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Satisfaire les attentes environnementales de la société
Message écrit le 28/09/2007 par Groupe 4 du Grenelle de l’environnement

Constatant qu’on a sans doute trop négligé la finalité de l’activité agricole, et que construire la cohérence des filières jusqu’au consommateur serait sans doute plus efficace, tant au niveau financier (payer le juste prix au producteur et lui permettre de vivre de son travail plutôt que des aides) qu’en termes d’évolution des pratiques et des produits en fonction de la demande sociétale, le groupe propose de nombreuses actions.

1. Atteindre 10 % de produits à haute valeur environnementale hors bio d’ici 2013, et intégrer dès 2008 des prescriptions environnementales dans les labels administrés.

Le groupe propose, en s’inspirant de l’exemple de l’électroménager, de donner au consommateur une information sur la fabrication du produit qu’il achète au regard de l’environnement, en se basant sur la notation ou la certification environnementale définie ci dessus.

Mesure immédiate :
Introduire des caractéristiques environnementales dans les labels administrés (AOC, label rouge, etc.), applicables à tous les producteurs de la zone par extension de règles.
Inscrire des objectifs quantifiés dans le contrat quadriennal de l’INAO.

2. Atteindre 6 % de la SAU ou équivalent en bio d’ici 2010 et 20 % en 2020.

La consommation en produits issus de l’agriculture biologique augmente en France plus vite que la production, ce qui implique qu’une part croissante du marché est couverte par des produits importés. Or les atouts environnementaux de l’agriculture biologique en font une modalité importante du développement durable de l’agriculture. Le groupe propose donc une action forte et volontariste pour le développement de la production biologique, ce qui passe par la structuration des filières en encourageant les démarches collectives innovantes et la contractualisation avec l’aval.

Les mesures concernent ainsi les aides à l’investissement, la distribution, l’accès aux financements professionnels, la mise en place d’une politique foncière spécifique et des incitations financières avantageuses aux exploitants.

Mesure immédiate :
Relever le plafond des aides, notamment permanentes, maintenir le crédit d’impôt, et bonus pour l’installation des jeunes.
Engager dés 2008 une contractualisation pluriannuelle producteur/distributeur fixant des objectifs quantitatifs.

3. Atteindre 20% de produits bio dans la restauration collective d’ici 2012.

La restauration collective représente plus de 10% du marché de l’alimentation, et touche quotidiennement plus de 15 millions de nos concitoyens. Il est ainsi apparu à l’ensemble des membres du groupe, et notamment aux collectivités locales, qu’elle constituait un référentiel important pour l’alimentation de chacun, et donc un vecteur puissant de diffusion des produits.

Une action vigoureuse est donc proposée, principalement par des protocoles locaux entre collectivités, comités d’entreprise et profession agricole pour structurer les filières et les relations entre acteurs, accompagnée de programmes de formation des gestionnaires, et d’élaboration de cahier des charges type.

Mesure immédiate :
Elaboration d’un contrat type d’ici la fin 2007 par la profession, les collectivités et des comités d’entreprises volontaires.

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Les réponses à ce message (121) Classer par sujet, inverse Classer par sujet
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INQUIET12
14/10/2007
Qui paye le coût des certifications ?

Toutes les certifications et modes de productions sous cahier des charges ont un coût de même que la prise en compte des réglementations liées à l’environnement (Natura 2000 par exemple)

Pour les agriculteurs elles peuvent être au moins partiellement aidées par des mesures comme les Mesure agri-environnemetales. Pour d’autres acteurs des espaces ruraux ce n’est pas le cas alors que les coût sont identiques.

Il me semble essentiel à la survie de nos entreprises que ce surcoût puisse être affiché pour d’une par que les consommateurs finaux et intermédiares puissent mesurer les efforts faits pour répondre à la demande sociale en environnement. Et d’autre par pour qu’ils puissent choisir en fonction de ces effort.

Mais autre chose me préoccupe : je ne suis pas sûr que tous les pays européen et à plus forte raison les autres pays avec qui nous sommes en concurrence (Etats Unis ou Chine par exemple) s’obligent à tant de contraintes ; ce qui induit une distortion importante dans la consurrence en notre défaveur et remet en cause à moyen terme l’existence même de notre activité.

je crains que toutes les activités de production de biens alimentaires et de matières premières en France ne disparaiessent et alors là A QUEL COUT ENVIRONNEMENTAL ? s’il faut les importer, et donc les faire transiter d’un pays void re d’un continent à l’autre.

je pense que pour garantir la durabilité de l’économie des secteurs primaires et secondaire de notre pays il est indispensable de garantir une bonne prise en compte de leur répartition dans l’espace et notamment dans les zones rurales déjà peu dense. N’oublions pas qu’une économie durable prend en compte l’environnement mais aussi le pilier économique et social.

Thierry RASTELLO
14/10/2007
allons plus vite vers le bio ! ! !
6% SAU en bio en 2010, 20% en 2020 - 20% de la restauration collective en bio en 2012 Pourquoi ces objectifs si modestes ? L’avenir devant être bio, allons y plus rapidement : dès 2008, 100% restauration collective en bio ou reconversion (3 ans pour passer d’une agriculture non bio en bio), obliger les grandes surfaces à avoir progressivement 10, 20 30% en bio --> tout cela obligera la conversion plus rapide des agriculteurs.
BTS animation natu...
14/10/2007
développer la valeur environnementale des produits

1. Atteindre 10 % de produits à haute valeur environnementale hors bio d’ici 2013, et intégrer dès 2008 des prescriptions environnementales dans les labels administrés.

® Le label HVE (haute valeur environnementale) nous parait être un label transparent, qui ne traduit pas une agriculture protectrice de l’environnement. De plus ça fait un label supplémentaire.

Notre proposition : * Créer un label officiel HQE de performance agroenvironnementale globale de l’exploitation comprenant des critères de bien-être animal et l’impact final sur le milieu.

2. Atteindre 6 % de la SAU ou équivalent en bio d’ici 2010 et 20 % en 2020. ® Selon nous les objectifs sont impossibles à atteindre car il faut déjà 3 ans de conversion des terres pour être labellisé bio ; ce qui signifie qu’il faudrait qu’à l’heure actuelle il y ait déjà 6 % d’agriculteurs en cours d’installation en bio. ® Pour nous il ne faut pas contraindre les agriculteurs à faire du bio, car dans le bio il y a une éthique, une logique et il ne faut pas que les agriculteurs ne le fassent que pour l’argent.

Notre proposition : * Développer des formations scolaires sur une agriculture alternative ou l’intégrer dans les programmes scolaires. 3. Atteindre 20 % de produits bios dans la restauration collective d’ici 2012. ® C’est une excellente idée.

Pascal E
14/10/2007
Impliquer la grande distribution.

Bravo pour le titre "satisfaires les attentes environnementales de la société".

Un point essentiel me semble être l’implication de la grande distribution dans ce processus.

Puisque le débat est d’actualité, pourquoi ne pas leur accorder certians avantages (marges arrières) si et seulement si les produits ou services distribués sont bio ou équivalent ?

Ce serait me semble t-il un moyen efficace de concilier pouvoir d’achat et engagement environnemental.

Merci

RAYNAL nADINE
14/10/2007
label rouge
est-ce que label rouge nous propose des produits biologiques. QUELLES SONT LES NORMES APPLICABLES A CES PRODUITS ?
Ressource Ltd
14/10/2007
Savoir gérer nos ressources

On ne peut que constater que notre planète Terre est un espace fini, avec des ressources limitées et qu’il nous appartient de ne pas les épuiser si l’on veut laisser un héritage digne de ce nom à nos enfants.

On peut alors s’interroger sur la notion de Croissance telle que la souhaite tous nos hommes (et femmes) politiques à savoir entre 2 et 3% de croissance annuelle du PIB... Et cela années après années, mais pour atteindre cette croissance du PIB cela passe OBLIGATOIREMENT par une utilisation croissante des ressources (il suffit de voir l’influence de la croissance chinoise sur la demande d’acier ou de pétrole pour comprendre cela).

Le problème est donc très simple malheureusement, c’est qu’une CROISSANCE INFINIE (Souhaitée par tous les politiques) dans un monde FINI (avec des ressources limitées), c’est MATHEMATIQUEMENT IMPOSSIBLE.

En conclusion, nous devons accepter de changer complétement nos modes de vie, en utilisant MOINS DE RESSOURCES. Je pense que pour tout ce qui concerne le développement des produits bio, c’est une préocupation toute à fait louable, mais il ne faut pas oublier que nous serons bientôt 9 milliards sur Terre, et je suis loin d’être persuadé que tout le monde pourra manger bio...

Chers élus, il vous appartient de faire comprendre à TOUS que ces changements de mode de vie sont INELUCTABLES, et que nous ne pourrons pas faire autrement que de les accepter de gré ou de force. Merci et bonne chance !

némo-
13/10/2007
forum de bobos
Bonjour tous Ce forum va fermer et aux vues des messages qui passent a la trappe, je note que la parole a été donnée aux gentils animateurs mondains de la cité, bien loin des réalités tangibles de la société active, les « forces vives » paradent comme à leurs habitudes diffusant de la bouillie thermoformée pour bobos en mal de militance, je ne pense plus me laisser piéger a la participation d’une démocratie minoritaire du spectacle, mais avant toute chose il est bon de rappeler ce fonctionnement : « En effet, les groupes d’intérêt qui s’opposent à des mesures d’ajustement défendent souvent des intérêts particuliers et minoritaires sous le voile de l’intérêt général. » Nous avons ici même l’illustration de cet état de fait, si le pouvoir propose une ouverture, alors s’engouffrent en rang d’oignon un lot de considérations relevant du compassionnel exacerbé n’ayant plus grand-chose a voir avec la réalité et la complexité d’une société. Plus que cela encore certains s’imposent en visionnaire sur des bases de réflexions largement étudiées par les forces économiques de la Nation, reprenant a bon compte des travaux réalisé depuis des années, mais non divulgués, parce que appartenant au patrimoine culturel des entreprises privées. Mais encore, nous avons ici l’exemple même de l’absurdité démocratique, qui tient en ce que discuter cinq minutes en particulier avec un citoyen ordinaire est le meilleur argument contre la démocratie. IL est pourtant de très bonnes contributions allant dans un sens réel d’amélioration constante de l’agriculture moderne, elles sont systématiquement brocardées par la militance, la question se pose alors du sérieux des associations et groupe de pression, mais encore de ces soit disant groupes de travail, tout est focalisé sur l’agriculture déjà largement plombée par des groupe de recherche qui ne trouvent rien au point ou l’ensemble des technologies viennent de l’étranger. Je pensais sincèrement défendre mes ex collègues en venant ici, il n’en est rien j’ai assisté, a une mise a mort, d’une profession agonisante. Ce qui me navre c’est que l’agriculture, ne sait pas communiquer, ne sait pas se défendre et ne sait pas se mettre en valeur, plombée par la grande distribution qui refuse que des marques soient présente en rayon, parce qu’elle refuse de payer les prix, faisant miroiter a l’Etat sa sainte guerre contre les prix bas, par la même on assiste au développement des MDD (marque distributeurs), un pas de plus vers l’économie du pire. Il faudra vraiment que je sois motivé pour réécrire sur un des forums de ce site, car dans l’instant c’est vraiment, le coup de gueule. Salutations a tous néanmoins
anne
13/10/2007
1. Prescriptions environnementales dans les labels

Pourquoi ne pas limiter les importations de produits au bénéfice de la production locale ou éventuellement nationale : le plus court trajet du producteur au consommateur pourrait être ainsi privilégié. Et limiter nos importations à ce que nous ne pouvons produire : thé, café, chocolat, banane etc... Cette mesure aurait également un impact sur les transports.

L’étiquetage de la notation environnementale devrait concerner tous les produits et inclure la note de leur acheminement du producteur au consommateur.

Gillet Renée
13/10/2007
Du bio pour nos enfants

Enfin du bio dans l’alimentation de nos enfants ! Double impact : leur faire prendre conscience que ce qu’ils mettent dans leur assiette est important pour leur santé et l’environnement.

Merci grenelle.

Jérôme (AMAP des L...
13/10/2007
Production durable sans publicité contre consommation compulsive
Pour la production, la réticence vient très souvent des coûts exorbitants liés à la conversion (achat de matériel) ou à l’installation. Côté consommation, et sur le long terme, les changements de comportement ne fonctionnent efficacement que grâce à la conviction des acteurs. Par ailleurs, sur la durée, une règle contraignante n’est respectée de façon suivie que si les fondements sont moralement acceptés. La difficulté vient aussi de l’aspect sociologique de l’achat, souvent associé à la notion de plaisir. De ce fait, les changements de comportement peuvent être rendus plus difficiles car perçus comme des obstacles à l’achèvement de ce plaisir. La publicité non sollicitée et omniprésente contribue aux comportements de consommation compulsive évoquée ci-dessus.
Pierre LE GOFF
12/10/2007
Le Bio est bien mais pas suffisant !

L’agriculture Biologique est évidemment un mieux par rapport à l’agriculture conventionnelle. Mais de nombreux éléments des pratiques agricoles ne sont pas pris en compte malgré leur importance dans la durabilité de l’agriculture : caractère intensif/extensif de l’élevage ou des cultures, monoculture ou polyculture, absence/présence de haies, importance du transport dans le cycle de vie, consommation énergétique lors de la production, etc.

Il est donc nécessaire que ces autre critères soient pris en compte dans des systèmes de notation. Mais l’ensemble du cycle de vie doit également être sujet à une mesure de son impact sur l’envionnement que ce soit par rapport aux déchets générés, à l’énergie consommée, aux transports, etc.

Anonyme
12/10/2007
Contre le Bio
Je suis contre le fait d’imposer le bio dans la restauration collective, je ne veux pas que mes enfants soient obligés de manger certains jours du bio, la qualité et la sureté alimentaire du bio sont bien inférieures à ce que nous avons dans l’agriculture conventionnelle.
Ludovic
12/10/2007
Engrais "verts" après fermentation
Récupérer les déchets que l’on a fait fermenter (création de biogaz), les éléments minéraux sont exploitables pour fabriquer des engrais agricoles naturels pour l’épandage sur les champs. Il devrait y avoir une obligation d’utiliser à 100% ces rebus de fermentation pour produire des engrais "verts".
coeur
12/10/2007
le bio dans les cantines scolaires ?

le terme Restaurations collectives comprend les cantines de bureaux ou également les cantines scolaires ?

Sachez que le bio coute trés cher et quer mettre des produits bio à la cantine ne fera qu’augmenter le prix d’inscription !

Ca va encore être défavorable aux revenus modestes qui mettent justement souvent leur enfants à la cantine ...

J’aimerai avoir des précisions là dessus ... Merci

Julie

Philippe
12/10/2007
Le bio dans les cantines, non ! !
Effectivement, le bio a un coût et ce n’est pas une "faim" en soit. Evidemment, nous raisonnons à l’echelle de la France où la plus grande partie des citoyens en ont plein les assiettes ; alors, aujourd’hui, on rechigne leurs contenus de peur d’être malade alors que l’espérance de vie augmente de 3 mois par an. Alors, qu’on m’explique les craintes d’intoxication dans un pays où les normes sanitaires sont les plus exigeantes. Me concernant, j’ai deux enfants et je serai vraiment frustré qu’on me contraigne à ce qu’ils consomment du bio. Le bio n’est pas forcement synonyme de sain. Il y a des produits dans la nature qui sont des poisons. Nous n’avons qu’à voir les problèmes de mycotoxines mal maîtrisées en culture de céréales biologiques. Un autre exemple, la maladie des ardents (du à l’ergot du seigle) qui a sévi, il y a seulement quelques décennies par manque de protection des plantes. Une citation résume bien la notion de risque "tout est poison, rien n’est poison, c’est la dose qui fait le poison". C’est une notion d’équilibre qui reste essentielle. A mon sens dans les cantines, l’axe majeur à privilégier serait de mieux maîtriser le GASPILLAGE. Les cantines ne doivent pas devenir des lieux promotionnels pour un type de marché ; A la filière agro-alimentaire de continuer leur démarche qualité apportant aujourd’hui un très haut niveau de sécurité.
amaury
12/10/2007
ETRE PRODUCTIF ET PRODUIRE DU LAIT ET DE LA VIANDE ECOLOGIQUEMENT, C’EST POSSIBLE !

Le discours de M. BORLOO le 27 septembre fut pour nous une reconnaissance de 10 années de travail pour une agriculture à la fois productive et respectueuse de l’environnement.

L’évolution de notre système de production de lait bio a toujours été menée dans ce sens : valorisation maximale du potentiel naturel de la ferme (prairies humides du Pays de Bray), autonomie alimentaire, tendre vers l’autonomie énergétique

Le développement durable sur notre ferme s’est concrétisé dernièrement par un Pôle d’Excellence Rural pour la réalisation d’un séchage en grange solaire du fourrage, porté par la Présidente de la Communauté de Communes du Pays de Bray. Certes, nous avons reçu des subventions publiques pour cette réalisation, mais celles-ci sont directement réintégrées dans les entreprises, participant ainsi au PIB.

Peut-être faudrait-il réfléchir à faire ressortir dans le PIB une part environnementale, le PIBE, (E pour Environnement). C’est, il nous semble, une idée concrète intéressante pour marquer les efforts faits en matière d’environnement.

A notre sens, notre expérience est une solution adaptable partout en France pour la production de lait et de viande et nous invitons le groupe de travail à venir voir sur place !

Henriette
12/10/2007
Qui dit que la bio ne peut pas nourrir la planète ?

Le 3 mai dernier la FAO incitait les gouvernements à intégrer l’agriculture biologique dans leurs priorités et stratégies nationales. Elle citait dans son rapport des modèles récents sur l’approvisionnement mondial qui montrent que l’agriculture biologique peut produire assez par tête d’habitant pour nourrir la planète.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp ?NewsID=14064&Cr=FAO&Cr1=agriculture

perrine
12/10/2007
Ne laissons pas le bio étouffer le conventionnel

Au milieu de tous ces échanges, je voudrais préciser quelques petites choses :

1. Le monde agricole est un monde de professionnels et qui est malheureusement bien méconnus du grand public. Ainsi en "conventionnel" on ne traite pas par plaisir - comme on pourrait le croire - mais pour protéger ses cultures, leur assurer une certaine qualité sanitaire ainsi que celle du produit fini (feriez-vous une compote avec vos pommes pourries ? ? essayez de faire du pain avec du blé fusarié et du vin avec du raisin botrytisé).

2. N’oublions pas que la qualité du bio réside dans son obligation de moyen et non de résultat. La qualité organoleptique et sanitaire du bio c’est autre chose... Le fait d’utiliser des produits "naturel" n’est pas forcément sain pour la santé ; ma dernière omelette aux champignons - tout ce qu’il y a de plus naturel - m’a valu une nuit à l’hosto... Je n’ai rien contre les producteurs de Bio et les consommateurs de Bio. Que ceux qui veulent produire ou manger Bio puissent le faire, c’est très bien ; mais qu’ils ne fustigent pas ceux qui produisent et consomment du conventionnel.

Arrêtons de présenter le Bio comme LE modèle à suivre. Bio et agriculture conventionnelle peuvent coexister sans obligation de détruire l’autre.

MALCO68
12/10/2007
POUR FACILITER LA CONTRIBUTION DU PARTICULIER PLEIN DE BONNE VOLONTE.
je voulais faire part de ma bonne volonté pour laisser un monde vert et non gris aux générations futures. Avant quelques réflexions plus globales : mon cas personnel. Je souhaite installer une éolienne sur mon terrain. Je suis propriétaire depuis 3 ans dans un lotissement, 5.74 ares de terrain. Une éolienne coute 10000 euros clés en main. Je souhaiterais pouvoir débloquer ma participation(opération qui a été possible dans le cadre de la loi Breton entre autre et pour des achats moins écologiques)et que ce déblocage anticipé ne soit pas imposable à la condition d’être investi dans un équipement respectueux de l’environnement. Avec un crédit d’impot de 60% sur les 10000 euros, il me reste à financer environ 5000. Ce qui devient possible. Si je ne me heurte pas aux lourdeurs de ma mairie ou autres administrations qui pour quelle raison, politique ou personnelle désirerait montrer son opposition à un gouvernement d’une couleur différente de la sienne. Je veux aussi parler des médias qui participent largement lorsqu’il faut expliquer aux français que pendant quelques temps il faut faire le test d’allumer les phares en plein jour pour faire comme d’habitude le bon élève de l’Europe. Par contre, lorsque le test est fini il ne faut pas oublier de rabacher à nouveau les oreilles des français pour leur dire que maintenant il faut éteindre leurs phares. Que la solution n’a pas été retenue. Que les phares allumés consomment 10% de plus. Que se passe-t-il maintenant on voit beaucoup de propriétaires de grosses voitures ou de 4x4 qui roulent avec les phares et les antibrouillards parfois. Ca doit faire bien, partie de la panoplie cravate 4x4. Pourquoi les forces de l’ordre ne contribueraient-elles pas à faire éteindre ces pollutions ? ou bien faire en sorte que toutes les nouvelles voitures s’allument automatiquement avec un détecteur crépusculaire. Je veux parler des routiers qui laissent tourner leur moteur toute la nuit pour avoir la climatisation de la cabine ou le chauffage ou encore pour le refroidissement si marchandise réfrigérée. Je veux parler aussi des locaux municipaux éclairés jours et nuit toute l’année. Je veux parler également des véhicules étrangers, surtout des nouveaux pays européens et des nuages de fumée polluante qu’il s’en dégage. Je veux parler.... Bref, tout ça pour dire qu’une fois de plus on vient voir le petit particulier pour lui dire qu’il doit éteindre l’eau lorsqu’il se brosse les dents. Mais on apprend que tous les fleuves sont pollués. Mais je veux bien participer, bien sûr. Si j’ai les aides qui me permettront de le faire sinon, que les plus grands pollueurs me montrent le chemin.
Jean
12/10/2007
la vérité sur le rapport FAO sur le Bio

un rapport rendu dans le cadre d’une Conférence internationale de la FAO sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire qui vient d’avoir lieu à Rome (3-5 mai 2007) est souvent cité sur ce site pour démontrer l’intéret du Bio. deux phrases de ce rapport sont souvent extraites : « Le rapport cite des modèles récents sur l’approvisionnement mondial qui montrent que l’agriculture biologique peut produire assez par tête d’habitant pour nourrir la population actuelle de la planète » « Ces modèles suggèrent que l’agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l’agriculture conventionnelle d’aujourd’hui, mais avec un impact mineur sur l’environnement ». Ces conclusions d’un organisme aussi connu que la FAO, largement mises en avant par les tenants de l’agriculture biologique, sont en effet pour le moins surprenantes et ne correspondent pas au contenu réel du rapport et encore moins aux déclarations d’autres documents de la FAO, selon lesquelles « au niveau mondial...les agriculteurs biologiques ne peuvent produire assez pour nourrir tous les habitants de la planète » (Rapport sur l’agriculture biologique et la FAO. Questions fréquemment posées, 2002). Faut-il voir dans ces différences d’évaluation le fait que la récente Conférence était co-organisée par un groupe de travail représentant tous les principaux mouvements et associations nationales et internationales de l’écologie et de l’agriculture biologique et que presque tous les intervenants y étaient affiliés ? Ce rapport n’a clairement aucune valeur scientifique et objective et repose entièrement sur des a priori pour le moins surprenant :
  éloge systématique du bio
  aucune prise en compte de l’augmentation de la population dans les 40 ans qui viennent ( +3.5 milliards d’habitants)
  aucune prise en compte du régime alimentaire omnivore de l’HOMME qui devra devenir obligatoirement herbivore selon ce rapport
  aucune évaluation critique des modèles de prévision utilisés alors que comme tout modèle il va certainement se tromper ....

le bio a certainement des qualités ( mais aussi des défauts),il ne devrait pas avoir besoin de s’inventer des rapports FAO pour les exprimer

Jacques
12/10/2007
La bio peut parfaitement nourrir la planète ! ! !

Il faudrait que les français s’informent un peu mieux sur la bio : il est ahurissant de lire encore des messages affirmant que "de toute façon la bio ne pourra pas nourrir la planète". Qu’est-ce qui leur permet d’affirmer ça ? Rien d’autre que leur intime conviction, sans aucune rigueur scientifique ! Car TOUTES les études sur le sujet prouvent que la bio pourrait largement nourrir la planète (même à 10 milliards d’habitants). A l’inverse, aucune étude ne conclut que la bio n’y arriverait pas.

Je vous invite à prendre connaissance du rapport de la FAO (organisation des Nations-Unies pour l’agriculture et l’alimentation - qui n’est pas exactement un repère de rêveurs, et qui est au contraire l’institution internationale reconnue au sujet de l’agriculture) sur "agriculture biologique et sécurité alimentaire", en mai 2007. Ce rapport reconnait explicitement et clairement que la bio peut nourrir la planète, et qu’en plus elle respecte bien mieux l’environnement et donc les capacités de production des générations futures, qu’elle s’adapte bien mieux aux incidents climatiques (ce qui est précieux dans la période actuelle), qu’elle permet une bien meilleure répartition de l’alimentation et donc une meilleure alimentation des plus pauvres, qu’elle permet un meilleur équilibre alimentaire, etc. D’ailleurs, la FAO dit clairement que la bio doit être soutenue beaucoup plus activement par les Etats, et qu’elle doit être l’une des priorités agricoles de la planète.

Je rappelle par ailleurs que les surfaces bio représentent 14% en Autriche, 9% en Italie, 5% en Allemagne (avec un objectif de 20% à moyen terme) ... contre 2% en France. Il serait temps que la France se réveille si elle ne veut pas rester à la traine du progrès agricole. La bio, c’est l’agriculture de demain. Si les agriculteurs français ne le comprennent pas, ils vont rendre l’agriculture française ringarde et passéiste.

Jean-Yves Merchez
12/10/2007
Quelle agriculture voulons nous pour la France ?

Après m’être exprimé toute cette semaine dans ces débats, j’aimerais conclure en répondant à la question suivante : quelle agriculture voulons nous pour la France ?

Option 1 : celle pronée par certaines ONGs, à savoir une agriculture biologique répartie sur un minimum de 20 % du territoire et une agriculture moribonde sur les 80 % restant du fait d’une baisse drastique de l’utilisation des intrants due à une volonté farouche d’imposer des quotas de réduction. Je ne pense pas que ce soit la bonne option pour pour les raisons que j’ai évoqué dans plusieus messages : les pesticides naturels employés en agriculture biologique tels que le sulfate de cuivre présentent une ecotoxicité bien supérieure à la plupart des fongicides de synthèse, le compost de part sa concentration en métaux lourds et bactéries diverses telles que E. Coli risque de contaminer les aliments et une agriculture conventionelle bridée par des quotas de pesticides et azote ne pourrait nourir le monde, à moins de supprimer toute alimentation animale (adieu au foie gras, confits et cassoulet ! !).

L’option 2 que je préconise en tant qu’ingénieur agronome est la suivante : coexistence d’une agriculture biologique et d’une agriculture conventionelle raisonnée :
  agriculture biologique sur 5 à 10 % du territoire (voire plus dans les zones periurbaines ou cette production peut être valorisée) de manière à subvenir aux besoins d’une caste dont les choix, même si ils reposent sur des croyances irrationelles n’en demeurent pas moins respectables.
  agriculture raisonnée sur l’essentiel du territoire, sans quotas d’intrants mais aidée par une gamme de pesticides modernes qui respectent l’environnement. Formation renforcée des agriculteurs, controle accru du matériel et mise en place de bandes enherbées et haies le long des courts d’eau et ruptures de pentes permettront de réduire fortement les pollutions diffuses. La replantation de haies naturelles permettra d’autre part d’assurer une biodiversité dans nos campagnes qui se repeupleront en oiseaux et gibiers divers comme on peut l’observer en Grande-Bretagne ou les haies ont été préservées. Cette seconde option est la seule qui sera capable de concilier réalisme écologique et efficacité économique !

Christophe
13/10/2007
Proposition de REFERENDUM LOCAUX

La population sait-elle vraiment ce qu’est un produit BIO, et est-elle prête à assumer les conséquences d’une consommation généralisée de Bio ? Questions pour un référendum :
  Acceptez-vous d’augmenter votre budget alimentation de 30% en achetant bio ?
  Acceptez-vous de consommer des produits bio non débarassés des mycotoxines et des bactéries dangereuses ?
  Acceptez-vous d’avaler des E.Colis issus d’épandage de fumiers ?
  Accepter vous de voir la qualité de vos vins altèrée par des champignons multiples et variés comme l’oïdium, l’aspergilus, ou le botrytis ?
  Les traitements Bio sont-ils la solution que vous attendez, avec du soufre pour traiter les vignes qu’on retrouve dans le vin qui donne mal à la tête, ou le cuivre épandu par les viticulteurs bio et qui pollue nos sols et les stérilisent ?

  Accepter vous de réduire les rendements et donc les volumes de production mondiale au risque de famines bien sûr loin de chez vous ?
  Etes-vous prêt à accueillir des déplacements de populations agricoles ruinées par l’attaque d’un parasite ?

Ou êtes vous pour une culture raisonnée, avec utilisation de produits de protection des cultures issus de recherches récentes et employés de façon responsable et durable par les agriculteurs modernes ?

JLuc
14/10/2007
soyons sérieux !

Bonjour,

S’il est exact que certains tenants du bio ont un discours et un comportement quelque peu sectaire, en tant que consomm’acteur je ne peux accepter les termes de "caste" et de "comportement irrationnel", surtout de la part d’un ingénieur agronome. Mettre à mal le discours bio en utilisant les arguments sanitaires ne tient pas debout : il est possible et souhaitable que le bio s’améliore de ce point de vue (des progrès sont toujours possibles) mais c’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité ! L’agriculture conventionnelle a permis de mieux nourrir la France, c’est vrai, mais elle a poursuivi trop loin une démarche devenue uniquement commerciale au profit de certains, avec de multiples effets pervers : la vache folle, la contamination de nos cours d’eau par les nitrates (qui paye ? et qui prend en compte ce coût dans les produits agricoles ?), de l’air et de l’eau par les pesticides (quel impact à moyen terme des bouquets chimiques sur la santé ?), de la dégradation quasi-irréversible de la biodiversité (les espaces agricoles sont les principaux milieux où diminuent les oiseaux communs - source muséum)... Pour un écologue comme moi, après 25 années de service bénévole (combien d’heures passées en réunions pour défendre le patrimoine naturel commun), entendre dire que l’agriculture productiviste permettra de garantir la biodiversité, alors que le bocage a régressé de moitié et est vieillissant, que 90 %des cours d’eau ont été recalibrés (remembrement), que 50% des zones humides ont disparu (drainage, urbanisation, ...), que le seul petit gibier qui reste est celui qui est lâché avant la chasse, c’est vraiment fatigant. Alors où est le comportement irrationnel ? On peut discuter de la possibilité pour le bio de nourrir la planète, mais la nécessité de la développer, ainsi qu’une réelle agriculture durable, ne se discute pas, tant les coûts et les dégâts induits par l’agriculture productiviste sont intenables, y compris par les agriculteurs qui disparaissent (2 fois moins en 15 ans en Ille et Vilaine). Je vais retourner de ce pas tenir un stand à Ille et bio, salon de Guichen (Bretagne). Je ne crois pas que les 15 000 personnes qui y viennent font partie d’une caste. Ce sont simplement des gens qui réfléchissent à une nouvelle (pas de passéisme là-dedans) manière de considérer notre action de producteur et de consommateur. Le modèle productiviste, défendu davantage par des marchands que par des citoyens, a vécu. Que vienne l’agriculture (bio) durable !

Jacky Réveillère
11/10/2007
Agriculture biologique
Proner l’agriculture biologique, soit, mais avant d’encourager son développement, des questions méritent réponse. L’agriculture biologique est-elle un mode de production durable ? Est-elle économiquement viable ? Est-elle capable d’assurer la pérennité de son outil de production (maintien de la fertilité des sols, du bon état sanitaire des parcelles, notamment en matière d’enherbement) ? A t-elle un marché pour ses productions sensiblement plus onéreuses que celles issues de l’agriculture conventionnelle ? Est-elle capable d’approvisionner régulièrement ce marché en quantité, en qualité ? Son impact sur l’environnement est-il aussi faible qu’on veut bien le dire ? Qu’y a-t-il comme différence en matière de risque de transfert de nitrates vers les eaux lorsque l’on fertilise les parcelles avec des engrais organiques à la place d’engrais minéraux de synthèse ? Qu’y a-t-il comme différence en matière de risque de transfert de pesticides vers les eaux si ceux-ci sont "naturels" au lieu d’être le fruit d’une synthèse chimique ?
Stef
11/10/2007
bio = qualité ; c’est un raccourci dangereux

Développer fortement le bio est une idée à méditer. Voici quelques éléments de réflexion :

Les aliments bio sont produits par une agriculture sans l’aide de pesticides ou engrais chimiques. Mais est-ce pour autant un gage de qualité alimentaire et gustative ? je pense que non. La qualité est apportée plus par des soins raisonnés et pertinents que par l’utilisation d’éléments "naturels". Attention aux pommes bio qui certaines années sont tachetées de tavelure (champignon) qui produit des toxines plus dangereuses que les résidus de pesticides. Attention aussi à la bouillie bordelaise dont le cuivre, élément naturel, est un poison pour les sols, et certaines parcelles de vigne en souffrent.

Pour développer de la qualité, il faut s’imposer des modes de production qui respectent la croissance naturelle des plantes, dans certains cas limiter les rendements par hectare. Quand un parasite important se développe, lutter avec le moyen adapté qu’il soit naturel ou chimique. Laisser le temps aux fruits par exemple de "presque" murir avant la cueillette. Un certains nombre de labels vont déjà dans ce sens.

Tout cela demande bien sûr du temps et a bien entendu un coût. La société est-elle prête à l’assumer ?

Pour revenir à l’une des propositions du groupe, 20% de bio dans la restauration collective ne sera pas un signe de qualité.

patrice bureau
11/10/2007
Et pourquoi pas des puits de carbone ?
Nos agriculteurs sont en prise direct avec notre environnement qui doit certe servir à nous nourrir correctement mais peux aussi être restaurer au quotidien par ces mêmes forces vives. En effet, il n’est pas nécessaire de sacrifier des espaces de cultures pour planter des arbres, par contre, rétablir le bocage de façon massive avec des arbres, planter des arbres le long des routes partout ou cela est possible, y compris le long des autoroutes, partout ou la culture n’est pas possible et pas génée par les arbres. C’est bien de vouloir réduire les émissions, mais je pense que nous devons agir sur tous les leviers en même temps, donc y compris ceux qui augmenteront le captage du carbone et des polluants. Des communes de l’Isère commencent même dés maintenant à subventionner le plantage d’arbres et de haies pour la biodiversité et la captage carbone, pourquoi de telles initiatives simples et concrètes ne seraient elles pas généralisées d’urgence ? Beaucoup d’exemple de ce genre sont en oeuvre, il faut généraliser ce qui existe avant d’inventer des utopies inataignables pour se donner bonne conscience.
philistin48
11/10/2007
A la recherche du paradis perdu ? (suite 2)
Le recours à la chimie est-il une calamité ? La protection des plantes qui produisent notre nourriture est une nécessité comme il est nécessaire de pouvoir utiliser un médicament lorsque vous êtes atteint d’une pathologie qui ne peut être résolue par un autre moyen. Il ne faut pas croire que l’agriculteur dégaine "la chimie" systématiquement. L’observation de la nature a permis de mettre en oeuvre des mesures prophylactiques (sélection de variétés moins sensibles aux maladies ; rotations culturales contrariant le développement des mauvaises herbes ; utilisation des insectes auxiliaires ; etc...). Que faire lorsque tous les recours prophylactiques sont épuisés ? L’agriculteur a alors besoin d’utiliser un médicament pour les plantes, appelé vulgairement pesticide (c’est du franglais !) par ses détracteurs. Le parallèle avec les médicaments pour la santé humaine est opportun compte-tenu des caractéristiques communes. Un « pesticide » ne peut être mis à disposition des agriculteurs uniquement s’il bénéficie d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) ; cela nécessite de nombreuses études biologiques et toxicologiques qui induisent un délai de mise en marché de 10 à 15 ans, à la fois pour le principe actif et pour le produit prêt à l’emploi (composé du principe actif et des formulants). Une fois obtenue l’AMM, l’accès est réservé uniquement aux professionnels. Tout comme un médicament, un pesticide a un classement toxicologique (lisez attentivement la notice dans l’emballage d’un médicament, après, il n’est pas certain que vous ayez envie de le prendre...). Les produits les plus récents sont nettement moins toxiques que ceux issus de l’après-guerre ; beaucoup sont nettement moins toxiques que le sel de cuisine ou la caféine que vous consommez chaque jour. Dans ce domaine, il ne faut pas confondre danger et risque. Par exemple, un cobra est potentiellement dangereux, mais, dans notre pays, le risque d’être exposé à un cobra est quasi nul. Il en va de même pour les « phyto-médicaments » dont l’accès est réservé à 0,8 % maximum de la population française, alors que des produits ménagers (eau de javel, soude caustique,..) ou de bricolage (décapants, solvants,..) sont accessibles à 90 % de la population sans avoir à obtenir d’AMM...et sont autant ou plus dangereux... Et les résidus de pesticides ? Bruce N.AMES, chercheur à l’université de Californie a publié un article dans La Recherche d’octobre 1999 où il précise que les plantes, pour se défendre contre des agressions parasitaires, produisent des pesticides naturellement. Ces molécules chimiques naturelles constituent 99,99 % des pesticides que nous retrouvons dans notre alimentation. 5000 à 10000 substances sont ainsi mal connues (ex : safrole et d-limonène des épices ; psoralènes du céleri), la moitié étant cancérigènes pour les rongeurs de laboratoire. L’AMM d’un phyto-médicament issu de la chimie de synthèse précise qu’elle est la limite maximale de résidu (LMR) qui doit être respectée. Les méthodes d’analyse étant de plus en plus fine, on trouvera toujours quelque chose. Ce quelque chose est-il dangereux ? Les LMR sont calculées à partir d’une dose qui ne procure aucun effet sur l’animal de laboratoire le plus sensible, auquel on affecte un coefficient de sécurité de 100 à 1000 pour le transposer à l’homme (il ne manquerait plus que l’on teste les pesticides sur les être humains !) ; et on tient compte « du bol alimentaire ». Ainsi quand les LMR sont respectés, les résidus inférieurs à la norme ne présentent pas de dangers pour le consommateur. Les phyto-médicaments sont donc une nécessité pour l’agriculture. Dans le même article, B. Ames déclarait « Imaginons qu’une moindre utilisation des pesticides synthétiques soit imposée brutalement : alors le prix des fruits et légumes augmentera, et le nombre de cancers suivra probablement la même tendance ! En effet, les personnes à bas revenus, qui consomment déjà le moins de fruits et légumes, en mangeraient encore moins ». Les cours actuels des céréales qui sont au plus haut suite à des mauvaises récoltes planétaires (effet du climat) et la demande de biocarburants doivent d’ailleurs nous faire réfléchir sur les quantités nécessaires à produire pour les besoins alimentaires et les besoins industriels. Supprimer, ne serait-ce qu’en partie, les pesticides aggraverait considérablement la situation de disponibilité et de coût des matières premières alimentaires. Il faut donc que nos élus, qui vont prendre des décisions à l’issue de ce Grenelle de l’Environnement, ne prennent pas des « décisions émotionnelles » sous l’effet de manipulations médiatiques et sectaires. Ils doivent défendre courageusement notre agriculture (et les outils dont elle a besoin), composée de femmes et d’hommes compétents, qui respectent une des législations les plus rigoureuses au monde sur l’emploi des phyto-médicaments. Sans oublier que notre agriculture est un atout économique formidable pour exporter des produits agricoles et agroalimentaires sains et de qualité ; et ainsi dégager des excédents commerciaux.
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11/10/2007
Agriculture bio - pollutions diffuses - oubliés de votre projet

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Point B2 : « agriculture biologique » Effectivement l’agriculture bio en France est en retard et le marché est couverte par l’import. Le texte laisse transparaître un soupçon de reproche. Il est bon de remettre les faits en place. La bio en France a démarré voilà au moins une quarantaine d’année sous l’égide de groupements tels que Nature et Progrès, Lemaire Boucher dont les règlements strictes étaient suivis avec enthousiasme par des pionniers bio. Ces derniers respectaient (et respectent toujours) la Terre, leur santé et celle des consommateurs bio. Je suis adepte de la bio depuis trente ans et j’ai constaté que les lobbies agroindustriels et certains syndicats agricoles productivistes prenaient ombrage du développement de la bio. Ils ont œuvré avec succès pour le casser. Pendant ce temps, l’Italie et l’Allemagne surtout ont notablement développé leur bio et nous importons leurs produits. Le gouvernement français curieusement a voulu légalement l’encadrer et a cogité un règlement laxiste par rapport aux règles de Nature et Progrès. Pire actuellement, la Commission de Bruxelles aimerait bien légiférer et annihiler la bio européenne en y introduisant des pratiques de l’agriculture productiviste par ex. en autorisant la présence d’OGM. Il est connu que la Commission de Bruxelles est sous l’emprise des lobbies, ceci expliquant cela. (Hors Grenelle : la suppression de cette Commission serait une décision salutaire). Le groupe n°4 propose « une action forte et volontariste » : il devra s’y accrocher. Félicitations.

Point C1 : « réduire les pollutions diffuses » * a- Réduction drastique (énergique) immédiate (dix ans, trop lointain) de tous les polluants tels que pesticides, intrants, nitrates, phosphates, en fait tous les produits utilisés par l’agriculture productiviste intensive, même la dite « raisonnée ». Ces dernières sont indissociables de la FNSEA et Cie qui ne se gêne pas de polluer la nature et d’agresser la santé des citoyens (dont celles de ses adhérents) et qui fait systématiquement opposition dans tous les groupes où il est mis en cause. Nécessaire aussi de limiter drastiquement l’usage de ces polluants par les jardiniers amateurs, la SNCF et les faucheurs de bords de route. J’écris « immédiate » car pollution et agression sont connues depuis longtemps mais le poids des lobbies agro-industriels est tel qu’aucun politique n’a osé s’y attaquer. Grâce au Grenelle de l’environnement tout va devenir possible ! L’objectif doit être ambitieux car de 50 à 80% des rivières, étangs, lacs, nappes phréatiques sont pollués. Il suffit de consulter les études menées et les cartes de France établies par les Agences de bassin. L’objectif doit être ambitieux car les Français meurent de ces polluants. C’est un fait avéré.

A lire :Pesticides, le piège se referme - François Veillerette - Terre vivante - 2002-- Pesticides, révélations sur un scandale français- Fabrice Nicolino et François Veillerette - Fayard - 4.2007.--

* b- « homologuer dès 2008 des substances naturelles » Dans le plan quinquennal relatif à l’Agriculture, voté par le précédent parlement, insidieusement est apparu un chapitre condamnant tous les procédés et produits (ortie par ex.) dits « naturels » et leurs utilisateurs. C’est évident, ils portaient ombrage aux lobbies agroindustriels. Grâce au Grenelle et le Groupe 4 les substances naturelles seront sauvées.

* c- « relever le niveau de la redevance, loi sur l’eau » Les redevances perçues par les Agences de bassin sont financées à 85% par les ménages et à 2% par les agriculteurs. Or la dégradation de l’eau par les phytosanitaires sont très majoritairement imputable à l’agriculture productiviste. Pire, les agriculteurs responsables à 80% de l’azote véhiculé jusqu’en mer devraient payer une redevance nitrates : ils en sont exonérés par la loi de 2006 sur l’eau. Plus on consomme d’eau, plus on pollue, moins on paie. Modifier le niveau de la redevance, c’est un point mais il faut également modifier la composition des comités des Agences de l’eau dans lesquels le monde agricole est surreprésenté alors que les représentants des usagers domestiques ne comptent que pour 10% des voix. A mettre également au programme de vos actions : amener les Agences de bassin et les décideurs à faire du préventif en modifiant les pratiques agricoles polluantes. Augmenter significativement la redevance irrigation est une très bonne idée car elle devrait mettre fin à une autre pratique scandaleuse qui consiste à arroser en pluie en plein soleil certaines cultures productivistes et amènerait ces agriculteurs à modifier leur façon d’irriguer.

Point F « les autres mesures » Effectivement les investigations auraient pu concerner la consommation avec le sujet des additifs dans les produits transformés. Parmi ces additifs une cinquantaine très suspecte devrait être purement et simplement bannis des aliments. A lire :Guide des additifs alimentaires - Maria Denil et Paul Lannoye - Frison Roche 5.2004.

Autre sujet malheureusement évacué : celui de l’irradiation des aliments dont la constitution moléculaire est irrémédiablement modifiée.

UN OUBLIÉ DE VOTRE PROJET, auquel j’espère vous porterez remède car maillon essentiel à la Biodiversité. « OGM, MORATOIRE, des mots tabou ? » J’ai constaté que les membres du Groupe 4 et ceux du Groupe 2 (biodiversité) ont bâti leur projet, donc l’avenir, sans évoquer les OGM. Ce qui prouve que l’on peut donc vivre sans OGM. Au point 4, les quatre dernières lignes de ce court chapitre ne sont pas claires et cacheraient un rapport avec les ogm ? Sujet introuvable dans le rapport différemment structuré par rapport à la Synthèse.

UN AUTRE OUBLIÉ DE VOTRE PROJET, lié au nucléaire. A partir de 2004, deux projets internationaux visent à légaliser la présence de polluants radioactifs dans les denrées alimentaires. Il s’agit d’instaurer un permis général et perpétuel de polluer -par le lobby électronucléaire- et qu’en dessous de certains seuils, la radioactivité ne serait plus prise en compte (pollution rejetée par les centrales par ex.). Je rappelle les auteurs de ces projets : Commission du Codex Alimentarius sous tutelle de l’OMS, de la FAO et de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR). Les responsables français ont malheureusement avalisé ces projets. Membres responsables du groupe de travail n°4 vous vous devez de bannir ces projets terriblement néfastes à la santé publique.

Denys Alapetite
11/10/2007
imposer/aider calcul de composition repas, conformes HQE/AJR

Passionné de nutrition et par ailleurs ingénieur (issu du ministère de l’écologie !), et familier des logiciels de calcul et d’optimisation pour l’ingénieur, je voudrais proposer la mesure suivante, qui prolonge les 3 mesures proposées (surtout la 3), et s’intérésse au débouchés

Il y a une forte attente de la société d’une offre économique d’alimentation conforme à la qualité environnementale, et conforme aux études récentes sur la santé liée à l’alimentation. La connaissance sur l’alimentation saine s’est considérablement accrue, et nous disposons à la fois de tables officielles de composition des aliments (en nutriments : vitamines, minéraux, acides gras, anti-oxydants, probiotique, prébiotiques, enzymes et co-enzymes, molécules souhaitables ou non souhaitables...), et de recommandations (en partie) officielles sur les quantités souhaitables par nutriments (notamment les AJR : apports journaliers recommandés) Mais il y a une complexité de l’information, et donc une attente potentielle forte de la société (consommateurs, restauration collective, mais aussi commerce électronique alimentaire) pour une aide à gérer cette complexité, et d’ailleurs de petits logiciels - des "dietplanners" - apparaissent, mais encore assez incomplets, centrés sur la perte de poids

Il conviendrait donc 1 d’imposer à la restauration collective, notamment scolaire, le calcul de menus conformes au consensus scientifique sur les apports recommandés et la qualité environnementale, et 2 de certifier des outils de calculs (petits logiciels)intégrant ces règles, tout en suscitant une offre de qualité dans ce domaine

De telles actions dynamiseraient à la fois l’offre alimentaire française de qualité dans le respect de l’environnement, et les outils hi tech pour gérer rapidement l’information de santé liée à l’alimentation, en permettant au plus grand nombre de gérer des menus écologiques et équilibrés. En se voulant légèrement polémique, disons qu’elles promouveraient une alternative au hamburger coca + pilules vitaminées, la solution américaine !

Leol
10/10/2007
favoriser le bio
L’agriculture biologique doit être enfin développée en France (fixer des objectifs à moyen terme avec des étapes à respecter chaque année, et rendre publique les avancées ou non-avancées). Cela répond à une nécessité environnementale et à une forte demande de la part des consommateurs. Les aides publiques apportées à l’agriculture doivent être réorientées vers les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement (aides à l’installation d’agriculteurs biologiques, aides aux reconversions...). Le label BIO doit continuer à garantir au consommateur l’absence d’OGM et la non-utilisation de pesticides (non à l’introduction d’un seuil de 0.9% d’OGM dans les produits biologiques). L’ensemble de l’agriculture doit faire évoluer ses pratiques : diminution de 50% de l’usage des pesticides (d’autres pays y arrivent), privilégier les plantes les moins concommatrices d’eau...
jacques
11/10/2007
Plus de bio pour moins de prix
OK davantage de bio pour augmenter l’offre et faire baisser les prix. Quand les grandes exploitations agricoles se convertiront c’est ce qui se passera.
Association Chloro...
10/10/2007
Notre expérience...
Nous, association Chlorophylle, utilisons le maraîchage biologique comme support d’insertion. Dans ce cadre, nous témoignons de l’efficacité des méthodes de cultures biologiques ainsi que de la demande du public pour les produits bio. Nous soutenons donc les propositions visant à étendre les pratiques biologiques.
enaut
10/10/2007
Lieux de production, lieux de consommation

Il en va de tous les produits faits pour assouvir les besoins justifiés ou bien fabriqués par les marquetteurs : pourquoi n’a-t-on pas encore pensé à leur éviter une traversée systématique du pays, et de de plus en plus fréquemment, de la planète ? Du temps de la marine à voile, ce n’était pas un problème pour l’environnement, mais ce temps est révolu et l’énergie "zéro pollution" n’est pas encore là.

Alors commencons par trouver des solutions pour produire au plus près du consommateur, et vous les marquetteurs, prière de mettre d’abord en avant la production locale.

taupada
9/10/2007
réduire les circuits
en achetant les produits alimentaires de qualité biologique, de saison et aux producteurs locaux sur les marchés ou en direct, plutôt que dans les grandes surfaces, nous réduisons les couts de transport et la pollution et nous valorisons le travail de nos agriculteurs. Si ils sont plus chers, mangons-en moins, nous sommes souvent suralimentés.
Anonyme
10/10/2007
Bio
Il est effectivement du devoir de chaque citoyen, chaque consommateur de se procurer des produits biologiques de saison auprès des producteurs locaux, afin de garantir non seulemnt une meilleure santé pour l’homme mais de redonner la santé à la terre en diminuant les pollutions dues aux transports et aux engrais chimiques. Cette participation de chacun est indispensable si nous souhaitons le changement.
bernard
9/10/2007
ne pas dénaturer le BIO
laisser le temps au BIO de se développer en l’encourageant financièrement(TVA a 5,5, subventions nationales speciales aux paysans bio,etc) et surtout stopper le projet de tolérance de traces d’ogm, de pesticides dans les produits bio (projet permettant a des industriels de faire du bio au rabais).
Grigri64
9/10/2007
De la nécessité de soutenir l’agriculture de montagne dans le cadre du développement durable des territoires montagnards...

L’agriculture de montagne, encore vivante et dynamique aujourd’hui, a un impact positif sur le territoire à tous points de vue, rentrant largement dans une définition durable du développement :

  Maintien d’une activité économique, et donc d’emplois directs ou induits, dans une zone difficile,

  Conservation d’une culture traditionnelle liée aux savoirs et aux savoirs-faire des hommes de montagne (pratiques pastorales-transhumances, sonnailles, outils du berger-,produits traditionnels de qualité-fromages, viandes, miels-, ou encore histoires et légendes locales...),

  Mais aussi et surtout, l’agriculture de montagne est garante d’une riche biodiversité à conserver...

En effet :
  L’action des animaux ou des hommes (feux pastoraux) permet le maintien de milieux ouverts à certaines altitudes, favorisant le développement d’un écosystème spécial (flore endémique-ex : Passerine de Ruiz, petits mammifères, rapaces non forestiers...). Les carcasses des brebis mortes en montagne permettent de maintenir des populations de nécrophages (insectes, corvidés, mais aussi rapaces protégés tels que vautours fauves, percnoptères d’Egypte et gypaètes barbus...) et leurs déjections sont des micro-écosystèmes à eux seuls (champignons, plantes nitrophiles, insectes bousiers...)
  L’ouverture de ces milieux permet également de maintenir des paysages diversifiés, tout comme l’entretien des chemins de randonnées, le tout étant bien entendu très apprécié des marcheurs.
  Ce mode d’agriculture dépasse même les standards bios ! En effet, celle-ci se pratique sans engrais, sans pesticides, et les produits (de qualité et de goût exceptionnels), sont presque tous fabriqués à la main.
  L’activité agropastorale permet enfin le maintien de la diversité des races d’animaux de ferme à très faible effectif (ex : brebis Castillonaises, vaches Béarnaises etc...)

Bref, l’agriculture de montagne permet le maintien d’une diversité de vie exceptionnelle dans ces milieux spéciaux. La reconnaissance du rôle prépondérant de l’Homme dans la conservation de la biodiversité de montagne passe par le soutien à ce type d’agriculture durable à tous points de vue...

Chris
9/10/2007
Marketing environnemental
Bonjour Je voudrais m’exprimer en tant que professionnel du marketing qui prend un peu de hauteur sans s’exprimer de prime abord sur le fond mais sur la forme. Avez vous remarqué que l’affirmation -titre est "satisfaire les attentes environnementales de la société" ? Quand une entreprise réfléchit sur ses produits et qu’elle cogite pour savoir comment elle doit les vendre, elle a deux solutions. Soit elle va VERS les consommateurs pour leur vanter les bénéfices des produits, soit elle se débrouille pour créer le BESOIN. Et cela passe basiquement par la publicité et toutes les formes de communication visant à donner l’impression que le produit en question est INDISPENSABLE au consommateur. On a donc créé de toute pièce un BESOIN, une ATTENTE. Et le marketing de l’entreprise doit déployer des efforts pour SATISFAIRE ce nouveau besoin. Ca ne vous rappelle pas quelque chose ? Le titre , bien sûr ! Autrement dit, il suffit qu’un besoin, une attente soit créée (environnementale ou autre ...), pour que l’on cherche à le satisfaire. La question , maintenant : ya t’il une attente environnementale de la société ? Imaginons une personne visant en autarcie, sans radio, télé, journal... Son attente ne sera sûrement pas celle de Monsieur tout-le-monde. Lequel aura été soumis à de très nombreux stimuli incitant à la peur.
Vincent Gros
9/10/2007
L’agriculture Bio est -elle LA solution ?
Les promoteurs de l’agriculture biologique opposent systématiquement le bio au conventionnel : d’un coté le respect de l’environnement et la qualité , de l’autre les dérives et les pollutions. Pour ma part , il me semble que ce type d’approche caricaturale ne fait pas avancer le débat ;l’agriculteur doit pouvoir faire son choix comme le consommateur.Si le bio apporte de fait un certain nombre de garanties environnementales , associer le bio à qualité organoleptique est une erreur (cf Rapport de l’AFSSA sur le sujet).Faire consommer du Bio dans les cantines ne me dérrange pas si le contribuable en a les moyens ;laisser entendre que c’est bon pour la santé des enfants relève de la manipulation intellectuelle . La question posée est en fait celle de la place que la France veut donner à son Agriculture sur le marché mondial.Ce n’est pas l’agriculture biologique qui nourrira 9 milliards d’individus.Si nous voulons répondre à cette demande , les deux agricultures doivent pouvoir être développées en parallèle . En revanche l’agriculture dite "conventionnelle" ne sera pas compétitive en France sans faire appel aux moyens modernes de production dont les produits phytopharmaceutiques et les biotechnologies. Il est tout à fait possible de développer cette agriculture compétitive en prenant en compte les exigences sociétales légitimes pour une meilleure protection de l’environnement et cette évolution a été largement engagée ces dernières années (optimisation des intrants , mise en place des bandes enherbées , développement des outils d’aide à la décision , formation des agriculteurs aux bonnes pratiques , récupération des emballages vides etc...) Si le Grenelle encourage et développe ces initiatives en impliquant tous les acteurs , ce sera un vrai succès. Si il impose des mesures arbitraires et bureaucratiques par essence incompatibles avec l’activité agricole (cf la pression parasitaire cette année en pomme de terre et vigne) pour répondre aux prêcheurs d’apocalypse ,ce sera une occasion manquée et une menace pour la filière agricole
Caroline
9/10/2007
Et l’agriculture raisonnée ? !

Comment peut-on laisser croire que le bio est la seule solution pour l’agriculture ? ! Comme cela a déjà été parfaitement expliqué dans les messages précédents, ce n’est pas avec le bio qu’on nourrira la planète ! !

Bien entendu, il faut diminuer les risques liés à l’utilisation des produits phytomharmaceutiques mais une diminution arbitraire des utilisations ne répondra pas au problème. En complément, il faut améliorer la formation des utilisateurs, les agriculteurs, pour qu’ils appliquent ces produits en toute sécurité, pour eux, pour le consommateur et pour l’environnement (voir l’Ecole des Bonnes Pratiques Agricoles" de l’UIPP - Union des Industriels de la Protection des Plantes).

Enfin, je termine en indiquant que plutôt que de créer un énième référentiel, il faut s’intéresser aux actions déjà mises en place par la profession agricole en faveur de l’environnement. Je pense plus particulièrement à la qualification "agriculture raisonnée" menée par le réseau FARRE (Forum de l’Agriculture Raisonnée Respectueuse de l’Environnement). Ce label gagne à être connu et à être diffusé plus largement.

Nikos
11/10/2007
Parlons Consommation Durable avant de parler Production Durable...

Il est impératif de revoir les standards de commercialisation des denrées alimentaires qui vont souvent à l’encontre de la bonne logique de la production. Exemple des fruits : gros calibre, aspect visuel zéro défaut... autant de contraintes qui obligent la production à "sécuriser" leur récolte.

Le bio présente UNIQUEMENT l’avantage de s’adresser à des consommateurs qui tolèrent les défauts sur les fruits. Pour le reste, le bilan environnemental du bio demande à être étudié. Beaucoup de consommateurs pensent que le bio = "zéro pesticides" or il faut lire "zéro pesticides de synthèse". Les produits d’origine naturelle sont parfois aussi toxiques pour l’homme et la biodiversité que leurs homologues de synthèse. De plus, certains produits sont importés de pays lointains (guano du Chili, Quassia du Tchad, Neem d’Afrique...), quelle réussite pour le bilan carbone...

Enfin, tout le monde veut du BIO certes, mais personne n’est prêt à payer ses fruits 3 fois plus cher. Bref, le bio est de la poudre aux yeux... La solution est une agriculture durable combinant moyens alternatifs et protection chimique raisonnée.

elevage-ethique.fr
9/10/2007
améliorer le bien-être animal

Il y a un réel besoin d’une politique agricole POUR améliorer le bien-être des animaux d’élevage. Le Grenelle devra encore intégrer cette notion, qui est un point particulier allant de pair avec la Haute Valeur Environnementale. Ce sera un niveau élevé de bien-être animal, allant au-delà des normes minimales (il ne faut pas confondre les normes, insuffisantes, avec du bien-être !).

Si les Bretons avaient eu tant soit peu pitié de leurs porcs et volailles, leurs eaux et leurs plages ne seraient pas polluées comme elles le sont. Sans respect du vivant il ne peut pas y avoir de développement durable.

Je n’écris pas cela pour dénigrer tout ce qui existe : autant dans les systèmes d’élevage traditionnels que dans les systèmes modernes il y a des choses à prendre et à laisser. Mais il y a des pratiques courantes qui sont inacceptables :
  confinement, claustration, entassement, parfois isolement, immobilisation
  alimentation et hyperproductivité non conformes aux besoins physiologiques, dépassant les capacités d’adaptation de l’organisme
  ambiance malsaine, manque de lumière naturelle, d’air frais, de stimulation climatique, de choix entre différents endroits où se mettre
  privation de presque tout comportement normal (mouvement, recherche de nourriture, repos, soins corporels, exploration, jeu, interactions sociales notamment affinités entre animaux, mais aussi le problème des distances insuffisantes entre individus sans possibilité de s’échapper d’un congénère agressif)
  sans parler des nombreuses mutilations (dites ’pratiques zootechniques’) pratiquées à vif qui révèlent toute la brutalité ’normale’ de la profession.

Voilà pourquoi il FAUT une politique nationale pour améliorer le bien-être animal, avec un programme global et des mesures concrètes au niveau des aides aux éleveurs, de la formation, du conseil, de la recherche, de la transformation et des débouchés de produits ’bien-être’(dont la restauration collective), etc.

Laure C.
9/10/2007
Le citoyen-consommateur

Il me semble que tout repose sur cette question fondamentale : le citoyen veut un éco label, des produits respectueux de l’environnement, du bien-être animal, des normes sanitaires mais le consommateur veut aussi un produit respectueux de son porte-monnaie alors qui paye et comment concilier la demande sociétale et les attentes des consommateurs ?

En effet différentes études montrent qu’avant d’entrer dans un supermarché le citoyen se dit prêt à payer des produits plus chers car ils sont bio, label ou AOC mais à la sortie du magasin qu’a-t-il acheté ? Les produits les moins chers ! La part du budget alimentaire dans le budget total d’une famille ne cesse de diminuer. La nourriture devient une évidence pour nous, consommateurs des pays riches. Les grandes et moyennes surfaces n’ont que le pouvoir que les consommateurs leur donnent. Qui va encore au marché de façon hebdomadaire pour acheter ses produits frais, poissons, fromages, légumes, fruits ? Qui va encore acheter régulièrement le nécessaire chez l’épicier du coin ? Qui peut dire qu’il ne va pas régulièrement chez les grands de la distribution ? Carrefour, Auchan, Intermarché. L’agriculture, l’agro-alimentaire, la mondialisation ont bon dos qu’en il s’agit de devoir se remettre en question !

Il me semble qu’en France nous ne trouvions pas de cohérence entre les attentes sociétales donc du citoyen et celles du consommateur (payer moins et vouloir plus).

Le Grenelle est une belle occasion de s’exprimer et partager mais que peuvent faire les pouvoirs publics face à la société française, aux consommateurs français qui finalement ne savent pas mettre les moyens pour réaliser ce qu’ils disent être leurs objectifs ?

Thierry W
10/10/2007
Bravo !

Bravo Laure ! Je crois que vous avez tout dit et que les choses ne changeront pas tant que nous consommateurs n’aurons pas compris ca.

En effet, comment les productions et les modes de distribution peuvent-ils changer si le consommateur veut continuer a acheter la meme chose au meme prix et de la meme facon ?

Alors arretons de critiquer les agriculteurs, de critiquer le fait d’introduire du bio dans les cantines alors qu’il n’est pas prouvé que c’est meilleur pour la santé (le debat n’est pas de savoir si le bio est meilleur pour la santé, mais de mettre en avant un mode de production respectueux de l’environnement). Et remettons nous en cause, reflechissons quand nous achetons et ce n’est que comme ca que nous pourrons faire changer les choses.

cath
12/10/2007
il faut diminuer les prix des produits respectueux de l’environnement

Bonjour,

Je pense qu’il est important de parler du prix dans ce débat.

Ecolo convaincue, j’ai acheté des produits bios pendant des années car je voulais soutenir le développement d’une agriculture bio. J’ai perdu mon emploi et aujourd’hui nous devons vivre avec un seul (maigre) salaire. Je n’ai aujourd’hui plus d’autre choix que d’acheter le moins cher... et croyez-moi, ce n’est pas de gaieté de coeur.

C’est pourquoi je voudrais attirer l’attention de nos décideurs sur le fait que les Français n’ont pas nécessairement les moyens financiers d’adopter un comportement écologiquement plus responsable (cette remarque est valable également pour les autres thèmes abordés dans ce Grenelle). Une étude du type trade-off (qui permet, via un sondage, d’évaluer l’importance respective des différents facteurs de choix dans l’achat d’un produit) le montrerait très vraisemblablement.

Dans le contexte actuel d’inflation des prix de certains produits agricoles (blé, lait) ou d’autres postes de dépenses (essence, logement...), la sensibilité des consommateurs au prix va probablement être encore plus forte.

Il faudrait donc trouver un moyen de diminuer les prix des produits respectueux de l’environnement.

ECOLO
9/10/2007
LE BIO EST-IL SAIN ?
AVEC LE BIO, TOUT SE PASSE COMME S’IL NE FALLAIT AUCUNE PREUVE . IL SUFFIT D’AFFIRMER ! MAIS REFLECHISSONS QUELQUES SECONDES : SI PAR EXEMPLE LE PURIN D’ORTIE EST EFFICACE CONTRE LES PUCERONS, C’EST QU’IL AGIT EN BIOCIDE, C’EST A DIRE CONTRE CERTAINS PROCESSUS VITAUX . QU’EST CE QUI PROUVE QU’IL EST INOFFENSIF POUR L’HOMME ? IL FAUT LE VERIFIER ! POUR LA ROTENONE ON A CRU POUVOIR S’EN DISPENSER ET ON DECOUVRE MAINTENANT (MAIS ON SE GARDE BIEN DE LE DIRE A HAUTE VOIX) QUE LA ROTENONE EST CANCEROGENE. BIO OU CONVENTIONNEL, IL FAUT PRENDRE LES MEMES PRECAUTIONS POUR AUTORISER LES SUBSTANCES ACTIVES
Jean-Yves, ingénie...
11/10/2007
Tout à fait d’accord !
J’approuve totalement votre position. En effet il est irresponsable de commercialiser un produit comme le purin d’ortie sans avoir vérifié son innocuité pour l’applicateur (que se passe t-il par exemple en cas de contact avec l’oeil ou contact répété avec la peau, ....) ainsi que sa toxicité envers les organismes aquatiques. L’exemple du sulfate de cuivre est parlant : beaucoup plus toxique que les vers de terre ou organismes aquatiques que certains fongicides de synthèse !
Eric Le Texier
8/10/2007
Satisfaire les attentes environnementales d’un pays riche !

je pense que le débat se situe à ce niveau...

En effet le besoin alimentaire doit se raisonner au niveau planétaire ( avec comme prérogative qu’il y a des millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim) car faire de l’agriculture actuelle une agriculture biologique conduira à une réduction en volume de l’offre et donc une hausse des prix des produits locaux. la demande en importation augmentera donc et compte tenu de notre pouvoir d’achat nous affamerons d’autant les populations qui préfèront vendre leur récolte.

Je crains que le nombrilisme de notre vision conduise les pays émegents a intensifier leur agriculture de la même façon que nous l’avons fait dans les années 60, nous aurons bonne conscience car les firmes agro pharmaceutiques feront leur affaires ailleurs avec des agriculteurs qui n’auront pas l’expérience que nous avons acquise.

L’acte de production agricole est aujourd’hui bien raisonné, les agriculteurs sont des gens responsables, l’enjeu n’est pas de satisfaire les besoins alimentaires de "bobos parisiens" mais bien de contenir la pénurie mondiale de matières premières agricoles pour que des populations entières ne dépendent pas de l’aide alimentaire américaine...

Les possibilités de manger bio peuvent se gérer à l’échelle micro économique et non macro économique car les surfaces agricoles utilisables ne sont pas extensibles (et même en régression), il faut donc augmenter la production par hectare pour satisfaire la demande alimentaire d’une population mondiale croissante.

Ne déplaçons pas les impacts environnementaux d’hier en France vers d’autre région du monde...

chris
12/10/2007
Fn du monde contre faim dans le monde ....

Bonjour Je partage votre point de vue. Quand les besoins physiologiques de base sont satisfaits (boire, manger, se reproduire) on doit penser à autre chose. Maslow ne disait pas autre chose. J’aimerais entendre les grande organisations internationales qui oeuvrent contre la faim dans le monde. Je trouve leur silence étourdissant. Elles devraient hurler à la face du monde que les gens qui souffrent de la faim se comptent par centaines de millions. Sans en faire l’apologie (je me pose les mêmes questions que tout le monde) je suis certain que ces gens adoreraient manger des OGM, pour peu que ces produits les empêchent de mourrir de faim...

Merci à ce Grenelle de donner l’occasion à chacun de s’exprimer. mais quel dommage que cela parte dans tous les sens... Si la priorité est le chagement climatique, Ok pour parler d’économie d’énergies, de sources renouvelables, voire de prodcution et de consommation de proximité (à cause des émanations dues au transport). Mais discuetr en même temps de l’agriculture, c’est vraiement trop ..

Marie CHARLES-DOMI...
8/10/2007
atteindre 20 % de produits bio dans la restauration collective
Comment est-ce possible dans les communes qui ont opté pour la liaison froide ? J’habite à Pantin, ville qui s’est pourtant dotée récemment d’un Agenda 21, et qui a opté (seuls les Verts s’y sont opposés)en 2002 pour la liaison froide (investissement important).Cela signifie que "dans la marche en avant", les produits sont jetés s’ils n’ont pas été utilisés, et aussi que les employés n’ont pas le droit d’emporter chez eux des produits destinés à être jetés, mais bons à consommer. Cela signifie que les oeufs sont bannis, que les fruits sont servis alors qu’ils ne sont pas arrivés à maturité, etc,etc. Bref, vous devez connaître l’univers concentrationnaire des cuisines centrales, et des cantines "centrales". Comment revenir en arrière ? Le surcoût sera certainement dû à ce nouveau changement : revenir à faire la cuisine sur place, alors que les cuisines ont été démantelées au profit d’une cuisine centrale, éloignée de plusieurs kilomètres et où les repas sont préparés par 4000- et non pas à la nourriture bio en elle-même ; voir le restaurant universitaire de Rennes qui depuis des années sert des repas bio au même coût, en ayant simplement réduit l’apport hebdomadaire en viande et en poisson.Eliminons l’idée pas du tout "développement durable" qui consisterait à faire du bio en liaison froide.Au passage, l’objectif de 20 % est trop réduit.Ou alors il a vocation à augmenter au cours du temps. Marie CHARLES-DOMINIQUE, Pantin (93)
philistin48
8/10/2007
A la recherche du paradis perdu ? (suite 1)

L’agriculture biologique est-elle la meilleure solution ? Le recours à la chimie est-il une calamité ? Une étude du CIREA de 1994 à 1998 (source : Réussir Fruits et Légimes déc 1998)sur les pommes de la variété Smoothee montre que, sur les 5 années étudiées, il n’y a pas de différences qualitatives entre la production bio et la production raisonnée, par contre la quantité de pommes produites en agriculture bio est de moitié inférieure à celle produite en agriculture raisonnée. Ceci ne poserait pas de problèmes si la population mondiale stagnait. Non seulement la population mondiale croît, mais les surfaces de terre disponibles pour être cultivées diminues (urbanisation et indidustrialisation). Nous sommes donc condamnées à produire une plus grande quantité de nourriture sur moins de surface. Sur le plan de la quantité de nourriture à produire, l’agriculture biologique n’est donc pas la solution. Sur le plan environnemental, la même étude a montré que la protection bio a nécessité 23 passages de tracteur alors que la protection raisonnée a nécessité 12 passages de tracteur. Un passage de tracteur c’est une consommation de carburant (émission de CO2) et d’eau (pour pulvériser des fongicides bio ou de synthèse)... Les produits bio sont-ils plus sains que ceux issus de l’agriculture conventionnelle ? 60 millions de consommateurs d’avril 1999 a publié une étude sur les jus de pommes.3 jus bio sur 7 étudiés sont contaminés par la patuline (mycotoxine cancérigène), alors qu’aucune trace de patuline n’ a été détectée dans les jus issus de l’agriculture conventionnelle... Une étude conduite en 1999 et 2000 par l’INRA et coordonnée par la DGAL en région Bretagne a montré que le taux de mycotoxines DON et NIV sur les blés, orges et maïs ensilage était plus élevé en agriculture bio qu’en agriculture conventionnelle. Cette même étude montre que les taux de nitrates pour produire des carottes, épinards, haricots et laitues ne sont pas inférieurs en production bio que ceux produits en production conventionnelle. Des études de ce type qui arrivent aux mêmes conclusions sont nombreuses. L’agriculture biologique n’est donc certainement pas la solution unique et idéale pour produire des denrées alimentaires saines permettant de nourrir une population mondiale en croissance continue.

Le recours à la chimie est-il une calamité ? La protection des plantes qui produisent notre nourriture est une nécessité comme il est nécessaire de pouvoir utiliser un médicament lorsque vous êtes atteint d’une pathologie qui ne peut être résolue par un autre moyen. Il ne faut pas croire que l’agriculteur dégaine "la chimie" systématiquement. L’observation de la nature a permis de mettre en oeuvre des mesures prophylactiques (sélection de variétés moins sensibles aux maladies ; rotations culturales contrariant le développement des mauvaises herbes ; utilisation des insectes auxiliaires ; etc...). Que faire lorsque tous les recours prophylactiques sont épuisés ? à suivre...

philistin48
8/10/2007
A la recherche du paradis perdu ?

Nous avons la chance de vivre dans un pays où la nourriture est largement disponible. Nous ne nous levons pas le matin en nous demandant ce que nous allons manger à midi tellement il est "normal" de remplir son panier. Pourtant à quelques heures d’avion d’ici, des femmes et des hommes sont soucieux pour trouver de quoi se nourrir quotidiennement. On ne peut pas en accuser uniquement un climat hostile à l’agriculture. Dans des zones africaines où le climat n’est pas un opposant systématique aux productions agricoles, des ennemis des cultures existent et détruisent les récoltes.

Certains voudraient nous faire croire qu’un retour à la Nature serait source de réconfort et de sécurité. Un monde où tout ce qui est naturel est exempt de dangers. Il semble que nous ayons la mémoire courte. Si nous n’étions pas déracinés de la terre (aujourd’hui des familles entières sont déconnectés du monde rural et ne "connaissent" l’agriculture qu’à travers le prisme déformant des médias), nous nous souviendrions que notre Europe a connu des épisodes dramatiques. Par exemple en Irlande, en 1845, une épidémie de mildiou de la pomme de terre a provoqué une grande famine causant plus d’un million de morts et l’émigration. Ainsi la population est passée de 8,5 millions en 1845 à 6,6 millions en 1851 (Source : « L’Irlande au temps de la Grande Famine », Peter GRAY, 1995). Plus près de nous, une plante naturelle, l’ambroisie à feuille d’armoise provoque de graves allergies (rhinites, conjonctivites, eczéma,...)lorsqu’elle libère son pollen (d’août à octobre). A tels points, que des arrêtés préfectoraux ont été pris en région R-Alpes pour rendre sa destruction obligatoire. Faut-il évoquer des plantes naturelles que nous avons dans nos jardins et qui sont potentiellement dangereuses ? Baies du chèvrefeuille, feuilles de laurier rose,... Nons, la nature qui nous entoure n’est pas un havre de paix. De la même manière que l’être humain a des ennemis (mycoses, poux, acariens, virus,...) les plantes cultivées pour notre nourriture ont aussi leurs ennemis : mildiou de la pomme de terre ou de la vigne ; pucerons des orges porteurs de virus de la jaunisse nanisante ; chenille pyrale du maïs ouvrant la voie au développement de fusariotoxines, etc.... A l’échelle d’un jardin familial, les conséquences peuvent être considérées comme négligeables...(quoique...pour celles et ceux qui y sont confrontés...). Il en va tout autrement à l’échelle d’une région, d’un pays, de la planète. Une enquête de l’OMS de 1988 à 1990 a montré que 82 % des récoltes de riz seraient perdues en l’absence de toute protection ; 52 % des récoltes de blé seraient perdus. C’est donc une nécessité de protéger nos productions agricoles contre leurs ennemis. Oui, mais comment ? L’agriculture biologique est-elle la meilleure solution ? Le recours à la chimie est-il une calamité ? La suite dans un autre message (pas assez de place...)

ben37
8/10/2007
label ?

A l’approche des municipales, nous aurrons besoin de toutes les bonnes volontées...Pourquoi ne pas proposer un label pour les communes oeuvrant dans ce sens ?

Il y a déjà bien des communes fleuries ! ! !

Si vous avez des idées... Merci

Manu
11/10/2007
Agenda 21
Cela existe déjà puisque pas mal de commune travaille sur son agenda 21 "Développement durable". @+
gégé
12/10/2007
éco label
agenda 21 ça ne veut rien dire pour la plus part des gens. ET comme nom on a vu plus classe ! ! ! éco-village ( écologique économique en énergie, mais il manque le social ? ?)
Chrystelle
8/10/2007
les distributeurs et grands groupes doivent "jouer le jeu"

Les grands groupes, grandes surfaces et autres distributeurs doivent privilégier les producteurs locaux en achetant des produits locaux et de saisons (ex : les tomates en hiver ne devraient plus exister... grosses consommations d’énergie pour avoir ce type d’aliments en hiver, alors que beaucoup d’autres produits de saison existent...).

Les grands groupes ne doicvent pas inciter les consommateurs à mal consommés, mais doivent au contraire montrer l’exemple en favorisant les producteurs locaux...

Peut être que si ces règles ne sont pas respecter et si les grandes surfaces continuent par exemple à vendre des pommes du Chili ou du Brésil (le bilan carbone très très élevé), peut être que des taxes devraient être instaurées... permettant de ce fait d’inciter les grandes surfaces à acheter local...

némo
8/10/2007
solutions svp
Bonjour, ce qui me navre c’est l’optique de l’interdiction permanente en ces lieux, ne pas manger de tomate en hiver et pour quelle raison ? le constructif eut été de permettre la modernisation des serres par le biais de technologies adéquates. J’insiste sur la notion de captivité que devellope ce message, en effet la production locale ne suffit pas a approvisionner un rayon F&L, et encore moins une magapole, nous avons connu le rationement et le marché noir il y a moins de soixante ans, ce n’est pas pour le recréer, l’agriculture est soumise a la loi de l’offre et de la demande, il est invraisemblable de vouloir proposer une production locale sur une ligne d’approvisionement annuelle. Quant aux "grands groupes" qui sont votre cibles, sachez qu’a l’heure actuelle ils seuls a offrir une traçabilité, des normes Iso,des protocoles Haccp, IFS et j’en passe, tout ceci pour garantir dans votre assiette une qualité aux normes fixée par la CEE. Mais encore au lieu de parler de CO², probleme recurent, nous sommes d’accord, il eut été plus interressant de savoir si l’on pouvait develloper une flotte maritime de transport de containers fonctionant au nucléaire, et de prendre aux militaires leurs propulsion, je pense que nous sommes en pointe et que cela serait créateur d’emploi. cette flotte de degazerait plus, mais créerait un probleme de dechets nous sommes d’accord, mais au niveau du CO² ce serait mieux, il est vrai que l’on déplace le probleme ailleur, esperons qu’on saura traiter les dechets. je ne fais qu’emettre une idée je ne suis pas spécialiste. salutations
BONNOT
8/10/2007
Eoliennes

Monsieur Le Ministre d’Etat, Madame Le Ministre ;

Mesdames Messieurs les Menbres de ce Grenelle ;

Cher tous,

Je viens ici, un peu à contre-courrant, de votre monde, vous dire combien la production (électrique) par le biais des éoliennes est en notre beau pays une gigantesque et dispendieuse bétise. EdF est juridiquement tenu de racheter à prix d’or des kW que nous, Français, aurions pu produire bcp moins cher et sans davantage de CO2 dans nos centrales nucléaires...

De grâce, Mesdames , Messieurs : tordez le cou à cette "autre" exception française et abordons les questions de production et de consommation énergétiques sous un angle un peu plus professionnel...

Salutations distinguées

BONNOT

CP l’agricul...
8/10/2007
et en plus elles polluent ... indirectement
car il faudra mettre en marche, quasi instantanément des centrales fuel pour compenser une absence brutale de vent.
Frédéric LOCQUENEU...
8/10/2007
AJUSTEMENT DES TAUX DE TVA

bonjour,

de manière générale, pourquoi ne pas utiliser un moyen simple pour faire évoluer les comportements et faire supporter aux "pollueurs" le prix des pollutions directes et indirectes : la taxe sur la valeur ajoutée.

celle-ci, neutre vis à vis des circuits économiques, pourrait en revanche être orientée selon les politiques souhaitées.

ainsi le taux de TVA pourrait-il être adapté et modulé selon les produits et services en fonction du respect ou non des critères du développement durable.

cette grille de taux de TVA sur les produits et services pourrait aussi être harmonisée au niveau européen...

allons enfants
8/10/2007
Le bio est une nécessité

Le bio n’est plus une option, ni une alternative. C’est devenu une nécessité pour répondre non seulement aux besoins des consom’acteurs soucieux de leur santé et de l’environnement. C’est une nécessité pour le maintien de la biodiversité, de la qualité de l’eau et de la terre. Tout est à moitié pourri et le monde avec ! Pourquoi vouloir fixer des quotas à ce que l’on doit faire ? pour faire plaisir à ceux qui continuer de tout polluer ?

Mesure immédiates : Agricultures biologique et périurbaine et maraîchage d’insertion doivent être ensemble soutenus dans le but de créer des circuits courts et de répondre à une demande qui explose. Donner le choix aux citoyens de consommer bio, c’est donner l’exemple. Il ne faut pas tout faire porter par le citoyen.

benji
8/10/2007
mise en place d’indicateurs environnenmentaux clairs sur les biens et services

Pourquoi ne pas mettre en place et généraliser pour tous les biens et services un indicateur d’impact environnemental allant bien plus loin qu’un label énergétique ainsi un éco-indicateur allant de 1 à 100 (défini sur le cycle de vie complet du bien ou du service de sa conception à sa fin de vie) : 1 : impact environnemental très faible (donc bien) à 100 impact environnemental catastrophique

Ex un gros 4*4 fabriqué au japon indice :80 ex un vélo fabriqué en france : 5 le même vélo fabriqué en Chine : 30

cet indicateur serait applicable par exemple aux transports : aériens,ferroviaires, routier,etc aux séjours touristiques,etc...

un bien fabriqué localement et transporté localement auarait un indice moins élévé que le même bien fabriqué en chine et transporté par bateau et camion par exemple on aurait ainsi une conscience claire de l’impact de nos actes sur l’environnement.

en prolongeant, on pouurait aussi établir le même indicateur pour le socialement correct ; ex des chaussures de sports fabriquées par des enfants : indice 95

cam
9/10/2007
indicateurs/écotaxe
Je suis bien d’accord avec ce type d’indicateur, il existe aujourd’hui des Analyses de Cycle de Vie qui détermine l’impact environnemental d’un produit de sa conception à sa fin de vie, alors pourquoi pas inciter le consommateur à se diriger vers des produits pour lesquels les indicateurs sont mis en place par exemple en surtaxant les produits ne possédant pas les indicateurs, puis une écotaxe sur les produits ayant un mauvais indicateur.
Perche Avenir Envi...
7/10/2007
Une évolution qui peut faire naître de nouveaux projets

"Intégrer dès 2008 des prescriptions environnementales d’après un dispositif de certification ou de notation environnementale dans les labels administrés" : Oui, mais que ce soit parfaitement lisible pour le consommateur. Si par exemple cette grille comprenait 5 niveaux, nous souhaiterions que ce niveau apparaisse sur l’étiquetage des produits destinés à la consommation humaine autant qu’animale.

"Atteindre 10 % de produits à haute valeur environnementale hors bio d’ici 2013" : Nous comprenons que le bio vient en plus. Et dans ce cas comment serait-il qualifié ? « Très haute valeur environnementale » soit THVE ?

"Atteindre 6 % de la SAU ou équivalent en bio d’ici 2010 et 20 % en 2020" : Selon nos connaissances, 560 838 hectares en France, soit moins de 2% des terres cultivées le sont pour l’agriculture biologique - La France serait au vingtième rang des pays de l’Union européenne (chiffres 2005 - 2006). En 3 ans on pourrait rattraper une partie du retard, c’est timide, mais ce serait un début. Plus les agriculteurs biologiques seront nombreux, plus la filière peut s’organiser pour réduire les coûts. (Transport puis transformation du lait par exemple). Le consommateur y gagnerait.

Alors pourquoi tant de réticences de la part des agriculteurs conventionnels ? Les arguments « rendements », « faim dans le monde », ... sont dépassés ! Bien menée, la bio est performante mais diminue sans doute les profits de l’industrie chimique et l’agro-industrie. Et bien c’est à cette dernière d’évoluer et de s’adapter. La faim dans le monde, ça fait des années qu’on en entend parler et que rien ne change, bien au contraire... Alors pourquoi ne pas se lancer vers une agriculture à haute valeur environnementale. Quant à la chimie, elle est nécessaire dans certains domaines, mais elle ne doit pas systématiquement s’imposer partout.

"Atteindre 20% de produits bio dans la restauration collective d’ici 2012" : Nous rappelons que c’était l’un des objectifs de Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle. « J’ai proposé que les cantines publiques soient approvisionnées par des produits issus de l’agriculture biologique. Les associations avec lesquelles nous échangeons réclament une aide à la conversion car nous manquons de producteurs en France. Je le proposerai » a-t-il dans son discours de lors de la signature officielle du pacte écologique. Nous attendons donc que ces mesures soient mises en place.

isabelle
7/10/2007
intégrer le vrai coût environnemental dans les produits non bio

Constat :

L’agriculture biologique n’est que peu soutenue en France. Alors que l’agricluture faisant appel aux pesticides et autres insecticides bénéficient de subventions. Ainsi, dans les étals, un produit non bio est moins cher qu’un produit bio. C’est un paradoxe !

En effet, un produit non bio coûte à la société, mais pas au moment de passer à la caisse, ou pas toujours dans le même porte monnaie. un exemple : le porc : c’est peu cher. Mais en bretagne, les habitants achètent désormais pour beaucoup l’eau en bouteille et la dépollution de l’eau coûte une fortune, sans dépolluer totalement !

Propositions :
  Subvention l’agriculture bio, faire des crédits d’impôts, former les agriculteurs souhaitant se reconvertir.

  Calculer un indice d’impact environnemental de tout mode de culture, en fonction de sa répartition géographique. Si l’indice dépasse un certain seuil, arrêt de toute subvention et aide à la reconversion. Exemple aberrant : subvention aux cultures de maïs en secteur soumis aux sécheresses.

  Afficher sur les produits de vente les risques quand un produit est issu d’une agriculture impactant fortement l’environnement.

  Soutenir bien sûr l’agriculture biologique : aider à développer la surface de vente, en luttant aussi contre des phénomènes satellites type "on augmente le prix du bio, car c’est un produit de luxe, cela attire une clientèle "bobo"". imposer le bio à la cantine des établissements scolaires, y compris dans les établissements primaires, les grands oubliés actuellement des cantines bio, car ils dépendent des mairies et non des conseils généraux.

  Eduquer le consommateur : aux risques d’un produit fabriqué avec des produits chimiques, et aux produits bio, ainsi qu’aux anciennes variétés de produits.

pierrot
7/10/2007
on est petit bras
je pense que l’objectif d’un agriculteur c’est la préservation de son capital de production, plus précisément de son potentiel de production, aussi ce n’est pas 6 mais 12 % de la SAU qui devrait être bio en 2010 et 40% en 2020. l’agriculture française subventionnée doit montrer l’exemple !
Nathalie
6/10/2007
Le bio a des milliers d’années, lui... ce n’est pas pour rien
Je suis assez ébahie de voir que certains se demandent si le bio peut être durable. Comment croyez vous que l’humanité ait réussi à se nourrir jusqu’à l’apparition (récente) des pesticides si ce n’est avec du bio ? ? ? pour avoir vu un certain nombre de documents sur le sujet de la nutrition sachez qu’il est prouvé (j’ai vu les chiffres) qu’outre les insectes et autres désagréments les pesticides ont l’amabilité de retirer aussi les minéraux, oligo-éléments et vitamines nécessaires aux réactions chimiques vitales du corps humain. Et non, pas de chance, celles que les services marketing ont fait rajouter dans certains produits a posteriori (enrichi en ceci ou cela) ne s’assimilent pas de la même façon. Nous sommes donc pour la plupart malgré notre alimentation surabondante en carence relative d’éléments vitaux (cf. une étude faite sur le Val de Marne ou 100% des personnes étaient carencés en vitamine E par exemple et entre 50% et 90% pour les autres vitamines). Quand on sait que le système immunitaire a terriblement besoin de vitamine C naturelle, on comprend une partie du trou de la sécu...
CP l’agricul...
6/10/2007
Le savoir, le paraitre et l’utile ...

Il me semble que la première attente du consommateur est de pouvoir consommer.

En matière agricole, pouvoir consommer équivaut à se nourrir et, dans une moindre mesure, à utiliser de nouveaux produits en remplacement du pétrole (carburants, plastiques, ...), voire à développer des produits issus de modifications génétiques à des fins thérapeutiques.

Se nourrir : dans l’avenir ne pourra compte tenu de l’évolution démographique, se faire avec du bio (c’est à dire sans utilisation de produits de synthèse). Il faut regarder les choses en face, un peu de vérité ne nuit pas. Pour information, le rendement du blé bio est divisé par plus de deux par rapport à un blé cultivé sérieusement, de manière dite raisonnée. Plus il y aura de surface en bio plus il y aura de faim dans le monde. Certes on a pu faire croire à certains que le bio était beaucoup plus sain (meilleur pour la santé de quelques nantis !) : ils contiennent simplement beaucoup plus de mycotoxines, lesquelles peuvent être tout simplement cancérigènes.

A l’inverse, dans le cadre d’une conduite raisonnée (car les agriculteurs sont capables de raisonner, eh oui !), il est utilisé des "pesticides" (qui tue la peste). Fruits de la chimie verte, ceux-ci sont ultra contrôlés et validés avant la vente. Ces produits sont comparables à ceux que vous trouvez en pharmacie (certains étant les mêmes). Il y a bien eu quelques produits moins respectueux de l’environnnement dans les années 1970, mais il y a longtemps qu’ils ont étés retirés du marché (sauf en outre-mer apparemment !).

Quant aux OGM, personne ne peut prétendre détenir la vérité tant qu’il ne sera pas procédé à de véritables essais par des organismes tels que l’inra. Encore faudrait-il que les voyous faucheurs n’interviennent pas en toute illégalité. Une chose est certaine, la fin de la faim passera par les ogm. Ne soyons pas les derniers à étudier la question. A titre indicatif, la plupart des maïs et soja américains sont ogm. La médecine peut également trouver son compte dans les ogm afin de soigner certaines maladies. Laissons donc faire les scientifiques en encadrant les essais.

Merci pour avoir lu ce message, rédigé par un agriculteur responsable, respectueux de l’environnement, un écologiste en somme -un vrai-

CP

lionel de rennes
8/10/2007
Bravo Monsieur l’Agriculteur Responsable et Respectueux de l’Environnement

Trop ignorent votre rôle ainsi que tous les efforts parcourus par votre profession depuis l’après-guère, tant pour développer la production que pour l’améliorer, avec les moyens mis à votre disposition. Il est trop facile de critiquer, regardons seulement parfois dans le rétroviseur pour constater le chemin accompli. Alors ensuite, il est plus réaliste de proposer des pistes de progression.

Et oui, depuis des lustres, vous nous nourrissez et grâce à vous, l’Humanité n’a jamais été aussi bien nourrie. Qui pourrait dire que des efforts n’ont pas été faits en matière de respect de l’environnement et d’amélioration de la qualité de la production ? Certes il en reste à faire, et il y en a aura toujours ; c’est le propre des démarches de progrès. Et notre longévité augmente régulièrement... Et puis les biotechnologies végétales nous aideront aussi.

Vous avez raison de rappeler que les "pesticides" avant d’être mis sur le marché font l’objet de procédures d’homologation extrêmement sérieuses, de même qu’en pharmacie. Ces mêmes pesticides ont quand même permis de produire en 2007 alors que les conditions climatiques ont été des plus favorables aux maladies. Sans eux, en effet quid de la qualité sanitaire au regard des mycotoxines ?

Merci et continuez à nous nourrir plus et mieux.

Philippe Fourmestr...
8/10/2007
Etes-vous mal informés ?

Le 3 mai 2007 (c’est pas vieux), la FAO, commission mondiale de l’alimentation et l’agriculture à l’ONU, a déclaré que la seule agriculture capable de nourrir 12 milliard d’individus, de manière durable, avec la meilleure qualité sanitaire, avec le moins d’impacts sur l’environnement, et avec le plus de création d’emplois : EST L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE !

Et dans sa déclaration elle encourage les gouvernements du monde, pays développés comme pays en voie de développement << A FAVORISER UN FORT DEVELOPPEMENT DE L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE >>.

Ces informations contredisent complètement vos affirmations !

Je ne suis pas spécialiste mais qui a raison ? un agriculteur qui fait la promotion des pesticides et des OGM ou la FAO ?

Mon opinion sur les pesticides : Les pesticides sont une technologie de mort, ce sont des produits de destruction massive de formes de vie végétale et animale, et nous en respirons, buvons et consommons tous les jours.

Ces produits nous les stockons dans notre organisme, comme de nombreux autres produits chimiques. Nous sommes devenus de véritables cocktails chimiques ambulants, même un nourrisson à la naissance a plusieurs dizaines de produits chimiques dans son organisme.

Vos super-scientiques qui ont homologué les super-produits après avoir effectué des tests dans les labos de pointe de l’agro-alimentaire, ont-ils homologués toutes les combinaisons de ces pesticides entre-eux, et toutes les combinaisons entre-eux et avec les autres produits chimiques industriels qui s’accumulent dans notre organisme ? Les effets combinés de ces produits sur notre santé ont-ils été évalués ?

Les soit-disants tests, les normes et homologations concernant les pesticides, sont inadaptés pour vérifier l’inocuité en cas de mélange. De plus ils ne sont pas une garantie de qualité sanitaire, ils ont laissé passer la vache folle, le poulet à la dioxine ... Les super-labos, super-scientiques, et les homologations de l’industrie n’ont rien à envier à leurs homologues de l’agro-alimentaire, et pourtant ils ont soutenu l’amiante pendant des dizaines d’années ...

Vous faites bien de parler des Guadeloupéens qui vont devenir malgré eux la preuve à grande échelle de la relation entre pesticides et dégradation de la santé.

Je vous laisse méditer ces réponses à votre enthousiasme pour l’agriculture chimique.

Cordialement

lionel de rennes
9/10/2007
Méditation sur l’ "agriculture chimique "

Notre enthousiasme pour l’agriculture chimique est surtout motivé par notre démographie mondiale (c’est du factuel) et par les ressources disponibles en surfaces (aussi du factuel).

La FAO cite 10 milliards d’habitants pour 2050. Actuellement nous sommes 6.5 milliards d’habitants. Pour les nourrir : 2.2 milliards d’hectares sont mobilisés (avec agriculture "chimique" !). Sans l’agriculture chimique, ce serait 5.9 milliards d’hectares qui seraient mobilisés ! Or ne sont actuellement en terres cultivables que 1.5 Mds d’ha (et 3.3 Mds d’ha en prairies).

Le potentiel théorique est de 13 Milliars d’hectares sur la terre (dont 4.3 mds d’ha de déserts, glaciers et montagnes et 3.8 mds d’ha de forêts et steppes). Il faudrait alors mettre en culture des espaces dédiés aujurd’hui à la biodiversité (forêts, prairies, ...), sans parler de ces hectares (forestiers) qui contribuent entre autres aux cycles mondiaux du carbone. Ma source est : D.T. Avery, US-Hudson Institue - FAO.

Sinon, au sujet de l’agriculture biologique, voir le Ouest-France du 9/10/07 page3 : "la coccinelle d’Asie colonise la France" (Très efficaces pour boulotter les pucerons, les coccinelles asiatiques sont devenues envahissantes. A tel point qu’on ne sait pas comment les arrêter. ...Cette coccinelle , originaire de Chine, a été importée volontairement comme agent de lutte biologique contre les pucerons.L’animal, extrêmement prolifique, prive ses cousines de nourriture. Pire, elle peut même manger leurs larves. ..."

Voir si là, il n’y a pas un autre sujet sur lequel méditer ...

Philippe Fourmestr...
9/10/2007
Je vous encourage à poursuivre la méditation

Bonjour,

comme la majorité des détracteurs à l’agriculture biologique dans ce forum, vous fustigez les propositions mais vous ne formulez aucune contre-proposition.

Faut-il penser que finalement nous n’avons aucun problème ? Pourquoi alors ce Grenelle de l’environnement voulu par le gouvernement, la crise environnementale est-elle une farce grotesque ?

La prise de conscience Internationale par la quasi totalité des scientifiques et des politiques que notre système n’est pas pérenne à un horizon proche, et la nécessité urgente de nous remettre en cause pour nous réorienter vers un Développement Durable, seraient-ils d’autres élucubrations de technocrates ?

Les conclusions de la FAO : "l’agriculture biologique peut seule nourrir durablement la planète" seraient erronnées car la FAO aurait oublié de prendre en compte le facteur démographique et la mobilisation des terres cultivables ? Vous avez fort peu de considération pour tous ces experts.

Alors s’il vous plait, j’ai fait l’effort de montrer une perception du problème, et ensuite seulement j’ai proposé des solutions. Merci de vous exprimer avec la même cohérence, ou affirmez qu’il n’y a aucun problème, et faites la démonstration que la voie de l’industrie agro-chimique est durable.

CONCERNANT LA MOBILISATION DES TERRES, sur lequel s’appuie l’essentiel de votre argumentaire, vous savez que 2/3 des terres agricoles mondiales sont monopolisées pour l’élevage, et une bonne partie pour faire pousser des céréales pour nourrir les animaux. Avec un boeuf on fait 1500 repas, avec les céréales qu’on a donné au boeuf pour l’engraisser dans des exploitations intensives, on pourrait faire 10000 repas. Vous remarquerez que dans mes propositions il y a "diminuer la consommation de viandes". De la viande 2 fois par semaine est le meilleur équilibre pour la santé, c’est pas moi qui le dit mais les nutritionnistes, l’Ademe également. De plus l’élevage est une des premières causes d’émissions de gaz à effet de serre. Notre surconsommation de viande est aussi la première cause de déforestation (pour faire pousser les céréales qui nourrissent les bêtes). Rationaliser volontairement notre consommation de viande nous apporterait la Santé, contribuerait à la pérennité de la sécurité sociale, diminuerait l’effet de serre, et libèrerait d’immenses surfaces pour permettre une production abondante d’aliments plus sains destinés "eux" à la consommation humaine.

Enfin vous concluez comme beaucoup d’autres contestataires avec un exemple de cas extrêmement particuliers de difficulté de l’agriculture biologique. J’admets que le problème que vous citez est un vrai problème, mais la solution est simple, elle consiste à devenir plus raisonnable, et à utiliser les coccinnelles de notre terroir.

J’attends une vraie argumentation qui me convaincra que l’industrie agro-chimique est soutenable.

A méditer : éclairez-moi, l’agro-chimie protège-t-elle les coccinelles et la biodiversité en général ?

nicolas
14/10/2007
Tous végétariens ! ! !
Vous avez certainement raison nous consommons trop de viande mais de la à tous devenir végétarien il n’y aurait pas un petit peu d’idéologie dans tout ça ! d’autre part si vous souhaitez une agriculture vraiment durable le cheval et le boeuf il ne faut pas tous les éliminer car ils remplaceront le tracteur ...
Philippe Fourmestr...
6/10/2007
Comment notre alimentation influence le Dévpt Durable

... Suite du message précédent

APPLIQUER CETTE LIGNE DIRECTRICE INSTAURERAIT LA SECURITE ALIMENTAIRE
  Favorable à une atténuation du changement climatique (dont transports)
  Indépendance par rapport aux énergies fossiles
  Favorable à la SANTE des citoyens par l’amélioration de la qualité de l’air, de l’eau potable, et des produits exempts de pesticides, + contribution à la pérennité de la sécurité sociale
  Favorable à l’environnement, aux biens communs et à la biodiversité par la réhabilitation des sols, de la qualité de l’air, de l’eau.
  Favorable au développement d’un emploi local et pérenne,
  favorable à un assainissement de l’économie car aujourd’hui tous les coûts négatifs induits de la filière alimentaire sont supportés par les contribuables.

LES CONTRAINTES POUR LE CONSOMMATEUR ? La solution proposée peut être mise en oeuvre rapidement sans révolutionner le contenu des assiettes des Français et leur budget, les contraintes pour le consommateur sont :
  privilégier les produits locaux et respecter la saisonnalité,
  prendre le temps de cuisiner les produits de base, ou faire le choix d’acheter un peu plus cher la nourriture auprès de traiteurs locaux.

LES PROPOSITIONS DU GRENELLE QUE JE TROUVE REMARQUABLES :
  20% de bio dans la restauration collective d’ici 2012 = légiférer pour organiser un débouché régulier >>>>> Je propose d’étendre à 100% des produits destinés à la petite enfance (lait, petits pots, premiers biscuits ...) <<<<<
  Réorienter la formation et la recherche, 100% des exploitations des organismes de formation et enseignement certifiées HVE
  Objectifs de SAU en bio : 6% en 2010 - 20% en 2020

LES PROPOSITIONS QUI ME SEMBLENT INSUFFISANTES
  Par rapport au problème climatique, il n’y a aucune véritable incitation à manger frais, de saison, des produits locaux, et qui évitent les procédés de conservation et conditionnement énergivores.
  Peu de concret également pour les engrais à base d’énergies fossiles.
  Diminuer les pesticides : les indicateurs de quantité et nocivité ne sont pas fiables, il faut taxer de manière extrême ces produits de manière à rendre leur utilisation dissuasive et pour financer les mesures proposées.

Une démonstration étayée et illustrée est accessible depuis la page d’accueil du site http://ddvaleurs.neuf.fr

Philippe Fourmestraux Auditeur du Collège des Hautes Etudes du Développement Durable

némo
7/10/2007
stop !

bonjour, je suis en désacord avec vos idées, je refuse la contrainte et la liberté de choix imposée par vos principes : "privilégier les produits locaux et respecter la saisonnalité" n’est pas une atteinte a la libre circulations des personnes et des biens ? quant a dicter ce qu’il y aura dans mon assiette, ce n’est pas un texte qui en décidera mais ma liberté de choix. "prendre le temps de cuisiner les produits de base, ou faire le choix d’acheter un peu plus cher la nourriture auprès de traiteurs locaux" je crains que cette vision ne soit en total décallage avec le monde du travail moderne, si vous pensez que cuisiner est un plaisir pour l’ensemble de la population je dirais que c’est une corvée, quant a aller chez le traiteur il semblerait qu’il y ai un certain décallage entre vos idées et le revenu d’un foyer modeste. "L’agriculture industrielle détruit massivement de l’emploi et des compétences." sur quelles bases liez vous vos affirmations, parce que la on aimerai vraiment savoir, si c’est votre fiche d’audit qui le dit, elle est mal faites car elle ne tient pas compte des cours du marché

" Diminuer les pesticides : les indicateurs de quantité et nocivité ne sont pas fiables, il faut taxer de manière extrême ces produits de manière à rendre leur utilisation dissuasive et pour financer les mesures proposées." Savez vous au moins de quoi vous parlez, car la vraiment, vous jetez l’oprobe sur les services de la DGCCRF, et si nous suivons votre ligne de raisonnement la DGCCRF serait complice de la fausse information.Quant a la taxation que vous soumettez elle n’est que le reflet de votre impuissance a trouver une solution, l’esprit taxeur n’est que l’application de l’ingerance des gouvernements precedents, j’espere que celui ci aura la volonté de s’axer sur la recherche. avant de citer un rapport et une personne ce qui m’amuse beaucoup c’est qu’un ingenieur denonce les effets mais ne s’attaque jamais aux causes, pour la petite histoire, il ne me semble pas que " JM JANCOVICI - Ademe" ait eu a un seul moment dans son compte rendu l’idée de changer de carburant et de passer a l’hydrogene pour le transport aérien.

"Je propose d’étendre à 100% des produits destinés à la petite enfance (lait, petits pots, premiers biscuits ." Monsieur vous me faites vraiment sourire, et visiblement vous n’avez aucun contact avec le monde de l’agroalimentaire, car vous sauriez que certains groupes ont des labo bien plus en pointe que ce que vous pensez, et que l’image de la vache folle est presente dans toute les entreprises, ne serait ce que pour la perte de part de marché qu’elle engendre. pour conclure vos solutions sont du vent destinées a induire les politiques en erreur et ostraciser une profession qui fait des progres, constants,je suis fort étonné que vous ne rencontriez pas plus de contradicteurs. mais bon, comme certains de mes message sont passés a la trappe... cordialement

Philippe Fourmestr...
8/10/2007
Réponse à némo et son message "stop"

Réponse 1/2

Vous dites "Privilégier manger frais, de saison et local" est une atteinte à la liberté. Je rappelle une définition de la liberté communément admise = "la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres". Vous connaissez les bouleversements et les souffrances humaines induites par le réchauffement climatique. Nous sommes responsables du réchauffement climatique. Si c’est un choix volontaire, mu par une conviction, "manger frais, de saison, des produits locaux" c’est pratiquer au quotidien une consommation responsable.

Vous dénigrez totalement mes propositions en matière d’effet de serre, mais avez-vous une autre proposition soutenable à la mesure de l’enjeu ?

Vous affirmez que "Cuisiner est une corvée et que nous n’en avons plus le temps dans le monde moderne". C’est le problème prinicipal du monde que vous qualifiez de "moderne", trop préoccupés par le "profit" nous n’avons plus le temps de rien, même pas de prendre conscience que ce monde "moderne" va droit dans le mur, heureusement que des voix s’élèvent et qu’on commence à parler de développement durable : parce que notre mode de vie "moderne" n’est pas soutenable, c’est reconnu au plus haut sommet de l’état mais manifestement vous avez encore un peu de chemin intellectuel à parcourir. Quant au prix, de nombreuses études dans nos pays voisins montre qu’on peut "diminuer son budget alimentation" en mangeant exclusivement des produits de meilleure qualité sanitaire (bio), et en mangeant plus équilibré (notamment en consommant moins de viande, mais je n’ai pas dit végétarien).

Pour la diminution massive d’emplois d’agriculteurs, je vous suggère de d’ouvrir un QUID.

Vous répondez à la perte d’emploi par des préoccupations de cours des marchés, cela me paraît complètement étrange et décalé ; mais il est vrai qu’une fois qu’on raisonne "Développement durable" on ne perçoit plus le "monde moderne" de la même manière : en développement durable, l’humain, l’environnement et l’économie ont chacun leur place dans un développement équilibré qui conduit à l’amélioration de la condition de "tous les humains", et la bourse n’est qu’un sous-volet du pilier économie.

PESTICIDES : je suis complètement d’accord avec vous, les Français sont complètement désinformés concernant les pesticides : ils n’ont pas conscience que ce sont des produits destinés à détruire des formes de vie, qu’ils en respirent et en boivent quotidiennement, que la majotité des aliments contient des résidus de pesticides, et que 7% en contiennent une quantité au dessus des normes. Quand à mon impuissance à proposer une solution, je vous fais remarquer pour la seconde fois que j’attends que vous exprimiez les votres.

Mes propositions s’attaquent profondément aux "causes des problèmes", c’est justement pourquoi je suis convaincu que cette alternative est durable.

La suite (2/2) au message qui suit ... (j’ai un peu de mal à être succint !).

Philippe Fourmestr...
8/10/2007
Réponse à Némo pour son message STOP

Message 2/2

Les super-labos en pointe de l’agro-alimentaire ont justement laissé passer la vache folle dont vous parlez, le poulet à la dioxine ... Ils ne savent pas retirer du marché les produits qui dépassent les normes en résidus de pesticides.

Les super-labos sont incapables d’évaluer l’effet sur notre santé des multiples produits chimiques synthétiques que nous stockons dans nos organismes (plusieurs dizaines), ils n’étudient pas les effets combinés du mélange de plusieurs pesticides sur notre santé et celle de nos enfants.

Pour revenir aux pesticides et les contrôles, homologations et normes des super-scientifiques, et le niveau d’équipement des super-labos : ils n’offrent pas une garantie de qualité sanitaire de l’alimentation. Les super-labos de l’industrie qui ont soutenu le développement de l’amiante pendant des dizaines d’années n’ont rien à envier aux super-labos de l’agro-alimentaire, et pourtant !

Les pesticides sont une technologie de mort, vous trouverez peut-être ce mot tendancieux mais c’est un terme qui convient, c’est une technologie de destruction massive de formes de vie végétales et animales, et nous en respirons, en buvons et en consommons chaque jour, et nous en stockons plusieurs dans nos organismes.

Vous allez hurler à l’extrémisme si je dis << un nourrisson à la naissance est déja un cocktail de produits chimiques ! >> : mais il est où l’extrémisme, dans le fait de le dénoncer ou dans le fait que c’est une réalité dans notre société.

Pour la troisième fois, vous affirmez que mes solutions sont du vent, mais où sont les votres ?

Ou alors vous affirmez qu’il n’y a pas de problèmes ? Demandez aux Français si il n’y a pas de problème en matière d’explosion de maladie sociétale (quelques chiffres édifiants au chapitre alimentation sur le site http://ddvaleurs.neuf.fr ). Allez voir les Guadeloupéens qui malgré eux vont devenir la preuve vivante de la relation pesticides/dégradation de la santé.

Enfin pour terminer vous parlez de progrès. Il s’agit probablement du progrès de la société "moderne" auquel vous faites allusion, une société qui considérait qu’à partir du moment où l’on réalisait une prouesse technologique, alors c’était un progrès. Monsieur, cette époque est révolue, la nouvelle définition du progrès est justement le développement durable, qui s’appuie de manière équilibrée sur 3 piliers : les hommes, l’environnement, et l’économie, dans un but unique d’amélioration de la condition humaine, de tous les humains.

Je suis impatient de poursuivre cette argumentation avec vous sur ce forum.

A bientôt j’espère.

némo
9/10/2007
la suite

Bonjour Philippe, C’est avec un réel plaisir que je ferraille avec vous, le débat ne peut qu’avancer. Avant de consommer « responsable », il s’agit de consommer dans l’intérêt général cette nuance à son poids tout en tenant compte de l’avertissement scientifique, je note que vous usez au passage des scientifiques qui servent l’observation du phénomène du réchauffement pour dénigrer ces mêmes scientifiques qui travaillent à d’autres projets. Cuisiner est une corvée, je maintiens, car je vis en bas de l’échelle, que les hautes sphères soient influencées par les connotations Onfraysienne c’est un autre problème lié a la mondanité et a la vie de salon, que les plus hautes autorités soient émues j’en doute, auquel cas elles ne sont plus dans leurs fonctions de pouvoir, pouvoir qui demande avant tout un décisionnel sans état d’âme et dans le sens de l’intérêt général. je ne vous referai pas le coup du traiteur que vous avez cité. La conversion au Bio engendre t elle une gestion des stocks de l’UE pérenne, ex : le blé sera t il exempt de charançons sans traitements ?

Le développement durable n’empêchera pas la convoitise quotidienne de vos collègues de travail, en ce sens je note un certains décalage entre l’utopie proposée et la réalité du monde du travail, qui n’a rien a voir avec l’humain tel que vous le décrivez. Je ne souhaite pas vous attaquer dans vos convictions, elles sont les vôtres et cela n’avancerait pas le débat.

Passons aux phytosanitaires, le système de contrôle existe et est assuré par la DGCCRF, faut il le renforcer, faut il créer un organisme de contrôle sur les exploitations, faut ils créer un organisme de contrôle international, lié a cette norme de haute valeur, ou un simple accord de procédure peu coûteux laissant la liberté aux entreprises d’adhérer aux normes ? Ah, Philippe, vous êtes très mal informé car parlant de vache folle vous auriez su que dès les années 90 la Société Nestlé, faisait interdire tout apport de moelle, d’abats, d’os pour la confection de ses petits pots. Je vous cite « ... Ils ne savent pas retirer du marché les produits qui dépassent les normes en résidus de pesticides. » je crois que vous ne maîtrisez pas les procédures liées a la traçabilité dans le domaine de l’agroalimentaire, faites moi plaisir renseignez vous, je vous rappelle les fondements • La mise en œuvre du principe de l’analyse HACCP, • L’application du principe de précaution, • La protection du consommateur, • La cohérence entre les normes techniques et la législation alimentaire, • La traçabilité, • La responsabilité des acteurs et la procédure de retrait, • Un système d’alerte Maintenant et je vous l’accorde qui contrôle quoi, peut on se hasarder a dire que tout est en place et que pas grand-chose ne se fait faute de moyen de contrôle, ça c’est un autre probleme.

L’amiante et l’agroalimentaire on est hors sujet, je pense que vous me l’accorderez. Vous usez avec un certain talent du mot pesticide à des fins de marketing, le véritable nom est phytosanitaire, si a ce jour nous sommes plus ou moins débarrassé des poux, c’est grâce à ces phytosanitaires entre autre.

L’époque est loin d’être révolue contrairement a vos observations, internet étant le sommet actuel de cette évolution c’est grâce a la technologie que nous échangeons, le tout est d’en faire bon usage. Ce qui me gêne c’est que bien que l’intention soit louable de votre part, vous contribuez d’une certaine manière a la paupérisation des esprits par des informations partielles. Des propositions j’en ai faites sur ce forum, j’attends le résultat. Salutations et a bientôt, on avance...

Philippe Fourmestr...
10/10/2007
C’est agréable d’échanger mais des propositions SVP

Bonjour Némo, l’échange est intéressant mais assez stérile de votre côté car vous n’avez aucune proposition, pouvez-vous vous positionner clairement en affirmant qu’il n’y a pas de problème, que notre alimentation est saine et durable ? De plus vous devenez très confus. Je préfère passer du temps avec d’autres interlocuteurs qui savent admettre des problèmes, et qui débattent autour de solutions. Je vous réponds encore cette fois, ce sera la dernière fois si le débat ne tourne pas autour de Problème/Solution.

CONFIANCE AUX SCIENTIFIQUES ; j’ai confiance en la science et aux scientifiques qui ont une éthique qui n’est pas corrompue par le profit ou plus simplement parfois par la nécessité de subsister. Vous appréciez les "produits phytosanitaires", j’ai confiance aux scientifiques qui ont travaillé avec le MDRGF (allez sur leur site) pour publier les résultats ci-après :

Mercredi 10 octobre 2007 à 10h30 au Parlement Européen, le réseau PAN-Europe et l’ONG Milieudefensie (Pays-Bas) ont présenté les résultats des analyses de résidus de "produits phytosanitaires" contenus dans des fruits achetés dans une boutique du Parlement Européen à Bruxelles. Des résultats étonnants !

L’ENQUÊTE ET LES FRUITS CIBLES : En juillet 07, des représentants de ces ONG ont acheté au sein du parlement européen 8 fruits différents (fraises, abricots, oranges, pommes, poires et 3 sortes de raisins). Ces fruits ont été analysés pour évaluer leur teneur en résidus de "produits phytosanitaires". La plupart des échantillons testés provenaient de l’UE : fraises belges, oranges espagnoles, 2 types de raisin d’Italie, pommes et poires françaises. L’une des grappes de raisin venait d’Egypte. Pas d’origine indiquée pour les abricots.

RESULTATS : Tous les fruits contaminés ! 28 résidus de "produits phytosanitaires" différents ont été retrouvés dans les échantillons, avec en moyenne 5 résidus différents par fruit, tous les échantillons étant contaminés. Fait remarquable : 14 pesticides différents rien que pour les fraises !

Parmi ces "produits phytosanitaires", on a retrouvé 10 cancérigènes connus, 3 neurotoxiques, 3 toxiques pour le développement ou le système reproducteur et 8 perturbateurs endocriniens suspectés. Deux de ces polluants ont été classés comme « hautement dangereux » par l’OMS.

Abricots, raisins et orange contenaient des résidus de "produits phytosanitaires" au delà de la Limite Maximale en Résidus (LMR) - seuil légal à ne pas dépasser : dont des perturbateurs endocriniens pour les abricots, un cancérigène pour le raisin ainsi que pour les oranges etc.

Ces analyses corroborent toutes les observations etles enquêtes annuelles menées au niveau de l’UE, et sont très représentatives de la contamination de ce que nous consommons tous les jours.

J’ai confiance en l’éthique de ces scientifiques libres car financés soit par les ONG, soit par l’UE.

Après ces conclusions accablantes, oserez-vous encore louer l’efficacité de la DGCCRF ?

Philippe Fourmestr...
11/10/2007
Ne pas se méprendre sur mes propos

Je voudrais ajouter un complément à mes propos du message précédent concernant la DGCCRF.

Loin de moi l’idée de jeter l’opprobre sur le personnel de la DGCCRF. Simplement la mission qui leur est confiée est probablement impossible par rapport à leurs moyens.

De plus je me mets à leur place, leur tâche est bien ingrate. Ils sont cantonnés à contrôler par exemple que la contamination des fruits et légumes est "inférieure aux normes". Personnellement, je testerais une production de fraises avec pour résultat "14 RESIDUS DE PRODUITS PHYTOSANITAIRES" et devoir conclure que ce produit est OK pour la consommation me poserait un grave cas de conscience.

Sous prétexte que les produits sont homologués, et que le taux de présence individuel de chaque produit phytosanitaire est inférieur aux normes, on déclare les denrées OK pour la consommation.

Mais aucune homologation ne pourra jamais évaluer les conséquences pour la santé de l’effet combiné du mélange de ces pesticides sur notre organisme, et c’est là la force du lobbying des produits phytosanitaires.

Pour moi les pesticides sont un grave problème, et la solution consiste à traiter le problème à la source : favoriser le développement de nouvelles techniques d’agriculture à Haute Valeur Environnementale, aujourd’hui la solution opérationnelle est la Bio.

Et à partir de ce jour, le travail de la DGCCRF ne consisterait plus à contrôler que le taux de contamination est acceptable, mais se rapprocherait de celui des certificateurs Bio, à vérifier que les méthodes employées correspondent à un cahier des charges respectant les critères de Développement Durable et vérifier que le produit est EXEMPT DE PRODUITS PHYTOSANITAIRES. Un travail beaucoup plus valorisant.

Cordialement

Thierry W
10/10/2007
le debat

Excusez moi de m’immiscer dans votre debat qui est somme toute ludique, meme si parfois ca tourne au debat a la politicienne avec des oppositions d’arguments qui n’ont rien a voir, et j’espere que vous ne tonberez pas trop dans l’extremisme...

Bien que plutot du cote de Philippe, je voudrais juste dire que sur un pint au moins Némo a raison : en matiere d’alimentation infantile, les Danone et autres sont deja a la pointe avec des exigeances enormes sur l’approvisionnement en matieres et sur la production, qui font qu’en mangeant un petit pot un bébé n’a aucune chance d’ingérer un allergene ou un résidu de pesticides.

Par contre le débat sur "cuisine = corvée ou plaisir ?" me fait penser que nous avons beaucoup a faire sur l’education du gout, et que si nos vies modernes ne permettent pas aux parents de le faire alors c’est a l’ecole de le faire : en apprenant aux enfants ce que c’est que bien manger en leur permettant de manger des produits de qualité en y faisant venir des agriculteurs, des boulangers, des bouchers, des cuisiniers etc pour parler de leurs metiers en leur donnant quelques cours de cuisine (ils verront a quel point ce peut etre ludique et ils apprendront a y prendre du plaisir) et surtout a faire de nombreuses excursions dans des exploitations agricoles pour comprendre ce qui s’y passe et y eprouver le plaisir de manger des fruits ou des legumes qui viennent d’etre cueillis (pour moi le bonheur tout simple de manger des framboises ou des cerises que je viens de cueillir dans le jardin n’a rien d’égalable !)

Philippe Fourmestr...
11/10/2007
Vous avez raison

Bonjour,

j’adhère à votre point de vue, le débat devient vite passionnel, surtout quand il touche à ce qu’on a de plus cher, notre santé et celle de nos enfants et de nos proches, et en fonction de notre vécu en la matière.

Je suis convaincu également que le problème est effectivement culturel, qu’il y a moultes manières de faire évoluer les choses mais que l’étape de sensibilisation de l’ensemble de la population est primordiale :

  Sensibilisation et "véritable formation" au développement durable,

  Sensibilisation à l’importance de la nutrition (Nutrition et Santé sont indissociables), qui commence à prendre tournure avec les "PNNS Plans Nationaux Nutrition Santé", semaines du goûts, fresh attitude, flash bougez ..."

Je félicite tous les acteurs qui oeuvrent dans ce sens, j’espère que les propositions du grenelle en matière de sensibilisation seront retenues et plus avant, qu’on mettra en place une "véritable formation au développement durable" et aussi "une véritable formation à la nutrition", qui devraient être des matières aussi bien valorisées que le Français et les mathématiques.

Et comme vous le suggérez, insuffler des doses de pratique, de dévcouverte de ces métiers, et surtout développer le plaisir, du contact avec la nature, du goût, le plaisir de préparer un bon repas et le plaisir de le partager ...

Etant très militant, je me bats aussi au maximum de mes possibilités sur des terrains plus "négatif", je veux démontrer l’abérration des pesticides, car apprendre nos jeunes à se régaler avec des produits contaminés, désolé mais il y a quelquechose qui ne colle pas !

Encore merci pour votre témoignage qui nous amène à échanger sur un domaine plus positif.

Cordialement

Philippe Fourmestr...
6/10/2007
Comment notre alimentation influence le Dévpt Durable

Comment notre alimentation influence le développement durable ?

En matière de Développement Durable, << tout est lié >>, et le problème climatique est la priorité car il impacte tous les domaines.

Notre filière alimentaire représente 31% de nos émissions de gaz à effet de serre (source JM JANCOVICI - Ademe), soit 600Kg eq CO2 /an/Français, ce qui dépasse déja le quota d’émission total maximum par individu calculé à l’échelle planétaire pour 2007 soit 500Kg pour 6,7 milliards d’humains (ce quota va diminuer avec l’augmentation de la population).

Les mesures proposées par le Grenelle sont très positives, toutefois certains aspects ont été occultés, de ce fait les mesures sont très insuffisantes par rapport à l’enjeu. Je vous propose d’en faire la démonstration.

POURQUOI AUTANT D’EMISSION DE GAZ A EFFET DE SERRE ? Industrialisation de l’agro-alimentaire = concentration, transports, intrants chimiques et besoins d’énergie fossile pour les fabriquer, sur-travail mécanique de la terre, productions hors sols à contre-saison, distribution et consommation à contre-saison, sur-hygiénisme, méthodes de conservation et de conditionnement énergivores, déchets.

AUTRES FACTEURS ALLANT A L’ENCONTRE DU DEVELOPPEMENT DURABLE
  Notre manière de conduire les cultures détruit la fertilité des sols
  Destruction de la biodiversité végétale et animale, domestique et sauvage
  Les pesticides ont créé une situation de catastrophe sanitaire sans précédent qui se traduit par une explosion des maladies sociétales dont l’origine "pesticides" est de plus en plus avérée : contamination de l’eau potable (96% des eaux de surface et 61% des eaux souterraines), de l’atmosphère car c’est la première pollution diffuse de l’air en ville comme à la campagne / à l’intérieur comme à l’extérieur de nos logements, contamination des produits que nous consommons ==> cela conduit à la perte de la sécurité sociale.
  L’agriculture industrielle détruit massivement de l’emploi et des compétences.

LA SOLUTION EST CONNUE, SIMPLE ET ACCESSIBLE
  Manger frais et de saison
  Privilégier les produits locaux
  Privilégier une agriculture à Haute Valeur Environnementale
  Eviter les filières et procédés énergivores (transformation, conservation, congélation, emballages ...)
  Manger équilibré (moins de viande, de sucre de graisse ...)

La suite dans le message suivant ...

PR
6/10/2007
A quoi sert ?
A quoi sert de durcir des normes parfois difficiles à respecter par la filière agricole, alors que l’on importe une bonne partie des fruits et légumes consommés en France. Ceux-ci proviennent de pays aux législations souvent très souples et posent beaucoup plus de problèmes en terme de résidus et de sécurité du consommateur que nos productions locales.Il serait bon de mettre en application une législation existante mal appliquée. Idem pour les importations illégales de produits de protection des plantes.
angelo
5/10/2007
information consommateur : atttention aux critères - transport notamment

Le groupe propose de :"de donner au consommateur une information sur la fabrication du produit qu’il achète au regard de l’environnement". Objectif fort louable, qui a donné des résultats efficaces dans le domaine de l’électromanager et qu’on ne peut qu’encourager.

Néanmoins, au-delà du principe, il est déterminant de savoir comment sera établi cette information. Selon les critères, les impacts peuvent être très variables.

Par exemple, il me semble très important de prendre en compte non seulement l’impact environnemental de la phase PRODUCTION-TRANSFORMATION mais également de la phase TRANSPORT.

Imaginons que l’affichage de l’impact TRANSPORT ne soit pas pris en compte. On pourrait alors trouver sur un étalage des pommes d’Argentine étiquetées "A" - pour reprendre l’étiquetage énergétique actuel - qui voisineraient avec des pommes de production locale étiquetées "B". On serait alors tenté d’acheter les pommes d’Argentine...ce qui serait une ABERRATION vis-à-vis du problème écologique le plus pregnant actuellement : le réchauffement climatique. Car le transport des pommes depuis l’Argentine a un impact en CO2 qui n’a rien à voir avec celui de pommes produites localement.

marie simone
4/10/2007
aux détracteurs du bio

à lire certain message il y a un peu de quoi être révolté en tant que producteur bio contre une grande méconnaissance de cette agriculture

1) certains ont la psychose de la famine et nous renvoient à l’image de l’afrique .Mais qui sinon notre agriculture intensive a affamé l’afrique ?

2) agri bio ne veut pas dire écolo .Je suis comme bon nombre d’entre vous je ne les porte pas dans mon coeur pour moi se sont des bobos qui n’ont aucune connaissance du monde agricole et la plus grande erreur qu’ils ont commise c’est ces millions dépensés dans les "cathédrales" en guise de mise aux normes

3) le bio plus cher ? faux si au prix d’un produit conventionnel vous y ajoutez le prix de la dépollution et le prix des nombreuses primes dont ne bénéficie pas les bios .Le conventionnel revient plus cher simplement la facture est fractionnée

la france est riche d’une plurie activité agricole elle ne doit pas la perdre mais rien n’interdit personne de se poser les questions qu’il faut pour préserver notre environnement

il n’y a pas une agriculture bio mais des agriculteurs bios avec chacun son expérience et sa façon de faire

et à tous ceux qui disent qu’ils préfèrent l’agriculture raisonnée contre laquelle je n’aie absolument rien parce que c’est une obligation de résultat et non de moyen je répondrais qu’il est effectivement plus facile de prouver que vous utilisez moins de produit phyto et d’engrais qu’avant alors qu’un bio effectivement ne peut juste prouver qu’il n’en utilise plus

Jacques-Claude
9/10/2007
L’agriculture bio n’utilise-t-elle pas de pesticide ?

Bonjour,

Qu’est-ce qu’un pesticide ? Ci-dessous une définition trouvée sur Wikipédia :

"Pesticide est devenu au XXe siècle le terme générique utilisé pour désigner toutes les substances naturelles ou de synthèse capables de contrôler, d’attirer, de repousser, de détruire ou de s’opposer au développement des organismes vivants (microbes, animaux ou végétaux) considérés comme indésirables pour l’agriculture, l’hygiène publique (par exemple les cafards dans les habitations), la santé publique (les insectes parasites (poux, puces) ou vecteurs de maladies telles que le paludisme et les bactéries pathogènes de l’eau détruites par la chloration), la santé vétérinaire, ou les surfaces non-agricoles (routes, aéroports, voies ferrées, réseaux électriques...)."

Contre les maladies fongiques (mildiou, oidium...), l’agriculture biologique utilise plusieurs produits comme, par exemple, le sulfate de cuivre et le soufre. Contre les insectes elle utilise les pyrèthres et la roténone. Ces produits sont bien des pesticides comme dans la définition de wikipédia et comme dans la législation européenne (directive EEC91/414)

Sont-ils sûrs ou plus sûrs ? Les 4 produits ci-dessus ont été soumis aux mêmes études scientifiques et procédures d’homologation que les autres pesticides (ceux qu’on appelle "les produits chimiques"). Si une procédure est bonne pour une catégorie de pesticides, pourquoi serait-elle mauvaise pour l’autre ?

Effectivement, régulièrement des pesticides dits "chimiques" sont retirés du marchés, car ils peuvent être remplacés par des produits plus récents et plus sûrs pour l’environnement et la santé.Ceci est-il limité aux "chimiques" ? Et bien non ! La communauté européenne vient de bannir la roténone, un des 2 insecticides phares du bio, parce que ce produit était trop dangereux pour la santé humaine (allez voir sur wikipédia). Même notre vieille bouillie bordelaise (sulfate de cuivre) n’est pas totalement sûre. Les vignerons du bordelais le savent. Quand on l’a utilisé trop souvent et à des doses fortes, cela entraîne des intoxications de la faune du sol et des toxicités pour les cultures du fait des trop fortes concentrations de cuivre.

Soyons clairs, l’agriculture biologique utilise bien des pesticides et certains d’entre eux peuvent être risqués pour la santé ou pour l’environnement. Donc de grâce, n’enterrons pas l’agriculture raisonnée. Que dit cette agriculture : que tout acte de production entraîne un risque, qu’il faut mesurer au regard du bénéfice de cet acte de production, pour faire un usage limité et raisonnable des produits uniquement quand cela est nécessaire.

marie simone
10/10/2007
nous sommes tous agriculteur
je ne suis pas opposée à l’agriculture raisonnée . Je suis opposée à cette lutte fraticide entre les formes d’agriculture et entre les agriculteurs .Réduire le bio comme le font certains est plus que puéril.Nous devons penser avant tout à l’avenir de l’agriculture et du monde agricole et le seul moyen d’y arriver ce n’est pas de se battre entre nous mais de s’unir et le grenelle en est une belle occasion .De toute façon personne n’a intérêt à renier l’état de pollution des eaux et de ne rien faire
Jean
4/10/2007
On ne peut pas imposer du bio à tout le monde

D’ailleurs, tous les produits végétaux sont bilogiques par opposition à "artificiels". Je pense donc que le terme est mal choisi.

Ensuite, je préfère manger "conventionnel" que bio, moi aussi par phylosophie et crainte que le mode de production n’aipas le bon impact sur l’environnement (par diffusion des maladies, des parasites des cultures). Donc 20% c’est beaucoup trop.

Eneko
4/10/2007
Le bio est-il durable ?

Personnellement, je ne pense pas que le bio soit véritablement durable. J’aimerais vous dire pourquoi :

1-Produire bio ne signifie pas n’appliquer aucun pesticide. En viticulture, les les agriculteurs appliquent énormément de cuivre ou de soufre qui s’accumulent dans le sol et finissent par tuer la vie dans ces sols. Une preuve flagrante : si un agriculteur choisit de produire du blé à la place de ses vignes, il lui faut attendre au moins 3 ans que le cuivre et le soufre se soient déplacés dans les nappes phréatiques sinon son blé ne pousse tout simplement pas.

C’en est de même pour la fertilisation. Les producteurs bio ne doivent pas épandre d’engrais chimiques, par contre ils ont parfaitement le droit d’épandre du fumier, du lisier ou du guano qui sont naturels. Seulement ces produits naturels ne retiennent pas leur azote. En d’autres mots, dès la première pluie, des quantités très importantes de nitrates (plus importantes qu’avec des engrais chimiques à diffusion lente) ruissellent dans les eaux de surface et percolent dans les nappes.

2-Il existe des cas où le bio n’est pas une solution du tout. Deux exemples :

>La carie du blé (tilletia caries pour les latinistes) est un champignon qui s’attaque aux grains de blé en rongeant l’amidon du grain, ce qui lui donne une forte odeur de poisson pourri et le rend impropre à la consommation. Ce champignon peut rester en attente dans le sol plus de 10 ans. La carie avait quasiment disparue de France. Chose étonnante, elle réapparaît dans les champs de céréales biologiques depuis environ 5 ans. Les agriculteurs touchés sont obligés de traiter contre ce pathogène (traitement obligatoire pour éviter que la maladie ne se propage). Par conséquent, ils perdent leur certification biologique.

>Vous avez tous vus que cet été fut particulièrement humide. Les conditions météorologiques ont été particulièrement favorables au développement du mildiou sur les vignes (entre autres). Or, que s’est-il passé ? Les producteurs biologiques ont appliqué de la bouillie bordelaise en quantités astronomiques (voir ma remarque plus haut), et, en désespoir de cause, des producteurs (certainement pas tous) ont appliqué des produits non bio ! perdant ainsi leur certification plutôt que leur récolte. D’autres ont préféré faire une croix sur leur récolte en 2007 ! !

En conclusion, je pense que si la France choisi, comme c’est proposé dans ce groupe de travail, d’avoir 20% de ses surfaces en biologique, nous aurons un réel problème de carie du blé à résoudre (et il ne s’agit là que d’un exemple parmi d’autre). Et si on traite contre ce champignon, ce ne sera plus du bio ! ! ! Il y aura une telle fluctuation dans les quantités produites que les prix vont eux aussi varier de manière importante.

Mesdames et messieurs les experts, ne soyez pas dogmatiques, pourquoi considérer que la production durable passe obligatoirement par le bio ?

nicolas
3/10/2007
un peu de bon sens !
le bon sens c’est d’abord de laisser les agriculteurs libre de choisir leur mode de production qu’il soit bio ou non ! Pourquoi vouloir opposer sans cesse les choses : les bons d’un coté les mauvais de l’autre, et ajouter des contrainte par de nouvelles règlementations Je lis et j’entends en permanence le lobby bio dénigrer accuser l’agriculture conventionnelle (raisonnée) de tout les "maux de la terre" pour justifier de sa propre existence Nous devrions au contraire être fier de notre agriculture qui évolue fait des progrès dans les modes de production. Ceux qui travaillent dans ce milieux le savent bien. Mais les médias préfèrent colporter des accusations exagérées sur la destruction des sols ... les pollutions ... ne donner la parole qu’aux détracteurs ... facile puisque l’immense majorité de la population ne connait plus rien aux réalités de l’agriculture Dans ce contexte il est facile pour les extrémistes de monopoliser la parole et de faire naitre des peurs irrationnelles dans le grand public Le grand malheur du monde agricole est d’être incapable de communiquer auprès du grand public et de laisser la parole à des gens qui n’y connaissent rien ! Ce forum en est la parfaite illustration pour une partie de ses intervenants, c’est bien de vouloir donner son avis mais encore faut il en connaitre un minimum sur un sujet
S G
4/10/2007
effectivement, un peu de bon sens...

le bons sens c’est aussi de comprendre que les contributeurs des financements publics de l’agriculture sont libres de parole, et qu’ils ne sont pas forcément ignorants.

Il ne s’agit pas de fierté vis à vis de notre agriculture, mais de choisir, collectivement, les orientations que nous souhaitons lui donner, notamment par l’incitation des financements publics : c’est donc l’affaire de tous

Quant au conséquences néfastes de certaines pratiques, il s’agit de les analyser et de les corriger : il faut bien reconnaitre que les concentrations en nitrate dans certaines régions de france, posent un réel problème, idem pour certains produits phytosanitaires...

Quant au monde agricole, fort d’un syndicalisme ancien et bien implanté et reconnu, fort de chambres consulaires bien organisées,... on ne peut pas dire qu’il laisse la parole à des gens qui n’y connaissent rien,... sauf à critiquer les élus de la profession...

némo
5/10/2007
bon sens 2
la tu marques un point, il est évident que l’ensemble des messages ici présent refletent plus une position idéologique qu’une réalité au sens de l’interet général. je ne suis plus agriculteur, mais je profite de mon temps libre pour monter au crénaux et défendre l’agriculture raisonnée, le bio c’est une niche commerciale qu’on le veuille ou non c’est une methode pour néo rureaux déconnecté pour la plupart du temps des réalités d’approvisionements d’un pays moderne, la confusion devient telle que c’est une menace pour la distribution. Le tout bio aurait, a mon sens, des effets inflationistes importants par les carrences de conservations, si les gouvernants s’amusent et s’emeuvent de messages militants a l’extremes il n’en ira pas de même lorsque les circuits d’approvisionnement iront a l’importation. D’autre part le commerce équitable si il touche dans l’instant des produits de consomations non produit en Europe, qu’en sera t’il demain ? j’attire l’attention aussi sur le fait que ces produits ne suivent pas forcements les protocoles de l’UE et que sous des pretexte compassionels il ne faudrait pas oublier les normes qu’on imposent aux producteurs européen. le compasionel ne doit pas entrer dans la ligne de l’interet général au sens ou nous devons nous munir de reserves suffisantes et de potentiel de productions pour faire face a une crise internationale, à l’heure ou Monsieur Bernard Kouchner parle de crise imminente il s’agit d’etre un minimum autarcique et autonome. le bio n’est pas une solution viable dans sa généralité. salutations
Lilipops
3/10/2007
Etiqueter les produits vendus (en équivalent pétrole) en fonction de leur provenance
J’aimerais avoir à ma disposition dans l’étiquetage des produits vendus (dans ma supérette, mon hyper, mon marché) le coût de leur transport. Savoir que les poires d’Argentine par exemple ont coûté 5 litres de pétrole pour venir jusqu’à moi m’inciterait à plutôt acheter les pommes de ma région. Et pourquoi pas un "compte pétrole" ouvert à chacun qui accumulerait les équivalent pétrole dépensés pour chacun de nos achats (nourriture, vêtements, etc) ? Cela éclairerait nos consommations d’un nouveau jour.
Benoit
5/10/2007
Oui aux étiquettes

Je crois aux système des étiquettes, elles ont d’ailleurs fait leur preuve dans l’électroménager. Ce que je regrette c’est que l’on aille pas plus loin dans le concept : tous les forums que je vois ici font le procès des agriculteurs et de leurs produits. Mais les industriels ne sont jamais cité. Et pourtant il y aurait aussi à redire ! Prenons l’exemple des automobiles. Aujourd’hui nous sommes informé de la consommation d’une voiture par une étiquette (qui parce que elles sont plus puissantes ne consomment pas moins qu’avant). Mais rien n’est indiqué sur l’énergie consommé pour la fabriquer et la "recycler". Sans compter leur durée de vie au moins deux fois moins importante qu’il y a 20 ans (à cause de l’électronique embarqué). Allons jusqu’au bout de la démarche. Par exemple une machine à laver : - combien d’énergie faut-il pour la fabriquer ? - quelle distance ont parcourus l’ensemble des pièces avant d’être assemblées ? - quelle distance a parcouru la machine pour venir jusqu’au magasin ? - Coût de maintenace estimé ? - Durée de vie estimé ? - coût du recyclage de tous les composants sans exception ? Cette réflexion peut être appliquer à tout nos produits de consommations : énergie, habitations, vehicules, nouriture etc ...

Et là je voudrais voir la tête de certains décideurs et consommateurs quand ils verront combien coûte réellement certains produits à l’environement : nous parlons là d’empreinte écologique pour chaque produit.

némo
3/10/2007
quells définitions

1. Atteindre 10 % de produits à haute valeur environnementale hors bio d’ici 2013, et intégrer dès 2008 des prescriptions environnementales dans les labels administrés.

Le groupe propose, en s’inspirant de l’exemple de l’électroménager, de donner au consommateur une information sur la fabrication du produit qu’il achète au regard de l’environnement, en se basant sur la notation ou la certification environnementale définie ci dessus.

Mesure immédiate : Introduire des caractéristiques environnementales dans les labels administrés (AOC, label rouge, etc.), applicables à tous les producteurs de la zone par extension de règles. Inscrire des objectifs quantifiés dans le contrat quadriennal de l’INAO

1.donc cela fait un étiquetage de plus, l’exploitation d’un logo ne met pas en place les systemes de controles garants du dit protocole, quant a combiner des labels, des igp, le travail se fait en doublon( http://foodqualityschemes.jrc.es/en/outputs.html ) c’est bien la une spécificité française que de réinventer ce qui existe c’est sur le terrain que cela se passe. maintenant si on crée notre norme c’est encore autre chose.

2. la reflexion est : le bio est il capable d’assurer les besoins du marché sans créer une inflation galopant.e le bio a t il les capacité de production neccéssaire. le bio engendre une perte en terme de conservation donc importation massive en cas de rupture de ligne commerciale. quelle garantie de controle sanitaire pour le bio. quelles pertes dues aux devellopements fongique la perte sera comptée dans la marge qui sera facturée au client. qui va etre capable selon l’affichage préconisé de determiner la véracité de la provenance. A l’heure du devellopement HACCP on se pose les questions de savoir quels conservateurs pour les produits. peut on raisonablement penser que le bio pur et dur est une solution a un pays moderne, peut raisonablement penser ne plus traiter contre l’ergot de seigle, car le jour ou on aura dans une cantines scolaire 500 petits shootés a l’ergot de seigle on a pas finis de rire. il est urgent de definir une agriculture raisonée et responsable plutot que de partir en délire complet sur le bio a outrance. l’ecologie devient trop serieuse pour la laisser aux mains des "écologistes"....

Amanite phalloïde
3/10/2007
Atteindre 20% de produits bio dans la restauration collective d’ici 2012
Qu’est ce qui prouve que les aliments issus de l’agriculture biologiques sont moins dangereux que les autres ? Ce qui est naturel peut être très dangereux. Mangez une amanite phalloïde et vous serez vite convaincus !
laya
3/10/2007
Lapsus
Lire : l’ état à la place de grenelle ( message : restauration collective .)
laya
3/10/2007
Restauration collective et Bio

Oui à la mesure 3 un moyen simple et rapide d’y parvenir , me semble être celui proposé par la FNH . Je vous donne le lien pour en prendre connaissance ., bien sûr cela suppose une détermination forte et beaucoup de fermeté de la part du gouvernement pour lancer une véritable dynamique allant dans le sens proposé par la FNH .

Voici un résumé de la mesure 3 "Qualité" proposée par la Fondation Nicolas Hulos pour le Grenelle de l’environnement :

Organiser le transfert d’une part croissante des subventions agricoles européennes vers l’agriculture de qualité (biologique, fermière, labellisée).

Dans un premier temps : par la vente sous contrat de produits alimentaires à la restauration collective (cantines scolaires, hôpitaux, maisons de retraite, restaurants d’entreprises...).

L’objectif est d’ouvrir un marché rémunérateur, stable et de proximité aux agriculteurs respectueux de l’environnement. De leur côté, les consommateurs profiteraient d’une meilleure alimentation avec des prix de repas inchangés.

Vous pouvez avoir accès au PDF reprennant l’intégralité de cette mesure ici :

http://www.pacte-ecologique.org/pdf/Mes ... nement.pdf

Sur la valeur en nutriments des aliments bio des tests ont été faits , ou par l’ afssa ou l’ inra , qui indiquent une quantité supérieure aux aliments conventionnels , de vitamines et phytonutriments , dans les aliments issus de la culture intégrée ( attention rien à voir avec la culture raisonnée ) cette étude portait sur des fruits et légumes .

Oui il y a véritablement une demande et un marché pour ce type d’ agriculture , le problème est un manque d’ organisation des filières, j’ espère que le grenelle mettra le "paquet" pour faire mieux dans ce domaine particulièrement important en matiète de prophylaxie et sanitaire et environnementale , les deux étant indiscociables .

ill
3/10/2007
Restauraion collective
Il es tinutile d’imposer le bio dans les cantines scolaire ! En effet, dans toutes les cantines sont proposés des menus équilibrés boudés par les enfants, qui se précipent dans la sandwicherie la plus proche (il y en a toujours aux abords des collèges ou lycées). Alors, bio ou pas, le comportement alimentaire ne changera pas et c’est la le drame, puisque 60 a 80% des cancers sont dus à des facteurs comportementaux, selon Elisabeth Mahé-Tissot, déléguée à l’information, à la prévention et au dépistage à la ligue nationale contre le cancer.
Moutmoutyoda.
6/10/2007
Bio ou pas bio, pour l’instant, ce n’est pas là la question.

En tant que lycéenne (Terminale économique et sociale), j’étudie les propositions et les avis sur le grenelle de l’environnement dans le cadre de ma matière "sciences économiques et sociales". Je suis d’accord pour dire que le comportement alimentaire risque d’être très très dur à changer. Cependant il existe dans les écoles des informations sur les petits déjeuners équilibrés, sur les conséquences d’une alimentation non saine, etc. Je pense qu’il faudrait développer ces informations, par des jeux ludiques ou par des témoignages réels.Ce sera déjà ça.

Par définition, le développement durable c’est "promouvoir le développement de la génération présente sans remettre en cause l’avenir des générations futures". Alors même si pour nous,adultes, lycéens ou même collegiens, il est dur (mais possible !) de changer nos comportements alimentaires, nous pouvons tout de même agir pour la prochaine génération non ? Et même si c’est utopique de penser que dans les cantines scolaires de collèges et de lycées dans le futur, toute la nourriture sera bio, dans les cantines des petites écoles nous pouvons toujours proposer des légumes frais que des frites surgelés par exemple. C’est un petit pas, mais il faut bien le faire si on veut que l’autre suive. Enfin, pour les menus équilibrés, je ne pense pas que ce soit dans toutes les cantines, car lorsque vous avez le choix entre frites//saucisses ou frites//brochettes et cela 2 fois par semaine, j’ai de bonnes raisons d’avoir des doutes.

Caudius
2/10/2007
le miroir aux alouettes
Mettre en place une agriculture bio est louable.Mais cela exige une refonte complète des méthodes de production et un retour à l’agriculture à l’ancienne ( désherbage manuel,emploi d’un minimum d’engrais etc....).Tout cela est illusoire et serait contraire à la finalité actuelle à laquelle le monde agricole est confronté :être là aussi compétitif. Nourrir de plus en plus d’individus à moindre coût.Là encore le bio n’est qu’un gadget de plus au service de la grande distribution et un argument de vente destiné à rassurer faussement le grand public. Par ailleurs veut-on encore des agriculteurs.La réponse est cinglante et c’est un non massif que l’on transpose chaque jour dans la réalité.Il suffit de sortir et de bien vouloir ouvrir les yeux.Lorsque l’on voit à quel point cette agriculture de même que le patrimoine naturel sont bradés ici comme ailleurs ( départements de l’Ouest et du Sud de la France ) au profit du lobby de l’immobilier,du BTP des contructeurs d’autoroutes et du monde de la finance.Des milliers d’hectares ont disparu et vont disparaître pour laisser place à des zones urbaines immenses ( exemple :la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes avec tous les dégats collatéraux que cela va entrainer Enore une fois c’est de la poudre de perlin pinpin que l’on nous jette à la figure.
Le Mécréant
2/10/2007
Agriculture durable

Tout a fait d’accord, il ne faut pas oublier que le premier pas d’une agriculture durable est qu’elle doit en premier lieu nourrir son homme, puis les autres hommes.

Quand a l’eradication des paysans comme vous le dite, courage on a jamais été aussi près du but.

Philippe Fourmestr...
9/10/2007
Total désaccord avec "Bio = le miroir aux alouettes"

Bonjour,

je vous invite à lire mon argumentaire en faveur du développeement de l’agriculture biologique en consultant les 2 messages que j’ai postés sur ce même forum et intitulés "Comment notre alimentation influence le développement durable", vous trouverez l’argumentaire étayé et illustré accessible en ligne depuis la page d’accueil du site http://ddvaleurs.neuf.fr

La FAO a affirmé le 3 mai 2007 que l’agriculture biologique était la seule capable de nourrir l’humanité de manière durable, avec une nourriture saine (favorable à la santé), avec un impact sur l’environnement compatible avec les capacités de la planète, favorable à un développement de l’emploi ; elle encourage tous les gouvernements des pays développés et des pays en voie de développement, à développer en priorité cette agriculture.

Ce n’est en aucun cas une agriculture de grand-papa rétrograde, de nombreux chercheurs contribuent à l’amélioration de son efficacité, les exemples se multiplient de par le monde avec obtention de résultats supérieurs à l’agriculture chimique. L’agriculture biologique (ou assimilées) est la seule agriculture soutenable connue à ce jour à horizon trente ans.

Je suis attentif à vos observations et j’apprécierais d’échanger avec vous sur ce sujet.

Cordialement

Karine
1er/10/2007
couches lavables
en ce qui me concerne, je suis enceinte et j’aimerais que les consommatrices soient poussées à acheter des couches lavables. Il faudrait donc déjà baisser le prix et se pencher sur la toxicité des lessives sur l’environnement...Coût total des gains par an pour un ménage : 700 euros.
Benoit
5/10/2007
oui aux couches lavables
Nous avons testé et nous testons encore. C’est vrai que ça marche et que c’est économique. Pourquoi ne pas en faire la promotion plus souvent ? Le problème est l’information du grand publique sur des méthodes qui leur parraissent d’un autre âge. Et pourtant aux états Unis d’Amerique c’est très utilisé. On pourrait parler aussi des toilettes sèches qui fonctionnent très bien dans certaines villes des pays Scandinaves. Cela suppose une organisation pour évacuer les déchets ... mais ça marche et c’est encore une fois économique.
Xavier75
1er/10/2007
biocarburants : ne pas oublier le principe de base

Il y a beaucoup de publicité pour les bio-carburants . Sont-ils vraimant l ’avenir ? Avec 10% de comsommation en plus , cela va faire comme les véhicule éléctriques : un flop ! C ’est le public qui décidera.

Il ne faut surtout pas décevoir et tromper les agriculteurs :

L ’agriculture est d ’abord faite pour assurer la nouriture des hommes et des animaux.

A terme , je pense plutôt que ce les autres teshnologies qui remplaceront le pétrole.

lostin
30/09/2007
produits bio dans la restauration collective

Soyons réalistes, d’autres mesures sont plus importantes à prendre dans la restaration collective avec ds effets directs sur la santé des personnes et la réduction des déchets. Imposer des repas équilibrés et réguliers dans les collectivités et principalement les selfs des collèges , universités,et surtout éliminer tous les distributeurs de coup faim et distribuer gratuitement un fruit, un lait à 10 heures. Jadis le verre de lait à l’école n’était pas si idiot.

Imposer un % de bio c’est de la dictature, mener une action pour une nourriture plus saine c’est de l’initiative positive.

Deuxieme points surveiller de plus près les fast food ayant pigon sur rue et qui garnissent les trottoirs de papiers d’emballage . Ces fast food paient une TVA à 5,5% et c’est la collectivité qui paie le rammassage des détritus, donc mettre aussi la TVA à 19,6% pour les plat à emporter, ce sera une ressource supplémentaire au budget de l’état.

Richard
1er/10/2007
Ne pas confondre nutrition et environnement
Le bio est nécessaire pour la préservation de l’environnement. Aucune étude scientifique générale n’a prouvé ses effets positifs pour la santé. Il ne faut donc pas mélanger nutrition et environnement. Mais pourquoi pas un Grenelle de la nutrition ? Après tout, le gouvernement veut nous faire croire qu’il tient compte de l’avis des citoyens : Chiche, alors grenellons à tout va et multiplions les débats à tous les sujets qui nous intéressent. A condition toutefois que ces débats soient sincères et que les décisions finales ne soient pas déjà toutes prises.
Marc
29/09/2007
Encore un problème

  favoriser les filières courtes c’est bien mais il faudrait ne pas oublier qu’une partie non négligeable de la production est exportée. Alors comment faire pour raccoursir cette filière ?

  on souhaite augmenter la part de produits bio dans l’assiette du consommateur ; pourquoi pas. Cependant si les surfaces consacrées au bio augmentent le volume de production chutera (les rendements bio sont nettement inférieurs aux rendements d’une exploitation raisonnée). Cette chute de production engendrera des importations pour combler le manque. Mais d’où viendra la marchandise ? de pays qui ont des normes "Haute Valeur Environnementales" ? personnellement j’en doute fort ! ! !

Eugénie
29/09/2007
du bon sens

En ce qui concerne les mesures suivantes : 1. Atteindre 10 % de produits à haute valeur environnementale hors bio d’ici

2. Atteindre 6 % de la SAU ou équivalent en bio d’ici 2010 et 20 % en 2020.

3. Atteindre 20% de produits bio dans la restauration collective d’ici 2012.

Or, je pense que les stocks mondiaux étant très bas, produire en bio ne permettrait pas de les reconstituer. Il faut également qu’il y ait un marché suffisant pour commercialiser ces types de produits.

En ce qui concerne la mesure n°3, les produits bio ne garantissent pas la qualité du produit mais seulement son mode de production. Le coût de la restauration collective risque alors de fortement augmenter. Est-ce donc une véritable attente de la société ?

guillaume
28/09/2007
Mutation des consommateurs en consom’acteurs
Les consommateurs ont un rôle important à jouer dans l’évolution des façons de produire encore faut-il qu’il soit informé ! Il existe un vrai manque d’information écologique au niveau des produits (sauf pour les certifications) : 1) Rappeler au client ce qu’est un fruit de saison (affichage saison par saison, mois par mois, ...). 2) Mettre en place un étiquetage (proche de l’étiquette énergie pour les voitures ou l’électroménager) pour la vente de poisson en fonction de l’origine, de la rareté, du coût écologique en général (vert : poisson abondant dont la pêche respecte l’homme et la nature, rouge : poisson rare dont la pêche a un impact direct sur l’état de la ressource comme le thon rouge). 3) Simplifier les logos écolo pour rendre leur compréhension simple et efficace. L’exemple type est le logo d’éco-emballage : on pourrait croire qu’il identifie un emballage recyclable alors qu’il indique que le producteur s’aquitte d’une taxe. 4) Indiquer sur chaque emballage ce qu’on doit en faire : recyclable, compostable, ... ? 5) Rendre les produits durables plus abordables et meilleurs marché que les produits jetables et dont le coût écologique est important. 6) Réduire les circuits entre le producteur et le consommateur : se fournir au plus près. 7) Etendre l’étiquetage carbone à tous les produits vendus. 8) Informer régulièrement le consommateur et contrôler le producteur.
Mariedupoitou
28/09/2007
Ce grenelle sera-t-il salutaire à l’agriculture ?

Il faudrait surtout prendre en compte dans le shéma environnemental, la part non négligeable de la pollution due aux transports inutiles de nos matières premières. Inciter et surtout favoriser la consommation des produits locaux,par un partenariat avec nos grandes et moyennes surfaces, revoir le circuit de distribution, pour éviter des émissions de CO2.

On demande aux agriculteurs des efforts de plus en plus grands, une traçabilté exemplaire, on leurs imposent des contraintes draconiennes et de l’autre côté, on importe à outrance des produits, à l’origine incontrôlée, qui viennent concurrencer leurs produits.

A quoi servent les labels, s’ils ne revalorisent pas notre outil de travail ? En France les matières premières agricoles, sont traçées du début à la fin de la chaine, aussi consommons français, celà réduirait les marges et le coût des produits.

Les consommateurs se soucient t’ils de savoir dans quelles conditions ont été élevés les animaux(produits hors UE) dont ils achètent la viande dans les grandes surfaces ? Ce qu’ils regardent en premier c’est leur portefeuille, car les marges arrières de nos produits sont si fortes qu’ils ne peuvent acheter nos productions. Marges qui s’expliquent par des coûts de transport, des passages de main en main, pour souvent revenir dans la région d’origine. Viennent s’ajouter les coûts de main d’oeuvre, les taxes, TVA, etc...

Produire sain ne sera possible que lorsque l’on arrêtera de nous imposer des engrais et des pesticides ou insecticides polluants ! A quand un arrêt pur et simple de ses saletés, dont les agriculteurs sont les premières victimes ? Ferons nous encore longtemps le jeu de tous ces lobbys industriels, ce sont eux les vrais pollueurs...Mais, là trop d’argent est en jeu, et on s’attaque comme toujours aux plus petits et ceux qui sont toujours désignés coupables.

Je crains que ce grenelle, ne soit encore pour les agriculteurs, qu’une source de contraintes supplémentaires, de taxes, et surtout une lente fin de notre agriculture.

Un autre sujet qui me tient à coeur, la disparition annuelle de milliers d’hectares de terre arable, pour l’urbanisme. N’y a t’il pas un moyen de freiner cette perte de terres. Nous restera t’il suffisamment de terres pour nourrir nos enfants.

CécileM
28/09/2007
Contrats pluri-annuels producteur/distributeur... ?

"Engager dés 2008 une contractualisation pluriannuelle producteur/distributeur fixant des objectifs quantitatifs."

J’ai bien écouté le discours de la vice-présidente du groupe 4 qui dit vouloir engager des contractualisations entre producteurs et distributeurs pour créer des marchés en bio.

Premièrement, de quels distributeurs parlons-nous ?

Deuxièmement, il n’est pas besoin de créer des marchés pour les produits bio car ces marchés existent déjà, il suffit de les organiser, d’organiser la production pour qu’elle réponde à la demande.

Troisièmement, la vice-présidente a aussi parlé de circuits courts, c’est précisément ce genre de contrats qu’il faut signer : des ententes locales entre producteurs, opérateurs de transformation et distributeurs locaux pour répondre grâce au tissu local d’acteurs agricoles et agro-alimentaires à la demande locale en privilégiant, en favorisant la relation directe entre producteurs/citoyens et consommateurs/citoyens.

Cela passe également par l’introduction de produits bio locaux dans la restauration collective. Il s’agit de bien insister sur l’aspect LOCAL, TERRITORIAL de l’approvisionnement en produits bio. Aujourd’hui la France importe plus de la moitié des produits bio qu’elle consomme alors qu’elle a la capacité d’organiser et de structurer les filières pour répondre directement à cette demande.

Les propositions de développement de la bio semblent aller dans ce sens... reste à savoir comment vont se mettre en place toutes ces mesures et encore une fois de savoir de quels distributeurs on parle... Merci

KERBRAT François
29/09/2007
Rôle de la grande distribution

Je me trompe peut-etre d’endroit pour parler de la grande distribution.

Je suis producteur de tomates depuis 30 ans. En toutes ces années j’ai vu la grande distribution capter nos gains de productivité et le consommateur n’en a certainement pas profité quand on voit le prix auquel est vendu nos produits. Exemple tomate payée 70 centimes au producteur et se retrouvant à 2 euros à l’étalage.

Nous, producteurs, nous sommes des humains comme les autres. Nous avons l’instinct de conservation. Pour survivre nous essayons encore et toujours de faire des gains de productivité.

La grande distribution essaye toujours d’acheter moins cher. Pour cela la méthode est simple il suffit d’organiser un courant continu d’importation. On trouve toujours des pays où les coûts sont moins élevés. Et là la sécurité alimentaire passe au second plan. Dans tous les tests de recherche de résidus de produits phytosanitaires ce sont les produits d’importation qui sont epinglés, jetant la suspiscion sur les produits français.

J’accuse la grande distribution d’être responsable des prix bas à la production et des prix élevés à la consommation.

Le discours de la GD consiste à mettre face à face les consommateurs et les producteurs. Avez vous vu un distributeur en difficulté financière. Non à l’éviudence. Par contre des consommateurs et des producteurs, oui assurément.

En résumé on ne pourra pas demander aux producteurs de faire des efforts environnementaux supplémentaires sans une juste rémunération.

Quant aux contrats pluriannuels je n’y croit absolument pas. La grande distribution a tellement de moyens pour revenir sur sa signature dans la mesure ou elle trouve moins cher ailleurs pour pouvoir encor augmenter sa marge.

Par contre je souhaiterais un dialogue entre groupements de producteurs et associations de consommateurs. Chacun pourrait alors se rendre compte des difficulté et des attentes des autres.

Denis Montaut
28/09/2007
Objectifs, mesures... Effets

Premier constat, l’écriture globale du texte est malheureusement très technique, j’allais dire politique, cela manque de concret et de pragmatique.

Je constate par ailleurs que pour chaque point évoqué et que vous numérotez 1,2,3...que j’appelerai "objectif", vous proposez des "mesures".

Pour moi il manque l’effet attendu de ces mesures pour atteindre l"objectif".

En effet, est-ce évident que : "Introduire des caractéristiques environnementales dans les labels administrés (AOC, label rouge, etc.), applicables à tous les producteurs de la zone par extension de règles. Inscrire des objectifs quantifiés dans le contrat quadriennal de l’INAO.", amène à "Atteindre 10 % de produits à haute valeur environnementale hors bio d’ici 2013, et intégrer dès 2008 des prescriptions environnementales dans les labels administrés."

Donc prendre des mesures doit s’attendre à donner des "effets" non exposés dans votre texte, qui permettront d’atteindre l’objectif.

Et enfin, en quoi cette mesure permet d’atteindre : "Adopter des modes de production et de consommation durables : agriculture, agro-alimentaire, pêche, distribution, forêt, usages durables des territoires"

papy
28/09/2007
Favoriser le bio
Bonjour, Travaillant dans le domaine de l’agriculture, j’ai souvent entendu les agriculteurs dirent qu’ils ne faisaient pas du bio car le coup de la certification est important, pourquoi ne pas rendre gratuit le coup de la certification afin de les inciter ?
Damned
28/09/2007
Oui mais différemment
Ce que vous proposez c’est déjà souvent le cas. J’ai lu que le coût de la certification bio était déjà pris en charge par un certain nombre de collectivités territoriales. Aider le bio : oui mais ce n’est peut-être pas par des aides supplémentaires au producteur que ce sera le plus efficace. Et si déjà on rendait le bio obligatoire dans toutes les restaurations dépendant de l’Etat (à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans les collectivités territoriales, pour les buffets ministériels et autre garden party de l’Elysée !) ?
Christine
6/10/2007
Une chose m’échappe

Si le bio est excellent pour la santé, pour l’environnement, pour l’emploi, et pas plus cher pour le consommateur (je résume plusieurs messages sur ce forum) pourquoi, pour le développer, alors que c’est la forme d’agriculture la plus subventionnée, faut-il en plus le rendre obligatoire, fixer des objectifs chiffrés et volontaristes, et augmenter les aides qui lui arrivent .. ? ? ? ? A mon avis, y’a un truc !

Et pourquoi ces dernières années, 40% du lait produit en bio a-t-il été vendu en conventionnel faute de clients ? Y’a un deuxième truc !

domenach olivier
5/10/2007
Payer pour prouver que le produit est sain est un comble !

Il est vrai que la certification AB d’une production agricole ou de produits cuisnés bio coûte rapidement un millier d’euros voire plus PAR AN. On comprend aisément que cela puisse être dissuasif.

Par contre, il est in compréhensible que le producteur de produits traités n’ait rien à prouver, ni rien à payer.

Je propose une mesure concrète dans le cadre du Grenelle :

Inverser le mécanisme actuel : rendre gratuite la certification des produits bio et instaurer une certification payante pour le produits traités ce qui permettrait au consommateur de savoir avec quoi on l’empoisonne et à quelle dose.

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