Accueil de Forum.gouv.fr | Aller au contenu
> Accueil > Grenelle environneme... > Tous les messages
Mieux connaître et contrôler les impacts des différents modes de traitement et de valorisation
Message écrit le 28/09/2007 par Intergroupe Déchets du Grenelle de l’environnement
   Garantir une évaluation adaptée des éventuels impacts sur la santé et l’environnement des différents modes de valorisation matière des déchets en vue d’un encadrement réglementaire pertinent ;
   Décider de la place de l’incinération parmi les différents modes de traitement ;
   Développer le traitement adapté des déchets dangereux diffus et autres déchets spécifiques (déchets d’activités de soins à risque infectieux, déchets post catastrophe...).
Tri:    retour au forum Retour à la liste des messages
Les réponses à ce message (194) Classer par sujet, inverse Classer par sujet
Auteur Classer par auteur, inverse Classer par auteur, inverse
Date Classer par date, inverse Classer par date
philippe Massérini...
14/10/2007
non aux méga décharges

LE CASSE-TETE DES DECHARGES

Les décharges de déchets ménagers et assimilés sont très mal tolérées par leurs riverains. Elles sont si impopulaires qu’il devient impossible d’en ouvrir de nouvelles. Les centres de stockage de déchets ultimes programmés par les plans départementaux d’élimination des déchets sont-ils foncièrement différents des anciennes décharges ? Ont-ils des chances d’être mieux acceptés ? Sont-ils écologiquement plus acceptables ?

Les 3 types de décharges Rappelons d’abord que la loi distingue 3 sortes de décharges : 1- Les décharges de classe I sont réservées aux « déchets industriels spéciaux » c-à-d aux déchets toxiques de l’industrie. Ces installations sont très rares. Au sud de la Loire, il en existe une seule, située à Bellegarde, dans le Gard. 2- Les décharges de classe II sont destinées aux déchets ménagers et assimilés. 3- Les décharges de classe III ne doivent recevoir que des déchets « inertes ».

ETAT DES LIEUX Les nuisances provoquées par les décharges et qui leur valent tant d’hostilité sont surtout dues à 2 catégories de déchets : 1- les toxiques (métaux lourds, hydrocarbures, acides, bases et résidus chimiques divers) qui polluent les eaux voisines 2- les résidus organiques (dits aussi fermentescibles ou putrescibles ou biodéchets) bourrés de microbes parfois dangereux. En pourrissant, ces déchets dégagent des odeurs nauséabondes. Ils attirent, nourrissent et multiplient des animaux indésirables. En fermentant et en s’échauffant, ils favorisent des incendies interminables dont les émanations délétères (dioxines, etc) menacent et asphyxient le voisinage. A tout cela s’ajoutent les nuisances dues au passage des camions-bennes et à l’envol de débris légers en matière plastique que le vent disperse dans tout le voisinage. Les propriétés voisines de décharges perdent de ce seul fait une bonne partie de leur valeur marchande. On comprend l’irréductible opposition des riverains et des élus locaux à toute création ou extension de décharges. Les pouvoirs publics prétendent régler ces problèmes en fermant les innombrables petites décharges communales pour les remplacer par quelques grands centres de stockage de déchets ultimes (CSDU) aujourd’hui renommés en CSDND (centre de stockage de déchets non dangereux ! !). En réalité cette nouvelle génération de décharges n’est pas plus acceptable que la précédente

INCONVENIENTS DES CSDND (ex CSDU) 1- Si la loi et la réglementation étaient respectées, les CSDND ne devraient recevoir ni toxiques ni putrescibles. Malheureusement, dans la plupart des communes, notamment dans les grandes villes, les élus refusent en général d’organiser le compostage ou la méthanisation des fermentescibles. Quant aux résidus toxiques des ménages, quand une mairie s’en préoccupe, elle se contente presque toujours de placer pour eux une armoire dans une déchetterie, ce qui aboutit à ne collecter qu’une infime partie du gisement. Aucune préfecture, aucun tribunal ne sanctionnent cette incurie. Fermentescibles et toxiques se retrouvent donc dans les CSDND comme dans les décharges antérieures, provoquant les mêmes nuisances, les mêmes pollutions que par le passé et provoquant la même colère des riverains. 2- L’arrêté du ministère de l’environnement daté du 09/09/97 exige que tous les CSDND reposent sur 2 couches d’argile d’une épaisseur totale de 6 mètres recouvertes d’une géomembrane, (fine pellicule de matière plastique). Malheureusement l’argile n’est jamais totalement imperméable. D’où le recours à une géomembrane. Mais celle-ci est facilement percée par la chute des déchets durs et pointus déversés par les camions-bennes ou elle est brûlée par des incendies. Enfin aucun fabricant ne garantit dans la durée l’étanchéité de ses géomembranes. D’ailleurs même une étanchéité parfaite et définitive ne servirait pas à grand chose. L’arrêté susmentionné exige en effet que les lixiviats (mélanges d’eaux de pluie et de polluants dissous qui se forment au fond des décharges) soient drainés, extraits puis rejetés hors de la décharge. Certes l’arrêté demande une analyse de ces liquides avant rejet mais quel traitement s’ils sont toxiques ? L’arrêté évite prudemment cette embarrassante question. A l’exploitant de se débrouiller. Autant dire que les CSDND, malgré leur triple soubassement, ne manqueront pas de polluer leur voisinage. 3- Les CSDND sont de véritables installations industrielles passablement sophistiquées : triple soubassement, couche drainante, casiers et alvéoles, compactage des dépôts, drainage, analyse et « traitement » des lixiviats, drainage séparatif des eaux de ruissellement, collecte et traitement des biogaz, etc. Le premier résultat de cette complexité technique est de rendre très onéreuses ces nouvelles installations. Le CSDND de Béziers a été évalué par le dossier d’enquête publique à cent millions de francs (soit 10, 52 millions d’euros). A quoi s’ajoutent les frais de fonctionnement. Il est clair qu’on ne peut multiplier des installations aussi coûteuses. A la place des centaines de décharges communales que comptait naguère un département moyen, on espère officiellement trouver quelques sites et, à la limite, un seul, pour enfouir les déchets ultimes. 4- Non seulement il faut payer bien plus cher qu’autrefois pour effectuer des dépôts dans les installations sophistiquées et coûteuses que sont les CSDND mais il faut aussi payer des transport plus longs pour atteindre des sites devenus beaucoup plus rares et lointains. Pour économiser du temps et de l’argent, les détenteurs de déchets (particuliers ou entreprises) multiplient les dépôts sauvages dans la nature. En haut lieu avait-on prévu cet effet pervers du renchérissement et de la raréfaction des décharges ? 5- La concentration des déchets dans un très petit nombre de sites concentre du même coup les nuisances liées aux décharges, depuis les pollutions aquatiques jusqu’à l’afflux de camions-bennes et transforme quelques petites communes en dépotoirs de toutes les autres. D’où une résistance acharnée à tout projet de CSDND de la part des communes sacrifiées. Une résistance qui rend désormais impossible toute création de CSDND. 6- Enfin le concept de développement durable implique le recyclage intégral de tous nos déchets. Faute de quoi nous épuiserions progressivement les ressources naturelles. Même les décharges les mieux conçues sont des cimetières de matières premières que notre société de gaspillage refuse de recycler. Incompatibles avec le développement durable, les décharges sont des ignominies qui doivent disparaître le plus vite possible.

QUE FAIRE DES DECHETS ULTIMES ? Nos déchets n’étant pas tous actuellement compostables ou recyclables, des décharges sont provisoirement inévitables. Elles peuvent être tolérées à condition qu’on n’y enfouisse pas n’importe quoi : Les toxiques ne doivent jamais finir en CSDND. Le plan départemental d’élimination des déchets de l’Hérault, dans son article 9, exige que communes et entreprises prennent toute disposition pour collecter les toxiques. L’arrêté ministériel du 09/09/97 interdit de mettre en CSDND tous résidus dangereux pour l’environnement : inflammables, explosifs, toxiques ménagers, déchets médicaux à risques infectieux, etc. Depuis juillet 2002 il est interdit de mettre en CSDND recyclables et fermentescibles. Les premiers doivent être recyclés et les seconds compostés ou méthanisés. Au total si on additionne toutes les interdictions de la loi et de la réglementation on voit mal quels résidus on peut encore enfouir en CSDND en dehors des déchets inertes. Or les inertes relèvent de décharges de classe III beaucoup plus simples et beaucoup moins coûteuses que les CSDND (qui sont de classe II). Elles ne sont soumises ni à enquête publique ni à autorisation préfectorale. Une décision municipale, une clôture et un gardien suffisent. De telles installations, parce qu’elles ne coûtent pas cher, peuvent être multipliées à raison d’une par village ou par ville. Parce qu’elles sont petites, purement locales et qu’elles génèrent peu de nuisances, elles sont tolérées par les riverains. A moins de vouloir enfouir des résidus interdits, les communes n’ont désormais besoin que de décharges d’inertes. On économiserait ainsi pollutions, nuisances, transports. On éviterait aussi, avec les riverains et leurs élus, les conflits majeurs que provoque à n’en plus finir tout projet d’ouverture de CSDND. Certes, cela suppose que les déchets dangereux et les fermentescibles soient tous collectés et traités. « Irréaliste » nous dit-on souvent. La loi et la réglementation seraient donc irréalistes ? Le moins qu’on puisse demander aux élus est de respecter les lois qu’ils ont inspirées et votées.

Thierry RASTELLO
14/10/2007
moratoire sur incinérateurs
Proposition d’un moratoire sur le développement des incinérateurs afin d’en évaluer l’impact sur la santé par des organismes indépendants (principe de précaution)
Luce (71)
14/10/2007
Réduire nos déchets par le tri, le recyclage, le compostage, ce que ne permet pas l’incinération.
Nous devons nous mobiliser pour réduire considérablement le poids de nos déchets, par le tri sélectif, le recyclage, le compostage ; ce qui va à l’encontre de toute usine d’incinération qui doit être alimentée sans relache.. et demande donc un apport permanent de déchets non triés. Je suis donc favorable à un moratoire sur l’incinération, mais aussi à l’instauration d’une taxe "déchets" basée sur le poids réel donné à traiter. Ce serait, me semble une réelle incitation, pour nous les citoyens, à trier au maximum, à pratiquer le recyclage, et à séparer les fermentescibles pour un compostage. Mais avant tout, il est nécessaire que tous les élus, responsables du traitement des déchets ménagers, informent largement et clairement les contribuables. Ce qui est loin d’être la réalité. Autre aspect négatif de l’incinération, c’est la toxicité qu’elle engen dre.
Marcellin Babey
14/10/2007
"la garantie d’une évaluation adaptée..."

actuellement il existe en France des organismes évaluant l’impact sanitaire de l’incinération des ordures ménagères. A Cluny, par exemple, la DDASS (préfecture), le CAREPS (médical, Grenoble) et finalement l’INVS/AFSSA (étude nationale) ont successivement exercé leurs talents sur les conséquences possibles de l’exploitation illégale d’un incinérateur pendant quinze années. Que constate-t-on en analysant leurs travaux ? Que visiblement ces organismes experts cherchent, d’une part, à couvrir les dysfonctionnements des installations classées et leurs responsables, politiques influents, et de l’autre à rassurer les populations, avec l’idée sous-jacente -c’est le Docteur Knock à l’envers ! - qu’une population ignorant les poisons qu’elle ingurgite en tombera moins malade et coûtera moins cher en soins. Au besoin, on triche un peu de ci de là sur les chiffres et surtout sur les calculs, pour parvenir aux conclusions souhaitées, et surtout pour ne pas parvenir aux conclusions non souhaitées.

Mais les populations concernées ne sont pas dupes. Il s’y développe une méfiance généralisée vis à vis des affirmations en provenance de l’Etat, de ses représentants et de ses sous-traitants. Une catastrophe pour la démocratie. Comment changer ce consensualisme délétère, qui pousse petit à petit la France au dernier rang européen sur tant de questions de santé publique et d’environnement ?

chantal 74
13/10/2007
NON A LA CONSTRUCTION DE TOUT NOUVEL INCINERATEUR
Les incinérateurs ont trouvé leur place lorsqu’il n’y avait rien d’autre. Nous savons maintenant, preuves en mains, que l’incinération est dangereuse. Malgré les remises aux normes européennes de 2005 que nous allons payer longtemps dans nos impôts.. on ne peut pas dire que l’incinérateur ne pollue pas.. on ne voit plus de fumées noires.. c’est tout et ce ne sont pas les filtres qui empêchent tout ce qui est volatile de ressortir en beaucoup plus dangereux qu’avant l’incinération. C’est le mélange de toutes les matières qui en brûlant devient "une bombe". Les pannes sont fréquentes et alors rien n’arrête la pollution. Quand on pense que dans nos régions on brûle les boues d’épuration chargées de métaux lourds dans les incinérateurs... c’est tout de même impensable. cela fait considérablement descendre la température qui doit être de 850% minimum, surtout l’hiver... et il faut bien consommer de l’énergie pour compenser.. Un incinérateur coute très cher en entretien et s’il produit de l’électricité a-t-on fait les calculs de ce que cela coûtait en frais réels par rapport à l’électricité produite ! ! non... Trouvez-vous normal que des citoyens se donnent le mal de trier leurs déchets, de prendre leur voiture pour aller au centre de tri.. ils payent autant de taxes que s’ils ne les triaient pas ? et ces taxes augmentent chaque année... Et quand l’incinérateur n’est pas assez rempli, il faut aller rechercher dans les centres de tri, les plastiques et les cartons qui manquent pour la combustion.. Alors que l’on peut si l’on s’y met tout de suite, arriver à diminuer considérablement "nos déchets" qu’en fait on ne devrait pas appeler déchets, car ce qui est un déchet pour l’un, ne l’est pas pour l’autre. Il y a des régions et des pays où ils arrivent pratiquement à 0 déchet.. sommes nous si bêtes que nous ne pourrions pas faire la même chose ? Il faut une volonté politique.. pour dire que pour l’instant nous ne pouvons nous passer du jour au lendemain des incinérateurs, mais que nous allons tout faire pour ne plus en construire et que quand ceux qui existent seront obsolètes (certains le sont déjà et tournent quand même) nous puissions nous en passer. Tant que ces machines existeront il n’y aura pas de vrai tri sélectif.. car il faut les remplir... Dans les pays "pauvres" tout est recyclé, réutilisé car ils n’ont rien.. et dans nos pays ’dits civilisés" on gâche avec les emballages ,suremballages.. on brûle les fermentescibles alors que l’on connait les moyens de les transformer.. Al Gore vient de partager le prix Nobel de la Paix avec la GIEC alors pensons à nos enfants, à nos petits enfants et changeons notre façon de vivre... avons que nous n’y soyons forcés. Les médecins maintenant savent que l’incinération est dangereuse, alors allons-nous faire la sourde oreille ? Je vis à 300 mètres d’un incinérateur.. je sais de quoi je parle..et tous ceux qui ont subi les conséquences de problèmes causés les incinérateurs.. les écoute t-on ?
peresuzon
13/10/2007
peresuzon18
Je suis totalement contre l’incinération. Il y a en a plus qu’un par département (130 incinérateurs pour 95 départements en métropole). Les dioxines, pour ne parler que d’elles, nous empoisonnent et nous font mourir du cancer à petit feu. Même dans le lait maternel on a trouvé des dioxines. Les sous-couches des routes sont faites avec des mâchefers, tôt ou tard ils se retrouveront dans les nappes phréatiques déjà bien mal en point. Il ne faut pas accepter de nouveaux incinérateurs, et surtout mettre aux normes ceux qui fonctionnent ... il y a eu assez de drames comme cela : Gilly sur Isère par exemple. Il faut obliger les industriels à diminuer fortement leurs emballages, supprimer le plus possible le plastique qui est en lui-même cancérigène (nos bouteilles d’eau, de jus de fruits et autres contiennent de l’antimoine très cancérigène - alors que les allemands emploient du titane, non cancérigène) encourager le compostage et le recyclage. Il faut que la vie humaine ait plus d’importance que les profits des lobbies. Trop de choses dans ce monde de consommation nous tuent, n’ajoutons pas l’incinération s’il vous plaît. Pensez à nos enfants et petits-enfants. Merci.
JC 39
13/10/2007
Arrêtons l’incinération

l’incinération n’est ni un mode de valorisation (cf textes européens), ni un mode d’élimination des déchets. c’est simplement une étape intermédiaire, une fabrique de nouveaux déchets que sont les machefers et les refiom que nous laissons en héritage à nos enfants.

Si, des l’écoconception des produits, on envisageait leur reutilisation ou leur recyclage, on ne produirait plus de déchets. hélas, les impératifs dus a la présence des incinerateurs représente un frein à ce concept (l’ecoconception)et il ne peut pas être pleinement mis en oeuvre, sous peine de fermetures des incinérateurs et de pertes économiques énormes pour les exploitants et les collectivités qui ont fait ce choix.

Dany
13/10/2007
134 incinérateurs, çà suffit !
Les 14 000 habitants des 33 communes de la porte d’Alsace, sont passés en 7 années de 400 kg/habitants/an de produits résiduels ménagers à 96 kg/hab/an. S’il y avait eu un incinérateur à remplir nous en serions toujours à 400 kg et peut-être plus. Le moratoire à tout nouveau projet d’incinérateur s’impose, pour permettre à chacun de poser son sac et de réflechir pour faire beaucoup mieux, en polluant beaucoup moins, et en payant beaucoup moins cher tout en évitant la destruction par le feu des matières premières secondaires que constituent nos produits résiduels ménagers lorsqu’ils sont triés. Les ressources de la planète sont tellement limitées, qu’il est inintelligent de les détruire par le feu.
Joel Deya
13/10/2007
Traitement des eaux usées/ economie consommation eau

Tourrettes sur Loup le lundi 8 octobre 2007

Hormis les besoins directs de leurs populations, la consommation des communes en eau potable est considérable. Dans leur grande majorité, elles utilisent sans compter les eaux captées pour des taches qui ne nécessitent pas une qualité irréprochable. L’arrosage des pelouses, le nettoyage des caniveaux, les stations de lavage des véhicules en sont quelques exemples visibles. Ces eaux repartent directement vers la mer et sont définitivement perdues.

Je propose que le recyclage des eaux usées aux sorties des stations d’épuration soit systématisé et rendu obligatoire. Ces eaux, respectant les règles d’hygiène, devant être utilisées pour remplir toutes les taches ne justifiant pas l’utilisation d’eau en provenance directe de captage.

Devant le coût des stations d’épurations les communes ont tendances à limiter le développement des réseaux de traitement des eaux usées. Elles préfèrent souvent en laisser le soin aux particuliers quittes à vérifier le bon fonctionnement des fosses sceptiques et autres drainages. L’efficacité, quoique l’on en dise, des systèmes individuels d’assainissement reste, et restera, d’une efficacité contestable et surtout peu fiable. La récupération systématique des eaux usées en vue de leurs réutilisations changerait peut être la donne en rendant plus attractif la réalisation de stations d’épurations.

Le contrôle des systèmes individuels ne se fera jamais à une fréquence suffisante pour garantir un fonctionnement sans faille dans le temps Il serait aussi envisageable de développer des « mini stations » susceptibles de desservir des zones, des quartiers aujourd’hui délaissés pour des raisons économiques.

philippe
13/10/2007
l’affabulatuion que l’incinération réduirait l’effet de serre

Nouvelle et énorme affabulation développée par le monde de l’incinération, souvent exposée sans vergogne dans ce forum.Comment ne pas être rouge de honte en affirmant que les incinérateurs réduiraient le réchauffement climatique et les gaz à effet de serre( GES).

les vraies solutions qui permettent de réduirent les GES en rapport avec la production d’énergie sont :
  les économies d’énergie : car que cela soit au niveau des performances que de ces utilisations, il y a un constat d’un énorme gaspillage. Pour exemple dans l’éclairage : en place de d’halogène consommant en moyenne 200 W, il éxiste des ampoules à diode qui ont des consommations de l’ordre de 1 à 2w.
  l’energie d’origine hydraulique tant grand barrage que micro-centrales (que l’on pourrait mettre en place au niveau des nombreuses digues contruites pour nos moulins d’autrefois).
  l’éolien
  énergie solaire : production d’eau chaude et photovoltaïque

Toutes ces solutions citées ne produisent en effet aucun gaz à effet de serre durant leur fonctionnement. La combustion du bois est à être seulement considérée comme neutre,car on considère que le bois durant sa croissance a stocké le CO 2 ou dioxyde de carbone qui est restitué à l’atmosphère lors de sa combustion.Encore faut-il penser à replanter des arbres pour les générations futures.

Pour l’incinération, les déchets les plus combustibles sont représentés par les plastiques ou autres matérieaux transformés qui ont donc déjà nécessité l’utilisation d’energie fossile pour leur fabrication.La combustion dans un incinérateur envoie en moyenne poids pour poids de CO 2 par rapport au tonnages brûlés. Le besoin d’utiliser d’autres énergies fossiles tel le gaz ou le fuel lourd, soit pour améliorer la combustion ou de maintenir la température à la cheminée lors des alléas de fonctionnement, est bizarrement occultée par les teneurs de cette technique.Un tonne de déchets brûlés produit dans les fumées 6 OOO m3 d’air chauffé à 850°.

C’est donc une parfaite hérésie que d’affirmer qu’en raison des quelques kw d’électricité récupérée, l’incinération participerait à la lutte contre le réchauffement climatique.Les autres solutions pré-citées ont une capacité de production nettement supérieure sans production aucune de GES ou d’autres gaz polluants.

Concentrons nous sur l’arrêt du gaspillage qui aboutit dans nos poubelles, et nous n’aurons plus besoin de ces installations dispendieuses et délétères.

Serge GAUTHIER (Ch...
13/10/2007
PROTEGER notre eau vivante et notre alimentation en eau potable

Notre Charente Limousine (autour de Confolens), terre d’élevage, est sous la menace de trois projets de Centre d’enfouissement Techniques. (Il ne faut plus dire "décharges", c’est mal, même si la directrige générale dela Société EDISIT/EDIFI qui a deux fers au feu, à ANSAC et à SAINT-LAURENT-DE-CERIS, déclare sur LCI que "Centre de stockage de déchets ultimes c’est le nouveau nom que l’on donne aux décharges").

A St-Laurent, le site d’enfouissement (dossier en cours) serait à 300 m des sources de notre rivière, une des dernières sans métaux lourds en Charente. De plus elle est en communication en période d’étiage avec la source de Louberie, notre alimentation en eau potable. Le tout se trouve dans un périmètre de protection AEP.

Le projet prévoit en amuse bouche, stockage d’amiante liée et Résidus Broyés d’Automobiles, ces derniers riches en pyralène (découvert dans le Rhone). Nous sommes sur un karst (sous sol calcaire fracturé, le Bajocien). Le moindre trou dans la geomembrane enverrait du jus dans les fissures, avec de bonnes chances de résurgence dans les cours d’eau.

Ce n’est pas parce qu’il y a ici une faible densité de population et du terrain que le réflexe administratif et industriel doit être de s’y intéresser pour l’enfouissement. Notre développement passe ailleurs : tourisme rural, art roman, installation de nos amis britanniques ...

L’approche au cas par cas des différents types de déchets à ne pas produire (plastiques, suremballages, encres avec COV) ou à recycler par une complète éco conception, récupérabilité, démontabilité, compostabilité, avec un tri très poussé dans les ménages et entreprises est la solution au tonnage des matières dites déchets.

Le reste final dans cette optique mériterait d’être traité en thermo/pyrolise, voire biolyse, si ce procédé était validé.

Au sujet de la recherche industrielle et des subventions publiques à injecter, j’ai appris par LCI que EDIFI avait reçu une subvention de l’OSEO/ANVAR Champagne Ardenne. J’ai téléphoné à cette dernière pour connaître le montant et la destination de cet argent. "MONSIEUR, C’EST SECRET" "Pourtant c’est de l’argent public ?" "Oui, mais la concurrence pourrait s’en servir" ; Je leur ai écrit en juin et n’ai pas reçu de réponse.

J’ai saisi mon député Jérôme LAMBERT, oralement puis par mèl, avant les vacances. Depuis l’eau a coulé sous les ponts de la Sonnette (nom de notre rivière), les feuilles commencent à tomber, pas de retour...

DENIS
13/10/2007
incineration des dechets

l’incineration n’est ni un mode de valorisation (cf textes européens), ni un mode d’élimination des déchets. c’est simplement une étape intermédiaire, une fabrique de nouveaux dechets que sont les machefers et les refiom que nous laissons en heritage à nos enfants.

un incinérateur de déchet réclame de nombreux impératifs pour fonctionner, dont une alimentation minimale, régulière et continue en combustible que sont nos déchets, incompatible avec une diminution de leur production pourtant nécessaire. Ce combustible, constitué de nos déchets, doit en plus présenter des caractéristiques bien précises pour assurer un bon fonctionnement de l’installation : il doit être composé d’un savant mélange de nos différentes catégories de déchets ; trop humides, ils ne brûlent pas et il faut utiliser les brûleurs d’appoint ; trop secs et riches en plastiques, bois, cartons, le feu peut s’emballer et endommager le four...Pour ces raisons inhérentes à cette technologie, nous sommes donc condamnés à produire des déchets qui contiennent une certaine part de fermentescibles (déchets humides) que nous pourrions composter, une certaine part de papiers, cartons, plastiques que nous pourrions recycler... Des qu’un incinerateur est present, il represente un veritable aspirateur a déchets, la priorité est de le remplir, avant d’envisager un autre devenir pour les déchets.c’est donc un obstacle a toute autre politique de traitement des déchets. A la question pourquoi devons nous produire moins de déchets, la réponse évidente est parce nous n’avons pas d’installations suffisantes pour les éliminer, décharges ou incinérateurs. Mais si nous regardions nos déchets sous un autre œil, si nous les considérions comme des ressources, nous n’aurions pas besoin de les éliminer. Si, des la conception des produits, on envisageait leur reutilisation ou leur recyclage, on ne produirait plus de déchets. helas, les imperatifs dus a la présence des incinerateurs represente un frein a ce concept (l’ecoconception)et il ne peut pas etre pleinement mis en oeuvre, sous peine de fermetures des incinérateurs et de pertes économiques énormes pour les exploitants et les collectivités qui ont fait ce choix.

Christophe
13/10/2007
un moratoire s’impose ...

Je souscris pleinement à ce qui a été écris par Denis.

C’est à la source que le problème doit être posé (et imposé par les pouvoirs publics au fabriquant et aussi aux importateurs ... notamment pour tous les produits à très ("trop ?") bas coût de fabrication qui entre sur notre territoire.

Mais même dans la situation actuelles, les efforts de tris conséquents permettraient, dans une gestion globale des déchets, ...

... au pire de continuer avec les incinérateurs actuels (en attendant d’en remplacer certains par des méthodes de traitement alternatives, par exemple, la méthanisation bien utilisée en Allemagne)

...au mieux d’en fermer quelques usines d’incinération en commençant par les plus polluantes.

Il faut donc impérativement un moratoire pour les projets de construction de ces usines d’incinération.

Concernant les installations actuelles, il faudra revoir les conditions parfois scandaleuse de leur exploitation.

Par exemple certaines collectivités locales qui ont du s’engager à garantir un tonnage minimal (nécessaire au fonctionnement de l’usine, comme l’explique Denis) ce qui est totalement contre-productif pour les efforts de tri !

Pascal E.
12/10/2007
Un peu de recul

Il semble que l’incinération concentre l’essentiel des débats. S’il est vrai que les incinérateurs ont un impact, ils ne sont pas les seuls. Ainsi, l’épandage agricole de boues de station d’épuration améne la dispersion de métaux lourds dans les sols (ce qui semble t-il n’intéresse pas grand monde). "L’évaluation adaptée" dont il est question ici me parait donc essentielle. Elle se devra d’être rationnelle (ce qui est rarement le cas chez les riverains d’une installation de mauvaise réputation). Elle devra intégrer un "bilan carbone" de la filière et des facteurs synthétiques d’impact sur les différents milieux (air, eau, sols).

Concernant les déchets dangereux diffus, le manque d’information du grand public est consternant, d’ou des taux de collecte vers des centres de traitement adaptés très faibles (de l’ordre de 10%) alors qu’ils sont beaucoup plus élevé pour l’industrie. Pour ces DDD, le problème principal est aujourd’hui la collecte et non le traitement. Il va s’agir d’immaginer des circuits simples et économes (donc locaux) de récupération, réutilisation, recyclage.

POM
12/10/2007
NON NON NON à ce type d’installations
Pourquoi NON ? Parce que la gestion de ce type d’installations n’est pas "honnête". Que du faux est fourni dans la communication publique. Il faut attendre les catastrophes pour dévoiler la réalité de la gestion, ou plus non gestion, de ces installations, véritables cancers industriels. Arrêtons le désastre !
Eliane LAUR
12/10/2007
non au tout incinération
Outre les dioxines, les incinérateurs produisent de nombreuses substances non étudiées et qui sont potentiellement toxiques pour la santé et l’environnement. Par principe de précaution, l’incinération devrait être un mode de traitement limité après recyclage, valorisation. Il est nécessaire et urgent d’appliquer une politique de réduction des déchets à la source
Dominique
12/10/2007
Grace au Grenelle il n’y aura plus de nouvel incinérateur !

Aujourd’hui j’ai participé à l’atelier n° 3 de la consultation régionale d’Annecy le Vieux. Bonne nouvelle, il y a consensus sur toutes les propositions de réduction des déchets, de la conception en passant par l’emballage, le tri, le recyclage, la valorisation organique, la facturation incitative... Le directeur d’usine d’incinération présent ne permettait bien sûr pas de réunir un consensus pour un moratoire sur l’incinération que je souhaitais défendre. Mais si toutes les mesures de réduction citées sont mises en oeuvre (le seront-elles ?), il n’y aura plus besoin de nouvelle usine d’incinération.

Après la théorie, la pratique : A la fin de l’atelier, il nous a été proposé un repas et là nous sommes entrés dans le vif du sujet de la réduction des déchets, dans son application, un jour de Grenelle de l’environnement : bouteille d’eau en plastique (ni carafe ni eau du robinet), verre en plastique, couverts en plastique, plateau et couvercle de plateau en plastique, que du plastique, jetable à incinérer !

La prochaine fois j’apporte ma vaisselle !

Dominique de l’ACALP (Gilly en Savoie)

fred
12/10/2007
Promouvoir la valorisation des dechets et dissuader le stockage

Je propose de hierachiser les modes de valorisation et d’elimination des dechets : 0 - prevention et limitation de la production 1 - valorisation matiere et organique 2 - valorisation du contenu energetique des dechets residuels 3 - stocker seulement ce qui ne peut etre valoriser

Je propose d’inciter à concevoir des centres de valorisation qui associent la valorisation matiere et organique à la valorisation energetique des dechets : au minimun 1 par departement à définir dans le Plan Departemental d’Elimination des Dechets Menagers.

Je propose de doubler la TGAP sur le stockage.

madmasc
12/10/2007
Action !
Je suis totalement en accord avec ces propositions. Quand passe t-on à l’action ?
SYVALOM
12/10/2007
Impacts

L’évaluation de l’impact environnemental doit être menée sans a priori. L’impact doit être mesuré sur la santé en recoupant les données épidémiologiques de toutes les affections connues. Doivent être pris en compte les impacts sur les consommations d’énergie fossile, sur les rejets à l’atmosphère ou dans les eaux, sur les nuisances aux riverains, sur la valorisation des sites et l’héritage laissé aux générations suivantes. La prise en compte de l’acceptabilité du coût résultant doit être mesurée pour établir le meilleur rapport « acceptable du point de vue environnemental / supportable par le citoyen et contribuable ».

La place de l’incinération doit être celle qu’ont choisie un grand nombre de collectivités, et à travers elles, leurs élus : un maillon essentiel, mais non unique, d’élimination avec valorisation énergétique de la plus grosse partie du gisement après collecte sélective. Les contrôles en permanence des rejets, les CLIS systématiquement installées, l’ouverture des installations pour des visites de la population doivent convaincre que ces installations n’ont rien à cacher. Elles sont par ailleurs un contributeur important d’énergie, renouvelable pour partie, et doivent bénéficier des soutiens, pour la revente d’électricité ou de vapeur, équivalents aux autres modes d’énergie non fossile.

Henri Colnard
13/10/2007
impacts

L’INVS a mené conjointement deux études sur l’imprégnation par les dioxines et l’incidence des cancers à proximité des usines d’incinération d’ordures ménagères. Cette dernière met en évidence une relation significative entre le lieu de résidence sous un panache d’incinérateur de 1972 à 1985 et l’augmentation du risque de certains cancers, notamment les cancers du sein chez la femme. Ces effets sanitaires ne sont apparemment pas seulement liés à la dioxine mais aussi aux nombreux autres polluants émis par les incinérateurs, dont la grande majorité ne sont ni mesurés ni contrôlés.

Mais la liste des polluants non assujettis à des normes est encore plus longue. Beaucoup de composés organiques sont produits par l’incinération et ne sont pas mesurés alors qu’ils sont également persistants, toxiques et bioaccumulables, comme les dioxines. Sur les milliers de molécules issues de la combustion des déchets, 20 composés pour les rejets atmosphériques ont été retenus dans les normes, notamment 12 métaux lourds (dont le mercure, le plomb, l’arsenic, le cadmium), le monoxyde de carbone CO, les gaz inorganiques (chlorure d’hydrogène HCl, fluorure d’hydrogène HF, dioxyde de soufre SO2 et oxydes d’azote NO et NO2), mais la majorité des polluants émis par les incinérateurs ne sont pas assujettis à des norme, alors que certains sont également persistants, toxiques et bioaccumulables, comme les dioxines. Beaucoup de composés organiques sont produits par l’incinération, notamment plusieurs groupes de composés chlorés comme l’hexachlorobenzène (HCB), ou les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Les composés halogénés à base de brome, présent dans les déchets bruts et de la même famille que le chlore et le fluor, ne sont pas non plus pris en compte. D’une part l’incinération produit des milliers de polluants autres que la dioxine, d’autre part les dioxines et polluants qui ne sont pas rejetés dans les fumées se retrouvent dans les résidus solides et liquides de l’incinération (mâchefers, résidus des fumées d’incinération, rejets liquides de traitement) et sont donc diffusés dans l’environnement par d’autres voies. De plus, même si les concentrations de dioxines dans les fumées d’incinérateurs sont censées baisser suite à la mise aux normes de décembre 2005, les quantités émises par incinérateur resteront globalement élevées en raison de l’augmentation de la capacité des incinérateurs, du débit de fumées rejetées et de la quantité de déchets traités.

Le nouveau leitmotiv de l’incinération est de reclassifier les incinérateurs comme opérations de "valorisation énergétique des déchets" au motif que ceux-ci produisent de l’énergie. Elle est aujourd’hui largement promue pour " verdir " l’incinération et la faire ainsi mieux accepter aux citoyens. Toutefois, une analyse détaillée des cycles de vie montre qu’un incinérateur gaspille plus d’énergie qu’il n’en produit parce que les produits incinérés doivent être remplacée par de nouveaux produits. Extraire et transformer des matières premières, pour en faire de nouveaux produits consomme beaucoup plus d’énergie (et provoque davantage de dégâts écologiques) que la réutilisation ou la production à partir de matériaux recyclés Une grande part de l’énergie qui fut consommée pour la production des matériaux est perdue à jamais. Seule une fraction de leur contenu énergétique intrinsèque peut être récupérée (le pouvoir calorifique). Elle ne peut pas récupérer la moindre partie de l’énergie consommée lors de l’extraction, de la transformation, de la fabrication et de la synthèse chimique nécessaires à la fabrication des matériaux présents dans le flux de déchets. Ainsi, si les Etats-Unis brûlaient tous leurs déchets ménagers dans des incinérateurs, cela produirait à peine 1% des besoin énergétiques du pays. Deux études menées aux Etats-Unis ont indiqué que si les matériaux actuellement recyclables étaient recyclés au lieu d’être brûlés dans des incinérateurs, on pourrait économiser trois à cinq fois plus d’énergie.

En 1998, l’Autriche, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède avaient déjà atteint des taux de recyclage d’environ 40 % et plus, tandis qu’en France, celui-ci n’atteignait pas les 10 %. Aujourd’hui ces pays ont des taux de recyclage de plus de 60 % contre 12 % en France. La France a donc 15 ans de retard, mais se félicite pourtant de cet objectif, "certes ambitieux, mais réaliste." Favoriser le tri sélectif et le recyclage et continuer à utiliser l’incinération et l’enfouissement comme principales techniques de traitement des ordures ménagères est incompatible. L’incinération et l’enfouissement sont en concurrence avec d’autres types de gestion des déchets car ils utilisent les mêmes budgets et les mêmes rebuts et compromettent l’éthique de séparation à la source, qui permet une bonne gestion des déchets. Au fur et à mesure que les taux de recyclage se développent, les décharges et les incinérateurs perdent toute justifications.

Bernard
12/10/2007
je ne veux pas d’incinérateur
Lorque l’on ne connaît pas les substances rejetées dans l’atmosphère, on doit prendre des précautions. D’autant plus que l’incinération maîtrisée est celle qui apparaît en fin de chaine de tri et de valorisation des OM. Un moratoire, SVP, pour mes enfants, mes petits enfants, Merci.
Pancho
12/10/2007
France : 1er parc d’incinérateurs en Europe, UNE HONTE !

En France, on ne fait jamais dans la demi-mesure : TOUT Nucléaire. TOUT Incinérateur. TOUT Pesticides ! ! ! ! Après on se demande pourquoi il y a une explosion de cancers (notamment chez les jeunes ! ! !)

PRIORITÉ à la réduction des déchets en amont (sur-emballages, sacs plastiques...)

PRIORITÉ au recyclage et au compostage en aval ET à la revalorisation, réutilisation.

PRIORITÉ à l’éducation à l’environnement dans les écoles et dans la société en général. (Ma maman qui travaille dans une école maternelle me disait combien les enfants trouvaient amusant de recycler les déchets alors même que nombre d’instituteurs ne le font même pas !)

Les alternatives existent et ont un potentiel énorme alors arrêtons l’hypocrisie face aux incinérateurs.

ENSUITE, on verra si l’est utile d’avoir des incinérateurs ! ! !

JDMAT
12/10/2007
Gestion des déchets

De meme que pour le nucleaire, les solutions radicales du type arret de l’incineration, ne sont pas de rigueur.

La production des seuls dechets menagers en France et dans les pays industrialisés est telle (+ de 300 Kg/habitant/an) qu’il n’existe pas de solution miracle pour resoudre ce probleme du jour au lendemain, sauf à revoir notre mode de vie et notre systeme economique drastiquement. les solutions préconisées par l’UE sont :
  réduction de la quantité de dechets : ce critère doit etre intégre des la conception des produits et des emballages (ce qui n’est pas forcement le cas aujourd’hui)
  tri selectif : avec des mesures incitatives et dissuasives
  methanisation ou compostage
  enfin valorisation energetique des résidus, qui presente autant moins de problemes environnementaux lorsque l’amont est maitrise.

Marie
12/10/2007
Incinération et santé
On nous dit que les incinérateurs modernes ne polluent plus. Il suffit de faire un calcul simple pour se rendre compte de l’erreur commise en affirmant cela. Prenons le cas emblématique des dioxines dans les rejets atmosphériques, dont la norme de rejet a été divisée par 10 dans les années 2000 (normes européennes fixées en 2000, obligation en France, 5 ans plus tard...). La norme d’émission dans l’atmosphère est de 0.1 ng/m3 ( 1 g divisé par 10 milliards) : ça parait ridiculement petit. MAIS : la toxicité de ces composés est réelle à des doses 1000 fois plus petite encore ; exemple : le président ukrainien a été empoisonné par environ 1 ng de dioxine, soit ce qui est contenu dans 10 m3 de fumée d’incinérateurs...(valeurs citées par le professeur Narbonne, pourtant favorable à l’incinération). Reprenons notre calcul : un four d’incinérateur produit entre 5500 et 8000 m3 de fumées par tonne incinérée (disons 6500 m3 en moyenne). Un incinérateur de 100 000 tonnes produit donc 100 000 x 6500 x 0.1 = 65 000 000 ng de dioxines soit 65 millions de doses capables de donner une chloracné à un individu adulte, ou 5 millions de doses capables de tuer un singe. Evidemment on ne "sniffe" pas en direct les fumées des incinérateurs, mais ces composés ont une durée de vie très longue et s’accumulent dans les végétaux, les sols, et se concentrent dans les matières grasses animales et en fin de chaine alimentaire, chez l’homme. Que penser de l’effet de ces composés sur les enfants, sur les femmes enceintes et les bébés qu’elles portent ? MAIS, sachant que les incinérateurs peuvent légélement fonctionner hors normes pendant 60 heures par an en cas de problèmes techniques, et que pendant ces périodes les fumées sortent directement dans l’atmosphère avec des teneurs de 10 000 à 12 000 fois les normes un calcul simple vous montre qu’à l’échelle annuelle vous avez émis EN TOUTE LEGALITE environ de 70 à 80 fois au dessus des normes. Ce calcul fait pour la dioxine vaut pour toutes les substances toxiques émises par les incinérateurs (mercure, cadmium, plomb, etcc) règlementées ; quid de celles qui ne sont pas mesurées comme les PCB par exemple. 1ères CONCLUSIONS :
  un incinérateur, même aux normes est dangereux ;
  légalement il peut être à presque 100 fois au dessus des normes (en moyenne annuelle) ; beaucoup de substances toxiques émises ne sont pas règlementées, donc non contrôlées. AUTRE SUJET D’INQUIETUDE : la fréquence et l’objectivité des contrôles. Les émissions par les fumées des substances les plus toxiques (dioxines, métaux lourds) sont contrôlées pendant 16 heures sur un fonctionnement annuel de 7500 à 8000 heures....Que se passe-t’il pendant les 99% du temps restant ? ? Les contrôles sont payés par l’exploitant et le contrôleur doit annoncer sa visite 48 heures à l’avance : sont-ce les conditions objectives d’un contrôle indépendant et sérieux ? 2èmes CONCLUSIONS : les incinérateurs sont très mal contrôlés pour les substances les plus toxiqu
MK
12/10/2007
Comment évaluer les procédés de traitement de déchets ménagers ?

Le Groupe de Travail "Traitement des déchets et récupération des matières valorisables" au sein de l’Association des Ingénieurs Allemands VDI s’est intéressé de manière intensive et depuis plusieurs années à la problématique : comment évalue-t-on de manière transparente et traçable les différents procédés de traitement des déchets sous l’aspect du développement durable. Les discussions controverses entre ingénieurs et scientifiques dans le groupe de travail au sujet des différentes méthodes technico-scientifiques d’évaluation de ces procédés de traitement ont finalement conduit à une publication* pour pouvoir analyser l’applicabilité des méthodes d’évaluation le plus souvent mises en oeuvre :
  Bilans masse et énergie
  Bilans matières
  Bilans écologiques
  Bilans coût-efficacité
  Analyse d’éco-efficacité (agrégation des bilans économiques et écologiques)
  Prise en compte complémentaire des aspects sociaux Les méthodes d’évaluation sont illustrées par une application à la problématique des déchets ménagers. Comme exemples ont servi les options les plus répandues, à savoir la mise en décharge et la valorisation énergétique avec ou sans traitement mécano-biologique préalable. Ce choix a été retenu non pas parce que ces déchets représentent le problème le plus urgent pour une économie durable, mais parce que le sujet déchets ménagers est relativement facile à appréhender, compréhensible par chacun et se prête donc particulièrement bien à une comparaison des méthodes d’évaluation. Il faut souligner que plus la définition de l’objectif est précise, plus le résultat est fiable. Les bilans masse et énergie sont à la base de chaque évaluation. Le bilan matières permet de donner une évaluation des émissions de polluants que l’on peut attendre localement alors que le bilan écologique décrit en plus les impacts sur l’environnement de l’ensemble d’un procédé. Avec l’analyse coût-efficacité on ajoute les coûts engendrés pour atteindre certaines valeurs objectifs des procédés alors que l’analyse d’éco-efficacité pondère aussi bien les impacts écologiques que les données économiques. L’analyse d’éco-efficacité sociale prend en compte en plus les aspects sociaux. Selon la question posée on peut donc utiliser l’un ou l’autre de ces outils. Mais il faut aussi considérer que plus la question est complexe, plus les méthodes d’évaluation le sont et que de ce fait, l’importance des critères subjectifs qui influent sur l’évaluation augmente.

Il ressort de ces études qu’une valorisation énergétique des déchets ménagers est toujours préférable du point de vue de l’éco-efficacité, surtout si elle se fait dans une installation optimisée dans ce but.

* Werkzeuge zur Bewertung von Abfallbehandlungsverfahren - Methoden und Ergebnisse, ISBN 3-931384-54-3 http://www.ask-eu.com/default.asp ?Menue=&cmd=VIEW_ARTIKEL8808&suchart=&keyword=tools

Henri Colnard
13/10/2007
Eco-efficacité

Quand ce n’est pas de décharges les dirigeants français raffolent de l’incinération : ses 130 Unités d’incinération d’ordure ménagères (UIOM) représentent la moitié du parc européen !

Le coût de la construction des incinérateurs est de plus en plus élevé. Comment rembourser cet investissement ? Le principe est le même partout. Les patrons d’incinération font signer des engagements de volume à leurs fournisseurs (municipalités, industries agroalimentaires, etc.) assortis de pénalités en cas de diminution de l’approvisionnement. Le coût de la construction et du fonctionnement d’un incinérateur est inévitablement supporté par les contribuables. Les incinérateurs sont de véritables aspirateurs à déchets. Un incinérateur doit fonctionner à plein régime 24h/24. Sinon, le rendement est diminué et les niveaux d’émission des gaz polluants sont déréglés.

« Dix mois avant l’application des normes européennes aucune usine d’incinération ne remplit les 190 points de mise en conformité des directives européennes », annonce Herwan Autret, ingénieur à l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). L’ADEME a effectué une tournée de la quasi-totalité du parc français et recensé l’ensemble des non-conformités les plus fréquentes. Le plus important aujourd’hui est de prévenir la pollution de l’air. Pas seulement en ce qui concerne les dioxines, mais aussi les oxydes d’azote, les métaux lourds et une multitude de gaz aux noms ésotériques. Il faut encore rénover les fours et empêcher la pollution de l’eau. En moyenne, cela coûtera six millions d’euros par incinérateur. En tout, l’ardoise est estimée entre 740 et 930 millions d’euros. Faudra t-il vendre l’or de la Banque de France ? Pas du tout, ce sont les contribuables qui paieront. Les incinérateurs sont en effet financés par les collectivités locales auxquelles ils appartiennent. Les grandes firmes comme Novergie ou Onyx n’en sont que les exploitants. C’est la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, elle-même intégrée à la taxe foncière qui va donc assurer la mise à niveau des fours.

Mutualiser les dépenses et privatiser les profits ce doit être ça l’éco-efficacité, l’efficacité économique.

Enfin pour faire taire les opposants permettre aux communes qui accueillent sur leur territoire des installations de stockage ou d’incinération de déchets ménagers et assimilés, prévoir la possibilité qu’elles lèvent une taxe sur les tonnages entrant dans toute nouvelle installation. Efficace.

Anonyme
12/10/2007
non aux icinérateurs ni ici ni ailleurs

la gestion des déchets ainsi que l’ensemble de la vie de nos sociétés doit se faire sur un cadre qui me parait évident ; déterminer chaque une de nos actions en fonction de leurs impacts susceptibles sur l’environnement. c’est la base de tout.

nous avons tous un socle commun : la Terre aussi il faut revoir nos façon d’agir. c’est à dire ne pas créer des produits ou des moyens de développement simplement en se basant sur le socle Finances Progrès et impact sociétal, mais prendre en premier lieu l’incidence sur le milieu (biodiversité, air et sol)et entreprendre et créer en fonction. Ainsi on peut freiner la fuite en avant qui consiste à développer des choses pour camoufler stopper ou détruire ce que l’on à créer précédemment.

comme pour la médecine chinoise il faut soigner la cause plutôt que de mettre des pansements sur les maux.

Air Vigilance
12/10/2007
non à la dispersion
Les incinérateurs sont en fait des grands disperseurs de polluants. Pour 1 tonne de déchets contenant 30% d’eau, l’incinérateur produit 200 kg de mâchefers qui sont dispersés dans la nature, 50 kg de résidus de traitement des fumées hautement toxiques, 300 kg de vapeur d’eau et 450kg de gaz et d’objets dangereux non indentifiés qui sortent par la cheminée. Prés de la moitié des ordures sortent par le cheminée. De plus l’incinération est un frein à la prévention des déchêts à la source et à l’écoconception car le problème est simple pour les partisants de la purification par le feu : plus on produit de déchêts et plus on brûle. Plus on brûle plus on produit de vapeur et le tiroir caisse se remplit avec l’argent des contribuables en oubliant la santé des populations qui habitent sous le vent des cheminées.
ITAD
12/10/2007
Contribution positive du traitement des déchets thermique à la protection du climat et de l’environnement

Le traitement des déchets thermique moderne contribue (non seulement en Allemagne) - dans une mesure considérable - à la protection du climat et de l’environnement :

Le taux des émissions des usines d’incinération des déchets (Waste-to-Energy Plants) en Allemagne ne joue plus un rôle crucial, comme le Ministre Fédéral de l’environnement, Jürgen Trittin, a constaté en 2005 ainsi que le BMU (Ministère de l’environnement - Bundesministerium für Umwelt, Naturschutz und Reaktorsicherheit), http://www.bmu.de/english/aktuell/4152.php , dans une étude "incinération des déchets - un danger ?".

Déjà en 1993, le conseil consultatif scientifique de la Chambre Fédérale des Médecins a fait la conclusion suivante : « l’étude montre que les usines d’incinération des déchets avec standard BAT ont des risques extrêmement faibles et par conséquent des risques de santé négligeables pour la population vivant dans les environs de telles installations ».

Les installations allemandes avec une épargne de plus de 4 millions t de CO2 (comparable à des émissions de CO2 de plus de 1,5 millions de voitures à raison de 15.000 KM par an) contribuent déjà aujourd’hui à la protection de l’environnement.

L’institut écologique de Darmstadt, reconnu au niveau international, confirme la contribution positive du traitement des déchets thermique à la protection de l’environnement dans son rapport à l’ordre de l’Office Fédéral de l’Environnement, http://www.umweltbundesamt.de/index-e.htm.

Lors de toutes les discussions, il est indispensable de prendre en considération que l’incinération des déchets est la technologie la plus fiable au traitement des déchets (prouvé).

Selon une étude effectuée par le conseiller Juniper du Royaume-Uni, le plus grand nombre de fournisseurs de technologie "prouvée" de gestion des déchets sont situés en Allemagne, en Scandinavie et au Japon.

Dans l’étude, ils ont évalué l’expérience professionnelle d’un éventail de processus de traitement de déchets à travers le globe, et ont constaté que l’incinération est la technologie la plus prouvée.

Ils ont étudié 300 processus, y compris l’incinération, la gazéification, le plasma, la digestion anaérobie, le traitement biologique mécanique dans 25 pays et après ils ont fait une estimation de ces fournisseurs basés sur leurs ressources, l’expertise et l’expérience professionnelle.

http://www.juniper.co.uk/Publications/ratings-suite.html

En Allemagne, la valorisation énergétique et matérielle se complètent et conduisent à une solution bien acceptée pour l’environnement.

ITAD e.V.

www.itad.de

Würzburg, le 11 Octobre 2007

GP rennes
12/10/2007
que de complexité que cette question des déchets !

mieux connaitre pour mieux agir voilà un vrai défi !

une fois n’est pas coutume, la réduction des pb à la source semble la voie la plus prometteuse ! Par exemple, au lieu de montrer du doigt ces "méchantes" UIOM qui brulent nos vilains déchets en les transformant en chaleur + électricité évitant au passage plusieurs millions de tep qui seraient fournis par du gaz ou du fioul, pourquoi ne pas considérer ces usines comme une aubaine (pour une fois qu’on peut remercier nos prédécesseurs d’avoir eu la bonne idée de les installer là où elles sont) en sachant que c’est d’abord la nature même des déchets qui y sont incinérés qui en feront des usines +/- propres et durables...

Alors, encourageons l’emballage papier et carton (et plus largement fibres végétales) à la hauteur de ce qu’il mérite (sans pour autant en faire trop bien sûr !) et vous verrez que ces vilaines UIOM finiront par concurrencer les futures centrales biomasse dont le gouvernement veut favoriser le développement en rase campagne pour produire exclusivement de l’électricité "verte" avec un rendement inexorablement figé à 0,38 max.

Du bon sens, du bon sens et encore du bon sens... avec une bonne dose de réglementation, puisqu’il n’y a que ca ou presque pour faire bouger les choses !

MERCI.

pp
12/10/2007
non à l’incinération
Contrairement à ce que certains pensent les associations environnementales qui s’oppose à l’incinération ne veulent pas la destruction des incinérateurs existants mais simplement la non construction de futurs incinérateurs. En effet le parc actuel d’incinérateurs est largement suffisant pour faire face aux besoins dans la messure où l’on trie et recycle où composte corectement et massivement. CQFD
Ptit_loupo
12/10/2007
Avis sur les propositions

Il ne faut pas que la solution économique prime sur la solution environnementale. Car si c’est le cas c’est plus tard que ça va coûter très cher en conséquences...

Concernant les incinérateurs, le mieux serait de les limiter aux DASRI. Car il y a beaucoup trop de matières recyclables qui y sont détruites. De plus des camions de tri sélectif ont été vu approvisionnant un incinérateur : la raison : l’incinérateur était en sous production et n’avait pas assez de matière combustible pour fonctionner correctement. Et oui : un bon tri et c’est la fin des incinérateurs qui n’auront plus de combustible.

Il faudrait interdire toute exportation de déchets entier (téléviseur etc) vers d’autres pays : le pays producteur des déchets doit en assurer leur dépollution, démantèlement et l’exportation ne se fera que pour les matériaux simple (plastique, métaux) pour une réutilisation dans l’industrie. Cela pour éviter la pollution des pays en voie de développement, qui démontent ces produits mais ne peuvent empêcher la pollution car ils n’ont pas le matériel nécessaire pour cela. Ou alors il faudrait justement leur fournir les dernière technologie que l’ont dispose pour ces travaux.

Bien sûr comme dis dans de nombreux commentaire, il faut agir à la source pour limiter les déchet, favoriser leur recyclage ou même la réutilisation : c’est impressionnant les pots de verre qui sont transportés, lavés, refondus, retransportés à l’usine etc...alors qu’il peuvent être réutilisés tel quel juste en étant lavé (ce que je fais au marché avec la productrice locale), de même des palette si sont conçus pour une seule utilisation alors qu’une palette solide sert de nombreuses fois, et les exemples sont nombreux.

Olivier Georgiadès...
12/10/2007
Faire sans incinérateur

A tous ceux qui considèrent que l’incinération est incontournable, je propose de jeter un oeil sur le Plan Départemental d’Elimination des Déchets de la Dordogne, qui vient d’être finalisé sans recours à l’incinération. C’est le fruit d’une bataille associative de plusieurs années, à l’issue de laquelle les associations opposées à l’incinération ont fait entendre leurs arguments aux responsables départementaux. On peut donc faire sans incinérateur à l’échelle d’un département entier !

Le document peut être demandé sur le site du conseil général de la Dordogne.

Gecko
12/10/2007
La dordogne....

Et combien de tonnes de déchets enfouis ? (26 500 t prévus en 2012) Combien envoyés aux autres départements voisins ? Combien de pollutions créées liées aux transports interdepartements ?

Vous avez raison, la décharge est quelque chose de beaucoup plus "écologique" !

Le plan parle de "recycleries" et de "decheteries". Les recycleries étant là pour "favoriser la valorisation des encombrants ménagers par réutilisation, après réparation, et pour valoriser par recyclage matière après démontage." Celà est une très bonne chose developper au MAXIMUM le recyclage ! ! Mais elles ne résouderont pas le problème du flux immense d’OM ! Les décheteries n’ont pas ce role... Et pourtant on a l’impression en lisant le plan départemental d’élimination des déchets, après le compostage individuel de la FFOM, qu’elles vont résoudre le problème en "traitant" les déchets ? ! Un peu illusoire non ?

Mais que faire du petit bout de plastique déchiré lors de l’ouverture d’un emballage ? Que faire des produits dont on sait très bien que le recyclage ne veut pas ? (la liste est longue...)

L’incinération n’est pas un frein du tri, recyclage, valorisation matière etc... Elle ne doit intervenir qu’en ULTIME étape de l’élimination des déchets. Créer de l’energie avec des déchets que personne ne veut et que personne ne sait quoi faire.

Olivier Georgiadès...
12/10/2007
Il faut un moratoire sur la construction et l’agrandissement d’incinérateurs

On nous dit souvent que les nouvelles générations d’incinérateurs ne posent plus de problèmes, car ils sont aux normes. C’est se cacher derrière son petit doigt. Tous les incinérateurs ont des modalités de fonctionnement qui les autorisent à recracher leurs fumées directement dans l’atmosphère, sans utilisation des filtres, pendant 60 heures par an. Cette mesure permet aux incinérateurs de continuer à fonctionner lorsqu’il y a un souci temporaire. Or la quantité de dioxines et autres composants toxiques des fumées qui peut être relachée dans l’atmosphère pendant ces 60 heures est absolument énorme, et elle n’est jamais prise en compte dans les calculs que font les partisans de l’incinération. On nous présente donc une technologie "propre sur le papier" mais qui ne l’ai jamais dans les faits. Qui plus est, les procédures de contrôle sont absolument insuffisantes, et elles aboutissent, dans la pratique, à "faire confiance" aux gestionnaires des installations d’incinération. Or peut-on faire confiance aux grandes entreprises qui gèrent les incinérateurs(ou à leurs filiales) puisque ces structures ont pour seul objectif de rentabiliser leurs investissements ? La réponse est bien évidemment non, et les scandales de pollution à la dioxine qui continuent à défrayer la chronique, même avec les incinérateurs de "nouvelle génération" en sont bien la preuve. La question des mâchefers est également incontournable. A l’heure actuelle, ces résidus de l’incinération sont gérés par une circulaire pour le moins laxiste, qui permet de les disséminer dans l’environnement. C’est une politique qui consiste à balayer les poussières (hautement toxiques) sous le tapis.

L’incinération ne peut pas avoir sa place dans un schéma de gestion des déchets qui met la priorité sur la prévention, donc sur la réduction de la quantité de déchets à trier. Il ne peut pas y avoir de quelconque motivation à réduire les déchets, lorsqu’il y a un incinérateur à alimenter sur une collectivité. II serait beaucoup plus responsable et efficace de généraliser le recours à une redevance incitative (mode de financement de l’enlèvement des ordures ménagères, où les usagers payent proportionnellement au service rendu, c’est-à-dire proportionnellement à la quantité de déchets qu’ils font enlever et traiter par la collectivité). Partout où cette redevance a été mise en place, les résultats ont été les mêmes : augmentation des volumes récupérés dans les collectes sélectives, y compris augmentation de la fréquentation des déchetteries, développement des pratiques de compostage des déchets organiques à domicile, et réduction significative de la quantité de déchets résiduels à traiter par la collectivité. Dans ce cas, les incinérateurs ne se justifient plus. Il vaut bien mieux un centre d’enfouissement, pour ces déchets résiduels, géré par les pouvoirs publics (dont l’intérêt est qu’il se remplisse le moins vite possible) qu’un incinérateur géré par un prestataire privé.

Paul PEGEAUD
12/10/2007
On peut toujours recycler les Déchets
C’est en connaissance de cause que je reprends le titre du roman noir, de Madame Hélène Criée-Wiesner ; oui on peut toujours et plusieurs fois recycler les déchets qui rapporteront de plus en plus d’argent aux mêmes chercheurs d’OR dures. Et pour finir on peut également les incinérer. Outre que l’incinération soit de l’avis de tous les honnètes spécialistes la solution la plus coûteuse et la moins "valorisable", l’utiliser pour se débarrasser des résidus de notre vie de locataire insouciant de la planète stigmatise bien notre degré d’irresponsabilité. En effet, par facilité , "brûlez ces déchets que je ne saurais voir", on provoque d’autres déchets, solides, liquides et gazeux, ô combien plus toxiques et dangeureux, et pour nous et pour nos enfants. Gérons nos déchets, d’abord en en produisant de moins en moins, ensuite quelqu’en soit le coût, mais à supporter en priorité par ceux qui en produiront encore, lucidement, logiquement et avec l’idée d’une réutilisation éventuelle possible. "On a marché sur la lune", on devrait également régler ce problème dont la solution nécéssite toute fois deux conditions et non des moindres : esprit citoyen et volonté politique,aves comme assistance la carotte et le bâton.
dany
12/10/2007
INCINERATEURS UN CONSTAT TRES ALARMANT

Décider de la place de l’incinération parmi les différents modes de traitement ;

Vous savez fort bien qu’il n’y a plus à décider de la place de l’incinération parmi les différents modes de traitements, les incinérateurs qui ont été construits sont de très grands tailles et de ce fait doivent de manière continue manger de la matière première qui pourrait être utilisée et de manière continue rejeter d’une part des déchets mais également des polluants toxiques.

Un tout récent rapport de médecins en fait le constat très alarmant.

Pour l’exemple du bien faire ! ! !, dans le Val d’Oise actuellementil est consacré des sommes très importantes ( nos impôts ) pour remettre en état trois incinérateurs.

La question décider de la place de l’incinération est complètementincongrue

Ludovic
12/10/2007
Quelques remarques sur l’incineration

Lorsque l’on examine les capacités d’une unité d’incineration, on constate que de nombreux foyers voient leur électricité produite par ces usines (une unité moyenne produit de l’electricité pour 30000 habitants), avec en plus de cette energie, du chauffage urbain dans de nombreux cas (c’est à dire que la vapeur aprés avoir été turbinée pour produire de l’electricité est utilisée pour le chauffage du réseau d’eau chaude de la ville).

En ce qui concerne les emissions ,elles sont extrêmement réduites . Pour les dioxines qui inquiètent tant , on va arriver aux limites des mesures possibles (la règlementation impose 0,1 nanogrammes par m3 mais il est frequemment imposé une valeur encore inferieure 0,07 ou moins). Cela veut dire qu’une unité rejette moins de 0,1g par an (les feux domestique produisent plus de dioxines que les usines d’incineration). Durant l’accident de Seveso, frequemment cité ,c’est de l’ordre de 3kg de dioxines en une seule fois qui ont été rejeté, il faut être conscient des ordres de grandeur. On s’oriente de plus en plus vers des complexes de traitement qui comprennent différentes techniques (centre de tri, méthanisation , et incineration pour l’usine de Fos , par exemple) ce qui est une bonne chose afin de traiter au mieux nos ordures.Evitons les décharges trés polluantes , y compris en gaz à effet de serre avec le méthane dégagé.

Bernard Lachambre
12/10/2007
Incinération = fausse bonne idée

L’incinération des déchets : une fausse bonne idée ou comment fabriquer cinq décharges à partir d’une seule !

Les partisans de l’incinération des ordures ménagères avancent de nombreux avantages :
  la simplicité, on peut tout mettre dans le four d’un incinérateur ;
  la salubrité, le feu "purifie" en détruisant des germes présents dans les déchets ;
  l’efficacité, les déchets disparaissent ou du moins sont très fortement réduits ;
  la disparition des décharges ;
  la valorisation des déchets, on produit de la chaleur ou de l’électricité, on utilise les mâchefers ...

Mais à l’issue de l’incinération des déchets, on se retrouve en présence de 5 nouvelles décharges :
  l’atmosphère : 600 kg d’air propre (465m3) sont nécessaires pour brûler 100 kg de déchets ménagers et 670 kg d’air chargé de polluants (520 m3) sont rejetés ;
  les sols et les routes ainsi que les décharges de classe 2 : reçoivent les mâchefers plus ou moins chargés en dioxines, polluants organiques persistants et métaux lourds ;
  l’eau : les eaux polluées (refroidissement et lavage des mâchefers) qu’il faut traiter ;
  les décharges de classe 1 : destination des résidus les plus toxiques, issus de l’épuration des fumées (REFIOM) qui doivent être stockés dans des centres d’enfouissement très sécurisés (ex : 3 000 tonnes pour la Communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard) ;
  la biosphère : les fumées, sous forme de gaz et aérosol toxiques, retombent et contaminent les chaînes alimentaires par les eaux, les sols et l’atmosphère.

Pourquoi la construction d’un incinérateur va à l’encontre de l’objectif « zéro déchet »

  La construction d’un incinérateur est un investissement lourd pour la collectivité. Elle pèse pour longtemps sur ses finances. C’est donc une décision qui l’engage pour longtemps.
  Une fois l’incinérateur construit, il faut l’alimenter. Un incinérateur qui tourne à mi-capacité fonctionne mal et coute cher. Il n’y a donc aucun encouragement au recyclage et à la réduction de la quantité de déchets produits.
  La solution tout incinérateur est une solution qui dé responsabilise le citoyen C’est, au contraire, avec sa participation active qu’il faut se diriger vers l’objectif « zéro déchet ».

une vendéenne
12/10/2007
Mieux connaître et contrôler les impacts des différents modes de traitement et de valorisation
l’incinération est un mode de traitement des déchets qui présente des risques . Meme dans les incinérateurs de nouvelles générations, on ne connait pas tous les dangers. On ignore les effets des substances émises,puisque seulement 20 sont controlées sur 2000 qui en sortent !.... Il existe d’autres moyens qu’il faut développer. Exemple :le recyclage,que nos voisins allemands,danois,belges pratiquent, (50% de leurs déchéts ménagers sont recyclés). La méthanisation semble un bon moyen de traiter les déchets avec possibilité d’utiliser les gaz comme combustible. Stop aux incinérateurs , ne jouons pas aux apprentis sorciers , pensons aux générations qui subiront nos choix
Jean-Claude
12/10/2007
l’incinération : la technologie du siècle dernier
Réfléchissons un peu : Toutes les technologies qui fonctionnent se sont basées sur le modèle naturel et l’on citera comme meilleur exemple celui de l’aviation (difficile d’imaginer un avion sans aile). Nous avons des tonnes de déchets à éliminer, qui ne sont ni plus ni moins que les résidus de notre consommation, à croire qu’aujourd’hui on a limité le système à l’absorbsion et l’apétit. Que je sache il n’existe pas d’élément naturel sur terre qui n’ait pas un dispositif d’absorsion et ensuite de déjection qui soit naturellement acceptable dans le milieu naturel. Donc pourquoi aujourd’hui il n’est pas mis en place des dispositifs qui calque sur le principe de digestion animal qui de part les intérêts humains peut se traduire par des installations de compostage (individuel, de quartier, lombri-compostage) ou de la méthanisation qui peut créer une énergie renouvelable propre. Au lieu de cela on cherche à nous faire admettre une technologie qui a poussé dans l’horreur certaines communes (Gilly sur Isère, Plougoulm...)avec tous les inconvénients que cela comporte. C’est inouï !... D’autre part on essaie de nous faire croire que la technologie des incinérateurs est productrice d’énergie alors que l’on en arrive à brûler des matières qui comportent plus de 80% d’eau. En outre en procédant ainsi on oublie bien entendu de nous communiquer les couts et les surcouts des mises aux normes de ces engins qui ne sont que des gouffres à fric sans parler des budgets de fonctionnement (électricité, carburant...) pour maintenir le minimum légal de température. Et on essaie de nous rabacher les oreilles avec des stratégies de réduction à source, mais alors où est la véritable utilité de l’incinération puisque dans ce cas on supprimerait la prétendue matière première des incinérateurs qui au travers des mâchefers laisse encore des déchets qui de part des technologies de lixiviation on ose prétendre que ces sous-produits sont utilisables en sous-couches routières. Sans vouloir tronquer l’enquête actuellement en cours dans le secteur de REDON, il y a fort à parier que les mâchefers issus de l’incinérateur local et répandus dans les chemins ne sont pas totalement étranger à la pollution laitière que connaissent les agriculteurs locaux. En conclusion, l’incinération une technologie absurde qui consiste à faire son omelette et une fois servie dans l’assiette à vouloir séparer les blancs des jaunes d’oeufs.
bruno
11/10/2007
non à l’incinération
Que rajouter à tous les messages solidement étayés , à part mon dégoût pour l’incinération et la légèreté des contrôles réglementaires ( arrêté du 25 7 97 )laissés à la quasi initiative des opérateurs d’incinérateurs .
MontdeBanderelle
11/10/2007
Incinération dans la chaine de valorisation des déchets

Bien que non spécialiste de l’incinération des dechets, je m’interesse depuis de nombreuses années à ce mode de traitement en tant que riverain d’un incinérateur traitant environ 250 000 tonnes de déchets par an.

Ayant suivi l’évolution de la réglementation et les différentes mises aux normes des installations, j’ai pu constater au travers des publications réalisées par la collectivité, l’exploitant, ou la Commission Locale de Surveillance le sérieux avec lequel ce type d’installation est gérée et suivi, tant au point de vu du suivi des émissions des polluant gazeux que des effluents liquides. J’ai pu, à l’occasion de plusieurs visites sur le site constater par moi même la véracité des différentes publications.

De plus, l’incinération des déchets permet, par récupération de l’énergie contenue dans ces déchets, la production d’électricité et de chauffage urbain, économisant autant de tonnes en équivalent énergie fossile.

Ainsi l’incinération maitrisée des déchets a toute sa place dans la chaine de valorisation des déchets.

Diminution des emballages - Tri à la source et recyclage (verre, papier carton) ou compostage (déchets verts) - Valorisation de la part restante des déchets par incinération - me semblent être la solution perenne pour nos déchets

Marcel
11/10/2007
la combustion des déchets n’est une énergie renouvelable
la dioxine est un problème parmi d’autres étant donné le grand nombre de substances émises dans les fumées (environ 20 d’entre elles sont contrôlées sur 2000 sortantes). Il serait intéressant d’élargir le débat à d’autres problèmes posés par l’incinération, par exemple sur la très faible rentabilité énergétique de la production d’électricité par les UIOM et sur le fait que la combustion des déchets dans un four N’EST PAS UNE SOURCE D’ENERGIE RENOUVELABLE. IL serait également pertinent de remettre quelques pendules à l’heure, notamment sur la proportion du recours à l’incinération en France (utilisée pour 42 % des déchets alors que le recyclage ne représente que 13% des déchets traités et la valorisation organique 6%). En effet, la plupart des messages rédigés par les partisans de l’incinération véhiculent l’idée que, dès lors que l’incinération est utilisée en bout de chaîne, après recyclage etc... l’incinération n’est pas un problème mais une solution efficace. Comme si l’incinération était utilisée en bout de chaîne en France ! Ceci est vrai chez nos voisins allemands, danois et belges mais pas en France. Rappelons que ces pays recyclent plus de 50% de leurs déchets ménagers. Enfin, pour ceux qui affirment qu’il est impossible de se passer d’incinérateurs pour traiter les déchets ultimes, rétorquons leur que lorsque tous les efforts seront entrepris pour dévier le flux des recyclables et des matières organiques valorisables biologiquement, alors nos 134 incinérateurs seront suffisants pour faire face à la quantité de déchets ultimes. Il vaut mieux la construction de NOUVEAUX incinérateurs et non l’arrêt brutal de toutes les UIOM actuellement en service, comme le laissent à penser certains messages lus sur le site de la consultation publique.
Bernard Cesari de ...
11/10/2007
L’incinération est un non sens économique et écologique

1/ Détruire par le feu des matières si coûteuses, ayant demandé pour leur fabrication/conditionnement/transports/valorisation tant d’énergie est une gabegie indigne .

2/ prétendre qu’un incinérateur est un producteur d’énergie est un non sens (voir le 1/) et un mensonge, son rendement étant tellement mauvais qu’il faut rajouter des déchets combustibles qui pourraient être recyclés (plastiques, papiers, cartons)

3/ EDF ne devrait pas racheter cette electricité au même prix que celle produite par des éoliennes.

4/ L’incinérateur est un frein évident au tri et au recyclage.

5/ L’incinérateur est un moyen simpliste de régler le problème des déchets, il rapporte énormément à un certain type d’industriels au dépend de l’intérêt général.

6/ Il faut considérer les déchets comme des matières premières.

7/ l’abandon des incinérateurs permettra, outre une meilleure responsibilisation des français (pas plus bêtes que les autres, quoiqu’en disent beaucoup d’élus)la création d’une filière industrielle décentralisée et créatrice d’infiniment plus d’emplois qualifiés et non qualifiés que ces prétendues UVE

8/ L’impact sur la santé révèlera, au fur et à mesure de l’amélioriation de la mesure des dégagements (en finesse et en nombres de composants analysés) les risques que l’on a fait courir à nos concitoyens. la reponsabilité des conséquences sanitaires inéluctables en incombera à tous les promoteurs de ces usines du passé : Les décideurs(élus, préfets et industriels).

petipetonpédibus
11/10/2007
Incinération : les contradictions du gouvernement

Lors de la consultation publique régionale, Monsieur le Ministre Estrosi nous a présenté les objectifs du Gouvernement dans le domaine de la protection de l’Environnement, dont on peut retenir entre autres les suivants :
  regarder l’avenir,
  privilégier l’utilisation des énergies renouvelables,
  viser l’autonomie énergétique des communes,
  arrêter l’incinération des déchets.

Le dernier objectif est en contradiction majeure avec les trois premiers pour les raisons suivante :
  la mauvaise réputation de l’incinération tient au passé et non à l’avenir. Les émissions nocives du procédé ne concernent que les anciennes usines, et ont été divisées par 100 en 10 ans. Elles sont aujourd’hui acceptées et surveillées.
  les déchets constituent une énergie renouvelable quotidiennement. L’énergie des déchets non recyclables est facilement transformée en électricité ou chauffage par l’incinération.
  l’incinération des déchets des communes dans les communes conduit à leur autonomie énergétique. Les déchets non recyclables sont réguliers et proportionnels au nombre d’habitants, permettant d’établir un processus de transformation de l’énergie adapté aux communes.

Ecarter l’incinération des déchets non recyclables des moyens de protection de l’environnement est donc une erreur. A l’inverse son extension permettrait une économie rapide en énergies fossiles.

Henri Colnard
11/10/2007
Non à l’Incinération

De plus en plus les citoyens se mobilisent contre l’implantation d’incinérateurs où qu’ils veuillent s’installer. De plus en plus de citoyens sont au courant des dangers que font courir ces usines. Une forte opposition existe et tout est fait pour la minimiser. Les citoyens, en France, comme partout dans le monde, ont compris que derrière la violence imposée de l’incinération se cachaient des intérêts, qui ne sont pas relatifs au bien-être sanitaire et environnemental, ni à une gestion efficace de l’argent des contribuables, non plus, qu’à une économie bénéfique pour les entreprises et les emplois locaux.

Les pro-incinérateurs n’hésitent pas à déclarer qu’ils ne sont pas les seuls pollueurs. Hélas pour eux les incinérateurs de déchets ménagers ou biomédicaux sont les plus importantes sources de dioxines des pays industrialisés. Dans de nombreux pays, les incinérateurs sont la première source d’émission dans l’environnement de polluants toxiques tels que le plomb, le mercure, le cadmium et les dioxines.

Les incinérateurs construits, au début des années 90 étaient présentés comme "nouveaux" et sans dangers. On voit aujourd’hui le brillant résultat. Quant aux "nouvelles" normes, elles sont aussi absurdes que les anciennes. Surtout que les "nouvelles" normes prennent en compte 20 polluants alors qu’un incinérateur en recrache des milliers. Parmi eux, les PCBs ne sont pas pris en compte, alors que l’OMS estime qu’une fois entrés dans notre nourriture, ces polluants multiplient par 3 les chiffres que l’on donne habituellement pour la seule dioxine. Les dioxines bromées et chloro-bromées ainsi que les particules respirables, ne sont pas non plus prises en compte

Le nouveau leitmotiv de l’incinération est de reclassifier les incinérateurs comme opérations de "valorisation énergétique des déchets" au motif que ceux-ci produisent de l’énergie. Elle est aujourd’hui largement promue pour " verdir " l’incinération et la faire ainsi mieux accepter aux citoyens. Toutefois, une analyse détaillée des cycles de vie montre qu’un incinérateur gaspille plus d’énergie qu’il n’en produit parce que les produits incinérés doivent être remplacée par de nouveaux produits. Extraire et transformer des matières premières, pour en faire de nouveaux produits consomme beaucoup plus d’énergie (et provoque davantage de dégâts écologiques) que la réutilisation ou la production à partir de matériaux recyclés Une grande part de l’énergie qui fut consommée pour la production des matériaux est perdue à jamais. Seule une fraction de leur contenu énergétique intrinsèque peut être récupérée (le pouvoir calorifique). Elle ne peut pas récupérer la moindre partie de l’énergie consommée lors de l’extraction, de la transformation, de la fabrication et de la synthèse chimique nécessaires à la fabrication des matériaux présents dans le flux de déchets. Ainsi, si les Etats-Unis brûlaient tous leurs déchets ménagers dans des incinérateurs, cela produirait à peine 1% des besoin énergétiques du pays. Deux études menées aux Etats-Unis ont indiqué que si les matériaux actuellement recyclables étaient recyclés au lieu d’être brûlés dans des incinérateurs, on pourrait économiser trois à cinq fois plus d’énergie.

En 1998, l’Autriche, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède avaient déjà atteint des taux de recyclage d’environ 40 % et plus, tandis qu’en France, celui-ci n’atteignait pas les 10 %. Aujourd’hui ces pays ont des taux de recyclage de plus de 60 % contre 12 % en France. La France a donc 15 ans de retard, mais se félicite pourtant de cet objectif, "certes ambitieux, mais réaliste." Favoriser le tri sélectif et le recyclage et continuer à utiliser l’incinération et l’enfouissement comme principales techniques de traitement des ordures ménagères est incompatible. L’incinération et l’enfouissement sont en concurrence avec d’autres types de gestion des déchets car ils utilisent les mêmes budgets et les mêmes rebuts et compromettent l’éthique de séparation à la source, qui permet une bonne gestion des déchets. Au fur et à mesure que les taux de recyclage se développent, les décharges et les incinérateurs perdent toute justifications.

Une étude britannique récente conclue que « le recyclage en Grande-Bretagne permet d’économiser entre 10 et 15 millions de tonnes d’équivalent carbone de gaz à effet de serre par an comparé à d’autres options de gestion des déchets ». Prétendre lutter contre l’effet de serre en développant une technologie qui, justement, permet et appelle tous les gaspillages de la société de consommation est une aberration totale. Un récent rapport des Amis de la Terre du Royaume-Uni montre que les incinérateurs producteurs d’électricité génèrent 33% de plus de CO2 par kWh qu’une centrale électrique au gaz naturel.

Le 13 février 2007 les députés européens, ont soutenu le recyclage des déchets et, dans une moindre mesure, la prévention, comme éléments clefs de la gestion des déchets dans l’Union européenne. Le Parlement était favorable à une stabilisation de notre production de déchets d’ici 2012, et d’un objectif de recyclage de 50 % des déchets municipaux et de 70 % des autres déchets d’ici 2020. Les députés européens ont préconisé la réduction "de la mise en décharge et de l’incinération, toutes deux sources de pollution". Si leur vote en première lecture est maintenu, "l’ensemble des acteurs de la gestion des déchets ne pourront plus opter aussi aisément qu’aujourd’hui pour la solution de facilité de l’incinération", précise le Parlement. Des études récentes confirment que le recyclage n’épargne pas seulement des ressources précieuses tels que les métaux et les forêts mais qu’il réduit également les émissions de gaz à effet de serre car il est plus économique en énergie que la production à partir de matières premières. La commission Européenne à malheureusement remis en cause ces propositions

L’incinération dans le monde est en bute à un rejet croissant. L’opposition des citoyens a entraîné l’arrêt de nombreux incinérateurs existants ou l’abandon de projets. Elle est aujourd’hui prise en compte dans le droit local, national et même international. La résistance populaire aux incinérateurs est mondiale : des centaines d’organisations d’intérêt général, dans des dizaines de pays, sont engagées dans le combat contre l’incinération et pour des alternatives à celle-ci. En Europe, la résistance a pris la forme de la mise en oeuvre d’alternatives. A certains endroits la génération des déchets à été fortement réduite alors même que leur population augmentait. En conséquence, il y a peu de marchés pour de nouveaux incinérateurs en Europe. De plus en plus, toutefois, l’opposition des citoyens se reflète dans le droit. Les juridictions de 15 pays ont partiellement interdit l’incinération et un pays, les Philippines, a même purement et simplement interdit l’incinération.

Le droit international commence également à peser sur l’incinération. Trois principes du droit international (Principe de précaution, Principe de prévention et Principe de limitation des effets transfrontières) s’opposent à l’incinération.

  le Principe de précaution est cité, entre autres, dans les Conventions OSPAR (pour la Protection de l’Environnement Marin dans l’Atlantique Nord-Est), PATLD (Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance), de Bamako et de Stockholm et dans la Déclaration de Rio. Comme l’incinération est effectivement un procédé incontrôlé, avec des sous-produits inconnus, et que plusieurs de ces sous-produits affectent déjà la santé humaine, le Principe de précaution voudrait que l’on évite l’incinération.

  le principe de prévention et la minimisation sont largement évoqués dans le droit international, et plus particulièrement dans la Convention de Bamako qui définit explicitement l’incinération comme étant incompatible avec le Principe de prévention et les pratiques de Production propre.

  la limitation des effets transfrontières est un principe courant dans le droit international. Les sous-produits des incinérateurs, qui sont transportés tout autour de la planète, contredisent clairement ce principe.

Les conventions de Londres, OSPAR et de Bamako interdisent également l’incinération en mer et dans les eaux intérieures.

Le protocole d’Aarhus signé en juin 1998 dans le cadre de la Convention de Genève sur la Pollution Transfrontalière Longue Distance, sous l’égide de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-NU) a pour objet de contrôler, de réduire ou d’éliminer les émissions de 16 substances dans l’environnement. Les POP d’origine industrielle visés par ce texte sont les dioxines/furanes, les polychlorobiphényles (PCB) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Ce protocole, ratifié par la France le 25 juillet 2003, est entré en vigueur le 23 octobre 2003.

La Convention de Stockholm du 05 juin 2001, est une opportunité pour agir à la fois sur l’amont, par la remise en cause de la production de substances toxiques, et sur l’aval, par la remise en cause de l’incinération, premier émetteur de dioxines à l’échelle mondiale. Plus de cent pays du monde entier se sont réunis pour fêter cet accord historique visant l’arrêt de la production et de l’utilisation des 12 premières substances toxiques considérées : mirex, chlordane, toxaphène, DDT, heptachlore, hexachlorobenzène (HCBs), aldrine, dieldrine, endrine, polychlorobiphényles (PCBs), dioxines et furanes. Quatre des 12 substances chimiques couvertes par cette Convention sont des sous produits de l’incinération dont la Convention demande la réduction progressive jusqu’à leur disparition. Il est important de noter que la Convention de Stockholm parle de l’ensemble des rejets, et pas uniquement des rejets aériens, et qu’elle demande clairement aux pays d’empêcher la formation de ces substances chimiques et non uniquement leurs rejets.

Puisque la formation de ces quatre substances chimiques est quasiment inévitable lors de l’incinération, cette disposition signifie clairement que les jours de l’incinération sont comptés.

Enfin n’oublions pas le volet environnemental de notre propre Constitution.

En attendant, aucune loi ne nous oblige à servir de cobaye aux industriels de l’incinération... surtout que vous connaissons déjà les résultats de l’expérience chimique qu’ils nous réservent.

Sapiens
11/10/2007
Plus d’incinération, et vite ...

De plus en plus les citoyens se mobilisent contre l’implantation d’installations de traitement des déchets de quelque nature qu’elle soit. Une forte opposition existe à tout équipement d’intérêt général.

Dire que l’incinération est la principale source de dioxines dénote une méconnaissance de la réalité. En France en 2006, les 130 incinérateurs ont produit moins de 10 g de dioxines en tout, soit moins que la combustion du bois ou les feux domestiques.

L’incinération est l’activité industrielle la plus réglementée en Europe, tant en nombre de polluants, qu’en valeurs limites d’émission et en sévérité des contrôles. Elle est à ce titre exemplaire.

La valorisation énergétique des déchets n’est pas une nouveauté. En France, elle date au moins des années 60 avec la mise en service de l’usine d’Issy et de celle d’Ivry. La valorisation énergétique est plus ancienne que le recyclage qui n’a commencé sous forme industrielle qu’à la fin du XXe siècle, le recyclage artisanal ayant malheureusement été abandonné avant.

Une analyse détaillée des cycles de vie montre que :

   le recyclage matière économise de l’énergie car un produit manufacturé à partir de matière première secondaire requiert moins d’énergie que lorsqu’il est fait à partir de matière première naturelle

   la valorisation énergétique économise e la matière (pétrole, gaz, charbon) qui est justement la ressource la plus recherchée et de très loin. Il y a donc équivalence entre matière et énergie.

En France en 2005 les incinérateurs ont permis d’économiser 2 millions de tonnes équivalent pétrole, à comparer aux 95 millions de tonnes équivalent pétrole consommées au total. Ceci permet d’éviter entre 6 et 15 millions de tonnes d’équivalent CO2 selon la référence retenue.

L’Union Européenne a retenu le principe d’une hiérarchie avec dans l’ordre Prévention, Réutilisation, Recyclage, Autres Valorisations, Elimination. L’incinération a sa place après le recyclage pour récupérer l’énergie des ‘restes’.

L’Allemagne, les Pays Bas, la Suède, la Norvège sont en train d’accroissent leur parc d’incinération d’environ 40% chacun entre 2004 et 2010. La France creuse son retrad en refusant la construction d’incinérateurs.

Aucun principe de Droit International ne s’oppose à l’incinération.

L’incinération est propre et une source d’économie de ressources très significative (2e source d’énergie alternative en France tant pour l’électricité que pour la chaleur). Elle a sa place après le recyclage matière.

Développons la vite au lieu « d’enterrer de l’énergie » et en harmonie avec les autres formes de valorisation. Il serait trop dommage de prendre du retard par rapport à nos voisins européens.

Henri Colnard
13/10/2007
10 gr ? ? ? ?

Est ce par méconnaissance ou par mauvaise foi que cet argument est toujours avancé ?

1 Vous avez oublier de dire que les barbecus et les feux de cheminées ou de forêts fabriquent plus de dioxine que les incinérateurs.

2 Vous avez oublier de dire que les gens refuse l’installation d’un incinérateur ou d’une décharge , près de chez eux, mais pas chez les autres, le célèbre argument "Not In My Backyard".

3 Vous avez oublié de dire que les incinérateurs de Monaco, de Bâle ou de Lausanne ne polluent pas.

Je suis très étonné de ces oublis, car ce sont toujours les mêmes arguments qui reviennent, avec le "on n’est pas les seuls à polluer" et le "oui mais l’incinérateur permet de récupérer de l’énergie"

J’ai déjà répondu à ces deux derniers arguments. Mais je désire rajouter quelque chose avant de répondre aux autres. Les normes européennes d’émission, comme toutes les normes de rejets de toutes les industries, ne sont qu’un simple compromis entre la faisabilité technique de la mesure et les impératifs économiques. Quand la science avance, les normes admissibles concernant les dioxines reculent. Ces normes ont-elles un sens ? Y a-t-il un seuil acceptable de sécurité ? Plusieurs éléments particuliers aux dioxines font penser que non. Les normes européennes d’émission ne sont pas édictées en fonction d’impératifs écologiques ou sanitaires sinon par l’idée, aujourd’hui admise, qu’il faut réduire les rejets. Protéger efficacement la santé et l’environnement nécessiterait de n’avoir tout simplement aucun rejet. Les normes se contentent d’édicter des limites de rejets en m3 de fumée sans tenir compte des quantités totales émises, du caractère bio-accumulable des substances produites, de la mascarade des contrôles de dioxines, de la dispersion des polluants..

Passons aux autres arguments :

  1 Bien que le phénomène soit marginal, les dioxines peuvent aussi apparaître naturellement dans l’environnement lors de feux de forêt, feux de cheminées et barbecues. Alors qu’aucune étude n’a été faite sur les rejets de dioxine par les feux de cheminées et les barbecues, on n’hésitent pas à nous déclarer que les incinérateurs sont moins dangereux. Les dioxines "naturelles" sont présentes dans l’environnement en quantités infimes et jamais sous leurs formes les plus toxiques. Quand on parle de "dioxine", on fait généralement allusion à la plus toxique de ces molécules, la 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-p-dioxine TCDD. Les dioxines sont les sous-produits involontaires de nombreux procédés de fabrication et de combustion, Apparues en même temps que l’industrialisation, les dioxines se forment lors de processus industriels qui utilisent notamment du chlore, du carbone et de l’oxygène (incinération des déchets, usine de pâte à papier, métallurgie ... ). Tous les types d’incinérateurs en produisent. Les études ont montré que si les dioxines peuvent être détruites dans la zone de combustion d’un incinérateur, elle peuvent se recréer dans la zone de postcombustion par des processus dépendant du profil des températures. La voie principale de formation des dioxines semble être la synthèse de novo. Elles peuvent aussi se former à partir de précurseurs contenus à l’origine dans les déchets ou formés par recombinaison chimique des ces matières. Les chlorobenzènes et les chlorophénols sont deux de ces groupes. Le PVC, un composant courant dans les ordures ménagères, a également été identifié comme précurseur de dioxines. On sait que les déchets bruts contiennent déjà des dioxines avant l’incinération. Il a toutefois été démontré que l’incinération des déchets en génère de nouvelles.

Ainsi, aujourd’hui comme par le passé, des calculs (bilans-matières) indiquent que la quantité totale des dioxines présentes sous diverses formes dans les émissions d’un incinérateur est plus grande que la quantité présente à l’origine dans les déchets bruts. Il est fortement probable que si les émissions aériennes dans les effluents gazeux ont diminué, les rejets dans les cendres ont augmenté. Il a en effet été suggéré que l’ensemble des rejets de dioxines de l’incinération pourraient n’avoir pas été autant réduits ces dernières décennies qu’on ne le croit généralement (Wikstrom, 1999). Une estimation théorique de l’ensembles des émissions d’un incinérateur d’ordures ménagères suédois a indiqué qu’une diminution des dioxines émises dans les effluents gazeux pourrait résulter en leur augmentation dans les cendres (Graab, 1996). L’ensemble des rejets de dioxines d’un incinérateur resteraient identiques, quelles que soient les améliorations technologiques en matière de réduction de la pollution de l’air. Il y a relativement peu de données sur les dioxines dans les cendres volantes et les mâchefers car de nombreuses installations ne sont pas obligées de les contrôler (Fabrellas et al., 1999 ; Greenpeace Nordic, 1999). Une estimation théorique des rejets d’un incinérateur suédois a estimé que 97% des émissions de dioxines d’un incinérateur se retrouvent dans les cendres. Ceci correspond à peu près aux résultats de mesures faites directement sur un incinérateur à Spittelau, en Autriche, qui indiquaient que 99,6% des rejets de dioxines se retrouvaient dans les cendre (Greenpeace Autriche, 1999). Une étude sur un incinérateur espagnol a également noté que seule une petite partie des dioxines émises passent dans les effluents gazeux, la majorité allant dans les cendres (Abad et al., 2000). En plus des dioxines chlorées, il est également possible que d’autres dioxines et furanes halogénés soient présents dans les cendres, comme c’est le cas dans les effluents gazeux (notamment des composés bromés et mixtes chlorobromés). Une étude sur les cendres volantes d’incinérateurs hospitaliers et d’ordures ménagères a trouvé des résultats suggérant que des dioxines iodées pourraient également être présentes (Kashima et al., 1999).

La plupart des mesures des rejets atmosphériques de dioxines effectués sur les incinérateurs, neufs ou modernisés, en Europe et utilisées dans la littérature scientifique proviennent de mesures ponctuelles plutôt que de mesures continues. Cela peut entraîner une sous-estimation des émissions dans l’air. Cette situation semble partie pour se perpétuer dans le cadre de la réglementation communautaire, qui préconise de vérifier le respect des normes en se fondant sur seulement deux mesures ponctuelles par an, effectuées sur une période de six à huit heures (CE 1999).

L’exploitant connaît nécessairement la date des prélèvements de fumées pour les analyses de dioxines obligatoires. C’est l’exploitant qui choisit son organisme de prélèvement ainsi que son laboratoire d’analyse car c’est lui qui les rémunère. Il s’agit donc des relations bien connues entre client et fournisseur (le client a toujours raison) et il serait suicidaire pour un fournisseur de ne pas avoir la courtoisie de prévenir le client, quelques jours avant son intervention, si l’année suivante il veut continuer son commerce. La durée d’un prélèvement de fumée est de 6 à 8 heures. Les prélèvements ne sont pas continus et ne représentent même pas le millième du temps annuel de fonctionnement de l’usine.

La réglementation autorise les incinérateurs à fonctionner jusqu’à 60 h par an et par périodes maximales de quatre heures à la fois, sans aucun traitement de fumée (pour faire face aux périodes d’incidents de filtration ou de déclenchement de turboalternateur, qui obligent à évacuer directement à l’atmosphère les gaz chauds et tout leur contenu polluant, afin de préserver les équipements). Durant ces 60 heures, le taux de dioxine dans les fumées peut être de 2000 à 4000 fois supérieur au seuil légal de 0,1 nanogramme (exemple de Gilly sur Isère, dépourvu de traitement de fumées). Ceci signifie une augmentation possible des émissions de dioxines annuelles de l’ordre de 33 fois la valeur calculée par nos éminents « scientifiques ».

En s’appuyant sur de telles fondations pour la régulation et le contrôle, plutôt que sur une surveillance continue, on a peu de chances d’obtenir une connaissance précise des émissions aériennes de dioxines des incinérateurs. Je maintiens donc mes affirmations.

  2 Enfin, souvent les autorités publiques tentent de donner mauvaise conscience aux personnes qui refusent de devenir riveraines d’un incinérateur ou d’une décharge (le très célèbre Not In My BackYard « pas dans mon jardin »). Mais, tant que les efforts de réduction des déchets à la source et de production propre resteront quasi inexistants, nous considérons qu’aucun citoyen n’a à accepter de mettre en danger sa santé et celle de ses enfants.Or, personne n’est à l’abri de voir fleurir dans sa commune ce type d’installation de traitement des déchets ! Notre argument est "Ni ici, Ni ailleurs mais autrement".

  3 Les incinérateurs de Monaco ou de Suisse sont exactement les mêmes que ceux du monde entier donc sont les mêmes que ceux de France. Il n’y a malheureusement pas de super incinérateur ultra moderne non polluant Suisse, ou Monégasque. A la question « Y a-t-il une différence entre les incinérateurs Suisses et les incinérateurs Français » que j’ai personnellement posé aux Verts Suisses il m’a été répondu qu’il n’y avait aucune différence. S’il est vrai que les Verts Suisses dans les années 80 n’ont pas pris position contre l’incinération on ne peut pas se servir de leur non-intervention comme d’une caution pour l’incinération. C’est la même chose pour les Verts Allemands.

En ce qui concerne les Verts Suisses : « Depuis les années ’80, la Confédération a défini une politique centrée sur l’incinération des ordures ménagères. Les usines d’incinération se sont multipliées sur le territoire national et on en compte aujourd’hui 28. Brûler au lieu d’entreposer dans des décharges, tel était le mot d’ordre que l’OFEV a dès lors diffusé : une orientation conforme aux idées dominantes de l’époque, lorsque on n’avait encore aucune idée de durabilité et que les changements climatiques ne semblaient pas une menace. Par la suite, cette orientation a quand même été corrigée avec la promotion de la récolte sélective des ordures ménagères et de leur recyclage. Mais aucune alternative à l’incinération de la majorité des déchets n’a été proposée alors que cette technique rudimentaire, qui consiste à brûler dans un énorme grill les ordures, produit une quantité de cendres toxiques équivalente à un tiers de la masse d’ordures (qu’il faut déposer dans les décharges), des fumées toxiques (dont le filtrage n’est que partiel) et du CO2. La récupération partielle de l’énergie ainsi gaspillée pour produire de l’électricité et de l’eau chaude ne compense pas, et de loin, les inconvénients de l’incinération ! » Le tri en Suisse est aujourd’hui de 48% alors qu’en Autriche, en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Suède les taux de recyclage sont de plus de 60 % . Il est vrai que comparé au taux de 12 % en France 48% c’est énorme. La position de Verts Suisses est aujourd’hui la suivante : « En vue d’une politique durable du traitement des déchets urbains, il faut proposer une révision radicale de l’orientation actuelle de la Confédération. La récolte sélective et le recyclage doivent devenir le moyen principal de traitement. Les Verts approuvent dans ce domaine les propositions d’organisations écologistes telles que Greenpeace International et No Burn, dont le mot d’ordre est « Zero Waste ».

En ce qui concerne l’incinérateur de Monaco vous pouvez aller voir et signer sur le site Internet des Verts du Mentonnais la pétition pour la fermeture de l’Incinérateur de Monaco.

Mais comme je l’ai déclaré ici il n’y a pas que la dioxine qui pose problème dans les rejets d’un incinérateur.

Fred S. - CCSE PSL
13/10/2007
Très bonne argumentation, mais tu oublies un élément capital :

Le recyclage permet, à quantité égale, d’économiser deux fois plus d’énergie que ce qu’un incinérateur pourrait produire ;

En 2004, le recyclage du papier en France a aussi permis d’économiser, outre la production équivalente à deux réacteurs nucléaires (13,5 Tw/h), 15 millions de tonnes de bois (l’équivalent d’une forêt de 90 millions d’arbres) et 290 millions de m3 d’eau (de quoi remplir 140 000 piscines olympiques) Quand l’incinération permet d’économiser un peu d’énergie, le recyclage permet d’économiser encore plus d’énergie, EN PLUS de la matière ! !

Je doute que les populations s’opposent à l’implantation d’un centre de tri, surtout quand on sait que la filière recyclage emploie 10 fois plus de monde que l’incinération...

Il faut savoir qu’avec les différentes technologies de recyclage existant un peu partout dans le monde, ce sont pas moins des deux tiers de nos déchets qui sont recyclables (dont la TOTALITE des matières plastiques), et le reste, n’étant composé que de fermentescibles, peut faire l’objet d’un traitement biologique (je suis tenté de préférer la méthanisation) ; donc, plus besoin d’incinérateurs, plus besoin de décharges géantes, il suffit juste d’intensifier le tri sélectif et la réduction à la source...

J’ai encore une question : si on garde les incinérateurs, que va-t-on faire des 5 millions de tonnes de mâchefers (toxiques) et des 10 000 tonnes de REFIOMs (encore plus toxiques !) qui sortent actuellement des incinérateurs ? ? ? On double les décharges de déchets toxiques (CET1) ? ? ? ? ?

Anonyme
11/10/2007
Incinération

Cher Monsieur,

il semble que vous soyez un passionné d’environnement tout comme moi, mais certaines de vos données sont fausses et occultent votre vision de l’incinération. En effet, les incinérateurs ne sont pas les principaux emettteurs de dioxines depuis l’application de la dernière norme (2005). (En 2006, les 130 incinérateurs français ont fait tous ensemble moins de 10 g de dioxines) alors que les acieries de Arcelor en faisait beaucoup plus par exemple)(cf le site du CITEPA, http://www.pollutionsindustrielles.ecologie.gouv.fr/IREP/index.php ).

Aujourd’hui la France possède 130 incinérateurs mais ce sont de petites, moyennes structures. Les pays comme le Danemark, la Suède, la Norvège, les Pays Bas, la Suisse qui pratiquent les plus hauts taux de recyclage matière, ON a coté de ça des UIOM qui brulent de plus grandes quantités de déchets que nous ! !

Le nombre relativement élevé d’usines en France (130) résulte d’une moindre densité de population dans notre pays et surtout de l’application du principe de proximité qui a conduit à construire des usines de tailles moyennes. Les 130 usines françaises ont une capacité totale de traitement de 13 millions de tonnes/an environ alors que les 60 usines allemandes brûlent 18 millions de tonnes/an.

Voila comme quoi l’incinération est un mode de traitement de déchets viable et absolument pas contradictoire avec le recyclage, valorisation... REGARDEZ CE QU IL SE PASSE DANS NOS PAYS VOISINS ET CESSEZ DE PASSIONNER LE DEBAT, SOYONS OUVERT, COMPARATIF ET UN PEU RIGOUREUX ! !

Henri Colnard
13/10/2007
incinération

Cher Anonyme

Les opérateurs d’incinérateur déclarent souvent, que leurs émissions aériennes sont "contrôlées". Mais nous pouvons également mettre en doute les résultats d’analyse. En ce qui concerne les dioxines, le contrôle actuel des émissions est inégal et comporte de nombreux ratés, ce qui fait que même les niveaux d’émissions actuels ne sont pas vraiment connus. Enfin, malgré cela, les données existantes indiquent déjà, que les incinérateurs n’arrivent pas à respecter, les normes des réglementations actuelles. Pourquoi refuser un contrôle en continue des rejets de dioxine des incinérateurs ? Cela permet une sous-estimation des émissions dans l’air de 30 à 50 fois inférieure aux valeurs réelles. Cette situation semble partie pour se perpétuer dans le cadre de la réglementation communautaire, qui préconise de vérifier le respect des normes en se fondant sur seulement deux mesures ponctuelles par an, effectuées sur une période de 6 à 8 heures de fonctionnement (CE 1999), alors qu’un incinérateur recrache des dioxines plus de 7500h par an. Une telle extrapolation n’a strictement aucune valeur scientifique. Et il est tellement facile de fausser les résultats (nouveau filtre, choix des déchets incinérés, etc.). Selon les professionnels, le coût moyen d’une mesure d’émissions de dioxine sur un four d’incinérateur est de 7500 euros. C’est certainement pour cette raison écologique majeure que l’Europe ne demande que deux mesures de dioxine par an et par four d’incinérateur. En s’appuyant sur de telles fondations pour la régulation et le contrôle, plutôt que sur une surveillance continue, on a peu de chances d’obtenir une connaissance précise des émissions aériennes de dioxines des incinérateurs.

Un autre point négatif, dont les normes ne font pas référence, c’est le fait que la production et la dispersion de substances polluantes par les incinérateurs ne changera pas. Effectivement, cette norme implique que ces substances seront moins rejetées directement dans l’atmosphère, mais comme rien ne se perd et tout se transforme, elles se retrouveront dans les décharges (pour mâchefers, filtres, cendres) et cela n’empêchera pas de nombreux incidents, comme Gien (Loiret), Nîmes (Gard) et Bourgoin-Jallieu (Isère) pendant l’été 2005

Yvan
11/10/2007
assez d’incinération, assez de racket
on ne fera pas de politique sérieuse des déchets en France tant que nous maintiendrons cette exception française du couple incinération-décharge. pour les décharges, il est scandaleux que la loi de 1992 ait tout simplement été enterrée dans les faits. depuis 2002, plus rien sauf un ratage considérable. l’incinération ne doit plus etre développée mais progressivement réduite pour laisser la place aux autres filières. les déchets issus de l’incinération ne doivent surtout pas être "valorisés" (un mot qui justifie toutes les aberrations écologiques et sanitaires). la valorisation énergétique est une arnaque. Veolia (à l’époque Vivendi) et Suez ont développé des empires de la communication (TV, mobiles, ...) à partir de l’argent des déchets et de l’eau des français. personne ne s’est jamais étonné de ce scandale, deux entreprises se partagent un marché captif, surfacturent leurs prestations (limitées à la part lucrative car les collectivités et l’état bonnes poires entretiennent les réseaux) et au lieu d’investir dans l’amélioration environnementale de leurs dispositifs ou dans de nouvelles filières telles qu’il s’en développe à l’étranger, se payent des compagnies téléphoniques et autres maisons de prod de cinéma ou de musique - pour malgré tout déclencher un scandale financier mondial (Vivendi Universal et JM Messier) qui aboutit à la séparation financière de Veolia Envt de Vivendi. un empire de comm a poussé comme un champignon parasite sur notre facture eau/déchets et on continue comme si de rien n’était .. une condition donc pour avancer sur le traitement eaux/déchets c’est de casser ce monopole double (ou duopole) et de mettre en place une enquete parlementaire sur le pouvoir de ces deux entreprises sur les acteurs institutionnels français (depuis les DRIRE,DDE, CCI ?ADEME jusqu’au plus haut niveau) ce n’est pas un pamphlet, c’est un message vite rédigé mais très bien informé, j’ai travaillé dans l’une de ces entreprises
Thinking babe
11/10/2007
Pourquoi le racket serait-il réservé à l’incinération ?

Chacun est libre d’imaginer des conspirations.

Mais si tel est le cas, pourquoi limiter celles-ci à l’incinération ?

Le même raisonnement peut s’appliquer à la collecte, le recyclage, la décharge ...

yann en Corse
11/10/2007
incinérateur et principe de précaution
Jusqu’en 2006 les promoteurs de l’incinération ont réfuté le caractère dangereux des incinérateurs. Le rapport de l’INVS, sorti depuis, met fin à la crédibilité de cet argumentaire. Le dernier axe de défense du procédé est donc, de jurer que les nouveaux modèles d’incinérateurs ne sont pas eux toxiques (promesse déja faite lors de la conception des vielles générations. Au nom du principe de précaution, le minimum n’est-il pas la mise en place d’un moratoire. A minima parceque il n’y a pas accord scientifique sur la question et que cette approche scientifique et médicale est la seule qui puisse répondre aux préoccupations citoyennes. La science ne peut en la matière subir d’instrumentalisation à visée économique ou d’un pragmatisme suicidaire. La science est un outil éclairant la décision d’un peuple souverain par le biais de ses représentants élus.
CH4CO2
11/10/2007
L’incinération ressort du principe de prévention, pas du principe de précaution

Le rapport INVS n’indique pas que les incinérateurs sont dangereux.

Les équipements pour capter les polluants des déchets libérés lors de la combustion sont efficaces et éprouvés.

Les études sanitaires montrent des risques négligeables.

Comme l’a dit Mme Kosciusko-Morizet lors de l’élaboration de la Charte de l’Environnement, l’incinération ne ressort pas du principe de précaution mais du principe de prévention puisque on peut prévenir un risque connu et remédiable.

jacque-andré
13/10/2007
ce qui est dit dans le rapport INVS

Dans la rapport de l’INVS, on lit :"Cette étude écologique montre qu’il existe une association significative entre l’incidence de certains cancers ( notament ceux du foie,des lymphomes et du sein) et l’exposition aux rejets d’incinérateur". Si en effet une étude épidémiologique retrospective ne peut constituer, par essence, une preuve formelle, il n’en demeure que ces résultats doivent nous inquiéter, même pour des installations qui pollueraient moins.(le conditionnel doit être de rigueur en ayant en mémoire l’exemple de Giens où des taux faramineux de dioxines constatés en 2005 n’avaient aboutit à son arrêt qu’après de nombreux mois). La présence nette d’un gradient de fréquence entre zones fortement exposées, moyennement exposées et peu exposées peut en outre augmenter nos craintes.

Pour avoir une preuve mathématique, il nous faudrait exposer constamment une population pendant un temps long aux fumées d’un incinérateur et la comparer à une population similaire non exposée (mais où la prendre, car hélas ces funestes machines nous envoient jour et nuit leurs miasmes sur l’Europe entière).D’abord qui se porte volontaire pour s’exposer de façon continuelle lui et sa famille , parmis les partisants de cette technique, aux fumées d’incinérateurs ?

Je vous rappelle que le rapport met un valeur une augmentation de l’incidence de cancers du sein de 6,9% entre les zones les plus exposées et les zones les moins exposées (qui le restent toutefois, car même éloignées, elles restent sous le fameux bruit de fond de l’incinérateur de l’étude et de ceux plus éloignés).Quand on connait la fréquence actuelle de ce type de cancer chez la femme jeune, cela peut faire frémir sauf les partisants de l’incinération à tout prix !

Ce qui c’est passé à Giens(pourtant un incinérateur moderne de dernière génération)peut nous laisser perplexe quant aux performances annoncées des systèmes de filtration.

Donc un peu de sagesse, car en prevention de santé publique peut-on décemment qualifier un risque de négligeable, surtout comme celui que je viens de décrire et que l’on peut facilement éviter en reprenant les alternatives crédibles et déjà mise en place en certains endroits (comme exposé dans divers messages de ce forum)

Jean Marie
11/10/2007
oui à la complémentarité des filières sans rejet de la valorisation énergétique des déchets
Le principe de précaution est souvent invoqué pour éviter d’agir et le moratoire réclamé sur l’incinération est le prétexte à un arret véritable d’une filière qui est actuellement la 2ème source d’energie renouvelable en France. La complémentarité des filières ( valorisation matière en priorité ) est de plus en plus pratiquée en France et après les bons développements du tri sélectif des recyclables secs la méthanisation se développe de plus en plus avec comme objectif la valorisation énergétique et la valorisation organique mais les opérations les plus performantes ne permettent pas de traiter la totalité des déchets et seule la filière thermique permet ensuite une élimination correcte avec une bonne valorisation énergétique. Les habitants desservis par des réseaux de chaleur alimentés par des unités de valorisation énergétique des déchets ont des charges de chauffage inférieures à la moyenne nationale et bénéficent de plus de taux de TVA réduits ( 5,5 au lieu de 19,6) si le réseau est alimenté par au moins 60 pour cent d’énergie renouvelable ce qui est le cas avec la moitié des déchets ménagers. A l’heure ou l’énergie est une question cruciale et ou il est impératif de développer les EnR faut il arreter une filière qui devrait au contraire etre encouragée en obligeant les décideurs à réaliser uniquement des unités de traitement thermiques raccordées à des réseaux ? Par contre, comme dans tous les domaines industriels, il faut renforcer les controles des installations (de toutes les installations y compris les centres de tri, les usines de méthanisation et meme les simples plates formes de compostage de déchets verts dont certaines mal exploitées procurent des nuisances inacceptables au voisinage) Enfin ne culpabilisons pas les citoyens avec la prévention ; certes ils peuvent et doivent jouer un role mais l’Etat doit exiger du secteur de la production et de la distribution de l’éco conception et une limitation des emballages inutiles et (ou) non recyclables.
Agnès Simonpietri
10/10/2007
Non à l’incinération des déchets

Compte tenu des connaissances actuelles 1)sur les risques des déchets de l’incinération sous toutes leurs formes pour la santé et l’environnement : dioxines, POP, furanes et cocktails de molécules inconnues ou non évaluées 2) sur l’absence de surveillance sérieuse des incinérateurs (législation obsolète sur les machefers, controles sporadiques et non indépendants)et dysfonctionnements constants 3) sur le coût exorbitant des incinérateurs tant en fonctionnement qu’en investissement 4)sur l’incompatibilité entre tri réel et incinération 5)sur la collusion entre certains élus locaux et les grands groupes fabriquant ou exploitant les incinérateurs, rendant possible de nombreuses formes de corruption passive

compte tenu de l’existence de solutions alternatives de traitement des déchets, je demande l’interdiction de toute nouvelle réalisation d’incinérateur (y compris celui de Fos) et lamise en place de solutions sans danger

En Corse,où je réside, s’ajoute un coût financier et environnemental du transport des déchets absolument exorbitant, qui rendrait absurde la réalisation d’un incinérateur dans l’île, actuellement prévu dans le Piedma ; nous suivrons avec attention les résultats du Grenelle, et nous opposerons comme nous le faisons depuis plus d’un an à toute réalisation de ce type ;

Télémaque
11/10/2007
Oui à l’incinération des déchets

Compte tenu des connaissances actuelles

1)sur les risques négligeables de l’incinération pour la santé et l’environnement : dioxines, POP, furanes et cocktails de molécules captées ou détruites

2) sur la surveillance sévère des incinérateurs

3) sur le coût modeste de l’incinération, investissement et exploitation, (inférieur au tri recyclage)

4)sur la compatibilité entre recyclage (d’abord) et incinération (ensuite)

5)sur la collusion entre certains élus locaux et certaines ONG pour des raisons politicardes

Je pense qu’il faut développer l’incinération des déchets restant après recyclage pour ne pas gaspiller une ressource.

Fred S. - CCSE PSL
13/10/2007
C’est trop facile de démonter des arguments aussi indéfendables ! !

1) les risques négligeables, sauf pour l’INVS qui à établi une corrélation entre l’augmentation de certains cancers et la proximité d’incinérateurs ! ! la désinformation continue...

2)surveillance effectuée deux fois par an par les DRIRE, qui doivent prévenir les industriels 48 heures à l’avance ! ! !je me marre...

3) coût d’investissement pour un incinérateur : 600 € /t/annuelle ! ! coût d’investissement pour un centre de tri : 210 € /t/annuelle ! ! Source : Conseil Général des Bouches-du-Rhône T’est vachement bien renseigné dis donc ! ! !

4)pour qu’un incinérateur marche bien, les seuls fermentescibles ne suffisent pas ; il faut aussi des déchets combustibles, le plus souvent recyclables : Impossible donc de faire du recyclage ou de la réduction à la source quand il faut "nourrir" les fours à pleine capacité ! ! T’en as d’autres des comme çà ? ?

5) C’est par mauvaise foi que tu oublies le cas d’un certain incinérateur en chantier du coté de Fos/Mer ? ? ? c’est à ce jour le plus bel exemple de collusion entre des élus (marseillais), l’Etat et la justice, le tout pour des raisons électoralistes : les marseillais non seulement refusent de trier leurs déchets, mais en plus refusent de les assumer chez eux, ils préfèrent garder l’habitude de prendre le reste de la Provence pour une poubelle, et ils mettent leur incinérateur dans une zone qui est déjà la plus polluée de France ! ! !

Je pense, moi, qu’il faut intensifier les politiques de réduction à la source et de tri sélectif, le tout associé au traitement biologique, pour ne plus rien avoir à incinérer ou enterrer...

Je me suis bien amusé à démolir ton argumentation, mais si je peux me permettre, tu devrais vérifier tes sources avant de sortir n’importe quoi ! !

Telemaque
14/10/2007
Il faut se renseigner avant d’affirmer : l’incinération n’est pas ce que vous croyez

A celui qui croit tout savoir :

1) INVS : lien de causalité non établi ; étude portant sur émissions d’incinérateurs anciens sans traitement de fumées ; sans rapport avec résultats usines actuelles dont les risques sont négligeables.

2) Mesures en continu des polluants qui peuvent l’être transmises aux DRIRE ; s’il y avait changement de fonctionnement de l’usine avant les mesures ponctuelles des polluants qui ne peuvent être mesurés en continu, cela se verrait sur les enregistrements.

3)Alors le Conseil Général des Bouches du Rhône est ignorant : tout compris 1 tonne incinérée coûte environ 100 euros par tonne. Voir chiffres Ademe.

4) Les déchets restant après recyclage ont in PCI supérieur à ceux des déchets non triés. Nul besoin de récupérer du recyclable.

5) La collusion en PACA est clairement entre le Conseil Général et ceux qui s’opposent à l’incinération par principe et sans vouloir se renseigner.

Gecko
11/10/2007
Les déchets en Corse ! ! !

Il est vrai que les déchets de Corse sont très bien gérés...

Pas de tri ! (piles, plastiques, poubelles, déchets...)

Tout par à la décharge ! (ce n’est pas un CET ! ! ! )

Décharge pas au norme ! ! ! ! ! ! ! !

Dépots sauvages ! ! ! ! ! !

Pollutions des nappes phréatiques, littoral, sol etc ! ! ! ! ! !

Ne serait-il pas judicieux de cesser de s’opposer mais de proposer des solutions concretes et viables ?

dana
13/10/2007
Propositions de traitement des déchets en Corse
Il est clair que la Corse a énormément de retard pour le traitement de ses déchets. Il est urgent de mettre en place une politique efficace et innovante. Lorsque vous dites "Ne serait-il pas plus judicieux de cesser de s’opposer mais de proposer des solutions concretes et viables ?", savez-vous que ces propositions existent ? Un collectif s’oppose au choix d’un incinérateur surdimensionné au centre de l’île, présenté comme la seule solution, et propose à travers une étude chiffrée, des solutions sans incinération, décentralisées, plus rapides à mettre en oeuvre, moins coûteuses en investissement et en fonctionnement, créant plus d’emplois et évidemment plus respectueuses de la santé et de l’environnement.
Paquin Pascal
10/10/2007
L’incinération de la citoyenneté

Choisir l’incinération c’est

choisir l’obligation de produire de plus en plus de déchets, pour assurer la rentabilité de s investissements (et des profits) c’est donc jeter à la poubelle tout ce qui a été entrepris pour trier, réduire, etc

choisir la roulette russe en matièere de santé, car malgré toutes améliorations dites réelles, l’incinération reste grand fabriquant de rejets chimiques et des machefers dont on ne sait que faire...

Taquin Jules
11/10/2007
Le recyclage plus inquiétant que l’incinération ?

Choisir le recyclage c’est

  choisir l’obligation de produire de plus en plus de déchets, pour assurer la rentabilité des chaînes de recyclage, la stabilité des marché (et des profits) c’est donc jeter à la poubelle tout ce qui a été entrepris pour prévention, réutilisation, etc.

  choisir la roulette russe en matière de santé, car malgré toutes les certitudes des tenants du recyclage, aucun contrôle n’est fait des polluants contenus dans les déchets et recyclés avec eux.

Gecko
12/10/2007
Incinération, l’UNE solution pour nos déchets !

L’incinération en France ne brule que 50 % de nos déchets, le reste est envoyé en CET, sans oublier les 10 % de recyclage. Les UIOM ne sont pas dimensionnées et n’ont pas pour but "d’absorber" la totalité des déchets en France pour faire des profils ! Elle est là pour répondre à une attente de la société.

A savoir : traiter les déchets dont on ne sait que faire en créant de l’énergie ! (après TOUTES les phases de diminution à la source, recyclage etc...)

Le recyclage a donc une très belle vie devant lui et nous devons le developper au maxium ! Mais je doute fortement du 100 % recyclage ! On fait donc quoi du reste ? On ferme les yeux et on réalise la politique de l’autruche (NIMBY) ?(C’est le pire des cas mais aujourd’hui bien réel)

S’il est vrai que les incinérateurs produisent des rejets nocifs, la reglementation européenne et française les a obligés à se doter de systèmes de traitements de fumées que bien des usines auraient besoin en France !

dana
13/10/2007
Pas d’accord ! L’incinération est une fausse solution
Non, l’incinération des déchets ménagers n’est absolument pas une solution ! Renseignez vous ! Les traitements thermiques créent des polluants qui n’existaient pas avant qu’on brûle des déchets dont la nature est extrêmement complexe. Et quels polluants ! Il est scandaleux de prétendre que l’on traite convenablement les fumées et autres rejets solides. Les normes ne concernent qu’une petite partie des polluants et elles ne garantissent absolument pas l’innocuité pour la santé. C’est simplement un compromis entre ce qu’il est possible de faire, à un coût acceptable. Les contrôles ne sont pas fiables et les dysfonctionnements très fréquents. On ne peut plus ignorer les conséquences de cette concentration de pollution, sous couvert de production d’énergie "dite renouvelable". Ces usines doivent être abandonnées. Les régions et pays qui ont renoncé à l’incinération doivent eux-aussi traiter leurs déchets. Donc les autres solutions existent, il suffit d’aller voir !
Edouard
10/10/2007
Les DASRI parlons en ! !

La gestion des DASRI (déchets d’activités de soins à risque infectieux) en milieu hospitalier doit être évoquée lors de ce "Grenelle de l’Envoronnement".

Il faut savoir que le transport des DASRI dans les centres de soins est une des causes de prolifération des maladies nosocomiales.

Les DASRI sont transportés de service en service dans des sacs ou des conténaires plus ou moins étanches, semant au passage des milliards de bactéries plus ou moins patogènes dans tous les couloirs d’un centre hospitalier, où passent les malades, patients, visiteurs, linge "stérile", nourritures...

Le personnel chargé du transport est le plus exposé à ces bactéries, ce qui provoque parmis eux des maladies nosocomiales, arrêts de travail payés par la collectivité.

Après un stockage, ces DASRI sont ensuite pris en charge par une société spécialisée aux fins de se charger de l’incinération de ces déchets, pour un tarif environ sept fois supérieur aux déchets ménagers. Jusqu’à leur destruction, les centres de soins restent civilement et pénalement responsables en cas de dommages.

Une solution pour supprimer tous ces inconvénients, c’est la destruction et la banalisation, au mieux au niveau des services, des DASRI. Cette destruction par broyage et banalisation par une stérilisation à 136°C pendant 18 minutes vont permettre la transformation des DASRI en déchets ménagers inertes dont l’incinération n’est désormais plus nécessaire, et l’évacuation des liquides dans les égouts.

Aujourd’hui, il existe une ou deux machines agréées par le ministère de la santé sur le marché. Il faudrait qu’une action forte soit mise en place par le gouvernement pour favoriser ce type de traitement des DASRI au sein des établissements de santé, qui n’apporte que des avantages au niveau du coût, de la responsabilité et de l’environnement.

Il en va de même pour tous les DASRI, qui sont générés par les pompiers et récupérés au niveau des communes par les activités de soins à domicile, l’automédication... avec la mise en place de leurs collectes et de leurs destructions et banalisations.

un chargé de commu...
10/10/2007
L’incinérateur n’est pas forcément un "aspirateur à déchets"

La place de l’incinération dans la gestion des déchets sera dans l’avenir à discuter avec la place de l’incinération dans la politique énergétique de la France. Les élus auront à en décider.

Je voudrait simplement vous faire part d’une expérience personnelle, qui ne fait pas de moi un expert des déchets, mais un observateur rare de ce qui se passe dans nos collectivités en charge de la gestion des déchets. Ayant été chargé de la communication dans un syndicat qui a mis en place le tri, le compostage et l’incinération, je peux témoigner que la volonté de faire progresser le tri n’a jamais été diminuée par la présence d’un incinérateur. Pas plus que la décharge, utilisée majoritairement dans le passé, l’incinérateur n’a remis en cause la dynamique d’investissement de la collectivité dans l’amélioration du tri. Jamais un élu ne m’a dit « freinez vos communications sur le tri et favorisez la poubelle habituelle pour nourrir les fours de l’incinérateur ». Je me suis senti libre de pousser au maximum le tri, ce que j’ai fait. Résultat : 10% des ordures ménagères sont recyclées et 10% sont compostés. Reste 80% qui ne font pas l’objet d’une valorisation matière.

Autre témoignage : les nombreuses personnes que j’ai pu rencontrer et qui nous reprochaient l’augmentation de leur TEOM réagissaient en menaçant d’arrêter de trier. J’interprète une telle attitude comme un moyen de pression, ce qui suppose que ces personnes imaginaient que leur abandon du geste de tri nous gênerait. Cela aurait été effectivement le cas. Or, si nous pensions que l’incinération avait besoin de ces emballages recyclables qui n’auraient plus été triés, nous aurions baissé les bras, voire encouragé les non-trieurs. Je n’ai donc jamais ressenti l’effet « aspirateur à déchets ». Ce qui ne veut pas dire que cela n’existe pas ailleurs. Mais je veux témoigner que cela peut fonctionner autrement.

Je pense qu’aujourd’hui les collectivités responsables de la gestion des déchets constatent souvent une mobilisation ponctuelle des habitants, davantage pour s’opposer à un projet de décharge ou d’incinérateur ; alors que la mobilisation permanente pour développer le tri et la prévention n’est pas encore assez visible (pour ne pas dire absente, dans certains cas). Dommage, car je crois que le changement le plus important à faire est celui de nos modes de développement pour répondre à l’urgence climatique. Une économie plus sobre, produisant moins de déchets s’imposera pour répondre à l’urgence climatique. Je crois qu’effectivement une économie de la fonctionnalité remplacera l’économie de productions de biens (et de déchets). Le changement de nos mentalités devra passer par un « lâcher prise » de la notion de propriété. Ne sommes nous pas « locataires » de la planète, plutôt que « propriétaires » ?

ISA
10/10/2007
Oui mais l’incinérateur est une pompe à fric...

Ce témoignage d’un observateur de ce qui se passe dans nos collectivités nous explique que la volonté de tri ne se trouve pas diminuée par la présence de l’incinérateur, je n’y crois pas... mais à mon avis le problème est ailleurs.

Le problème c’est que de toute façon, l’incinérateur brûlera toujours le même tonage quel que soit la quantité triée, car c’est une pompe à fric... Prenons une communauté de communes de 50 villages qui a choisi l’incinération pour traiter ses déchets. Elle met en place en parallèle le tri sélectif et le compostage. Mais contractuellement, elle paye à l’incinérateur une quantité de déchets définie au départ. Même si le tri et le compostage valorisent de plus en plus de déchets, il faudra payer pour les déchets que l’on ne brûle plus... Et comme les fours ont de la place pour d’autres déchets, ce sont des communes extérieures à nos 50 villages qui fourniront des déchets... Vous trouvez ça bien vous ? Quels que soit les efforts engagés dans le tri, le compostage, la pollution reste la même ! Et le prix aussi ! On croit rêver... Sans parler de l’impact sur la santé et l’environnement : pourquoi tous ces médecins (A Clermont, Fos sur mer, Lunel-Viel... par exemple) se mobilisent-ils contre l’incinération ? Eux n’ont rien à y gagner, alors pourquoi ? Non vraiment, si vous êtes un élu honnête, reconnaissez que cette solution ne parait formidable que pour ceux qui en profitent : les grands groupes industriels qui les exploitent...

Alors, en conclusion, je ne vois qu’une solution, être : POUR UN MORATOIRE SUR L’INCINERATION et POUR LA REDUCTION DES DECHETS A LA SOURCE,POUR LA PESEE EMBARQUEE, POUR LE TRI ET LE COMPOSTAGE, POUR UNE METHANISATION RAISONNEE, POUR UNE GESTION ECOLOGIQUE DES DECHETS !

un chargé de commu...
11/10/2007
On en revient à la politique énergétique, tôt ou tard...

La volonté de trier n’est pas diminuée par la présence de l’incinérateur. Pourquoi ? Parce que l’incinérateur est dimensionné au plus juste (pour les ordures ménagères résiduelles diminuées des emballages recyclables et des déchets verts compostables). Vous avez raison de dire qu’économiquement il vaut mieux remplir les fours et que si un jour, les quantités d’ordures venaient à manquer, il faudrait les chercher plus loin. D’où le choix de sous-dimensionner les incinérateurs par rapport à ce qui se faisaient avant le tri des déchets. C’est ce que j’ai constaté lors de mon passage dans ce syndicat qui avait choisi l’incinération. Aujourd’hui je suis dans un syndicat qui a abandonné l’incinération pour un méthanisation (avec compostage, recyclage, réduction à la source...). Cela me permet de vous dire que je ne me sens pas investi d’une mission pour défendre l’incinération, dès lors que je prône la méthanisation aujourd’hui. Que l’on fasse venir des déchets de communes extérieures ne me choque pas si cela peut se faire par des transports propres (voie fluviale ou ferrée, par exemple), que ce soit pour une méthanisation ou une incinération. Je ne peux pas non plus accepter aussi facilement que l’on s’arrête à la mobilisation des médecins pour conclure que l’incinération est à bannir. J’ai rencontré plusieurs médecins et me suis entretenu avec eux sur la question des dioxines et des cancers. Ils ont reconnu eux-mêmes de grandes lacunes dans leurs connaissances sur ces sujets. Mais souvent ils font un rapprochement avec l’affaire de l’amiante, ce que je peux comprendre. Mais je dis attention à ne pas trop rapidement se mobiliser autour de médecins, sans vérifier leurs arguments. D’ailleurs, comme dans beaucoup de professions, ils sont divisés (ne serait ce que par leurs spécialisations). Je vous signale, tout de même, que l’Académie de Médecine s’est positionnée en faveur de l’incinération, ce qui peut jeter le trouble dans la profession. Quant aux gros groupes, que je croise de tant en tant, j’en ai retenu qu’ils pensent pouvoir gagner autant d’argent dans la méthanisation, les décharges "propres", voire la mise en place de la pesée embarquée qui est encouragée pour faire baisser le tonnage des ordures ménagères résiduelles.

Je suis d’accord avec vous pour la réduction à la source, la pesée embarquée, le tri, le compostage et la méthanisation. Quant tout cela sera fait restera-t-il quelque chose pour faire de l’incinération ?La réponse technique d’aujourd’hui est qu’il reste une fraction non compostable, non méthanisable, non recyclable, qu’on appelle dans notre jargon "les déchets à haut PCI". En gros il s’agit de plastiques non-recyclables. On parle désormais de "combustible dérivé des déchets". Ce combustible ne relancerait pas forcément l’incinération s’il est accepté ailleurs (par exemple dans les cimenteries) ou alors se créeront des incinérateurs dédiés à ces hauts PCI.

On en revient à la politique énergétique, tôt ou tard...

louis
11/10/2007
les élus aussi sont divisés

Les élus aussi sont divisés sur le sujet, il y en a qui préfèrent les solutions apparemment faciles ( qui ne demande pas d’application dans le procès des déchets, on brûle tout et puis voilà) et rentables en taxes professionnelles, puis il y a les autres plus attentifs à la santé des citoyens actuels et futurs et à la préservation des matières premières.

Par ailleurs vous affirmez (gratuitement ?) que les incinérateurs sont dimensionnés au plus juste, je m’explique mal pourquoi certains projets récents étaient de tonnages bien supérieurs à la quantité totale des déchets des populations. Ces projets ont d’ailleurs été abandonnés par la volonté de ces mêmes populations de ne pas se laisser ni polluer, ni berner.De plus,comment expliquer les vides de four récurrents dans beaucoup de structures en place.

Quant à l’académie de Médecine, cette vieille institution dont le seul but est de ne pas déranger , ses conclusions ne troublent personne, car nous nous rappelons que cette même institution avait le même discours rassurant pour l’amiante.

Pas de chance, la plupart des matières à haut pouvoir PCI (pour reprendre votre jargon) sont recyclables : papier, carton, la plupart des plastiques. Alors voilà le vrai dilemne posé, on s’en ressert ou on les gaspille en les brûlant ?

Les médecins qui n’auraient pas de craintes au sujet de ces structures sont ceux qui ne se sont pas renseignés. Même avant l’étude de l’INVS publiée en 2006, les travaux de l’épidémiologiste Jean-François Viel et une revue de la littérature publiée par une équipe italienne permettaient déjà d’avoir de fortes interrogations quant à l’innocuité des incinérateurs. J’ai personnellement rencontrer beaucoup de confrères sur ce sujet et très rares sont ceux qui furent indifférents ou incrédules.

Tout à fait d’accord pour une réduction à la source,c’est au moins un point qui semble faire l’unanimité mais qu’elle soit aussi au niveau des fabriquants et de nos modes de société ( fis du gaspillage et tout jetable).Si celle ci est vraiment volontariste, nous n’avons pas besoin d’augmenter le parc des incinérateurs et nous pourrons même rapidement en fermer beaucoup.

Isabelle
12/10/2007
Pardon d’insister mais...

Nous ne vivons pas au pays des fées. Autrement dit, les incinérateurs ne sont pas dimensionnés au plus juste dans la pratique. Théoriquement, l’incinération pourrait être une solution acceptable, certes. A condition de ne pas brûler n’importe quoi n’importe comment, de mener de véritables études d’impact sur l’environnement et non pas la mascarade habituelle, de brûler aux bonnes températures, sans tricher, avec des filtres performants changés quand il le faut... et encore, je ne parle pas des mâchefers et des déchets ultimes dont on ne sait plus quoi faire. Mais dans ces conditions, ce n’est pas rentable, pas viable. Donc dans la réalité, ces machines infernales font n’importe quoi n’importe comment, et comme les gens se mobilisent de plus en plus contre leur implantation, quand on a réussi à en mettre un en place chez un pigeon quelconque, on ne le dimensionne pas au plus juste, non, on s’arrage pour l’agrandir pour brûler toujours plus au détriment de l’environnement.

Quant aux médecins qui se mobilisent contre l’incinération, je vous le répète, ils n’ont rien à y gagner. Il ne s’agit pas de quelques individus, mais de centaines de personnes qui montrent réellement leur inquiétude face aux maladies engendrées par de telles pollutions. Ils s’appuient sur de plus en plus d’études et d’analyses. Mais dans notre pays des fées, les nuages radio actifs s’arrêtent à nos frontières... Alors pas de souci, continuons comme ça, tout va très bien Madame la Marquise. Cordialement

dana
10/10/2007
Le traitement des déchets, un très bon business !

Il est évident que ceux qui interviennent en faveur de l’incinération dans ce forum ne sont pas des personnes confrontées aux projets de plus en plus surdimensionnés de construction de fours à déchets ! On peut vraiment se demander ce qui légitime leur propos. CE FORUM EST UNE MASCARADE DE PLUS !

S’il y a un secteur d’activités où l’on peut se faire beaucoup d’argent, dans la plus grande opacité, c’est bien celui des déchets. Qui va contrôler ce qui rentre dans une décharge ou un incinérateur ? Il suffit qu’il y ait du tonnage à facturer ensuite aux usagers. Et au fil des années, les tonnages augmentent car on va de plus en plus loin chercher des déchets, et on augmente la capacité des fours. Enfouir ou brûler des déchets quasiment bruts est un non sens, puisque l’on peut en valoriser SANS BRULER jusqu’à 65 % à l’heure actuelle. Et l’on pourrait encore améliorer ces résultats en agissant en amont. Il est faux de dire que l’on produit de l’énergie renouvelable en brûlant des déchets en mélange, puisqu’on détruit des matières recyclables pour en faire des gaz toxiques, des fumées toxiques et des résidus toxiques. C’est le moyen le plus stupide de produire de l’électricité, lorsqu’on a une vraie source d’énergie renouvelable qui est le solaire, que l’on hésite à développer. Et le soleil ne pollue pas !

Justifier un incinérateur par la production d’électricité c’est passer sous silence la consommation d’énergie fossile et les gaz à effet de serre générés par les transports des déchets sur des distances de plus en plus longues. C’est nier la valeur des matières issues des déchets. Pour "booster" la politique industrielle de la France, ont cherche à placer de nouveaux incinérateurs avec l’alibi de la valorisation énergétique.

Les déchets peuvent être traités au plus près des gisements en limitant les frais et nuisances des transports, en triant et recyclant les matières, en valorisant les déchets organiques par la fabrication de compost et/ou de méthane. Et cela se fait couramment en Europe ! Les incinérateurs sont devenus inutiles, sauf pour ceux qui les fabriquent et les exploitent. Et ils sont très influents auprès de nos décideurs.

Anonyme
10/10/2007
du bon sens, merci.
Je partage totalement votre point de vue. Les grands groupes font la pluie et le beau temps en étant comme vous le dites très influents auprès des décideurs. C’est inacceptable et nous nous devons de le combattre avant qu’il ne soit trop tard. Toute étude argumentée contre l’incinération est systématiquement occultée ou dénigrée par des groupes comme TIRU qui se présente comme "créateur d’énergie verte". Il suffit d’aller sur leur site pour en avoir une idée. La dernière manifestation à Clermont montre une forte mobilisation du corps médical. Cela ne semble pas pour l’instant remettre en question les projets de nouveaux incinérateurs. Une question enfin : dans quelle proportion les médecins sont-ils inviter aux tables des négociations ?
Ripeur
11/10/2007
Qui génère le plus de transport ? l’incinération ou le recyclage ?

Le plus souvent l’incinération génère moins de transport que le recyclage même si l’usine est grande.

En effet la collecte sélective multiplie les kilomètres et les produits recyclés partent le plus souvent en Chine aujourd’hui où d’ailleurs rien n’empêche de les utiliser comme combustible.

Oggy
10/10/2007
POUR l’évaluation des impacts du RECYCLAGE

L’incinération galvanise l’attention de tous dans ce forum ! Il est vrai que la non-proposition formulée par l’atelier déchets ("Décider de la place de l’incinération..." !) suscite les réactions.

Mais j’aimerais plutôt attirer l’attention sur la première proposition : évaluer les impacts des modes de valorisation, en particulier des filières de recyclage. En effet, le recyclage des déchets ménagers, mis en place depuis 1992, est un formidable succès (pratiquement tous les ménages se sont mis à trier en 10 ans seulement) et il a contribué à constituer notre conscience environnementale. Mais je pense que, si succès il y a, c’est plus au titre de l’évolution culturelle qu’il nous a fait subir, qu’au titre de la réelle préservation de l’environnement. En effet, l’intérêt environnemental de toutes ces filières n’est jamais sérieusement affiché : intuitivement, il paraît évident pour le verre (forte densité facilitant le transport, importante économie d’énergie en four verrier, parfaite qualité de la matière neuve produite), il paraît beaucoup moins évident pour les flaconnages plastiques (transport sur de longues distances avec de faibles charges, sur-tri et lavages importants générant des déchets à leur tour, matière produite de mauvaise qualité).

Pour aller plus loin, notre révolution culturelle étant faite (et c’était un étape essentielle à franchir), il faut maintenant essayer d’être plus intelligents. Pour cela, il faut objectivement évaluer l’impact environnemental et sanitaire de toutes nos filières déchets actuelles. Ensuite, on pourra développer celles dont le bilan est réellement positif.

Ce bilan positif sera plus certainement trouvé auprès des déchets des entreprises (disponibles en lots plus homogènes) qu’auprès des déchets très diffus des ménages qui ne seraient pas encore recyclés (plastiques mous...). A ce jour, malheureusement, seuls les déchets des ménages sont subventionnés par les éco-organismes et la TVA à taux réduit ce qui nous a peut-être fait prendre fausse route d’un point de vue de la préservation de l’environnement...

stéphanie
9/10/2007
répétitivité des doses
Les normes appliquées actuellement dans les systèmes d’incinération (...)sont drastiques et permettent dans leur application une élimination propre des déchets. LE PROBLÈME C’EST QUE CES NORMES CONCERNENT LES ÉMISSIONS À LA TONNE ET QUE DES QUANTITÉS ÉNORMES DE DÉCHETS SERONT BRULÉ (+de 300 000 tonnes à fos sur mer) COMME LE DIT LE PROFESSEUR BELPOMME(appel de paris, artac : association pour la recherche de thérapeutiques anti cancéreuses, met en relation la pollution multiformes de notre environnement avec l’augmentation des pathologies dont le cancer) : "C’EST LE RÉPÉTITIVITÉ DES DOSES QUI COMPTENT" c’est à dire qu’un enfant qui naitra(it) à proximité d’un incinérateur même moderne, subira ces doses pendant plusieurs décennies s’ils envisagent de vivre dans sa région natale, et aucun scientifique n’a été capable de mesurer le seuil limite concernant ces toxiques, c’est à dire qu’on ne peut absolument pas affirmer que ces doses soi disant minime émises par les incinérateurs sont innoffensives pour notre santé de plus les seuls contrôle obligatoire seront fait dans des conditions obscures, on peut craindre que dans un souci de rentabilité économique accrue les dirigeant de telles structure cherchent à faire des ÉCONOMIES SUR LES FILTRES si quelqun d’ailleurs peut m’éclairer plus précisèment sur l’encadrement réglementaire des contrôle, pour la suite qui malheureusement sera peut être funeste ! ? + concernant les soi disant économies d’émissions de CO2 : il faut savoir que LORSQU’ON RECYCLE ON ÉCONOMISE L’ÉNERGIE GRISE CONTENU DANS LE PRODUIT INITIAL c a d qu’on ne reconsomme pas par exemple le pétrole qui a servi a ouvrir un chemin dans la forêt pour y extraire des arbres précieu, les transporter ni l’énergie qui a servi à en faire du papierET CETTE ÉCONOMIE EST LARGEMENT SUPÉRIEUR À TOUT CE QU’UN INCINÉRATEUR NE POURRA JAMAIS PRODUIRE (voir le trés beau film du CNIID, centre national d’information sur les déchets,"déchets à ménager" dispo sur le net.) D’AILLEUR, N’EST IL PAS FAIT POUR DÉTRUIRE, PRIORITAIREMENT ? ET QUE DEVIENNENT LES MACHEFERS RÉSIDUS DE LA COMBUSTION, dans certain des messages que je lis ici j’ai vraiment l’impression qu’on CHERCHE À VOUS RASSURER SUR L’INOCUITÉ DE L’INCINÉRATION AVEC DES ARGUMENTS EXTRÉMEMENT SIMPLISTES alors je voulais simplement vous poser la question NE TROUVEZ VOUS PAS çA LOUCHE ! ?
Françoise
9/10/2007
Refuser ou non l’incinération ?

Le refus de l’incinération comme traitement des ordures ménagères est une des contradictions de notre début de siècle.

La meilleure solution, et la plus radicale est sans conteste la diminution du volume de déchets produits. Nous disposons de tout un arsenal de mesures en ce sens, néanmoins, il restera toujours un volume important à traiter, et l’incinération est une bonne réponse.

Un des arguments régulièrement évoqué pour décrier le procédé d’incinération tient aux risques sanitaires. Pour avoir travaillé sur le sujet avec des équipes médicales spécialisées, je crois savoir qu’aucune étude épidémiologique n’a pu démontrer un risque réel associé aux installations conformes à la réglementation.

Les normes drastiques d’émissions mises en oeuvre depuis quelques années, et les technologies qui permettent de les respecter et de les contrôler de manière continue, par les exploitants et par des organismes extérieurs, font que les rejets sont très faibles, parmi les plus bas de toutes les activités industrielles.

L’incinération des ordures ménagères permet de produire de l’énergie renouvelable à partir d’un combustible "fatal" ; les usines actuellement en exploitation poussent au maximum la valorisation de l’énergie ainsi récupérée et contribuent pour autant à la diminution des gaz à effet de serre,dans de bonnes conditions de sécurité compte tenu des normes et contrôles en vigueur.

Alors, d’où vient cette crainte de l’incinération des ordures ménagères ? D’un manque d’information ? D’une non- compréhension de ce procédé ? Certainement pas des résultats d’une analyse objectives des contributions positives à l’environnement, par comparaison aux risques quasi-inexistants.

louis
10/10/2007
non

non les incinérateurs ne réduisent pas les gazs à effet de serre arrêtons cette contre-vérité flagrante

bien au contraire la combustion de volume important de matières qui auraient pu pour beaucoup être recyclées participe à l’augmentation de l’effet de serre et au gaspillage des matières premières.

Sapiens
11/10/2007
Les incinérateurs contribuent significativement à réduire l’effet de serre

La question de l’effet de serre est complexe.

Il y a les émissions directes, le carbone d’origine fossile. Et d’autre part le carbone d’origine non fossile (non contributeur) les émissions évitées tant du fait des combustibles fossiles substitués que du fait des autres modes de traitement des déchets non utilisés.

Au final, les incinérateurs permettent une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre.

Voir à ce propos un article détaillé qui vient de paraître dans la revue TSM sous la signature d’Hubert de Chefdebien.

gilles
12/10/2007
thèse bien tordue

Ce n’est pas l’emploi d’expression de "carbone non-fossile" ou ou de "réduction significative", qui rend vos propos plus crédibles.

Vous n’avez pas bien compris la problématique globale du CO 2. Les végétaux dont le bois strockent cette molécule par photosynthèse, ils réduisent donc sa teneur dans l’atmosphère. On prend prétexte qu’en brûlant ce bois, donc en libérant de nouveau ce Co 2, on incite à en planter d’autres , donc cette combustion serait tout au plus neutre, encore faut-il qu’il y ait autant de bois plantés que de bois détruits.

L’incinérateur ne stocke rien, il détruit tout, avec une production de CO 2 de poids comparable à celui des déchets brûlés. De plus n’oublions pas que les incinérateurs envoie par tonnes brûlés 6 000 m3 de gaz à la température de 850° !

Il faut aussi tenir compte que la partie la plus combustible des déchets est représentée par des plastiques issus du "carbone fossile" .

Au regard de ces reflexions de simple bon sens , comment pouvez-vous encore croire les fabriquants d’incinérateurs qui osent nous dire qu’ils luttent contre le réchauffement climatique. Cette contre-vérité flagrante devrait suffire à mettre en doute la crédibilité globale des partisants de l’incinération.

Charles
10/10/2007
Entièrement d’accord !

Plutot que de remettre un post fleuve sur les avantages de l’incinération, je me contenterais de manifester mon accord avec l’auteur de ce message.

Non l’incinération n’est pas aussi dangereuse que ce que certains cherchent à nous le faire croire en nous écrasant de chiffres et de pseud rapports confidentiels.

Oui l’incinération permet de produire de l’énergie.

Oui l’incinération est controlée de près.

Arrêons ce débat stérile et concentrons nous plutôt à mieux utiliser l’incinération, en l’inscrivant dans une chaîne logique de recyclage et revalorisation de nos déchets.

gilles
10/10/2007
autiste ?

Libre à vous d’être autiste aux dangers sanitaires liés à l’incinération pourtant aujourd’hui étayées par de nombreuses et robustes études épidémiologiques.

Vous me rappelez ceux qui défendaient la poursuite de l’utilisation de l’amiante.Les victimes de cancers de la plèvre (asbestose)doivent certainement les remercier

Ce n’est pas en répétant des déclarations incantatoires sur l’innocuité de ces structures, que vous nous ferez plus y croire. Votre argumentaire s’apparente d’avantage à la méthode Coué ou alors à l’autruche qui enfouit sa tête dans le sable (à moins que celà soit dans les machefers ?).

dana
9/10/2007
Non, l’incinération n’est pas une technique sûre
On voudrait nous faire croire qu’il ne sort que de la vapeur d’eau des cheminées des nouveaux incinérateurs ! Et l’on invoque les normes. Même en les respectant, il sort des polluants, dont la quantité est multipliée par les m3 de fumée que rejetent les méga-incinérateurs, imposés en raison leur rentabilité. Et les pannes ? Elles sont très fréquentes et là, la pollution est maximum. L’incinération est la technique de traitement la plus coûteuse, qui lie les collectivités pendant plus de 20 ans par des contrats assortis de pénalités, si l’on ne fournit pas la quantité prévue. On nous dit que l’on ne pourra pas se passer d’incinérateurs tant qu’on n’aura pas réduit nos déchets. C’est tout à fait le contraire ! Tant qu’on aura des incinérateurs, on ne réduira pas les déchets. Les usines d’emballages savent bien que les exploitants d’incinérateurs ont besoin de ce "carburant". Allons-nous vers un mensonge d’état, comme pour l’amiante, en niant les polluants et les effets sur la santé et l’environnement ? Arrêtons définitivement de construire des usines d’incinération et encadrons celles qui fabriquent des emballages inutiles. Trions et recyclons les déchets par matière. Valorisons les déchets organiques. En 2007 on ne peut ignorer les résultats des dernières études sur les risques de l’incinération, ni l’évolution des techniques du tri et du recyclage. Nous allons vers une pénurie des matières premières et nos déchets valent de l’or !
Henry
10/10/2007
Pas d’accord

Vous assurez dans votre message que l’incinération est la méthode la plus couteuse. Il semble cependant que les alternatives à l’incinération ne sont fiancièremet plus rentables que grâce aux multiples subventions dont elles bénéfient.

Quand aux polluants et autres rejets, il faut ouvrir les yeux. Les incinérateurs d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec ceux d’il y a 10ans. Les technologies ont évoluées, et donc les performances.

Ayons un minimum confiance en nos institutions gouvernementales. Les décisions prises ne sont pas toujours "nuisibles" !

dana
12/10/2007
L"incinération est vraiment le traitement le plus coûteux

Les usines d’incinération doivent avoir une taille suffisante pour être rentables, car elles génèrent d’importants frais de fonctionnement en raison du coût de traitement des fumées et des pannes fréquentes surtout lorsqu’elle transforment la vapeur en électricité. C’est une question d’économie d’échelle. Donc, une usine de grande capacité doit être alimentée 24 h/24 à régime constant et cela pendant au moins 20 ou 30 ans. Les exploitants disent très clairement que lorsqu’ils n’ont pas assez de déchets, ils doivent en trouver. Cela génère donc un surcoût lié aux frais de transports, sans parler des nuisances.

Si l’on renonce à centraliser les déchets dans ce genre d’installations et que l’on traite, en complément du tri à la source, au plus près des gisements par des procédé bio-mécaniques par exemple, on parvient à réduire considérablement les coûts de transport et de traitement. Ces installations, largement développées en Allemagne, Espagne, Italie, Autriche peuvent s’adapter aux pointes saisonnières et ne nécéssitent pas un fonctionnement en continu. Les frais de fonctionnement sont bien moindres et les pannes éventuelles présentent beaucoup moins de risques.

Regardons ce qui se fait ailleurs en Europe et dans le monde. L’incinération est un mode de traitement du passé. Le grenelle doit aboutir à l’abandon pur et simple de tous les nouveaux projets et à la fermeture progressive des usines existantes.

Rebu
9/10/2007
Attention à l’incinération sauvage ! ! ! !
Dans de nombreuses campagnes, de tout temps, les habitants avaient l’habitude d’éliminer leurs déchets non putrescibles par l’incinération.( déchets de coupes de haies, bois divers, cartons ....) il n’existait pas de collecte. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, des collectes existent ainsi que les déchetteries où chacun peut apporter ses encombrants et déchets divers non collectés. Cependant cette habitude se perpétue chez un certain nombre de personnes dont les agriculteurs qui incinèrent ainsi en plein air de vieux pneus, des bâches en PVC ainsi que le plastique utilisé pour l’enrubanage du foin en même temps que les coupes de haies ou les résidus d’élagage, le tout arrosé d’huile de vidange pour favoriser l’allumage. D’autres artisans incinèrent également les résidus de chantiers ( bois, emballages divers, cartons mais surtout plastique, quand ce n’est pas de chutes de revêtement de sol ou de toiture. Ainsi ce week-end un voisin couvreur s’est-il débarrassé d’une vieille caravane en l’incinérant dans un trou aménagé pour y brûler ses débris de chaume, à moins de 50m. de mon habitation.( l’accès à la déchetterie est payant pour les professionnels ) Toutes ces incinérations "sauvages" libèrent des polluants dangereux en toute impunité pour leurs auteurs qui bien souvent ignorent même la dangerosité de ces gestes. Des mesures pour y mettre fin devraient être prises au plus vite, à certains moments l’air est plus pollué à la campagne que dans certaines villes.
doumé
9/10/2007
de la bonne pratique de l’incinération

Les normes appliquées actuellement dans les systèmes d’incinération sont mises en oeuvre par obligation légales, elles sont drastiques et permettent dans leur application une élimination propre des déchets.

la production d’énergie induite par l’incinération participe d’une manière sensible à limiter la production de CO2 en équivalent pétrole.

Les anciennes installations ont également une obligation de mise aux normes,les procédés existant pour répondre à ces exigences sont parfaitement maitrisé, ce qui me fait dire que nous avons une réelle traçabilité et un état des lieux sur l’incinération en France et en Europe.

Philippe Docteur e...
9/10/2007
oui pour un moratoire à l’implantation de toute nouvelle structure

Ayant été confronté à un projet d’implantation d’un incinérateur à ordures ménagères dans ma région, je me suis aperçu qu’habituellement ces projets sont surdimentionnés, que les arguments apportés pour l’édifier sont simplistes tel que "cela polluerait moins qu’en barbecue" et l’on nous dit "que l’on pourrait utiliser les cendres sans dangers".

L’étude effectuée en 2006 par l’Institut de Veille Sanitaire nous montre pourtant qu’il existe un gradient du risque de certains cancers en rapport avec le gradient d’exposition aux fumées d’incinérateurs et cela est particulièrement vrai pour le cancer du foie et du sein, des lymphomes ; pathologies qui augmentent nettement sur notre territoire au regard de l’augmentation des décès (dont indépendemment d’un meilleur dépistage). Les résultats de cette étude ne sont pas une surprise car des résultats analogues avait déjà été observés à propos des lymphomes par l’équipe du Pr Viel à Besançon. Une revue de la littérature consistant à regrouper 73 études sur le sujet avait également retrouvé un lien statistique entre exposition aux incinérateurs et cancers pour 2/3 d’entre-elles. Une relation entre exposition aux fumées d’incinérateur durant la grossesse et malformation urinaire de l’enfant vient d’être annoncée lors d’un tout récent colloque, ce qui n’est pas non plus pour nous rassurer. Il parait donc difficile d’affirmer l’innocuité de ces structures.

Par ailleurs, l’affaire récente de taux élevé de dioxine relevée dans le lait de nombreux élevages autour de Redon est en mettre en parallèle avec l’existence d’un incinérateur (fermé il y a seulement 2 ans) et l’épandage des machefers dans les marais environnants. Il est d’ailleurs étonnant et inquiétant que les services chargés de la protection de la santé n’est évoqué ce lien possible que très tardivement après avoir affirmer la non-existence d’un incinérateur dans la région.

Il me parait donc déraisonnable de poursuivre l’édification de ces structures basées sur le gaspillage éhonté orchestré par notre société de consommation. Préservons nos matières premières , notre santé et celle de nos enfants. La France est en tête de l’incinération en Europe et de part le monde.IL n’y a pourtant pas à être fiers de cette performance qui participe à l’augmentation de la pollution de l’atmosphère terrestre.

Des collectivités en France et ailleurs arrivent à des réductions de déchets résiduels 4 fois moindre que par le passé soit mieux que l’incinération où 1/3 du poids reste dans les cendres (sans parler de ce qui est renvoyé par les fumées). Des solutions alternatives existent donc et sont même appliquées avec succès, mais voilà il faut le vouloir !

d’avalie noi...
9/10/2007
Pas si sûr

Les projets sont de mieux en mieux dimenssionnés, car la plupart du temps, les collectivités négocient intelligemment et font porter le risque sur l’exploitant et pas sur le contribuable. l’étude de l’InVs montre que les premiers résultats de ces études basées sur des prélèvements ne révèlent pas globalement de sur-imprégnation aux dioxines des populations vivant aujourd’hui à proximité des des 8 incinérateurs étudiés. L’étude épidémiologique faite sur 4 départements évoque une relation statistique "entre le lieu de résidence sous un panache d’incinérateur de 1972 à 1985 et l’augmentation du risque de certains cancers" sans pour autant établir un lien de causalité formel.

Comme le souligne Monsieur Brücker, Directeur Général de l’InVS, cette dernière étude "porte sur une situation passée, ces résultats ne sauraient être transposés aux situations actuellement générées par les usines d’incinération, moins polluantes et mieux contrôlées qu’auparavant" et ne conduit pas, à ce stade, "à recommander des décisions de santé publique".

A ce stade, il n’y a rien de démontrer sur la Dioxine retouvée à Redon. Au contraire, l’absence de furanne fait plutôt pnser à une entreprise qui a brulé l’année dernéire à proximité.

La France n’est pas en tête de l’incinération à travers le monde, loin s’en faut. ramené à la population, les pays du nord de l’Europe, réputés pour être plus écolos, sont bien en avance sur nous.

Entiérement d’accord pour la réduction à la source, mais pas par la redevance incitative telle qu’elle est imaginée par la plupart.

philippe
9/10/2007
contre-argumentaire

Je sais de quoi je parle quand j’évoque le surdimensionnement des volumes à incinérer car ce fut le cas pour le projet d’implantation d’une UIOM dans le Marais Poitevin que je connais bien , mais aussi en Corse. A noter que ces 2 projets n’ont pas été maintenus face à la démonstration intelligente par la population de leur inutilité et de leur dangerosité.Les problèmes de vide de four comme à Poitiers et à Lasse démontrent là aussi un surdimensionnement initial.

Vous confondez apparemment vos sources. L’étude effectuée par prélèvement sanguin fut effectuée par l’AFSSA et non pas l’INVS. Le fait qu’il n’y ait pas eu de différence significative de teneur de certaines dioxines chez les donneurs de sang (qui furent la base de la population de l’étude) ne me semble pas une preuve d’innocuité. Représentativité des donneurs de sang par rapport à la population générale ? Accumulation des toxiques dans le tissus adipeux et non le sang ? Quid des autres toxiques tel que les dioxines bromées provenant de l’incinération ?

Quant à l’interprétation de l’étude de L’INSV, elle frôle le syllogisme et baffoue le principe de précaution. Si une association significative entre exposition et survenue de pathologies cancéreuses ne constitue pas une preuve formelle, elle devrait toutefois nous mettre en alerte et n’augure pas de l’innocuité de ces installations (qui nous avait pourtant été affirmée lors de leur construction).

Je vous recommande par ailleurs de vous rapporter au développement de l’étude du Pr Viel qui montre un parallèle entre l’apparition de lymphome. dans la population, la géographie du panache de la fumée de l’incinérateur de Besançon et... la répartition des teneurs en dioxines dans le sol par rapport à cette installation.

Plutôt de vous cantonner à la conclusion officielle et rassurante à l’excès de M. Bruckner, je vous invite à lire une autre remarque page 9 de ce même rapport : "Le choix , fait pour des raisons opérationnelles de courtes périodes de latence dans la survenue des pathologies cancéreuses pourrait avoir eu pour effet de réduire les liens statistiques montrés dans cette étude" . Voici donc une note provenant de l’étude elle-même suggérant que ses propres résultats seraient sous-estimés !

Je remarque que vous utilisez allègrement la locution "à ce stade" dans vos critiques. Pourrions nous y voir une ouverture au doute de ce que vous affirmez ?

Quand à l’affaire de Redon , que connaissez-vous sur la différentielle de lixiviabilité entre Dioxine et furanne contenus dans les machefers, pour reprendre l’écho des propos officiels sur l’absence de lien entre cette pollution étendue et l’incinération. Pourquoi d’ailleurs d’après-vous ces mêmes services avaient d’abord nié l’existence d’un incinérateur dans les environs.

Puisque vous êtes attentif de la réputation écologiste des Pays, je viens vous informer que la Suisse est en train de réduire ses volumes incinérés.

cordialement

dana
11/10/2007
Chiffres des gisements de déchets gonflés = surdimensionnement
Le dimensionnement des usines d’incinération doit être calculé en fonction de la population et de la production d’ordures ménagères. Celle de Clermont Ferrand, pour 660 000 habitants du Puy de Dôme et du Nord de la Haute Loire (source dépêche AFP 6 oct 2007), devrait incinérer 170 000 tonnes de déchets par an. Dès lors que l’on a prévu une part de valorisation par méthanisation, cette usine semble largement dimensionnée. Osons la comparaison avec le projet pour la Corse : population résidente actuelle environ 280 000 habitants, population prévue à l’horizon 2015 avec l’apport touristique : environ 380 000 habitants. On a prévu une usine pour incinérer 160 000 tonnes par an ! Quelqu’un peut-il expliquer ?
Dominique
8/10/2007
Elimination des déchets

Les français génèrent des déchets ménagers et des déchets industriels. Il faut les réduire bien sûr mais ensuite il faut les traiter. Trier d’abord mais pas à n’importe quel prix : faire trier à la main par des fonctionnaires est inhumain. Tier c’est faire trier par les particuliers au maximum du possible ; il faut repenser la collecte dans les immeubles. Trier c’est aussi permettre le ramassage des gravats :il n’y a pratiquement pas de lieu de collecte proche. Les petits gravats vont dans la poubelle ménagère, les grands gravats vont dans les décharges proches et sauvages. Trier, c’est savoir où mettre les pièces métalliques.

Quand tout sera trié, il ne restera plus que l’incinération qui est le seul moyen super controlé et surtout arrétons les décharges qui ruinent notre paysage, enrichissent nos deux grands du métier de la décharge et polluent les nappes phréatiques.

Ne retournons pas à l’âge de pierre où chacun brulait ses ordures au fond du jardin envoyant les dioxines dans la nature, les métaux lourds dans la terre et dans l’air, les odeurs chez les voisins.

expert en combusti...
8/10/2007
quelques connaissances de base sur le fonctionnement des torchères des CET
La lecture des propos tenus dans quelques messages concernant les CET comme des réponses apportées m’amène à réagir quelque peu techniquement parlant. Un des gros problèmes associés aux CET tels que gérés en France est la qualité plutôt moyenne de leur torchère et partant des combustions qui y ont lieu. Ce que beaucoup d’entre-vous semble ignorer c’est que la combustion d’un gaz simple comme le méthane est en fait passablement complexe : les réactions impliquées sont toutes du type radicalaire et il n’en faut pas moins de 16 pour aboutir à la production de CO2 et d’H2O. Et ceci, encore, pour une combustion vive bien approvisionnée en air et suffisamment concentrée en méthane. La présence d’autres molécules organiques (de 50 à 600, dans le processus de fermentation en cours dans les CET) dont certaines sont halogénées ou sulfurées conduit ipso facto à une perturbation dans la chaîne, déjà bien délicate, de la combustion normale du CH4 avec pour résultat une production non négligeable de molécules indésirables (dioxines, furanes, benzopyrène,...). Ne dites donc pas que le panache qui s’élève au-dessus d’une torchère de CET n’est pas toxique et qu’il ne porte pas à 15_20 KM suivant les conditions atmosphériques ; cela serait complètement faux alors que cela est bien connus des professionnels. J’ajouterai, pour votre gouverne, que même du simple méthane en concentration insuffisante ce qui est typique d’un gaz pauvre produit, par combustion, des hydrocarbures aromatiques plus ou moins oxydés dont des dioxines. Quand à la décharge d’Entressen, elle génère encore énormément de méthane qui entraine avec lui toute une panoplie de produits organiques. Cette décharge, bien plus que l’incinérateur de Fos, est et restera la honte de la provence par les incroyables pollutions qu’elle continue de générer.
Jérôme
8/10/2007
Incinération encore...
L’incinération est un mode de valorisation des déchets parmi d’autres. Il n’y a, pour certains type de déchets, que l’incinération qui permette leur valorisation. Il faudrait alors refuser de les produire mais aussi de les consommer avant de refuser l’incinération. Il serait hypocrite d’entrer en religion pour refuser l’incinération et nous cacher derrière notre petit doigt, quand la plupart d’entre nous utilisons notre voiture pour aller chercher notre baguette ou nos enfants à l’école à deux patés de maisons de notre domicile.
Elise
8/10/2007
Gérer nos déchets même à l’étranger

Dans de nombreuses villes nous avons mis en place le tri sélectif, les personnes éco citoyennes peuvent dès lors trier leurs déchets : Bravo.

Mais que deviennent ces déchets triés ? Des centres de tries sont en France mais beaucoup de nos déchets sont envoyés à l’étranger notamment en Chine ou aucune normes d’hygiènes, et environnementales sont suivies.

Nous nous débarrassons de nos déchets sans mettre en place ou bien sans appliquer une démarche qualité qui valoriserait le tri que chaque foyer réalise.

L’environnement c’est bien en France mais aussi à l’étranger !

Herrmiss
8/10/2007
Incinérateur ou décharge : le climat d’abord !

Un incinérateur fonctionne en continu et n’est donc pas adapté à une production d’électricité de pointe, celle qui est produite en partie par des centrales à flamme catastrophiques pour le climat.

Par contre, en cimenterie, les déchets se substituent à un combustible fossile importé, l’opération est à peu près neutre pour le climat.

Donc, non à l’incinération électrogéne de déchets carbonés non recyclables : il vaut mieux les enfouir pour fixer le carbone (en récupérant le méthane éventuel).

Oui, sous réserve de bilan précis, aux autres cas de brûlage industriel en substitution de fioul ou de charbon.

Prendre une décision de ce genre suppose d’avoir clairement défini ce qui est prioritaire : pour moi, l’atténuation du changement climatique est une prorité hors concours, parce que la survie de milliards de personnes est en jeu.

Romain
8/10/2007
Et les déchets organiques humains ?
Y a t’il une solution durable pour la gestion des boues d’épuration. Ne peut-on pas généraliser l’utilisation des stations d’épurations écologiques avec des saules ou encore des joncs. Ces plantes absorbent les déchets humains et en se développant elles consomment aussi du CO2.
stéphanie
8/10/2007
lobby pro incinération
Je tiens à informer les lecteurs de ce forums que des individus trés certainement liés (voir payés) par le lobby pro incinérations agissent ici. Tout le monde sait que les déchets par les QUANTITÉ ÉNORMES que nous produisons représentent un BUISNESS trés important, et qui peut croire que les industriels font passer l’écologie sociale avant leurs profits ! remettre en cause l’incinération représente(ra) pour eux la perte d’un marché fort lucratif et on peut comprendre qu’ils ne se laissent pas faire aussi facilement !changer n’est facile pour personne mais cela est nécessaire, d’autant plus que bien souvent les TECHNOLOGIES de tri/valorisation SONT DISPONIBLES, même si elles ne sont pas aussi lucratives pour étayer mon hypothèse : je reviens de clermont ferrand où vient de se tenir la manifestation nationale contre l’incinération. Nous étions d’aprés ce que je sais entre 4000 et 5000 personnes venant de toute la france (vendée ,bordeau, alsace, savoie, corrèze...). à clermont ferrand des centaines de médecins se sont mobiliséss spontanément pour empècher la concrétisation d’un projet d’incinérateur.En prenant contact avec leurs collègues non encor impliqués ILS SE SONT APPERçUS QUE CEUX CI AVAIT REçUS DES APPELS TÉLÉPHONIQUES LEURS VENTANT LES "MÉRITES DE L’INCINÉRATION" cela a eu pour effet d’augmenter la liste des médecins critiques de l’incinération ! ! ! autre chose à dire : > en allemAgne ils utilisent des incinérateurs, mais de petites quantité, et UNIQUEMENT POUR LES DÉCHETS NON VALORISABLES ici tout va partir au feu et comme le tonnage initial conditionne la taille des fours, on ne dévellopera pas le tri/recyclage >LES DÉCHARGES EXISTERONT TOUJOURS MAIS SERONT PLUS TOXIQUES car 30% du tonnage de déchets entrant ressortent sous forme de machefers et autres refiums (machefers :résidus de la combustion destinés aux sous couches des routes, car cela coute moin cher que de gérer une décharge toxique ! ? et que penser des infiltrations d’eau...etc, et les refiums sont les déchets générés par les multiples filtres des normes soit disant "draconniennes" ainsi que par les résidus du processus de filtration des fumées...etc, et ce sont des déchets hautement toxiques que l’on va laissé "décanter" avant de les faire passer comme déchets "classique") VOILÀ TOU çA POUR VOUS PRÉVENIR DE NE PAS PRENDRE POUR ARGENT COMPTANT TOUT CE QUI EST DIT SUR CE FORUM,LE SUJET EST GRAVE, REPRÉSENTE D’ÉNORMES SOURCES DE PROFITS ! sortir de ce système est possible, necessaire, c’est une démarche moderne qui aménerait un développement économique, sociale(le tri recyclage cret plus d’emploi que l’incinération)... de notre pays trés en retard dans le domaine de l’écologie !
Anonyme
10/10/2007
réponse
Je me permets de compléter quand même les dires de Stéphanie : contrairement à ce que vous dites, "tout" ne partira pas à l’incinération puisque si vous saviez contre quoi vous manifestez, vous sauriez que le projet de Clermont Ferrand inclus certes un incinérateur mais également un pôle de valorisation biologique/méthaniseur. De plus, la construction d’un incinérateur ne signifie pas que l’on arrêtera de trier, bien au contraire puisque la mise en place d’une collecte de fermentescibles est prévue pour alimenter l’usine de valorisation. Pour tout vous dire je ne suis pas "pro-incinération" mais quand je vois les solutions qui nous sont proposées, il me semble que l’incinération est la moins pire. Certes elle ne suffira pas à enrayer le problème des déchets en France, mais quelle solution proposez-vous ? Je suppose que les personnes présentes sur ce forum sont essentiellement des personnes qui se préoccupent d’environnement, donc trient, essayent de faire attention à leurs achats, etc., mais il suffit de regarder en bas de chez nous : la poubelle regorge de produits recyclables et le bac de recyclage contient 1/4 de refus de tri... Alors d’ici à ce qu’on arrive à réduire nos poubelles de moitié...
benji
8/10/2007
L’incinération = gaspillage de ressources + danger sanitaire

L’incinération perd et gaspille à jamais ce qui pourrait être recyclé. Elle détruit toute la valeur ajoutée et l’energie qui a servi à fabriquer un objet pour en récuperer une très faible part.

Elle produit de la dioxine, refioms et autres metaux lourds , les normes d’emission sont basées sur des densités et non des quantités maximales anuelle et sont techniques plus que sanitaires. le rendement énergétique de l’incinération est lamentable : on brule des dechets organiques qui contiennent de l’eau on brule du plastique alors que l’on va manquer de pétrole L’incinération produit des gaz à effet de serre Les lobby de l’incinération sont proches du pouvoir politique local et national. ce qui compte c’est de limiter la production à la source de dechets incinérables et de recycler (sans enfouir)le plus possible dans une éthique sociale et environnementale élevée

Charles
10/10/2007
Arrêtons de dire n’importe quoi sur l’nicinération

L’incinération n’est pas aussi gaspilleuse et dangereuse. Les centres modernes d’incinération sont maintenant tout à fait adaptés au traitement d’une certaine catégorie de déchets et d’en tirer une production d’énergie propre.

L’incinération est à utiliser certes avec parcimonie, mais peut permettre à l’avenir de traiter efficacement ce que les filières alternatives tel que tri, biofermentation et autres sont incapables de recycler.

jean-françois
7/10/2007
Pour LES meilleures façons de traiter NOS déchêts ! et en générer le moins possible !

Les déchets sont l’affaire de tous ; nous sommes tous des pollueurs et des gaspilleurs en puissance si nous ne sommes pas pleinement conscients de cela. Limitons la production de déchets par tous les moyens, trions et recyclons tout ce qu’il nous est possible, au niveau industriel comme au niveau des particuliers. Sachons adapter les moyens de traitement des déchets avec pertinence : au vu des quantités astronomiques de déchêts que nous produisons aujourd’hui, il y a encore un effort énorme à faire de toutes parts.

Quant à un moratoire sur l’incinération, je suis bien évidemment contre ; l’incinération est un moyen de traiter plusieurs types de déchets par quantités importantes, et la réglementation est de plus en plus stricte pour ce qui concerne les émissions de dioxines entre autres. Une amélioration de leur exploitation serait directement liée à un tri plus sélectif des déchets en amont. Il est évident qu’une totale transparence doit être exigée de l’exploitant quant aux émissions de toute nature.

L’incinération permet aussi de produire de l’électricité et du chauffage urbain.

Philippe
9/10/2007
l’incinération produit aussi des cancers

Le bilan energétique global est probabement pas si positif que vous le suggérez, car avant d’être brûlé, le déchet à eu besoin d’être fabriqué, transporté, ce qui a demandé souvent plus d’énergie que l’on peut récupérer lors de sa combustion.

Le moratoire permet de bloquer cette solution simpliste, peu économe et polluante , car vous avez oublié dans les productions de ces installations, les conséquences sanitaires, qu’il parait difficile de contrôler (il n’y a qu’à constater ce qui est arrivé à l’incinérateur "moderne" de Gien en 2005 (où cet incinérateur n’a été arrêté qu’après de nombreux mois d’émission de quantités très excessives de dioxine).Et je ne vous parlerai pas des filtres qui explosent et répendent alors dans l’environnement leur toxiques concentrés.

Les règles n’empêchent donc pas les pollutions par les fumées qu’il est difficile ensuite de circonscrire.

Une réduction draconnienne à la source (réduction volontariste par les industriel des emballages souvent inutiles ainsi que des objets jetables) et une récupération optimum des matières arriveront (comme cela commence à être le cas dans certains endroits)à une nette réduction des quantités succeptibles à être incinérées et de par dela rend caduque la nécessité de construire de nouvelles installations.

Personnellement,je ne sors ma poubelle de déchets résiduels que 4 fois/an et je ne vis ni au Larzac, ni sur la lune. Si l’on veut, cela est possible. A bon entendeur...

Reynaud Jean
7/10/2007
L’incinération doit être interdite

Ma thèse de doctorat d’Université intitulée : " Le traitement des déchets ménagers à l’épreuve du Développement durable en France" soutenue en janvier 2005 démontre, au cours des 500 pages, que le procédé de réduction des déchets par incinération s’oppose à celui de la récupération en vue de la réutilisation, du recyclage, et du compostage.

L’incinération est plus chère, moins créatrice d’emploi et, surtout, beaucoup plus polluante que les procédés de récupération.

Aussi, tout moratoire m’apparait inutile : nous avons le choix entre deux procédés, il faut donc prendre le meilleur.

L’incinération doit être interdite et les fours actuels démantelés au fur et à mesure de leur remplacement par les autres techniques de valorisation matière.

Jean Reynaud Docteur d’Université Ecobordillologue

PS : Je regrette seulement que Dominique Voynet, quand elle fut ministre, n’ait pas interdit ce procédé comme le lui réclamait de nombreuses associations

Lionel
10/10/2007
Si vous avez la solution ...

Je ne doute pas un seul instant que vous ayez eu le temps, sur 500 pages, de décrire très précisemment tous les défauts de l’incinération. Il me semble néanmoins que vous vous soyez trompé de débat.

TOUT LE MONDE sur ce forum, du moins je l’espère, souhaite un déveleppement des filiales de recyclage au détriment de l’incinération que tout le monde admet comme être loin d’idéal.

Mais si, comme vous le suggérer, on supprimait tous les incinérateurs, que ferez des déchets ultimes ? Si on supprimait les incinérateurs, on inciterait probablement le développement de filiales de revalorisation écologiquement plus viables. Mais ce qui est sur, c’est que l’on doublerait (à minima) le nombre de décharge. Est-ce là votre solution ?

Ne trouvez-vous pas que notre principale préoccupation (en + bien sur du développement de nouvelles voies de recyclage) devrait être l’élimination des décharges, bien + que des incinérateurs ? Et surtout le démantellement de tous les vieux incinérateurs qui ne respectent pas les normes (non obligatoires) de l’union européenne ?

Roland
7/10/2007
l’incinération, une solution pour l’élimination des déchets
Tous les appels que j’ai lus en faveur de la réduction des déchets, à commencer par les emballages, en faveur du recyclage et du compostage sont tout à fait pertinents. Toutes ces alternatives ont été examinées et exploitées autant que possible depuis de nombreuses années dans d’autres pays d’Europe très soucieux de leur environnement, par exemple en Suède, en Allemagne, aux Pays-Bas et dans d’autres pays. Certains ont été tentés par un moratoire sur l’incinération comme la Suède dans les années 90. Ils en sont tous revenus ; l’incinération, ciblée sur les déchets non recyclables d’une manière ou d’une autre, et bien encadrée par la réglementation européenne, reste aujourd’hui la meilleure solution pour les autres déchets. La-bas des usines d’incinération remplacent des centrales thermiques pour le plus grand bien de la planète et de ses ressources d’énergie fossile. En France, nous sommes encore loin d’incinérer un pourcentage aussi élevé de nos déchets non recyclables, non compostables, comme le font nos voisins suisses ou néerlandais. Ils ne sont pas fous, ils pratiquent un taux élevé de recyclage et de compostage. Et ce n’est pas parceque notre territoire est plus grand et notre densité de population moins élevée que nous pouvons nous permettre de le polluer par des décharges primaires qui ne sont pas considérées comme acceptables chez eux.
Roland
7/10/2007
l’incinération, une solution pour l’élimination des déchets
Tous les appels que j’ai lus en faveur de la réduction des déchets, à commencer par les emballages, en faveur du recyclage et du compostage sont tout à fait pertinents. Toutes ces alternatives ont été examinées et exploitées autant que possible depuis de nombreuses années dans d’autres pays d’Europe très soucieux de leur environnement, par exemple en Suède, en Allemagne, aux Pays-Bas et dans d’autres pays. Certains ont été tentés par un moratoire sur l’incinération comme la Suède dans les années 90. Ils en sont tous revenus ; l’incinération, ciblée sur les déchets non recyclables d’une manière ou d’une autre, et bien encadrée par la réglementation européenne, reste aujourd’hui la meilleure solution pour les autres déchets. La-bas des usines d’incinération remplacent des centrales thermiques pour le plus grand bien de la planète et de ses ressources d’énergie fossile. En France, nous sommes encore loin d’incinérer un pourcentage aussi élevé de nos déchets non recyclables, non compostables, comme le font nos voisins suisses ou néerlandais. Ils ne sont pas fous, ils pratiquent un taux élevé de recyclage et de compostage. Et ce n’est pas parceque notre territoire est plus grand et notre densité de population moins élevée que nous pouvons nous permettre de le polluer par des décharges primaires qui ne sont pas considérées comme acceptables chez eux.
Philippe
7/10/2007
Place de l’incinération
Certains pronent avec véhémence un moratoire sur la filière incinération, c’est à dire son abandon pendant de longues années (jusqu’à quand d’ailleurs ? et en fonction de quels critères ?). Il faut avoir conscience que, même si la filière recyclage est davantage développée (ce qui est nécessaire), il y aura touours une fraction de déchets qui devront soit être incinérés, dans le respect des règles environnementales et avec le suivi sanitaire qui s’impose, soit mis en décharge, avec une incertitude bien plus importante sur l’impact sur l’environnement. Entre ces deux solutions, il n’y a pas photo. L’incinération sous contrôle est de loin préférable. C’est d’ailleurs la solution que mettent en oeuvre les pays européens les plus avancés au plan écologique (Suède, Danemark, Allemagne, Suisse) : en parallèle avec la mise en oeuvre de filières de recyclage efficaces, ils développent de nouveaux projets d’incinérateurs pour détruire les déchets non valorisés par recyclage et produire de l’énergie électrique et thermique avec un rendement élevé, ce qui économise des combustibles fossiles. Le tout se fait avec un impact sur l’environnement très faible et très maîtrisé. Dans ces pays, l’objectif "zéro décharge" est proche. Alors, ce débat franco-français n’est-il pas un peu dépassé ? Plutôt que d’opposer entre elles les différentes filières de transformation des déchets, en décrétant arbitrairement que certaines d’entre lees doivent être évitées, il vaudrait mieux rechercher la meilleure complémentarité possible entre ces solutions, sachant que toutes ont leur place, et que l’objectif doit être surtout d’éliminer les décharges, source de bien plus de nuisances, même lorsqu’elles sont contrôlées.
Charles
10/10/2007
Enfin des messages cohérents sur un plan global !
Il évident qu’il est impossible de juger du maintien ou non de l’incinération sans tenir compte de sa complémentarité avec les autres filière de traitement des déchets. Il y aura toujours une part de déchets "terminaux" à incinérer. Alors autant le faire dans les meilleures conditions possibles. Comme vous le signalez, tous les pays écologiquement responsables que la France prend régulièrement pour exemple ont adopté cette position d’une utilisation maitrisée de l’incinération. Pourquoi pas nous ?
Sébastien B
7/10/2007
payer pour recycler
J’ai lu avec attention les diverses messages sur les moyens existants : incinération, recyclage, décharges à ciel ouvert ou enfouissement, etc en fait, tout le monde sait que c’est un peu de tout cela qu’il faudra et surtout de l’argent. De nombreuses chaînes de revalorisation existent (ADIVALOR pour les emballages phyto sanitaires par exemple), mais ne fonctionnent pas bien, car elles ne sont pas rentables pour les acteurs et trop coûteuses pour les fabricants. Quand on sait qu’ADIVALOR dans cette chaîne n’assure (au maximum) que 30 à 50% de recyclage sur l’ensemble des emballages phytosanitaires émis, on peut se demander de l’efficacité d’un tel système qui existe depuis plus de 10 ans. Je suis donc convaincu, qu’il faut que l’utilisateur paie ! (j’en suis un d’ailleurs) A titre d’exemple, si l’on prend les emballages des produits de l’industrie chimique, le coût de recyclage d’un bidon de 25 kg est en moyenne moins élevé que 0,01% de son prix de vente utilisateur (soit environ 0,5 €/bidon de 25 kg). Je doute que les utilisateurs ainsi que les fabricants / distributeurs ne puissent pas partager ces coûts sans destructurer la rentabilité de leur marché. Des solutions existent : il faudra se donner les moyens de les mettre en place. En terme d’avenir, je pense quand même qu’on protégera davantage notre planète et nos enfants en obligeant un maximum l’utilisation de matières recyclables et des produits les moins tranformés possibles. Y’a du boulot !
ratania
7/10/2007
alternatif à l’incinération.

Le meilleur des déchets est celui qui n’existe pas. Et si les villes étaient plus nombreuses à récupérer nos biodéchets fermentisibles : épluchures de légumes...le poids de nos poubelles seraient diminuer. Et si les villes encourageaient le tri sélectif en aménageant plus d’espaces de tri ou en fournissant des bacs à chaque immeuble. Et si les entreprises pensaient à l’écoconception avant la fabrication des emballages superflus. Et si les pollueurs devenaient les payeurs, quand cette taxe, un jour peut-être. Quand est-ce que les villes vont encourager et soutenir ceux qui font les efforts, qui s’engagent au quotidien à réduire et à valoriser leurs déchets, que ce soit les citoyens, les associations... N’existe t-il pas des alternatives à l’incinération ? Il me semble que oui.

Les solutions proposées permettraient d’éveiller des concertations et des participations citoyennes, sensibilisation et tri entre voisins dans chaque immeuble afin de payer moins de taxes de traitement des déchets. Si cela fonctionne en Allemagne pourquoi pas en France.

************************************************************
Modifié par moderateur Le 2007-10-07 18:35:24
************************************************************

Pascal
7/10/2007
Tri et traitement

Pourquoi vouloir opposer tri et traitement ?

Je suis d’accord pour le tri qui réduit les déchets .

L’incinération est là pour éliminer les déchets non économiquement recyclables .

Quant-aux Allemands ça fait longtemps qu’ils ont résolu ces problèmes et que l’incinération n’est plus vraiment un débat chez eux depuis que les normes d’émissions atmosphériques des usines d’incinération sont devenues draconiennes.

EA
6/10/2007
ce n’est pas la bonne question

la question "Décider de la place de l’incinération parmi les différents modes de traitement" me semble très mal posée.

Soit on pose clairement la question d’arrêter l’incinération, dans ce cas, au nom de quoi ne remettez-vous pas en cause l’enfouissement, la méthanisation ou le compostage ?

Soit on accepte l’incinération comme un des modes de traitement dans le paysage francais, et on discute des conditions pour que cette solution, comme les autres, soit acceptable et durable.

Il me semble que l’urgence actuellement n’est pas de se regarder le nombril avec une définition franco-française du bien et du mal (des directives européennes existent sur les déchets), mais de trouver des solutions acceptables et durables d’un point de vue économique, social, environnemental, sanitaire, ... pour les années qui viennent.

Nos décharges se saturent, nos incinérateurs vieillissent, et les projets d’unité de traitement nécessitent de plus en plus de temps pour aboutir : + de 7 ANS EN MOYENNE.

Entendrez-vous ce message ?

EA

Patricia
6/10/2007
Nos "chers" déchets

Pour réduire les déchets, ne serait-il pas judicieux dans un premeir temps de réduire les emballages ? (et surtout les suremballages)pour tous les biens de consommation courante.

L’éco participation, c’est bien, mais le système mis en place semble s’être arrêté à l’imposition d’une taxe, ensuite, plus rien. le consommateur est déculpabilisé, mais les filieres d’élimination, en aval ne sont pas vraiment au point (du moins dans certains endroits du territoire)

J’aimerai qu’il soit porté une attention particulière à la future élimination des objets utilisant les nano-technologies (connait-on bien l’impact de ces déchets ?)

Frederic - ingenie...
6/10/2007
Incinérateur : la mauvaise réponse

La solution : je brule et tout disparait parait etre une solution séduisante mais est dans les fais une erreur pour les raisons suivantes

1. Tout ne disparait pas car 3T incinérées = 1T de déchet solide (machefers) pollué aux métaux lourds que nous faisons disparaitre sous les routes en dépit des recommendations européenes qui interdit ce type d’utilisation pour éviter la dispertion de ces polluants dans les sols et les nappes.

2. La dioxine toujours produite est ’récupérée’ dans des filtres à charbon actif qui lui aussi est un résidu ’final’ très dangereux et qui est stocké dans des décharges spécifiques (qui sont aussi des bombes à retardement).

3. L’ ensemble des gazs produits par la combution ne sont pas sous controle (et controlés...) dans un process ou il n’y a pas la maitrise des constituants du ’carburant’. Un collectif de médecin (cancerologues) demande pour cette raison un moratoire sur les incinérateurs.

4. C’est un frein pour la réduction des déchets et le tri sélectif dans la mesure ou il faut ’alimenter’ ces fours par des combustibles (et dans les poubelles les combustibles sont les matieres recyclable)et qu’il faut ’assurer’ les tonnages à mettre en oeuvre (par contrat entre les collectivités et les sociétés exploitantes, ce qui est un véritable scandale).

Pascal
7/10/2007
Incinérateur un des éléments incontournables

L’incinérateur ne fait pas disparaitre mais réduit les déchets par combustion. Il est évident que si les déchets contiennent entre 20 et 30 % de cendres , elles seront retrouvées dans les rejets solides .

L’incinérateur réduit les déchets après un tri acceptable par tout un chacun.En même temps il est généralement associé à une valorisation énergétique ( turbine à vapeur, chauffage urbain)qui permet ,in fine de réduire l’effet de serre .

La combustion est par contre tout à fait contrôlée et les paramètres de combustion qui sont enrtegistrés sont la garantie de transparence de ce type d’installation.

markorel
5/10/2007
au sujet de l’incineration !
Il est curieux que l’on ne parle que tres rarement de l’utilisation de la technologie de la "Torche à Plasma "soit une incinération à trés haute temperature .La ville de Bordeaux a adopté cette technologie qui garantie le destruction complète des dioxines et furanes présents dans les résidus .Le promoteur de ce système d’incinération est la société "Europlasma" située à Bordeaux.La majorité des incinérateurs Japonais utilisent cette technique (Usines de Kapogawa,Shimonoseki,Imizu,Maizuru ...)Il est étonnant que les compagnies responsables du traitement des déchets en France s’obstinent à ignorer cette technique et nous empoisonnent petit à petit ! ! .L’incinérateur de Sète (Hérault) montre un rejet de 1 ng/m3 de dioxines soit dix fois supérieur à la règlementation en vigueur .
edgar
5/10/2007
un peu de bon sens !

Le débat "pour ou contre l’incinérateur" est dépassé !

Nous produisons différents types de déchets et nous devons les valoriser au maximum. Cette valorisation passe par des solutions multi filières à savoir :
  une valorisation matière par le recyclage
  une valorisation organique par le compostage (précédé ou non d’une méthanisation)
  une valorisation énergétique du biogaz de méthanisation et la combustion des déchets à haut pouvoir calorifique.

L’enfouissement étant réservé aux déchets ultimes, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas valorisables en l’état actuel des choses.

C’est du simple bon sens !

Les différents types de traitement sont complémentaires.

La valorisation énergétique des déchets est importante dans cette période où l’énergie fossile s’amenuise. Il serait dommage de ne pas utiliser les déchets pour la production de chaleur en particulier.

Quel que soit le mode de traitement, il faut imposer un suivi strict des impacts environnementaux et sanitaires.

Incinérer comme...
5/10/2007
Incinérer comme aujourd’hui est une erreur

Les rejets de composés toxiques pour l’environnement sont énormes, si l’on se réfère non pas seulement aux composés toxiques reconnus comme tel dans la réglementation française(qui est très en retard) mais que l’on englobe tous les composés toxiques en attente de reconnaissance par les institutions(réglementation), tels les produits soupçonnés de toxicité par la grande majorité de chercheurs indépendants des groupes de pression(industriels de l’incinération notamment dont le but est surtout de faire gagner de l’argent aux grands financiers).

D’ailleurs ceux qui sont pour l’incinération se déclarent hostiles si on en met un prés de chez eux, auraient-il des doutes ? Oui bien sûr mais ils les cachent, inconsciemment peut-être. Bizarre, bizarre... Le non sens est-il un "gène" de l’humain ?

INCINERATEUR DU FU...
5/10/2007
incinérateur du futur

Qui va croire que les incinérateurs n’ont généré que 10 gramme de dioxine dans l’année comme le dit un intervenant ? L’incinération actuelle, même si elle a fait quelques progrès est encore à l’age de la pierre, Les rejets de composés toxiques pour l’environnement sont énormes, si l’on se réfère non pas seulement aux composés toxiques reconnus comme tel dans la réglementation française(qui est très en retard) mais que l’on englobe tous les composés toxiques en attente de reconnaissance par les institutions(réglementation), tels les produits soupçonnés de toxicité par la grande majorité de chercheurs indépendants des groupes de pression(industriels de l’incinération notamment dont le but est surtout de faire gagner de l’argent aux grands financiers).

Par contre l’incinération du futur pourrait être envisagée, si elle est faite de manière à détruire les composés toxiques pour les rendre inertes et sans aucun risque pour l’homme et l’environnement. Ceci pourrait être fait en utilisant des torches à plasma(plus de 2000°C) qui permettent de décomposer tous les produits si tant est que la recombinaison soit évitée lors du refroidissement. Cette machine devrait être pensée avec la récupération de la chaleur (cogénération) pour produire de l’électricité ou du chauffage urbain par exemple. De plus aucun rejet dans l’atmosphère ne devrait en sortir, tout serait condensé et rendu amorphe, les corps chimiques simples restants pourraient être remployé dans l’industrie.

Dans ce cas là oui « l’incinération » est possible, mais ce genre de réacteur (dans ce cas on ne peut plus utiliser le mot incinérateur) n’existe pas encore pour les déchets usuels. Des fours à plasmas existent pour le traitement de l’amiante, mais sans les perfectionnements évoqués plus haut. En attendant vaut mieux stocker correctement. Et proposer aux chercheurs du CNRS( par exemple) de se lancer dans cette étude.

Guillaume
5/10/2007
Incinération : oui mais...

Au vu du débat assez vivace sur le sujet de l’incinération, je me permets de poster ici mon point de vue. Je ne prétends pas avoir la science infuse à ce sujet, mais j’ai eu à faire plusieurs exposés sur le thèmes de la revalorisation énergétique et le traitement des déchets dans le cadre de mon école d’ingénieurs.

L’incinération peut à mon sens s’intégrer dans un processus écologique de traitements des déchets, si le processus est correctement encadré et surveillé.

Il faut savoir qu’au niveau des rejets toxiques, les taux d’émissions de dioxines et autres fumées des usines d’incinération dernière génération n’a plus rien à voir avec les incinérateurs d’il y a 10 ans. Ces taux sont largement en dessous des directives de santé européennes.

Pour la revalorisation energétique, la encore, les recherches menées ont permis d’aboutir à la création de d’usine de revalorisation efficace et rentable. La chaleur dégagée lors de la combustion est maintenant est maintenant utilisée pour générer de l’électricite ou alimenter des systèmes de chauffage centraux, le tout avec des rendements énergétiques économiquement viables.

L’incinération peut donc tout à fait s’adapter dans le cycle de traitement et revalorisation des déchets, en s’intégrant en fin de cycle, une fois que le tri et le recyclage a été effectué.

Cependant, cela demandera un réel effort de la part des organisations gouvernementales et autres institutions :remettre à niveau le parc d’incinérateurs pour augmenter la valorisation va nécéssiter des investissements financiers conséquents, contrôler les niveaux d’émissions pour s’assurer qu’ils restent en deça des normes en vigueur et créer une vraie filière de tri et recyclage en amont.

Espérons que le Grenelle de l’Environnement permettra à nos dirigeants de prendre les mesures nécéssaires pour notre planète.

Cordialement,

Guillaume

Collectif «&n...
5/10/2007
pour une alternative à l’incinération des produits résiduels ménagers

* Parce qu’il est aujourd’hui indispensable de reconsidérer le « déchet ménager » comme « Produit Résiduel Ménager » (P.R.M.), abandonnant une terminologie porteuse d’une connotation profondément négative et dévalorisante au profit d’une nouvelle désignation qui laisse à l’objet sa connotation de produit propriétaire d’une valeur ou d’un potentiel, mais également d’une valeur ajoutée qui lui a été attribuée par les différentes phases de sa fabrication. Autant d’éléments dont la destruction pure et simple par l’incinération confine au gaspillage matière et au gaspillage énergétique. Nous sommes convaincus que la gestion des P.R.M. doit être centrée sur la réduction à la source, le tri, le compostage ou la méthanisation des fermentescibles et le recyclage par valorisation matière (application du principe de précaution),

* Parce que l’argument de la valorisation énergétique par l’incinération des déchets est une erreur énergétique et un leurre économique : la production, puis le déplacement de centaines de milliers de tonnes de déchets sur de très longues distances nécessite la consommation d’importantes quantités de carburant (application du principe de responsabilité),

* Parce qu’il est scientifiquement établi que l’incinération des P.R.M. provoque l’émission dans l’air, l’eau et les sols de substances extrêmement toxiques et à long terme (en aussi faibles quantités soient-elles) : c’est ainsi que cette gestion des Produits Résiduels ménagers participe à l’empoisonnement des êtres vivants, à la régression de la biodiversité et peut se trouver à l’origine de la dégradation de la santé humaine, (application des principes de précaution et de responsabilité),

* Parce que nous sommes convaincus que les habitants doivent être associés aux décisions en matière de gestion des déchets (application des principes de participation, de responsabilité et de subsidiarité),

1. nous demandons l’abandon de tout projet de nouvel incinérateur dans nos régions, comme ailleurs en France,

2. nous n’acceptons pas que les collectivités locales s’écartent de leurs compétences statutaires en se substituant aux entreprises privées pour prendre en charge les Déchets Industriels Banals (DIB) relevant du secteur marchand, dans le but de justifier la construction d’un incinérateur de Produits Résiduels Ménagers,

3. nous sommes opposés à ce que le traitement des Produits Résiduels Ménagers soit géré sur la base de la recherche du profit car une telle logique est un obstacle au tri : plus on trie, moins l’incinération est possible et rentable,

4. nous sommes opposés à ce que les décisions politiques et techniques soient prises sans que les habitants en aient été informés et aient pu participer à la prise de décision,

Franck Virgile
4/10/2007
inventer un nouvel assainissement

Aujourd’hui, toute personne bien informée sait que nous faisons face à un problème énergétique que tous les habitants de cette terre doivent résoudre ensemble, car les ressources énergétiques disponibles - en particulier le pétrole - seront bientôt épuisées. Moins de personnes savent que d’autres ressources viendront à manquer, par exemple le phosphore.

En général, le phosphore n’existe pas dans la nature sous sa forme pure, mais en tant que combinaison sous la forme de phosphate. Toutes les plantes ont besoin de phosphate pour croître. Nous consommons ces plantes, les animaux font de même et nous en fixons une petite partie dans notre squelette.

Par contre, les phosphates utilisés dans l’agriculture et l’industrie se retrouvent sous une forme très diluée dans les fleuves et dans les mers qu’ils enrichissent de façon trop importante, ainsi que dans les stations d’épuration où ils sont filtrés via divers procédés chimiques dispendieux. Dans les deux cas, ces phosphates ne sont économiquement plus récupérables pour les humains. En mer, leur taux de concentration est trop faible ; dans les centrales d’épuration, il est mélangé à des métaux lourds comme le plomb et est donc dangereux. Le phosphore n’est pas un produit rare comme l’or ou le platine. Pour les besoins en engrais, on en trouve dans certaines mines. 80% des réserves mondiales de phosphore sont mélangées à du cadmium, un produit hautement dangereux. De fait, seul 20% du phosphore disponible est exploitable. Nous avons des réserves mondiales qui, selon les spécialistes, varient de 60 à 160 ans. Or si la consommation mondiale ne varie pas, dans, environ 200 ans, ce produit d’usage tellement répandu dans l’agriculture mondiale viendra à manquer et nous n’aurons donc plus rien à manger.

Nous savons que nous avons un problème lié à l’énergie, mais si nous sommes honnêtes nous savons que nous avons les solutions pour résoudre ces questions : le soleil brillera sans problème bien plus que pendant 200 ans. Avec les autres ressources comme le phosphore, c’est différent. Quand nous aurons consommé tout le phosphore disponible, il n’aura pas disparu de la surface de la terre, mais il ne sera pas accessible de façon économique, car trop dilué. Notre système occidental de canalisations reliées à des centrales d’épuration a longtemps constitué un réel progrès. Mis en place il y a un siècle, il s’avère aujourd’hui avoir des coûts de fonctionnement et de maintien élevés. Il nous reste donc à nouveau un siècle pour le remplacer par un système différent fonctionnant en circuit fermé. A Fribourg une installation sanitaire d’un bâtiment collectif est une des rares possibilités pour résoudre techniquement cette question. voir http://www.passivhaus-vauban.de/warum.fr.html

dom
4/10/2007
Compost et methane

Le methane est le deuxieme gaz a effet de serre après le CO2 et il est émis dasn les conditions de décompositions hors d’oxygene. n’est pas le cas dans les composteurs ?

N’est-il pas un possible que le compostage ait un effet pervers quant à l’émission de GES ? Existe-t’il des données sur le sujet ?

Ousek Gordon
4/10/2007
A propos des rejets des gros sites industriels

Bonjour à tous,

Les gros sites industriels (sidérurgie, fonderie, cimenterie...) font vivre de nombreux salariés. Cependant, je travaille beaucoup à Fos sur Mer ces derniers temps, et je suis effaré par la couleur du ciel, plein de pollution. Ca fait vraiment peur à tout le monde, mais aucun salarié n’est en mesure de faire changer les choses... Ne peut-on pas leur imposer des filtres ?

Quelque chose sera-t-il prévu pour parer à ces émantions brunes ? ? ?

vincent millet
4/10/2007
recuperation cable electrique
Voila j’ai travaille comme acheteur de metaux non ferreux et j’ai constate que la majorite du cuivre rachete aux gens du voyage et autres avait d’abord ete brule par leur soins sur des feux de camp en peine air. On peux voir le soir autour de lyon ( et certainement ailleur)de grand feux degageant beaucoup de fumee noire certainement tres nocive pour l’environnement quand on prend en compte non seulement la gaine plastique qui entoure le cable mais aussi et surtout le vernis isolant a base de bien de produits chimiques qui se trouve entre la gaine et le cuivre. tout cela se retrouve brule et ensuite dans l’atmosphere alors qu’il existe des filieres de recuperation et de valorisation du cuivre mais aussi du plastique tout a fait au point et qui fonctionne sans combustion . Ne pouvons nous pas passer une loi qui interdise le rachat de cable de cuivre lorsqu’ils ont ete brules ? merci
BESSEDE PROPRE
4/10/2007
L’enfouissement des déchets est pire que l’incinération

Auteur : Association écologique BESSEDE PROPRE

D’abord en amont :
   l’encouragement au compostage individuel nous semble insuffisant, une organisation collective précise et globale doit être mise en œuvre pour le traitement des déchets verts.

   L’encouragement de mise en place d’une redevance pour les déchets ménagers en vue d’inciter à la réduction des déchets, ne doit pas aller jusqu’à l’instauration d’une « redevance individuelle au poids collecté » qui aurait des effets induits très néfastes, rendant le bien pire que le mal : o Mise en place très couteuse voire impossible en secteur rural d’un ramassage individuel (distance, accès par les camions aux allées privées, etc..) o Incitation à la dispersion des déchets en milieu naturel (bord de route, forêt, conteneurs restant collectifs (papier, verre), etc..) o Incitation au traitement individuel sauvage (écobuage, enfouissement..) o Fraude à l’usage des conteneurs individuels etc...

Ensuite, si les inconvénients de l’incinération sont connus, ceux des décharges sont masqués : La pollution directe . le méthane (impact sur la couche d’ozone) . la dioxine (impact biologique) . résidus finaux . autres rejets atmosphériques toxiques : (dioxyde de carbone, composés chlorés, sulfurés...) . les odeurs Les nuisances induites . le transport des déchets, dispersion.. . risques d’incendie . immobilisation foncière très importante en zone agricole, ou forestière, ou prise sur le tourisme vert (par tranches de 30 ha, 30 ans d’exploitation, 30 ans de surveillance, inutilisables pendant 1000 ans) . sur l’écosystème local, très importante et irréversible . pollution des nappes phréatiques et des sources . destruction des espèces (faunes et flores) fragiles ou rares, . prolifération des charognards . Perturbation durable des zones de vie du gibier . destruction des vestiges archéologiques . Pollution visuelle (casiers en charge ouverts) . Pollution sonore

Notre Association considère donc qu’il faut choisir l’option la plus écologiste de "développement durable" :
  économiser l’énergie en transformant les "déchets" en "combustible" (économise du pétrole)
  ne pas laisser de cadeaux empoisonnés à nos enfants (durée de vie d’une bouteille plastique 1000 mille ans)

Tous les nouveaux sites ou projets de sites d’implantation de CSDU font l’objet de fortes oppositions de la part des riverains et des associations écologistes, preuve que la solution proposée par les opposants à l’incinérateur est loin de faire l’unanimité (Vendée, Bouches du Rhône, Gard, Ariège, Vaucluse, Oise, Somme, Hérault, Nièvre, Essonne, Pas de Calais, Bas Rhin , Charente, Haute Saône, Aude, Pyrénées Orientales, Vosges, Morbihan, Orne, Haut Rhin , Tarn, Gironde, Seine et Marne, Suisse, Portugal, Belgique...)

PS : Nous ne sommes inféodés ni aux lobbies pétroliers ni aux Stés qui gèrent les CSDU mais nous essayons d’avoir une vision plus globale de l’écologie sans sacrifier aux modes dans le vent.

Fred S. - CCSE PSL
5/10/2007
L’incinération est pire que l’enfouissement ! ! ! !

J’ai du mal à croire qu’une association écologiste puisse être aussi mal informée ; on croirait la pub d’un marchand d’incinérateurs !

Pour prouver qu’il n’y a rien de pire que l’incinération, il suffit de comparer :

La communauté de communes de la Porte d’Alsace (Dannemarie-Manspach) a mis en service la Redevance incitative au poids des déchets, et aucun effet pervers précedemment cité n’a été constaté, simplement parce que les habitants ont compris leur intérêt à long terme, même si la démarche a débuté en 1990 ;

Examinons maintenant la pollution induite par les sites d’enfouissement : les émissions de méthane existent, mais on oublie de dire qu’elles sont canalisées pour valorisation bio-énergétique, comme dans un méthaniseur, donc pas d’émissions atmosphériques ; En ce qui concerne la dioxine, je signale qu’une décharge émet de la dioxine si et seulement si un incendie s’y déclare (l’exploitant la gèrerait donc très mal), et que même le cas échéant, les émissions sont bien inférieures à celles de n’importe quel incinérateur, et cela vaut pour tous les autres polluants atmosphériques (oxydes de soufre, oxydes d’azotes, particules, CO2, etc...

Si les anciennes décharges (et j’habite à 35 km de celle d’Entressen, je sais de quoi je parle) causaient des dégats irréversibles dans le sol et le sous-sol, il faut rappeler que les CET ou CSDU aujourd’hui sont isolés du sol par des géomembranes qui retiennent les lixiviats et empêchent toute contamination du milieu, tandis que si les incinérateurs ne polluent pas la terre (à part le bétonnage du site), la pollution de l’air peut se propager sur plusieurs dizaines de kilomètres, comme on l’a vu à Gilly-sur-Isère ! Immobilisation foncière ? mais personne ne veut non plus habiter ou cultiver prés d’un incinérateur, cet argument est irrecevable... Transport des déchets ? pollution sonore ? c’est valable aussi pour les incinérateurs ! Pollution visuelle ? quelle différence y-a-t-il entre un casier de CSDU et une cheminée de 50 mètres de haut crachant sa fumée 24h/24 ? ? ?

Je dois signaler aussi que j’habite aussi à moins de 5km du site de l’incinérateur de la communauté urbaine de Marseille...à Fos/mer ! (en chantier malgré l’opposition totale de la population et des élus riverains).

Un avantage qu’a l’enfouissement sur l’incinération, c’est sa souplesse d’utilisation : Si il arrive à une collectivité de diminuer sensiblement les quantités de déchets qu’elle produit, elle peut prolonger la durée d’exploitation d’un site d’enfouissement ; En revanche, avec un incinérateur à "nourrir" en permanence et à pleine capacité, elle devra payer de lourdes pénalités parce que l’incinérateur ne sera plus rentable, et c’est ce qui est arrivé à la collectivité alsacienne dont je parlais plus haut : les habitants se sont vu demander d’arrêter de trier leurs déchets parce que l’incinérateur voisin tournait presque à vide et son exploitant réclamait des déchets recyclables pour être rentable...CQFD ! ! ! !

sam
9/10/2007
en train de perdre son emploi à la décharge ? ? ? ?
Arrêtez ce combat d’arrière garde avec les décharges. Et visiblement vous n’avez jamais contrôler tous les polluants qu’elles contiennent et qu’on laisse à nos enfants sans le moindre recyclage...Car si j’habitais sur Marseille je serai tout sauf fier d’avoir la plus "belle" décharge à ciel ouvert d’europe (et peut-être un record mondial ? ? ? ? ?) avec ses beaux sacs plastiques qui s’envolent au gré des vents.....et çà n’est que la partie visible
Fred S. - CCSE PSL
10/10/2007
J’en sais quelque chose ! ! !

J’habite entre camargue et Crau, pas loin de la décharge que tu mentionnes, mais encore plus prés de l’incinérateur que les marseillais prévoient pour la "remplacer" (car les marseillais veulent bien incinérer leurs déchets, mais pas chez eux ! ! !)

Si je travaillais dans une décharge (et ce n’est pas le cas, dommage pour toi ! !) je serais rassuré de l’arrivée de l’incinérateur au contraire : D’aprés toi, où vont être envoyés les machefers qui seront trop toxiques pour servir en sous-couches routières ? ? ? En décharge ! ! où seront envoyés les REFIOMS, ces poussières hautement toxiques qui viennent de la filtration (partielle seulement !) des fumées ? ? En décharge pour produits toxiques ! ! ! Mais visiblement, c’est çà que tu veux qu’on laisse à nos enfants...

Eh oui : les incinérateurs pérennisent les décharges, et en plus, les rendent plus toxiques encore qu’elles ne le sont déjà ! ! !

Mais c’est vrai que les fumées des incinérateurs, on ne les voit pas beaucoup, pourtant elles sont tout aussi dangereuses que les décharges, et en plus comme c’est dans l’air, tout le monde en "profite".

Ca fait quoi de savoir qu’on a tout faux ? ? ?

Michel13
5/10/2007
L’incinération est une invitation malsaine à oublier ses déchets

Je dois souligner que l’incinération des déchets ne les fait pas disparaitre, mais qu’au contraire il contraint la collectivité publique à imaginer de nouvelles filières de traitement pour les déchets d’incinération : mâchefers qui représentent environ un tiers des déchets entrants en incinérateur, et cendres dont le stockage en conditions spéciales coûte cher sans faire disparaître le risque lié à tout déchet dangereux.

Il s’agit donc, en incinérant, de générer des coûts durables pour la société, qui font certes l’affaire des sociétés qui ont investi dans cette technique, et qui imaginent mal de s’en passer. En poursuivant ces choix, peu intelligents dans l’optique d’un développement durable, ces entreprises induisent, avec les collectivités locales qui leur font confiance, la ruine à brève échéance des efforts de tri consentis par la population. En effet à quoi servent ces efforts si, une fois le papier ou le plastique triés ils finissent la route dans un incinérateur, qui coûtera cher au citoyen qui justement consent ces efforts, notamment pour réduire le coût final du déchet.

L’enfouissement des déchets n’est plus une solution en elle même, mais trouve pourtant une place dans les nouveaux systèmes de traitements, qui font appel au tri, à la méthanisation et à la productiond de compost. On n’enfouit que le reliquat. Avec une collecte de déchets électriques, piles et autres, en amont, le compost peut-être utilisable y compris en agriculture. C’est ce qui se fait en Espagne, largement, et les vins de La Mancha, réputés, bénéficient d’amendements réalisés avec ces composts, qui sont, il faut le souligner, achetés par les viticulteurs ibériques. Soulignons que les analyses pré-utilisation de ces composts montrent qu’ils sont aux normes sanitaires. Sous produit des fermentations produisant ces composts, le méthane produit de l’électricité par exemple à Barcelone : le complexe industriel totalement sans incinération qui produit compost et méthane dans la zone nord de Barcelone s’appelle Ecoparc II. Le succès économique et les bons résultats écologiques amènent d’ailleurs l’Aire métropolitaine de Barcelone à envisager un Ecoparc III.

Je n’ai pas parlé des risques induits pour la santé humaine par l’incinération. 300 médecins des Bouches-du-Rhône ont signé une pétition appelant les pouvoirs publics à renoncer à un projet d’incinérateur porté par la Communauté urbaine de Marseille Provence Métropole. Le mieux est qu’ils participent à ce forum pour dire ce qui doit être dit à ce sujet.

Quand aux problèmes induits par l’enfouissement de la part résiduelle des déchets, on doit considérer que cet enfouissement n’est réalisé qu’en terrain étanche, et qu’il est possible de traiter les eaux résiduelles en aval de ces centres d’enfouissement, voire d’exhumer les déchets si un problème important, d’aventure, survient. Avec cette technique les erreurs peuvent être réparées. L’air pollué par l’incinération, lui, ne se répare pas !

Gecko
4/10/2007
Quelques chiffres... surprenants ! ! Incinération et les dioxines-furannes ! ! ! On nous aurait menti ? ? ! !

Etant un fervent défenseur de l’environnement (je vais en faire mon métier), je suis pour une diminution efficace, réelle, et obligatoire des émissions polluantes sur l’ensemble des activités polluantes en France et dans le monde. Mais attention à ne pas se tromper de cible ! !

Les opposants à l’incinération nous sortent depuis toujours le fameux problème des dioxines, furannes et de leurs toxicités produites par les « méchants » incinérateurs. Ils nous font croire (ainsi que les medias, qui ne parlent jamais des trains qui arrivent à l’heure et des 130 incinérateurs qui respectent les normes draconiennes qui leur sont imposées ! !) que les incinérateurs émettent des tonnes de dioxines. Le problème est que l’on se trompe de cible...Il y a en effet des dioxines produites en France, mais les incinérateurs n’en sont pas les principaux responsables. Pour cela je m’appuie sur des données scientifiques et facilement vérifiables.

Sollac Méditerranée (région de Fos sur mer) a émis en 2005 environ 10 g de dioxines-furannes dans l’atmosphère ! ! Cela représente la production totale de dioxines pour l’ensemble des incinérateurs français ! (En 2006, les 130 incinérateurs français ont fait tous ensemble moins de 10 g de dioxines). Pour information, un incinérateur aujourd’hui avec les normes draconiennes en vigueur émet environ 0.165 g de dioxines par an.

Les détracteurs des incinérateurs ne seraient-ils pas plus utiles à l’environnement en s’attaquant et dénonçant ce type de pollution complètement ignorée du grand public ? ! La différence de proportion des émissions polluantes est impressionnante... Aujourd’hui l’Europe ne s’inquiète plus du tout des dioxines des incinérateurs. Elle se soucie des dioxines émises par les sources diffuses...

http://www.irep.ecologie.gouv.fr/IREP/index.php

Gecko

Noincinérator
4/10/2007
sollac

et oui mon cher ami

les four des acierie utilise des déchets recyclés, par exemple des carcasses de voitures pleine de plastics, de mousse qui dégagent des dioxines.

masi c’est pas pour autant qu’il faut accepter les incinérateurs en zone de forte densité comme à paris dans le 15è.

Fred S. - CCSE PSL
5/10/2007
Un camarguais en colère ! !

Ce que je viens de lire est tout simplement IGNOBLE ! ! ! !

Ce n’est pas parce que nous nous opposons à l’incinérateur marseillais à Fos/mer que nous ignorons la pollution industrielle déjà existante sur cette zone ! !

C’est justement par crainte de l’aggravation des cumuls de pollution que nous refusons toute nouvelle industrie polluante dans le Golfe de Fos, et que les associations locales (je représente ici l’une d’entre elles) font pression sur les industriels pour qu’ils diminuent leurs rejets polluants ; par exemple Sollac (devenue Arcelor-Mittal) n’a émis en 2006 que 6g de dioxine, soit 40% de moins qu’en 2005, et ... 65% de moins qu’en 2003(17g) ! ! !

Et quand je lis que cette information est inconnue du grand public, ce n’est pas faute de l’avoir dénoncé, c’est surtout qu’IL N’Y A PERSONNE QUI VEUT NOUS ENTENDRE ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Il faut savoir que la dioxine a une toxicité 150 000 fois supérieure à celle du cyanure (cf Livre guiness des records 2001) ; donc 10g de dioxine =1,5 tonne de cyanure ! ! !

Les normes ? ? parlons-en ! ! La DRIRE effectue seulement 2 contrôles par an, et en plus , l’industriel doit être PREVENU 48 heures à l’avance ! !

En prime, les incinérateurs sont autorisés à fonctionner SANS FILTRES A FUMEES pendant 60 heures par an, et ils peuvent rejeter pendant cette période prés de 100 fois ce qu’il ont rejetté le reste de l’année ! !

Au lieu de faire de la désinformation gratuite, certains feraient mieux de vérifier leurs sources, car malgré les normes, il y a encore des incinérateurs qui rejettent des quantités de polluants énormes dans l’air, comme à Lunel-Viel (34), ou à Gien (45) et ça non plus personne ne veut l’entendre ! ! !

Gamma 39
4/10/2007
incinération ou stockage ?
L’incinération consiste à expédier dans l’atmosphère 70% des produits résultant de la combustion dont certains peuvent être toxiques. Le stockage revient à confiner les déchets dans un "casier fermé" et à en contrôler la lente décomposition. Par respect pour la planète le stockage est largement préférable.
Zarma
10/10/2007
L’enfouissement : et après ?
Stocker c’est bien joli, mais on fait quoi quand on n’a plus de place. Personnellement, je préfère de loin un incinérateur correctement conçu et géré, qui va bruler tout ça en minimisant son impact écologique, plutôt qu’oublier ces déchets quelque part en laissant le soin à nos enfant ou petits enfant de s’en occupper.
Jean-François L
4/10/2007
Incinération controlée

Bien sur, tout incinérer est un non sens, compostons ou recyclons ce qui peut l’être et, traitons le plus localement possible ce qui ne peut l’être.

Dans la mesure ou la filière incinération semble être la mieux encadrée et, controlée, pourquoi negliger l’apport de l’incinération dans la fourniture énergétique : Chauffage urbain, fourniture de vapeur ou d’électricité.

Les centres d’enfouissage ne semblent pas plus retenir la faveur des riverains des sites proposés et, si les rejets gazeux ne sont pas traités ils participeront activement au réchauffement. Ces centres ne sauraient convenir au traitement des dechets industriels toxiques ou même aux déchets hospitaliers

Anonyme
4/10/2007
Messages pro-incinération commandé par les lobbies ?
Les propositions intéressantes de GENS DE TERRAIN sont systématiquement dénigrées avec des arguments parfois très fallacieux. Lorsque je lis tous les messages, je suis très perplexe quand à leur origine. Il est certain que les intérêts parfois énormes sont très divers. Je perçois quelque peu la manipulation et un manque réel d’incivisme. J’espère que je me trompe. Est-ce que ce Grenelle de l’environnement serait une vaste mascarade ? J’ose encore croire que les résultats seront à la hauteur des enjeux et que les experts seront faire le tri entre le bon grain et l’ivraie.
bing
3/10/2007
Oui pour une incinération intelligente / Non pour un intégrisme écologique utopique

Bonjour, Je lis sur ce site des avis tranchés qui me paraissent inapropriés... Notamment en ce qui concerne l’incinération. L’incinération me parait quand même la solution la "moins" pire :
  que dire des décharges à ciel ouvert comme celle de Marseille ?
  que dire de l’inflation des quantités d’emballages à la source ? Les grands principes, c’est bien, mais tout le monde veut sa cafetière Nespresso pour Noël, symptomatique de cette tendance..
  que dire des l’indiscipline des français, incorrigibles lorsqu’il faut faire du tri sélectif (ma gardienne, pour éviter de sortir deux poubelles, met tout dans la même, alors que les résidants ont trié autant que possible les déchets..)
  que dire du transport des ordures vers des incinératuers de plus en plus distants des centres urbains...

Quelqu’un sait-il évaluer les rapport en tre la pollution d’un incinérateur en une journée et le traffic cumulé des aéroports (Roissy), ou entre un incinérateur et les le traffic automobile (Combien pollue un incinérateur, combien pollue le traffic d’une journée de périph parisien..) Peut-être ne cherchons nous pas les bon responsables...

Je pense qu’il faut avoir confiance dans ceux qui concoivent ces usines (après tout, ce sont aussi des usagers de la planète !). Par contre, il faut, au niveau français mais surtout européen, augmenter et durcir encore les normes relatives aux rejets de ces usines. Supposons que, par des procédés améliorés, nous atteigniions un niveau 0 de rejets, l’incinération serait, à mon sens, le meilleur moyen d’élimination des déchets (et en plus ça doit produire de l’énergie, non ?). Il faut donc, non seulement, ne pas mettre de moratoire en place, mais surtout incidter la recherche dans ce domaine

MSP
3/10/2007
vue de l’intérieur,mise en route

Bonjour, Je suis technicien de mise en service d’UVE depuis plusieurs années (et actuellement sur un chantier d’UVE neuve) ,afin de vous informer sur les sujets épineux je suis ouvert à toutes les questions sur les incinérateurs et le parcours des déchets depuis leur arrivée en fosse et jusqu’aux méthodes de traitement des fumées et de valorisation de l’énergie.

Pour info et afin d’ouvrir le "débat",je vais commencer par le début du parcours des OM sur une unité à savoir l’introduction dans la trémie du four, pour cela les mesures et controles éffectués par la DRIRE à la cheminée se font dés la première mise aux OM (pour une unité configurée sur les conventions et demande de mise aux normes européennes en date ultime du 31/12/2005),les unités n’étant pas conformes à cette date ont été simplement stoppées par les arrétés préfectoraux.

POURQUOI ? :Respect des normes actuelles dés le premier feux : L’automatisme bloque dans un premier temps l’intoduction des OM dans la trémie du four si les conditions suivantes ne sont pas requises : a)T° du four calculée (appelée T2S)supérieure à 850° (T° d’autocombustion des OM) b)Traitement des fumées en service :cad filtre à manche en filtration en non en by-pass (direct à la cheminée) c)Traitement semi-humide ou sec en service et prét à réguler(si cette étape ne se fait pas,le filtre à manches ne peut passer en filtration car trop haut en T°,donc retour à l’étape précédente) d)analyseurs cheminée principal et secours (appelé redondant)en service et en mesure. Je vous passe les vérrouillages annexes car trop longs à expliquer

COMMENT :L’automatisme vérrouille de la manière suivante :
  bloquage du grappin vers la trémie par les analyseurs cheminée :un contact d’autorisation envoyé par les analyseurs interdit le positionnement et l’ouverture du grappin au dessus de la trémie du four,un second contact interdit également l’ouverture de la trappe de cette mème trémie et un troisième bloque également la mise en marche des grilles et alimentateurs du four donc,si grille et alimentateurs à l’arret,mème si les OM ont étés introduites par dévérrouillage des premières sécurités,elles ne pourront pas ètres amenées à combustion dans le four et le risque est que les ordures prennent feu dans la trémie et propagent un incendie jusqu’à la fosse de stockage.Déjà là personne ne s’y risquerait......

  bloquage du passage en filtration :si les équipements de traitement des fumées situés en sortie du four ne sont pas en service,la température d’entrée des fumées au filtre à manche monte à mesure que la température du four est amenée aux 850°,sachant que la T° maxi admissible en entrée FAM est de 250°env selon les unités,il est donc improbable de passer en filtration si l’unité de traitement (et donc de refroidissement) des fumées n’est pas en service. Içi également je passe les vérrouillages annexes Je me connecterais régulièrement afin de répondre à vos questions ou dévelloper d’autres sujet à votre demande

Alain38
3/10/2007
Incinération de qualité = une des solutions

Je ne reviens pas sur le traditionnel "il faut limiter les déchets à la source, il faut trier / recycler, il faut faire du compost et biogaz avec les déchets verts" c’est évident.

Mais que feire des déchets restants ? les mettre en décharge (théoriquement fermées depuis 2002 !) au risque de polluer les nappes ..

ou les incinérer dans des installations modernes, au normes de rejets réglementées et surveillée, tout en produisant de l’énergie ?

  l’incinération garde une mauvaise image relayée par les média, mais cette image date de plusieurs années, depuis, les sites Français ont été mis au normes (début 2006)
  la solution réside dans les sites intégrés de traitement : recyclage, compost/biogaz, incinération evec récupération énergétique (Pojet Marseille Fos par exemple.

hannecart etienne
3/10/2007
Incinérateur contre CET
Idéalement, la bonne réponse serait ni l’un ni l’autre mais bien une conception plus écologique de nos objets et de leurs usages, recyclage inclus.Mais en attendant cette époque il faut bien faire quelque chose avec nos poubelles qui débordent. La réponse de terrain actuelle vous la connaissez : l’incinérateur et/ou le CET.L’incinérateur est probablement l’engin le plus technique des deux ; c’est une véritable usine chimique, complexe et sophistiquée.Cette approche plait aux suisses, allemands, belges, danois etc tous peuples techniciens qui n’arrêtent pas de perfectionner et d’équiper leurs machines qui, on le devine, outre de bons ingénieurs exigent également des coûts d’investissement et d’entretien élevés.Le CET, pour sa part est nettement moins coûteux (environ 1/3 du prix, en investissement/ tonne "traitée"). En fait il s’agit d’un fermenteur lent dégageant du méthane avec une cinquantaine de produits organiques (5 à 600 en réalité mais en quantités assez faibles).Une torchère (type bec bunsen, en France) brûle le gaz en question à raison de 98 % environ. Pas mal me direz-vous.Oui, certes, mais les 2 pourcents restants sont des "mal brûlés" et ouvre la voie aux dioxines, benzopyrène etc...qui sont les mêmes produits dérivés des incinérateurs. La différence, dès lors, réside dans le post traitement de ces mal brûlés.Pour les incinérateurs on en est bien conscient et une bonne part de ceux-ci est constituée par une batterie de filtres et de pièges physicochimiques pour tenter d’épurer les produits toxiques en question, d’où, aussi, leur coût.Pour les CET, pas de problème, tout est envoyé dans l’atmosphère à belle hauteur et distance.Pourquoi ? parce que les lois françaises ne précisent presque rien quant aux qualités requises pour les torchères en question. C’est tout simple.
N. Hervé
3/10/2007
Liberté de penser...

Une société française de renom, directement liée (et donc fortement intéressée) à la construction et à l’exploitation d’usines d’incinération (pardon ! de revalorisation) d’ordures ménagères, qui envoie une note interne à l’ensemble de ses salariés en leur demandant (depuis chez eux, surtout pas depuis le réseau Intranet..) d’intervenir sur ce site et de se mobiliser en faveur de l’incinération, est-ce vraiment démocratique ? ?

Je cite quelques termes de cette note : "chaque jour"... "plusieurs interventions"... "inviter son entourage à faire de même"... "votre participation est nécessaire".... J’en passe, et des meilleures ! Encore faudra-t-il s’estimer heureux que cette société n’ait pas mis en place un système de réponses automatiques !

Ce procédé relève d’une forme de dictature, et je pense qu’il doit être dénoncé. Les intérêts doivent être énormes pour qu’on en arrive là, et je trouve regrettable que cette société emploie ce moyen pour chercher à fausser (ou tout au moins à influencer) le débat, alors que - si je peux me permettre une digression - en d’autres circonstances elle ne fait que peu de cas de ses salariés (dont je fais partie, bien évidemment).

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Cela étant, je vais néanmoins donner mon avis, cette partie de mon intervention pouvant éventuellement être seule retenue par l’administrateur du site.

On peut être pour ou contre l’incinération. Pour ma part, j’aurais plutôt tendance à penser qu’elle reste inévitable à l’heure actuelle, car même avec un tri effectué en amont, il restera toujours une part fatale de déchets dont on ne saura quoi faire (notamment les matières plastiques). Quant aux déchets organiques, l’une des meilleures solutions reste l’enfouissement avec production de biogaz. C’est en effet une solution bien moins dangereuse pour l’environnement, bien entendu si elle est réalisée avec toutes les précautions nécessaires.

Lorsque l’on sait comment se décide (pratiquement, et sans beaucoup exagérer, entre la poire et le fromage..) une valeur de norme telle que les 850 °C mini en incinération, on peut se poser des questions sur le sérieux des spécialistes. Et que dire sur la véracité des mesures des dioxines ou des métaux ! ! Pour faire un raccourci, je dirai que c’est comme pour l’amiante. On ne saura que dans 20 ou 30 ans que c’était bien plus nocif qu’on aurait pu le croire.

Pour conclure, mon avis est que tout ce qui pourra à l’avenir se substituer à l’incinération ira dans le bon sens. Aujourd’hui, les profits financiers restent prépondérants, mais il faudra bien s’intéresser un peu plus aux conséquences des rejets... Qu’on commence à obliger les fabricants à ne pas mettre 500 grammes d’emballage plastique pour un article de 10 grammes. Qu’on trouve des solutions pour valoriser les déchets organiques en remplaçant les engrais (autre sujet sensible ! !)

Bref, tant que le fric gouvernera le monde....

Cordialement, N. Hervé

pat -92
5/10/2007
étonné

Si vous avez subi des pressions portez donc plainte car si les termes que vous employez sont réels vous en avez le droit.

Maintenant connaissant bien le domaine, je peux dire qu’il y a eu dans le passé des sociétés comme la votre plutôt verreuses avec un seul but" le bénéfice" dont vous avez bénéficié (ou alors c’est un règlement de compte pour augmentation non obtenue et ici, çà n’est pas un lieu de réglement de compte) Je trouve sur ce site beaucoup de discours pragmatiques, tout le monde étant d’accord sur la nécessité de réduire les déchets à la source.

Maintenant, si votre société est si verreuse et ne respecte pas les contraintes réglementaires, trainez la en justice , mais avec des preuves....qui tiennent... Sinon peut-être êtes-vous un ver, venu proner la décharge, la solution qui a pollué tellement de nappes phéatiques durant des années et dont l’effet est irréversible à moyen terme....Pour les matières organiques, il y a les centres de tri-compostages avec méthanisation qui permettent non seulement de valoriser une partie du produit en compost mais également de récupérer de manière mieux maitrisée le méthane....Et pour les déchets non organiques et non recyclables, vous n’avez pas d’autre solution que le dénigrement, soyez constructif car c’est un mode de traitement utile pour certains déchets.

Maintenant, il est évident que réduire la quantité produite à la source est ce qu’il y a de mieux. Et,si réellement vous travillez dans une unité de valorisation énegrétique 2 solutions :
  ou vos patrons trichent et là c’est grave dénoncer les.
  ou demandez des explications à des collègues expérimentés dans les process mis en jeu car le retour d’information sur ce type d’unités sont disponibles (les étrangers, allemands en particulier, ayant toujours été en avance sur la France) et des norems de rejets strictes sont imposées... Il faudrait donc rzenforcer le contrôle des sites (car dans tous les domaines il peut y avoir des tricheurs, même sur une décharge recrachant du méthane car la combustion non maitrisée de déchets (phénomènes de feufolets liés à l’inflammation en surface du gaz) dans la décharge peut émettre de grosses quantités de dioxines ...et là pas de traitement des gaz pour protéger l’environnement...sans parler des risques liés aux effluents liquides qui nécessitent un traitement spécifique, ce qui est toujours plus facile à réaliser sur des unités plus compactes)

Anonyme
3/10/2007
plaidoyer pour les incinérateurs ?
J’ai des doutes sur ce forum et sur le Grenelle de l’environnement lorsque je lis toutes les inepties. Je suis contre l’incinération abusive. Il y a des moyens de réduire considérablement le volume des déchets et de limiter le nombre des incinérateurs. Il faut mettre tout en oeuvre dans ce sens. Est-ce que certains messages sont sous le contrôle des lobbies du tout incinération ? MORATOIRE sur les nouveaux projets : oui. Gérer au niveau du département serait déjà une avancée.
Gecko
4/10/2007
 ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Pour ma part, je parle en toute liberté... Je parle de ce que je connais car cela m’intéresse grandement. Je suis élève ingénieur en environnement et j’ai, depuis tout p’tit, de très fortes convictions environnementales.

J’aimerais juste faire partager mes connaissances sur le sujet que j’ai acquis durant mes stages ! L’incinération est soumise à de très fortes contraintes environnementales et est surveillée de très très près par les DRIRE (ce qui n’est pas le cas pour un certain nombre d’industries). Les DRIRE ont les pleins pouvoirs pour faire respecter les normes en vigueur ! L’incinération est un mode de traitement complémentaire de la gestion des déchets en France ! Elle fait partie d’un tout !

Gecko

thierry 16
3/10/2007
Incinération et traitement des déchets

Les différents textes réglementaires très contraigant mais nécessaires ont été mis en application le 28/12/2005 sur tous les incinérateurs.

Néanmoins l’incinération garde toujours une très mauvaise image de marque notamment à cause des ONG, des écolos et des médias qui ne savent pas de quoi ils parlent et ne cherchent que le sensationnel. S’ils veulent du sensationnelle il faudrait plutôt regarder les cheminées des centrales thermiques, des cimenteries, des raffineries pétrolières. Tous les incinérateurs ont changé de nom pour s’appelé "usine de valorisation énergétique", mais il faut d’avantage communiquer pour sensibliser les gens, il faut faire visiter les usines et poser les questions directement aux professionnels.

Je pense que pour l’avenir il faut garder des incinérateurs, mais il faut réfléchir à des pôles écologiques multifillère, et implanté stratégiquement, et regroupant plusieurs département. La réglementation devrait permettre à tous les incinérateurs d’obtimiser le repmplissage des sites par un système d’échange plutôt que de les envouhir en CET par obligation.

Je suis très étonné de voir un groupe de 400 docteurs s’inquiétait de supposition autour du projet de CLERMONT-FERRAND. A ce demander si le principe de précaution voudrait que l’on reste à la maison plutôt que de prendre la voiture pour éviter un accident de la circulation. Je pense qu’il faut être objectif avec les nouvelles installations et la transparence vis à vs des résultats d’exploitation (CLIS, site internet, visite, ...)

Les avantages d’écopole multifilières permettrait une meilleure gestion des déchets une obtimisation des processus, une valorisation accrue des différents déchets et surtout une quasie suppression du transport des déchets (donc des camions), c’est un coût non négligeable dans le coût de traitement. Il est aberrant d’installer un centre de tri à 100 Km d’une agglomération, refaire venir un semi remorque 2 fois apr jour à vide et enfouir les refus de tri en CET. ! ! ! ! !

Le refus de tri est un déchet incinérable et qui produit donc de l’énergie électrique ou chaleur. Le refus de compostage est aussi incinérable pour le même résultat. Le mâchefers sortant d’une usine d’incinération peut être valorisé, faut il encore que cela soit une volonté de la DDE. Les ferrailles sont renvoyées dans les filières, mais on s’aperçoit souvent que la destination est hors de France.

Un avantage évidant de l’incinération est la diminution du volume près de 95 %, le seul déchet restant étant les poussières ou REFIOM envoyés en CET1.

Suivant l’implantation des écopoles, bien sur on peut utiliser tout les moyens de transport envisageable (train, fluviale, route, ...).

pipoute
3/10/2007
La nécessité de l’incinération
Quel autre moyen pour réduire le volume des déchets résiduels après recyclage, autres que ceux qui peuvent être recyclés ?
Jean-charles
5/10/2007
la vie, l’imagination...

Bonsoir,

Quelques idées pour réduire les déchets après recyclages :

  mieux concevoir les produits pour limiter les déchets d’emballage, de fin de vie, rendre les produits plus facilement réparables mais aussi augmenter simplement le rapport durée de vie du produit / énergie nécessaire à sa production !

  mieux consommer : utiliser des produits réutilisables et non pas jetable ! par exemple...

  moins consommer ! c’est une évidence sauf quand l’on vie dans un pays où les seuls indicateurs de progrès sont la croissance et l’emploi !

Il est intéressant d’observer les tendances actuelles sur ces sujets, quelle horreur !

C’est à chacun de nous d’agir, de mieux consommer, de moins consommer et de consommer des produits mieux concus !

C’est à chacun de nous d’agir, il suffit de le vouloir réellement, a moins qu’a l’échelle de chacun d’entre nous, nous n’aillons aussi comme critère de progrès que notre salaire et la croissance de ce dernier !

Bonne chance devant le miroir...

Oliver B.
3/10/2007
Incinérateur l’indispensable...

Pourquoi l’agrandissement du parc d’incinérateurs d’ordures ménagères est inéluctable...

  Dans notre société nous produisons environ 1kg/jour d’ordures ménagères par habitant... ! Soit environ 350x60 000 000 = 21 000 000 000 kg/an d’om en France ! !
  Combien d’entre nous laisse les emballages dans les magasins...
  Combien d’entre nous ont achté une caisse pour faire leurs courses...
  Qui veut acheter un même produit 5 ou 10 % plus cher si l’entreprise qui le commercialise s’engage à récupérer -emballage et produit en fin de vie- pour le recycler.
  Qui ne choisit jamais le produit le moins cher sans se soucier des problèmes qu’il engendrera en fin de vie ou de l’excès d’emballages présent...
  Posez vous la question pourquoi les pays nordiques ou la Suisse (des pays que nous savons prendre en référence quand cela nous arrange) favorisent l’incinération...
  Savez-vous que de temps en temps des camions chargées uniquement de cartons ou de papiers provenant d’un centre de recyclage sont envoyés pour vider leurs précieuses cargaison dans les fosses des incinérateurs...Eh oui ! La filière recyclage sature...
  Le besoin d’incinéré les ordures ménagères, les déchets industriels, les déchets hospitaliers et autres est tellement important que les incinérateurs peuvent faire la sélection qui les intéresse sans jamais avoir un problème d’approvisionnement. Eh oui... Constat alarmant les incinérateurs ne sont pas assez nombreux
  De plus il est urgent de lancer des co-générations qui valorisent les déchets avec une production d’énergie conséquente.
  Où vont les autres déchets qui n’ont pas trouvé preneur dans un incinérateur...Dans une décharge ou à l’étranger...
  Qui peut préférer une décharge à un incinérateur...Qui préfère prendre le risque de ruiner une nappe phréatique et d’augmenter les rejets de gaz dans l’atmosphère avec la fermentation des ordures...
  Qui peut croire à une France où tout est recyclable aujourd’hui (un utopiste !) alors que nous sommes en plein cœur d’une société de consommation ou l’individualisme trône...

Qui n’achète pas de produits provenant des 2 plus gros pollueurs de la planète, la Chine et les USA. Ce qui favorisent leurs économies afin de pouvoir polluer plus...Donc le premier acte civique n’est-il pas le boycott des produits de ces 2 nations...bien sûr que non...on ne veut pas perdre l’avantage d’acheter le produit de son choix.. ! ! !

Qui veut accepter d’être rééduquer pour devenir un vrai citoyen du monde

Juste pour le plaisir renseignez-vous sur les différents propriétaire de la décharge de Marseille (situé à Entressen) et à qui profite le gain qu’elle procure...Attention à la surprise !

Demandez vous pourquoi l’Europe veut favoriser l’incinérateur à la décharge...

Etes vous réellement prêt à suivre l’avis de moins de 1 % de la population qui manifestent dans la rue et qui sont relayés par des médias toujours à l’affût de ce genre de reportages à audience...Et mettent le trouble dans les esprits...c’est vendeur...

Oliver B.

jacque-andré
13/10/2007
les déchets ne sont pas une fatalité

la plupart des déchets ne sont pas une fatalité, vous n’êtes pas sans savoir que des collectivités réduisent leur volume de déchets par habitant de façon importante, 180, voire 96 kg par habitant et par an.De plus ces chifffres continuent à regresser, il va falloir reprendre tous vos calculs de haut de page et vous rendre compte alors que l’incinération n’est plus utile.

Apparemment celà vous est agréable d’être conditionné ( Publicité, Télévision, fausse information rassurantes des décideurs) et vous préférez faire fis des résultats des enquêtes épidémiologiques bien menées et de l’avis de beaucoup de professionnels de santé, pour garder votre petit confort de surconsommateur, libre à vous. Mais où va l’humanité si le plaisir se résume à acheter encore et encore, pour pouvoir continuer le gaspillage.Tous les citoyens, même si cela vous chagrine, ne partagent pas vos valeurs d’individualisme. Bien que vous la refusiez, une conscience du respect de notre environnement est en train de se développer au niveau planêtaire et commence à influencer nos modes de vie, ce qui dépasse de beaucoup la défense de son pré-carré, comme certains voudraient l’interpréter.

Si des camions de cartons et de plastiques triés prennent le chemin des incinérateurs ( cela semble hélas être vrai, je vous l’accorde) ce n’est pas parce que le recyclage sature, mais bien parce que les incinérateurs sont en vide de four et manque notamment de matiéraux au pouvoir combustible important pour fonctionner. C’est au prix de ce gaspillage de matières premières (qu’il nous faudra refabriquer) que les incinérateurs arrivent tant bien que mal à produire un peu d’électicité à un rendement médiocre relatif au principe de Carnot.Le bilan énergétique global est loin d’être positif.

Vous citez la Suisse en exemple, renseignez-vous , elle est en train de réduire de façon importante ses projets d’incinération.

Ce n’est pas l’esprit de la vraie défense de l’environnement qui est vendeur, sinon que de respect et de solidarité. Mais votre discours d’individualiste et de fatalliste est là pour faire vendre des incinérateurs (qui sont fort chers) aux contribuables, alors même si ce n’est que l’argument financier qui vous guide, réflechissez-y.

Oliver B.
3/10/2007
Incinération et autres...
Forcément l’incinération pollue...Mais cette pollution est négligeable en comparaison des pétroliers qui eux même sont en deçà de la pollution liée à la voiture...Alors, si on est contre l’incinération comme de nombreuses personnes qui manifestent régulièrement dans la rue, Il est de leurs devoirs : De ne jeter que du recyclable.(Le non recyclable reste à la maison). De n’acheter que du 100% recyclable. De ne jamais utiliser une climatisation. De ne pas utiliser de voiture (qui est le 1er facteur de pollution). De ne jamais prendre un avion (4% de la pollution mondiale) De ne jamais faire un feu de quelque nature que ce soit (Car sans traitement les rejets sont incontrôlables...) De ne pas utiliser de produits à base de pétrole.(industrie polluante) La coupe déborde déjà et il est visible que l’on veut une société de consommation sans inconvénient => REVEIL ! ! ! On est dans un monde gouverné par l’économie et où tout le monde veut participer... Il est à penser que c’est les mêmes personnes qui sont contre le nucléaire et à qui il ne faudra pas oublier de leurs dire d’avoir un habitat auto-suffisant en énergie. Sachant que le nucléaire nous permet d’avoir des émissions de gaz inférieures à tous les pays industrialisés...Et enfin il est bon de rappeler que la quantité de produits radio-actifs très dangereux produits par une centrale nucléaire est de l’ordre de 100 à 150 m3 par an soit une cacahuète si l’on pense que cela nous permet de préserver la couche d’ozone et par conséquent de lutter contre le réchauffement climatique. Je tiens à souligner le fait que j’ai participé au démarrage d’une douzaine d’incinérateurs d’ordures ménagères dans les 7 dernières années...Vous allez dire que j’ai un parti pris...C’est pas faux...Car j’ai vu le potentiel (avec les avantages qui surclassent les inconvénients) des incinérateurs et je peux dire qu’avec la revalorisation énergétique (turbine ou réseaux de chauffages urbains), c’est tout bonus pour la planète ! Pour information aussi depuis 10 ans je vis à moins de 15 km d’une usine d’incinération et je travaille environ 2000 heures/an dans une usine et je ne pense pas subir plus de pollution que si j’étais en plein cœur de Paris...Petit plus pour sauver mon cas... J’ai 5 poubelles différentes à la maison pour le recyclage...Eh oui ! Moi aussi je m’intéresse à la planète... Désolé...à tous ceux qui ne pense pas comme moi...mais l’avenir risque fortement d’être entre autres à l’incinération, au nucléaire et aux déplacements (avions, voitures et autres moyens de transports). L’évolution ne va pas dans le sens que l’on peut souhaiter...Et l’on doit s’adapter...Pas le choix ! Arrêter de rêver car tout le monde participe à cette évolution...Et au déréglement de la planète. Stop à l’achat de produitvenant de Chine ou des USA qui produisent à eux deux 50% de la pollution mondiale. Juste pour le plaisir, prenez le temps de vous renseigner sur les inconvénients des décharges...Et leurs avantages... Oliver B.
bernie
3/10/2007
Incinération : Un mode qui a toute sa place
iL est necessaire de mieux informer le public sur les technologies de traitement de fumées qui sont mise en oeuvre dans le mileu de l’incinération , et qui répondent aujourd’hui aux normes en vigueur pour la protection de l’individu . Il faut aussi rapeler que ce mode , associé a la production d’electicité par la récupération de chaleur générée par la combustion permet a des collectivité de répondre a des besions énergétiques en utilisant du combustible naturel . Associé a du recyclage pour certain dechets , et a un meilleur comportement plus rationel des ménages vis a vis de la production des dechets , ce mode a toute sa place dans les différentes approche de traitement des dechets , et repond au souci croissant des économie d’énergie .
Lionel
2/10/2007
Que faire des déchets ?

Il me semble que les personnes ayant abordé ce sujet avant moi ont exactement les mêmes conclusions :

  limiter les déchets en amont (industrie, mode de conditionnement...) en favorisant les solutions écodurables (matières recyclables, biodégradables...)

  augmenter le tri (ménages), augmenter les filières de revalorisation (donc investir d’avantage dans la recherche sur la biovalorisation mais c’est déjà le cas actuellement)

  enfin, pour les déchets résiduels (il y en aura toujours), il n’y a actuellement que 2 solutions actuellement viables : l’enfouissement et l’incinération. Et tout le monde semble d’accord pour préférer une revalorisation énergétique avec une captation maximale des polluants des fumées résultante (instaurer des normes plus drastiques ? ? ? ?) plutot que définitivement dénaturer la terre de nos enfants. Un effort doit tout de même être fait urgemment afin de donner un peu de jeunesse au parc de revalorisation énergétique francais (comprenez "incinérateurs") pour qu’ils perdent cette image négative de pollueur ou "usines à dioxines" d’un autre siècle.

Encore une fois, en attendant une réduction effective de notre production de déchets ultimes, pourquoi ne pas renforcer les normes en vigueurs la technologie actuelle le permettant ? Et inciter nos voisins européens à respecter celles en vigueur ?

philalro
11/10/2007
que faire des déchets 2

Oui, votre début de synthèse me semble intéressant. tout à fait d’accord Mais avant le traitement il y a la collecte.

Il faut quand même revenir sur la redevance spéciale. Il n’est pas nécessaire d’établir de nouvelles lois si l’on n’est pas capable d’appliquer celles déjà existantes. C’est à dire clarifier les compétences des collectivités territoriales sur la collecte des déchets de professionnels dans un habitat diffus (habitations + professionnels) Est ce que les collectivités doivent le faire (oui/non), si oui jusqu’à quelle limite de volume de déchet par semaine issus des professionnels ?

Est ce que l’Etat impose dans un délai rapide la mise en place de la redevance spéciale ou ferme-til les yeux sur des collectivités qui ne respectent pas la loi depuis bientôt 15 ans ! ! Si cette loi n’est pas appliquée c’est qu’elle est trop vague en terme de type de déchets, de volume à prendre en compte et complexe à mettre en place sur de grandes agglomérations.

Unifier l’accueil des professionnels en déchetterie (gratuit/payant) Dire si les collectivités peuvent doivent ou ne doivent pas développer des déchetterie pour les professionnels.

Si on est dans le Grenelle de l’environnement penser à la collecte en terme de pollution (Limiter les fréquences, les différents flux, limiter le nombre de bennes qui passent dans la rue ; ex : ne pas avoir 4 prestataires pour 4 entreprises dans une même rue pour collecter du carton...

Chatiran
2/10/2007
Incinération des déchets

Bonjour

Après avoir entendu la conférence du Pr Belpomme je suis plus que jamais convaincu de la nécéssité d’un moratoire sur l’incinération .

Hulotte-C-Chouette
3/10/2007
Pr Belpomme : pas de base pour réclamer un moratoire sur l’incinération
A l’entendre le Prof. Belpomme est très convaincant. Mais dès qu’on va vérifier, on s’aperçoit qu’il affabulke. Sa demande de moratoire sur l’incinération s’appuis sur de vagues affirmations sur la dangerosité des émissions qui ne correspondent pas à la réalité des incinérateurs d’aujourd’hui. Il n’a pas de bases sérieuse pour faire renoncer à l’incinération.
Fred S. CCSE PSL
3/10/2007
encore un qui croit à l’incinérateur propre ! ! ! ! !

Il faut quand même se rappeler d’une chose : UN INCINERATEUR QUI NE REJETTE PAS DE POLLUANT, CA N’EXISTE PAS ! ! ! ! ! !

Même avec les systèmes de traitement de fumées les plus efficaces (aussi les plus coûteux, et en ce moment, personne ne peut garantir leur fiabilité), un incinérateur rejettera toujours des substances toxiques dans l’air.

Noincinérator
4/10/2007
sans doute a til des intérêts éco...nomiques

Et oui il y a encore des doux reveurs qui pensent que les solutions sont tellement évidentes et que tout est simple et clair si les industriels disent que c’est propre, c’est que cela doit l’etre.

on parle beaucoup des danger du nucléaire, de l’automobile, des farines animales.

mais les incinérateurs, ces objets à la pointe de la technologie, eux ne présentent aucun risque. et en plus depuis ils ont fait des progrés.

mais biensur. sauf que les dioxines, furane et métaux lours sont toujours la et pour longtemps. les incinérateurs ont été imposé par l’europe

heureusement que l’UE a penser à imposer à la France de réduire les émissions. c’est pas la techno qui a évolué, mais plutot les normes.

Donc Incinérateur Non merci

ce focaliser sur un problème les gaz à effet de serre sans penser aux conséquences court terme, moyen et long terme des solutions proposées est sucidaire (cf l’australie et ses lapins).

arno
2/10/2007
Modes de Traitement...
Chez moi, comme chez beaucoup, j’ai 6 poubelles (déchets verts, OM, contenants (poubelle jaune), papier, verre, encombrants). On m’explique que incinérer présente des désavantages et qu’il faut s’orienter vers d’autres modes de traitements... soit. Alors que l’on m’explique :
  l’incinération, est en dernier ressort, le mode de traitement des déchets qui n’ont pas trouvé d’autres voies de recyclage (sinon à quoi bon mes 6 poubelles) ;
  l’incinération produit de l’energie et de la chaleur, quand nous manquons de combustibles fossiles ;
  le tri et le recyclage sont subventionnés par les taxes locales (qui pour ce qui concerne la collecte et le tri ont augmenté de 6 à 10% par an depuis au moins 5 ans). Ces fonds ont donc du permettre de subventionner la voie du recyclage (et non de l’incinération, qui à ma connaissance ne bénéficie pas de subventions)... sinon à quoi bon trier. D’autre part, la règlementation des usines d’incinération a grandement évolué, avec contrainte sur les rejets, développement techniques et donc développements industriels (avec bien des emplois à la clef), fermeture de décharges. Demandons plutot aux industriels et à la grande distribution de nous permettre, gratuitement, de supprimer tout emballage dont nous n’avons pas l’usage, et ce à notre convenance, charge à lui de les traiter, et diminuons ainsi nos volumes de dechets. De grâce, laissons ce qui reste de l’industrie française et de nos bassins d’emploi s’adapter aux nouvelles normes, contraignantes, et gérer par le mode de traitement qui aura leur préférence. En d’autres termes, si tout est recyclé en amont, il n’y aura plus de déchets à bruler, ce qui satisfera ceux qui y sont opposés.
Crapaud
2/10/2007
Incinération : une solution qui a sa place

Je pense qu’il n’est pas judicieux de vouloir bannir ou trop restreindre l’incineration. Il me semble que, d’une part
  c’est un source assez perenne d’énergie
  la valorisation energétique est bonne, puisque avec les installations modernes la récupération d’énergie est presque totale
  les traitements des fumées emises sont maintenant très au point et de plus les émissions sont tres réglementées.
  on produit de l’electricité

d’autre part si on considère d’autres options, comme par exemple la production de bio gaz, ou la production de combustibles par pyrolyse, par exemple, le bilan global est moins satisfaisant du point de vue CO2 ou énergie

Je pense que l’incinération a sa place, avec des incinérateurs plutôt gros (-et non pas plein de petits-), et associès à du tri car il ne s’agit surtout pas de tout brûler aveuglement

Fred S. CCSE PSL
3/10/2007
L’incinération est l’ennemie du recyclage ! ! !

Tous les industriels sont d’accord sur ce point : IL EST IMPOSSIBLE DE RENTABILISER UN INCINERATEUR AVEC LES SEULS DECHETS NON RECYCLABLES ! !

C’est pourquoi, un peu partout en France, les déchets recyclables (papier, cartons et plastiques) sont prioritaires à envoyer dans les fours en raison de leur combustibilité, qui aide à faire brûler plus facilement les déchets organiques...

Tous ceux qui sur ces forums vantent les bienfaits de l’incinération doivent savoir qu’on peut se passer des UIOM pour gérer ses déchets, sans obligatoirement augmenter nos capacités d’enfouissement.

Grâce aux progrès techniques obtenus dans d’autres pays du monde, on peut désormais recycler les deux tiers de nos déchets et composter ou méthaniser le reste...Ceci aussi doit être dit.

FMT
4/10/2007
Ne mélangeons pas tout

Si l’on effectue un tri efficace en amont, il n’y a pas de raison d’avoir des déchets organiques (déchets verts) dans les incinérateurs, et donc pas de raison d’avoir à y mettre des cartons pour atteindre plus facilement une température de combustion suffisante...

Je ne vois pas comment il serait possible de gérer nos déchets sans augmenter les capacités d’enfouissement si on n’utilise plus d’incinérateur : les déchets non recyclables ne vont pas disparaître par magie, il faudra donc bel et bien leur trouver une place.

Fred S. - CCSE PSL
7/10/2007
C’est une question de bon sens

Il suffit juste de regarder dans nos poubelles : il y a les déchets alimentaires et autres fermentescibles qui peuvent aller dans la filière biologique (compostage et/ou méthanisation) et les déchets d’emballages, TOUS RECYCLABLES, qu’ils soient en plastique, métal, verre, papier ou carton...

Une fois ce bilan effectué, on s’aperçoit vite qu’il n’y a plus rien à enfouir ou à incinérer, et j’en ai fait moi-même l’expérience sur ma propre poubelle !

On va certainement me dire que certains plastiques comme les pots de yaourts et les sacs de caisses ne sont pas recyclables, mais c’est faux ! ! La technologie, bien que non conventionnelle, existe bel et bien, inventée en Inde et industrialisée en Australie, avec des usines en service au Japon et d’autres en projet en Europe (Allemagne, Angleterre...), mais si cela venait à se savoir, ce serait le fin des incinérateurs en France...

Jean Pierre
10/10/2007
C’est quoi ce nouveau procédé

Pouvez nous dire ce qu’est ce procédé qui mettrait fin à l’incinération inventé en Inde et industrialisé en Australie ....

merci d’avance

sam
10/10/2007
pas mal comme procédé

Je pense qu’il parle du procédé "thermofuel" développé sur les stations d’épuration d’eau (pour informations adresse du site de la société : http://thermoenergy.com/thermoFuelProcess.html) qui permet à partir des résidus solides de faire un combustible d’appoint pour les cimenteries chaufferies et mêmes les UIOM .

Un procédé qui traite également à priori, les matière plastiques tels que sacs plastiques.

C’eest un procédé intéressant qui permet de retraiter une partie de nos déchets mais très spécialisé. Un système intéressant à ne pas négliger mais un mode de traitement parmi d’autres qui ne se suffit pas à lui-même système. Là est le problème.

Celà dit chapeau pour la technologie, en particulier en utilisation sur traitement d’eau, même si l’on peut se poser la question de l’utilité de dépenser de l’énergie pour crée de un combustible liquide à partir d’un combustible solide dans le cas de sacs plastiques (bien souvent en polyéthylène soit composés de Carbone et d’Hydrogène et donc non polluants en dehors d’mision de CO2 et d’H2o comme tout combustible). Le plastique "pourri" c’est le PVC, que l’on trouve de plus en plus à la place des produits de construction traditionnels et là dans le mode de traitement de thermofuel, il faudrait un traitement du CL (responsable en grande partie dans les années 80-90 des pluies acides).....Celui-là il faut absolument tout faire pour le recycler dans la m^me structure chimique......

Fred S. - CCSE PSL
11/10/2007
Je vois que des gens connaissent...j’en suis ravi ! !

Je parlais effectivement du système Thermofuel, dont l’information est disponible sur le site ozmotech.com Mais pour ceux qui ont du mal avec la langue de Shakespeare (ils n’ont pas la traduction française, je la leur avais demandé il y a quelques mois), je conseille l’émission "complément d’enquête" diffusée sur France 2 le 14 juin 2004 (j’ai l’émission en cassette vidéo pour deux et celles que ça intéresse).

Malheureusement, Thermofuel, d’aprés les documents en anglais qu’Ozmotech m’a envoyés, ne prend pas en charges toutes les matières plastiques : les PVC, PET, PP et PS réagissent mal au procédé physique qui consiste en une pyrolyse dans un milieu sans oxygène, à 350-420 C° et 1,08 bar, ce qui entrîane une liquéfaction des plastiques, que l’on peut ensuite distiller pour obtenir du carburant diesel.Une tonne de plastiques traités donneraient entre 900 et 950 litres de caburant...je vous laisse imaginer la rentabilité du procédé dans le contexte que nous connaissons.

Le système est en fait le complément quasi idéal des filières de recyclage conventionnelles qui recyclent très bien les PVC, PET, PP et PS.

Vous comprendrez aisément que si ce système devait arriver en France, associé à une politique de tri sélectif plus rigoureuse, ce serait la mort de l’incinération...

Un grand merci à ceux qui, comme moi, sont allés (réellement ou virtuellement) hors de nos frontières, parfois à l’autre bout de la planète, pour voir comment les gens traitaient leurs déchets sans incinération...Ce sont ces précieux renseignements qui feront avancer le débat !

jean Pierre
11/10/2007
Pourquoi aller si loin

Renseignez vous en france aussi de telles recherches sont en cours et certaines ont abouties depuis quelques temps. Mais l’exotisme c’est tellement mieux.

Juste pour le fun regardez la réussite des unités d’incinération en lit fluidisé en France alors qu’il parait que c’est le nec plus ultra au japon

Mais au fait comment faites cous pour ne pas avoir plus du plastique en mélange issu de déchets ménagers contenant moins de 1% de PET et de PVC (ce sont les requetes de cette société).

Au fait une fois qu’on a du carburant on en fait quoi ?

On le met dans sa voiture pour le bruler et alors du point de vue des rejets dans l’atmosphère c’est quoi la différence avec de l’essence ou du gazole qui viennent aussi du pétrole.

Au fait on fait quoi du reste des déchets qui ne sont pas acceptable par ce process

Bref tout ça pour ça est ce bien raisonnable ?

Merci de répondre j’ai hate d’en savoir plus

Fred S. - CCSE PSL
12/10/2007
Pour conclure...

La différence semble pour moi assez importante :

En recyclant ces plastiques, on évite déjà de les enfouir (les envols de sacs de caisses, on connait dans ma région !), et on évite de les incinérer, donc de concentrer la pollution en quelques endroits où la santé des riverains serait alors menacée...

L’autre avantage, c’est que cela réduit (un peu !) la consommation de pétrole, donc la pollution supplémentaire due à son raffinage ; cela veut dire que le pétrole destiné à la chimie plastique peut encore resservir, au lieu de pomper toujours plus de pétrole brut à l’autre bout du monde...

Pour ce qui est de la qualité d’approvisionnement, et des plastiques non pris en charge par le process, j’ai la "naïveté" de croire que leur orientation vers les filières appropriées est le boulot des personnels dans les centres de tri des déchets recyclables, qui emploient, rappelons-le, 10 fois plus de monde que les incinérateurs tout en coûtant moins cher(pour la même quantité de déchets prise en charge) ; ceci aussi doit rentrer en ligne de compte quand on parle de développement durable...

Quand aux incinérateurs "à lit fluidisé", ils ont beau être "le nec plus ultra", mais cela ne résoud pas le problème des rejets atmosphériques (il y en aura toujours), des mâchefers toxiques issus de la combustion (il faudra toujours des sites d’enfouissement pour recevoir ceux qui ne pourront pas être "valorisés" en sous-couches routières), et des REFIOMs, ces poussières issues de la filtration (partielle !) des fumées, qui devront aller...en décharge de déchets toxiques ! !

Si on se décide enfin à favoriser les différentes technologies de recyclage en les associant à une véritable politique de tri sélectif et de réduction à la source, il ne devrait pratiquement plus y avoir besoin ni d’incinérateurs, ni de décharges...

Sonic
2/10/2007
Certains déchets ne sont que la concentration de produits naturels : pourquoi ne pas les "redulier" dans la nature ?

Parmi les différentes substances polluantes, on peut distinguer deux types :
  les substances créées par l’être humain et qui n’existent pas dans la nature (la plupart des polluants organiques, certains radionucléides artificiels, etc...),
  les substances qui existent dans la nature et qui ne deviennent une pollution que lorsqu’elles ont été trop concentrées par l’être humain (certains produits organiques, l’amiante, les métaux lourds,...).

Or, pour la deuxième catégorie, le juste retour à l’équilibre naturel serait évidemment de les redisperser dans la nature pour revenir à une concentration suffisamment basse : eh oui ! Cela a l’air anti-écologique, et pourtant c’est la solution qui se rapproche le plus de l’état initial.

Pourtant, beaucoup de polluants présents à l’état naturel, au lieu d’être redispersés, sont gérés dans nos pays par une démarche d’ultra-concentration en centre de stockage de déchets. Par exemple, on a coutume de résoudre une pollution aux métaux lourds en incinérant les déchets qui les contiennent et en stockant les cendres qui sont encore plus concentrées en métaux lourds. Autre exemple : les radionucléides d’origine naturelle, lorsqu’ils sont trop concentrés (je pense notamment aux résidus de mines) sont stockés de la même façon au lieu d’être épandus en très petite quantité mais sur de très grandes surfaces, ou encore au lieu d’être rejetés en mer. N’y a-t-il pas là quelque chose qui cloche : sous prétexte de voulor protéger l’environnement, on concentre encore plus ce qui était auparavant dispersé, alors qu’il s’agit d’ailleurs de polluants qui ne se dégradent jamais et dont il faudra bien faire quelque chose un jour.

On fustige les américains lorsqu’ils sabordent en haute mer leurs vieux porte-avions, mais si ces bateaux ne contiennent plus que de l’acier et de l’amiante, n’ont-ils pas raison et nous : n’avons nous pas tort, au contraire, de dépenser sur l’argent public des sommes considérables pour désamianter le Clémenceau et mettre l’amiante dans des centres d’enfouissement ?

Patrick P
2/10/2007
Déchets chimiques hospitaliers
je crois important le problème spécifique posé par les déchets envoyés par les hopitaux dans les égouts : résidus et métabolites de décomposition des médicaments (antimitotiques, antibiotiques, radioéléments..... :) éliminés notamment dans l’urine des patients, résidus de lavages et nettoyages... Le traitement de ce type de déchets est certainement difficile mais on ne peut ignorer cette question de relargage de substances parfois hautement toxiques même si elles sont diluées.
Benoit V
2/10/2007
La construction et ses déchets

Bonjour,

pour moi la question des dechets doit etre traitées dès la production. il faut créer la gestion du cycle de vie d’un produit.

permettre au entreprise de provisionner dans leur compte une somme pour la future destruction de leur production ou des batiments qu’elles construisent en vue de produire pourrait aider les entreprises et prevenir les risques liés à la gestion des dechets

Benoit

paf-78
1er/10/2007
Pragmatisme dans le traitement

Il est évident qu’il faut tout faire pour réduire la quantité de déchets produits mais le zéro déchet n’existe pas, aussi il faut aussi accepter de mettre tous les moyens en place pour en limiter l’impact et surtout ne pas se voiler la face en « cachant le produit » chez le voisin plutôt que chez soit (le fameux syndrome Niby « not in my back-yard »).Il faut aussi que les politiques endossent leur responsabilité quand il s’agit de faire appliquer de nouvelles normes (dans ce domaine, la France a régulièrement été en retard quand il s’agissait d’appliquer des décisions européennes allant dans le sens de la protection de la santé)

1. réduire à la source

déjà, peut-être, revoir pour les déchets ménagers le système de l’écotaxe sur les emballages et durcir le coût de ceux qui sont le plus difficilement recyclables . Les taxes doivent s’appliquer également aux produits entrant sur le territoire pour ne pas pénaliser les producteurs français.

taxer les particuliers au contenu ? alors là danger de décharges sauvages et de déverses dans poubelles des voisins. Se pose aussi le cas des copropriétés et donc de l’inégalité de traitement entre citoyens

Taxer au poids les professionnels produisant des déchets s’avère plus envisageable à condition de ne pas les pénaliser rapport aux produits importés

2. trier nos déchets

tout le monde en est convaincu, mais pas forcément dans l’application (et là nos politiques sont en cause). On trie les déchets ménagers et retraite de manière disparate à travers la France . Une raison simple , le coût qui se retrouve sur la feuille d’impôts locaux (« et la volonté de se faire réélire va parfois jusqu’à jouer sur ce poste ») Une solution : la taxe unique à travers la France et l’égalité de tous face aux déchets avec redistribution en fonction des besoins locaux car il coûte plus cher de traiter dans une petite unité isolée que dans des unités voisines de grandes agglomérations.

Attention le tri extrême dans un but ultra-écologique peut conduire sournoisement à des pollutions annexes (par exemple , vouloir nettoyer un contenant en plastique très souillé en produit chimique conduit à une consommation d’eau , voir de dégraissants ou détergents et à la production d’effluent liquide qui sera à traiter dans une station adaptée)

3. recycler

Bonne idée mais qui a des limites , on n’atteindra jamais le 100% :
  il faut que le recyclage du produit conduise à moins de dépenses énergétiques et moins de pollution annexe que la production d’un produit neutre
  il faut également lutter efficacement contre les délocalisations et favoriser la production locale car il en va du produit neuf comme du produit recyclé, si cela passe par l’autre bout du monde, cela induit, indépendamment de l’impact sur l’emploi local, des dépenses énergétiques complémentaires pour les transports, voir le non-respect de l’environnement dans des pays émergents qui n’ont pas les moyens de faire respecter des normes de traitement écologiques (et alors résultat négatif pour la planète)

Même pour un produit comme le carton qui se recycle bien on doit se poser des questions. Pour le bien écologique, on prône l’utilisation de la biomasse comme énergie renouvelable. Peut-on me dire la différence entre « valoriser le carton en le brûlant et utiliser du bois pour faire du carton neuf » et « recycler le carton et brûler le bois qui aurait servi à faire le carton pour produire de l’énergie ». Attention aux fausses bonnes idées dans le recyclage et dans la définition du terme recyclage. Dans les 2 cas le carton a été recyclé, soit comme combustible, soit comme nouveau carton.

4- Valoriser

Toute valorisation en dehors du recyclage doit être positive ; On ne peut plus admettre de mise en décharge que ce soit directement ou après des phases dites de stabilisation. Mme Lepage avait décider alors qu’elle était ministre d’interdire celles qui ne concernaient pas des déchets ultimes. Les politiques par souci d’économie ont redéfini les déchet ultime associé probablement aux exploitants de ces décharges . On peut définir pour les déchets ménagers , le déchet ultime comme suit produit résiduel d’une valorisation par recyclage, valorisation biologique et énergétique pour lequel il n’existe pas actuellement de traitement complémentaire raisonnable ( à savoir qui ne crée pas plus de pollution que le gain apporté).Ce produit se doit d’être stocké, inerté autant que possible afin d’éviter toute pollution sur le lieu de stockage par les eaux de pluies et d’infiltrations ou émanation de poussières ou gaz nocifs.

Attention, on ne doit pas opposer un traitement à un autre. Le compostage sur déchet brut est une aberration, il faut d’abord recyclé. Le compostage forcé consomme de l’énergie, il faut donc s’orienter vers des technologies plus évoluées dites de compostage -méthanisation afin de valoriser les gaz de décomposition et approcher d’un équilibre énergétique du traitement (car n’oublions pas toute consommation énergétique est synonyme de pollution.

Enfin tout n’est pas valorisable de manière biologique, il reste donc les refus de tri, de déchetterie , de compost (pouvant dépasser 50% du produit entrant si l’on veut un produit de qualité) ces produits peuvent subir une antépénultième étape : la valorisation énergétique dans le respect des normes de dépollution actuelles. Enfin une ultime étape à laquelle les gens ne pensent forcément la valorisation de la majeure partie des résidus de cette valorisation énergétique (ferraille résiduelle et métaux non ferreux n’ayant pu être recyclés préalablement, mâchefers utilisés en sous-couche routière, par exemple)

Il faut donc être pragmatique : limiter ses déchets ménagers et valoriser ceux qui restent au sein d’unités multifilières comportant tri, compostage -méthanisation(valorisation biologique), valorisation énergétique(ce qui permet une économie en produits fossiles tels que le pétrole) sans vouloir opposer une technique à une autre.

Si l’on veut en terminer avec le syndrome « Niby », il faut aussi contrôler et informer de manière indépendante. Traiter les déchets c’est aussi sérieux que de faire du Nucléaire. Les 2 sont utiles et bénéfiques si les site sont bien exploités. Mais en cas de dérive non surveillée çà peut donner par exemple des pollutions de nappes pour les effluents liquides (que ce soit décharge ultime, traitement énergétique ou biologique) de la pollution atmosphérique (émanation de gaz de décharges, émission d’odeurs sur centres de traitement biologique (liés à des gaz comme l’H2S),émission de fumées non traitées et polluantes en cas de panne d’unité de traitement des fumées sur unités de valorisation. Cela peut donner des « affaires Alberville » si les unités ne sont pas entretenues ou mises au normes comme cela a été le cas dans un passé récent. Tout type de traitement a son « Tchernobyl » en devenir si l’on ne se met pas les moyens de contrôle suffisant en place. Quelque soit le mode de traitement un contrôle strict se veut rassurant pour la population environnante

Il faut aussi accepter si l’on veut éviter des pertes énergétiques de mobiliser les énergies des départements en limitant les querelles de clochers ; Il faut centrer les unités de traitements sur les zones de collectes pour limiter les transports et ne pas les éloigner des zones de valorisations des produits obtenus (pour un réseau de chauffage urbain , il faut accepter que l’unité de valorisation énergétique ne soit pas éloignée des consommateurs) . De même la règle de la décharge ultime la plus proche doit être imposée qui à définir un coût unique (et chaque région doit s’engager à s’équiper de ce type de décharge et ne pas envoyer les produits chez le voisin). Il est aberrant de voir des déchets traverser la France parce que telle décharge est moins chère, le transport associé étant source de pollution.

Pour les autres déchets, déchets diffus , déchets industriels spéciaux, boues de station d’épuration (pour lesquelles l’épandage irraisonné des boues d’Achères a montré les limites de la technique avec une pollution de terrains agricoles par manque de dissémination) , il en va de même. A chaque produit sa filière adaptée et limitation à la source bienvenue.

mod
5/10/2007
d’accord, mais !
Je suis d’accord avec vous Paf-78, il faudrait des utnité de traitement suivant un bareme bien définit par exemple 1 par ville ou groupement ou collectivité de plus de 15 000 habitant par exemple. Mais quand à faire payer les industrielles je n’y crois pas car ils répercutent toujours sur les consommateurs les frais qu’on leur impose !
CO2 mon amour
30/09/2007
incinération : Oui sous condition
L’incinération a toute sa place dans le traitement des déchets... Mais pas n’importe comment. Si elle intervient apres la prévention, le recyclage et que l’instrument est au normes, alors l’incinération se justifie, surtout s’il y a récupération d’énergie . Ces différentes étapes sont complémentaires et pas forcement en concurrence.
Claire
1er/10/2007
incineration et dioxine

A l’heure où tout le monde panique sur le nucléaire, une énergie somme toute plus écologique que bien d’autres, il faudrait m’expliquer pourquopi personne ne semble s’inquiéter des dioxinnes émises par des incinérations mal conduites... Pourtant c’est un problème de santé publique avéré.

Il me semble qu’on sait faire des incinérations qui ne produisent pas de dioxine -ça coûte plus cher- et ça ne me choque pas de payer un peu plus pour que ma planète se porte mieux. La seule chose qui m’importe c’est que tout le monde le fasse de façon équitable. Alors oui pour une réglementation draconniènne, même si ça fait raler tout le monde : ça oblige à modifier nos comportements.

Noincinérator
4/10/2007
les dioxines

personnes ne se souci des dioxines par ce qu’il y a une désinformation sur les dangers des incinérateurs

par ce que les gens ne sont pas informés et par ce que ça permet de cacher nos déchets et de ne plus les voir

et souvent les incinérateurs sont construits en bord de ville et loin des yeux (loin du coeur)

mais 10 km autour comme par hasard les cancers augmentent

paf-78
7/10/2007
méconnaissance du sujet

désolé mais visiblement vous avez été désinformé.....

Oui , il y a quelques années les incinérateurs ont été responsables d’émissions de dioxines en grande quantité au m^me titre que les unités de compostage ou les décharges pouvaient cracher leurs rejets aqueux dans la nature et polluer les nappes

Longtemps la France a été un mauvais élève de l’Europe dans ce domaine....

Mais aujourd’hui de très gros progrès ont été fait. Les unités "pourries" ont été fermées (pas forcément les décharges ? ? ? ?)et des normes strictes sont à respecter. Ce n’est cependant pour celà qu’il prôner l’incinérateur à tout va. L’incinération a sa place dans une chaîne de traitement multifilère comportant des unités modernes de compostage méthanisation, des centres de tris, du recyclage....etc... Et surtout, une réduction à la source car c’est la seule solution si lo’n ne veut pas polluer...

mod
29/09/2007
Incinérer intelligement utile

Je n’ai jamais compris pourquoi on se contente de bruler les dechets, maintenant les explications sitées sont claires. Et pourtant,

Lorsqu’en France on commençait à demander aux francais de trier leur déchets c’était le verre puis le carton sans qu’aucune administration n’emboite le pas ou montre l’exemple à mon fort étonnement. En plus il fallait laver nos contenant (pot de yaourt, conserve..). Alors qu’il suffit simplement de prendre les allemands en référence puisqu’ils ont une avance considérable sur nous. Eux distinguent déjà les DECHETS ORGANIQUES (nos restes de mangers) des autres déchets et moi c’est toujours ce que je revendique lorsque j’en parle autour de moi. Car avec ces dechets on fait du BIO GAZ qu’on peut revendre, du COMPOSTE qu’on peut revendre ! Même les Polonais le font. Alors pourquoi pas nous ? !

En triant à la base (chez nous) ces 2 types de déchets, on a déjà évité des combustions nocives (rejet dans l’atmosphere) par les centrales d’incinération et des restes qui ne brulent pas et qui finissent enfouits ! C’est par là qu’il faut commencer ! Le reste on sait faire ! trier le verre ça marche ! le métal c’est fait en usine automatiquement !

En Martinique, à Fort de France il y a une immense décharge à ciel ouvert et alors qu’on est sur une ile, les dirigeants veulent enfouir ! NON ! STOP à la bétise ! Le prix du m² est cher et en plus on veut soulever le tapis pour y mettre les déchets ! NON ! Des initiative comme dans la commune du ROBERT où une usine BIO GAZ est construite permet de créer de l’énergie à partir des déchets organiques et ça C’EST MIEUX ! c’est ce qu’on devrait avoir dans chaque région de France.

Le tri des cartons et des papiers se développe tant mieux que mal dans les entreprises mais pas chez les particuliers ! Pourquoi ? Parce que les conténaires mis à notre disposition sont ridiculement étroits. Et en plus ils mélangent conserves papiers et emballages plastique et pas tous les plastiques bien sure (pour bien compliquer encore le truc !). STOP les bétises ! Il faut un conténaire Papiers un pour le métal un pour les plastiques et laissons faire les pros du tri plastique en usine ! 9a les soulagera de n’avoir plus que ça à faire ! Car moi personnelement je sais trier sans réfléchir ce qui est : organique, verre, métal, papier mais qu’on ne me demande pas de cotiser plus pour payer moins le traitement des déchets (soit disant) alors qu’on ne me donne pas les équipements pour ça !

Merci pour ceux qui sont allés jusqu’au bout.

pat
3/10/2007
l’exemple martiniquais
Vous avez raison ...La martinique finissait par devenir une immense décharge à ciel ouvert...et l’on ne peut que se féliciter des décisions prises par les politiques locaux même s’il y a encore à faire avec les déchets industriels..On pourra citer les diverses actions suivantes montrant qu’il n’y a pas qu’une solution unique avec collecte des carcasses de voitures (et il y en avait.....), tri et 2 unités de traitement des déchets ménagers :
  unité de compostage-méthanisation au Robert (que vous citez)
  unité d’incinération des déchets ménagers avec production d’électricité à Fort de France (part non négligeable dans la production électrique de l’île)
CH4CO2
28/09/2007
Place de l’incinération ? Plus guère d’actualité, la hiérarchie a répondu

"Décider de la place de l’incinération parmi les différents modes de traitement"

Cette question ne semble plus guère d’actualité.

Il est clair, et l’Union Européenne l’affirme dans la révision en cours de la Directive cadre déchets, qu’il faut :
  d’abord prévenir la production de déchets (c’est à dire la transformation de produits en déchets ou la fabrication de produits appelés à devenir déchets)
  puis réutiliser les produits (avant qu’ils ne deviennent déchets ou même après)
  puis récupérer de la matière par recyclage
  puis valoriser sous les autres formes ce qui peut l’être encore
  enfin éliminer ce qui reste.

Il faut donc, selon la hiérarchie de traitement des déchets bruxelloise, notamment récupérer l’énergie des déchets qui restent après prévention, réutilisation et recyclage. Cette décision a pour but d’économiser les ressources. En effet aprés la phase de recyclage matière, il reste une part non négligeable des déchets et celle-ci contient de l’énergie (autant que 200 à 250 litres de fuel dans une tonne de déchets).

La décharge, qui offrirait la seule alternative technique à la valorisation énergétique, ne doit venir qu’ensuite pour les déchets qui ne peuvent plus faire l’objet de valorisation ni sous forme de matière ni sous forme d’énergie.

L’incinération et la co-incinération sont des moyens efficaces et éprouvés de récupérer cette énergie. Leur place dans la hiérarchie de traitement est bien claire dans la réglementation européenne.

Basile
28/09/2007
la valorisation des déchets
Un texte remarquable existe sur le sujet il s’agit du livre de Dany Dietmann Maire de Manspach qui s’intitule Déchets ménagers, le jardin de l’impostures. aux éditions l’Harmattan. Ce livre relate la mise en place de la réduction des déchets grâce à la pesée embarquée. Ils sont passés de 390 kg/hbt/an en 1991 à103 kg/hbt/an en 2004. Et prouve que le bon sens et la ferme volonté de mettre en œuvre sont couronnés de succès.
d’avalie noi...
28/09/2007
A quoi sert l’incinération

« Décider de la place de l’incinération parmi les différents modes de traitement »

Le débat n’a bien sûr pas lieu entre l’incinération et le recyclage ou le compostage (individuel ou sur plateforme). Tout le monde est d’accord pour faire du recyclage plutôt que de l’incinération. Le débat a lieu entre l’incinération et le Centre d’Enfouissement Technique, car le CET représente encore le « traitement » de plus de 35% des déchets.

1) A quoi ça sert, l’incinération des déchets ?

Dans l’état actuel, ça sert à ne pas mettre en Centre d’Enfouissement Technique. Ça sert à réduire les volumes. Si on considère qu’un hectare de CET accueille environ 30 000 tonnes, comme environ 13.5 millions de tonnes sont incinérées tous les ans, cela représente une économie de 450 ha/an. Pourquoi croyez vous qu’il n’y ai que de l’incinération dans les pays du Nord, comme au Pays-Bas, par exemple ? C’est que dans ces pays, où la densité de population est plus importante, 450 ha/an, ça compte vraiment...Continuer d’ouvrir des CET est une aberration environnementale, même s’ils sont mieux contrôler. A moins de croire, comme Madame Voynet (que j’aime beaucoup par ailleurs), que les CET sont réversibles, c’est-à-dire que dans quelques années, nous irons rechercher ce que nous y avons enfouis. Accessoirement, il faut aussi signaler que si les gaz sur les CET ne sont pas récupérés et traités (comme c’est le cas sur beaucoup de CET), le CH4, donc le méthane libéré a un pouvoir 20 fois supérieur en Gaz à Effet de Serre que le CO2.

2) la production d’énergie

La production d’énergie par l’incinération représente la deuxième source d’énergie renouvelable, en France, derrière les barrages hydroélectriques. Une tonne de déchets équivaut à 240 litre de fioul. Ce qui est mis en décharge aujourd’hui représente la puissance de plus de 2000 éoliennes. Et il s’agit bien d’énergie renouvelable, puisque un réseau de chauffage urbain raccordé à une usine d’incinération bénéficie d’une TVA à 5.5%. A noter ce calcul intéressant fait il y a quelques années par Alain Cabannes, à l’époque délégué général d’Amorce : Si votre usine s’incinération produit uniquement de l’électricité, alors la collecte du carton en tri sélectif a toute sa place. Si au contraire l’usine d’incinération est raccordée à un réseau de chauffage urbain, alors il vaut mieux incinérer le carton. Comme quoi, arrêtons là les dogmes et essayons d’être un peu pragmatiques.

3) la pollution

Eliminons tout d’abord le CO2 : Il ne s’agit pas ici de libérer du CO2 fossile, comme pour des centrales à charbon ou à fioul.

Sur les dioxines : Faut- il rappeler qu’elles résultent d’une mauvaise combustion de produits contenant du Chlore, comme, par exemple, le NaCl (sel de mer). C’est ainsi que le plus vielles dioxines ont plus de 3000 ans. On trouve des dioxines partout, dans le lait maternel, de nombreux aliments, indépendamment de la présence ou non d’un incinérateur. Les incinérateurs sont soumis, depuis le 28 décembre 2005, à une obligation de rejeter moins de 0.1 ng/Nm3. L’ensemble des incinérateurs aux normes produisent moins de dioxines que les feux de cheminés. J’avais essayé de faire un calcul : l’incinération des déchets d’un mois correspond à fumer une cigarette par mois (et dans une cigarette, ce ne sont pas les dioxines le premier facteur de cancer). C’est à la fois peu et beaucoup. Mais pas sûr que cela mérite des manifestations de rue contre les incinérateurs. Enfin ce débat n’a plus lieu depuis longtemps en Allemagne ou d’autres pays du Nord, pourtant cités régulièrement en exemple : le respect des normes européennes correspond à un risque quasi nul. Je vous invite aussi à lire la documentation d’AMORCE sur ce sujet.

4) Quels intérêts financiers ?

Car tout est là, finalement. En moyenne, le Centre d’Enfouissement Technique est aujourd’hui à 60 €/t, tandis que l’incinération autours de 85 €/t. Aucun élu n’ayant intérêt à augmenter les impôts de ses concitoyens, bien peu d’élus sont favorables à l’incinération. De plus, la rentabilité financière d’un CET est bien meilleure (autour de 9% pour un CET, contre 3% pour une UIOM), avec un retour sur investissement beaucoup plus court. Plus cher pour le contribuable, moins intéressant pour les groupes (SITA, VEOLIA..), l’incinération est donc la cible idéale pour de belles manipulations sous couvert d’écologie.

5) Moratoire ?

Cela sous entend que l’on ne fait plus rien et que l’on attend. Quoi ? On ne sait pas. Le tri sélectif augmente, les tonnages collectés en déchetterie augmentent, les tonnages envoyés à l’incinération ou en décharge diminuent. Et c’est très bien ainsi. Mais les CET arrivent à saturation sans être renouvelés et les usines d’incinération vieillissent. Et il y a toujours 250 à 300 kg/an/hab à traiter. Déjà, certains déchets parcourent 150 à 200 km pour être traités. Jusqu’où ira-t-on ? Faut-il rappeler que le secteur des déchets est le troisième pour le transport routier. Quelle production de CO2, que de gaz-oil gaspillé, que de routes abîmées...

Plutôt que de proposer un moratoire, il faudrait proposer le remplacement progressif de toutes les installations de traitement pour maintenir la capacité globale de traitement, avec des distances à parcourir pour les déchets qui ne soient pas supérieures à 50 km. Et remplacer, dans la mesure du possible, c’est-à-dire quand la masse de déchets à traiter est suffisante, les CET par de l’incinération.

Noincinerator
3/10/2007
ne pas confondre incinération et énergie renouvelable

le chlore des dioxines ne provient pas du sel de table ou du sel des aliments mais plutot de la combustion des PVC (polyvinylchloré) et autres hydrocarbure polycycliques

les dioxines et furanes sont les matières les plus toxiques au monde après les éléments hautements radioactifs ils restent dans le sang et le corps ils sont responsables de nombreux cancers et de malformation chez le foetus, d’infertilité .....

c’est pire que le mal que l’on souhaite traité

et concernant le terme d’énergie renouvelable, je m’y oppose, elle n’est pas renouvelable, puisque elle n’est pas intrinsèque à notre écosystème

la terre et l’homme ne produisent pas naturellement du PVC et autres matières plastiques

encore un marchand d’incinérateur qui se balade sur le site

Dominique T
4/10/2007
Qui est le marchand ?

Il n’est pas question de vendre un incinérateur.

Il n’est question que de juxtaposer les filières à bon essient.

Le but de l’incinération n’est pas de brûler du PVC. Il se trouve que l’on met tout et n’importe quoi dans les incinérateurs. Et pour cause : il n’y a que dans les incinérateurs que les contrôles et la maîtrise des rejets sont réels et efficaces. (Quid des farines animales incinérées légalement dans les centrales à charbon outre Rhin sans aucune mesure des chlores, dioxines et furanes ; quid des rejets acqueux des centres de tri ou des décharges).

L’incinération a d’autres interêts, et n’empêche absolument pas d’être intelligent et de développer toutes les valorisations possibles. Notamment un centre de tri ou un équarisseur est bien content d’être proche d’un incinérateur et vice versa.

L’optimisation est antinomique à l’exclusion.

Enfouir des déchets compostables, méthaniser des déchets azotés, sont autant de gâchis qu’incinérer des plastiques.

Dans le sens où : l’on incinérerait que ce qui n’aurait pas pu avoir d’autre destination et/ou qu’il s’agisse de déchets ’à risque sanitaire’, alors dans ce sens l’incinération est bien "renouvelable" et surtout "valorisante".

Tout réside dans le tri, la proximité, l’organisation et surtout la concience et la citoyenneté.

Noincinérator
4/10/2007
oui le tri

en effet le tri est la solution

mais qui controle ce qui est brulé dans les incinérateurs ?

Dominique T
8/10/2007
Contrôle

Réponse => Théoriquement la DRIRE

Malheureusement c’est une administration qui n’a pas le vent en poupe.

Les crédits sont prioritairement attribués aux organisations novatrices, ou plus précisément l’Etat préfère soustraiter à des privés (Inéris...)

d’avalie noi...
4/10/2007
PVC

Les bouteilles d’eau ne sont plus en PVC depuis quelques années déjà. les dioxines furannes existaient bien avant les plastiques, puisqu’on en retrouve dans de l’ambre vieux de 5000 ans. les incinérateurs doivent désormais respecter des normes strictes sur la production de dioxine, normes qui sont respectées sur l’ensemble du territoire européens, et qui ne font plus débat depuis longtemps dans les pays nordiques, réputés pour être plus écologiques. D’accord pour supprimer tout ce qui tue en France (accessoirement, il n’a pas été prouvé que les incinérateur soient responsables d’un seul mort) : les piscines privées, les voitures, la cigarette...

Le débat ne se situe pas entre le tri et l’incinération mais par rapport au CET. Il vaut toujours mieux produire de l’énergie( même si le terme de "renouvelable" est peut-être abusif) que d’enfouir des déchets.

Enfin perdu, je ne suis pas un marchand d’incinérateur. Par contre, vous êtes peut-être un marchand de CET, beaucoup plus rentables pour les groupes Véolia, Sita et cie. Merci pour eux de faire leur travail et de vous laisser manipuler...

Sapiens
11/10/2007
La partie biomasse des déchets est source d’énergie renouvelable

La partie biomasse des déchets est source d’énergie renouvelable.

Vous vous y opposez mais c’est écrit dans une directive européenne. C’est la loi.

Bernard
13/10/2007
il faut êter clair...
...l’incinération en fin de système d’élimination, pourquoi pas, nos voisins européens ne nous ont pas attendu pour le pratiquer. La vraie question est : veut-on vraiment diminuer la part de nos OM ? Dans l’affirmative, la solution du tri des fermentescibles s’impose naturellement de manière évidente. 33%de nos poubelles selon la plupart des observateurs (ADEME,...). Bien sûr, la rente accordée aux puissants industriels à travers la "valorisation de nos déchets" va se tarir. Ceux-ci planchent déjà, rassurez-vous sur la manière de rendre ce tri payant (pour eux). Un retour à une gestion publique de nos déchets doit voir le jour. Elle est déjà initiée dans de nombreuses communes et communautés de communes. Un moratoire pour l’incinération est bien le moins que puisse assurer l’état en attendant des propositions concrètes de réduction à la source.
Page(s) : 1 | 2 |3 |4 |5 |6 |
République Française   |   SIG © 2006   |   Infos site