception et à la simulation de systèmes de culture et de production autonomes en azote et en énergie. Une étape importante reste à franchir : l’élaboration d’un vaste programme pluridisciplinaire d’expérimentation de type recherche - développement, capable d’une part de perfectionner et valider des systèmes d’aide à la décision performants et d’autre part de servir d’exemple à la future agriculture durable. Le passage de l’échelle "parcelle & recherche" au niveau "validation & système de culture & exploitation" est indispensable. Dans ce sens je considère que la proposition de lancer en 2008 un programme de recherche appliquée assis sur un réseau de référence (agriculteurs, LA, INRA, CA, ...) est une condition "sine qua non" pour faire évoluer le monde agricole et ainsi l’agriculture. Dans ce cadre, l’objectif d’innover des systèmes de culture autonomes en azote et énergie, tout en préservant la productivité et la qualité du produit, devrait être prioritaire. La vérité pour l’agriculture est certainement intermédiaire entre les deux extrêmes, toute "biologique" ou toute "minérale".

Clermont Ferrand, 04.10.2007

papazouf
7/10/2007
point de vue et appréciation personnelle à propos de cette contribution.

j’ai lu avec intérêt votre contribution, et même si son aspect très technique est assez pointu, j’en retire le sentiment que cette manière d’aborder les problèmes posés par la production agricole en général, était pertinente et avait le caractère d’une vraie proposition technique.

Cependant, il me semble que la production autonome à partir de l’utilisation de légumineuses comme générateur d’azote doit faire une estimation du bilan global pour la production marchande, aussi bien de l’énergie nécessaire à la production des légumineuses elles-même, que de celle mobilisée sur la totalité d’un cycle de culture.( ou des cycles...)

Prise dans le contexte général du marché, cette proposition suppose que tous les acteurs, physiques, c’est à dire ceux qui "mettent en oeuvre" aussi bien que les "institutinnels", travaillent à l’unisson.

D’autres filiaires sont concernées par cette démarche, les producteurs d’animaux qui ne savent pas très bien comment utiliser les lisiers par exemple...Ce sera , si cette proposition est retenue ou au moins étudiée sans à-priori et loyalement, un très gros travail mais combien intéressant.

Dans le grand nombre d’observations ou d’opinions quelquefois amusantes d’autres fois déprimantes, je retiens la vôtre comme l’une des plus sérieuses et qui m’invite à réfléchir.

Il va sans dire que je partage cette manière d’aborder l’écologie.

Bien amicalement à vous.

triboi
8/10/2007
agriculture autonome
OK ! Il s’agit non seulement d’une autonomie en azote (et autres nutriments...) mais aussi en energie ! L’agriculture ne peut pas fournir l’energie pour tous, mai elle doit etre autonome,efficace et propre. Le savoir existe. Il faudrait l’integrer a une echelle superieure et mettre sous la loupe d’une evaluation multicritere. C’est une vraie rupture par rapport a la routine actuelle, avec un fort effet formateur et, en final economique et social. Ceci concerne non seulement le point ’formation et recherche’ mais aussi les autres : production, pollution diffuse et directe, etc. Nous on est convaincus, mais on n’est que deux, et avec vous trois !
Benoit
5/10/2007
l’agriculture française ? ? ?

Cela devient une véritable usine à gaz, orienté essentiellement vers une rentabilité toujours plus forte pour certains, un appat du gain sans limite, au mépris de toutes les normes. Je m’explique : les vaches n’ont plus le loisir de fouler les prés, elle sont enfermées 365 jours/365 dans des stabulations (libres ?), nourries exclusivement d’ensilage d’herbe ou de mais (elles ont un foie d’alcoolique), elle n’ont même plus de cornes.

On parle des jachères environnementales ou faune sauvage. Ce sont les chasseurs qui financent les graines alors que dire quand l’agriculteur ne respecte pas le contrat et ensile cette jachère en même temps que sa parcelle voisine. Il gagne sur tous les tableaux, il est payé par les chasseurs et il récolte un bien qui ne lui appartient plus Il a quand même été heureux de dire qu’il a vu de nombreux faisans au cours de la récolte. Ces oiseaux n’ont plus rien à manger dans ce secteur et sont condamnés, il s’agissait pourtant d’oiseaux entierement naturels préservés par les chasseurs depuis plusieurs années (interdiction de tir).

Alors que faire pour améliorer les choses quand un ou deux suffisent dans une commune à anéantir ces efforts ? Et encore on ne parlera pas des emballages de produits toxiques (oubliés en zone innondable) en attendant que la prochaine crue fasse le ménage.

Certains agriculteurs jouent le jeu, mais beaucoup d’autres ne respectent plus rien. Les haies sont systématiquement rasées, des vergers en plein rapport sont arrachés, les mares et zones humides sont rebouchées et drainées. Alors quand on me dit que le paysan est le jardinier de la nature celà ne me fait plus rire.

Mila
4/10/2007
pour une carte des pratiques phytosanitaires
On ne connaît pas la quantité d’intrants appliquée par les agriculteurs par hectare, impossible d’évaluer ou de former quand on n’a pas de mesure minimum de la réalité terrain. Je pense donc qu’il faudrait réaliser une carte française des intrants reçus par parcelle.
Benoît
4/10/2007
Alimentation végétarienne

Il faut absolument réorienter l’agriculture française vers l’alimentation végétarienne et promouvoir massivement cette alimentation auprès des français.

C’est en effet la seule alimentation vraiment durable, qui permet à la fois d’éviter de tuer inutilement des animaux, de respecter l’environnement et de répondre efficacement à nos besoins nutritionnels.

Elisabeth
4/10/2007
plus d’élevage ?

Est-ce que votre solution est d’arrêter l’élevage ? avez vous pensé aux conséquences ? Plus d’élevages = disparition des vaches, moutons, poules, cochons... Leurs effectif est important grâce à l’élevage. Qui est ce qui va entretenir les prairies ? ? ? On va pas y mettre des animaux juste pour l’entretien et attendre qu’ils meurent de vieillesse ! et le rôle des effluents dans la fertilisation ?

Il ne faut pas oublier que l’élevage est une part primordiale de l’agriculture, il permet de faire une boucle. Sa disparition aurait autant de conséquences dramatiques que les problèmes environnementaux actuels.

Ne peut on pas trouver un équilibre entre deux extrèmes ?

Benoît
9/10/2007
décroissance progressive de l’élevage

1/L’immense majorité des animaux de boucherie vivent malheureusement dans des batteries et pas dans des prairies.

2/Le problème actuel n’est pas tant "comment entretenir les prairies ?" mais "comment récupérer de l’espace foncier ?".

3/ La disparition de l’élevage, surtout l’élevage industriel, serait un bienfait à de multiples points de vue.

4/ Rassurez-vous, même si l’on faisait une promotion massive du végétarisme, l’évolution des pratiques alimentaires serait progressive.

SC
8/10/2007
Idées reçues ?

La maltraitance la plus répandue est insidieuse ; je m’explique : reprenons le cas concret de la vache ; comme tout mammifère terrestre, ce ruminant herbivore doit mettre bas afin de produire du lait en quantité telle qu’elle réponde à la demande de notre société, soit toujours plus...L’existence naturelle moyenne (et nul nécessité de se vêtir de bottes pour le savoir) d’une vache est de 20ans environ, période durant laquelle elle aura donné naissance à 2 voire 3 veaux. En mode de production laitière industrielle il en est tout autrement !un veau par an- fécondation par insémination artificielle dans 65 à 75% des cas- et si celui-ci est un mâle, son sort dépendra de la qualité de sa chair ;son "potentiel viande" est pauvre, il finira très vite en pâtée pour chien et l’on utilisera une partie de son estomac, appelé présure, pour faire cailler le lait destiné aux fromages (presque tous en contiennent). A noter que le veau est séparé de la vache quelques jours seulement après sa naissance,afin que cette dernière ne puisse pas réguler la descente de lait aux besoins de son naturel destinataire-en termes économiques :"ne pas nuire à la productivité" ; cela cause un traumatisme partout avéré, et lié à l’attachement naturel dont l’humain n’a pas l’exclusivité. En France les vaches représentent une grande part des 3 millions d’animaux de boucherie tués chaque jour(population française:60 millions d’habitants). Elles vivent en moyenne 5 ans,leurs besoins vitaux jamais respectés. 90% d’entre-elles -contrairement à l’image que certains lobby ne cessent de véhiculer- ne paissent pas paisiblement dans un pré : pour produire de la viande rouge le veau est envoyé dans des unités d’engraissement intensif où il sera gavé principalement de céréales et maintenu à l’étroit dans un boxe individuel pour éviter la moindre perte de poids... Et je ne parle même pas des conditions lamentables de transport..

Alors cruauté non, mais inconscience, conduisant à la douleur -bien sûr pas celle des outils de "pompage" du lait ou des mains d’un éleveur qui le plus souvent reste cantonné dans son milieu rural ou dans sa condition d’éleveur, mais bien celle qui prive l’animal de toute considération éthique et rationnelle en faveur du respect de sa sensibilité et da son existence. Un régime végétarien, rappelons-le, est tout à fait approprié à l’homme ; la raison el la compassion (à défaut, l’empathie) également.

némo
2/10/2007
quality system control

Former en 5 ans 20 % des agriculteurs aux techniques intégrant l’environnement (en commençant par l’agronomie et les sols), notamment par la mise en place de formations capacitaires préalables à l’installation des jeunes, l’accompagnement sur le terrain par les organismes de recherche et par la formation prioritaire des techniciens des chambres d’agriculture.

bonjour, cela me fait un peu sourire au sens ou cela est enseigné au niveau BEP agricole, la chimie des intrants est au programme du moins dans le lycée ou j’étais, la lutte integrée était au programme dans les année 80, (sections arboricoles). je lis, plus bas, qui va former ? ça je pense que la ressource ne manque pas il est de nombreux ex agriculteurs qui végetent dans des postes de chefs de rayon, controle qualité, agréage etc ...(j’en fais partie)

grosso modo le groupe de travail nous propose un GAP, sorte de copie conforme de ce qui se fait en entreprise de pointe de l’agroalimentaire, mais visiblement personne ne semble etre au courant du temps que cela prend de passer sous une norme pour une entreprise, le projet est bien mais qui va controler l’application sachant que derriere tout ceci il y a des audits permanent, le projet est ambitieux et merite que l’on s’y attarde. d’autre part j’imagine tres mal les gars du bureau Veritas venir faire un audit au cul des vaches. ceci dit et je suis serieux, je suis pret a abandonner ma seconde carriere, pour ce projet a bon entendeur... le webmaster transmettra l’adresse si il le veut bien, salutations

agri du 49
1er/10/2007
20% des agriculteurs.......
réorienter fondamentalement des 2008.... entièrement d’accord ,mais qui va former les techniciens agricoles a ces techniques ?.Depuis plus de 10 ans que nous pratiquons le semis direct,on n’a toujours pas trouvé de technicien compétent pour progrèsser dans ce domaine, tout ce qu’on a appris en matière de protection de l’environnement :réduction du travail du sol, des phytos et fertilisation ,ça été a force de tattonnements et d’essais pas toujours réussis Nous sommes ravis et impatients de la venue de ces nouveaux techniciens ,mais former en seulement 5 ans ces techniciens et 20% des agriculteurs est une proposition peu réaliste ,parce les enseignants dans les écoles d’agriculture ont une formation qui date et qui n’est plus en phase avec ce qui se pratique de mieux en agronomie en 2007(semis direct,notamment) A ce jours il n’y a que quelques conseillers libéraux ,des sites sud américains sur internet ,et quelques revues sur les techniques culturales simplifiées,ou on peut trouver des idées Néanmoins, la proposition est très bonne.
wf
4/10/2007
Développer Internet chez les agriculteurs

Déjà les Chambres régionales et Départementales d’Agriculture sont équipées de sites internets...

L’obstacle reste le coût des connexions pour l’agriculteur et l’achat du matériel informatique.

Pour le matériel il y a un très gros marché de l’occasion à bas prix.

Tout ce qui favorise l’organisation de réseaux transversaux accélère la transmission des savoir-faire.

Lubrano
29/09/2007
Position des agriculteurs dans la participation aux orientations choisies.

Concernant le premier paragraphe la phrase :

"si la recherche dispose de pistes en matière de production intégrée, celles ci sont plus ou moins abouties selon les filières, et surtout ont rarement migré au-delà des labos ou de réseaux d’exploitations restreints"

Cela oriente le débat et la stratégie à venir sur une base de top/down : la recherche donne les solutions aux agriculteurs. C’est typiquement le genre d’état d’esprit dont il faut s’affranchir une fois pour toute ; les agriculteurs soucieux de leur environnement et de leur qualité de vie doivent pouvoir participer aux orientations et proposer des alternatives viables qui peuvent être confirmées par des organismes de recherche.

Il est donc PRIMORDIALE de faire ressortir dans cette introduction l’aspect COOPERATIF bi-directionnel qui doit être mis en place sinon nous retomberons sur une logique trop bien connu qui apporte peu en terme de résultat et coute chère.

On retrouve ce même état d’esprit quelques paragraphes suivants :

"l’accompagnement sur le terrain par les organismes de recherche et par la formation prioritaire des techniciens des chambres d’agriculture.

Il faut là encore moduler cette approche : "l’accompagnement sur le terrain doit se faire par l’ensemble des acteurs de la filiaire agricole dont les expériences et les recherches en matière d’agriculture durable ont été prouvées."

Denis Tardit Presi...
28/09/2007
Ne pas réinventer la roue et accélérer la formation des agriculteurs et la qualification des exploitations
En matière de production intégrée, il aurait été intéressant que le groupe analyse le travail effectué par les différents acteurs de la filière agricole .Les outils d’aide à la décision sont nombreux et déjà largement utilisés par les agriculteurs.Pour s’en convaincre, il est simplement nécessaire de visiter les sites web des firmes phyto pharmaceutiques et des distributeurs les plus représentatifs. Malheureusement, la bibliographie et les adresses web remises aux participants des groupes étaient trés limitées et peu objectives.La diminution importante de la consommation des engrais et des produits phytopharmaceutiques (40%) s’est realisée grâce aux progrés accomplis dans ces domaines.La recherche ne se limite pas uniquement à la recherche publique.Les principales copératives et les principaux négociants ont des services développement importants et je vous conseille d’échanger avec eux ( Epis Centre par exemple ) pour vous rendre compte que nous sommes bien loin de l’image du conseiller agricole qui pousse à la vente.Faisons attention à ne pas inventer une nouvelle fois la roue avec les deniers de l’état. Concernant la formation des agriculteurs et la qualification des exploitations nous avons dans ce domaine des progrés importants à accomplir et ces actions sont celles qui conduirons le plus sûrement à une agriculture compétitive et durable .
Valérie T
28/09/2007
et les animaux d’élevage ?
Les orientations me semblent intéressantes, mais avez-vous pensé aux animaux d’élevage et notamment à l’élevage intensif, source de tant de souffrance animale ? Les animaux ne font-ils pas eux aussi partie de notre environnement ? Ne méritent-ils pas d’être défendus pour eux-mêmes, en tant qu’êtres sensibles, pour avoir une vie digne et respectable d’êtres vivants ? Dans un premier temps, il serait bon que les consommateurs connaissent les conditions d’élevage de la viande qu’ils mangent, afin qu’ils prennent conscience de ce qu’ils font et qu’ensuite ils puissent réellement choisir, entre un prix et la souffrance des animaux Ensuite, il serait tout simplement bon d’interdire l’élevage intensif.
Sophie
28/09/2007
reponse animaux d’élevage
Si l’élevage "intensif" et à ce même titre l’agriculture "intensive" existent, c’est bien pour le fait que manger est un besoin essentiel. Le ratio est simple : production / consommation.
Cédric M.
28/09/2007
l’élevage intensif : indispensable ?
Aujourd’hui, il serait tout à fait possible de réduire la consommation de viande des ménages (qui a augmenté de façon impressionnante ces dernières décennies). Ce faisant, il serait possible de recourir à un élevage plus respectueux de l’environnement et (surtout ?) plus sain. Qui peut croire qu’un animal élevé dans les """normes""" européennes (par exemple, 25 poulets (38kg) par mètre carré) vaut autant qu’un poulet élevé dans des conditions normales ? La réduction de la consommation de viande dans les pays développés permettrait de réduire drastiquement l’émission de gaz à effet de serre et de réduire la faim dans les pays du Tiers Monde. Car, les animaux d’élevage mangent des céréales qui peuvent être consommées par l’homme et l’élevage nécessite des terres, de l’eau, du pétrole etc... Bien évidemment, il ne s’agit pas d’imposer le végétarisme à tous les français, mais plutôt d’informer afin de faire réfléchir chacun sur son mode de vie et de consommation et de laisser le choix aux gens (je pense en particulier à la proposition de plats végétariens équilibrés dans les cantines scolaires ou les restaurants d’entreprise)
Jocelyne
3/10/2007
Stop
Il faut je pense arrêter tout ça nous sommes aujourd’hui dans une société de consommation et copions oui c’est le mot juste la vie américaine... Des poulets en batterie, ainsi que des cochons enfermés mais comment peut-on faire cela et je ne parle pas de tout le reste alors que l’on voit régulièrement des grandes surfaces jeter de la viande périmée... Tout cela est une honte mais il faut satisfaire notre société alors que pour cela des animaux souffrent... Il faudrait revoir sérieusement les quotas de consommations des français....
Respect
3/10/2007
Et l’animal dans tout ça ?
Qui osera enfin se préoccuper sincèrement du BIEN-ÊTRE ANIMAL ? ? Qui même pour l’envisager ? De considérer une espèce sensible autrement qu’une banale marchandise, un bien de consommation dénué de tout autre intérêt que celui de son goût ou de sa qualité ? Voilà l’ESSENTIEL ; il est scientifiquement averré que l’élevage-surtout industriel bien sûr-contribue pour une large part à l’ensemble des problèmes environnementaux, et que la physiologie humaine est bien plus adaptée à une diète végétale (études portant sur l’anatomie comparée). Consommateurs, conscience et rationalité !
Benoît T.
4/10/2007
Les animaux vivants = de la "pré-viande" , êtres sans droit ?
L’agriculture française ne peut pas faire l’impasse d’une réflexion sur le statut de l’animal destiné à la boucherie : l’animal est-il seulement de la "pré-viande", c’est à dire une chose quasi- morte et sans existence, destinée seulement à la consommation, ou les animaux avant l’abattage ont-ils droit à des conditions de vie décente ? Les conditions de détention des animaux, comme les porcs, les veaux, les poulets de chairs, dans des espaces clos, à la densité énorme, ne sont pas normales. De très nombreux problèmes de malformation s’en suivent. Si les consommateurs savaient, ils n’accepteraient pas. Il ne s’agit pas forcément de ne pas manger de viande mais de permettre aux animaux une vie décente avant l’abattage.
jo
8/10/2007
Beaucoup d’idées reçues
Bonjour, Travaillant dans l’agriculture et plus précisément dans le domaine des productions animales, je suis très souvent scandalisée, non pas par les conditions de vie des animaux mais au contraire par les propos des "non-agricoles" sur les conditions de vie des animaux ! Beaucoup se permettent de critiquer les façons de faire des éleveurs, alors qu’ils n’ont jamais mis un pied dans une ferme mais on bien souvent vu des images infames à la télévision qui ne reflètent pas la réalité mais sur lesquelles les associations de défense des animaux se basent. Je travaille au quotidien avec des éleveurs de vaches laitières. Jamais je n’ai vu un départ à l’abattoir avec brutalité, jamais je n’ai vu un éleveur battre une vache, jamais je n’ai vu un quelconque acte de maltraitance. Et contrairement aux idées reçues, je ne travaille pas avec des agriculteurs biologiques ou durables ou ce que vous voulez. Vous mettrez peut etre ces éleveurs dans la catégorie "intensif" mais je ne vois pas en quoi ils sont "intensif", à part peut etre dans leur passion pour leurs animaux et leur métier. Arrêtons d’opposer systématiquement les "bio" aux "intensifs". Je respecte l’agriculture biologique bien sûr, par les contraintes et les idées de leurs acteurs, mais cela ne signifie pas que les "autres" soient tous mauvais. Sachez que la viande issue d’une bête maltraitée, piquée, traumatisée, n’est vraiment pas de bonne qualité. Alors j’aurais une proposition à faire, j’aimerais que les non-agricoles, les scolaires, les lycéens, les étudiants, les hommes et les femmes qui n’ont hélas plus de contact avec le milieu rural, viennent visiter ces fermes "normales" qui se trouvent parfois même à quelques kilomètres de Paris. Les producteurs de lait, sans la passion du métier et l’amour des vaches, ne seraient plus producteurs de lait. Je sais qu’il y a toujours des abus, des personnes qui ne devraient pas être là ou elles sont, mais attaquons-nous à ces personnes plutôt que de dénigrer les milliers d’autres qui font bien leur travail mais que l’on ne reconnait pas. Avec la communication, ou plutôt la non-communication sur le secteur des productions animales, on transmet des idées reçues à nos enfants... Traite matin et soir, quasiment toute l’année, sans prendre 5 semaines de congés payés et les RTT est leur vie. Alors pourquoi ne pas s’intéresser aussi au bien-être des éleveurs !
JP
5/10/2007
Le respect de l’animal dans l’agriculture d’élevage

Le renouvèlement et les nouvelles directions des modes de production d’agriculture va dans le sens de l’amélioration de l’environnement ainsi que de la qualité fournie aux consommateurs. Cela semble faire l’unanimité... tant mieux !

Tout ceci ne peut pas se faire sans automatiquement se préoccuper du respect et des conditions d’élevage de l’animal .Cela doit faire intégralement partie de la chaine de qualité de cette nouvelle agriculture respectueuse afin d’être cohérent tout au long de la filière. Effectivement , on ne doit plus considérer les animaux d’élevage comme de la « pré-viande », mais comme des êtres vivants à part entière, avec des droits. Il faut impérativement pousser la « filière élevage » dans ce sens de respect de l’animal avant l’abattage : un certains nombre de normes existe déjà , il faut les promouvoir et renforcer les contrôles dans les transports , les élevages ...... Les élevages intensifs ne respectant pas les normes, doivent être tout simplement interdits.

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