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Aller vers 100% d’agriculture durable à terme
Message écrit le 28/09/2007 par Groupe 4 du Grenelle de l’environnement

L’ensemble du groupe s’accorde sur la nécessité de lancer un programme de masse de façon à amorcer à grande échelle l’évolution vers des agricultures durables. La proposition, consensuelle mais à approfondir, est de s’appuyer sur un dispositif de certification ou de notation environnementale.

1. Mettre en place en 2008 une démarche de certification/notation environnementale.

Il s’agit ici de bâtir d’ici fin 2008 des référentiels de certification ou grilles de notation, fondées sur des itinéraires techniques de référence territoire par territoire. Ces grilles, concertées entre les acteurs locaux dans le cadre des objectifs nationaux de protection de l’environnement et de la santé, définiront des dispositions techniques concernant les intrants, la biodiversité, les paysages, les sols, l’énergie et les déchets. Elles devront présenter plusieurs niveaux pour les exploitations (en distinguant au moins un niveau minimal qui a vocation à s’appliquer à une majorité d’agriculteurs et un niveau à haute valeur environnementale -HVE-), et proposer des exigences progressives dans le temps, de façon à permettre une amélioration des pratiques. Les exigences pour la Haute Valeur Environnementale seront particulièrement marquées.

Mesure immédiate :
Engager dès à présent la définition de référentiels territoires par territoires et par grandes productions avec l’ensemble des acteurs.

2. Viser 50 % des exploitations dans la démarche d’ici 2012.

Pour atteindre cet objectif, diverses mesures sont proposées, notamment la généralisation à toutes les exploitations de la notation ou certification définie au point précédent, ou la remise à plat des cahiers des charges des distributeurs pour l’ensemble des filières.

Mesure immédiate :
Donner un bonus à l’installation des jeunes qui choisissent le niveau maximal (HVE).
Réviser dès à présent les cahiers des charges dans les filières de la production à la distribution, et confier à l’interprofession la charge d’établir des contrats types producteurs/distributeurs.

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Claude Delabrosse
14/10/2007
Comment construire l’agriculture de demain

Représentant des consommateurs dans diverses instances qui ont un lien avec l’agriculture, j’ai eu et j’ai encore souvent l’occasion de débattre avec les agriculteurs de l’avenir de leur profession face aux demandes sociétales. C’est donc avec beaucoup d’intérêt que j’ai pris connaissance du rapport du GT n°4. Malheureusement l’aspect consommation a été peu abordé . Je vais donc m’attacher plus particulièrement à donner le point de vue d’un consommateur Breton.

Globalement la démarche proposée me semble aller dans le sens de l’évolution que nous appelons de nos voeux depuis plusieurs années. La proposition de mettre en place une démarche de certification/notation environnementale me semble très judicieuse pour faire évoluer l’agriculture dite conventionnelle. Il me paraît indispensable de préciser ce qu’il faut entendre par « agriculture durable ». Cette dénomination est mise un peu à toutes les sauces . Pour la profession agricole « conventionnelle » il s’agit d’une agriculture qui se veut avant tout économiquement viable en misant sur l’accroissement de la production pour se tirer d’affaire. On est donc très loin des préoccupations du développement durable. Et ne parlons pas de l’agriculture raisonnée !
  La construction « des référentiels de certification ou grilles de notation.... distinguant au moins un niveau minimal qui a vocation à s’appliquer à une majorité d’agriculteurs » me rappelle l’élaboration plutôt laborieuse des CTE et la difficulté que nous avons rencontrée à l’époque pour faire accepter un niveau minimal d’exigences environnementales dans le « socle de base » destiné lui aussi au plus grand nombre . A mon sens, la définition de référentiels va devoir être précisée et encadrée sinon elle risque cette fois encore de se transformer en « discussion de marchands de tapis » et d’accoucher d’une souris avec de grandes disparités entre les régions. Cette définition à l’intérieur d’un cadre prédéfini doit bien sûr rassembler tous les acteurs donc sans oublier les consommateurs. Cette certification/notation doit être l’occasion de mettre en place une plus grande transparence des modes de production à l’égard des consommateurs . Dans leur très grande majorité , les consommateurs refusent de voir débarquer directement ou indirectement des produits OGM dans leurs assiettes, il est donc indispensable de prendre en compte cette donnée dans la notation/certification des exploitations en y incluant le critère suivant : présence ou non d’OGM dans l’alimentation des animaux. Tout à fait d’accord pour « donner un bonus à l’installation des jeunes qui choisissent le niveau maximal (HVE). Ceux qui choisissent de s’installer en bio ou dans un système à faible niveau d’intrants ont besoin d’être encouragés. C’est un excellent levier pour essayer de rattraper le retard pris par la France .
   Il y a lieu effectivement de « réviser dès à présent les cahiers des charges dans les filières de la production à la distribution » , mais il me paraît capital de ne pas confier à la seule inter-profession la charge d’établir des contrats types producteurs/distributeurs : les consommateurs doivent avoir leur mot à dire. Il faut associer obligatoirement les associations de consommateurs à la rédaction des cahiers des charges

Claude Delabrosse ADEIC 35

maliceman
14/10/2007
agriculture
  Encourager une recherche en agriculture basée sur les techniques écologiques, biologique et de symbiose. Promouvoir leur diffusion (exemple : Les bois raméaux fragmentés (BRF), la polyculture, etc.). Par extension, rechercher ou faire connaître les techniques biologiques supprimant l’utilisation de pesticides. L’INRA est concerné directement par cette mesure.
  Homologation par l’administration Française des techniques et produits naturels, notamment traditionnels ; ou établissement d’un statut dépénalisé, pour l’utilisation et la commercialisation de méthodes et produits naturels.
  Suppression ou amendement de la loi du 5 janvier 2006, concernant les procédés phytothérapiques (art. L. 253-1 et L. 253-7).
jm
14/10/2007
qui a fait une étude objective de la durabilité de l’agriculture Bio ?
Nous sommes à la veille de décision impactante pour l’agriculture . En effet avant de casser le système actuel et de le remplacer par le Bio ( certains parlent de 100 % de la production agricole) , il faut bien réfléchir aux avantages et aux inconvénients de chaque système : 1) avantage de l’agriculture conventionnelle
  une alimentation de qualité accessible à tous
  la sécurité sanitaire grace à des controles qualité draconniens et au systéme d’homologation des produits phytosanitaires le plus encadré au monde .L’innovation a permis d’augmenter d’un facteur 9 la securité des pesticides pour les consommateurs . La durée de vie des françaises et des français n’a jamais été aussi importante et la qualité de notre nourriture y est pour quelques chose
  2.8 millions d’emplois liés directement ou indirectement à l’agriculture
  450 000 exploitations agricoles qui entretiennent le paysage
  10 000 PME/PMI transformant localement les productions agricoles
  2 éme pôle exportateur français ( aprés Airbus et avant l’automobile)
  une indépendance alimentaire que le grand public a oublié parce que nous sommes des enfants gatés . Pourtant un paralléle avec l’énergie ( si abondante il y’a quelques années) devrait faire réflechir . Certains pays (dont l’allemagne) qui dépendaient pour 70 % de leur approvisionnement en gaz en provenance de Russie ont été paniqué quand le gaz a été coupé en 2006 suite au probléme entre l’Ukraine et la russie
  une technicité des agriculteurs ( de plus en plus diplomés ) de plus en plus importante permettant de mieux raisonner l’utilisation des pesticides, des engrais, de l’irrigation . Bilan : réduction de 40 % des tonnages de pesticides entre 1999 et 2006 2) les inconvénients :
  un impact sur l’environnement et notamment sur la ressource en eau avec des contaminations socialement innaceptables :
  un manque de transparence et de communication du monde agricole .
  des soupçons (sans preuve ?)sur les effets des pesticides sur la santé 3) alors quel systéme permet-il de garder les avantages et de corriger les inconvénients ?
  le bio va entrainer une augmentation du cout de l’alimentation d’au moins 30 %
  sans matiere première de qualité régulière accessible en France , nos 10 000 PME/PMI vont soit délocaliser leurs usines agroalimentaires soit importer : d’exportatrice , la France va devenir importatrice
  en cas de forte pression maladie comme en 2007 ( ce qui peut se reproduire avec le changement climatique) , le bio a deux conséquence : soi t destruction de la récolte ( fini l’indépendance alimentaire) soit multiplier les traitements en préventifs ( car pas de solution curative) . Ainsi en 2007 ; les viticulteurs Bio ont doublé par 2 leurs traitements entrainant une pollution des sols par le cuivre et un nombre de traitement supérieur à l’agriculture conventionnelle 4) conclusion
  le bio n’est pas la solution ou seulement dans les zones sans parasitisme
  il faut former pour améliorer et corriger le systéme actuel
Marc Zischka
14/10/2007
Agriculture 100% BIO, tendance végétarienne, tout de suite !

Pour plusieurs raisons : plus d’emplois, plus de santé, moins de pollution, moins de transports, l’agriculture biologique est possible. En se fixant un objectif 100 % de bio dans 5 ans, certes on va contrarier nombre de sociétés produisant les intrants chimiques de l’agriculture, mais ceci pour la santé et le bien être de tous. Même si la nourriture sera plus chère au départ, les coûts globaux seront moindres à terme ;

Eduquer à la substitution des protéïnes animales par des végétales permet de réduire le budget viande et d’augmenter le budget fruits et légumes.

Concilier plaisir gastronomique qui fait partie de l’identité culturelle avec le respect de l’environnement et le bien être des générations futures indique donc naturellement la voie de l’agriculture biologique !

AUBURTINh
14/10/2007
production de legumineuses

Dans le contexte actuel, avec tout ce que l’on retrouve dans les nappes et les cours d’eau en matiere de pesticides et de nitrates, nous pourrions ( nous les agriculteurs) des aujourd’hui integrer des productions commes les pois, la feveroles, le lupin.

Ces cultures ne demandent aucun apport d’azote vue que ce sont des légumineuses et en plus sont des bonnes tetes de rotation. Elles permettent en plus de casser le cycle des maladie par l’allongement de la rotation.

proposition : pourquoi ne pas inciter les agriculteurs a produire du pois pour que les industriels en aient suffisament afin de remplacer le soya (OGM) americain ou brésilien qu’ils utilisent dans la composition de leurs produits.

BTS animation natu...
14/10/2007
agriculture durable ?

Résultats d’un travail rapide de lecture mené par des BTS : 1. Mettre en place en 2008 une démarche de certification environnementale.

® C’est bien car à l’échelle nationale, chaque agriculture sera adaptée à chaque territoire. Par exemple les céréales seront plantées dans des régions pluvieuses. De plus ça nécessitera moins d’intrants. ® C’est nul car au niveau local, ça va d’une part multiplier le transport des produits d’une région à l’autre et d’autre part, il y aura un manque de diversité des produits locaux et donc empêcher une consommation locale.

2. Viser 50 % des exploitations dans la démarche d’ici 2012.

® Les propositions sur le bonus à l’installation des jeunes et la révision des cahiers des charges sont de bonnes idées. ® En revanche l’idée d’établir des contrats types producteurs/distributeurs nous paraît être une mauvaise idée car les agriculteurs seront à la merci des distributeurs.

Nos propositions : * Adapter l’agriculture au territoire en revenant aux anciennes cultures, aux anciennes variétés. * Revenir à une production et une alimentation locale. * Développer les circuits courts de commercialisation, type AMAP, vente directe, les marchés. * Promouvoir les exploitations autonomes en énergie.

Didier
14/10/2007
L’élevage industriel : un coût écologique très élevé
L’élevage industriel entraîne un coût écologique de plus en plus désastreux, ce qui amène plusieurs institutions, dont la F.A.O.( Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) à pousser un cri d’alarme. L’élevage industriel réclame des quantités astronomiques d’aliments qui monopolisent 29 % de la surface terrestre sous forme de pâturage et de cultures fourragères. Ainsi, le soja est cultivé à 90 % pour assurer l’alimentation animale. En mangeant donc de la viande bien française, nous participons indirectement à la perte de la biodiversité amazonienne. Par ailleurs, fabriquer de la viande avec du soja est un gâchis protéique, puisqu’il faut 18 kilos de protéines végétales pour fabriquer 1 kilo de boeuf ! Toutes ces protéines végétales pourraient servir à enrayer la famine dans le monde. De plus on oublie que, pour fabriquer un poulet, un boeuf ou un mouton, il faut dépenser beaucoup d’énergie en chauffage, nourriture (utilisation importante de pesticides), transport, découpe de la viande, chaîne du froid... D’où un rejet important de gaz à effet de serre. Selon un nouveau rapport publié par la FAO, le secteur de l’élevage émet des gaz à effet de serre qui, mesurés en équivalent CO2 (18 pour cent), sont plus élevés que ceux produits par les transports. Pour le compte de l’Ademe, l’expert Jean-Marc Jancovici a chiffré la part du régime carnivore dans la fièvre terrestre. Stupéfiant ! Le kilo de la production de viande équivaut à un trajet automobile de 220 kilomètres. A titre de comparaison, la production d’un kilo de blé ou de pommes de terre équivaut tout juste à un créneau en voiture. Si nous voulons une production durables pour tous nous devons revoir rapidement notre mode d’alimentation et accorder les aides aux modes productions qui respectent la planète et non à ceux qui la détruisent.
Ludo
14/10/2007
Encourager l’agriculture "bio" et pour répondre de plus en plus largement aux besoins en matières premières
Encourager notre agriculture à produire plus de "bio" pour les besoins alimentaires, mais aussi pour répondre de plus en plus largement aux besoins de matières premières dans l’industries, pour nos emballages, pour nos agrocarburants. Nous devons passer d’une agriculture intensive à une agriculture biologique et performante (des progrès technologique vont faire énormément avancer les choses). On pourrait législativement imposer des produits bio, des modes de productions toujours plus respectueuses, revoir toute notre fiscalité sur les produits de consommation pour réaliser une taxe sur les impacts environnementaux, ou une taxe pollution, etc.
eric
14/10/2007
Bio / non bio ?

Il faut faire une place plus importante à une agriculture biologique de qualité qui est plus respectueuse des sols et de l’eau que l’agriculture intensive. A ce titre la proposition de Michel Barnier de 4% à l’horizon 2012 (si j’ai bonne mémoire) est navrante pour ne pas dire lamentable.

L’agriculture bio est actuellement pénalisée par la difficulté d’organiser les filières à coût compétitif du fait du faible nombre d’agriculteurs ou éleveurs bio. Le développement des filières passera par un accroissement significatif de cette population d’agriculteurs.

Il faut aussi que la formation des agriculteurs évolue dans le sens de la prise en compte du bio et d’un apprentissage de ceui ci . (un peu comme en médecine quand on formate à l’allopathie qui à de grandes vertu mais que l’on discrimine les autres approches qui sont complémentaires et ont leur efficacité).

Un rééquilibrage entre une agriculture raisonnée (ceux qui ont pris conscience que les surdosages sont néfastes) et une agriculture bio qui se développe est impératif.

Nefertiti
14/10/2007
Allons-y franchement

La volonté qui se dégagent des différents groupes est très encourageante, le travail effectué est remarquable et ces négociations promettent un réel changement dans notre manière de vivre. Il faut cependant que cet élan se concrétise en faits, que le gouvernement ne se soumettent pas à certains acteurs économiques puissants. A eux de se préparer à l’effort collectif. Cela peut sembler utopique. Pourtant, des résultats positifs de ces négociations doivent être en sortir. La transition doit se faire progressivement, afin d’éviter tout déséquilibre et toute conséquence néfaste, mais elle doit être effective.

Tout doit se faire dans le respect, le respect de l’homme et de notre environnement. L’agriculture bio y répond. Il faut chercher à l’adapter à nos besoin. Les AOC également, encore faut-il renforcer les décrets dans ce sens (sur l’alimentation des troupeaux par exemple), ce qui est en cours, mais sans défavoriser les petits qui cherchent à être les plus respectueux de l’environnement.

Ne masquons pas une certaine frilosité dans de nouveaux termes qui risquent de ne pas remettre sufisamment en cause notre mode de production mais qui auront l’avantage de satisfaire l’opinion générale. Le terme AB n’est peut-être pas le meilleur terme qui soit, mais les principes de cette agriculture sont incontestablement ceux qui répondent le mieux aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. Elle a des inconvénients. L’homme est suffisament intelligent pour y remédier sans avoir à recours à la facilité. Encore faut-il le vouloir et se donner les moyens. Ce grenelle doit le faire.

françois
13/10/2007
agriculture et environnement
Je pense qu’il faut raisonner agriculture et environnement au niveau mondial. La population mondiale augmente et son niveau de vie également. Conséquence, il va falloir produire plus. Deux solutions, soit on gagne de nouvelles surfaces agricoles, soit on intensifie la production sur les surfaces existantes. Dans le premier cas , nous savons que le réservoir des terres agricoles est relativement limité, Amérique du sud (pampa en argentine et forêt amazonienne au brésil), Europe de l’Est (ukraine et Russie voir Kazakstan, l’Afrique (mécanisation permettant la conquête de nouvelles terres) enfin de façon plus modeste dans l’UE et aux USA (parcelles en jachères). D’un autre côté, nous savons que l’urbanisation se développe sur les terres agricoles, les surfaces agricoles diminuent rapidement en Asie et plus spécialement en Chine et Inde mais aussi dans nos pays développés (le développement des villes se fait en général sur des terres fertiles). Enfin avec le réchauffement climatique, des territoires entiers sont en voie de désertification (afrique sahélienne, chine, californie, bassin méditarénnéen). Si de plus, nous allons vers une agriculture plus extensive, il va falloir la également trouver de nouvelles surfaces pour produire plus. En tout état de cause, il va falloir analyser les conséquences environnementales du développement des surfaces agricoles Dans le second cas, intensifier la production peut avoir des conséquences dramatiques sur l’environnement ou aboutir à des impasses sur le long terme (quid de la dépendance par exemple des engrais azotés pour la production de céréales ?). La question est de savoir si il est possible de produire plus tout en préservant mieux l’environnement. Je pense qu’en l’état actuel, nous ne disposons pas des outils pour réussir ce challenge. En conséquence il me parait urgent de se doter d’un véritable projet européen pour financer une recherche active pour produire plus mais surtout en préservant encore mieux l’environnement. La recherche, l’innovation sont certainement le meilleur investissement que l’on doit faire pour réussir ce pari. Ne nous berçons pas d’illusion, seul le progrés nous fera avancer.
Jules
13/10/2007
Interdiction des cultures trop consommatrices en eau dans les zones faibles en pluviométrie
1/ Interdiction des cultures trop consommatrices en eau dans les zones faibles en pluviométrie. 2/ Contrôler l’utilisation des eaux de rivières ou de fleuves par les agriculteurs en cas de sécheresse. 3/ Obliger les agriculteurs à se constituer des ressources "liquides" provenant des eaux de pluie ( création de lacs artificiels aliméntés par les eaux de pluie). 4/ Sanctionner les usages abusifs de pesticides par les agriculteurs. 5/ Obliger les agriculteurs à reconstituer les bocages qu’ils ont anéanti.
pierre klein
13/10/2007
réalisme
Nous ne vivons pas dans un monde idéal mais dans un monde réel. Aujourd’hui, et plus encore demain, si le role de l’agriculture est bien de nourrir tous les humains, sachant que les surfaces agricoles sont limités, et même en diminution, il faudra utiliser toutes les techniques permettant d’augmenter la productivité. Produits de protection des plantes et procédés d’amélioration génétique modernes dêvront être mobilisés. Dans ce cadre, il convient d’utiliser les procédés les moins contraignants possibles pour l’environnement. Tout autre choix de priorité signifie un renchérissement dramatique des biens alimentaires, conduisant fatalement à des crises et des drames qu’on croit inconcevables. Tout autre choix est donc irresponsable. Comment jugera-t-on ce débat dans un siècle ? Qui sont ceux qui voient le plus loin, les professionnelle de l’alimentaire ou les professionnels de la peur ? Penser global et agir local est un joli slogan, encore faut-il penser réellement global ?
anne
13/10/2007
1. Certification/notation environnementale
Quelle est la différence entre agriculture biologique et HVE ? Là encore (idem Groupe 3), l’agriculture biologique n’apparaît pour ainsi dire pas, pourquoi !
Olivier C
13/10/2007
Faire reconnaître l’agriculture raisonnée

Le niveau de Haute Valeur Environnementale existe dans la démarche de qualification Agriculture Raisonnée. Les 98 exigences du référentiel ne sont pas si faciles à atteindre, sinon pourquoi seules 2304 exploitations auraient été qualifiées à juin 2007. Ce référentiel engendre une réflexion sur la façon de produire, il est une réelle démarche de progrès et sensibilise le producteur sur les impacts qu’il peut avoir sur l’environnement. Un organisme certificateur indépendant réalise plusieurs audits avant et pendant la qualification.

Plutôt que de refaire un nième cahier des charges, il serait préférable d’aider tous les producteurs à atteindre le niveau de la qualification, et à faire reconnaître les produits issus de l’agriculture raisonnée auprès du consommateur.

L’agriculture raisonnée n’est pas concurrente de l’agriculture biologique, et vouloir faire croire qu’elle a été mise au point par les lobbyes des pesticides pour continuer à vendre des pesticides est faire injure à tous ceux qui ont travaillé à son élaboration pendant plusieurs mois, ainsi qu’aux principaux intéressés les agriculteurs qualifiés AR.

Jérôme (AMAP des L...
13/10/2007
Etat des lieux / Propositions
En ce qui concerne la durabilité de l’environnement, l’agriculture biologique (source FAO, OFS/2007/REP) : . est un système alimentaire à empreinte énergétique faible, car elle interdit l’utilisation d’engrais azotés ; . minimise les dégâts en tirant profit au maximum de l’efficience d’utilisation des ressources et le recyclage de l’énergie et des éléments fertilisants ; . rétablit la biodiversité fonctionnelle et préserve les services environnementaux ; . diminue les coûts de transport et de transaction, grâce à des chaînes alimentaires à approvisionnements rapprochés gérées par les communautés. L’agriculture biologique permet d’améliorer les approvisionnements alimentaires des zones urbaines, grâce aux jardins maraîchers biologiques aménagés en milieu urbain et à des chaînes alimentaires à approvisionnements rapprochés qui comptent peu d’intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs. À l’échelle des ménages et des communautés, les marchés biologiques et les réseaux de distribution de produits biologiques implantés en milieu rural et rural/urbain contribuent à accroître les quantités, la qualité et la diversité des produits alimentaires proposés. De nombreuses démarches d’agriculteurs montrent que cette recherche de l’efficience (et pas seulement de l’efficacité) en fait une agriculture économe et plus autonome qui :
  minimise l’investissement et l’endettement ce qui favorise le revenu et la transmission des fermes ;
  limite les coûts induits par une agriculture aveuglément productiviste, qui grèvent le revenu où qui, « externalisés », sont supportés par la société (retraitement de l’eau, désaffection touristique ...) ;
  recherche une répartition plus équitable de la valeur ajoutée tout au long de la chaîne du producteur au consommateur ;
  favorise la création d’activité en milieu rural et le développement d’emplois solvables et participe ainsi au développement économique de son territoire ; La maîtrise des impacts environnementaux (notamment les émissions de gaz à effet de serre) et sociaux liées à nos consommations quotidiennes de produits finis ou de services repose en outre sur :
  le comportement des consommateurs,
  la nature du traitement des déchets issus de la consommation. Il est nécessaire d’améliorer la prise de conscience individuelle des impacts de nos comportements en tant que consommateurs. Le rapprochement des producteurs et des consommateurs par l’intermédiaire de filières courtes favorise la prise de conscience, aussi bien du côté du consommateur que de celui du producteur, grâce au dialogue et au lien social.
romain
13/10/2007
sans vouloir atteindre 100%, développons le bio

Bonjour je suis étudiant à l’agroparitech, ex inapg.

Il est maintenant clairement établi que l’agriculture bio est moins nocive pour l’environnment (qualité de l’eau, biodiversité...) ; cependant, les rendements sont moins importants dans nos pays développés (ce qui n’est pas le cas dans les pays les plus pauvres ayant encore une agriculture traditionnelle, où les agriculteurs, trop pauvres pour se procurer des intrants chimiques, amélioreraient nettement leurs rendements si les techniques du bio que nous utilisons en Europe leur étaient enseignées...), et il est peut-être utopiste de viser tout de suite une agriculture 100% bio en France.

Commençons plutôt par encourager le bio en passant par exemple à 5% de la SAU d’ici à quelques années, puis 10% d’ici 2020 en commençant par les zones les plus problématiques (zones de captages d’eau -sur le bassin Seine Normandie, sur 3000 points de captage, 1000 ont des taux de pesticides très élevés ! !...-, zone sensibles d’un point de vue de la biodiversité...).

En parallèle, donnons de vrais moyens de recherche pour le bio ; l’agriculture conventionnelle a beaucoup progressé après guerre car des moyens importants ont été alloués à des organismes de recherche comme l’INRA. Faisons la même chose maintenant (car l’INRA pour l’instant ne s’occupe pas beaucoup du bio...), ce qui permettra de faire des progrès (amélioration des espèces, résistence aux parasites...) et de stabiliser les rendements. D’ici 2020 ou 2025, on pourra alors peut-être (je l’espère !) augmenter encore la part de SAU en bio grâce aux progrès qui auront été réalisés dans le cadre des efforts de recherche.

auroch
13/10/2007
quel avantage pour l’exploitant
l’idée d’une certification à haute valeur environnementale est tres bonne pour une agriculture moderne, cependant qu’elles sont les avantages qu’en retira, l’exploitant si cette certification n’apparait que sur son exploitation ; il faudrait pour cela que sur chaque produits finis, ou transformés, le consommateur puisse avoir une fiche consultable de son itiniraire de culture . et nous pourrions imaginer le meme système pour les produits d’importations ce qui ouvrirais une égalité de vente dans le marché mondiale. ainsi l’exploitant aurais surrement interet à appliquer cette certification.
domecolo
12/10/2007
Urgent : Developper l’agriculture Bio en réoriantant les aides
Alors que la consommation bio augmente de 10% par an, nous sommes obligé d’importer 50% des produits bio. C’est une perte économique pour la France, pays d’agriculture ! Il faut transferer rapidement les aides de la PAC de l’agriculture intensive vers l’agriculture bio. Cout supplémentaire nul et retour économique immédiat (baisse des importations) Les pays du Nord et de l’Est de l’Europe sont déjà loin devant nous ! Ne ratons pas le train en marche !
Anonyme
13/10/2007
re à domecolo

vous citez en exemple des pays nordiques,je pense que vous voulez parler du Danmark,et bien parlons en du Danemark ; en 1997 ils ont etudié la faisabilité du tout bio et y ont renoncé tout en aidant la production bio qui réduit d’année en année(pour traiter des pommes bio "86kg ha" contre 6 kg en agri raisonnée).

Il ont réduit de moitié les traitements phytosanitaires pour arriver en 2004 à un total de 2900t,moins que la France avec 10000t mais sur l’equivalent de 8 pour cent de la surface agricole de France ,donc2900t multipliée par 12.5 = 36250T soit encore 3 fois plus que la France

de plus contrairement à la France qui interdit maintenant les mélanges de produits phyto à petites doses,efficaces mais jugées dangereuses pour l’applicateur,ceux ci sont autorisés au Danemark.

Le dimethoate ,insecticide le plus efficace et dangereux(il tue tout),interdit en France depuis 15 ans ,est encore utilisé chez les Danois,de plus depuis "leur réduction de produits phyto", ils consomment 3 fois plus de Roundup(glyphosate).

SI vous ne me croyer pas aller voir AGRICULTURE ENVIRONNEMENT 3 mai 2006

mano
12/10/2007
quels enjeux pour l’agriculteur ?

Je suis un agriculteur dit conventionnel, je suis rentré dans une démarche de qualification de mon exploitation ’Quali Terre’ il y a 8 ans. Cette qualification vise l’ensemble de l’exploitation et doit apporter des garanties sur l’environement, la sécurité alimentaire, le bien etre animal etc... Sa mise en oeuvre est attesté par un audit. Et cela tout en utilisant à bon escient des engrais et produits chimiques (au bon moment et à la bonne dose). L’utilisation en volume des pesticides et des engrais N P K ne cessent de diminuer depuis 15 ans et le rendement moyen n’a pas cessé de croitre ce qui prouve que nous ciblons de mieux en mieux nos pratiques, avec l’aide des conseillers des coopératives agricoles.

Par contre, les volumes des produits phytosanitaires et d’engrais pour la gamme jardin/ville ne cessent de croitre, les particuliers comme les villes n’ont pas recu de formation pour leurs utilisations, pour l’évacuation des fonds de cuve, pour les utiliser dans les meilleures conditions, pour la quantité épandue etc.. Quelle est leur part de pollution ? Quelles vont être leurs régles dans le grenelle : ’plus de produit dans les villes et les jardins’ ? la destruction thermique pour les villes, la rasette pour les particuliers ? Il ne faut donc pas tomber dans la démagogie ou dans l’opposition de tel ou tel système de production, chaque systéme a sa place. Le grenelle ne nous laisse pas insensible, nous nous devons d’être ambitieux car les besoins en matières premières ne cessent de croitre et il serait suicidaire pour la France de dépendre de l’extérieur pour son alimentation comme pour son énergie d’où l’intéret aussi des bio carburants.

Toutes les démarches que nous avons initiées depuis 5 ans vont dans le sens de rendre moins sensible l’agriculture conventionnelle pour l’environement :
  lutte contre les pollutions accidentelles (bac de rétention)
  bandes enherbées le long des cours d’eau des fossées et des mares
  imagerie par satelitte, analyse des jus des bas de tiges pour déterminer les besoins les plus justes en azote des céréales (farmstar)
  cultures intermedaires
  etc Toutes ces actions si elles étaient généralisées limiteraient encore les risques de pollutions diffuses. Une action menée de concert avec le bassin Seine-Normandie, une coopérative Cerena, la chambre d’agriculture de l’Aisne et 74 agriculteurs se veulent les leaders de bonnes pratiques. L’objectif a été de développer sur un bassin versant de 14000 ha une ensemble de techniques concourant à la protection de la resssource en eau voir site www.agriperon.fr. L’agriculture biologique n’est pas synonyme d’alimentation saine contrairement aux idées recues Comment fournir un blé sans DON aujourd’hui pour l’alimentation humaine vue la nouvelle règlementaion européenne. Une etude italienne n’a pas pu démontrer que le bio était meilleure pour la santé.

Hervé DELAS
12/10/2007
L’élevage est le grand coupable !

N’oublions pas la viande, qui durant tout le cycle d’élevage jusqu’à notre assiette émet des quantités de CO2 phénoménales. Le soja et le tourteau qui nourissent le bétail sont produits à grand renfort de pesticides, dans des pays qui souvent pratiquent la déforestation pour planter lesdits champs.

Par ailleurs, les animaux tels que les bovins et les porcs émettent des quantités de lisier et de bouse qui se transforment plus tard (ou sortent immédiatement d’ailleurs) en méthane, ce dernier étant également un gaz à effet de serre au pouvoir de réchauffement 24 fois supérieur à celui du CO2 pour la même quantité émise. Au total l’élevage est responsable de plus de 10% des émissions de gaz à effet de serre en France, sans compter les conséquences sur la déforestation dans certains pays.

Il faut donc de toute urgence :
  inciter à la réduction de quantité de viande consommée.
  informer le consommateur de tous ces problèmes.
  Inclure le contenu carbone de la viande dans son prix de vente comme cela devrait être fait pour de nombreux produits d’ici deux à trois ans dans les supermarchés.

Didier
14/10/2007
Le végétarisme un bon remède pour la planète
Le végétarisme est un très bon remède.
Sam
12/10/2007
Produire 100 % bio

La FAO à fait un rapport indiquant qu’il était possible d’avoir une agriculture 100% bio sur la planète donc respectueuse de l’environnement et d’assurer la sécurité alimentaire de ses habitants ! ! ! !

Ce rapport a même montré que la culture bio contribuait à l’atténuation des effets climatiques actuels. Alors que fait on ? ? Agissons maintenant ! !

En europe, 47% des aliments contiennent des résidus de pesticides, dont 25% présentent plusieurs molécules (dont on ne connaît pas les effets cumulatifs ! ! ! !). Les agriculteurs ne sont-ils pas les premières victimes des pesticides (baisse de la fertlité, malformations congénitales, cancers...). Agissons, car nous sommes ce que nous mangeons !

Quand on voit l’état des cours d’eau français et des nappes souterraines (présence avéré de plusieurs molécules chimiques) et sachant que notre corps est constitué à 66% d’eau et qu’il a besoin de 2,5 litres d’eau quotidiennement pour son équilibre, il semble pertinent de se poser des questions ! ! !

Il convient de vite interdire l’usage des pesticides (moratoire sur leur usage) et de revenir à des modes de cultures plus respectueux de l’environnement. Augmentation des crédits pour les programmes de recherche sur l’agriculture bio et les moyens de lutte naturels contre les maladies des cultures. Amélioration de la formation des agriculteurs et sensibilisation à ces problématiques. Révision de la PAC en intégrant la problématique environnementale en point central.

A part l’industrie chimique, qu’est ce qui nous empêche aujourd’hui d’agir ! ! ! !

momo51
13/10/2007
clore le débat
vous voulez tout bio,mais qu’aller vous faire de toutes les boues de ville,rempli de medicaments,metaux lourds etc,,vous aller peut etre les epandre dans vos pots de fleurs de balcon ou sur les espaces verts de nos villes
Didier
12/10/2007
Agriculture raisonnée

Nous avons un privilège énorme celui de vivre dans un pays ou tous les jours nous avons de la nourriture à mettre dans nos assiettes. Cette année avec l’été que nous avons connu, si nous avions baissé de 50% l’emploi de produits phytosanitaires, nous n’aurions pratiquement pas eu de pommes de terre à récolter, et des blés hyperfusariés impropre à la consommation. Les agriculteurs travaillent et prennent leurs decisions en fonction des données de l’instant T ( état du sol, état végétatif,météo, etc....). Jamais les agriculteurs ne partent pulvériser par plaisir mais uniquement par nécéssité pour soigner leur culture. Toutes ces interventions sont raisonnées. Partir avec un objectif de baisser les intrants c’est très bien mais il faut surtout s’adapter aux conditions de chaque année. S’il faut baisser l’utilisation des produits phytosanitaires il faut alors absolument mettre une alternative en place et celle des biotechnologies me parait très bien venue.

Il faut faire confiance au progrès. Dans les années 1970, nous avions 16000 morts sur nos routes. En 2006, nous n’avons plus que 5000 morts et ce sans supprimer les voitures tout en multipliant le parc automobile par 4.Ceci nous montre que lorsque nous travaillons sur un sujet nous avons des résultats. De tous temps nous avons eu des personnes contre le progrès. Au début du siècle, certaines villes ont refusé les voies férrées et ensuite elles ont pris un retard de développement qui a mis du temps à se combler. Alors ne ratons pas le train et faisons confiance à la science et à nos chercheurs.

Je suis pour une agriculture durable, raisonnée, respectueuse de l’environnement et qui remplit sa mission de production.

Didier le 12/10/2007

stephane
12/10/2007
Oui à l’agriculture durable.
Il faut récompenser les comportements vertueux dans tous les domaines, c’est le cas en agriculture. Redioriger les aides et subventions vers une agriculture durable. Il faut manger mieux : le bio doit entrer dans les restaurations collectives et notamment pour les enfants. Enfin nous mangeons trop de viande ! Certains aiment rappeler que les vaches sont responsables d’une part non négligeable des émissions de gaz à effet de serre alors qu’eux même mangent de la viande tous les jours. D’autant qu’une bonne partie des terres cultivées sert à nourir le bétail : le bilan énergétique est mauvais.
achille
12/10/2007
Hier, j’ai semé.....

Hier j’ai semé le blé et j’y ai pris plaisir. La terre était amoureuse, ni trop sèche, ni trop humide, elle s’ouvrait sous le passage de mon outil. Je l’ai fécondé. Dans quelques semaines, de jeunes pousses verdiront la campagne avant que l’hiver ne calme leurs ardeurs. Puis viendra le temps d’autres semailles , d’autres espèces qu’il me faudra nourrir et soigner avec le regard d’un jardinier. Mes plantations s’épanouiront avec plus ou moins de bonheur selon que la nature sera généreuse ou capricieuse. Enfin, après des moments de doute, de joie, d’angoisse, je récolterai le fruit de mon travail avec le sentiment d’être utile, la satisfaction de savoir qu’il y a sur cette planète des Hommes qui attendent quelque chose de moi.

Alors, de grâce, ne me privez pas de ce plaisir avec vos pourquoi ?, avec vos comment ? avec vos il ne faut pas..... Je ne suis pas un criminel.

Jean-Claude
12/10/2007
Repenser nos modes de culture

La grande majorité des sols français sont biologiquement morts du fait de la pratique du labourage (qui consiste à retourner la terre) et de l’utilisation de pesticides en quantités énormes.

Il faur repenser entièrement nos modes de culture et en particulier généraliser les techniques de semis direct qui permettent de reconstituer la vie biologique du sol condition indispensable pour obtenir des plantes vigoureuses et saines.

Si les sols retrouvent leur activité biologique alors les plantes peuvent se défendre elles-mêmes contre les prédateurs. Il n’y a plus besoin d’utiliser des poisons chimiques hautement toxiques ni d’engrais minéraux. Ce sont les micro-organismes qui nourissent alors la plante et elle n’est plus carencée en oligo-éléments.

De plus un labour dégage 1 tonne de CO2 à l’hectare alors qu’un semis direct stocke 4 tonnes de CO2 à l’hectare. Si l’on supprime les labours on diminue de 40% nos émissions de CO2 !

Fred
14/10/2007
Je veux vos sources ! ! !
Très bien, mais je suis très ceptique quand à vos dires. Le labour n’a jamais tué un sol, de plus à long terme le semis directe n’est pas une fin en soit car il va y avoir un tassement du sol, puis une mort progressive de la faune du sol par asphixie. Votre derniere phrase est extraordinaire, compactons tous les sols de la planete et finit le réchauffement CQFD. C’est magnifique
Jean-Pierre Genest...
12/10/2007
Promouvoir l’agriculture biologique pour le renouveau de l’agriculture en France

Promouvoir l’agriculture biologique pour le renouveau de l’agriculture en France

Il y a une nécessité urgente à changer complètement l’orientation des modes de production agricole. Ceux-ci se sont progressivement, depuis plus de 40 ans, éloignés du lien avec la terre, avec le sol. Les raisons viennent essentiellement à la fois de l’importation du modèle industriel américain et de la concurrence qu’il a fait peser sur l’abaissement continu des prix payés aux agriculteurs ; l’énorme développement des grandes surfaces en France n’a fait que renforcer ce phénomène. De ce fait l’agriculture est devenue une agriculture « hors sol » nourrie artificiellement par les engrais chimiques. Les plantes se sont affaiblies demandant de plus en plus de traitements phytosanitaires. Ces pratiques ont à la fois pollué les aliments, les sols et les milieux aquatiques. Nous sommes dans une totale impasse. La seule solution est de reconnaître enfin l’utilité des sols, de la terre ; ceux-ci doivent redevenir vivants, être un vrai humus qui nourrira les plantes et les protégera. Il faut donc une agriculture qui nourrisse les sols, qui rendent les sols fertiles et ne pollue plus la planète et ses réserves en eau c’est l’agriculture biologique.

Pour cela il faut renverser la logique actuelle :

   Payer aux agriculteurs biologiques les bienfaits environnementaux qu’ils apportent : non pollution des sols et des masses d’eau, maintient de la fertilité des sols, entretien du paysage (haies, diversité des cultures, entretien de la biodiversité, création d’emplois,...)

   Taxer, directement ou indirectement, les agriculteurs qui polluent (intrants chimiques, pesticides, herbicides, disparition de l’humus, disparition des emplois, pollution des masses d’eau,...). Or cela ne ressort pas suffisamment du texte et des dispositions qui pourraient être prises ! ! !

Le jour où la France aura compris l’impasse dans laquelle elle s’est engouffrée avec l’agriculture industrielle qui creuse le déficit de la SS, compromet la santé à long terme de la population, pollue nos nappes phréatiques, détruit nos sols, elle aura fait un grand pas en avant.

judeline
12/10/2007
A quoi sert d’être performant si personne ne le sait !

Vouloir opposer le bio et le conventionnel est illusoire car chaque démarche est avant tout un choix issu d’une réfléxion personnelle. Quelques refléxions : -Aujourd’hui le référentiel agriculture raisonnée (meme si le terme AR est à revoir)existe, il devrait être le socle de base pour toutes les exploitations : respect de la reglementation, des bonnes pratiques(insuffisant sur les pollutions ponctuelles). Les agriculteurs disent en permanence qu’ils raisonnent leurs pratiques. Question : Pourquoi sont-ils si peu nombreux à être qualifié ?. Des aides existent pour la certification. -D’autres outils sont aujourd’hui opérationnels pour réaliser des bilans environnementaux : balance azotée, sensibilité au lessivage d’azote, biodiversité, sensibilité au lessivage, risque phytos , energie..., risque érosion Les agriculteurs ont des outils performants pour progresser, alors qu’attendent-ils pour rentrer dans ces démarches ou préférent-ils que d’autres décident à leur place en réglementant toujours plus ?

Pour autant il faut que la grande distribution, les organismes économiques (trop frileux) joue le jeu pour ces produits issus de démarche de progrés. Enfin les agriculteurs doivent comprendre que ces démarches ne s’accompagnent pas de plus value sur les produits. Le monde industriel a déjà intégré ces démarches pour garder des marchés mais ils font des gains en interne.

Pierre LE GOFF
12/10/2007
Une information jusqu’au consommateur !

Il semble en effet que, puisque c’est le consommateur qui dispose en bout de ligne du choix, que toutes les initiatives de qualifications soient valorisées jusqu’à l’emballage ou l’étiquetage.

Il paraît simple de mettre en place une notation similaire à ce qui existe aujourd’hui pour les gros électromenagers et les voitures qui permette au consommateurs de connaître l’impact relatif des produits qu’ils achètent par rapport à d’autres produits dont l’usage est le même (alimentaire, hygiène, produits ménagers, etc.), et de le positionner sur des critères objectifs telle que la consommation énergétique, la toxicité des éléments constitutifs ou employés lors de la production, les flux d’énergies et de matière au cours de son cycle de vie, etc.

Dans le même esprit, il est nécessaire que les outils mis en place soient complets par le champs des critères pris en comptes mais synthétiques et comparables pour pouvoir être facilement compris et utilisés pas les consommateurs lors de leurs choix. Espérant que les modes de production s’améliorent, il est nécessaire de prévoir des outils qui puissent également évoluer en devenant de plus en plus exigeant.

c
12/10/2007
durable et raisonnable

quelques remarques préliminaires :
  il est intéressant de remarquer qu’un groupe de travail intitulé "Adopter des modes de production et de consommation durables" se soit concentré à 99,9% sur les modes de production et pas sur les ressorts de la consommation ni plus important sur le rôle de la distribution dans la relation entre producteurs et consommateurs et donc dans les assortiments de produits disponibles et dans leurs cahiers des charges.
  l’agriculture est une fois de plus LE point de crispation car ce secteur a le défaut de nous nourrir, d’occuper la majeure partie du territoire et d’occuper dans l’inconscient collectif une place très spécifique car la représentation qu’en ont la majorité de nos concitoyens correspond à une image vieille de plusieurs décennies.
  Si les pollutions issues de l’agriculture sont encore trop importantes et doivent être maîtrisées, il faut être conscient que nous entrons dans une période de raréfaction des ressources agricoles à l’échelle mondiale. Travaillons à l’écologiquement intensif, pas à la décroissance.

Rentrons dans le gras du sujet :

1. Le bio : Cela est surement bel et bon, mais véhicule une image dépourvue de toute réalité.
  Est-ce meilleur pour la santé ? peut-être mais personne ne l’a encore prouvé
  Est-ce meilleur pour l’environnement ? oui en termes d’impact à l’hectare mais non à la tonne produite. Cela signifie que la généralisation du Bio implique une baisse généralisée de la production agricole et par voie de conséquence (hors coût de revient) une hausse des prix.
  Nos citoyens veulent en consommer ? oui mais en consomment-ils vraiment ? Il y a effectivement des hausses de part de marché mais les prix ne cessent de s’effondrer. Pourquoi ? Le facteur déterminant de l’essentiel de la consommation reste et (malheureusement)restera le prix.

2. Une certification agriculture durable : voila du français, de l’administratif, du lourd. mais au fond pourquoi pas ? La question est : qui déterminera les itinéraires techniques de référence, les contraintes... ? Si c’est consensuel, ce sera la foire d’empoigne permanente entre les acteurs économiques, les associations et les pouvoirs publics. Résultat : 100% de mécontents. Si ça ne l’est pas, tous les dérapages sont envisageables avec des modifications drastiques en cas de changement de majorité. En outre, l’agriculture deviendrait un secteur administré. Une attestation de bonnes pratiques environnementales allant au delà de la conditionnalité serait déja un premier pas réalisable, acceptable par les acteurs et nettement moins lourd à déployer. Si certification il doit y avoir, elle doit être faite au niveau des prescripteurs. En effet, ces derniers se rémunèrent sur les intrants qu’ils vendent et sur la production qu’ils collectent et pas sur les conseils qu’ils prodiguent. Il paraît donc sensé de séparer l’acte de conseil de l’acte de vente et de mettre en place une certification sur ces démarches.

stephen
12/10/2007
Economie des ressources en eau

Puisque l’on parle d’agriculture durable ou raisonnée, mais que ces termes restent très flous, permettez-moi de faire une proposition concrète qui, je crois servira le principe arrêté par le groupe :

INTERDIRE L’ARROSAGE DES CULTURES EN PLEIN JOUR.

En effet, quand je vois ces canons ou rampes d’arrosage fonctionner plein pot en plein cagnard dans ma région en été je me dis :
  combien de m3 d’eau s’évaporent dans l’air avant d’atteindre le sol pour nourrir effectivement les plantes,
  combien de m3 d’eau économiserait-on en arrosant la nuit ?

J’ai beau chercher, je ne vois pas quel inconvénient aurait cette proposition. Tout le monde y gagnerait :
  l’environnement par cessation du gaspillage d’eau "inutile"
  l’agriculteur qui, pour irriguer ses cultures de façon satisfaisante, aurait besoin de moins d’eau, donc ferait des économies.

Si cette proposition était retenue, il faudrait bien sûr la préciser en indiquant entre quelle heure et quelle heure l’arrosage est autorisé.

Bien sûr cette proposition pourrait s’appliquer à d’autres domaines :
  les particuliers pour leurs jardins et balcons (ce qui est vrai pour les agriculteurs est vrai pour tous, même si l’enjeu est sans doute inférieur en terme d’économie d’eau, mais c’est une question d’équité)
  ...

Une deuxième proposition plus radicale, dont je ne prétends pas mesurer toutes les conséquences :

RESTREINDRE GEOGRAPHIQUEMENT CERTAINES CULTURES AUX ZONES OU LE CLIMAT EST COMPATIBLE.

Un exemple : on sait que certaines cultures comme le maïs nécessitent énormément d’eau. Est-il raisonnable de continuer à faire pousser du maïs dans nos régions les plus chaudes ?

Scoff49
12/10/2007
Interrogations sur les propositions du groupe

Les proposition du groupe me semblent aller dans le bon sens, notamment en privilégiant le mode incitatif au mode cohercitif, lequel n’est pas vraiment efficace et alourdit l’ambiance dans les campagnes. Quelques interrogations cependant de la part d’un ingénieur agri formé au conventionnel et qui est venu à l’aghrobiologie par conviction écologique et travaille dans cette sphère depuis 10 ans :

  Comment va-t-on élaborer les dispositifs de notation environnementale ? Même localement, il faudra pouvoir s’entendre ! Plusieurs cahiers de charges ou systèmes de notation sans visée commerciale existent déjà, à différents niveaux d’exigence. Connaissant le fossé culturel qui sépare par exemple les partisans du bio et ceux qu’ils ne veulent pas se passer du chimique (tout en pensant faire de la qualité), je veux espérer un consensus, mais il faudra l’aider par la définition d’objectifs nationaux assez précis et consensuels, se basant sur des rapports scientifiques exhaustifs (car même là il y a matière à se disputer ; par ex. "c’est quoi la qualité d’un produit ?"). Pour avancer il faudra dépassionner les débats, que chacun des acteurs de part et d’autre puissent se défaire de ses "certitudes" et accueillir toute la complexité du vivant. Pour cela, il ne faut pas que les seuls décideurs traditionnels y soient associés !

  Va-t-on imposer un système d’étiquetage des produits avec mention de leur qualité environnementale noté par exemple de A à G( ?) comme pour les appareils électroménager concernant leur consommation électrique ? Et comment seront étiquettés les produits des producteurs qui ne veulent pas être soumis aux contrôles ? OU laissera-t-on aux distributeurs ou groupements de producteurs établir leurs propres "labels" au risque de perdre un peu plus le consommateur ?

  Comment se passera le travail de certification ? L’interprofession interviendra elle-même (visites à plusieurs) ou cela sera effectué par des organismes de contrôle indépendants ? Et alors qui paiera le contrôle : le producteur comme c’est le cas en bio, l’Etat, le distributeur ou l’interprofession... ? Il convient d’y réfléchir.

  A quoi va correspondre le niveau maximal (HVE) : à des obligations de moyens et/ou de résultats, et comment ceux-ci seront-ils jugés : critères purement analytiques sur le produit ou approche globale à l’échelle de l’exploitation ?

  Comment les labels aujourd’hui connus du public (AB, label rouge,...)vont-ils être insérés dans ce dispositif ? Le bio, s’interdisant tout produit chimique de synthèse aura-il l’estampille HVE ? Même si je conçois qu’entre le bio et tout le reste, il est nécessaire de diposer des palliers (à la fois pour les producteurs et les conommateurs), il serait en tout cas juste que l’AB continue à être reconnue, pour les producteurs comme pour les consommateurs, car il y a derrière toute une philosophie de respect de la "vie" qui est véhiculée.

Henriette
12/10/2007
Pourquoi vouloir réinventer la poudre ?
Pourquoi vouloir réinventer la poudre, consacrer beaucoup de temps et donc beaucoup d’argent (du contribuable) à définir un label Haute Qualité Environnementale, alors qu’il existe déjà l’agriculture biologique et l’agriculture intégrée qui fonctionnent et dont l’impact environnemental positif est bien connu ? Un soutien financier conséquent me parait le meilleur moyen d’amener les producteurs à s’intéresser à ces dernières. Il me parait en effet plus positif de faire découvrir aux agriculteurs des modes de production dans lesquels ils se retrouveraient en termes de conditions de travail, revenus et reconnaissance de la société ; que de tenter d’encadrer leurs activités par des grilles et des notations.
François Barjon
12/10/2007
soutenir la bio : oui ! Le raisonnée : une duperie ?
En tant qu’étudiant-ingénieur en agriculture, et pour avoir fait plusieurs stages en bio, il me semble fondamental de développer cette filière puisque la France importe encore aujourd’hui la moitié de sa consommation bio. Si le cadre européen est contraignant dans le domaine agricole, il n’est pas impossible de prendre des marges de manoeuvre et de soutenir réellement ce mode de production comme le proposent les acteurs du Grenelle. Le bio est un véritable garant d’une agriculture durable, bien plus en tout cas que l’agriculture raisonnée dont le référentiel n’est principalement constitué que de mesures réglementaires. Ainsi, le raisonnée, c’est un peu "récompenser ceux qui roulent à 50km/h en ville", où est le mieux ? Dans un cadre où les pratiques deviennent de fait de plus en plus respectueuses de l’environnement, l’agriculture raisonnée s’apparente plus à une opération de communication, de "marketing environnemental" visant à reverdir l’image des agriculteurs conventionnels. C’est criticable. En comparaison, la démarche de l’agriculture biologique est beaucoup plus strict car le chier des charges est plus rigoureux et innovant. Un exemple : le volet phytosanitaire de l’agriculture raisonnée contient 7 mesures non-réglementaires (des "plus" ; il contient sur ce chapitre 9 mesures réglementaires qui n’apportent rien de plus que la réglementation actuelle), ce sont : entretenir des fossés, observer les cultures, faire un inventaire des stocks de produits phytos, être abonné à un service de conseil technique indépendant, faire un diagnostic du pulvérisateur et vérifier son fonctionnement, avoir un dispositif de rinçage de la cuve. A la lecture, il n’y a clairement pas d’amélioration écologiquement significative. Alors ? Ne faut-il pas plutôt encourager la bio dont le cahier des charges est clairement établi et validé scientifiquement comme étant une réelle amélioration environnementale ? Je vous y encourage et suis même prêt à y contribuer personnellement par mon emploi futur. Je me prononce clairement pour un renforcement significatif de la bio en France dans le prochaines années. Vos objectifs m’apparaissent souhaitables et réalisables. Merci à vous tous.
caniche
12/10/2007
Raisonner et rester raisonnable
Comme dans tous les domaines,ce sont les abus qui peuvent condamner des pratiques,des attitudes.Je suis un agriculteur que l’on dit conventionnel par le fait que j’utilise des pesticides(encore appelés produits phytosanitaires ou produits de santé végétale ou médicaments des plantes ou produits de protecion des plantes...).Pour autant,je ne me sens pas coupable car j’emploie ces produits avec modération.Alors bien sur mes champs ne sont pas d’une propreté parfaite(sans pour cela etre une jungle !)mais il me semble que je fais preuve de responsabilité vis-à-vis du futur consommateur de mes cultures en ne pulvérisant pas à outrance des su bstances qui pourraient devenir dangereuses en cas de surutilisation. Le maitre-mot me parait donc etre la modération autant dans les paroles que dans les actes.
Aline
12/10/2007
Arrêtons d’opposer les systèmes, ça n’a aucun sens !

Je suis surprise de lire certaines choses sur les engrais "chimiques" ou de synthèse qui stériliseraient les sols. Je ne rentrerai pas dans un cours d’agronomie mais sachez qu’un agriculteur n’a aucun intérêt à appauvrir son sol ! Non seulement c’est son principal outil de travail mais il a en plus un lien presque affectif avec "sa terre" qui lui a souvent été transmise par ses parents. Alors il serait aberrant de croire que l’agriculteur maltraite systématiquement les sols. L’utilisation d’engrais de synthèse va de paire avec l’emploi de matières organiques, chaque produit ayant un intérêt spécifique (nutrition et/ou structure du sol).

Ces forums sont un très bel espace de discussion et de dialogue mais je regrette que certains tiennent des propos si intégristes ! On sait malheureusement où mène l’intégrisme.

A ce propos, au lieu de dire aux enfants à l’école que les engrais "chimiques" (ce terme étant très galvaudé puisque tout dans le monde est chimique ! même le fumier c’est du C, N, O...) il serait souhaitable de leur expliquer qu’une plante a aussi besoin de nourriture et que pour ça il existe différentes techniques et différents produits qui sont complémentaires.

Une consultation publique est très intéressante dans les propos et prouvent une fois de plus combien le grand public est mal informé voire désinformé.

Marcel Tinard
12/10/2007
Sécurité de l’approvisionnement alimentaire
Pour la plupart de nos concitoyens notre approvisionnement alimentaire semble garanti une fois pour toute et les pénuries sont de l’histoire ancienne.Des exemples récents liés ,par exemple,à des décisions politiques (production d’agro-carburants ; quotas laitiers ; ...),ou aux conditions climatiques ( été pluvieux en France ; sécheresse persistante en Australie ; ..)démontrent que des tensions peuvent apparaître très rapidement sur les marchés . Si l’on considère en outre que l’agriculture devra forcément devenir plus "raisonnable" dans les années prochaines , et que le refus de certaines techniques d’amélioration génétique continuent à être refusées, il paraît évident que la production agricole de notre pays ne devrait plus croître , alors que les besoins ne devraient pas diminuer puisque notre population augmente encore . Ceci est encore plus vrai au niveau mondial. Encourager le développement de l’agriculture dite biologique ne paraît pas être la solution miracle aux problèmes futurs , car son développement entraînera une chute de la production .Il faudrait alors augmenter les surfaces cultivées, c’est à dire supprimer les jachères , défricher de nouvelles terres , voire déboiser , ce qui n’est tout même pas l’objectif recherché ! Comme indiqué plus haut , l’agriculture du futur se doit d’être pls "raisonnable" , mais attention de ne pas complètement casser un outil , et des hommes , par des mesures trop radicales et dont la justification est parfois discutable.Toute réduction trop prononcée de la production alimentaire entraînera nécessairement des tensions , des spéculations , voire des paniques alimentaires, et bien sûr des augmentations de prix dont les plus défavorisés seront les premiers à souffrir. La France seule ne peut et ne pourra pas maîtriser les marchés mondiaux des produits alimentaires . Alors , avant toute décision irrévocable , essayons donc de voir ce qui se passe au niveau mondial : évolution des besoins ; évolutions technologiques ; ... Toute pénurie dans notre pays devra être compensée par des importations dont la qualité sanitaire , environnementale , voire sociale ,risque de laisser à désirer.Encore une fois , elles seront probablement "utilisées" par les plus défavorisés , et risquent d’être prélevées sur les besoins alimentaires des populations de certains pays exportateurs ( Afrique , Amérique latine).
Sillage
12/10/2007
Avis sur les propositions
2 points :
  subventionner l’agriculture biologique pour leur permettre de diminuer leur prix, donc de permettre à plus de monde d’en acheter et donc de permettre à l’agriculture biologique de se développer. C’est quand même étonnant que eux arrive à vivre sans subvention tandis que d’autre non biologique sont subventionner à 50% et ferait aussitôt faillite sans ces aides.
  Interdire les OGM en plein air : de études montrent leur toxicité. L’insecticide est produit par la plante ils utilisent des herbicides plus puissants, la dissémination est incontrôlable rien d’autres consomme plus d’eau que les premier, de nouvelles maladies sont apparue (ou maladies qui n’existaient pas dans la région), ils font perdre le label AB à des agriculteurs et en plus ont devrait leur laisser 0,9% de part dans un aliment biologique : bref rien de bon et j’ai pas tout cité.
Claude
12/10/2007
Devoir de mémoire

Il y a quelques temps, un agriculteur céréalier me confiait. C’est vrai, il y a 20 ans, on traitait beaucoup trop. Mais, à cette époque, ceux qui dénoncaient ces pratiques étaient insultés par ces agriculteurs : écolos qui n’y connaissent rien, qui feraient mieux de retourner dans leur ville... Aujourd’hui, le discours n’a pas changé. Il est difficile de remettre en question les pratiques actuelles. Dans 30 ans, peut être... Mais combien de morts non recencés (cancer...) dûs à la pollution alimentaire (eau..). Devoir de mémoire : pas seulement pour les agriculteurs, mais aussi pour les hommes politiques et pour chacun d’entre nous. Devoir de mémoire, c’est reconnaître qu’il y a 30 ans ou 10 ans, on avait tout faux. C’est s’excuser auprès de quelques "écolos" courageux et visonnaires qui mettaient déjà en garde des risques pour la planète, pour la santé. Devoir de mémoire : j’aimerai entendre clairement les hommes politiques dirent : "oui, on n’a pas voulu entendre. Ecologie était un mot tabou, un gros mot. Pardon de nous être trompé, de ne pas voulu savoir".

Les écolos qui font du bien à la planète, ce sont aujourd’hui des hommes comme Nicolas Hulot, Yann Arthus Bertrand. Ce ne sont pas les verts, qui ont fait tellement de mal à l’écologie ces dernières années. Leur discours écologique était inaudible ces dernières années. Lorsqu’ils étaient invités sur les plateaux télés (et on les a vus souvent à l’époque), ils pouvaient passer une soirée à ne pas parler d’environnement. Je me souviens de soirées électorales, où les verts étaient largement présents et où pas un seul ne parlait écologie de la soirée. Devoir de mémoire...

YG FARRE 17
12/10/2007
Ecoutons les agriculteurs raisonner

Les agriculteurs, partie intégrante de la société, portent une attention particulière à leurs pratiques : gestion des engrais, phytosanitaires, irrigation...notamment ceux qui s’orientent vers l’Agriculture Raisonnée

Le référentiel Agriculture Raisonnée constitue un support tès intéressant pour situer une exploitation par rapport à ses impacts sur l’environnement : il permet également une reconaissance officielle des efforts engagés pour le respect de l’environnement.

Cette certification Agriclture Raisonéne est à encourager fermement. Elle est reconnue et soutenue par le ministère de l’agriculture et le ministère des PME et de la consommation.

Avant de passer à un autre type de reconnaisssance, atteignons déjà l’objectif des 30 % d’exploitations qualifiées AR à l’aube 2008. Aujourd’hui nous ne sommes qu’à 2 400 exploitations qualifiées. Augmentons les efforts de communication et de conviction pour qu’un maximum d’exploitations soient qualifiées.

A quoi servirait de créer de nouveaux concepts environnementaux, alors que les premiers systèmes environnementaux de masse mis en place voici 4 ans n’ont pas atteints leurs objectifs ! Soyons concrets. Ne gaspillons pas notre énergie, soyons réalistes et les 2 pieds qui touchent terre !

BrunoF
12/10/2007
Importation de bio
Il est inadmissible que la France soit obligée d’importer de façon très significative des produits bio uniquement parce que ce type d’agriculture a été délibérément écarté par les hommes politiques à cause des lobbys de l’agroalimentaire et des syndicats d’agriculteurs. Le consommateur a malgré tout le dernier mot et ce sont des devises qui partent à l’étranger... C’est dommage et préjudiciable pour nos agriculteurs et notre économie ... Je précise que personnelement, manger bio, c’est simplement revenir à une alimentation que pouvait avoir nos grand-parents ou arrière grand-parents, respectueuse de l’environnement, saine et équilibrée. C’est un fait prouvé, notre espérance de vie sera moins élevée que la leur... l’alimentation prend une large part à cette évolution
La Hulotte
12/10/2007
En tout toujours raison garder
La terre doit produire notre nourriture . Pour accomplir cette destinée, elle doit être respectée . Depuis des siècles, l’agriculteur connait cette règle et il la sait toujours . Qu’est-ce qui a grippé les rouages de cette fabuleuse connivence de l’homme et de sa terre ? Probablement les mesures dirigistes imposées par des pseudo-voyants de la modernité qui ont déversé des subventions pour arracher les haies, sevrer les mouillères, drainer, irriguer, remembrer sans tenir compte des limites naturelles ... Ces beaux prophètes fustigeaient le paysan retardataire quin’était pas assujéti aux bonnes pratiques de la production dans les règles del’art, qui ne vaccinait pas tout son troupeau contre tout et n’importe quoi, qui ne le traitait pas systèmatiquement, préventivement en bon citoyen contre tous les parasites existants, qui s’entétait dans l’idée que des ruminants sont bien dans une bonne pâture et regardait d’un oeil (et d’un porte-monnaie ) méfiant tous les ensilages et aliments complémentaires qui seraient soi-disant seuls garants de la bonne santé économique de son troupeau . Pour les cultures, même discours : comment ! seulement quarante quintaux hectares et ces quelques chardons, bleuets, coquelicots ou autres qui pointent leur nez ! Desherbez une fois deux fois si nécéssaire et pour ces quelques taches sur les feuilles, fongicides, refongicides et re-re si nécéssaire et bien sûr azote, azote, azote. Si quelques uns de nos paysans ont su résister aux sirènes de cette vision à courte distance en en pressentant l’incohérence combien y ont cédé qui par nécéssité économique d’une famille à nourrir, qui par enthousiasme pour une nouvelle ère agronomique, qui enfin malheureusement par pur profit avec intensification voir industrialisation ( quel sinistre mot quand on l’associe au mot élevage ) ou agrandissement à outrance des surfaces exploitées . Et nous voilà au bord du goufre . Et maintenant qui sont ces nouveaux visionnaires qui viennent nous parler de suppression des pesticides, de tout-bio, de devenir végétariens, que sais-je encore ? Les dignes rejetons des précédents, de dangereux irrationnels . Il y a un avenir pour une agriculture qui produit en respectant la terre, une agriculture raisonnée par des agriculteurs raisonnables . Pour cela il faut aider ces agriculteurs : Favoriser les structures de taille petite ou moyenne Supprimer les grandes entreprises d’élevage industriel et interdire la notion de zéro paturage Aider les agriculteurs qui maintiennent les arbres, haies et différents éléments de paysage , aider les replantations ; augmenter les contraintes de biodiversité dans les primes herbagères et en introduire dans toutes les aides ( il est possible d’avoir de belles parcelles de culture entourées de haies ou bordées de quelques beaux arbres ) Privilégier le pâturage des animaux, réduire l’ensilage,enrubannage et les pratiques d’un ensilage de maïs derrière un ensilage d’herbe .
jp
11/10/2007
Prendre des mesures réalistes et éviter d’aveuglement
Tout à fait d’accord avec la mise en place d’une agriculture raisonnée et raisonnable Je pense que l’agriculture, en particulier francaise, a fait de trés gros progrés depuis ces 10 dernières années, et d’ailleurs surtout en terme de qualité et non pas tant en terme de quantité - IL ne faut pas rêver : prétendre que l’unique agriculture BIO doit être la régle est une complète hérésie . C’est à peu prés du même niveau que si, pour un malade, on abandonnait aujourd’hui par idéologie l’usage des médicaments ou des techniques chirurgicales ...Ne jetons pas principe, idéologie ou raisonnement de riches avec nos assiettes bien pleines,des techniques ,certes chimiques, mais qui ont contribué et continuent à remplir ces assiettes, à allonger la durée et le confort de vie ; Si nous avons un choix à faire, n’est il pas plus intelligent de permettre aux agriculteurs d’utiliser des produits phytosanitaires évalués, autorisés et globalement de plus en plus sécurisés (soit en terme intrinsèque par les caractéristiques des molécules , soit par un usage de plus en plus encadré ( formation des conseillers et des agriculteurs), plutot que chacun de nous , souvent citadin, ait le réflexe quasi inné du "pchitt" d’une bombe aérosol insecticide à la moindre araignée au coin d’un mur, ou de la lessive de sol bactéricide completement inutile. Faisons un peu confiance à ce qui est au moins validé par quelques instances scientifiques - Personnellement, je trouve trés dangereux voire criminel, que l’on puisse avoir émis ,dans les propositions de ce Grenelle, que l’alimentation distribuée dans les écoles de nos enfants soit exclusivement biologique alors qu’aucune étude sérieuse n’a jamais démontré qu’une alimentation bio était meilleure qu’une alimentation issue d’une agriculture classique raisonnée : je pense que le risque de contamination est même plus probable avec ce type d’alimentation BIO, en particulier en matière de fruits et légumes crus ( indispensables à l’equilibre alimentaire) du fait des champignons et moisissures induisant des toxines potentielles trés dangereuses à long terme. A l’argument selon lequel l’agriculture BIO est la moins dégradante de l’environnement, certes , mais je pense que la seule différence par rapport à l’agriculture conventionelle se situe au niveau du "pas d’intrants chimiques" ; pour le reste , par essence, l’agriculture a toujours été un façonnement du milieu ( travail du sol, découpage et organisation du paysage, introduction et techniques d’amélioration de espèces cultivées) pour satisfaire son alimentation et permettre sa survie. Alors pitié, le BIO n’est pas que beau, l’agriculture traditionnelle n’est pas que mortelle ! ! D’ailleurs, si j’en crois des reportages (télé, radio) de cet été 2007 avec des attaques de mildiou dramatiques sur pomme de terre, j’ai cru entendre que des agriculteurs BIO avaient été exceptionnellement autorisés à avoir recours à la chimie pour sauver leurs récoltes et leurs revenus.
Maïté
11/10/2007
PAC et Agri Durable

Tout d’abord bravo aux membres des groupes de travail du Grenelle. Parvenir à s’entendre, entre personnes de bords si différents, en si peu de temps, sur des sujets aussi complexes, est formidable. Les propositions sont loin d’être "creuses", comme certains le laisse entendre ; peut-être insuffisantes, je le concède, mais le Grenelle n’est qu’un point de départ, une impulsion, pas un aboutissement ! Si les syndicats de travailleurs savaient en faire autant, il y aurait surement moins de grèves en répétition...Si l’ensemble des mesures proposées par le Grenelle sont mises en application, ce sera déjà un bon début !

Concernant le thème "100% d’agriculture durable à terme"

Cet objectif demande une réorganisation fondamentale des subventions de la PAC et donc la définition précise de l’orientation agricole que l’on veut donner à notre pays : quels types de production, quelles cultures, etc. Ce n’est donc pas une décision à trancher à la légère... La définition même de "durable" m’inquiète un peu. Durable pour qui ? Pour notre pays ou à l’échelle mondiale ? Durable pour les agriculteurs ou pour l’économie ? Ce n’est pas la même chose...

Une réorientation des subventions de la PAC doit faire intervenir un accompagnement des agriculteurs qui seront obligés de réorienter leurs productions en fonction de la nouvelle politique économique. Arrêtons de prendre les agriculteurs (par exemple les producteurs de maïs) pour des pollueurs diaboliques ; ils ne font que répondre aux politiques qu’on leur dicte et aux conseils qu’on leur donne pour arriver à nourrir leurs familles à la fin du mois. Ces agriculteurs ont réussit la conversion d’une polyagriculture vers la monoculture du maïs ? Alors ils réussiront aussi à faire le virage vers une agriculture plus respectueuse de l’environnement, j’en suis persuadée. Mais pour cela ils ont besoin d’aide (et pas seulement financière !) mais surtout technique, logistique, commerciale.

Je soutiens la proposition de favoriser l’agriculture biologique. Une mesure pourrait être déjà de ne plus faire payer aux agriculteurs biologiques la certification AB. Les agriculteurs bio ont déjà des revenus forts bas, et on les fait en plus payer pour acquérier la seule certification qui va leur permettre de dégager une (petite) marge. Je préfèrerai que cette labellisation soit couverte par la PAC et non à la charge de l’agriculteur.

Léa D.
11/10/2007
Propositions

AGRICULTURE
  Fixer un objectif de 10% des surfaces françaises en agriculture biologique d’ici 2012
  Développer et engager des mesures en faveur des circuits courts de commercialisation des produits agricoles (moins de 100 km entre le lieu de production, de transformation et de vente)

PISCICULTURE
  Déclarer un moratoire sur la pêche des produits de la mer surexploités (espèces des grands fonds, thon, cabillaud...)
  Mettre en place des mesures limitant l’impact écologique de la pisciculture (maladies transmises aux poissons sauvages par exemple).

beatrice
11/10/2007
tout n’ est pas si simple

J’ ai passé pas mal d’ heures à lire les post de ce forum. Je suis d’ origine et de formation agricole sans être agricultrice. j’ habite dans le Jura, une zone de polyculture-élevage qui n’ est pas connue pour son intensivité. Ca fausse peut-être ma vision des choses

On fait le raccourci trop rapide : agriculture biologique= extensif= non polluant et agriculture conventionnelle= intensif= polluant. Alors qu’ il y a des bios intensifs et des conventionnels extensifs. Bio= pas de traitement chimique encore que les antibiotiques soient parfois permis en élevage. Conventionnel= ne refuse pas par principe les produits de synthèses, pas qu’ il les utilise à outrance. Extensif= en élevage, peu d’ animaux par rapport à la surface fourragère. Intensif= beaucoup d’ animaux sur la même surface, permis par un apport plus important d’ azote N, de phosphore P et de potassium k, entre autre.

Cet azote peut être d’ origine synthétique (refusée par les bio) ou d’ origine naturelle (fumier, lisier, compost...). Mais au final c’ est toujours des nitrates. OK, le fumier apporte aussi d’ autre chose. On ne peut pas produire sans apporter l’ un ou l’ autre sauf à épuiser le sol en quelques années ( c’est ce qui s’appelle la culture minière : je prends, je prends, je prends, je ne redonne rien et puis je m’ en vais).

Une céréale à 80 quintal a besoin de plus de N P K qu’ une à 50q Un blé qui a trop souffert ne sera pas meunier (destiné à la boulangerie) mais fourrager (nourriture pour animaux) par manque de proteines panifiables, et donc payé moins cher à l’ agriculteur une parcelle qui a trop de "mauvaises herbes" entrainera une pénalité : c’est le blé qui est acheté, pas le blé+ de la panic+ des chardons+ du rumex...

On parle de la pollution agricole comme d’ un tout alors qu’ il y a des pollutions d’origines diverses. Je n’ ai pas de solution toute faite pour y remédier. Il y a trop de facteurs a prendre en compte. La réalité du Jura n’ est pas celle de l’ ouest de la France. Par exemple pour un quota de 200 000 litres, vaut- il mieux 26 vaches à 7500l ou 40 à 5000l ? Tout dépend du potentiel génétique des animaux, de la surface de l’ exploitation, du relief et de la qualité des sols....

Il me semble que l’ agriculteur défini sa stratégie pour vivre le mieux possible sans mettre en péril son outil de travail : J’ ai besoin de tant de rendement à tel prix pour rembourser mes emprunts, vivre et prévoir de futurs investissements - dans cet ordre-. Comment je fais pour y arriver ? Nous ne pouvons pas lui en vouloir car nous faisons tous ça : j’ ai un salaire plus ou moins élevé pour payer mon loyer ou ma maison, vivre et ma voiture va bientot être bonne à changer (ou les enfants vont faire des études couteuses).

Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises agricultures. Ce sont les exces dans les deux sens, productivisme à tout crin ou quasi abandon, qui sont néfaste.

oli
12/10/2007
tout n’ est pas si simple

Bonjour Madame,

vous êtes d’une formation agricole mais non agricultrice. Personnellement, c’est la même chose et je suis conseille technique à 100% en AB.

je vois, sans vous juger, que la formation dans le Jura est la même que dans l’Ouest et dans la France entière. On raisonne revenu = productivité. C’est un faux raisonnement car dans le Jura par exemple il y a de gros problèmes sur certaines plantes qui disparissent (trop de matière organique animale) et qui provoque une baisse de la qualité du comté ! ! ! mais l’agro-alimentaire par ses ajouts chimiques est capable de rémédier jusqu’ à un certain point (cahier des charges du Comté strict heureusement).

Donc dire que les nitrates sont les mêmes quelle que soit la source est faux ! les études par l’institut de l’élevage le montre. les excès d’azote correspond "comme par hazard" aux apports d’engrais azotés de synthèse. Mais ce message ne se diffuse pas dans le monde agricole sauf par les groupements d’agriculteurs bio (GAB) et les CIVAM.

Dire aussi que le blé sera déclasser de la boulange vers le fourrage est en partie faux. une bonne partie du blé panifiable en france (> 75%) provient du Canada ! les céréales françaises par une mauvaise sélection ne sont plus assez riche en proétine même si on apporte de l’azote. bizard ? ? ?

pour les animaux laitiers, le potentiel génétique pour les grandes races (Prim’holstein ,normande, montbéliarde) est bien présent. Ce qui va jouer sur la production est essentiellement l’alimentation et sa valorisation. Avoir des VL qui produisent moins de 7500 litres / an est souvent plus respectueux de l’animal qu’à 9000 ou plus. cela se confirme par les frais vétos ! et le taux de renouvellement du troupeau. la moyenne en France est de moins de deux lactions par animal = le troupeau est renouvellé dans sa totalité en 2 ans = les agriculteurs qui sont dans cette logique ne voient pas les problèmes sanitaires sous-jacents avec cette logique productiviste.

pour conclure, dire qu’il n’y a pas de bonne et mauvaise agriculture et que ce sont les excès (exploitations intensives) ou la quasi abandon (exploitation bio ?) qui sont néfastes n’est pas juste. L’AB n’est pas l’agriculture d’antan. Elle doit devenir une agriculture à haute valeur ajoutée où les agriculteurs sont maîtres chez eux. aujopurd’hui beaucoup sont entourés de "techniciens commerciaux" qui ne sont là que pour vendre. Les bio ne sont pas dans cet état de fait. ils veulent être autonome dans leurs décisions tout en s’entourant de personnes compétentes (techniciens, comptables, banquiers...).

Et si l’agriculture conventionnelle n’était pas néfaste, il n’y aurait pas de pollutions de tous genres. La Bio par son cahier des charges limite très fortement ses pollutions même pour une ferme bio intensive. Et quant aux antibiotiques, oui en AB on peut en utiliser si les autres médecines (huiles essentielles, plantes...) ne fonctionnent pas. On ne va laisser un animal souffrir tout de même.

Oli

beatrice
13/10/2007
reformulation

Bonsoir, Oli. Je suis désolée que vous ayez compris mon post dans un sens anti-bio. Peut-être que j’ aurais du utiliser le présent et non le futur.

Je n’ ai pas écris que le blé sera déclassé s’ il est bio. J’ ai décrit un fait actuel en agriculture conventionnelle : La coop ne paye pas au même prix le meunier et le fourrager. Je ne connais pas assez la tarification bio pour savoir si c’ est la même chose.

Je ne parle pas de taux de nitrates mais du devenir des engrais naturels : le fumier aussi produit des nitrates. Mais d’ accord, c’ est plus rapide est plus facile d’ apporter 100 unités d’ N sous forme d’ ammonitrate.

Et puis dans mon coin de Jura, la flore est très riche ; les vaches ne sont pas à 9000 L, mais à 6000- 6500L. Ce que les bios produisent aussi sans problème. Les vaches sont des montbéliardes ou des simmenthals. Elles ne sont pas considérées comme des machines à lait. J’ avais fait exprès de prendre les chiffre de 5000 et 7500 L car moi aussi je considère que au delà ce n’ est pas bon pour l’ animal. C’ est comme pour un sportif de haut niveau, ce sont les derniers centièmes qui sont difficiles à gagner et source de problèmes de santé.

Les agriculteurs ne sont ni bios, ni membres d’ un réseau agriculture raisonnée. Ils sont conventionnels tous simplement. Ils font leur travail comme ils pensent qu’ il doit être fait. Ils ne se jettent pas sur la seringue pour tout et n’ importe quoi ; et utilisent aussi l’ homéopathie et la phytothérapie. Ils s’ en sortent avec leur production pas très élevée, car ils valorisent bien leur comté. Si vous vendez du lait standart à 0,27 Euro par litre, j’ ai des doutes sur la rentabilité d’ un tel système.

Je voulais juste qu’ on arrète de faire l’ amalgame conventionnel= intensif. Et parler de cohérence de système d’ exploitation.

Sinon, je suis d’ accord avec vous, l’ AB n’ est pas l’ agriculture d’ antan, elle est beaucoup plus technique.Et je connais des bio très modernes.

A fait, ici le problème n’ est plus de diminuer l’ impact des pollutions agricoles, mais de trouver un paysan pour exploiter une parcelle qui se libère. Quand vous avez 40 vaches et la suite sur plus de 100 ha de prairies avec le matériel adapté, vous y réflechissez à deux fois avant de louer du terrain suplémentaire ( surtout s’ il est difficilement mécanisable).

réaliste
11/10/2007
soyons constructifs

Proposition pour avancer (ignorons les mauvaises langues) : agriculteurs, faites remonter vos idées, relater les contradictions que l’on vous obligent à faire, donnez-nous quelques conseils (pour ma part, je vais cueillir moi-même mes légumes chez un producteur à moins de 10 km de chez moi, et complémente par quelques fruits LOCAUX et DE SAISON acheter sur le marché ; c’est un début. Je sais que tout le monde ne peut avoir ce luxe - un producteur à 10 km de chez lui - mais en même temps, je m’étonne de ne pas voir plus de monde chez lui, ce devrait être "la ruée vers l’or", sans compter que les prix sont nettement plus avantageux qu’en "grande surface").

Autres idées ?

Pré-synthèse des idées : * consommer différemment : fruits et légumes de saison [non, nous ne pouvons plus décemment exiger des fraises toute l’année !], plutôt locaux (moins de pollution pour le transport), tolérons quelques défauts sur ces aliments fragiles (une pomme un peu moins rouge, ...). * produire différemment : garder le bon sens de nos "anciens" avec les techniques modernes

benoist
11/10/2007
l’agriculture durable doit être également viable
N’oublions pas que la réussite de ce programme visant à certifier le maximum d’exploitations dans une démarche environnementale passe par la faisabilité technique mais surtout économique. Le terme "Durable " ne concerne pas uniquement l’environnement mais également l’aspect financier. Le revenu agricole est loin d’être mirobolant. Je suis jeune agricultrice marâichère en vente directe, cultive quasiment sans pesticides, et pense présenter un éventail de biodiversité intéressant. Mes clients adorent le concept et cautionnent à 100 % mon système de production, mais malheureusement il n’est pas très viable à moins de repercuter l’effort environnemental sur les prix des produits , ce que le consommateur landa est loin de pouvoir accepter. La priorité doit être donnée à la recherche, aux nouvelles techniques de production afin d’apporter des solutions aux agriculteurs face aux enjeux environnementaux. Il ne suffit pas de faire quelques expériences théoriques dans un labo pour les appliquer dans les exploitations. Ce progrès ne peut résulter que du fruit d’un travail sérieux, avec des applications dans les champs , sur plusieurs années pour en mesurer les effets. Donc les délais annoncés dans le Grenelle me paraissent un peu courts vu la complexité de Dame Nature. Enfin pour réagir aux divers propos lus ici et là de la part des internautes, merci de ne pas prendre les agriculteurs pour des ignares arriérés et traditionnalistes. Je suis ingénieur agronome et j’en ai beaucoup plus appris de la part de mes collègues agriculteurs que lors de ma formation, et je suis loin d’avoir fini. La théorie c’est une chose, l’application à grande échelle sur toute l’agriculture d’un pays en est une autre.
Pierre64
11/10/2007
L’Agriculteur est un chef d’entreprise
Ne sachant pas où écrire, je mets mon message dans cette rubrique (désolé s’il ne se trouve pas au bon endroit) : L’agriculteur est un chef d’entreprise. Les paysans sont toujours accusés d’utiliser des engrais et phyto à gogo et de polluer les terres. Etant donné que le coût des engrais ne cesse d’augmenter, nous essayons de gérer au mieu les quantités d’intrants que nous utilisons. En ce qui concerne les phytos, sous la pression des grands laboratoires fabricants, nous abandonnons des matières actives, efficaces, peu chères et reconnues peu dangereuses pour l’homme au profit de nouvelles molécules moins efficaces, beaucoup plus onéreuses et qui seront PEUT ETRE reconnues très dangereuses dans quelques années ! ! ! ! ! Nous devons pouvoir d’abord produire pour nourrir les hommes. Nous avons besoin de produits phytosanitaires et de technologies modernes pour avoir une production saine. Nous utilisons les engrais en raisonnant les fumures. Toute taxe ou toute réglementation qui s’appliquerait sans étendu préalable d’impact sur l’activité quotidienne de l’agriculteur mettrait en péril l’équilibre alimentaire de notre pays. C’est pourquoi, il n’est pas juste de nous accabler de taxes !
Pierre33
12/10/2007
Agriculteur chef d’entreprise
On oublie trop souvent que la responsabilité premiére de l’agriculteur c’est de produire pour nourir les hommes, y compris les bobos et écolos qui audela de leur philosophie sont bien heureux de bouffer aprés avoir parcourru les marchés et supermarchés. Chef d’entreprise il vous faudra produire plus pour assurer la crossance de la population. Développer les technologies, toutes, car nous en aurons besoin.
Memette
11/10/2007
agriculture durable, c’est à dire ?
On peut mettre ce qu’on veut derrière le mot "durable"... Tant qu’un cahier des charges précis ne sera pas établi, un agriculteur pourra se réclamer durable alors que ses modes de production ne sont pas spécialement environnementaux. Le développement du bio est indispensable, les consommateurs en réclament et on est obligé d’en importer. Quelle logique d’acheter un produit bio qui a parcouru des milliers de km pour se retrouver dans notre alimentation ? Il faut inciter à produire en bio, dans toutes les régions pour réduire les transports de produits à l’origine de pollutions non négligeables.
Benoit S
11/10/2007
Vers quelle agriculture ?

Le probleme de la production francaise en Bio que vous soulevez est un vrai probleme . Aujourd’hui 4% de la consommation alimentaire en France est en produits BIO certifies pour seulement 1/4 produits en France.

Il semble dans un 1er temps pertinent de devenir autosuffisant en BIO pour la consommation des menages et generaliser le BIO dans les cantines et creches scolaires comme le prevoit deja le gouvernement.

Au dela du benefice pour la sante qui est parfois remis en cause, l’apprentissage de nouvelles habitudes alimentaires est capital ! Non un francais sedentaire meme sportif ( je fais plus de 4 heures par semaine au minimum ) n’a pas besoin de manger du boeuf midi et soir ainsi que trois produits laitiers par jour. Arretons de croire qu’il faut suivre le chemin des Etats Unis lorsque l’on voit les degats sur la sante lies a l’obesite. Soyons inventifs et vigilants !

Anonyme
11/10/2007
TOUT MON SOUTIEN AUX AGRICULTEURS

Je suis ingénieur agronome chargé d’accompagner et de conseiller les agriculteurs au quotidien depuis une dizaine d’années vers les démarches qualité, les mises en conformité de leurs exploitations avec les cahiers des charges et l’évolution des réglementations...

A la lecture de certains messages surréalistes de personnes connaissant aussi bien l’agriculture que moi la plomberie, je tenais juste à apporter mon soutien et mes vifs encouragements à la majorité d’agriculteurs qui s’engagent au travers de certifications ou simplement par conviction et devoir citoyen dans des démarches environnementales et de qualité.

Je vois au quotidien l’évolution de vos pratiques, les investissements que vous réalisez en temps et en argent pour coller aux attentes toujours plus exigeantes des consommateurs, des citoyens...

Espérons qu’un jour les gens aient plus de curiosité pour creuser le sujet, pour venir vous rencontrer, pour connaître votre métier et vos pratiques avant de se permettre de vous juger.

Encore une fois, tout mon soutien.

Jer
11/10/2007
L’intéret d’une utilisation raisonnée des produits de protection des plantes

A lire les différentes réactions des uns et des autres dans ce forum, j’ai l’impression que l’on occulte totalement les efforts fait par la filière producteurs de Produits de Protection des Plantes /distributeurs-préconisateurs/agriculteurs depuis plus de 10 ans. En effet, les premiers mettent maintenant sur le marché des produits pour lesquels les profils éco-toxicologique sont parfois inférieurs à du sel de cuisine et dont la quantité de matière active utilisée par ha a été divisé par 100. Les seconds sont amenés à préconiser des conseils basés avant tout sur une approche technico-économique donc raisonnés et dans le cadre d’un agrément.

Les agriculteurs quant à eux sont les premiers au contact de la nature et utilisent les produits mis à leur disposition en respectant la terre mais aussi leurs cultures.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit, le respect d’une culture et donc d’une production. La pression du mildiou cette année sur les productions de pomme de terre et sur la vigne illustre mon propos. Sans produit de protection des plantes performants en 2007 : pas de pomme de terre et pas de vin.

Est-ce bien raisonable de vouloir "imposer" 20 % de bio à terme alors que nous sommes dés cette année déjà confrontés à une forte baisse de production pour la plupart des matières premières agricoles. Cette pénurie entraine déjà de fortes augmentations sur les produits alimentaires.

Qui aura les moyens de se payer tous les jours du bio dans son assiette ? Que ferons-nous lorsque nous ne serons plus capable de juguler la hausse des prix sans importer massivement des produits agricoles venant de pays utilisant largement les PPP et la technologie OGM ? ( C’est déjà le cas cette année avec les imports de maïs brésilien/argentins).

Je n’ai pas forcément les réponses à ces questions mais la démarche proposée dans le cadre du Grenelle de l’Environnement ne tient pas assez compte de l’évolution de la population mondiale et des enjeux de demain en ce qui concerne l’alimentaire.

Benoit93
11/10/2007
Vers une agriculture productrice de biens environnementaux

Arrêtons d’opposer catégoriquement agriculture et environnent ! Pourquoi au contraire ne pas les lier fortement - en bien - l’un et l’autre ?

On a pendant trop longtemps axé l’agriculture vers une meilleure compétitivité économique, vers plus de rendement. Bref, ce fût une vison à court terme, qui a certes répondu à ses objectifs, mais qui a endommagé l’environnement.

Pour le 21 siècle, la France et l’Europe doivent s’orienter vers une autre REVOLUTION AGRICOLE. En 1960 la PAC prévoyait l’autosuffisance et le l’augmentation des rendements ; la PAC doit aujourd’hui viser la productivité dans un contexte d’EXCELLENCE ENVIRONNEMENTALE.

Bref, le principe de l’HVE est bon : il fixe un cap réaliste et moderne entre le modèle actuel et le modèle bio. Les agriculteurs doivent être à la fois des producteurs de biens environnementaux au même titre que des producteurs de biens alimentaires.

Cette démarche doit être gagnante à tous les niveaux :

   économique et financier (l’agriculteur est chef d’entreprise et doit gagner sa vie),
   environnemental (et il ne s’agit plus « de protéger l’environnement » en adoptant « les bonnes pratiques », mais de « produire » de l’environnement : qualité de l’eau irréprochable, fabrication de sols riches en humus, excellence des paysages...)
   sociétal : on nourrie la population et cette population (urbaine avant tout) profite d’un environnement rural d’excellence.

La société doit donc continuer de rémunérer les fonctions non marchandes de l’agriculture dans le cadre d’une PAC qui place production environnementale et production alimentaire au même niveau. Les agriculteurs ont su relever de nombreux défis (n’oublions jamais que la France ne produisait pas assez pour se nourrir il y a soixante ans), ils sauront relever ce nouveau défi, à condition qu’on leur en donne les moyens. Cela passe, non pas uniquement par des financements, mais peut-être avant tout par une très forte évolution des mentalités et des habitudes.

Bref, la révolution agricole à venir nécessite au préalable une REVOLUTION CULTURELLE dans l’esprit des agriculteurs, de leurs représentants, et de leurs partenaires. Cela nécessite d’orienter la recherche dans une direction claire, de lier davantage recherche publique et agriculture, et surtout, surtout, de réorienter fondamentalement la formation.

FNC
11/10/2007
HVE et biodiversité
La démarche HVE est intéressante, à condition que la démarche qualité concerne le mode de production et non la transformation et fabrication du produit.Le poulet de Bresse est exemple : la production en plein air maintien un système de polycutlure élevage et donc un paysage et un milieu favorable à la faune. La biodiversité dans son ensemble, pas uniquement la biodiveristé remarquable doit être prise en compte dans le référentiel.
Bernard Poirier, c...
11/10/2007
Dynamiques du changement par l’intermédiaire d’approches collectives
Notre modèle de développement, fort consommateur de ressources naturelles, et en particulier d’énergies fossiles, a induit des modes de production, basés uniquement sur l’efficacité économique. C’est particulièrement vrai en agriculture, depuis plus de 50 ans. Or, il faut, aujourd’hui, produire mieux, en consommant moins d’énergie fossile et en respectant l’environnement. Cette évolution des pratiques suppose très souvent des changements profonds de modes de production, d’itinéraires techniques, de matériels et d’équipements. Ces évolutions pour être durables, doivent être économiquement viables et rémunérer le travail. Ces mutations profondes de comportement passeront bien évidemment par des démarches individuelles mais ce seront les démarches collectives qui les faciliteront, les rendront acceptables au plus grand nombre, et les accompagneront de processus de formation et d’évaluation pertinents. Dans leur histoire de plus d’un demi siècle, les Cuma, coopératives de proximité qui couvrent l’ensemble du territoire français (127 00 Cuma pour 236 000 adhérents) ont montré leur capacité à faciliter les adaptations, les innovations et le progrès tant sur les techniques que sur les comportements. L’ADEME a mis au point pour les petites entreprises une démarche de management environnemental, le Plan Environnemental Entreprise (PEE). Cette démarche de progrès a fait, il y a environ cinq ans, l’objet d’une expérimentation dans les Cuma conduisant à une adaptation de ce plan à ces coopératives de proximité, sous le nom de "Cuma naturellement !". Il est utilisé aujourd’hui par plusieurs Cuma (une soixantaine) dans différentes régions. Dans une logique globale de développement et d’évolution de meilleures pratiques agricoles, cette méthode pourrait être améliorée (meilleure prise en compte des aspects maîtrise de l’énergie...) et généralisée dans des centaines, voire des milliers de Cuma. Cela nécessite un soutien technique et un appui pour l’animation et la mise en place d’outils de formation et d’évaluation.
Manu
11/10/2007
des labels "verts" chez les producteurs pour les consommateurs.

Chaque producteur (forestier, agriculteur, pécheur, ...) doit pouvoir par l’intermédiaire d’un référentiel environnemental faire savoir qu’il travaille bien. Cela se traduit par la mise en place d’un label ou d’une marque sur un produit fini.

Chaque consommateur se doit d’avoir un comportement éco-responsable en achetant des produits comportant ce label, cela favorise : 1- les démarches environnementales. 2- les entrepreneurs qui respectent les règles. 3- les productions territoriales. 4- l’emploi local.

Un tel système existe pour les produits à base de bois depuis 5 ans : PEFC. Cette marque permet au propriétaire forestier de valoriser leur gestion pratimoniale tout en ayant une gestion durable de la forêt. Les consommateurs peuvent désormais trouver cette marque dans les magasins.

C’est un système simple, peu couteux qui permet aux entreprises de faire savoir qu’elles font bien ... et en plus cela renforce les achats locaux plutôt que les importations.

C’est la seule voie possible pour sauver nos économies locales dans les régions.

Pascal F29
11/10/2007
Importance écologique d’une production agricole française compétitive

• Pour limiter le production de gaz carbonique, il est important que la France assure autant que possible son indépendance alimentaire.

Les produits agricoles importés ne sont pas toujours soumis à une réglementation environnementale aussi protectrice que dans l’Union Européenne.

La production agricole nationale doit concilier des objectifs de quantité, de qualité, de respect de l’environnement et de coût de production modéré. Toute décision politique conduisant à une dégradation de la compétitivité de notre production entraînerait un recul de celle-ci conduisant, outre l’impact social et économique , aux inconvénients écologiques cités plus haut.

En production porcine, la France est devenue autosuffisante globalement depuis seulement 15 ans. Cette production n’augmente plus actuellement et se situe à 103% de l’autosuffisance. Il serait très rapide de basculer dans une situation de déficit en viande porcine.

pascal D
11/10/2007
attention aux solutions "simplistes" illusoires

La formation des vendeurs d’intrants n’est pas suffisantes, car on ne sait pas ce qu’ils racontent ensuite. Il faut obliger à l’utilisation de procédures de préconisation reconnues valides (rôle de la recherche et des instituts techniques)

Pour limiter les risques de pollution par N ou P, le développement du biogaz est sans effet : le P reste dans le digestat (tan mieux, c’est un fertilisant de valeur) et l’azote passe plutôt sous forme ammoniacale qui peut poser des problemes de volatilisation lors de l’épandage du digestat.

A ce propos, les engrais biologiques ne sont pas moins potentiellement polluants que les minéraux ; Les cas de pollution NO3 ou P connus sont d’ailleurs tous dus à ces produits organiques (Bretagne). Ce n’est donc pas une solution de remplacer la fertilisation minérale par de la fertilisation organique. C’est la dose apportée qu’il faut limiter quelle qu’en soit la forme...d’ailleurs, il est beaucoup plus difficile d’ajuste precisément une dose d’apport avec des produits organiques (de composition tres variable, pondéreux et difficiles à manipuler) qu’avec des minéraux. Il y a donc plus de risque de pollution avec des engrais organiques. La taxation des excédents, quelle que soit leur source (organique ou minérale) est bien plus efficace

Pour améliorer la gestion de l’eau : généralisation des compteurs (en toute chose, commencer par mesurer) et quota à l’ha (globalisé au niveau exploitation pour laisser des marges de choix d’optimisation du système).

Avant de lancer tous azimuts des réseaux d’expérimentation avec des non professionnels de l’expérimentation, il vaudrait reconstituer les réseaux de dispositifs de recherche (INRA, instituts techniques par production,...)et de développement (les CETA, etc ...) qui ont pratiquement disparu faute de moyens, humains en particulier (par exemple : disparition des postes de techniciens dans la recherche publique).

pascal D
11/10/2007
quelques bonnes idées, mais souvent teintée d’idées reçues et cela manque parfois de realisme

La lecture du rapport du groupe 4 suscite quelques reflexions à l’agronome que je suis (avec près de 30 ans de pratique professionnelle).

La notion de « services environnementaux » est des plus vagues. On ne peut baser une politique sur des concepts fumeux, il faut clarifier. En particulier, les "atouts environnementaux" du "bio" restent à démontrer ; ils sont largement de l’ordre du discours et des idées reçues.

Vouloir faire des « référentiels de certification » peut être une bonne idée, mais qui les definit et sur quels critères ? Qui (et comment) les contrôle et valide ? Avec de moins en moins de fonctionnaires (les seuls qui puissent être neutres et intègres) il est peu réaliste de vouloir rajouter encore de la reglementation. On ne peut tout réglementer au niveau technique car il y a trop de cas particulier qui sont optimisables seulement localement. Définir plutôt des quotas de ressource consommée (eau, engrais,...) et laisser le soin aux producteurs d’optimiser le système au niveau local.

Encourager le retour à des démarches agronomiques implique que les agriculteurs prennent davantage les moyens d’acquérir les informations necessaires à cette démarche. En particulier : l’analyse de terre (improprement appelée « analyse de sol ») qui est en France beaucoup moins repandue que chez nos voisins européens alors qu’elle est indispensable pour une politique de gestion de la fertilité..Donc il faut des incitations à l’analyse de terre et à la constitution de référentiels d’interprétation.

Fixer a priori un pourcentage de reduction d’usage des produits phytosanitaires n’a aucun sens. C’est typiquement une annonce démagogique. Il y a déjà beaucoup de réglementation pour encadrer les risques sanitaires de ces produits (études detaillées avant Autorisation de Mise sur le Marché ; regles d’usage). Les produits phytosanitaires "naturels" doivent subir le même processus d’homologation car iles ne sont pas a priori moins toxiques. On sait d’ailleurs que certains posent de gros problemes de pollution des sols (sulfate de cuivre) ou de toxicité (rotenone, pyrethre, etc ...)

Christine Foueilla...
10/10/2007
oui a l’agriculture raisonnée mais pas à l’irresponsabilité

en tant qu’agriculteurs, nous sommes très attachés à notre environnement, surtout quand nous avons reçu la terre en héritage et lorsque l’on a l’intention de la transmettre en héritage comme terre vivante et source de vie et non pas de béton ! !

depuis mon installation , nous avons reéllement "mutté", acceptant les reproches de nos concitoyens pas toujours fondés. Aujourd’hui nous calculons parcelle par parcelle les besoins de la plante que nous avons décidé de mettre en place dans le sol ! ! nous essayons de limiter les interventions sur la faune sauvage, nous sommes conscients aussi (statistiques de la MSA) que nous sommes une population a risque pour les cancers : produits phytos, pensez vous que nous ayons envie de raccourcir notre vie ? ? donnez nous les moyens d’éviter les produits phytos sans en pénaliser notre productivité raisonnée, pourquoi pas les OGM, quelqu’un a-t-il fait le bilan des pesticides ? que vaut-il mieux ? donnez nous au moins des réponses et laissez la recherche se poursuivre ! !

nous sommes tous conscients de notre impact sur l’environnement et persuadés que des effords peuvent être encore réalisés mais il ne faut pas oublier que la terre est comme un magnifique gateau a partager avec de plus en plus de monde ! ! comment s’engager sur le "tout" Bio ? dans le cas où la France accepterai de produire seulement bio, une grande partie de sa population ne mangerai pas à sa faim ou alors des produits non traçés issus des importations de pays en voie de developpement ! !les privant a eux aussi d’une pitance salutaire....

Astur
10/10/2007
C’est une question de survie

Il n’est pas trop tard pour se poser les bonnes questions. Avoir une agriculture durable : oui, mais de quelle agriculture parle-t-on ?

Avant on regardait les agriculteurs bio de "travers", les pensant doux réveurs ou utopistes... Néanmoins ce sont eux qui ont pris les risques au jour le jour de démontrer qu’une autre agriculture est rentable. Rentable à tous sens du terme à la fois pour les êtres vivants, humains, animaux et aussi pour l’environnement. Aujourd’hui preuve est faite que c’est seule à terme l’agriculture biologique qui peut nous permettre de survivre dans les années à venir. Ceci c’est plus à démontrer, la FAO venant de valider cette démarche en expliquant que l’agriculture Biologique pouvait nourrir toute la planète avec en plus aucune nuisance dangereuse supplémentaire (qui n’est pas le cas d’une agriculture industrielle).

L’enjeu maintenant est de voir comment sauver l’agriculture et ses agriculteurs. J’ai appris ici en campagne que certains exploitants se faisaient appeler entrepreneurs agricoles ! ! Je me demande quel est le lien avec la terre pour ces entrepreneurs.

Le travail de la terre est noble et il doit le rester. Depuis la nuit des temps, l’homme a repecté la terre pour qu’avec elle il puisse nourrir la collectivité. Ou en sommes-nous aujourd’hui du respect de la terre ?

Pour regarder l’avenir maintenant, comment permettre à des dizaines de milliers d’agriculteurs, d’exploitants qui font leur métier avec passion et motivation de se rendre compte que la société leur a donné une direction à suivre (agriculture intensive, fortement mécanisée, utilisation massive d’intrant-engrais, application de nombreuses substances fortement nocives-insecticides, fongicides-herbicides...), qui est maintenant remise en question.

Ce ne sont pas les agriculteurs qui sont coupables, ce sont les donneurs d’ordre, les grandes compagnies multinationales qui ont mis en place des systêmes de dépendances et de main mise sur l’agriculture sans limite.

Alors comment passer d’une époque à une autre ? Car aujourd’hui on sent fort le malaise monter et pointer du doigt ceux qui sont sur le terrain, dans leur champ, mais qui ne sont finalement que le dernier maillon visible de cette grosse machine industrielle. Ce n’est pas le vendeur de semences, ou de produits phytosanitaires que vous verrez, car ils se cachent bien dans leurs bureaux loin du regard des citoyens.

Donc, je dirais avant tout grande solidarité pour les agriculteurs, trouvons ensemble les moyens rapides qui permettent de passer d’une agricutlure de "mort" à une agriculture de vie.

Jean
10/10/2007
l’agriculture doit rester productive pour alimentaire et non alimentaire
L’agricultre depuis les années 1960 a su redonner l’autonomie alimentaire à la France en passant par des périodes de surproduction. Nous sommes rentrés dans une phase mondiale ou la demande est plus fotre que l’offre, que la production agricole...Il ne faut pas arrêter de produire , il faut produire autant sinon plus et mieux dans le respect de l’environnement.. L’agriculture ne doit pas être stigmatisée mais accompagnée dans ses efforts de réduction , de maitrise des produits phytosanitaires mais demeurer un espace de production pour nourrir les hommes et réduire la dépendance énergétique Il faut comprendre et développer les efforts engagés par les organisations économiques pour généraliser les outils d’aide à la décision qui permettent un grand pas dans la maitrise de l’utilisation des intrants en agriculture...
Thierry W
10/10/2007
des sols morts et une agriculture bio moderne

A ceux qui pretendent que les produits phytosanitaires et autres engrais n’ont pas de consequence sur l’environnement car ils sont dispensés en juste quantité et les avancées de la recherche leur a permis de devenir dégradables, que pensez vous de ce cercle vicieux institué par l’agroindustrie :

1) pour augmenter les rendements, ajoutons des engrais chimiques 2) les plantes absorbent ces mineraux et se gonflent d’eau, et poussées par cette croissance hors norme ont du mal a se defendre naturellement 3) pour eviter que la plante ne soit malade, ou pour traiter la plante malade, aspergeons les et le sol de produits phytosanitaires 4) bacteries, animaux et autres plantes du sol sont exterminés (meme si aujourd’hui les phytosanitaires sont tres selectifs, ce n’etait pas le cas avant et le mal est fait : beaucoup de sols sont morts) 5) le sol est devenu mort, et s’appauvrit : les plantes ne trouvent plus assez de ressources pour se nourrir 6) ce n’est pas grave, on a les engrais ! ! et ainsi de suite : quand on a des plantes affaiblies dans un sol mort, evidemment qu’on ne peut pas se passer de produits phytosanitaires ! Et avoir des sols morts n’est-il pas deja une atteinte a l’environnement et a la biodiversité ?

Alors voyons le probleme dans sa globalité et allons vers une agriculture moins productiviste, nous n’avons plus le choix.

Et a ceux qui pensent que le bio est un retour a 100 ans en arriere, c’est ignorer les principes de la culture biologique et affirmer que la culture biologique vit dans un vase clos et ne profite pas des progres de la recherche ! Or la recherche et les techniques dans ce domaine ont énormément progressé et nous devons encourager la recherche dans ces modes de culture, car si certains pensent que le 100% bio est une utopie (ce qui est peut etre vrai), ce n’est en tout cas qu’en comprenant mieux les defenses naturelles des organismes, et en comprenant mieux les interactions avec l’ecosysteme environnant qu’on arrivera a une agriculture durable.

CP l’agricul...
11/10/2007
Tout ce que vous affirmez est FAUX ... nos sols sont biens vivants
Allez donc chez un agriculteur avec une bêche et retourner 20 cm² de terre (au delà, vous risquez de fatiguer, pauvre citadin que vous êtes !) et vous verrez la VIE.
Thierry W
11/10/2007
Bravo !

"pauvre citadin" ? ? ? Merci de m’"insulter", moi qui ne suis pas citadin et de plus futur agriculteur convaincu par la biodynamie, ce que vous devez trouver fou. J’essaie justement d’appeler les citadins a ne pas s’opposer aux agriculteurs comme beaucoup le font dans ce forum, alors par pitié ne faites pas la meme chose dans l’autre sens. Ce n’est que tous ensemble, citadins, consommateurs, producteurs que nous pourrons faire avancer les choses, pour une agriculture respectueuse de l’environnement, mais surtout respectueuse des agriculteurs ! Je vois dans ce probleme environnemental une belel occasion de ravaloriser le metier d’agriculteur, d’y ameliorer les conditions de travail et d’y ameliorer les conditions financieres. Je suis degouté quand je vois des salaries qui se la coulent douce en bureau pour un bon salaire se plaindre des prix des produits alimentaires et pester sur les agriculteurs, pendant que ceux ci travaillent beaucoup plus pour une misere.

Quant a la vie dans vos sols, si elle est telle que vous le dites, bravo ! (je serais tout de meme curieux de savoir ce que vous produisez et de connaitre vos taux de vers de terre et de bactéries) et merci de partager vos pratiques, car je peux vous assurer que ce n’est pas le cas partout. Un exemple qui appuie mes propos : http://www.les-renseignements-genereux.org/var/fichiers/bourguignon.pdf J’aimerais bien savoir ce que vous en pensez.

Pierre33
12/10/2007
des sols morts et une agriculture bio moderne
On a trop d’example d’écosystéme sur la planéte ou en final la population n’a pas accés à la nourriture. Cela pourrai devenir pire si demain les pays qui peuvent produire venait à diminuer leur production. Il faut résonner les agriculteurs à produire mieux, autant et plus si possible.
oli
10/10/2007
la bio peut nourrir la planète ?

Bien des experts de l’ONU et indépendants démontre depuis 15 ans le fort potentiel de la nature à produire des denrées alimentaires.

La nature peut produire selon les secteurs géographiques de la planète entre 5 et 25 TMS / ha. par ailleurs une étude Suisse depuis plus de 25 ans démontre que si on laisse la nature faire, elle perd en biodiversité (animale et végétale), donc elle perd en quantité de production et en qualité. Cela veut dire de façon simple, qu’en cultivant correctement son sol (l’étude démontre que la bio en est le meilleur garant !), on peut prévoir des performances de production non égalées encore dans l’Europe SANS PRODUITS CHIMIQUES.

Des études non françaises démontrent aussi dans certains sols africains, que les cultures biologiques produisent plus que les cultures avec des intrants chimiques. Et oui, quand on respecte la nature elle nous le rend bien... mais il faut y travailler ! ! !

En produisant mieux (respect environnement) et en étant solidaire aussi au niveau Europpéen au minimum, on pourrait arrêter d’avoir des jachères, on pourrait retravailler des terrasses où elles sont délaissées. cela représente des millions d’hectares à l’échelle de la planète...

Seule l’AB par son cahier des charges entre dans ces démarches. L’agriculture raisonnée, créée de toute pièce par les firmes phytosanitaires, ne répondra pas à ces enjeux majeurs. Elle n’a qu’un but commerciale ! ! !

Et les biocarburants :bonne idée à l’echelle d’une exploitation agricole mais pas à outrance. Seuls les céréaliers et betteraviers sont contents car ils voient cela d’un point de vue purement économique. Ils utilisent des pesticides et des engrais chimiques. En faisant des diagnostics énergétiques, ils sont catastrophiques. En produisant en AB, le bilan serait beaucoup moins désastreux... mais il faut penser à la production de denrées alimentaires. Développons les moteurs à eau qui existent mais là aussi on refuse le développement pour une question d’argent ! ! !

je demande à voir maintenant !

Oli

CecileM
10/10/2007
Puisque ce forum sert à émettre des propositions...

Si j’ai bien compris l’utilité de ce forum, il s’agit de proposer des mesures qui pourraient être mises en place pour aller à terme vers 100 % d’agriculture durable.

A parcourir les nombreux messages, on se croirait plutôt dans une foire d’empoigne mais le débat est lancé, c’est déjà bien !

Proposition pour le développement d’une agriculture durable :

  taxer l’utilisation des produits chimiques de synthèse,
  faire payer aux agriculteurs "irrigationnistes" le réel coût de l’eau qu’ils utilisent.

Avec cet argent ainsi dégagé, selon le seul principe du "pollueur-payeur" (cf. Charte de l’environnement intégrée dans la Constitution française), nous aurons une réelle marge de manoeuvre pour le développement d’autres modes de production plus durables : l’agriculture paysanne, l’agriculture durable, l’agriculture biologique et l’agriculture biodynamique.

Et de grâce, laisser tomber l’agriculture dite "raisonnée" qui n’est pas contraignante et sécurise bien l’agriculteur qui sait qu’en cas "de force majeure", il a ses petits produits chimiques à portée de main ! Qui évalue le degré du "cas de force majeure" ... ?

Quant à l’agriculture biologique, il faut savoir quel développement on lui souhaite ! Des contrats producteurs / distributeurs ? Si c’est pour réitérer le schéma conventionnel actuel où les producteurs de fruits et légumes du Languedoc, pour ne citer qu’eux, se font presser comme des citrons par la grande distribution ? Non merci.

L’agriculture biologique, n’est pas qu’un mode de production, elle prône aussi des valeurs d’équité, (principes de l’agriculture biologique www.ifoam.org) notamment dans le partage de la valeur ajoutée de la production.

Elle se développe actuellement essentiellement dans des circuits courts de vente directe parce que le producteur s’y retrouve, et le consommateur également. Le lien entre les deux parties se re-crée, le consommateur sait ce qu’il mange, d’où cela vient et comment cela a été produit. Le producteur est content de pouvoir vendre le fruit de son travail à sa juste valeur et aime aussi à partager son savoir-faire avec les consommateurs.

C’est pourtant pas très compliqué...

Bien à vous.

Cécile F
11/10/2007
Effectivement...
Puisque ce que vous avez écrit est clair et bien écrit.. Faisons concis.voici donc mon soutien....  smiley
CecileM
11/10/2007
Merci !

Je n’ai qu’une chose à vous dire.

Merci !

Hasta la victoria...

 ;o)

Sandrine
12/10/2007
en effet,
je suis d’accord, je dit oui à l’application du principe pollueur payeur, pourquoi devons-nous payer dans le prix de l’eau le coût de la "dépesticidation" ? Je consomme bio et pourtant je paye pour les pollueurs, ce n’est pas juste. Je dis également oui au circuit court pour une agriculture française de qualité, une indépendance des producteurs et une autonomie.
Jean
10/10/2007
Un peu de réalisme

J’ai été parmi les millions de familles à voir mes parents mettre la clef sous la porte d’une petite exploitation agricole au détriment d’une agriculture concentré et basée sur l’agrochimie. Les pertes d’emplois dans la paysannerie n’ont jamais été compensées par l’industrie. Pire, aujourd’hui avec les délocalisations dans les pays à très bas coût, nous courront à une catastrophe.

Les solutions ? Il faut faire une révolution agraire. Réhabiliter les petites exploitations. Concentrer nos efforts sur une culture bio dont les rendements ont fait de formidable progrès. Travailler en privilégiant les circuits courts. Remettre de la biodiversité dans les cultures. Respecter les cycles de saisons. Créer de nouvelles petites fermes vertueuses (autonomie partiel en énergie, récupération, cogénération, développement d’énergie renouvelable, etc...).

L’objectif est de faire la transition énergétique à notre agriculture. Je vois d’un bon œil une autonomie des agriculteurs pour leur agro carburant, pour générer une autosuffisance partielle de leur approvisionnement en carburant. C’est stratégique. En effet, c’est les agriculteurs qui nous nourrissent. Le pic de production pétrolier étant probablement passé, il est urgent que les agriculteurs français soit prêts à une déplétion du pétrole qui passera par une explosion du prix de baril de pétrole. L’agriculture étant très mécanisé, le risque est total, d’où l’importance des agro carburant pour ce secteur. Pire, sans pesticide et engrais chimique (issue du fossile), les rendements productivistes basés sur le pétrole vont chuter. Nous allons au devant d’une catastrophe alimentaire si nous ne prenons pas de mesures urgentes.

Parallèlement, il est fort possible que l’on ait besoin de remailler le territoire de maraichers. La solution pour ce type de situation est probablement une traction animal (ane, cheval), car il utilise de petites surfaces et le coût d’un tracteur est rébarbatif.

L’agriculture doit devenir exemplaire : bio ou raisonnée, peu assujetti au risque inflationniste du pétrole ou du gaz, orientée circuit court (type AMAP), basée si possible sur les énergies renouvelables, respectueuse de son environnement, gérant le domaine agricole et forestier de façon intelligente, bref, à l’opposé de ce qui se passe actuellement.

Rien d’impossible. Il faut juste une réelle volonté politique. Mais difficile de briser les corporatistes puissants qui mènent la politique agricole de la France à une catastrophe malgré tout prévisible. L’exemple de la Corée du Nord, qui, suite à la chute du mur de Berlin et à la rupture d’approvisionnement du pétrole devrait nous faire réfléchir : famine. Comment penser que l’ile de France va se nourrir avec seulement 1 500 maraichers pour 11,5 millions d’habitants ?

toshiba
10/10/2007
agriculture durable = agriculture intégrée

bonjour je suis jeune agriculteur installé depuis deux ans, je souhaiterai faire une mise au point et répondre à certaines fausses remarques ou certains non sens que l’on peut lire ici ou là

Aujourd’hui en terme d’"environnement", j’ai le désagréable sentiment que l’on se réveille subitement pour dénoncer des faits existant dans les années 80 sans avoir conscience des efforts fournis depuis 20 ans. Nous sommes en 2007 réveillons nous ! ! ! ! !l’agriculture gorgée d’azote et de pesticides des 80s est bien loin même si nous devons absolument poursuivre nos efforts. Je suis pour ma part intimement convaincu que les plus respectueux de l’environnement sont les premiers concernés à savoir les agriculteurs (des exceptions il y en a partout), tout comme le chasseur est le meilleur ami de la nature et de la faune (certains apprécierons la comparaison j’en suis sûr) Nous sommes heureusement à peu près tous d’accord sur l’objectif avoué d’avoir une "agriculture durable" mais loin d’être d’accord sur sa définition. Voilà la mienne elle correspond ni plus ni moins à une agriculture INTEGREE, juste milieu entre agri biologique - ou tout produit de synthèse est interdit - et agriculture conventionnelle. En claire c’est une baisse des doses d’intrants (moins de semences hA donc moins d’azote donc moins de pression parasitaires donc moins de protection des plantes, c’est du bon sens) Elle n’interdit en aucun cas d’utiliser des produits phyto. il faut savoir qu’en terme environnementale, il vaut mieux parfois utiliser un produit chimique que consommer beacoup d’énergie (= pétrole) par une destruction mécanique. Aujourd’hui il n’existe pas de solutions alternatives aux produits phytos prêts à l’emploi, cessons les mensonges et l’utopie du "tout bio" La plante est un être humain qui a besoin d’azote pour se nourrir et de protection en cas de maladies (comme nous prenons des médicaments, cela pollue-t-il notre corps ? si oui qui s’en plaint ?). A nous de tout faire pour "éviter" de manière agronomique à avoir recours à ces produits phytos, OUI NOUS SOMMES TOUS D ACCORD, mais la réalité et les aléas climatiques auxquels nous sommes confrontés nous orientent dans nos choix. ce qu’il faut ABSOLUMENT éviter c’est l’écueil du genre : " zéro phytos" ou encore "le durable c 100% bio et rien d’autres" ... LE BIO n’a PAS et N AURA JAMAIS le MONOPOLE DU "PRODUIRE PROPRE ET MIEUX" Quid des mycotoxines, quid des résidus de Cuivre dans les sols bien plus polluant que n’importe quel phyto, quid des années humides comme 2007 ou les vitis ou patatiers bio ont eu recours aux pesticides (ouh le vilain mot). Mais le bio a réussi là ou d’autres ont échoué à savoir un formidable coup de pub et un pseudo pacte avec les grdes surfaces...c’est un luxe pour pays riches qui mangent correctement à sa faim, je reste convaincu qu’il restera un marché de niche... La seule agriculture capable de relever les défis alimentaires de demain sera "écologiquement intensive" et sera intégrée.

christian
10/10/2007
L’agriculture raisonnée ? l’INRA et le CEMAGREF disent non merci

On voit ainsi repointer la certifcation obligatoire en agriculture raisonnée concept de communication crée par l’UIPP (les industriels des produits phythos. Page 60 de leur rapport de décembre 2005, l’INRA et le CEMAGREF disent ce qu’il ne faut pas attendre de cette "certifcation" en terme de diminution des pollutions.

On pourrait peut-être écouter les experts officiels payés sur fonds publics ? Le paragraphe suivant n’est pas plus tendre pour les OGM ! ! Là également pourquoi jeter l’argent par les fenêtres en faisant la sourde oreille ? (Il existe aussi un rapport INRA 2001 sur la coexistence parfaitement édifiant...)

Deux chapitres plus loin l’INRA et le CEMAGREF disent que la bio prouve que l’on peut se passer de pesticides, mais que c’est une agriculture difficile à mettre en oeuvre... Pendant 50 ans l’agriculture chimique a bénéficié de budgets de recherche massif et d’un outilm de vulgarisation aussi massif qu’aveugle ! Allez on met le quart de ce budget, sur 10 ans pour la bio et la mise en oeuvre de la bio sera sans aucun doute moins ardue... qui parie ?

Anonyme
11/10/2007
Bio : non conformes avec toutes les exigences de l’Agri Raisonnée !

Le cahier des charges de l’Agriculture Raisonnée n’interdit effectivement pas les pesticides, mais comporte des exigences de traçabilité et de raisonnement des traitements : à chaque intervention on demande une explication claire concernant l’élément déclencheur... Donc effectivement, on ne peut pas comparer ces points avec l’AB...

Maintenant que les choses soient claires : sur un échantillon d’agriculteurs de tous secteurs, impliqués ou non dans d’autres démarches qualité et testés sur la base du cahier des charges Agri Raisonnée :les agriculteurs les moins performants qui auraient été recalés en premier aux audits étaient ceux certifiés AB ! !

Alors cela ne remet pas en question leur manière de travailler quant aux « pesticides », mais ces derniers n’étaient pas conformes sur les points de gestion de la ressource en eau, sur les points de gestion des déchets de l’exploitation, de sécurité au travail pour les salariés...

Ces deux cahiers des charges peuvent sur certains points être complémentaires, arrêtons de les opposer. Il faut bien dire que les Bio, malgré tout le respect que j’ai pour eux et leur travail en faveur de l’environnement, ne sont pas non plus des « supermen » ou « superwomen » de l’agriculture et ne sont pas « clean » sur tous les aspects réglementaires, notamment quand on sort des exigences bien cadrées de leur cahier des charges...

Dietrich
10/10/2007
Enfin promouvoir,encourager et developper l’agriculture biologique.

La France,pionnière dans l’agriculture bio il y a plus de 30 ans est maintenant très en retard en Europe.

Il faut d’urgence promouvoir tout ce qui peut developper le bio,la recherche,la formation,l’encouragement aux reconversions,les campagnes d’information,les subventions pour que les produits bio coutent moins cher aux consommateurs.

Les avantages du bio sur le conventionnel sont bien connus :

-pas d’impacts négatifs sur l’environnement et sur les nappes (pas de pesticides,ni d’excès de nitrates)

-pas de résidus toxiques dans les aliments(santé).

-conservation de la qualité des sols (matières organiques, humidité,activité microbienne).

-les sols cultivés en bio retiennent près de 2 fois plus de carbone.

-la culture bio consomme près de 30% en moins d’energies fossiles.

-les aliments bio ont des teneurs plus élevées en vitamines,en oligo-éléments,en polyphénols,en salvestrols,toutes substances qui ont des effets bénéfiques sur la santé.

Ces considérations resultent d’études assez récentes,notamment du Professeur Joyeux (Montpellier),du Professeur Pimentel de l’Université de Cornell (U.S.A.)et d’études parues sur les sites de "biodynamics" et de "novethic"

A l’inverse les aliments produits en conventionnel présentent des nuisances sur les sols,l’environnement et la santé,et selon le Professeur Belpomme pourraient favoriser les cancers.

En conséquence le Grenelle de l’Environnement doit recommander la mise en place d’un groupe de travail dont le but sera de proposer toutes les dispositions à prendre pour favoriser la culture et la consommation du bio.

ERIC D
11/10/2007
Pure mensonge

L afsa n a jamais mis en evidence de difference gustative entre la culture bio et la culture traditionnelle.

A propos de residus toxique : les mycotoxines , toxiques produits par des champignons sont extrement toxique pour l homme, surtout pour les jeunes enfants et les personnes agées . Leur toxicité ne se mesure pas en ppm mais en ppb et certaines sont extrement toxique à partir de 5 ppb. Les fongicides sont les seuls garants d une alimentations aux normes en terme de mycotoxines Et dire que certains veulent donner du bio aux enfants dans les cantines.

Et je vous passe le paragraphe sur les problémes d’ergots des cereales producteurs de LSD.

Pour desherber en agriculture bio, il faut utiliser des moyens méccanique extremement gourmand en carburant.

A propos du professeur Bellpomme, il est revenu sur ces declarations la semaine derniere. Je vous invite à lire le rapport de l academie de medecine sur les cancers : pas de liens entre les cancers et les produits phytosanitaires.

dietrich
12/10/2007
Plus que jamais la recherche et l’info sur le bio sont nécessaires

Votre réponse prouve qu’il faut bien developper la recherche et l’information sur le bio,pour éviter des confusions.

Le rapport de l’AFSSA que vous citez concluait aussi sur beaucoup de points que les études en l’état actuel étaient insuffisantes pour conclure à la supériorité du bio.

Mais les études existantes,que je cite,montrent de fortes présomptions pour que le bio represente un modèle d’agriculture durable à developper,et qui produira des aliments plus sains.

Je n’ai pas parlé de qualités gustatives !

De même quand les études sur les causes de la multiplication des cancers seront plus développées et connues les personnes comme vous changeront d’avis

Emmanuel Lachaume
10/10/2007
Changer de modèle agricole

L’agriculture conventionnelle basée sur le paradigme de la rentabilité montre ces limites : épuisement des sols, surcharge en pesticides, conséquences sanitaires encore très largement minorées.

N’avons nous pas besoin d’une agriculture pleinement biologique exigeante dans ses objectifs. La tentation de remettre en cause le label AB et d’infléchir le cahier des charges de la bio est un risque que ni les producteurs ni les consommateurs ne peuvent accepter.

1 Que l’intérêt général et la santé de toutes et tous l’emportent sur la recherche de rentabilité compréhensible de certaines industries. Cette mutation ne peut dans l’immédiat faire que des heureux. La santé et la qualité des produits sont des objectifs primordiaux.

2 La mise en place d’incitations économiques proportionnelles à la toxicité des produits est donc nécessaire

3 Une information renforcée sur l’impact écologique des produits commercialisés doit pouvoir apparaître lors des publicités ( notamment télévisuelles).

4 Le bio nous permet d’aller au delà d’une haute valeur environnementale intéressante mais à terme insuffisante.

ag
10/10/2007
fruits de saison ?

On nous dit d’acheter des fruits et légumes de saison et de notre région : je suis d’accord, mais dans ce cas il serait bien d’éditer un tableau par région (même plutôt par département) et par mois, récapitulant quels sont les fruits et légumes qu’il est préférable d’acheter ce jour-là, dans cette ville-ci. Il suffit que les agriculteurs du coin fassent la liste de leur production selon les mois. Je me doute que ce serait approximatif car parfois les fruits sont mûrs plus tôt qu’habituellement. Mais ce serait mieux que rien pour se donner une idée, ce qui n’est pas toujours évident puisqu’on trouve à peu près tout tout le temps.

Il faudrait aussi y ajouter la liste concernant les fruits non cultivés en France. Par exemple, si on veut quand même manger des oranges sans démanager en Espagne, ou des bananes sans déménager en Martinique, quels mois faut-il acheter les oranges d’Espagne, quels mois pour celles du Maroc ?

penn ar bed
10/10/2007
protéger les sols

"LE CAPITAL naturel le plus précieux est sans aucun doute constitué par le sol . La survie et la prospérité de l ’ ensemble des communautés biotiques terrestres , naturelles ou artificielles , dépendent en définitive de la mince strate qui forme la couche la plus superficielle des terres " Jean DORST in "avant que nature meure " ( 1965).

Tout est dit , s’ il faut bien évidemment aider davantage l ’ agriculture bio et limiter les effets nocifs de l ’ agriculture intensive devenue trop souvent une industrie du vivant , l ’ urgence est à mon sens de protéger les sols de la double menace de leur " consommation " par l ’ urbanisation anarchique et de leur perte de fertilité par le matraquage de méthodes culturales agressives à base de doses massives d ’ intrants et d ’ engins de plus en plus lourds qui créent en surface une croûte battance .

La surface agricole utile diminue et corrélativement le nombre d ’ agriculteurs s ’ effondre , jusqu ’ où ira-ton ?

Il n ’y a pas de culture sans agriculteurs , l agriculture est une partie de notre identité et elle est plus que l ’ agriculture dans le cadre d’ un aménagement du territoire bien conçu , ce qui est loin d ’ être le cas actuellement .

Il faut de toute urgence un plan de sauvetage pour retrouver une agriculture réconciliée avec les français et des paysans , l ’homme en pays , fiers d ’ exercer ce beau et si utile métier . Nous aurons à ce moment là véritablement une agriculture durable car il n y a pas de campagne vivante sans les agriculteurs mais aussi sans les richesses de la nature .

enaut
10/10/2007
Les causes de la surexploitation

Voilà des décennies qu’agriculteurs et éleveurs dénoncent les marges des conditionneurs et distributeurs, ces fameux "intermédiaires" qui les poussent à produire toujours plus. Sans pour cela trouver un moyen de monter un front uni capable de rééquilibrer le marché en leur faveur, selon leurs normes, qui sont par nature guidées par le respect de l’environnement (au moins pour une majorité). Ajouté à cela la production massive et bas coût des pays emergeants, qui ont eux, besoin de sortir de la misère par tous les moyens (les aides des nantis n’étant pas à la hauteur des besoins), voilà au moins deux causes de la course à la suralimentation des sols, au recours massif aux insecticides et autres désherbants, à l’apport d’un brin de chimie dans les élevages... pour le plus grand malheur de la faune, de la flore, mais aussi des humains (on s’en apercevra, mais un peu tard...)

Alors pourquoi ne pas travailler à l’inventaire de toutes les raisons, chiffrage du niveau de causalité de chacune, et mesures correctives (à commencer par mettre autour d’une table les acteurs cités plus haut et leur faire comprendre que cette fois c’est bien un choix entre la bourse et la vie)...

PS - Je ne crois pas avoir vu ce sujet dans les compte-rendus.

Philippe Fourmestr...
10/10/2007
Les causes

Bonjour, vous êtes sur le bon chemin, pour trouver les causes d’un problème il faut se poser 5 fois la question "pourquoi" et on remonte à la source.

Dans une méthode de résolution de problème, vous appliquez PARA : "P"oser le problème, "A"nalyser, "R"ésoudre, "A"gir.

Si vous faites l’exercice à propos de l’alimentation, au volet "A"nalyse, posez-vous 5 fois la question pourquoi aux différents problèmes induits et vous trouvez : UN PROBLEME CULTUREL.

==> Une population dont les valeurs principales sont le profit et le divertissement :toujours plus, plus vite, moins cher. La population est mal informée en matière de nutrition car elle n’a eu dans sa vie aucune véritable formation à la nutrition.

Les politiques ont suivi les désirs de la population, "manger moins cher", de ce fait ils ont instaurés un système d’agriculture unique : l’agro-industrie. Les profits de cette industrie sont devenus énormes, la dérive chimique s’est faite progressivement contre toute éthique jusqu’à aboutir aux catastrophes sanitaires et environnementales actuelles, qui sont liées, et qui vont inexorablement entrainer la perte de la sécurité sociale.

De la même manière, pour gonfler les profits, la publicité s’est chargée de nous conditionner pour consommer toujours plus : du sucre "J’étais là !", de la viande, des plats préparés, et maintenant des alicaments ! Ces nouvelles habitudes alimentaires quasi-imposées à la population ont créé des déséquilibres alimentaires incroyables dont les conséquences sont : obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires ...

D’un point de vue environnemental, notre alimentation représente 31% de nos émissions de gaz à effet de serre, notre agriculture génère une incroyable pollution diffuse de l’air, de l’eau, des sols, elle dégrade la fertilité des sols, elle détruit la biodiversité.

D’un point de vue développement humain, l’industrialisation de l’agriculture détruit massivement de l’emploi.

Ce n’est pas "on s’en apercevra mais un peu tard", nous sommes parfaitement conscients de ce désastre, mais pour aller vers le développement durable il faut diminuer la bulle "profit" pour la rééquilibrer avec "Développement Humain" et Environnement.

Et là vous touchez un point névralgique ; nous sommes majoritairement de cette génération "Profit avant tout" ; il faut effectivement réunir tous les acteurs, creuser les problèmes au fond, penser globalement, se donner ensemble des objectifs compatibles avec un développement durable et ne plus en déroger, et travailler ensemble à définir les solutions puis les mettre en place.

Le Grenelle représente les phases Poser, Analyser, Résoudre (propositions). Le gouvernement décidera de l’action.

J’ai peur qu’en matière d’alimentation, le Grenelle n’ait pas été assez loin dans les causes. L’aspect culturel est toutefois abordé. Je vous invite à visiter le site http://ddvaleurs.neuf.fr , vous y trouverez sur la page d’accueil un lien vers une analyse illustrée.

Cordialement

tlBou
9/10/2007
Le Bio est-il la solution ideale ?
Le Bio n’est pas , selon moi, la solution pour arriver à fournir à notre population une nourriture saine et à un prix abordable Bien sûr avoir une petite surface en agriculture bio au milieu des surfaces correctement protégées est envisageable, de même qu’une minorité de gens peuvent se soigner grâce à l’homeopathie parceque la majorité de leurs concitoyens sont correctement protégés par les médicaments classiques et les anti-biotiques lorsque c’est nécessaire. Je ne milite pas pour une agriculture qui produise à tous prix et n’importe comment et il faut bien être conscient que les agriculteurs ont fait et font encore d’enormes efforts pour respecter leur environnement et ne pas traiter plus que necessaire.Commencons aussi nous tous en tant que citoyen consommateur à faire le bilan de tous les produits chimiques que nous balancons dans la nature et balayons un peu devant notre porte : lessive pour le linge et la vaiselle, shampoing, douche et savons, produits pour nettoyer la maison, la voiture et j’en passe ...
Beluga
9/10/2007
Vocation fondamentale de l’agriculture
Permettez moi une remarque : l’agriculture a vocation a nourrir les hommes, mais c’est une erreur de la réduire à cela. En effet de tout temps, l’homme a utilisé la biomasse aussi à d’autres fin. Se chauffer (le feu -500 000 ans), se protéger (abris en branches, puis en bois, depuis plus longtemps encore), se vêtir (fibres de coton, laine, lin), se déplacer (au XIXe siècle, 15 % de la surface était consacrée à nourrir les animaux de trait) et bien d’autres choses encore (tabac, alcool, médicaments, cosmétiques...). L’agriculture a permis d’augmenter considérablement la quantité de biomasse utilisable par l’homme. Ce n’est que récemment, grâce à l’exploitation des hydrocarbures fossiles (charbon puis pétrole), que l’agriculture s’est spécialisée dans l’alimentaire... sans oublier le textile. Or les ressources fossiles sont limitées, nous le savons tous. Pour satisfaire une demande en plein boom dans tous les domaines, l’homme n’a qu’une seule ressource dont il puisse renouveler la quantité disponible de façon pérenne : la biomasse, agricole et sylvicole (les forêts primaire sont une ressource rapidement épuisable, il faut cultiver la forêt). Donc le développement des usages non alimentaires des produits de l’agriculture et de la forêt ne peut que se re-développer, et c’est une nécessité absolue pour l’humanité. En plus des besoins alimentaires, mais ce serait faire fausse route que d’exclure l’un au profit de l’autre. Ainsi, les détracteurs des biocarburants qui clament à l’infamie de faire du carburant avec des aliments se trompent. Si la problématique de la faim dans le monde était là, il faudrait arrêter de faire des jeans en coton pour cultiver des légumes à la place ! Et quand on n’aura plus de pétrole pour faire du synthétique ?
laurent
9/10/2007
du bon sens
il faut revenir à une agriculture qui privilegie le respect de l’ecosystème où elle est produite. arrêter d’importer des légumes et fruits de l’autre bout de la planète , couteux en transport , traitement etc...pomme d’amérique du Sud , haricot du Kenya ces productions se font au détriment sur place de cultures vivrières et necessaires aux populations ,très couteuses en eau et en pollution des sols souvent inadaptés à ces espèces entrainant des déforestations pour le confort de consommateur des pays riches qui souhaite trouver ces produits toute l’année revenir à des production et une consommation de saison beaucoup plus respectueuse de la santé et permettant un developpement régional avec des transport limités . Pourquoi plante-t-on du maïs en Provence region déjà très stressée hydriquement où la production d’une telle plante très gourmande en eau parait incomprehensible. Pourquoi en >Guyane par exemple nous ne developpons pas la technique de la "terra negra" utilisée par les peuples disparus d’Amazonie et presente encore au Bresil qui incorporaientt aux sols cultivés du charbon de bois pilé et non pas des cendres comme la technique de la terre brulée. Cette methode vérifiée par des etudes scientifiques permet aux sols de se régéner pratiquement indefiniment contrairement à l’apport d’engrais chimique ou autre et limite la deforestation massive de fôret equatoriale due à un sol pauvre en humus et rapidement rendu sterile autrement . Mais evidemment, ceci entre en contradiction avec les intérêts financiers de grands groupes multinationaux .
beatrice-38
9/10/2007
agriculture durable et aspect social ...

J’aimerai revenir sur la définition de l’agriculture DURABLE : il ne s’agit pas seulement d’une agriculture respectueuse de l’environnement mais aussi d’une agriculture SOCIALEMENT vivable et ECONOMIQUEMENT viable. Or dans les propositions de mesure ou les débats que je peux voir, rarement des prositions concernent ces points là. Derrière toutes ces mesures environnementales, il y a des HOMMES qui exercent un métier et un métier dur et complexe et qui souhaitent en vivre, et en vivre correctement !

A l’heure des 35h, c’est un métier peu attractif lorsqu’on considère le nombre d’heures réalisées par rapport à la rémunération obtenue(parfois le smic pour plus de 60h de boulot par semaine).Quand à la retraite, elle n’est plus que misérable voire indescente lorsqu’on considère le type de travail réalisé dans certain cas. Certes, certaines très grosses exploitations ou exploitations étant dans des niches de production, s’en tirent bien. Mais combien de petits exploitants vivent vraiment décemment par rapport au travail réel qu’ils fournissent ?

Mettre en place une agriculture durable, c’est donc pouvoir assurer à ceux qui s’engagent sur le plan du respect de l’environnement de vivre correctement et de pouvoir exercer leur métier dans des conditions correctes. Deplus être durable, c’est être aussi transmissible dans le temps. qui voudra être agriculteur demain si on ne revalorise pas ce métier et si on ne l’aide pas ? Et qui s’occupera de l’environnement et du paysage rural ?

quelques pistes d’actions pour cela : - réduire les charges sociales/patronales des exploitants où la charge de travail est importante : à tous ceux qui veulent du bio, pensez que c’est 2 fois plus de travail manuel en plus - revaloriser la retraite et le système de sécurité sociale des agriculteurs (600 E après 40 ans de travail en tant que maraîcher à ce casser le dos, est-ce vraiment décent ? ? ?) - assurer un revenu décent (et non pas seulement des aides) en incitant grossistes et grandes surfaces à acheter les produits à un revenus décents ( avec valorisation des produits respectueux de l’environnement) , mais aussi des produits locaux (moins de transport, moins de dépenses énergétiques) - simplifier l’aspect administratif du métier, et ça c’est un point très important. Ce métier croule sous la perasse, et les agriculteurs, surtout les petits ne sont pas former à ça, et/ou n’ont pas les moyens d’avoir une secrétaire. Chaque nouvelle mesure imposée, chaque certification, chaque nouvelle norme impose de nouveaux papiers à remplir et cela peut être un frein dans la mise en place de projets. Lors que je vois à nouveau les mot "cahier des charges", "grille d’évaluation", "certification", cela signifie du travail en plus et des papiers en plus à remplir qui peuvent constituer un frein dans la démarche. IL Faut absolument SIMPLIFIER tous cela. Ou permettre par des aides concrètes de pallier à la complexité administrative.

Thierry W
10/10/2007
Une des clés a ne pas oublier

Merci Béatrice !

Je ne suis pas agriculteur mais je pense en effet que c’est une des clés a ne pas oublier dans ce débat. En effet, comment imposer de nouvelles contraintes a la fois administratives et de couts de production a une profession qui peine deja a vivre et qui croule sous la paperasse ?

Alors profitons de ce grenelle pour revaloriser le métier d’agriculteur, et pour revoir completement la filiere afin que les distributeurs arretent de prendre des marges enormes et pour que les producteurs puissent enfin vivre decemment de ce si beau métier. Il y a beaucoup a faire, notamment du cote des filieres courtes, et nous tous consommateurs avons un grand role a jouer en repensant nos modes de consommation

Et enfin, a ceux qui s’insurgent d’une potentielle augmentation des produits agricoles, je leur demanderai d’abord d’avoir une pensée solidaire pour nos agriculteurs qui eux aussi ont le droit a des revenus décents. Et de regarder que la part de l’alimentation dans le budget des ménages n’a fait que baisser et baisser et il va falloir que ca cesse : meme si nous sommes dans une société de consommation et de loisirs, n’en oublions pas le bonheur que c’est d’acheter des bons produits, de cuisiner, et de manger ensemble autour d’un bon repas, chose qui se perd dans nos vies urbaines.

Alors arretons de taper sur les agriculteurs, revalorisons les (en termes d’image et financierement) et n’oublions pas que nous consommateurs avons une grande part de pouvoir de par nos actes d’achat.

elicau
9/10/2007
agriculture bio
Je vis dans une petite commune de 5000 habitants dans les Landes. La municipalité a le projet de vendre des terrains pour construire des serres à tomates. Comment se fait-il qu’aucun élu municipal n’a exigé que ces terrains ne seraient vendu que pour faire des serres propres ? et des tomates biologiques. Ils disent vouloir contrer la concurrence italienne ou espagnole. Le meilleur moyen n’est-il pas de produire de la qualité ? Il faut absolument exigé pour toute nouvelle exploitation agricole, le principe d’une culture bio. On ne va pas continuer à importer la majorité des produits bio que nous consommons. Il y a des niches d’emplois à créer.
Pascal Gautier
9/10/2007
père de famille

Bonjour, En tant que père de famille, je suis soucieux de la qualité des productions agricoles. Rien n’est plus surveillé et contrôlé actuellement que l’ensemble des cahiers des charges mis en place par les industries agro alimentaires (Grandes et Moyennes Surfaces)vers les producteurs. Ces démarches assurent une qualité indéniable des productions raisonnées et garanties par le ministère de l’agriculture.

SAVEZ-VOUS QUE les médicaments pour les hommes sont issus de la même recherche que les produits utilisés pour la protection des plantes ? ... Et l’utilisation de ces derniers est beaucoup plus réglementée que celle sur les médicaments.

VOUS, qui avez un jardin, ne traitez vous pas vos pucerons sur vos rosiers ? ou les chenilles sur vos choux ? ou vos herbes dans les allées ?...

De tout temps, il a fallu produire pour avoir à manger. Faut-il que nos sociétés occidentales connaissnet la famine pour produire les aliments que nous avons le matin, le midi ou le soir dans nos assiettes ?

PRODUISONS des céréales (blés, orges, maïs) de qualité, saines c’est à dire exemptes de mycotoxines grâce aux raisonnements agronomiques adoptés depuis longtemps par les agriculteurs et à la protection fongicide raisonnée en fonction de l’apparition ou non de maladies.

MAINTENIR UNE PROTECTION DES PLANTES, c’est non seulement garantir aujourd’hui la sécurité alimentaire, mais aussi assurer l’alimentation française, européenne et mondiale de nos enfants de demain.

sam-gd
9/10/2007
Conditions de réussite

Tout d’abord, un grand merci pour l’existance de ce débat qu’est ce grenelle.

Pour me définir : des parents agriculteurs, une bonne experience professionnelle dans l’agroalimentaire (production industrielle).

En lisant les différents posts, je perçois 3 groupes de remarques :
  Les remarques du monde agricole (agriculture traditionnelle)qui montre son inquiétude sur des règles nécessaires et contraignantes à la fois, qui met en avant (une fois de plus) l’incompatibilité de notre modèle economique et les mesures à prendre pour une préservation efficace de l’environnement.
  Les remarques des agriculteurs déja engagés dans la démarche (bio, agriculture raisonnée), qui nous montre qu’une autre voie est possible, si on leur laisse une place dans l’économie suffisante.
  Les remarques des consommateurs, qui cherchent à la fois, un avenir écologique meilleur, des mesures qui ne touchent pas trop au pouvoir d’achat, avec un doigt pointé sur les agriculteurs quand à leur responsabilité concernant la pollution.

Ceci étant dit, ou me situer : et bien dans les trois. Dans le premier cas par le vécu de mes parents, dans le second pour l’espoir donné et dans le dernier, par la société actuelle qui nous convain en permanance que notre liberté individuelle est "LA" priorité , avec la facheuse tendance à se restreindre sur son aspect mercantil.

L’agriculture durable : une Clé pour les orientations à prendre pour l’agriculture de demain, qui me semble essentielle : c’est la dissociation du monde de la vente des matières premières aux agriculteurs (semances, produits phyto, aliment pour le bétail) et des décisions quant aux méthodes de travail :

Aujourd’hui, et depuis des années, qui oriente l’agriculteur ? dans ses investissements ? ses méthodes de production ? dans l’utilisation de produits phytosanitaire ? Et bien ce sont les mêmes personnes qui "vendent" toutes ces matières premières, qui ont réussi à rendre les agriculteurs dépendant de leurs "services" (récoltes non rentable comme semance l’année suivante, etc ...) Avec comme clé de voute de fonctionnement, la maitrise de l’entrée (semances,...) et de la sortie (fixe le prix d’achat des récoltes,...)

La j’éviterai de parler, du poids de ces personnes, plutôt groupes industriels, au niveau politique.

Alors, ou se trouve l’objectivité dans les conseils données aux agriculteurs ?

Les solutions en termes environnementales existent, sans aucun doute. Mais le modèle économique actuelle ne risque t il pas de vérouiller les possibles avancées ? ? A moins d’une forte volonté politique, vraiment indépendante ! ! ! ! Utopie ! ? ? ? ? Pourtant l’urgence est la, et bien la ! ! sans parler des conséquences pour les générations à venir ! ! ! !

OMFANOM
9/10/2007
AGRICULTURE ET PECHE DURABLE

BONJOUR Il serait bien de favoriser les élevages de poissons et de coquillages afin de cesser d’apauvrir ces ressources. A cet effet, des mesures pourraient être prises pour favoriser les éleveurs au détriment des pêcheurs, tant français qu’étrangers. L’élevage fonctionne très bien pour les moules, les huîtres et le saumon notamment.

Pour l’agriculture, des aides adossées à la mise en place d’une agriculture HVE est très bien.

Mais il faut arrêter les mesures hypocrites et qui ne servent à rien pour que les distributeurs arrêtent enfin d’acheter à vil prix au producteur pour revendre au consommateur final à des prix très élevés. Ainsi les producteurs se tourneront plus volontiers vers une agriculture HVE qui rendra les produits plus chers à produire.

teknikos
9/10/2007
Ce grenelle est une vaste mascarade ! ! !

Ce grenelle est une vaste mascarade ! ! !
  pas 1 euro pour la bio
  encore des aides pour les pollueurs
  encore des OGM
  toujours du nucléaire
  des breuvés sur le vivant
  des bio-carburants Une écologie de droite ! ! !Pas crédible du tout ! ! !le mur se rapproche... Comme prévu cette opération de communication a atteind son objectif : maître un voile sur les vrais problèmes. C’est notre système de production et de consommation qu’il faut revoir : Les gazs à effets de serre sont un problème mais le co² n’est pas le plus maichant, en déplaise à la FNSEA,à l’industrie automobile et aux autres :
  agriculteurs et industriels vous polluez l’eau,l’air,le sol et vous affamez les pays pauvres
  vous exploitez les ressources de votre environnement simplement pour de l’argent. Vous n’avez pas su entendre et comprendre et aprés votre campagne publicitaire, vous devrez faire avec la radicalisation du combat écologique, l’éco-résistance se rajoutera à toutes les autres résistances sociales et votre petit monde tappera enfin le mur.
  Politique vous n’avez plus le pouvoir, c’est le marché qui la pris,mais le marché d’une société de consommation qui fonctionne sur l’exploitation des ressources naturelles n’a pas d’avenir.Je n’ai aucun respect de vos idées de croissance, de réussite sociale basée sur l’exploitation des plus pauvres, vous avez voulu jouer et maintenant vous prenez peur du monstre que vous avez participé à créer.
  Votre société va s’écrouler comme en Argentine en quelques heures, vous qui bossez pour monsanto,renault,air-france et les autres vous vous retrouverez plus pauvres que pauvres ! ! !Ha c’est bien beau un monde ou toutes les marchandises circulent d’un continent à l’autre, mais lorsque le problème viendra on verra si vous mangerez à votre faim,lorsque les camions ne livreront plus rien,que les beaux tracteurs resteront sous le hangar
  Pour l’instant ces nous et nos potes qui pillons les ressources des pays pauvres, mais bientôt faudra compter avec les chinois et les indiens... Ceux qui ont le plus à perdre c’est ceux qui font partis du système actuel pas ceux qui on déjà adoptés un mode de vie respectueux de l’homme et de la nature.
  En attendant protège ton 4x4 car l’éco-résistance arrive et aprés les champs OGM,on s’attaque aux gros pollueurs !

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Modifié par moderateur Le 2007-10-10 09:52:56
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Thierry W
10/10/2007
parodie de politique

Je suis outré que le modérateur ait laissé passer ce message qui n’apporte rien au d’bat sinon des idées grossieres de politique.

Le jour ou on arretera de s’opposer de cette facon ridicule mais ou on se mettra a reflechir ensemble en respectant les idées et le travail des autres, peut etre qu’on arrivera a quelque chose ! Alors profitons de ce grenelle ou des gens de tout bord travaillent ensemble, et profitons qu’on nous donne la parole pour faire avancer le débat de maniere constructive.

Et je ne peux pas laisser passer ca : "agriculteurs...vous exploitez les ressources de votre environnement simplement pour de l’argent" ! ! ! ! ! Vous rendez vous compte que le métier d’agriculteur est un des plus durs et les plus mal pay’es alors que c’est une des choses les plus nobles que de permettre aux autres de manger ? Savez vous que beaucoup d’agriculteurs travaillent 60 heures par semaine, 7 jours sur 7, n’ont pas de vacances pour toucher souvent moins que le SMIC et une retraite de misere qui n’excedera pas les 600 euros pour les plus hautes ? Si les agriculteurs polluent, pensez vous que c’est pour le plaisir ? Effectivement c’est plus facile que de penser le probleme dans sa globalité, que de voir qu’il y a un probleme dans le fait que les conseilleurs sont aussi vendeurs de produits, que les distributeurs mettent une pression enorme sur les prix, et que vous l’ecoresistant voire antiliberal, etes certainement le premier a acheter vos denrées au supermarché, a exiger que votre alimentation soit toujours moins chere pour remplir votre chariot d’autres choses.

Alors arretons de taper sur les agriculteurs et agissons ensemble !

Ch’gui
10/10/2007
N’importe quoi
C’est la réflexion d’un anarchiste qui est au courant de certaines choses de notre socité mais qui n’a rien compris ! Une réflexion très limitée et un mode d’action violent caractérise les faibles de ce genre. Vive l’anarchie, suprimons l’économie de marché, mort aux patrons, réinstaurons le comunisme... Ce genre de commentaire est aussi ridicule qu’inutile.
L’agriculteu...
10/10/2007
Face à l’anarchie point de salut !
Je n’essayerai même pas de vous apporter une réponse. Même l’intelligence vous ignore !
bernard
9/10/2007
agriculture durable ça ne veut rien dire

remplacer dans le texte de loi "agriculture durable" qui ne veut rien dire , pas plus " qu’agriculture raisonnée" , par agriculture sans intrants chimiques, ou agriculture biologique.

Car l’enjeu ce n’est pas faire semblant de diminuer les engrais et pesticides chimiques, c’est bien les stopper. Il y en a déjà trop de résidus persistants et non biodegradables.

arnaud
9/10/2007
l’agriculture bio : un rêve ! ! !

Bonjour,

ayant vaguement parcourue les différentes réponses je souhaite égalment apporté ma contribution.

Tout le monde rêve d’agriculture biologiques, ok c’est super en théorie, parce que tout simplement le consommateur a des idées très contradictoires qui sont payé un prix le plus faible possible pour soi disant un produit plus sain. L’agriculture biologique cela signifie n’ avoir recour a aucune substance chimique or les progrès considérable de la recherche ont permis de rendre les produits sure d’un point de vue sanitaire et surtout de part l’augmentation de production de les rendre moins chères.

Je suis révolté que l’on accuse les agriculteurs de polluer car il est de l’intérêt de tous d’utilisé le moins possible de sbutstances chimiques car cela signifie pour eux une économie non seulement de temps mais surtout d’argent donc si il a recours a ces subtstances c’est dans le seul et unique but d’améliorer sa production pour pouvoir en tirer un revenu décent.

Lune
9/10/2007
Inverser les aides agricoles
Le nerf de la guerre, ce sont les subventions. Ce n’est pas normal que la PAC subventionne le plus les exploitations intensives, alors que les agriculteurs qui souhaitent respecter l’eau et la terre ne sont pas aidés financièrement. On a vu, il y a peu, des agriculteurs bio faire la grève de la faim pour défendre leurs pratiques. Alors que la demande des consommateurs est de plus en plus forte. On atteint vraiement les limites du système. Il faut faire exactement l’inverse : taxer les activités polluantes et favoriser les mesures respectueuses de l’environnement. Actuellement, beaucoup n’achète pas de produits bio à cause du prix. Une mesure phare à prendre serait de subventionner suffisamment l’agriculture bio pour que, au contraire, les produits bio soient moins chers au final.
jimmy
9/10/2007
agriculture dite intensive : deja des efforts importants

je suis agriculteur cerealier dans un systeme dit intensif et contrairement à ce qui est dit j’essaie moi aussi de respecter l’eau et la terre :nier les efforts qui sont deja faits est une contre verité... les analyses de sol, la mesure des reliquats azotes, les diagnostics d’aide à la prise de decision lors des traitements, les observations et comptages divers, les bacs de retention, station de lavage, local phytosanitaire, l’evolution des materiels de pulverisation etc... tout cela est bien souvent ignoré du grand public et c’est dommage

alors bien sur, je traite encore mes cultures parce que c’est necessaire et qu’il s’agit aussi de mon revenu, au meme titre que chacun prend sa voiture parce qu’il en a besoin meme s’il est conscient que cela pollue.

pour ce qui est du cout de l’alimentation, je ne crois pas que les gens soient près à payer leur alimentation beaucoup plus cher : le bio reste marginal et quand la baguette de pain augmente de 5 cts( dont seulement 2 à 3 sont dùs au prix du ble...), tout le monde s’emeut parce que l’alimentation doit rester bon marché et que cela compte aussi dans l’indice des prix ! ! et pourtant, la part de l’alimentation dans le budget des menages n’a jamais été aussi faible.

je suis pour une agriculture durable, raisonnée sans pour autant etre bio, mais respectueuse de l’environnement tout en etant productive et je crois que cela peut exister...

Christophe Chat
10/10/2007
agriculture productive, raisonnée et règlementée : nous y sommes actuellement
Je suis agriculteur céréalier et conseiller agricole. Je n’ajouterais pas grand chose à vos propos qui me conviennent parfaitement. Nous faisons, je pense, beaucoup d’ efforts en terme de gestion des intrants (engrais, traitement phytosanitaire, agronomie,...)qui ont un coût non négligeable provoquant rapidement une baisse du revenu ci ces derniers étaient utilisés en forte quantités. Beaucoup de moyens sont mis en oeuvre pour raisonner toutes les interventions culturales mais malheureusement, trop peu de citoyens connaissent nos méthodes de travail qui ont fortement évoluées depuis 50 ans, sans parler de la législation que nous appliquons actuellement. Par ailleurs, il serait utile que la population prenne conscience que les quelques agriculteurs (de moins en moins nombreux) leur permettent de pouvoir manger à leur guise. Nous sommes actuellement dans une période où les stocks mondiaux sont bas, une demande alimentaire ( et non alimentaire ) croissante (plus de bouches à nourrir et des débouchés moins polluants se mettent en place) : tout ceci conforte le fait qu’il faut encore produire en quantité ce qui n’est pas le cas en agriculture biologique. La production en quantité ne veut pas dire pollution. La conduite des culture est adaptée au potentiel de rendement réalisable dans chaque parcelle. A ce sujet, l’agriculture de précision devrait se démocratiser afin de mieux mesurer dans chaque parcelle la variabilité de rendement possible selon le type de sol et donc d’adapter la conduite à chaque zone de la parcelle. C’est sous cet angle que je pense à une agriculture durable, productive et respectueuse de l’environnement. Enfin, nous souffrons d’un manque réel de communication sur nos pratiques actuelles auprès du grand public.
Sly
9/10/2007
Petite remarque
Dire qu’il y a de la cohérence à épendre des quantités de pesticides disproportionnées par rapport à une utilisation normale et polluer les nappes phréatiques, me laisse perplexe. MAIS on peut conserver une agriculture productiviste en améliorant la gestion des angrais et des insecticides. D’ailleurs dans ce domaine, les particuliers devraient aussi se poser la question de leur responsabilité quant à l’utilisation des désherbant et autres produits chimiques. L’agriculture bio est quant à elle le modèle idéal mais suffirait-elle à nourrir toute la population ? Ce sont des choix de société à faire : soit nous sommes expansionnistes, la population augmentant il faudra nourrir de plus en plus de monde, soit nous maitrisons les naissances et vivons plus en harmonie avec la nature. Reste à savoir quelle modèle sera un salut pour l’humanité.
JRPicard
9/10/2007
pour aller vers plus de bio

Je pense que l’agriculture conventionnelle doit à terme laisser sa place à une agriculture plus propre dans ses conditions de production, plus soucieuse de l’environnement et de l’impact des produits sur la santé. L’agriculture biologique est la voie de l’avenir à condition que son cahier des charges reste très proche de celui qui existe actuellement.

Il y a beaucoup de jeunes qui sont à la recherche de sens et de cohérence dans leur vie et qui souhaiteraient s’installer sur des structures moyennes ou petites (en fonction des productions).Pour celà ils se forment, réalisent des stages et souvent "se cassent le nez" sur le foncier car ils n’arrivent pas à louer ou à acheter des terres.

Si on veut développer une agriculture bio, il faut donner la priorité aux conditions de production envisagées par les porteurs de projet dans les commission d’attribution des autorisations d’exploiter. Par ailleurs il faut aussi que les autres freins à l’installation en agriculture bio soient levés :
  produits bancaires adaptés
  mise en place de structures pour acheter le foncier et le mettre à disposition d’agriculteurs engagés dans une démarche de production bio.
  Inciter les cédants à transmettre de préférence à des agriculteurs ou des futurs agriculteurs engagés dans une démarche de production en bio.
  Faciliter, favoriser les transitions du système conventionnel vers un système bio
  Former les agriculteurs en place aux impacts de leurs pratiques sur la santé, l’environnement
  continuer et développer les recherches techniques en agriculture biologiques

GANDON HUBERT
9/10/2007
Projet des hommes ou des femmes avant tout

Je ne peux pas lire toutes les contributions très intéressantes sur ce forum.

Je suis dubitatif sur les propos tenus par les uns et les autres car tout le monde avance avec des certitudes et généralement on se trompe. Je trouve choquant d’opposer des modèles bio ou conventionnel.

Pourquoi ?

Ces modèles correspondent à des choix personnels : projet qui s’exprime par des objectifs techniques, sociaux, des impératifs économiques, environnementaux et surtout HUMAINS Les agriculteurs ne font rien par hasard, il y a toujours de la cohérence c’est à dire des explications.

Et oui depuis 1950 les modèles ont évolués parce que nous avons moins de paysans, moins de jeunes qui veulent s’installer pour reproduire le modèle parental. Un exemple quand vous avez des vaches laitières vous vous engagez à travailler tous les jours. En 2007 qui d’entre-nous accepterait ces conditions quand tous les autres prennent un repos bien mérité en fin de semaine.

Je connais des fermes sur 60 hectares avec des vaches allaitantes qui sont de véritables SMICARDS. Aucun des enfants ne veut reprendre l’exploitation. Ces exploitations vont partir à l’agrandissement. Les pâtures seront retournées et le cheptel vendu.

Les exploitations toutes céréales sur 100 ha sans betteraves sont totalement dépendant des aides de la Pac pour vivre et rembourser leurs emprunts. C’est vrai qu’il ne travaille qu’à mi-temps. ET les 50% de temps disponibles sont consacrés à d’autres activités rémunérées avec les nouvelles générations. Ils n’ont pas d’autre choix.

Des fermes bio j’en connais plein et avec du recul j’observe que les difficultés s’amoncellent au fil des temps : salisement des terres en particulier et cette concurrence accentue la diminution des rendements. La productivité des vaches diminue dont les conséquences sont plus de travail et d’investissement. Dans ma région 3 agriculteurs bio viennent d’arrêter.

Il ne m’appartient pas de juger mais j’observe que les réalités économiques, de travail, font que jour après jour les systèmes sont de plus en plus déséquilibrés et en conséquence les écosystèmes sont modifiés.

Je pourrais en parler longtemps et je voudrais faire les propositions suivantes pour améliorer notre environnement : 1)Soyons plus cohérents dans nos politiques(les virages à 180° degrés sont dangereux. Exemple :

Dans le grenelle de l’environnement on ne parle que de pollutions diffuses or les pollutions ponctuelles ont une grande part de responsabilités sur la qualité des eaux.

Il faudrait encourager la mise aux normes des corps de ferme : plate-forme de remplissage du pulvérisateur, interdire le désherbage des bords de parcelles, de talus, pour les collectivités favoriser le désherbage thermique comme pour les voies ferrées... Cela coûte plus cher et le billet de train sera plus élevé.

La suite vient dans une prochaine contribution

Jeanne
9/10/2007
effarement à la lecture de tous les posts

Bonjour à tous

Depuis l’ouverture du forum, je lis quotidiennement les nombreux posts. Cela me semble une belle pagaille et je me demande ce qui va pouvoir sortir comme synthèse.

Cependant je suis effarée à la lecture des messages car je m’aperçois que la plupart des auteurs méconnaissent totalement l’agriculture. Sans doute la faute des agriculteurs qui ont laissés à d’autres personnes le soin de parler en leur nom et vraisemblablement de ne pas suffisamment ouvrir leurs élevages et exploitations. Le mal est fait et les écologistes parlent à notre place. Notre voix est inaudible ( je dis nous car j’appartiens à cette minorité) et le nombre d’agriculteurs diminue dangereusement.

Et pourtant il ne faut pas rêver, ce qui nous attend à travers le grenelle ( du moins si je crois ces posts) c’est encore plus de contraintes, de règles, de décrets de certifications etc etc. Pourtant il me semble que l’agriculture est régit par la PAC dans le cadre de l’union Européenne,et en ajoutant de nouvelles contraintes l’agriculture française va jouer le match de la production avec des boulets au pied quand ( et la non plus il ne faut pas rêver) il faudra produire toujours à couts bas,la majorité de la population refusant de payer plus cher l’alimentation alors qu’il lui faut payer de plus en plus cher le logement ( 30 à 35% du budget) les transports ( augmentation des carburants) et autres loisirs multimédias ( que je ne rejette pas bien au contraire).D’ailleurs en Allemagne les hards-discounteurs représentent près de 50% des dépenses alimentaires ( en France environ 10%).Par exemple Le Netto à coté de chez moi a doublé sa surface de vente et la file d’attente s’allonge aux caisses. Bien sur le bio à une une clientèle mais est réservé à une clientèle aisée.

Et quand le prix des matières premières a subi une hausse sans précédent cette année il n’y a jamais eu autant d’articles de presse sur le risque de hausse des prix de l’alimentation, le consommateur ne veut pas payer plus cher car il arbitre son budget mensuel sur l’alimentation. C’EST LA REALITE CONSTATEE TOUS LES JOURS. Ainsi La certification LABEL ROUGE diminue ses prix à la production car le prix à la vente ne passe pas auprès du consommateur lamda et les ventes baissent. Alors les voeux pieux du consommateur ne dépassent pas ses capacités à payer quand il se trouve devant l’acte d’achat : le prix est d’abord le critère n°1, éventuellement il peut faire le choix d’une production locale au détriment d’une production importée s’il trouve un avantage financier.

Anonyme
9/10/2007
Taxes au bio
Effectivement, la nourriture produite ainsi risque de devenir hors de prix. Alors pourquoi ne pas baisser les taxes sur les produits bio -voir les détaxer totalement- pour favoriser l’accès de tous au bio ? Car on le sait, les familles les plus pauvres sont celles qui se nourissent le moins bien.
Jacques
9/10/2007
Vers un "label vert" pour la visibilité au niveau des consommateurs

La certification environnementale est une bonne idée, si les itinéraires d’exploitation sont validés près du terrain. Mais encore une fois, on assène aux agriculteurs une nouvelle batterie de contraintes. Pour quel bénéfice ?

Les cahiers des charges ne sont pas visibles auprès des consommateurs et celui-continuera de craindre pour sa santé et à réclamer davantage de précautions.

Il faut que cette certification soit visible et fasse l’objet d’un "label" qu’on retrouve tout au long de la chaine alimentaire : "un label vert" qui assure la traçabilité des produits agricoles de la ferme au consommateur.

Il ne s’agit pas de créer un produit élitiste comme l’agriculture biologique, mais d’offrir au plus grand nombre une alimentation saine et bon marché. N’oublions pas que le prix des produits agricoles ont fortement augmenté et que cela continuera du fait de la demande alimentaire en Asie. Il est grand temps de se préoccuper que l’alimentation reste bon marché.

Avec un label vert reconnu tout le long de la filière, le consommateur pourra faire le choix de produits agricoles français dont les qualités sont garanties. Voilà le bénéfice pour les agriculteurs.

Hervé REMY
9/10/2007
Belle initiative reposant sur la démocratie participative pour tous

Référentiels, grilles de notation... Faut-il réinventer la poudre ? A mon sens, non. On a assez perdu de temps. Le grenelle, qu’est ce si ce n’est déboucher sur une nouvelle société ? Alors allons y dans le 20 heures, le 13 heures, les 5 à 7 -7 à 10 radiophoniques, les campagnes de pub abrutissantes. Annonçons le haut et fort ce changement que tant de générations bercées par Jean Louis Etienne, Jacques Yves Cousteau, Allain Bougrain Dubourg attendent Par pitié, ne sombrons pas dans des accords post 68ards. Pourquoi ? Pour ne pas répéter l’histoire. Souvenons nous en, mémoire de Coluche :"Parce que en 68, les ouvriers de chez Renault, ils avaient dit à Seguy : "Eh ben les accords de Grenelle vous avez qu’à vous les tailler en pointe !""

Ne faisons pas de ce grenelle des accords tombés du ciel et non pas montés du sol. Beaucoup de textes législatifs, de grilles d’analyses techniques pragmatiques adaptées aux territoires existent et sont trop peu connus, mis en œuvre, utilisé. Faute de volonté, de contradiction entre l’économie libérale et le développement raisonné des hommes, de manque de discernement éclairé dans des choix à faire entre l’humain et l’économie philanthrope, on perd du temps. Mais aujourd’hui, plus le temps d’attendre que cela vienne d’en haut.

Alors plutôt que des réunions régionales feutrées, des assemblées constituantes communales n’étaient elles pas mieux venues pour attendre de nous autres citoyens d’en bas une révolution culturelle ?

Toutes les initiatives sont bonnes à prendre. Alors, Mme KOSCIUSKO-MORIZET, je suis votre conseil entendu sur les ondes du service publique et envoi de ce clavier une demande à mon maire de réunir la population de Boufféré, commune vendéenne en peine expansion démesurée, incontrôlée. Ce message trouve sa place en prolongement de la proposition du groupe "Adopter des modes de production et de consommation durables" énoncée en postulat.

Quelle agriculture sur quel territoire ? Quel développement communal sans une agriculture nourrissante de proximité ? Pourquoi implanter de nouvelles entreprises sur des territoires à moins de 4% de chômage ? Ne peut on pas réfléchir pragmatiquement sur le devenir d’un territoire avant de le découper en parcelles ?

Merci

Christine F (64)
10/10/2007
le béton ne produit pas
vous avez raison, face aux explosions de l’urbanisation à outrance et irraisonnée, des centaines de milliers d’hectares de terre disparraissent chaque année, cela ne va pas en faveur de la diminution de l’effet de serre (le béton ne respire pas ! !) a quand une vraie politique citoyenne du territoire, et arretons de "consommer" la terre ! !
andrieux gaëtan
9/10/2007
Les deux mesure proposées sont trop insuffisantes
Les mesures ne vont pas assez loin et ne préfigurent en rien du résultat. Nous voulons une agriculture qui diminue considérablement l’utilisation de pesticides, nous voulons une agriculture sans OGM, nous voulons plus d’agriculture biologique, nous demandons que la conversion des agriculteurs à l’agriculture biologique soit une priorité. Nous demandons que l’on aide les agriculteur biologique et que les produits néfastes à notre environnement et à la biodiversité soit taxés fortement.
Jean-Baptiste
9/10/2007
Guidez Nous(vous qui avez le pouvoir de légiférer), Guidons Nous (les consommateurs dans notre acte d’achat), Guidons les (les multinationales de l’agroalimentaire).

Bonjour

Nous consommateurs avons besoin de repères ! ! ! Nous savons tous que malheureusement notre société ne prendra pas en compte le seul intérèt des générations à venir dans ce vaste débat sur l’environnement et le changements climatiques. Les intérèts sont principalement économiques ! et pour que les choses changent vite, il faudra compter avec ce paramètre. Les consommateurs ont un poids potentiel extrêment important, un boycot, un plébiscite et c’est la fortune ou la bancroute d’une marque ou d’un produit. Jusqu’à maintenant c’est le marketing, le merchandising, la publicité, et nos gouts tout simplement qui nous guident dans notre supermaché, supérette, commerce de quartier etc... Il nous manque des informations qui répondent aux questions que l’on se pose déjà : ce produit est il bon pour l’environnement ?, son procesus de production est il respecteux de l’environnement ?, l’entreprise qui s’enrichie par sa vente est elle societalement responsable ?, a t’il traversé la planète pour arriver sur cet étalage ? etc.. etc.. etc..

Nous consommteur nous posons déjà toutes ces questions, et de plus en plus, mais vous fabicants, vendeurs etc.. ne nous apportez toujours pas de réponses. Alors en attendant on achète des paquets de Caféquitable pour se donner bonne conscience, et on réfléchie à deux fois avant d’acheter des fraises a lille en hiver... mais cela ne nous suffit plus, nous avons conscience de la gravité de la situation et voulons devenir des acteurs de part nos actes d’achat.

Pour nous en plus c’est simple, si l’on compare au tri qui est long, moche (j’ai 4 poubelles à la maison) et rebarbatif, dépenser et consommer on sait faire ! Alors manipulez nous comme les marques savent si bien le faire et créer des labelles, des baremes, bref donnez nous des repères pour que l’on puisse acheter responsable ! L’effet sera rapide vous vérez très rapidement les UNILEVER, DANONE, United Biscuits, Craft Food, SAra Lee et tous les autres mettrons en place leurs équipes et nous produirons des produits responsables !

MErci en tout cas de nous donner cette tribune pour nous exprimer, et faites en sorte que ce grenelle ne reste pas une belle iniciative sans lendemain mais soit bien un coup d’envoi d’un changement profond de nos société en France et bien au delà.

Jean-Baptiste Barcelone

Siguam
9/10/2007
Avec intelligence
Une démarche de certification/notation environnementale représente une action forte et dans le bon sens des autorités, ce qui est positif. MAIS, il serait dommage que ce genre de certification prenne le même chemin que celle de la certification BIO. Certes, une certification permet un controle et une motivation pour les agriculteurs ; mais justement, l’absence de certification ne veut pas forcément dire une agriculture qui ne va pas dans le bon sens. Il serait dommage que cette certification devienne une source de profit comme l’est à l’heure actuelle la certification BIO.
benoite
8/10/2007
questions concernant santé et environnement

quels moyens pour rendre la qualité de l’eau meilleure, particulièrement l’eau de Bretagne largement poluée

obligation d’un étiquetage sur produits irradiés qui nuisent à la santé ? à quand l’interdiction des pesticides, roundup et compagnie qui favorisent les cancers par l’alimentation non bio ?

en ce qui concerne la santé notamment la maladie d’Aizemer qui en plus de la mauvaise alimentation serait due peut etre à l’aluminium des barquettes, casseroles etc et surtout aux métaux lourds contenus dans les vaccinns dont l’alluminium, et également pourquoi tant de vaccinations chez les jeunes enfants alors que la moitié des vaccins demandés ne sont pas obligatoires, la France est en retard sur les autres pays d’europe dont la plupart ont la liberté de vaccination, résultat : beaucoup de bronchiolites chez jeunes enf ants survaccinés auxquels on innocule 5 vaccins à la fois sur des petits organismes dont le système immunitaire n’est pas formé avant l’age de 4 ou 5 ans ? merci

theophile
8/10/2007
Aller vers 100% d’agriculture durable à terme
Pour atteindre cet objectif, il faut qu’une Banque comme Le Crédit Agricole , les coopératives agricoles, les sociétés de production d’engrais et de produits phyto-sanitaires tirent les conclusions des expériences passées, prennent leurs responsabilités et se mobilisent avec les agriculteurs pour des alternatives durables.Dans tous les cas ces acteurs doivent être fortement mobilisés pour apporter leur contribution à cette évolution indispensable vers une agriculture respectueuse de l’environnement et de l’homme.
gageyre
8/10/2007
culture du verbe ou culture pour nourrir des populations
Le titre du thème en lui même est effrayant dans son intellectualisme. Il parait s’intéresser à une agriculture virtuelle, intellectuelle, administrative, loin de sa raison d’être première, suivante et dernière : une agriculture qui doit subvenir aux besoins alimentaires des hommes et des animaux et non de faire produire du texte et du règlement pour le monde agricole des salons et des penseurs qui n’ont de cesse qu’à sauver le monde de ses turpitudes diverses et variées parce qu’ils portent le savoir, la réflexion,l’élection et la comunication . Que deviendrons nous lorsque devant une nouvelle nuée ravageuse de réglements tous plus subtils et indispensables à la sauvegarde de l’humanité en voie d’extinction s’abattra sur le monde agricole ? Comme après le passage d’une inspection du travail très au fait des contraintes de productions, des pans entiers d’agriculteurs abandonnent des hectares aux ronces pour ne plus devoir affronter l’injuste et l’insensé, demain des générations d’agriculteurs seront non renouvelées, des secteurs entiers du territoire termineront en sauvagines diverses . Mais une production restera une brillante réussite de nos élites pensantes et intellectuellement très agissantes, celle des textes,règlements,pénalités edictés au nom de l’Europe et la sauvegarde du monde . Le flot insensé des lois médiatiques et flatteuses grossira un peu plus . Cela n’empêchera nullement nos voisins de produire fruits et légumes avec des produits de traitements prohibés en France au nom de ladite Europe et nos centrales d’achats des grands groupes de distributions d’imposer des cahiers des charges vertigineux au nom de la sécurité alimentaire pour importer au final d’Amérique du Sud ou d’Asie ou simplement d’Espagne des volailles ou viandes fruits ou légumes allégés de nos prétentions . Vous devrez bien un de ces jours vous pencher sur la réalité des besoins alimentaires des populations , leurs besoins réels et non bobo , la brillante balance commerciale , même si cela est mesquin et ne contribue pas à la grandeur du débat, sans compter que ferons nous de tous ces agriculteurs sans droit à produire , ces salariés de l’agro alimentaire sans travail , ces campagnes désertées et sans cachet, et ces importations qui finissent de nous ruiner . Il est toujours permis de rêver à la qualité de nos productions, leur pouvoir d’attraction commercial et touristique, mais qu’en même on ne peut pas se priver du bonheur suprême d’une bonne loi et d’un monceau de règlements avec une grosse promotion de fonctionnaires pour mettre des pénalités sinon la vie perdrait de son charme , en plus on sauve la planète. Non sauvons les agriculteurs et les fonctionnaires qui espèrent .
Berger
8/10/2007
Revenir à la vulgarisation des bonnes pratiques agricoles ?

La loi d’orientation agricole de 1962 avait mis en place ce que l’on appelait alors la "Vulgarisation du progrès Agricole" puis on a parlé de "Développement Agricole", mettant en valeur une logique de projet plutôt que de diffusion par le haut d’une vérité à appliquer partout.

Pourtant tout n’était peut-être pas à jeter dans ces vieilles pratiques basées sur une pédagogie par l’exemple, par les visites au coin du champ, par la propagation des expériences qui fonctionnaient bien, dans des petits groupes où circulaient la parole, où s’exprimaient les oppositions, où le succès de l’un suffisait à convaincre son voisin.

C’était un fonctionnement bien adapté au milieu rural, où l’on se méfie des discours théoriques, parfois technocratiques et des critiques trop caricaturale provenant de personnes trop déconnectées de l’agriculture pour être crédibles.

Aujourd’hui, le milieu rural est plein de personnes de bonne volonté qui sont prêts à expérimenter de nouvelles pratiques, dès lors qu’elles ont sûres que cela ne va pas remettre en question un revenu souvent plus que précaire (surtout si on le ramène à l’heure de travail).

Alors si on ré-orientait les fonds de développement agricole (ex ANDA, ex ADAR...) vers la diffusion des bonnes pratiques, est-ce que ce ne serait pas aussi utile que de mettre en place un système hyper-technocratique qui va certes créer beaucoup d’emploi et de paperasserie administrative mais pour quel résultat ? Ce serait aussi un moyen de recréer du lien social dans les campagnes et de faire renaître de l’optimisme par des démarches collectives et constructives.

Chris
8/10/2007
Pour une agriculture responsable
Il faut en finir avec cette frénaisie du productivisme agricole, et redonner au métier d’agriculteur son vrai sens. L’agriculture doit tenir compte des spécificités de chaque territoire, il ne sert à rien de produire tout et n’importe quoi partout. Les agriculteurs doivent faire preuve de responsabilité dans la gestion de leur productions, en garantissant aux consommateurs des produits de qualité, produits dans le respect de l’environnement. Il ne sert à rien de multiplier les labels, qui au final ne servent qu’à enbrouiller les consommateurs. En conclusion, produisons dans le respect des sols, des animaux et des hommes.
Di Girolamo
8/10/2007
Aller vers 100% d’agriculture durable à terme

Des villes durables, de l’agriculture durable , des transports durables , du développement durable ......Bref ,comment faire durer le plus longtemps possible une société qui n’est pas durable ?

J’aimerai rappeller que l’agriculture est un secteur de la société , et que comme tous les autres secteurs ils forment un ensemble et que cet ensemble a une logique ; que cette logique qui s’est exprimée depuis de nombreuses années a structurée en profondeur le pays , les pays , le monde, puisqu’elle est mondialisée.

Que par conséquent les hommes , nous mêmes , sommes dépendant de ce système : agriculteurs comme citadins .

Comment parler de durabilité de l’agriculture si on ne se projette pas dans les années qui viennent et vont connaître :

  la pénurie des ressources , notamment énérgétiques ,mais pas seulement
  le dérèglement climatique même si on réduit nos émissions

Ce qui signifie de bien plus grandes difficultés à produire notre alimentation et à l’acheminer vers les cités.

Aller vers 100% d’agriculture durable à terme ?

Les propositions du Grenelle sont 100% à court terme et le fait d’élaborer des mesures secteur par secteur empêche la réflexion globale sur l’organisation sociétale. Le Grenelle dont les objectifs sont louables a une stratégie désastreuse qui risque de nous écarter du débat de société Le problème environnemantal n’étant pas un problème d’environnement mais un problème de société . C’est donc un problème politique qui ne doit pas poser la question en "Aller vers 100% d’agriculture durable à terme" mais en quelle agriculture devons nous mettre en place pour demain dans quelle société ?

Philippe
8/10/2007
Petites exploitations et relocalisation des filières

Je ne suis pas agriculteur, pourtant je cultive mon jardin par mes propres moyens pour me garantir quelques légumes de saison. Cela me donne du plaisir et j’en suis fier.

Il y a quelques temps encore, rien que cette idée m’aurait été saugrenue.. et pourtant. Il y aura je pense quelque chose de durable, quand la prise de conscience sera individuelle avant tout. Et cette prise de conscience, je la cultive chaque jour en m’informant, en écoutant les uns les autres, en soumettant mes pensées à la critique aussi, tout cela pour avancer. J’habite la campagne et je vois en cela une chance.. non pas aujourd’hui, mais pour demain plutôt. Les ressources énergétiques allant diminuant, les couts de ces dernières iront en sens inverse, ce qui laissera sur le bord de la route bon nombre d’entre nous. Sur le bord de la route au sens propre comme au figuré, car l’approvisionnement des villes sera rendu plus difficile et couteux, la production agricole aussi, les biens de première consommation aussi. Il faudra alors être riche pour pouvoir vivre en ville.

Plutôt que de partir des besoins urbains, refaisons la route dans le sens inverse et partons alors de la petite commune rurale. Posons alors le problème à la source.. J’imagine être Maire de commune, et avoir 1000 administrés à faire vivre sur le territoire de celle-ci. De quelles ressources vivrières disposons nous sur ce territoire pour ce faire ? En avons nous suffisamment ? Comment faire ? Pourquoi avoir 2 grosses exploitations agricoles sur ma commune et ne pas voir leurs produits au marché ? Pourquoi voir des champs à perte de vue de maïs sans diversification aucune ? Pourquoi des centaines de bêtes de boucherie dans les prés, alors qu’un petit tiers suffirait à nourrir toute la commune pendant 1 an.. Pourquoi ?

Sur ces réflexions, pourquoi alors ne pas revoir notre point de vue et se proposer de faire revivre les petites exploitations de proximité ? Pourquoi ne pas donner aux communes la possibilité de gérer leurs propres ressources vivrières ? De gérer et de distribuer aussi les aides à l’installation dans ces nouveaux cadres ? Pourquoi ne pas profiter aussi pour apprendre à nous alimenter différemment ? Et donc pourquoi ne pas produire en fonction de nos besoins ? Pourquoi ne pas produire aussi en fonction des saisons ? Et éviter des cultures hors sol dispendieuses et gourmandes d’énergies. Pourquoi ne pas exploiter nos ressources de proximité ? et profiter du bord de mer, de nos rivières, de la cueillette.. Pourquoi ne pas recréer ces transformations à la source, plutôt que de les envoyer dans des unités centralisés anonymes et lointaines.. ? Et donc pourquoi ne pas faire revire ces commerces de proximité pour que la chaine soit complète.. ? Minotier, boulanger, charcutier, poissonniers.. beaucoup disparus sous des règlementations toujours plus draconiennes et aveugles. Ce schéma rural, pourrait facilement s’étendre aux villes, à condition que celles-ci redonnent priorité aux espaces verts de quartiers, aux jardins de proximité.. sinon après avoir connu l’exode rural pendant plus d’un siècle, nous allons vivre un l’exode urbain plus terrible encore.. Comment faisions nous pour vivre il y a 20 ans ? Principe de précaution oui.. mais surtout du bon sens avant tout.. que nous apportera un nouvelle certification, sinon des produits plus chers ou encore une nouvelle étiquette sur nos poulets déjà labellisés une bonne centaine de fois avant d’arriver dans nos assiettes, insipides, secs et douteux malgré tout..

Je vais au marché, car dans mon jardin que quelques légumes poussent, poivrons, radis noirs, épinards, betteraves, fraises, framboises.. je fais malgré tout des conserves, des confitures aussi, je prend ce que le jardin veut bien me donner, sans plus d’engrais que mes orties transformées, sans plus d’insecticide non plus.. mais l’année prochaine promis... je ferai mieux !

Philippe

gérard
8/10/2007
moderniser l’outil
les serristes souvent travaillent dans des serres vieilles de 25 ans , basses, pas étanches et gourmandes en énergie, il faut aider les producteurs à investir
professeur Bellepo...
8/10/2007
agriculture biologique
avec l’utilisation de la roténone et du sulfate de cuivre l’agriculture biologique est probablement plus dangereuse pour la santé que l’agriculture qui soigne les plantes des champigons parasites pouvant se révéler toxiques(carie du blé,ergot ,mycotoxines....) Faire croire qu’elle est meilleure pour la santé est une véritable escroquerie intellectuelle sans fondement scientifique et relève de la pure démagogie. il ne faut pas confondre dédectabilité et toxicité ! ! !
Aline
8/10/2007
S’il vous plaît, revenons à la raison !

Il semble que le sensationnel a définitivement pris le pas sur le rationnel et c’est bien triste !

Que l’environnement soit au coeur de nos préoccupations est plus que légitime mais de là à nier tout ce qui a été étudié, cherché, prouvé pendant ces 3 dernières décennies, c’est irrationnel ! Parce qu’il est toujours plus vendeur pour les médias de sortir l’article ou le reportage qui fait peur, nous avons eu le droit ces dernières années à un nombre incalculable de fausses vérités. Des erreurs, des interprétations malencontreuses ou approximatives, des éléments sortis de leur contexte, des études de pseudo-scientifiques font qu’aujourd’hui le grand public a une image complètement erronée de l’agriculture conventionnelle et la considère comme source de bien des maux. Le problème c’est qu’à chaque fois que des erreurs ou omissions ont été faites, les correctifs n’ont jamais été publiés. Un exemple récent : quand les pesticides ont été accusés de la disparition des abeilles, ça a fait la une à plusieurs reprises. A-t-on vu une seule fois dans la presse grand public en première page ou à l’annonce du 20 heures, les études qui prouvent qu’il ne s’agit pas des pesticides mais d’autres facteurs ? Nous en arrivons aujourd’hui à une situation abracadabrantesque avec, pour faire du politiquement correct, un Grenelle de l’environnement qui comprend des phases de consultation de la population. Belle idée au départ sauf que cette population française a été trompée et manipulée et a donc une vision erronée du sujet sur lequel elle doit s’exprimer !

Nous avons en France (et en Europe) la chance d’avoir de la recherche privée et publique performante et à l’heure où il serait essentiel de tenir compte de l’avis des chercheurs, on les oublie, on les nie voire les renie !

Fini le temps où il fallait produire plus sans tenir compte de la sécurité de l’homme et de l’environnement, ceux qui disent que c’est encore le cas aujourd’hui ont dû rester figer sur leur certitude des années 60 ! Les avancées scientifiques, technologiques et réglementaires ont permis sécuriser l’emploi des engrais et des pesticides.

A l’heure où "développement durable" est sur toutes les bouches, il faudrait m’expliquer comment il pourra encore y avoir du développement avec toutes les mesures préconisées dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Parce que vu les prix de revient que vont atteindre les produits agricoles, les consommateurs vont vite abandonner leur idéologie pour revenir au matériel qui est le porte-monnaie et acheter des produits bien moins chers venant de l’autre bout du monde. Et là nous aurons tout gagner : des agriculteurs qui ne pourront plus survivre économiquement (oui, oui, eux aussi ils ont besoin d’argent pour vivre, il semble que beaucoup l’oublie !), des produits de qualité incertaine (venant de pays qui n’ont pas une réglementation aussi stricte que la nôtre) et une économie en berne parce que nous serons complètement dépendants (entre autres !

bonaldaf
8/10/2007
formation agriculture durable
L’évolution insensée de l’agriculture au cours des dernières décennies nous contraint d’utiliser un pléonasme navrant pour parler de ce que nous n’aurions jamais dû quitter : l’agriculture durable. Le sol, principal outil de travail de l’agriculture, est aujourd’hui érodé par la puissance de travail des outils modernes, tué par les engrais chimiques et pesticides, fatigué par des monocultures perpétuelles, détruit dans sa structure par ces pratiques intensives n’obéissant à d’autres impératifs que ceux d’une rentabilité économique incompatible avec simplement les rythmes biologiques, physiques et chimiques qui le régissent. le sol est la seule vrai richesse matérielle de l’humanité car il porte son alimentation. Or cette ressources fondamentales n’est pas renouvelable à échelle humaine. Elle est pourtant aujourd’hui anéantie à une vitesse incroyable, sous le seul prétexte d’une exploitation économique, suicidaire. Que propose-t-on ? Des OGM, plus de potentiel génétique, plus de fuel, plus d’engrais, plus de surfaces pour compenser les pertes de rendement dues à la fatigue des sols ? Combien d’agriculteurs ignorent la formidable complexité de cet élément à qui ils doivent tout et qu’il maltraite tant ? Oui, la formation est un impératif absolu aujourd’hui sur ce sujet. La contrainte aussi, ferme, pour que ce bien commun de l’humanité soit préservé, respecté, par cette génération d’agro-businessmen sans morale qui en a la charge désormais, et qui aura le triste privilège dans l’histoire de l’avoir détruit pour un enrichissement insane, condamnant par là surement leurs descendant à la famine et aux guerres.
Laurent
8/10/2007
Phytosanitaires en Grandes surfaces

Je suis agriculteur et je voudrai destiné ce message à tous consommateurs de grandes surfaces.

Sur mon exploitation, j’ai construit conformement à la réglementation française : un local pour stocker mes produits phytosanitaires.

Je trouve que c’est une bonne chose et que cette obligation va dans le bon sens (meilleur stockage, séparation des produits et réduction du risque de pollution). J’ai même fait des travaux pour devancer la réglementation.

Je pose la question suivante à tous les détracteurs de l’agriculture conventionnelle.

Vous êtes vous déjà posé la question de la dangerosité du stockage des produits phytosanitaires en grandes surfaces ?

Vous achetez chaque jour des produits alimentaires qui sont stockés à proximité de quantités très importante de fongicides, desherbants, insecticides...

Sont-ils stockés à l’écart du magasin ? Dans des armoires fermées à clé ? Avec des bacs de récupération en cas de fuites ? Existe-il un système d’évacuation des vapeurs ?

Je respecte toutes ces conditions pour le stockage de mes produits phytosanitaires sur mon exploitation. Je ne comprend pas pourquoi les grandes surfaces n’appliquent pas ces précautions.

Monsieurs et Mesdames les consommateurs avant de critiquer notre agriculture, preoccupez vous des dangers du stockage de produits phytosanitaires par des non-professionnels et à proximité des aliments...

Anonyme
8/10/2007
Repenser les cereales destinees au bétail
En France, des millions d’hectares sont consacrés au maïs, avide d’eau et de pesticides. Ne pourrions nous pas repenser déjà cette agriculture là, vers des céréales plus adaptées à notre environnement, et toutes aussi nourrissantes, type sorgho ?
L’agriculteu...
9/10/2007
Le maïs avare en pesticide en non pas avide

encore une fauuse vérité : le maïs n’est pas un gros consommateur en produits phyto-pharmacetique, ne vous en déplaise. Je sais de quoi je parle, étant agriculteur ... contrairement à beaucoup.

Par ailleurs le sorgho, cousin du maïs, est incultivable au nord de la Loire.

Chavigneau
8/10/2007
La publicité, grande oubliée des groupes de travail.

A quoi sert la publicité ? à créer des besoins nouveaux, à vendre..., vendre encore... notamement le superflu.

Ses impacts sur les comportements, l’environnement, la consommation d’énergie, le renchérissement des prix, etc, sont connus ; aucune mesure cependant n’est proposée par les groupes de travail pour l’encadrer et atténuer ses effets qui encouragent des modes de consommation non durables.

La publicité s’invite partout ; on s’en remet à la sagacité des consommateurs qui bien sur, savent si bien faire la part de leur cerveau disponible pour accueillir des messages toujours plus créatifs, humoristiques et... pernicieux.

L’écologie trouvera-t-elle sa place dans l’économie sans une sérieuse mise au pas de la publicité ?

Nicole
8/10/2007
Ne jouons pas sur les mots

Pourquoi parler d’agriculture durable, en soi, cela ne veut rien dire. Pourquoi ne pas parler d’agriculture bio, le mot fait peur ? ou veut-on nous faire avaler une nouvelle couleuvre ?

Il faut radicalement changer la façon de concevoir l’agriculture et cela ne peut se faire avec un syndicat agricole à la botte des gros producteurs qui n’ont aucun respect pour la nature et pour leurs concitoyens.

Il faut se poser la question de la taille des exploitations et inverser le mouvement. Bref il faut effacer la politique agricole commune et repartir sur des bases saines.

J Louvet
8/10/2007
Grenelle de l’environnement Ecologie ou démagogie ?

Aujourd’hui le thème de l’environnement est devenu un fond de commerce électoral. On peut s’en réjouir si cela fait avancer certains sujets pour défendre notre environnement.

Malheureusement dans notre pays , ce sujet grave qui est la défense de l’environnement se traite généralement politiquement au lieu de rester dans son contexte scientifique . Je suis trop souvent confronté dans mon entourage à des réactions et des opinions sur l’agriculture et l’environnement par des personnes maintenant déconnectés de la terre ( qui constituent la majorité de nos concitoyens et qui sont des urbains ou des rurbains ).j’ai bien peur que le grenelle s’appuie sur l’opinion général de ces citoyens lambda pour mettre en place des réformes attrayantes pas toujours efficaces pour l’environnement et catastrophiques pour l’économie de notre agriculture .

Je ne crois pas que l’on va résoudre les problèmes si complexes de l’environnement en organisant ce genre de sommet.

En se tournant vers nos voisins européens ( Allemagne et surtout Dannemark , plus en avance que nous ) nous pouvons déjà trouver pas mal de solutions

Thomas MOTTE
8/10/2007
Moins de TVA pour les Bio
Il est grand temps de réduire la TVA pour les produits bio et plus encore pour les produits bio produits àà moins de 100 kms du lieu de vente.
Pierre
8/10/2007
Prière d’ un agriculteur aux participants du Grenelle de l’environnement.
Par pitié ne détruisez pas notre motivation d’agriculteurs par des contraintes supplémentaires ! Pensez que 50% des agriculteurs ont déjà baissé les bras et abandonné leur métier depuis 15 ans à cause des contraintes économiques, mais surtout administratives qui dénaturent leur métier . N’en recréons pas trop ! Mr Pizzani ( ancien ministre de l’agriculture) disait il y a quelques jours sur la radio France Culture :" si on veut que les agriculteurs relèvent les défis de l’alimentation , de l’énergie et de l’environnement, demandons leur ce qu’il faut faire ". Ceci est plein de bon sens et de nature à motiver, plutot que d’accabler par des accusations qui culpabilisent et démotivent. Dans les années 80 les pouvoirs publics nous ont dit "vous êtes le pétole vert de la France". Nous avons relevé les défis de la formation, de la technique et de l’économie........Tout est en perpétuelle évolution, et nous sommes prèts à évoluer encore, mais nous voulons rester des entrepreneurs indépendants pour exercer ce métier exigeant qui demande des qualités d’artiste.
dom
8/10/2007
Puissance ou humilité ?

Dans de nombreuses interventions précédentes, on retrouve les positions opposées entre partisans d’univers économiques et agricoles différents. Je ne pense pas que le Grenelle les résoudra du jour au lendemain. Je pointe juste quelques ambiguïtés de ces débats :

D’où vient cette insistance récurrente à vouloir nourrir la planète entière ? C’est bien sûr un très beau souhait, humaniste et généreux. Et sans doute une très belle mission de l’agriculture. Mais aujourd’hui, il est où ce souci ? Nos agricultures occidentales sont pourtant suffisamment soutenues financièrement pour empêcher toute émergence d’acteurs agricoles des pays les plus pauvres. SVP, un peu d’humilité dans nos prétentions à vouloir sauver le monde. Si chacun faisait déjà consciencieusement son travail, en ayant du souci pour sa famille, ses enfants, ses voisins et ses consommateurs futurs, il y aurait déjà un certain nombre de choix qui s’imposeraient d’eux mêmes.

Le débat bio ou pas bio est faussé s’il devient idéologique. Et en France, on aime bien les positions idéologiques. A quand un pragmatisme qui accepte des "conversions" de part et d’autre ? Personne ne peut nier que si la thématique du "bio" émerge dans les conversations aujourd’hui, c’est qu’elle est aussi un signe des temps, sur la confiance que notre société peut faire à ses différents acteurs. Pourrait on reconnaître, sans accuser personne, que le système mis en place après guerre, dans un cadre de pauvreté et de famine, n’est plus pertinent dans un contexte de société hyper-consummériste et mondialisée ? Reconnaître cela pourrait permettre des évolutions et des débats, dont le Grenelle semble être annonciateur, si on est respectueux les uns des autres.

Sur les arguments scientifiques invoqués par les partisans du bio ou de l’intensif, nous voilà renvoyés à notre difficulté à savoir ce qui aujourd’hui est encore crédible. Ce débat met bien en évidence le déficit flagrant en France de débat entre le monde scientifique et la société civile. Et l’agriculteur se retrouve au coeur de ce paradoxe, coincé entre les besoins d’aides de l’Etat et la mainmise économique des grands groupes de semenciers, de producteurs d’engrais etc. Peut-il à lui tout seul porter la complexité de ce débat ? Nous autres urbains avons aussi à rendre le service à nos amis agriculteurs à les soutenir et à les accompagner pour qu’ils puissent vraiment faire des choix dans leurs modes de production. Et non pas subir la stricte loi du marché qui est aussi une jungle.

Enfin, il serait urgent de rappeler que le métier d’agriculteur est magnifique et exigeant. On y retrouve des prophètes, des honnêtes, des profiteurs et des j’men foutiste, comme partout. Et si on avançait d’abord avec les prophètes et les honnêtes ? Et il y en a dans tous les bords, bio, raisonné ou intensif...

Laurence
8/10/2007
le poisson, le bio, et agriculture raisonnée

Bonjour,

Nous nageons dans le flou, en tant que consommateur, pour l’achat du poisson. J’adore le poisson, mais je ne sais absoluement plus ce qui est "bien" d’acheter. Sauvage ou élevage, l’un veut dire surpêche, mauvaises gestions des stocks, gachis des prises non ciblées rejettées mortes à la mer par milliers de tonnes, ratissages des fonds et devastation de certains eco-systeme (et en temps que plongeuse je l’ai constaté de visu je vous le garantie), certaines especes venant de certaines zones à très fortes teneurs en PCB, TBT, DDT et métaux lourds, l’autre qui veut dire pollution excessive de certaines côtes par l’aquaculture, utilisation d’aliments pour le moins douteux et peu naturels, certaines especes sont nourries avec d’autres poissons dont l’espece est surexploitée, d’autres avec des farines de soja importées de l’autre bout du monde. C’est du n’importe quoi. J’aimerai qu’on nous eclaire, qu’il y ait l’equivalent des AOC, des signataires de bonnes conduites, quelques choses pour savoir comment acheter, et enfin avoir le courage de choisir, au niveau gouvernemental et europeeen, entre les subventions aux flottes de peches ou l’installation des jeunes pecheurs, et la peche durable et "propre". Le bio : j’en consomme le plus possible, mais en faisant travailler un petit maraicher de mon coin qui ne fait pas faire des centaines de km à ses salades. Jaimerai cependant voir dans les supermarchés un produit bio dans chaque rayon à coté des non bio, comme cela se developpe chez certains comme Leclerc, mais pour encore trop peu de produits, au lieu de les reléguer au fond du magasin avant les caisses quand le caddy est deja rempli. C’est le cas pour certaines huiles, le riz, les lentilles, parfois les cereales du petit dejeuner, parfois les pattes, et quelques yaourts en produits frais et souvent cela se limite à cela. Je ne parle pas des fruits bio au rayon des supermarchés, emballés par 4 en barquette, qui coutent les yeux de la tete et qui sont un contre-sens. La encore c’est au gouvernement d’inciter par des mesures, fiscales ou autres, la distribution à adopter cette attitude. Je n’aime pas l’interventionnisme à tout pris mais quand on ne force pas un peu... Enfin, j’ai choisi d’habiter à la campagne, mais mon jardin est situé à coté d’un champ, je me prends tous les epandages, aspertions ; mon potager bio ne l’est qu’en nom et non en réalité. A coté de cela, il ya des jacheres très nombreuses, alors pourquoi engraisser enrichir d’un coté, et laisser en friche de l’autre. Peut-on penser à reéquilibrer cela ?

Laurence

Jean-Pierre HUE
8/10/2007
1) Usages durables du territoire. 2) Certifications. 3) Formation des citoyens.

1) Usages durables du territoire. 2) Certifications. 3) Formation des citoyens.

8 octobre 2007

1) Usages durables du territoire. Les surfaces agricoles diminuent dramatiquement pour cause de lotissements, ZA, ZI, ZC, aéroports etc... L’équivalent d’un département aurait disparu en France depuis dix ans ! Pourtant, dans le monde, nous aurons très vraisemblablement besoin de plus de surface agricole à l’avenir pour nous nourrir et ... conduire encore un peu. De plus, si la mer monte, elle va recouvrir des terres et, si la désertification est en cours, d’autres surfaces vont être inexplotées (Peut-être cultivera-t-on le Groenland en totalité, mais on peut craindre que la mise en place naturelle de sols cultivables n’y prennent plusieurs milliers d’années). Le Grenelle de l’environnement a-t-il pris conscience de ce pillage des terres ... encore trop ignoré des médias. Pourtant, à défaut de manger notre blé en herbe, nous faisons disparaître en silence des surfaces qui ne pourront plus être emblavées puisque bulls et béton les auront effacées sans discernement.

2) Certifications. Voilà un grand mot. Mais a-t-on fait un bilan des certifications dans les domaines où cela existe depuis quelques années ? A-t-on mis en place un système pour examiner le sérieux des organismes certificateurs. Est-on sûr que la tricherie et le copinage sont négligeables ? Il est facile de faire des constatations inquiétantes à ce sujet.

3) Besoin de formation des citoyens. En tant qu’ingénieur biologiste, je suis effaré des approximations faites par beaucoup (citoyens de base, journalistes, élus) dans le domaine de la science, notamment dans le domaine de la science "écologie". Il me semble d’ailleurs que les premiers grands écologistes rougiraient en entendant certains points de vue émis actuellement par des "sympathisants" des mouvements écologistes.

Exemples :

3.1) Beaucoup attribuent les excédents azotés à l’agriculture dite industrielle ce qui est faux. En effet, la mécanisation n’y est pour rien. Cela est dû aux élevages qui font trop de hors-sol ou, en tout cas, qui n’ont pas assez de collègues autour de leur exploitation pour valoriser les déjections animales. On pourrait avoir des exploitations non mécanisées qui polluent un maximum. D’ailleurs, cela existe dans les exploitations sous le régime préfectoral de la seule déclaration.

3.2) On entend dire en même temps, d’une part, "il faut supprimer les engrais" et , d’autre part, "les engrais épuisent les sols". Ceux qui disent cela pensent probablement que les plantes vivent d’amour et d’eau fraîche... Ils ignorent que ce sont les plante cultivées qui finiraient par épuiser les sols s’il n’y avait pas une régénération de la fertilité chimique des sols par les fertilisants, que ceux-ci soient apportés par les déjections animales ou par des engrais achetés à l’extérieur.

3.3) Appel à candidature : il existe des communes rurales qui n’ont pas d’élevage notoire. Il faut donc y épandre des engrais. Mais si des élevages s’y implantaient EN QUANTITE RAISONNABLE, les cultivateurs de ces communes n’auraient plus besoin de beaucoup d’engrais extérieurs puisqu’ils fertiliseraient avec les déjections de leurs animaux. Question : quelles sont les communes prêtes à accueillir le redéploiement des élevages excédentaires de Bretagne ?

CONCLUSION : il faut y croire. Le match n’est pas perdu, mais il y a du travail.

Merci.

Jean-Pierre HUE

Anonyme
7/10/2007
La certification oui mais pas la braderie

Concernant la certification HVE il est evdident qu’il y aura concurrence avec le label bio et que le consomateur pourrat être trompé par un niveau d’exigence trop bas. Le label bio pourrait être avantageusement intégré dans les niveaux les plus hauts.

Le référentiel doit être établit par des experts environnementaux, en concertation avec des agronomes et non avec tous les acteurs territoriaux, notament ceux qui sont les représentant des bénéficiaires de cette certification.

Ce référentiel doit être conduit par un service autonome du ministère de l’environnement sans pression exterieure, aucune.

On ne peut être juge et partie, ces pratiques sont déloyales pour les consommateurs. Elles semble habituelles dans ce domaine elles nous ont menés aux dégats environnementaux que maintenant tout le monde connait (merci nicolas et bien d’autres..) pour le principal. : nappes polluées, 90 % des rivières polluées, chute de la biodiversité, auguementation exponentielle des cancers.

Cette certification doit accompagner un programme ambitieux de réduction des intrants et de fertilisation des sols en "rupture" avec certaines des pratiques actuelles de l’agriculture conventionnelle.

Bref un ministère de l’environnement qui participerait au lieu de déléguer, un ministère responsable et serieux et non pas une baudruche dans un domaine prioritaire compte tenu les problématiques actuelles de la santé de l’eau et de la biodiversité.

gsecolo
7/10/2007
la chrysomèle du maïs, un exemple d’utilisation inconsidérée des pesticides

La chrysomèle du maïs, un exemple d’utilisation inconsidérée des pesticides :

A la suite de la capture d’une chrysomèle du maïs à La Motte-Servolex, (Savoie) le 11 septembre dernier, des traitements aériens à la deltaméthrine de toutes les parcelles de maïs, dans un rayon de 10 km autour du lieu de capture, ont été rendus obligatoires par arrêté préfectoral. Un premier traitement avait eu lieu, début septembre, dans le voisinage de l’aéroport Lyon - Saint - Exupéry.

Ces pulvérisations aériennes pratiquées sans information, exposent la population locale à un insecticide dangereux et posent un grave problème de santé publique. Par ailleurs les producteurs biologiques de la zone n’ont pas eu la possibilité d’envisager avec les services administratifs concernés (SRPV) des solutions alternatives. Alors qu’ils ont su patiemment élaborer des techniques leur permettant de travailler et de vivre en bonne intelligence avec les parasites et les prédateurs sans porter atteinte aux écosystèmes, ils vont subir les conséquences de ces épangages... Le vrai problème n’est pas celui des parasites mais celui d’une forme de monoculture intensive qui alimente sa propre dépendance aux pesticides, qui exige toujours plus d’intrants et consomme des quantités d’eau considérables. Nombre d’agriculteurs, parce que les alternatives leur sont mal connues, continuent dans cette voie catastrophique . la formation et l’information des agriculteurs et du public sur des pratiques alternatives efficaces, qui ont fait leurs preuves et continuent de la faire malgré les obstacles, sont devenues indispensables. Nous pensons qu’il y a urgence :
   à réduire drastiquement l’usage des pesticides dans l’agriculture mais aussi dans les espaces publics.
   à supprimer toute forme d’épandage aérien
   à changer les pratiques culturales en abandonnant la monoculture des maïs hybrides sans la remplacer par des variétés de maïs OGM qui pose d’autres problèmes tout aussi graves.

Perche Avenir Envi...
7/10/2007
Gestion de l’eau et bilan énergétique

Ces « grilles, concertées entre les acteurs locaux dans le cadre des objectifs nationaux de protection de l’environnement et de la santé, définiront des dispositions techniques concernant les intrants, la biodiversité, les paysages, les sols, l’énergie et les déchets » ne tiennent apparemment pas compte de la gestion de l’eau, ni d’un bilan énergétique.

La ressource en eau est précieuse, alors quels moyens autres que ceux qui existent déjà, peut on envisager pour la protéger ? Selon les natures des terrains (pente, compositions des sols), les acteurs locaux seront-ils prêts à influer sur la largeur des bandes enherbées, localisation et protection des puits, plantations de haies, prélèvements dans les rivières,...

Accompagner les exploitations vers une agriculture plus économe et autonome en énergie par une formation même gratuite parait indispensable. L’environnement y gagnerait, l’exploitation y gagnerait, et au final le consommateur y gagnerait aussi.

pierrot
7/10/2007
un objectif pour 2012
se donner comme objectif 2012 et avec seulement 50% des exploitations, est totalement insuffisant,alors que l’agriculture française est largement subventionnée. L’agriculture française devrait être la première à montrer l’exemple. signé : un technicien supérieur agricole de formation
victorine
7/10/2007
pour une agriculture bio
L’agriculture bio,c’est bon pour la santé et en plus elle ne pollue pas.Il faut encourager les jeunes à s’installer en bio.
Eric D
10/10/2007
Encore une idée reçue
Si l europe devait passer à l agriculture biologique, il faudrait deforester 24 miliions dha pour nourrir les européens . Allez voir aussi ce que veut dire mycotoxines sur les produits bio . Mangez bio c’’est prendre un risque énorme pour sa santé , a votre avis pourquoi l espérance de vie augmente tous les ans, car l alimentation est de meilleur qualité grace aux produits phytosanitaire. Je vous rappelle que l academie de medecine n’a pas mis en evidence de relation entre le cancer et l utilsation de produit phytosanitaire. De plus la production bio est tellement aléatoire que ce serait courrir un risque de grave famine.....
peher
7/10/2007
agriculture durable
Certains voient dans l’agriculture biologique la réponse. Les impacts agriculture durable de l’agriculture biologique sont occultés. Impact de l’utilisation de moyens mécaniques à la place de moyens chimiques ou des OGM Impact sur la production agricole de l’obligation agronomique de rotation plus longue avec introduction de cultures non alimentaires. Impact environnementaux des produits utilisés dans l’agriculture biologique (engrais organiques, cuivre, bacillus thuregensis si décrié dans les OGM ) Impact sur la santé (gestion des risques mycotoxines , toxines : sclerotinia, ergot ) Impact sociétal ( emploi, autonomie alimentaire ) Impact économique ( prix des aliments, pénurie alimentaire , deficit de production à l’exemple de ce qui se fait jour dans la production laitière et céréalières )
jeanmarcbzh
8/10/2007
l’agriculture bio

L’avantage de l’agriculture bio réside dans les agriculteurs qui la pratiquent. Ils étaient, pour une bonne partie, des agriculteurs conventionnels avant (ils ont basculé du coté obscure).

L’avantage c’est qu’ils connaissent deux agricultures, peuvent donc en parler et expliquer leurs choix (ce que ne peuvent pas faire leurs détracteurs).

Bien évidament choisir, nécéssite de la reflexion, peser le pour le contre, être libre d’opérer.

La bio est une solution il en existe d’autre, les consommateurs ne s’y trompent pas semble t il. inexorablement, l’agriculture biologique répond donc à une problèmatique qui touche de plus en plus de monde (regardons la croissance de la demande en bio).

peher
10/10/2007
incomprehension
Je ne faisais pas le procès de l’agriculture bio. Je connais trop de producteurs bio qui essaient d’en vivre. Simplement, dans le cadre du développement durable on doit en mesurer tous les impacts. Par exemple, Le simple fait du contrôle des mauvaises herbes ou des parasites obligent en agriculture bio à repenser la rotation des cultures et à intégrer dans cette rotation plus de cultures ,certaines non alimentaires ou à débouché étroit. Comment les valoriser ? Il faudrait aussi y penser.Cette obligation de rotation diminue les surfaces consacrées aux productions alimentaires de base,qui conjuguée à la baisse de rendement doit être mesurée en terme de production.Si vous prenez la production de blé, elle est largement excédentaire pour les besoins nationaux, ce n’est plus la même à l’échelle européenne ! D’autre part, l’agriculture bio est un marché que les agriculteurs voudraient pouvoir fournir. A condition qu’il y ait une harmonisation européenne. ( réglementation,soutiens ) 80% de nos besoins sont importés ! Enfin, il y a loin entre le discours et la réalité. Le marché est là mais très étroit. Et je vois trop souvent des producteurs bio livrer dans la filière conventionnelle des marchandises qui n’ont pas trouvé preneur.
marmotte
7/10/2007
agriculture durable et aides financières
Je suis tout à fait d’accord avec les propositions du grenelle, je pense cependant que pour arriver à une agriculture durable il convient de mieux distribuer les aides aux agriculteurs. En effet il conviendrait de diminuer les aides à la production de maïs par exemple dans les zones on adaptées (zone ou l’irigation risque de poser un problème par exemple). Il conviendrait de redistribuer les aides en fonction de l’impact environnemental de l’exploitation. Enfin les aides àl’agriculture biologique devrait être plus importantes.
mathieu
8/10/2007
Encore plus d’aide à l’agriculture biologique .... est-ce durable ? ?

Je répond à votre message (qui va dans le sens de nombreux autres) demandant une réorientation des aides vers l’agribio. Je ne partage pas du tout cette vision :

1/ Parcequ’une agriculture qui ne vit que de fonds publics n’est sans doute pas vraiment durable

2/ Parceque si la bio répond aux attentes du consommateur, je ne vois pas pourquoi il ne la paierait pas à son prix, d’autant que le budget consacré à l’alimentation a été divisé par deux en 30 ans

3/ Parceque l’agribio est déjà nettement plus subventionnée que l’agriculture "classique"

4/ parcequ’on ne peut pas protester contre les aides européennes censées affammer les pays pauvres (Afrique) et simultanément demander une aide supplémentaire

5/ Parceque trop d’aide démotive tout progrès technique et toute initiative, et que l’agribio en a bien besoin.

mais je suis tout prêt à lire vos contre-arguments.

Perche Avenir Envi...
7/10/2007
Une certification suivie d’un étiquetage

D’accord sur le principe de mettre en place un dispositif de certification ou de notation environnementale, l’association Perche Avenir Environnement pose la question de savoir qui seront les acteurs locaux ? Et qui fixera les objectifs nationaux de protection de l’environnement et de la santé ?

Si par exemple cette grille comprenait 5 niveaux, nous souhaiterions que ce niveau apparaisse sur l’étiquetage des produits destinés à la consommation humaine autant qu’animale. Aujourd’hui le consommateur se perd dans la diversité des labels. Cette grille pourrait intégrer certains labels qui eux-mêmes pourraient être revus. Pour décider réellement de son achat, le consommateur doit être mieux informé. On entend trop le discours des producteurs disant « c’est le consommateur qui décide de ce que nous devons produire ». Le consommateur doit décider en connaissance de cause. Il doit aussi savoir que la dépollution n’est pas comprise dans sa tranche de jambon.

Donner un bonus à l’installation des jeunes qui choisissent le niveau maximal. D’accord mais quid de ceux qui respectent déjà ce principe de Haute Valeur Environnemental ? Les aides financières qui leur sont accordées sont moindres que celles accordées aux gros producteurs dont certains (pas tous) se fichent pas mal de l’environnement. Si les aides étaient accordées à ceux qui privilégient la qualité, le consommateur aurait moins à débourser (lors de l’achat) pour des produits de qualité, respectueux de l’environnement et bien étiquetés. Aujourd’hui il paie largement son alimentation au travers des subventions,... sans le savoir !

Thierry SARAZIN
7/10/2007
Une agriculture à l’image de sa société
Avant de proposer des normes d’agriculture durable à imposer et à vérifier il s’agit d’abord de savoir quelle mission la société française veut donner à son agriculture : Nourrir les hommes,Assurer la biodiversité,Embellir les paysages,Occuper le territoire pour qu’il ne devienne pas un désert (feux de forêts) ou une friche et accueillir des citadins,. ? ?.. Ces missions diverses et variées qui interfèrent entre elles et de façon quelquefois contracdictoires sont toutes louables et ancrées profondément dans la tête des paysans . Eles sont pour l’essentiel respectées dans notre pays, mais elles s’inscrivent dans un environnement économique mondial que nos bons politiques qui veulent aussi un grenelle de l’environnement souhaitent de plus en plus mondial(voir propositions des négociateurs européens à l’OMC ). Mieux former les agriculteurs, pourquoi pas ! Mieux maitriser les intrants dans leur qualification(certification) et utilisation,bien sûr Mais de grâce si la société française veut une agriculture durable, elle doit d’abord permettre aux agriculteurs de "durer",de vivre de leur métier et d’encourager des jeunes à s’y consacrer en évitant de taxer les paysans d’ignards de l’écologie,de pollueurs, d’affameurs(référence aux biocarburants).... Une société est un tout dans lequel ses membres ne peuvent être que solidaires : L’agriculture ne peut être qu’à l’image de la société dans laquelle elle fonctionne
teknikos
7/10/2007
Une agriculture durable...j’y crois pas !
Aujourd’hui les mentalités du monde rural et agricole datent d’un autre age,et je parle en connaissance de cause puisque je suis de ce monde la moi aussi.Les agriculteurs subissent les pressions des lobbies et de la société de consommation,ils ne sont plus maitre de leur terre ni de leur production,il sont noyer dans un monde syndical,entourrés d’organismes professionnels orienté par les profits et l’économie.
  interdire les BASF,Bayer,Monsanto et autres,je dis oui de suite ! assez de mensonges sur les ogm,les pesticides,les semences,la nourriture animale et humaine. Aujourd’hui ces firmes pesent des milliards de dollars, font des pub "bio" sans qu’aucuns contrôle ne leur soit obligatoire.L’agriculture respectueuse de l’environnement devrait leur etre interdit puisque seul des ressources locales et autoproduites/consommées devrait etre la base,pour une consommation des produits au plus proche de leurs productions. Je suis apiculteur et c’est nous qui avons du prouver le mal de certaines molécules sur les abeilles !Nous savons aussi que de multiples maladies et cancers sont aujourd’hui imputables à l’alimentation.Mais aucunes autorité ne prend la responsabilité de faire passer l’environnement et la santé humaine et animale avant les profits financiers de plus les sociétés commerciales font du commerce,pas de la santé publique ou de la lutte pour un monde équitable.
  Il faut inventer une autre agriculture pour construire une autre société(pas une hve qui subventionne toujours et encore les pollueurs sur de l’argent public :en clair : la population paie pour se faire empoisonner par l’alimentation et participe au maintien dans la misère de beaucoup de pays à travers le monde à cause des subeventions)
  La solution passe par la réorientation des filières de production,transformation,distribution, mais aussi de l’enseignement, de la recherche et part la valorisation d’un autre mode de consommation basé sur les besoins et non sur le désir de posséder. Rien ne sert de produire toujours plus quand on sait qu’aujourd’hui la crise financière dû à une pénurie d’approvisionnement et principalement causée par la demande industrielle de production de produits non alimentaire et par le fait même de la mondialisation et de la circulation des marchandises.
  Il faut produire varié et consommer local,les grandes SAU monoculture sont le symbole de la perte de diversité entrénée par la normes de la mondialisation,la nature est riche et diversifiée,l’agriculture actuelle est sont poison,cette dernière exploite l’environnement :elle surconsomme l’eau,les surfaces,la chimie destruit la vie(sufixe cides=mort,herbicide,pesticide,fongicide,insecticide...que de destruction de pollution et de mort)sans parler de l’exploitation des travailleurs agricoles payer au lance pierre ! ! !
  Si nos hommes politiques sont responsables et luttent pour le bien commun la réponse doit être une alternative à la mondialisation et la société de consommation.
fox
7/10/2007
un virage historique

Bonjour, je suis tout à fait d’accord avec le message du jeune agriculteur et avec tous ses arguments. J’adhère à la quasi-totalité des idées du groupe 4 mais je ne partage pas celle concernant le bio (voir argument du jeune agriculteur).

Il faut revoir tous les modes de production animal et végétal pour les optimiser, les rendre moins polluants (que ce soit chimique, atmosphérique,...). Il faut donc encourager la recherche de nouveau procédé, de semence,... Il faut mettre le plus rapidement possible les techniques les moins polluantes connues en pratique. L’agriculture doit s’adapter entre produire proprement et produire plus, les solutions existent pour y parvenir (sans considérer le bio), il ne reste qu’à les faire adopter par le plus grand nombre.

Au delà de la production c’est toute la chaine de l’alimentation qui est à revoir : il faut revoir tous le mode de distribution, il faut améliorer l’étiquetage de chaque produit. La aussi les solutions existent. Mais il faut surtout rééduquer les gens à mieux consommer et revoir nos choix de productions pour satisfaire au maximum nos besoins afin de limiter au maximum les importations.

Cela passera aussi par une nouvelle réforme de la PAC mais surtout par une volonté générale.

Ma dernière remarque concernera la pêche. Je tiens à y attirer une attention particulière : nous devons revoir toute cette filière pour assurer un avenir à la pêche. Je suis désolé pour les pêcheurs mais je crains qu’ils doivent encore faire énormément de sacrifice pour sauver leurs filières.

L’agriculture est devant un virage historique et j’ai foi en ses capacités de le passer.

Dominique
7/10/2007
quid de l’union européenne

les propositions ci dessus, outre le fait qu’elles ont déjà été évoquées plusieurs fois dans nombre de rapports, ou à l’occasion de campagnes de toutes sortes, ne peuvent que recueillir l’approbation du plus grand nombre. toutefois : - de nombreux outils existe déjà pour concrétiser ces propositions, pourquoi en inventer d’autres ? - quand nous aurons laver la France (et surtout les agriculteurs de france) plus blanc que blanc, arrêterons nous d’importer des produits dont nous ne savons pas les conditions de production ? - les agriculteurs français qui produirons dans les conditions évoquées ci dessus , pourront il vendre leur produit au prix qui correspond au coût suplémentaire, ou seront ils en concurrence directe avec leurs collègues Européens ? - pour info aux consommateurs non producteurs : en ce moment, nous avons un déficit de production de céréales, et personne ne s’émeut des conditions de production du maïs qui arrive du Brésil, ou du blé qui arrive d’ailleurs.

En conclusion, belle démarche ce Grenelle, mais attention à ne pas réinventer un "machin" aux mains des technocrates, et avant d’imposer des contraintes nouvelles aux forces de production Françaises, veillez à ce que toute l’Europe soit sur un même pied d’égalité.

HC
7/10/2007
AGRICULTURE SUBVENTIONNEE

certains secteurs de l’agriculture sont subventionnés à outrance ! d’accord pour qu’une partie de mes impôts aillent à l’agriculture si elle "entretient l’espace rural" : non au moindre centime de subvention pour des exploitations qui vident les nappes phréatiques et inondent de pesticides, de nitrates (ou de lisier en quantités trop importantes) ....

Il est inconcevable que l’irrigation soit ainsi tellement encouragé ! ! !

Oui aux subventions agricoles à ceux qui font des efforts en matière d’environnement (plantation de haies, agriculture bio...) et rien pour les autres !

MD
7/10/2007
NON A LA SUBVENTION DES EMPOISONNEURS POLLUEURS ! ! !

Vous avez raison :il ne faut plus donner un seul centime de subvention aux agriculteurs qui utilisent des pesticides et des nitrates ! ! !

Les aides financières Européennes doivent être réservée exclusivement aux agriculteurs qui respectent la santé des consommateurs et l’environnement !

Accelerons la responsabilisation des agriculteurs en tapant là où celà fait mal : réduisons à néant les profits des pollueurs en cessant de les subventionner d’une part et en les surtaxant d’autre part... ils reviendront très vite à la raison...

exterminator
13/10/2007
re d’ un pollueur

Vous vous prenez pour qui pour dire cela,on a jamais demandé d’aide cela nous a été imposé pour payer nos denrées au prix mondial,êtes vous payé au prix mondial ?

Si vous voulez consommer bio c’est votre droit et commencez par faire du jardin,avec les 35 h vous devez avoir le temps.

D’après vous les agriculteurs sont des exterminateurs,vous avez raison , car ils rendent malades toute la population sauf eux.

Une chose est sûre , si un jour on est obligé de cultiver bio (et cela grace à des gens comme vous)je vous enverrais gratuitement nos belles pommes de terre pourrites,de la belle farine de blé aux protéines de charançons,de l’huile de colza parfumée au clous de sclérotes,de la bière fabriquée par nos soins ,avec notre belle orge couleur roseum fusarié etc, etc.

A j’oubliais, en cas de très,très mauvaise récolte (ce qui est pratiquement impossible)je nourrirais déja les miens ,donc prenez bien soin de votre jardin.

Robin des Bois
7/10/2007
Un peu d’audace s’il vous plait !

L’agriculture la plus durable c’est celle qui consiste à produire avec le seul recours des éléments naturels : la lumière et la chaleur du soleil, la pluie qui tombe du ciel et les équilibres biologiques (y compris ceux des micro-organismes pour la fertilité des sols). C’est la plus durable, parce que le soleil devrait encore briller très longtemps pour faire tourner la plus naturelle des mécaniques : la photosynthèse. Et pour l’eau, si les pluies ne sont pas harmonieusement réparties sur l’année, les peuples qui vivent dans les contrées désertiques ont montré depuis des millénaires de quelle façon on peut la stocker, pour les besoins domestiques et pour l’irrigation de proximité. Enfin pour les équilibres biologiques ... par définition ils reviennent à l’équilibre dès que l’on cesse de les perturber !

L’agriculture la moins durable (je crois qu’elle n’existe pas encore à ce stade) serait celle qui consiste à produire avec le maximum de moyens artificiels : à la lumière de champs de néons et sous serre (électricité et eau chaude d’origne nucléaire en France, ou version centrale à charbon en Chine), sur une solution nutritive de synthèse (produite en laboratoire pour contrôler la dose de chacune des molécules nécessaires) et évidemment sans aucun contact ni avec le sol sous-jacent, ni avec l’air ambiant. Ce serait une forme d’aboutissement de l’agriculture : celle de l’industrie alimentaire (celle qu’Aldous Huxley aurait pu décrire dans ’le meilleur des mondes’ ?).

Si l’objectif du Grenelle de l’Environnement c’est de favoriser l’agriculture la plus durable, alors le système de notation proposé par le ’Groupe 4’ devrait mettre la note 0 à l’agriculture la moins durable et la note 10 à l’agriculture la plus durable. Donner une note c’est valorisant pour ceux qui aiment les médailles, mais je ne suis pas sûr que ça motive assez les agriculteurs (comme quiconque).

Alors de l’audace : la France reçoit environ 8 milliards d’euros par an du budget agricole de l’Europe (pour compenser la baisse des prix des produits agricoles que la dernière réforme de la Politique Agricole Commune de 2003 devait provoquer) Or depuis quelques mois les prix sont franchement orientés à la hausse, et les tensions inflationistes semblent durables (besoins alimentaires en hausse avec la population mondiale et soif de ’bio’carburants). L’audace ce serait que la France (qui va bientôt présider l’U.E.) propose à ses partenaires européens de redistribuer le budget agricole européen selon cette grille de notation élaborée à Paris : 10 fois plus d’aide à l’hectare à l’agriculture la plus durable (que ce soit des ha de prairie ou des hectares de pomme de terre ou de blé). J’imagine qu’une exploitation bio aurait 8/10 dans cette grille, et qu’une exploitation conventionnelle aurait entre 5 et 6/10 selon son bilan carbone (ou son bilan énergétique)...avec un avantage pour le consommateur qui pourrait payer pas plus cher des produits ’durables’ !

jacky de Vimory
6/10/2007
Gestion des eaux d’ arrosage
Il serait temps d’ interdire les arrosages des champs entre 11 H et 19 H Soit seulement un tiers du temps mais plus de 50% d’ évaporation
Husavik
6/10/2007
Urgence

Bonjour,

Pourquoi, effectivement, ne pas prioriser et établir différents degrés d’urgence ? A priori, c’est une bonne idée.

Toutefois, je souhaite préciser qu’en Région Provence Alpes Côte d’Azur, la situation est déjà critique et urgente pour deux raisons : L’eau et les intrants (Sans parler du Rhône).

L’eau manque. L’heure n’est plus à la gestion de la situation, mais à une nécessaire redéfinition de l’activité elle-même. Certains secteurs peuvent effectivement être réalimentés par de l’eau d’interconnexion ou de stockage. Mais ce n’est pas la majorité, et c’est très contraignant techniquement et financièrement. Par ailleurs, nous voyons l’impact qu’a la réglementation que nous avons établie, et qui est désormais appliquée à notre détriment par l’Europe, en ce qui concerne les stations d’épuration. Le même processus de détermination d’objectifs réglementaires est en train d’être effectué pour les rivières, et continuer l’agriculture dite traditionnelle ne nous permettra pas de respecter ces engagements : des pénalités seront donc, de même, appliquées par l’administration européenne.

Les intrants, et notamment les pesticides, polluent au delà des limites réglementaires qu’encore une fois, nous nous sommes fixés. Les coûts sanitaires et financiers pour les collectivités sont encore une fois très importants, sans que l’inocuité saniatire soit atteinte, au détriment donc des habitants. Et nul ne saît à quelle échéance cette situation pourrait être renversée.

Pour autant, la responsabilité n’est pas à chercher : elle est collective.

Et collectivement, la solution ne peut être qu’immédiate : l’héritage est déjà à gérer, et pour longtemps.

Faire sans l’agriculture revient à déserter des départements entiers.

L’eau, on ne peut pas faire sans. Il faut donc la gérer. Les "cultures sèches" doivent être lancées : Choix correspondant au mieux aux dispositions hydriques du secteur ; Gestion des réseaux ; Paillage ; Robustesse du plant pour faire face aux périodes de sécheresse...

Les intrants, on est contraints de s’en passer. Et seule l’agriculture biologique nous permet, immédiatement, de tenter de les exclure. La recherche est en retard ; elle ne doit pas pour autant être stoppée, mais sans les OGM : les mises en pratique démontrent une augmentation des utilisations d’intrants.

Une autre question se pose immédiatement : Pourquoi une expérience bien définie, et correspondant à nos habitudes actuelles, ne se répèterait-elle pas selon des conditions anlogues ? La France, d’un point de vue international, n’est qu’un immense et magnifique jardin... La réponse s’ensuit : cette nouvelle voie est à appliquer dans l’intégralité de cet éblouissant jardin.

Merci

Chriscot
6/10/2007
100 % d’accord
Il faut en effet au plus vite encourager les agriculteurs à abandonner la production massive et privilégier l’agriculture saine avec réduction de pesticides et engrais. Il faut stopper l’élevage intensif qui est synonyme des conditions de vie inadmissibles pour l’animal et donne lieu aux produits sans goût que l’on connaît et que l’on trouve dans tous nos supermarchés. Il faut également encourager l’achat alimentaire de proximité, ce qui aurait pour effet de réduire les emissions de CO2. Il faut mettre fin à la suprématie des Carrefour et Leclerc qui affament nos exploitants agricoles en tirant les prix sans répercuter les baisses sur le consommateur pour augmenter encore et encore leurs profits et engraisser leurs actionnaires. Il faut revenir à un système alimentaire produit proprement et sans gachis.
mturin
6/10/2007
Certification des produits bio

Le groupe préconise d’engager la définition de référentiels, mais à la lecture des réactions, je constate que certains existent. Donc, plutôt que d’en inventer, faisons d’abord en sorte qu’ils soient suivis. Il existe pour cela un moyen efficace que les industriels connaissent bien : la publicité, de façon à ce que l’exigence vienne des consommateurs. La publicité sur les avantages en termes de santé et d’environnement des produits élevés et cultivés conformément au référentiel, avec les mêmes procédés de matraquage que ceux utilisés pour les lessives, aurait certainement un impact important sur le comportement des acheteurs.

Ensuite, cela me semble vain si on ne se place pas dans le contexte de la mondialisation, qui est un fait, comme le faisait très justement remarquer J. Attali dernièrement sur Fr3 : le risque est d’étouffer notre agriculture. Or, en même temps, les distributeurs peuvent s’approvisionner en produit bien meilleur marché, provenant d’exploitations étrangères qui se fichent complètement de l’environnement. Ne trouvez vous pas étrange que des fruits provenant du contrées lointaines reviennent moins cher, malgré le transport que des produits locaux. Il faudrait donc plutôt, si l’on veut créer une norme, imposer d’une manière ou d’une autre, l’engagement des distributeurs à ne distribuer que des produits au moins équivalents en termes d’environnement à ceux qu’on voudrait voir produire en France. De plus, c’est une manière d’agir, certes modestement, sur l’environnement mondial. Protectionnisme ? je ne crois pas, simplement affirmation d’une volonté que la France veut retrouver sa place dans le compétition mondiale.

Enfin, une remarque sur les relations entre les distributeurs et les producteurs, y compris les intermédiaires : je trouve totalement injuste, lorsque les prix de revient de production montent, pour une raison ou une autre (sécheresse, calamité climatique...), que ce soient les seuls producteurs qui supportent les surcoûts, laissant les marges des distributeurs intactes, voire même en augmentation en valeur absolues puisque calculées en pourcentage sur le prix d’achat. Une règle simple, si l’on veut garder notre agriculture, et la promouvoir, serait d’imposer une répartition équitable des marges entre tous les acteurs de la chaîne de distribution. La situation actuelle a plutôt tendance à endetter, voire couler les producteurs (si j’ai bien compris).

Pierre Johnson
6/10/2007
Aller vers 100% d’agriculture biologique à terme

Qu’est-ce que l’agriculture durable ? Le terme est ambigüe. De nombreux groupes citoyens ont dénoncé le terme "agriculture raisonnée" qui en reste au niveau des obligations légales en termes d’émissions de pesticides et autres intrants chimiques.

Aller vers 100% d’agriculture biologique à terme n’est pas un objectif utopique. De nombreux agriculteurs dans le monde pratiquent l’agriculture biologique sur tout type de sols. Plusieurs milliers de générations d’agriculteurs ont pratiqué avant nous une agriculture sans intrants chimiques, et celle-ci fonctionnait très bien. Les rendements doivent être calculés dans un système de production diversifié, et non de monoculture, et sont plus élevés en agriculture biologique qu’en agriculture conventionnelle, dont la soutenabilité économique est grévée par les investissements matériels nécessaires.

La recherche agronomique de certains instituts a réussi à résoudre des problèmes d’usure des sols, de maladies, de salinisation, etc. en s’inspirant de procédés purement naturels.

Seule une agriculture réellement biologique est durable. Pour la promouvoir, il faudrait faire supporter aux pollueurs - agricoles - les coûts de la dépollution des eaux et des sols. Et une véritable aide à la conversion en agriculture biologique, ainsi qu’une réforme de la PAC pour qu’elle ne suivent plus une politique productiviste, mais donne une prime à la qualité environnementale et intrinsèque des produits.

Jeune agriculteur
6/10/2007
La pensée d’un JA

Bonjour à tous, Je me demande si tout le monde réfléchi 5 minutes. En effet tout le monde veux du BIO par si, du Bio par la, mais car il y a un mais.

En effet, si l’on devait tous cultiver de manière biologique et non conventionnelle, nous reviendrons de 100 ans en arrière, au temps des famines et autres catastrophes alimentaire. Je vous explique brièvement le fond de ma pensée qui consiste à dire que si demain nous avons un rendement moyen en blé tendre de 30 quintaux par hectare et non plus 70 quintaux, cela voudra dire que notre production diminue de plus de la moitié. Etant donné les résultat de la récolte 2007 en baisse par rapport aux dernières années créant un climat haussier des cours du blé aux alentours de 200 euro la tonne en moyenne contre 90 l’année dernière, conséquence direct des mauvais rendements en France mais aussi dans le monde.

De ce fait on prend facilement comme excuse le prix des matières premières pour justifié de la hausse des prix à la consommation, et oui c’est toujours plus facile de taper sur les paysans que sur les industriels mais bon c’est comme ça on ne va pas refaire le monde.

Toujours pour rester sur les prix à la consommation, demander à votre boulanger combien il vous vendra une baguette de pain BIO sachant qu’une tonne de blé BIO vaut actuellement entre 450 et 500 euro la tonne, et oui ce n’est plus le même prix. Alors comment faire pour payer la nourriture BIO 2 voir 3 fois plus cher que la nourriture issu de l’agriculture conventionnelle et respectueuse de l’environnement alors que les salaires et donc le pouvoir d’achat sont en baisse, donc grande question à laquelle je ne trouve pas de réponse dans ce grenelle.

J’allais oublier, les très villaines mycotoxines qui rendent impropre à la consommation les céréales, on en trouve beaucoup plus dans le blé BIO que dans le tradionnelle surtout cette année avec les mauvaises conditions climatiques, mais bon on en entend jamais parler pourtant c’est la réalité.

En conclusion si vous voulez détruire l’agriculture de notre pays et rendre la France un pays importateur de céréales ( disons du BRESIL OU ARGENTINE VOIR PAYS DE L’EST "la bas c’est sur ils ont des normes très strictes, encore plus que chez nous c’est bien connu, farine animale, etc...) histoire de pouvoir se dire : " et bien vous voyez maintenant on aide les pays émergents à sortir la tête de l’eau puisqu’on leur achète leurs matières premières " et bien c’est ce que l’on appellera plus tard la délocalisation de l’agriculture.

Voila c’était le message d’un JA qui croît encore à l’avenir de son métier malgré ce qu’il entend dire de tout ceux qui ne connaissent rien à l’agriculture et aux réalité économique d’une exploitation et qui tente de tout changer par simple lubie écologiste.

Salutations à tous, bon courage à tout les paysans pour les semis d’automne et autres récoltes de maïs et betterave ( pour ceux qui ne le savent pas la betterave est cultivée pour faire du sucre, et oui il n’y a pas que la canne à sucre du brésil pour ça, alors arréter d’acheter du sucre de canne et favoriser la consommation de produits Français ) sur ce à+ et n’oubliez surtout pas cette phrase très importante à mes yeux :

" PAS DE PAYS SANS PAYSANS "

cristo
7/10/2007
La pensée d’un jeune citoyen
Bonjour. Je suis consterné de voir en permanence une partie des agriculteurs reprendre à leur compte le discours des firmes agrochimiques. La FAO vient de publier un rapport qui montre que nourir bio la planète c’est possible ! Des travaux similaires ont été conduits en Allemagne et en Suisse avec les mêmes conclusions. Comme d’habitude cher agriculteur, vous oubliez tous les effets catastrophiques des pesticides et autres engrais chimiques sur notre environnement et notre santé et au final sur notre économie. Je ne comprends pas ce qui gène les paysans français dans l’idée du bio ; non ce n’est pas un retour en arrière, mais bien un progrès. Ou alors la pollution est un progrès ? Il existe aujourd’hui des tas de possibilité d’information sur la réalité du bio et des pesticides. Alors de grâce, en professionnel honnète, informez vous. Même les journaux agricoles parlent du bio aujourd’hui. Je le sais, je les lis ! Pas de pays sans paysans, d’accord, et c’est bien ce que veut la société aujourd’hui (elle vous verse d’ailleurs plus de 360 euros /ha/an pour cela, il n’est donc pas illégitime qu’elle ait quelques exigences) mais le sol n’est pas qu’un support : c’est d’abord un lieu de vie. Un forestier qui travaille sans produits chimiques de synthèse !
rainer
7/10/2007
Pas de Pays sans Paysans

Merci traiter des agriculteurs bio d’ignorant ! ! !

Je suis en bio depuis 20ans sur 20ha et encore là avec des aides DPU de 91 €/ha aide laitière comprise, alors que la plupart des mes voisin qui avait une aussi petite ferme ont fait faillite ou sont parti à temps. S’il y avait plus d’agriculture biologique, il y aurait plus de paysan

Tu a déjà regardé le prix du pain bio qui est en vente libre chez le boulanger depuis des années ? Il n’est nullement 2 à 3 fois plus chère, mais juste 20% et au bout de 3 tartine t’est calé alors une baguette blanche je te l’avale en entier le matin !

L’agriculture bio n’est pas une agriculture de il y a 100 ans mais une agriculture, qui fait de la recherche depuis 70ans et donc beaucoup de résultats sont repris par des technicien agricole (raisonné). Mais nous n’avons pas le même moyens, personne finance une recherche que essaye de se passer de tel ou tel produit.

Mais l’agriculture bio est un ensemble : on ne peut pas mettre 200u d’azote sur un blé sans se passer d’un fongicide et insecticide. Nous avons des rotations complexe, qui dans leur ensemble ont bien le même rendement qu’en conventionnel. La Luzerne en bio a souvent un rendement meilleur, et les pois aussi.

frederic
6/10/2007
reponse aux idees de Marie Christine

Je suis moi meme éleveur extensif de bovins viandes (herbe) et de poulets labels ,je pense que pour donner de telle leçon à toute une profession , vous devez faire partie d’une classe sociale appelée les bobos Sachez que les agriculteurs et les éleveurs sont des personnes comme les autres qui travaillent pour percevoir un salaire et de vivre de leur métier .Ce ne sont pas eux qui décide de la façon dont ils vont produire mais le consommateur ,je m’explique ,si demain tout le monde arrete d’acheter des poulets standart pour acheter des poulets label ou bio , les producteurs s’adapteront .Ceci est valable pour toute les productions . Comment expliquez vous que pendant 2-3 ans toutes les labels de qualite (y compris les bios )ont ete en crise .Nous produisons pour un marché ,alors c’est aux consommateurs d’orienté ce marché en acceptant d’en payer le cout . Comme chez un constructeur automobile ,l’agriculture française est capable de produire plusieurs gamme de produit : de la "logan" au 4*4 Luxueux .

PS :la logan est une bonne voiture ,mais demandez donc a votre concessionnaire de vous fournir une nouvelle laguna pour le meme prix

aspbon
6/10/2007
Réponse d’une agricultrice

Nous sommes tout à fait d’accord pour aller vers 100% d’agriculture durable à terme.

C’est une nécessité et nous adhérons déjà à de nombreux cahiers des charges qui vont dans ce sens : Eurepgap, IGP, CQF Carrefour, certifications groupe Leclerc, Casino,Agriculture raisonnée,rien que sur notre exploitation.

Mais il serait tellement plus facile pour nous d’harmoniser les cahiers des charges en un seul et unique référentiel territorial.Je pense en particulier à la grande distribution qui multiplie à plaisir les cahiers des charges avec des exigences différentes à chacun, ce qui nous fait perdre énormément de temps et d’argent en contrôles divers.

jacky berland
6/10/2007
pour recaler les discours sur l’agriculture durable

On devrait dire contribution de l’agriculture au développement durable.

L’agriculture est indissociable du développement de la société car société et agriculture sont liées au plus profond de leur racines ; on a tous été des agriculteurs depuis l’origine de l’humanité. On l’a sûrement trop oublié depuis quelques années. Trop de personnes ne savent plus ce que représente vraiment l’agriculture et donc les réflexes de consommations ne sont plus conditionnés que par des soucis parfois purement mercantiles ( hardiscount) voire de commodités ( plats préparés), à grand renforts de publicité. Ca peut se comprendre malgré tout. De l’autre côté trop d’agriculteurs n’ont pas conscience de l’impact de leurs pratiques sur le milieu naturel et sur la qualité des produits. Les causes sont principalement d’ordres économiques pour les raisons citées plus haut, puis entre autres par facilité grâce à la mécanisation du travail. Et si ces deux mondes n’étaient pas tout simplement ignorant les uns des autres et aussi pas conscients de ce qui nous permet de se nourrir, c’est à dire cette couche arable de terre d’environ 30 cm qu’il faut respecter mais surtout rendre productive durablement sans compromettre les générations futures à pouvoir se nourrir elles-mêmes ? A cela j ‘ajoute que l’agriculture permet d’autres fonctions comme le recyclage des déchets organiques grâce au sol, la production d’énergie grâce à la biomasse (bois, huile...), sans parler de l’entretient des paysages. Vous avez là tous les ingrédients pour durablement réconcilier la société avec ses paysans dans un tout indissociable.

L’agronomie doit être au cœur de l’agriculture durable.

Même l’éleveur de bétail doit se préoccuper en priorité de la qualité de son sol pour produire du bon fourrage. Pour créer un sol durablement fertile on doit stabiliser sa structure, le protéger des agressions physiques (pluie, vent, mécanisation...), restaurer ses équilibres biologiques et l’enrichir en humus. On retrouvera là l’intérêt de diversifier au maximum les cultures dans la rotation, de mettre en place des couverts végétaux qui protègeront le sol des intempéries et permettront de recycler les éléments minéraux en matière organique. On y verra l’avantage de ne pas travailler le sol inutilement, pour ne pas perturber son organisation structurale permettant une meilleure infiltration de l’excès d’eau au lieu d’y voir une érosion aux conséquences désastreuses pour l’économie ( perte de terre, coulées de boue...) et l’environnement ( pollution des rivières, traitement de l’eau...). Cela fera gagner du temps et de l’énergie. On sera content de voir qu’un bon équilibre biologique permettra de mettre beaucoup moins de chimie compensatrice pour produire. Tout cela se pratique déjà à des niveaux différents et je salue ceux qui sont engagés dans cette démarche car ils sont les éclaireurs de l’agriculture de demain. Non ce n’est pas une utopie, on peut concilier protection des milieux et production agricole. Les techniques existent et sont connues, surtout à l’étranger malheureusement. On ne devrait plus s’appeler des agriculteurs mais des restaurateurs d’équilibres. Certains parlent d’agro-écologues. Il manquerait pour cela de la tolérance dans un premier temps pour se comprendre, puis du pragmatisme car chacun a sa part de vérité . Il suffit ensuite d’orchestrer les connaissances de chacun et de transmettre ce savoir. C’est à notre portée.

agmb
6/10/2007
les certifications sont trop aléatoires... et sont chères pour le consommateur final

Encore dans les détails avec ces histoires de référentiels. Voyons de plus loin, de plus haut... de plus global...

Des homme et des femmes de toutes conditions, de tout horizon ont développé par consensus des lignes directrices pour tendre vers un développement durable. Il faut vraiment savoir où l’on veut aller en dépit des phénomènes de modes, appliquons ce fameux principe de précaution inscrit dans notre constitution.

Il est impossible de dire que les cancers ne sont pas liés aux problèmes environnementaux... Où va-t-on ? C’est honteux d’affirmer ce genre de chose ! j’ai honte de mes compatriotes qui se cachent derrière des pseudo réflexions scientifiques.

Il faut regarder plus loin, allez voir par exemple comment un petit village du nord de la Suède a actuellement le taux le plus bas de maladie après avoir complétement réorganisé ses modes de production, de consommation à tous les niveaux rien qu’en organisant une vraie réflexion stratégique de développement grace à un consensus démocratique local basé sur la vie et une réelle ambition d’avenir sain et collectif.

Toutes les discussions citées ici sont dans le détail, je le redis... on se perd, on nous perd. Quand un arbre est malade, croyez-vous que le fait de soigner les feuilles va guérir l’arbre dans son entier ?... Pas avant d’avoir réagi sur les racines en ayant réellement analysé pourquoi, comment et ce que l’on veut obtenir : une croissance durable de cet arbre qui nous permet de respirer...

Autre exemple de fausse manoeuvre, j’habite en Midi-Pyénées, une des plus grandes régions françaises, pourquoi ne vient-on pas nous consulter directement ? Il y a aussi de bonnes idées, de réelles choses déjà mises en action ici et ce depuis longtemps... il en est de même dans certaines autres régions non consultées.

Bref, je ressens encore un abus de langage, le développement démocratique et environnemental ne peuvent être durables s’ils sont basés sur des référentiels établis sans une réflexion réelle locale et régionale.

anonyme
6/10/2007
LA BELLE ET LA BIO
Producteur Bio converti il y a 30 ans,j’arrive en retraite. Militants des Verts pendant longtemps ainsi qu’ancien adhérent de la Confédération Paysanne,je dresse ici le bilan de ma carriere et je serais très critique,quitte à en choquer quelques uns,qui me reconnaitront dans ces quelques lignes. J’ai travaillé dur,10 à 12 h par jour,jamais de vacances,mon seul loisir la chasse ou la peche avec mon beau frere,agriculteur en conventionel avec à peu près la meme ferme(je gagne 2 fois moins que lui). En fait je pense que dans 10,15ans,l’agriculture bio aura disparue. Quoi que l’on dise,quoi que l’on pense ,l’agriculture dite conventionelle est et va se rapprocher de plus en plus de la bio. Soumise depuis peu à une règlementation draconniene les controles dans les exploitations sont nombreux,pas de magouille possible,transparence complète de l,assolement,de la fertilisation , du stockage des produits phyto,de leur application ,gestion des effluents de traitements etc . De plus les phytos sont réévalués tous les 10 ans pour vérifier leur dangerosité,ainsi un nombre croissant est retiré du marché et dans quelques années,il ne restera que des produits respecteux de la nature et de l,homme. Certains vont dire que je retourne ma veste,non c’est simplement mon fils qui ma enfin ouvert les yeux,il a un diplome d’ingénieur agronome en poche depuis deja quelques années,il travaillé dans la recherche en agrobiologie au Etats-Unis,il se marie la bas dans une semaine,je part demain,je suis fier de lui,dans 2 ans ,il revient en France et va reprendre ma ferme et celle de mon beau frere et il fera du CONVENTIONEL.
Alain
5/10/2007
Certification des exploitations.
je suis agriculteur et produit principalement pour l’industrie alimentaire. je suis favorable à la certification des exploitations et l’environnement et au coeur de mes préoccupations. Cependant, j’ai une obligation pour poursuivre mon activité : produire à armes égales par rapport à mes compétiteurs européens sinon je disparais. Les règles qui seront mises en place doivent l’être à l’échelle européenne ou pas.
Canouche
5/10/2007
Réaffecter le dégel des jachères à la production bio

La nécessité de remettre en culture les terres gelées subventionnées (dans le cadre de la politique agricole européenne) pour palier au déficits agricoles récents du marché mondial (céréales, lait, ...) ne serait-il pas judicieux de les réaffecter en priorité à une production BIO ?

Ces terres ayant été très souvent exemptées, pendant des durées parfois importantes, d’apports d’engrais et de produits phytosanitaires, elles pourraient très rapidement remplir les conditions certificatives nécessaires aux cultures BIO.

D’autre part les subventions accordées pour leur gel, pourraient se prolonger à travers cette nouvelle affectation en adéquation avec une production agricole durable.

Enfin cela permettrait de diminuer l’importation de produits agricoles BIO (la production nationale BIO ne suffisant pas à la demande intérieure) ce qui diminuerait le déficit du commerce extérieur et réduirait le coût environnemental du transport.

lydie33
5/10/2007
Et la consommation de l’eau dans l’agriculture ?
Je trouve que le thème de l’eau a été peu abordé dans ce qui ressort des tables rondes. Il faut aussi transformer notre agriculture en ce sens. Le maïs qui est très gourmand en eau c’est fortement développé ces dernières années. Or ne pourrai-t-on pas prendre en compte le critère du besoin en eau de la plante au même titre que son rendement ou sa résistance à telle maladie ou tel insecte dans le choix des semences et des variétés nouvelles ? Autre problème, et qui va facher les agriculteurs c’est le prix auquel ils payent l’eau qui est ridiculement petit (infiniment trop petit puisque vous pouvez voir des canons à eau tournés dans nos campagnes en plein mois d’aout en dessus des pieds de mais haut d’un metre et donc très loin du sol et à des températures de plus de 30°C favorisant l’évaporation et donc le gaspillage....)De plus ils ne paient pas ce qu’ils consomment mais des forfaits, ce qui ne favorise pas non plus la réflexion sur le non gapillage (et je ne parle même pas d’économie mais juste de supprimer le gaspillage...) J’espère donc que des mesures pourront aussi être prises sur ce thème.
Hervé D
7/10/2007
l’eau et les pommes de terre

l’eau d’irrigation ne concerne pas que le maïs.

les pommes de terre,les haricots verts et les épinards par exemple doivent être obligatoirement semés sur des terres irriguées. Cela est exigé bien souvent par les contrats de production des industries agro alimentaires, elles mêmes stimulées par la grande distribution et parait il par les consommateurs.

Ce consommateur qui ne veut plus de légumes avec des défauts, il ne supporte plus les pommes de terre difformes ou les haricots avec des fils.

Alors l’irrigation de ces productions est un moyen pour corriger ces défauts. Les irrigants ont investis beaucoup dans l’arrosage et c’est pour nous une assurance de débouchés en qualité et en quantité pour honorer nos contrats.

Par contre les applications sont raisonnées avec des bilans hydriques et des conseils délivrés par des organismes spécialisés, de maniére à apporter la juste quantité aux plantes.

Certains agriculteurs pratiquent même l’irrigation par goutte à goutte sur pommes de terre, ce qui permet d’amener la bonne dose au bon moment,en faisant des économies d’eau car l’apport est plus efficace. De plus il est aussi possible d’apporter de l’azote pendant la période de végétation avec des suivis par nitrates pétiolaires, là encore moins d’engrais pour un meilleur résultat. Le problème c’est que l’investissement dans cette technique est 2 à 3 fois plus cher que par les enrouleurs, avec des contraintes matérielles et en main d’oeuvre supplémentaires. Un coup de pouce sur ces techniques serait bienvenu, vous le voyez les outils et la technique existent, il manque à ce jour la volonté politique de les développer.

Xavier
5/10/2007
Agriculture Durable : le bio est seulement un des moyens, et encore...

En lisant le rapport de ce groupe plusieurs constatations peuvent être faites :

On parle d’aller vers l’Agriculture Durable, personne ne peut être contre mais il serait plus pertinent d’en donner une définition. Dans le rapport on semble percevoir que l’Agriculture Bio est la solution à tous les maux mais n’est ce pas qu’une obligation de moyens. Dans la mesure oû elle ne peut subvenir au besoins de tous est-elle réellement durable ?.

Certe le Bio peut -être un moyen de produire mieux, mais suffit-il qu’un produit ( de lutte contre les ravageurs ou fertilisant) soit "naturel" pour qu’il soit efficace et sans impact sur l’environnement. A titre d’exemple on peut citer le cuivre, le soufre ou les teneurs elevées en nitrates dans les légumes feuilles bio pour lesquels la fertilisations est délicates.

Un dernier point concerne le chapitre relatif à la resorbtion des normes relatives à l’eau potable et notamment les nitrates. Une voie d’amélioration évoquée est la réduction des engrais chimiques et la promotion des "fertilisants biologiques". Il est à mon sens beaucoup plus simple de gérer les apports en fertilisants minéraux dont on connait précisément la composition et le mode d’action que des fertilisants organiques très dépendants des conditions pedoclimatiques dans leur minéralisation. Seuls les fertilisants "chimiques" permettent de compléter efficacement l’offre du sol. C’est donc plus la manière de les utiliser qu’il faut continuer à améliorer que de les considerer comme étant les sources principales de pollution azotée et phosphatée.

carole
5/10/2007
changer

  Arrettons d’importer massivement des conteneurs de soja et maïs (transgéniques ?) en provenance d’Amérique du Sud (= déforestation massive des forêts primaires + Gas à effet de serre) afin de nourrir nos bestiaux, alors que les friches agricoles sont de plus en plus nombreuses en Europe.

  Réflechissons sur une Politique Agricole plus juste : aujourd’hui les exploitations biologiques ne sont pas subventionnées alors que ce sont les exploitations industrielles qui récoltent le fruit de nos impôts.

  Pensons à l’hégémonie des industriels agroalimentaires envers les petits paysans des pays du Sud qui ne peuvent plus survivre, eux memes n’étant pas subventionnés.

  Consommons local : soutenons les initialtives comme les AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne). La nourriture bio, de qualité, varié et pas chère, c’est possible ! !

MEUH
5/10/2007
L’agriculture biologique peut-elle nous nourrir tous ?
Nous entendons parfois dénoncer le manque de rendement de l’agriculture biologique. Pourtant, un certain nombre d’experts démontrent qu’une transition à grande échelle vers l’agriculture biologique permettrait non seulement d’augmenter l’approvisionnement alimentaire mondial mais peut-être même d’éradiquer la famine. Voir l’article sur : www.delaplanete.org
Clement
5/10/2007
Renforcer la tracabilite des produits pour responsabiliser nos achats
LA tracabilite de TOUS les produits devrait etre renforcee et indiquer la provenance de chaque produit. Cela responsabiliserait plus chaque acheteur car il aurait la possibilite de mieux percevoir la part du transport (1/3 des emissions de CO2 en france) dans le prix du produit et ainsi choisir lui meme de plus se tourner vers des produits locaux.
mariedupoitou
5/10/2007
Eduquer le consommateurs !

On semble oublier ici, que les consommateurs par leurs demandes de produits à bas prix et hors saison, on contribués largement aux dérives, qu’ils nous reprochent.

Tout d’abord je cite Yvonne,

""""Tout le monde sait qu’une grande partie du revenu des agriculteurs provient de primes, de subventions. Je demande que celles-ci soient attribuées prioritairement aux modes d’élevage (et de culture) qui respecte la nature, l’animal et finalement l’homme en lui fournissant des produits de qualité.

J’entends ici la levée de fourches ! ! ! des éleveurs :

« On nous a demandé de produire de la quantité pour nourrir les populations d’après guerre... » Certes, mais il y a longtemps que l’abondance a remplacé la pénurie de cette époque. Dois-je rappeler tous les problèmes écologiques liés à ce type d’élevage ? """""

Yvonne accepteriez-vous d’être rémunérée au cours mondial et de payer au prix français ? Accepteriez-vous de voir votre salaire fluctuer chaque jour ? Je voulais vous dire que les agriculteurs, ne demandent que ce qu’il leur est dû, c’est à dire, un revenu pour vivre ! On nous a imposé la Pac, Politique Agricole Commune, je la nomme "Politique D’assassinat Collectif". Il est anormal, je l’admet de demander des fonds publics pour rémunérer des productions ! Nous demandons des prix rémunérateurs, des prix pour vivre décemment.. Si nos élevages se sont intensifiés, c’est que nous avons été obligé de le faire, afin de faire face au paiement de nos prêts, pour mise aux normes, bien être animal. Des lois, on nous en impose, celà a un coût pour nous, et si nous voulons continuer, il nous faut s’y plier, et pour payer, sinon on en meurt, on est tout simplement mis à l’écart. Combien d’agriculteurs sont ruinés, malgré ces subventions et primes, que vous citez plus haut ? Si notre métier était si facile et si, on y gagnait tant d’argent, il n’y aura pas tant d’agridifs, tant de faillite et tant de suicides. Yvonne, nous ne sommes plus en surproduction ! N’écoutez-vous que les infos qui vous arrangent, nous sommes en pénurie de lait, de céréales, et avec une réserve mondiale alimentaire de -50jours, oui, relisez !

Le litre de lait, est payé 0,25€ au producteur et vous, combien l’achetez-vous ?

ON a voulut gérer pour nous l’agriculture, avec, trop de technocrates et bureaucrates, plus intéressés par leur salaire que par la responsablité qui leur incombait. Mais, vous est-il arrivé de vous demander combien gagnait, un haut fonctionnaire, un Ministre, un Député ? et cela vous gêne t-il ? pourtant, vous n’en déplaise, il vit lui aussi de primes et des deniers de l’Etat, vous contribuez à son salaire ! et, lui produit-il quelque chose, est-il rentable, et vous nourrit-il ?

Posons-nous les vrais questions et c’est ensemble agriculteurs et consommateurs que nous avancerons...

Les consommateurs, devront, ne plus acheter de fruits et légumes hors saison, gourmands en eau et dont production et transports émettent du CO2.

La terre... sinon ...
5/10/2007
La FAO/ONU le dit : la seule solution mondiale c’est l’agriculture biologique

Ah les experts de ci de là ...les groupes de réflexion, les commissions et tout le reste !

Et si nous arrêtions de perdre du temps ?

Tout a été dit dans un épais rapport au début 2007...celui de la FAO, organisation pour l’agriculture des Nations Unies, qui ne réunit pas que des incompétents ou des partisans !

Des miliers d’experts, patentés, ont donc travaillé, a temps plein, le sujet, dans tous les pays du monde pendant plusieurs années ...il n’y a jamais eu autant de compétences réunies aussi longtemps sur la question.

Leur conclusion est unanime : la seule solution, durable, qui ne présente aucun danger pour nourrir tous les habitants de cette planète et préserver son écosystème c’est l’agriculture biologique. Les ogm et autres pesticides-fertilisants n’apporteront rien !

Ce rapport est disponible sur www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000550/index.html - 32k

Nous savons.

Que veut-on ?

Ne voit-on pas que l’agriculture industrielle est totalement démodée, inadaptée, dépassée ?

Pourquoi ne pas choisir l’avant garde c’est à dire le bon sens et ...l’alliance avec les forces sublimes de la nature à laquelle nous appartenons ?

jgiovan
7/10/2007
Mensonge éhonté

Ce n’est pas joli, joli de détourner des documents officiels.

Vous mentez, personne n’a jamais affirmé que le Bio était la solution à la faim dans le monde, et sûrement pas la FAO.

A bon entendeur

cristo
7/10/2007
Et si, la FAO l’a dit !
C’est même passé dans les revues agricoles ! Mais vous avez raison, les pesticides en empoisonnant terre et consommateurs feront surement mieux. Pourquoi tant de haine dès qu’on parle du bio ? Vous vivez des pesticides ?
Lael
8/10/2007
Citez vos sources, avant d’accuser de mensonge
Bonjour, L’interlocuteur auquel vous répondez a cité ses sources, que j’ai pu consulter (il s’agit du site du FAO ! ! !) Si ces informations vous semblent fausses, dites-nous sur quoi vous vous appuyez (contre-études indépendantes, lobbies semenciers ?) Sinon, le débat n’avance pas, et ce n’est pas très courtois.
caramel
8/10/2007
rapport FAO : OUI, LA BIO PEUT NOURRIR LE MONDE
Alors ça, aucun argument, vous ne faites pas avancer le débat ! ! ! ! Par contre, je suppose que vous n’avez pas lu le rapport de la FAO dont on parle. en quoi ça vous gêne que les conclusions de cet organisme officiel et impartial soient si claires ? oui, il faut aller vers plus de bio, pour sauver les hommes et la planète. Avec ou sans vous ! ! ! !
la terre... sinon ...
10/10/2007
beauté et mensonge

Je suis d’accord avec vous "ce n’est pas joli joli de détourner les documents offcicels" comme vous dites

Tâchons de viser dans tous les cas la beauté et le sublime plus que le "joli joli" !

S’il vous plaît, expliquez moi.

Avez vous lu ce rapport ? En quoi mon message le "détourne"-t-il ?

"Les faits sont là et ils sont têtus", (comme disait je crois de Gaulle).

Quand vous m’accusez de mentir, je me demande ce qui vous y autorise, êtes vous un juge suprême ?

Au fond peu importe, ce qui compte ce sont ces questions :

Pourquoi ce rapport de la FAO vous dérange-t-il ? Avez vous peur de gaganer moins d’argent ? d’être moins "rentable" ? Avez vous peur de risquer d’être moins malade ? Avez vous peur que la terre redevienne enfin naturellement saine et productive ? Avez vous peur d’un bel avenir possible ? Etes vous si heureux aujourd’hui de voir les sols antillais pollués par des produits dont on connaissait la dangeroisté depuis longtemps ? Que craignez vous quand il s’agit d’un retour au bon sens et à l’équilibre ? ? ? Qu’avez vous à perdre ?

Merci de m’éclairer si vous voulez que nous progressiosns ...au delà des accusations et des erreurs matérielles .

jgiovan
11/10/2007
Pour les réfractaires à l’anglais

il semble que le modérateur censure les posts reprenant des extraits du rapport...

Pour votre culture, voici le lien de la conférence à laquelle vous faites référence : http://www.fao.org/organicag/ofs/docs_fr.htm

Voici également le lien du rapport : ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/meeting/012/J9918F.pdf

Il n’est dit nulle part que le Bio peut nourrir la planète. La plupart des exemples de rendements comparables entre agriculture Bio et conventionnelle sont tirés de pays en voie de développment, qui ne contribuent que modestement à la production agricole mondiale.

Je trouve méprisable que l’on tente de détourner le sens de certains documents par pure idéologie. Mais c’est une habitude chez les intégristes écolos.

Le Bio n’est pas capable de nourrir la planète car il est vulnérable aux maladies et aux ravageurs. Ce n’est pas le purin d’ortie qui sauvera un champ de blé d’une bonne fusariose.

La chance des agriculteurs Bio en France, c’est d’être entourés de champs traités par des insecticides, des fongicides et des herbicides. Ca leur évite d’être infestés...

GL10
9/10/2007
A vous de lire correctement les rapports de la FAO...

Voici texto ce que l’on peut lire dans le rapport de la FAO :

“Ces modèles suggèrent que l’agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l’agriculture conventionnelle d’aujourd’hui, mais avec un impact mineur sur l’environnement”, selon la FAO.

Je pense que le début du paragraphe à son importance : "Ces modèles suggèrent que..."

Donc déjà c’est pas tout blanc ou tout noir comme vous pouvez le laisser paraître.

De plus, on peut douter de l’objectivité et de l’impartialité des modèles surlequels s’appuie la FAO sachant que les organismes qui ont apporté leur soutien à la rédaction du rapport sont entre autre : l’Associazione Italiana per l’Agricoltura Biologica, la Fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique, la Fondation internationale pour l’avancement rural, le Fonds mondial pour la nature, le Réseau Tiers monde, l’Institut de recherche pour l’agriculture biologique.

Ne peut-on pas penser que ce rapport puisse être orienté BIO.... ! ! !

Alors relisez le rapport de la FAO et admettez que vos interprétations sont COMPLETEMENT SUBJECTIVES ! ! !

JP097
9/10/2007
FAO.....
je ne sais pas si vous avez lu le rapport de la FAO ,ou alors vous l’avez interprété a votre "sauce",moi quand je lis ce rapport je comprends surtout qu’il vaut mieux faire produire bio dans les pays en voie de développement que chimique ,car c’est ce qui se rapproche le plus de ce que savent faire les autochtones,car si on laisse faire les industriels de la chimie,ils pratiquent la politique de la terre brulée en "pompant" le peu de richesse de ces zones et s’en vont recommencer ailleurs dès qu’il n’y a plus rien a gratter. Et c’est bien dans ce contexte qu’il est vrai que la bio est la meilleure solution. Pour ce qui concerne les pays dit "développés" la FAO se contente d’émettre des recommandations et reste évasive sur les conséquences du passage au 100% bio elle se contente d’une vague évaluation d’un passage a 50% en bio sans chiffrage précis Je ne sais pas qui a raison mais avant de se servir d’arguments de cette nature fussent-ils de la FAO il faudrait commencer par dire la vérité et pas seulement ce qui va dans le sens de votre idéologie car dans ce cas vous vous décrédibilisez tout seul . Cordialement
Anonyme
9/10/2007
Il est où ce rapport ? ? ? ?
Eh bien moi j’aimerais bien le lire ce rapport de la FAO mais je ne le trouve pas avec le lien qui a été donné ... pourtant je serais très curieux de connaitre cette étude. Je n’ai rien contre l’agriculture bio mais j’ai du mal à comprendre comment avec l’évolution de la démographie, la difficulté à trouver de nouvelles terres cultivables (sauf à défricher les forêts), une agriculture bio moins productive (sans que ce soit péjoratif) pourrait arriver à une tel résultat. De plus il me semble qu’avec une agriculture "conventionnelle" nous avons déjà du mal à nourrir correctement l’ensemble de la population
CecileM
10/10/2007
Rapport FAO

http://www.biodir.com/actualites/news/2007/39.php

Si on parle bien du même rapport, vous pouvez le télécharger à partir de l’adresse suivante :

http://www.fao.org/documents/advanced_s_result.asp ?QueryString=agriculture+biologique&search=Rechercher

C’est le premier de la liste et c’est un doc .pdf

Bonne lecture,

la terre... sinon ...
10/10/2007
comprendre un rapport !

De grace lire ce rapport le plus tranquillement possible.

Il montre un chemin.

La terre, selon moi, ce n’est pas de l’idéologie : ça se voit ça se sent ça se touche ... c’est plus ou moins fertile ou stérile.

Personne ne dit qu’il sera facile et rapide de passer au bio dans nos pays "développés"

Pour faire du bio, il faut accepter de passer du temps à comprendre et à lire un rapport !

Le "bio" et tout ce qui va avec ne se vend pas en flacon.

C’est plus subtil comme la vie ... en somme !

jerome
5/10/2007
clouer les pesticides au pilori c est idiot

les clichés ont la vie dure et sont trop faciles. Vouloir eliminer les pesticides parce qu ils polluent c est generaliser aussi betement que de dire que parce que certains medicaments ont des effets secondaires il faut interdire les produits pharmaceutiques. Les pesticides sont les medicaments des plantes, et il faut etre un urbain qui n a jamais vu comment poussait une culture pour ne pas le savoir. La grande majorité des pollutions aux pesticides sont accidentelles à cause des lessivages en cas de pluie. Donc je propose : Que les agriculteurs aient une formation obligatoire avec certificats tous les 5 ans,pour leur permettre d etre au fait des dernieres nouveautés des produits mis sur le marché et les dernieres techniques de traitement. Que la DGAL qui donne les autorisations de mise sur le marché ( combien d entre vous sait que la vente de pesticides ne peut se faire qu apres que des commissions à bruxelles puis dans chaque etat membre officialise une homologation dont le cout des etudes est de plus de 100 millions d euros, parait il ; ca en fait des etudes...), etudie les nouveaux produits plus rapidement qu aujourd hui ( il lui faut 4 ou 5 ans) afin de permettre aux agriculteurs d utiliser les produits les plus modernes et performants. Que l on fasse confiance aux agriculteurs qui utilisent dejades doses en dessous des doses homologuées car les pesticides sont chers.

Penser que les agriculteurs sont des pollueurs volontaires est insultant. comme dejà dit , il peut y avoir des pollutions accidentelles à cause des lessivages par les pluies. mais un herbicide appliqué à 100 grammes par hectare ,allez me parler de pollution...

Enfin ,la France est parmi les 3 premiers exportateurs de produits agicoles mondiaux , malgré sa taille moyenne, grace à un climat exceptionnel et des terres riches. Nous sommes passés en quelques années de surplus agricoles dont nous ne savions que faire à des penuries qui provoquent des flambées du blé du mais et du soja. L agriculture est une richesse industrielle de la France et pourquoi l empecher de se battre avec de bonnes armes sur les marchés mondiaux ,empechés d avoir accès aux produits phytosanitaires ( pesticides) parce que des ecolos qui n ont jamais vu un champ prennent des positions fanatiques. Avez vous lu le recent rapport sur les causes du cancer en france , publié par l’academie nationale de Medecine, l’Academie des sciences, le centre international de recherche sur le cancer , qui met les pesticides hors de cause ? Qui l’aurait cru, tellement les clichés sont forts ! !

Un internaute parle de la necessité d interdire les pesticides car en Bretagne l eau est polluée par les nitrates ?.Encore un urbain qui ne sait meme pas que les engrais et les pesticides sont aussi rapprochés l un de l autre que les vitamines et les medicaments...

Ne succombons pas aux clichés ;

cristo
6/10/2007
La pollution diffuse vous connaissez ?
Ne succombons pas aux clichés...Dire que les pesticides ne polluent que par accident c’est un peu fort de café ! Ou alors, il ya beaucoup d’accident ! Aujourd’hui, 96 % des eaux de surface en france sont pollués par au moins 1 pesticide. La France deuxième pays consommateur de pesticide au monde (avec pourtent une petite surface agricole comme vous le faite remarquer) a un taux de cancer plus élevé que ses voisins. Encore une coïncidence. 8 % des légumes produits en France dépassent les limites réglementaires de concentration en pesticides (ils ne sont pas pour autant retiré à vente). Quand à dire que les pesticides sont indispensables, je crie stop ! La FAO a récemment démontré qu’il était possible de nourrir la planète avec l’agriculture biologique. Si le pesticides sont indispensables, c’est surtout pour remplir les poches de ceux qui les fabriquent, les vendent et les utilisent.
BR 94
8/10/2007
La pollution diffuse : restons objectifs
Oui on retrouve des pesticides dans les eaux de surfaces. Mais vous omettez de signaler que les méthodes analytiques ont fait d’énormes progrès : les traces que l’on est capable de détecter sont équivalentes à une goutte dans une piscine olympique... Vous omettez en outre de signaler que les 96% en question représentent le % de rivières dans lesquelles une fois dans l’année au moins un pesticide a été retrouvé. Dans les autres prélèvements, le pesticide était souvent absent, car ces pollutions sont la plupart du temps très limitées dans le temps. Je ne sais si en France il y a plus de cancer, mais je suis sûr qu’à l’exception de quelques iles grecques, c’est là qu’on vit le plus longtemps, et peut être parce que nous avons une alimentation plus saine ? Quand aux analyses sur les légumes : il ne s’agit pas des légumes et fruits produits en France, mais distribués et consommés en France. Les dépassements de limites règlementaires constatées incluent les matières actives interdites en France, et donc pour lesquelles aucun résidu n’est toléré, alors que ces mêmes substances sont autorisées dans le pays d’origine.... Pour le rapport FAO, c’est une information tronquée et erronnée. Voir d’autres contributions.
cristo
9/10/2007
Plus fort que le Grenelle
Alors qu’un consensus se dégage pour reconnaitre que les pesticides sont un réel problème environnemental et de santé, j’ai du mal à comprendre l’attitude qui consiste à minimiser les choses pour éviter toute remise en question. Tous les secteurs évoluent, et notamment sur le plan environnemental, mais pas l’agriculture ? Je crois que ce qui gène une majorité d’acteurs avec le bio, c’est qu’il remet en cause les rentes de situation.
gourvenec
7/10/2007
proteger les agriculteurs d’eux-mêmes
Réduire fortement les pesticides, c’est bon pour le consommateur et la nature, mais c’est surtout bon pour les agriculteurs. Nombre de cas de stérilité et de cancer chez les agriculteurs sont liés aux produits utilisés par eux
christophe Piquema...
5/10/2007
écologie oui, mais nécessité alimentaire avant tout !
Nous vivons une époque spéciale. S’entrechoquent dans un même temps des valeurs qui nous semblaient dissociées encore quelques mois auparavant. L’explosion politique de l’idée "écologiste" se produit au moment même où la demande alimentaire se multiplie - par l’effet croisé de la croissance démographique, de phénomènes climatiques et de l’"apétit" grandissant des nations en fort développement. Ces phénomènes conjugués n’ont été nullement ou insuffisamment prévus par nos élites Européennes. Nos agriculteurs sont soumis depuis des lustres à des restrictions de production par les quotas laitiers, les jachères tournantes obligatoires et plus globalement la PAC et son évolution. Nos concitoyens sont témoins, dans leur pouvoir d’achat, des conditions de marché qui découlent des évènements suscités. Aujourd’hui, se posent à nous, dans des circonstances graves, des choix ou tout au moins des directions à privilégier. Comment conjuguer la nécessité alimentaire mondiale, la fabrication de biocarburants, le rejet des pesticides et le moratoire sur les OGM ? Le "dégel" d’une part de nos jachères ne couvrira qu’en infime fraction, et sur une durée limitée, la croissance inéluctable des besoins. Le temps est venu de prendre des décisions cruciales et je n’imagine possible aucune solution globale qui satisfasse les uns et les autres. Le choix, tout cornélien qu’il soit, ne doit se faire sans privilégier la vie humaine, quitte à n’avoir qu’une vision à court terme. La France, qui n’a que peu de leçons à recevoir de ses comparses sur l’écologie, ne doit ni imposer à ses citoyens une restriction alimentaire (et pécuniaire), ni renier son rang dans la lutte contre la faim dans le monde et le soutien aux pays en développement. En vrac, quelques pistes qui me paraissent primordiales :
  multiplier les efforts sur les piles à combustible, l’hydrogène et autres possibilités "propres" susceptibles d’éviter énergie fossile et biocarburants pour les véhicules,
  faire pression auprès de la Commission Européenne pour que nos jachères (au niveau communautaire) soient réduites à leur plus simple expression "le temps nécessaire",
  diminuer la production céréalière à vocation animale au profit de la consommation humaine, et en conséquence valoriser les "déchets" (sons, pailles, voire restes alimentaires...) pour la nourriture des cheptels - en faisant toutefois attention au risque sanitaire surtout pour les bovins et ovins.
  être précautionneux quant à un retrait trop rapide de certains produits chimiques et une interdiction radicale des OGM ; sujet brûlant s’il en est. Ces idées ne sont ni exhaustives, ni sans effets secondaires éventuels ; je ne suis ni économiste, ni politique, ni écologiste et encore moins érudit. J’apporte mes convictions, qui je sais seront contraires à bien des intérêts et difficilement mises en place ; mais j’ai peur que le sujet "dans le vent" ne génère des contraintes supérieures à notre responsabilité collective et nos capacités.
Bruno
5/10/2007
consommation durable doit permettre la qualité des produits agricoles

Depuis tant d’année on a vu la qualité se faire laminer par la productivité ! le plus vite, le moins cher, le plus rentable, partout, pour tous, à n’importe quelle époque de l’année !

La France a une tradition culinaire issue de ses campagnes, de ses terroirs. C’est le patrimoine français au meme titre que Versailles, la Tour Eiffel, Chambord, la dune du Pila ou la Camargue. Cette tradition s’est toujours appuyée sur des produits de qualité de chaque région. Aujourd’hui le Grenelle de l’Environnement planche sur des modes de production durable, une démarche de certification. Oui oui et encore oui mais pour quoi pour qui ?
  pour quoi ? protéger l’environnement. stoppons l’agriculture intensive qui pousse les exploitants à inonder leurs champs de produits chimiques. On en est à un point ou l’eau de source bretonne est polluée et les cotes couvertes d’algues vertes nourries au nitrate. le constat est clair ! Respectons les sols, les nappes phréatiques, les bois, les plantes. Bien sûr il faut redéfinir les règles, les expliquer à tous les consommateurs et producteurs. Annoncer ce que l’on produit, vérifier, valider. Quels producteurs pourront continuer dans le meme sens qu’actuellement à savoir détruire leur environnement alors qu’ils sont en première ligne tous les jours et qu’ils vivent de la terre. Ils se doivent de la respecter de la protéger ! et pour beaucoup c’est déjà le cas.
  pour qui ? et bien c’est la question principale ! ! ! le consommateur final. Celui qui se dit, tiens je vais acheter du charolais chez mon boucher car il est meilleur que le morceau sous vide issu dont ne sait où avec des hormones et des conservateurs. C’est bien le consommateur qui fera pencher la balance vers le durable et le raisonné. Alors oui il faut certifier, encadrer, favoriser les jeunes à s’installer à produire durablement.
  dans quel but ? et bien je reviens au début de mon texte. Permettre de poursuivre cette tradition culinaire, preserver le gout, la qualité des produits qui redeviennent agréables à manger. Selon moi l’indicateur de succès de ce nouveau mode de production durable et bien c’est ce gout des produits, le retour à des règles simples. On achète des produits de saison, de mon département, de ma région. La consommation durable est fortement lié au gout et à la qualité des produits. Evidemment ce ne sera pas simple car les prix ne doivent pas flamber pour ce retour à la raison mais la majorité des Français a un rapport fort avec la consommation de produit de qualité et de terroir. Puisons dans cette force pour avancer et réussir cette mutation qui est vraiment aux antipodes de ce que l’on a pu mettre en place jusqu’à présent. Qu’en sera t’il de la PAC ? peut on aujourd’hui produire durablement avec les règles de la PAC ? un vaste chantier mais un bel avenir : se réapproprier et maitriser ce que l’on plante, ce que la Nature nous apporte.

Bonne continuation pour la poursuite des travaux.

jean-yves
4/10/2007
ëtre agriculteur
oui être agriculteur aujourd’hui ; c’est mon cas Je ne prendrai pas le temps de lire tout ce qu’il y a sur ce forum car trop de gens ignorent et parlent, et ce peut être mon cas sur bien des sujets. Sur l’agriculture un peu moins. Je suis fils d’agriculteur et depuis 20 ans bientôt en activité. Les progrès sont considèrables et pourtant jamais il n’y a eu autant de reproche. Le politique du ventre plein me disait-on un jour ; sans doute. Les difficultés alimentaires reviendront peut-être pour justifier de nouvelles erreurs . Aujourd’hui au lieu d’accompagner de soutenir une activité qui sait se remettre en cause on veut la démolir. Mais qui est le vrai responseble. Celui qui se jettte sur la moindre promotion du poulet bon marché ou du porc à - de 7 francs le kilo comme il a pu être à l’époque. Mais on ne peut faire vivre un producteur à ce prix. Et surtout on ne peut nourrir tout le monde sans cette agriculture là non plus. La rendre le plus propre possible est une évidance. et c’est notre cheval de bataille. Je suis céréalier, j’ai une famille et des enfants . Je ne suis pâs un extra terrestre ou un sans coeur.L’avenir d’une planete propre est dans la recherche. La recherche de produit biodégradable par exemple, de plante peu consommatrice d’intrants. Je ne veux pas faire ici l’pogée des OGM, mais je crois que ce peut être une chance. Il faut bien sû un principe de précaution, mais ce n’est pas en détruisant des sites de culture que l’on pourra progrsesssivement en déterminer les vrais effets. L’argent est le nerf de la guerre, mais fut un temps c’était de manger, et c’est encore le cas dans trop de pays. Le bio n’est pour moi pas une solution car trop peu productif, c’est ainsi. Mais une agriculture bien conduite, une recherche efficace et surtout rapprocher le lieu de production du lieu de consommation. En fin un des aspects de ce grenelle de l’environnement traite du problème de l’eau. L’eau sera à l’avenir encore plus important qu’aujourd’huiu c’est sûr. Mais en France où elle coule à flot on ne parle que de sa rareté. Notre rôle est de la stocker quand elle est abondante pour l’utiliser quand elle manque. Ainsi on stabilise l aproduction, la qulaité et on diminue la consommation de pesticide au quintal produit. On doit également penserr à l’autonomie energetique de nos agriculteurs sans quoi là aussi on peut se retrouver devant un mur infrachissable. Et ça aussi c’est facile, 10 % de la sol de chaque exploitatioin suffit pour la rendre autonome avec un carburant propre, sans transport. Je suis agriculteur et fier de l’être, et...........j’aime mes enfants Amicalement à tous
annie martin
4/10/2007
la bio partout et pour tous

Il faut :
  soutenir l’agriculture biologique pour rendre les produits bio et naturels accessibles à tous

  faire payer les agriculteurs qui ne respectent pas l’environnement avec leurs produits chimiques (pollueurs/payeurs)

  developper les marchés locaux, les ventes directes

  developper la bio dans la restauration collective avec un soutien des communes pour éviter les surcoûts (écoles, hôpitaux, maisons de retraite...)

dodo
4/10/2007
bio, velo, bougie, écolo,
soyons cohérant dans notre mode de vie.Un jardin de proximité, pourquoi pas communal, plus de pétrole mais de l’énergie écolo,le vélo. Le chauffage au bois. Des chevaux pour le transport des hommes et des marchandises. Des habits bio, à la peaux de vache, laine de nos moutons, chanvre et lin de nos campagne proche. Une croix sûr nos vacances au bord de la mer à 600 Km. Mais dans nos campagne à vélo à 60 Km. Des avions au bio aussi ! ! Construisons une autre société. Doubler notre suface en bio n’est qu’une annonce politique et en aucun cas une mesure environnementale. Les anciennes parcelles de vigne de nos grand-père sont aujourd’hui chargés en cuivre de la bouillie bordelaise, pourtant bio ! ! rien ne veux y pousser. Oui a une agriculture raisonné et responsable. oui à une société qui ne demande pas à son agriculture de produire plus blanc que blanc e qui va s’approvissionnner sur de marches extérieur moins cher car moins écolo. Attention à la bonne répartition de nos productions à proximité de nos lieux de consomamtion. Il faut soutenir un agriculture dans les zones difficiles ( montagne, zone défavorisées) et encourager l’agriculture raisonnée, moderme, ouverte aux nouvelles technologie porteuse d’un progrès pour l’environnement et le consommateur.
Nathalie
4/10/2007
Pourquoi réinventer l’eau chaude ?

Pourquoi réinventer l’eau chaude ? A quand une société qui arrête de phosphorer et qui décide d’agir ?

J’ai 41 ans et 3 enfants Je suis citoyenne responsable et j’applique dans mes actes d’achats (en tant que consommatrice)les mêmes exigences que j’ai en tant que Citoyenne. Au quotidien, j’enseigne à mes enfants de regarder en arrière pour pouvoir mieux avancer( les périodes de guerres avec le couvre-feu, les tickets de rations...). Il serait temps que les détracteurs de l’agriculture prennent en considération ce que fait le paysan pour améliorer au quotidien l’espérance de vie de son prochain. Je crois que beaucoup de gens oublis d’où ils sortent. Qui peut affirmer ne pas avoir ascendant dans le domaine agricole ? Si nos ascendants avaient si mal pris soins de la terres, aurions nous une espérance de vie en augmentation tous les ans ? ça suffit. Nous avons au quotidien un comportement d’enfant gâté.

Les paysans ont fait des erreurs par le passé par manque de connaissances mais la jeune génération s’efforce de réparer ses impaires.

Avec les grenelle, on prévois une certification pour les exploitations (HVE), c’est très bien mais il existe déjà une certification pour les exploitations, c’est l’agriculture raisonnée. Pourquoi vouloir la remplacer parce que c’est le syndicat majoritaire (FNSEA) qui la proposée ? On s’en fou de qui propose quoi c’est mieux que de tout critiquer et de ne rien proposer. La démagogie n’a jamais fait avancer De plus c’est la seule qualification qui tient compte de l’ensemble de l’exploitation, c’est une qualification transversale. Je n’est pas juger par défaut mais par analyse fine du référentiel. Il est déjà très contraignant contrairement à ce que certains disent. Si notre souhait est de certifier 50 % des exploitations à horizon 2012, il est temps d’agir et non d’essayer de réinventer l’eau chaude.

Vous les opposants des paysans retroussez vos manches, cessez de phosphorer et agissez pour que vos enfants puissent grandir avec des voisins paysans. Regarder de plus prêt ce qu’est l’agriculture raisonnée. Car à trop vouloir tuer l’agriculture d’aujourd’hui, on va tuer la vocation des enfants de nos paysans de vouloir faire l’un des plus beaux métiers du monde. Nourrir son prochains.

Mon grand-père et mon père étaient paysans, ils me disaient souvent : "La terre ne nous appartient pas on l’emprunte au générations futures". C’est une philosophie que les paysans partagent encore aujourd’hui, j’en suis intimement convaincue. Pour que l’agriculture soit durable, il faut qu’elle soit écologiquement rentable.

Cyril Béraud
4/10/2007
L’agriculture biologique voilà tout, pourquoi noyer le poisson avec une nouvelle certification... ?

L’agriculture peut être biologique tout en profitant des études scientifiques pour l’utilisation de produits entièrement naturels et avec des rendements aussi bons que l’agriculture intensive.

L’INRA depuis quelques années étudie l’agriculture biologique, et on peut se passer complètement de la chimie de synthèse, les preuves sont sur le terrain et dans les labos, le seul et unique problème est les lobbies d’agro-chimie qui sont souvent les mêmes d’ailleurs qui font la chimie pharmaceutique (il n’y a qu’un pas à dire que ceux qui induisent les cancers de demain seront ceux qui gagneront encore en tentant de les soigner ! ! !)

Les agriculteurs sont tous près à l’agriculture biologique car ils aiment leur terre, ils aiment leurs enfants mais les subventions arrivent que quand ils surproduisent...

Les cancers chez les jeunes enfants d’agriculteurs, les incidences de tumeurs au cerveau, sans parler des maladies d’Alzheimer et Parkinson... oui c’est les maladies qui nous mènera à fortiori vers une agriculture entièrement biologique. La vraie révolution serait de devancer la catatrophe et de passer à une agriculture biologique par choix et non par la force des choses.

Osons changer vraiment ce système ; tout le monde y trouvera son compte (y compris l’emploi) sauf peut être quelques gros actionnaires de Monsanto et Cie...

M-Chantal
4/10/2007
L’agriculture bio est capable de nourrir la planète.

Sans pétrole, l’agriculture productiviste ne produira plus rien du tout.

Seule l’agriculture biologique est 100% durable.

Inutile de créer de nouvelles normes.

Le rapport de la FAO (organisation de l’ONU pour l’agriculture) de mai 2007 est clair :

L’agriculture bio est capable de nourrir la planète.

Voici sa conclusion :

« L’agriculture biologique est un système de gestion globale de la production qui exclut l’utilisation d’engrais et de pesticides de synthèse et d’organismes génétiquement modifiés, réduit au maximum la pollution de l’air, du sol et de l’eau, et optimise la santé et la productivité de communautés interdépendantes de végétaux, d’animaux et d’êtres humains. »

lea931
4/10/2007
consommons bio
pourquoi ne pas inciter a developper le bio en instaurant par ex une tva reduite sur ces produits de sorte que les prix soient plus abordables d autre part il faudrait taxer les industriels qui utilisent des suremballages , des ingredients nefastes pour la sante ... bref avoir une fiscalite beaucoup plus incitative à manger et consommer propre
cristo
4/10/2007
Au delà des mots, les faits !
Travailler à restaurer la biodiversité de nos campagnes avec les agriculteurs, ce serait vraiment génial. Hélas, je ne crois pas que cela soit possible avec une bonne partie d’entre eux. Maire adjoint sur ma commune, il m’a été impossible de planter des haies, malgré une offre de financement à 100% pour les agriculteurs concernés. Malgré des financements à 50 %, pas de bacs de rétention pour le remplissage des pulvérisateurs : "on attend que la réglementation nous y oblige". Malgré une demande de plus en plus forte en produits bio, une stagnation des surfaces cultivées en bio, qui conduit la France à importer 50 % de sa consommation. Je constate en outre un refus de l’écoconditionalité. Il n’est pourtant pas aberrant d’avoir à justifier de ses pratiques quand on bénéficie de subventions. Une FNSEA pro chimie et OGM réélue à près de 60 % donne une idée de l’ampleur du malaise. Seule l’Europe a limité les dégats : bandes enherbées, retrait de produits chimiques...Le refus de taxer les produits chimiques par la FNSEA est révélateur d’une volonté de continuer à polluer et détruire l’environnement. Un seul mot d’ordre pour agir : manger bio pour valoriser les agriculteurs qui s’engagent dans cette agriculture respectueuse de notre avenir !
jacky de Vimory
6/10/2007
Implatation de haie
Ne serait il pas possible à la création d’ autoroutes , rocades , routes ... d’ implanter des haies à l’ origine ?
Mila
4/10/2007
100 % d’accord mais il ne faut pas que des mesures volontaires

1)Les mesures volontaires sont appréciables car non conflictuelles mais pour atteindre un tel objectif je ne vois pas comment faire l’économie d’un règlement d’un contrôle.

2)On parle toujours de plans environnementaux mais leur implantation n’est jamais évaluée.

3) Les pesticides dangereux doivent être interdits tout de suite ! ! l’exemple antillais est là pour nous rappeler la dangerosité des mesures qui laissent possible l’écoulement des stocks.

Eline
4/10/2007
Respect d’autrui et respect des animaux d’élevage.

Notre société est violente. On peut se poser la question de savoir si cette violence n’a pas quelque chose à voir avec l’indifférence envers cet immense massacre dont nous vivons. La plupart de nos contemporains ne veulent rien savoir du morceau de viande qu’ils ont dans leur assiette, hormis son prix et son goût, ce qu’à vécu l’animal ils s’en moquent, c’est une préoccupation ridicule.

Nous avons plus de respect pour les objets ou les légumes que pour les animaux. Légumes, fruits ou meubles seraient invendables s’ils subissaient l’équivalent, sans compter les transports de plusieurs jours sans eau ni nourriture, par canicule ou par -10°. Seuls comptent le profit des uns et les économies des autres ; mais ça ne peut pas TOUT justifier.

L’animal étant le "faible" par excellence (le dernier dans la chaine ) des mesures sur le respect de son bien être, n’auraient t-elles pas à long terme une valeur éducative. Parce qu’on peut toujours essayer d’enseigner le respect d’autrui en théorie dans les établissement scolaire, ça prendra des millénaires... D’ailleurs les philosophes grecs parlaient déjà de la valeur éducative du respect de l’animal, il y a des millénaires ! ! !

Il est peut-être temps de s’y mettre...

Antoine
4/10/2007
Comment tous nous nourire ?

Faut t’il réserver la nourriture aux populations les plus riches ? ?

Nous avons déja bien du mal à nous offrir des légumes , le bio coute cher à produire et les producteurs méritent rémunération. la production BIO produit beaucoup moins ! ou trouver les surfaces ? ? en défrichant ? en arrosant le désert ? Le bio c’est bien les légumes et fruits pour toutes les populations à un prix raisonnable c’est mieux.

NightFlight77
4/10/2007
Promotion des HVB / HVP dans le secteur agricole

Les HVB/HVP sont des huiles végétales pures issues du tournesol ou du colza.

Elles sont utilisées comme carburant par certains agriculteurs pour alimenter les engins agricoles à moteur diesel.

Rappelons pour mémoire que Rudolf Diesel fit la première démonstration de son moteur avec de l’huile.

La totalité des terres agricoles françaises en jachère pourraient être utilisées (Moyennant l’autorisation de l’UE), pour cultiver du tournesol ou du colza.

Un chiffrage grossier permet de considérer que la totalité des jachères suffirait à alimenter le parc de machines agricoles dans son intégralité.

En supplément, on pourrait décider d’imposer que ces cultures se fassent d’une manière intégralement biologique, afin d’éviter un surplus de pollution du aux produits phytosanitaires.

Pour finir, et dans le cas des graines de tournesol, cette technique permet également de fournir une alimentation de choix pour le bétail (Tourteaux issus du pressage des graines).

A l’heure actuelle, l’utilisation des HVB dans le secteur agricole semble être tolérée, mais n’est cependant pas légale, vraisemblablement pour des problèmes de taxes.

Adapter les véhicules agricoles à ce carburant n’est pas une opération lourde : Réglage des injecteurs, préchauffage du réservoir l’hiver lorsque l’huile fige.

L’équipement de pressage (Tritureuse) n’est pas non plus un gros investissement.

Pourquoi ne pas légaliser et encourager l’utilisation des HVB comme carburants dans l’agriculture. Les cultures de cette nature seraient alors assimilables à des puits de carbone, venant en soustraction des émissions de CO2 des véhicules thermiques à carburant d’origine fossile.

A noter que L’Allemagne, la Belgique, et l’Espagne autorisent l’usage des HVB comme carburant.

EB
4/10/2007
Pour le développement de l’Agriculture Biologique et Durable
Nous ne pouvons plus attendre des années encore pour mieux promouvoir l’Agriculture Biologique ! Oui, nous avons besoin de cette agriculture qui respecte l’homme et son environnement. Oui, nous avons besoin d’une nourriture saine qui puisse vraiment contribuer à notre santé, et ceci dans un but de prévention quotidien. Oui, nous voulons retrouver le goût perdu des aliments tant traités chimiquement depuis leur semence jusqu’à leur récolte, puis pire, leur mode de conservation pour le transport et le stockage. Oui, nous pouvons réduire tous les pesticides et arrêter d’être les bons premiers au niveau mondial au niveau de leur utilisation... quelle honte. Oui, nous avons besoin de sauvegarder nos ressources locales, naturelles. Oui, nous avons besoin de promouvoir le développement durable et par là même arrêter d’importer des fruits et légumes venant de pays de l’autre partie du monde... à un coût dérisoire, laissant supposer l’exploitation à outrance des hommes et de l’environnement dans ces pays là...et laissant place à des bilans carbone catastrophiques pour notre planète. OUI A L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE pour TOUS !
chanbra
4/10/2007
Question d’un consommateur profane
Excusez moi, mais nulle part dans ce que je lis je ne trouve référence à l’abolition de l’élevage intensif, source de tant de maux pour le consommateur. D’une viande aux "qualités" bradées, à l’usage abusif des antibiotiques pour palier les inconvénients d’une promiscuité telle, qu’elle occasionne un stress si élevé chez les animaux que leur viande est inmangeable. Et sans parler des bénéfices que le consommateur en tirerait, parlons juste d’humanité. Devons nous continuer - si nous voulons mériter le terme d’humain - de faire subir à ces animaux sans voix, mais dotés cependant de sensibilité, de leur faire subir donc l’innomable au nom du sacré saint profit, qui à ce stade ne s’appelle même plus profit, mais avidité ignoble ? ? ? Et nous, devons nous continuer à manger une viande, qu’elle soit de porc, de volaille ou de bovins innomable, bourrée de maladie, occasionnant des problèmes de santé irrémédiables. Où parle-t-on de cette règlementation de l’élevage intensif dans vos réunions de soit disant écologistes bien pensant. NULLE PART. dois je en conclure que vos réunions ne sont qu’une simple mascarade d’écologistes voulant s’acheter une bonne conscience à bon compte ? Faites un effort Messieurs, afin de mériter enfin le terme d’"humains". C. Braun Protection Mondiale des Animaux de Ferme
St Aff
4/10/2007
VERS DES MODES DE PRODUCTION ET DE CONSOMMATION DURABLES

Ces 2 thèmes ont des points communs :
  VERS DES MODES DE PRODUCTION ET DE CONSOMMATION DURABLES :
  INSTAURER UN ENVIRONNEMENT RESPECTUEUX DE LA SANTÉ.

En tant que citoyen consommateur, il me semble qu’il est évident depuis longtemps que l’agriculture telle qu’elle se pratique en France doit changer radicalement.

Pour que cesse les dommages générés par ces méthodes, tant au niveau environnemental, que sanitaire, économique et social.

Et pour que se développe à travers cette activité essentielle des synergies positives à travers tous les domaines. Il faut encourager (au lieu de les décourager) par des aides toutes les démarches de productions en AGRICULTURE BIOLOGIQUE (culture et élevage, petites, moyennes et grandes exploitation, et de façon équitable, c’est à dire définir d’autres critères de calcul des aides que la dimension et la quantité). Cest l’outil d’apport positif par excellence. Cela contribuerait à améliorer la qualité des sols, des produits, de l’environnement et donc de la santé, de l’emploi, de l’économie et du lien social. LES PRODUCTEURS EN AGRO-BIO N’APPORTENT PAS QUE LEURS PRODUITS AUX CONSOMMATEURS, MAIS AUSSI UN ESPRIT ET UNE PHILOSOPHIE, AVEC UNE DIMENSION D’ÉCHANGE QUI EST L’ESSENCE D’UN BON COMMERCE ET D’UNE ÉCONOMIE SAINE.

Bien évidement les critères pour définir l’agriculture biologique doivent tirer la qualité par le haut et non pas répondre aux soit disant intérêts économique (en réalité, une faillite) de la production intensive. Les seuls experts en la matière sont les regroupements d’exploitants eux même et de consommateurs de ces produits qui en ont acquis une longue expérience (Nature et Progrès, Demeter...). L’agriculture biologique doit être exempte de traitements pesticides de synthèse, ainsi que de semences ou plantes génétiquement modifiées, qui ne résolvent en rien le problème, aiguë en France, des pesticide. Ni du reste d’ailleurs (surtout pas de la faim dans le monde qui est une affaire politique, certainement pas celle de multinationales dont l’objectif légitime est le profit). À ce sujet : les organismes génétiquement modifiés (OGM). La recherche médicale, ou autre, doit se faire en milieu confinée. Pour d’évidentes raisons de sécurité.

Agnès CARTRON
4/10/2007
En réponse

Viser 100% des exploitations d’ici à 2012 pour les producteurs et les distributeurs. Ce serait une révolution.Produire différemment doit s’adresser à tout le monde c’est plus équitable, encourager financièrement ceux qui font déjà cette démarche d’eux-mêmes serait encore plus juste et ferait peut-être baisser les prix du bio.Les agriculteurs n’ont pas intérêt de produire plus propre si cela leur coute plus cher, ils ne le feront que si c’est une obligation légale.

Si cela leur cute plus cher(hausse du coût de production), il faut que les distributeurs baissent leurs marges en relançant le pouvoir d’achat. Avis aux GMS.Traçabilité, baisse des marges, interdiction pour ces derniers de négocier des prix à outrance, éclatement des centrales d’achat, modification des structures de la grande distribution par une diminution des surfaces (1800m2)et une interdiction de se regrouper au niveau de leur système d’approvisionnement sur un plan national ce qui apauvrit les producteurs et le consommateur simultanément.

Les distributeurs devraient promouvoir les produits de leurs régions au lieu de vendre du filet de panga ou de la perche du nil contaminée à nos enfants.

Anne
4/10/2007
De l’agriculture biologique et moins de pesticides
Pourquoi tant de pesticides néfastes pour tous ? Pourquoi alors que l’agriculture biologique redonnerait de la terre, du travail, de la santé aux hommes et aux économies locales, et respecterait tellement mieux les animaux dont nous dépendons tous (notamment et aussi, les abeilles !)
Jean
4/10/2007
Protéger la santé des plantes c’est protéger la santé de ceux qui les consomment ... donc de nous

Quand je me rends chez le médecin parce que je suis malade et que j’ai envie de guérir, je ne suis pas choqué qu’il me prescrive des médicaments ou produits de santé humaine... Pour moi, c’est la même chose pour les plantes. Surtout que la nature nous réserve certes de très bonnes surprises mais également des moins bonnes comme des toxines produites par des champignons parasites et autres. Je préfère manger sain un végétal qui a reçu de son médecin pharmacien l’agriculteur de quoi se guérir (donc des produits pulvérisés à la bonne dose et adaptés), qu’un végétal malade.

Et, comme il est dit plus loin, 10gr ou 20 gr ou même 500 gr de matière active à l’hectare, ce ne sont que 0,001 à 0,05 gr de matière active au m². Pensons-y quand on ingère un doliprane dosé à 1g

Anonyme
5/10/2007
soyez currieux sur l’agriculture biologique

Je vous invite a aller sur site de production de l’agriculture Biologique. En cherchant bien vous allez peut-être réussir à trouver un site avec les cahiers des charges pour chaque production (pour exemple ; : blé, carottes, pommes, vigne,...) A la lecture de ces cahiers des charges, vous allez découvrir qu’il ne suffit pas de semer et d’attendre pour obtenir une récolte. Les plantes sont des organismes vivants qui sont sujet à de très nombreuses attaques : maladies, ravageurs, ... Sur une zone de production, les infestations insectes ne vont pas choisir d’attaquer uniquement les parcelles en production conventionnelles et ignorer, par je ne sais quelle magie, les parcelles en production Bio.

En agriculture il faut protéger les récoltes !

Vous serez sans doute surpris de découvrir que les productions Bios font aussi l’objet de nombreux traitements de protection. Si vous poussez la recherche, allez consulter les fiches de données de sécurité de ces produits Bios, votre avis sera peut-être plus nuancé.

Les bons profils toxicologiques et éco-toxicologiques ne sont obligatoirement du côté ou vous le pensez ! ! ! ! !

jgiovan
5/10/2007
Pourquoi pesticides = néfaste ?

les produits mis sur le marché sont testés.

Ils sont aujourd’hui bien moins toxiques que par le passé. Leur rapport bénéfice/risque est extrèmement favorable !

Les produits modernes sont éliminés rapidement et ne se retrouvent donc pas dans la chaine alimentaire.

C’est pourquoi la priorité devrait d’être d’accélérer la mise sur le marché de produits innovants pour retirer les vieux produits polluants et toxiques !

énervé
5/10/2007
Arrêtez de rêver à une agribio qui règle tous les problèmes
Je lis : pourquoi tant de pesticides, et (en gros) vive le bio ! Pourquoi des pesticides : parceque les plantes comme les animaux et comme les hommes peuvent être victimes de pathogènes (champignons) et que les soigner n’est pas idiot ! Parceque la belle agriculture d’autrefois (certe bio) nourrissait, et plutôt mal, 20 millions de français, alors que nous sommes 60 millions. Parceque nous ne supportons plus de mourrir en mangeant à cause des mycotoxines, de l’ergot du seigle, des contaminations bactériennes qui tuaient au XVIIIéme siècle proportionnellement plus de français que l’automobile aujourd’hui... En gros parcequ’il ya en agriculture comme en medecine, en aeronautique, ou en télécommunication, des recherches, des progrès, du dynamisme. Alors, evidemment, on peut rêver à un eden fantasmé... mais, objectivement, je préfère l’alimentation d’aujourd’hui à celle de nos arrières grands parents ! ! !
Alain
6/10/2007
un peu de bon sens
Ce sont des affirmations gratuites, de ce type, relayées par les médias qui finissent par convaincre la population que les pesticides sont néfastes pour tous. Ou est le début de preuve qu’une alimentation bio est meilleure pour la santé ? Dans mon entourage , presque tout le monde pense que bio signifie non traité, en général les bios traitent plus souvent car les produits utilisés ont une rémanence inférieure aux produits de synthèse. Les incidences des produits phytosanitaires sur la santé et l’environnement sont étudiés dans un dossier d’homologation qui met plus de 10 ans a être construit.Ce dossier passera par les mains de beaucoup de commisssions d’experts au niveau Europe puis au niveau France .Par ailleurs les agriculteurs bénéficient aujourd’hui d’outils de pilotage ( modélisation ...) contre les principaux pathogènes qui leur permettent d’appliquer les solutions phytosanitaires à bon escient. Les produits phytosanitaires et les progrès qu’ils ont permis sont une chance pour l’agriculture , au même titre que les médicaments dans le monde médical.
Guillaume L Jeune ...
6/10/2007
bio : utopie

Pour commencer, le terme exacte est produit phytosanitaire. Ceux-ci permettent d’optimiser les rendements pour réaliser un stock suffisant de denrée pour nourrir les consommateurs.

L’agriculteur serait le premier à s’enchanter de la réduction ou de la supression des produits phytosanitaire. Il ne passerait plus autant de temps à traiter les cultures, il ne serait plus exposé à ces produit dangereux, il serait plus fier du produit de son travail... Les rendements diminuraient, l’offre des produits agricoles sur le marché serait en diminution et le prix de ces derniers augmenterait. Economiquement, la profession ne s’en porterait pas plus mal.

Les agriculteurs ne craignent pas la supression des produits phytosanitaires et n’attendent peut-etre que cela pour mieux vivre leur passion. Le problème vient de plus haut, au niveau des fabriquants (Bayer crop science, Monsanto...) et de l’équilibre offre/demande.

D’autre part, est-ce que le consomateur est pret a vouloir consommer des produits de qualité, car celui-ci a un coût. Il a toujours eut un cout, sauf qu’aujourd’hui les vacances, la télé 16/9, la voiture et les loisirs passent avant la nourriture.

Tant qu’il faudra se nourrir pas cher, la France aura besoin de ce mode d’agriculture.

Yvonne
4/10/2007
NE PAS OUBLIER LES ANIMAUX

Je demande que les animaux que nous consommons ne soient plus traités comme de la viande sur pattes mais comme des êtres vivants et qu’il leur soit permis de vivre une vie conforme à leurs besoins physiologiques.

Inutile de rappeler les désastreuses conditions de vie des porcs des veaux, des poulets... les éleveurs les connaissent, la plupart d’entre vous également et moi aussi.

Je ne demande pas de la mesurette mais des réformes en profondeur.

La solution est la reconversion progressive des élevages intensives (ou hors sol) par des élevages bio et de plein air.

SI, c’est possible, certains l’on déjà fait et çà marche.

Tout le monde sait qu’une grande partie du revenu des agriculteurs provient de primes, de subventions. Je demande que celles-ci soient attribuées prioritairement aux modes d’élevage (et de culture) qui respecte la nature, l’animal et finalement l’homme en lui fournissant des produits de qualité.

J’entends ici la levée de fourches ! ! ! des éleveurs :

« On nous a demandé de produire de la quantité pour nourrir les populations d’après guerre... » Certes, mais il y a longtemps que l’abondance a remplacé la pénurie de cette époque. Dois-je rappeler tous les problèmes écologiques liés à ce type d’élevage ?

« Il y a des pauvres, qui ne pourront pas acheter cette nourriture » Le problème n’est pas de nourrir des pauvres avec des produits alimentaires bas de gamme, faits avec la chair d’animaux traités comme de la matière morte mais de fournir à toute la population un salaire décent pour qu’elle puisse se nourrir correctement.

« Nous nourrissons la population » Non, vous cultivez, vous élevez et la population vous rétribue : Le consommateur en payant le prix de vos productions. Le contribuable, par des primes ou des subventions. C’est un contrat entre vous et nous.

Je trouve le terme de paysan très valorisant, mais je n’en vois pas dans l’élevage intensif.

thierry
4/10/2007
Ne pas oublier les agriculteurs non plus

Yvonne,

Je ne suis pas agriculteur mais je suis obligé de prendre leur defense. Je trouve malheureux dans ce debat cette tendance a vouloir stigmatiser les agriculteurs ! certes, les systemes de production ne sont pas parfaits (et sont dus en partie aux conseillers et vendeurs de techniques, mais aussi en partie a nous consommateurs qui demandons toujours plus pour moins cher) mais arretons les generalités qui disent que les agriculteurs prennent du plaisir a maltraiter les animaux ou a gaspiller des "pesticides" qui leur coutent une fortune.

Je suis un fervent partisan de l’agriculture biologique et pour une desintensification de l’agriculture mais arretons cette opposition citadins/paysans car ce n’est qu’ensemble que nous arriverons a changer les choses.

Vous parlez de contrat entre producteurs et consommateurs, mais nous consommateurs sommes les premiers a ne pas respecter ce contrat : en payant nos produits bien en deca de leur valeur réelle, laissant nombre d’agriculteurs sous le SMIC (et je ne parle pas des retraites moyennes agricoles qui sont sous le RMI). Alors notre contrat a tous, ce doit etre de ne pas rechigner a payer des produits un peu plus cher, consommer des produits de saison, ne pas consommer de produits importés, consommer des produits dont on sait qu’ils sont respectueux de l’environnement (soit par la garantie Bio ou agriculture raisonnée, soit parcequ’on a entendu parler des pratiques d’un producteur), et privilégier les filieres locales comme le marché ou meme aller directement chez le producteur.

Ce n’est que tous ensemble qu’on peut y arriver, voyans cetet filiere dans sa totalité et arretons s’il vous plait de faire des clivages et de nous opposer.

Sylvain
4/10/2007
totalement d’accord !

je trouve cela courageux chère madame de prôner le respect des animaux ! Moi même je suis adhérent à la PMAF et je regrette fortement que le bien être animal ne soit pas mentionné ! Il est évident que nombre de pollutions agricoles proviennent tout d’abord des conditions d’élevages désastreuses des animaux (concentrations extrêmes de porcs = concentration extrême de lisier) ! Il faut dès maintenant revoir nos modes de production car "élever" des poules en batteries n’est pas humain et nombre de champs pourraient acceuillir nos amies les gallinacées ! Bref, c’est un cri du coeur pour que nous retrouvions la raison et acceptions de mettre un peu plus cher pour une alimentation saine au lieu mettre l’équivalent monétaire en cigarettes ou antibiotiques dus à une alimentation bas de gamme !

Merci d’y penser ! Au fait, j’ai trouvé peut être un point bénéfique au réchauffement climatique : les manteaux en fourrure deviendront inutiles ! ! !

Bonne route au grenelle et surprenez nous Mr Borloo avec votre audace !

Anonyme
5/10/2007
Venez dans les élevages

Les éleveurs français engagés dans des démarches qualité doivent mettre en place des exigences contrôlées concernant le bien-être animal.

Allez dans les exploitations pour connaître ces pratiques.

J’adore les animaux, et j’ai travaillé pendant des années en tant que bénévole à la SPA... mais je travaille aussi en lien direct avec les éleveurs : et vous ? Connaissez-vous des éleveurs ? Connaissez-vous le détail du cahier des charges BIO ? les critères d’attribution des aides et subventions ?

Assez de jugement sans connaître SVP, assez d’idées arrêtées... je pense que cela ne fait pas avancer le débat... réagissons plutôt sur des propositions concrêtes.

Votre avis sur les certifications HVE ? ?

Dernière remarque : les agriculteurs nourrissent la population, entre autres.

françois
6/10/2007
réponse à Yvonne

Bonjour Yvonne,

Je suis un céréalier mais pas un éleveur et je me permets de répondre à votre message. Vous avez un avis assez tranché sur les élevages hors sol ou intensifs. Sachez Madame que contrairement aux céréaliers ou aux éleveurs de bovins qui recoivent effectivement des aides de la part de l’Europe (c’est un autre débat, mais nous pourrons en parler ultérieurement), les éleveurs de porcs et de volaille ne reçoivent aucune aide pour produire. Aujourd’hui le consommateur (dont je fais partie) a accés a de la viande blanche très bon marché, mais si il désire plus de qualité il y a une myriade de labels de qualité (avec pour l’éleveur et c’est normal un cahier des charges bien plus exigeant) et si l’envie vous prend d’aller vers des viandes bio, vous avez également la possibilité d’acheter du bio. La question légitime qui se pose est de savoir qui doit payer les surcouts liés à un mode d’élevage plus respectueux du "bien être" des animaux ; le contribuable ou le consommateur ? Je n’ai pas la réponse, peut - être un mix des deux ! ! la question est d’autant plus difficile à résoudre que nous sommes dans un marché de plus en plus ouvert sur l’extérieur, mondialisé. Ce qui fait qu’aujourd’hui, arrive de plus en plus des poulets thailandais des porcs brésiliens à prix discounts et aux normes d’élevages qui sont bien moindre qu’en Europe. Alors vous connaissez les contradictions du consommateur qui veut toujours plus de qualité et qui au moment d’acheter regarde avant tout le prix -- Cconcernant le bien être des animaux, il est effectivement assez impressionant de voir des élevages hors sol (poulets voir de porcs) et je comprends votre réaction au premier abord. Sachez tout d’abord, que si un animal est dans des conditions d’incomfort et de stress, il ne prends pas de poids il dépérit (tout le contraire de ce que recherche l’éleveur). D’autre part il existe des réglementations européennes de plus en plus contraignantes quand au bien être animal. Il y aura certainement des évolutions à faire dans les méthodes d’élevage, mais je suis certain que penser que le mode d’élevage de demain sera celui de nos grands parents (avec à la clef l’image d’Epinal de voir les animaux gambadaient gentiment dans les prairies) n’est pas réaliste aujourd’hui. Car quoi que vous pensiez sur les soi disant excédents de notre agriculture, je ne vous donnerez qu’un chiffre, l’Union européenne est le premier importateur mondial de produits alimentaires. je pense que le problème de l’élevage hors sol est un problème complexe, les réponses ne sont pas aussi simples que certains voudraient le faire croire. Alors de grâce soyez plus mesurée dans vos propos, ayez un peu plus de recul et de sens critique et je n’aime pas du tout cette chasse aux sorcières aux soit disant "mauvais paysans". Le premier fautif de la dégradation de l’environnement c’est effectivement l’homme, mais c’est avant tout le consommateur des pays riches alors soyons solidaire ! ! !

marie-christine
4/10/2007
bien-être animal

le paragraphe d’introduction devrait se terminer en incluant le bien-être animal, ainsi : "....s’appuyer sur un dispositif de certification de notation environnementale, incluant le bien-être animal."

le point 1. devrait également reprendre le bien-être animal, ainsi : "1. mettre en place en 2008 une démarche de certification/notation environnementale incluant le bien-être animal"

il faut de toute évidence que figure très clairement le bien-être animal dans ce texte qui est proposé ; je pense que ce bien-être animal est totalement rattaché à l’environnement et également dans ce contexte précis de l’agriculture et je constate que le bien-être animal n’y figure toutefois pas. Cela paraît comme si ce point du bien-être animal en particulier, et peut-être d’autres points dont je n’ai pas connaissance actuellement, n’était pas le bienvenu dans ce texte et pourtant ce bien-être animal colle totalement à l’environnement lorsque l’on évoque, parle et écrit environnement et protection de l’environnement.

Augustine
4/10/2007
Il existe déjà une certification des exploitations !
En tant que consommatrice, je suis favorable à la certification des exploitations. Elle nous permettrait si cela était clairement indiqué sur les produits ! ! de faire son choix en connaissance de cause et de valoriser le travail de l’agriculteur qui respecte l’environnement. Or, ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi on veut recréer une certification des exploitations alors qu’il en existe déjà une ? La certification agriculture raisonnée est reconnue par le Ministère de l’Agriculture et permet de répondre à des exigences environnementales sur l’ensemble de l’exploitation. Il faut promouvoir ce qui existe plutôt que de perdre du temps et de l’énergie pour recréer un référentiel ! Car à mon avis, les référentiels proposés dans le Grenelle ne sont pas près de voir le jour...
mariedupoitou
4/10/2007
viandes d’importation et bien être !

Pensez-vous que ce qui entre en France est produit dans des conditions idéales ? Avez-vous vu, ce reportage où 150 000 bovins,américains, étaient parquées en plein soleil, nourrit à blocs et arrosées de temps en temps pour les rafraichir ? Vous inquiétez-vous, du comment sont produits ces aliments hard-discount que vous achetez à bas prix. En France on nous impose traçabilité, normes, lois, label etc...Je pense que de nombreux efforts sont faits par les agriculteurs dans le sens de se responsabiliser et de prendre conscience des améliorations à apporter à leurs modes de production. Les produits français sont les plus sûres, les plus suivit du début à la fin, alors de grâce ne cracher plus sur nous..

Je cite Myriam ! qui demande un transport des carcasses et non des animaux ! et on fait comment pour les abattre ? à la ferme ? Et je tenais à signaler à cette personne que depuis plusieurs années, l’eau et la nouriture sont obligatoires dans les camions, ainsi que les arrêts pour vérifier les animaux...Alors ne dites pas sans savoir svp, venez à la rencontre des éleveurs, ils vous expliqueront leur métier... Autre écrits de Myriam :: """Les animaux, avant d’être un "produit", sont des êtres vivants qui méritent le respect dû aux exigences de leurs espèces...mais au lieu de cela, on les élève pour qu’ils grandissent et grossissent vite, au détriment de leur organisme, on les gave de médicaments (antibiotiques entre autres, que l’on retrouve ensuite dans les rivières par exemple...), on ne respecte pas leurs besoins physiologiques, on sépare les veaux de leur mère, on avait donné des farines animales à des herbivores"""

Savez-vous Myriam que pour moi lorsque je vois certains citadins, je me pose les mêmes questions que vous sur les animaux ? Remplacer Animaux par enfants, et qui du veau que l’on sépare de sa mère à l’enfant que l’on met en nourrice dès les premiers jours, souffre le plus ? Qui est gavé de médicaments et d’antibiotiques et vaccins ? que l’on retrouve à la sortie des villes ? Et qui est gavé de petits pots ou saletés et devient obèse ? Je sais j’ai poussé la comparaison un peu loin, mais vous faites aux humains ce que vous nous reprochez de faire, sans savoir

Anonyme
4/10/2007
stop aux caricatures...

Que de débats entre Agriculture Bio, Agriculture Raisonnée et tout le tralala... Réalisons quand même que les agriculteurs qui se sont engagés VOLONTAIREMENT dans ces démarches officielles respectent des exigences cadrées en terme de protection de l’environnement, et ils le prouvent au travers de certifications en faisant venir chez eux des auditeurs indépendants.

Alors on peut toujours critiquer le contenu « trop ceci » ou « pas assez cela », on peut aussi se faire plaisir à mettre en opposition ces démarches... Il y a certainement à redire de tous les côtés... Toujours est-il que ces agriculteurs-là s’engagent, et tentent de prouver qu’ils ne font pas n’importe quoi aux yeux du grand public ; et quelque soit la démarche elle doit pouvoir être valorisée, et prise en compte dans les projets de certifications de ce grenelle.

Par ailleurs, je me permets d’ajouter à lire certains messages, que travaillant dans le monde agricole, je n’ai jamais vu un éleveur s’éclater à maltraiter ses bêtes sur son exploitation, ni un agriculteur s’amuser à vider des bidons de phyto pour le plaisir de polluer.... Il est bon de se renseigner, de venir à la rencontre des producteurs (qui sont souvent ravis d’expliquer leurs pratiques aux yeux du grand public), de participer aux portes-ouvertes sur les exploitations, et d’apprendre à connaître le métier d’agriculteur avant de généraliser, de caricaturer (même si j’admets que des exceptions confirment certainement la règle, mais comme dans tous les domaines ( ! !)), et surtout avant de coller des étiquettes et de relayer un message négatif de « pollueur vivant des aides » : je pense que ce n’est pas la solution pour faire avancer le débat, ni pour proposer des réponses en faveur de l’environnement !

Nanouk
4/10/2007
Pas d’accord !
Moi aussi je travaille dans le monde agricole et pourtant, je connais beaucoup d’agriculteurs qui déversent des litres de produits sans même prendre garde à une météo douteuse, c’est pas grave ils repasseront le lendemain... Et des animaux qui souffrent, j’en vois aussi, beaucoup... Je suis d’accord que, souvent, les éleveurs aiment leur bêtes mais pas tous et des rêgles devraient exister et, surtout de faire en sorte qu’elles soient respectées. Le métier d’agriculteur est bien plus difficile qu’on ne le croit mais c’est certainement l’un des plus beaux... Il faut juste s’en donner les moyens...
jeg
4/10/2007
Et encore de nouvelle certifications

Nous sommes vraiment très fort pour nous réunir, discuter et créer encore de nouveaux labels ou la plupart des consommateurs ne s’y retrouve pas entre l’AB, le label rouge, les AOC et les labels bidons style élus produit de l’année ou saveur de l’année ! Nous allons mettre un temps infini à créer un nouveau label avec pour complexifier le tout plusieurs niveaux ! ! Est-ce un label qui figurera sur le produit fini ? Y’aura t-il aussi un label concernant les énergie grises et les émissions de Co2 necessaires à la production et au transport du produit sans oublier le label Max Haveelard !

Il serait plus simple d’utiliser les labels sérieux existant que les gens connaissent déjà. Pourquoi l’agriculture durable ne serait pas tout simplement l’agriculture biologique ? Serait-il encore en train de nous pondre un pseudo label du style agriculture raisonnée ? Il serait plus judicieux d’utiliser la certification bio, connu, déjà en place et même d’ajouter au cahier des charges des règles sur le bien être animal, le transport animal, les emballages... On va perdre un temps fou pour un label qui risque de n’avoir de durable que le nom. Les entreprises d’agrochimie pèse lourd dans les négociations pour ne pas perdre la poule aux oeufs d’or.

Edouard
4/10/2007
Arrêtr la langue de bois !

Du concret SVP .

Par exemple = est il normal de continuer à vouloir produire des denrées alimentaires qui ne servent qu’à nourrir des animaux qui pourraient très bien se nourrir seuls sur des prairies si on laissait la nature faire .. Les engrais nécéssitent bcp de pétrole pour les fabriquer , les friches doivent être "broyées" une fois par an d’où un nombre enorme de litres de gas oil qui part en fumée pour rien .

De grâce si vous tenez vraiment à la’environnement , rendez toutes les terres aux agriculteurs , ne "pouusez " pas aux rendements , produisons ce dont nous avons besoion , et eventuellement vendons bon marché le rest pour ces peuples qui meurrent de faim et ne demandent pas que le CO2 soit limité mais qu’ils puissent nourrir leur famille ..

l’écologie est une notion de riches au profit d’encore plus riches qui y voient l’occasion de s’enrichir encore plus ....

Nos grands parents savaient déjà que le charbon n’était pas bon pour tout le monde .... mais au moins ils se contentaient de peu ! !

Moralité = ARRETEZ les jachères , responsabilisez les agriculteurs qui sont adultes et arrêtez de prendre les consommateurs pour des gogos !

yann
6/10/2007
Malheureusement nous vivons dans un monde ou seul le profit compte......

Je suis tout à fait d’accord avec votre phrase : "l’écologie est une notion de riches au profit d’encore plus riches qui y voient l’occasion de s’enrichir encore plus ...."

Oui l’écologie est un problème de riches, que malheureusement les pauvres subissent. Cela est bien dommage, mais nous vivons dans un monde où seul le profit compte. Nous n’y pouvons rien et çà n’est pas prêt de changer malheureusement. l’être humain quelqu’il soit est avide de tout (pouvoir,argent......)

L’écologie et le développment durable prendront une part importante dans notre quotidien, uniquement s’ils utilisent les régles peu glorieuses des économies mondiales (bénéfices maximum, réduction des coûts, productivité......).

Le Grenelle de l’environnement est une très bonne initiative, mais il ne fera pas changer les pratiques et mentalités des industrielles mondiaux. Ces derniers savent depuis très longtemps qu’ils polluent. çà ne leur pose pas de soucis majeurs, et s’en moquent éperdument tant que les bénéfices sont là. Il faut bien donner de l’argent aux actionnaires.....

La prise en compte récente de la protection de l’environnement et du développement durable ne changera pas les modes de fonctionnement mondiaux. C’est l’écologie et le développement durable qui devra se plier aux règles des économies mondiales. Cela me rend d’ailleurs très sceptique sur l’avenir de notre planète.

Désolé pour mon septicisme, mais je ne crois pas en la bonté de l’être humain.

Richard
4/10/2007
Vous avez dit bien-être animal ?
Savez-vous que l’AB impose déjà des normes sur le nombre d’animaux/m2 ? Savez-vous que la certification agriculture raisonnée impose déjà aux agriculteurs de suivre régulièrement des formations sur le bien-être animal ? Certes, il faut toujours chercher à progresser. Mais il est bon de rappeler ce qui existe déjà. Mais c’est vrai, tout le monde n’est pas encore certifié en AB ou en raisonné... Généralisons donc déjà ces démarches.
Laurent
4/10/2007
Arrêtons de prendre les agriculteurs pour des pollueurs

Les agriculteurs sont devenus des véritables chefs d’entreprise depuis des années. Les produits phytosanitaires (dont le nom réduteur est "pesticides") sont des produits chimique et coûtent très cher (Ex : Allié : 3000 €/kg)

Les agriculteurs gèrent leur exploitation en bon père de famille. Vu le coût élevé de l’application, chaque intervention phytosanitaire est optimisée en fonction du risque présent sur la parcelle.

Les agriculteurs ont depuis 1990 réduits leur consommation de produits phytosanitaire de 40%. A l’heure actuelle, les applications sont optimisées au maximum.

Arrêtons de diaboliser les agriculteurs ! ! Savez vous que des produits sont employés à 15gr par ha soit 0.0015gr/m². Le jardier du dimanche applique t’il les mêmes doses ? Connait-il les modes d’application des produits phytosanitaires ?

La consommation de céréales est depuis plusieurs années structurellement supérieure à la production de céréales dans le monde. Les stocks de céréales sont au plus bas (équivalent de 1,5 mois de consommation mondiale)

Les phytosanitaires contribuent à améliorer les rendements des cultures végétales. Comment pourra t’on nourrir 9 milliards de personnes en réduisant l’application des phytosanitaires alors qu’en 2007 nous avons du mal à nourrir 6 milliards ? ?

jgiovan
5/10/2007
Si on pouvait se passer de pesticides

ca se saurait !

Les agriculteurs ne demanderaient pas mieux que de pouvoir économiser sur leur consommation de produits phytosanitaires.

S’ils ne le font pas, c’est qu’ils savent que les maladies et les ravageurs détruiraient leurs récoltes.

Le Bio, c’est bien pour produire des tomates sous serres avec 3 coccinelles, mais ca ne nourrira jamais la planète.

Demandez aux américains d’origine irlandaise pourquoi leurs aieux ont émigré !

Le mildiou, ca vous dit quelque chose ? Et ca ne se soigne pas avec du purin d’orties !

Didier P
8/10/2007
Dosage des pesticides
Il ne s’agit pas de diaboliser qui que ce soit mais d’essayer d’améliorer une situation que vous-mêmes ne pouvez plus cautionner. Ainsi, l’argument que vous avancez et qui consiste à dire que les doses de pesticides appliquées sont très faibes, dans votre exemple 15gr à l’hectare, n’en est hélas pas un. Pourquoi ? tout simplement parce que les progrés de la recherche chimique ont fait que les composés proposés aujourd’hui sont bien plus puissants et actifs qu’avant sur leur cible. Il est dès lors évident que si ces composés sont retrouvés en moindres quantités que par le passé dans le sol ou dans l’eau, du fait de leur activité intrinsèque très élevée, la nocivité pour l’environnement demeure identique. Quant aux jardiniers amateurs, je suis d’accord avec vous, que l’on voit encore beaucoup trop d’utilisation inconsidérée de produits phytosanitaires. La-aussi une éducation reste à faire. Pour finir, j’aimerais également savoir combien de municipalités sur, je crois, les 36000 communes que compte la nation, utilisent massivement des herbicides. Ne pas oublier également, les services d’entretien des routes et voies de chemin de fer. Là-encore quelque chose foit être fait.
Guillaume
4/10/2007
Mycotoxines : le retour

Le message plus bas sur les mycotoxines est typique du message qu’essaient de véhiculer de longue date ceux que l’on peut qualifier d’anti-bio.

S’il vous plaît, arrêtez de ressasser sans cesse des contre-vérités. Des mycotoxines, il y en a autant dans les céréales conventionnelles que dans les céréales bio. Les dangers que vous affichez en cas de contamination de céréales par des mycotoxines ne sont réels que dans le cas d’une contamination élevée. Les transformateurs des céréales bio, les meuniers par exemple, sont des professionnels honnêtes et sérieux qui effectuent des contrôles rigoureux des marchandises qu’ils achètent. Il n’y a donc aucun risque pour les consommateurs, contrairement à ce que vous affichez.

Pour finir et pour ne pas en rajouter à un débat que les personnes un minimum censées ont cessé d’alimenter depuis longtemps, les risques encourus par la présence des mycotoxines ne sont rien à côté des risques que font peser sur la santé humaine, non à l’échelle individuelle car chacun à un organisme qui réagit de manière spécifique à son environnement, mais à l’échelle collective, l’échelle d’une population. Et au premier rang figure la population des agriculteurs eux-mêmes et de leurs enfants.

jgiovan
5/10/2007
Les mycotoxines sont une réalité

Le traitement des semences par des fongicides est le seul moyen de les éradiquer.

Les taux de mycotoxines dans les céréales de production non-bio sont bien plus faibles que dans les céréales bio.

La preuve, c’est que les producteurs de céréales Bio doivent renouveler leurs semences toutes les 2 ou 3 saisons à cause de l’accumulation des spores.

Les céréales bio sont par ailleurs une excellentes source de semences contaminées pour les biologistes travaillant sur les fongicides !

clictrace dj
6/10/2007
mycotoxines , contaminants naturelles toxiques ?

si vous aviez raison , alors pourquoi l’europe a instauré ces derniers mois une nouvelle réglementation sur ces contaminants directement applicables dans les 27 pays de l’europe ?

la réponse doit se retrouver dans le niveau de toxicité reconnue pour certaines d’entre elles, une solution fixée un seuil acceptable ^par mycotoxine et par type d’aliments pour lever tout risque pour la santé du consommateur c’est le principe de sécurité sanitaire qui drive tout l’action de l’europe dans de nombreux dossiers (grippe aviaire, esb, ....

ECOLO
9/10/2007
OUI LES MYCOTOXINES SONT TOXIQUES, MAIS PAS D’INQUIETUDE PUISQU’ELLES SONT BIO ?
LES MYCOTOXINES SONT TRES TRES PREOCCUPANTES. MAIS QU’IMPORTE ETANT NATURELLES, ET PLUS PRESENTES DANS LES PRODUITS BIO ON NE VA TOUT DE MEME PAS SUPPOSER QU’ELLES SONT INDESIRABLES. CE SERAIT TROP MAUVAIS GENRE ! DANS LA PENSEE ACTUELLE, S’INTOXIQUER BIO EST CORRECT....ALORS RESTONS PHILOSOPHES ET ACCEPTONS DE NOUS EMPOISONNER BIO PUISQU’APPAREMMENT C’EST ACTUELLEMENT TRES TENDANCE.
Thierry W
10/10/2007
bio = autant controlé que le conventionnel

Je pense que certains devraient apprendre a lire : un des messages qu’a voulu faire passer Guillaume est qu’avant que la farine ou un produit a base de blé se retrouve dans votre assiette, le blé a été controlé et les blés contenant des mycotoxines sont écartés de la production.

Alors bien sur que le blé bio a des chances de contenir plus de mycotoxines que le blé conventionnel, mais la conséquence n’est pas le taux de mycotoxines dans votre assiette, mais seulement le poids de blé que l’agriculteur bio pourra vendre.

laura
4/10/2007
et la notation sociale dans tout ça ?

Pourquoi limiter le développement durable à l’aspect environnemental dans la production agricole ?

AVANT-PROPOS : Dans ce projet on évoque le développement national/local de l’agriculture biologique et non pas la problématique du label AB de l’ensemble des produits de l’industrie alimentaire. Ne sachant pas comment la problématique liée au label AB est traitée par le groupe de travail j’approfondie cette question qui va au-delà du développement de l’agriculture biologique dans notre pays.

MESSAGE :

Il semble au travers le projet présenté que dorénavent le système de notation prendra en compte non seulement la façon dont le produit a été cultivé mais aussi les conditions dans lesquelles il est traité, transformé, emballé, distribué.... Cette notation intégrera alors la qualité environnementale de l’emballage, le nombre de kilomètres parcourus, le fait qu’il s’agisse ou pas de produits de saison etc.... Ceci donnera effectivement une plus grande crédibilité à l’actuel logo AB qui n’a pas de sens : un produit "AB" provenant du Chili ; cela semble totalement ahurissant !

Etant donné que les critères de notation vont s’élargir ce serait l’occasion de rajouter des critères liés aux conditions de travail, et aux conditions d’emploi des personnes qui travaillent dans ces exploitations agricoles, des personnes qui travaillent dans les usines de transformation, de celles qui travaillent dans les usines d’emballage et de celles qui finalmement les transportent et les livrent. J’aimerai qu’à l’avenir lorsque j’achète un produit bon pour l’environnement être sûre qu’il n’est pas mauvais pour toutes les personnes qui sont en contact avec lui.

A quand un label qui garantira aussi au consommateur que ce n’est pas un enfant d’un pays pauvre ou un immigré exploité et sans contrat de travail qui a récolté la matière première ? Qui garantira que tous les salariés sont payés à leur juste valeur, qu’ils bénéficient de conditions de travail dignent, qu’elles disposent d’une couverture sociale... ? sociale.... ?

PS : cette question peut se poser pour tous les autres produits de consommation, les services, les produits et services financier des entreprises, des banques, les prestations et les services de l’état, des collectivités territoriales... Je sais que chaque secteur d’activité développe des labels ou systèmes similaires mais A QUAND UN SYSTEME DE NOTATION UNIQUE AVEC UNE GRILLE INTEGRANT TOUS LES CRITERES DU DEVELOPPEMENT DURABLE : HUMAIN, SOCIAL, ENVIRONNEMENTAL ET ECONOMIQUE ?

OLIVIER
4/10/2007
Le Prix de la consommation durable.
Les rendements étant nettement inférieurs a ceux d’une culture intensive les prix de revient en seront d’autant augmentés. En conséquence il paraçit normal de taxer à hauteur de ces prix toutes les productions ne respectant pas les critères de production durable. FAIRE PAYER LE NON RESPECT des décisions prises.
gerard
4/10/2007
production maraichère et fruitière de proximité
Hier, en faisant mon marché, je vois des oranges à 1,5€ le kg venant d’Afrique du sud ( ! !) et des poires de la régions au même prix. Je me demande comment est-ce possible ? La main d’oeuvre en Afrique du sud est-elle si peu chère ? Et le coût du transport là-dedans ? Est-il si peu cher ? En tout cas en terme de bilan carbone pas de doute au kg, les oranges de la RSA ont un coût plus élevées que les poires de la Drome. Comment faire disparaitre ces iniquités ? L’hiver dernier les poires d’Argentine étaient moins chères que la production française stockée en frigo. Un peu dans le même ordre d’idée, ne faudrait-il pas aider les productions maraichères et frutières locales au faible bilan carbone avec une distribution en circuit court, éliminant les intermédiares et leurs marges ? (en s’inspirant des jardins de cocagne par ex.). Ce sont des modes de production non rentables dans le cadre actuel certes mais on oublie le bilan environnemental des produits qui font preque le tour de la planète. D’autre part, cela créerait des emplois, de maintenir des prix et de réconcilier les français avec la consommation des fruits et légumes. Un peu utopiste ?
chris69
5/10/2007
idée simple pour un impact maximum

Oui à une taxe carbone sur l’ensemble des productions en lien avec les km parcourus pour arriver sur notre table ou dans notre domicile... Faire un tableau simple km/prix du pétrole pour qu’enfin les produits soient à leur prix réel.

Effet immédiat sur la consommation, la production industrielle, la distribution et le transport.Devenons consoacteur afin de faire bouger les distributeurs et la balance commerciale vers plus d’internalité !

Enfin une mesure courageuse et globale pour inciter à la production nationale et locale, aux partenariats régionaux et à la réduction des problèmes de pollution et de transport (infrastructure, effet de serre, coût du pétrole...).

Les français sont prêts pour un vrai projet de société ayant un impact notable sur l’avenir et sur l’emploi national. Les "mesurettes" brouillent les cartes, le sur coût peut être envisagé de manière graduelle pour que l’organisation de ce nouveau mode de vie puisse se faire, il suffira alors de changer nos habitudes mais ne sommes nous pas déjà prêts pour cela ?

luc
6/10/2007
de la vente en circuit court

En tant que maraîcher pratiquant la vente à la ferme, je peux dire que les circuits courts s’ils permettent un débouché à nos produits, ne nous permettent pas de pratiquer des prix "discount" et ne nous laissent pas des marges énormes. La grande diversité des productions va à l’encontre des économies d’échelle que permet la spécialisation. Le coût du personnel et le temps passé à la vente sont non négligeables - c’est un peu le même rapport qu’entre l’artisanal et l’industiel. Certes, le coût de transport est proche de zéro. Faut-il encore que les consomm’acteurs acceptent de jouer le jeu des saisons d’une part et comprennent que le coût du travail n’est pas le même dès qu’on a passé les frontières du Sud de la France sans parler des contraintes agro-environnementales. La balle n’est pas que dans le camp des producteurs.

nota : pour ce qui est des Jardins de Cocagne, il s’agit de structures de réinssertion qui vivent pour bonne part de "subventions" sur un plan social. A noter qu’en France le maraîchage et l’arboriculture ne vivent pas de subventions comme les grandes cultures.

cha
4/10/2007
non, manger bio n’est pas un luxe !

Non je ne suis pas d’accord avec Eric qui pense que tout va bien dans le meilleur des mondes.

Certes, l’académie de médecine indique qu’il n’ya a pas de lien entre cancer et environnement et que si on est atteint de ce mal, nous sommes des fumeurs ou des alcooliques. Je pense que certainement tous aujourd’hui, on est soi-même touché ou on connait dans notre entourage beaucoup de gens être atteint ou décédé d’un cancer sans être ni fumeur ni buveur (foie, pancréas, thyroÏde ...). On peut aussi écouter le version du Professeur Belpomme sur le sujet, bien différente du discours officiel et aussi plus inquiétante, qui évoque l’importance des cancers "environnementaux".

Alors s’il vous plait, cessons d’être les troisières utilisateurs de pesticides, abusons du principe de précaution (ne revivons pas la catastrophe de l’amiante), pensons aux abeilles tellement précieuses et qui paient un lourd tribu aux produits chimiques en tout genre.

N’oublions pas que si nous avons de l’eau potable au robinet, c’est parce que des installations de traitement extrêmement couteuse sont mises en place ; exigeons à ce propos dans les périmètres de protection de captages d’eau, la pratique d’une agriculture bio ; pour info, nous pouvons voir dans les arrêtés de déclaration d’utilité publique pris pour ces périmètres de protection concernant l’agriculture : "les engrais chimiques sont tolorés, à des doses assimilables par les plantes" ... sans autres commentaires ! !

Merci pour ce Grenelle en espérant des avancées significatives.

Agriculteur respec...
4/10/2007
Encore faut il manger avant de manger Bio !

La vision de l’alimentation Bio est bien une vision de personnes confortablement installées dans un pays où l’alimentation n’est plus un problème .

La généralisation de l’agriculture biologique dans les pays producteurs et exportateurs comme la France serait d’un égoïsme rare dans la mesure où la production nationale agricole en céréales diminuerait d’environ 40% alors qu’aujourd’hui la production mondiale ne suffit pas à alimenter les besoins (et je ne parle que de besoins solvables et non de besoin réels). Bien que n’étant pas spécialiste en matière de productions légumière et fruitière, j’imagine que l’ordre de grandeur de la baisse de production serait identique.

J’imagine que si les personnes qui font sans cesse l’apologie de l’agriculture bio passaient quelques mois dans les pays où l’on meurt chaque jour de malnutrition en début de vie (alors que l’espérance de vie ne cesse d’augmenter dans notre pays) leur discours serait tout autre.

Que dire également du prix des denrées alimentaires lorsque l’on entend déjà chaque jour les associations de défenses de consommateurs s’inquiéter de la hausse du prix du pain, du lait et du beurre.

Il n’est, à l’heure actuelle, pas scientifiquement prouvé que l’alimentation avec des produits bio est meilleure pour la santé.

Pour les personnes connaissant un minimum le fonctionnement des sols, chacun sait qu’un hectare de production bio pollue autant (voire plus) la nappe phréatique en matière de nitrates. En effet, les agriculteurs bio apportent aussi de l’azote au sol pour leurs cultures. Certes il ne s’agit pas d’engrais de synthèse, mais les reliquats d’azote présents dans le sol après une culture bio sont souvent plus élevés qu’en système de culture raisonnée. Une fois dans l’eau, une molécule d’azote venant d’un engrais de synthèse ou d’un fumier bio est une molécule d’azote qui aura les même conséquences.

Quant aux cancers soit disant liés aux pesticides, comment se fait-il que les agriculteurs principaux utilisateurs et en même temps consommateurs des même denrées alimentaires que les autres habitants de notre pays soient moins touchés par cette maladie que le reste de la population ?

Il faut arrêter cette apologie de l’agriculture bio, qui certes à une place à tenir dans notre économie, mais qui ne doit pas être la seule solution. L’agriculture raisonnée respectueuse de l’environnement existe déjà, il faut poursuivre dans ce sens afin que celle-ci conserve son rôle essentiel : nourrire les hommes. Noublions pas qu’il n’y a pas si longtemps que celà, des famines régulières sévissaient dans nos pays alors que la population mondiale était loin d’atteindre son niveau actuelle.

Michel1957
4/10/2007
Le bio peut nourrir la planète

Contrairement à ce qui est souvent dit, y compris dans ce forum, l’agriculture biologique peut nourrir tous les habitants de note planète. C’est, entre autres, la FAO qui l’affirme (voir : http://www.actu-environnement.com/ae/news/fao_agriculture_biologique_2646.php4

Pourtant en France cette agriculture biologique ne représente que 2 % de notre agriculture. Elle est même insuffisante pour répondre à la demande française : la France, un des plus gros exportateurs agricoles du monde, est obligé d’importer une part importante des produits bio achetés par les français !

L’agriculture raisonnée existe, mais son cahier des charges est largement insuffisant (Voir : http://agriculture.gouv.fr/spip/IMG/pdf/a_300402_ref.pdf) La plupart des normes de l’agricultuire raisonnée ne font que reprendre les obligations légales. Ce n’est donc pas une agriculture durable

Il faut donc être plus strict dans le respect des normes actuelles (à commencer par les respect des directives européennes nitrates, en particulier en Bretagne...). Il faut moins subventionner l’agriculture productiviste (actuellement les aides européennes vont essentiellement aux grandes exploitations céréalières à haut rendement). Voir : http://gem.sciences-po.fr/content/publications/pdf/APBbriefFR.pdf Il faut aider davantage les agriculteurs respectueux de l’environnement (agriculture biologique, élevage à l’herbe - et non au maïs et au tourteau de soja, etc.) et ceux qui ont une démarche commerciale directe (vente à la ferme, sur les marchés...). Aujourd’hui ces agriculteurs sont ceux qui recoivent le moins d’aides !

Toutes ces mesures ne coutent pas un centime (c’est une simple reconversion des subventions déjà versées aujourd’hui) et sont rapidement réalisables. Il est urgent de modifier nos productions et nos consommations si on veut sauver notre planète.

Nanouk
4/10/2007
Seriez vous prêt à changer votre mode de consommation pour aider les peuples en famine ? ? ?
Je suis une personne qui défends fermement l’agriculture biologique car, et vous ne pouvez pas dire le contraire, c’est la seule et unique forme d’agriculture véritablement durable ! Hé oui, la meilleure façon de ne pas polluer c’est de ne pas utiliser de produits de synthèse, ça me parait logique, non ? Et non, vraiment non, je suis très loin d’être une personne confortablement installée dans un pays industrialisé ! Je suis d’accord avec vous quand vous dites qu’on ne nourrira pas la planète avec les rendements du bio, mais si on prenait le problème A L’ENDROIT : si on revoyait notre mode de consommation à la baisse pour en laisser plus à l’exportation, je crois que ceci serait un bel acte de solidarité et non d’égoïsme... Ce qui est égoïste, c’est de faire croire à des peuples en famine que l’on va leur offrir de bonne foi notre production agricole, juste parce qu’ils meurent de faim... Si on l’avait voulu, on l’aurait déjà fait. N’avez-vous jamais vu des agriculteurs laitiers français qui déversent leur lait dans les égoûts car on les pénalise lorsqu’ils dépassent leur quota de production et qu’ils livrent à la laiterie ? Ca c’est la réalité, de tous les jours dans nos campagnes, il serait peut être temps de savoir produire mieux et de consommer juste ! Plutôt que juste consommer... Quant aux cancers qui concerne les agriculteurs, une étude à en effet été faite... et en effet, les agriculteurs sont beaucoup plus touchés... Hé oui, même les magasines agricoles en parlent, c’est qu’il se passe véritablement quelque chose non ? Il a été prouvé que plusieurs produits de synthèse utilisés en agriculture provoquent une stérilité des hommes et des femmes mais aussi sur les enfants. Ne connaissez vous pas d’enfants d’agriculteurs, en âge aujourd’hui d’avoir des enfants, se voient stérile ? ? ? Dans mon village d’une centaine d’habitants, j’en connais déjà 4, 4 personnes qui ne connaitrons pas ce bonheur... A méditer Il faut se donner les moyens de sauver le peu qu’il reste à sauver mais tout le monde devra changer
David
4/10/2007
RE : non, manger bio n’est pas un luxe !
Ok, Mais quel proportion de la population est prête à payer plus chère des produits bio ? Si c’est pour faire produire du bio à nos agriculteurs et importer des produits étrangers parce que la population n’achète pas assez de bio et préfère regarder son porte-monnaie alors c’est pas la peine
Toine
11/10/2007
prêt à manger bio, 100% ?

On ne connaît pas la proportion de population prête à payer plus cher pour manger bio mais elle est, de fait, plus importante que celle qui en consomme aujourd’hui puisque l’offre ne parvient pas à satisfaire la demande.

Par ailleurs la question est mal posée car si nous passions au 100% bio, quelle différence de prix aurions-nous ? Nous pourrions alors bénéficier des mêmes économies d’échelle que le conventionnel. C’est d’ailleurs ainsi que le bio tend parfois à se rapprocher du conventionnel. Nous payerions donc probablement quelques % de plus à l’achat de notre nourriture mais nous ferions certainement de grandes économies de santé.

Voici quelques années (20 ans) que je consomme bio. Mais cela suppose aussi une autre manière de s’alimenter et de consommer. Bilan : je suis effaré de voir ce que dépensent des consommateurs "conventionnels" pour leur alimentation parfois dégueulasse. Je passe généralement bien moins cher. Vraiment, pour moi, il serait inimaginable de revenir sur mes choix bio qui à l’époque, m’étaient dictés par des problèmes de santé.

Benoît
4/10/2007
Bien-être animal

Des centaines de millions d’animaux sont actuellement élevés dans des conditions épouvantables dans les élevages industriels.

Il faut absolument diminuer significativement le nombre de ces animaux tout en leur procurant des conditions d’élevages compatibles avec leur bien-être.

Elisabeth
4/10/2007
bien être animal + compétitivité ?
Je suis tout à fait d’accord sur le fait que certaines conditions d’élevage sont trop extrèmes pour le bien être des animaux. Mais il faut trouver un équilibre. Rappelons quand même que ces conditions de production ont évolué pour répondre à une demande de viande, pour optimiser les couts et ainsi être compétitif. Aller vers des conditions de production plus extensives comme par exemple le plein air a des conséquences économiques derrière importantes. Les poulets sont élevés en deux fois plus de temps.Et qui est ce qui paye derrière ? Certes les poulets entiers sont plus cheres, mais pour le reste ? pour tout ce qui est transformation, escalope, plat cuisiné les gens ne sont pas prets à payer plus cher. Et nous ne sommes pas du tout compétitifs par rapport aux poulets brésiliens par exemple. De plus comment définir des normes de bien être ? qui peut dire qu’un poulet est "heureux" ?
Corinne
4/10/2007
Bien-être animal

Entièrement d’accord et la dignité humaine ne pourra passer que par l’assurance de ce bien être animal, sinon nous ne serions que des "bêtes".

De plus meilleure qualité de vie équivaut également à meilleure santé donc meilleur produit de consommation. Alors pour la santé des consommateurs svp, merci de faire respecter le bien être animal.

Vivi Z
4/10/2007
Bien-être animal

Le bien être animal est un thème que nous devons aborder et prendre des décisions à ce sujet. Nous sommes au 21èm siècle est Einstein disait déjà à son époque : "Le 21èm siècle sera végétarien ou ne sera pas" Pourquoi ?Nous déforestons des milliers d’hectares pour planter des céréales ou nous utilisons des produits chimiques tuant les abeilles (Gaucho, Régent..) : "la planète et les êtres humains ne vivront que 4ans aprés la mort de abeilles" disent les scientifiques.Nous saturons la terre avec ces produits et en la labourant trop : 90% des sols sont morts et tellement compacts que ne nous étonnant pas des innondations ! Utilisation de l’eau pour arroser les céréales et ensuite nourrir et abreuver les animaux pour les tuer !

Les animaux ne sont pas des marchandises : entre les cirques ou les animaux sont désemparés et tournés en dérision, les expérimentations animales, le commerce ignoble de la fourrure ou les animaux ; chats, chiens... sont quelque fois dépecés vivants, le foie gras ou les canards et les oies sont enfermés dans des cages et quand l’entonnoir entre dans leur oesophage il les brule- la corrida qui est payée par les contribuales :faire un spectacle de l’agonie lente d’un animal ;on peut se poser de questions sur le monde aujourd’hui et prendre des décisions pour le mieux de tous.

Anonyme
4/10/2007
Généraliser Agriculture Raisonnée et Agriculture Bio
Mettons les moyens pour harmoniser les certifications, pour généraliser les 2 démarches existantes que sont l’Agriculture Raisonnée et l’Agriculture Biologique, et surtout pour les promouvoir et les valoriser !
JPV
4/10/2007
Faire évoluer l’agriculture en accompagnant les agriculteurs

L’évolution des modes de production agricole dans le sens du développement durable est un enjeu majeur pour l’avenir, dans notre pays et dans le reste du monde.

Cela pourrait être une orientation sérieuse, à retenir à la suite du Grenelle de l’environnement. Mais il ne faut pas pour autant "vexer" les agriculteurs.

C’est pourquoi un programme très conséquent d’accompagnement des agriculteurs et de mise à leur disposition d’outils pratiques doit être mis en place, sans oublier une phase de négociation avec les organismes professionnels,afin de trouver un "habillage" à cet accompagnement, qui leur permette de "sauver la face" et de valoriser leur engagement dans le sens d’un changement positif.

Sur le plan des mesures pratiques, je suggère que des serveurs téléphoniques gratuits soient organisés pour aider et renseigner les agriculteurs à propos de toutes les questions touchant à l’utilisation d’engrais et de pesticides, de leur dosage en fonction des besoins locaux, du type de culture, des conditions météo, des données issues des systèmes d’alerte concernant les diverses maladies pouvant affliger les cultures, etc... Idem pour gérer l’irrigation.

Bien entendu, de tels systèmes peuvent être accessibles par Internet, mais n’oublions pas le bon vieux téléphone !

mathieu
4/10/2007
du bon usage des produits
Chère ludivine, votre idée est tellement bonne qu’elle existe déjà et au delà ! Les agriculteurs sont maintenant une catégorie professionnelle plus équipée que la moyenne dans les usages professionnels de l’informatique et d’internet. Ils sont les plus abonnés à des journaux professionnels qui leurs dispensent largement les conseils que vous évoquez. Ils sont la catégorie d’entrepreneurs la plus assistées lors de leur intallation, ce qui aboutit à plus de 80% de "survie à 10ans" des nouvelles exploitations taux de réussite inconnu ailleurs (et nombre de ces nouveaux installés sont titulaires au moins d’un BTS). Et un réseau extrêmement dense de techniciens les aide à prendre les bonnes décisions. Tout ne va pas mieux dans le meilleur des mondes, on peut encore progresser. Mais l’image d’un agriculteur techniquement ignorant et utilisant n’importe quel produit n’importe comment relève du passé !
ludivine
4/10/2007
halte à l’ineptie

Je lis sur ce forum certains messages dont les avis méritent rectification, ou pour le moins discussion.

Comment peut-on affirmer que notre environnement n’a jamais été d’aussi bonne qualité ? Certaines prétendent ici que l’allongement constant de notre espérance de vie est une preuve indubitable de l’amélioration de la qualité de l’air que l’on respire et des aliments dont nous nous nourrissons. Voici un mode de réflexion bien rapide et peu pertinent ! Si nous vivons plus longtemps, c’est bien grâce aux progrès de la médecine, qui doit s’adapter à la fois aux nouveaux maux qui nous menacent, à la vitesse à laquelle ces maux se développent et se répandent, mais également à l’insolence dont nous faisons preuve vis-à-vis de ces dangers. Au-delà des cancers, comment expliquer le développement croissant des allergies (toutes plus farfelues les unes que les autres), des infections respiratoires et autres signes de l’inharmonie entre notre corps et l’environnement qu’on lui impose ? On va me dire : ces maux existent depuis longtemps, mais on ne les comprenait pas. D’accord, mais nous savons les expliquer maintenant, alors pourquoi continuer à feindre ?

Nous avons en France (et ailleurs aussi certes, mais la question est aujourd’hui nationale) une tendance fâcheuse et lâche à nous reposer sur nos acquis sans faire preuve d’aucune faculté ni de vigilence ni de projection à court terme, en bref, nous manquons terriblement de sagesse. Nous semblons ignorer que ces acquis qui nous sont si précieux sont de véritables peaux de chagrin, et qu’il nous faut penser à renouveller. Nous consommons avec acharnement les dernières flaques d’eau, de pétrole, et nous favorisons un processus néfaste pour notre santé, sans parler de celle de nos successeurs. Mais pourquoi nous priver de tellement de confort, puisque la médecine est là pour panser notre bêtise ? Là encore, nous ne réfléchissons pas : la médecine en est au sommet de ses progrès, le moment viendra où elle ne saura plus faire face aux nouveaux risques sanitaires (car ne l’oublions pas, la médecine, se sont des hommes, et non pas une machine toute puissante destinée à nous sauver infailliblement la mise). Les professionnels de santé s’accordent à dire que c’est aussi par notre alimentation et notre hygiène de vie que nous parviendrons à prévenir et pourquoi pas à guérir. L’ère du chimique est controversée, et l’on commence à (ré ?)exploiter le monde des plantes pour trouver de nouvelles solutions de soin et de prévention. Mais que ferons nous lorsque ces plantes dont nous savons déjà avoir tant besoin aurons disparu ? Prenons le temps de réfléchir, de rechercher la véritable information et de nous départir des lobby industriels, avant de lancer effrontément des affirmations aussi stupides, car il faut être payé par une entreprise côté en bourse ou bien il faut manquer gravement de dicernement pour oser affirmer que la qualité de l’air que nous respirons n’a jamais été aussi bonne.

Bernard C
5/10/2007
le temps de la réflexion
Je travaille dans une entreprise côté en bourse (donc par définition je suis stupide et manque gravement de discernement) mais je souhaiterai quand même dialoguer avec vous (qui réflechissez, qui connaissez la vérité et qui ne polluez pas bien évidemment). Je vous rappelle que nous sommes sur le forum concernant la production agricole. A vous lire, l’allongement de la durée de vie est entièrement et uniquement lié à la médecine et demain à la phytothérapie. L’alimentation n’y est bien évidemment pour rien. Pour certain, elle serait même néfaste. A tel point que nous ne savons même plus ce que veut dire indépendance alimentaire. Nous serions même prêts à nous engager dans un modèle d’agriculture bio à 100% (sans engrais, sans pesticides). L’agriculture biologique a surement une place (en restauration collective : dans les crèches, écoles, restaurant d’entreprise, prison et hopital ?) Mais, il me semble plus raisonnable de conserver encore quelques temmps une agriculture productive (certes, avec des pratiques encore plus respectueuse de l’environnement) seule capable de satisfaire les besoins alimentaires (même ceux des pays nantis) à des coûts accessibles au plus grand nombre. Les très fortes augmentations des matières premières agricoles (liées à une très légère diminution de la production) nous en rappellent son impérieuse nécessité, ainsi que la baisse trè alarmante du stock mondial de sécurité alimentaire.
ludivine
6/10/2007
rectification

Ouh là ! Non je ne verse pas dans l’amalgame stéréotypique : je n’ai pas dit que les employés des grandes entreprises souffraient nécessairement de stupidité, j’ai dit qu’on ne pouvaient laisser penser certaines personnes, et encore moins le leur laisser prétendre, que les conditions environnementales n’ont jamais été aussi bonnes qu’aujourd’hui, et par là même les laisser faire l’affront le plus scandaleux à la science en réduisant ainsi à néant tous leurs effort pour comprendre les bouleversements écologiques et tenter d’y apporter des solutions, car je pense que ces personnes n’ont pas eu la chance de pouvoir analyser la désinformation dont ils ont été victimes. Et d’une. De deux, je ne connais pas la vérité, je défie quiconque de me la présenter, car je doute fort qu’elle existe. Réfléchir, ça oui, du moins j’essaye, car la vérité en soi n’a pas d’intérêt, c’est la quête de vérité qui est essentielle, car elle nous met face à tous les paramètres à prendre en compte pour comprendre le sujet. Quant à polluer, j’ai bien conscience que mes conditions de vie ne me permettent pas d’être le premier de la classe en cette matière, j’essaye du moins de faire attention au maximum et de convaincre mon entourage d’en faire autant.

Je ne suis pas d’accord avec vous, l’agriculture intensive ne nourrit pas toutes les bouches de la planètes, elle fait vivre les plus riches sur le dos des plus pauvres. Une vache européenne est mieux nourrie qu’un enfant du tiers-monde, maxime bobo, babac’ ou bové-maniaque allez-vous penser, détrompez-vous, j’en suis très loin. Simplement, je ne crois pas en l’acharnement agrico-intensif pour résoudre les problèmes écologiques et alimentaires, car c’est une solution facile, lâche, aux airs d’après-guerre. Je pense plutôt que nous devons aider les pays en voie de développement à mettre en pratique les bonnes méthodes immédiatement : respect de l’environnement, du producteur, de la santé du consommateur, production locale etc, plutôt que des les encourager dans la voie de la surproduction et les laisser seuls face aux problèmes sanitaires et écologiques qui surgiront dans 50 ans. NOus somme bien placés pour savoir que dès lors que l’on adopte ce type de pratique productivisite, on manipule l’économie et on éduque le consommateur à en avoir plus que de besoin, si bien qu’il est plus difficile finalement de faire machine arrière que d’appliquer dès le début des méthodes contraignantes, certes, mais tellement plus saines et pérennes. Plutôt que de donner du poisson, il faut apprendre à pêcher : donnons le bon exemple aux pays qui en ont besoin au lieu de leur faire croire que nous allons résoudre leurs problèmes d’alimentation grâce à nos méthodes surdéveloppées et qu’au final ces habitants soient constamment hors circuit et ne bénéficient pas des denrées promises.

Myriam
4/10/2007
élevages et transports respectueux des animaux !

Et si on commençait par le commencement ? ? ?

Et si, pour évoluer vers une société respectueuse de l’environnement, on commençait par la suppression des élevages intensifs, très gros générateurs de pollutions, et l’interdiction des transports d’animaux vivants dits de "boucherie" en valorisant le transport des carcasses ?

...car ces "transports de la honte" sont intolérables pour une société qui dit vouloir prendre soin de l’environnement : Entassement des animaux dans les camions, épuisement extrême dû à des jours et des jours de transport sans eau ni nourriture, blessures diverses, terreur... et j’en passe et des meilleurs ! Que de souffrances indicibles dans nos assiettes ! (sauf pour les végétariens, bien sur...) et que de pollution !

Pourquoi la question du bien être des animaux n’a t’elle pas sa place dans ce Grenelle de l’environnement ? Comme des personnes l’ont signalé avant moi, le respect de l’Homme passe par celui de son environnement et donc par celui des animaux ! ! !

Il faudrait en finir avec les palabres qui donnent bonne conscience et se donner enfin les moyens de consommer de façon responsable tout en respectant la nature !

fabrice
4/10/2007
c’était vrai il y a très très longtemps
passe une journée avec un transporteur avant de dire cela , tu est a l’ouest le transport de bete en camoin c’est comme le transport d’humain en car.je parle de cette facon car c’est devenu une habitude de comparer règne animal et humain. les animaux ne reste pas des jour et des jours dans les camions ce ne sont que les pratiques de gens malhonnete dévoilé a la société grace a des enquètes la je suis d’accord de les punirs.mais il ne faut pas mettre tout le monde dans le meme panier et c’est ce que tu fait
caramel
8/10/2007
STOP AUX TRANSPORTS DE LA HONTE
Vous êtes bien ignorant de la réalité des choses. allez donc faire un tour sur le site de la PMAF (protection mondiale des animaux de ferme), et vous verrez les horreurs que cette association exemplaire dénonce chaque jour, vidéos à l’appui. ouvrez les yeux ! ! ! !
Cécile
4/10/2007
pourquoi un HVE

Nous sommes un domaine viticole pratiquant une démarche la plus respectueuse possible de l’environnement. Afin de le prouver, nous sommes certifiés ISO 14001 et qualifiés Agriculture Raisonnée, avec des contrôles annuels et une traçabilité importante. Concernant le HVE, pourquoi recréer des référentiels alors qu’ils en existent déjà de reconnu : L’Agriculture Raisonnée est un décret et non une norme ou un cahier des charges filières Ce décret est applicable à toutes les types d’exploitation et si toutes respectaient la totalité du référentiel, il y aurait déja beaucoup, beaucoup moins de problème de pollution, d’environnement.

A force de trop créer, le consommateur s’y perd. Pourquoi ne pas valoriser ce qui existe déja et qui est reconnu par l’état. Ce serait bien d’obliger les producteurs d’AOC ou autres, d’être qualifiés car il n’y a pas de raison que leur produit soit labéllisé, alors que parallèlement à leur production, ils soient des pollueurs reconnus par leurs paires (j’en ai des exemples tout autour de moi ! !)

Vous voulez créer un référentiel qui"présente plusieurs niveaux pour les exploitations (en distinguant au moins un niveau minimal qui a vocation à s’appliquer à une majorité d’agriculteurs et un niveau à haute valeur environnementale -HVE-) " : nous l’avons fait avec nos moyens La base : L’Agriculture Raisonnée puis : La production Intégrée liée à notre profession enfin la Norme Iso 14001, qui nous oblige à une amélioration constante

Intégrer une notion d’amélioration continue, de programmes annuels dans le Réfententiel Agriculture Raisonnée et vous aurez un outil trés interessant pour la protection de l’environnement

némo
4/10/2007
c’est le binz ce site

bonjour cécile, Tout d’abord un message d’amitié, et de convivialité.

Ce site est un vrai foutoir et ne permet pas de contruire quelque chose au sens ou l’on ne retouve rien de ses écrits et que l’on parle beaucoup de maniere a brasser du vent.

l’idée peut etre valable ou dans ton cas tu devrais obtenir systematiquement cette norme récompansant ton travail et ta vision de l’environnement, ce que l’on peut repprocher aux filieres et surtout a la grande distribution c’est de n’avoir pas mis en valeur le travail réalisé. Comment peut on exiger de l’agriculture une telle mise aux normes sans jamais interferer sur ceux qui distribuent les produits agricoles ?

cette norme devrait etre dans un premier temps isolée dans sa commercialisation au sens ou c’est a la grande distribution de la mettre en valeur, certains acteurs de cette grande distribution se targuent d’etre des prophetes en la matieres et bien qu’ils assument la mise en valeur, les agri ont réalisés, pour les plus performants, des modernisations couteuses.

reflexion : va ton exiger de la grande distribution qu’elle passe également sous norme, car on ne peut pas raisonner normes si la moitié des acteurs ne l’appliquent pas.

par la même ce sont les transports qui seront également concerné, puis l’industrie, le sujet est tombé une fois de plus sur les agriculteurs, véritables boucs émissaires malgré eux, parce qu’ils font manger la population.

""A force de trop créer, le consommateur s’y perd. Pourquoi ne pas valoriser ce qui existe déja et qui est reconnu par l’état. Ce serait bien d’obliger les producteurs d’AOC ou autres, d’être qualifiés car il n’y a pas de raison que leur produit soit labéllisé, alors que parallèlement à leur production, ils soient des pollueurs reconnus par leurs paires (j’en ai des exemples tout autour de moi ! !) "" tu souleves le probleme, beaucoup d’agri profitent du systeme, se comportants en fonctionnaires européens détachés, vivant de l’acqui et de la bataille des autres, je serais donc assez partisant de cette norme instituée sous la forme d’un permis d’exploitation de produit.

personellement, je la vois assez bien liée a un gencode unique de production , ce gencode permettra de savoir qui est le producteur et comment il produit, par la lecture en GD du dit gencode sur le site d’achat. la borne valideration le protocle de production utilisé et etablira le standard de production avec un bareme d’etoiles

pas d’etoile productions standard non affilié ou pesentant un risque

les etoile sont a determiner en fonctions des cahiers de productions.

la gestion des étoiles est faite dans un serveur d’etat et alimentée par les divers controles des fraudes et de gendarmeries, ainsi que des auditeurs specifiques du marché.

le gencode peut etre également consulté sur Internet, sur le site serveur

le même principe peut etre retenu pour l’industrie et le reste de la prodution

perte d’etoile au journal officiel ? ? ? la je ne sais pas

Eric
4/10/2007
Mycotoxines

Savez vous que les cultures bio sont les cultures qui développent le plus les MYCOTOXINES, ces toxines hautement cancérigènes chez l’homme et l’animal ? Savez vous que l’utilistaion de cuivre et soufre sur les cultures bio sont les pires poisons qui existent ? et qu’ils représentent une pollution par les métaux lourds dans le sol ? Savez vous que le Bacillius Thuringis (Bt) est une bactérie largement employée dans la lutte contre les insectes en bio ?

Pour toutes ces raisons je ne veux surtout pas que mes enfants mangent bio à la cantine ! ! !

Léon
4/10/2007
RE : Mycotoxines

Quelques informations suite au message d’Eric qui par ses questions pourrait induire des images faussées chez les lecteurs. Le message d’Eric semble reprendre les arguments d’un autre message antérieur (Fred) qui ne me satisfont pas vraiment.

Il est écrit que les mycotoxines sont « hautement cancérigènes chez l’homme et l’animal ». Je suis prêt à accepter cela mais à quelle dose journalière cela a-t’il été mis en évidence ? A des doses inférieures à celles observées sur les produits issus des cultures BIO ? Bref c’est une information tronquée qui nous est donnée ici. Si j’écris que « le chlorure de sodium est un poison présent dans tous les aliments que nous consommons » cette donnée est exacte mais cela ne nous empêche pas de rajouter un peu de sel de cuisine aux plats que nous mijotons pour notre famille sans être accusés d’empoisonneur. TOUT EST QUESTION DE DOSE N’EST-CE PAS ?

Le cuivre N’EST PAS un métal lourd, c’est un métal de transition, au même niveau que le fer ... Je rappelle par ailleurs que presque toutes nos canalisations d’eau potable dans nos logements sont en cuivre. Certaines sont encore en plomb (un vrai métal lourd) qui lui est toxique pour cet usage. La pollution par les métaux lourds est essentiellement imputable aux mines et à l’industrie. On ne va quand même pas accuser les paysans de tous les maux !

Le soufre n’est pas un métal.

Pour ceux qui n’auraient pas compris l’information car cela demande une certaine connaissance dans le domaine de l’agrochimie et de la biologie, Bacillius Thuringis (Bt) est une bactérie dont une partie de l’ADN a été introduite dans l’ADN de certaines plantes cultivée pour les rendre résistantes à certaines attaques d’insectes, ce qui conduit à la mise au point d’un OGM : il existe ainsi un OGM de maïs, le « maïs Bt ». Là encore, l’information d’Eric est tronquée. BT est autorisé en agriculture bio et est efficace en pulvérisation pour la destruction de larves d’insectes : bien entendu il est des doses à respecter comme pour tout produit de traitement, que l’on soit paysan traditionnel ou paysan bio. Le fait que l’on consomme des légumes bio ne nous dispense pas de les laver préalablement à leur préparation. Pour ma part, j’estime préférable (pour mes enfants et moi-même ...) d’utiliser en agriculture des traitements de type BT, bactérie auquel l’homme est exposé depuis des millénaires que des fongicides ou des insecticides de synthèse qui sont souvent difficilement biodégradables. Encore faut-il que des méthodes de substitution existent ... Quant à l’utilisation d’un maïs OGM ma conviction est encore plus forte pour un moratoire sur sa culture et sa consommation tant que démonstration n’est pas faite de son innocuité.

Je ne comprends pas la conclusion d’Eric, trop abrupte et pas argumentée.

Pour conclure, je suis d’accord avec ce qu’écrit Fred le 3 octobre « l’agriculture raisonnée est devenue une réalité par choix et par obligation ces dernières années », mon propre frère ayant suivi ce chemin par choix, qui utilise de méthodes « bio » quand c’est possible. Mais il y a encore trop d’agriculteurs irraisonnés (ou ignorants ?) qu’il conviendra d’inciter financièrement sous conditions d’atteinte d’objectifs mesurables et d’accompagner en formation.

Benoit
4/10/2007
clarification des produits en ventes

Les conditions d’élévage actuelles sont dramatiquement irrespectueuses.

Je pense qu’il serait positif d’instaurer un étiquetage clair et précis des conditions d’élevage (batterie, plein air...).

Ainsi clarififé, les consommateurs ne pourraient plus se replier derrière l’ignorance. Je pense qu’on peut ainsi favoriser le développement du Bio, et autre label qualitatif.

Merci de m’avoir lu.

Antygone
4/10/2007
Je dirais même plus : et le bien-être animal dans tout ça ? ? ? ?
Je rejoins entièrement Orvanne, quid du bien-être animal dans toutes ces mesures ? ? Il est grand temps de se pencher sur une préoccupation grandissante de la société ! Comment respecter la nature si on ne commence pas par respecter les animaux, même s’ils sont d’élevage, et donc à destination de la consommation humaine ? Pas pour moi Dieu merci, je suis végétarienne...Tiens d’ailleurs, être végétarien c’est bon pour l’environnement puisque l’élevage, qu’il soit bovin ou porcin, est l’une des grandes causes de pollution mondiale(le méthane émis par les bovins contribue lourdement à agrandir le trou de la couche d’ozone, le lisier des porcs pollue les rivières etc...) Les animaux, avant d’être un "produit", sont des êtres vivants qui méritent le respect dû aux exigences de leurs espèces...mais au lieu de cela, on les élève pour qu’ils grandissent et grossissent vite, au détriment de leur organisme, on les gave de médicaments (antibiotiques entre autres, que l’on retrouve ensuite dans les rivières par exemple...), on ne respecte pas leurs besoins physiologiques, on sépare les veaux de leur mère, on avait donné des farines animales à des herbivores, on cisaille sans anesthésie les becs des volailles élevées en surnombre dans des hangars, où leur fiente leur brûle le corps et les rend malades, les porcs sont castrés également sans anesthésie, on leur coupe la queue pour éviter que leurs congénères ne la leur arrache, mais on occulte la véritable raison de cela : élevage en surnombre = agressivité renforcée... Bref, revoir d’urgence l’élevage intensif, qui engendre crises sanitaires, souffrance animale et pollution à grande échelle !
Emmanuel Boutry
6/10/2007
Médicaments donnés aux animaux

Il est horrifiant de voir que des croyances telles que celles que vous décrivez dans votre message puissent exister et elles dénotent une ignorance (dûe à une désinformation des médias, qui ne s’applique pas qu’à l’agriculture d’ailleurs) totale à propos du métier d’agriculteur et de ses pratiques.

En effet, les éleveurs ne peuvent donner un médicament à un animal qu’après qu’un vétérinaire ait délivrer une ordonnance. Il doit noter chaque fois qu’il donne ce médicament et doit conserver l’ordonnance. Des contrôles sont ensuite effectués par les services vétérinaires de l’état et si des médicaments sont présents sur l’exploitation ou bien des facturations de médicaments sont découvertes sans ordonnance alors l’agriculteur encoure de graves pénalités financières.

Il existe peut-être quelques éleveurs qui sont prêts à risquer de telles pénalités (au même titre que certains citoyens dépassent régulièrement la vitesse autorisée sur route) mais tous ne le prennent pas et la plus grande majorité respectent les règles.

Alors de grâce avant de lancer de telles désinformations, renseignez vous, allez discuter avec les éleveurs sans les agresser et vous pourrez vous faire une opinion plus proche de la réalité et qui est souvent loin de l’image véhiculée par de nombreux médias.

Les agriculteurs sont en grande majorité des gens responsables qui ne demandent qu’à vivre de leur travail en respectant l’environnement dans lequel ils vivent chaque jour eux aussi (arrêtez de les prendre pour des imbéciles qui ne font que détruire le milieu dans lequel ils vivent mais qui est aussi leur outil de travail).

JC
4/10/2007
les fruits sont payes au calibre
il y a incompatibilité entre le discours des politiques et des consommateurs qui réclament une agriculture durable sans engrais et la réalité de terrain pour les agriculteurs ; on nous fixe le prix de nos fruits à la production uniquement par rapport à leur calibre(entre 2 calibres il peut y avoir 1 euro d’écart)de plus il existe sur le marché des engrais liquides à pulvériser directement sur les fruits de la floraison jusqu’au ramassage et qui ,d’après les firmes qui les commercialisent permettent d’augmenter les calibres de 1 voir 2 points ; une cerise produite sans ces engrais et malgrès une très bonne technique de production(taille des arbres et irrigation) ne peut pas rivaliser en calibre , la première chose à faire pour une agriculture durable concernant les fruits est d’interdire le classement au calibre ;seule la qualité sanitaire devrait etre prise en compte ;il y a urgence ;il est devenu impossible de vivre de la production de fruit sans engrais à cause de ces calibres ; il faut intervenir avant la prochaine saison sinon on ne laisse aucun choix aux producteurs
ill
4/10/2007
Pesticides
Les prêcheurs d’apocalypse finiront-ils par réduire l’agriculteur à un jardinier du paysage ? Sans pesticides, pas de production agricole suffisante.Sont-ils vraiment aussi dangeureux qu’on veut le faire croire ?Le professeur Belpomme, qui n’est pas un imbécile, vient de changer d’avis !
luc
6/10/2007
vu dans la presse

Il y a deux ans une même dépêche de presse à donner lieu à deux articles : - dans La France Agricole, hebdomadaire professionnel, l’article dit que chez les agriculteurs, il y a globalement moins de cancers que dans le reste de la population à l’exception des cancers de la prostate et des leucémies. - dans La Croix, quotidien national, à la même date, nous informe uniquement que chez les agriculteurs, il y a plus de cancers de la prostate et de leucémies chez les agriculteurs.

Comme quoi avec les mêmes données, on peut interpréter l’information pour aller dans un sens ou dans un autre. Difficile dans ces conditions de ce faire une idées objectives.

Catherine Dupont
3/10/2007
le bien-être animal ?
Bonjour, J’aimerais savoir si le bien-être animal est une des préoccupations du "Grenelle de l’environnement" ? Et pourquoi ne le serait-il pas puisque l’animal est désormais considéré comme un "être sensible" ? (ce qui vaut pour l’animal de compagnie, le vaut bien pour l’animal de boucherie ! ...) L’Humanité a tant à faire pour être moins barbare ! ! ! Catherine Dupont Défenderesse de la Cause Animale
alex
3/10/2007
les mesures proposées sont pour l’instant du saupoudrage

il faut des mesures simples et fortes :

baisse de la tva à 5,5 pour tous les produits biologiques certifiés

taxe carbone sur les produits importés

consommer bio c’est d’abord consommer local

ça n’a pas de sens de consommer bio un produit qui a fait le tour de la planète et qui a donc un bilan CO2 catastrophique

permettre aux entreprises françaises du bio made in france de se développer avec éxonération de charges et d’impôt

il faut permettre à l’économie du bio de se construire en france cela nous donnera des atouts pour le futur

pas seulement l’agriculture, aussi le textile, les produits d’entretien, l’hygiène, les cosmétiques...

en espérant que tout cela ne se termine pas en 2 ou 3 taxes de plus et une limitation de vitesse...

il faut que le bio crée de la richesse et une meilleure protection de la santé et une nature protégée

marie la potière
3/10/2007
changeons de conportement

bonjour, je pense que pour avoir une agriculture saine à grosse échelle, les mentalitées doivent changer. je lisais des réaction d’autres personne et je suis étonner du sceptisisme sur l’agriculture bio.Notament concernant son impact sur la nature, les animaux... Les traitements ( cuivre, soufre) sont certes autorisés pour l’agriculture bio mais en moindre quantité que dans la conventionnelle.Il faut savoir aussi que le remaniment des chartes bio, il y a peu, a augmenté le dosage autoriser jusque là et a atteint le même % que dans la conventinnelle. En gros, les chartes bio se sont relacher sur des restrictions qui sont pourtant des garantis qualité bio.Maintenant, "n’importe qui" peux faire du "bio" assez facilement, du moins au niveau des normes d’acceptation pour un label. Ca, c pour le côté directive politique. Et ce n’est qu’un exmple.

Du côté des consommateurs, changeons notre façon de consommer. Tous, nous pouvons choisir de se raprocher des agriculteurs bios de notre région pour acheter des légumes et fruits dont on connaît la provenance, la qualité(si on prend la peine de discuter avec l’exploitant) Pour les citadins comme pour les ruraux, il existe des AMAP ( sorte d’association des personnes avec un agriculteur pour s’engager à acheter ses produits) qui permet d’avoir des bons légumes près de chez soi. Si vous aimez faire votre marché, ne rechignez pas devant une carotte biscornu ! C’est la grande consommation qui nous a habituer a avoir des produits calibré ! La nature, elle tolère les differences !

La page se termine et la reflxion est encore longue pour allier environement et économie(au sens ou nos pays la conçoivent. Le petit geste que tout le monde peux faire C’est de réfléchir avant de consommer et comment le faire sans trop géner notre belle maison qu’est la terre.

jil
3/10/2007
Pesticides...

Je pense qu’il est un peu réducteur de prôner une diminution drastique des produits phytosanitaires.


Il convient avant tout de FAIRE UN BILAN de ce que l’agriculture moderne a apporté à notre civilisation :

  sécurité alimentaire

depuis les années 60 la population n’a pas connu de grosse pénurie, dans l’inconscient collectif il y a surproduction agricole ! L’alimentation est devenue sure, même si les médias ont su faire peur avec des crises sanitaires (vache folle...) Globalement on mange beaucoup plus sainement qu’auparavant.

  le coût de l’alimentation très faible

les matières premières alimentaires sont quasiment données malgré des prix à la hausse. Un sac de patates, les pâtes, la farine, les viandes sont des produits abordables. Malheureusement le consommateur moyen trouve ça toujours trop cher et préfère acheter des produits gadgets venu de Chine ou noyer son budget dans des abonnements (téléphonie, internet, cable)

  secteur économique oublié mais bel et bien important

la filière agroalimentaire n’est pas a négliger sur le plan économique bien au contraire elle est trop sous estimée. Ce sont bien sur les exportations de produits (matières 1ères et produits transformés)mais aussi beaucoup d’emplois.

...alors bien sur certains regretterons que ce n’est plus l’agriculture que nous avions connue dans notre enfance (la ferme de papy) mais tellement de choses ont changé (observer notre société de consommation)


L’agriculture actuelle souffre de beaucoup d’apriori :

  l’agriculture c’est RINGARD

Malheureusement LE MOT PAYSAN EST DEVENU UNE INSULTE : apparemment il est beaucoup plus tendance d’être avocat, architecte médecin ou prof que agriculteur. Le paysan est voué à être une classe inférieure : des "SERFS DES TEMPS MODERNES" ... qui doit gagner moins pour travailler plus.

  ça pollue

L’agriculture a un impact environnemental, mais elle a fait énormément d’effort ces dernières années. Si seulement le français moyen faisant autant d’effort à titre individuel et professionnel dans sa vie de tous les jours... Aujourd’hui on produit un blé avec 10 fois moins de produits chimiques qu’il y a 20 ans. La consommation d’engrais a également beaucoup diminué...

La règlementation est aujourd’hui devenue tellement contraignante (et contrôlée !)que l’on ne peut pas faire n’importe quoi ! A tel point que beaucoup de jeunes ne veulent se lancer dans un métier déjà bien difficile mais qui peut être au combien passionnant.

ostrogoth
4/10/2007
Tout à fait d’accord
et un autre éclairage : autrefois on ne parlait que des surplus agricoles et des montagnes de beurre des stocks d’intervention. Aujourd’hui ces stocks ont fondu (sans jeu de mot)pour le beurre comme pour les céréales. De plus les prix montent rapidement dès que la récolte est moyenne. Donc il est clair que le rapport offre/demande devient plus tendu. Nous n’en sommes pas à la pénurie mais de ceci 2 points : 1. Les prix continueront de monter 2. On ne pourra pas s’offrir le luxe de voir la production baisser de 30% (comme cité dans un mail plus bas) en passant au "pur bio". Donc il vaut mieux travailler à baisser la dangereusoité des produits phytosanitaires et des engrais. Par ailleurs, il faudra bien poser la question des OGM sans passion excessive. Il vaudrait mieux créer une autorité compétente et indépendante pour juger des produits qu’on peut tester ou non dans le but d’obtenir des plantes plus résistantes (donc moins de produits sanitaires) à meilleur rendement (donc moins d’engrais) ou ayant besoin de moins d’eau pour se développer. Tout ce que fait l’homme n’est pas systématiquement mauvais : le maïs a été "créé" par l’homme par croisements successifs. La plante originale sauvage n’existe pas dans la nature. Enfin, encore d’accord avec vous : arrêtons de présenter l’agriculteur d’aujourd’hui comme un "bouseux inculte". La plupart d’entre eux aujourd’hui une formation supérieure et travaillent pour optimiser les coûts et les rendements (donc en mettant le moins possible de produits chimiques chers et en faisant le moins possible tourner leurs tracteurs)
Agriculteur respec...
5/10/2007
Bravo pour ce recalage !

Merci de recaler les choses dans notre pays où se nourrir n’est plus un problème.

En effet, il ne faut pas perdre de vue que les progrès de l’agriculture et des agriculteurs a permis de sortir des pénuries alimentaires en France ce qui n’est toujours pas le cas dans de nombreux pays où la malnutrition sévit toujours. Notons en passant que les maigres stocks de céréales, beurres, lait, viande, etc... qui étaient encore hier, à en croire nos technocrates, des montagnes seraient loin de subvenir aux besoins de ces pays.

Quant aux agriculteurs, dont je suis, la plupart d’entre eux sont aussi parents et ont envie que leurs enfants vivent dans un environnement acceptable leur permettant de se nourrir correctement et d’être en bonne santé. Dans cette optique, ils réflechissent beaucoup avant d’entreprendre une intervention sur leur cultures (produits phytopharmaceutiques ou engrais) ou sur leurs animaux et ce pour deux raisons :
  chaque intervention est coûteuse et n’est faite que si elle est rentable (et oui un agriculteur travaille aussi pour gagner sa vie !)
  chaque intervention peut avoir un impact sur l’environnement et le premier support de travail des agriculteurs est avant toute autre chose cet environnement lui-même. Qui oserait penser qu’un agriculteur est assez bête pour détruire naïvement son principal outil de travail.

La diminution de l’utilisation des produits chimiques en agriculture s’est faite grâce à toute la filière et notamment aux agriculteurs qui pratiquent tous aujourd’hui une agriculture raisonnée respectueuse de l’environnement et permettant de nourrir à un coût acceptable les habitants de notre pays (à défaut de nourrir toute la planète). Mais, les produits phytopharmaceutiques rendent de sérieux services notamment en permettant de ne plus être soumis à des attaques généralisées de certains champignons mortels : je veux parler par exemple de l’ergot du seigle (qui attaque par ailleurs le blé) qui est d’une toxicité rare lorsqu’il est présent dans les farines et qui était l’une des principales cause de mortalité au moyen-âge en dehors des périodes de famine.

Le défi aujourd’hui pour nous, agriculteurs (français ou d’ailleurs), est de nourrir tous les habitants de notre planète et, ce n’est pas en réduisant la production mondiale agricole que nous y arriverons. Le problème environnemental de la planète est lié au nombres d’habitants qui la peuplent. Loin de moi l’idée de réduire la population mondiale par quelque moyen que ce soit mais rendons à l’évidence, l’équilibre planétaire, la stabilité politique et la paix ne seront possible qu’à conditions que tous les pays puissent manger à leur faim.

Les agriculteurs ont suivi aujourd’hui des formations souvent équivalentes à un baccalauréat et de plus en plus ont une formation supérieure (BTS ou Ingénieur), ils sont prêts à vous expliquer et vous montrer ce qu’est leur métier, venez les rencontrer sans à priori ! Celà vous permetra de vous faire une idée plus juste de leur métier

L’agriculteu...
11/10/2007
MERCI et 100% d’accord *****************

Ouf, j’avais cru un instant être le seul agriculteur dans ce forum.

Enfin la réalité révélée.

luc
6/10/2007
hors la loi

Quand je me suis installé agriculteur en 1987, c’était avec une certaine fierté pour participer à nourrir l’humanité (modeste mais noble contribution).

20 ans après, l’impression est tout autre, les réglementations changent si vite qu’en pratiquant notre métier, c’est parfois un sentiment de hors-la-loi qui vient à l’esprit.

Bravo aux jeunes qui veulent encore se lancer dans le métier.

Polo
3/10/2007
Le problème n’est pas agriculture biologique contre agriculture raisonnée
Depuis l’instauration de l’agriculture raisonnée un certain nombre d’agriculteurs ont obtenus le "label" agriculture raisonnée. Malheureusement ils n’ont pas changé d’un iota leur façon de travailler. Un exemple : alors que j’étais chez mon oncle qui est agriculteur et qui a obtenu ce label et qu’il constatait qu’il y avait un nombre important de mauvaises herbes dans l’une de ses parcelles il tentait de trouver à tout prix des produits de traitement supplémentaires alors qu’il avait déjà atteint son cota pour ce mode de traitement. A mon avis l’agriculture raisonnée à la française n’imposant rien, elle n’est pas une solution pour orienter l’agriculture française vers une agriculture raisonnée et surtout respectueuse de l’environnement. Autre exemple : durant ma jeunesse lorsque nous ramassions des mûres nous n’hésitions pas à boire de l’eau en faisant fonctionner à la main les abreuvoirs du bétail qui pompaient l’eau des puits. Aujourd’hui les niveaux de polluants sont si importants dans les sous-sols que ce n’est plus possible. Arrêtons simplement de nous cacher les yeux et sans polémiques prenons les mesures qui s’imposent.
christelle 87
3/10/2007
Démarche de notation environnementale : les villes aussi !

Je suis agricultrice et conseillère municipale. J’élève 120 vaches limousines et leur descendance.En zone rurale,évidemment, et la production est labellisée.

Il serait, me semble-t-il, judicieux de ne pas occulter la partie la plus importante du problème : le paysage URBAIN. Il est assez facile de donner des leçons, il faut être irréprochable pour se le permettre.

Et lorsqu’à force de décrier les paysans français, vous n’aurez plus que des friches en face de vous, il sera peut-être temps de se poser les bonnes questions.

Nous parlerons de la pollution de la planète le ventre vide.

Fred
3/10/2007
Arretons d’opposer l’Agriculture Biologique (la Force) et l’agriculture raisonnée (Le coté obscure)

Contrairement à beaucoup de textes sur ce forum (ainsi que dans les médias) l’agriculture biologique n’est pas neutre pour notre planete, et pour les futures ressources nos enfants.

Je m’explique : En agriculture biologique (comme en agriculture traditionnelle) les productions doivent etres saines (un minimum), pour cela des traitements fongicides sont obligatoires. On peut alors utiliser des produits issus de la nature, en locurence le CUIVRE et le SOUFRE. Ces produits sont pulvériser fréquement (tous les 7 à 10 jours) et en quantité importantes (7 à 10 Kg/ha) pour proteger les fruits (pommes, raisin...) ou les légumes bio.

Comme toute application de fongicide par pulvérisation il y a alors de la dérive : la bouillie puvérisée va se disperser sur la plante à protéger mais aussi dans l’air et sur le sol (donc ensuite dans les eaux souterraines). SE SONT QUAND MEME DES METAUX LOURDS ! ! ! Je me pose quand meme la question de l’augmentation de ces metaux lourds dans l’eau potable si le gros de la production devenait biologique ?

Pour ce qui est des insecticides biologiques, là il est certain qu’ils sont beaucoup moins dangeureux pour les consommateurs car ils sont pour la plupart photodégradables (ils se deteriores au soleil). Par contre se sont des neurotoxiques qui ne font pas la différence entre un puceron, une abeille, un chien ou un agriculteur traditionnel ou bio, en cas de contact ou ingestion le systeme nerveux est attaqué et potentiellement détruit.

C’EST LA DOSE QUI FAIT LE POISON : le sel est mortel, la nicotine, le cuivre, le soufre, la rotenone...

Peu de producteurs de fruits et legumes en France se permettent de traiter plus qu’il ne faut, ou de mettre de l’engrais à tort et à travers (ils n’en on de toute façon pas la capacité financière de le faire). L’agriculture raisonnée est devenue une réalité par choix et par obligation ces dernières années. Arretons de tirer sur l’ambulance ! ! !

Didier P
4/10/2007
L’agriculture raisonnée : un remarquable coup marketing de l’agriculture chimique
En réponse à votre message, il n’est pas faux de dire que l’agriculture biologique comporte certains risques environementaux. Pour reprendre votre exemple, les épandages de sulfate de cuivre, fongicide autorisé en agriculture biologique, sont en effet potentiellement dangereux, le cuivre étant un excellent oxydant des lipoprotéines. A ce titre, je crois que dans les zones viticoles l’usage du cuivre est réglementé du fait de son accumulation dans le sol. Les insecticides d’origine naturelle tels que la roténone sont effectivement des neurotoxiques puissants, pouvant entraîner des maladies neurodégénératives. En fait, il n’y a rien de franchement nouveau dans le fait que la nature renferme dans son infinie diversité un arsenal de toxiques et poisons, dont l’homme fait usage depuis la nuit des temps. Où je crois, vous vous méprenez, est dans le fait que l’agriculture biologique ne se résume pas, et loin s’en faut, à un rapport de lutte, voire de guerre contre des ennemis des plantes. C’est précisemment là la différence fondamentale entre agriculture chimique et biologique. L’agriculture chimique fait abstraction de la nature, elle cherche à s’en affranchir, à la maîtriser : tout est détruit par des pesticides de synthèse, produits qui sont pures créations de chimistes. Soit dit en passant, si la nature sait se débarasser de ce qu’elle génère, elle n’a pas forcément les clés pour éliminer des molècules nouvelles qui s’accumulent dès lors dans le sol et l’eau. La mauvaise herbe, qui en réalité est un terme générique pour tout ce qui n’est pas céréale ou maïs, est l’ennemi. Par extension, les arbres et les haies sont logés à la même enseigne : à détruire. Vous verrez même qu’aujourd’hui, les talus et les bords de chemin, sont passés à l’herbicide. L’agriculture biologique n’est par essence pas en guerre contre la nature, elle traite avec elle et cherche à la respecter au mieux. Concrétement, celà veut dire chercher à exploiter les défenses naturelles des plantes, ne pas planter quelque chose n’importe où, n’importe quand, travailler le sol avec intelligence, essayer de comprendre et améliorer dans le respect. Ceci n’est pas une illusion de doux rêveurs ou de soixante-huitards attardés, contrairement à l’image que le lobby de la "chimiculture" entretient à dessein, mais la seule alternative possible. Je suis convaincu qu’il reste d’immenses progrés à faire en agriculture biologique et biodynamique, et qu’il serait judicieux de réorienter les recherches agronomiques dans ce sens, plutôt que de continuer cette fuite en avant dans un modèle destructeur et suicidaire. Ainsi, l’agriculture raisonnée n’existe pas et ne peut exister. C’est de la pure propagande et de l’abus de confiance. Soit on est dans le mode chimique classique promu par les instances dirigeantes agricoles et l’industrie agro-chimique, soit, on prend une autre voie, il n’y a pas de milieu, car ce sont deux démarches radicalement opposées.
BR 94
8/10/2007
Non l’agriculture raisonnée n’est pas un coup de pub
Il faut d’abord dire 1- que les pesticides ne tuent pas tout, mais seulemet la cible choisie : certains insecticides anti pucerons sont totalement sélectifs des lépidoptères ( les papillons). 2- que l’arme des pesticides est employée en complément des méthodes naturelles : l’effet des herbicides est souvent fugace. L’effet de l’herbicide est relayé par la culture elle même qui étouffe les jeunes mauvaise herbes et maintient le champs propre jusqu’à la récolte. 3- non l’agriculture biologique n’est pas la seule méthode qui vise à établir un équilibre biologique dans la parcelle cultivée. C’est l’objet même des successions de culture qui ont pour objet de réduire les inoculum infectieux qui résultent parfois de la succession ininterrompue de la m^me espèce sur la même parcelle. L’agriculture raisonnée est une vraie science : Pour limiter les traitements au strict nécessaire, il faut être capable de multiplier les diagnostics au champ, de les modéliser. C’est la généralisation de méthodes proches de ce qui se fait par exemple en matière de grippe humaine. Cette agriculture utilise la modélisation épidémiologique, les prévisions météo à moyen terme, des kits de détection des maladies.... Elle se traduit par une réduction de l’emploi des produits. Enfin, l’agriculture raisonnée n’est pas une initiative des lobbies chimiques, mais bien une initiative d’agriculteurs en harmonie avec la nature et leurs concitoyens, fiers de leur métier, et qui ont souhaité le faire savoir
Fred
9/10/2007
Merci pour notre pain quotidien ! ! !

En effet c’est peut être un coup marketing, tout comme le nouveau référentiel prévu, ou comme le "manger bio". Entre nous je souhaite que tout comme moi vos trois repas quotidiens se sont bien déroulés et que vous etes sorti de table en espérant ne pas prendre trop de poids d’ici l’été prochain. Nous avons la chance de vivre dans une région du globe ou "la chimiculture" nous permet d’avoir des denrées en abondances. Je pense par contre qu’il faudra expliquer à ceux qui n’ont pas les moyens de se nourrir dans un grand nombre de pays du monde (et cela même lorsqu’ils n’ont pas de produits chimique, est ce que l’on peu dire dans ce cas qu’ils cultivent de manière biologique ?). Il y a de nombreuses années avant chaque repas on remercié dieux, demain on remerciera peut être la biodynamies, et oui l’église n’a plus la cote !

Je suis désolé, mais je pense que se débat est un débat d’enfants gatés assis dans une corne d’abondance et qui cherchent à trouver une solution pour qu’elle soit un peu moins fournie ; pendant qu’un grand nombre d’autres enfants meurent de faim autour d’eux.

Il y a un juste milieu entre ces deux types de productions, vous l’appelez comme vous voulez, mais il faut continuer à donner à manger au monde, sinon c’est la GUERRE ! ! ! (l’histoire parle pour moi)

orvanne
3/10/2007
Et le bien-être animal dans tout ça !

Je suis très étonné que dans tous ces discours sur l’Agriculture durable, aucune place ne soit pas au bien-être animal et à l’amélioration des conditions d’élevage. Il est vrai qu’il est facile de maintenir des populations dans l’ignorance, parce qu’elles le veulent bien, il est plus facile de fermer les yeux sur certains modes d’élevage ou d’abbatage plutôt que consommer consciemment, en essayant de faire évoluer les choses à notre échelle de consommateur.

Je pense qu’à notre époque, synonime de technologies et de progrès, il n’est pas normal que des animaux souffrent de conditions d’élevage, de transports et d’abbatage. Plus que d’agriculture durable, c’est notre dignité d’homme qui est en jeu.

Je souhaiterais que cette question du bien-être animal soit abordé avec serieux, sans anthropisme mais avec gravité. La France, grand pays d’élevage, reconnu pour ces produits de qualité, se doit de montrer l’exemple.

J’espère que je serais entendu.

Camille
4/10/2007
réponse à ORVANNE
Etant végétarienne et membre de la PMAF (Protection Mondiale des Animaux de Ferme), je suis tout à fait d’accord avec vos propos - l’animal est le grand perdant dans l’histoire - enfin, pour le moment car si nous militons haut et fort aux côtés des associations il en sortira peut-être un mieux être pour les animaux de ferme - Je suis contre les subventions distribuées aux exploitations qui ne respectent pas l’animal - Il faut absolument passer à une agriculture et un élevage sinon bio, du moins respectueux de l’environnement et des animaux - en donnant des aides aux agriculteurs concernés avec contrôles à l’appui - Les prix des produits bio doivent pouvoir baisser afin qu’un maximum de personnes puissent y avoir accès (car là est aussi le problème) - les animaux seront mieux traités dans ce type d’exploitation - j’encourage chacun à réfléchir sur la question et à agir, surtout, en refusant de se voir imposer par les gouvernants des solutions qui n’en sont pas - Votre souhait était d’être entendu, je formule le même, nous sommes déjà au moins 2 Camille le 4/10/07
EX FUTUR-JA
4/10/2007
BIEN ETRE ANIMAL
En parlant d’époque synonyme de technologies et de progrés, il serait intérressant aussi que l’on réduise toutes les barrières administratives de contrôle qui freinent notre agriculture.... La dignité de l’homme qui est en jeu...........MALHEUREUSEMENT, on la perd quand on passe de l’enfance a l’âge adulte, après c’est juste vouloir se donner bonne conscience. Quant a montrer l’exemple, il me semble que nos agriculteurs sont bien placés sur la scéne agricole mondiale, en grande majorité, il est d’ailleurs inquiétant de constater que ce sont les plus grosses structures qui ne respectent pas les règles, et paradoxe bien Français, ce sont celles-ci qui seront pérénisées a l’avenir. Petite anecdote morbide ..............mais réelle : Des éleveurs font partir une vache d’une petite ferme de l’Aisne le Lundi, lorsque ces éleveurs reçoivent le ticket de pesée, ils s’aperçoivent que cette vache a été tuée en Bretagne.....quid alors du bien être animal dans les modes de transport......ET LA on ne réglemente pas........cherchez l’erreur. Ce qui est certain c’est que l’on s’apprête a faire rentrer du boeuf aux hormones venu d’Argentine ou du Brésil, et là personne ne s’insurge....les accords de l’OMC sont certainement plus forts que tout.
fabrice
4/10/2007
le transport des animaux réponse d’un futur agriculteur

les transporteurs français respectent dans l’ensemble (il y a certainement quelques cas isolés de fraudeurs). je vais parler des médias car les images montrer lors des journaux télévisés datent un peu et en plus ne concernent pas la france car ce sont des transporteurs étranger

quand j’entend parler de condition d’élevage je me demande a quoi vous pensez. moi je pense au baton (ouh le vilain baton ! !).bien sur qu’il faut un baton lorsque l’on veut faire des soins ou bloquer une vache pour l’examiner, quand vous avez un vache en face de vous n’oubliez pas qu’elle fait 700 kg et qu’un coup de tete ou de patte peuvent vous tuer. connaisez vous ce qu’il faut pour nourrir une vache ,son métabolisme,etc... ?

je suis d’accord de montrer l’exemple le problème c’est qu’on le montre déjà mais que personne le suis (je veut parler des autres pays USA,australie,nouvelle zélande,chine,brésil...). ce que je constate c’est que le consommateur moyen sans fou d’où vient le produit, sa qualité ,etc il veut du prix.le problème est qu’avec toutes ces normes nous ne sommes pas compétitif face au produit importée et le consommateur dans tous ça n’a pas de problème de conscience de nous imposé des règles et par allieur d’acheté des produits étrangers qui ne respectent pas nos normes de productions car ces produits sont moins chère

je ne s’est pas si c’est l’agriculture qu’il faut changer( on n’est souvent coupable de toutes les pollutions )ou le consommateur.n’oublier pas que pour manger,il faut des producteurs (je devrais meme dire chef d’entreprise et pas paysan c’est un mots folqulorique)et pour qu’il y en ai il faut qu’ils soient motivés et pour qu’ils restent motivés par son métier il faut qu’ils soient respectés ! !

fabrice (agriculteur dans le 35)

fabrice
4/10/2007
je répond a madame de la protection des animaux

vous etes en train de confondre bio et bien etre des animaux car intensif ne veut pas dire maltraitance .je peut vous emmener dans des élevage bio où les animaux sont maltraité, eh oui ! avant de parler de quelque chose il faut le connaitre. ce n’est pas le système d’une exploitation(bio ou intensif) qui prend en compte le bien etre des animaux mais l’éleveur qu’il soit bio ou intensif

c’est ce genre de discour qui m’énerve : "je crois tout connaitre mais en faite je connait rien".

orvanne
7/10/2007
Agriculteurs à plaindre !

Je suis tout à fait d’accord avec vous sur le fait que c’est au consommateur d’être citoyennent responsable dans ces achats pour que les produits de qualité se maintiennent et se développent et que nos agriculteurs français puissent vivre de leur travail.

Le reste de vos propos me désole. Peut-être que toutes les personnes de ce forum ne connaissent pas votre métier, mais il est aussi un peu facile de dire qu’on y connait rien parce qu’on exprime une idée différente de la votre. Pour ma part, je suis issue du milieu agricole, j’ai travaillé dans des élevages caprins, je suis ingénieur agronome et travaille aujourd’hui au contact d’agriculteurs. Et vous faites partie de ce qui me déçoivent ! Il y a au moins un domaine où vous êtes fort, c’est à vous plaindre. A ce demandé ce qui vous a poussé à être agriculteur.

Je pense qu’il est indispensable que vous vous remettiez en question, sans quoi vous perdrez toute crédibilité et des gens comme moi qui font l’effort de mettre en peu plus cher dans leur alimentation pour ne consommer que des produits français de qualité ne le feront plus.

Vous n’avez pas la science infuse dans les méthodes de production, des changements sont possibles, mais oui !

pour revenir sur le bien-être animal, c’est vrai que ça dépends de l’éleveur (mais comme je suppose qu’il n’est pas sado), mais ça dépends surtout des conditions d’élevage. Excusez-moi de vous contredire mais le respect du bien-être animal, c’est à dire des besoins physiologiques et de l’instinct de l’animal est souvent plus respecter dans des modes de productions extensifs qu’intensif.

Alors, je pense que celui qui n’y connait rien, c’est vous et c’est d’autant plus grave que vous êtes agriculteur. Croyez-moi Monsieur lorsqu’il n’y aura plus que le bâton, nous pourrons dire qu’il n’y aura plus de problématique "bien-être animal".

Pour finir, je crois qu’avant ou qu’en parallèle des méthodes d’élevage (car je pense que certains éleveurs font bien elur métier et l’aiment, j’espère que vous en faites partie ?), je crois qu’il faut essentiellement se battre contre les conditions de transport et d’abattage, qui restent ignobles. A ce titre, je remercie le travail de la PMAF, qui font bouger petit à petit les choses.

Vos propos, Monsieur l’agriculteur du 35, m’ont un peu agacé, mais sans rancune. Je pense qu’il faut arrêter d’opposer éleveurs et consommateur, nous devons tous aller dans le même sens : bien-être animal, respect de l’homme et produits de qualité. J’espère que vous serez à nos côtés pour faire changer les conditions de transport et d’abatage, car vous y avez aussi à gagner.

Patrice André
3/10/2007
Zones de captages d’eau potable

Paragraphe C-5

Pourquoi ne pas proposer aux agriculteurs présents sur les zones de captages une conversion à l’agriculture biologique, à l’image de ce que fait la ville de Munich ?

Une aide de 275 euros par hectare par an est accordée par la municipalité pour les 6 premières années de conversion, puis de 230 euros par la suite jusqu’à 18 ans. S’ajoute une aide accordée par l’Etat pour des programmes agroenvironnementaux d’environ 150 euros par hectare par an, soit toutes aides cumulées un total de 425 euros/ha/an. Le programme coute à la collectivité 1 centime d’euro par m3 d’eau, mais dispense de tout traitement. L’eau potable de la ville a une qualité d’eau minérale.

La ville soutient la commercialisation des produits bio (exemple : 5000 litres de lait dans les crèches par semaine). Seule l’agriculture biologique est proposée, car c’est l’unique moyen d’éviter toute pollution par pesticides.

Voilà un exemple de révolution écologique !

fred518
4/10/2007
en cours d’application en France

c’est exactement le principe que proposent les agences de bassins pour leurs prochaines actions.

Cependant, on crée une agriculture à 2 vitesses.

Au delà des problèmes de rendement et de revenu, la "sanctuarisation" de milliers d’hectares n’est elle pas inutile si, dans les terres non concernées par le captage, on fait n’importe quoi ?

N’est-il pas plus simple de proposer des évolutions, moins strictes mais plus facilement applicables, à l’ensemble des terres cultivées ?

De plus, l’environnement et la planète ne seront pas sauvé par les uniques français, ou les seuls européen. c’est un problème plus global. et il faut sanctionner les vrais pollueurs par des taxes à l’importation et ça servira à financer nos propres évolutions agricoles

Alain G.
4/10/2007
Pérennisons nos nappes

Bonjour,

Je dirais même plus. Créons de grandes réserves naturelles au-dessus des nappes phréatiques. Nous protégerions ainsi la nappe et établirions des réserves de grandes tailles, fort utiles au maillage écologique.

calozero
14/10/2007
POURQUOI NE PAS PROPOSER... ?
parce qu’ils n’en veulent pas ! et pourquoi ça ? parce que leurs "instances" les entretiennent dans le reve que l’agriculture chimique d’aujourd’hui va pouvoir continuer ad vitam aeternam . lourde erreur qu’ils paieront ( les agriculteurs, pas leurs instances ! ) tres cher dans quelques annees
ERIC D
3/10/2007
Manger Bio ?
Attitude tres à la mode mais uniquement conditonné par la desinformations totale sur les produits phytosanitaire. Le volume de "pesticide à baisser de 40 % en 10 ans et aujoiurdhui, l’aspirine ne pourrait pas etre utiliser comme fongicide car elle ne passerai pas les processus d’homologation car trop toxique . Et lon sait tres bien que l on peut en abosrber plusieurs grammes par jour. Arretons de tirer sur les produits phytosanitaires qui sont la garantie d’une recolte de qualité et à la vitesse ou la reglementation se durcit, le prix de la tonne de blé va bientot atteindre 300€ pour apeine 110 l an dernier. Et ce n est pas finit, car la barre des 350 € pourrait etre franchit l’année prochaine. La fin de l’année va etre difficile pour la pomme de terre, peu ou pas de récolte dans les jardins et une collecte en baisse de 30 à 50 % selon les departements car nous n avons plus les moyens de les protéger contre le mildiou.Et que dire de l’interdiction de traiter les larves de moustiques à la réunion, il parait que c’est dangereux , résultats 150 morts attribués à ce fameux moustique le chikungunya qui a été reperé dans le sud de la france. Alors posez vous les bonnes questions , l’academie de medecine n a pas fait de liens entre les utilisations de pesticides et les cancers. On vit de plus en plus longtemps, l’eau est de plus en plus potable, l air n’a jamais été d’aussi bonne qualité et l alimentation n’a jamais été d’aussi bonne qualité . Alors ou le problémee ? Un impot supplémentaire ?
caramel
4/10/2007
votre monde est purement fictif

Dans quel monde vivez vous ?

Pas sur la même planète que moi ! car sur ma planète, l’eau est de plus en plus rare et polluée, l’air, qu’il soit intérieur ou extérieur, de plus en plus pollué aussi, causant de plus en d’allergies, l’alimentation, à part les produits bio est de plus en plus de mauvaise qualité (légumes et fruits insipides et bourrés de pesticides, salmonelle ds de nombreux produits, etc...), augmentationn énorme des cancers, dûs, pour plus de 80% à l’environnement.

Lisez le livre de Claude Aubert qui explique bien que l’augmentation de la durée de vie va commencer à diminuer du fait de toutes les polluttions et agressions environnementales que nous subissons.

Mais bien sûr, on peut utiliser la méthode coué et fermer les yeux, en disant que tout va bien.

Ce Grenelle montre le contraire

Eric D
4/10/2007
Dans quelle monde je vis ?
Je vis dans un monde ou l on vit de plus en vieux, et le pays ou la consommation de produits phytosanitaires est la plus élevé à l hectare ( le japon ) est le pays ou l’esperance de vie est la plus longue. Allez vous renseigner sur les mycotoxines que l on peut trouver sur les produits bio et vous comprendrez pourquoi dans les annnées 60 il y avait plus de 60 000 intoxications alimentaire mortelles. les produits phytosanitaires sont les garants d’une recolte de qualité et c est pour cette raison que je ne veux pas que mes enfants mangent du bio à l’ecole. Trop de risque.
Didier
14/10/2007
Espérance de vie

Pour votre affirmation ‘’on vit de plus en vieux’’ il faut savoir que les personnes les plus âgées sur cette terre n’ont pas connues la pollution durant au moins les 50 premières années de leurs vies vous ne pouvez donc pas affirmer que le contact avec des pesticides préserve la santé.

Par contre d’après le dictionnaire de la Fédération Nationale des Centres de lutte contre le Cancer, " En France, les pesticides utilisés pour des terres labourables favoriseraient les cancers du pancréas et du rein, tandis que ceux utilisés dans les vignes favoriseraient les cancers de la vessie et du cerveau". Dans la population agricole certains cancers sont plus fréquents chez elle comme la leucémie tricholeucocyte, deux fois plus fréquente que dans le reste de la population. A la différence du cancer de la plèvre qui ne s’observe que chez les personnes ayant été exposées à l’amiante. La plupart des cancers sont d’origine multi-factorielle. "Les mécanismes d’action des pesticides sont nombreux. Ils peuvent avoir une toxicité directe sur les gènes ou jouer un rôle de facilitateur hormonal c’est à dire qu’en perturbant le système hormonal ils favoriseraient certains cancers," explique Jean-François Viel, épidémiologiste au CHU de Besançon. En plus de l’impact négatif sur la santé les pesticides sont désastreux pour la planète. Ce n’est pas les pollueurs qui payent mais nous tous dans notre facture d’eau. Nous devons rapidement instaurer le principe pollueur payeur et nous verrons très vite que le bio est meilleur pour l’homme, pour les animaux et pour la planète.

The_dreamer
4/10/2007
Eau et agriculture : l’eau de plus en plus potable ? !

Bonjour,

Je me sens obligé de réagir au fait de dire que l’eau est de plus en plus potable. Un responsable d’une usine de production d’eau potable vous dira (comme j’ai pu l’entendre de la bouche de l’un d’entre eux) que l’eau ne pourra bientôt plus être traitée de manière à être potable, non pas parce que les normes sont de plus en plus sévères mais parce que l’eau captée au départ du process n’est plus d’aussi bonne qualité et que les méthodes de traitement seront bientôt insuffisantes.

Plus d’aussi bonne qualité pour plusieurs raisons : principalement les nitrates et les pesticides. Les nitrates suivent une règle très simple, leur pic d’utilisation correspond aux années 70. Un front de pollution des sols aux nitrates progresse actuellement vers les aquifères ce qui les rendra impropres à la consommation dans quelques années. Là où cette pollution ne concerne aujourd’hui que certaines zones, la France dans sa quasi-totalité rencontrera des problèmes dans les prochaines années (et là on ne parle pas d’une décennie...). Pour ce qui est des pesticides, ceux-ci sont traités par charbon actif dans les usines. Problème, ils ne peuvent pas tous être piégés et on ne peut traiter avant tout que ce que l’on connaît, reste ceux que l’on ne connaît pas... soit la grande majorité. Pour la dangerosité des pesticides, je ne vous dirai que de regarder les notices d’utilisation de ces produits et les précautions que doivent prendre les agriculteurs pour éviter les problèmes (gant, combinaison, masque, stockage contrôlé...). Et si aucune relation n’a été prouvé avec un risque de développement de cancer, d’autres problèmes telles que des affectations des voies respiratoires, des yeux et de la peau ont quant à eux été prouvés.

En espérant pouvoir être utile par ce témoignage...

Amicalement

Eric D
4/10/2007
Leau est de plus en plus potable
Et oui mon cher monsieur , l eau est de plus potable. Ajourdhui les stations d’epurations vendent moins de M3 d’eau qu elles n en traitent . Pourquoi ? Car bcp de citoyens vont creuser des puits pour alimenter les toillettes, la machine à laver, la piscine..... ET TOUTE CETTE EAU GRATUITE va par la suite dans les stations sans passer par la case départ que sont les taxes. Resultats : des pertes financieres énormes . Comment récuperer de l’argent : en criant aux loups , l eau est de plus en plus pollué , il faut de nouveau processs ..... pour justifier l augmentations des taxes pour équilibrer les comptes. Concernant la dangerosité des "pesticides " , allez consulter le rapport de l ’academie de médecines . Une derniere info, la catégorie socio professionnelle qui vit les plus longtemps : Les agriculteurs.
The_dreamer
7/10/2007
Eau potable bis

Bonjour,

Je pense que vous ne l’avez pas fait exprès mais tout d’abord, je me permet de vous corriger (sans vouloir vous blesser) on parle d’usine de production d’eau potable et non pas de station d’épuration quand on traite de l’eau potable. Ensuite quand vous me parlez de l’eau prélevée dans des puits pour les toilettes, piscines... nous sommes d’accord que cette eau est gratuite et je trouve même très bien qu’elle soit utilisé dans le cadre que vous précisez mais vous n’en ferez pas de l’eau potable. Faites un prélèvement de votre eau si vous-même êtes dans ce cas et amenez là au Laboratoire Départemental de l’Eau le plus proche, puis comparez les résultats aux normes en vigueur. Vous n’aurez pas besoin de moi pour établir vos conclusions.

Ensuite je tiens à préciser ma position : je ne prends jamais rien pour de l’argent comptant et l’analyse que je vous donne par rapport à l’eau potable ne provient pas seulement des dires d’un producteur d’eau potable mais bien d’un ensemble de données qui se recoupent, et dont l’énoncé serait ici trop long. Je suis actuellement étudiant en génie de l’environnement et demain (dans quelques mois plus précisément) j’aurais peut être à m’occuper de ces problèmes aussi j’y suis particulièrement attentif. De plus, je suis encore assez naïf ou utopiste pour ne pas vous livrer des réflexions faites sous l’influence de tel ou tel besoin de faire du chiffre...

De multiples experts de l’eau, qu’ils soient producteur d’eau potable, chimiste de l’eau, hydrogéologue, ou tout simplement chercheur lambda peuvent vous prouver par de simples résultats d’analyse des eaux que nous allont vers des problèmes, pas insolubles certes mais des problèmes... Vous trouverez aussi probablement des personnes pour vous dire le contraire comme cela se trouve tout le temps.

Suite à ça repassons dans le domaine technique. Tout d’abord, certes on pourra toujours traiter l’eau pour la rendre potable mais ça sera à un prix que ne pourront pas accepter les collectivités qui délèguent souvent la production d’eau potable. Les techniques de nanofiltration ont de l’avenir mais coûteront cher pendant un moment et avant de connaître leur réelle efficacité il faudra aussi du temps.

A votre réaction concernant une production supérieure à la consommation réelle je reste très dubitatif. Les capacités de stockage sont ainsi faites qu’elles ne peuvent pas permettre plus d’une semaine de stockage (et c’est un maximum !), et de plus la production d’eau est très facilement adaptable en fonction des besoins (pour peu que l’étude est était faite correctement. Enfin les paramètres microbiologiques ne sauraient se satisfaire d’un trop long stockage consécutif à une production trop importante par rapport à la demande. Si cela ne vous dérange pas pourriez vous m’indiquer vos données ? D’un point de vue technique il me serait intéressant de voir un cas tel que vous le décrivez.

Sincèrement

The_dreamer
7/10/2007
Et pour les pesticides...

Je ne nie pas les résultats obtenus pas l’académie de médecine mais mes connaissance en écotoxicologie et en santé/environnement me permettent de vous dire que, s’il n’est actuellement pas prouvé une relation entre pesticides et cancer, les pesticides ont réellement une influence nocive comme je l’ai déjà dit dans mon premier post.

Ensuite, je veux bien croire que les agriculteurs font partie de la catégorie socio-professionnelle qui vit le plus longtemps (quoique...), mais ils font aussi partie de la classe socio-professionnelle qui montrent le plus d’affection au niveau de la fertilité... prenez celà comme vous le souhaitez. Une petite parenthèse avant de nous égarer trop loin : les études épidémiologiques ou de santé générale sont comme les sondages, il faut certes y prêter attention mais elles ne peuvent pas mener à des conclusions bien fondées.

Pour finir je vais tout de même me permettre de critiquer l’Académie de Médecine avec mes petits moyens. Il me semble difficile de dire aujourd’hui avec certitude que les pesticides n’ont pas d’influence sur les cancers pour plusieurs raisons : manque de recul et de moyens dans les études épidémiologiques. De recul car il faudrait avoir mener des études sur le moyen et le long terme étant donné qu’un cancer peut se déclarer plusieurs années après une quelconque exposition. De moyens car les études épidémiologiques françaises sont très souvent faibles de par leur ampleur (limitée par le nombre de cas étudiés). Ensuite il semble difficile de rayer aussi facilement la cause pesticides sachant que dans le domaine du cancer, on est le plus souvent face à une "maladie" multifactorielle, où se mêle allégrement les causes les plus diverses (tabac, rayonnement, et produits chimiques pour ne citer qu’eux). Dernier détail : d’après ce que j’avais vu jusqu’à présent du rapport dont vous parlez, il semblerait qu’il y est tout de même 1% de cancer à l’environnement et donc potentiellement aux pesticides. Ce chiffre bien que discutable semble provenir des sources dont vous vous complaisez, pourquoi donc ne pas l’avoir cité ? De mon côté je vais m’atteler à la lecture (critique) de ce document.

En espérant contribuer au débat... et pouvoir continuer à discuter avec vous (sincérement)

ok242
4/10/2007
Oui, Manger Bio ! (2ème essai - Modérateurs, soyez indulgents ;-)

Cher Eric,

Etes-vous réellement certain que l’eau (rivières, nappes phréatiques), l’air, les terres agricoles et non agricoles, les produits agricoles soient réellement de si bonnes qualités de nos jours et meilleurs qu’il y a 20 ans ?

Renseignez-vous svp un minimum, lisez les rapports de l’AFSSA de 2003 sur les résidus de pesticides dans les aliments agri, consultez les résultats d’analyse des bassins agricoles Français (dans toutes les chambres d’Agri ou agence de l’eau). Vous serez surpris d’apprendre que les cours d’eau n’ont jamais été autant pollués que maintenant. Il en est de même des terres agricoles.

Quant aux cancers liés à l’utilisation des pesticides ou à leur consommation (consommation de fruits et légumes "contaminés), attendez encore quelques années. La généralisation de la chimie en Agriculture n’est pas si ancienne.

salutations.

JP

F couloudou
3/10/2007
Non aux élevages industriels
Bêtes et hommes partageons une même planète, nous sommes (pour la plupart) carnivores, et je dis assez de ces élevages intensifs ! où les animaux sont soumis à un stress infernal et bourrés de d’hormones ou antibiotiques, il n’y a plus de poulets, de porcs, de vaches, l’homme dans un souci de rendement en fait des machines à protéines, a sélectionné les races, il n’y a plus de races locales, plus de chèvres poitevines car elles ont le poil trop long ce qui ne facilite pas la traite. Tout ceci a aussi un effet sur la qualité de la viande produite sans parler des souffrances causées aux animaux élevés dans des espaces concentrationnaires. Revenir au respect des animaux d’élevage fait partie du développement durable, si on ne respecte pas l’animal , c’est qu’on ne respecte pas l’homme !
Vincent J.
3/10/2007
Non à l’anthropomorphisme !
Que ceux qui condamnent les soi disants élevages Intensifs, tortionnaires avec des animaux bourrés aux hormones ou aux antibiotiques s’informent un peu ! ces pratiques n’existent plus depuis les années 1990 ! ! Les animaux d’aujourd’hui sont élevés dans de biens meilleures conditions que jadis dans la crèche de Mère grand. Le stress en élevage est incomptabile avec des résultats corrects en performances techniques et économiques : une vache stressée ne donne pas son lait, un veau stressé a des problèmes de croissance ! ! les éleveurs sont avant tout des hommes et non des tortionnaires. Ils élévent les animaux dans la culture du bien être et ce pour en retirer aussi un revenu ! l’exemple des chèvres est en effet bon ! que ceux qui critiquent les techniques permettant de réduire la pénibilité du travail des éleveurs viennent donner un coup de main à traire ces animaux. Pour finir, je concluerai en disant que l’agriculture c’est un métier et ce n’est pas Disneyland ! les éleveurs n’ont aucun intérêt à faire suffrir leurs animaux. Cessons l’anthropomorphisme, MERCI
caramel
4/10/2007
NON A LA MAUVAISE FOI ! ! !
Quelle mauvaise foi ! 80% des veaux sont élevés en intérieur et ne voient jamais le jour. les élevages de porcs non bio sont de vrais scandales, ils ne peuvent même pas se retourner dans leur box ! ! ! et quand l’Europe, qui a du bon, propose de passer à des mesures plus humaines (suppression d’élevage des poules en batterie, et de veaux en box, etc...), qui freine ? la FRANCE ET SES AGRICULTEURS qui se soucient aussi peu du bien-être des animaux que de la qualité de cette viande, stressée, pleine de produits chimiques et de toxines. Arrêtez de nous dire que ça a disparu depuis 1990, vous ne vivez pas dans le vrai monde. j’aimerais que ça disparaisse et je me bats chaque jour avec la PMAF pour que ces pratiques indignes et honteuses disparaissent. J’ai pu constater que nombre d’éleveurs n’ont aucun respect pour les animaux qu’ils élèvent et pour leur souffrance, sinon, ils adopteraient d’autres pratiques ! Je connais bien un élevage de porcs bio, ils sont en liberté, et peuvent cavaler à l’air libre dans une colline vaste, ils ne sont pas mutilés, voilà un type d’élevage qui respecte les bêtes. C’est ce pour quoi je me bats. mais hélas, c’est la minorité pour l’instant ! ! !
anma
7/10/2007
habitude de consommation

Je suis certaine que de plus en plus de consommateurs se tournent vers de la viande produite dans des élevages de qualité.

je vois de plus en plus de personnes acheter des oeufs bios. C est une prise de conscience. Il faudrait informer plus les gens sur les conditions d élevage. En tout cas, je suis de tout coeur avec vous. Arrêtons de jouer aux aprentis sorciers avec les animaux. Sinon cela se retournera contre nous (notre santé) Respectons l animal et cela nous en sera plus bénéfique à long terme

Céline D
8/10/2007
Soyez fiers d’être éleveurs
Les critiques sont souvent vives envers les élevages dits "industriels" et ne s’adressent pas seulement à ce mode mode de production mais aussi aux hommes qui en vivent. Les éleveurs sont des gens passionnés, et passionnants, qui aiment leur métier. Ils l’exercent avec conviction. Ils l’ont justement choisi parce qu’ils souhaitent être au contact des animaux, et qu’ils trouvent une satisfaction à travailler avec des êtres vivants, qu’il faut observer chaque jour, week-end inclus, et avec attention. Pour vous en persuader, allez les voir ! De nombreuses portes ouvertes ont lieu chaque année, organisées par des éleveurs pour faire découvrir leur élevage, leur métier, leur quotidien. Profitez-en et parlez avec eux, ils vous expliqueront comment ils s’occupent des animaux. Non tous les porcs, y compris dans les élevages conventionnels, ne sont pas enfermés dans des boxs. Ils grandissent entre porcs du même âge. Seule une partie des animaux, les truies, celles qui donnent naissance aux porcs que nous mangeons tous les jours, sont élevées séparément les unes des autres. Cette pratique est amenée à disparaître, puisqu’une réglementation européenne et une loi française, l’interdisent pendant la gestation. Déjà 20% des élevages n’élèvent plus leurs truies en boxs (et il y a des élevages conventionnels dans le lot, et pas que des élevages bios). A la fin de l’année 2012 cette pratique sera illégale. Seules les truies au moment de la mise bas pourront être isolées, afin de protéger leurs porcelets. Avant de condamner, faites-vous votre opinion directement avec les personnes concernées, ils n’attendent que ça... Différents modes de production existent, bio, label, conventionnels. Chacun a ses spécificités et apporte quelques chose à l’agriculture. Respectons la diversité et la liberté qu’a chacun de s’inscrire dans la démarche qui lui correspond, soit dans son métier, soit dans ces actes d’achats.
caramel
8/10/2007
BIEN ETRE DES ANIMAUX DE FERME
pour moi la liberté des éleveurs s’arrête là où commence la souffrance et le mal-être animal. Donc, du moment que les éleveurs respectent le bien-être animal et en font leur base de travail tout va bien. Hélas, on en est loin, voyez à ce propos le site de la PMAF, avec nombre de documents et vidéos accablantes. D’ailleurs, pour qu’il y ait besoin d’une association de protection des animaux de ferme, c’est bien à cause des très nombreux éleveurs qui traitent les animaux comme des choses et non des êtres vivants.
calmos
5/10/2007
Attention à la nostalgie facile
A lire votre message, les animaux d’élevage sont sciemment torturés, et constituent, en outre, à la différence d’autrefois, des races sélectionnées par l’homme à son profit, et donc condamnables. C’est oublier que toutes les traces animales, et bien entendu aussi les races anciennes que vous placez en haute estime sont de pures créations humaines, artificielles, issues de croisements réalisés par l’homme sans aucun esprit de principe de précaution ! Il n’y a pas de beaudet du Poitou sauvage, pas plus que de chèvre Poitevine "naturelle". Et ces races ont été créées au fil du temps pour servir l’homme, y compris pour le travail des champs. Et allez me dire qu’autrefois, c’était mieux, quand les vaches étaient attachées 24h/24 dans des étables sans lumière, et sortaient pour le travail au champ, avant d’être traites puis attachées à nouveau ... Un agriculteur qui ferait ça aujourd’hui se retrouverait au tribunal !
Bénédict
3/10/2007
Certification = piège à cons
Désolé d’être un peu vulgaire mais les diverses certifications, conditionnalité, réglementation, etc... ça commence à faire beaucoup ! La certification, c’est un moyen pour donner à la Profession agricole la capacité de nous créer une nouvelle structure, qui va ponctionner encore les agriculteurs et qui va permettre à nos "responsables professionnels" de mener une vie politique à Paris. Il suffit de voir où en est FARRE : 2500 agriculteurs certifiés en 10 ans, ça fait peu ! A ce rythme, il va falloir des siècles pour certifier la totalité de notre agriculture. Et puis quelles sont les obligations ? Respecter la réglementation et accepter de recevoir la presse : ça fait peu ! tout ça pour se donner bonne conscience et donner une belle vitrine aux industries de protection de "la santé des plantes" ! on ne peut pas faire mieux dans l’hypocrisie pour parler des pesticides pollueurs/tueurs. Donc NON à une certification : appliquons la réglementation et cessons de donner à une Profession (au sens de nébuleuse des OPA) en perte de vitesse les moyens de nous contrôler et d’avoir barre sur nous !
marco
4/10/2007
Réponse à la certification "piège à C."
Je pense que Farre a été créé pour montrer aux élèves, aux urbains...que la profession agricole évoluait fortement et changeait son image. Ce n’est pas une vitrine des industries phyto, et ce n’est pas hypocrite. C’est un juste accompagnement de la décision d’un agriculteur qui s’engage et veut le montrer. Le règlementaire n’étant pas statué ou appliqué, on repousse cette démarche de certification. Certe, 2500 agriculteurs certifiés, c’est peu, mais qelle est la reconnaissance et le bénéfice pour eux ? Dans un contexte de certification bien mieux valorisée, il y a fort à parier que bon nombre vont s’engoufrer dans cette action. Enormément d’exploitations sont prêtes, mais n’ont pas sollicitées l’audit necessaire. Je suis confiant dans l’engagement de tous, et ne soyons pas Cassandre !
flo
3/10/2007
reduire tout en étant réaliste
Aujourd’hui l’agriculture est confronté à l’évolution du vivant que ce soit des mauvaises herbes ou des champignons, qui sont très aléatoires d’une région à l’autre mais aussi entre des systèmes de culture (travail du sol ,rotation , contexte pedo climatiques, ect..)différents au sein d’une même région. Vouloir établir un itinéraire technique de référence serait une grosse erreur car l’on irait vite vers des impasses techniques qui risquerait de remettre rapidement en cause production et qualité du produit. Ce qui est contraire aux attentes d’aujourd’hui qui sont qualité mais aussi sécurité de production. D’autre part la france exporte beaucoup de céréales ou de produits transformés, veux t’on demain importer sans avoir la traçabilité que nous avons en FRANCE ? Oui une réduction peut être possible mais par un raisonnement technique et non une imposition administrative qui n’a aucun sens. Inciter les agriculteurs de se certifier ou adhèrer à un réferentiel d’agriculture raisonnée serait par contre une bonne chose
Sandrine
3/10/2007
BIEN ETRE ANIMAL

j’ai fait un stage dans chez un producteur de moutons, et je peux vous dire que l’éleveur se contrefiche du bien-être animal. Il m’a affirmé que lors de chaque transport, il avait environ 10% de perte (agneaux qui meurent écrasés par les autres) et cela ne le dérangeait pas car sur le nombre,la perte financière n’était pas très importante. Il faut des lois pour réglementer le transports et l’abattage des animaux de boucherie. Il est faut de dire que c’est contrôlé. Je sais que la plupart des contrôleurs remplissent les papiers en cochant "ok" partout alors qu’ils N’ONT MEME PAS REELLEMENT CONTROLE LES ANIMAUX, ils veulent juste gagner du temps au détriment des animaux. Ce genre de pratique est très courant.

Sandrine FLeureau

fred518
4/10/2007
pas d’accord.

je ne suis vraiment pas d’accord.

surtout dans la production ovine.

les pertes sont peu importantes en production ovine. et 10 % c’est énorme. Aussi, je ne comprends pas l’interêt de transporter les agneaux. Et si ce sont les agneaux finis, avec un mort sur 10, on ne peut pas gagner sa vie.

J’ai l’impression que vous n’avez jamais vécu ou assisté à un contrôle dans le milieu agricole. moi, je suis agriculteur, et à chaque contrôle, malgré que je n’ai jamais eu aucunes sanctions, je suis de bonne foi et respecte au mieux les règlementations, j’ai l’impression de repasser le bac. j’en tremble

Isasza
3/10/2007
Respect des animaux
A devoir le constater à mon niveau, il ne me semble hélas que le bien être des animaux ne compte pas dans les premières des préoccupations de nos éleveurs (pas plus hélas que ceux de l’Europe). Il y a plus de 30 ans déjà, j’apprenais de la bouche d’un haut fonctionnaire, que l’on nourrissait les bovins avec des farines animales, que l’on "élevait des veaux dans des box exigües et obscurs pour obtenir une viande plus blanche). Je suis ulcérée quand il me faut, sur l’autoroute croiser ou doubler un semi remorque bétaillère. Je ne peux qu’imaginer la souffrance endurée par tous ces animaux durant de trop longs transports routiers... maritimes aussi pour les ovins destinés à l’exportation vers les pays du Proche Orient... Je ne peux m’empêcher d’imaginer la manière intensivement industrielle dont sont "élevés" les poulets destinés à la consommation, la production des oeufs... Comment peut-on ne pas avoir plus d’égards pour ce qui est destiné à nous pourvoir en nourriture...J’évoque également l’industrie lamentable du foie gras ; qui n’est qu’une pure production de la souffrance. Dans cet actuel état des choses, je m’abstiens délibérément de consommer de la viande issue d’animaux d’élevages industriel trop peu respectueux de leur besoins physiologiques et de leur bien être.
thomasdl46
5/10/2007
ENCORE ET TOUJOURS DE LA SOUFFRANCE
Je suis entièrement d’accord sur ce que vous dites , et j’ai l’envie d’aller vers la solution végétarienne , comme cela plus d’élevage et donc plus d’éleveurs ! Lisez donc ce que nous dit la PMAF sur la souffrance animale , c’est édifiant et terrible...
DEGHILAGE BERTRAND...
3/10/2007
POURQUOI FAIRE SIMPLE QUAND ON PEUT FAIRE COMPLIQUE

L’agriculture et l’agriculteur n’a pas besoin de papiers,de discours et de de bla bla inutiles...Il faut des hommes de terrains capables d’accompagner l’exploitant dans ses demarches pratiques, pragmatiques et concrétes...j’ai gardé des idigestions de multiples réunionites inutiles ou des gens bien payés passent des aprés midi à refaire le monde et à tirer des plans sur la cométe qui ne sont concrétement jamais appliqués...

Il faut de la compétence pratique,sensée,raisonnée et raisonnable... Il faut des contrôles qui tiennent la route et non des semblants... Il faut des cohérences de A à Z et ne pas se contenter des "à peu prés" dans lesquelles les mentalités Française se retrouvent à merveille et surtout si çà touche les "petits copains"...ceux que l’on peut toucher et les "intouchables".

Dans ce pays, lorsque l’ont se veut concret et complet, à savoir trés trés éxigeant, on passe pour un emmerdeur ou un "trop compliqué"...Vous les Français, arrêtez de jouer les naïfs et les simplistes...Arrêtons de rêver et de se contenter du "n’importe quoi"...

La pollution n’est pas dans les salles de réunions , elle s’execute dans les champs (mais pas toujours)parce que l’épandeur d’engrais ou le pulvérisateur sont mal réglés OU SONT INREGLABLES ; c’est là que çà se passe et pas ailleurs...Il ne suffit pas de bien remplir des fiches...Il y a des logiciels qui le font magnifiquement...Ecrivons réellement ce que l’on fait pas pour satisfaire le controleur mais pour s’apercevoir que l’on s’est trompé et qu’il faudra l’an prochain rectifier le tir...INSTAURONT DANS LES CONTROLES LA PEDAGOGIE...Que de controleur idiots et incompétents, incapables d’expliquer comment remédier plutôt que de sortit le baton à billets...

Il faut stabiliser les systémes de production avec de la diversité des cultures "rentables". Il n’y aura pas d’agriculture durable si elle n’est pas rentable...

assez pour aujourd’hui...Un ancien conseiller agricole à qui on aurait fait croire toutes les sornettes, mais heureusement, à l’âge de 6-7 ans,je conduisais les chevaux puis à 10 ans le tracteur. j’ai eu la chance d’avoir vécu avec des parents qui avaient 50 ans d’avance.Il y a plus de problémes psychologiques que techniques...Tout est dans la tête

RABATEL PHILIPPE
3/10/2007
EDUCATION A L’ENVIRONNEMENT VERS UN DEVELOPPEMENT DURABLE

Pour marquer en profondeur les changement de comportements, voir d’état d’esprit, face aux urgences environnementales donc sociales et culturelles, une éducation à l’environnement est nécessaire dans la mesure ou cette éducation repose sur des valeurs : solidarité, émancipation, fraternité, participation, coopération, respect de soi et des autres, engagement, esprit critique, exercice du débat, bien commun et intérêt général. C’est la construction d’une éthique de "l’Homme planétaire" qu’il faut cultiver pour ancrer durablement toutes ces mesures "phare" du Grenelle de l’environnement. Les notions de bien commun et de responsabilité devant les générations futures doivent prendre tout leur sens et transcender à la fois les particularismes et les seuls intérêts privés. Des acteurs y travaillent depuis 30 ans au sein du "Réseau Ecole et Nature" et plus recemment du "Collectif Français pour l’Education à l’Environnement vers un Développement Durable".

Malgré plusieurs promesses présidentielles, ces acteurs n’ont pas été invités à participer aux commissions thématiques. Encore une fois, la transversalité des différents thèmes et par conséquent la prise en compte de la complexité est négligée comme pourrait le regretter Edgat Morin. Dommage mais cela incite encore plus les acteurs de terrain à poursuivre leurs actions sur les territoires. !

Quand l’éducation à l’environnement sera reconnue comme un levier pour le développement durable, alors des changements pourront s’opérer durablement pour le plus grand bien de l’Humanité.

Philippe RABATEL Co-président du Réseau Ecole et Nature

sarcelle
3/10/2007
et un citoyen respectueux de l’environnement ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

ARRETEZ toujours d’accuser le monde agricole, il y a des mesures qui existent dejà, dernier programme du, PDRH (visant à proteger les ressources en eau) resultats des imperatifs techniques incohérents qui ne vont pas dans le bon sens comme refuser l’epandage de matière organique (qui permet de diminuer l’apport d’azote mineral) avant des cultures intermediaires (cultures qui permettent de capter l’azote, de ne pas laisser les sols nus l’hiver...)

et surtout avant de montrer du doigt le monde agricole mesdames messieurs les citadins faites vous un tri de vos déchets ? ou mettez vous vos boites de medicaments perimés ? ou jetez vous votre megot votre chewing gum, comment lavez vous votre voiture ? et surtout qui est le premier à raler quant à la non distribution de sachets plastique dans tous les commerces.

Regarder les cours d’eau derrière chez vous remplis de detritus machines à laver, bidon de peintures, ferailles et j’en passe quelle pollution ! ! ! ! ! ! ! !

je ne suis pas agricultrice !

franck pellerin
3/10/2007
pour que l’agriculture soit durable il faut que la population mondiale mange à sa faim

Manger ou conduire

Voici mon point de vue en tant qu’agriculteur .

Tout d’abord, même si cela parait évident, le rôle premier des agriculteurs

est de nourrir les hommes.

Cette mission essentielle a depuis la dernière guerre été oubliée de la

majorité de nos concitoyens qui habituée à trouver des magasins bien fournis

tant en quantité qu’en qualité, à moindre coût, imaginait cantonner les

agriculteurs français et européens à l’entretien du paysage.

De plus, J’en profite pour rétablir la vérité face à un constat faussé que

j’entends depuis la hausse des matières premières :

La pénurie ne date pas d’aujourd’hui !

En effet il me semble que la faim dans le monde existe depuis des décennies

(et a même toujours existé depuis les débuts de l’humanité).

C’est bien parce que la société toute entière n’a pas été capable de

répartir les richesses alimentaires produites, notamment celles de notre

continent vers l’Afrique, par exemple, que cette situation perdure. Cette

tension accrue des marchés alimentaires s’explique en grande partie par un

potentiel d’acheteurs solvables plus nombreux.

Aussi, pour tenter de répondre à cette demande et de ne pas aggraver la

situation de pénurie, il nous faut continuer de produire à l’optimum de nos

potentiels de production sans opposer ces systèmes entre eux.

Je rappellerai également que nous travaillons bien avec du vivant, tant

animal que végétal, soumis à d’éventuels imprévus climatiques,

sanitaires.... et que nos techniques de travail en perpétuelle évolution

tentent d’amoindrir ces aléas.

Nous avons donc besoin d’une vraie recherche objective pour adapter sans

cesse nos modes de productions.

J’en viens maintenant à la nouvelle mission de l’agriculture : le non

alimentaire.

Les filières qui en découlent ont bien démarré parce que l’Europe disposait

d’excédents de matières premières végétales non concurrentielles d’un point

de vue alimentaire sur le marché mondial.

Ces surplus se sont finalement avérés utiles sur le marché des carburants

en tension croissante depuis le premier choc pétrolier de 1973.

De plus l’instauration d’un plancher d’incorporation de biocarburants,

proposée par l’Union Européenne a contribué à développer cette filière.

Néanmoins il est temps désormais, pour relever le défi énergétique, de

démultiplier la valorisation énergétique de nos coproduits animaux et

végétaux par la mise en place de réelles stratégies collectives.

Stratégies collectives dont nos coopératives pourraient être « fer de lance

 » en travaillant tout d’abord en réel partenariat avec nos collectivités.

Ces dernières bénéficieraient en effet d’un véritable retour sur

investissement : récupérer la chaleur et l’électricité produites tout en

insérant leurs projets de station d’épuration afin que rien ne se perde !

Aussi j’en appelle au bon sens de chacun :

instaurons une véritable politique énergétique basée sur la célèbre phrase

du chimiste Lavoisier : « rien ne se perd , rien se créer , tout se

transforme ».

Nous réserverons, ainsi, un maximum de nos produits agricoles à la

consommation humaine

Il faudra toutefois que nos enseignes de distribution (grandes et moyennes

surfaces) soient plus transparentes concernant leurs pratiques commerciales

car le déséquilibre de prix et la mauvaise répartition de la valeur ajoutée

entre producteurs, transformateurs et distributeurs sont de plus en plus

malsains vis-à-vis de la société toute entière.

A l’heure où les régimes spéciaux sont souvent décriés, le régime des

grandes et moyennes et surfaces est quant à lui, vraiment unique ! ! !

Alors, pourquoi choisir entre Manger ou Conduire ? Avec un peu

d’inventivité, du bon sens et de la transparence, il devrait être possible

de concilier les 2 activités. Et s’il faut vraiment choisir, peut être est

il bon de rappeler que manger équilibré est un besoin vital.

FranckPELLERIN

Amanite phalloïde
3/10/2007
Avertissements Agricoles pour de Bonnes Pratiques
Comment voulez vous orienter les pratiques des agriculteurs vers une agriculture durable alors que l’Etat se désengage des conseils pour l’emploi des pesticides (Certaines SRPV abandonnent actuellement l’édition des bulletins de conseil destinés aux agriculteurs . Ces conseils avaient pour objet de les guider dans la nécessité ou non de protéger leurs cultures . Beaucoup d’agitation autour du Grenelle et pendant ce temps là on réduit les moyens des Services Régionaux de la Protection des Végétaux. Quel attrape-nigauds ! ! ! ! ! ! Un peu de cohérence Messieurs ! Il ne suffit pas d’une politique de repression avec quelques contrôleurs pour changer les habitudes, il faut aussi se donner les moyens de diffuser les bonnes orientations .
Thierry Goubin
3/10/2007
Oui, un autre monde est possible.

Bien entendu travaillons pour atteindre les 100% d’agriculture Bio. Personnellement je préfère Bio à durable qui est plus flou ... . Savez vous que beaucoup d’inondations, de ruisselement et phénomènes de lessivage des sols ces dernières années sont dues en grande partie à l’absence de verres de terre éradiqués depuis 60 ans par les pesticides en tout genre. Information recueillie dans l’excellent livre de Fabrice Nicolino et François Veillerette : - Pesticides, révélations sur un scandale Français -. Savez vous que l’utilisation massive de ces substances a rendu les sols si stériles qu’ils nécessitent maintenant des tonnes d’engrais chimiques. Comment retrouver une terre riche, vivante et nourricière. Voir par exemple à ce sujet le travail de Pierre Rabhy et de son association terre et humanisme : Des solutions existent déjà et ça marche.

Pourquoi les prix en bio sont ils plus cher. Car ils ne bénéficient pas des milliards d’euros de subventions dont bénéficie l’agriculture industrielle qui ne respecte pas l’environnement. Si on devait payer le prix réel des produits issus de l’agriculture intensive ils seraient bien plus chers que le bio. Effectivement il manque une volonté politique.

Proposition : changeons donc la destination des subventions de manière à ce qu’elles aillent en priorité aux petites exploitations bio plutôt qu’aux gros céréaliers de la Beauce et d’ailleurs. . Tout est une question de volonté politique or dans quelle direction va cette volonté jusqu’à présent. Posez vous la question ? Voici une hypothèse : dans la protection des groupes industriel à tout prix. Et quel est ce prix ? L’empoisonnement généralisé et planifié du vivant.

Voir à ce sujet l’exemple récent des Antilles ou la toxicité des pesticides successifs utilisés est connue depuis 1976. Qu’employer d’autre alors que le mot empoisonnement délibéré ?

Ne nous trompons pas de direction dans les solutions qui seront misent en place car il sera très difficile ensuite de faire machine arrière. Exemple : l’extrême danger des biocarburants. Sujet développé et argumenté dans l’excellente émission Terre à terre de Ruth Stégassy sur France culture Samedi 29 septembre 2007.

Démantelons les grands domaines agricoles et construisons, une agriculture faite de petites parcelles. Recréons des réseaux de haies....Produisons et consommons local.... Tout cela est connu et réclamer depuis de nombreuses années sans grand échos. Alors maintenant, ici et maintenant, Agissons. Oui, un autre monde est possible.

guy
3/10/2007
utopie et réalité

Vous êtes un idéaliste qui théorise trop d’aprés vos lectures. La vérité est dans le champ. Les agriculteurs traditionnels vous diront qu’ils ne manquent pas de vers de terre ni des nombreux autres habitants de leurs sols plus ou moins utiles à leurs cultures. Rassurez vous nos terres sont fertiles et le resteront car nous avons l’expérience de plusieurs générations.

Quant à l’idée trop souvent émise que la bio est moins aidée que l’agriculture traditionnelle,elle est totalement fausse.Les deux types d’agricultures perçoivent les mêmes aides à l’ha, sans compter des subventions spécifiques dans certaines région pour les bios.

Enfin, il ne faut pas souhaiter la généralisation de l’agriculture bio pour les pionniers en la matiére, souvent des petites structures. Ils seraient laminés par les grandes exploitations agricoles plus compétitives.

Anonyme
4/10/2007
Recréons !
Faut il recréer ce qui existait au XVII ou XVIII eme siécle en France à savoir 100 % d’agriculture biologique ( à l’époque il n’y avait même pas de cuivre ni de soufre pour protéger les cultures). Les rendements en blé arrivaient à peine à 5 à 12 quintaux / hectare et n’arrivait pas à nourrir 20 millions d’habitants . Il y avait encore des disettes et des grandes famines ( 1694 : plusieurs millions de morts). Alors certes un autre monde est possible mais ne revenons pas totalement en arrière . Le 100 % Bio est une utopie et il resterait à prouver qu’avec les solutions actuellement disponibles pour les BIO que cela soit réllement mieux pour l’humanité !
Eustache
6/10/2007
bio et pesticides

Sachez que l’agriculture bio utilise aussi des pesticides ; voir le règlement de l’AB : http://www.agencebio.org/upload/rcee_bio_0707articles.pdf

Simplement ces pesticides "naturels" sont moins efficaces, donc il faut en mettre plus en quantité et plus souvent. Les produits minéraux (cuivre, soufre,...) considérées comme "naturels" par l’AB, ne sont pas dégradables, il s’accumulent dans le sol.

Par ailleurs la surface moyenne des exploitations AB en France est supérieure à la surface moyenne des exploitations "conventionnelles" ; bio ne signifie donc pas petite exploitation.

Anonyme
3/10/2007
Equivalence des démarches existantes ?

Inciter les producteurs à s’engager de plus en plus loin dans des pratiques rigoureuses de respect de l’environnement : OK ; les orienter vers des certifications pour prouver leurs pratiques : pourquoi pas.

Mais dans ce cas : allons au bout des choses. De multiples démarches qualité et/ou environnement existent aujourd’hui, sans harmonisation malgré la multitude d’exigences communes, malgré la multiplication des audits (et donc des coûts) et des dossiers administratifs chez les agriculteurs... sans moyens réels mis sur une communication claire et la promotion pour aider le consommateur à s’y retrouver...

Ces nouveaux projets de certifications sont-ils une couche supplémentaire ? Quel avenir pour les démarches déjà mises en place ? L’équivalence sera-t-elle recherchée ? Un agriculteur qualifié Agriculture Raisonnée par exemple pourra-t-il prétendre à l’obtention d’un des niveaux de certifications environnementales ?

L’idée est intéressante, le risque lui est d’aboutir à encore plus de flou du côté du consommateur, mais également du côté du producteur convaincu...

Que cette réflexion sur les certifications environnementales soit l’occasion de faire le point sur l’existant, de l’harmoniser, et de valoriser le travail des producteurs qui s’engageront ou qui sont déjà engagés volontairement dans des cahiers des charges en faveur de l’environnement aujourd’hui.

Patrice André
3/10/2007
Protéger les aires d’alimentation des captages d’eau potable

Concernant le paragraphe 5

Pourquoi ne pas proposer aux agriculteurs présents sur les zones de captages une conversion à l’agriculture biologique, à l’image de ce que fait la ville de Munich ?

Une aide de 275 euros par hectare par an est accordée par la municipalité pour les 6 premières années de conversion, puis de 230 euros par la suite jusqu’à 18 ans. S’ajoute une aide accordée par l’Etat pour des programmes agroenvironnementaux d’environ 150 euros par hectare par an, soit toutes aides cumulées un total de 425 euros/ha/an. Le programme coute à la collectivité 1 centime d’euro par m3 d’eau, mais dispense de tout traitement.

L’eau potable de la ville a une qualité d’eau minérale. La ville soutient la commercialisation des produits bio (exemple : 5000 litres de lait dans les crèches par semaine). Seule l’agriculture biologique est proposée, car c’est l’unique moyen d’éviter toute pollution par pesticides. Voilà un exemple de révolution écologique !

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Modifié par moderateur Le 2007-10-03 18:49:26
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calozero
12/10/2007
OUI !... POURQUOI ?...

chez nous ( je ne vais pas citer la ville. Il semble que de tels messages soient censurés ) on essaie ...

on a beaucoup de mal, car la FDSEA fait un travail de sape très efficace. Non seulement auprès de ses adhérents, mais aussi auprès de la DDAF, donc de la préfecture ( ne me censurez pas, Monsieur ! Je ne serai pas plus précis )

l’hydrogéologue avait recommandé l’interdiction des pesticides sur les périmètres rapprochés, mais la préfecture est passée outre, en prescrivant a la place le Code des bonnes pratiques agricoles ( rigolam comme disent certains )

alors, on attaque, avec tous les délais et les incertitudes que ça représente.

le frein à une utilisation intelligente des captages d’eau, ça n’est pas les agriculteurs, mais ceux qui disent les représenter, plus une administration complice.

Sonic
3/10/2007
des serres chauffées aux Pays-Bas pour produire ... des fleurs

Je sais bien que ce Grenelle ne concerne que la France, mais en matière d’agriculture, les décisions se prennent d’un commun accord avec nos voisins européens.

Ne pourrait-on pas faire pression sur tous nos voisins (et sur nous-mêmes aussi, pour commencer !) afin d’éliminer les productions et les modes de consommation abbérants ?

Un exemple est la centralisation des filières d’approvisionnement des produits agricoles. Certes cette centralisation est logique dans la plupart des cas. Cependant, faire partir des pommes de la Drôme pour aller à Rungis, puis les retrouver le surlendemain dans les supermarchés ... de la Drôme : on pourrait faire mieux.

De la même façon, la grande majorité des fleurs que vous achetez viennent des Pays-Bas, où des serres sont chauffées tout l’hiver pour produire en toute saison. Ne serait-il pas plus logique de les produire en Italie ou en Espagne (même si toute une économie de la fleur est à déstabiliser) ?

Sonic
3/10/2007
la vigne : la pire des cultures

Je suis souvent étonné de l’amalgame qui est fait entre tradition et respect de la santé ou de l’environnement, alors que pourtant l’un et l’autre ne vont pas forcément toujours ensemble. Par exemple, dans certains cas, le labour (tradition multiséculaire inventée par les gaulois) peut être très préjudiciable à un sol et il vaut mieux cultiver sans labourer (ce qui est tout à fait possible et apporte d’ailleurs dans certains cas de meilleurs rendements, tout en économisant le carburant du labourage).

Et je suis frappé par l’image qui est donnée au vin et à la vigne : faite de terroir, de tradition, de respect de la nature, etc... Et pourtant, dans nos climats tempérés, la vigne est (avec peut-être certaines cultures fruitières) la culture la plus nocive pour l’environnement parce que :

  presque toutes les vignes sont cultivées parallèlement à la pente et sont désherbées : c’est une véritable autoroute pour l’érosion des sols et la dégradation de leur structure et de la matière organique des sols,

  c’est, avec les fruitiers, une des cultures qui utilise le plus de pesticides (et de loin),

  enfin, la vinification elle-même emploie beaucoup de produits chimiques.

Je ne dis pas la viticulture est nocive par principe, mais telle qu’elle est pratiquée en France pour 99% des surfaces en vigne, c’est lamentable.

marco
4/10/2007
la vigne : la pire des cultures
Soyons plus précis, certes les cultures de la vigne et des fuitiers necessitent bp d’interventions de protections, mais la aussi, les choses ont bp changé depuis 10 ans, avec un enherbement des inter rangs et une bien meilleure maîtrise. Mais que dire d’un viticulteur ou arboriculteur bio qui est contraint de traiter rapidement après une pluie lessivante avec des kg de Cuivre (néfaste pour le sol) alors que son voisi en conventionnel a une protection fongique resistant au lessivage. Au final, le bio traite 2 fois plus, donc plus de fuel....de tassement. L’érosion est un gros pb, mais qui s’améliore grandement avec les changements de pratique d’entretien du sol. Quant aux produits chimiques utilisés en vinification, du S02 c’est du S02, que ce soit pour du bio ou pas bio.
agmb
6/10/2007
Vignes et vin

En réponse je dirai une chose allez vous promener dans tous les vignobles français. Allez voir comment certains producteurs réalisent des merveilles dans cette activité. Reseignez-vous sur les travaux effectués en biodynamie. Certains viticulteurs ont réellement compris ce qu’était qu’une vision durable de la viticulture. La production intégrée du raisin va également au delà du bio... référentiel paradoxal dans la viticulture. Ce n’est pas vrai que 99% des surfaces cultivées l’est de façon lamentable.

Cette culture, à l’instar d’autres progresse. C’est vrai qu’il y a beaucoup à faire, alors tournons-nous vers ceux qui la pratique de façon durable et arrêtons ces constats d’échec qui ne font pas avancer les choses. Déjà dans les années 70 les grands écologues ont alarmé les populations et les pouvoirs publics.

Cultivez biodynamie, mangez biodynamie, buvez biodynamie.... c’est le seul moyen d’être sûr que les cultures sont en harmonie avec l’environnement.

vincelefou
3/10/2007
l’agriculture doit évoluer !
oui,à l’augmentation des production bio,diminution des produits phytosanitaires.il ne faut pas oublier que la terre se meurent l’érosion, la pollution des sols et de l’eau deviens catastrophique.Alors ces fameux rendement de l’industrie agro-alimentaire disparaitrons avec nous si la biosphère s’écroule. de nombreux rapport ont démontré qu’il étais possible d’alimenter le monde en produits bio et qu’il étais de meilleurs qualité. de toute façon ce qui est demander actuellement n’est pas le 100% bio. Nos cher agriculteur doivent produire de la qualité, mais nos consommateurs doivent aussi l’acheté. IL faut interdire l’importation des produits ne respectant pas au minimum les contraintes environementale francaise (europeen à terme,j’espère).celà est valable pour touts produits de consomation. Le citoyens lambda est conditionné depuis sa plus tendre enfance pour consommer plus par les publicités (télé,journeaux,affiche).donc tends que la concurence sera biaisé en laissant entrée des produits de qualité moindre que ceux produits par nos producteurs,les citoyens lambda consommeras aux moins chers pour consommer et non se nourrires.
Thibaut
3/10/2007
il y a urgence !

Pourquoi attendre 2012 pour commencer à réfléchir sur blablabla ? !

  > Suppression d’ici 2 ans de toutes les aides (y compris P.A.C.) aux productions agricoles non bio !

allons jusqu’au bout et rapidement, pour une fois, et ne nous arrêtons pas en route. Si des agriculteurs veulent poursuivre avec des pesticides et des produits polluants, ils peuvent toujours le faire, mais qu’ils ne compte pas sur la solidarité nationale pour les y aider, même en cas de coup dur (secheresse....). Voilà une vrai décision efficace et courageuse.

aurélie
4/10/2007
pour une argiculture raisonnée

J’ai grandi dans une ferme, dans une famille quasiment 100% agricole et je travaille aujourd’hui dans ce milieu. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce message. Je pense qu’il faut d’abord juger ce qu’on est capable de juger. Ce n’est pas réaliste de proposer de supprimer les aides agricoles. La vie d’un agriculteur n’est pas forcément rose, même avec les aides ! Il me parait très exagéré de parler ainsi de l’agriculture. Les chiffres parlent d’une croissance de 50% des besoins mondiaux en céréales d’ici 2030. L’agriculture biologique ne permet d’assurer des rendements suffisants pour nourrir la planète. Je ne suis pas contre l’agriculture biologique, certaines personnes en sont très satisfaites mais cela ne peut pas se généraliser car, même en France, peu de personnes sont capables de se nourrir 100% bio car cela a un cout de production trop élevé.

Le point capital qui concernent la plupart des agriculteurs et sur lequel ils ne communiquent pas assez est que les productions françaises actuelles sont déjà faites dans le cadre de l’agriculture raisonnée. Tous les agriculteurs réfléchissent et ajustent au mieux leurs traitements phyto-sanitaires et leurs apports d’engrais car cela coute cher ! Rien que pour la gestion de leur exploitation, ils sont obligés de raisonner. Ensuite, viennent les contraintes environnementales (zone vulnérable pour les nitrates par exemple). Enfin, de plus en plus, les agriculteurs font des démarches volontaires environnementales, que nous ne pouvons que saluer.

Si chaque citoyen français faisait autant d’efforts que les agriculteurs, la terre se porterait surement mieux.

ab
3/10/2007
pourquoi réinventer l’agriculture biologique ? ? ?

Pourquoi toujours réinventer ce qui a déjà été fait au lieu de chercher à l’améliorer, le compléter si nécessaire, et le diffuser plus largement .

L’agriculture AB est un mode de production respectueux de l’environnement et qui préserve les ressources naturelles locales. Ce mode de production fait l’objet d’un cahier des charge, d’un système de contrôle et de labels. Pourquoi n’est-il pas mentionné ? pourquoi ne le soutient-on pas et pourquoi est-ce qu’on cherche à la casser pour le remplacer par l’agriculture "raisonnée" ou "HVE", qui n’apportent aucune garantie suplémentaire ? ?

fred44
4/10/2007
L’agriculture biologique une filière inefficace

Arrêtez par pitié de faire l’éloge de l’agriculture biologique.

Contrairement à la démarche non productivisme et respectueuse de l’environnement promise par l’agriculture biologique la réalité est tout autre.

Sans parler des nombreuses falsifications et détournements dont est victime le label AB, une rapide recherche sur Internet permet de découvrir que le seul critère "légale" de cette agriculture est la suppression de tout produit chimique. Il est donc toujours possible d’avoir une agriculture biologique et productivisme en même temps, pour cela il suffit de remplacer les produits chimiques par des équivalents biologiques. Or la plupart des produits "naturels" utilisés pour les remplacer sont plus toxique que leurs équivalents chimiques (épandage de lisier à gogo, sulfate de cuivre).

Je suis très favorable à la création d’un label ayant des objectifs de résultat et non de moyen. De plus ce label HVE semble posséder différents paliers de résultats et ainsi ne ce contente pas d’une réponse oui/non mais permets de réellement évaluer la qualité du produit que l’on achète.

Pour moi il ne faut pas crée encore un autre label, mais regrouper, synthétiser les différents labels déjà présent en une seule labellisation simple donnant une note aux critères suivants :

  la juste rétribution de l’agriculteur
  non dégradation des ressources naturelles
  garantie de la santé du consommateur
  garantie de la santé des exploitants
  réutilisation des déchets de production
  qualité et bien être des animaux utilisé dans le processus de fabrication.

fred44

thierry
3/10/2007
A propos des prix agricoles

J’entends tout le monde s’insurger contre une augmentation possible des prix si on augmente les exigences environnementales de production.

Mais est ce que quelqu’un pense au "salaire" actuel de nos agriculteurs qui gagnent une misere ? n’etes vous pas choqués par le fait que la retraite moyenne des agriculteurs est inferieure au RMI ?

Alors bien sur, cela est en grande partie imputable a la grande distribution qui ne fait que prendre des marges sur les produits agricoles, alors nous devons changer ca mais on va devoir aussi accepter de payer un peu plus cher nos denrées alimentaires. La diminution de la part de l’alimentation dans le budget des menages doit maintenant cesser et je me pose la question : qu’est ce qui est le plus choquant entre payer un jean 90 euros et payer un kilo de pommes 3 euros ?

Alors je dis oui a une agriculture moins intensive, plus respectueuse de l’environnement et mieux valorisée tant en termes d’images que financierement.

roselyne
2/10/2007
agriculture biologique, etc...
Privilégier l’agriculture biologique et aider les agriculeurs bio. Arrêter l’élevage industriel qui est une honte !.... Arrêter la culture des OGM , il a dans la nature suffisamment de variétés résistantes naturellement aux maladies, etc.... Arreter les pesticides. Prendre des mesures drastiques sur la pollution des rivières. Dépolluer les sites pollués ;La France est l’un des pays les plus pollués. Arrêter les bla-bla avec tous les termes" développement durable"," haute valeur environnementale" " agriculture durable" etc , et appeler un chat un chat. laisser des jachères pour la bio-diversité. Protéger les espèces en danger. Protéger la méditerranée de la pollution des villes qui la borde. Ce n’est qu’une partie de l’iceberg de ce qu’il faut faire....
juju1940
2/10/2007
sur la proposition producteurs/ditributeurs

Donner un bonus à l’installation des jeunes qui choisissent le niveau maximal (HVE). Réviser dès à présent les cahiers des charges dans les filières de la production à la distribution, et confier à l’interprofession la charge d’établir des contrats types producteurs/distributeurs.

Comment se fait-il que le prix d’achat au producteur ne se répercute pas pour le consomateur ? Ex : les artichauds bretons sont inabordables financièrement au consomateur. ou en plein été les fruits ont été vendus très cher y compris dans les super marchés (intermarché.....)

La distribution a toujours été une enigme.

Léa
2/10/2007
Pesticides écolos
La France serait grand consommateur de pesticides chimiques (dérivés du pétrole...). N’y aurait-il pas des solutions davantages "renouvelables" comme des pesticides à base de plantes ou d’animaux comme la simple coccinelle grande consommatrice de pucerons ?
Le Mécréant
2/10/2007
i have a dream

A la lecture des nombreux post de ce forum je ne peut que constater l’attente forte de notre société : Le retour a l’agriculture traditionelle. Celle de notre enfance, la ferme des grand parents ou l’on allait en vacances. Dans mon village, il y avait 6 fermes, chacune une demi douzaine de vaches, nous étions riches, il y avait deux chevaux, un de nos voisin ne pouvait qu’atteler ses vaches faute de pouvoir acheter un cheval ou une paire de boeuf. Les journées était longues mais tous les enfants allait le mercredi chez la mere Guillo qui possedait la seule télé du village pour voir la piste aux étoiles. Le soir c’etait la radio avec la minute de Saint Granier. Nous vendions quelques veaux, un peu de beurre, quelques tonnes de patates, le reste du lait a la laiterie, on tuais un ou deux cochons, quelques volailles .... pas d’engrais, pas de pesticide ... que du bio !

Allez j’arrête, mes yeux s’enbrument !

Non je ne suis pas de la classe 14, c’etait en bretagne au début des années 60.

Cette agriculture la a existé, c’etait une agriculture de subsistance au temps ou la majorité des gens vivaient et mangeaient de leur produit, ils ne vendaient que le surplus.

Ce temps est révolu, la population agricole majoritaire en 1960. est devenu ultra minoritaire, voire marginale. Aujourd’hui il y a plus de monde dans les bureaux et organismes qui "gerent" l’agriculture que dans les champs ou les etables.

On comprend la nostalgie, on peut déplorer l’évolution qui a eu lieu, qu’importe la réalité d’aujourd’hui est que ce monde est révolu. Depuis la révolution, nous revons tous d’être marquis, d’avoir chateau et equipage, et c’est bon de réver, mais ceux qui reste de ce monde du temps jadis se sont adapté au monde actuel, ont du ouvrir le chateau pour changer la toiture, dans nos rêves nous oublions ces "contingences"

Il en est de même pour "l’agriculture idéale" qui parait dans ces posts.

L’avenir n’est pas dans le "tout bio" ou dans le "tout industriel" plutôt qu’un retour en arrière ou une fuite en avant, il faut trouver des voies d’évolutions. Pour le moement le débat se focalise sur "comment faut-il faire" Ce me semble être une erreur. La première question a laquelle il faut répondre est : quel monde voulons nous ? La seconde : comment allons nous y parvenir ? Et la troisième, absolument essentielle : somme nous prêts a payer le prix de ce que nous voulons ?

On nous parle des nitrates agricoles, certes mais quelle est la part des lessives de nos machines dans la production ce ces nitrates ? On nous parle d’économiser l’eau, certes mais nous prenons deux douches par jour. Diminuer les dechets ? mais nous achetons du café dans de petites cartouches metalliques qui passent a la poubelle. Il existe des cafetières a pression par exemple qui ne produisent aucun autre dechet que le marc.

La liste des exemples et longue et illimitée.

révolté
2/10/2007
Qui paye ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
Trés bien toutes vos propositions, mais a l’heure ou les consomateurs ont de moins en moins d’argent ou le hard discount se développe de plus en plus, pensez vous reellement que des francais vont payer plus pour mieux consommer ? Oh oui me direz vous on du mieux, mais quel pourcentage de la population cela concene t il ? Une minorité de nantis ?
encolère
4/10/2007
bientôt il n’y aura plus d’alternative

Bientôt il n’y aura plus d’alternative .

la seule solution sera donc de consommer .... moins ! donc mettons-y nous tout de suite !

vous verrez comme on se sent en fait tellement plus léger.

C’est ce qu’on appelle la simplicité volontaire. Ca ne suffira pas à sauver la planete mais ça y contribuera.

Le reste c’est "seulement" un question de volonté poitique. Si on décide une fois pour toute d’interdire un certain nombre de pratiques ou de les pénaliser suffisamment lourdement pour que l’industriel s’y plie plutôt que de payer l’amende ( beaucoup aujourd’hui préfèrent payer la taxe plutôt que de se contraindre à un effort , c’est que donc la taxe n’est pas assez élevée !), alors par exemple les yaourts peu emballés et aux pots recyclables deviendront moins chers que ceux des discounters avec trois tonnes de cartons de films et des pots en plastique non recyclable...

On pourrait même rendre mac do 2 fois plus cher que le bistrot du coin qui sert son plat du jour !

révolté
2/10/2007
Que de gachis

Nous voulons des paysans raisonable, une agriculture raisonnée, mais que faisons nous pour sauver les viticulteurs, ormis des controles alcootest. ?

Des milliers d’hectares von être arrachés, que planter a la place dans des régions comme le languedoc, ou l’eau est rare, et il fait tres chaud.

Pourquoi ne pas aider ces viticulteurs a produire du bio carburant, avec le produit de leur travail, plutot que de les inciter a prendre une pre retraite et laisser ces milliers d’hectares en friche, ce qui ne devrait arranger ni la couche d’ozone, ni l’agriculture francaise, et encore moins ralentir la propagation des feu

agriraisonné
2/10/2007
certification et illusion
Ce ne sont pas les certifications qui nourriront la population .L augmentation de la population mondiale entaine des besoins plus grand , le bétonnage de la planette impose aux terres cultivable d’etre plus productivent .Le bio n’est pas la solution d’abord par ce qu’il n offre pas la sécurité alimentaire ( micotoxines parfois mortelles chancre du blé ) et les quantités produites trop faible ce qui engendre un coup trop important de l’alimentation privant tout une population du minimum vitale. Il faut etre humble et patient en ameliorant sans cesse les produits phytosanitaires pour qu’ils soient moins dangereux mais ne pas supprimer des matieres actives tres utilent tant que nous avons pas de solutions de remplacement sans quoi des productions vont totalement disparaitres.Aujourd’hui les politiques pour faire semblant de tenir des promesses " vertes " enlevent aux professionels des produits ou mélange que l’on autorise encore aux amateurs.L’agriculture durable est celle du bon sens que les agriculteurs pratiquent dans leur quotidient.Les contrats cahiers des charges et autre pitreries n’ont aucun sens dans un monde ou les marchandises voyagent sans frontiere mélangées avec celles des pays ou le mot tracabilité n’est pas encore né et qui finissent les stocks de la pétrochimie.
JP aisne
2/10/2007
Pourquoi plus de certification ?
La certification existe, il n’est donc pas nécessaire de l’inventer. L’agriculteur ne vit que sous la menace de contrôle à répétition, on lui demande de produire sain (taux de mycotoxines limité à 1200ppb en blé) à un coût abordable pour que le français moyen puisse profiter de la vie sans se ruiner dans l’alimentation. Après une année 2007 catastrophique sur le plan climatique on s’aperçoit que l’on ne maîtrise plus tout à fait les rendements et que la qualité devient vite trés alléatoire. Si l’on veut continuer à produire en quantité et en qualité la protection des cultures est nécessaire à l’approvisionnement des marchés et à la qualité demandée par le législateur pour le bien-être du consommateur. Tout produit phytosanitaire (pesticide) nécessite pour sa mise en marché des études de toxicologie et d’écotoxicologie comparables à celles demandées par la pharmacie. Le coût engendré par ces recherches amène ces produits à des prix de mise en marché assez élevé ne permettant en aucun cas la surconsommation. La formation et l’information des agriculteurs, leur volonté de produire dans le respect des bonnes pratiques agricoles, le besoin de rationnaliser les coûts de production et d’accéder aux normes du marché les dispensent de toute forme de surconsommation de pesticides. Arrêtons de culpabiliser ces travailleurs qui ne souhaitent qu’une chose ; vivre de leur travail dans le respect le plus strict des demandes du consommateur.
jief
2/10/2007
BIO-UTOPIE

Le bio est souvent proposé comme une solution face à l’agriculture conventionnelle, or il faut voir le BIO COMME UNE SIMPLE NICHE.

Il est complètement UTOPISTE de développer ce mode de production qui ne pourra pas subvenir au besoin de tous les habitants de la planète.

Bien sur le consommateur moyen se dit avide de produits bio, pourtant lorsque l’on observe le PANIER DE LA MENAGERE moyenne on s’aperçoit qu’il n’y a AUCUN PRODUIT BIO...

Je pense qu’il faut au contraire SOUTENIR LA RECHERCHE POUR PRODUIRE MIEUX...

Il est possible de développer des produits suceptibles d’etre dégradés avec le temps et des variétés de plantes plus tolérantes aux maladies et aux insectes.

JLG47
2/10/2007
POLYCULTURE ET CULTURES COMBINÉE

L’évolution des techniques nous conduit à employer les produits de l’agriculture à divers usages en plus de l’alimentation :
  biocarburant
  textiles végétaux (depuis des millénaires) Cette diversification de traduit de divers manières :
  utilisation de production spécifique (coton, lin, ...)
  mise en concurrence d’un même produit pour divers usages (canne à sucre, céréales, ...)
  complémentarité des composant d’un même végétal (Lin pour huile et fibres, soja pour huile et alimentation animale, ...)

Il semble que la mise en concurrence d’un même produit pour divers usages, dont l’alimentation soit de nature à déséquilibrer le commerce mondiale de l’alimentation, que qui ne semble pas souhaitable dans le contexte actuel de croissance démographique et de désorganisation climatique des terre cultivables.

Dans le même but semble nécessaire de privilégier la complémentarité des composants.
  Par exemple, la collecte du maïs grain laisse près de 10 fois son poids en matière végétale généralement détruites sur place par broyage, ou pire par brûlis.

némo
2/10/2007
quelle démarche qualité et environnementale ?

bonjour, personellement je ne comprend pas trop l’orientation de ce groupe de travail

si en amont de la grande distribution les choses sont relativement cadrées par les differents référentiels existants, le consomateur n’est absolument pas au courant des divers progres réalisés par les filieres agricoles, l’Etat semble ignorer l’existences des GAP ( http://www.eurep.org/Languages/French/about.html ),et il semblerait que le privé aie une longueur d’avance. Créer une nouvelle norme pourquoi pas, mais quel est le cout pour un exploitant, l’Etat fera t il la promotion de sa norme ? car au final c’est un surcout, qui controllera les process, enfin avez vous les auditeurs capables de réaliser de tels controles, enfin si l’optique est de réaliser un standard mondial sommes nous suffisement fort pour pouvoir imposer nos normes.

quelle compatibilité avec les standards ISO 14000 et 9000 ?

salutaions

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Modifié par moderateur Le 2007-10-03 18:08:07
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Brigitte Compain-M...
2/10/2007
Développer les cultures maraîchères bio de proximité

Relancer la culture maraichère de proximité qui respecte l’environnement et les consommateurs sur les terres dédiées encore disponibles à la périphérie des villes. Le gain serait immense :
  produits de proximité (lutte contre le CO2, transports de longues distances, appelé aussi casse tête des kilomètres alimentaires
  éducation des enfants, des profs et de la population ;
  santé publique ;
  respect de l’environnement (eau, faune : batraciens, libellules....) ;
  revalorisation du paysage et de l’identité locale des sociétés de jardiniers-maraîchers ;
  emplois à la clef ;
  histoire et paysage ;
  pédagogie.... ;
  notoriété des maraîchers, de la ville, des élus.... ;

A suivre... 2012 c’est demain.... les projets de ville peuvent intégrer ces propositions à mettre en oeuvre d’urgence et libérer le foncier préempté pour le plus souvent être vulgairement bétonné. Un peu partout sur la vallée de la Loire, de nombreuses parcelles de cultures maraîchères ont disparues. Il faut cesser rapidement le massacre des gisements patrimoniaux de grande valeur agronomique, souvent paysagè-res, indentitaires et culturelle Notre association milite activement pour le re-développement en bio des terres maraîchères de la Baratte (Nevers - Saint-Eloi - Nièvre)

Brigitte Compain-Murez, Présidente de l’association Saint-Fiacre Loire-Baratte

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Modifié par moderateur Le 2007-10-03 17:56:35
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Daniel J
2/10/2007
La haute valeur environnementale et moi et moi et moi

Tout d’abord, j’aimerais savoir ce qu’il advient des réflexions portées par les intervenants sur les forums ? Poubelle ? Dépouillement et synthèse ? Archivage pour consultation ultérieure par les groupes de travail ? Car si "poubelle", alors j’ai mieux à faire, par exemple aller chercher un chauffage plus écologique pour mon logement...

Ensuite, je m’aperçois, comme toujours sur les forums, qu’il y a des "lobbys", des groupes d’intérêts qui viennent polluer la discussion en masse pour tenter de l’orienter. C’est exactement ce qui s’est passé toutes ces années dernières et qui fait que nous en sommes là : c’est à dire menacés de disparition à court terme.

Je vous propose de penser à nos enfants et d’oublier les étendards comme "BIO" ou anti "BIO" (l’important n’est-il pas d’avoir une nourriture saine et qui n’empoisonne pas notre planète ?) afin de rechercher sincèrement une issue ; c’est très urgent, sinon... c’est la mort à très court terme.

Donc, il est vrai que si aujourd’hui par exemple on ne mange pas "BIO", on ne meurt pas non plus à trente ans (arrêtons la psychose inutile). Par compte, il est tout aussi vrai que la production (toute la production, pas seulement agricole, mais y compris) pollue et empoisonne tout, oblitérant le futur des générations à venir - et même le notre.

Je vous demande de réfléchir ensemble à une période intermédiaire qui nous oriente très rapidement dans le bon sens, en attendant l’idéal buccolique dont on pourra parler plus tard. A l’évidence, le concept HVE est à définir au plus vite, et il se doit d’être très efficace et consensuel.

Merci à vous tous.

Jean-Marie
2/10/2007
Généralisons l’agriculture raisonnée !
Il existe une réponse concrète et parfaitement réaliste à l’objectif poursuivi : la généralisation de l’agriculture raisonnée. Les référentiels existent, ils vont dans l’exacte direction d’une agriculture durable. Il est donc possible d’aller très vite.
DAV
2/10/2007
Pollution agricole

En France, sincèrement à part les grosses entreprises les plus gros pollueurs sont les agriculteurs et s’ils ne veulent pas le reconnaitre c’est un tort car ils ont utilisés énormément de produits sans connaitre les conséquences que cela pouvait avoir.Ce que je leur reproche c’est qu’ils mettent en avant leur faible revenu et ils ne veulent pas changer de méthode de travail (agriculture intensive, épandage de produits,pas de respect de l’environnement) mais je crois qu’il vont y être obligé sinon ils disparaitront quand il n’y aura plus de ressources sur cette terre.Il feront comme certaine espèces animales.Ils ne prennent pas conscience du problème et lorsqu’on a essayé pollueur payeur, ils s’en sont bien sortis mais j’espère qu’on va arriver à les convaincre, il en va de la survie de certaine espèces sur cette terre.

Je ne suis pas un écologiste mais j’aimerai qu’on laisse la planète un peu respirer.

Je suis un pêcheur en ruisseau et rivière et j’ai pu voir dans les 15 dernières années comment surtout les petits ruisseaux ont disparu et les truites sauvages aussi soit à cause de la pollution de surface avec en plus la faiblesse des débits du au réchauffement climatique et le manque de pluie.Et en plus la pollution est plus dangereuse si les débits sont bas. Il y a en plus le drainage des eaux qui asseche les coins humides et qui font que l’eau s’écoulent plus vite et ne rentre pas dans les nappes.ce qui enclenche les catastrophes naturelles que l’on voit.Car l’état est repsonsable avec le bétonnage on parle beaucoup de ça mais les agriculteurs avec l’arrachage des haies et le drainage des coins humides ils n’y sont pas pour rien n’ont plus.

Avec la canicule en 2003 certains le regretter car il n’avait plus rien à donner aux animaux à part le foin de l’année alors que ceux qui avait garder ces prés avec des "biales" (petites rigoles)comme on dit chez nous, ils étaient contents.

Tout est liée dans l’écologie c’est une chaine.Si un maillon de cette chaine casse, un par un les autres maillons ont soit des problèmes ou bien ils disparaissent.

Willy29N
4/10/2007
Le Moderne peut être durable !

Dav,

A la lecture de votre participation, je vous invite à prendre connaissance du message que j’ai envoyé, "durable or not durable".

Ma vision est toute autre, ces grosses exploitations agricoles ont énormément évolué ! ! ! Les techniques se sont largement adaptées aux contraintes environnementales, et les "gros" sont aujourd’hui souvent à la tête de mouvements de sensibilisation aux pratiques raisonnées (par exemple désherbage sans produits phyto). Le chemin parcouru par ces exploitations reste à faire pour d’autres qui n’ont pas été soumises aux mêmes contraintes ... Je ne fais pas l’apologie de l’industriel (il y a des gens qui ne respectent rien partout !), mais force est de constater un réel professionnalisme, et de réels moyens pour la protection de l’environnement.

En tant que pêcheur de truites dans le Finistère, je peux vous affirmer que les ruisseaux et leurs populations piscicoles vont bien mieux qu’il y a 20 ans smiley

Bien cordialement.

Willy29N
2/10/2007
Durable or not durable ?

Je viens apporter ma petit pierre à l’édifice géant qui est en train de se construire. A la lecture d’un certain nombre de participations à ce forum, on a l’impression que seul le "BIO" peut apparaitre durable pour beaucoup. J’habite en Bretagne, où la production porcine hors sol est omniprésente. Aussi, j’ai eu la chance de visiter plusieurs élevages importants, et qui répondent à mon avis à tous les critères de durabilité qui sont souhaités pour demain. Je m’explique :

Ces ateliers, contrairement à l’image malheureusement véhiculée, sont très, très propres ! Aucune flaque de lisier, aucun écoulement, les eaux de pluie sont séparées pour être rejetées dans le milieu naturel, abords impeccables (et même fleuris), belle insertion paysagère ! Pour le lisier, les cultures (maïs, blé et orge) sont principalement fertilisées avec (c’est un engrais organique très bien équilibré), par des moyens permettant une bonne valorisation des éléments fertilisants (apportés au juste besoin des cultures), et réduisant les odeurs (injection dans le sol). L’excédent de lisier est traité dans une station biologique (du même type que les stations urbaines) où l’azote est transformé en azote gazeu (absolument non polluant), et le phosphore est capté par séparation de phase puis transformé en compost (envoyé hors Bretagne, sur des secteurs déficitaires en éléments organiques, par des camions qui revenaient à vide jusque là). Il ne reste que de l’effluent traité, sans odeur, qui est irrigué sur les cultures.

Les cochons consomment les céréales produites, l’outil est moderne et performant, et supportera la concurrence étrangère(pérennité économique), Il permet d’embaucher plusieurs personnes, et assure une qualité de travail (pérennité sociale). Les cahiers des charges sont très stricts, tant au niveau qualité que de l’environnement, et le suivi plus que sérieu.

Il s’agit donc d’un modèle de production très différent du BIO, mais à l’impact sur l’environnement limité, car ayant les moyens de mettre en oeuvre des outils très performants.

Personnellement, j’y crois beaucoup plus qu’à la structure individuelle avec des méthodes archaïques, qui aura plus de difficultés à s’adapter aux contraintes à venir (tant environnementales qu’économiques). J’espère avoir réussi à enrichir le débat, au plaisir de vous lire.

soucatra
2/10/2007
l’agriculture raisonnée : un premier pas vers l’environnement

Quand on observe la recommandation du groupe de travail (n°4), je trouve que l’on retrouve exactement le contenu de l’agriculture raisonnée. Pourquoi donc se compliquer la vie et ne pas se baser sur ce référentiel ?

Il suffirait de le compléter par des objectifs de résultats (qui effectivement font un peu défaut à date) et d’inclure des critères sur la gestion des énergies.

L’agriculture Raisonnée est déjà bien connue par le grand public et par les agriculteurs, il me semble donc indispensable (et bien plus efficace)de capitaliser sur cela, plutôt que de recommencer un nouveau référentiel qui sèmera la zizanie et le doute dans la tête du consommateur (déjà trop de référentiels existants !).

Nat64
2/10/2007
Respect des animaux
L’agriculture durable, c’est aussi le respect des animaux. Je souhaite que ce soit pris en compte dans le grenelle, puis retranscrit dans une loi. Les animaux doivent être élevés et tués dans de bonnes conditions, sans souffrance, et en favorisant les circuits courts, on évite le transport animal sur de longues distances.
antoine
2/10/2007
respect animal ! ! ! et l’éleveur
Savez vous qu’en france les régles dans ce sens sont déja draconnienne. Je voudrai quand méme vous dire que le principal intéressé par le bien étre animale est l’éleveur. En effet un animal dans de bonnes conditions est un animale productif. Il y a déja des textes nombreux dans ce sens, par contre l’éleveur semble étre oublié. Le métiers est déja dur et exigeant, et en plus on nous casse les pieds avec tout cela. Pour éviter trop de transports, achetez francais, c’est encore ceux qui voyagerons le moins,, et en plus vous aurez les garanties sanitaires francaises, qui je vous l’assure sont bien au dela de celles des autres pays.
Patrice24
2/10/2007
modes de productions en question

Il ne s’agit pas à mon avis d’une question de règles, draconniennes ou non. Je crois volontiers à l’attention portée par l’éleveur à ses bêtes et à l’intérêt économique qui en découle, mais quelle est sa marge de manoeuvre sur le bien-être dans les élevages industriels avec, par exemple 12 000 poulets dans un batiment ? ? ? De plus, dans ce types de production, le circuit-court n’existe pas et achetez français ne changera rien...les volailles industrielles font des centaines, voir des milliers de KM entre les sites de production, de transformation, de distribution.

C’est, à mon avis le choix du système de production qui est en cause.

Ryoko
3/10/2007
Respect des lois ! ! !
Les règles en EU sont draconiennes, dites-vous ? Encore faut-il qu’il y ait une vraie volonté politique pour les appliquer. Récemment encore, une association de protection animale a arrêté un camion rempli de cochons qui traversait toute l’Europe pour se rendre sur leur lieu d’abattage. C’est inadmissible. Je regrette que le bien être animal n’ait pas du tout été pris en compte par ce groupe de travail. Or il s’agit d’une thématique qui a sa place dans nos préoccupations plus générales de protection de l’environnement.
Tournesol
3/10/2007
respect des animaux d’élevage
Certe le métier d’agriculteur est dur mais tous les métiers sont durs quand on applique les règles de qualité qui ont été établies. Il est pourtant indeniable que le bien être des animaux de ferme n’est malheureusement presque jamais respecté : animaux enfermés (poules pondeuses, cochons), animaux mutilés (toujours les poules), animaux séparés trop jeunes de leur mère (veaux, chevraux), animaux transportés dans de mauvaises conditions, animaux stressés. En tant que citoyen, je demande que ce sujet fasse partie du Grenelle de l’environnement.
antoine
3/10/2007
bof
Je vous trouve un peu catégorique quand vous dites que le bien étre n’est presque jamais respecté. Connaissez vous beaucoup d’exploitations pour étre si sur de vous ? Personnellement éleveurs de moutons je pense mes bétes heureuses et aimerait juste que l’on amalgame pas systématiquement élevage, et élevages en batteries.
beatrice-38
9/10/2007
marre des inepties du bien être animal

Qu’il est facile de critiquer ou de s’offosquer lorsqu’on ne connait pas vraiment le sujet et que l’on s’émeut de son canapé sur des photos choisit avec soin et qui retranscrivent tellement l’intégralité des pratiques...

1/ je vous invite à exercer ne serait-ce qu’un mois le metier d’agriculteur et nous pourrons peut-être reparler de la dureté et de la complexité de ce métier et du revenu qui va avec.

2/ Un éleveur qui aime son métier aime aussi ces animaux. De plus, il sait que tout animal stressé ou élevé dans de mauvaises conditions d’élevage= moins de viande et + de maladies donc = moins de revenus et moins de qualité. Certes, tous les éleveurs ne sont pas de bons éléveurs c’est comme partout et il peut y avoir dérapage ; Mais les "bons" éleveurs ne sont jamais mis en avant ... De plus, par pitié, il va falloir arr^été de transferer les sentiments humains à des animaux qui sont entièrement différents de nous et qui n’ont pas les mêmes besoins ni les mêmes reflexes, attitudes et règles de vie ! non, le milieu de vie naturel de la poule ou du canard n’est pas le canapé de l’humain§ et scoop ! il peut lui arriver de bouffer le cul de ses voisines ...

je ne suis pas agricultrice, mais suis au contact de ce métier et près de certaines réalités...

magbret
3/10/2007
entièrement d’acord avec vous

bonjour,

c’est le grand thème absent de ce grenelle ! le respect de l’animal , et notamment ceux qui sont élevés et tués pour la consommation humaine .

A quand la fin des veaux en batterie , des poules élevées dans des conditions horribles a 15 ou 20 au m2, de ces truies qui ne peuvent même pas bouger dans leur stale a qui l’ont fait faire jusqu’à 12 portés pour faire de la viande pas cher.

je pense aussi au long transport : tout ces animaux entassés les uns sur les autres sans eau , sans nourriture . je pense aussi a ce que l’on peut voir quand les médias le montre : ces déchargements des animaux allant a l’abattoir que l’on maltraite , que l’on traine avec des chaines parce qu’ils ne peuvent meme plus marcher, que l’on balance du camion pour aller plus vite , que l’on traite comme de la vulgaire marchandise ... je ne parle pas du petit producteur fermier qui lui d’après ce que je peux constater près de chez moi , prends soin de ses animaux ,destinés généralement au boucher charcutier du coin , je parle de tout ces animaux élévés pour la consommation de masse .(en petits plats cuisinés...)

Que l’on fasse respecter la loi au maximum , mais que les pouvoirs publics prennent en compte que beaucoups de gens en ont marre de voir cette souffrance alors que l’on peut y remédier facilement si on s’en donne un tant soit peu la peine , en prenant en compte dans l’élévage : le bien être animal . ce sont des être vivant et sensible , il mérite notre considération .

magbret

Judith
3/10/2007
Le moins de souffrance possible dans nos assiettes
Les transports interminables,les mauvais traitements trop souvent subis par les animaux de boucherie de la part des personnes qui acheminent les animaux jusqu ’aux abbatoirs, le surpeupleument dans élevages,l ’exploitation sans limite des vaches laitières ,etc...Toute cette souffrance dans notre assiette !Il est plus que temps de prendre réellement en considération la nécessité de veiller au bien-être de animaux de consommation !
Julie
4/10/2007
Manger moins d’animaux pour les respecter plus

Vous souhaitez que les animaux soient mieux traités ? Que leur vie soient plus douce ? Et bien ne les mangez pas ! ! Ou du moins, mangez-en moins si vous pensez qu’il est tout de même important d’en manger. C’est VOUS qui avez ce besoin de viande, et les producteurs ne font que répondre à VOTRE demande ! Et comme votre demande est de plus en plus forte, et bien ils produisent de plus en plus, souvent par des moyens pas très repectueux...

Vous cautionnez ce que vous dénoncez !

Changeons notre façon de consommer, que cela soit pour le bio, pour le respect animal, ou pour toute autre forme de consommation et nous changerons les modes de productions ! ! !

Que cela soit bien clair, si du jour au lendemain, plus personne de mangeait de vache, et bien, certes les producteurs de bovins se retrouveraient au chomage, mais plus personne ne reprendrait la filière et il n’y aurait plus de souffrance bovine ! !

Comment pouvez-vous demander au producteur de s’adapter quand vous même ne faites pas d’effort ? ? Les producteurs ne font qu’essayer d’obtenir de quoi se nourrir...

Une végétarienne adhérente dans une AMAP.

JMP
2/10/2007
QUI MANGERA DEMAIN 2/2

  QUELS RENDEMENTS POUR DEMAIN ET QUEL COUT POUR SE NOURRIR : l’usage de produits phytosanitaires permet une augmentation des rendements (augmentation des volumes produits et moins de pertes). Il est évident qui si les agriculteurs pouvaient obtenir les mêmes rendements sans avoir à traiter leurs produits ils ne s’en priveraient pas. Si on en croit la différence de prix moyenne entre les produits bio et les autres on peut estimer que le gain en terme de rendement est d’au moins 30%. De plus, certaines années, une production bio est bien incapable d’assurer ne serait-ce qu’un rendement minimum : beaucoup de producteurs de vin bio ont une production catastrophique cette année car ils n’ont pas pu défendre leur vigne contre le mildiou et envisagent un retour à des méthodes traditionnelles.

Aujourd’hui nous parlons de nouveaux débouchés pour l’agriculture (bio carburants) et la population ne cesse de croître. Les conséquences sont évidentes, la demande pour les denrées agricoles va augmenter et les prix grimper (la hausse récente de plus de 100% de certaines céréales n’est qu’un début), tout le monde ne sera pas servi. Il est facile quand on est riche et gras de vouloir un monde bio mais sommes nous prêts demain à avoir un budget alimentation multiplié par 3, 5 ou plus. Nous n’en sommes plus dans le domaine des suppositions mais bien dans le réel : en 2007, les Etats-Unis préfèrent réserver leur production de maïs aux bio carburants au lieu de l’exporter au Mexique, les prix flambent et les paysans mexicains dont l’alimentation est à base de maïs souffrent de famine. Et nous n’en sommes qu’au début !

Pour produire bio, il faudrait donc accepter certaines années de ne pas pouvoir disposer de certaines productions pour lesquelles la pression des maladies aura été trop forte et surtout avoir la possibilité de multiplier les surfaces cultivables afin de pouvoir produire en quantité suffisante. Cela n’est pas réaliste. Il me semble difficile et dangereux de nous passer des traitements des cultures à une époque où il faut que nous trouvions le moyen de produire plus. Par contre, il faut effectivement encadrer leur utilisation et traiter de manière responsable ce que font la plupart des agriculteurs aujourd’hui même si des progrès restent surement possibles.

Avant de demander de aux gens de choisir il conviendrait donc de donner une information complète afin que chacun assume demain les choix d’aujourd’hui.

(PS : dans le monde le pays qui utilise de très loin le plus de produits phytosanitaires est le Japon ... dont la population a la plus grande espérance de vie.

marie-simone
2/10/2007
assiette bien remplie verre vide
il faut arrêter de penser uniquement en ce sens vous occultez une partie du problème le tout bio n’est de toute façon pas réalisable toutes les structures ne le permettent pas mais il est cependant urgent et important de penser à réduire les intrants phytos sinon vous aurez certes une assiette bien remplie mais un verre vide ou agréménté de pesticide .A vous de choisir !
brigitte
2/10/2007
question sur le forum

bonjour je n’arrive pas à comprendre la lecture de vos 11 propositions (fin du texte de départ du groupe 4) ; on retombe toujours sur les 2 premières ci-dessus quelque soit l’alinéa que l’ouvre.

ai survolé bon nombre des contributions des visiteurs des forums : il y a ceux qui "savent l’agriculture-agroalimentaire" et ceux qui "consomment" de l’alimentation ou de l’environnement ; il y a, à l’interface, de nombreuses incompréhensions dues à la méconnaissance des évolutions récentes des marchés et de la vie agricole.
  par ex : "sans manger de viande", pourquoi pas mais l’équilibre des menus et des diètes est assez compliqué ; déjà qu’on considère qu’il faudrait encore mieux être éduqué pour bien s’alimenter ; la publicité nous le rappelle chaque jour, et toujours en nous vantant des produits très accessoires à l’alimentation.
  par ex : si l’on stoppe la production de viande à l’herbe ou aux pâturages, qui va payer pour entretenir ce pays, première destination touristique mondiale ? comment sera traitée la forêt méditerranéenne qui a bien du mal à retrouver des usages pour survivre au feu ?
  par ex : ceux qui refusent les engrais ou les produits de traitement pour les maladies et ravageurs des plantes, refusent-ils les soins modernes à leurs enfants ou les vitamines et minéraux pour les rendre plus costauds ?

ce qui me frappe le plus (et j’explore en ce moment la très belle expo photos + fiches sur l’éducation au développement durable proposée par l’Education Nationale cette rentrée), c’est la négation du "facteur humain positif" ; l’action de l’Homme est toujours chez nous proposée sous l’angle négatif : pillage, pollution, perte de biodiversité, exploitation de l’animal, souffrance... ; faire de l’argent, la belle affaire. Et l’homme qui nous nourrit ? peut-on le respecter, respecter sa peine au travail : c’est un "entrepreneur indépendant et responsable" qui fait avec les moyens du bord et avec les connaissances du moment. Comment ensuite donner aux enfants l’envie d’observer, comprendre, respecter, se responsabliser, avec ces idées toutes faites et si possible très caricaturales. poursuivons notre quête d’un pays équilibré, harmonieux, où il fait bon vivre, mais où l’on devrait si possible mieux respecter son voisin (voir le débat stérile sur les chiens dangereux qui nous amène vers une nième loi vide de sens). Soyons un peu raisonnés, sinon le Grenelle ne sert qu’à réinventer l’eau tiède ou à se défouler.

JMP
2/10/2007
Qui mangera demain 1/2

Il est politiquement très correct de parler en faveur du bio et j’aimerai attirer votre attention sur le manque d’information sur les produits bio :

  L’INFORMATION SUR LES PRODUITS BIO EST TRES INSUFFISANTE : produit bio ne veut pas dire produit sain. Le bio n’est qu’une obligation de moyen et non pas de résultat et il y a une énorme différence. On peut avoir un champs bio près d’un aéroport. Par ailleurs, la nature produit elle même des substances toxiques. Les pommes et le lait entre autres contiennent des mycotoxines dangereuses (cancérigènes) qui la pluspart du temps ne peuvent être combattues que par un traitement fongicide (phytosanitaire). ). Il faut par exemple savoir que les produits ayant un label bio ne peuvent pas être utilisés par les fabricants de produits alimentaires destinés aux bébés ! ! Pourant, pour tout le monde le produit bio est ce qu’il y a de mieux, et est un produit parfait sur le plan sanitaire. C’est FAUX

marie-simone
2/10/2007
poison le bio ?
nous sommes producteur de lait bio et si un jour tu trouves du fongicide dans ce lait tu me fais signe il faut savoir que la nature ne laisse jamais de vide et que par conséquent les mycotoxines combattuent à coup de fongicide vont muter et résister à ces produits pour devenir cette fois ci réellement dangereuses Depuis les temps nos ancêtres qui ne se souciaient pas tout cela ne mourraient pas plus du cancer .IL FAUT arrêter de voir du poison dans ce qui est naturel
Anonyme
2/10/2007
Questions non abordées : traçabilité !
Je m’aperçois dans les questions de production/ consommation que certaines questions ne sont pas du tout abordées. En effet, il faut favoriser les achats locaux pour diminuer les pollutions liées au transport des marchandises. Pour cela le consommateur doit être informé du lieu de fabrication de son produit. EXemple tout simple, je suis consomm’actrice et je souhaite favoriser les productions françaises. Or problème, je vais en magasin pour acheter un pantalon : je ne suis plus en mesure de savoir où cet article a été fabriqué : en chine, en France ? L’information sur la provenance des produits textiles n’est plus obligatoire. L’Etat doit se repositionner sur cette question. Il me semble important de permettre une bonne lisibilité des produits français, puis des produits de l’union européenne.
antoine
2/10/2007
ok tracabilité
Je vous rejoint entiérement.Pour ce qui est de la tracabilité des produits agricoles en france, savez vous qu’elle nous a étée imposé depuis plusieurs années a nous agriculteurs francais sous peine de sanctions. Bizarement des animaux qui quittent mon exploitation, tous tracés, je peut retrouver la mére la date de naissance ...ne le sont plus en arrivant chez les distributeurs. Nous sommes en concurence avec des pays qui ne respectent rien a rien de ce coté la et sont incapable de tracer leurs produits peut étre est ce pour mettre tous les produits sur un pieds d’égalité ? ? ? En attendant cette tracabilité a un coût pour nous et nous aimerions que le consommateur sache pourquoi nos produits sont si chéres, parceque nous ne faisons pas nimporte quoi.
ventoux
2/10/2007
on est en train de refaire le monde

comme si les référentiels de territoire n’existaient pas ! un seul exemple : dans les "zones vunérables nitrate" (un bon tiers des surfaces agricoles Françaises). Pour chaque culture et chaque production ont été définies et validées par l’administration des conduites de culture notamment en ce qui concerne les fertilisations qui imosent un respect de ces normes avec un prévisionnel qui respecte les obligations , un enregistrement et à postériori un contrôle par l’adminsitration chargée de la qualité de l’eau (DDAF - police de l’eau)

alors arrêtons de réinventer l’eau chaude et appliquons bien ce qui existe déjà

Lucide
2/10/2007
motorisation agricole

Bonjour,

Que de sujets possibles et importants. Cependant, il ne faut pas se tromper d’objectif. Les vehicules type 4*4 relèvent de deux catégories : ceux qui en possedent et qui roulent en ville pour leur plaisir, et ceux qui ont une activité agricole professionnelle ou amateur. Ces derniers peuvent avoir des animaux assez lourds, bovins, equins, etc....et pour les deplacer, il faut un vehicule LEGALEMENT CONFORME et il est vrai que les 4*4 sont faits pour cela et repondent aux exigences du legislateur. Quand on se deplace sans tracter de van avec ces vehicules, c’est parfois parceque le vehicule habituel est en panne, ou autre desagrement. Taxer aveuglement ces vehicules est totalemnt contraire a l’esprit "developpement economique, agricole en respectant l’environnement". Ces possesseurs de 4*4 à composante agricole sont le premiers à ne les utiliser qu’à bon escient au vu du cout d’achat et d’entretien de ces vehicules, et croyez bien que je m’efforce de participer à toutes les iniatives inovantes pour donner priorité aux problèmes d’environnement. De grace, n’enfonçons pas le clou dans une planche qui n’en a vraiment pas besoin et ne legiferer que sur l’important et sur les authentiques problèmes d’excès de consommation de pétrole.

Le_mouss
3/10/2007
4*4 pour les agriculteurs ? ? ?

Travaillant dans le secteur automobile, il n’est pas très raisonnable de dénoncé la pollution des 4*4 plus que rentable, mais votre intervention m’interpelle.

Si je reconnais que le 4*4 est inutile en ville, il est à mon avis tout autant pour certains professionnels que sont notamment les agriculteurs. Etant fils d’agriculteur, le véhicule de ferme n’a été longtemps qu’une 2CV, c’est à dire un véhicule pouvant aller dans les champs simple et économique. Les agriculteurs n’ont guère besoin de 4*4 à mes yeux (excepté en montagne ?) puisque le véhicule de ferme est généralement utilisé pour emmener des compléments alimentaires aux animaux ou diverses fournitures pour travailler des clotures, quand il s’agit de travailler les sols, ou transporter des animaux, un 4*4 ne peut tracter une charrue et un tracteur sur une ferme peu étendue sera plus efficace à tracter une bétaillère.

Et je ne m’étendrais encore moins sur le sujet des équidés qui pour moi sont transportet sur plusieurs kilomètres dans la majorité des cas pour le loisirs, dans ce cas doit-on considérer acceptable écologiquement qu’un 4*4 tracte un bateau puisqu’il faut bien cela pour tracter le bateau des vacances ?

Que la taxation des véhicules polluant mérite dicernement je suis d’accord, mais l’arbitrage m’apparait bien complexe !

geriko
2/10/2007
Toujours plus bio
Je lis avec beaucoup d’intérèt les écrits qui sont le reflet des peurs et espoirs de notre mondre moderne. j’habite à côté d’une boutique qui vend des fruits et légumes bio. Je suis toujours très surpris de leur aspect très beau et comparable à ce que l’on trouve issu d’autres mode de production. De deux choses l’une : ou bien des outils sont utilisés par les producteurs bio pour assurer quantité et qualité et dans ce cas je voudrais savoir lesquels ou bien la production bio a pour axiome de ne pas rencontrer de problèmes sanitaires (ce qui m’étonnerait beaucoup vu la météo de 2007). je suis donc toujours dubitatif sur l’aspect de produits bio et la façon dont ils ont été obtenus. Pour ma part je consomme du conventionnel parce que je considère que le bio est quelque-part un comportement de nantis et nos grand-parents et arrière grand-parents qui consommaient bio vivaient sensiblement moins longtemps que nous. Je ne suis pour autant angélique et considère que tout ce qui peut être fait pour améliorer la situation doit l’ètre : amélioration des connaissances, encadrement de l’utilisation des pesticides et engrais, amélioration des techniques... N’oublions jamais que nous avons la chance de disposer d’une alimentation variée, de qualité et peu chère et que nous le devons aux progrès de la génétique et de l’agronomie, mais que cette situation est loin d’ètre figée. Sur ce bon appétit à tous
Grand Dijon Vert
2/10/2007
retour intelligent au bio

"Pour ma part je consomme du conventionnel parce que je considère que le bio est quelque-part un comportement de nantis et nos grand-parents et arrière grand-parents qui consommaient bio vivaient sensiblement moins longtemps que nous"

Etonnant de lire ceci...

  le Bio pour les nantis ? Le bio coute souvent un peu plus cher que le "traditionnel", c’est vrai, alors ceux qui ont un peu plus d’argent peuvent en acheter plus. Mais ce n’est pas ainsi qu’il faut voir les choses. Que ceux qui ont des sous les dépensent pour des aliments issus d’un processus non polluants au lieu de le dépenser dans le "traditionnel" (polluant), c’est dépenser intelligement son argent. Plus il y aura du bio, plus les prix vont baisser. Il faut savoir qu’il n’y a pas ou peu d’aides aux agriculteurs bio, alors que les "conventionnels" passent une grosse partie de leur temps non pas dans les champs, mais à remplir des formulaires pour obtenir des aides financières. Des aides qui proviennent de nos impots, et donc que nous payons.

  Nos grand-parents n’avaient pas le système médical actuel, d’où le fait de vivre moins longtemps. Avec nos pollutions, il y a augmentation de cancers. Ainsi, bientôt( ?) vivront nous aussi longtemps qu’eux ?
  Nous avons une alimentation variée car certains aliments viennent de loin (fruits et légumes inconnus en France ou peu répandu il y a 50 ans). "De qualité". Ca dépend...

A Dijon, nous cherchons des agriculteurs bio pour développer des AMAP, mais certains préfèrent faire du blé intensif (pesticides, insecticides, engrais chimiques) par exemple. Ceci est plus rentable à court terme, mais détruit la qualité des sols et des eaux.

OUI à toute exploitation de la nature non polluante et qui ne la dégrade pas !

geriko
2/10/2007
Le bio pour qui ?

Eh oui le bio coûte sensiblement plus cher que le conventionnel, alors ceux qui peuvent se le paient et les autres espèrent que leur nourriture soit quand même de qualité : je trouve cette opinion très critiquable sur le plan social. Les agriculteurs passent du temsp à compléter des formulaires, peut-être est-ce une déformation de la PAC, mais n’oublions pas que la France et l’Europe nous ont apporté l’autosuffisance alimentaire qui nous manquait cruellement jusque dans les années 50 (devoir de mémoire). Vivrons-nous aussi vieux que nos ancètres, les stats répondent : nous continuons de voir notre espérance de vie augmenter régulièrement et je persiste à croire que notre vie est bien meilleure que celle de prédecesseurs.

Ceci dit chacun est absolument libre de ses convictions et je milite pour un suivi et une amélioration continue des pratiques environnementales de l’agriculture. C’est à travers une sensibilisation et une émulation que nous aurons des résultats toujours meilleurs, mais de grace stoppons l’utopie.

sky
2/10/2007
Produire bio coûte plus cher !

"Plus il y aura du bio, plus les prix vont baisser." Effectivement la quantité permet de gagner sur les frais logistique (regroupement, transport, mise en vente...) mais uniquement sur cela. Pour la partie production à proprement parler il est indéniable et vous pouvez faire toutes les comparaisons que vous voulez : produire 1 kg de nourriture bio revient plus chèr qu’un kg de produit conventionnel, quel que soit l’aliment. Le différentiel est bien évidemment plus ou moins important selon les produits. Je fais du conseil chez les producteurs bio et je suis donc bien placé et parfaitement à l’aise pour en parler. Après on peut dire qu’il faut des circuits courts en bio pour que le produit soit moins cher pour le consommateur, certes mais on peut aussi faire cette même économie avec du conventionnel. Et après on peut dire que l’on peut manger moins de viande et plus de légumes pour faire un peu d’économie et acheter bio. Certes mais on peut aussi manger moins de viande en conventionnel et plus de légumes dans le schéma conventionnel et on fera des économies.

Votre remarque sur le fait que les bio n’ont pas d’aides et le fait que certains agriculteurs passent plus de temps à remplir les formulaires de demande d’aide est bien mésirable et montre que vous êtes loin de la réalité de terrain, ou qu’en tout cas vous avez une fausse idée d’une certaine partie du terrain.

petitpont 51
2/10/2007
aide bio et non bio etc.etc
je crois que les gens sont totalement ignorants de la maniere dont son distribuer les aides , celles ci sont les memes quelque soit le mode de production bio ou pas , intensif, resonné, extensif etc. En matiere de qualite alimentaire je doute !(micotoxine , parasitisme ...) pour ce qui est du sol et de l’eau , il est vrai que les agris on jouer les aprentis sorciers sous la bien veillance de la CEE mais depuis 20 ans ils ont bien pris consience du probléme et ceci bien avant certains écolo citadins. De jour en jour ils metrisent mieux les mécanismes des plantes et optimise au + prés leurs méthodes de productions. l’exploitation de l’agriculture non poluante et qui ne dégrade pas ? je vais essayer d’etre bref le probleme est que la plante pour se nourrir ne peut absorberl’azote que sous la forme de nitrate et mème si on utilise du fumier l’azote doit se transformer en nitrate . L’ homme pour se nourrir à besoin de glucide lipide protéine, la plante elle c’est azote phosphore potasse magnésie et bine d’autres éléments et quelque soit sa forme ( organique comme le fumier ou minéral)la plante ne peut l’absorber que sous sa farme la + simple : MINERAL l’utilisation de fongicide est l’équivalent de l’antibiotique chez l’homme l’herbicide c’est comme les pommades contre l’acnée ou autres problemes de peau voir le maquillage l’insecticide c’est l’anti poux de nos chères tetes blondes ou autres vermifuges ce raisonnement doit aller au delà de l’agriculture mais sur nos comportement de tous les jours ( pas de voiture, de jouet venant de l’autre bout du monde ,pareil pour certains fruits, pas de médicament "chimique" ni de vaccin, bref la liste est trés longue .) pour ce qui est de la durée de vie le cancer n’est pas né du jour au lendemain mais à toujours exité si ce n’est qu’aujourdhui on sait le détecter nos vieux mouraient + tot à cause dela pénibilité du travail, du systéme de santé "inexistant" d’une variation d’alimentation tres réduite du à une meconaissance des enjeux sur la santé ,les moyens et méthodes de transport et de conservation de ces derniers,.....
KOLV
3/10/2007
Merci pour ce recadrage !

Comme j’ai pu le lire dans ce forum, une bonne partie du problème réside dans la méconnaissance du grand public sur ces sujets.

Mes grands-parents savaient (intuitivement peut-être) ce qui était bon pour eux, pour leur terre pour leurs bêtes.

L’information, la connaissance est au coeur de notre débat.

Revenons à la connaissance de nos fondamentaux, s’alimenter, vivre en collectivité, prendre soin de soi et de ses proches, ce sont les premiers besoins à satisfaire avant de penser au reste (cf Pyramide de Maslow). La médecine chinoise est assez intéressante sur ce point...

J’espère que ce Forum aura au moins le mérite d’informer.

PS : si la connaissance est clef, travaillons-y pour que nos enfants aient moins cette conscience....

Merci donc à l’auteur pour ce recadrage...

geriko
3/10/2007
considérations sur le bio

Le bio pour les nantis : c’est un fait. la différence de prix permet à celui qui a les moyens de se l’offrir et de se rassurer sur son engagement environnemental sans forcément se préoccuper de la globalité de ses comportements. Quant aux autres, ils espèrent que ce qui est fait par les pouvoirs publics et les agriculteurs leur permet d’accéder à une nourriture saine, ce qui à os sens est le cas. Je suis néanmoins pour une vigilance de tous les instants sur les partiques des agriculteurs.

Sur l’espérance de vie, les stats parlent. Nous continuons de gagner 3 mois d’espérance de vie par an. Alors oui, les générations précédentes n’avaient pas le même service médical, mais les médecins considèrent que les premiers médicaments sont les aliments. Il suffit de regarder les conclusions de la dernière étude sur les causes des cancers : d’abord alcool et tabac, puis nourriture mal équilibrée. Les causes professionnelles ou environnementales n’y sont que pour 4%. Il ne faut pas les oublier, mais il ya vraiment d’autres priorités.

Ceci dit je n’empèche personne de consommer bio si cela correspond à son mode de vie. N’oublions pas qu’aucune étude n’a mis en évidence un réel avantage pour la production bio du point de vue de la santé humaine.

Le_mouss
3/10/2007
Intelligence ?

Je reste aussi personellement dubitatif sur le bio quand vivant en région parisienne et à cause de la pollution je vois peu d’insectes mais que malgré tout les pommes de ma voisine sont pour moitié accompagné de vers ! Le bio des étalages est comme dit dans le premier post sur ce sujet "miraculeux" sans aucun produit toxique dangereux polluant il arrive à des résultats équivalents aux "conventionnels polluants...

Dans un pays grands consommateurs d’antidépresseurs (et sans parler d’alcool ou tabac)... je trouve très impressionnants de s’empoisonner de médicaments à la moindre infection et ne pas comprendre qu’un agriculteur évite la maladie aux plantes, vaccine les animaux...

Avant de parler de bio, il faut bien comprendre que le bio est moins productifs en termes de rendements et que s’il est plus écologique, à l’heure ou certains pays d’Afrique souffre régulièrement de famine, il faudra aussi s’habituer à se passer des fraises espagnoles au 15 mars, de melon hors juillet et aout...

Avant de parler "bio", il y a bien d’autres révolutions à apporter, consommer localement et de saison serait la première chose à apprendre, et plutôt que parler de "bio" il serait temps de parler de "naturel" et supprimé tous les plats cuisinés individuels riches en emballage, le carton autour du tube de dentifrice, les lots gratuits avec packaging particulier...

phil
3/10/2007
cahier des charges BIO

L’agriculture biologique est règlementée par un CAHIER DES CHARGES répondant à des critères précis ( utilisation de pesticides et engrais chimiques interdits par ex ).

Certains produits chimiques tels que " la bouillie bordelaise " contre le mildiou sont toutefois autorisés ( heureusement vu la météo de cette année).

Cette agriculture est labellisée AB pour la plus représentative en france, et contrôlée par un organisme indépendant basé en midi-pyrénée.

A priori non reconnue bénéfique pour l’organisme humain, elle à le mérite de produire une agriculture un peu plus respectueuse de l’environnement, et représenterait un " art de vivre " plutôt qu’une action sanitaire bénéfique.

Par contre le cahier des charges du label AB ne garantit pas ses produits de pollutions " externes " tels que dioxine, radio- activité...

Concernant la toxicité des produits " BIO " il reste à savoir qu’est-ce qui est le plus dangereux pour l’organisme humain ; mycotoxines " BIO "ou nocivité des produits chimiques.

L’agriculture " BIODYNAMIQUE " beaucoup moins connue et beaucoup plus draconniène dans ses mesures serait plus bénéfique à l’organisme humain et à l’environnement, mais sa capacité en rendements est-elle réaliste vu l’accroissement de la population mondiale.

Bénédicte
2/10/2007
Approvisionnement des magasins
Approvisionnement : Faire l’inventaire des différentes formes de ventes des fruits et légumes sur le territoire (voire par département, ou région) et quantifier leurs besoins en approvisionnement en marchandises et faire l’inventaire des producteurs sur ce même territoire et faire coîncider les demandes en respectant les besoins des uns et des autres. Si toutefois certains produits manquent, voire l’approvisionnement au plus proche afin d’éviter les transports de marchandises lointains et cela éviterait la pollution des camions et favoriserait le marché local. Est-ce possible à organiser ? Je pense que oui.
Tempoco
2/10/2007
Aider les nouveaux produits phytos à être homologués

Partir du postulat que l’agriculture moderne peut nourrir aujourd’hui la planète sans produits phytos est une impasse. Demain sûrement pas, après demain peut être mais il faut entraîner les acteurs de ce domaine dans cette direction, sans nouvelles menaces, le ménage ayant par ailleurs été largement entamé par l’application de la directive européenne depuis 1993

Alors, pourquoi ne pas se concentrer sur ce qui fonctionne ? la réglementation sur les produits phytos est à la pointe d’un système d’évaluation risque/bénéfice qui a déjà supprimer beaucoup de molécules ne répondants plus aux critères de la société française (et des autres membres de l’UE). Il existe dans les tiroirs des nouvelles molécules qui respectent les testes les plus pointus en matière de santé et d’environnent mais qui ne sont pas homologuées pour des raisons politiques et administratives. Il faut faciliter cette voie pour pouvoir gérer toutes les autres.

Soan
4/10/2007
Favoriser l’innovation des phytos
Je suis entièrement d’accord avec vous, il faut vraiment favoriser et faire sortir plus rapidement les molécules et les formulations les plus ’safe’ en matière de sécurité pour l’homme et l’environnement. Car l’innovation en phytopharmacie est réelle et apporte des avancées pour réduire l’impact de ces produits sur la santé et l’environnement. Simplement celle-ci est complètement bridée par un processus d’homologation saturé avec des délais d’évaluation trop longs. Pendant ce temps, on continue à utiliser des produits en fin de vie : Il y a un cruel manque de pragmatisme et de bon-sens dans cette affaire. J’espère maintenant que la situation évoluera positivement avec l’AFSSA.
jgiovan
5/10/2007
La France est en tête

des pays ralentissant l’homologation de nouveaux produites au nom du principe de précaution !

Les produits vieux de plus de 20 ans sont bien plus toxiques et polluants que les nouveaux.

L’intérêt des industriels n’entre pas en compte. Les vieux produits sont rentables parce que les couts de production sont faibles et les couts de développements sont amortis. Les nouveaux produits sont rentables car ils sont protégés par des brevets et sont vendus plus cher.

Tout est une question de volonté politique.

Actuellement la France est dans le fantasme et l’idéologie, plus dans l’évaluation factuelle des données scientifiques.

Les nouveaux produits sont homologués aux USA avec 2 ou 3 ans d’avance par rapport à l’Europe. Ce sont les agriculteurs américains qui profitent des produits les plus innovants et les plus efficaces.

De moratoire en principe de précaution, on rend notre agriculture de moins en moins compétitive !

agri jeune
2/10/2007
Encore une couche

Encore un cahier des charges de plus, pour un contrat de plus ! Je suis agriculteur, et je me félicite des avancées environnemental des 20 dernières années. Mais depuis 5 ans, nous piétinons. Certe nous avancons quand même mais bien trop lentement à mon goût. Pourquoi ? Les dixène de cahiers des charges nous montrent le mauvais côté de l’environnement (contrainte, pénalité,...)et nous avons tué l’esprit d’entreprendre, et d’innover dans ce domaine. Nous ne pouvons plus avoir de réflexions à l’initiative environnemental puisque que le but maintenat est d’être juste dans une logique administrative. L’amélioration environnemental passe par l’obligation de retrouver confiance aux agriculteurs, et de ne plus pensé que tous pollue, ce n’est pas vrai, même s’il ne sont pas en bio.

J’aimerais aussi présisé une chose sur le bio. Je ne suis pas producteur de bio. Il est clair que le bio est positif sur l’environnement, même s’il necessite des systèmes de production bien spéciaux. Par contre je n’ai jamais vu une études sur la qualité des aliments.......ne nous avancons pas à dire que les aliments sont plus sains, ce n’est pas le cas, et un doute est même laissé pour l’inverse.

Eric Zeissloff
1er/10/2007
Agriculture sans pesticide

Est-il possible de produire sans utiliser de pesticdes, y compris les pesticides dit bio ?

Oui, cela est possible !

Chaque agriculteur utilise la chaux comme engrais, utilisé de facon adéquate la chaux peut également servir de traitement phytosanitaire.

Avantages : Supression des pesticides Les insectes pollenisateurs ne sont pas atteints Pas de résidus dans les aliments, le sol, l’air ou l’eau. Un cout de production inferieur avec un rendement et une qualité égal ou superieur.

Jérôme
2/10/2007
Ineptie agronomique

Cette position est réductrice. Vous m’expliquerez comment combattre les pucerons, les mouches grises, les pyrales du maïs, les chrysomèles, mais aussi les fusarioses, helminthosporiose ou bien encore le gaillet, les chénopodes.... et j’en passe... AVEC DE LA CHAUX ? ? ? N’oubliez pas que les ravageurs cités ci dessus transmettent des virus, les champignons sécrétent des toxines et les mauvaises herbes consomment l’azote consacré aux cultures.

Alors avant de donner des leçons, il faut se renseigner sur l’agronomie. LA SUPPRESSION DES PRODUITS DE SANTE VEGETALE EST IMPOSSIBLE, LEUR DIMINUTION PROGRESSIVE AU PROFIT D’AUTRES TECHNIQUES EST POSSIBLE MAIS ARRETEZ AVEC LA BIO SYSTEMATIQUE ! ! ! !

GV
2/10/2007
et en plus il faudra transporter la chaux...
je souscris pleinement à la réaction sur la proposition d’utilisation définitive et exclusive de la chaux. Outre la question agronomique (on peut imaginer que quelques connaissances manquent, voire qu’il y a une certaine confusion entre le naturel et le magique), la proposition d’utiliser de la chaux négligerait, si elle était réaliste, la question du transport de toutes ces tonnes de chaux : Combien de dizaines de camions de chaux (avec les coûts environnementaux induits - consommation de fuel, émission de CO2, saturation des grandes et petites routes pour acheminer la chaux...) pour remplacer les quelques bidons de produit de traitements,qui vont arriver sur le siège de l’exploitation pour être préparés et épandus ? Ceci nous montre à nouveau la nécessité d’avoir un raisonnement systémique avant tout changement, sans empoigner les problèmes par le petit bout de la lorgnette
caramel
3/10/2007
navrant !

à lire cela, je suis effrayée, et soudain découragée devant tant de mauvaise foi et d’ignorance !

les agriculteurs bio n’utilisent ni engrais chimiques, ni pesticides et ils ont des productions de très bonne qualité, des fruits et légumes goûteux et sains. Informez vous sur les moyens de lutte biologique, ils sont nombreux et efficaces. Et je ne parle pas là de la chaux...

Eric Zeissloff
3/10/2007
Encore une rectification

C’est biensur le chanCre nectrien.

Et la chaux éteinte a justement été autorisé pour la lutte BIO contre le chancre nectrien, pour justement réduire voir supprimer l’utilisation du cuivre. La aussi voir les réglement et les directives européenes sur la reduction voir la suppression du cuivre en agriculture, concerne aussi et surtout l’agriculture Bio !

Jérôme
4/10/2007
Les pesticides bio !
Les oligo elements , les boullies bordelaises, le soufre sont -ils réellement à considérer comme BIO. J’appelle cela des produits de santé végétale ou produits phyto . Il faut faire la part des choses
francois
2/10/2007
mais comment peut on écrire de telles betises ....
de la chaux comme engrais ! ! ! mieux encore comme traitement phytosanitaire ... la chaux peut s’utiliser avec le sulfate de cuivre (= bouillie bordelaise) mais elle n’a pas d’activité fongicide elle permet de neutraliser le sulfate de cuivre et de rendre le traitement sélectif de la culture.
Dioxyde
3/10/2007
Confusion, confusion !
Les plantes vivent essentiellement d’azote, de phosphore et de potasse. La chaux n’est pas un engrais, c’est un amendement.
Anonyme
3/10/2007
les pesticides sont pourtant necessaire
Il est impossible de produire des fruits , des legumes sans pesticides Quels consommateur achéteraient des pommes piquées par du carpo taché par de l’oidium ou de la tavelure ? Nous somme exigeant car nous avons tout de net dans nos caddy et sa ne le serait pas si les productions de fruits et legumes n’etaient plus protéges.
Eric Zeissloff
3/10/2007
Complément

Exact la chaux est un amendement, c’était une petite erreur de traduction.

La chaux a bien des propriétés fongicides. Et non seulement fongides Par exemple le chanvre néctrien (voir reglement européen). Et non seulement fongicides, mais aussi insecticides et viricides. Dans toutes les états fédéraux allemands on préconise une solution de chaux pour la désinfection dans les zones de grippe aviaire (c’est bien un virus !).

Il existe déjà plusieurs exploitations qui n’utilisent que de la chaux éteinte, additionné d’autres "amendements" tels des sulfates.

Les fruits récoltés sont impeccables !

Pour éviter la baisse du Ph des sols il est recommandé, partout en Europe, de faire un apport de chaux : dans certaines régions plus de 200 Kg de chaux par année et par hectare.

Comment expliquer des vergers traités à la chaux éteintes n’ayant plus aucun problème de feu bactérien, et ce dans des zones á feu bactérien !

Dubot
4/10/2007
Une production agricole régulière en quantité et qualité passe entre autres par la protection des cultures

Souvenons nous du mildiou de le pomme de terre qui a affamé l’Irlande, ou du phylloxera qui a anéanti le vignoble européen.

Prenons en compte les besoins alimentaires grandissants du monde.

L’Europe possède un climat favorable à la production agricole, c’est un garde manger pour la palnète.

C’est notre vocation de produire et d’approvisionner des régions moins favorisées.

Il convient de produire mieux mais pas moins.

les gens qui pensent que le bio peut permettre d’atteindre cet objectif se trompent : demandez aux viticuleurs qui n’ont pas protégé leurs vignes ou leurs pommes de terre suffisamment contre le mildiou cette année.

Leur production est proche de zéro.

Eric Zeissloff
4/10/2007
Quantité et qualité supérieur

Prenons ce viticulteur du nord de l’alsace qui n’a traité qu’a la chaux éteinte cette année. Lui aussi avait des problèmes de mildiou, il en avait ! Par rapport a ses voisins : Récolte plus importante et qualité supérieur !

Prenons cet agriculteur du Brandenbourg, ses pieds de tommate commencaient a moisire. Il était déjà presque trop tard, quand il s’est enfin décidé à faire un traitement à la chaux éteinte. Résultat : 90% de la récolte a été sauvé ! Pour ses pommes de terre c’était malheureusement trop tard, mais l’année prochaine il fera le traitement á temps sur les pommes de terres.

Bernard Courtial
4/10/2007
Des faits et des chiffres

Je suis très intéressé (et probablement tous les débateurs, ainsi que les agriculteurs) par des faits et des chiffres concernant l’utilisation de la chaux pour remplacer les engrais et les produits phytosanitaires. Quelle est son efficacité sur les maladies, les insectes et les mauvaise herbes ? Combien faut-il de chaux par hectare pour remplacer des engrais (azote, phosphore et potasse) ?

A priori, la chaux est un amendement indispensable pour corriger l’acidité des sols, améliorer la structure physique des sols.

Toutefois pour produire de la chaux, il faut des carrières qui sont parfois très néfaste à l’environnement. Sans parler de la consommation d’énergie nécessaire à la fabrication de chaux vive, ainsi qu’à son transport.

bobo
10/10/2007
Consommation d’energie
Et quelle quantuté d’enrgie consomme-t-on pour fabriquer des pesticides, pour le transport, l’emballage ?
pbprepa
1er/10/2007
Peut être Cromagnon....
Intéressant ce débat citoyen ! C’est un mille feuilles, pas très digeste. Savamment découpé, il est impossible d’intervenir sur le fond. Le train est lancé : mesdames et messieurs, restez dans votre wagon, ne regardez pas ce qui se passe ailleurs, ne vous questionnez pas plus loin que les thèmes (arbitrairement) retenus. Tout au plus les déchets et les OGM ont été déclarés interdisciplaires. Comme il était impossible de trouver un forum qui parle du fond, j’ai choisi le plus symbolique : production et consommation. Et voilà que seuls les agriculteurs sont à la fête, eux qui nous ont toujours nourris, en vivant pour la plupart d’entre eux difficilement (je précise que je suis un citadin). Ce pseudo-débat, orienté à l’origine, ne veut pas prendre en compte le passé, ni l’avenir,ni la condition humaine. Le passé : pourquoi oublier que si nous en sommes là c’est parce qu’il avait été décidé de produire en masse et en abaissant les couts, afin de pouvoir nourrir correctement les populations. Ceux qui ont un peu de recul en age comprendront ce que je veux dire, en se rappelant leur enfance, où les protéines étaient rares, et chères...pour les autres, vu le chemin que prend la planète, il leur suffit d’attendre un peu pour comprendre mes propos. L’avenir : admettons que l’on se fasse hara-kiri en suivant les médications proposées dans ces rapports. D’abord cela va coûter des sommes folles. J’ai lu tous les rapports et le maitre mot est : taxation. C’est vrai qu’en France on y est habitué. Mais là, cela dépasse tout ce que l’on peut imaginer.Personne ne dit qui paye, mais tout le monde connait la réponse. Soit les magiciens actuels, ceux qui font rêver, trouvent comment on transforme le plomb en or (très diffcile car il faut aussi limiter l’exploitation des mines)et l’on est tous riche et on finance le projet ; soit on prend sur le peu qui nous reste actuellement, et forcément on régresse. Pourquoi pas, mais il faudrait le dire aujourd’hui car cela fait partie du choix de socièté. Je passe sous silence la désastreuse question de l’emploi et je vous invite à penser à cette invention sublime que j’ai pu lire, "nous irions vers une économie circulaire". Mais que peut générer une économie circulaire ? Au mieux une stagnation, plus certainement un écroulement rapide par manque de carburant (pardon, par manque de participants). Car, et c’est là le troisième point, comment peut-on engager un débat citoyen sans prendre en compte les réalités évidentes liées à l’humain. J’ai rarement vu mes concitoyens travailler pour rien, vivre d’amour et d’eau fraîche (de manière durable...) et je passe ici sur d’autres évidences liées à la nature humaine, que chacun connait bien puisqu’il en fait partie. Pour ceux qui auraient lu jusqu’ici, je sais qu’ils doivent penser, quel réac, il ne veut pas changer. Et bien si, je partage sur le fond beaucoup de ce qui est dit. Cela fait trente ans que j’ai commencé à agir, modestement, comme je le pouvais, en informant, en dénoncant chaque fois que cela était nécessaire les discours lénifiants, les comportements sans avenir. Je n’ai pas attendu le Grenelle de l’environnement pour prendre conscience de ce qui se passait. Et c’est pour cela que je ne partage pas la façon d’agir qui est proposée et la chape de plomb qui est imposée au débat. Le fond du discours actuel est d’essence politique, plutôt qu’écologique. Peut-il y avoir une écologie politique ? Il semblerait que non. En entremêlant ces deux notions on obtient un résultat qui n’est pas digne de l’une ou de l’autre. Une écologie qui prendrait la place du politique ne serait pas à sa place, et n’y resterait pas longtemps. L’écologie relève de chacun, et non d’un parti politique. Personne ne peut se l’attribuer. Elle est la conscience de notre humanité et en tant que conscience, elle doit penser au passé, au présent et à l’avenir. Se concentrer seulement sur le présent comme maintenant c’est se mettre des oeillères et forcément agir sans distinction. N’accabler que les agriculteurs dans la production, voilà un manque de distinction (voir aussi la batterie de mesures qui les attendent, jusqu’à leur demander d’être certifié, ISO 9000 je présume ! ! ! quelle absurdité). Que faire alors ? Faisons donc en sorte que chaque citoyen soit aussi un écologiste. Laissons du temps à la réflexion. Dialoguons, en faisant confiance à l’autre. Agissons ensemble. N’oublions pas que l’intelligence humaine peut redresser une situation (voir les travaux sur le stockage du dioxyde de carbone). Investissons dans la recherche. Ne vivons pas cette situation dans la peur, elle est toujours mauvaise conseillère ? Espérons toujours. Faire des choix contraires, ou précipités, nous ramènera à l’époque de Cromagnon. Heureuse époque : pas de voitures, pas de pollution, pas d’agriculteurs, pas de problème d’énergie, pas de déchets. Le paradis écologique, peut-être ?
laurentm
1er/10/2007
revoir les soutiens publics plutôt que mettre en place une nième certification

Agriculteur bio, je souscrit entièrement aux objectifs visés par le groupe. En revanche, je pense que la mise en place d’une nouvelle certification ne répond pas aux enjeux. On risque d’aboutir à des référentiels multiples qui vont brouiller encore plus la situation. De plus on va recréer quelquechose qui existe déjà : la haute valeur environnementale c’est à peu de choses près l’agriculture biologique ; en-dessous on trouve l’agriculture intégrée, puis le raisonné, puis le reste. Il faut repartir de l’existant et éventuellement ajouter des palliers intermédiaires ou des précisions (notamment sur l’énergie ou les déchets).

Le véritable enjeu c’est de trouver les moyens de faire adhérer un grand nombre d’agriculteurs à des pratiques de plus en plus vertueuses vis à vis du respect de l’environnement, ce qui n’est pas une mince affaire (les réactions qui apparaissent dans le forum le montrent !). Le faire sous forme de contrat est une bonne solution. Mais, confier l’affaire aux interprofessions, c’est comme demander à des gangsters de refondre le droit pénal.

Les partenaires des contrats types doivent être d’un côté la profession agricole (et agroalimentaire), de l’autre les citoyens, donc l’Etat. D’un côté les agriculteurs s’engagent sur des pratiques plus ou moins respectueuses de l’environnement, de l’autre, l’Etat rémunère ces aménités par le niveau de soutien public qu’il octroie. Il faut donc que l’Etat redéfinisse les modalités du soutien qu’il accorde aux agriculteurs, c’est à dire qu’il modifie l’allocation des Droits à Paiement Unique (DPU). Je trouve que la proposition faite par l’Alliance pour la planète répond parfaitement aux enjeux : mutualisation des DPU à l’échelle de territoires homogènes avec trois niveaux (ou plus) d’aide à l’hectare correspondant à des efforts plus ou moins importants consentis en faveur de l’environnement.

Si l’on ne va pas dans cette direction le Grenelle restera un voeu pieu, comme l’ont été pour l’agriculture biologique les Plans Riquois puis Gaymard. Cela nécessitera beaucoup de courage pour affronter les réactions hostiles et virulentes du milieu agricole, mais c’est le prix à payer pour cette remise en cause de nos pratiques.

antoine
8/10/2007
Je suis triste
Et oui je trouve dommage qu’un paysans demande encore des subvention, ou plutôt demande les mémes que depuis des décennies mais soumises a des conditions nouvelles. Demander un énieme contrat,remodeller les DPU...vous n’en avez pas marre de la paperasse inutile ? Ne pensez vous pas que l’on pourrait vivre de nos production, et donc de leurs prix ?
sylvie
1er/10/2007
l’avis modeste d’une mère au foyer
Comme l’a dit hippocrate en son temps "Que l’aliment soit ton premier médicament". Respectons nous, respectons nos enfants, respectons l’environnement, en soignant notre alimentation, nous soignerons notre socièté (l’obésité chez les enfants est un crime !). Je suis donc tout à fait d’acord avec toutes les mesures qui iront dans le sens de "l’essentiel" à savoir se nourrir sainement pour permettre à tous de vivre le mieux possible et le plus durablement possible dans un environnement respecté. Il faut encourager tous les jeunes agriculteurs qui débutent à produire bio, il faut valoriser auprès de tous la notion de bio (campagne de presse), encourager les écoles qui proposent des repas bio à la cantine, remplacer les biscuits industriels donnés par les maitresses en école maternelle par des fruits issus de l’agriculture biologique...
Anonyme
2/10/2007
La réponse d’une mère de famille pragmatique
Tout cela est bien beau, mais comment ferez vous pour nourrir vos enfants lorsque la production végétale aura diminué de 50%, suite à des attaques d’insectes ou de maladies sur les céréales, les fruits, les légumes... et que les prix auront augmenté de 50 % du fait de la pénurie des produits ? Raisonner l’agriculture, oui, mais le "tout bio" n’est pas un raisonnement, c’est une religion, ce qui n’a jamais nourri personne !
Gaëtan
2/10/2007
Pragmatique ? L’avis de la FAO sur le sujet

L’agriculture biologique n’est plus un phénomène propre aux pays développés, en 2006, elle cumulait 31 millions d’hectares dans 120 pays et représentait un marché de 40 milliards de dollars. Cette évolution n’a pas échappé à la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) qui se livre à un véritable plébiscite pour ce mode de production agricole dans un rapport intitulé ’Agriculture biologique et sécurité alimentaire’.

Pour la FAO, la principale caractéristique de l’agriculture biologique est qu’elle s’appuie sur des biens de production disponibles sur place et qu’elle a peu recours aux carburants fossiles. En outre, gérant la biodiversité dans le temps (rotation des cultures) et l’espace (cultures associées), les agriculteurs bio utilisent la main-d’œuvre et les services environnementaux pour intensifier la production de manière durable.

Economiquement, l’organisme des Nations Unies considère également que l’agriculture biologique rompt le cercle vicieux de l’endettement pour l’achat d’intrants agricoles (pesticides et engrais). De même, les paysans bio disposeraient de revenus plus importants tout en bénéficiant d’une meilleure autosuffisance alimentaire.

En conclusion de son rapport, la FAO invite les gouvernements à ’allouer des ressources à l’agriculture biologique et à intégrer ses objectifs et ses actions dans leurs stratégies nationales de développement agricole et de réduction de la pauvreté’.

A l’heure où plusieurs analyses sur l’approvisionnement mondial indiquent que l’agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l’agriculture conventionnelle d’aujourd’hui, mais avec un impact mineur sur l’environnement, ce rapport est une nouvelle invitation à une montée en puissance de l’agriculture bio et un pavé dans la mare des OGM et des multinationales de la semence

geriko
3/10/2007
Contre vérité

Ce n’est pas ce que dit le rapport de la FAO

La FAO et l’agriculture biologique ■ Depuis plusieurs mois, les milieux écologistes n’hésitent pas à prêter à la FAO (Organisation mondiale pour l’alimentation et l’agriculture) une déclaration selon laquelle l’agriculture biologique pourrait nourrir la planète.En fait, la FAO a simplement mentionné dans un rapport les conclusions en ce sens de deux équipes de chercheurs indépendants qui ont travaillé sur la base de modèles informatiques. Les précautions de texte qu’elle a employées pour présenter ces conclusions montrent à l’évidence qu’elle n’a pas pris position : « Ces modèles suggèrent que l’agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l’agriculture conventionnelle... » a-t-elle écrit. Évidemment, si l’on cite la FAO en laissant de côté les mots « Ces modèles suggèrent que... », le sens de ses écrits n’est plus le même. C’est tout à fait commode pour venir soutenir au Grenelle de l’Environnement que les utilisations de produits phytosanitaires peuvent être réduites en 5 ans de 25 ou de 50 % sans inconvénients...

Jacques
12/10/2007
Vous n’avez donc pas lu le rapport de la FAO...

Le message "contre-vérité" est un modèle de ... contre-vérité et de lecture volontairement partielle.

Certes, la première partie du rapport cite les études en question et utilise le terme "suggèrent" ... mais n’avez-vous donc lu que cette partie ? ! ? ?

La suite du rapport est beaucoup plus explicite et donne d’autres informations précises. Et le communiqué de la FAO est sans équivoque. Je cite à mon tour : "Le rapport invite les gouvernements à allouer des ressources à l’agriculture biologique et à intégrer ses objectifs et ses actions dans leurs stratégies nationales de développement agricole et de réduction de la pauvreté, en mettant l’accent sur les besoins des groupes vulnérables. Il insiste aussi sur l’investissement pour le développement des ressources humaines et la formation en agriculture biologique dans le cadre des stratégies de développement durable."

Alors merci d’éviter de prendre les internautes pour des imbéciles en ne citant qu’un extrait du communiqué FAO pour laisser croire qu’elle n’a pas pris position. Je précise que j’ai participé au colloque en question et que les responsables de la FAO se sont clairement "mouillés" à la tribune en faveur de la bio. Et le contenu d’un colloque, c’est tout autant les positions orales que le rapport final...

francois
2/10/2007
30 millions d’ha bio ....
30 millions d’ha bio ....mais sur 1,4 milliards d’ha cultivés cela ne représente que 2% des surfaces dans le monde ce n’est pas encore le modèle "dominant" ... (ce chiffre de 30 mio parait même faible)
SCEA DESTIVAL
14/10/2007
re halte à l’imposture ecologique,pour Mrs Borlot et Barnier

Ce Grenelle tourne vraiment à l’imposture écologique,plus de la moitié du Forum est occupé par des militants écologistes de diffèrentes associations. Ces gens sont envoyés pour faire de l’intox,il suffit simplement de voir sur quelles références ils s’appuient ; Pr Belpomme, Mrs Veillerrette et Nicolino et d’autres personnages vendus à la cause éecologiste extrèmiste. Nous paysans,faisant beaucoup d’efforts en matière d’environnement,sanitaire,bien etre animal ect. Nous s’avons que cela n’est que le début,nous sommes près à relever le défi mais attention,ne nous obliger pas à réduire séances tenantes par 2 nos applications phytosanitaires,ne faite pas la meme erreur que le Danemark(appeler le ministre danois)qui est aujourd’hui dans une impasse ;

il est obligé aujourd’hui d’importer des cereales car les siennes sont tous juste bonnes à nourir leurs animaux ,il en va de meme pour certains fruits et legumes, de plus si certains groupes ecologistes les citent en exemple pour avoir réduit de moitié leur emploi de pesticides,et pourtant ;

tout en ayant réduit les pesticides,le Danemark en utilise encore 2900t pour une surface agricole 12.5 fois moins grande que la France,a qui l’on reproche de polluer ,terre,air et eau avec un total de 10000t soit en comparaison avec le Danemark 3 fois moins de pesticides utilisée en France. Ce n’est pas tout depuis la "Reduction" de ces pesticides,l’agriculture biologique a diminué de 6,19/100 entre 2003 et 2004 et de 5.99/100 entre 2004 et 2005 , de plus depuis cette"Réforme" l’utilisation du Roundup(glyphosate)a été multiplié par 3,un insectide très efficace Le Diméthoate,est encore employé au Danemark et pourtant interdit en France depuis 15 ans.

Autres" souhaits de certains écolos","LE BIO", car les paysans n’en veulent pas ou meme plus avec 1/100 de la production agricole depuis 10 ans on ne peut pas dire que cela soit très attrayant,meme ceux qui ont tenté l’expèrience en grande culture ,subventionné très largement ,50000€ sur 5 ans en moyenne pour un CTE BIO ,laissent tombé la 6ieme années.

ET l’environnement et la santé ;en France nous avons les normes de résiduts pesticides retrouvés dans l’alimentation et dans l’eau etc les plus sévères d’Europe et, cela ne suffit pas ? non il faut arreter ,la folie nous guettent ;depuis 30 ans , plus de 350 etudes épidémiologiques différentes dans le Monde,sur la relation ; consommation de fruits et légumes et cancers ont démontrer que pour 90/100,leur consommation était bénéfique(moins de cancers) et 10/100 n’ont rien démontrer,de plus il a jamais été prouvé un quelconque bénéfices avec les fruits et legumes bio . (references nombreuses dont Mrs Eric Riboli et Mr Henri Pujol)

Pour l’environnement , l’amélioration est en route,le retrait des substances dangereuses et meme douteuses s’accelerent,les techniques agricoles s’affinent,le Service de la Protection Des Vegetaux est constamment sur notre dos,les erreurs deviennent impossible.

antoine
2/10/2007
avis d’un jeune agriculteur
Il faudrait arréter de mettre l’aliment bio sur un piédestale, comme la solution de l’agriculture de demain. Savez vous que nous entrons en phase de "pénurie" alimentaire ? Cela devrait augmenter le prix du panier de la ménagére( ce qui est déja le cas en allemagne).Le bio a un coût, étes vous prétes a le payer si toutefois vous en avez les moyens ? Je fais du mouton, en label rouge,nos seuls débouchés sont les restaurateurs , qui acceptent encore de mettre le prix. Que fait le consommateur lambda, soit disant avide de qualité, il file au moins cher, soit le néo zélandais sans tracabilité ni suivis sanitaire. Al’heure ou l’on est pas capable de payer du label rouge, il me semble prématuré de parler de bio. Alors moi du bio je veux bien en faire mais il vas falloir me l’acheter ! ! ! !
Anonyme
2/10/2007
Le bio, une question d’échelle
Je suis très étonnée du discours récurrent des collectivités ou des municipalités prônant la mise en place de cantines bio dans les écoles comme la solution miracle à tous les maux de la société. Je pense qu’elles veulent surtout se rassurer et rassurer par le même fait ses concitoyens ; mais derrière le mot bio, il y a beaucoup de méconnaissance. Je trouve que ce jeu est très dangereux ! Car ces effets d’annonce font croire aux parents et aux enfants que le bio = beau, bon, propre,sain,... bref que c’est bien tout comme il faut ! BIO est devenu un sloggan vendeur, un sloggan irréprochable, un sloggan de confiance, un sloggan gage de qualité, un sloggan a essaimé à tout va..., un sloggan sauveur de la société actuelle en perdition ! ! ! ! Or, je considère que le bio est plausible à l’échelle du particulier et non à l’échelle de la société. OUI au jardin d’agrément bio, OUI au potager familial bio, OUI au jardin de quartier bio mais NON à l’agriculture en plein champ bio. Pourquoi ? Votre jardin de particulier est synonyme de diversité, de variété, donc un nuisible sera stoppé très rapidement par manque de substrat mais en grande culture( une seule variété sur une grande surface), ce m^me nuisible va se régaler et infester toute la culture.Et n’oublions pas, que c’est cette agriculture qui nourrit la planète d’aujourd’hui et de demain.
Julie
4/10/2007
La diversité dans les champs bio

Avez-vous entendu parlé des AMAP ? Ce sont des producteurs qui vendent directement au consommateur. Je fais partie d’une de ces associations et notre maraichère cultive de tout. A plus grande échelle que dans un potager, mais ça ne l’empêche pas de savoir allier les variétés pour lutter contre les nuisibles. Elle a même une ruche pour polleniser le tout.

Il ne faut pas confondre bio et intensif !

A lire peut-être : La FAO (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) reconnait que l’agriculture biologique peut nourrir le monde ! http://www.bioconsomacteurs.org/page.php ?page=blog&id=419&type=solutions

Cependant, je vous rejoins sur le fait que "BIO" est un slogan bien trop souvent entendu pour des produits qui ne reflètent pas vraiment un mode de production respectueux de l’environnement...

anonyme
3/10/2007
Bio et bon ?

J’ai un petit souci d’amalgame de tous les termes : on oppose souvent le bio et bon au traditionnel pas bon. Revenons à quelques dizaines d’années en arrière : la majeure partie de la population est ouvrière et/ou a des revenus modestes. Elle habite à la campagne ou en périphérie de villes. Tout le monde a son jardin (ou presque) : forcément, c’est un frigo naturel : on va y prendre ce qu’il faut quand on en a besoin. Le style de vie à l’époque : se lever avant 6h, arroser ou desherber à la fraiche avant de partir à l’usine (ouille le mal au dos), rentrer de l’usine avant 17h30 pour aller biner le jardin pendant encore 2h, ramasser les haricots ou autre légume selon la saison, faire ses conserves, ... (pour rappel : le % de femmes dans la vie active était ridiculement bas ). On mangeait mieux avant ? mais oui, bien sûr ! le secret ? se lever tôt (encore), éplucher les légumes, faire mijoter doucement, soit 2 h tous les jours dans sa cuisine. Quand je regarde autour de moi, je ne trouve personne pour regretter ce mode de vie : renoncer aux vacances pour ramasser les légumes et les fruits ? annuler l’aquagym pour mitonner des petis plats ? faut pas rêver ... ah si ! Jean Pierre Kauf, sauf que lui il se fait payer et il a des marmittons pour faire les pluches. Sans plaisanter maintenant, ce beau rève, c’est faire ses courses tous les jours ou tous les 2 jours parce que les légumes ne tiennent pas plus longtemps que ça (faites le test avec une laitue bio, au bout de 2 jours : poubelle, merci les pucerons - au moins le compost sera bio) mais dans ce cas là faut pas travailler à temps plein ; c’est éviter la nourriture "en plastique" (vous savez, les cordons bleus, les quiches lorraines, les pizzas toutes prêtes ...) parce là, c’est plus les pesticides qu’il faut craindre, c’est les conservateurs.

Alors arrêtez de confondre bon et bio, sinon, à vous entendre, il vaut mieux manger des MacDo bio que des soupes maison faites avec des légumes issus de l’agriculture conventionnelle ;l’huile bio et les frites bio n’ont pas d’impact sur l’obésité, fallait y penser !

caramel
4/10/2007
savoir prendre le temps
quand on est tourné vers une alimentation biologique, on est souvent aussi attiré par une vie plus saine, et on sait prendre le temps de vivre. Pour moi, cuisiner est un plaisir, avec de bons produits, pas besoin de se lever tôt et de passer 2h pour préparer un repas sain et goûteux. Savoir retrouver la simplicité et le vrai goût, c’est ça le plaisir aussi. je vous conseille la lecture d’un petit livre super, aux éditions terre vivante : les bonnes recettes du cuisilier pressé, si vous ne voulez pas prendre beaucoup de temps à préparer des repas tout en mangeant sain. Et savoir que moins les légumes cuisent, plus ils conservent leurs vitamines, dans des cuissons douces. Donc, pas de longs mijotages, que du plaisir ! !
sylvain
1er/10/2007
PRAIRIES PERMANENTES

IL serait souhaitable de réfléchir à un systéme d’aide pour les exploitations ayant une production bovine / ovine sur des systémes 100 % herbe (prairies permanentes.)

Ce type d’agriculture a maintenu le paysage existant qui sont les haies,les talus ,les mares,les bosquets sans récompensation.

Ce type de production est trés peu rémunérer à ce jour et participe au maintien de la biodiversité et contribue à la préservation des paysages,l’ecosystéme et à la préservation de la ressource en eau.

Il serait souhaitable d’engager rapidement une démarche dans ce sens afin de maintenir ce type de production respectueuse de l’environnement.

Le Mécréant
2/10/2007
Vice redhibitoire.

Les prairies permanentes et sans aller si loin les "systèmes herbes" sont affecté d’un defaut majeur, ils permettent une agriculture autonome. Avec des niveaux d’intrants faible (et si par malheur le paysan epand son propre fumier c’est la cata il n’achète plus rien a l’industrie)ces systèmes ne contribuent pas a l’economie du pays : pas d’engrais chimique, peu d’amendement naturels, donc pas de materiel a vendre, pas besoin de magasin, de vendeurs etc. Pire, sans achat, pas besoin d’emprunter au système bancaire etc etc...

La prairie permanente : un vrai cauchemard ! ! ! ! vous ne voudriez tout de même pas qu’on subventionne une telle "incivilité"

,

fred518
4/10/2007
2 questions pour une réponse

je suis désolé, je vous invite à un petit exercice d’introspection.

  Avez vous déja parcouru une prairie ?

  quelle est la différence entre un éleveur 100 % herbe et un éleveur 99 % herbe ? pas grand chose.

prairie et cultures font partie d’un équilibre. l’éleveur qui a la chance de voir sur son exploitation se cotoyer prairie et culture ne fera pas machine arrière.

Reventin38
1er/10/2007
Place et perspective du bio, réduction des intrants chimiques

L’une des préconisations du groupe 4 est d’arriver à réduire fortement l’usage des pesticides ; Sous prétexte de trop de résidus dans les sols et les produits. Une situation n’est jamais tout blanc ou tout noir.

Même si des réflexions doivent être menées pour limiter le plus possible ces résidus, n’oublions pas que ce n’est pas d’aujourd’hui que les agriculteurs, et l’agrochimie, ont initié le mouvement de réduction des doses épandues. De très sérieuses publications (INRA) indiquent que depuis plus de 10 ans, les efforts entrepris ont permis de diviser par 10 dans certains secteurs les doses globales épandues par ha. On peut probablement encore faire des progrès, mais reconnaissons tout de même au milieu professionnel la prise en compte de ces questions depuis plus d’une décennie.

Il faut bien avoir en tête que les pesticides, les engrais, et le développement de leur usage ont permis de sécuriser les productions tant au plan qualitatif qu’au plan quantitatif (réduction de la présence des mycotoxines dans les produits bruts sortis du champ et les produits alimentaires, disparition du risque ergot - qui autrefois tuait -, .....). La sécurisation physique a permis dans nos pays l’élimination des pénuries et disettes. Rappellons nous bien que l’émigration irlandaise, voire européenne, du 19e siècle a en partie été induite par les disettes et les états de misère dûs au développement du mildiou et du doriphore sur pomme de terre. Une année agricole comme 2007 est venu nous rappeler très brutalement que les insuffisances d’efficacité, et d’emploi (nombre de traitements) des pesticides ce printemps, voire l’automne passé (face aux caprices climatiques) sur céréales et pomme de terre notamment sont capables de bouleverser l’équilibre production/consommation local (au sens européen), et que dans un contexte mondial tendu (sécheresses ailleurs dans le monde), les stocks mondiaux de sécurité atteignent un niveau dangereusement bas, ce qui amène à des tensions sur les marchés.

Rappelons nous que nous ne disposons d’aucune méthode sur certains parasites, que de méthodes chimiques sur d’autres (ex des fusarioses sur céréales). Il est d’ailleurs fort douteux que l’agriculture bio puisse être d’une quelconque garantie face à ce genre de risque, même avec des rotations de cultures plus longues. Et mettre en place des rotations de culture plus longues suppose encore en outre de disposer de plantes destinées à des marchés de masse vis à vis du nombre d’agriculteurs et du volume de surface qui en auraient besoin. Ce n’est malheureusement pas le cas, et pas demain la veille.

Face à ce couple antinomique niveau parasitaire/niveau de production, l’agriculture bio n’est pas une réponse adaptée car : * quel producteur peut accepter que ses rendemens soient divisés par 2, alors que les prix du bio ne sont pas multipliés par 2 vis à vis de l’origine conventionnelle ? * tout le monde producteur sait que remplacer l’emploi des pesticides et engrais, pour passer du conventionnel au bio, exige l’emploi de plus de main d’oeuvre et de mécanisation (donc d’énergie). Or, pour ne parler que de la main d’oeuvre, elle est devenue trop chère en agriculture vis à vis des marges sur produits. Qui sera encore le dindon de la farce dans cette transformation ! Le producteur. * quel pouvoir/Etat peut accepter que les prix des produits alimentaires de base soient multipliés par 2. Aucun. Les transformateurs industriels ne l’accepteront même pas. Il faut voir cette année les remous créés dans les média par le doublement du prix du blé sur les 2 campagnes précédentes, et presque l’anathème jeté sur les producteurs ’’fautifs’’ de ces hausses de prix, alors que pour une fois (depuis 15 ans), ils ont l’occasion de vendre leur production (réduite) à un prix rémunérateur. * On nous fait valoir que des systèmes de conduite autres existent pour implanter les cultures, comme l’agriculture de conservation sans travail du sol. De nombreuses expériences sont tentées de par le monde, et en France. Les bilans que l’on peut en tirer pour l’instant au plan économique pour le producteur nord européen, sont que si l’investissement en matériel se trouve réduit (mais les semoirs directs coûtent très chers), l’économie réalisée sur les amortissements, et le fonctionnement du matériel se trouve consommée par le surcroit impératif d’emploi notamment d’herbicides.

Rappelons qu’il existe en Europe un pays qui a réussi à réduire drastiquement (50 à 70%) l’emploi interne des pesticides (voire engrais) par reglementation et taxation. Il s’agit du Danemark. La conséquence, qui n’est jamais évoquée dans les média grand public (génerait elle les ’’beaux raisonnements écolo’’ et leurs auteurs ?), sinon les média professionnels agricoles, est que ce pays est devenu incapable de produire maintenant des céréales de qualité meunières, et que par conséquent, il doit toutes les importer !

Pour être à la fois producteur et consultant sur des projets de développement en PVD (particulièrement vers le petit paysannat), les agricultures minières ne se trouvent pas en Europe, mais en particulier en Afrique (érosion dramatique, pertes de fertilité drastique des milieux de culture - pas de restitution d’éléments minéraux aux sols ; consommation moyenne de moins de 10 kg/ha d’engrais en Afrique -, niveau de production ridiculement bas et loin des potentiels). Des expériences en vraie grandeur (et très nombreuses - plusieurs milliers) conduitent dans le cadre de programmes gérés par la FAO, ont montré que la pratique de la fertilisation chimique microdose (20 à 60 kg/ha) permet dans les régions arides sahéliennes de produire en moyenne 60% de plus à l’ha sur céréales vivrières tant sur cultivars locaux que sélectionnés, et qu’il y a besoin de pesticides pour garantir ces résultats vis à vis du parasitisme local.

Par conséquent, ne décrions pas l’intensification en agriculture par les engrais et les pesticides. Ce serait un non sens.

Le document préconise le recours à la fertilisation biologique. Elle est déjà largement utilisée dans les exploitations de polyculture-élevage (je suis producteur dans ce genre de région, j’en sais donc quelque chose). C’est une mesure illusoire par contre dans les exploitations spécialisées cultures. Les prix des produits agricoles ne permettent pas d’assurer la prise en charge tant du coût de production, que du coût de transport de cette matière organique vers ces zones.

Par contre, puisque nous sommes à l’ère de la mondialisation et de la globalisation, il faut développer la consommation des produits de proximité, et de saison. Cela supprimera tous les coûts écologiques liés aux transports : coûts financiers, coûts CO2, nuisance bruit, surcharges routières en camions, ..... En clair, inciter aux filières courtes et de proximité.

Voilà quelques réflexions d’un producteur, qui pratique l’agriculture raisonnée, et à un oeil sur le monde par les consultations qu’il est amené à réaliser.

André
1er/10/2007
Les dangers du "cavalier seul"

Un certain nombre de dispositions vont dans le bon sens. Un chiffrage ultérieur de leur coût et une évaluation de leur faisabilité dans le temps rendra certaines d’entres elles plus réalistes...

Si l’ont met à part le marché des produits bio et des éventuels futurs produits HVE tout le reste sera soumis à la concurrence des produits importés à la fois d’autres pays de l’UE et de l’extérieur de l’UE. Pouvons-nous sans dommages graves à la fois pour notre agriculture et la localisation de notre industrie agroalimentaire faire "cavalier seul" ? Afin d’éviter des distorsions de concurrence dans un domaine de l’économie où nous sommes (encore ?) performants, il parait important :
  de développer des convergences au sein de l’UE
  de mettre en place un réel contrôle européen des produits qui entrent sur notre territoire afin qu’ils répondent aux mêmes normes que les notres. Ce point est d’autant plus important qu’avec le développement des produits des IAA dans l’alimentation, les matières premières entrent dans "la masse" et ne sont plus discernables par le consommateur.
  de permettre aux producteurs et transformateurs de mentionner l’origine des matières premières, même s’il ne s’agit pas d’AOC ou d’IGP. Si des efforts sont réalisés à la production, il est intéressant de le faire connaître tout le long de la chaine de transformation et de commercialisation. Une telle position favorise plutôt les circuits courts et locaux , plus économes en intrants et énergie.
  de réfléchir à toutes mesures euro et OMC compatibles permettant de mieux rémunérer les producteurs qui font des efforts

Au-delà de tout angélisme, il convient de replacer l’agriculture au centre du débat et savoir ce que nous voulons en faire :
  fourniseur des IAA
  gestionnaire de l’espace
  détentrice de l’arme alimentaire (et énergétique)
  ....

Les conclusions du Grenelle de l’environnement doivent se placer dans une stratégie économique et géopolitique plus large, exprimée, expliqués et si possible partagée.

Enfin, au-delà des réglementation de base pour la préservation de la santé et des milieux, ne serait-il pas utile de memer une réflexion non "idéologique" pour aboutir à des propositions gagnant/gagnant entre production et écologie ?

olynpe
1er/10/2007
Non à une multiplication des certifications !
La certification ou grille de notation HVE territoriale entrainera encore une mutliplication des cahiers des charges, et des démarches. Il sera encore plus difficile de s’y retrouver, notamment pour le consommateur. Pourquoi ne pas simplifier en s’appuyant sur une démarche officielle et reconnue qu’est l’agriculture raisonnée. Une nouvelle certification ne fera qu’augmenter le niveau d’exigence, qui sera difficile à suivre pour beaucoup....
manu
1er/10/2007
prix des produits agricoles

le consommateur veut bien consommer des produits agricoles plus respectueux de l’environement mais il ne faudrait pas que cela en augmente de manière disproportionné le prix.

Ainsi la différence des prix entre producteurs et consommateur est deja énorme pour les produit frais, contraignant certains à ne pas en consommer. Augmenter les contraintes sur la production se traduira par une hausse des prix, sauf si on amont une volonté politique est affiché pour diminuer la marge des intermédiaires

juju1940
2/10/2007
manu je suis d’accord avec cette remarque
Oui, nous payons les fruits et légumes trop chers par rapport au prix d’achat aux cultivateurs (bio ou pas) Les distributeurs intermédiaires faussent le marché.
jean michel
1er/10/2007
aller vite vers une agriculture respectueuse de l’environnement
Définir une certification environnementale pour les exploitations est une bonne chose si le seuil qui permet d’être certifié est déjà une amélioration par rapport à la situation actuelle. Ce seuil doit être un plus par rapport à la réglementation en cours. Les cahiers des charges de l’agriculture raisonnée doivent servir de seuil minimal. Par ailleurs, il faut s’orienter rapidement vers une agriculture moins consommatrice de pesticides. La France est l’un des plus gros utilisateurs de pesticides en Europe. Il faut :
  supprimer les 50 produits les plus dangereux avec effet cancérigènes ou mutagènes sans attendre l’arrivée de nouvelles molécules.
  Réduire de 50 % l’utilisation des autres pesticides en prenant en compte l’indice de fréquence des traitements.
  faire évoluer le prix des pesticides en fonction de leur éco toxicité. Plus la molécule est dangereuse, plus le produit est cher. Concernant les OGM, tant que leur inocuité pour la santé et l’environnement n’est pas prouvée, il faut les interdir de commercialisation. Ne maintenir que la recherche. Et puis, il faudrait s’interroger sur l’utilité pour les agriculteurs français de les cultiver. Il faut vraiment vite changer de cap en agriculture.
Richard
1er/10/2007
Déjà tous en agriculture raisonnée...
Certes le référentiel agriculture raisonnée peut progresser. Mais quand seulement 2500 agriculteurs en France arrivent à le respecter, on peut se demander si augmenter tout de suite son niveau n’est pas purement utopique. La certification agriculture raisonnée est officielle. Elle est en place depuis 3 ans. Travaillons d’abord à sa généralisation avant d’inventer une nouvelle démarche. Alors, faisons que tous les agriculteurs en France soient certifiés en agriculture raisonnée, après on verra pour augmenter les exigences !
nana
1er/10/2007
La France n’est pas le plus gros consommateur de pesticides en Europe

Si on ramène le tonnage de pesticides aux hectares traités, la France est largement devancée par... les Pays-Bas, le Portugal, la Belgique...

Que fera t’on en France lorsque de nouveaux produits soit disant toxiques (ce qui reste à prouver, ne pas confondre le danger et le risque !) auront été supprimés et que les agriculteurs français produiront moins et plus chers que nos voisins ? Que donnera t’on à manger dans les cantines les années où le mildiou aura détruit toutes les patates bio ? Un déficit encore plus important ? Des graves carences alimentaires chez les classes sociales les plus défavorisées qui ne pourront s’offrir les aliments importés ?

D’accord pour faire évoluer les pratiques, les matériels, les FORMATIONS (le mal profond de la France...), développer les itinéraires teritoriaux multi-critères (économiques, qualité, environnement) mais attention à ne pas supprimer les outils de production sans réfléchir aux conséquences lorsqu’il n’y a pas d’alternatives et que l’agriculture bio est loin d’avoir fait ses preuves en matière de productivité.

Cyril Béraud
4/10/2007
78000 tonnes de pesticides çà parle bien déjà ! !

Le mildiou peut attaquer les feuilles des plans de patates (bio ou non), les patates elles, peuvent être consommer sans risque (enfin si elles sont bio, sinon il faudrait étudier les taux de produits de chimie de synthèse et téléphoner au Pr Belpomme qui pourrait faire des hypothèses sur le cancer à venir... )

Je suis un peu ironique mais le passage à l’agriculture entièrement bio est tout à fait possible et de tout façon il faut au moins 3 ans en bio pour valider l’appellation AB ; il faut s’y mettre rapidement et l’exportation n’est pas à l’ordre du jour, on se fout pas mal de la concurrence (de toute façon un produit importé est responsable d’une pollution à fortiori énorme et doit être fortement taxé)

Mais effectivement il faudra que l’accès aux produits bio soit accessible à tout le monde, les AMAP sont une des nombreuses possiblités qui existent.

bien cordialement

béatrice
8/10/2007
mildiou= pas de patate
Exact, le mildiou attaque les feuilles de pomme de terre ; mais s’ il n’ y a pas de feuille, il n’ y a pas de patate non plus. Et le peu qui est récolté ne se conserve pas bien, il pourri. J’ en sais quelque chose, c’est ce qui est arrivé dans mon jardin -bio- cette année : 6 Kg plantés, moins de 15 récoltés et plus du tout pour manger cet hiver. Je n’ avais fais qu’ un passage de bouillie bordelaise. Ce n’est pas grave, je mangerais des choux Mais je pense que le tout bio n’ est pas réaliste.
Jean-Yves, ingénie...
11/10/2007
N’oublions pas le sort des irlandais
En effet, s’il y a du mildiou, il n’y a pas de pommes de terre...n’oublions pas que le mildiou de la pomme de terre a provoqué une famine mortelle en Irlande au 19eme siècle...ce qui n’est pas si lointain et a entrainé un exode massif des survivants vers les USA.... Si nous n’avions pas eu de pesticides pour controler le mildiou en 2007, les récoltes de patates de la France, Belgique, Pays Bas et Allemagne auraient été détruites à 100 %, provoquant de gros problèmes au sein de nombreuses familles modestes !
Anonyme
2/10/2007
du temps pour des solutions

Bonjour,

Je suis originaire de la Champagne-Ardenne, une région qui fait beaucoup de luzerne. La luzerne est l’exemple malheureusement idéal pour montrer la dangerosité d’un retrait drastique des produits phytosanitaires. Il est clair que les produits mutagènes, cancérigènes doivent être au fur et à mesure retirés du marché. Cependant, lorsque l’on retire un produit indispensable sans qu’il existe de solution technique en face, on pénalise toute une filière. C’est notamment le cas pour la luzerne.

Des produits viennent d’être retirés, il n’y a plus de désherbage de luzerne de plus d’un an possible (à partir de 2008). Ce n’est pas un problème me diriez-vous ? Et pourtant,si. La luzerne bio n’a pas de débouché. le fait d’intervenir mécaniquement dans la luzerne a un coût très fort et la luzerne est déjà une culture qui n’est que peu rentable par rapport aux céréales. Enfin, une luzerne "sale" n’atteint pas le taux de 15% de protéine exigé par l’Europe. Là encore, comme pour les céréales danoises (cf. un message du forum, de revendin38, je crois), le retrait de produits phytosanitaires a un impact sur la qualité.

Ces retraits vont avoir un impact lourd pour le "développement durable" : la luzerne est une culture très intéressante environnementalement, car elle est très couvrante et nécessite peu d’intrants. L’interdiction d’un produit risque donc d’augmenter les surfaces en autres cultures, plus demandeuses en phytosanitaires. En outre, cela réduit la rotation des cultures (puisqu’on enlève une culture) et je pense que tous les agriculteurs biologiques seront d’accord avec moi que le fait de réduire la rotation n’est pas le meilleur moyen de réduire les produits phytosanitaires !

Mais ce n’est pas tout, parlons des hommes. Si la culture de la luzerne disparait après cette interdiction, c’est 1500 personnes qui risquent de se retrouver au chomage.

Alors, retirer les produits "CMR", oui, mais progressivement, quand il y a des solutions, pour ne pas tuer une filière entière.

Enfin, par rapport au dernier point (taxation des produits phyto), ceci est déjà inscrit dans la loi sur l’eau qui modifie la taxe sur les produits phytosanitaires en fonction du type de produits.

Alex
1er/10/2007
100% bio ?
Certaines reflexions me posent des questions, notamment au sujet de l’agriculture biologique. Certains commentaires louent ce type d’agriculture, pretendue etre l’ideal a atteindre pour resoudre les problemes environnementaux. Or, comme l’indique ’jeune agriculteur’, l’agriculture biologique a des rendements beaucoup plus faibles et, a ce jour, la France devrait importer des matieres premieres pour satisfaire sa consommation (si la France devenait 100% bio). Auquel cas, que devrions nous importer ? se restreindrait on a acheter du ble biologique produit a l’etranger (avec les memes cahiers des charges que le cahier des charges francais ?), ou bien du ble traditionnel, que l’on trouverait des lors a 200 voir 300 euros a la tonne de moins que l’hypothetique ble biologique francais ? Par ailleurs, "jeune agriculteur" signale le probleme des mycotoxines sur le ble biologique. Les mycotoxines, etymologiquement toxines de champignons, entrainent des cancers et de nombreux troubles de sante. Un des interets de traiter, de maniere raisonnee, les cultures contre les champignons est, entre autres, d’empecher le developpement de champignons, producteurs de mycotoxines. Comment traite t on ce probleme dans l’agriculture biologique ? Aussi, je pense que se tourner vers une agriculture durable, permettant de rester auto-suffisant (et ainsi de controler ce que nous consommons) soit une voie plus responsable qu’un 100% biologique. Par ailleurs,afin d’eviter un "village gaulois" France, il est a mon avis indispensable d’imposer que les produits vendus en France soient soumis aux memes contraintes (environnementales entre autres) que ce que produisent nos agriculteurs. Il serait aberrant de se mettre des contraintes a la production, qui soient un frein economique pour les Francais, alors qu’on n’exigerait pas ca des nos fournisseurs. Dans ce cas, nous nous donnerions bonne conscience pour dire : on produit bien, mais ce n’est pas ce que nous consommons. A titre d’exemple, meme si je ne souhaite pas debattre du sujet, est il normal que le poulet bresilien (importe en France) ait ete nourri avec des farines de viande alors que c’etait interdit en Europe ? Pour conclure, je precise que je ne suis pas agriculteur,et que notre agriculture doit nous permettre de nourrir notre population, que ces produits doivent etre vendus a leur juste valeur et que issus d’une agriculture raisonnee. PS : une petit reflexion que j’avais entendue et qui permet de sortir de l’idee toute faite :"les agriculteurs mettent plus de traitements que le necessaire !". Ayant eu par le passe cette reflexion, quelqu’un m’avait retorque : " il ne faut jamais oublier que l’agriculteur paye ses produits chimiques, quand il les utilise, ca doit etre a bon escient, sinon, il perd de l’argent !"
Jérôme
1er/10/2007
Sécurité alimentaire et environnementale

Ne tombons pas dans les excès systématiquement ! ! !

Conduire une agriculture durable ne revient pas forcément à utiliser les techniques d’un autre age. C’est une réflexion typiquement urbaine ! L’agriculture française a les moyens de relever les défis environnementaux d’aujourd’hui, mais elle a surtout besoin de respecter son environnement pour pouvoir continuer à vivre, il ne faut pas l’oublier.

1- Je m’oppose à cette vision qui veut que l’agriculture biologique est la solution idéale. Comme l’on dit d’autres, comment allons nous assurer notre approvisionnement en marchandises si nous convertissons notre agriculture au biologique ? Un pays comme la France ne peut tout de meme pas devenir importateur de céréales alors que nous avons tout fait depuis 1945 pour etre autosuffisant.

2- Convertir nos agriculteurs au bio revient à annihiler tous les progrès réaliser en agronomie, génétique et protection des plantes depuis 50 ans.

3- Les pesticides (terme que l’on met à toute les sauces) sont utilisés pour la protection des plantes, il ne faut pas l’oublier, on parle de produits phytosanitaires ou de santé végétale. Or la santé végétale concourre à la santé humaine. La diminution voire la suppression de certains produits phyto est certes nécessaire mais rend de plus en plus difficile la protection des plantes face aux ravageurs et maladies. Ce sont des éléments trés importants à prendre en compte. La législation renforce constamment les normes et les seuils de contaminants commes les mycotoxines, mais l’agriculteur a de moins en moins de moyens pour les respecter. La situation est complexe.

4- L’agriculteur d’aujourd’hui raisonne en permanence ses pratiques et ses utilisations de produits phytos. Il recherche l’optimum technico économique.

5- Le référentiel Agriculture raisonnée permet d’assurer un plus grand respect de l’environnement tout en assurant la pérennité des agriculteurs français.

Conclusion :

Oui, des efforts supplémentaires doivent etre faits par les agriculteurs sur le raisonnement de l’utilisation des produits phytosanitaires.

Oui, le compromis agroenvironnemental le plus pertinent est celui de l’agriculture raisonnée. mais ne réinventons pas ce qui existe déjà.

Non , il n’est pas viable de se fixer des objectifs de conversion d’agriculture bio.

Non, se fixer un objectif arbitraire de réduction d’utilisation des produits phyto n’est pas viable pour assurer la sécurité alimentaire de nos citoyens.

twozniak
1er/10/2007
Oui pour l’agriculture raisonnée

Jerome,

D’accord pour dire que le 100% Bio est une utopie et que l’agriculture raisonnée est une des voies a suivre.

Mais je tiens a repondre au point 3 : un des principes de l’agriculture bio ou encore plus de la biodynamie est de redonner de la vie aux sols en reduisant les pesticides pour que les plantes soient plus fortes et puissent se defendre toutes seules. En effet, la nature les a dotées de moyen de se defendre, mais ne tuant nos sols, en choisissant de mauvaises variétés, et surtout en gavant nos plants d’engrais, on en est arrivé a des cultures qui ne savent plus se defendre seules et qu’on est obliges de traiter a cout de produits chimiques.

N’oublions pas non plus qu’en cas de besoin de traitement il existe de tres bonnes solutions biologiques.

Jérôme
2/10/2007
Rusticité et progrés

Nous sommes d’accord, Les produits phytos existent pour nous aider à surmonter les diminutions de rendement et sont nécessaires dans cette logique.

Par contre là où il faut encore travailler c’est sur la GENETIQUE, c’est par ce biais que nous pourrons à terme relever le défi à la fois alimentaire et environnementale. Le recours aux phytos se justifient lorsque la plante n’est pas capable de se défendre elle meme.

A nous alors de choisir des variétés RUSTIQUES sur certains caractères de résistance aux maladies, et ravageurs. Mais c’est une science trés difficile et longue.

C’est pourquoi je pense que les BIOTECHNOLOGIES sont des atouts considérables pour l’agriculture de demain. Sans cautionner pour autant les OGM résistants au round up pour lequel je ne vois qu’une dynamique commerciale et non environnementale.

Patrice 24
2/10/2007
reponse à la conclusion

Non, le compromis ago-environnemental n’est pas l’agriculture raisonnée. Celle-ci ne diminuera pas l’impact des nuisances des pratiques agricoles pour la bonne raison qu’elle ne les modifie qu’à la marge !

Oui, il est viable (souhaitable, c’est une autre question...) de se fixer des objectifs de conversion en bio.

La réduction d’utilisation des produits phyto n’a rien à voir avec la sécurité alimentaire.

Melaine
1er/10/2007
Nous ne sommes pas tout seuls !

Il est évident que si on augmente les taxes sur l’essence, les pesticides et d’autre en France, le prix des aliments va augmenter.

Mais cela ne signifie pas qu’il faut laisser des pays étrangers nous inonder de leurs fruits et légumes produits sans respect de l’environnement et sans tenir compte du cout du transport.

C’est pour cela qu’une taxe sur le carbone et sur la distance parcouru me semble indispensable. Les autres pays payeront une taxe en fonction du mode de production et la distance parcouru.

On retrouvera alors des légumes du région dans les supermarchés et on limitera le trafic des camions (je me rappelle du scandale de l’accident de 2 poids lourds transportant des tomates, l’un provenant d’Espagne a destination de la Hollande et un provenant de la Hollande a destination de l’Espagne ...).

Anonyme
1er/10/2007
Encore à côté de la plaque

"démarche de certification/notation environnementale", c’est encore une fois de plus se voiler la face, et perdre un temps fou.

  En agriculture comme en aviation ou en automobile, ou ... les années pétrole pas cher, nous ont sclérosé, cette baisse de la recherche, car à priori moins rentable que de laisser faire, et d’exploiter ce filon facile du pétrole, à empêché tout progrès depuis presque un siècle. Que de temps perdu et malgré nos moyens modernes, il faudra peut être comme par le passé, voir s’écouler des siècles avant des solutions vraiment valables et en rupture avec notre mode de pensée.

  Le nucléaire dont nous semblons nous contenter aujourd’hui, a mis des siècles pour être maîtrisé, pourquoi en serait il radicalement autrement aujourd’hui ? Ce n’est pas très modeste. Certes il y a urgence, car nous avons pris au moins un siècle de retard.

Anonyme
30/09/2007
inquiétude

Inquiétude...

Habitant la "campagne" notre pouvoir d’achat fond comme neige au soleil au fur et à mesure que le pétrôle augmente et que l’Etat, via la TIPP en accentue encore plus l’impact. Il faut se déplacer pour tout ! Mais en plus il faut payer très cher la nourriture de tous les jours ! Je crains que le passage d’une agriculture traditionnelle vers celle d’une agriculture bio nous coûte énormément cher. Un choux-fleur à 2E50 pourrait bien atteindre les 3 ou 4 ! ! ! Qui va protéger le consommateur contre l augmentation des prix qui est déjà perceptible ?

JLG47
30/09/2007
LIMITER LA POLLUTION DES EAUX REJETÉES

Il semble nécessaire de remettre à plat un certain nombre de dispositions économiques et commerciales concernant l’usage de l’eau.

A En premier lieu, les installations actuelles de distribution d’eau desservent dans distinction d’usage de l’eau supposée potable, c’est à dire de qualité minérale et biologie permettant de la boire. Or, moins de 1‰ de l’eau distribué est consommé dans ce but, aussi bien pour les humains que pour les animaux domestiques et d’élevage. c’est aussi moins de 1% de l’eau livrée dans les logements.
  Il semble envisageable de réviser cette politique coûteuse et de réduire les niveaux de traitement des eaux de villes, quitte à développer les procédés de traitement et filtration à domicile pour assurer la "potabilité" de la part réellement consommée en usage culinaire et en boisson. Ceci est d’ailleurs déjà en place puisque des produits sont proposés dans ce sens dans la grande distribution. Les distributeurs d’eau pourraient être chargés de cette mise en œuvre puisqu’elle serait complémentaire de leur mission allégée par ailleurs. Bien entendu ceci n’exonère pas les pollueurs de leur responsabilité.

B Une large partie du territoire français est desservie avec de l’eau assez minéralisée, et en particulier chargée en composés calcaires. De nombreux dispositifs et produits sont proposés aux consommateurs pour en neutraliser les effets sur leurs équipements domestiques. La démarche souvent abusive des distributeurs et commerciaux conduit à une consommation excessive et parfois inutile de produits. Les produits mis en œuvre sont tous source de pollutions des eaux de surface et de complications pour les stations de traitement des eaux usées (chlorures, phosphates, produits azotés, ...).

plusieurs mesures complémentaires peuvent êtres prises pour réduire ces effets :
  Obliger les distributeurs d’eau à indiquer sur les factures les valeurs réelle de dureté de l’eau distribuée et les recommandations correspondantes pour limiter l’usage des produits anti-calcaire.
  Généraliser, par l’intermédiaire des distributeurs d’eau, le traitement magnétique en entrée de logement ou en alimentation d’équipements sensibles pour supprimer les effets néfaste du calcaire partout ou ce procédé est suffisant, c’est à dire sur plus de la moitié du territoire. Il est en effet démontré l’efficacité de ce procédé qui, s’il ne supprime pas les composés calcaires, les empêchent de provoquer des dépôts solides dans les installations..
  Interdire les produits "tout en un", "triple action", ..., qui assurent aveuglément des traitements généralement inutiles et donc inutilement polluants.
  Procéder à une analyse serieuse permettant d’évaluer ce qui est globalement le plus écologique :
— du lavage basse température avec produits très actif.
— du lavage à haute température avec produits peu actif. Il semble en effet contradictoire que ce soit les distributeurs de lessive qui recommandent le lavage à basse température au prétexte d’économies d’énergie, mais en proposant des produit nécessairement agressifs, et que dans le même temps, les industrielles du lavage soient incités à réduire leur consommation de produits en lavant à haute température, donc en transférant une parti de la pollution de l’eau à l’énergie. Il doit bien y avoir une vérité commune !

Damned
30/09/2007
Et si les jardineries faisaient aussi des efforts ?
Concernant les pratiques respectueuses de l’environnement, je suis persuadé qu’il y a beaucoup d’améliorations à faire du côté des agriculteurs. Mais que faut-il penser des jardiniers amateurs ? ! Afin de limiter l’utilisation abusive des pesticides par les jardiniers, pourquoi ne pas limiter leur présence dans les rayons des jardineries ? Pourquoi ne pas empêcher la vente en libre-service de ces produits toxiques ? Il est quand même paradoxal que les agriculteurs soient tenus d’enfermer ces produits dans des salles particulières et inaccessibles alors que les jardineries les expose à la vue de tous. Quel danger : imaginez qu’un enfant s’amuse avec ces produits dans un magasin pendant que leurs parents font leur course ! !
caramel
4/10/2007
c’est déjà fait chez BOTANIC
j’habite en rhône-alpes, et nous avons de super jardineries BOTANIC, qui ont supprimé tous les produits chimiques de leurs rayons : plus de pesticides ni de traitements chimiques, que des produits naturels, et les clients ne diminuent pas, bien au contraire. Face à cet engagement, beaucoup ne font plus leurs achats que là. Si nous boycottons les jardineries qui vendent des produits chimiques, en le leur disant, elles devront changer leur politique Nous avons le pouvoir de le faire, c’est nous qui payons ! ! ! ! ! !
Damned
4/10/2007
Naturels ou Chimiques, c’est tout aussi dangereux
Déjà il n’y a que Botanic qui pratique ainsi alors que l’association de consommateurs CLCV ne cesse de réclamer une loi applicable à toutes les jardineries pour supprimer les libres services de produits de traitement. Deuxièmement, d’après ce que vous décrivez, vous dites que Botanic laisse les produits naturels en libre-service. C’est totalement incohérent : qu’il soit naturel ou chimique, un pesticide est fait pour tuer (ce qui est parfois nécessaire, mais à bon escient et avec de TRES TRES grande précaution) ! ! !
Alain 21
6/10/2007
ne pas confondre idéologie et stratégie marketing
Si certaines enseignes choisissent de vendre ou pas des produits de traitements ou pas , c’est une stratégie marketing et non comme vous le semblez le sous entendre un engagement gratuit. C’est pour se baser une stratégie de communication différenciante et surfer sur une vague médiatique porteuse. Je ne vois la différence entre une molécule naturelle et la même synthétisée chimiquement . Arrêtons de penser que tout ce qui vient de la nature est sain et tout ce qui vient de la synthèse chimique est un poison infame. La plupart des produits de synthèse ou médicaments ont d’ailleurs une origine naturelle , la chimie a simplement permis d’optimiser leur stabilité,leur formulation ...Un peu de bon sens et d’esprit critique de nous tous seraient la bienvenue quand on voit certaines stratégies de communication . Pour votre info , nous sommes plusieurs à ne plus aller dans ce type d’enseigne depuis qu’ils ont pris cette orientation commerciale en prenant l’environnement comme prétexte.
CARAMEL
7/10/2007
INTERDIRE LA VENTE DE PRODUITS CHIMIQUES POUR LE JARDIN
Continuer à aller engraisser les jardineries pour qui la vente de produits chimiques dangereux est un choix, et continuer de polluer la nature en achetant et utilisant ces produits est une conduite irresponsable au 21è siècle. Je propose tout simplement que LA VENTE DE PRODUITS CHIMIQUES POUR UTILISATION DANS LES JARDINS SOIT INTERDITE DANS TOUTES LES JARDINERIES, EN SUIVANT L’EXEMPLE DE BOTANIC.
Damned
30/09/2007
A quand des fleurs bio ?
Je voudrais savoir pourquoi toutes les productions ne sont pas concernées par la bio. Je n’arrive pas en effet à trouver où acheter des fleurs bio. Or le principal avantage (et le seul d’ailleurs prouvé) de la Bio est la protection de l’environnement. Alors pourquoi les horticulteurs seraient les seuls à ne pas se sentir concernés ? A quand des fleurs et plantes bio dans les parterres de nos villes ?
Anonyme
2/10/2007
Les fleurs bio...difficilement réalisable
Les fleurs sont comme l’ensemble des végétaux sont des organismes vivants,sujets aux attaques de ravageurs : maladies, insectes... Pour vous en convaincre il suffit d’écouter les émissions de radio consacrées au jardinage. Tous les appels des auditeurs sont des demandes de conseils, pour comprendre pourquoi leurs plantes sont en "mauvais état" ou malades. La diversité des questions illustre bien la complexité des problèmes. Si les horticulteurs utilisent des produits phytosanitaires c’est bien pour protéger leurs plantations...
geriko
2/10/2007
des limites du bio
Complètement d’accord avec ce constat, qui s’applique d’ailleurs à l’ensemble du monde végétal. L’usage de pesticides n’est pas une fin ensoi mais un outil à manager correctement. Un production de qualité et en quantité pour tous requiert une gestion de l’ensemble des outils à disposition de l’agriculteur : l’agronomie, la génétique, la fumure et les pesticides. C’est la meilleure utilisation de tous ces moyens qui nous permettra d’atteindre nos objectifs avec le minimum d’impact.
gérard
8/10/2007
gerer le climat dans la serre pour traiter moins
une bonne aération , des serres saines, un climat bien géré et une attitude permettent de faire des économies substancielles de produits phytos chers et polluants, cela est prouvé par tous les inra et autres organismes, il faut donc moderniser l’outil de travail et la façon de faire, si on n’est pas bio on peut s’en approcher tres nettement
rud96
2/10/2007
On ne mange pas les fleurs
Alors là, je suis halluciner par les réponses toutes faites de personne qui n’y connaissent rien. S’il n’y a pas de fleur bio, c’est tout simplement parce qu’il n’y a pas d’acheteur de fleurs bio. En effet les 3/4 des acheteurs de bio le fond pour leur santé ou le gout, très ou trop peu pour l’environnement. Je sais de quoi de quoi je parle, j’ai une formation d’horticulture. Pour répondre aux autres messages qui critique la bio et disent que cela fera augmenter le prix des produits : les produits phytosanitaires sont et seront de plus en plus chère du fait de l’augmentation du prix du pétrole, de plus avec quoi feront nous les pesticides sans pétroles : Les OGM. On se retrouve devant un choix : une agriculture biologique ou les OGM. L’agriculture bio, n’est pas l’agriculture de nos grand parents, elle à elle aussi beaucoup évolué depuis, et les rendements aussi. On sait à quel prix peut revenir un produit bio, les prix ne peuvent pas augmenter. Peut-on en dire autant des OGM, qui coute très chère en recherche agronomique, et qui créeront des situations de quasi monopoles de semenciers qui pourront alors déterminer les prix qui voudrons comme microsoft avec windows. De plus quand je vois des personnes qui parle de rendement 50% inférieur en bio, qu’il me montre dans quelle exploitation. les rendement sont de 20% inférieur dans la pluspart des cas et on constate aussi une meilleurs tenus au aléas climatique, et je pense que dans le futur, ce ne sera pas un luxe. Dernier détail, l’agriculture bio est capable d’améliorer la qualité de la terre, et donc d’avoir des rendements qui augmente avec le temps, contrairement à l’agriculture traditionnel qui lessive les sols à cause des engrais chimique et à cause de certains pesticides.
Mr olivier
30/09/2007
une compétitivité polluante subventionnée par tous

je vois que de nombreux agriculteurs participent au forum et je trouve ça sympa.

Nombre d’entre eux insistent sur la production : "c’est nous qui vous nourrissons"

Et sur la productivité : "si c’est pas nous qui vous nourrissons ce seront les agriculteurs étrangers avec des modes de production encore plus nocifs".

pour ce qui concerne la production j’aimerais rappeler que nous n’entendons parler en France que de surproduction ( sauf précisément cette année pour les céréales ) quand nous ne la voyons pas nous même : pyramides de pomme de terre jetées, vergers abandonnés, vins retirés en alcool, maraîchage abandonnés en pleine production, jachères subventionnées, arrachage...Il y a bien quelque chose qui ne fonctionne pas et pourtant le monde de l’agriculture ( fnsea en tête) ne veut JAMAIS ENTENDRE PARLER D AUCUN CHANGEMENT.

Dans la productivité qui est le ratio production/facteurs de production nous avons fortement l’impression que c’est la collectivité qui abaisse le coût des facteurs de production via les subventions européennes et les aides d’état, d’autre part nous en payons aussi les frais externes liés à une agriculture déraisonnables :transports multipliés, rivières polluées, eaux gachées en irrigation inutiles,sols dégradés devenant dangereux, impossibilité de faire de l’eau pour consommation humaine ds certzaines régions ( ouest), épidémies au sein même des productions animales nécessitant d’énormes moyens d’interventions collectifs...sans compter les couts sociaux des comportement types "epandages de pesticides interdits en Martinique" Avant de nous parler de leur productivité,il serait souhaitable que les agriculteurs francais paient, au moins autant que les autres agents économiques, leurs facteurs de production suivant le principe "POLLUEUR=PAYEUR" ce qui les conduiraient vraisemblablement à choisir une agriculture plus respectueuse de leurs compatriotes et à équilibrer leur bilan en achetant moins de produits utiles à générer des surproductions

Damned
1er/10/2007
Peut-être mais...
Je partage en partie votre analyse. On remarque en effet que très peu d’agriculteurs s’engagent dans la protection de l’environnement (agriculture biologique ou raisonnée). Ils sont des citoyens comme les autres, ni pires et malheureusement ni meilleurs. Et l’on ne peut pas dire que globalement les citoyens soient très soucieux d’environnement (d’ailleurs cela se voit par le faible nombre de messages dans ce forum). Enfin, je ne pense pas qu’il faille opposer les "gros" aux "petits" agriculteurs dans la lutte contre la pollution. Bien souvent, la protection de l’environnement est une démarche de riches. Les paysans les plus pauvres ne peuvent rarement investir dans ces démarches. Alors je ne suis pas très gêné d’entendre parler de productivité. Je comprends que des paysans aient envie aussi de vivre de leur métier. N’est-ce pas naturel ?
steph 72
1er/10/2007
réponse à olivier

L’agriculture subventionnée comme vous dites fait vivre beaucoup de monde et indirectement l’activité agro alimentaire.

Vous ne voyez la pollution agricole vu par les médias mais pas la pollution industrielle et l’artificialisation des terres. Comme les agriculteurs polluent alors que les citadins eux respectent l’environnement avec leur mode de vie gourmand en énergie et carburants.

Pour en venir à la surproduction ,je pense que vous vous trompez : diminution de la production en : viande bovine,lait,viande ovine bientot viande porcine et fruits et légumes car les prix bas mettent en faillite les agriculteurs.

la surproduction est organisée par la grande distribution pour diminuer les prix. les centrales d’achats achètent les produits étrangers moins chers pour casser le marché. Ce qui fait que les producteurs ne peuvent plus vendre leur production ( surtout en fruits et légumes)

Rassurez vous ces agriculteurs pollueurs auront disparus quand on leur aura supprimé leur aides pac et taxés parce qu’il polluent Dans 5 ans il y a beaucoup d’agriculteurs à la retraite et ne retrouveront pas de successeur car le métier est mal reconnu . Les jeunes sont de moins en moins nombreux à devenir à cause d’un manque de reconnaissance ,une surcharge administrative et une rémunération insuffisante par rapport au travail et au capital investi pour produire.

francois
2/10/2007
de la surproduction ? ? ?
Si vous suivez de prêt l’actualité agricole vous devriez savoir que la demande mondiale est en constante progression (démographie) sur les productions de base (céréales, lait ...) ce qui provoque une envolée des cours des produits agricoles ... d’où la décision de l’Europe de suspendre les jachères N’ayez crainte vous ne verrez pas cette année de pyramides de pomme de terre jetées ! ! ! elle risque même de vous couter fort cher cette année, mais vous pourrez encore manger des frites grace aux "vilains" pesticides qui ont sauvé la récolte du "gentil" mildiou naturel La PAC a permis à l’Europe de gagner son indépendance alimentaire, de garantir pour les consommateurs des prix abordables et des produits de qualité ... même si la "pensée unique" actuelle veut jeter aux orties notre agriculture il y a tout de même quelques réalités à rappeler
mathieu
4/10/2007
peut-on nuancer un peu ... ?

1/ D’abord je ne comprend pas pourquoi on est fiers d’exporter des airbus, des TGV, des savoirs faire, et que quand ce sont des produits agricoles, c’est forcément mal, puisqu’il s’agit de surproduction ? ? ? J’attend que quelqu’un me parle de surproduction d’airbus ...

2/ La surproduction agricole française et européenne a été une très brève réalité des années 90. Le traité de Rome visait l’autosuffisance alimentaire de l’Europe (nous étions déficitaires) et depuis 15 ans les stocks mondiaux de denrées de base (céréales) baissent régulièrement.

3/Je regrette vraiment que l’Europe frileuse soit maintenant absente des marchés mondiaux (et ne soit pas assez "surproductive), et laisse les USA seuls maîtres de ces marchés, avec le Brésil et quelques autres pays orientés exports.

4/ je pense (sans exclure que je puisse avoir tord) que les agriculteurs utilisent des produits (engrais, phytosanitaires) quand ceux-ci présentent de l’intérêt, et pas seulement pour le plaisir de polluer, d’autant que ces produits sont taxés (y compris une taxe TGAP sur les activités polluantes application, dont ils ne sont pas exempts, du principe pollueur-payeur) 5/ Il a des problèmes d’environnement, c’est clair : mais allez voir la qaulité de l’eau des rivières bretonnes (teneur en phyto)par exemple sur le site de la prefecture de région : ce n’est pas excellent ... mais ça s’améliore énormément et rentre dans les normes : pourquoi ne le dit-on pas ? ? ?

françois
6/10/2007
réponse à Olivier
Vous parlez de surproduction mais sachez que l’union européenne est le premier importateur mondial de produits agricoles ! ! A l’heure ou l’union européenne ouvre de plus en plus les frontières sous la pression de l’OMC, il me parait complètement aberrant de vouloir taxer les agriculteurs européens. Qui doit payer c’est le consommateur. Si on juge qu’un produit issu d’un tel type d’agriculture est mauvais pour l’environnement (il faudra trancher le débat par des avis scientifiques), taxons le produit pour que cela soit le consommateur qui paye. Alors il est certain que le consommateur devient responsable quand il sort son porte monnaie. A t-on cette volonté politique quand on sait que nos politiques doivent passer devant leurs électeurs et qu’une baisse du pouvoir d’achat n’est pas très populaire ----.
Jacques
30/09/2007
Nous ne sommes pas tout seuls !

Personne ne peut contester l’intérêt d’une agriculture (encore) plus propre. Mais A lire les propositions du groupe on a l’impressionn d’une réflexion franco française comme si nous étions totalement isolés du monde :

1/ On va tout taxer (l’eau, les engrais, les produits phytosanitaires)

2/ On va réduire la production (bio, moins d’intrants, des surfaces gelées pour la biodiversité ...)

Conclusion : moins de compétitivité, donc la porte grande ouverte aux importations de produits moins chers (poulet du Brésil, céréales de la Mer Noire, boeuf Argentin ...) avec aucune garantie sur le mode de production, et du gaz carbonique pour le transport. Beau Résultat !

Il me semble :

a) Quele développement durable, c’est de l’environnement, mais aussi du social et de l’économie : ces deux derniers éléments sont oubliés, me semble-t-il

b) Que le seul objectif "éthique" est de produire à la fois plus et mieux : plus pour nourrir correctement une population en croissance ; mieux pour préserver la planète. C’est donc avant tout de la recherche, de la formation, de la technologie ... et pas des taxes et de l’interdit !

La vision extensive, réductrice de production, sans souci de la marche du monde traduit bien l’égoïsme des pays nantis.

David BERREBI
2/10/2007
Réponse

Oui à une agriculture respectueuse de la Nature dont nous sommes tous les garants pour les générations futures.

Bio ou pas bio, tout cela est une question de fric. Sous prétexte que nous achetons du Bio, il faut le payer 1,5 à 2 fois plus cher. On se fout de qui ? MAIS à l’inverse sous pretexte d’acheter des produits "non bio", on nous gave de saloperies nuisibles pour notre santé et catastrophique pour notre environnement - La Faune et flores (dont on se fout éperdumment, après tout, ont-ils le droit de parole ?) payent quotidiennement son tribut ! Un retour a une agriculture traditionnelle qui associe production et respect de la Terre, source de toute vie, est une nécessité, n’en déplaise à tous ? La crise de la vache folle ou la tremblante... montrent combien l’Homme est stupide d’agir par pur égoisme et pour le court terme... Au mépris de la vie (Qui se soucis de ces milliers de vaches et autres ruminants, des poulets abattus par mesure de précaution ou en raison de la présence d’une infection qui touche un animal du troupeau ; Imaginez vous, vous Monsieur l’être humain bien pensant et doué d’intelligence, partir par milliers à l’abattage !). Bon sens, nos Anciens n’utilisaient pas de pesticides et autres produits toxiques... Ils avaient le soucis de la terre et de l’eau sans quoi ils ne pouvaient ni vivre ni travailler ! Faut-il supprimer les subventions pour faire entendre la bonne parole aux agriculteurs, aux éleveurs ! Marre de filer du fric à ceux qui m’empoisonnent !

Les incitations n’ont malheureusement pour seuls effets que de faire plier les gens que nous sommes vers le but ultime : sauvegarder notre Planète. Nous ne sommes pas des altruistes...et le Français moins encore... Toujours à râler pour la moindre réforme, le moindre changement... Alors qui osera lui demander de modifier son comportement en comportement eco-responsable pour...pas un denier ! ! ! Ne rêvons pas, le fric régit le monde...Alors oui il faut utiliser toutes les armes incitatives pour changer le comportement de l’espèce humaine...Peut être qu’alors, les générations à venir, auront appris au naturel à être eco-responsable pour pas un sou.

Produire plus, vous avez dit ! Ne rêvons pas ici non plus... La planète a une capacité de production qui a atteint depuis longtemps ses limites ; D’où les excès. Surproduction grace aux pesticides et produits issus de l’espèce humaine (tout ce qui n’est pas naturel est dangereux pour la Nature). Pensons à nous autres français et cessons de prendre des leçons des autres...Autrement nous n’aurions rien appris de nos Ancêtres les agriculteurs et éleveurs gaulois ! Montrons nous responsables et respecteux de Dame Nature. Produire plus et mieux : Ce n’est pas possible. Produire plus, revient à intensifier l’agriculture et l’élevage pour répondre à la demande sans cesse croissante, c’est donc renier la terre en jachère, la diversité de nos cultures, le respect de l’espèce animale... Non. Vous rêves mon bon Monsieur.

L’indispensa...
30/09/2007
Revenir 100 ans en arrière ! ! !

Bonjour à tous,

Un agriculteur bien pensant résume l’agriculture biologique à un retour en arrière de 100 années. Connait-il si mal son métier pour savoir ou plutôt ignorer que beaucoup de cultures entreprises par nos agriculteurs d’aujourd’hui sont si peu gourmande en engrais qu’ils pourraient s’offrir des congés tous les ans en économisant sur ce poste là. Qu’ils consommeraient moins de pesticides s’ils faisaient commes nos parents plus de rotation des cultures et surtout s’ils comprenaient une fois pour toute que la terre à besoin de diversité pour leur offrir, je dis bien "offrir" tout ce qu’ils veulent et parfois même au delà de leurs plus profondes espérances. Que la nature a créé seule et pour notre seul bénéfice à tous tant de variétés de céréales, de pomme de terre, de fruits et de légumes que sa vie entière n’y suffirait pas pour toutes les goûter et encore moins les cultiver. Que le bonheur ne se trouve pas dans l’ignorance ou le contentement de notre si peu de savoir mais bien dans la recherche et surtout dans la découverte (voire redécouverte) de ce que la nature a pu nous inventer depuis des millions d’années. Je suis un pur produit de nos écoles d’agriculture des années soixante-dix où j’ai appris que l’on pouvait doper nos cultures grace à cette trilogie magique que l’on appelle NPK (Azote, Potasse, Acide phosphorique). Nos professeurs d’alors ont oubliés dans leur programme de nous expliquer que la plante est si sobre qu’elle se contente parfois que d’un très faible pourcentage de ces éléments. Ils ont oublié de nous dire que l’obésité de la plante la fragilise comme sont fragilisés nos enfants lorsque nous les gavons de sucre et de graisse. Ils ont oubliés où plutôt le savaient-ils que nous avons tout sous nos pieds et qu’il suffit de se baisser pour le prendre. Notre société a fait de nous des fainéants intellectuels qui pensent tout savoir en sortant de l’école et avoir le bagage suffisant pour faire "carrière" pendant les quarante prochaines années. Une fois pour toute ce que nous avons appris hier n’est pas la vérité, ce n’est qu’une facette de cette vérité et qu’en persistant à ignorer toutes les autres, nous contribuons à notre propre affaiblissement y compris économique. Non, monsieur le producteur agricole, l’agriculture biologique ne nous ramène pas 100 années en arrière, elle nous projette au contraire dans le futur, un futur de connaissances biologiques, un futur de savoir et d’apprentissage, un futur de partage où la France ne se donnera plus comme mission de nourrir le monde mais de vouloir apprendre des autres comment vivre avec le monde. A presque cinquante ans je suis outré par la persistance de mes camarades d’école dans leur erreur. Le productivisme a montré ses limites. Aujourd’hui et plus encore demain, nos concitoyens sont et seront en demande de plus de qualité. Il est grand temps de leur montrer qu’à cinquante, à quarante et à fortiori à trente, nous ne sommes pas devenus des vieux cons qui pensent tout savoir et faire tout et n’importe quoi au nom de quoi au juste ? ? ?

François LANUX
30/09/2007
sans être bio, on peut produire avec moins de chimique

La pollution liée aux nitrates, au phosphore et autres, ainsi que la réduction des pesticides est une chose possible, sans être pour autant bio.

Il existe des démarches et des produits qui le permettent en redonnant une activité biologique au sol naturelle et qui permet à ce dernier de dégager plus d’autonomie En effet, une production de maïs type demande 200 unités d’azote, 120 unités de phosphore pour un rendement de 100 quintaux / ha. Mais des agriculteurs obtiennent les mêmes résultats avec seulement 50 à 80 unités d’azote, et sans rien d’autre. Je commercialise dans le sud-ouest ce type de produits qui le permettent. Mais les organismes en place font un forcing pour éviter le développement de ces produits plus natuels et respectueux de l’environnement( menaces de suppressions de contrats, de facilités de livraisons.....).

Je voudrais que l’on aide ces entreprises qui proposent des produits plus naturels. Ce sont de petites entreprises, sans gros moyens de communication, mais elles n’ont jamais droit à la parole. Des résultats existent, ils sont visibles, chiffrables, des éleveurs augmentent leurs revenus avec ces méthodes, et ils font l’effort de s’adapter aux contraintes agro-environnementales de la PAC. Eux aussi méritent une récompense à leurs efforts.

Voilà ce qu’est mon travail de tous les jours auprès des agriculteurs, faire passer un message, proposer cette méthode et en vivre. Il me serait plus facile de gagner plus en vendant du chimique...., mais telle est ma phylosophie, étant moi même agriculteur.

apibory
1er/10/2007
sans être bio

entièrement d’accord avec vous. mais le monde agricole est enfermé dans un "système" voulu par le syndicalisme à pensée unique et tous les organismes ou multinationales qui gravitent autour.

votre démarche est courageuse - il suffirait simplement d’instaurer un système de : bonus/malus : favorisant ceux qui utilisent moins d’intrans ou d’intrans plus naturels et pénalisant ceux qui en utilisent trop. le bon sens près de chez vous comme le dit le slogan bien connu.

Courage pour votre démarche. j’ai dans ma commune une petite entreprise qui fait la même chose et ça marche. comme quoi, quand on veut on peut.....mais il faut le vouloir et là c’est un autre problème.

salutations

Jeune agriculteur
29/09/2007
La pensée d’un JA

Bonjour à tous, Je me demande si tout le monde réfléchi 5 minutes. En effet tout le monde veux du BIO par si, du Bio par la, mais car il y a un mais.

En effet, si l’on devait tous cultiver de manière biologique et non conventionnelle, nous reviendrons de 100 ans en arrière, au temps des famines et autres catastrophes alimentaire. Je vous explique brièvement le fond de ma pensée qui consiste à dire que si demain nous avons un rendement moyen en blé tendre de 30 quintaux par hectare et non plus 70 quintaux, cela voudra dire que notre production diminue de plus de la moitié. Etant donné les résultat de la récolte 2007 en baisse par rapport aux dernières années créant un climat haussier des cours du blé aux alentours de 200 euro la tonne en moyenne contre 90 l’année dernière, conséquence direct des mauvais rendements en France mais aussi dans le monde.

De ce fait on prend facilement comme excuse le prix des matières premières pour justifié de la hausse des prix à la consommation, et oui c’est toujours plus facile de taper sur les paysans que sur les industriels mais bon c’est comme ça on ne va pas refaire le monde.

Toujours pour rester sur les prix à la consommation, demander à votre boulanger combien il vous vendra une baguette de pain BIO sachant qu’une tonne de blé BIO vaut actuellement entre 450 et 500 euro la tonne, et oui ce n’est plus le même prix. Alors comment faire pour payer la nourriture BIO 2 voir 3 fois plus cher que la nourriture issu de l’agriculture conventionnelle et respectueuse de l’environnement alors que les salaires et donc le pouvoir d’achat sont en baisse, donc grande question à laquelle je ne trouve pas de réponse dans ce grenelle.

J’allais oublier, les très villaines mycotoxines qui rendent impropre à la consommation les céréales, on en trouve beaucoup plus dans le blé BIO que dans le tradionnelle surtout cette année avec les mauvaises conditions climatiques, mais bon on en entend jamais parler pourtant c’est la réalité.

En conclusion si vous voulez détruire l’agriculture de notre pays et rendre la France un pays importateur de céréales ( disons du BRESIL OU ARGENTINE VOIR PAYS DE L’EST "la bas c’est sur ils ont des normes très strictes, encore plus que chez nous c’est bien connu, farine animale, etc...) histoire de pouvoir se dire : " et bien vous voyez maintenant on aide les pays émergents à sortir la tête de l’eau puisqu’on leur achète leurs matières premières " et bien c’est ce que l’on appellera plus tard la délocalisation de l’agriculture.

Voila c’était le message d’un JA qui croît encore à l’avenir de son métier malgré ce qu’il entend dire de tout ceux qui ne connaissent rien à l’agriculture et aux réalité économique d’une exploitation et qui tente de tout changer par simple lubie écologiste.

Salutations à tous, bon courage à tout les paysans pour les semis d’automne et autres récoltes de maïs et betterave ( pour ceux qui ne le savent pas la betterave est cultivée pour faire du sucre, et oui il n’y a pas que la canne à sucre du brésil pour ça, alors arréter d’acheter du sucre de canne et favoriser la consommation de produits Français ) sur ce à+ et n’oubliez surtout pas cette phrase très importante à mes yeux :

" PAS DE PAYS SANS PAYSANS "

Patrice 24
2/10/2007
reponse à la pensée d’un JA

Le sujet est passionnant mais complexes et je propose qu’on n’évite les raccourcis....bio = retour 100 ans en arrière, pas d’accord ; encore que il y a 100 ans les paysans étaient beaucoup plus nombreux..."pas de pays sans paysans ! tout à fait d’accord ! ! !

Et justement, à l’heure actuelle les paysans en France, il y en a de moins en moins....et ça continue de baisser depuis des années. L’écologie n’est pas une lubie, c’est un regard sur notre monde.

Oui, l’agriculture française pollue ! Ce ne sont pas les agriculteurs directement qui sont en cause, mais les choix de nos politiques agricoles ! Non, l’agriculture française ne fournit pas que des produits de qualité ! Quand un agriculteur du coin produit une denrée de qualité, je suis heureux de lui acheter (c’est local, bon et ça fait plaisir à lui et à moi)mais soutenir quelqu’un qui fait de l’industriel et dont les produit feront 1000km avant d’arriver dans les étalages d’un supermarché : non !

rémy
5/10/2007
Battons-nous pour des produits de qualité
La polémique bio ou chimique entraine le débat sur une dimension philosophique. Pour avancer, battons nous plutot sur le combat de la qualité. Et la qualité n’est pas liée à l’agriculture bio. C’est le résultat d’une agriculture intelligente, responsable qui peut-être aussi bien bio que conventionelle. Il y a la place pour les 2, mais quelle qu’elle soit, assurons nous de la qualité.
Jean-Jacques.
6/10/2007
Production française.
L’agriculture française est particulièrement productive, voir nos exportations. Quelle que soit les cultures, nos producteurs respectent des cahiers des charges stricts en limitant les volumes d’engrais et de produits phytos notamment.La règlementation française existe et est rigoureuse,les producteurs le savent et la respectent. Mais certaines productions sont en baisse ou concurrençées(Maroc, Espagne,Amérique du Sud,Chine...). Quand j’achète des tomates provençales chez le producteur du coin, je sais comment elles ont été produites. Quand j’ouvre une boîte de concentré de tomates conditionnées en vaucluse mais produites ....en Chine, je peux me poser des questions. Depuis 20ans, l’agriculture française évolue dans le bon sens.Aidons là à continuer dans le même sens,encore plus raisonnée,de plus en plus durable. Sinon ? Nous importerons depuis des pays qui n’ont pas le même respect de la législation ,voire pas de législation du tout.
Nanouk
4/10/2007
Quelques euros en trop ! ! !
Juste pour vous préciser que les rendements moyens en blé (puisque c’est votre exemple) sont « légèrement » plus élevés que 30 quintaux à l’hectare. Perso, c’est plus 50 en moyenne mais je suis d’accord avec vous si vous parlez du sud de la France, qui est pas très riche comme terre quand même. Et en ce qui concerne le prix de vente de la tonne de blé bio, pourriez vous me donner les coordonnées de l’acheteur qui propose 500€ la tonne parce que là ! ! ! JE VENDS ! ! ! ;)
achille
29/09/2007
pragmatisme

6 milliards d’êtres humains, est-ce bien naturel ? Je ne crois pas à la solution de l’agriculture bio généralisée. La pénurie de matières premieres agricoles que nous connaissons cette année au niveau mondial nous démontre que nous ne pouvons pas nous payer le luxe d’une agriculture insuffisamment productive. Je ne crois pas à un modéle intensif, gourmand en énergie et source potentielle de pollution. Une nouvelle voie modérée se dessine,connue sous le nom d’agriculture intégrée. Son principe : adopter une conduite culturale peu consommatrice de fournitures. Utilisant engrais et produits phytosanitaires de maniére parcimonieuse. On ne pourra pas nourrir la planète en renonçant totalement à la chimie ou à la recherche variétale. La nature nous amène réguliérement son lot de nouveau virus, champignons, insectes. C’est un combat. Mais il faut que les produits mis à notre disposition soient testés par des organismes indépendants. C’est dans la modération que nous trouverons notre salut. Pas dans le tout ou rien.

Enfin, je propose une mesure simple et supportable pour réduire notre impact écologique : supprimons les régulateurs de croissance en grandes cultures. Cela aurait pour effet de réduire les quantités d’engrais azotés (risque de verse) et l’utilisation de fongicides du fait de la nécessité d’une conduite culturale plus extensive et moins exposée aux maladies.

Christelle
29/09/2007
la terre peut nourrir tout le monde

Il y a a assez de terres cultivables pour nourrir toute la planète !

Il suffit de laisser tomber les cultures destinées aux biocarburants, qui sont une vaste fumisterie des agro-industries puisque pour produire un litre de biocarburant, il faut un litre de pétrole et je ne sais combien de litres d’eau...

Ensuite si on comsommait moins de produits carnés (les protéines végétales contenues par exemple dans les légumineuses sont tout aussi efficaces pour notre équilibre alimentaire), nombre de terres ne seraient plus destinées à fournir la nourriture des animaux d’élevage, et pourrait servir à nourrir la population. Ceci est particulièrement valable pour les pays du Sud qui produisent des aliments pour du bétail consommé au Nord (Europe et Etats Unis en autres) et n’ont plus de quoi assurer leur propre alimentation.

francois
2/10/2007
assez de terres cultivables ... à condition de bien les utiliser
Les surfaces consacrées aux biocarburants sont limitées dans notre pays, et l’augmentation du prix des céréales depuis deux ans (si elle se confirme)condamne les projets en cours Les biocarburants ont surtout permis à nos politiciens de faire de la communication pour le grand public ! Il y a assez de terres cultivables ... peut être mais à condition de bien les utiliser et surtout de ne pas se couper des progrès de la science car l’évolution de la démographie provoquera une progression régulière de la demande en produit de base ... Si nous devions développer l’agriculture bio et convaincre les autres grands pays agricoles d’utiliser ce mode de production il est certain que nous n’aurions pas assez de terres cultivables
Daniel J
2/10/2007
IL FAUT COMMENCER PAR QUELQUE PART
Je suis tout à fait d’accord, L’enjeu est si énorme (bientôt nous serons encore plus nombreux que 6 milliards) qu’il ne faut pas verser dans le tourisme idéaliste et impuissant, mais organiser les moyens du retour à l’équilibre, sur tous les fronts, y compris et surtout démographique (seule voie possible...)
chab
29/09/2007
subventions !
Il serait temps que la culture bio soit subventionnée à hauteur de la culture "traditionnelle"
Jacques
30/09/2007
l’agriculture bio : la plus subventionnée au monde ?.
Je m’interroge (sans être spécialiste) sur les subventions au bio. J’entend dire partout que la bio est moins aidée que l’agriculture conventionnelle, et je soupçonne que c’est l’inverse qui est vrai : l’agriculture bio française doit être la forme d’agriculture la plus subventionnée du monde : Elle touche les mêmes aides ha que les autres en produisant moins (donc plus de subvention au Kg produit), on subventionne en plus la phase de conversion avec des aides "spéciales bio", et il me semble que les bio demandent (et on peut-être obtenu, je ne sais pas) une aide supplémentaire dite "au maintien de la production".Si on introduit en restauration collective 20% de bio, pour que prix reste accessible, je suppose qu’une troisième aide spécifique sera encore demandée ... Je ne suis pas affirmatif (ça change sur ce forum !) mais avant de se jetter à la tête des affirmations péremptoires, il serait préférable de regarder et quantifier la réalité ...
Le Mécréant
1er/10/2007
Subventions ! ! !

"Il serait temps que le "Bio" soit subventionné autant que le conventionnel" dit en substance un intervenant.

Et bien je ne partage pas cet avis.

Il serait temps que cette politique de subventions soit remplacée par "le réalisme des prix".

De toute manière il faut savoir que les subventions sont en baisse, qu’aujourd’hui le metier de certain consiste a inciter les autres a demander des subventions pour justifier de leur propre emplois. De plus, la règlementation européenne interdisant des subventions directes on arrive a la situation suivante : On ne finance plus l’exploitant, mais les organismes pour payer les salariés qui vont aider l’exploitant à atteindre un but X ou Y.

En clair l’exploitant dans tous les cas ne verra pas un euro rentrer mais par contre il aura a realiser de plus ou moins couteux investissements dont les "conseillers qui ne sont pas les payeurs" auront reussis a lui démontrer l’utilité. Au total on lui expliquera qu’il fait des économies et donc qu’il doit baisser ses prix.

Petit détail, et non des moindres, quand vous êtes éligibles a l’obtention d’une subvention, il faut savoir que pour la toucher, en général plusieurs années après, il faut encore qu’il y ai de l’argnet pour la payer et avec les gels de credit il n’est pas rare que ce ne soit pas le cas.

Conclusion : foutez nous la paix avec les subventions, pratiquons la vérité des prix pour que l’exploitation équilibre ses comptes. Les économies ainsi réalisées par l’etat et l’UE se traduisant par moins de taxe et donc une augmentation du pouvoir d’achat pour le consommateur.

Nanouk
4/10/2007
Mais ENFIN ! ! !
Mais vous n’y pensez pas ! ! ! Ceci reviendrai à une forme d’agriculture nouricière ! ! ! C’est une honte dans un pays tel que le notre de vivre en vendant directement ses produits et de manger la viande de son élevage... Non mais raiment pfff ;)
CecileM
5/10/2007
Les subventions, ce qu’il faut savoir

L’agriculture bio n’est pas plus subventionnée que l’agriculture conventionnelle, loin de là ! Sachez que la moitié des explotations françaises, bio et conventionnelles confondues, touchent moins de 8000 euros d’aide PAC par an(chiffres 2005 - source Agreste).

Extrait d’un article paru dans le Monde du 21 juin dernier :

"LA PAC bénéficie en France davantage aux grosses exploitations très compétitives. Une étude intitulée La Géographie des aides aux grandes cultures et publiée mercredi 20 juin par le service statistiques du ministère de l’agriculture, apporte un éclairage nouveau. En examinant uniquement les aides aux céréales (5 milliards d’euros) versées en 2005, elle constate que 7 % des exploitations les mieux loties reçoivent 29 % des aides, et 24 % de petits producteurs, 2 %. Ces aides directes, explique l’étude, ne sont en fait pas proportionnelles à la surface cultivée. Par département, selon les cultures privilégiées et les rendements, des niveaux différents ont été fixés."

Et ce n’est pas vrai que pour les céréales... sachant que les agriculteurs bio font partie, pour la plupart, de ceux que l’on appelle "les petits producteurs"... ce n’est pas eux qui bénéficient du plus grand taux d’aide de la PAC.

L’aide au maintien a été refusée à tous les producteurs bio, certains pourront peut-être en bénéficier si les Conseils régionaux ont inscrit l’aide au maintien comme mesure dans le plan de développement rural 2007/2013.

Tout ça pour dire qu’il existe un faux débat sur les aides. La question est de savoir quelle agriculture on souhaite pour demain, quelle alimentation on souhaite proposer à nos enfants.

1/On continue sur la lancée du "produire plus pour gagner plus" ou

2/On souhaite produire mieux et autrement pour protéger l’environnement et la santé de nos enfants... ? ? ?

Les choix et les décisions qui seront prises à la suite de ce grenelle nous engagent tous vers l’avenir. On ne peut pas continuer à subventionner aveuglement des agriculteurs productivistes qui ont perdu les valeurs du monde paysan et qui sont aujourd’hui des entrepreneurs et des exploitants, au lieu d’être des agriculteurs, des paysans qui aiment la terre et la protègent, qui sont fiers d’accueillir des classes de gamins pour leur expliquer ce qu’ils font, et comment ils le font, qui sont fiers de participer à l’effort collectif de protection de l’environnement et qui sont fiers de leur métier parce qu’ils se sentent valorisés et utiles.

Marc
29/09/2007
Encore des charges en perspectives !
On parle de certification mais qui va prendre en charge le coût financier de cette nouvelle mise aux normes ?
Luc (Gaïa : b...
29/09/2007
Produire du méthane avec du lisier

En Bretagne, le lisier des porcheries empoisonne les nappes phréatiques.

Pourquoi n’utilisons-nous pas ce lisier pour produire du méthane ? Les unités de production de méthane à partir du lisier est une technique très répandue en Allemagne.

Le lisier de porc, au lieu d’être une nuisance majeur pour l’environnement, deviendrait un "or brun", capable produire du gaz d’éclairage et de chauffage.

Et, s’agissant de gaz biologique et non pas fossile, son utilisation de rajoute pas de carbone au cylce du carbone préexsitant.

Willy29N
1er/10/2007
Méthanisation du lisier

Le lisier en Bretagne peut apparaitre comme une source de biogaz importante, et environnementalement satisfaisante.

Malheureusement, ce produit ne peut pas à lui seul permettre un rendement suffisant pour envisager d’amortir un installation de ce type. En Allemagne, on oublie souvent de dire qu’au lisier de la porcherie, est associé la production de 200 hectares de maïs ensilage qui passe dans le méthaniseur ! ! ! On ne parle plus d’une simple transformation du lisier, mais d’une production toute autre.

D’autre part le lisier est aujourd’hui traité, notamment de manière biologique pour en éliminer l’azote, et éviter la pollution des nappes. Mais à la suite de la méthanisation, le carbone du lisier a été consommé, et il n’est plus possible de retirer l’azote : ce n’est pas une solution envisageable dans le contexte breton.

Pierre 31
29/09/2007
Le bio, de la poudre aux yeux pour citadins ou néo ruraux

Vous, mangeurs de bio, savez-vous que toute plante, au même titre que les hommes, est attaquée par de nombreux parasites. D’ailleurs, si vous aviez un jardin, vous pourriez le constater. Ces nombreux parasites, il faut donc les éliminer si nous voulons avoir un minimum de récolte,agriculteurs bio ou pas.

Alors, que fait notre agriculteur bio ou maraîcher bio ? Prenons le cas du maraîcher qui va nous faire pousser de bons légumes bio. Avant de semer, il va désinfecter sa terre pour tuer mauvaises herbes et insectes, oh rassurez-vous ! il ne va pas employer de méchants et dangereux pesticides, comme vous dites, non il va utiliser de la vapeur. Or la vapeur, que je sache, ça se produit avec de l’énergie fossile. Cet appareil qui va fabriquer cette vapeur, ne consomme pas moins de quatre vingt dix litres (90l) de gasoil à l’heure ! C’est drôlement bio, je trouve.

Ensuite notre petite graine semée dans cette terre désinfectée de manière bio, va grandir. Lors de sa croissance, elle va subir les attaques d’insectes comme les pucerons ou autres aleurodes etc. Que va faire notre maraîcher bio ? Il va prendre son pulvérisateur pour tuer ces vilaines bêtes qui attaquent sa production sous peine de la voir singuliérement diminuée. Pour ce faire, il va employer certains pesticides, oh pardon, traitements bio, comme la Roténone ou des produits à base de nicotine. Bien sûr, ces produits ont l’homologation bio, mais ils sont tellement dangereux, qu’ils ne sont même pas utilisés en agriculture productiviste comme vous dites. Je m’arrête sur ces deux exemples réels, mais je pourrai m’étendre encore un peu sur le sujet.

Alors, arrêtez donc de stigmatiser l’agriculture conventionnelle, et comme le dit Jérôme, un peu plus haut, agriculture durable ne rime pas forcément avec bio.

Ne confondez pas systéme de culture et le bio.

Des fruits et légumes cultivés en pleine terre, mûris au soleil et ayant reçus des engrais chimiques et autres produits phyto de manière raisonnée, comme le fait tout agriculteur aujourd’hui auront un bien meilleur goût que les mêmes fruits et légumes forcés en culture hydroponique avec des solutions nutritives, des substrats en mousse et qui auront peut-être reçu un ou plusieurs passages de phyto en moins car ils sont sous serre en atmosphére contrôlée et plus ou moins à l’abri du parasitisme.

Que nous luttions contre ce systéme de production, tout à fait d’accord et pour ce faire, commençons par manger des fruits et légumes de saison et achetons des produits cultivés en France.

Christelle
29/09/2007
non la roténone n’est pas toxique...

Bonjour

Je ne suis ni une citadine, ni une néo-rurale, je vis à la campagne depuis que je suis née...

Quelques précisions concernant la roténone : c’est effectivement un neuro toxique naturel, mais en cas d’ingestion il est neutralisé par l’alcalinité de l’intestin, donc ne peut pas passer dans la circulation sanguine et parvenir au cerveau pour y faire d’éventuels dégâts (pas comme les pesticides de synthèse...)

Je fais partie d’une AMAP (Association pour la Maintien d’une Agriculture Paysanne) biologique, et le producteur avec lequel nous travaillons n’utilise pas la vapeur pour désherber, il laisse l’herbe quand il n’est pas absolument nécessaire de l’enlever. Ensuite, grâce au système de solidarité propre aux AMAP, nous venons l’aider quand il en a besoin et le désherbage est manuel et convivial...

Quant à la "lutte" contre les insectes, il faut peut-être se montrer plus humble et accepter qu’une partie de la récolte soit pour eux, nous en aurons toujours assez pour nous... la terre est à tous...

De plus les fruits et légumes ont peut-être une aspect visuel moins attractif, mais ils ont un bien meilleur goût, et c’est quelqu’un qui a déjà eu un potager qui vous l’assure.

geriko
2/10/2007
Rotenone
En ce qui concerne la Roténone, certaines formulations sont classées Xn Nocif et ont la phrase R22 Nocif par ingestion, d’autres sont Xi Irritant avec la phrase R38 Irritant pour la peau : tout ceci ne doit rien au hasard.
marco
4/10/2007
non la roténone n’est pas toxique...
Roténone pas toxique ? mais pourquoi va t elle être interdite ? C’est bien pour ses phrases de risques et donc danger pour l’utilisateur ! Les viticulteurs qui l’utilisent sont maintenant confrontés à la détection de la Roténone dans les eaux. Quand on cherche, on trouve. On va me répondre, c’est du bio, c’est pas grave. Mais pourquoi un produit de synthèse serait plus dangereux... L’objectif de l’utilisation des produits, bio et pas bio, c’est de mieux les appliquer et d’éviter toute forme de pollution ponctuelle ou diffuse. Quant aux goût, il faut bien comparer ce qui est comparable. Votre pomme est bien meilleure dans votre jardin, certe, mais quelle est votre comparaison. Vous comparez une Reine des Reinette avec une une golden produite dans l’autre hémisphère ? De grâce, toute étude comparative de goût est tjrs très subjective, et ce n’est pas le produit de synthèse qui va atténuer les arômes. J’ai mangé de très mauvaises tomates bio qui avaient été forcées sous serres, donc c’est bien la façon de cultiver qui donne la valeur à la production, et si demain les bios adoptent des techniques productivistes, il y aura les mêmes travers. Bravo pour votre AMAP, et la façon de desherber. C’est réalisable à petite echelle, mais quand il faudra desherber une parcelle de 20 Ha, qui viendra ?
Eustache
6/10/2007
roténone = Toxique + Dangereux pour l’environnement

La roténone est classée TOXIQUE et DANGEREUSE POUR L’ENVIRONNEMENT, voir le classement officiel établi après études et validé par les instances internationales :

http://www.dive.afssa.fr/agritox/php/sa.php ?source=DIETAROMA&sa=234#regle

Ce n’est pas parce que c’est un extrait de plante que c’est bon.

lubrano
1er/10/2007
Bio la poudre aux yeus.

Réduire le bio à de la poudre aux yeux pour citatains ou certain ruraux est assez réducteur : si sur l’approche "marketing" on peut en effet être d’accord des abus et des déviances que l’on veut nous faire croire sur le tout bénef du "bio" (au point de ne plus savoir ce qu’est réellement le bio) il n’en demeure pas moins que l’agriculture biologique est la voie à suivre.

Mais reprenons votre phrase : "Ces nombreux parasites, il faut donc les éliminer si nous voulons avoir un minimum de récolte,agriculteurs bio ou pas." Sur cet aspect il faut arrêter de dire n’importe quoi : les plantes savent se défendre depuis des millénaires à la condition que la qualité de l’environnement leur permette : or les sols n’ont jamais été aussi pauvres depuis le développement de cette agriculture intensive à base de pesticides chimiques introduite depuis les années 60 et les plantes n’ont jamais été aussi peut capablent de se défendre sans "auto-assitance", auto-assistance qui demande sans cesse encore plus d’"engrais", de pesticides chimiques...

Cet état d’esprit (volontairement entretenu jusqu’à essayer de nous faire croire que l’on peut faire "propre" avec un tel système - voir l’arnaque du pseudo label d’"agriculure raisonné") doit être en premier lieu combattu : peut importe le nom que l’on veut donner à cette nouvelle agriculture, il faut avant tout : - permettre au sol de vivre, de s’auto-enrichir de matières organiques et de redévelopper les micro-organismes - cette base donnera aux plantes un environnement capable de rendre leur organisme beaucoup plus réactif aux attaques durant l’année - traiter si nécessaire dans le cas d’attaque forte MAIS avec des produits biologiques qui ne remettront pas en cause cet équilibre des sols (ce qui n’est pas du tout le cas des produits chimiques).

Tout ceci n’est pas utopique, loin de là, et ne repésente en aucun cas un retourd en arrière vers une agriculture extensive.

Je vous invite notamment à rechercher les travaux de personnes comme Claude Bourguignon (ingénieur agronome) et André Pochon (Agriculteur) et son livre "Les sillons de la colère".

Nanouk
4/10/2007
BRAVO ! ! !
Quelle belle preuve d’ouverture d’esprit de croire que les consommateurs de bio sont soit des citadins trop riches ou des bobos à la tête pleine de dreadlocks et à la cigarette douteuse, bravo ! Effectivement, les parasites et maladies existent et existeront toujours, tout le monde veut vivre, que se soit le ver ou l’homme ! Mais il me semble que tout organisme sain utilise des moyens de défense très complexes, qu’il soit végétal ou animal ! pourquoi ne pas le laisser faire tranquillement ; Ah oui, le rendement ! Pourquoi ne pas accepter de produire moins pour produire mieux ? ? ? En ce qui concerne la technique de désherbement à la vapeur, je suis d’accord avec vous que cela tue tout mais pourquoi un agriculteur bio, qui se tue à maintenir une microflore et microfaune dans son sol par différentes techniques comme les rotations de 10ans, des apports de compost ou des TSC, tuerait tout son labeur pour quelques herbes indésirables ? ? ? Il serait un peu bête non ? Personnellement je connais de nombreux agriculteurs bio et aucun n’utilisent cette technique. Ensuite, des techniques simples sont largement utilisées et cela sans produits chimiques comme vous le certifiés, l’utilisation de la coccinelle contre les pucerons s’avère très redoutable et j’en passe... Pour finir, vous souhaitez que l’on arrête de stigmatiser l’agriculture conventionnelle mais qu’avez-vous fait, vous, avec l’agriculture biologique ? ? ? A bon entendeur Au fait, je suis loin d’être riche, citadine et bobo, juste réaliste...
jeanmarcbzh
8/10/2007
droit de réponse.

Je repond. Concernant la stérilisation de la terre je ne sais pas (incompétent).

Concernant la roténone je sais. C’est un insecticide extrait d’une plante. Elle n’est pas stabilisée (en bio) et est BIODEGRADABLE aux UV. Elle n’est pas toxique pour l’homme mais pour les animaux à sang chaud. La rotenone était utilisée en agriculture conventionelle avant la guerre (elle était produite dans nos colonies) de 39-45 elle à été remplacée par le DTT et autres produits de la pétrochimie (il n’y avait plus de colonie et le pétrôle était bon marché on va peut être y revenir).

Concernant la tomate hydroponique il y a une serre un sol artificiel et beaucoup de parametre sont controlés (pas la lumière, la température, l’hygrométrie). On y introduit des auxiliaires contre les parasites (pas forcement des traitement mais des bêtes qui tuent les parasites)ou contrôle la polinisation par bourdons etc... Pour moi c’est un bel outil qui pourrait être chauffé au solaire. et permet d’avoir des tomates en décallage avec les serres en sol ou le plein champ.

Concernant les produits phytosanitaites vous devez les stocker dans un endroit spécifique fermé à clé. Dans ce lieu, les produits doivent être rangés par dangerosité (mutagenes, cancérigenes, cancérogènes, irritants, etc) pour l’homme.

beatrice
11/10/2007
petite précision
Depuis quand est-ce que l’ homme n’ est pas un animal à sang chaud ?
Callune
29/09/2007
Oui à l’Agriculture BIO, mais...
Oui à l’agriculture BIO j’entends dire partout ! ! C’est bien, mais dans l’état actuel des choses et vu le pouvoir d’achat qui diminue... les gens sont-tils prêts à payer un peu plus cher pour manger mieux ? je ne crois pas, quand on sait que beaucoup de gens ne mangent plus de fruits et de légumes parce que c’est trop cher ! ! alors, manger bio... Sans compter que la plupart des gens qui mangent bio sont végétariens... alors les producteurs maraichers bio sont contents, mais les producteurs ovins, bovins, de volailles, etc... ne voient pas la différence entre avant le passage en bio et l’après. Je suis agricultrice bio, et depuis que j’ai fais la démarche je ne vois pas une grande différence de vente, alors que le cahier des charges est très lourd. Alors la généralisation des exploitations ? je ne suis pas convaincue. Une nouvelle certification ? je ne suis pas convaincue non plus, on s’y retrouve déjà plus...
corro
29/09/2007
le grenelle pour une nouvelle orientation de l’agriculture française

MM JL Borloo et N Sarkozy ne vont pas et ne peuvent pas régler tous les problèmes du monde agricole. J’attends simplement de leur part qu’ils impriment une nouvelle orientation à l’agriculture française. L’INRA et tous les organismes agricoles de l’Etat doivent travailler principalement sur le BIO afin de mieux comprendre et développer les moyens de protection des cultures contre les insectes et les champignons, et informer massivement tous les agriculteurs.

Les produits Bio doivent être moins cher c’est une évidence. Comment se fait il qu’une production qui appauvrie les sols et les eaux (souterraines et superficiels), qui les polluent parfois irrémédiablement et donc détruit nos ressources naturellles et notre patrimoine coutent moins cher que du bio respectueu des équilibres naturels ? ?

Retrouvons notre bon sens paysan !

clictrace dj
9/10/2007
la France au 7 ème rang de la consommation de pesticides en europe

La France possède la plus grande surface agricole utile ( SAU) d’Europe ( source Eurostat 2005) Quand on parle de consommation de pesticides il est toujours indiqué la France est la 1ère consommatrice en Europe. C’est VRAI en volume global mais c’est FAUX si l’on ramène la consommation de produits par hectare. Equation à intégrer dans les logiques de raisonnement : 1. Vous prenez la surface agricole utile par pays (source Eurostat) 2. Vous déduisez les surfaces toujours en herbes ou les fourrrages ( autres que maïs) qui ne consomment de pesticides 3. Vous obtenez la surface en terres labourables + les cultures pérennes par pays susceptible de consommer des pesticides 4.Vous prenez le volume total de pesticides (source ECPA 2005) 5.Vous divisez ce volume par le chiffre de votre point 3

Résultat : consommation moyenne europe en 2005 : 3,5 kg/ha 1er consommateur Portugal : 11, 6 kg/ha 2ème Pays Bas : 9,9 kg/ha 3ème Slovénie : 7,9 kg/ha 4ème Belgique : 7,8 kg/ha 5 ème Italie : 6,6 kg/ha 6 ème Grèce : 5,6 kg/ha 7 ème France : 4,8 kg/ha

conclusion : la consommation dépend du type de culture produite par pays

frank garnier
9/10/2007
Arrêtons d’être égoistes

Que certains consommateurs français et européens veuillent des produits bio, c’est tout à fait compréhensible.

Part contre, la France et de l’Europe bénéficient de conditions exceptionnelement favorables à l’agriculture. Ils peuvent donc contribuer aussi par des productions conventionnelles raisonnables ( mieux utiliser les engrais et pesticides )à résoudre l’immense casse-tête que nous avons devant nous, c’est a dire répondre a des besoins mondiaux en aliments de qualité et en matières premières qui ne vont faire qu’augmenter.

Ne pas utiliser pleinement notre potentiel de sols , d’eau, de savoir, et je pense une démarche égoiste d’habitants d’un pays riche.

Teki
29/09/2007
Carne ou non carne

La production de viande est extremement couteuse en surface cultivable (production de l’alimentation animale) , en eau, en engrais et autres produits polluants.

Pour 1 kg de viande "consommable", il faut produire des centaines de kilos de céréales pour nourrir le bétail, et donc coute des dizaines de milliers de litre d’eau, des quantités d’engrais et pesticides.

Pourquoi ne pas passer d’une alimentation carnée à une alimentation végétarienne ? Cela aurait l’avantage non seulement de limiter les surfaces cultivées, dont favorisera la biodiversité - mais aussi de diminuer largement la pollution engendrée par l’agriculture.

steph 72
29/09/2007
Réponse au végétarien

Monsieur le végétarien savez vous que quand on mange de la viande en particulier en France,on permet l’entretient de l’espace rural. Sans ces chers ruminants ,les prairies retourneraient en friche. Il faut savoir que toutes les terres ne sont pas culivables.

Concernant le GRENELLE on veut alourdir encore les containtes environnementales alors que les agriculteurs font beaucoup d’efforts quoiqu’on en dise. Restreindre trop les engrais et traitements provoquerait une baisse de rendement qui aggraverait la pénurie de matières premières . Notre pays verait ses importations de produits agricoles augmenter sans garanties . Faire un grenelle pour contraindre des agriculteurs vers le bio et importer des produits agricoles qui ont reçu des traitements interdits en France ça n’a pas de sens. Pour finir il faut s’attendre à voir le nombre d’agriculteurs quitter le métier à cause de l’empilement des containtes environnementales ingérables. Pourquoi un grenelle en France et pas en Europe,tout le monde au meme régime.

stéphane - agriculteur éleveur

Teki
30/09/2007
A Monsieur l’agriculteur éleveur ;)

En premier lieu, rassurez vous il m’arrive de manger de la viande ...... occasionnellement, je ne suis donc pas végétarien.

Sinon la baisse de rendement évoqué pourrait être compenser largement par la transformation d’une partie des champs réservés à la production d’alimentation du bétail en champ destiné à l’alimentation humaine.

Concernant les friches, elles favorisent la bio diversité. Et leur entretien pourra être assuré par le cheptel destiné à la production laitière.

Je suis d’accord avec vous qu’il serait difficile d’augmenter les contraintes aux seuls agriculteurs français, que c’est un combat qui doit se poursuivre au niveau européen et mondial.

Mais il y a quand même un point que je souhaiterai vous faire remarquer, même si je ne suis pas végétarien, j’ai choisi de manger BIO - et je dois dire que de nombreux produits Bio sont importés - il y a donc des agriculteurs qui subissent aussi ces contraintes et qui se dévelloppent. Ces importations de produits bio a donc en plus un cout en transport et donc en carbone :( :(

Et il serait interresant de connaitre exactement le surcout de ce type d’agriculture.

Enfin dernier élément une majorité d’être humain sur cette terre sont quasiment végétarien, et jamais la planete ne pourra fournir à chaque homme et chaque femme le choix et la quantité d’aliments qui nous sont proposé à nous occidentaux.

LC
30/09/2007
non au BIO importé

Manger du bio importé, c’est peut être bon pour votre santé... mais du point de vue environnemental, c’est bonnet blanc et blanc bonnet avec un produit cultivé en France en agriculture conventionnelle.

Le problème aujourd’hui, c’est qu’on demande aux agriculteurs d’en faire plus, mais ils ne peuvent plus ! Est ce que quelqu’un a demandé à la grande distribution si elle acceptait de réduire ses marges afin de permettre aux agriculteurs de vivre mieux et ainsi accepter de faire quelques efforts ?

Alors, il faudrait déjà prendre ses responsabilités individuellement :

1. refuser de consommer des produits importés.Il est évident qu’il n’y aura pas de loi pour interdire les produits importés (because Europe, OMC...)

2. essayer d’acheter le plus possible ses produits au marché ou au producteur du coin (il y a moins d’intermédiaires, et si le coup est sensiblement le même qu’en grande surface, dites vous que ça va dans le protefeuille du petit producteur qui travaille 7j/7). Je sais, c’est pas toujours facile, la solution de facilité, c’est d’acheter ses légumes au supermarché parce qu’il faut de toute façon y aller.

Je pense qu’il est bon d’associer ces petits gestes quotidiens et individuels, aux "grandes" mesures promises par le Grenelle de l’Environnement !

caramel
4/10/2007
développer les AMAP et manger selon les saisons
la solution est de développer ce système d’ AMAP, et donc d’acheter local des produits goûteux et saisonniers. Il faut traiter ce problème par l’éducation des jeunes : leur apprendre que les tomates ne poussent que l’été, les pommes en automne, etc.....et qu’on doit adapter son alimentation à la saison (voir les excellents livres de Valérie Cupillard, qui propose des recettes selon les saisons)
jmc38
6/10/2007
Classe A+,A,...E pour l’alimentation

J’ai posté ailleurs la sugestion de mettre un indicateur comme dans l’électronoménager pour justement eduquer. Une tomate français en Aout c’est peut-etre A et la même en avril c’est du E....

Indicateur permettant de prendre en compet :
  la saison et le cout de chauffage ou transport
  le transport (le bresil "grenier" de la planète est une abération)
  la production (congélation= fléau, bateau frigo = depenses enormes)
  l’essence même du produit (boeuf moins "durable" que volaille)

steph 72
30/09/2007
Réponse à téki

Je constate que vous connaissez mal l’agriculture et je voudrais apporter des préçisions :

L’entretien de friches par des vaches laitères : Tout les agriculteurs ne peuvent pas produire de lait.Il y a des quotas et il n’y a que les éleveurs qui en possèdent qui peuvent produire.

Les friches favorisent la bio diversité : ..et aussi les incendies en été. Une nature entretenue favorise le tourisme ,notre pays est visité pour la diversité des paysages grace au travail des agriculteurs. La bio diversité n’est pas menaçé par l’agriculture mais par la constructions d’infrastructures ( routes ,lignes tgv,constructions) qui grignotent des terres agricoles et des espaces naturels.

les produits bio sont importés : En France on a le cahier des charges bio le plus sévère et la production la moins aidée d’europe ce qui explique le peu d’attrait pour la production bio.

Je pense qu’il est trop facile d’accuser l’agriculture de polluer alors que tout le monde pollue. Si vous voulez remettre en cause l’agriculture ,il faut remettre en cause le mode de vie de plus en plus urbanisé gros consommateur de ressources pétrolières et énergétique. Le développement durable ne doit pas s’appliquer que pour l’agriculture.

Le Mécréant
2/10/2007
Rigolam ! ! ! !

"Les friches favorisent la diversité..." " On fait paturer les friches par les vaches a lait"

Dépéchons nous de rire de crainte de devoir en pleurer.

Par définition, la friche ne favorise pas la diversité, bien au contraire, elle n’est qu’une étape intermédiaire d’un processus qui conduit a un reboisement naturel a plus ou moins court terme.(ce qui n’est pas forcement a eviter si on sait pourquoi on le fait) De fait, la friche conduit a un appauvrissement de la terre, et a une degradation de sa faculté de produire.

De plus, peu nombreuse sont les espèces domestiques aptes a valoriser les friches. Les chèvres et encore ... La plupart des animaux de production, même dans les races les plus rustiques deperissent et meurent si elles n’ont que des friches. Et pour le cas ou elles survivent, leur influence sur le biotope conduira a ce que ce ne soit plus des friches, l’elimination des plantes caracteristiques de la friche permettra aux especes plus exigeantes de prosperer et donc in finé une amelioration du sol (dans l’optique paturage)

Tout ceci pour dire que la nature est un equilibre, pas si fragile que ça en réalité, et qui s’adapte a la situation. "La nature est bien faite dit la sagesse populaire"

Son echelle de temps n’est pas la vie humaine mais le million voire le milliard d’année. Restons donc modestes et tentons d’accompagner son évolution (et la notre) en respectant cet équilibre.

Les "experts" font de beaux discours, au demeurant contradictoire et la seule chose dont je sois vraiment certain est que ce qui arrivera vraiment sera différent de tout ce qui a été prédit.

Le metier de paysan nous apprend une chose : Nous semons, nous faisons de notre mieux pour assurer les meilleures conditions, pour le reste c’est dame nature qui décide, on ne peut pas tirer sur l’epi pour qu’il pousse plus vite de même tant que la recolte n’est pas logée on ne tiens rien.

Laboremus

Christine F (64)
10/10/2007
une vache laitière ne mange pas de friche
monsieur, eleveur moi aussi je viens vous informer qu’une vache laitière ne mange pas de friche, d’herbe épiée ou en fleur, ce n’est plus une vache mais un zebre ! ! vive la brousse ...
Clau
11/10/2007
l’oeuf ou la poule ?
sachez qu une poule dite bio n’est pas bio avt ses 28j date ou ell arrive ds un poulailler afin de produire des oeufs...elle n’a dc pa recu d’alimebntation bio avt ses 28j !et elle n’etait pas un oeuf bio avt d’etre une poule ! ! !alors comment m’expliquez vous que mangez du bio est meilleur pr la santé ?
Patrice 24
2/10/2007
reponse au végétarien et à l’éleveur

C’est sur que le rendement(notamment énergétique) pour produire un kilo de viande est désastreux. Il n’est pas pourtant nécessaire de devenir tous végétariens, mangeons simplement moins de viande.

Quand à l’entretien de l’espace rural par les ruminants, cela n’est vrai que pour l’élevage extensif. Les veaux de batteries...c’est moins sur ! De plus, nombre d’hectares cultivables sont cultivés pour l’élevage : mais ensilage, céréales ect...

Enfin, la restriction des intrants (engrais, pesticides) n’entrainerait nullement de pénuries, elle limiterait tout au plus nos exportations assez dévastatrices pour les pays en voie de développement. Je fais remarquer au passage que les importations existe déjà comme par exemple l’agneau qui viens de Nelle Zélande.

Je ne cherche pas à stigmatiser les agriculteurs mais les choix de nos politiques agricoles et l’assentiment du syndicat majoritaire dans celles-ci au travers de sa co-gestion depuis plus de quarante ans.

fred518
4/10/2007
réponse au syndicaliste minoritaire qui répond au végétarien et à l’éleveur

1/ on a l’impression dans votre message que l’élevage intensif ne concerne que le veau en batterie : c’est faux

2/ on a l’impression dans votre message que la viande bovine est constitué majoritairement de viande de veau : c’est faux

3/ la réduction de nos intrants réduirait nos exportations et surtout augmenterait nos importations, qui viennent majoritairement de pays où "ON A LE DROIT DE POLLUER" tel que le brésil, l’argentine les USA....

Je pense que ce n’est pas en montrant du doigt les gens qu passé qu’on prépare l’avenir.

je vous propose de nous serrer les coudes, de prouver aux brésilien, argentins, américains, qu’on peut tout mettre sur la table, adopter des modes de production performants et respectueux de l’environnement.

Et la communauté européenne peut grandement surtaxer, sans rougir, ces produits issus de pays écologiquement dérèglementés, pour nous permettre d’imposer notre mode de production écologique actuel

caramel
4/10/2007
monsieur l’agriculteur...
Que de contre-vérités. Comment les poules élevèes en batterie, les veaux (80% ! ! ! ! ! hélas), qui ne voient jamais la lumière du jour de leur vie, les porcs, qui subissent le même sort, entretiennent-ils l’espace rural ? Vous avez trouvé un argument pour justifier des pratiques d’un autre âge où l’on martyrise les animaux. J’aimerais entendre parler du bien-être animal dans ce forum, ce devrait être la préoccupation de tout être humain responsable
Ugo
8/10/2007
Manque de terre agricole à cause de l’alimentation carnée
Monsieur Stéphane - agriculteur éleveur vous savez très bien que, pour une superficie de n hectares, on nourrit davantage de gens d’un groupe G qui opteraient pour une alimentation végétale directe qu’un groupe H de gens qui opteraient pour une alimentation carnée. Un éleveur qui convertirait ses cultures fourragères en cultures pour l’ alimentation humaine directe (en tenant compte des conditions pédo-climatiques bien sûr) et qui réduit puis abandonne l’élevage ferait une magnifique démarche. Non seulement les terres ne lui manqueraient pas, mais en plus il pourrait en vendre ou louer à d’autres qui souhaitent s’installer sur de petites superficies pour cultiver des fruits, légumes, céréales ou légumineuses. Des animaux seraient épargnés ! Cet éleveur et les intermédiaires réduiraient leur consommation d’eau, carburant, engrais, produits phytosanitaires. Voilà plus d’un an que j’attends que la SAFER me propose un terrain agricole d’une modeste superficie pour pouvoir y planter et cultiver des arbres fruitiers. L’argument de l’entretien de l’espace rural est fallacieux car il dépend du but que l’on se fixe. Évidemment si l’on veut éviter le retour des forêts ou de la prairie sur une parcelle donnée, le piétinement et le brouttage sont efficaces. Mais si l’on veut nourrir les gens en quantité et en qualité, il vaut mieux se passer de l’intermédiaire animal et opter directement pour une agriculture végétale pour alimentation humaine. Le maintien des ruminants dans les zones où la roche affleure à certains endroits est une catastrophe car la maigre épaisseur de sol est menacée. Les excréments des animaux ne compensent pas la fertilité et la matière organique perdue à cause du brouttage et du piétinement. Les prairies présentent un très grand intérêt du point de vue de la biodiversité et de l’attirance des insectes pollinisateurs. Les éleveurs devraient être plus humbles, davantage à l’écoute et cesser de croire qu’il n’y a qu’eux qui connaissent vraiment la campagne. Le métier d’éleveur est un fléau pour les animaux massacrés légalement ; c’est un fléau également pour la santé publique et le paysage rural.
Jean-Yves, ingénie...
11/10/2007
Vous voulez nous imposer un monde insipide !
Effectivement si l’on convertissait l’ensemble des terres agricoles, y compris les prairies vouées à l’élevage on pourrait nourrir plus de personnes.....cependant quel monde insipide cela deviendrait..... Personnelemment je préfère opter pour une agriculture raisonnée respectueuse de l’environnement et économiquement efficace. Nous disposons désormais d’une panoplie de pesticides modernes nous permettant d’atteindre ce double objectif.....et d’apprécier notre merveilleuse cuisine à base de foie gras, confits et cassoulet ! !
ugo
12/10/2007
Gastronomie ne doit pas rimer avec tyrannie !

Monsieur le mangeur d’oiseaux torturés, sachez que je ne désire pas un monde insipide. Il existe une immense diversité d’ingrédients végétaux et de recettes entièrement végétales à découvrir ou redécouvrir. Renseignez-vous.

Vous citez le foie gras. Les palmipèdes torturés dans les camps de concentration du sud-ouest ne sont pas volontaires pour endurer la séquestration et le gavage. Cette tradition cruelle véhicule en outre une image horrible et honteuse pour la France. Gastronomie ne doit pas rimer avec tyrannie !

momo51
2/10/2007
VIANDE ET VEGETAUX
C,est bien beau de dire que pour produire 1 kg de viande ,il faut beaucoup de grain,donc de pesticides et engrais,mais si l,on ne produit plus la viande et que l,on supprime les engrais ,avec quoi fera t on pousser les legumes ;avec du fumier bien sur,au fait il ne peu plu il y avoir du fumier puisque il n’y a plu de viande .
caramel
4/10/2007
pas besoin de fumier !
il faut se renseigner avant de parler : j’ai un magnifique jardin potager, et je n’y ai jamais mis un gramme de fumier, car je suis contre l’élevage des animaux pour les tuer et les manger. Donc votre argument ne tient pas : il y a des engrais naturels d’origine non animale.
momo 51
4/10/2007
re pas besoin de fumier
Il ne faut pas confondre un potager avec un champs de plusieurs ha. Je pense que les gens comme vous sont completement déconnecté de la réalité des choses,pendant la derniere guerre des cousins de la ville faisait 150 km en vélo pour venir chercher à manger et je pense qu’aujourd’hui en cas de conflit les gens serait près à manger n’importe quoi à n’importe quel prix .
Maxence
7/10/2007
Si vis pacem, besoin de fumier ?
Je ne vois pas le rapport. Fait-on de l’élevage pour préparer une prochaine guerre ? Si cela arrive, il y aura toujours les chats et les rats... Arrêtons les excuses fallacieuses pour justifier un élevage qui coûte à la planète plus que cela ne lui rapporte. Savez-vous, par exemple, que l’ortie renferme 40% de protéines en poids sec ? Je parie que si un jour (je ne le souhaite pas, bien sûr), notre sécurité alimentaire était menacée, je me préparerais beaucoup plus facilement une soupe d’ortie que vous un beefsteack. Notre dépendance à l’animal est... préhistorique.
Nanouk
4/10/2007
Sceptique...
Utilisable en grande quantité ? ? ? Sur le quart de la surface de la terre ? ? ? ? ? ? ? ?
Ugwenn
6/10/2007
pâturage et piétinement ne compensent pas l’apport du fumier
Considérons un hectare de prairie que l’on laisse à l’abandon à l’orée d’un bois et un autre hectare voisin de prairie sur lequel on amène à brouter quelques ruminants. Au bout de quelques mois, les ruminants manqueront de nourriture car la biomasse végétale qui aura profité des excréments de ces ruminants sera inférieure à celle brouttée et piétinée. Sur la parcelle sans ruminant, des arbustres et arbres auront commencé à pousser. Les ruminants limitent l’extension de la forêt et mangent davantage de végétaux que nous. La biomasse d’un hectare de bois est bien supérieure à celle d’un pré pâturé. Il est donc très raisonnable de se passer du fumier. L’arrêt des cultures fourragères libérerait des superficies immenses dont une partie serait cultivée pour l’alimentation humaine directe. Réfléchissez donc un peu !
Maxence
7/10/2007
Le fumier, animal ou végétal ?
Le fumier vient des végétaux avant de provenir des animaux. Ecourter la chaîne de production revient à composter directement des végétaux. Avec comme avantages l’élimination massives des pesticides, OGM et antibiotiques largement utilisés dans l’élevage ainsi qu’une diminution très conséquente des besoins en eau. L’agriculture sans fumier est bel et bien une réalité viable et efficace mais dans le monde actuel, on préfère l’ignorer : c’est trop difficile de changer ses "bonnes vieilles habitudes". Et puis, beaucoup d’intérêts économiques se sentiraient en danger. Il y a actuellement tellement de trucs inutiles et dangereux à vendre et qui rapportent...
momo51
8/10/2007
re le fumier,animal ou vegetal
vous les ecolos,vous avez reponse à tout,alors une question ; en france ,quelle est la quantité de pesticides utilisé au total,pour l’agriculture,le jardin du particulier,la sncf etc,etc moi je vous répond 10000t bon ensuite en divise par la surface du pays 600000km au carré (en arrondissant),1 km au carré= 100 ha =1 millions de metre carré que je multiplie par 600000= 0.6gr de pesticide au metre carré sur quelle profondeur on dit 1 metre donc,vous les ecolos ,Alain,Nicolas,José,Greanpeace,Reach etc ,vous vouler ruiner et afamer le monde pour 0,6gm3 que vous savez mieux que quiconque que nous les paysans sommes soumis à une reglemation infernale,nous pouvant etre controler à tous moment,tous les mois en nous retire des produits et l’on s’arrache les cheveux pour savoir comment faire,non ce n’est pas le bio qui sauvera l’humanité,ni vous avec vos idées ,la chimie evolue dans le bon sens et vu le climat qui nous attends tous,ce serait un non sens que de vouloir la supprimer ou meme la reduire,les belles années avec de belles saisons ,il y aune pression parasitaire tres limité donc moins de traitments anti-parasitaires,mais les années sans saisons,sans hiver,sans été si vous loupé le moindre traitement c’est la catastrophe. Une derniere question,combien consomme t’on par jour et par habitant de produit chimique ;produit d’entretien,lavage du sol ,du linge,de la vaiselle,pour sa toilette etc,etc ;la medecine en france utilise quelle quantité totale de medicaments chimiques et tous cela cela fait quel poids au metre carré. A j’oubliait,le blé qui pousse avec les boues de ville ,c’est du tonnerre 120 qx et en plus c’est pour mon boulanger bio -les boues de ville sont des dechets sortant des stations d’epurations des villes contenant les deffecaations de nos chers urbains,ainsi les prodiuts d’entretien,medicaments,antibiotiques ,on les epands dans les champs car on ne sait pas quoi en faire.
Maxence
9/10/2007
L’Homme chimique
O.6g de pesticides au m2, il y a bien là de quoi tuer (au moins à petit feu) tout le monde puisque par exemple la norme Française pour l’eau potable fixe à 0,1 µg/l la concentration maximale pour chaque type de pesticide identifié, et à 0,5 µg/l la concentration totale en pesticides (soit un facteur d’un million). Qu’importe d’empoisonner la Terre et ses habitants, tant que les récoltes sont bonnes... Il est vrai que trop de produits chimiques sont utilisés dans tous les domaines, mais les bêtises des uns ne doivent pas servir à justifier les bêtises des autres : la résolution de ce genre de problèmes doit être global (mais ce n’est pas une raison pour que personne ne fasse le premier pas...) Il n’est pas question de jeter l’opprobre sur l’agriculture : elle est la SEULE activité absolument vitale pour nous sur cette planète. Seulement, il faut accepter de sortir la tête de la caverne. A chaque problème, il y a des solutions, plus ou moins faciles, mais il est certain qu’aucune des solutions que nous aurons à mettre en oeuvre ne sera aussi facile que d’arroser un champ avec un produit chimique... Le temps de la course aux maîtrises technologiques nous montre ses limites et ses effets pervers ; il serait temps de revenir à un partenariat avec la Nature plutôt qu’à un affrontement perdu d’avance. Le respect et l’humilité envers notre environnement nous profiteront bien plus qu’on ne le pense. La transformation de l’agriculture par intégration de ces valeurs devrait être classée grande cause nationale... et même mondiale.
Pascal
10/10/2007
re du medecin et de l’agronome 1

En tant qu’agronome,fils et petit fils de medecin généraliste,je viens ici,avec mon père,donner un petit coup de pouce à MOMO51.

Il ne faut pas confondre les pesticides d’aujourdhui(à part certains qui posent probleme tel que le glyphosate,que l’on retrouve partout dans les eaux sous une autre forme)avec ceux utilisés abondament il y déja un certain temps et retirés du marché phytosanitaire et d’ailleurs plus fabriqués tel que l’atrazine,les colorants nitrés,organo-chlorés et phosphorés etc.On retrouve ces anciennes molécules dans les eaux,surtout souterraines et cela va durer encore de nombreuses années,le temps que ces produits descendent dans les nappes phréatiques.

Premiere remarque ;meme si l’agriculture n’utilise plus de pesticides,on en trouvera encore longtemps(on retrouve encore du lindane dans l’air malgrés qu’il n’est plus utilisé depuis 10 ans à part pour les animaux de compagnie etc).

Deuxieme remarque ;0.6grs par m3(si ce chiffre est exacte)ne veut rien dire,la plupart des produits utilisés aujourd’hui se dégradent,certains à la lumiere(rayons ultra violet),d’autres par la matiere organique et encore par les nombreux micro-organismes du sol,et il faut savoir que 80 pour 100 des organismes vivant sur notre planéte,de l’organisme unicellulaire à l’elephant vivent sous nos pieds

voir la suite re du medecin et de l’agronome 2

Pascal
10/10/2007
re du medecin et de l’agronome 2

suite du premier texte titré RE DU MEDECIN ET DE L ’AGRONOME 2

Troisieme remarque ;les pesticides ne se dégradant pas etc ainsi que tous nouveaux produits et tous les produits autorisés actuellement font l’objet tous les 10 ans d’un bilan ecotoxologique etc(cout environ 10 millions d’euros) avant leur homologation ou meme rehomologation.Ainsi il y a un grand ménage actuellement et de nombreuses molécules disparaissent ou réapparaissent tel le fipronil accusé à tors de la disparition des abeilles.

Il serait temps d’arreter la chasse au sorciere et d’apeurer toute la population par des lobbys ecolopolitiques,je laisse la parole au médecin.

Pour ma part je parlerais de deux choses que je connais bien,des malades et des maladies.La principale maladie d’aujourd’hui est le stress ce dernier provoque de gros dégats,maladies dites génétiques,cancers,alcoolismes,tabagismes,drogues,suicides.Les premiers touchés sont les moins aisés.La population se nourrit mal,consomme trop de graisse,pas assez de légumes,manque d’exercices.Mais dans tous les cas ce n’est pas l’alimentation bio ou pas qui influe sur ces maladies.Dans tous les cas mes patients paysans se portent plutot bien,bio ou non bio.

Maxence
12/10/2007
Le meilleur des mondes ?
La science appliquée souffre elle-même d’une grave maladie : la recherche sur le court terme d’un profit maximal. "Science sans conscience n’est que ruine de l’âme", a-t’on dit un jour, on se demande aujourd’hui s’il y a encore une âme à ruiner. Un grand nombre de chercheurs sont mis dans un moule rigide, où ils ont peu de choix, sinon celui de suivre la politique d’avides intérêts de puissances financières qui se fichent pas mal de l’agriculture, des agriculteurs et des consommateurs. J’exagère, me direz-vous ? J’aimerais bien. L’avenir que vous décrivez, c’est notre soumission totale à ces groupes d’intérêts qui risquent un jour d’être les intermédiaires obligés pour toute production de marchandises alimentaires. Une prise d’otage à l’échelle mondiale, en sorte. Vous croyez qu’une molécule qui est faite pour tuer un organisme n’aura pas ou peu d’impact sur les autres, que les résidus biodégradés de molécules de plus en complexes seront de plus en plus inoffensifs ? Je ne partage pas votre candeur. Penser que la solution chimique est LA voie possible pour l’agriculture n’amènera jamais les solutions dont la planète à besoin. Pour en venir sur les maladies, il est certain que l’état de santé est multifactoriel et ne serait être en fonction d’une seule variable. En tout cas, si on peut encore mettre en doute l’"efficacité" de l’alimentation biologique, je pense qu’on peut tous être d’accord sur son absence totale de danger. Après, on peut aussi discuter plus en profondeur sur les menus et l’’équilibre alimentaire ; je ne crois pas, par exemple, que manger de la charcuterie bio soit un cadeau pour l’organisme...
antoine
2/10/2007
bonne idée ! ! !
Je vous suit entiérement et propose de supprimer l’agriculture tout simplement, ce me semble le meilleur moyen d’eviter trop de pollution... Je suis éleveur de brebis, j’essaye d’en vivre dans une région ou ne pousse que de la viande ! ! ! !Je voulais vous dire de dormir tranquille, les éleveurs qui peuvent faire des céréales s’y mettent, moins de contraintes, et meilleur rapport. Je voudrait juste vous faire remarquer que depuis qu’il n’y a plus de brebis dans le sud, il y a le retour des friches, qui cramment réguliérement chaque années. Juste un exemple parmis tant d’autres pour vous montrer que l’élevage a d’autre rôles que de nourrir. Pour ce qui est de la consommation de viande, si les excés sont néfaste pour la santé, les carences le sont également, il suffit pour cela de regarder les pays dits sous dévellopés. Nos animaux font parties de l’écosystéme !
Maxence
7/10/2007
Viande et carence
Avant d’avoir de la viande, il faut des végétaux donc dans votre région, il pousse aussi des végétaux. C’est la valorisation de ces cultures autrement que par un organisme animal qui vous pose problème... Si vous vous documentez un peu, vous verrez que l’être humain n’a absolument pas besoin de viande pour vivre et même vivre très bien. Justifier la consommation de viande chez nous par la malnutrition/sous-nutrition qui sévit dans les pays pauvres est complètement déplacée. Vous avez une vision très bizarre de l’écosystème : pour moi, les milliards d’animaux qui naissent artificiellement de la main de l’Homme sont bien loin de faire partie d’un écosystème. Peut-être d’un homosystème...
antoine
8/10/2007
excusez moi...
Je ne suis pas littéraire et me suis donc mal exprimé, effectivement en disant que ne poussaient des animaux dans ma région je sous entendait que ces derniers étaient les plus aptes a valoriser les espéces adaptées a nos sols.* Pour ce qui est de la malnutrition, je n’ai aucunes prétention de n’y connaitre quoi que ce soit. Je m’appuyait juste sur l’avis de monsieur Renaud Lancelot, chargé de mission santé animale au CIRAD dans un article du journale le Monde du 22/09/2007. Enfin vous trouvez ma facon de voir l’écosystéme " bizarre". Je voudrait juste vous dire pour information que l’homme fait partie de l’écosystéme (et oui vous n’étes pas encore un dieu ! ! !), ainsi que les"milliards" d’animaux qui naissent"artifiellement" de leur mains. Je ne vois pas pourquoi vous dites artificiellement, ces derniers y arrivent trés bien sans nous dans la plupart des cas. Certe ce n’est peut étre pas l’écosystéme comme vous le voudriez, mais c’est un écosystéme. Avez vous une vision globale de l’élevage ou faites vous partie de ces personnes qui quand on leur en parle ont l’image d’un grand bâtiment remplis de milliard d’animaux.
Maxence
8/10/2007
Je vous en prie...
Le problème de la valorisation des espaces naturels peut se voir sous 2 angles, sûrement complémentaires : le première question que l’on peut se poser est "Est-ce que la solution trouvée est la meilleure, peut-être y’a-t’il aujourd’hui de nouvelles pistes à explorer ?" et la seconde "Est-il nécessaire et souhaitable que l’Homme "valorise" tout et partout au détriment souvent des espèces sauvages ?" Je ne peux pas croire qu’un organisme mondialement reconnu considère que la consommation de viande est vitale pour l’être humain car alors il serait la risée de toute la communauté scientifique (enfin, celle qui n’est pas liée économiquement à l’industrie "agro-animalière", il ne peut y avoir de science sans indépendance et sans impartialité). Je n’ai pas dit que l’Homme ne faisait pas partie de l’écosystème mais simplement que sa production industrielle et complètement artificielle de dizaines de milliards d’animaux par an va à l’encontre de ce que l’on peut appeler un écosystème qui implique forcément une notion d’équilibre. Je n’ai pas l’image d’un grand bâtiment rempli d’animaux mais d’une Terre surpeuplée d’animaux dit "de boucherie" qui grignotent chaque jour un peu plus nos forêts, nos terres arables et qui polluent air et eau pour rien en gaspillant de précieuses et limitées ressources naturelles. On peut parfois dépenser beaucoup d’énergie pour maintenir et masquer un déséquilibre, un peu comme vivre à crédit en faisant semblant d’être riche mais un jour ou l’autre, la facture se paie inexorablement. En voyant un petit élevage, on pourrait se dire "Pas de problème, c’est artisanal" (même si je ne comprends pas comment on peut mettre à mort un être sensible que l’on a élevé, il existe quand même beaucoup de métiers où l’on n’a pas besoin de tuer pour vivre) mais faisons la somme de tous les élevages de la planète et on obtient une structure monstrueuse qui, si on ne fait rien, finira par dévorer la planète pendant que l’ogre humain engloutit douleurs, souffrances et agonies sans réfléchir à ce qu’il est en train de faire.
antoine
9/10/2007
d’accord avec vous
Il n’y a pas de discussion sans concession. Je vais donc en faire. Pour ce qui est de la citation, vous avez les sources a vous d’aller voir ! Ok l’élevage n’est pas indispensable car non vitale et polluant. Maintenant, il faut aller au bout de ce que vous pensez. le systéme de transport actuel est un non sens et il faudrait commencer par consommer les produits de proximité, agricole et autres d’ailleurs. Cesser les impotations de produits que l’on peut acquérir a proximité de chez soi. Il faudrait également arréter l’automobile, notamment les départs en vacances, source de pollution avérée, en effet ce sont rarement des besoins vitaux. Arrétons également l’urbanisation, sources de boues que l’on arrive plus a gérer. Nous pourrions également parler de l’industrialisation a outrance, qui il ne faut pas l’oublier est une des premiéres sources de pollution en france....J’en passe et des meilleurs. Pourquoi toujours taper sur l’agriculture qui, ces derniéres années a fait des efforts considérables. Enfin, supprimer l’élevage en france est une chose, la supprimer dans le monde est une utopie, et soyez sur que si l’élevage francais disparaissait, il serait largement remplacé par l’élevage dans d’autres pays, beaucoup moins a cheval sur les questions environnementale(n’oublions pas que la france est à la pointe dans ce domaine). Vous semblez ne pas étre un adepte de la viande, c’est un point de vue que je respecte, mais n’oublions pas que ce n’est pas le cas de tout le monde. Peut étre faudrait il se serrer les coudes entre Francais et plutôt que de remettre une éniéme claque a l’élevage francais, qui je vous le promet n’en a pas besoins, faudrait il exiger que les pays qui inonde nos marchés avec des viandes produits sans aucune containte( que ce soit environnementales ou autre)se soumettent aux mémes régles que nous. La il y aurait une avancée. Avec ce grenelle, l’état, une fois de plus fait de la démagogie et plutôt que de dire la vérité, a savoir , en france on fait déja attention a l’environnement, met une fois de plus les agriculteurs sur le banc d’accusation. Plus d’élevage, des céréales partout, la beauce partout, sympa la biodiversité... N’oublions pas que toutes nos petites régions si belles a voir, le sont car entretenues par un certain élevage. Enfin pour ce qui est de la valorisation de l’espace par les animaux sauvage, cela s’appelle la friche. La, on a une avancée certaine. De la friche, des animaux sauvage, l’homme qui retourne vivre dans des huttes, un peu de loup, d’ours, vive le moyen age... Pour information, en france a l’heure actuelle, la plus grosse perte de terres arables n’est pas due a l’élevage, mais a l’urbanisation : routes aéroports, villes qui grandissent...
Maxence
9/10/2007
Le mal existe, pourquoi pas le pis ?
Je suis toujours fasciné par ce côté de l’esprit humain qui justifie quelque chose d’inutile et néfaste sur bien des points (ici, l’élevage comme vous le concédez) en s’appuyant sur l’existence d’autres choses qui posent également problème. Dans le même état d’esprit, alors pourquoi ne pas légaliser le meurtre puisque la guerre existe ? Vous mettez l’accent sur de nombreuses choses qu’il faut améliorer et remettre en question, mais bizarrement vous vous en servez plutôt comme excuse pour ne rien changer. Après, il y a bien sûr des compromis. Pour illustrer une de vos remarques, on peut très bien partir en vacances en train (quitte à louer une voiture "ecologique" sur place) ; à quand une politique qui facilite cela ? Une autre remarque : l’urbanisation n’est pas un mal en soi, mais il y a urbanisation et urbanisation... De toute façon, il ne faut pas rêver : il est impossible de donner à chaque être humain un petit pavillon privatif avec 1000m2 de terrain... Ce ne sont pas les solutions qui posent forcément problème, mais plutôt l’égoïsme et l’individualisme qui sont les freins de tout changement (nouvelles valeurs de la société...) Vous caricaturez le retour de l’Homme dans des huttes mais on peut viser un confort bien supérieur au prix d’efforts indispensables. En tout cas, si on ne change rien, il n’est même pas sûr que nous pourrons disposer de quelques huttes pour pleurer sur notre sort... Bien sûr que je ne critique pas spécifiquement l’élevage français, c’est l’élevage au niveau mondial le problème. La consommation mondiale de viande (qui était de 229 millions de tonnes en 2000) va doubler d’ici 2050, pour atteindre les 465 millions de tonnes. Va-t’on arriver d’ici là à trouver une deuxième Terre pour parquer le bétail ? Sinon, adieu les beaux paysages qui vous sont si chers... directement ou indirectement L’Histoire a montré que la France a su se montrer précurseur dans bien des domaines ; je pense qu’une révolution agricole est absolument nécessaire, ambitieuse et à la hauteur des défis qui nous attendent. L’agriculture est au centre de ce changement mais l’élevage est la verrue qui nous enferme dans le passé et nous pousse droit dans le mur.
momo51
10/10/2007
re ecosysteme
pensez vous que bientot 9 milliards d’humains face partie de l’ecosysteme
Maxence
11/10/2007
Avons-nous le choix ?
Je sous-entends dans votre question quelque chose comme "les humains sont nombreux, alors pourquoi pas les animaux d’élevage ?" ou bien "Il ne faut pas toucher au nombre d’animaux d’élevage si on ne touche pas au nombre d’humains sur cette planète". Et pourtant, ces 2 notions sont absolument distinctes et même antagonistes ; la Terre serait capable de nourrir beaucoup plus d’humains encore s’il n’y avait pas l’élevage (qui nourrit d’abord et surtout les pays riches qui peuvent très bien vivre autrement...) qui engloutit des quantités astronomiques de ressources naturelles. Après, il est nécessaire que toute espèce vivant sur cette planète ait une croissance démographique en adéquation avec son environnement. L’Humanité doit sans doute commencer à stabiliser sa population sinon, ce sera son environnement qui s’en chargera pour lui. L’Homme a investi tous les écosystèmes de la planète, et bizarrement, tous les écosystèmes sont en grand danger. Le problème sur Terre, ce n’est pas l’Homme lui-même mais ce qu’il fait...
lajir
11/10/2007
RE viande et carence

Votre idée sur l’écosystème se tient. les animaux d’élevage sont trop nombreux...

mais dans ce cas, avant d’éliminer ces animaux, éliminons l’HOMME ! ! ! car lui aussi pollue l’écosystème et il est la cause de l’élevage et de tous les problèmes que vous avancez.

Voilà la conclusion que je tire en poussant jusqu’au bout votre idée

J’attens votre réponse scientifique constructive

Cordialement

Maxence
11/10/2007
Le bébé et l’eau du bain ?
Vous dénaturez complètement mon propos en lui donnant la conclusion que vous citez. Il y a des causes qui sont capables de changer les conséquences, d’autres non... L’Homme, avec sa conscience et son libre-arbitre, en est capable. Par contre, l’élevage est et restera une catastrophe écologique, à moins de créer des animaux OGM qui ne mangent plus, ne boivent plus, ne défèquent plus, n’occupent plus 60% des terres agricoles,... En parenthèse, je pense qu’on est déjà allé bien trop loin dans la mécanisation du Vivant et la négation des droits fondamentaux que tout être humain devrait être capable, de par sa conscience, d’accorder à un être sensible. Savez-vous que le cochon est au moins aussi intelligent que le chien ? Traiteriez-vous un chien comme on traite un porc d’élevage ? Pensez-vous que le porc ne ressent aucune souffrance, de son engraissage à sa mise à mort ? La consommation de viande et de produits animaux étant à la fois COMPLETEMENT inutile et néfaste, cela ne change rien à notre confort de vie de faire disparaître l’élevage, sinon de mauvaises et d’archaïques habitudes alimentaires... Mais vous avez raison dans le sens où, si l’Homme ne fait rien, il sera éliminé... par lui-même. Cordialement.
assoveg
4/10/2007
engrais, pesticides,...

De nombreuses associations et la FAO (Nations Unies) tirent la sonnette d’alarme depuis deja quelques mois, voire quelques annees. Il est impossible de continuer comme nous le faisons avec la consommation de viande, en particulier d’origine industrielle.

"En France, la consommation de viande a augmenté de 500% en 1 siècle. La population mondiale va passer de 6 milliards d’individus en 2000 à 9 milliards en 2050, et la consommation mondiale de viande qui était de 229 millions de tonnes en 2000 va doubler d’ici 2050, pour atteindre les 465 millions de tonnes. Les élevages industriels se développent surtout en Asie, et à partir de 2030 le tiers-monde engloutira près des 2/3 de la viande mondiale." (source : vegetarisme.info)

Ce n’est pas un choix. C’est une necessité. Il faut abandonner les emplois de pesticides et la consommation de viande. La viande est source de gaspillages évidents (eau, proteines, terres, electricité, gasoil...), de pollutions évidentes (Gaz a effet de serre, OGM, pluis acides, déforestation...). (details : voir vegetarisme.info)

Pour répondre aux deux arguments avancés précédemment par des éleveurs :

  les animaux participent au nettoyage des espaces verts ? Sortez la tete de votre ordinateur : 95% des animaux "de ferme" francais vivent dans des elevages industriels ! En stabulation, en cage, au mieux dans des petites parcelles cloturees. Ils ne nettoient rien du tout. Quand au reste ? Laissons les animaux sauvages s’en occuper, ou, au pire, laissons 3 troupeaux de chevres gambader dans la montagne...

  on a besoin des animaux pour fournir de l’engrais ? 1) je ne pense pas que ce soit necessaire, il faut arreter avec fixation. Comment faisaient les maraichers en 1900 ? Voire en 1950 ? 2) mangeons plus de légumes ! Nous utiliserons le compost pour enrichir les champs. 3) La fin de la viande ne signifie pas forcement la fin de tout elevage : la production d’oeufs, de lait, ainsi que les animaux "de compagnie" (chevaux, moutons, etc) peuvent tout a fait fournir de l’engrais... ... dans des quantites raisonnables.

luc
6/10/2007
que la montagne est belle...

Et oui, dans les zones de montagnes, de coteaux, il y a encore beaucoup de bêtes (vaches laitières ou à viande, moutons). Ce sont-elles qui entretiennent des espaces ouverts et agréable à vivre. Ce sont-elles qui entretiennent les alpages et permettent une lutte active contre les avalanches ou les feux de forêts. Les vallées où il n’y a plus d’agriculteurs - il faut reconnaître que les conditions de vie sont souvent austère - la forêt envahit les anciennes prairies et descend jusqu’en bas fermant ainsi les paysages. En France, la forêt avance ; l’agriculture garde les terres les plus mécanisables.

Pour infos, j’ai eu l’occasion d’aller 4 fois en Ethiopie. C’est un pays d’éleveurs, il y des troupeaux immenses qui paturent sur des terres non labourables, c’est une façon de valoriser ces sols même dans un pays qui ne croule pas sous les excédents alimentaires.

Maxence
7/10/2007
Que la forêt est horrible
Votre description d’une nature sans animaux d’élevage est effrayante : nous risquerions l’invasion des forêts ! Quelle horrible chose. On se lève un matin : un arbre ! Le lendemain, un autre ! ! En plus, quand on imagine ce qui pourrait arriver : des écosytèmes naturels viendraient se mettre en place sans que la main de l’Homme n’ait un mot à dire ! Inacceptable. On sait bien que la Terre ne tiendrait pas longtemps si l’Homme ne décidait pas de tout... Et puis, c’est vrai : l’Ethiopie ressemble tellement à la France que c’est un modèle idéal. On dit que les déserts avancent mais pas de panique, nos vaches nous sauveront.
luc
9/10/2007
là où la main de l’homme...

J’ai oublié de préciser dans le message précédent ma profession : paysan.

Je vois trop autour de moi l’influence de la déprise sur les parcelles les plus difficiles à travailler. Certes ce n’est pas un matin, hop un arbre ( revoir le Petit Prince de St Exupéry sur la planète qui s’était laissé envahir par des baobs). Mais les côteaux où les ronces prennent le dessus sur des prairies mal paturées, ce n’est pas terrible ; les pans entiers de vallées où les anciens avaient établis des terrasses qui en l’espace d’une génération redeviennent des fôrets de frênes, ne peut laisser indifférent un agriculteur .

Finalement quelle agriculture veut-on demain, si toutefois on estime encore qu’il en faut une. Nous paysans, souvent montré du doigt, mis au banc des accusés, quelle place veut bien nous laisser la société ? Ne sommes nous pas prêt à brader notre agriculture nationale pour mieux laisser la place aux produits d’importation d’origine rarement garantie ?

Quant à l’Ethiopie, la déforestation est d’abord l’oeuvre de l’homme pour la recherche de bois (charbon de bois et cuisson). Le but n’était pas de comparer la France à un quelconque pays d’Afrique, mais simplement de mettre l’accent sur le fait que certaines terres ne peuvent pas être mis en valeur par des cultures mais par l’élevage.

En bref, les éleveurs peuvent cohabiter avec les cultivateurs...

Maxence
9/10/2007
Une très belle place...
Je ne suis pas paysan, mais nombre de mes ancêtres le furent et même si je peux critiquer les pratiques actuelles, c’est un métier pour lequel j’ai le plus grand respect. Peux-t’on trouver plus belle activité que de nourrir le monde ? Mais sûrement pas à n’importe prix, sans aucune autre éthique que le profit. Il est certain que la conjoncture actuelle pousse les agriculteurs à faire des choses qu’ils n’ont pas forcément envie de faire, ils sont pourtant loin d’être les premiers bénéficiaires de l’enrichissement attendu par d’autres et risquent même de disparaître s’ils ne suivent pas le mouvement... Quel statut pourrait-on donner aux agriculteurs pour les rendre indépendants des lobbies et des spéculateurs ? Fonctionnaires de l’Etat peut-être... En quoi serait-il choquant que nourrir la population et protéger l’environnement puisse être considéré comme une mission régalienne ? Quant aux paysages, c’est pour moi un domaine où il ne sert à rien d’être psycho-rigide. Pâture aujourd’hui, forêt ou autre demain, le changement ne veut pas forcément dire perte et ruine... Plier n’est pas casser, s’adapter n’est pas une défaite, au contraire. Qu’est-ce qui est éternel ? Même pas notre égo ou notre vanité.
campagne
29/09/2007
Les bio et les non bio assez de bla bla

Il serait temps que notre société sorte de ses idéologies et soit beaucoup plus pragmatique quand à trouver la solution pour produire des denrées alimentaires pour le monde, tout en préservant notre planète. La 1ère chose à faire, serait de ne pas classer sytématiquement, les agriculteurs biologiques, comme les bons paysans et les conventionnels comme des empoisonneurs. Il me semble que les choses ne sont pas aussi simples et il faut prendre du recul face à ce genre de débat. Souvenons-nous de l’après guerre, qui à demandé aux agriculteurs de produire, qui à conseillé ces mêmes agriculteurs et avec quel argent ? Certes, les temps ont changé, la pollution à augmenté, nos sols sont complètement bloqués et désiquilibrés ce qui produit des aliments eux-même déficients. Aussi il est nécessaire de changer les comportements, les habitudes et les méthodes de travail. Mais ce n’est pas en opposant les agriculteurs biologiques et les conventionnels que nous arriverons à un résultat convenable, ce n’est pas en imposant des règles strictes ou des lois que nous y arriverons forcémeent. Il faut explique aux agriculteurs le pourquoi de la chose, les conséquences sur leur santé et celle de leurs conptemporains. Il faut aussi, leur donner des solutions alternatives pour optimiser leurs exploitations, pour produire sainement avec autant de rendements. Il existe des solutions, mais celles-ci ne progressent pas rapidement car elle font de l’ombre à certains groupes de productions qui distribue largement pesticides et engrais. Alors il serait temps que nos responsables ouvre les yeux, s’interroge et cherche réellement des solutions.

Je vais vous conter une anecdote :

Je suis agriculteur, j’utilise une système Allemand pour produire naturellement sur mon exloiplation. Ce système s’il était appliqué dans son ensemble à l’agriculture, permettrait de dépolluer nos rivères et nos nappes d’eaux et préserverait notre territoire de toute pollution. Un jour, j’ai envoyé un émail à tous les animateurs et responsables de bassins versant sur la bretagne pour leur expliquer le sytème et éventuellement me demander une information. A ce jour aucune personne ne m’a contacté pour en savoir plus. Cela me perplexe quand à la sincérité de ces personnes. J’ai aussi donné l’information à une reponsable administrative du conseil général d’un département breton très impliqué dans les algues vertes, celle-ci m’a promis de me contacter pour en savoir plus. J’attends toujours un signe de sa part. Alors je me pose beaucoup de questions sur le bien fondé de votre grenelle de l’environnement. Si vous êtes comme ces personnes qui font semblant de ’intéresser à l’environnement parce que cela se vend bien ou alors vous êtes réellement convaincu du bien fondé de votre action et vous aurez le courage d’aller au fond de choses et vous intéresser aux solutions qui existent et peuvent apporter une réponse positive à un problème particulier. Je ne suis pas agriculteur biologique, je suis un agri conventionnel, mais qui veut polluer le moins possible, je remplace les pesticides par les produits allemands, cela me coûte moins cher et ne pollue pas.En élevage j’utilise le même procédé,les antibiotiques sont quasiment inexistant chez moi.Ce n’est pas une solution miracle, mais c’est efficace et ce sont des solutions comme-celle-ci et d’autres qui permettront d’avancer dans le bons sens. Encore faut-il prendre le temps d’écouter ceux qui les utilisent ou qui les distribuent.

Alexandre de la CR...
29/09/2007
Grande leçon d’humilité ! !

Bonjour à vous ! !

je fais parti de cette nouvelle génération d’agriculteurs (bio...) Voilà votre message me remet un peu a ma place, mon oncle travaille en conventionnelle lui et j’aimerai reprendre ses terres pour les convertir en biologique par la suite, je ne condamne pas ce qu’il fait, je sais très bien qu’à une époque la France comme le monde avait besoin de produire pour nourrir ces enfants du baby-boom... Mais maintenant, nos industriels, manipulateurs des pantins que sont nos politiques, ne sont plus crédibles vis a vis du publique et de la jeune génération, la mal-bouffe et la contamination génétique sont des faits avérés ! A chacun de militer comme il le peut ! ! Et vous le faites très bien par le choix de vos produit et le choix d’utiliser qu’en extrème recours les anti-biotiques...

alors moi je crois au bio, pour ce que vous avancez, la restauration du milieu, à la vie naturelle, et à l’utilisation de produits naturels pour palier à des problèmes qui sont finalement biologiques, et surtout pas par ces solutions fournie par nos engrais pesticides, anti-biotiques donnés à la manière "ça peut pas faire de mal" et autres OGM, synonymes de morts pour l’universalité biologique mondiale !

Merci à tous ces gens qui militent et merci à vous qui êtes conscient ! ! !

Bertrand
2/10/2007
Choix de riche

Comment nourrirons nous une population qui va doubler dans les décennies à venir ? Le baby boom est franco français et nous ne vivons pas en autarcie. L’agriculture doit doubler (peut être plus s’il faut aussi produire pour les biocarburants) sa production d’ici à 2040 et cela sans surfaces cultivables supplémentaires.

Comment le bio peut il relever ce défi ?

yann
1er/10/2007
allons plus loin

bien entendu ! mais il faut aller plus loin et mettre l’argent public en balance vers :
  la recherche et le developpement d’une agriculture "propre" (sans intrants polluants)cf. L’institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL)en suisse depuis 1973 !
  l’organisation de la filiere en France et la lutte contre les reticences à la coopération propre à l’idéologie de beaucoup d’agriculteurs bio (non à la concentration, agriculture bio = agriculteur d’autonomisation...)
  le calcul des prix des produits en fonction, aussi des avantages sociaux et environnementaux introduits par tels ou tels types d’agricultures (coût des maladies agricoles, coût energétique (2,5 t de pétroles sont nécessaires pour 1 t d’engrais....)
  aides massives à l’agriculture "propre" et à l’installation de jeunes agriculteurs (mais dur de lutter contre le plus grand proprietaire terrien de France - le CA - présent dans toutes les instances décisionnelles...).
  .... Pour conclure n’oublions pas le rapport de la FAO qui nous explique que la seule agriculture bio est suffisante pour nourrir l’ensemble des humains... On ne pourra pas dire que l’on ne savait pas ! ! ! !

(désolé si ce post est redondant, je n’ai pas eu le temps de tous les lire...)

luc
1er/10/2007
Précision ?
Je suis également agriculteur, peux tu nous préciser ce qu’il en est de ce système allemand.Soucieux de l’environnement sans pour autant etre dans aucunne certification, ni l’intention d’y adhérer, alors merci de m’indiquer ou trouver plus d’infos.
clictrace dj
6/10/2007
pesticides ou produits allemands
votre commentaire est intéressant mais nous ne comprenons pas ce qui se cache derrière "les produits allemands"
Thierry 47
29/09/2007
Stop aux nouvelles certifiquations et raisonnons la logistique et la distribution

De nouvelles certifications a quoi bon, les distributeurs exigent leur propre cahier des charges, aucune harmonisation européenne sur ces cahiers et des politiques de suivi de ces cahiers à géométrie variable. En conséquence de quoi la France est le seul pays à appliquer à la lettre les cahiers des charges tel que le bio, ce qui nous conduit a pratiquer des importations massives de BIO en provenance du : Maroc,Israel,Italie et bien d’autre pays de l’europe de l’est ou nos organisme de controle n’ont aucun pouvoir. Aujourd’hui trop de gens pensent qu’il est possible de tous réglementer et régir avec des cahiers des charges, mais je crois qu’a la base il faut rapeller que nos productions sont réalisées par des agriculteurs responsables a qui il faudrai accorder un peu plus de crédit et de confiance.

Faut’il rapeller aujourd’hui que la grande distribution met en marché la majorité des volumes de fruits & légumes consommé sur notre térritoire. Et savez vous qu’elle le fait trés trés mal, et que le consommateur et le producteur en sont les premiers pénalisés. Pour mieux comprendre mes propos je vais vous dérouler le circuit commercial d’une pomme avant qu’elle arrive en rayon.

Mise en conditionnement du fruit 0,18€/Kg de maind’oeuvre et 0,13€ d’emballage, 0,28 €/Kg de rémunération du producteur. Ensuite le fruit part sur une plateforme de centrale d’achat 0,12€/Kg de transport pour l’approche. Le fruit est manipulé et reconditionné par la plateforme d’ou des frais supplémentaires XX€/Kg. Le fruit est ensuite acheminé vers le magasin 0,12€/Kg de transport. Le magasin ou le fruit sera mis en rayon est parmis le plus rentable, pour cela ont fixe au responsable du rayon un objectif de marge brutte de 25%. Moralité le kilo de pomme se retrouve à plus de 2,5€/Kg et avec un pouvoir d’achat en baisse le client se l’interdit. En conclusion toutes les conditions sont réunies pour empécher la consommation de fruits et légumes et le recourt massif au transport routier n’arrange nullement notre envirronnement. Dans tous les cahiers des charges il est prévu des régles d’hygiène strictes, que penser de tous ces fruits & légumes manipulés par des centaines de mains quotidiennement. Les règlents d’hygiène s’arrêtent elles aux portes de nos magasins ?

Pour en finir ne serait’il pas souhaitable de rappeler a nos concitoyens qu’il existe des saisons, des bassins de production, et que consommer des produits bons et propres passe par un petit investissement personnel pour les préparer. Vouloir manger des cerises le 31 decembre est ce bien raisonnable quand ont connait l’impact environnemental du transport aérien qui achémine ces cerises d’amérique du sud. Imposer des contraintes à la production d’accord a condition que la distribution s’en impose aussi en matière de transport et d’hygiène et qu’elle raisonne ses modes de distribution pour les inscrirent dans la durabilité.

Christelle
29/09/2007
Pas de nouvelle certification, mais renforcer plutôt l’agriculture bio.

A quoi servirait une nouvelle certification ? A leurrer encore un peu plus le consommateur ? La bio existe déjà et est respectueuse de l’environnement donc 100% durable. Encourageons-la.

Elle ne coûte pas plus cher au consommateur que l’agriculture conventionnelle, c’est au contraire l’agriculture conventionnelle (et polluante) qui coûte trop peu cher car beaucoup trop largement subventionnée.

Rééquilibrons la répartition des différentes subventions et l’agriculture biologique sera alors en mesure de proposer ses produits à des prix tels que tout le monde pourra s’offrir du bio, et cela avec un goût et une qualité nutritionnelle bien meilleurs que les produits alimentaires de l’agriculture conventionnelle.

gite87.fr
29/09/2007
Payer le prix réel
Tout à fait d’accord. Si l’agriculture intensive devait payer le coût réel de ses modes de productions (disparition des haies pour la biodiversité, traitement de l’eau, algues bleues et vertes, cancers, CO² rejeté dans l’atmosphère ...) il est probable que le produit biologique serait moins cher. Aujourd’hui l’agriculteur biologique n’est pas aidé alors que lui ne coute rien à la collectivité.
ja
30/09/2007
preuve

Ile-de-France - Le conseil régional vote un programme de six ans pour l’agriculture bio

( Publié le 29/09/2007 à : 10H 40 min )

Le conseil régional d’Ile-de-France a voté jeudi un programme 2007/2013 pour l’agriculture biologique en Ile-de-France favorisant notamment le développement de la consommation des produits bio dans les cantines.

Selon un communiqué, la région va engager sur le long terme avec la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) et le Groupement des Agriculteurs Biologiques d’Ile-de-France (GAB) un travail favorisant l’introduction du bio dans les cantines des lycées. Pour les collèges, il s’agira d’un partenariat avec les conseils généraux. Le programme arrêté comprend de nouvelles mesures comme l’aide à la certification bio, qui permettra de compenser à hauteur de 80% les coûts engendrés par l’audit de certification annuel auquel doivent se soumettre les agriculteurs bios.

Le conseil régional a généralement décidé d’un renforcement de l’appui aux conversions des exploitations au bio, dans le cadre du "Parc bio", renouvelé pour 6 ans. Michel Vampouille, vice-président Verts du conseil régional, chargé de l’environnement, a rappelé que l’Ile-de-France était la première région française en matière de consommation de produits biologiques alors la part de surface agricole utile qui lui est consacrée est plus faible que la moyenne nationale. Une bonification pour les agriculteurs bio est également prévue dans le cadre des aides régionales à l’investissement, portant par exemple sur le matériel de désherbage mécanique et la plantation de haies. L’ensemble de ces mesures devrait avoir un accompagnement financier de l’ordre de 8 millions d’euros, selon la région.

Source : AFP

françois
6/10/2007
conseil régional IDF
J’aimerais savoir quels sont les objectifs visés pour le développement de la consommation des produits bio dans les cantines (nourriture saine, nouvelles saveurs, mode de production plus respectueuse de l’environnement, ------) ?
manu eleveur de po...
1er/10/2007
idees reçues
l agriculture conventionnelle ne cause pas plus de cancers que le bio nos arrieres grand parents seraient tous centenaire sinon le bio n a pas que du bon , parasitisme sur la viande toxines cancerigene sur les cereales de plus produire 1000 porcs bio ou 1000 porcs conventionnels produiront toujours autant de nitrate et de phosphore c la nature le bio c beau parce que c des petites quantites s’ il fallait nourrir toute la population avec il y aurait encore des difficultés
caramel
3/10/2007
navrant !
les études montrent bien que 80% des cancers sont liés à l’environnement, entre autre aux produits chimiques dans lesquels on baigne toute notre vie,, tout particulièrement ceux venant des aliments. Les idées reçues, c’est vous qui en véhiculez. je trouve étrange l’agressivité et le manque de rigueur des interventions de certains....pourquoi tant de déchaînement contre la bio, pourquoi vous gêne-t-elle tant ?
fred518
4/10/2007
navrant (bis)

l’augmentation de l’espérance de vie, c’est quand même pas de la faute aux paysans ?

si nos étals regorgent de produits sains, et que nous vivons tous en moyenne beaucoup plus longtemps qu’avant, c’est bien grâce aux productions agricoles de meilleur qualité. après, vous pouvez tout avancer comme argument.

vous pouvez annoncé tous les chiffres que vous voulez. les agriculteurs ne sont pas des empoisonneurs.

Antoine77
4/10/2007
CONSTERNANT
Juste une rectification, si vous lisez l’ensemble de la presse et non pas une seule vous pourrez avoir une vision plus large et relativement plus objective. 80 % des cancers ne sont pas liés à l’environnement et aux produits chimiques. Un rapport sérieux de l’Académie de médecine a été publié le 13 septembre dernier sur les causes des cancers et pour ces auteurs "sur les pesticides, il n’y a pas de lien apparent avec les cancers" on y découvre que " a coté de l’effet age, le tabac reste la principale cause du cancer en France, suivie de l’alcool.Ces deux facteurs sont a l’origine de 28 % des cancers.D’autres facteurs sont responsables de cancer, exces de poids et activité physique insuffisante (8%des cancers)l’exposition professionnelle (5%) dans l’industrie liée au exposition Amiante, hydrocarbures polycyclique aromatiques, produits de combustion, goudron, bitume, chrome, peintures, nickel, benzene, caoutchouc, poussiere de cuir, sciure de bois, cadmium. Informez vous le plus largement possible....
MD
8/10/2007
Naïf ?
Etes-vous bien certain de pouvoir ingerer quotidiennement des pesticides sans prendre aucun risque pour votre santé et celle de vos enfants ?
antoine77
9/10/2007
IRRESPONSABLE
Etes vous certain quand ingérant quotidiennement du bio vous ne prenez aucun risque pour votre santé et celle de vos enfants ? ? ? ? ? Des céréales mycotoxinés, des fruits et légumes attaqués par la Pourriture, de la farine Ergotté, du malt Charbonné Etc..... vous croyez vraiment que vous ne risquez rien pour votre santé et celle de vos enfants...
Thierry W
10/10/2007
non aux extremes et oui au bon sens !

Ouh la la des fruits et legumes attaques par la pourriture ? mais quelle horreur ! ! ! ! ! ! je vais mourir rien qu’en les voyant.

Arretons d’etre stupides et de diaboliser soit l’agriculture conventionnelle soit l’agriculture biologique et ne tombons pas dans les extremes. Vos fruits et legumes conventionnels finiront aussi par pourrir, quoi de plus naturel et si ils pourrissent ne les mangez pas, c’est aussi simple que ca. Et sachez que les produits bio subissent les memes controles que les non bio et que vous n’avez aucune chance de retrouver dans votre assiette des cereales bio contenant trop de mycotoxines ou de la farine ergottée.

jimmy
9/10/2007
produit naturels ou pesticides : tout est chimique..

il ne faut pas opposer produits naturels et produits chimiques...les pesticides de synthese sont de plus en plus des imitations de produits naturels :le champignon des bois strobilurus secrete un fongicide naturel la strobilurine qui a servit de base à la fabrication d’un des fongicides les plus utilisé ;les fleurs de pyrethre produisent la pyrethrine qui a donné naissance à une famille d’insecticide utilisée en agriculture les pyrethrenoides etc...

par ailleurs le piquant du poivre la piperine est un bactericide, la cafeine du cafe est un agent insecticide, le tanin du the ou du raisin est une molecule au role fongicide.

bref si vous ne voulez pas ingerer des "pesticides", il ne faut rien manger...ceci dit, je suis agriculteur et je pense que moins on utilisera de produits phytosanitaire , mieux cela sera....

ségolène sauret
8/10/2007
naïf bis
effectivement si pour vous amiante, hydrocarbures polycyclique aromatiques, produits de combustion, goudron, bitume, chrome, peintures, nickel, benzene, caoutchouc, poussiere de cuir, sciure de bois, cadmium... ne sont pas "l’environnement". lisez aussi un peu des rapports scientifiques : personne ne peut dire qu’un cancer a une seule cause !
Emmanuel Boutry
12/10/2007
naïf ter
Vous qui semblez être fervante opposante à l’agriculture conventionnelle (en réalité raisonnée), tous les produits que vous venez de citer ne proviennent pas de l’agriculture et vous faites bien de préciser que l’environnement ne se résume pas à la seule agriculture. Votre voiture, vos produits ménager, parfums, déodorants, médicaments,... sont tous des produits "chimiques", très rarement naturels. Alors certes, les produits phytosanitaires sont chimiques, mais pour l’instant (sur les 50 dernières années) leurs bénéfices ont été très supérieurs à leurs effets négatifs : une alimentation saine, abondante, abordable pour tous les citoyens français (je dis bien tous !) qui nous permet d’avoir une espérance de vie supérieure (dûe également aux progrès de la médecine, il ne faut pas être réducteur !). Je préfère quand-même mourrir d’un cancer à 80 ans que de faim ou malnutrition en bas âge (c’est hélas le cas dans de nombreux pays). Les agriculteurs, utilisateurs de ces produits et consommateurs des mêmes aliments que le reste de la population sont moins atteints de cancer que les français non-agriculteurs alors stoppez vos discours réducteurs et appuyez vous sur des résultats d’études fiables, cessez d’écoutez les grands médias qui traitent tous les sujets sérieux et complexes en quelques secondes seulement et de façon très subjectives (les experts ne sont souvent pas d’accord entre eux !) en vous faisant croire que cette information est "LA BONNE". Parlez avec les gens qui travaillent dans ce milieu (agriculteurs, prescripteurs et autres), lisez des revues où des études sérieuses sont menées, évitez de vous fier à un avis lier à un seul résultat d’étude ou à l’avis d’un seul "soi-disant" spécialiste.
Bernard Courtial
4/10/2007
Un peu de rigueur

L’agriculture bio a sa place. Mais, elle ne peut pas être le modèle unique pour satisfaire nos besoins alimentaires.

Quelques données :

Une étude de l’INRA sur plusieurs annnées (10 ans) a comparé plusieurs système de production (système dit productif, intégré, sans travail du sol ou biologique). Concernant les rendements, les résutats sont de 104 q/ha de blé pour le système productif et de 50 q/ha pour le biologique. Pour le colza, les rendements respectifs sont de 43,6 q/ha et de 8,1 q/ha. Pour le pois, 53 q/ha contre 16 q/ha. Pour être complet, l’indice d’impact sur l’environnement et la consommation d’énergie sont en faveur de l’agriculture biologique.

Depuis quelques années, le stock de sécurité alimentaire mondial ne cesse de diminuer pour devenir assez (voir très) alarmant.

Depuis 2 mois et pour cause de mauvaises récoltes (baisse uniquement de quelques %), les cours du blé, maïs, colza s’envolent. Qu’en sera-t-il si nous divisons par 2 voir par 3 les volumes récoltés ?

Actuellement, beaucoup de français ne peuvent s’acheter suffisament de fruits et de légumes.

Après avoir dit que l’agriculture bio pourrait subvenir aux besoins alimentaires mondiaux, le Directeur général de la FAO craint des troubles sociaux et politiques dans les pays pauvres dans les mois ou années à venir.

Depuis peu, la Russie vient d’augmenter ses droits de douane pour éviter des exportations de céréales. L’Europe vient de faire l’inverse pour favoriser ses importations.

Voici quelques faits qui me font douter du modèle bio.

Notre débat actuel me semble très égoïste, digne de pays riche qui ne sait plus ce que veut dire indépendance alimentaire et dont l’espérance de vie ne cesse d’augmenter (plusieurs mois par an) malgré notre environnement qui produirait 80% des cancers.

A ce propos, je vous signale que l’Académie de médecine précise (sept 07) qu’environ 0,5% (avec un maximun de 0,85%) des cancers sont liés à l’environnement.

Seule, une agriculture productive peut relever les défis alimentaires du monde de demain. Des efforts supplémentaires sont probablement à faire pour développer une agriculture encore plus respectueuse de l’environnement. Sachez toutefois que les agriculteurs s’y engagent concrètement tous les jours.

mathieu
4/10/2007
Vérifier avant d’affirmer
Même si je n’en suis pas consommateur, je n’ai rien contre la bio. Tout acheteur achète autre chose que des calories, des fibres ou des vitamines avec l’alimentation : du bonheur, du plaisir, de la convivialité. Et si certain éprouvent plus de satisfaction avec le bio, pourquoi pas ? Par contre tout argument n’est pas utilisable. Les 80% de cancers dûs à l’environnement sont issus d’une publication anglo saxonne qui parle des"environnemental factors", qui incluent tout autre chose que notre sens français d’"environnement". En particulier tout ce qui a trait aux modes de vie y figure, comme justement le tabac et l’alcool, voir le stress. Que les marchands de peur se soient employés à utiliser cette confusion pour justifier leurs thèses alarmistes sur l’environnement et l’agriculture n’est pas à leur honneur.
joel
11/10/2007
80% des cancers sont liés à l’environnement ? ? ? ? c’est FAUX !
encore l’effet Belpomme ! C’est FAUX vous devriez lire le rapport publié par l’académie de médecine en septembre dernier sur le sujet il est accessible sur le site internet Le pr Belpomme abuse du terme "environnement" qui dans les études anglo saxonnes n’a pas la même signification car englobe l’ensemble des paramètres exogènes à l’organisme (tabac, alcool, virus ...) alors qu’en France l’environnement à un autre sens. Cette "confusion" est sans cesse dénoncée par les cancérologues comme Tubiana
serge
12/10/2007
et il faut croire l’académie de medecine ?
Cette même Académie de médecine avait déclaré en 2003 que les OGM étaient inoffensifs (ou si peu) et surtout quelques années plus tôt, que l’amiante n’était pas véritablement dangereux. On connaît la suite. Alors Belpomme à 80% ou l’Académie à 0,5% ou 1% ? Aucun rapport entre cancers et dégradation de l’environnment ? Et l’affaire du chlordécone dernièrement à la Guadeloupe ? Aucun rapport entre ce produit et les cancers de la prostate ? Lisez donc le livre de Veillerrette et Nicolino "pesticides, révélations sur un scandale français". Et puis, cessons de penser qu’il ne s’agit que d’un pb de traduction du terme "environment"
Ugwenn
6/10/2007
élevage et pêche : un massacre institutionnalisé
Les animaux tiennent à leur vie, à leur liberté à ne subir aucun mauvais traitement de même que nous humains ! Élevage, pêche et traditions cruelles bafouent, piétinent et massacrent les droits fondamentaux et élémentaires que l’on reconnait très généralement aux humains. Cela est un fait que toute personne honnête reconnait même si sa profession ou sa vie quotidienne est liée de près ou de loin à ce massacre institutionnalisé. Optons pour le maraîchage, l’arboriculture fruitière, les algues, les cultures de céréales et légumineuses etc. pour nourrir directement les humains. Le règne végétal pourvoie largement et mieux à tous nos besoins nutritionnels. Quant aux questions de goût et couleur, elles sont dérisoires dans la balance face à la vie de l’animal. Reconvertissons en prairies, zones humides, forêts, etc. et agriculture végétale directe les millions d’hectares scandaleusement dévolus aux cultures fourragères et aux camps de concentrations d’animaux souffrant. Le grenelle de l’environnement doit aussi se préoccuper de l’environnement atroce des porcs, vaches, poules, moutons, dindes, chèvres, poissons etc. qui souffrent. S’ils pouvaient s’exprimer dans ce forum, que diraient-ils ? Qu’il ne leur manque que la parole (humaine) ne justifie aucunement qu’on les oppresse et qu’on poursuivre leur massacre institutionnalisé et banalisé.
calozero
10/10/2007
pas sa faute ...
je crois qu’on pense et qu’on ecrit en fonction de ce qu’on mange
mathieu
4/10/2007
L’agriculture bio pas subventionnée ? Tout faux

Quoi que l’on pense de l’agriculture bio (dont je ne suis pas sûr qu’elle soit forcément de meilleure qualité que l’"autre". D’ailleurs le fameux label AB ne garantit aucune qualité nutritionnelle ou gustative particulière, seulement que certains produits n’ont pas été utilisés ...)il est totalement faux (et le fait que ce soit répété sans cesse ne change rien à l’affaire) de dire qu’elle est moins aidée que les autres formes d’agriculture.

La réglementation qui régit les aides à l’ha ne font pas de différence entre type d’agriculture : les bio touchent, à l’ha, exactement les mêmes sommes que leurs collègues. En plus ils touchent des aides spécifiques (à la convzersion par exemple) et leurs techniciens sont largement financés par les conseil régionaux. L’agriculture bio n’est donc la moins subventionnée, mais la plus subventionnée à l’ha, et encore plus au kg ou au litre produit compte tenu des rendements ! On peut d’ailleurs s’interroger sur la durabilité d’une forme d’agriculture soutenue à bout de bras par les fonds publics ...

MD
8/10/2007
L’agriculture polluante n’est-elle pas tenue à bout de bras par les fonds publics ? ? ?

Cessons de subventionner l’agriculture polluante et elle n’interessera plus personne !

C’est cette agriculture là que l’on tient à bout de bras ! ! ! pourtant elle ne merite aucun soutien de notre part !

L’agriculteu...
9/10/2007
Non, pas plus que alstom, eads, sncf,secu,renault en son temps, ...
Le non bio n’est pas forcement une agriculture "polluante", il existe l’alternative agriculture raisonnée, la plus moderne (dans le bon sens du terme) et la seule capable de vous nourrir en toute sécurité à un prix raisonnable.
Christine F (64)
10/10/2007
les subventions sont votre soutient

et oui c’est pas l’agriculture que les subventions arrosent mais bien les consommateurs ! ! facile non ? de dire que l’arret des subventions arretera l’agriculture ... attendez quatre ans on y est, a mon avis vous ne partirez plus en vacance tellement vous paierez la baguette et le litre de lait cher .. n’est ce pas l’essentiel de manger ...à sa faim.. et là vous direz : autrefois le pris du pain est resté 30 ans au meme prix (qu’en est -t-il du prix de la main d’oeuvre )de même pour le lait, s’était le bon temps, le temps de l’opulence.

arretez de taper sur l’agriculture, venez rencontrer les agricluteurs sans apriori.

micky49
12/10/2007
tout dépend coment tu compte
si tu compte a l’actif agricole tu a peut etre raison , si tu compte a l’actif totale (toute la filiére) tu a déja beaucoup moins raison, enfin si tu compte au kg ou a la tonne produite, je craint que ton raisonnement n’aille pas loin.
lydie33
5/10/2007
l’espérance de vie ? ! !
J’ai cru rêver en lisant que l’espérance de vie avait augmenté grace aux produits agricoles de meilleure qualité ! ! ! ! Ceci n’est pas vrai ! ! Il suffit d’avoir fait un peu d’histoire ou simplement de comparer la vie des générations antérieures à la notre pour comprendre que la qualité des produits n’a rien avoir (d’ailleur je ne sais pas su quel critère vous jugez la qualité : le non gout, l’uniformisation, le calibrage, les chambres froides, les produits chimiques dus traitements réguliers qui nous empoisonnent à petit feu ? mais ça c’est un autre sujet...) Il y a donc une conjoncture de paramètres qui expliquent que l’espérence de vie a augmenté. Dans le désordre car je ne suis pas une spécialiste, on trouve l’hygiène de vie qui s’est améliorée, l’amélioration de la médecine qui doit être l’élément central car si on sait guérir on meurt de viellesse et pas de maladies (aujourd’hui on ne meurt quasiment plus de la grippe par exemple), la pénibilité du travail qui a régressé (d’aileurs il existe toujours un ecart certain de l’espérence de vie suivant le travail qu’on effectue et sa pénibilité) et enfin le nutrition (pas de sous-nutrition ou malnutrition en France). Et je précise sur ce dernier point ma pensée : il y a encore quelques années (demander aux grands-parents pendant la guerre) ce n’était pas la qualité des produits mais les produits tout court qui manquaient : on ne mangeait pas nos 2000 calories par jour avec protéines, vitamines, acides gras essentiels.... Mais ne me dites pas que les oeufs ou les poulets n’étaient pas meilleurs ou les tomates plus sucrées et charnues (....sauf que pour les protéines c’était moins souvent et qu’il vait beaucoup de carences alimentaires)....Maintenant j’aimerai bien connaitre le chiffre de l’espérance de vie si les produits que nous consommons ne contenaient pas de substances cancérigènes dû à l’ensemble des traitements qui sont effectués..Ne serait-il pas plus élévé ?....
Florence
29/09/2007
Du BIO ou du très raisonné et du local

Pour ce problème de fond : il y a plusieurs leviers :
  aide aux producteurs
  achat au juste prix
  achat raisonné et local

AIDE AUX PRODUCTEURS : Je pense qu’il faudrait aider les producteurs qui font du bio ou du raisonné (arrêt des pesticides, des phytos, des engrais...) : subventions, informations, accompagnement, parrainage par d’autres producteurs, discussions... => L’objectif : Le BIO ou le respectueux de l’environnement devient une évidence pour tout producteur (pour sa santé, celle de ses clients, et la planète). => Second objectif : ne prenons pas de risque non mesuré et oublions les cultures OGM.

ACHAT AU JUSTE PRIX : Les prix d’achat pour les consommateurs devraient tenir compte de la pollution, du risque sanitaire, des km parcourus, du respect des personnes qui ont travaillé... => De ce fait 1 kg de carottes qui vient de loin vendu en supermarché sera beaucoup PLUS cher qu’1 kg de carottes d’un maraicher à proximité du lieu de vente.

ACHAT RAISONNE ET LOCAL : Achetons et consommons les fruits et légumes de saisons. Boycottons les magasins, les restaurants... qui proposent des produits qui viennent de loin, qui ne sont pas de saison... Interpellons les vendeurs sur la provenance des produits vendus, sur leurs conditions de cultures... => Ainsi pour répondre à cette nouvelle demande les vendeurs rechercherons les produits locaux au meilleurs prix. => Relayons nous pour ouvrir des "relais" de fruits et légumes bio ou locaux : prenons contact avec un producteur et proposons lui d’assurer la distribution de ses produits dans notre quartier (chaque semaine : sacs de fruits et légumes surprises (en fonction de la récolte) - prix direct producteur / consommateur - discussion sur la variété, la qualité, échanges...) : revoyons simplement notre relation vis à vis de l’achat et de la consommation.

Les consommateurs sont nombreux, ce sont eux qui achètent, ce sont eux qui ont vraiment le pouvoir. Aidons les à en prendre conscience et à l’utiliser ce pouvoir.

twozniak
1er/10/2007
E tde l’augmentation des prix

Tu as raison pour l’aide aux producteurs : ils doivent etre aides tant financierement qu’accompagnes techniquement. Mais je ne serasi pas d’accord pour qu’ils soient subventionnés une fois convertis.

Tu parles des consommateurs qui ont le pouvoir. Ce serait completement vrai si la grande distribution ne controlait pas le marché de l’alimentation. Mais plus que le pouvoir, je pense qu’ils ont le devoir d’accepter de payer leurs produits alimentaires plus cher, car les prix qu’ils payent ne suffisent deja pas a assurer des revenus decents a la majorité des producteurs. Pour moi, il faut que producteurs et consommateurs se mettent dans une logique d’agriculture et de produits de qualité (tant sur les plans du gout, de la nutrition, que de l’environnement), et que pour cela grande distribution, industriels et consommateurs acceptent des produits plus chers.

franck
29/09/2007
stop aux nouvelles certifications
le 29/09/2007 La méthode existe , l’argent est la ! a ce jour le nombre de paysans en conversion BIO stagne, faute d’interret, alors que le marché progresse. Le réferentiel BIO existe utilisons le. Il faut aider ceux qui veulent bouger en utilisant les primes actuelles de l’agriculture subventionnée. Ces primes font références a des besoins ou des valeurs qui visiblement évolus...
laurent
29/09/2007
pour etre pragmatique

ne serait il pas plus simple d’experienter d’autres voies,semis direct sous couverts vegetaux,reductions de doses de produits phytos,rotation plus longue des cultures.... le bio marche tres bien dans des systemes mixtes vegetaux/animaux,mais je vois mal un eleveur en systeme tout herbe acheter les cereales au prix fort pour engraisser ses betes et vis versa un cerealier pur garder une certaine produtivité sans amener de fumier...

le bio repose sur une coherence pas toujours si simple à trouver en fonction des contraintes naturelles de chaque exploitation.

Il me parait plus judicieux de redure les doses de produits polluants sur l’ensemble de la surface et de rendre le sol plus apte à les degrader(matiere organique) que de separer conventionnel et bio(en facilitant par ailleur les importations de mais,de boeuf,de soja ou de poulet d’amerique du sud....

Le Mécréant
28/09/2007
Toute vérité n’est pas bonne a dire.

Oui, l’agriculture durable, la Bio ... les aides etc.etc.

Tout ceci à une limite, et une seule : le consommateur qui veut des agneaux d’herbe broutant les verts paturages (sans nitrate) sous l’oeil attentif d’un berger qui veille avec ses patous contre les loups et autres ours, MAIS qui achête de l’agneau d’importation qui a des mois de conservation. Ne revez pas quand vous payez l’agneau en promo a 6 euros, il n’est pas issu de l’agriculture durable.

Personne ne peut produire en France, compte tenu des hautes exigences sanitaires nationales a des prix de ce niveau.

C’est pourquoi, alors que mes terres sont certifiée bio, je produit du "standard" la seule raison est que derrière les discours le marché du bio est et reste une niche, la filière ne peut pas écouler ma production.

Et ne soyons pas hypocrites, qui va saborder les efforts entrepris ? la grande distribution qui va vous faire croire qu’on peut avoir toujours moins cher que moins cher. Ce qu’implique l’agriculture durable, c’est un prix de revient plus élevé que "l’industriel" donc le consommateur doit bien se mettre dans la tête qu’il devra payer, que ce soit en faisant des "achats citoyens" et donc en achetant les produits "durables" ou bien, il paiera sous forme de contribution ou taxes diverses car si on veut soutenir une agriculture durable ce sera a ce prix.

J’espère que l’elephant de grenelle n’accouchera pas d’une souris, et que les consommateurs deviendrons responsables de leurs achats (encore qu’avec le SMIG les choix sont vite limités.)

Mon rêve,que les paysans vivent correctement de leur production sans devenir des chasseurs de primes et sans être contraint de passer aux OGM pour garder les niveaux de production que permettent les phytosanitaires, car la aussi derrière les beaux discours il ne faut pas oublier que la survie d’une exploitation c’est X tonnes de blé qu’il soit bio, OGM ou plein de pesticide.

Bertrand
2/10/2007
La réalité
C’est clair il faut voir la réalité en face. Le bio a un prix. Si en plus tout le monde passe au bio, les prix exploseront. En effet, avec un peu de bio dans notre production , le volume nécessaire à couvrir nos besoins alimentaires est atteint, ce ne serait pas le cas avec une production tout bio. Le prix a payé serait donc encore supérieur et tout le monde ne serait^pas servi (ah si pardon, nous pourrions importer des produits alimentaires de pays qui continuent à utiliser des pesticides mais dont nous ne pourrions contrôler ni la toxicité ni l’usage ! !)
jp097
28/09/2007
agriculture de conservation
avant de s’embarquer dans des notions de certification,nos décideurs devraient aller voir chez des gens qui ne font pas de bruit,mais qui respectent l’environnement tout en produisant des denrées saines et au prix des marchés conventionnels ,sans revendiquer de subventions ou prix supérieur aux autres produits. il existe des agriculteurs qui pratiquent l’agriculture de conservation :pas ou très peu de travail du sol,fertilisation a partir de compost,couverts végétaux systématiques intercultures,rotation des cultures plus longues,semis direct sans travail du sol,ces méthodes permettent de remettre de la vie dans les sols,ils redeviennent vivants,la consommation du carburant,des engrais ,des produits phytos est en forte baisse,les plantes qui poussent sur ces sols redevenus vivants sont moins malades et ont donc beaucoup moins besoin de phytos,ces agricult