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Promouvoir une économie circulaire et de fonctionnalité
Message écrit le 28/09/2007 par Groupe 6 du Grenelle de l’environnement

  Faire mieux connaître les premières expériences déjà engagées en matière d’économie de fonctionnalité. Ces expériences concernent pour partie les relations entre entreprises (fourniture de services de chauffage, de pneumatiques, de photocopie,..) pour partie les relations entre entreprises et consommateurs (fourniture de textiles, bâches, vélos...)

  Faciliter le développement d’une économie de fonctionnalité. Un groupe de travail regroupant des experts et représentants des organisations syndicales, des entreprises, des associations de consommateurs et des pouvoirs publics devrait être mis en place afin d’identifier les freins à la mise en place d’une véritable économie de fonctionnalité et d’en évaluer le potentiel de développement. La généralisation d’informations pédagogiques sur l’impact environnemental des produits (de type bilan carbone, analyse du cycle de vie ou empreinte écologique) et la possibilité de moduler la fiscalité en fonction de cet impact constituent en toute hypothèse un cadre général propice au développement d’une économie de fonctionnalité. Cette action fait consensus au sein du groupe de travail.

  Promouvoir une véritable économie circulaire notamment en systématisant les analyses des flux de matières à l’échelon des territoires, dans le cadre d’actions impliquant les collectivités territoriales, les services de l’Etat, les organismes consulaires et les entreprises, et tenir à jour des bases de données de flux (« places de marché » des déchets industriels).

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Les réponses à ce message (37) Classer par sujet, inverse Classer par sujet
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Thierry RASTELLO
14/10/2007
accompagner le développement du commerce équitable
Le GT n’aborde pas la question du commerce équitable qui mériterait d’être favorisé au détriment du commerce plus conventionnel dans lequel les grandes surfaces pressurisent leurs fournisseurs pour baisser les prix... Quel commerce correspond-il le plus au développement durable que l’équitable ? pourquoi ne pas obliger un taux de produits issus du commerce équitable dans les grandes surfaces ?
Ludo
14/10/2007
Développer les cultures d’agrocarburants 2è Génération
Développer les cultures d’agrocarburants 2 è génération en respectant la biodiversité (Un grand enjeux est de réconcilier biodiversité et production d’agrocarburants). Il y a là des créations d’emploi localement, qualifiés et non délocalisables.
Pascal E.
13/10/2007
Retour aux sources

Le retour à l’économie circulaire de proximité, modèle qui a toujours prévalu sauf ces quelques dernières années, est inéluctable. Il s’opèrera dès lors que l’énergie aura retrouvé un prix significatif et ne pourra plus être dilapidée dans des espériences type "mondialisation générale et débridée des échanges commerciaux". Ceci arrivera au plus tard dans quelques dizaines d’années, du moins en Europe qui ne dispose plus que de très peu de ressources énergétiques fossiles.

Autant anticiper le mouvement donc.

Le modèle présenté par votre proposition me convient complètement. Seule remarque : ici comme partout, la fiscalité a intérêt à être majoritairement appliquée par l’amont (prix des énergies riches en CO2) plutot que par l’aval (taxes sur produits manufacturés). De ce fait, l’optimisation en fonction du bilan carbone se fera naturellement car elle sera directement corrèlée à l’optimisation économique du bien ou service.

La régulation par l’analyse des flux sera bien entendu un elément essentiel. Maintenir le principe de gestion de proximité des déchets parait à ce niveau essentiel. Le retour à l’économie circulaire se fera notamment par leur réelle valorisation matière (réutilisation idéalement).

stephane
12/10/2007
c’est fondamental
Moins mais mieux et durable ! ! ! ...quitte à être un peu dépossédés des objets...ce qui compte c’est le service qu’ils rendent.
Michel
12/10/2007
Information encore et toujours !
D’accord pour l’analyse du manque d’information ! De la part du citoyen comme des professionels ! ATTENTION : Si sur internet on ne trouve que des sites etrangers qui font cette information, l’acquereur achetera automatiquement "étranger" ne sachant pas ce qui se fait chez nous ! Il faut informer, informer et informer ! Nous vivons la societe de l’information !
Philippe Micheaux
12/10/2007
L’économie circulaire nécessite une culture du tri et du recyclage

La notion d’économie circulaire est très liée à celles de ressources et de déchets, de tri et de recyclage. Au niveau individuel, on peut constater que ça ne marche pas vraiment, puisqu’un grand nombre de matières qui pourraient être réutilisées sont jetées alors qu’elles pourraient constituer des ressources. Il en est de même dans de nombreuses entreprises, qu’il s’agisse des entreprises de service ou des administrations, qui ne produisent pas de matériels, mais qui consomment et rejettent des matières. C’est également le cas pour de nombreuses industries.

Voici 2 suggestions pour aider à la création d’une culture du tri, du recyclage et de la réutilisation :
  il faut rendre le tri et le recyclage de certaines matières (entre autres papiers, plastiques, métaux et cartons à boisson, etc.) obligatoires à l’échelle nationale, non seulement pour les ménages, mais aussi pour les entreprises et les administrations. Cela nécessite de disposer de systèmes de collecte efficaces et de centres de tri en nombre suffisant.
  la responsabilité des producteurs et l’obligation de reprise doit être étendue à un plus grand nombre de matières (pas seulement les DEEE, lampes et piles. Merci au passage à l’Union européenne d’avoir rendu ces normes obligatoires dans toute l’Europe).

Anne DUBOSC
12/10/2007
La finance solidaire, un instrument du développement durable en France
Les organismes (NEF, crédit coopératif, etc) qui financent actuellement des projets de création d’entreprises, de petite ou de moyenne ampleur, qui se montent sur le territoire français, considèrent que les projets sont éligibles au financement solidaire dès lors qu’ils préservent ou créent des emplois, qu’ils participent au développement économique en zone rurale, qu’ils mettent en avant l’environnement et le développement durable, ou encore qu’ils favorisent l’implication locale ou le projet collectif. Inspirons-nous de leur grille d’analyse et développons ce mode de financement au service d’un modèle économique plus durable.
Elise LE BOURDONNE...
11/10/2007
Réinstaurer les consignes
Dans plusieurs pays d’Europe du Nord, les consignes sont largement mises en place dans les grandes surfaces. Bouteilles en verre, supports en polystyrène... sont consignés par le magasin et réutilisés. Je n’ai pas fait les calculs mais je suppose que le bilan environnemental est ici encore meilleur que lorsque l’on trie les déchets. ... Pourquoi ne pas imposer ce dispositif aux industriels et distributeurs français, avec un délai d’adaptation ? On serait bien là dans une économie de fonctionnalité : les packaging sont des contenants que l’on peut réutiliser plusieurs fois pour un même usage ; à contrario de l’économie "kleenex".
françoise
13/10/2007
commencer par les produits laitiers ?

Le temps n’est pas si loin où nous allions chercher nos yaourts en ramenant les consignes, nos soda en ramenant les bouteilles...

La contrainte ne serait pas énorme pour le consommateur, la gestion peut-etre un peu plus difficile pour les "vendeurs" notamment pour les hypermarchés qui ne sont construits que dans un optique de déversement de leur marchandise dans les caddies des clients , jamais dans une optique de récupération ( mais après tout je ne serai pas contre ne serait-ce qu’un petit affaiblissement de ces monstres des temps modernes qu’ont générés les sociétés de consommation ! )

Mais comment trouver le moyen "économique" de favoriser ceux qui privélégient la récupération ? Peut-on de façon réaliste imposer la consigne dans les entreprises Française sans affaiblir leur compétitivité ?

Peut-etre effectivement en commencant comme vous le suggérez par les produits où la consigne est possible et où la fabrications est de fait à proximité du consommateur ( ex : yaourts et pruits laitier ,un bref regard dans mon frigidaire m’ayant permis de le vérifier )

Patrick Brindejont
10/10/2007
réduire le nombre des déchets electroniques et la facture associée
Chacun dans sa vie va utiliser successivement, voire parallèlement plusieurs téléphones portables, entre 40 et 100 probablement, en changeant tous les 1 à 2 ans. Hors les chargeurs sont tous incompatibles entre eux ! Une 1ere mesure serait d’exiger une inter-opérabilité à court terme de ces chargeurs avec tous les téléphones via une normalisation à établir de sorte que chacun puisse utiliser un seul chargeur pour plusieurs téléphones. Idem pour les chargeurs qui se branchent sur les allumes-cigares. Gain : moins de chargeurs à la poubelle et des téléphones un peu moins chers, et moins d’agacement chez les consommateurs. cela permettrait aussi d’avoir des chargeurs universels utilisant l’énergie humaine lorsqu’on est en randonnée, loin d’un réseau électrique (avec manivelle par exemple, ça existe déjà). Difficulté : faire accepter une norme par tous les constructeurs.
Yann
10/10/2007
Décroissance ?
Le modèle capitaliste classique ("pur") repose sur la disponibilité illimitée des matières premières, la conquête perpétuelle de nouveaux marchés, et l’absence de responsabilité d’un producteur concernant le cycle de vie de ses produits. Dans un monde surpeuplé, où l’accès aux matières premières est de plus en plus difficile, et où les déchets de toutes sortes s’accumulent dans les milieux naturels, il faut revoir entièrement le modèle économique. Tout le reste n’est que cosmétique. Dans le système actuel, on prospère en produisant le plus possible, en consommant le plus possible, en jetant le plus possible. Il n’est actuellement dans l’intérêt économique de personne de se comporter de manière responsable. Nous ne parviendrons pas à changer le monde tous seuls, il faut faire valoir notre point de vue à l’UE, à l’OMC, aux Nations Unies. Les mesures que vous proposez sont un premier pas dans la bonne direction, mais ne suffisent pas, loin s’en faut.
Sylvain Poirier
10/10/2007
Taxer les matières premières

Si on passait à une fiscalité environnementale comportant des taxes sur les extractions matières premières et les importations de matières (et produits suivant leur contenu matériel) vers la zone de taxation, cela augmenterait d’autant la valeur marchande de tous les objets suivant leur contenu matériel, et inciterait naturellement tous les acteurs à les réutiliser au lieu de les jeter. Cela constituerait donc un moteur important à la transition vers une économie circulaire et de fonctionnalité. (Le passage à un tel régime nécessiterait, pour être équitable, de taxer les stocks à la date de son instauration).

Il y a seulement une question que je me pose à ce sujet : alors qu’il est naturellement facile de poser une taxe à l’extraction du carbone fossile du fait de la nature assez facilement repérable de ses gisements, il risque d’y avoir d’autres matières plus difficiles à taxer à l’extraction du fait qu’elles seraient faciles à trouver un peu partout...

Voir mes réflexions sur les moyens économiques de protéger l’environnement http://spoirier.lautre.net/pacte-ecologique.htm

Valérie
13/10/2007
et ce qui est fait avec !

Cela revient à la fiscalité environnementale, mais à notre époque personne ne réfléchit aux matières qui ont servi à fabriquer des objets conçus comme jetables :

- les bouchers, charcutiers servent dans des barquettes en plastique sans même y penser. Les parents à l’occasion des anniversaires d’enfant utilisent très souvent de la vaisselle jetable sans même y penser, c’est sûr, les enfants adorent, ils sont bien décorés, mais quelle utilité ? ?

— > Je propose que tout le jetable soit plus cher.

- Pareil pour plein de choses, les vêtements, jouets...

- Et évidemment quand la matière est plus cher, cela incite à la réutiliser, voire recycler...

Georges Koussouros
9/10/2007
Développer la vente à distance

   Le transport individuel des marchandises (transport de nourriture dans son coffre de voiture...) n’est pas pour optimiser à la fois la consommation énergétique des véhicules de transport et l’utilisation de voix de circulations.
   En revanche une camionnette qui ne fait qu’une fois le retour à son lieu de départ après avoir livré de nombreux points est bien plus intéressant.

   De même l’achat sur place demande une surface au sol plus importante de stockage de marchandise (espace de présentation, limite de hauteur des rayons de marchandise, aménagement de voix de circulation pour u population importante d’acheteur de rrière leur chariot...) même si l’on peut multiplier les étages dans un bâtiment qui doit être chauffé.
   En revanche un seul livreur peut récupérer les articles commandés à distance dans des entrepôts bien plus dense en marchandise dans un bâtiment faiblement chauffé avec de plus une couverture de bâtiment moins importante par rapport au volume de stockage (rayon continu de plus de 10 mètres de hauteur avec un chariot programmé pour récupérer les objets)

Pour ces raisons simples d’optimisation logistique il est intéressant de favoriser plus l’achat par correspondance avec des incitations organisé par l’Etat Que pourrait on imaginer ?
   Favoriser des prêts avantageux pour les entreprises investissant dans des équipements de vente à distance,
   Imposer un pourcentage minimum des dépense de ménage en achat à distance par rapport aux achat sur place (accompagné d’un formation sur l’achat à distance)
   Obliger toutes les grandes enseignes ayant plus de 100 salariés à la mise en place d’un numéro vert et d’un pourcentage de personnel pour l’assistance au téléphone et au comptoir à la vente à distance
   Obliger les service de livraison à l’utilisation de véhicules faiblement polluant
   Contrôler les abus dans les tarifs de livraisons

Essayons de lister ensemble toutes les mesures permettant de développer la vente à distance

Georges Koussouros Inventeur Freelance 09/10/2007

lemenio
11/10/2007
Repenser le mode d’acheminement des marchandises de la grande distribution

Nos schémas de pensée sont à revoir, notamment en ce qui concerne le mode d’acheminement vers le consommateur des marchandises diffusées par la grande distribution.

L’internet peut donner les moyens d’inverser les habitudes des consommateurs pour que la vente à distance devienne un principe de fonctionnement de la grande distribution (notamment pour les marchandises non périssables).

Aujourd’hui, tout un chacun va faire son ravitaillement en voiture auprès des grandes surface et imagine difficilement pouvoir faire autrement.

Le temps est peut-être venu de tout remettre à plat pour que progressivement ce soit les marchandises qui arrivent directement aux consommateurs alors qu’aujourd’hui c’est toute la France qui se rend en voitures individuelles à la grande surface.

Au global, les véhicules de livraison des marchandises commandées par internet remplaceraient avantageusement la déferlante de voitures qui remplissent les parkings des grandes surfaces.

Parallèlement, il conviendrait de réimplanter la distribution des produits frais à peu de distance des habitations afin de pouvoir y faire ses courses à pied (donc sans avoir à utilser la voiture).

Naturellement, des mesures d’incitation seraient à prévoir pour engager la grande distribution à s’adapter.

Au final on réaliserait des économies d’énergie en réduisant le nombre de véhicules servant à assurer le ravitaillement.

LEBIGOT Alain
9/10/2007
pour un nouveau mode de travailler
un constat d’évidence que j’ai une fois de plus vérifié ce matin. Autoroute A7 péage de Lançon de provence, des centaines de voitures accumulées avec 1.5 pers/voit (embouteillage sans gravité 20 min de perdues). La solution covoiturage que j’ai recherché impose de se caler dans des horaires rigides . Chaque jour, faute de transport en commun efficace je fais 2X75km par jour (2h15 de perdue) pour faire acte de présence à mon travail (laboratoire de recherche universitaire). Je me retrouve seul souvent devant un ordinateur. Ma présence pourrait en moyenne être nécessaire 2 jours sur cinq. Le reste de mon action pourrait être effectué chez moi sans me déplacer . Je pourrais travailler plus (temps de transport inutile) pour gagner plus (essence péage usure de la voiture) à salire égale. Cette situation concerne des centaines de personnes du tertiaire et davantage encore demain. Contrôler le travail ne pose aucun problème et de moins en moins avec les ordinateurs qui permettent une mémorisation à la seconde (nous échangeons entre universitaires et étudiants de PACA sur un bureau virtuel). Le travail que j’effectue le soir ou le samedi et dimanche est parfaitement mesurable. Economie de temps, économie d’argent (facture pétrolière en large baisse), moins de pollution, moins de besoin de surface de bureaux repensés pour des temps en commun plus efficaces (réunion, travaux d’ateliers etc....) et à terme pourquoi pas diminution fortes des projets des voiries ou au moins plus de création en faveur de transports en commun propres. Tous ces travailleurs qui libéreraient les voies de communication permettraient immédiatement à tous ceux qui sont obligés d’être présents sur leurs lieux de travail de gagner un temps précieux . Ne parlons plus de pointage ridicule (manque de confiance du paatron sur ces employés) , il suffit de repenser le travail en évitant tous les déplacements et les temps de présence inutiles sur le lieu du travail. Mesure simple, applicable demain qui peut générer un changement environnemental considérable, repenser l’urbanisme et une architecture des lieux de travail adapté aux nouvelles technologies. Cordiales salutations
Anonyme
11/10/2007
Utopie

Bonjour

Je suis d’accord avec vous sur bcp de points. Travailler chez soi pour faire des économies financièrement et économiquement parlant peut être une bonne solution.

Le problème avec toutes les solutions proposées sur ce site et par les divers groupes de travail, c’est que certains lobbys n’accèpteront jamais de voir leurs marchés egratignés à cause de telle ou telle considération liées àl’écologie.

-Gros céréaliés et semenciés -Pétroliers et constructeurs auto -Fabriquants d’électronique grand public -Fabricants d’emballages - etc...

Tout le monde le sait, la seule manière de ne pas aggraver les choses (car sauver la planète n’est plus d’actualité ! !), c’est de moins consommer ! ! Ce qui est une érésie vis à vis du système économique tel qu’il existe aujourd’hui à travers le monde.

Je suis encore pessimiste. Parler d’écologie au gens ou aux entreprises en leur listant les contraintes économiques que cela va engendrer et on vous ignorera ou on vous rira au nez. Dites leur que l’écologie peut éventuellement leur faire gagner (ou économiser)de l’argent et vous verrez leur pupille se dilater et le sourire apparaitre sur leur visage. C’est la réalité malheuresement ! C’est comme cela qu’on en est venu à faire croire au gens que les agro-carburants sont une vrai alternative. Aberrant ! !

Votre idée de départ est bonne, comme bcp d’autres mais elle n’aboutira pas car les contraintes économiques qu’elles engendreront pour une petite mais puissante minorité se dresseront comme une barrière infranchissable.

BEUQUE nicolas
12/10/2007
teletravail
Dans les débats sur le réchauffement climatique, peu de monde cite le télétravail comme un moyen efficace de limiter les déplacements et donc les rejets de gaz à effets de serre. l’ Etat, pour lequel je travaille par ailleurs devrait montrer l’exemple et mettre en place une experimentation d’envergure au sein de ses services : le télétravail pour ses agents lorsque c’est possible. Nous sommes pourtant nombreux à venir tout les jours au bureau pour traiter du dossier sans bouger de notre siège. Nous pourrions aisément le faire de chez nous. Dominique de Villepin avait d’ailleurs commander une étude sur le sujet récemment. Je pense que cela pourrait en effet libérer les routes, faire des économies pour l’Etat qui pourrait ainsi se séparer d’une part de son parc immobilier de bureaux, redynamiser les provinces et les lieux éloignés des habituels centres économiques, permettre encore plus de croissance aux services à la personne de proximité, et, enfin, favoriser la vie familiale. Tout cela mérite de repenser l’organisation du travail, mais rien d’insurmontable si ce n’est de dépasser un certain nombre de clichés comme par exemple de dire que si le salarié n’est pas au bureau, on ne peut pas surveiller son travail...Cliché qui nous oblige tous les jours à rejeter des tonnes de CO2 en s’épuisant dans les transports : bonjour la productivité !
Di Girolamo
9/10/2007
Circulez ! Il n’y a rien à voir !

L’économie circulaire et de fonctionnalité est tout simplement l’application à l’industrie des pratiques rurales pré industrielles où les systèmes de production et même l’organisation de la société formaient des cercles vertueux où une chose servait à l’autre , le fumier animal aux cultures, les cultures aux hommes et aux animaux....Les produits étaient « durables » et renouvelables . Les sociétés étaient dépendantes des ressources locales de proximité et devaient par la force des choses créer et gérer des systèmes en équilibre.

C’est l’exploitation du pétrole qui permettant l’industrialisation, les transports ... etc a rompu ces équilibres traditionnels, engendré cette course en avant et.... pour abréger .... Aujourd’hui ce Grenelle.

La question est de savoir si :
   on peut maintenir cette logique en l’améliorant ; par exemple en développant des pôles industriels organisés en économie circulaire , en introduisant l’économie de fonctionnalité etc
   Au contraire on doit aller plus loin en changeant de logique et en imaginant un autre projet de société.

La Grenelle ne pose pas la question. Il y répond, mais sans la poser, zappant l’expertise et le débat sur cette question essentielle. Circulez !Il n’y a rien à voir !

Cela est une faute majeure qui va empêcher le débat public de se positionner là où il le faut : sur le fond. Et qui va laisser les acteurs dans la division et l’affrontement Les citoyens dans la confusion de l’esprit et le fatalisme.

Il est impératif de poser cette question, d’inaugurer une expertise publique approfondie pour faire l’état des lieux : rappelons quand même que nos ressources s’épuisent et que notre Planète se dérègle.... qu’il n’est pas exagéré de parler d’enjeu de survie.

Si ce n’est pas si grave ? et bien tant mieux ! Mais seule une expertise publique bien organisée, accessible aux citoyens peut nous le préciser !

papillon
10/10/2007
changement de société ?

l’économie de fonctionnalité telle que définie, qui est en fait une optimisation de l’utilisation des ressources et une mutualisation des équipements a un effet presque logique qui est une diminution de la production et donc une augmentation du chomage ou plutôt une diminution des heures travaillées ( en effet on peut partager le travail ! (35 heures où êtes-vous ?)

Il s’agit donc bien d’un changement de société et même d’une révolution sociétale, remise en cause du capitalisme, du productivisme.

Sommes-nous capable d’assumer une telle révolution qui de plus devrait être mondiale ? mais qui permettrait peut-être un développement équilibré et à moindre coût.

Georges Koussouros
9/10/2007
Lutter contre l’étalement urbain

Lorsque l’on circule par exemple avec le RER (Ligne B après Gare du Nord par exemple)en banlieue parisienne qui ne constate pas ces étendues interminables de terrains souillés par
   des bâtiments abandonnées,
   des ateliers ou entrepôt sans aucune optimisation dans l’usage des volumes (agencés chaotiquement et n’utilisant qu’un seul étage)
   étalé sur de larges terrains battus remplis de déchets de toutes sorte
   des HLM hors d’âge

   Pour éradiquer enfin les problèmes de banlieue liés au caractère indigne de ces habitats alors générateurs de perdition humaine menant à la délinquance
   en même temps améliorer notre environnement naturel
   et au final créer un nouvelle dynamique économique face à cette incohérence logistique, grâce entre autre au projet de construction et l’amélioration des condition de vie des gens

Voila une occasion magnifique peu être dans le continuum du grand Paris du « Vision Plan » de Monsieur Sarkozy de fixer un plan d’urbanisme ambitieux qui redessinerait les contours des grande agglomérations de type parisien, lyonnais, marseillais...

Nous pourrions définir le schéma directeur selon 2 grands axes

  Premier axe : Introduire un limite physique par exemple en forme de trèfle visible alors par satellite derrière laquelle les citées, entrepôts et maisons sont rasées sans vergogne, et la nature réhabilitée par l’homme reprend ses droits pour constituer le poumon de la ville permettant à la population de s’y régénérer, aux touristes de gambader, aux élèves de se former à la nature, au climat de s’adoucir, au animaux d’y séjourner, au délinquants perdu d’être soignés,....

Toute une liste de missions sociales et environnementaux potentiels à créer, objectiver, implémenter, évaluer pour amélioration continuellement....

  Deuxième axe : A l’intérieur de la limite physique, repérer les zones les plus mal urbanisées ou construites et retransformer les zones soit dans lesquelles sont relogées les habitants provenant de la zone de reboisée ou d’autres zones également dramatique en terme de logement ou soit sur lesquels sont réorganisées les surfaces de production et de stockage selon les nouvelles normes architecturales et urbanistiques en introduisant au passages de nouvelles exigences plus draconiennes comme par exemple sur les exigence d’optimisation des entrepôts (au moins 3 étages avec monte charge pour camion ou conteneur, ..), la gestion des sols en matière de stockages des marchandises et déchets ou autres exigences que nous pourrions dégager en analysant dans le détail tout cet espace souillé résultant de notre laissé aller passé...

Tous un programme donc également à définir sur de nombreux points par le passé omis en fonction de la nouvelle politique urbaine

M-Chantal
8/10/2007
Promouvoir une économie circulaire et de fonctionnalité : y-a du boulot !

Bonjour,

Nous sommes dans une situation hallucinante en France en matière d’industrie automobile.

Si on veut une voiture polluante, alors que nous sommes censés réduire nos gaz à effet de serre, pas de problème, il existe un choix fantastique.

Si on veut une voiture qui roule à 180-200 kms/heure, alors que la vitesse est limitée à 130 kms/h, c’est pareil, le choix est immense.

Moi, je veux une voiture recyclable (pour économiser les matières premières) et peu polluante (pour limiter les GES).

Ah ben là, ma p’tite dame, ça va pas être possible. Ca n’existe pas !

Et dire qu’il y en a qui brandissent encore le dogme du marché régulateur !

TotalJeBoycott
8/10/2007
Développons, l’autopartage

L’autopartage c’est quoi ?

C’est partager à plusieurs une seule voiture, pour cela une association se rend propriétaire de voitures, qu’elle met à disposition de ses adhérents moyennant une adhésion annuelle. En moyenne on compte une voiture pour 8 personnes.

L’autopartage existe déjà !

En Allemagne, en Suisse des dizaines de milliers d’adhérents. En France, une asso "Auto COmm" mène un projet de ce type à Bordeaux.

Comment fait- on ?

Chaque adhérent réserve sa voiture par internet, passe prendre une clé magnétique à l’asso et se rend sur le lieu de stationnement réservé à cette effet à la voiture partagée.

Les limites

Cela intéresse surtout les "méga urbains" qui se passent de la voiture en milieu très urbain (et très bien desservi en Transports en Commun c’est pour cela qu’on ne voit pas ça en France). POur des trajets moyens (200 km) et de courte durée, un week-end, une heure, une demi-journée.

Les avantages

Pas de frais d’assurances, de réparations, entretiens...Moins de voitures ventouses.

L’autopartage serait une réelle étape pour faire de la voiture non plus une propriété individuelle mais un simple outil. Bien sur les industriels de l’automobile ne vont pas rigoler...

vincelefou
8/10/2007
compétitivité !
nous nous imposons des normes strictes sociale et environementale mais notre économie est mise à male par des importations de pays ne respectant pas les mêmes règlesz que nous. Ne serait-il pas possible d’interdire ou de taxé les produits venant de pays ne respectant pas les mêmes règles que nous. moins de délocalisation,moins de chomage , moins de transport,plus de cotisation sociale. a quoi servirait-il de produire propre chez nous et d’acheter des produits plus polluant venant de l’étranger. Nous avons aujourd’hui la possibilité de changer la donne et d’emener avec nous l’ensemble de la communauté européenne dans un monde plus propre et plus justes. importé oui mais des produits équitable ou des produits qu’on est dans l’incapacité de produire chez nous. rien ne nous empêche de signer des accords de coopération pour aider à développer l’industrie des pays sous développer et de lutter contre la pauvreté.
benji
8/10/2007
Et pourquoi pas une économie basée sur la décroissance ?
Notre économie basée sur la croissance permanente, avec de l’extraction de matière, va forcement dans un mur avec un environnement à ressources finies donc mettons en place des systèmes économiques bassée sur la décroissance durable et soutenable, cependant cela choque beaucoup de milieus influents qui perdraient leur pourvoir et s’opposent à la décroissance pas vrai ?
marmotte
7/10/2007
Production locale et bilan énergétique

Je pense dans un premier temps qu’il serait bon de favoriser les productions locales, il n’est pas normal que des produits importés coutent moins cher que des produits fabriqué en France.

Pourquoi ne pas instaurer une taxe sur les produits dont la fabrication, le transport, l’utilisation ou la destruction ont une impacte négative sur l’environnement ? Par exemple pour un même produit, celui fabriqué à l’autre bout du monde serait surtaxé par rapport à celui fabriqué à côté de son point de vente. Les recettes de ces taxes pourraient servir à soutenir les actions en faveur du développement durable.

ginkgo
5/10/2007
et si on fabriquait des produits durables ?

marre d’acheter des appareils dont la durée de vie est programmée pour être la moins longue possible, sans possibilité de les faire réparer la plupart du temps, ne pourrait-on pas fabriquer moins et mieux ? ? ?

la lutte contre le désastre écologique qui est commencé, ne se ferra pas en continuant à consommer comme on le fait actuellement "on nous fait croire, que le bonheur c’est d’avoir...",

zelectron
8/10/2007
et si on fabriquait des produits durables
D’accord avec vous, à titre d’exemple prenons une simple cafetière électrique (parmis des dizaines de milliers d’objets electroménagers, pour ne parler que de ce secteur) Aujourd’hui, comme il y a 30 ans en arrière, nous sommes capable de produire technologiquement des cafetières d’une durée de vie de 15, 20 voire 30 ou 40 ans. Quand on observe aujourdhui la montage de déchets constituée par ces produits cassables, usables, disfonctionnants, de mauvais rendement etc... on imagine l’insulte, à l’intelligence humaine, au respect de notre planète, au gaspillage de nos ressources, et qu’on ne me fasse pas croire que la solution du "recyclage" (à 20, 30% ?) est écologique. La litanie "on va perdre des emplois" n’est plus de mise, de toute façon ils sont perdus, donc fabriquons dans les secteurs "foutus" des objets d’une qualité d’exellence : ça nous savons faire.
martin35400
5/10/2007
Attention a ne pas tuer la productivité de la Francee
Beaucoup de propositions formulées tournent autour de promouvoir tel ou tel choix par des prélèvements fiscaux ou parafiscaux. La France croulent sous les prélèvements fiscaux ! La France croule sous le nombre de taxes différentes ! Arrêtons de créer encore des taxes, n’oubliez pas le vieil adage "l’impôt tue l’impôt" ! ! ! ! ! ! ! !
IsPis
3/10/2007
Economie circulaire

Bonjour,

L’économie circulaire est une démarche très utile pour l’environnement et l’économie locale. De nombreux exemples en témoignent. Elle souffre néanmoins d’une certaine méconnaissance. Il serait souhaitable de faire connaitre cette démarche par une information destinée aux responsables des services de développement économique locaux et de favoriser cette filière. Pourquoi est-il si difficile de monter un projet pourtant utile pour l’environnement et l’économie ?

Isabelle

babette
3/10/2007
économie circulaire et zone franche à la Réunion

pour promouvoir le développement de l’emploi dans le cadre d’une politique de développement durable à la Réunion on devrait :

  prendre en compte la préservation de l’environnement comme axe fort de la zone franche globale d’activités : cela permettra, avec une aide à l’innnovation et à la recherche qui existe par ailleurs, de créer de nombreux emplois dans la prévention, le tri et la valorisation des déchets notamment

  promouvoir toutes les initiatives, en les soutenant avec des fonds européens ( feder, fse ) visant à la valorisation des déchets in situ de manière à limiter les coûts écologiques liés au transport des déchets vers leur lieu d’exploitation

voilà au moins deux points qui seraient des moteurs d’une économie réunionnaise soucieuse de son environnement

Daniel LECLERC
30/09/2007
Pour une véritable économie circulaire

Bonjour.

Il convient en effet de promouvoir une véritable économie circulaire, non seulement au niveau local mais aussi au niveau de la France entière et de l’Union Européenne. Que de gâchis existent en effet aujourd’hui en raison de l’éloignement des centres de production d’un seul produit !

A titre d’exemple des personnes de ma famille ont récemment visité une des nombreuses usines de production et conditionnement de salaisons (saucissons) de Haute-Loire. Des responsables de l’entreprise n’ont pas hésité à parler de la gêne qui ressentaient devant les différent circuits de transports dont leur activité était pourtant à l’origine.

Pour des raisons historiques, leur entreprise est située en Auvergne, région pourtant pauvre en termes d’élevage porcin. Cette région est par ailleurs riche en élevages bovins mais cette production, tout comme la plupart des produtions locales, n’est guère transformée et conditionnée sur place. Il en a toujours été ainsi.

A contrario, la Bretagne dispose de nombreux élevages porcins et de nombreuses usines de transformation et conditionnement agroalimentaires. Cependant, tous les élevages de porcs ne trouvent pas de débouchés sur place.

Par conséquent, cette usine de Haute-Loire fait venir 95 % des carcasses de porcs nécessaires à ses productions de Bretagne. Ces carcasses parcourent ainsi plus de 700 kilomètres à bord de poids-lourds 35 tonnes. Ces camions effectuent le trajet de retour à vide. Que de pollution ainsi générée ! Que de risques d’accidents en perspective !

De plus, cette usine, qui dispose de matériels de découpe spécifiques, reçoit également des saucissons d’Italie ou d’Espagne. Ces produits arrivent également à bord de gros camions.

Ne serait t’il pas logique d’encourager le développement de systèmes locaux de production permettant de rassembler sur un seul bassin d’emploi tous les éléments de la chaine nécessaire à l’élaboration de ces charcuteries ? Celà permettrait de réduire de façon drastique et non contraignante tous ces transports polluants.

Celà impliquerait :

  de développer des usines de production de saucissons en Bretagne, près des élevages de porcs. Certaines productions locales, peu nombreuses et peu connues, gagneraient en effet à être développées moyennant quelques améliorations de qualité, ce qui va dans le sens des nouvelles ambitions fixées à l’agriculture bretonne. De plus de nouveaux emplois pourraient être ainsi créés.

  d’implanter plus d’élevages de porcs en Auvergne, près de ces performantes usines de production de saucissons, éventuellement par transferts d’élevages depuis la Bretagne. Celà permettrait de diversifier les élevages locaux et accessoirement, de diminuer les pollutions des sols dont souffre actuellement la Bretagne

  de développer les activités de transformation et de conditionnement des autres productions auvergnates (viande de boeuf ; fromages...). Celà permettrait de créer de nouveaux emplois dans une région qui en a bien besoin, et dont les jeunes ont tendance à partir après leurs études.

Toute idée nouvelle destinée à favoriser ces systèmes locaux de production est la bienvenue.

Bien cordialement.

Daniel LECLERC

garden
29/09/2007
Fiscalité liée à l’impact écologique
Il me semble qu’une grande partie du problème vienne des transports. Ne serait il pas possible de déterminer, pour chaque produit vendu, la distance parcourue de l’ensemble de ses composants et de lui appliquer une taxe en fonction :
  de cette distance totale parcourue,
  du respect écologique des entreprises ayant fabriqués le produit
Laurent Litzenburg...
29/09/2007
Le vélo-scolaire, un développement possible en matière d’économie de fonctionnalité

La plupart des départements et régions proposent un titre de transport gratuit permettant un aller/retour par jour aux élèves des collèges et lycées. Lorsque ces structures se situent en milieu urbain, ces titres permettent la plupart du temps aux élèves de pratiquer des trajets multimodaux (tram+bus, par exemple).

Pourquoi ne pas réfléchir à une extension de ces parcours multimodaux en permettant aux élèves, avec le même titre de transport, de louer pour un aller-retour un vélo (pour toute ou partie de leur trajet) dans les communes ou des systèmes de locations automatisés existent ou sont à l’étude (Paris, Lyon, Nancy, etc.) ?

Evidemment, une telle extension nécessiterait des partenariats et synergie entre les transporteurs et loueurs de vélo, et se limiterait probablement aux établissements de centres-villes (afin que les vélos puissent être reloués rapidement après usage par les élèves, limité au trajet du matin et du soir). Il serait également nécessaire de mesurer les potentiels de location dans les espaces proches de ces établissements afin de rentabiliser les structures. Le cas échéant, ce serait une alternative commode aux autres moyens de transports dits "doux" qui aurait l’avantage de diffuser aux plus jeunes l’idée d’économie de fonctionnalité.

Sylvain
28/09/2007
vive l’écologie industrielle

Bonjour, je suis étudiant en Développement Durable. Actuellement, je suis en étude à Sherbrooke en maitrise en environnement. En seconde année, je vais faire mes études à l’Université de Technologie de Troyes. Celle ci propose une formation en écologie industrielle. Après avoir fait un rapport de stage sur le sujet (écologie industrielle et développement durable), je peux vous assurer que les bénéfices écologiques (diminution des déchets car ressources secondaires et diminution de la consommation d’énergie) sont largement accompagnés de bénéfices économiques (bénéfices si revente des matières résiduelles, synérgies des modes de production...) Bref, je souhaite fortement que cette méthode de Développement Durable qui a déjà fait ses preuves (à Kalundborg au Danemark ou aux USA) se développe largement en France car seule la volonté politique peut permettre son déploiement. De plus, j’espère que la France va accroitre considérablement l’enfouissement et le stockage géologique du CO2 car cette méthode m’apparait intéressante (voir expérience de Weyburn au Canada ou dans les bassins du Lacq en France avec Total)

Si vous souhaitez des renseignements, laissez vos commentaires et je pourrai vous répondre Sylvain

typhus
28/09/2007
je ne comprend pas
Bonsoir, Je ne comprend pas ce qu’est une économie de fonctionnalité ou une économie circulaire. Pouvez-vous m’expliquer ? Merci
Emmanuel Delannoy
29/09/2007
Qu’est ce que l’économie de fonctionnalité ?

L’économie de fonctionnalité repose sur l’idée de substituer à la vente d’un bien la vente de l’usage de ce bien. Il s’agit donc de proposer non plus seulement la vente d’un produit, mais la vente du service que rend ce produit. La valeur ajoutée, pour l’industriel, n’est donc plus principalement dans la fabrication et la vente du produit, mais dans la prestation de service et la maintenance. S’en suit une relation client plus durable, et une motivation forte pour l’industriel de concevoir (et même d’écoconcevoir) des produits plus pérennes, plus modulables et plus adaptables. Un exemple souvent cité est celui de la société américaine Interface, fabricant de moquettes pour bureaux et locaux publics, qui après une démarche d’écoconception (pour supprimer les chutes et tendre vers une recyclabilité à 100%), n’a pas souhaité en rester là. A quoi bon en effet une moquette recyclable si elle n’est pas recyclée. Proposer une reprise lors de la vente d’une moquette neuve n’est qu’une réponse partielle, et ne permet pas de personnaliser le service au client. L’idée a donc été de louer la moquette, avec les prestations de service et de maintenance associées, avec remplacement au fur et à mesure, collecte et recyclage intégral des parties usagées.

Combinées, économie circulaire et économie de fonctionnalité permettent de rompre avec l’économie linéaire, (reposant sur une prédation à la source et des rejets de déchets et de pollution à en fin de circuit), tout en préservant l’emploi et en renforçant la compétitivité des entreprises par l’innovation.

Voir : http://www.noolithic.org/dotclear/index.php/2007/09/19/168-decoupler-pour-vivre-mieux

et

http://dly.free.fr/site/spip.php ?article56

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