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Notre problème reste la projection de puissance
Message écrit le 22/04/2008 par Lazare Carnot

Notre problème reste la projection de puissance (par opposition a la projection de force à terre).

Sans projection de puissance significative c’est a dire aujourd’hui aérienne (avion ou missiles), on n’intimide et ne dissuade pas grand monde à moins de brandir la menace nucléaire a tout bout de champ. D’autre part il y a aussi le probleme de l’entrée en force sur un théatre.

Si l’Europe (donc la France) n’a pas ces composantes, elle en est réduite essentiellement aux opérations de maintien de la paix et seulement si un pays tierce ne s’y oppose pas par la force, ou aux opérations en coalition avec les USA. C’est à dire de Gendarmerie de l’ONU ou de supplétif des USA.Ca n’en fait pas une puissance puisque c’est opérations ne peuvent etre avalisée qu’avec la bénédiction de la Chine, de la Russie, des USA qui peuvent y mettre leur véto. L’influence diplomatique et le pouvoir de négociation sur les affaires essentielles tombe à zero.

Rappelons nous de Suez !

Il me parait clair que la première capacité à acquérir et à renforcer est la projection de puissance (qui est couteuse). Soit par l’aéronavale, soit par le ravitaillement en vol, soit par des frappes massives de missiles de croisière de grande autonomie... Ce qui compte c’est d’etre "effect based". Ce n’est pas avec 100 bombes que l’on intimide un pays déterminé, mais avec des milliers. Et les SNA comme Capital Ships pour dominer l’espace maritime et interdire de surcroit. Il faut trouver les moyens budgétaires donc rationaliser et ne pas oublier l’arbitrage forces d’active/réserve opérationnelle.

Pour le rôle de supplétif ou de garde cotes, il y a les autres Européens. On ira pas tres loin avec seulement l’aspect maîtrise des crises et renseignement, sans capacité effective de combat.Les Britanniques l’ont compris, et ce malgré leur lien avec les USA. J’espere que les rédacteurs du Livre Blanc ne s’interdiront aucune reflexion innovante, ni de surmonter tous les conservatismes, pour permettre de conserver notre capacité d’agir.


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