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Réduire les pollutions diffuses
Message écrit le 28/09/2007 par Groupe 4 du Grenelle de l’environnement

Il s’agit d’une priorité mise en évidence par le groupe. Il faut réduire très rapidement les dommages causés aux systèmes vivants (eau, sol, écosystèmes) par les pollutions diffuses. L’objectif est d’encourager le renouveau des démarches agronomiques, à travers une évolution de l’ensemble du système d’exploitation, obtenue notamment par des incitations économiques, tant positive que négative , visant à encourager la mise en place à grande échelle d’une agriculture durable.

1. Interdire l’usage des substances les plus dangereuses dès que possible et réduire fortement l’usage des pesticides à moyen terme.

La France est la première consommatrice européenne de pesticides. Même si les contextes pédoclimatiques varient d’un pays de l’UE à l’autre et que le recours à ces produits peut donc varier significativement, l’ensemble des acteurs s’accorde sur un objectif général de réduction, des divergences subsistant quant aux mesures à mettre en œuvre et surtout quant au chiffrage de l’objectif : si pour certains un objectif de réduction de 50% en 10 ans devrait être affiché, il est irréaliste pour d’autres.

L’interdiction des substances les plus dangereuses d’ici 2 à 4 ans à mesure de la disponibilité de solutions alternatives est préconisée par le groupe. Ceci suppose notamment d’introduire dans le règlement européen en cours de négociation le principe de substitution (i.e. supprimer l’autorisation d’usage d’une molécule dès lors qu’il en existe une autre moins dangereuse pour le même usage), et d’interdire l’usage de préparations commerciales pour lesquelles les mesures de gestion du risque sont peu réalistes.

Mesure immédiate :
Fixer la liste des substances qui seront interdites à compter de 2008, 2010 et 2012 en fonction des capacités de substitution disponibles (environ 50 molécules au total).

Améliorer la qualité de l’offre de conseil pour des itinéraires diversifiés et garantir son indépendance.

Mesure non consensuelle :
Mettre en œuvre d’ici 3 ans la séparation des rôles de préconisateur et fournisseur,

Ou mesure alternative :
Mettre en place d’ici 3 ans une formation diplômante obligatoire et un agrément individuel des vendeurs.

Pour les autres substances, un panel de mesures relativement consensuelles est proposé, parmi lesquelles le renforcement de l’observatoire des résidus de pesticides, l’engagement d’une démarche de certification des distributeurs, le renforcement de la surveillance sanitaire des plantes, la mise en place de zones tampon non traitées ou la généralisation de la lutte intégrée (diversité des variétés et choix des mélanges).

Mesure immédiate :
Homologuer dès 2008 des substances naturelles avec une procédure simplifiée.
Elaborer en 2008 un guide de bonnes pratiques de traitement et rendre son application obligatoire.

D’autres mesures moins consensuelles sont proposées, pour lesquelles les avis divergent quant à leur opportunité et leur efficacité relative. Il s’agit notamment de l’interdiction des traitements aériens, de l’obligation de formation pour traiter, ainsi que d’incitations économiques proportionnelles à la toxicité des produits, conduisant à ce que les productions les moins polluantes soient aussi les moins chères pour les consommateurs.

Mesure non consensuelle :
Relever le niveau de la redevance pour pollutions diffuses fixé dans la loi sur l’eau, notamment pour les produits les plus dangereux. Ceci pourrait permettre de financer grâce à ce fonds la mise en place de l’ensemble des mesures mentionnés ci-dessus.

Enfin, les membres du groupe s’accordent sur la nécessité de ne pas limiter la réflexion aux seuls pesticides et demande unanimement qu’une démarche de même ampleur soit menée pour les autres polluants chimiques dangereux

2. Résorber l’ensemble des cas de dépassement des normes relatives à l’eau potable et à l’eutrophisation en réduisant les pollutions par les nitrates et le phosphore en 5 à 10 ans.

La pollution par les nitrates dans les cours d’eau et les nappes souterraines est généralisée ; plus de la moitié de la surface agricole en France est en zone vulnérable . Par ailleurs l’eutrophisation des cours d’eau, lié aux teneurs en phosphore dans les eaux, s’est beaucoup aggravée au cours des 20 dernières années, malgré une réglementation abondante. L’ensemble des participants convergent sur le constat, et il semble clair pour tous que la solution ne réside pas dans l’empilement de réglementations supplémentaires, mais dans un meilleur ciblage des mesures et une garantie de l’application de celles ci ; Par contre, des divergences subsistent quant aux méthodes à employer.

La généralisation de la couverture des sols, le développement des bio-gaz, et le recours à la fertilisation biologique sont consensuels. Des mesures de gestion plus collective des territoires concernés (voir 2.2 ci-dessous) faciliteront la mise en œuvre de ces mesures.

Mesure immédiate :
Développer la couverture des sols dès la prochaine campagne.

Par ailleurs, la mise en place d’un dispositif de quotas échangeable dans les zones en excédent et le recours à la taxation de l’azote ou des excédents d’azote ont été mis en avant, sans faire consensus. Parallèlement, la nécessité d’accompagner financièrement les exploitants dans la réduction des excédents azotés a été rappelée, ainsi que le besoin d’agir sur toutes les sources de nitrates et de phosphore, en particulier urbaines.

Mesures non consensuelles :
Instaurer dès 2008 une redevance sur les engrais chimiques, perçue au niveau du distributeur, et affecter les fonds au financement de mesures agro-environnementales. Cette mesure a pour des raisons historiques un caractère symbolique fort, mais a fait l’objet de désaccords importants compte tenu de son efficacité économique non avérée.
Interdire dès à présent à l’horizon 2010 les phosphates dans les poudres pour lave linge et lessives industrielles.

3. Supprimer les déséquilibres chroniques dans les territoires en matière de ressource en eau d’ici 2012.

Les volumes d’eau consommés par l’irrigation représentent sur une année environ la moitié des volumes totaux consommés et ce ratio atteint 80 % pendant la période estivale, la plus sensible pour les milieux naturels. Des déficits chroniques sont ainsi apparus dans nombre de bassins versants, représentant 15 à 20 % du territoire.

Le groupe s’accorde sur un objectif à moyen terme d’une agriculture plus efficace en eau ; toutefois, à court terme, certains privilégient une politique de réduction de la demande, notamment en renchérissant le coût de l’eau, d’autres une politique d’accroissement de l’offre, les deux n’étant pas forcément contradictoires.

Les mesures préconisées, sont la généralisation de la gestion collective de la ressource introduite dans la loi sur l’eau (quotas gérés par la profession), la mise en œuvre d’opérations innovantes de gestion de la ressource (recharge de nappe, etc.), la généralisation du raisonnement de l’irrigation et plus généralement une évolution dans les choix de cultures.

Mesures immédiates :
Lancer dès 2008 des opérations innovantes de gestion de la ressource (réutilisation d’eaux usées, recharge de nappes, etc.) et de gestion collective par la profession.
Inciter à mieux adapter les cultures aux quantités d’eau disponibles.

Par ailleurs, d’autres mesures font l’objet de vives discussions au sein du groupe, il s’agit notamment de l’incitation financière aux économies d’eau via la taxation et la subvention, ainsi que la création de réserves lorsque cela s’avère écologiquement possible et économiquement raisonnable.

Mesures non consensuelles :
Augmentation significative dès 2008 de la redevance irrigation payée aux agences de l’eau, et affectation des fonds à l’aide aux dispositifs économie d’eau en irrigation et à l’accroissement de la ressource.
Elaboration dès 2008 sous l’égide du MAP et du Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables d’un plan national de création de retenues de substitution.

4. Promouvoir les variétés végétales qui manifestent une faible dépendance vis-à-vis des intrants.

Il s’agit là d’une des mesures majeures à moyen terme, consensuelle, qui peut aller jusqu’à des incitations à la culture de certaines variétés.

Mesure immédiate :
Généraliser dès 2008 dans le dispositif d’évaluation des variétés leur dépendance vis-à-vis de l’eau, des pesticides, de l’azote, avec une pondération suffisante de ces critères. Etendre cette mesure aux variétés actuellement les plus cultivées déjà inscrites au catalogue.

Par ailleurs, certaines variétés issues de modes de sélection particuliers ou destinées à des modes de production particuliers, pourraient désormais être autorisées à la commercialisation. Enfin, diverses mesures sont proposées en faveur des variétés anciennes et de la biodiversité.

5. Protéger les aires d’alimentation de l’ensemble des captages d’ici 2012.

Au-delà des actions générales, le groupe considère comme urgent de protéger certaines zones fragiles, en particulier les zones d’alimentation des captages destinés à l’eau potable (de l’ordre de 100 à 1000 ha par captage), ce qui passe sauf exception par des actions concernant quelques dizaines d’agriculteurs sur chaque site. Ces contraintes supplémentaires sont un véritable service environnemental rendu par les exploitants, qui devra être rémunéré en tant que tel.

Il s’agit de bâtir sur chaque bassin versant concerné un plan d’action visant à des modifications de pratiques agricoles testées volontairement par les agriculteurs (économies d’engrais et de pesticides, remise en herbe de certaines parcelles, etc.), puis rendues obligatoires, si nécessaire, après un certain délai de validation, et d’accompagner la démarche le cas échéant par un remembrement environnemental, visant à faciliter et sécuriser l’atteinte du résultat.

Mesure immédiate :
Circulaire aux services de police de l’eau et aux agences de l’eau pour lancer les plans d’action et restreindre à moyen terme les possibilités de dérogation pour la distribution d’eau.

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Les réponses à ce message (151) Classer par sujet, inverse Classer par sujet
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Nicolas Lahaye
14/10/2007
un monde sans pesticides serait merveilleux ...
... comme un hôpital sans médicaments ! L’Europe n’est déjà pas autosuffisante en produits agricoles (env. 20 millions de tonnes d’importation nette) alors que nous avons la meilleure productivité au monde ! il n’y a que la recherche qui pourra faire baisser la consommation de pesticides, notamment par les OGM. Personne n’a les moyens de faire baisser la production déjà inférieure à la consommation. Si la nourriture n’est pas l’arme stratégique n° 1, alors on peut jeter nos armes nucléaires au fond de la mer. La nature a montré cette année encore que c’est elle qui commande et nous avons le devoir de prévoir les baisses de production et non pas de les organiser. Des guerres pourraient éclater et nous en serions responsables. Cà s’est déjà vu ! Quant à la dangerosité des pesticides il faudrait savoir si l’on interdit des produits réellement dangereux ou des produits dont le brevet est tombé dans le domaine public pour être remplacés par d’autres 10 fois plus chers. Exemple : l’atrazine est moins létale que le sel de table ! Enfin, les produits reçoivent une Autorisation de Mise en Marché, alors si ces produits sont vraiment polluants, qui en est responsable ?
Thierry RASTELLO
14/10/2007
lessives bio efficaces disponibles ! !
on trouve aujourd’hui dans les magasins naturels des lessives sans phosphates et à 100% bio dégradables qui lavent correctement... pourquoi attendre 2010 pour éliminer les phosphates, puisque c’est techniquement au point ? ? ?
BTS animation natu...
14/10/2007
diminuer les phyto et OGM

1. Interdire l’usage des substances les plus dangereuses dès que possible et réduire fortement l’usage des pesticides à moyen terme. ® Bien

Nos propositions : * Développer la recherche pour trouver des techniques alternatives et des produits moins dangereux ; au lieu de mettre tous les financements dans la recherche sur les OGM. * Sensibiliser le grand public à l’utilisation abusive des produits phytosanitaires. * Mettre une taxation dissuasive sur les spécialités les plus dangereuses. * Sensibiliser les formateurs, les techniciens agricoles ainsi que les futurs agriculteurs à ce type de problème.

2. Résorber l’ensemble des cas de dépassement des normes relatives à l’eau potable et à l’eutrophisation en réduisant les pollutions par les nitrates phosphore en 5 à 10 ans. ® Bien

Nos propositions : * Vu que les jachères vont être supprimées, il faut conserver 2 % de la SAU pour des espaces favorables à l’accueil de la biodiversité. * Imposer aux agriculteurs de border les 2 premiers mètres de leur champ avec des mélanges bénéfiques à la biodiversité. * Mettre en place une formation d’aménagement de Territoire.

3. Supprimer les déséquilibres chroniques dans les territoires en matière de ressource en eau d’ici 2012. ® Très bien

4. Promouvoir les variétés végétales qui manifestent une faible dépendance vis-à-vis des intrants. ® Bonne idée

Notre proposition : * Revenir aux espèces rustiques (animales et végétales) qui sont moins sensibles aux changements climatiques en permettant de conserver les anciennes variétés et races.

5. Protéger les aires d’alimentation de l’ensemble des captages d’ici 2012. ® C’est bien, d’ailleurs c’est déjà commencé avec les 9 bassins versants de Bretagne qui ont un taux supérieur à 50 mg/nitrate.

Pascal E
14/10/2007
Faire vite

Une fois les espèces chimiques dispersées dans la nature, il est presque impossible de dépolluer correctement. En témoigne la pollution du Rhone en PCB.

Ces propositions sont donc très importantes. Je m’étonne simplement de ne pas voir de référence au règlement Européen REACH.

philippe chapelle
14/10/2007
réduction de 50 % des pesticides en 10 ans : il y a des risques !
Il y a de bonnes choses dans les propositions du Grenelle de l’environnement mais il faut se méfier des approches trop superficielles parfois comme sur la réduction de 50 % des pesticides en 10 ans. Etant agriculteur et donc exposé prioritairement aux effet néfastes des pesticides, je suis tout à fait conscient de la nécessité de réduire l’utilisation de ces produits mais à condition que les molécules supprimées puissent être substituées de manières efficaces. Donc cette baisse (50 % me parait irréaliste en 10 ans, un objectif moins ambitieux de 20 ou 30 % serait plus suceptible d’être atteint) doit être raisonnée et menée d’une manière concertée avec tous les acteurs concernés sous peine d’avoir des conséquences plus dommageables que les bienfaits attendus :
  la suppression de molécules les plus nocives mais efficaces risque d’entrainer une multiplication de traitements moins nocifs mais aussi moins efficaces donc avec un bilan écologique et sanitaire nul voire négatif.
  une dégradation de la qualité sanitaire des produits posant des problèmes technologiques réduisant les quantités de blé panifiable. Ceci peut conduire à importer alors du blé panifiable ce qui nous rend dépendant de l’extérieur pour un produit aussi stratégique et symbolique que le pain. Il faudra aussi se poser la question des conditions environnementales dans lesquelles ces céréales auront été produites.
  réduction des pesticides signifie également réduction des rendements donc réduction de la production. Dans une année qui illustre bien les risques d’une baisse de production sur les prix et le pouvoir d’achat, cet aspect pose également la question d’une pénurie à l’echellon mondial dont les plus pauvres seront les premières victimes. En conclusion, ce problème est trop complexe pour le traiter d’une manière démagogique.
yagoo33
13/10/2007
phytorémédiation

en france dès que quelque chose ne tourne pas rond la réponse est depuis toujours la meme... on légifère et on interdit ! ! ! en revanche on ne parle jamais de ce qui fonctionne.

la réduction des polluants est possible grace à un nouveau système de phytorémédiation développé par la société francaise Phytorem SA.

Les effluents sont séparés de leur partie solide et envoyés vers des bambous géants poussant. les matières solides sont compostées et les liquides sont évaporés par la plante. Les polluants sont dégradés et absorbés par la plante qui va les stocker dans son chaume (bois du bambou) aprés quelques années, il suffit de couper les bambous murs et de les revaloriser dans la filière bois ou ameublement.

Cette méthode est moins couteuse (30%) qu’un système classique, elle permet un rejet 0. necessitant peu d’entretien et peu de consommation électrique la plantation s’effectue sur sol en place sans necessiter de travaux de terrassements. Elle est réalisée a vie. et en plus des bambous de 8 à 20 metres de haut..... c’est beau ! !

pourquoi personne ne parle de cette technique ? je suis le seul en gironde à l’avoir adopté pour mes polluants (44ha de vigne AOC) et seules 3 existent a ce jour en France

le lobbying est fort dans ce milieu. je me tiens a disposition de ceux qui voudrait avoir plus d’info

miranda
13/10/2007
utiliser la voie maritime au lieu de la route
Entre Marseille ma ville et Gènes ou Barcelone il n’existe actuellement aucune liaison maritime et on encombre les voies terrestres particulièrement dangereuses alors qu’une liaison maritime simplifierait grandement le trafic. Bien sûr le port de Marseille est tout à fait adapté et actuellement en sous charge. Alors qu’attend-on ?
Olivier C
13/10/2007
pollutions diffuses, OK mais quels impacts ?

Que l’on trouve la présence de pesticides dans tous les compartiments sol, eau, air, ne me surprend pas puisque cela fait partie de l’evaluation des risques dans un dossier d’homologation. Ce que l’on ne dit pas assez c’est que le principe de précaution est déjà appliqué dans un dossier d’homologation : les quantités que l’on retrouve dans l’environnement ont été evaluées et acceptées comme sans danger par les instances de contrôle indépendantes.Présence ne veut pas dire impact et effet négatif !

Pour parler de la contamination des eaux par les pesticides, les normes européennes et francaises ne sont pas des normes toxicologiques, mais sont beaucoup plus exigeantes en terme de "précaution". Les quelques cas de dépassements de ces normes n’engendrent pas de risque sanitaire. Se référer au rapport annuel de la DGS sur la qualité de l’eau potable : 93,8 % de la population a eu une eau de bonne qualité et seule 0,2 % ont eu une restriction ponctuelle liée à des dépassements de la norme. Les cas de fermeture de captage pour pollution par pesticides sont peu de choses par rapport aux contaminations microbiennes par exemple.

Je suis entièrement d’accord pour sécuriser les zones d’alimentation de captage, et limiter l’utilisation des pesticides à risque de transfert important. Je suis très surpris par cette idée de liste de substances dangereuses ! Si elles l’étaient, ni l’Europe ni l’AFFSA ne les autoriseraient. A quoi bon refaire un tri arbitraire basé sur des données de danger et non de risque. Agissons plutôt concrètement sur le terrain en favorisant les pratiques qui limitent les transferts : c’est la base du diagnostic parcellaire Corpen, partagé par toute la profession y compris le MEDAD ; Par exemple, l’enherbement des vignes doit être favorisée car il peut limiter jusqu’à 90% les taux de transfert par ruissellement de surface, et aidons la recherche à trouver des espèces végétales peu concurrentilles pour ne pas pénaliser la concurrence d’avec la vigne. Pour la petite histoire, des résidus de roténone (insecticide bio), ont été retouvés dans une rivière de Bourgogne après traitement par l’agriculteur bio. Nous sommes tous concernés par la qualité de l’eau et substituer une molécule par une autre ne résoudra pas la question.

agri49
13/10/2007
permettre le stockage de l’eau
irriguer les cultures est un acte de production qui permet de limiter les pollutions diffuses en sécurisant le rendement. mais les prélèvements s’effectue en été, moment où la ressource est la plus faible. il convient donc de permettre aux irrigants de creer le maximum de réserves afin qu’ils ne pompent pas dans le milieu naturel en été. de plus il faut arrêter de faire des réserves bachées qui sont affreuses, il existe des sites naturels qui s’en vont à la friches et qui, une fois transformés en lacs collinaires, s’insererait parfaitement dans le paysage. la taxation de l’irrigation ne sert qu’à pénaliser la production agricole, il vaut mieux favoriser les techniques qui ont un impact moindre sur le milieu naturel
selynela
12/10/2007
0 produit phyto : illogique
Voyons les choses en face : la population mondiale augmente, avec des besoins de pays comme la Chine ou l’Inde qui gonflent. Dans le même temps, les stocks mondiaux s’amenuisent(sur les 10 dernières années, nous en avons connu 8 ou la consommation était supérieure à la production). Sans parler des surfaces destinées à la production de biocarburants. Il nous faut donc protéger nos cultures, sans quoi nous irons vers une diminution des denrées et qui dit rareté, dit aussi chèreté. Cependant, nous pouvons exiger que ces produits soient plus sûrs, bien dosés et bien positionnés. L’enjeu est là : il faut chercher, il faut innover. Faisons aussi confiance à nos agriculteurs : l’époque des paysans bourrus, avec leur casquette et leurs sabots, est révolue. Nous avons à faire désormais à de véritables chefs d’entreprises, pointus techniquement. Comme disait un jour un agriculteur dans le Figaro : "nous permettons aux gens de ce nourrir et finalement les gens nous bottent le c.."
Marie CHARLES-DOMI...
12/10/2007
que de controverses !
Je suis étonnée de lire autant de points de vue divergents concernant l’utilisation des pesticides. Certaines études (par exemple celles du Dr Porter)ont démontré leur nocivité, et comment en serait-il autrement, sachant que les insectes sont des êtres vivants, et que nous aussi nous sommes vivants, et que si des produits détruisent leur système nerveux, d’autres leur système endocrinien, il y a fort peu de chances que ces mêmes produits soient inefficaces sur notre santé. Je rappelle que le cancer a augmenté de 65 % depuis 1980, et de 35 % en données corrigées de l’allongement de l’espérance de vie. Il y a dix ans, de nombreux incrédules disaient qu’il n’y avait pas de réchauffement climatique. Hier, le prix Nobel de la Paix a été attribué au groupe du GIEC et à Al Gore pour leur combat dans la prise de conscience de ce problème. Messieurs, Mesdames les défenseurs des pesticides, la question n’est pas de savoir si ces poisons sont comestibles ou non, la question est de savoir si la prise de conscience de leur nocivité précèdera, accompagnera ou suivra les catastrophes sanitaires qu’ils causent et qu’ils causeront.Rendez-vous dans dix ans (pour les vivants... et pour les morts - savez-vous vraiment ce qu’il y a après la mort ?) Marie CHARLES-DOMINIQUE PANTIN (93)
CM
12/10/2007
Les pesticides : des faits
L’agriculture moderne est essentielle dans le développement de nos sociétés. Une part non négligeable de notre niveau de vie d’aujourd’hui doit être portée à son crédit et à son formidable développement depuis notamment la fin de la seconde guerre mondiale La protection des plantes est un élément décisif de cette évolution. Sans la capacité à lutter de maniére efficace contre les maladies et ravageurs des cultures nous ne pourrions tout simplement pas subvenir à l’un de nos besoin primaire à savoir celui de se nourrir. J’entend déjà derriére mon clavier les opposants sytématiques à l’emploi de ces produits qui vont nous dire qu’avec le "bio" il est possible de produire de maniére suffisante sans probléme. Ceci est évidemment faux ! Il ne faut rien connaitre à l’agriculture pour avancer de tels propos. Essayer donc de récolter des noix mangeables sans lutter contre le carpocapse de ce fruit ? Essayer donc de faire pousser du maïs sans desherber ? Essayer de récolter des pommes de terre sans lutter contre le mildiou ? Bien évidemment il est toujours possible d’utiliser des produits naturels ( ce qui ne signifie pas d’ailleurs qu’ils puissent être neutres d’un point de vue toxicologique ) pour lutter contre les maladies et les insectes. Oui mais uniquement lorsque les pressions de maladies ou les infestations d’insectes sont trés faibles voire nulles. Donc les produits de protection des plantes sont indispensables à une agriculture économiquement viable et suffisamment productrice pour assurer l’essentiel, c’est à dire se nourrir. Une fois ce postulat fixé, ça ne veux pas dire qu’il faut faire tout et n’importe quoi et traiter sans discernement telle ou telle culture sans avoir au préalable vérifié la nécessité d’une intervention avec une produit de synthése. Ca fait déjà au moins 25 ans en France que les agriculteurs font de la lutte raisonnée et il en font tous les jours un peu plus. La lutte raisonnée c’est quoi ? c’est utiliser de maniére responsable,le bon produit à la bonne dose dans les bonnes conditions et lorsque c’est uitle de le faire. Comment savoir que c’est utile de le faire ? Les instituts techniques français, probablement les plus performants au monde en matiére d’agriculture et les industriels de la protection des plantes ont mis au point des outils d’aide à la décision qui permettent de pouvoir prendre la bonne décision. Qui sait ceci véritablement en France ? qui sait les progrés qui ont été faits dans ces domaines depuis déjà bien longtemps déjà ? Qui en parle ? Il faut se souvenir du passé pour apprécier les progrés d’aujourd’hui !Bilan de la lutte raisonnée, moins 40% de phytos en volume utilisés entre 1999 et 2006. Nous n’avons jamais consommés de produits aussi seins. Les agriculteurs vont encore mieux faire dans le futur avec le développement des bonnes pratiques agricoles. Merci d’avoir pris le temps de me lire
Nicolas
12/10/2007
Dépollution des terres agricoles
Les industriels,après arrêt de leur activité, doivent dépolluer leurs sites des produits chimiques qui se retrouvent dans les sols. Étendre cette mesure aux sols agricoles.
Fred
14/10/2007
Les sols agricoles sont pollués = désinformation
votre proposition est intéressante mais d’où tenez vous cette information selon laquelle les sols agricoles seraient pollués ? il me semble que l’on utilise ce terme de dépollution dans le cas de métaux lourds, d’hydrocarbures ... de substances qui ne se dégrade pas dans le temps. Les seuls produits de synthèses que les agriculteurs utilisent sont homologués par le ministère de l’agriculture et doivent faire la preuve qu’ils se dégradent sous l’action des microorganismes du sol et qu’ils ne s’accumulent pas dans le temps
Yves C
12/10/2007
Pour une Agriculture Raisonnée

Il est tentant de faire croire au grand public, la plupart du temps coupé de ses racines agricoles, que l’on peut produire sans engrais et produits phytosanitaires et d’opposer agriculture dite intensive et agriculture bio. Je conseille à ceux qui seraient séduits par le bio de s’essayer sur un jardin potager ; personnellement je n’ai quasiment rien récolté cette année, entre le mildiou sur les tomates et les pomme de terre, les limaces et les pucerons.

L’agriculture d’aujourd’hui ne peut plus être qualifiée d’intensive tant les agriculteurs et l’ensemble de la profession ont déjà fait d’efforts et tant les contraintes s’alourdissent. On peut encore faire mieux grâce à des interventions toujours plus raisonnées et de nouveaux produits de traitements à la fois plus performants, plus sûrs pour l’utilisateur et le consommateur et qui répondent à des critères environnementaux toujours plus stricts.

On ne peut décréter de façon arbitrairement une baisse drastique des quantités de produits phytosanitaires (les années ne se ressemblent pas, voir 2007) et supprimer certains produits sans solution alternative.

Des alternatives au traitement avec le pulvérisateur de l’agriculteur existent pour réduire les quantités : traitement des semences, OGM ....... mais encore faudrait-il vaincre la désinformation d’un petit nombre d’activistes anti-tout et avoir un certain courage politique ! ! !

Ludovic
12/10/2007
Engrais à diffusion lente
Des engrais à diffusion lente devraient être proposés et à des prix abordables. Ceux-ci permetteraient d’éviter les pollutions des cours d’eaux, et augmenteraient l’efficacité dans les productions agricoles. (Moins d’épandage, engrais mieux utilisés par les plantes ciblées, moins de pollutions des eaux)
Henriette
12/10/2007
Taxe dépollution à rajouter au prix des pesticides
Serait-il possible d’évaluer les coûts de dépollution en pesticides de nos ressources en eau ainsi que les surcoûts liés au déplacement de captages pour cause de pollution trop importante et de répercuter ces coûts sur le prix de vente des pesticides ?
callie
12/10/2007
quand la pratique n’est pas aussi simple que le théorique

En tant que chargée de mission "eau" dans une EPCI à caractère rurale, occupée par 80% par les grandes cultures et animatrice d’un contrat signée avec une agence de l’eau, je voudrais signaler que nous travaillons déjà sur des plans d’actions sur les bassins d’alimentation de captage ! Cependant, malgré une action théoriquement simple : protéger les aires d’alimentation des captages, la mise en pratique est beaucoup plus compliquée.

Et je souhaiterais illustrer par le biais de ce message, les problèmes que l’on rencontre « sur le terrain »dans la mise en œuvre de cette mesure : Les actions concernent, en bref, les collectivités : mise aux normes de l’assainissement, gestion du pluvial, et pour les agriculteurs : diminution des intrants, plantations de cultures intermédiaires piège à nitrates, aménagement du corps de ferme : pulvérisateur, aire de rétention...Et pour que se mettent en place ces actions, l’incitation ne peut qu’être financière.

Il existe déjà une incitation mise en place par l’Etat et les agences de l’eau : Le Plan de développement rural hexagonal. Depuis 2007, nous ne pouvons que proposer des aides financières à certains exploitants, et selon certains critères, d’où la confrontation à deux problèmes :

1. Pour bénéficier des aides, il faut que les exploitants soient sur une zone éligible (zonage de l’état ou zonage de l’Agence de l’eau) 2. Inciter avec des taux de subventions parfois dérisoires et un cahier des charges contraignant ! par exemple, pour l’entretien de talus enherbés, l’exploitant touchera 0,10€/mètre linéaire, et le cahier des charges qu’il doit respecter est très contraignant et demande vraiment une démarche plutôt bénévole.

De plus, si l’Etat promulgue de nouvelles mesures il faut aussi penser que ceux qui les retranscrivent, au quotidien et sur le terrain, sont peu nombreux. La chambre d’agriculture, la DDAF...sont surchargés et peu sont chargés de communiquer sur le terrain !

Ensuite, pour les collectivités : La plupart de nos communes ne disposent pas d’assainissements individuels aux normes, et pour celles qui veulent se lancer dans l’assainissement collectif, la priorité des financeurs étant le respect de la D.E.R.U, nos communes rurales se retrouvent sur le banc de touche ! Or, la pollution diffuse est également due aux effluents domestiques qui ne faut pas négliger. Et je réagis par rapport aux priorités des financeurs qui ne pouvant satisfaire tout le monde , provoquent un malaise entre nos habitants : pourquoi telle commune aurait des subventions et d’autres pas, alors que tous paient la même redevance de pollution ?

Pour conclure, si la circulaire demande aux agences de l’eau de lancer des plans d’actions, il faut que l’Etat mette à disposition les fonds nécessaires (pour 2007, le budget du MEDAD représente 0,4% du budget général) pour que les agences de l’eau, sans encore augmenter leur redevance, puissent subventionner toutes ces actions préconisées !

julie
12/10/2007
la juste dose

Lorsque l’on observe un agriculteur en train de traiter, il ne me paraît pas correcte d’oser dire qu’il met "la juste dose". (une grande partie semble plutôt aller dans l’air que nous respirons ! !). Seul les agriculteurs bio en mettent la juste dose c’est à dire aucun ! !

Lorsque l’on s’apperçoit qu’un agriculteur qui traite ses champs est malade pendant une semaine, il ne m’apparaît pas réaliste de demander à continuer de traiter ! ! ceci que ce soit pour l’air que nous respirons lorsque nous nous baladons à travers champs, pour le sol et l’eau, pour la faune et la flore ! ! Qui réellement tire un intérêt des ces produits ? ?

lLs prescripteurs de produits phytos, je les connais aussi, je les entend et laissez moi vous dire que leur intérêt n’est nullement de réduire les quantités que vous ,agriculteurs , mettez dans vos champs ! !

Bien sûr qu’il faut rapidement réduire l’utilisation de produits chimiques, sur les bouteilles desquels on peut lire la nocivité pour notre santé et notre patrimoine génétique.( il me semble qu’une tête de mort qui figure sur un produit n’est pas franchement bon signe ! !)

Il faut protéger notre patrimoine naturel et l’eau, les insectes, les plantes que vous appelez "mauvaises" en font partie ! !

J.Y. A
12/10/2007
Séparation du conseil et de la vente

Logique et bon sens : séparation des rôles de préconisateur et fournisseur.

Alimentation, santé, environnement, avenir..., ainsi, pour l’agriculture aussi, le conseil doit être (aurait dû toujours être) pratiqué par des personnes et des organismes différents de ceux de la vente : Ce sont bien deux métiers différents. Il n’y a plus de temps à perdre, dire ce qui doit-être dit et faire ce qui doit-être fait.

Pour la profession, mais aussi pour les consommateurs, pour l’environnement..., pour une conscience politique et scientifique (aussi bien à l’échelon nationale qu’européen...), le conseil et la vente, doivent comme en médecine, être pratiqués par des personnes et des organismes différents. Ne parlons nous pas d’alimentation et santé... Des extraits d’articles ci-joints et de nombreux autres rapports d’origines différentes, font aussi la démonstration de cette nécessité pressante.

Réalisme et dynamisme, réagir et agir dès aujourd’hui, que s’arrête la complaisance (et les marches arrière suite à des pressions ou menaces de toutes sortes...), que l’on cesse de prendre en compte les intérêts personnels des carriéristes (conservateurs adeptes du protectionnisme de tout genre...), que l’on affiche une vraie volonté à changer les habitudes, les comportements...

Ils sont de plus en plus nombreux à faire des discours sur la sécurité en matière d’environnement, de santé humaine et de santé animale, mais ils seraient apparemment aussi de plus en plus nombreux à faire tout et n’importe quoi. A quand la fin des discours et argumentaires non cohérents et cousus de mensonges, mais étudiés pour plaire et préserver les intérêts d’une minorité, qu’une agriculture dépendante continue d’alimenter.

Le conseil séparé de la vente, une logique implacable : Un pharmacien n’est pas un médecin et réciproquement. Le pharmacien est tout aussi respectable que le médecin, mais ce sont bien deux personnes, deux métiers et deux organismes différents. Ainsi tous les élus, les dirigeants..., de syndicats, d’OPA, d’offices et de commissions de toutes sortes..., qui prétendent désirer la meilleure santé économique possible aux agriculteurs, associée à un respect de l’environnement, et une meilleure considération de l’agriculture par les consommateurs, devraient facilement le comprendre et faire leur possible pour que la fonction de chacun soit précisément définie et respectée, sans privilèges statutaires... C’est aussi cela la bonne image de l’agriculture : il ne s’agit pas de révolution mais simplement d’évolution. La crédibilité et l’avenir de l’agriculture passent par-là. A moins d’être directement ou indirectement lié à ces organismes..., à ce manque de transparence, il est facile de comprendre qu’il ne s’agit ici ni de polémique, ni d’attaque, mais tout simplement de bon sens, de logique.

Les freins à cette évolution, à cette logique, sont multiples et variés. Si le cumul des postes, n’est normalement plus d’actualité, il l’est encore hélas trop souvent en agriculture, aussi bien dans la quantité que dans la durée et avec des contradictions (certains sont à la fois juge et parti : syndicat + coopérative + chambre d’agriculture + ... + ... + ...) . S’ajoute à cela, la surcharge et les chevauchements d’offices et de commissions de toutes sortes, avec les mêmes ou leurs exécutants... (nommer ou s’octroyer un poste..., sécurise les situations...) . Leur premier critère de recrutement est la capacité à rentrer dans le moule, sans jamais chercher à en sortir.

De même, si les privilèges ne sont normalement plus d’actualité, là aussi, ce n’est pas encore le cas en agriculture et dans ses filières. Un conservatisme agricole (para-agricole) protégeant et garantissant l’avenir de carriéristes et d’opportunistes. C’est ainsi que l’on entend des dirigeants, des présidents de coopératives..., faire des déclarations comme : "On ne pourra pas accepter que les distributeurs ne puissent plus diffuser de conseil". Rien ne peut-être crédible dans l’argumentation de tels propos (voire de telles pressions, menaces...) . C’est encore une fois la démonstration des dangers qu’entraîne le conservatisme, le protectionnisme de nombreux intérêts personnels d’une minorité... (Performants dans la tromperie, donc gênés par la transparence) .

La diversification des activités de certains organismes, afin de compenser la diminution de leur public initial, la censure sur les informations autres que les leurs, l’intégration directe ou déguisée, sont des comportements contraires au respect et aux libertés des agricultrices et des agriculteurs. Un distributeur, un commercial, un dirigeant, un administratif..., honnête, qui n’a rien à se reprocher, rien à cacher..., ne doit pas être gêné que les agricultrices et les agriculteurs aient une source d’informations totalement indépendante. Moins les agricultrices et les agriculteurs ont d’informations (autres que les leurs), plus les ventes..., seront faciles pour les commerciaux...

Tous les moyens sont bons pour sauvegarder les marges, le carriérisme..., ainsi, afin de justifier l’injustifiable, le tout et le n’importe quoi sont de mise, c’est la course aux certifications (aux auto-congratulations...) de toutes sorte et de tous genres pour les distributeurs... (Malgré toutes leurs agitations, la traçabilité ne doit pas être synonyme d’intégration, ...) . Cependant si des méthodes utilisées par des distributeurs, des commerciaux..., ne sont pas très claires, les agricultrices et les agriculteurs sont aussi responsables de leur choix, de leurs actes... Se dire chef d’exploitation agricole, c’est être capable de décider soi-même, savoir ce que l’on veut, être en accord avec ce que l’on dit.

Que sont devenus les projets de simplifications administratives et autres... ? Les habilitations, les certifications, les réseaux... poussent comme des champignons (SCA..., monopoles, sauvetages, justifications de l’inutile...), les titres, les discours, le marketing..., sont devenus plus importants que l’action terrain. Le sauvetage général des apparences et des "fauteuils" est bien vivant, la pro-intégration aussi et les idées coûteuses ne manquent pas (que d’intérêts, que de titres... : agriculture raisonnée...). Le métier d’agricultrice et d’agriculteur est un beau métier, riche en polyvalence et rémunérateur pour celles et ceux qui sont (ou seront) de vrais chefs d’entreprises : responsables, professionnels, consciencieux, à la recherche permanente du savoir et de l’information, voulant et sachant s’adapter, des décideurs et non pas des attentistes et des dépendants. Il y a longtemps que pour les autres professions, ce sont les conditions principales pour exister et continuer d’exister : réalisme et optimisme, vouloir vivre de son travail. C’est encore une fois non seulement l’image, mais aussi l’avenir de l’agriculture, de celles et ceux qui la font, qui en dépendra ("Voire plus loin que le bout de son nez") .

Le Rapport INRA et Cemagref du 15 décembre 2005, dont l’expertise a donné lieu à la rédaction d’un rapport et d’une synthèse, dont voici quelques extraits : La France est aujourd’hui le 3éme consommateur de pesticides. Or cette utilisation élevée de pesticides est remise en question par la prise de conscience de leurs impacts négatifs sur l’environnement, voire sur la santé de l’homme, qui se traduit par un renforcement progressif de la réglementation. C’est dans ce contexte que les ministères chargés de l’agriculture et de l’écologie ont demandé à l’INRA et au Cemagref d’organiser une expertise collective pour établir un état des lieux des connaissances disponibles sur cette problématique. Le champ retenu pour l’expertise couvre les conditions d’utilisation des pesticides en agriculture, les moyens d’en réduire l’emploi et d’en limiter les impacts environnementaux : ...

 Le conseil en protection phytosanitaire est aujourd’hui majoritairement dispensé par les agents commerciaux des coopératives qui vendent les pesticides et sont intéressés à la fois à vendre davantage d’intrants (semences, engrais, pesticides...) et à collecter un volume de récolte maximal, ...

 L’existence de services de dépistage payants permet à l’agriculteur qui ne dispose pas du temps et/ou de la formation nécessaire pour le faire lui-même, de déléguer la surveillance de ses cultures. Un secteur privé du conseil en protection phytosanitaire, assurant notamment le dépistage des infestations, existe déjà aux Etats-Unis, Canada, Grande-Bretagne ...

 Un système "verrouillé", la dépendance vis-à-vis des pesticides peut aussi être accrue par des facteurs externes au secteur de la production agricole :

  La prépondérance d’un secteur de conseil en protection des cultures dépendant de la vente des pesticides tend à favoriser l’emploi des pesticides

  Le fait que la distribution des semences, des pesticides, et des engrais, et la collecte des récoltes sont souvent assurés par les mêmes entreprises renforce le point précédent. La réticence de ces entreprises à distribuer des variétés rustiques ou résistantes à certains bio-agresseurs est souvent évoquée comme un frein à la diffusion des pratiques économes en pesticides. Quelques études récentes analysent le rôle de l’association conseil phytosanitaire / vente de pesticides sur l’utilisation de ces intrants : elles confirment l’effet d’accroissement de l’utilisation.

 Choix du produit pour réduire les risques environnementaux : un tel choix nécessite que l’agriculteur dispose de l’information nécessaire, ce qui est rarement le cas actuellement.

 La détermination d’un risque et le choix du produit le mieux adapté à une situation de risque donné impliquent pour les agriculteurs d’améliorer leurs capacités de diagnostic et d’identification des bio-agresseurs à combattre, mais aussi de disposer d’éléments d’informations permettant d’identifier les produits phytosanitaires susceptibles d’apporter une efficacité adaptée au risque...

 L’expérience du Danemark : les instruments utilisés sont en premier lieu une augmentation des conseils aux agriculteurs pour les aidés à réduire leur consommation de pesticides, ... information de groupe, l’augmentation de systèmes d’alerte et d’aide à la décision.

 La dépendance technique et économique de la production agricole vis-à-vis des pesticides est plus ou moins prononcée selon les cultures. ... Le fait que conseil en protection phytosanitaire, vente d’intrants et collecte des récoltes soient de plus en plus assurés par les mêmes structures ne favorise pas non plus le développement d’alternatives qui réduiraient cette dépendance.

 Il convient de clarifier le rôle des vendeurs de pesticides vis-à-vis du conseil en protection phytosanitaire... . Le cas de la médecine humaine, où conseil, prescription et vente de médicaments sont assurés par des agents différents peut peut-être fournir un cadre de réflexion. La vente des pesticides pourrait être assurée, comme actuellement, par les coopératives d’approvisionnement ou les entreprises privées ; la prescription, par des acteurs autonomes, indépendants de la vente...

 Objectifs : ... Soutenir toute évolution de la formation, de l’information et du conseil afin d’aider au raisonnement, sans doute au travers de nouvelles structures moins dépendantes de la commercialisation des pesticides.

 ... Des structures de conseil cherchent depuis assez longtemps à promouvoir une utilisation plus raisonnée des pesticides. Ce raisonnement permet de supprimer quelques traitements systématiques, et surtout, probablement, de réduire les doses appliquées et les impacts potentiels, par le choix de produit plus adapté et le respect des conditions qui assurent une meilleure efficacité.

 Des mesures d’accompagnement : ...incitation au développement du conseil en protection des cultures, indépendant de la vente des produits phytosanitaires... ... Ce rapport est disponible auprès des Ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie, de l’INRA et du Cemagref.

De même, les récits de ce que demandent des agricultrices et des agriculteurs vont dans ce sens, exemples : "...des outils qui ne sont plus adaptés aux souhaits des agriculteurs. Nous demandons aujourd’hui la séparation des produits et du service, mais nous n’observons aucune évolution positive dans ce sens. A quand le changement ?..., ...Les organisations professionnelles n’ont pas à compenser la diminution de leur public initial par une diversité de leurs activités..., ...le nécessaire remembrement de la nébuleuse des organisations agricoles... ".

J.Y. Amice

F02
13/10/2007
Séparation conseil/vente
Tout a fait d’accord avec J.Y. AMICE, si les politiques ont le courage de prendre la décision de séparer le conseil de la vente, alors un grand pas sera fait pour un meilleur respect de l’environnement. Cette idée ne plait pas aux distributeurs bien evidemment,car ils ont tout intérêt à garder le système mis en place depuis l’apparition des produits phytosanitaires.Il y a de fortes marges effectuées sur chaque produit,il faut bien vendre ce qui a été acheté aux firmes ! ! !
Anonyme
13/10/2007
suite...

Monsieur,

Vous avez entièrement raison ! En effet il existe bien dans ce pays un problème concernant la préconisation & la distribution des appros aux agriculteurs. Et je pense être bien placé pour le dire car je travaille moi-même dans ce secteur. Etant fils d’agriculteurs, et observant l’évolution du sentiment populaire vis-à-vis de l’agriculture en générale et de l’utilisation des pesticides en particulier, je ressent de plus en plus un malaise et je pense très sincèrement qu’il est l’heure maintenant de changer les pratiques et même peut-être les hommes. Il est tout à fait illusoire de penser que une nouvelle batterie de certification du conseil des technico-commerciaux en appros agricole va changer quelque chose ! Car le problème repose simplement dans l’intitulé de leur poste : technico- COMMERCIAUX . Alors certes, à écouter les discours de le presque totalité de la profession qui d’ailleurs sont retranscrits dans les propositions de ce Grenelle ( exemple : Ou mesure alternative : Mettre en place d’ici 3 ans une formation diplômante obligatoire et un agrément individuel des vendeurs ), la solution est vraiment simple, et faite nous confiance Messieurs de la politique, de la société en général : on s’occupe de tout !* Alors je me permets de vous citer : « Tous les moyens sont bons pour sauvegarder les marges, le carriérisme..., ainsi, afin de justifier l’injustifiable, le tout et le n’importe quoi sont de mise » : vous avez complètement raison, et j’ai envie dire, malheureusement, complètement raison ! Et c’est ce type de comportement, entre autre, qui est responsable de la situation actuelle ! Oui, demain la séparation entre conseil et vente va briser certaines carrières ! Mais elle va surtout en créer de nouvelles, et au final, les bénéfices seront bien nettement supérieurs aux pertes pour l’emploi, l’environnement, l’agriculture, l’éthique, la société en général et c’est bien ce que recherche actuellement notre société au travers de ce Grenelle ! Mesdames, Messieurs les politiques, ne vous laissés pas aveugler ! Décidez et décidez bien

Ps : Mr Amice, j’ai toujours rêvé de lire ce type d’article (le votre, pas le mien !), écrit par une agricultrice, un agriculteur. Merci encore !

alex80
13/10/2007
rép à séparation ventes de produit/conseil
Comme vous le dites au début de votre argumentaire : "Logique et bon sens". Il est tout à fait normal que celui donnant le conseil (le consultant) n’ait pas d’intérêts financiers dans la ventes des produits (de façon directe comme indirecte (commisions)). Il faut aussi que les exploitants agricoles sachent ce qu’ils payent. Le conseil a une valeur et les produits en ont une autre. Le produit doit répondre aux exigences du conseil et donc pour cela, le commercial doit remplir son rôle de technicien spécialiste en proposant le meilleur produit (le plus efficace et pas forcément le plus cher), ce qui à cet instant de la décision n’est pas le métier du consultant. Ainsi on retrouve bien une complémentarité des métiers chez les exploitants agricoles.
bmbm
12/10/2007
remarques

objectif de 50% de reduction dans l’uilisaion des substances dangereuses a prendre en compte

il ne faut pas conditionner l’interdiction des substances les plus dangereuses à la disponibilité de solutions alternatives ; ceci va à l’encontre du principe de précaution.

lors de la mise en place de molécule de substitution , il faut aussi verifier son incuîté sur la santé humaine et animale, l’environnement (eau sol insectes autres plantes..)

en mesure immediate, promouvoir les moyens de luttes biologiques

cette demarche ne doit pas se limiter aux pesticides mais à tous les composés chimiques utilisés (engrais, fongicide, herbicide,antigerme...)

en ce qui concerne les pollutions par les nitrates, le dispositif des quotas echangeables n’est pas acceptable car cela conduiera à maintenir dans certaines régions les pollutions par les nitrates (ex bretagne...). il vaudrait mieux distribuer un bonus aux exploitation n’ayant pas atteint leur quota et un malus a celles l’ayant largement depassé.

pourquoi attendre 2010 pour interdire les phosphates dans les lessives alors qu’il existe deja des lessives sans phosphate. ce doit être une mesure pour l’année prochaine.

au niveau de l’épuration de l’eau , il existe des procédés naturelles al ’aide de filtration et de plantes (ceci avait été appliqué il y a quelques années à chaumont sur loire (festival des jardins))

il convient aussi de faire des recherches dans les techniques culturales afin de limiter l’évaporation à partir du sol et l’evapotranspiration des plantes.

pour ce qui concerne les retenues de substitution, il convient d’etudier l’impact environnemental.

pour le point 4 : à propos "de certaines varietes issues de modes de selection particuliers ou destinées a des modes de production particuliers" , s’il s’agit d’ogm , l’autorisation de la commercialisation n’est pas l’objet de ce groupe et il convient d’attendre pour ce qui concerne ces varietés ogm ..

a propos des variétés anciennes , un mesure pour maintenir la diversité génétique peut être d’autoriser la vente et la culture des ces variétés tout du moins pour les particuliers !

Vincent, Apiculteu...
12/10/2007
Quels pesticides interdire ?
Ces dernières années, les apiculteurs ont beaucoup souffert de l’usage de certains pesticides. La proposition de réduire fortement ces produits devrait donc me réjouir. Pourtant, ça n’est pas le cas. Je ne me prononcerais pas sur la pertinence d’utiliser ces produits, mes collègues cultivateurs sont mieux placés que moi pour cela. Une directive européenne (91/414) régit la mise sur le marché de ces produits. Si elle était correctement appliquée, notamment dans les procédures d’homologation, il y aurait déjà de gros progrès. Par contre, j’affirme qu’une réduction de tonnage est un leurre. Tout le monde sait que les molécules les plus récentes sont actives dès les doses infinitésimales ... il n’y a donc plus besoin de grosses quantités pour un effet radical ! Ce qui me fait réagir aujourd’hui, c’est la liste des substances qui sont dans le collimateur des groupes de travail de ce Grenelle (GT2, GT3, et GT4). Les neurotoxiques utilisés en systémique, qui font régulièrement la une de la presse depuis 10 ans, n’en font pas partie. De part leur mode d’application (la plante sécrète son insecticide tout au long de son existence, et le produit est rémanent dans le sol plusieurs années), ces produits font des ravages considérables chez les abeilles et autres insectes pollinisateurs sauvages. Les interdictions partielles prononcées par le gouvernement français permettent une nette amélioration de la situation, mais des problèmes subsistent. De plus, les apiculteurs étrangers qui ne bénéficient pas de telles interdictions continuent à être touchés de plein fouet par les phénomènes de dépopulation de ruches ... et font à leur tour la une de la presse. En conclusion, je me garderai bien d’entrer dans le débat général sur les pesticides. Par contre, s’il y a bien trois mesures indispensables aujourd’hui, c’est d’appliquer correctement les directives existantes, de développer une expertise qui soit indépendante des goupes de l’agro-chimie, et de prononcer un moratoire général sur les neurotoxiques utilisés en systémique.
Sillage
12/10/2007
Avis sur les propositions

1 - Quand on voit le pessimisme de mise en œuvre des mesures, on peut se demander comment les agriculteurs biologiques arrivent à produire durablement et sans subvention. On a des héros et personne ne les voit lol

3 - faire payer l’eau plus chère ne me semble pas une bonne solution d’autant que, rappelons le, ils sont censés la faire à prix coûtant et ce n’est pas le cas. Le problème est que ce seront encore ceux qui auront le plus de moyens qui en ressentiront pas ou peut les conséquences. Il faudrait donc, pour être plus équitable, que cette mesure soit une combinaison entre la consommation d’eau (en se basant uniquement sur le coût supplémentaire) et le salaire perçu par le ménage

4. « Promouvoir les variétés végétales qui manifestent une faible dépendance vis-à-vis des intrants...Par ailleurs, certaines variétés issues de modes de sélection particuliers ou destinées à des modes de production particuliers, pourraient désormais être autorisées à la commercialisation » Une traduction s’avère nécessaire : il faut remplacer « CERTAINES VARIETES » par le terme « OGM ». Appelons un chat un chat et un chien un chien. Et concernant ceux là : qu’ils soient bénéfique à court terme au niveau pharmaceutique, économique ou écologique (vision très courtes ne s’appuyant que sur la quantité de certains pesticides utilisés), je suis totalement opposé à la culture des OGM en plein air. Ils doivent être en milieu confiné pour éviter toute dissémination tant qu’il pourra y en avoir (et je doute qu’il y ai une solution à ce problème étant donné que la faune et flore n’est pas génétiquement fixe mais en constante évolution donc on ne maîtrise pas les conséquences à court ou long terme.

A part ça, je suis d’accord avec les autres mesures mais celles qui ne font pas consensus.

Etienne Herbinet
12/10/2007
O.G.M. et glyphosate
Dans les discussions grand-public sur les OGM on évoque surtout l’éventuel danger de ces aliments pour les espèces vivantes, l’espèce humaine notamment, et/ou le risque de dissémination, de contamination à des plantes "vierges", non encore génétiquement modifiées. On évoque très peu le risque directement toxique des produits chimiques dont l’utilisation massive est liée par définition à ces OGM. Par exemple le glyphosate dans les OGM "round-up résistants".
fwm 91
12/10/2007
Gardons les phytos
Réduire fortement l’usage des phytosanitaires dans les années à venir est un non sens. Nous avons depuis une décennie déjà limité nos consommtions de ces produits parce que nous avons pris conscience du problème. Aujourd’hui l’utilisation de ces phytos est très encadré : usages autorisés, doses homologuées, délai avant récolte, .... Les prescripteurs nous conseillent raisonnablement, nous nous efforçons de mettre la juste dose au moment le plus approprié, en 2 mots, nous sommes des agriculteus responsables. Comment fera-t-on pour nourrir toute cette population si nous n’avons plus de phytos nous permettant de limiter les mauvaises herbes qui concurrencent les cultures, les insectes nuisibles, et les maladies (qu’aurait-on récolté en pommes de terre cette année si il n’y avait pas eu de produit anti mildiou) Laissons nous nourrir les hommes. Merci
JM FREDENUCCI
12/10/2007
Station d’épuration vivante, biologique et 100% naturel

John Todd vous connaissez c’est l’inventeur de la machine vivante, visitez son site pour plus de précision.

Ces mini stations d’épuration autonome et sans odeurs ! Sont conçues indifféremment pour : les maisons individuelles, les appartements, les immeubles d’habitation ou de bureaux,

mais elles existent aussi pour les villages et les villes ! ont peut même créé des piscines municipales biologiques sans clore autonome certainement beaucoup moins couteuse à terme que les usines actuelles !

Dans ce procéder d’épuration à la source et totalement écologique. Ont peut ainsi envisager la récupération de l’eau traitée des immeubles pour le nettoyage de la ville et l’arrosage des jardins !

Entrainant une économie d’eaux pour la communauté urbaine. Une ville et des égouts plus propres !

Envisagez des prîmes pour développer leurs implantations serais une bonne chose d’autant plus que le principal bénéficiaire sera la commune

En récupérant l’eau filtré en amont par les machines des immeubles la commune bénéficie directement et gracieusement de celle-ci pour le lavage de la chaussée et l’arrosage des jardins ! au lieu de dans les égouts et engorger les stations d’épuration qui deviendront moins lourde à terme et donc moins couteuse pour la commune !

marie
11/10/2007
Pourquoi les agriculteurs utilisent-ils des pesticides ?

Pourquoi les agriculteurs utilisent-ils des pesticides ? Pour polluer et se faire mal voir d’un certains nombre de leurs concitoyens ? NON ! Les agriculteurs utilisent ces produits pour obtenir des récoltes satisfaisantes en quantité et en qualité. Pourquoi ? Pour que leur structure personnelle soit viable (donc emplois, familles, commerces, fournisseurs, clients... en milieu rural, n’est-ce pas celà aussi une agriculture durable ?), et parce que la vocation première des agriculteurs a toujours été de nourrir les populations. Il ne faut pas oublier que nos supermarchés sont remplis de produits agricoles de qualité à des prix abordables par tous. Qu’en serait-il si les quantités produites étaient moindres ? Produits chers et rares...(voir les prix des céréales qui flambent actuellement car les stocks mondiaux sont au plus bas).

Les jardiniers amateurs connaissent bien les difficultés multiples pour obtenir de beaux fruits et légumes dans leurs jardins : les plantes sont tour à tour envahies par des insectes (pucerons, doryphores...), des maladies (oïdium, mildiou...), des mauvaises herbes. Il en faut des attentions pour arriver jusqu’à la récolte, pas toujours à la hauteur des efforts fournis ! ! ! Les agriculteurs, eux, se doivent de réussir leurs récoltes, le contenu de notre assiette en dépend ! De ce fait, lorsque des maladies ou insectes envahissent leurs cultures, ils utilisent des pesticides, mais de manière raisonnée : le bon produit au bon moment, en quantité suffisante, mais pas plus, ça ne sert à rien et ces produits coûtent cher.

Non, les pesticides ne sont pas utilisés à la légère ! De plus, ils doivent être étudiés pendant plusieurs années avant d’être autorisés et ils font partie des produits chimiques les plus règlementés, donc les mieux connus. Ils sont un outil nécessaire aux agriculteurs, tout comme leur tracteur, leur semoir ou moissonneuse, pour que nous ayons tous à manger. La population mondiale augmente et l’agriculture bio ne peut pas relever ce défi.

nana
11/10/2007
Substances naturelles sans risque ?

Qu’entend le groupe par "Homologuer dès 2008 des substances naturelles avec une procédure simplifiée" ? J’espère que ce n’est pas parce qu’il sous-entend que les dangers sont moindres ! Regardez les dégâts causés par l’introduction des coccinnelles asiatiques en lutte biologique : elles éradiquent les coccinelles européennes. Regardez les dégâts causés par les abeilles importées de je ne sais où qui ont ramené un parasite redoutable le varroa qui décime les espèces autochtones ! Regardez les eaux sous les parcelles cultivées en biologique : le cuivre le dispute à la roténone. etc...

Toute pratique de production est à risque qu’il convient d’évaluer sérieusement avec les études qui conviennent. Toute pratique de production est à risque pour lequel il convient de former les acteurs, de promouvoir les meilleures pratiques et d’encadrer les évolutions de façon pragmatique.

Pourquoi gâcher le travail par ailleurs intéressant de ce groupe par des mesures qui transpirent à ce point l’idéologie et le manichéisme !

Bruno C
11/10/2007
Améliorons ensemble les produits et leur utilisation

Le tonnage de phytosanitaires a déjà été considérablement réduit au cours des dernières années, grace à 2 raisons essentielles :

  La forte implication de l’industrie qui a mis au point des produits mieux ciblés, s’utilisant à de plus faibles doses et présentant un bien meilleur profil toxicologique et environnemental. Il faut donc encourager l’industrie à poursuivre ses efforts pour améliorer par l’innovation les produits mis à la disposition des agriculteurs. Les molécules anciennes, s’utilisant à des doses élevées, ont pu etre remplacées par des molécules s’utilisant à des doses nettement moins importantes, et c’est tant mieux. De très nombreux produits ont ainsi été retirés du marché.

  Le meilleur ciblage des traitements au niveau des agriculteurs encouragé par le réseau de prescription au sens large. En particulier, l’ensemble de la filière, industrie comprise ont mis au point des modèles de prévision permettant de raisonner au mieux l’utilisation des produits. La profession toute entière est mobilisée autour du concept d’agriculture raisonnée, qui sous tend de ne traiter avec des produits que lorsque c’est vraiment utile.

C’est donc possible, et plutot que de faire des effets d’annonce du type réduire de 50% les quantités ou interdire telle ou telle molécule dangereuse qui ne pourrait pas etre substituée, obligation de 20% de nourriture bio dans les cantines, mettons tout en oeuvre pour libérer l’innovation, donnons les moyens à l’AFSSA d’évaluer le rapport bénéfice / risque des nouveaux produits avec un souci de progrès, et pour encourager les initiatives de formation, d’information sur les méthodes de lutte permettant de minimiser les traitements.

Les produits phytosanitaires sont bien plus utiles qu’ils ne présentent de risque, encourageons tout simplement leur au plus juste.

Anonyme
11/10/2007
Non à la réduction des pesticicdes

je suis d’accord pour le retrait des substances notoirement nocives mais elles ne sont pas toutes ainsi. Elles permettent dans bien des cas de lutter contre des parasistes et les maladies ; les plantes ont droit à la santé comme nous. Pourquoi leur interdire l’accés au soin. Je ne comprends pas ! Je suis persuadé que leur évaluation à beaucoup progreeé ces dernières années, du moins je l’espère. Les agriculteurs doivent être formés et responsabilisés. ne sont-ils pas encadrés ? Je crois sincèrement qu’ils font au mieux et pas m’importe quoi. Ils ont la responsabilité de nous nourrir. Le bio n’est pas disponible pour tous. les pays riches seront ils les seuls à être soi-disant protégés. quelle injustice à l’échelle de la planète ! ! ! Eduquons nous. eduquons les utilisateurs de ces "médicaments" ! ! Et n’ayons pas peur.

JC

Francis
11/10/2007
Réduction et interdiction des substances pesticides

L’agriculture française, tous acteurs confondus, n’a pas attendu ce grenelle pour s’interroger sur les bienfaits et les risques liés à l’utilisation de spécialités dites rébarbativement pesticides, qui sont en réalité des outils de protection des végétaux que nous consommons.

L’interdiction légitime souhaitée de nombre de ces spécialités dangereuses est déjà effective, tout comme une réduction des quantités de celles restantes mais nécessaires à une agriculture qui doit répondre aux besoins alimentaires, quantitatifs et qualitatifs .

Une décision arbitraire sur un pourcentage de réduction à atteindre ne serait qu’une réponse politique à une perception angélique d’une frange de population ne disposant pas, car complexe, des éléments rationnels d’analyse de la situation.

L’environnement est à préserver, la santé du consommateur aussi avec une alimentation de plus en plus saine. L’utilisation raisonnée de tous les outils, techniques, naturels, chimiques, biologiques, le permet.

Ne laissons pas péricliter une agriculture française et européenne professionnelle et capable d’évolutions nécessaires, par des décisions drastiques qui favoriseraient les délocalisations de production. Qui pourrait penser que les productions agricoles venant de pays autres seraient plus sûres ?

Le confort alimentaire ne doit pas nous faire oublier que l’équilibre actuel est fragile, et la résultante de l’intelligence et du progrés.

isabelle PLAISANT
11/10/2007
Périmètres de protection des captages
Fin 2004, ce sont les DDASS qui ont "récupéré" la procédure d’instruction des périmètres de protection des captages d’eaux. Aucun personnel supplémentaire n’ a été accordé par Bercy : pourtant l’excédent de charge de travail avait été estimé à 100 ETP d’ingénieurs. En juillet 2007, 50% des captages étaient protégés en France (soient environ 17 000 captages) couvrant 58% des débits de production. Il en reste donc 17 000 à protéger. les DDASS instruisent 900 procédures par an. Mais au départ, c’est la collectivité locale qui doit enclencher la procédure, avec rapports de bureaux d’études à l’appui. Le coût financier peut être un frein pour les petites collectivités malgré les aides des agences de l’eau et des conseils généraux. Les DDASS ont des corps de contrôle (ingénieurs du génie sanitaire, ingénieurs d’études sanitaires, techniciens sanitaires, adjoints sanitaires) qui sont habilités à contrôler les prescriptions imposées aux exploitants dans ces zones de protection. Ces dernières années, la priorité a été donnée dans le cadre des plans vigipirates à la sécurisation de l’accès dans les périmètres de protection immédiats, ce qui n’était pas le cas partout.
isabelle PLAISANT
11/10/2007
Pollutions diffuses par les nitrates
Une origine des pollutions n’est pas citée : celle des effluents d’élevages, c’est pourtant bien la cause majeure de la situation de certaines eaux bretonnes qui sont impropres à être utilisées pour faire de l’eau potable. Des années d’autorisation d’élevages par les préfets, une législation "installations classées pour l’environnement" dont les seuils de classement augmentent au fil des années, des établissements non soumis à autorisation, une réglementation qui est appliquée "établissement par établissement" sans prise en compte et intégration des pollutions déjà "autorisées" pour les élevages polluants dans le bassin versant...En aval, les flux s’acccumulent. Les DDASS ont donné l’alerte depuis 30 ans (c’était le sujet à la mode en 1977 à l’école nationale de santé publique quand j’ai passé mon diplôme d’ingénieur du génie sanitaire) mais la santé environnementale qui veut vraiment s’en préoccuper ?. L’opiniâtreté des personnels de santé environnementale des DDASS dans le dossier des nitrates en Bretagne a été reconnue par le Tribunal Administratif de Rennes (arrêt de Guingamp- 2 mai 2001) quand la société Suez-Lyonnaise des Eaux a fait condamner l’Etat pour carence dans l’instruction des dossiers d’autorisation d’élevages et le contrôle des ICPE. Comme l’indique cet extrait d’argumentation du Commissaire du Gouvernement : "... seule la DDASS paraît se préoccuper de la protection de l’environnement mais ses avis ne sont pas pris en considération. La DDAF ne donne pratiquement jamais d’avis défavorable, elle se contente de signaler, pour faire bonne figure, quelques captages d’eau dans les limites du territoire communal. Quant au service vétérinaire, il se comporte en défenseur des pétitionnaires et critique les avis émanant de la DDASS, attitude, vous le voyez, très constructive. Les conséquences de l’absence totale de sérieux des avis émis par la DDAF et la DSV sont très nettes ... ». Conséquence de ces années de sourde-oreille des préfets : Pour 9 captages d’eau, la France a failli être assujettie à verser des sanctions financières suite au jugement de la Cour européenne de justice de mars 2007.Et pas une bagatelle : 28 millions d’euros d’amendre forfaitaire et 117 000 euros d’astreinte par jour de non rétablissement de la situation. Cette menace de sanction s’est tout à coup effacée par un coup de baguette magique en échange d’un programme d’action spécial... Ce message est dédié à la mémoire de Joël MADEC, ingénieur du génie sanitaire du Finistère, décédé trop jeune, mais qui s’est battu sans relâche contre la prolifération des élevages de porcs en Bretagne.
Annette
11/10/2007
les pesticides

Je voudrais réagir à la préconisation N°1 qui est d’interdire l’usage des substances les plus dangereuses dès que possible et réduire fortement l’usage des pesticides à moyen terme. Avec la réhomologation européenne de toutes les substances pesticides, les substances les plus dangereuses ont déjà été éliminées. C’est encore en cours et il y aura encore des disparitions de produit les plus dangereux. Les quantités de pesticides vendus ont déjà diminués de 40% entre 1999 et 2006.

Pourquoi donc demander encore plus à l’industie des pesticides ?

Il est ridicule d’interdire des substances sur le danger qu’elles représentent et non le risque. Oui les pesticides sont des produits dangereux mais tout dépend comment on les utilise. Personne n’est censé en boire de grosses quantités par exemple ! Durant l’homologation de ces produits, on regarde justement si les risques sont acceptables pour une utilisation normale et le produit n’est pas autorisé si les risques ne le sont pas.

Je voudrais terminer en disant que le bio n’est pas la solution. L’agriculture raisonnée, oui ! Le bio ne peut pas suffire à nourrir une population mondiale qui grossit continuellement. S’il n’y avait eu que des pommes de terre bio en France cette année, ou que de la vigne bio, on n’aurait pas eu de patate à manger du tout, ni de vin à boire à cause du mildiou ! Et quand c’est la canicule ce sont les insectes qui s’y mettent !

Et je n’ai pas envie de vivre dans un pays qui importe tous ses produits alimentaires ! J’ai envie de manger des pommes de terre et des tomates françaises. Il n’est pas écologique non plus de transporter toutes les denrées.

jacques simon
11/10/2007
Il ne faut pas attacher la charrue avant les boeufs

Dans le cadre du Grenelle de l’environnement (groupe G 4*et G6**) , je vous propose de vous interroger sur la façon de nourrir la planète dans les années à venir avec les meilleures technologies disponibles à un coût économique acceptable.

Bio, OGM ou utilisation de produit phytosanitaire, toutes les techniques sont possibles.

Il faut faire des simulations sur les rendements qualitatifs et quantitatifs.

En effet, lorsque les rendements des cultures bio sont de 20 à 40 quintaux et que les rendements de l’agriculture raisonnée sont de 40 à 80. Il faut se poser la question de savoir où nous allons trouver les surfaces pour produire les quantités de céréales manquantes.

Devrons nous arracher nos forêts pour trouver les surfaces suffisantes ?

Il faut se demander comment nous allons protéger nos cultures contre les insectes, les attaques de mildiou ou autres nuisances actuellement pris en compte par les produits phytosanitaires.

Il faut étudier ce que ferons nos voisins (Europe, Asie, Etat unis, Amérique du Sud).

Il faut évaluer le coût des céréales à rendement plus faible dans la mesure où les consommateurs de céréales seront tentés de s’approvisionner sur le marché mondial si les coûts français sont plus élevés.

Ne sommes nous pas en train de reproduire ce qui est arrivé à l’industrie textile ?

Par conséquent, nous devrons vérifier si nous ne sommes pas en train de casser la compétitivité de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire Française avec les conséquences induites sur la balance des paiements de notre pays. et sur les sous-traitants de ces 2 industries.

Après cela seulement, il sera possible de se fixer des règles du type moratoire ou non des OGM, suppression ou non de 50 % des pesticides, développement ou non des cultures BIO.

Dans le cas contraire, nous commençons à avancer les solutions sans se soucier des conséquences et surtout en perdant de vue le but principal de l’agriculture.

Nous n’arriverons qu’à casser une industrie agroalimentaires, une agriculture, une viticulture, une arboriculture qui sont à ce jour des poumons économique pour notre pays.

Ne serions nous pas dans le schéma classique de la personne qui voulant bien faire résout un problème mais en créer d’autres plus importants ?

Alors pour conclure et conscient que cette modeste contribution apporte plus de questions que de réponse, je la terminerai par ce dicton paysan, il ne faut pas attacher la charrue avant les bœufs.

* G 4  : Adopter des modes de production et de consommation durables. ** G 6  : Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l’emploi.

Memette
11/10/2007
aires d’alimentation des captages
Des exemples existent d’une conversion en bio des exploitations agricoles situées sur l’aire d’alimentation des captages (notamment la Ville de Munich, en Allemagne). Les traitements de potabilisation sont ainsi rendus superflus, les eaux restant de qualité sans pollution diffuse par les infiltrations dans les nappes. Il faut améliorer les modes de production sur ces aires d’alimentation de captages, et renforcer les MAE (enveloppe disponible, adaptation aux enjeux locaux des territoires, simplification administratives). La réduction des productions fortement consommatrices d’eau est également nécessaire, pour retourner vers des productions locales desservant des filières de consommation locales.
pseudo 08
11/10/2007
L’utilisation des produits phyto

Les differentes pollutions ou résidus de produits phyto dans les sols ou dans l’eau sont dans la grande majorité liées à des actes accidentels. Les produits retrouvés sont même souvent des produits utilisés depuis plusiers années, voire décénies donc qui ne correspondent plus aux applications actuelles beaucoup plus raisonnées !

Les agriculteurs connaissent assez bien la valeur des phytos pour ne pas mettre des doses supérieures aux doses homologuées dans les champs. Les coopératives et négoces conseillent également comme certaines sociétés phyto "les bonnes pratiques phytosanitaires" ex : ne pas traiter si trop de vent,le respect de la dose ,utilisation de "phytobac" etc... Il faut préciser également que beaucoup de ces distributeurs sont certifiés pour pouvoir conseiller ces produits phyto. Dans un prochain avenir cesont les exploitants agricoles qui vont également l’être .

Que dire de la SNCF qui asperge le bord des voies avec de l’herbicide sans se soucier des doses ainsi que des milliers de Mr ou Mme Toulmonde qui traitent les cours et jardins en mettant 10 fois la dose necessaire "pour que ça marche mieux ! ".....

Ces produits phyto font actuellement l’objet d’une homologation trés stricte au niveau europeen d’une part et francais d’autre part et c’est en France où les produits mettent le plus de temps avant d’être homologués. Le dossier toxicologique y est le plus draconien.

Donc interdir les substances dangereuses ne veut strictement rien dire , il faut également faire une différence entre risque et danger. Utiliser du carburant est aussi dangereux ,même si c’est du bio carburant...etc...

Le probléme réside également dans les médiats qui montent en épingle toutes ces affaires de "pesticides" en manipulant l’opinion du grand publique pour faire "du papier" ou de l’audimat .

Ce n’est pas parcequ’un produit n’est pas traité qu’il n’est pas dangereux exemple : les mycotoxines émises par un champignon des céréales.

Si cette année nous avions attendu les agriculteurs biologistes pour avoir du raisin des pommes de terre et et des tomates , avec le mildiou,je pense que l’on aurait pas récolté grand chose, et ce n’est qu’un exemple........

Philippe
11/10/2007
élevage industriels porcins

Diminuer la pollution par les nitrates, belle idées surtout quand on se promène sur les plages du nord bretagne et que l’on découvre avec un tel ravissement ces algues vertes et puantes à perte de vue, c’est encore plus marrant quand ces pollueurs que l’on félicite pour leur progrès en la matière se targuent de bonnes pratiques agricoles et la meilleure, c’est quand on s’aperçoit entre les différents sujets de ce grenelle concernant l’agriculture, c’est que l’on demande au français de payer pour que certains puissent polluer et diminuer à outrance nos ressources naturelles et que d’autres demandent à être payer pour la simple raison qu’ils se trouvent dans un territoire où justement ils ne peuvent pas polluer comme ils l’entende par des effluents d’élevage ou des pesticides.

Pour ce qui est de l’élevage industriel porcin, hors-sol, je n’irai pas par quatre chemin, obligation s’équiper d’une station d’épuration dans les 5 ans. Pour celles qui en sont équipées, contrôle trimestriels de la qualité des rejets. Pour les surfaces prévues afin d’épandre les effluents, analyse obligatoire de ces terres afin de savoir si elles sont aptes à recevoir les quantités que l’éleveur souhaite y déverser. Un reliquat de nitates des épandages précédent suivant la culture faite peut y demeurer et dans ce cas les normes seront dépassées.

En cas d’anomalies constatées, dans tous les cas, arret de la production jusqu’au retour à la normale

Aider le retour à la production en plein air, plus naturelle pour les cochons et moins polluante pour la planète.

Philippe
11/10/2007
réserves de substitution
Sans une police de l’eau digne de ce nom ce sera l’anarchie la plus totale comme elle s’est présentée il y a deux ou 3 ans en Charente. Malgré l’interdiction de remplissage de ces énormes réserves ( digues de 15 à 20m de haut et d’une capacité de 300 000 m3 chacune) certains, se sentant protègé par la hauteurs de leur muraille n’ont pas hésiter à les remplir alors que les niveaux de la ressource était au plus bas suite à une 3ème année de sécheresse consécutives. Tout aurait pu en rester là si une association n’avait pas enquêter et découvert le pot aux roses. De police de l’eau il n’y en a pas, 2 personnes par département me semble trop peu pour couvrir de tels territoire. Ces réserves, parlons en, si seulement elle se remplissait de l’eau de pluie, mais non elle se remplisse de l’eau de nos rivières, et en France, qu’il y en ait assez où pas c’est ce qui est grave et tout cela payé à 80% par le contribuable. Est-ce qu’on appelle l’intéret public ? non parce qu’elles ne servent qu’à garantir à 3 ou 4 agriculteurs une production déjà subventionnée, le maïs (production particulièrement pollueuse de par ses traitement phyto-sanitaires et autres, servant à écouler les effluents d’élevage très riches en nitrates, qui a besoin d’eau surtout en été aux heures les plus chaudes de l’année et qui en plus est une deuxièeme fois subventionnée puisque ces gens récupère la subvention à l’irrigation. En résumé, ils irriguent leur champs en prélevant l’eau dans le milieu naturel ’ruisseau, rivière, nappes profondes etc, et dès les mesures d’interdiction de pompage décrétées par la préfecture en période chaude, alors que les petits copains n’ont plus le droit d’arroser, que certaines communes connaissent des problèmes d’alimentation en eau potable, ces messierus arrosent à qui mieux mieux leurs production et les routes alentours tout cela pour toucher des subventions. A l’automne ; alors que les nappes phréatiques, ruisseaux et rivières ont du mal à se recharger par manque de pluie, tant pis, on rempli quand même les réserves et on sera prèt pour diminuer de nouveau les réserves en eau l’année suivantes. Le problèeme c’est que ces réserves en eau diminuent de plus en plus tôt chaque année et un jour viendra peut être l’idée de créer des réserves pour remplir les réserves Alors, stop à ces subventions malfaisantes et le problème des bassines se tarira de lui-même. Encore une chance que la récolte de riz, de coton ou de bananes ne soit pas sur-suventionné, je ne vous explique pas le problème l’été prochain. Si chaque région cultivait ce que son climat lui permet, on en arriverait pas à ces extrémités
benji
11/10/2007
A quand l’arret de la commercialisation du glyphosate ?
Le glyphosate est en vente libre pourtant il est très toxique pour l’aquafaune, l’environnement et l’homme. Donc suite à ce Grenelle de l’environnement, une conclusion d’évidence est de commencer par arreter la vente du Glyphosate sans délais pour écouler les stocks
Anonyme
11/10/2007
Inepsie
......Et ainsi faire comme avec L’arsenite de sodium à ne pas savoir quoi faire des stocks attendre 5ans avant d’organiser une collecte qui a couté tres chére pour en fait les detruire et les enfouir.Alors qu’il aurait été plus simple de faire utiliser les stocks restant par des applicateurs agrées ce qui étaient deja de plus en plus le cas.Soit dit en passant aujourd’hui L’Esca est une maladie qui n’est plus combattue et qui petit à petit va détruire notre vignoble.Mesdames et Messieurs les politiques par pitié ne prenaient pas des mesures irréflechies lourdes de conséquences dans le but inavoué de faire pour être de nouveau réelu plaisir au plus grand nombre
Anatole
11/10/2007
pourquoi le glyphosate ?
Le glyphosate est une des molécule les plus propres qui existe parmi les produits phytosanitaires. Le glyphosate est moins toxique que le sel de cuisine ou la caféine. Et un homme pourrait manger 180 KG de pommes traité avec une forte dose de glyphosate tous les jours durant toute sa vie sans avoir d’effet néfaste sur sa santé lié à la molécule, cependant il risque une grosse indigestion de pommes ! Aucune étude scientifique n’a prouvé que cette molécule était trés toxique pour l’aquafauneou l’homme.
benji
11/10/2007
Les mesures de polluants agricoles dans l’environnement en question
Si vous mesurez des taux de nitrates, de pesticides, herbicides dans un cours d’eau après épandage dans un champs et que vous moyennez ces mesures avec d’autres mesures faites hors périodes d’épandanges, vous pouvez arriver à conclure que le taux de nitrate dans le cours d’eau est en bonne voie de diminution. Il faut arreter de moyenner les mesures et se placer dans les pires cas ; sinon les mesures ne sont pas objectives
benji
11/10/2007
Réduire les pesticides OK mais surtout et aussi leur toxicité
En effet, les firmes développent des pestcides de plus en plus efficaces et donc plus toxiques, si vous réduisez la quantité de pesticde d’un facteur 10 mais que sa toxicité est multiplié par un facteur 100, ça ne sert à rien de reduire l’usage des pestcides, c’est le produit quantité*toxicité qui doit être réduit dont surtout le facteur toxicité....
jojo
11/10/2007
Agronomie...

bonjour, ne serait-il pas temps de raisonner intelligemment ? Vouloir tout régler par de simples quantifications ( diminuer de 50 % les pesticides par exemple)nous fera aller tout droit dans le mur.Je suis agriculteur et éleveur de vaches laitieres et ce n’est jamais par plaisir que j’use de produits phytosanitaires cependant ,de même que je vais chez le medecin quand je suis malade, il est parfois necessaire d’intervenir au niveau des cultures comme de mes animaux.il faut juste réfléchir .

en ce qui concerne la couverture hivernale des sols ,si l’idée peut sembler judicieuse pour limiter l’érosion et la fuite de nitates notamment,c’est une mesure qui pose de gros problemes d’application dans les terrains argileux où les labours d’hiver sont préconisés(le gel hivernal permet la plupart du temps de limiter les couteux passages de matériels au printemps .....choisir entre l’action mécanique de Dame Nature et l’usage "débridé" de gros engins........that is the question

guy
10/10/2007
renforcer les distributeurs d’agrofourniture par la certification
Le distributeur d’intrants agit au plus pret du terrain aux côtés des agriculteurs par les conseils et les préconisations qui sont apportées ...Il sait aujourd’hui qu’il ne faut pas trop prescrire car l’utilisateur-agriculteur sait autant compter, analyser, décider mieux que quiconque...Le temps est arrivé ou il faut écrire, archiver, noter tout ce qui est dit et prescrit à l’agriculteur...Le temps de la traçabilité est là ! ! C’est le passage de l’oral à l’écrit ; demain, il faudra aller plus loin...Le distributeur d’intrants, de semences, d’engrais, de produits de traitements, devra être en mesure de montrer que ses actions sont en accord avec les cahiers des charges des activités de production-végétales et/ou animales...ceci pouvant ou devant faire l’objet de controle par un tiers au travers de la certification de son entreprise de distribution....
Pascal 91
10/10/2007
Le déclin programmé

La composition de ce groupe de travail où les professionnels agricoles sont sous représentés ne pouvait qu’aboutir à une véritable avalanche de propositions partisane, anti économiques et dénuées de bon sens.

C’est vrai, nous ne sommes plus les paysans d’antan avec nos sabots, nos fourches et nos bœufs. Le modernisme a aussi atteint nos campagnes avec ses machines, ses engrais et ses moyens de lutte contre les ennemis des cultures (pesticides) (Au fait, savez-vous qu’éthymologiquement pesticide veut dire tuer la peste ? Si vous êtes contre les pesticides, vous êtes donc pour la peste...) L’utilisation de ces produits est soumise à une autorisation de mise sur le marché comparable à celle des médicaments. L’innocuité pour l’homme et l’environnement est mesurée avant toute commercialisation. Quand la plante est malade, on la soigne comme une personne.

Nous ne prétendons pas que ces produits sont inoffensifs. Leur emploi est règlementé et ne doit pas sortir d’un cadre d’utilisation, exactement comme le Doliprane, la pilule contraceptive ou tout autre médicament chimique.

Vous voulez la suppression des engrais de synthèse pour les remplacer par des engrais naturels, que sont le fumier, le lisier de porc, ou les fientes de poule. Soit, mais la présence de ces animaux générera du bruit, des odeurs et des mouches. Et bien cela donnera un nouvel os à ronger aux associations locales de l’environnement.

Les plantes comme les hommes ont besoin pour vivre d’eau, de nourriture (engrais) et de soins (pesticides). Nous disposons de matériels de plus en plus performant et précis. Nous avons maintenant des outils permettant d’ajuster au mieux nos pratiques agricoles aux besoins de la plante : pilotage de l’azote, analyse de terre, diagnostic des maladies, pièges à insectes, GPS, internet, et ceci avec l’appui de conseillers techniques.

J’ajoute que nous sommes régulièrement contrôlés par divers services de l’Etat sur nos exploitations dans le cadre de la législation sur la fertilisation et la protection des végétaux.

Nous avons un cahier des charges concernant nos productions, lesquelles doivent être exemptes d’insectes, de champignons, de moisissures, de mauvaises graines pour être commercialisables. La traçabilité est également de rigueur chez nous.

Grâce à ces moyens, nous avons considérablement augmenté notre production au fil des années pour que la France soit devenue le 2ème exportateur mondial agro-alimentaire derrière les USA. En 40 ans, le budget des ménages pour l’alimentation a été divisé par 2. C’est une réussite pour mon pays et ceci grâce aux agriculteurs.

Vos propositions auront pour conséquence une baisse sensible de la production française à l’heure où la demande mondiale croît plus vite que l’offre. Le revenu agricole chutant, les investissements et les achats diminueront. L’amont et l’aval de l’agriculture seront durablement touchés. Nos usines agroalimentaires perdront des emplois ou pire délocaliseront.

Avec cette perte de compétitivité nos concurrents se frottent déjà les mains devant le déclin organisé de l’Agriculture Française. La France Agricole deviendra un musée.

J’ose espérer que nos politiques sauront garder les pieds sur terre et prendront des décisions de BON SENS .

ff
10/10/2007
Agriculture Française efficace et respectueuse

Bonjour,

Pour commencer,L’agriculture française est certainement la plus productive au monde et aussi la plus respectueuse de l’environnement. Je m’explique, aujourd’hui en france, les agriculteurs disposent des moyens les plus sophistiqués pour pratiquer leur métier ; "matériels agricoles :pulvérisateurs aux normes européennes, épandeur à engrais dirigé par GPS pour distribuer la dose selon les carences du sol et les besoins de la culture... "Diagnostics Techniques" : Réalisés à la parcelle par des vrais professionnels de l’agriculture, Distributeurs, Prescripteurs mais également nos agriculteurs qui ne l’oublions pas, ont souvent obtenu des diplômes en agricultures : BEPA, BTS,Ingénieur... "Produits Phytosanitaires" : Un grand nombre de matières actives sont disponibles sur le marché pour réduire la pression parasitaires des cultures, assurer un désherbage acceptable pour que la culture puisse exprimer tout son potentiel. Ces produits sont très utiles pour assurer des rendements corrects et une qualité sanitaire irréprochable. Clairement l’Agriculture Française réussi à concillier production et environnement, malheureusement dans cette société le bouc émissaire était tout trouvé. Demain il faudra nourrir les hommes et les femmes de notre planète, la démographie explose dans les pays sous-développés et l’urbanisation ne cesse de nous priver des terres cultivables. L’équation va devenir difficile si en plus on décide de remplir nos réservoirsavec le blé, le maïs ou le colza. Il est tant d’arrêter nos reflexions égoïstes de citoyens de pays riches et porter un regard global sur le monde. Bien cordialement

Philippe68
10/10/2007
Reduction des produits phytosanitaires et principe de substitution
Je suis d’accord avec le principe de réduction des produits phytosanitaires mais je suis contre une imposition quantifiée de celle-ci ! Il existe des processus de recertification à l’échelon européen des matières actives ( Annex 1 91/414) qui vont NATURELLEMENT nous amener vers ces objectifs de réduction des intrants . Je suis également en phase avec le principe de substitution mais cela ressemble plus à l’arroseur arrosé qu’ à autre chose ! Enormément de dossiers d’homologation de produits sont bloqués au niveau de l’AFSSA suite à la réorganisation du système d’homologation ! ! ! Le principe de substitution ne peut donc s’appliquer car la France bloque par ses lenteurs administratives ,pénalisant la compétitivité du monde agricole tout le systéme (c’est un autre problème , qui est la perte de compétitivité de l’agriculture française de part le manque de concertation à l’échelon planétaire d’une politique agricole COMMUNE !). Que la France s’aligne sur les processus européens , transcrivent en temps et en heure en droit français le droit européen et vous verrez une nette amélioration au niveau du nombre de matières actives autorisées et utilisées sur le territoire . Interdire de façon non raisonnée sera contre-productif et rajouter des textes de lois à ceux existant va surtout apporter de la confusion
Anonyme
10/10/2007
les limites de l’agriculture biologique

Bonjour,

contrairement à de nombreuses idées reçues, l’agriculture biologique ne permet pas de garantir dans tous les cas une diminution de la pollution des sols. En effet il faut savoir que malgré l’interdiction d’utilisation de produits chimiques de synthèse il est tout de même autorisé par le cahier des charges d’utiliser les molécules de soufre et de cuivre. Ainsi la fameuse bouillie bordelaise utilisée pour lutter contre la maladie du "mildiou’, essentiellement composée à base de cuivre, s’est souvent vue surdoser par les agriculteurs bio dans la production viticole (entre autres) pour conduire à une pollution des sols due à une accumulation de cuivre.

Aussi, l’utilisation de fongicides non autorisée dans les productions biologiques entraîne un développement des mycotoxines (sous produits toxiques de moisissures) or celles ci constituent un grave risque pour la santé du consommateur. Cependant la connaissance des facteurs de risques principaux pour leurs développement à savoir la culture sur un précédent maïs et/ou des conditions climatiques humides lors de la floraison du blé font qu’il est possible d’en éviter le développement avec de lourdes contraintes pour l’agriculteur et une garantie de la qualité aléatoire.

Philippe
10/10/2007
La fnsea est passée par ici

"Ces contraintes supplémentaires sont un véritable service environnemental rendu par les exploitants, qui devra être rémunéré en tant que tel."

Quand je lis cela je me demande de qui l’on se moque On devrait donc payer nos chers agriculteurs pour ne pas qu’il pollue si je comprends bien Déjà qu’ils sont payés pour le faire,(par la production et les pesticides sur du maïs subventionné) et pour nous privés de nos réserves en eau (subventions au maïs irrigués) et qui dit maïs dit pesticides, effleuents d’élevage sans parler de tout les reste.

Moi je préférerai entendre pollueur-payeur comme tous citoyens lambda

Les effluents d’élevage devrait être taxé en fonction de l’élevage, encourageons la construction de station d’épuration, controlons tous les ans le taux restant de nitrates dans les parcelles situées sur les plans d’épandages afin d’éviter de rajouter les 170 unité d’azote/hectare dans un terrain qui en est peut être encore gorgé et là peut être seront nous à même de gagner la bataille de la pollution de l’eau

SG
10/10/2007
Encourager l’utilisation de produits ménagers écos

Bonjour,

Il me semble qu’encourager l’utilisation des ménages de produits ménagers respectueux de l’environnement serait déjà un pas.

Il existe de nombreux produits méconnus, pour ne citer qu’un exemple, les noix de lavage pour remplacer les lessives, qui permettent de supprimer des pollutions à la source.

Encourager, c’est déjà informer les consommateurs (éducation à l’environnement) et détaxer (pourquoi pas) ces produits (qui ne sont déja pas tres chers) pour inciter à les acheter.

Cordialement, Sonia GUILLOT

ERIC D
10/10/2007
Oui aux produits phytosanitaire
Le volume de produits phytosanitaire a baisser de 40 % en 10 ans, dées efforts énormes ont été consenti par les agriculteurs, la distributions et les firmes phytosanitaires. Aujourdhui, ces produits nous garantissent une récolte de qualité . Le rapport de l’académie de medecine ( excusé du peu ) est formelle, il n y a pas de lien entres les cancers et les produits phytosanitaires. Le professeur Bellepomme est revenu sur ces déclarations, personne nen parle dans la presse, personne n a publié son rapport remis aux deputé car c’est une coquille vide . Et que dire des journalistes qui lui accordent du crédit pour faire monter l’audimat de leurs journaux televisé. Les produits phytosanitaires sont incontournable pour faire face aux enjeux de futut : nourir la planete. La population mondiale explose, les terres cultivables disparaissent peu à peu et la desrtification progress. Interressz vous aux prix des matieres premieres agricoles aujourdhui : leurs prix explosent sur tous les marchés. Fait il arriver à une famine pour comprendre l agriculture doit etre compétitive , tout en respectant notre environnement . Aujourdhui, les agriculteurs laissent des bandes enherbées le long des cours d’eau, bcp de spécialités ont été retirés du marché, l utilasation des produits phyto sanitaires est de plus en plus encadrés. Enormement d’actions sont mise en place pour le respect de l’environnement.
L. ZAUGG
9/10/2007
Interdire la pollution par la pub

Il faut interdire la pub qui rend idiot et contribut mine de rien à détrire notre environnement (visuel pour commencer, puis au niveau des ressources naturels et enfin au niveau énergétique).

En espérant que ça arrive, vous pouvez à votre échelle réduire considéablement réduire la pub papier qui arrive dans vos boites aux lettres.

  COLLER SUR VOS BOITES AUX LETTRES UN PAPIER AVEC LE MESSAGE SUIVANT :
  "PAS DE PUB - MERCI"

Personnellement, je constate dans mon immeuble, où la quasi-totalité de mes voisins m’ont suivi dans cette démarche, que la poubelle à papier ne se rempli quasiment pas...

Jacques-Claude
9/10/2007
réduire le nombre de molécules phytos ! !

Bonsoir,

Le processus de réhomologation européen de toutes les molécules est en cours. Au départ, il y avait environ 1000 molécules homologuées et il en restera moins de 300 fin 2008, à la fin du processus. En parallèle, seulement 70 nouvelles molécules ont pu être homologuées depuis 1993. Cela veut dire que les agriculteurs n’auront plus à leur disposition qu’environ 300 molécules demain pour détruire les mauvaises herbes, combattre les insectes ravageurs et lutter contre les maladies fongiques sur toute la variété de cultures que nous avons en France. Cela devient mission impossible ! Les agriculteurs américains ont toujours environ 1000 molécules à leur disposition. On va mettre nos agriculteurs dans une situation de compétition intenable pour eux.

Il faut avoir le courage de dire que nous avons besoin de garder certaines molécules qui présentent des caractéristiques de danger,mais sont indispensables à notre agriculture, à la condition que ce danger soit parfaitement maîtrisé par des mesures rigoureuses de prévention des risques.

Jacques-Claude
9/10/2007
séparation du prescripteur et du fournisseur de phytos ? ?

Bonjour,

Séparer ces 2 rôles, cela revient à payer 2 fois : une fois pour le prescripteur et une fois pour le fournisseur ! ! Sans parler de la bureaucracie. En tant qu’agriculteur/forestier, cela va encore compliquer ma vie. Les prescripteurs indépendants seront-ils vraiment impartiaux ? Regardons le système en Grande-Bretagne où il existe des "agronomists" qui sont pour une partie des prescripteurs indépendants. Le résultat n’est pas meilleur qu’en France.

J’ai besoin de fournisseurs honnêtes et qualifiés qui me donne une prescription technique sérieuse et évitent de me faire trop dépenser en phytos. Honnêtement, je préfère le système de certification de mon fournisseur et j’aimerais recevoir plus de formation moi-même pour pouvoir juger.

Jean-François
10/10/2007
Oui à la séparation du conseil et de la vente des intrants

Certe il faudra payer ces prescripteurs, comme le font déja les agriculteurs qui sont adhérents de CETA, mais cet investissement sera largement remboursé par la baisse des prix des intrants qui découlera de ce système.

En outre les prescripteurs seront largement plus indépendants que les prescripteurs vendeurs puisqu’il ne sont pas soumis aux pressions commerciales des fabricants.

Un agriculteur adhérent d’un CETA.

Jacques-Claude
9/10/2007
homologation simplifiée des substances naturelles ? ?

Comment peut-on être sûr qu’une substance naturelle présente moins de risque qu’une substance dite chimique ?

L’exemple de l’insecticide roténone qui va être banni par l’Union Européenne montre que des produits naturels peuvent être bien plus toxiques que des produits naturels.

C’est peut-être difficile économiquement d’exiger toutes les études scientifiques d’homologation pour les produits naturels, mais cela revient à instaurer une sous-homologation pour ceux-ci avec à la clé un niveau de sécurité pour l’environnement et les consommateurs complètement bradé.

M.Bernard
9/10/2007
Economiser Eau et Electricité

Pourquoi ne pas prendre des lois pour forcer les robinetteries à consommer moins d’eau. Moi, j’utilise des économiseurs d’eau qui réduisent mon utilisation de 40 à 60% d’eau. http://www.maison-ecolo.com/boutic/bou_list.cgi ?codefam=eau&codesfam=eco&lang=

Pourquoi ne pas exiger qu’il n’y ait plus que la production que d’ampoule à basse consommation d’énergie. Je n’ai que cela chez moi et pourtant je ne gagne que 1100 euros/mois.

Ces ampoules pourraient être également utilisées dans les administrations, les lycées, collèges, écoles. Ainsi que les économiseurs d’eau.

Pourquoi ne pas exiger que la production de matériel électrique de classe A, de machine à laver de classe A.

Rappeler que la machine à laver la vaisselle consomme moins que le fait de laver à la main en plus c’est sympa.

achille
9/10/2007
La politique de la taxe élimine les plus faibles

Pour faire évoluer les pratiques agricoles certains politiques prônent l’arme de la taxe. C’est une grave erreur,les taxes éliminent les plus faibles et favorisent la concentration des exploitations.Parfois le consommateur réclame cette pratique. Il devrait savoir que c’est lui qui risque fort de payer puisqu’il est en bout de chaine et le producteur voudra préserver sa marge.De plus, est-ce nécessaire d’augmenter les charges quand les produits incriminés comme les engrais ont subi une inflation importante sur 2007, pouvant atteindre 80% pour certains ?

Les produits phytosanitaires et les engrais sont déjà trop chers pour en abuser !

Anonyme
9/10/2007
Les veilles ne servent à rien !

Pourquoi avoir des veilles sur nos télévisions, nos radios ou autres appareils électroniques ?

Personellement, je les trouve inutiles et coûteuses sur le long terme. Et je ne suis pas la seule à le penser ! De plus en plus d’études montrent que si personne en France ne mettait ses appareils en veille, on économiserait l’énergie d’au moins une centrale nucléaire ! Ce qui est énorme ! celà se ressentirait sur nos factures d’électricité.

De plus, à l’heure où la santé est devenu un enjeu vital, est-il normal de garder une chose aussi dangereux qu’une veille qui permet à la personne de même pas faire ce geste simple de ce lever et d’éteindre la télévision par exemple ?

Malgré tout, les fabricants continuent d’installer des "petits points rouges" sur nos téléviseurs surtout ! Pourquoi ? Attendent-il la mise en vigeur d’une loi interdisant purement et simplement la veille ?

Sylvain
9/10/2007
Intégrée et Biologique
Faite que l’agriculture intensive et raisonnée soient vite pour chacun d’entre nous du passé ! L’avenir est à l’agriculture intégrée et surtout biologique, c’est la seule conclusion à laquelle on arrive si l’on se projète sur le long terme et si l’on a un minimum de bon sens ! Tout mon entourage à de grandes attentes à ce niveau ! Ne nous décevez pas ! Les sols se meurent, la vie y est détruite par tous les "cides", l’agriculture intensive emet énormément de CO2, il est grand temps d’agir !
agri 31
9/10/2007
Gestion des pesticides et autres intrants

La pollution diffuse des pesticides dans l’eau (je ne parlerai pas de l’air), fait consensus, dés lors que pouvons nous faire pour limiter cette pollution. La réduction drastique (50% pourquoi pas) des quantités de pesticides apporte une réponse. Il faut aussi arrêter la commercialisation des produits carcinogès, mutagènes, et ayant un effet néfaste sur la reproduction. Mais une solution qui permettrais de réduire de façon très importante la diffusion des pesticides dans l’environnement est la mise en place, de bandes enherbées de 5 m de large mini ou de haies de 1,5m de hauteur et 1,5 m de large, le long de toutes les zones susceptibles de recevoir de l’eau à un moment ou un autre ; soit rivière, ruisseaux, tous les fossées en eaux ou pas notamment les collecteurs de drains, mares, ... Par ailleurs ces bandes devraient être mises le long de tous les chemins et routes qui sont de véritables autoroutes pour les résidus dès qu’il pleut fortement. Enfin ces bandes doivent être positionnées le long de tous les lieux privés d’habitation (il m’est arrivé de ma faire asperger par la bouillie que mon voisin était en train de pulvériser, alors que j’étais dans mon jardin). Les haies pourraient faire l’objet d’un financement assuré par la collecte de la TGAP, les bandes enherbées ne seraient pas subventionnées. Ces mesures favoriseraient par ailleurs la diversité des espèces animales.

Les rotations courtes (blé/blé par exemple) augmente la pression parasitaire, et donc l’augmentation de l’utilisation des pesticides ; Il faut revenir à des assolements plus diversifiés. Pourquoi ne pas favoriser par un rééquilibrage des primes (des céréales vers les cultures à favoriser) la culture de protéagineux (cela nous éviterait d’importer massivement des tourteaux de soja du Brésil, une ineptie sur le plan énergétique), mais aussi le chanvre,...etc Il serait aussi nécessaire d’éviter la concentration des productions dans certaines zones (ex. 70% des porcs sont produits dans l’ouest) afin de favoriser la diversité des cultures.

Le développement de l’agriculture biologiques permettrais aussi de limiter les impacts sur l’environnement. Enfin, je crois que la séparation du conseil et de la vente des produits d’agrofournitures, est une bonne chose, car même si le vendeur à une bonne formation il sait aussi qu’il est payé tous les mois grâce à la marge qu’il a réalisé. Alors que le conseiller stricte essaiera de limiter au maximum la consommation d’intrants par l’agriculteur. Après tout ce ne sont pas les pharmaciens qui nous soignent ! Pourquoi ne pas l’appliquer aux plantes et aux animaux. La formation des agriculteurs ne fera pas baisser la consommation d’intrants en agriculture, car les agriculteurs sont déja conscients du risque de mal utiliser les pesticides, mais quand il faut traiter pour gagner quelques quintaux les considérations environnementales passent après. Un salarié de l’agrochimie et agriculteur

Sonic
9/10/2007
c’est la dose qui fait le poison

Je lis à plusieurs endroits dans plusieurs sous-rubriques de ce forum des prises de position qui me dérangent quant à ce qu’elles sous-entendent concernant les mécanismes d’intoxication de l’être humain ou de l’environnement par des substances.

Je rappelle que, n’en déplaise aux défenseurs de l’homéopathie, de la mémoire de l’eau et d’autres choses encore, la totalité des résultats sceintifiques sérieux acquis jusqu’à présent montrent ce que Paracelste avait formulé : "Tout est poison, rien n’est poison : c’est la dose qui fait le poison".

Donc, c’est bien à partir d’un seuil (plus ou moins bas selon la toxicité de la substance) d’exposition à une substance (exposition cumulée ou non selon que cette substance est rapidement ou lentement de l’organisme) qu’une substance devient un poison. Certes, la relation n’est pas toujours proportionnelle. Mais ça fonctionne toujours ainsi pour toutes les substances et pour tous les organismes. Donc l’agriculture raisonnée n’est pas une "invention des lobbys" si celle-ci réduit efficacement les doses de produits rejetés dans l’environnement.

Cependant, je suis d’accord pour affirmer que :
  il est souvent difficile de démontrer qu’une substance a un effet toxique ou non (surtout à long terme),
  certaines substances peuvent avoir un effet toxique en dessous de toute limite de détection par les outils de mesure existants,
  certaines substances s’accumulent dans les organismes si bien que leur concentration dans l’environnement peut être insignifiante et pourtant suffisamment grande dans les organismes pour atteindre un seuil de toxicité.

PHDC
10/10/2007
Il est vraiment temps d’agir.

Nous sommes donc d’accord sur le fait qu’il faille réduire la quantité de pesticides et d’engrais qui diffusent dans l’environnement. Les mesures que propose "agri 31" me semble pertinente.

Par ailleurs je suis d’accord avec lui sur le fait qu’une formation poussée des agriculteurs n’y changera rien ou si peu. Pour avoir discuté avec des agriculteurs de ma région (eure et loir), j’ai constaté qu’ils sont conscients des problèmes engendrés par la diffusion des pesticides et autres engrais sur eux et l’environnement, mais finalement leurs pratiques sont très impactantes sur l’environnement ; Ex : un agriculteur voisin travaille ses parcelles jusqu’à 30 cm de la route, et lorsqu’il traite il barbouille le champ et la route. Est ce normal ? Par ailleurs cette pratique détruit la petite bande d’herbe entre son champ et la route. Autre fait constaté cet automne, un agriculteur passait un désherbant à base de glyphosate dans le fossé de collecte des drains, à la première pluie le produit sera entrainé dans la rivière via le fossé. Des exemples comme ceux çi je pourrais en citer des centaines...

Il est vraiment temps d’agir.

Un habitant de la campagne qui souhaite voir les agriculteurs reconnus comme des producteurs et non comme des pollueurs.

Marc Joigny
9/10/2007
Trop d’engrais !
Vivant à la campagne, j’ai vu la descente aux enfers d’un agriculteur qui s’était laissé baratiner par trop de représentants, jusqu’à traiter en hélicoptère et pour des prunes parce qu’un orage a tout lavé. L’année suivante, sans le sou, il n’a pas pu se payer d’engrais. Résultat : même rendement que l’année précédente ! Les finances ne s’étant pas améliorées, il n’a pas pu mettre d’engrais. Et bien le résultat, c’était que le rendement à l’hectare était toujours le même ! Après il a coulé et ses successeurs sur les terres ont continué et continuent de balancer des engrais allègrement ! Heureusement ils n’ont jamais arrosé leur maïs qui n’a pas à rougir du maïs arrosé et plus grassement subventionné. J’en conclus qe tous nos agriculteurs ne savent pas se modérer, mais s’ils esaient de se modérer ils ont droit au forcing des groupes qui leurs vendent les semences les traitements et qui achètent la production. Ces groupes ont leurs entrées privilégiées au Ministère de l’Agriculture. Cherchez l’erreur !
mcltb
9/10/2007
quelle vision caricaturale !

Les agriculteurs comme mes parents (je suis étudiant) sont aussi des chefs d’entreprise et nous raisonnons l’utilisation des produits phytos ou des engrais. Ce sont des produits chers, que nous n’utilisons pas pour le plaisir ou par forcing d’un vendeur mais bien parceque cela correspond à des observations, des conseils (avertissements agricoles ou autres) qui permettent de protéger la culture au bon moment et assurer non seulement un rendement correct mais aussi une qualité sanitaire irréprochable pour le consommateur.

Bien sûr, il faut respecter l’environnement et la réglementation est contraigante et les contrôles fréquents sur l’exploitation quand on utilise des produits phytos...alors ne faisons pas peur aux gens avec des fausses idées, même si je suis d’accord il peut y avoir des abus.

Je nai rien contre le Bio mais un voisin a réintroduit la carie dans notre vallée en ne traitant pas ses semences de blé : non seulement il se pénalise lui même car toute sa récolte est non commercialisable mais en plus il a pollué tous les sols du coin pour plusieurs années.

cordialement

Willy29N
9/10/2007
Couverts et faune

Habitant en bretagne, 80% de la SAU doit être couverte en hiver, voir 100% sur certains bassins versants. Une utilité évidente pour réduire les pertes d’azote et de phosphore en période hivernale.

Par contre, comme d’habitude, des dérives réglementaires aux conséquences insoupçonnées.

Ainsi les agriculteurs doivent semer un couvert en Bassin Versant à Action Complémentaire, après leur récolte de maïs grain, c’est à dire courant novembre... mais à cette période rien ne pousse !, et au lieu de laisser les cannes de maïs au sol, on a des terres nues venant d’être labourées, certes semées avec un couvert, mais qui ne pousserra pas !

D’autre part, les résidus de culture sont très importants pour la faune. L’agriculture moderne ne lui laisse que déjà que très peut de place et très peu de subsistance. En supprimant tous les chaumes de blé et de maïs, les oiseaux n’ont plus rien pour se nourrir ! ! ! Cela peut paraitre ridicule, mais en tant qu’observateur de la nature, ce problème est réel et pour de très nombreuses espèces de passeraux ou gibiers. Au lieu de cela on a parfois des champs de phacélie, hauts de 1 m voire plus, si denses qu’ils n’abritent aucune forme de vie !

Il faut donc savoir ce que l’ont veut. Il me semblerait intéressant de pouvoir semer des bandes de couverts et laisser des bande de résidus de cultures, voire de semer le couvert sur tout le pourtour de la parcelle et laisser le résidu au milieu (cela dépend de la taille de la parcelle).

Bien Cordialement.

Yannick
9/10/2007
Imprimantes d’ordinateurs toujours en veille !

Quand on a un ordinateur à la maison, on éteint son ordinateur quand on a fini. Presque tout le monde le fait non ?

Mais l’imprimante ? Moi je dois dire que 9 fois sur 10 je l’oublie et elle reste en veille !

Donc la solution pour économiser ce courant gaspillé est simple : Forcer les fabricants d’ordinateurs et d’imprimantes personnels à ce que, d’ici à 3-5 ans, toute extinction de l’ordinateur éteigne automatiquement l’imprimante !

Leroy
9/10/2007
Attention à la programmation en agriculture !
En d’autres lieux et sous d’autres régimes ,les autorités politiques ont sabordé leur agriculture à trop vouloir programmer ! Le risque est le même à trop vouloir programmer à telle ou telle échéance une baisse de x % de la consommation de pesticides .On pourrait arriver à de réelles impasses en ce qui concerne la protection ,donc la production de nombreuses denrées agricoles . Laissons les professionnels ,qui sont pour la grande majorité responsables,intégrer des axes d’effort et prendre les bonnes décisions adaptées et raisonnablement programmées dans le temps. De grace ,assez de contraintes ,de règlement ,de taxes... Ne décourageons pas ceux qui ,par leur travail ,ont ammené la France à avoir une des agricultures les plus efficaces et les plus diversifiées de la planète ,ont fait passer des régions de l’état de sous développement dans les années soixante à une situation de régions riches et exportatrices en l’espace de vingt ans . Tout le monde est d’accord sur la nécessité d’augmenter notre taux de croissance :les décisions de l’après Grenelle devront choisir entre les partisans et les acteurs d’un développement ,bien évidemment durable , et les partisans irréalistes d’une agriculture qui à force de freins ,de contraintes ,de clauses anticoncurrentielles sera vite dépassée et poussera des pans entiers de l’activité économique (agriculture et viticulture ,agro alimentaire ,machinisme,recherche agronomique ...),vers le déclin et l’appauvrissement général .
Patrice GARRIGUES
9/10/2007
Pour garantir un meilleur environnement, installer des personnes formées
En lisant l’ensemble de ce forum, on se rend compte que l’attente de la société est très forte vis à vis de l’agriculture et de l’impact qu’elle peut avoir sur l’environnement. Etre agriculteur implique l’utilisation de produits (chimiques ou non) pour protéger les plantes et les animaux. Or aujourd’hui n’importe qui peut avoir le statut d’agriculteur. Il suffit d’acheter ou de louer des terres et de s’inscrire à la MSA. Si l’on veut garantir des pratiques agricoles écologiquement responsable, il est indispensable d’imposer aux personnes qui veulent devenir agriculteurs d’avoir une formation en agriculture. Il est paradoxal de demander aux exploitants agricoles d’être toujours plus vigilant par rapport à leur pratique et de continuer à installer des personnes qui n’ont aucune notion du métier. Pourquoi faut il un diplôme de coiffure pour être propriétaire d’un salon de coiffure et pourquoi pour être agriculteur aucune formation n’est imposée ? Il est urgent de bien définir pour demain un statut de l’agriculteur qui garantirait une certaine norme environnementale.
Anonyme
9/10/2007
Eclairage nocturne

Dans les pollutions diffuses il y a aussi les éclairages nocturnes qui contribuent au réchauffement de la planète.

Quand donc interdira-t-on l’éclairage de nuit de toutes les zones commerciales où il n’y a personne la nuit ?

Il peut y avoir un éclairage de sécurité bien sûr et à basse consommation, mais quelle consommation électrique pour juste faire de la publicité, c’est tout simplement scandaleux.

Souant
9/10/2007
Tout à fait d’accord

Bonjour,

Merci pour votre message qui met en évidence une consommation d’énergie complètement inutile ! !

Il est vrai qu’il ne faut pas mettre en péril la sécurisation des lieux par une lumière suffisante mais il ne faut pas non plus que l’on soit les champions de l’éclairage pour qu’on voit la France de l’espace ! (nous sommes l’une des zones les plus visibles en lumière de l’espace ! !)

L’éclairage à basse consommation n’est pas encore à son maximum mais il faut dire aussi que le prix d’une ampoule n’est pas stimulant !

dpf
8/10/2007
LE BIO OU LE CHIMIQUE ? ? ? Témoignage

Bonjour,

Je suis contre l’utilisatoin de produits chimiques dans la nature :

J’ai la chance de disposer d’un grand terrain sur lequel j’ai realisé un potager

Depuis 5 ans je cherche et ai mis en application differentes méthodes pour protéger mes cultures contre les insectes et maladies sans utiliser de produits chimique :

J’ai suivi la methode BIO , mais j’ai découvert qu’ils utilisaient aussi des produits chimiques ? ? ? ?

DU CUIVRE, DU SOUFRE, DE L’INSECTICIDE

Quand j’ai vu mes tomates toutes bleues avec le cuivre pour les protéger du MILDIOU , Sans compter tout le cuivre que l’on doit retrouver dans le sol : je me suis dit C’EST CA LE BIO ? ? ? ?

Alors maintenant j’utilise des produits traditionnel, j’ai des resultats , en traitant moins que la methode Bio

Avec DES DOSES TRES FAIBLES, APPLIQUE AU BON MOMENT AVEC UN DELAIS AVANT LA RECOLTE et J’OBTIENT AINSI DES PRODUITS D’EXCELLENTE QUALITE ; SANS MALADIE

LA PROTECTION DES CULTURES EST INDISPENSABLE POUR GARANTIR LES RECOLTES L’ENJEUX EST DE NOURRIR LES POPULLATIONS AUSSI TOUT DOIT ETRE FAIT POUR ENCADRER L’UTILISATION DES PRODUITS SALUT

Vix
9/10/2007
Pas de chimie

la "guerre" contre l’usage des outils de protection des plantes basés sur des molécules chimiques me parait relever d’un dogmatisme dépassé.

Comme beaucoup de sciences, la chimie apporte des outils qu’il faut utiliser de facon appropriée pour tirer les avantages et en réduire les inconvénients. On en sait pas mal grace aux efforts de tous et on apprend à faire de mieux en mieux. Les règlementations existent et évoluent avec les connaissances acquises.

Tirer un trait sur tout cela et repartir en marche arrière vers les modèles de production ancestraux ne prend pas en compte le changement de notre monde. Le nombre de personnes à nourrir a évolué. Nous ne sommes plus dans une civilisation où la population est essentiellement agricole ou peut s’occuper de son "grand terrain" pour en faire un potager. Quand bien même ce serait le cas, l’espace agricole n’est pas infini. Que deviendrait la place réservée aux espaces naturels s’il faut les (re)mettre en culture pour compenser la perte de productivité pournourrir la totalité de la population ? Il me semble pertinent de continuer dans une démarche d’amélioration qui responsabilise tout le monde dans une filière dont la vocation respectable n’est rien de moins que de nourrir la population. Cela passe plus par la compréhension des enjeux de chacun que par l’éradication dogmatique de telle ou telle solution sur des idées simples(ou simplistes).

Dans ce cadre, la volonté d’interdire l’usage de molécules définies comme "dangeureuses" sur la base de tests de laboratoire sans prendre en compte la facon dont elles sont conditionnées et utilisées est très inquiétante. D’autres ont déjà dit sur ce forum combien de développements( nouvelle énergies comme l’electricité, nouveaux modes de transport )n’auraient pas eu lieu si on se livrait à des interdictions sur les mêmes principes qui veulent faire interdire certaines substances.

Je me demande si le bon sens ne devrait pas nous guider vers des decisions basées sur évaluations réalistes de risque couplées à un suivi post autorisation plus solide plutôt que vers des décisions liées telle ou telle catégorie toxicologique ’indésirable’. Les contraintes et limitations des usages de produits "plus dangeureux" sont quoiqu’il en soit plus importantes. Ceci est un moteur qui poussera naturellement les différents acteurs vers une utilisation dictée par un besoin particulier non couvert par d’autres produits de substitution. Par ailleurs, ces contraintes sont un stimulant fort vers les améliorations ou les innovations dans la prévention, le diagnostic ou le traitement.

Il semble donc que l’on puisse concilier les impératifs de sécurité et de progrès avec le maintien de ces solutions.

Marie CHARLES-DOMI...
8/10/2007
interdire l’usage des sibstances les plus dangereuses

Je rappelle que le programme REACH au niveau européen a pour but de répertorier pour commencer 3000 produits chimiques sur les quelque 60 000 qui ont été balancés dans la nature dans les années 50 sans étude préalable de leur impact sanitaire par nos ennemis de l’industrie chimique. Je rappelle que le principe de substitution, qui veut qu’on utilise un produit inoffensif à la place d’un produit jugé dangereux si celui-ci est disponible, a été voté par tous les partis politiques, sauf par celui auquel appartient M.Sarkozy.Je rappelle enfin que bien peu de français sont au courant de l’action de Greenpeace au sujet de ce programme REACH, car sinon, ils réaliseraient que la plupart des produits cosmétiques qu’ils utilisent ont été classés "rouge" par l’association. Tous les produits chimiques ne sont pas dangereux ; mais certains le sont grandement, et on ne sait pas lesquels, et ils sont en libre circulation, et ils tuent chaque année dans l’ombre. Mais il ne faut pas le dire, car ceux qui les commercialisent perdraient alors beaucoup d’argent.

Quand des enfants meurent de cancer (augmentation de 1% par an du taux de cancer chez l’enfant, alors qu’il y a trente ans, le cancer chez l’enfant était rarissime)certains préfèrent penser que c’est "génétique".

Nos descendants considèreront que les écologistes étaient les éclairés, et les partisans du tout industriel les obscurantistes, exactement comme nous considérons maintenant que Galilée était éclairé, et que les autorités religieuses de l’époque étaient obscurantistes.

ERIC D
11/10/2007
les produits phytos vont au dela de Reach
Au risque de vous decevoir, l homologation de produits phytosanitaires va au dela de ce que demande REACH. La profession n a pas attendu ce programme. Aujourdhui, une molecule coute 150 millions d’euros d’etude toxicologique et ecotoxicologique soit plus qu’une molecule en pharmacie.
Didier
8/10/2007
réduire les gaspillages sur les produits de consommation

Une des sources de gaspillage de notre consommation est liée à la multiplicité des produits, qui n’apporte pas nécessairement quelque chose de plus, et dans certains cas amène même une consommation inutile. Exemple, les 2 standards Blue Ray et DVD HD qui vont se disputer le marché des DVD haute définition, en partie sur le dos des consommateurs : appareils plus chers (car double format), double diffusion des films (sur les 2 supports). Autre exemple : quand on veut acheter du jambon, l’offre de choix est tellement fournie : 2 tranches, 4, 6, 10 tranches, avec couenne, sans couenne, avec herbes, premier choix, standard, premier prix... à multiplier par autant de marques que le distributeur veut bien nous proposer. Cela génère mécaniquement des gaspillage de viande, donc sur les élevages de porc, donc sur le lisier, et sur le transport, mais aussi sur les films d’emballage... en bref, la diversité de l’offre sur les produits de consommation courante n’a plus aucun rapport avec celle d’il y a 30 ans. Est-ce réellement plus intéressant pour le consommateur ? n’y a-t-il aucun impact sur le gaspillage des produits ?

proposition :

  Mettre en place un comité de validation des nouveautés et inventions, qui analyse l’apport réel des nouveautés et inventions pour le consommateur par rapport au marché, et les nuisances éventuelles. Et qui définit des normes sur les produits et les services (à l’échelle européenne). Le label ainsi attribué aurait un triple effet : disuader les nouveautés qui ne présente que peu d’intérrêt, mettre de l’ordre dans l’offre actuelle (cette standardisation profiterait également aux entreprises en réduisant les coûts de production), et encourager les réelles avancées (un inventeur pourrait faire valoir qu’il a obtenu le label pour l’aider à rechercher son financement).

thymallus
8/10/2007
l’agriculture est le plus gros pollueur
Savez vous que l’agriculture représente 80% de la pollution des cours d’eau en nitrates et phosphates. Tous les efforts de traitements des eaux usées ne jouent que sur 20% de la pollution. Ce qui ne nous dispense pas d’agir en creant des stations d’épuration pour les villes et les villages. Un bovin représente 28 équivalents habitants, un porc 8 equH, 3poulets 1 equH. Par exemple un éleveur d’un petit village de 200 habitants qui possède 100 bovins représente à lui seul 2800 eq habitants. Bien sur tout ne part pas directement dans les rivières et les nappes phréatiques mais c’est la clef du probleme. Il existe des plans d’épandange mais ils sont peu respectés et peu vérifiés. Dans les régions karstiques les purins arrivent directement dans les rivieres par lessivage et les rivieres sont eutrophisées. L’elevage des bovins ou des porcs sur caillebotis produit une quantité très importantes de lisier alors que l’elevage sur paille dégrade les phosphates et permet un amendement des terres bien plus bénéfique pour l’environnement. Pourquoi continuer à faire ce type d’élevage ? Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Les causes de la pollution agricole sont connues et bien identifiées, les actions pour y remédier également et depuis de nombreuses années, qu’attend-on pour agir ?
Willy29N
9/10/2007
Désolé, mais non !

Je suis désolé, mais je ne peux lire de telles sotises sans y répondre ! J’aimerais bien savoir d’où viennent vos % de pollutions ces cours d’eau par l’agriculture.

D’autre part, je sais que un porcs produit équivaut à 1 eq hab. Dans la région où j’habite (Bretagne), il y a des élevages de porcs, presque tous sur caillebotis. Les plus important possèdent des stations de traitement des lisiers, qui abattent 95% de l’azote et permettent l’exportation de 95% du phosphore. Un élevage peut avoir investi dans une station de miliers d’eq hab !

Le résidu d’azote et de phosphore est apporté aux cultures, et ne part donc pas à la rivière...

Aussi, je peux vous affirmer que les plans d’épandage sont tous dimensionnés, et sont respectés car très très contrôlés !

L’azote et le phosphore ne sont pas lessivés, presque 100% de la surface étant couverte en hiver, des bandes enherbées sont implantées le long des cours d’eau...

Enfin le phosphore est surtout particulaire, et l’élevage sur paille, qui permet certes un léger abattement de l’azote (par compostage), mais en aucun cas du phosphore ! Les apports de Matière Organique(Fumier) n’est pas nécessaire dans la région, les sols en étant largement pourvus.

L’élevage sur paille est très plaisant, entre le côté champêtre, et les belles cultures fertilisées avec du fumier. En réalité l’élevage sur paille est bien moins glorieux, et se rapporoche en beaucoup de point à l’élevage sur caillebotis, voire même odeurs parfois plus fortes que sur caillebotis...

Bien cordialement.

Herrmiss
8/10/2007
La bactérie-citerne pour économiser l’eau !

Connaissez-vous cette piste ?

Pour moins arroser, faites appel à une bactérie ! La nommée YAS34, isolée sur des racines de tournesol, produit un polymère (un exopolysaccharide, ou EPS) capable d’absorber soixante fois sa masse en eau. Lorsqu’on inocule cette bactérie à des semences, l’EPS a un effet bénéfique sur la croissance des plantes. L’EPS peut également être produit dans des réacteurs industriels par les bactéries et épandu à la surface des sols. Sa présence permettrait d’économiser 50 % d’eau.

Cette méthode a été développée par le CEA et la société ARD.

Source : LA RECHERCHE | OCTOBRE 2007 N° 412

Herrmiss
8/10/2007
Nitrates : fertiliser les les déserts marins

Proposition à étudier, avec quelques tests in situ :

Récupérer les effluents nitratés à la source lorsqu’elle n’est pas trop diffuse (p. ex. lisiers de porc, industries diverses), les mettre dans un bateau-citerne pour aller les répandre là où ils seront utiles : en haute mer, où les nutriments manquent, et où une production d’algues fixera du carbone atmosphérique et augmentera la biomasse localement.

Gagnant-gagnant ! Bien sûr, il faut vérifier l’absence d’effets secondaires rézdhibitoires, mesurer les résultats, mettre au point les détails (en particulier, faut-il des adjuvants pour plus d’efficacité ? Quels sont les meilleurs sites au plus près des ports ?) et comparer le coût à celui d’autres méthodes (sans oublier de valoriser le carbone stocké).

Yapuka !

Perche Avenir Envi...
8/10/2007
Espérance de vie des générations futures

Les pesticides posent un véritable problème de santé publique, et pas seulement pour les utilisateurs qui sont les plus exposés, mais aussi pour la population générale. L’AFSSA reconnaît dans un rapport de 2003 que : « Le mode de production biologique, en proscrivant le recours aux produits phytosanitaires de synthèse, élimine les risques associés à ces produits pour la santé humaine et concourt à une moindre pollution environnementale, notamment de la ressource en eau ». Si l’objectif de réduction de 50% en 10 ans parait irréaliste pour certains, c’est une nécessité pour d’autres et notamment pour les générations futures dont l’espérance de vie est revue à la baisse (selon Gilles-Éric Séralini chercheur en biologie moléculaire et président du conseil scientifique du comité de recherche et d’information indépendante sur le génie génétique, ainsi que Claude Aubert ingénieur agronome et expert dans le domaine de l’alimentation).

Alors pourquoi attendre des molécules de substitutions ? Il y a urgence ! Les exploitations qui n’utilisent pas de molécules dangereuses pour la santé humaines peuvent servir de modèle !

La séparation des rôles de préconisateur et fournisseur est indispensable pour éviter le conflit d’intérêts. Ce n’est pas éthiquement acceptable ! Le conflit d’intérêt est la forme d’abus qui échappe le plus à la vigilance des Français.

Il est tout aussi nécessaire de relever le niveau de la redevance pour pollutions diffuses fixé dans la loi sur l’eau, notamment pour les produits les plus dangereux, que ce soit pour les pollutions agricoles ou industrielles.

La redevance pollution versée aux agences de l’eau ne cesse d’augmenter dans la facture du consommateur. Si l’on prend par exemple les chiffres de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne (février 2007), 2 036 M€ vont concerner les recettes financières dont 1 792,2 M€ proviennent des redevances dont le contribuable paie la plus grosse partie (167,6 M€ en 2007). 1 109 M€ sont attribués à la lutte contre la pollution dont 464 M€ pour les stations d’épuration des collectivités, 285 M€ pour les réseaux d’assainissement des collectivités, 80 M€ de primes pour épuration, 122 M€ épuration industrielle et élimination des déchets, 30 M€ assistance technique, 125 M€ pollution agricole et 3M€ en divers.

On voit que l’effort des contribuables sert l’industrie et l’agriculture. Quant aux particuliers des petites communes ou isolés en campagne : RIEN ! Aucun retour financier, ils doivent réaliser ou réhabiliter SEUL leur assainissement NON collectif. C’est le cas pour les habitants de la région Perche Ornais. Alors qu’il s’agit là d’une pollution diffuse qu’il faut maîtriser et nécessairement aider car tout le monde ne dispose pas 3 000 voire 7 000 € pour réhabiliter son installation ! Il faut également accélérer les mesures de protection des captages.

mic
8/10/2007
rester réalistes
produire plus et mieux implique de la progressivité dans les mesures prises. ne pas supprimer des produits phytosanitaires sans produits deremplacement.poursuivre les recommandations de fertilisation raisonnée, les plantes comme les humains ne vivent pas que de l’air du temps ! veiller que les mesures prises ne marginalisent pas l’agriculture française
xavier.com
8/10/2007
Certaines regions se moquent des restrictions d’eau

Pour faire court, cet été je suis parti en vacances sur Antibes. En pleine journée les arrosages automatiques de la ville marchaient à plein régime pour arroser quelques parcelles de pelouses. Et oui c’est à se demander si les restrictions d’eau sont valables si les communes réagissent ainsi. C’est sur que c’est plus joli d’avoir une pelouse verte mais à ce que je sache c’est pas arrosé avec l’eau de la mer. Et personne ne dit rien.

Pareil sur Mandelieu ou les greens de golf sont arrosés en pleine journée.

Arretons de faire n’importe quoi. Les agriculteurs et autres professionnels savent faire attention alors que les administrations et autres rentiers de la French Rivieira s’en moquent eperdumment.

C’est pas avec l’argent qu’on fabrique de l’eau

Qu’est ce que ca peut etre enervant....

claire
9/10/2007
Restriction d’eau
De nombreuses restrictions d’eau ont lieu l’été ; les agriculteurs les respectent car ils sont contrôlés et sanctionnés pénalement et économiquement en cas de non-respect. Mais les grandes villes, elles, continuent à arroser tous les jours les trotoirs et routes en bordure des plates bandes d’herbe ou de fleurs ! ! ! Pourquoi ne pas interdirent toute l’année l’utilisation de l’eau potable et l’utilisation de toute eau en période de restriction pour cette irrigation !
Roger
7/10/2007
Mesures à prendre pour limiter l’usage des pesticides

L’emploi exagégré des pesticides est une des causes de réchauffement de la planète, dans la mesure où ils détruisent la vie microscopique de l’air et le plancton des mers, lesquels sont consommateurs de CO2. Pour limiter leur usage, il faudrait

1 Pour les insectitides et fongicides les plus nocifs, ne les délivrer que sur ordonnance : Tel cultivateur affecté par une invasion d’insectes ou de champignons devra s’adresser à un spécialiste qui prescira le produit et la quantité en fonction de la nature de la menace et de son étendue.

2 Pour les herbicides, les intertire lorsque la plante cultivée se prête à un desherbage par recouvrement du sol le long des sillon d’un film de plastique. Exemple : vignobles, vergers, champ de maïs.

Aline
9/10/2007
Et le plastique, il devient quoi ?
Pourriez-vous m’expliquer ce que vous faites du plastique après utilisation ? A chaque situation, il faut adapter la solution. Plastique et herbicides ont des usages différents et l’un ne peut pas obligatoirement remplacer l’autre !
Roger
10/10/2007
Film de plastique après utilisation
Ce que j’en fait ? J’enroule les bandes et je stocke dans ma grange pour qu’elles resserves l’année suivante. J’insiste sur deux points :
  Autant le film plastique est avantageux de mars à septembre parcequ’il empêche la pousse des herbes, qu’il maintient l’humidité dans le sol, et qu’il empêche la Terre de calciner sous l’effet alternée de’arrosage par la pluie et de séchage par le Soleil, autant il est nocif pendant la morte saison. Il faut donc l’enlever dès l’automne, pour laisser la terre respirer. Dans un verger ou une vigne c’est faisable, puisque les plants sont alignés, et il est facile de concevoir un système d’attache au sol qui permet de facilement mettre ou enlever les bandes.
  On propose aujourd’hui dans le commerce des toiles tressées de couleur verte qui se fondent dans le paysage , et qui peuvent résister plus de dix ans, surtout si elles sont remisées pendant l’hiver.
Jacques-Claude
9/10/2007
pesticides et CO2

bonsoir,

Vous avez raison quand vous proposez un système "d’ordonnance" pour la délivrance des pesticides. C’est déjà en partie le cas et la voie à suivre est la certification des techniciens qui prescrivent ces produits ainsi que la formation des agriculteurs.

Toutefois, permettez-moi de ne pas être d’accord pour votre lien entre pesticides et CO2. Un passage de tracteur+ pulvérisateur pour desherber un champ a un bilan carbone bien plus favorable que plusieurs passages de tracteur avec des bineuses pour un désherbage mécanique. Autre exemple, les américains ont montré que le labour entraînait un fort relargage de carbone dans l’atmosphère (minéralisation de la matière organique du sol) ainsi que des dégagements d’oxydes d’azote, gaz a effet de serre bien plus puissant que le CO2. Il existe une technique de non labour largement utilisée en Amérique du Nord qui évite ce relargage et permet également une économie de fuel du fait de l’absence de labour. Seulement pour que cela fonctionne, il faut combiner l’effet de couverture des résidus de la récolte précédente sur les mauvaises herbes (comme votre exemple de film plastique ci-dessus)avec l’emploi d’un desherbant.

L’usage de la bâche plastique à la place du desherbant est loin d’être la panacée. Cela coûte beaucoup plus cher à l’agriculteur, cela n’est pas bien dégradable et le bilan carbone serait à nouveau bien plus défavorable.

Roger
10/10/2007
pesticide et CO2
C’est un fait : Il y a trop de CO2 dans l’atmosphère.
  Soit parcequ’on en déverse trop, mais comment empêcher les voitures de rouler, le usines de tourner, et les volcans d’entrer en éruption ?
  Soit parcequ’on en prélève pas assez. Or quel est le meilleur éboueur de l’air qui justement pompe le carbone de l’atmosphère pour constituer son organisme ? C’est le plancton qui vit à la surface des mers. Cependant les scientifiques le disent : Le plancton se raréfie. Il y a certainement une raison, et c’est sans doute celle-là : Le plancton prolifère à l’embouchure des rivières parceque c’est là qu’il trouve une ambondante nourriture apportée par l’eau qui a lessivé les terres intérieurss et donc transporte des composés organisque, résidus de végétaux entre autres. Mais si cette eau est chargée de produits toxiques il est évident qu’il va en souffrir et la population va se réduire. D’où l’urgence de contrôler rigoureusement l’emploi des pesticides.
Beluga
9/10/2007
D’où tirez vous cela ? ? ?
Quelle vie microscopique de l’air est détruite pas les pesticides ? Ou avez-vous vu que le plancton des mers était affecté par les pesticides ? Soyons sérieux ! On peut sans doute améliorer encore l’utilisation des pesticides, en particulier par une meilleure formation et un meilleur conseil. Ils sont utiles, il faut en limiter les effets négatifs. Mais de grâce, ne préconisons pas n’importe quoi. Remplacer le désherbage par du une couverture plastique, ça va faire joli dans les campagnes ! Sans compter l’impact sur la circulation de l’eau, qui entrainera encore plus vite les autres pesticides. Les arboriculteurs et agriculteurs ont déjà développé des techniques d’enherbement bien plus intéressantes, pour l’esthétique, pour la biodiversité et pour l’infitration et la protection des eaux ! Enfin, pourvu que ces forums vous permettent d’ouvrir les yeux !
Roger
10/10/2007
De l’esthétique des couverture plastique
Concernant la vie microscopique de l’air ou le plancton détruits par les pesticides, je doute qu’il existe des molécules toxiques destinées à lutter contre un insecte qui ne s’attaquerait qu’à cette espèce sans altérer la vie microbienne qu’lk y a autour. Si des pesticides à tête chercheuse existaient cela se saurait. Concernant l’esthétique des couvertures plastique, je vous ferai remarquer que les mairies des stations touristiquesles plus huppées usent et abusent de couvertures plastiques en pleine ville pour ne pas avoir à desherber les massifs ornementaux.
Loulou des Iles
7/10/2007
Redevance sur les engrais chimiques et Limitation des prospectus

Il faut avoir le courage de prendre des mesures impopulaires et de faire plier les lobby industriels. Ce GRENELLE est la dernière chance que nous avons avant d’aller droit dans le mur. Il doit constituer UN SIGNAL FORT ET UN EXEMPLE POUR LE RESTE DE L’EUROPE.

Par exemple, l’instauration d’une redevance sur les engrais chimiques est essentielle. Limitons également les prospectus dans les boites aux lettres.

Yann974
10/10/2007
Limitation (voire interdiction) des prospectus
Oui, ce signal FORT doit passer par des mesures COURAGEUSES et emblématiques. Je souscris complètement à celle qui imposerais une limitation (voire une interdiction) de la production des prospectus qui polluent nos boîtes aux lettres. C’est le point d’entrée d’une réflexion plus large qui concerne les pollutions engendrées par la publicité (que dire, entre autre, de ces énormes panneaux qui vantent parfois les mérites paysagers de telle région alors même qu’ils gâchent la vue de la région vantée !)
Loulou des Iles
7/10/2007
Relever le niveau de la redevance pour pollutions diffuses fixé dans la loi sur l’eau
Relever le niveau de la redevance pour pollutions diffuses fixé dans la loi sur l’eau me paraît indispensable si l’on veut enfin agir efficacemment. J’espère que les politiques ne plieront pas encore une fois et oserons prendre cette mesure.
alain
7/10/2007
réduction de l’utilisation des produits phytos

il serait tout d’abord intéressant de savoir de quoi on parle quand il est indiqué réduction des produits phytos : s’agit il des tonnages globaux ou par matiére active ou chaque agriculteur(utilisateur) devra t il réduire ses utilisations par rapport à ses pratiques actuelles ?

cela dit il est interressant d’observer que pour des marges brutes similaires les itinéraires tehniques différent et ainsi les utilisations de produits phytos peuvent aller du simple au triple ! !.les différences etant liées à des aspects variétaux mais aussi aux moments d’utilisation des produits (qui peuvent permettre des réductions substantielles des doses avec la meme éfficacité) ainsi qu’a la bonne observation des plantes avant toute intervention afin de toujours se poser la question de son intérèt technique et économique . Cela veut dire qu’il existe des marges de maneuvre pour la plupart des utilisateurs de produits phytos l’essentiel etant surtout de ne plus raisonner rendement mais résultat financier .Il y a en plus la satisfaction morale d’avoir apporter sa contribution à l’amelioration de la qualité du milieu environnant.

vincentime
7/10/2007
réduire sans interdire les pesticides

les pesticides ne sont pas forcements dangereux pour la santé .ce qui est dangereux c est la dose qu on peux apporter(au même titre que les rayons x,qui en forte dose sont mortels).Afin de moins polluer et de limiter les risque pour la santé, c est la méthode d application de ces produits qu il faut changer (bien sur ne mettons pas tous les agriculteurs dans le m^me panier,certains ont compris depuis longtemps l interét d apporter leurs traitements au bon moment) : -une interdiction de traiter les cultures en pleine journée(10h-17h) pourrait etre appliquée puisque la moitié du traitement part dans les airs quand il n y a plus assez d hygrométrie(les periodes favorables de traitements étant le matin à la levéedu jour et le soir à la tombée de la nuit). l intéret est tant économique (l hygrométrie fixant le produit sur la plante ,on peut en réduire la dose donc le prix a l hectare,multipliée par tant d hectares) qu environnemental(moins de produit appliqué mais directement assimilé par la plante et non évaporé) -apprendre a travailler avec son tracteur :travailler au couple moteur et non au régime(un tracteursera capable de tirer un meme materiel avec une vitesse de plus et moins de régime moteur)encore une fois ,intéret économique puisque moins de fioul consomé a l hectare multiplié par tant d hectare et intéret environnemntal puisque moins de particules rejetée dans l air.

ces deux principaux modes de polutions agricoles sont faciles a modifier sans pour autant s endetter a se mettre au normes dans quoi que ce soit.il faut juste changer sa façon de faire.je pense qu économiquement et environnementalement tout le monde puisse y trouver son compte.peut etre manque t on de formation sur ces sujets mais demander des renseignements a d autre personnes ne revient pas a se faire commander chez soi comme j ai pu entendre, c est juste avoir envie d évoluer.

lucile
7/10/2007
Il faut cesser

Vous vous êtes certainement rendu dans un supermarché et vous avez dû constaté le gachis gigantesque. Les consommateurs à la caisse n’hésitent pas à en prendre des dizaines s’il le faut ! La durée d’utilisation d’un sac plastique est très courte puisqu’elle est parfois de quelques heures : le sac plastique sert à transporter les achats du magasin vers le domicile et finit ensuite à la poubelle. En France, 17 milliards de sacs sont commercialisés dont :
  75 % dans la distribution en grandes et moyennes surfaces.
  25 % en distribution traditionnelle (marchés, magasins de détail) Et le recyclage nécessite une grande quantité d’énergie et d’eau pour laver les sacs, souvent souillés.

Alors d’accord l’interdiction des sacs plastiques non biodégradable entrera en vigueur vers 2010 mais POURQUOI ATTENDRE ENCORE TOUT CE TEMPS ? ? Interdisons leurs utilisations dès maintenant ! il y a urgence car pendant qu’on consomme des sacs plastiques jetables " a gogo" il y a un gachis ÉNORME .

xavier.com
8/10/2007
il faut cesser
Je te rassure, les supermarchés ne les proposent plus gratuitement les sacs plastiques et comme par hazard, les gens font attention et viennent avec leurs propres sacs
Arboriculteur
7/10/2007
Utilisation des produits de traitement
Je suis pour une limitation des produits de traitement divers. Sans vouloir atteindre le stade bio, un traitement raisonné est possible. Il est évident que l’usage de produits dangereux est à banir et ce sans accorder des délais pour éliminer les stocks. Mettons tout ceci en place, mais est-ce suffisant ? Nous connaissons la traçabilité. Même utilisé sur le territoire national elle n’a pas empêché l’empoisonnement des bananiers en Guadeloupe. D’ou la question comment faisons-nous pour contrôler les produits d’importation, qui eux risquent de déséquilibrer le marché.
hervé
7/10/2007
hervé
aujourd’hui certaines personnes affirment de façon indiscutable que les fertilisants biologiques sont meilleurs que les engrais au point de vu environnementale (effet de serre, pollution diffuse, pollution du sol) moi personnellement je suis comme la chanson de jean gabin je ne sais pas. cela merite un calcul sur l’effet de serre :une vache produit tant de kilo de methane pour produire x kilo d’excrement melangé a y kilo de paille composter avec e litre d’eau fermentation émission de gaz..... autant dire que cela n’est pas simple.alors affirmer dans ce cas est juste une affaire d’affirmation !comme les biocarburants.les calculs sont délicats à faire ?
symbolum
6/10/2007
Les taxes comme réponses ? ? ? ?

Bonjour,

Nous entendons souvent parler d’éco taxes pour réduire les pollutions, de qui se moque t’on ? Il existe aujourd’hui diverses éco contributions, eco emballage, eco piles et batteries, eco produits électriques et électroniques, etc. Ces diverses éco contributions ont été mises en place suite à des directives européennes pour financer la collecte et le recyclage des déchets générés sur ces différents thèmes. Ces contributions qui influent sur le prix des produits n’ont eu aucun effet sur la limitation de l’utilisation de ces produits. Les consommateurs mêmes si ils sont informés de ces éco taxes se trouvent déculpabiliser vis à vis de leurs achats puisqu’ils ont payés.

D’un autre coté le prix des carburants n’a jamais été aussi haut et cela ne joue en rien sur le taux d’utilisation des voitures. Le levier prix est inefficace sans une communication accrue comme pour le tabac. Il faudrait que sur toutes les publicités qui concerne des produits "dangereux" une phrase écrite en GROS dise CE PRODUIT TUE. Je ne suis pas sur que les producteurs de ces produits soient d’accord, seule une volonté politique forte peut imposer une telle démarche.

La future taxe pour pollution diffuse qui n’est que le déplacement de la TGAP payée jusque là par les producteurs vers une taxe qui sera payée par les distributeurs auprès de leurs agences de l’eau respectives est une vraie usine à gaz. Pour pallier à la baisse du nombre de fonctionnaires, le gouvernement à décider de reporter la charge de déclaration des quantités de matiéres dangereuses et de paiement des taxes aux distributeurs. Ce transfert est incohérent en effet seuls les fournisseurs ont la connaissances du poids de chaque matière dans leurs produits, de plus ils connaissent la destination des produits qu’ils vendent. Ils pourraient de ce fait assumer la charge complète de cette taxe. L’arrivée de la gestion de cette taxe au niveau des distributeurs engendre une charge de travail administratif importante et des développement des systèmes d’informations qui coutent chers. Quand ce sont des chaînes de magasins il n’y a pas de problème, mais quand il s’agit du petit distributeur local là le problème devient colossal.

Pour ces différentes raisons je pense qu’il faut que les interdictions ou taxation de ces produits doivent se faire à la source et non au niveau de l’utilisateur.

Sur la gestion des produits dangereux l’Europe fait un bon travail, il n’y a pas une semaine où une substance dangereuse ne sorte du marché. Certes il en reste beaucoup et REACH devrait nous aider à éliminer ces produits indésirables.

Plutot que de taxer les produits dangereux il serait préférable de favoriser l’agriculture propre, je pense que la dette pourrait se creuser un peu plus pour construire un avenir sain pour nos enfants. Le projet EPR pourrait lui aussi être arrêté et les 3 milliards d’euros réaffecter vers une agriculture saine.

gégé
6/10/2007
Pourquoi l’interdiction doit se faire sur les substances et le danger ?
Je suis étonné qu’on propose l’interdiction d’une part de substance et d’autre part que le critère choisi soit le danger. Les utilisateurs appliquent dès que c’est nécessaire des produits finis appelés aussi produits formulés ou préparations. Dans le produit fini la substance active est diluée et accompagnée d’autres constituants qui jouent un rôle sur l’efficacité, sur la toxicité du produit fini et sur le risque pour l’applicateur et l’environnment. Une substance actif très toxique par exemple, diluée fortement (concentration en substance 5% par exemple) dans une formulation sophistiquée, c’est à dire en selectionnant des constituants qui aténue le risque de la substance active sur l’homme, peut donner un produit fini sans classement vis à vis de la toxicité sur l’homme (opérateur). De plus sa dose d’application peut être faible. Au contraire une substance active moins toxique que la précédente, dans une formulation moins diluée (concentration en substance active 10%) dans une formulation classique peut donner un produit fini avec un classement toxicologique plus élevé que le produit précédent. De même l’effet d’un produit fini sur l’environnement n’est pas lié à la dangerosité de la matière active. Le risque pour le consommateur n’est pas non plus lié à la dangerosité de la matière active. Que le public le sache Pourquoi revenir 50 ans en arrière et interdire des produits uniqement sur la substance active et sur la dangerosité ? Nous risquons de laissr sur le marché des produits qui ont un risque plus élevé pour l’homme et l’environnement. Il faudrait plutôt prendre en compte le produit fini, le risque et les conditions d’application. J’a l’impression que la France n’a plus confiance aux instances europeénnes et aux états membres (dont la France) qui ont évalué récemment sur la base d’études très complètes et selon des critères exigeants les substances actives. Certaines ont été homologués, d’autres non. Pourquoi interdire des molécules qui ont été homologuées par l’Europe ? En France, les produits finis sont évalués par l’AFSSA tant au niveau de la santé publique que de l’environnement. N’avons nous plus confiance à cette agence qui a fait ses preuves ? Pourquoi établir des listes ? Laissons cette agence évaluer les produits de la protection des plantes.
Ludovic
6/10/2007
Sacs poubelles 100% biodégradables français
La norme des sacs poubelles devrait d’être 100% biodégradables. Les entreprises françaises ont pris de l’avance dans le secteur. Une loi pourrait rendant obligatoire l’utilisation de ses sacs et pourrait conforter leur place de leader. Cela permetterait de créer des emplois locaux issus notemment de l’agriculture (pomme de terre farineuse). Encore un débouché pour valoriser les productions agricoles.
ric62
6/10/2007
REDUIRE LES PESTICIDES

Le rôle de l’agriculture est de nourrir l’humanité. Les plantes se nourrissent pour pouvoir donner leur qualités nutritionnelles ou de pharmacopée aux autres êtres vivants, animaux et l’homme. Ces plantes, lors de leur croissance ont besoin de repas équilibrés(l’agriculture raisonnée a pour but d’apporter le juste équilibre : on peut dire la diététique de la plante). Le phosphore, la potasse, la magnésie, le calcium et l’azote sont donc indispensables à sa croissance. Il faut continuer la recherche( ne pas se focaliser sur les modèles franco-français) pour que ces modèles soient plus efficaces qu’ils le sont aujourd’hui. La recherche variétale a amélioré la productivité(production rentable) des plantes de 50% entre 1985 et aujourd’hui alors que sur le terrain l’amélioration n’a été que de 15%. Il y a donc perte de charge.

De même, lors de la croissance de ces plantes, elles subissent les attaques de bioagresseurs. Comme l’homme, on fait appel dans un premier temps aux défenses "immunitaires" de ces dernières mais lorsque l’agression est massive on réagit comme en santé humaine : on donne des médicaments : les herbicides sont les anti déprésseurs, les fongicides les antidiabétiques et les insecticides les anti-poux ou anti-moustiques. Il faut en faire un usage raisonnable et raisonné.

C’est pourquoi, il est important de séparer l’acte de prescription des "médicaments" de l’acte de vente (exactement comme les médecins et les pharmaciens) même si les deux sont liés et que le vendeur doit avoir aussi un rôle d’information sur l’utilisation et les précautions à prendre.

Ce n’est donc pas une réduction mais une raisonnable utilisation des pesticides qu’il faut obtenir. Cette année, et depuis bien longtemps(cela fait 10 ans), les conditions climatiques ont fait que la pression des bioagresseurs a été très forte et qu’elle a nécessité plus d’interventions (presque le double) que les 5 dernières années).

De même cette année, il aurait été nécessaire de faire un effort plus important sur les apports phosphatés, potassiques et magnésiens dans beaucoup de régions après 5 ans de désinvestissements dans ces minéraux. La forme d’apport est indifférente du moment que l’équilibre du sol soit retrouvé. Pour l’azote, la meilleure utilisation de ce minéral par les plantes, fait que la dose moyenne utilisée a déjà baissé de l’ordre de 30% pour des rendements qui ont augmentés de 15%. Il reste peu de marge si ce n’est la réintroduction de la luzerne ou du lupin dans les rotations des éleveurs et la meilleure valorisation des protéagineux pour les maintenir dans la rotation en attendant l’avènement de blés ou orges pouvant se nourrir de l’azote de l’air.

BR 94
8/10/2007
Séparer la préconisation et la distribution physique des produits
A cette proposition de Ric62 et de certains membres du groupe 4, 3 commentaires et une proposition doivent être faites : 1-l’objectif ne peut pas être de réduire l’emploi de produits indispensables pour répondre aux besoins alimentaires, mais plutôt de maitriser pour la réduire l’empreinte environnementale liée à leur utilisation. D’ailleurs, les agriculteurs, parce qu’ils payent les produits qu’ils utilisent cherchent déjà tout naturellement à réduire leurs dépenses et les quantités. 1- Si un encadrement plus serré de l’emploi des pesticides devait être décidé, il importe que cela ne soit pas fait au détriment des agriculteurs français. plutôt que d’interdire une matière active en France, ne serait il pas plus efficace de rechercher et de se conformer à un consensus avec ces pays sur les pesticides autorisés ou non, au moins au niveau européen. 2- L’application à l’agriculture du principe du monde médical qui sépare la prescription de la distribution physique des produits permettrait elle de mieux maîtriser cette empreinte environnementale ? Le gouffre de la sécurité sociale est là pour démontrer que ce principe ne permet pas d’obtenir le résultat escompté. En effet, le médecin reste un acteur économique dont le revenu ou la pérennité de celui-ci dépend de la satisfaction de son client. D’ailleurs en quoi la vente d’un diagnostic - prescription est il plus honorable ou efficace vis à vis de l’effet attendu, que la délivrance du produit ou l’acte médical qui suit. Le diagnostic serait il incompatible avec l’acte chirurgical ? On le sait bien la garantie réside dans le cycle diagnostic - traitement. Le nombre d’acteurs impliqués ne résout rien à l’affaire si il n’y a pas une organisation permettant de tracer la responsabilité de chacun. 3-La pollution des eaux par les pesticides semble dans nombre de cas, plus liée aux opérations de remplissage ou de nettoyage qu’à la pulvérisation du produit sur le champ. D’autant que les bandes enherbées dorénavant obligatoires le long de toutes les rivières protègent maintenant les eaux de surface. Pour aller plus loin, Il serait souhaitable de promouvoir un effort réel de diagnostic environnemental des champs et des pratiques, et de soutenir l’équipement des exploitations. Proposition : Si l’on doit faire le parallèle avec le monde médical, pourquoi ne pas aller au bout : le patient doit acheter son médicament dans une officine agréée, responsable de la diffusion de ces produits potentiellement dangereux. La solution ne réside t elle pas dans la restriction de la distribution de ces pesticides à des entreprises agréées pour ce faire et dans le respect effectif de cette exigence par les agriculteurs. Quitte à exiger du distributeur ou de l’agriculteur qu’il prouve sa capacité à préconiser à bon escient, notamment en traçant ses conseils ou ses auto prescriptions et en démontrant qu’il connaît l’exploitation qu’il fournit.
Anonyme
9/10/2007
Prescriptions & Ventes : les faits

Avant d’entamer une réflexion sur comment améliorer la qualité du conseil et garantir son indépendance il faut faire le constat le plus objectif possible sur la distribution auprès des agriculteurs, des intrants agricoles en France (c’est-à-dire : les produits phytosanitaires, les semences, les amendements et les engrais). Qui distribue aujourd’hui ses produits aux agriculteurs ? Les coopératives, les négoces et quelques sociétés privées type « discount » Les agriculteurs coopérateurs et/ou clients de distributeurs privés sont conseillés la plus part du temps par des « technico-commerciaux » appartenants aux groupes cités. Une autre partie (modeste encore à ce jour) des agriculteurs (surtout des jeunes, eux-mêmes diplômés en agriculture, et bien souvent avec le même diplôme que les technico-commerciaux cités précédemment) se regroupent pour obtenir un conseil indépendant (de la vente), auprès de techniciens privés, chambre d’agriculture, CETA... Un bon technico-commercial dans une coopérative, un négoce, est certes un bon technicien qui permet à son « client » agriculteur d’obtenir les meilleurs rendements possibles, mais il est surtout un bon commercial pour son entreprise car il est jugé et rémunéré (de façon directe ou indirecte) sur un chiffre d’affaire et surtout sur une marge dégagée. Même en passant outre la possibilité voir le fait qu’il soit approché directement par les forces commerciales des firmes semencières, phytosanitaires et d’engrais, cet acteur principal de la filière est dépendant de la politique technique mais surtout commerciale de son entreprise.

Que recherche une coopérative, un négoce, lorsqu’il construit une gamme : De la marge, de l’innovation technique, de la marge, de la tranquillité commerciale intégrant une notion de damier de mise en marché, de la marge, un bon profil toxico écologique de sa référence et, de la marge ! Vous l’aurez compris, je le pense, le nerf de la guerre c’est la MARGE, et donc l’intéressement de l’ensemble des équipes du distributeur à ce point. C’est à l’analyse de ces faits que se posent alors les questions essentielles de la qualité et de l’indépendance du conseil auprès des agriculteurs !

PS : Il est important tout de même, de souligner que les gammes (surtout phytosanitaires) mises en marché auprès des agriculteurs se sont considérablement améliorées, (de gré mais surtout de force) sur le plan toxico écologique, ce qui n’est pas forcément vrai sur le plan technique (efficacité)

Alain77
6/10/2007
l’usage des boues de station d’épuration pour la fertilisation des sols.
A la différence des engrais chimiques les boues de station d’épuration ne contienent pas de nitrates et fertilisent les sols de façon limite naturel au travers les différents éléments dont elles enrichissent le sol . Aujourd’hui la filiére est parfaitement contrôlée ,la traçabilité bien au point donnent toutes les garanties aux agriculeurs qui font ce choix de fertilisation .Il faut encourager cette usage et continuer la recherche dans ce domaine pour rendre encore plus fiable les procédés de valoristions des boues de station d’épuration . Recycler les boues en fertilisant les sols est à mon sens une boucle virtueuse qui va dans le sens du développement durable , recycler plutôt que gâcher en incinerant , sans produire de Co2 . Sachant bien entendu que la vigilance doit être constante en terme d’analyses sur la qualité des boues produites par les stations(présence accidentelle de métaux lourds résidus de pollution industrielle qui entrainerait alors la destruction du lot).
enduros
8/10/2007
boues de station d’épuration
tout à fait d’accord sur la nécessité de valoriser en agriculture les boues de stations d’épuration mais j’ai cependant qq remarques de fond : les boues contiennent de l’azote sous forme organique donc effectivement peu ou pas de nitrate directement mais vous semblez oublier que l’azote organique de ces boues va se transformer obligatoirement en ammonium puis en nitrate dans le sol (processus naturel de minéralisation et nitrification) , le nitrate étant la seule forme d’azote absorbé par les plantes donc des apports de boues peuvent contribuer à la pollution nitrique au même titre que les engrais minéraux (cf pb lisiers et fumiers dans les zones d’élevage , la problématique est la même) la minéralisation de l’azote organique des boues est dépendante d’une part de la nature physico-chimique de ces boues et du climat témpérature et humidité du sol la difficulté de faire coincider la libération de ces nitrates avec la capacité des cultures à les absorber il est donc impérarif de caractériser finement ces produits au point de vue agronomique car ils complexifient la gestion de la fertilisation des cultures en rajoutant des inconnues (disponibilité des éléments nutritifs) vous soulignez vous même les pbs liés à la présence de métaux lourds et de composés organiques indésirables ,qu’ils soients industriels ou domestiques ( : comment lavez ou rincez vous vos pinceaux après des travaux de peinture ou de décapage lors de seances de bricolage etc ...) les épandages de boues ou de compost urbains se traduisent encore par la présence de déchets visibles ou non (sac plastiques , emballages etc ...) Les matières organiques et les effluents contenant de l’azote sont également susceptible d’émettre des quantités importantes d’ammoniac dans l’air (processus de volatilisation ammoniacale (eutrophisatione et acidification) bien connu sur les lisiers) ou d’émission de protoxyde d’azote N2O (GES)lors de leur minéralisation . Les cahier des charges de production de céréales ou de légumes de plein champ interdisent parfois _ souvent _ le recours sur les parcelles à des épandages de boues , schizophrenie du citoyen consommateur et du citoyen pollueur. Les réponses ne sont pas toujours aussi simple qu’il n’y parait mais ce n’est surtout pas une raison pour ne rien faire
hervé
5/10/2007
nitrate nuisible ou utile ?
quant on connait la teneur en nitrate des légumes et que l’on sait que les legumes sont benefiques pour la santé. que doit-on penser des nitrates ? de meme un culture piege à nitrate pompe 100mm d’eau dans le sol pourquoi vouloir augmenter les surfaces de cultures pieges à nitrate en sachant que ces cultures sont aussi des nids à parasites (50% etait un bon compromis)
Jean
4/10/2007
Pollueur-payeur... n’est ce pas le consommateur est en faute ?

Un producteur ne fait qu’apporter un service ou un produit à un consommateur qui en fait la demande. Si le produit ne répond pas à ses attente, il n’achète pas le produit. Pourquoi alors taxer celui qui produit si c’est le consommateur qui lui demande. Qui plus est, les modes de production ont évolué et les problèmes de pollution vienne d’ancienne pratique datant de 30 à 50 ans au moment où l’agriculture a du faire face à un enjeu de taille... nourrir chacun d’entre nous. Il ne faut pas oublier les problème honteux du passé comme l’amiante et le plomb mais les normes ont changé et les pratiques sont respectueuses. Si un consommateur acchète du sucre de canne alors que les producteurs de canne à sucre brulent les champs pour faciliter la récolte et détruisent la santé des travailleurs dans leurs parcelles. N’est ce pas irresponsable et taxable pour le consommateur et qu’il arrête de soutenir ces pratiques par le biais de ses achats ? Pourquoi importer des cerises en hiver et faire 14.000 km depuis le chili alors qu’il y a des pommes, celles de mon voisin qui les garde dans sa cave et les vend en direct ? C’est là que nous devons taxer ces attitudes de consommateur irresponsable.

PS : il existe du sucre roux à partir de betteraves à sucre françaises

DOM
8/10/2007
Pollueur Payeur Bis
Consommateur fautif oui et non. Sur le carburant diesel sans soufre par exemple , pourquoi, faire payer ce carburant + cher mais moins polluant alors que l’automobiliste lambda qui paie son carburant diesel en Supermarché pollue lui beaucoup plus ?
Jean
4/10/2007
Supprimer des produits, c’est se rendre vulnérable contre les maladies et parasites végétaux, animaux et donc humains
Si nous supprimons une partie des produits utilisés en agriculture et viticulture, nous ne parviendrons plus à protéger nos denrées. Faisons un parallèle avec les hopitaux : S’il n’existait qu’un seul antibiotique, où serions nous, nos enfants, nos parents ? Certains ne seraient plus là car le monde du vivant s’adapte et contourne nos défenses pour devenir Résistant. L’alternance des antibiotiques dans le milieu médical nous permet d’accroitre l’espérance de vie (tout comme la qualité des aliments d’ailleurs) en luttant efficacement contre la résistance. Interdire des produits phytosanitaires nous prive de cette alternance et cela risque de nous pénaliser encore plus au final. Regardons une fois de plus les programmes de traitement dans les hopitaux quand une personne est atteinte d’un virus résistant ... on augmente les quantités pour le traitement. Or c’est tout le contraire que les agriculteurs et la société souhaitent.
fred40
7/10/2007
problème d’utilisation
Tout à fait d’accord pour ne pas réduire le pannel des produits disponibles. La possibilité de choix d’un traitement est primordiale. Cependant, en faisant le parallèle avec les pratiques courantes en médecine vétérinaire, l’utilisation de produits biomodificateurs ne doit pas être considérée comme une caution à des pratiques agricoles qui ne satisfont pas les agriculteurs eux-mêmes (vaches laitières hautes productrices, poulet indus, monocultures, élevage hors sol) qui s’inscrivent dans une démarche de production de masse. Par ailleurs, l’alternance des antibiotiques est un non sens. En pratique, on s’aperçoit que ce sont souvent les mêmes traitements qui sont prescrits en élevage sur les problèmes identiques. Les critères de choix d’un antibiotique sont l’expérience du praticien et les examens complémentaires (antibiogramme). L’augmentation de l’espérance de vie est avant tout liée à la diffusion et au respect de normes d’hygiène pendant tout le XXe siècle : une affection bénigne emportera sûrement un enfant carencé vivant dans une cave humide avec des parents tuberculeux sans revenu. Les antibiotiques sont majoritairement prescrits pour des raisons de confort à l’heure actuelle, ce qui contribue à l’affaiblissement des organismes. En effet, l’immunité, comme l’écriture, celà s’apprend au cours de la vie. C’est une des raisons pour lesquelles la consommation de médicaments vétérinaires est très faible dans les élevages de bovins en extensif. Pour autant, il est très facile de montrer du doigt les agriculteurs qui ne font que s’adapter à un environnement technique et financier duquel ils sont fortement dépendants pour l’écoulement de leur production. Cette dépendance les paralyse dans leurs possibilités d’évolution vers des pratiques plus raisonnables du point de vue environnemental. La taxation des produits phytosanitaires et vétérinaires biocides est le seul moyen qui, par le renchérissement de ces pratiques, permettra de revenir à des techniques agricoles faisant appel à la compétence propre des agriculteurs. Cette taxation pourrait servir à subventionner les produits répondant à un cahier des charges environnemental et de bonnes pratiques d’élevage. Guide de bonnes pratiques d’élevage : la notion de consommation de produits vétérinaires est souvent révélatrice de pratiques défaillantes en matière de gestion de troupeau ou d’alimentation. J’imagine que c’est similaire en culture végétale ?
Jean
7/10/2007
Attention aux résistances

Quand je faisais le parallèle avec les antibiotiques, ce n’est pas en élevage mais pour le traitements des humains dans les hopitaux et pour citer les problèmes de résistance rencontrés actuellement.

Je suis d’accord avec le non-systématique, d’ailleurs, je pense que les agriculteurs et les éleveurs ne peuvent pas se le permettre économiquement. Par contre, ce n’est pas parce que c’est naturel que c’est meilleur, tout est histoire de dose et de conditions. Je pense qu’il vaut mieux du chimique à la bonne dose que du naturel en excès.

De même pourquoi le synthétique serait plus mauvais que le naturel si c’est à la bonne dose. A la base, que ce soit naturel ou synthétique, cela reste et restera de la chimie.

Je vois que l’on peut échanger nos opinions et chacun enrichir le débat, bel exemple !

ulysse
4/10/2007
L’agriculture ne fait que de sadapter

Remettons bien les choses dans leur contexte : La France est le 2eme utilisateur de produits phytosanitaire au monde, mais ramené à l’hectare elle se situe dans la moyenne Européenne. Environ 10% des herbicides vendus dans notre pays ne sont utilisés pas par les agriculteurs.

Tout ca pour dire que l’on dit ce que l’on veut avec les chiffres.

Avant de réduire les pollutions diffuses, il faudrait s’attaquer aux pollutions ponctuelles qui est le principale motif des résidus de phytos dans les eaux. C’est déjà le cas avec le plan végétal pour l’environnement qui incite les agriculteurs à investir mais il reste encore du travail chez certains exploitants.

N’oublions pas les partiuliers, la concentration de phytos au mètre carré va bien au delà de ce qu’utilise les agriculteurs sans qu’ils en aient conscience.

Il ne faut pas non plus oublier la DDE, SNCF et autres utilisateurs qui ne sont pas en reste.

Et enfin, l’agriculture ne fait que s’adapter à ce que demande la société et cela bien plus que toutes les autres professions.

On a demandé à l’agriculture de produire beaucoup pour que nous ayons tous suffisament de nourriture, puis on lui a dit qu’elle produisait trop et qu’elle polluait trop. Il a donc eu plusieurs réforme de la Pac en 1992 puis en 2003 avec la conditionnalité des aides pac qui soumet les agriculteurs à des contrôles sur l’utilisation de l’azote, des phytos...et aujourd’hui on lui dit que le blé est trop chère, qu’il y a sous production ! ! !

Ne refaisons pas ce qui est déjà fait avec la Pac et n’oublions pas que les outils de décisions en agriculture ne cessent de se développer, que la quantité de produits, d’azote, de phosphore... ne cesse de diminuer et fixer des objectifs de baisse de 50% de la quantité de produits phytos est totalement arbitraire et utopique. Les agriculteurs ne font que s’adapter aux demandes de la société et cela depuis 50 ans avec ou sans Grenelle.

Stéphane D
4/10/2007
Vers une production en culture intégrée

L’utilisation des produits phytosanitaires semblent attisée les débats. Certains réclament une diminution drastiques de leur utilisation.

Plutôt que d’interdire ou de mettre en place des restriction linéaire, il serait plus intéressant de travailler sur leur utilisation en mettant en place des réseaux de surveillance et d’alerte. A partir de modéle défini entre pouvoir public et professionnels agricoles, des messages d’alerte pourrait être adressé aux exploitants pour attirer leur attention sur les risques d’attaques fongiques et d’insectes indésirables. Plutôt que du traitement préventif systématique, le déclenchement du traitement serait fonction du niveau d’infestation.

Les Chambres d’Agriculture pourraient vulgariser et transmettre les informations aux agriculteurs. Le réseau de compétence pourrait s’appuyer sur les services de protections de végétaux, des organismes techniques agricoles ou encore les techniciens chambres d’Agriculture.

L’agriculture française doit produire et répondre aux attentes des citoyens le tout bio n’est pas la seule solution, la culture intégrée doit permettre de concilier le maintien des productions et l’application de produits phytosanitaires.

Jean-Jacques.
6/10/2007
outils à la décision.
Bien des choses existent déjà, mais personne n’en parle. Protection des Végétaux, Chambres d’Agriculture,Instituts,Coops et Distribution,même les boîtes phytos tant décriées innovent pour offrir à lurs clients des outils performants et appréciés des utiliateurs. Mais un article ou un reportage sur ce sujet n’intéresserait personne. Pas assez sensationnel pour nos chers médias.
Guy 22-54
9/10/2007
Vers un conseil technique pertinent et un risque environnemental acceptable

Entièrement d’accord pour l’utilisation intelligente des produits phytosanitaires ce qui n’exclu pas tout un énorme travail d’évaluation (ou de réévaluation) des risques au niveau de la mise sur le marché de telles substances. Cela nécessite cependant un objectif qui serait partagé par l’ensemble des acteurs de la profession agricole : une utilisation vraiment raisonnable des pesticides. Ces intrants doivent seulement être des régulateurs de bio-agresseurs dont le développement peut provenir d’aléas climatiques (mildiou en 2007)ou de déséquilibres agronomiques et pédoclimatiques subis. Ce ne sont pas des produits de consommation anodins, or malheureusement les modes de vente et de marketing de ces produits de santé des plantes ne poussent guère à la modération souhaitable. Individuellement, des agriculteurs combinent de façon très pertinente une grande maîtrise de l’emploi des phytosanitaires et une productivité-rentabilité comparable à des conduites conventionnelles sécuritaires. En grandes cultures, la réduction d’intrants phytosanitaires est possible mais elle doit s’appuyer sur une réelle volonté de conduite intégrée des cultures : rotation rallongée, dates de semis retardées, choix d’espèces et de variétés rigoureux,...

Reste la difficulté d’un conseil judicieux et pertinent qui devrait concilier une nécessaire protection des cultures tout en préservant la santé de l’agriculteur, la sécurité alimentaire et les différents milieux que sont l’eau,les sols,l’air. Actuellement en France, les conseils peuvent émaner de nombreuses structures,ayant leurs propres objectifs, qui se basent sur des réseaux surveillance hétérogènes et atomisés complètés par des outils d’aide à la décision (kit de diagnostic, modéles de prévision des ravageurs ou maladies importantes). Améliorer la qualité de l’offre de conseil parait indispensable, mais cela veut sans doute dire qu’il faut un consensus autour des objectifs : depuis plus de 15 ans, les pollutions diffuses par les pesticides ont été insuffisamment prises en compte par de nombreuses organisations agricoles. Est-il raisonnable de compter seulement sur la séparation entre le rôle de préconisateur et de vendeur-fournisseur pour garantir l’indépendance du conseil ? Les pouvoirs publics possèdent actuellement une expertise technique et scientifique reconnue au sein des Services Régionaux de la Protection des Végétaux. Grace aux bulletins d’Avertissements Agricoles, des ingénieurs et techniciens indépendants, fournissent aux professionnels des situations sanitaires hebdomadaires, des prévisions d’évolutions des bio-agresseurs et des préconisations de non-intervention ou d’intervention selon les risques réellement estimés au plan local ou régional. Cette activité est actuellement en nette régression et demain un travail indispensable de collecte et de compilation de données et de références objectives risque de faire défaut pour la gestion de la protection des plantes, des milieux et de la biodiversité.

Christian 64
4/10/2007
Réduction des pollutions des particuliers par les phytos
Il s’agit d’une (parmi d’autres) priorité pour retrouver des eaux de surface et souterrainnes de qualité correcte. Les efforts demandés à juste titre au monde de l’industrie, aux collectivités et au monde agricole sont légitimes. De plus, on commence à se soucier des milliers de litres de désherbant non sélectif déversés chaque année par la SNCF sur des milliers de km de voies ferrées, et on expérimente ça et là des procédés de destruction thermique.Normal.Mais qui se préoccuppe des pollutions diffuses occasionnées par les particuliers ? En effet, partout sur le territoire, les jardiniers amateurs utilisent des produits phytos sans la moindre conscience du danger qu’ils représentent pour l’environnement. Les observations les plus courantes sont des surdosages importants, et une ignorance des distances à respecter vis à vis des fossés et cours d’eau, voire des périodes propices d’utilisation Les surdosages sont massifs, car le jardinier du dimanche, contrairement à l’agriculteur, n’a que de faibles surfaces à traiter (pieds de haies,bordures d’allées, fossés...) donc une faible dépense occasionnée.De fait il y va de bon coeur, histoire d’être sûr que ça va bien cramer ! De plus, contrairement à l’agriculteur, il ne fait l’objet d’aucun contrôle quant à ses pratiques. Les efforts demandés aux uns sont ainsi annulés par les pratiques des autres. Il suffit de sortir de chez soi pour constater des fossés des talus ou des berges de cours d’eau brûlés au glyphosate, sans le moindre respect de distance par rapport à l’eau qui s’écoule juste en dessous. Le pire, c’est que tout le monde s’en fout ! Je constate des infractions de ce type tous les jours, et n’ai jamais entendu à ce jour de PV dressé par la maréchaussée à l’encontre de particuliers... Celà doit être bien rare... Et pourtant, le phénomène ne doit plus être sous-estimé, car ce sont chaque année des centaines de milliers d’amateurs qui utilisent ces produits dangereux sans se poser toutes ces questions !C’est tellement plus facile de sortir la pompe à sulfater... Pourtant aujourd’hui, il existe des outils parfaitement adaptés, que nos grands-parents auraient été bienheureux d’avoir plutôt que de s’emm... à couper leurs bordures à la faux et au croissant ! Mon avis est que la plupart de ces particuliers ne sont pas des "pollueurs en conscience", mais fautent tout simplement par ignorance. Il y a donc un gros travail de prévention à faire selon 2 axes :
  campagne d’information des risques via les médias (presse, TV, radios) + sur les emballages de ces produits (c’est le cas parfois mais ce devrait être obligatoire pour tous les fabriquants) ;
  sensibilisation des corps de contrôle potentiel : police (mais oui, regardez bien on observe aussi ces pratiques en ville, dans les lotissements...), gendarmerie, gardes chasse et pêche... Faisons vite, il y a urgence. Il est temps d’informer toutes ces bonnes âmes soucieuses de protection de l’environnement, de tous les dégâts qu’elles commettent elles-même !
André Bellion
3/10/2007
Utilisation du chanvre dans la rotation agricole
Je me répète un peu sur les différents forums mais beaucoup de sujet se chevauchent. Je viens redévelopper de manière un peu différente et surtout plus précise ce que j’ai déjà abordé dans le groupe 3. Vous avez pu vous apercevoir que je m’intéresse en particulier au chanvre et j’avoue que plus je creuse le sujet plus je trouve des raisons particulière de le faire. Je voulais donc ici, développer de manière particulière l’utilisation du chanvre dans la rotation agricole car je la trouve très utile en permettant de diminuer la dose globale de phyto sur les cultures. Je m’explique : Le chanvre est une culture de printemps (semis en mai) à forte croissance, elle germe au moment où les mauvaises herbes (adventices) ont déjà entamé leur croissance, elle les dépasse, leur coupe la lumière et les tues sans phyto. Les graines d’aventices ayant déjà germées, la charge grainière du sol diminue et sur la culture qui suit (souvent du blé) on utilise moins de phyto. De plus, le réseau racinaire est profond, ce qui ameublie le sol et augmente sa capacité à absorber l’eau de pluie (il n’y a pas besoin d’irrigation sur chanvre). Les cultures suivantes ont du coup une rétention d’eau améliorée. On dit qu’un blé derrière chanvre est amélioré de 10%. Pour finir, les racines (qui sont profondes) reste dans le sol après fauchage, ce qui fait de l’azote naturel. A savoir que le chanvre est économe en azote pour sa culture (70 pour 150 le tournesol).
Luce
4/10/2007
Intéret
Bonjour, je suis pas agricultrice mais une simple étudiante. Je trouve intéressant ce type de solutions et de propositions mais je manque de compétences pour être sur de bien comprendre leurs intérêts. Je savais déjà que le chanvre pouvait faire de la fibre pour la papéterie de luxe et que l’on pouvait l’utiliser dans la construction avec des bétons de chanvres mais je découvre ce niveau d’intérêt. D’autres personnes présents sur ce forum peuvent-ils appuyer ces propos ?
Souant
9/10/2007
Très interressant

Il faut que l’on diffuse ce genre d’information pour donner à notre agriculture un pouvoir de gestion intelligente des ressources de la planète sans avoir à passer par des moyens chimiques.

Nos ancètres savaient utiliser l’intelligence de la nature pour améliorer les rendements et diminuer les risques de maladies sur les plantations ! Mais les lobbies industriels et chimiques ont pris le dessus : VIVE L’INDUSTRIALISATION ET LE MARCHE MONDIAL ! NON ! revenons à une culture juste, précise, non dévoreuse de produits chimiques, alors OUI au chanvre, aux cultures qui ressourcent les terres et qui ne sont pas nefastes pour notre santé.

bônoise
3/10/2007
AGRICULTURE ET POLLUTION
certes, l’agriculteur produit ce que nous consommons en partie mais tout ce qu’il fait n’est pas protecteur de la faune et de la flore d’où , il lui faudrait une formation poussée et vérifiée par diplôme et sanctionnée par vérifications sur le terrain. Il y aurait ainsi moins de brûlages de végétaux , plastiques ... moins de produits dangereux en tout genre utilisés( pesticides, déherbants...) pour X ou Y raisons non valables. A force de laminer la terre, elle ne produit plus, elle s’érode.... Elle est polluée par les nitrates exemple de la Bretagne : une politique agricole ayant dit "amen" sur des années aux agriculteurs pour la production en grande quantité et dans quelles conditions : animaux (lapins, poules etc...) entassés dans des enclos, serrés à la limite toujours de l’étouffement (et c’est arrivé !), production par exemple de maïs dans des zones où les couches phréatiques sont déjà insuffisantes alors les années sans fortes précipations n’est-ce pas contraire à une certaine logique ! Et que dire du travail de nuit dans les champs par l’agriculteur qui croit gagner du temps mais qui finalement n’y voyant rien malgré ses éblouissants phares n’y gagne rien. Cependant il aura écrasé au passage tel ou tel nid d’oiseaux, tel lapin etc...Tout çà au nom de l’argent ! Que dire également du manque de lait parce que du temps de la prime de la vache allaitante çà pouvait faire mais depuis... Non, NOn et non et pour les animaux et pour Nous. Il faut interdire certains élevages, certaines cultures selon les compositions des terrains et les couches phréatiques et ceci par vérifications sur place avec amende immédiatement donnée. Sinon cà continuera.
marco
4/10/2007
AGRICULTURE ET POLLUTION
Ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas, un agriculteur qui travail de nuit ne le fait pas par plaisir. C’est qu’en général, la journée est chaude, les conditions météo ne sont pas favorables à la bonne efficacité d’un traitement de protection, et c’est aussi vrai pour les produits bio. Quand il sème, l’agriculteur choisi également le meilleur créneau météo, et il rare que tout soit fait dans la journée. Quand il récolte, la fraîcheur de la nuit est aussi salvatrice. Non l’agriculteur ne fait pas 35H, il ne compte pas ses heures,et ne roule pas sur l’or, et voilà la triste image que vous diffusez sans savoir.
Agriculteur respec...
4/10/2007
Absurdité et ignorance

Ce que vous dites dans votre message n’est qu’absurdité et ignorance !

Les nitrates ne peuvent polluer un sol car ils sont lessivés par l’eau et éventuellement entraînés vers la nappe phréatique (et non la couche phréatique).

Pour vivre moi-même à la campagne et même travailler dans les champs, "je crois" que les lapins vivent dans des terriers, sortent la nuit mais attendent rarement sans réaction qu’un "abruti" d’agriculteur vienne l’écraser.

Avant de lancer de vives critiques sur les agriculteurs "qui ne pensent qu’à l’argent", allez les rencontrer, montez avec eux sur le tracteur, allez dans les élevages en laissant chez vous vos à priori et vous verrez !

En ce qui concerne l’argent, chez les agriculteurs (entout cas pour moi) ce n’est pas la principale préoccupation de chaque minute mais qui, en France ou ailleurs, pourra me dire qu’il travaille chaque jour (salariés ou chefs d’entreprises) sans penser à gagner sa vie.

Oui, les agriculteurs sont des gens qui travaillent pour gagner leur vie (ils ne vivent pas que de subventions !) mais pas à n’importe quel prix. Ils ont, eux aussi, des enfants à qui ils souhaitent laisser une terre qui pourra les accueillir et les nourrir.

Caudius
2/10/2007
substances dangereuses
L’interdiction de substances dangereuses est une exellente démarche.Mais cessons de nous prendre pour des naifs. Comment faire admettre aux grands groupes de la chimie que leurs substances seraient dangereuses ?Qui osera s’attaquer à un lobby comme celui-là ? L’exemple du Gaucho est là pour nous rappeler que la lutte inégale a été longue et que le danger n’est pas totalement écarté. L’idée d’une TVA écolo favorable comme le propose CP n’est ni plus ni moins qu’un racket fiscal supplémentaire destiné une fois de plus à agir sur les effets mais pas sur les causes et dont le produit sera vite détourné de sa finalité.
Eneko
2/10/2007
Ne confondons pas danger et risque

A mon avis la simple interdiction des substances dangereuses est un raccourci facile.

Le danger est ce qui est potentiellement nocif pour l’Homme. Pour que le danger s’exprime, il faut que l’Homme soit exposé à ce danger. Par exemple, le curare est une substance extrêment dangereuse qui abouti à la mort assurée d’un personne à qui on inocule le poison. Or, la probabilité qu’une personne reçoive du curare en France est quasiment nulle. En conséquence, bien que dangereux, le curare ne représente pas de risque.

Un autre exemple est celui de l’électricité. En elle-même, c’est une énergie extrêment dangereuse (Claude François l’a démontré), mais elle est aujourd’hui contrôlée. Nous pouvons aujourd’hui bénéficier de la souplesse et de l’efficacité de cette énergie avec des risques évalués et maîtrisés.

Je suis stupéfait de voir que les techniques modernes de production sont systématiquement rejetées. Je pense qu’en revanche il serait plus intelligent, plus rentable et certainement plus durable de se poser la question des bénéfices d’une technologie (en toute objectivité bien sûr). A ces bénéfices ce sont les risques qu’il faut confronter et non les dangers.

L’enjeu est véritablement là : évaluer les risques et les bénéfices, les confronter et enfin arbitrer (mais pas avant).

fox le phenix
3/10/2007
PRODUCTEURS AVANT CONSOMMATEURS

Il faut responsabiliser les producteurs de biens polluants, les obliger à produire propre, plutôt que stigmatiser les consommateurs qui consomment des biens que le marketing et la publicaité fait tout pour les faire acheter. Pourquoi culpabiliser les consommateurs de voitures, tabac, etc... et en même temps faire cadeaux fiscaux et autres largesses aux producteurs de ces biens polluants cotés au cac 40 ?

  Il faut empecher les producteurs pollueurs industriels de continuer à polluer la planete, nos mers et nos rivières avec leurs dechets,

  que l’Etat également montre l’exemple SVP en n’utilisant que des produits non polluants (véhicules etc...), avant de s’en prendre aux comportements individuels des citoyens qui eux ne sont que les victimes de la societe de consommation N’oublions pas que les industries, les multinationales, l’Etat semblent immortels par rapport aux citoyens qui ne sont que de passage sur terre, alors laissez les consommer ce que leur offre les magasins. Merci

jos
1er/10/2007
les herbicides
Les désherbants ruinent la nature, ils sont utilisés en haute montagne pour entretenir les coupe feux ,les clôtures des éleveurs, le long des routes départementales et nationnales,( pour ne pas avoir tondre les bordures) sur les voies de chemin de fer, contaminant les sources et ruisseaux de montagne Les canaux d’arrosage et autres, sont aussi désherbes sur leurs flanc même certains ronds points sont desherbés, les agriculteurs en abusent aussi, les particuliers, tout ces intervenant et d’autres polluent et contaminentet les nappes fréatiques, et les cours d’eau, inconcientment pour certains. concienment pour d’autres Un controle stricte de ce produit et une utilisation ultra réduite , donnerait du travail à beaucoup d’entreprises.qui créraient des emplois durables, pour la maintenance de ces bordures qui seraint vertes, et non brulées Interdire purement et simplement le désherbant en haute-montagne,ainsi qu’aux particuliers, à l’équipement, aux service d’entretien des canaux Je ne parlerai pas des vignes ou il ni a plus de vie tellement elles ont été désherbées, année après année depuis plus de 40 ans, plus un escrgots plus une herbe, plus rien , l’eau de ces villages est contaminée.En résumé Le gouvernement devrait controler le désherbant, comme il controle les éxplosif, avec demande préfectorale ext.
Marc
29/09/2007
les produits phytos sont nécessaires

Comment voulez vous faire face à une demande plus importante (biocarburants, augmentation de la population mondiale...) tout en réduisant l’offre (augmentation de la production bio) ?

Il faut maintenir un bon niveau de rendement et cela passe par une utilisation des produits phytosanitaires. Pas d’utilisations à outrance (années 80)mais des interventions justifiées (actuellement).

Il ne faut pas oublier que les produits phytos sont utilisés pour soigner les plantes et ainsi offrir au consommateur un produit sain. On parle beaucoup des mycotoxines mais sans le traitement de la fusariose sur blé on en parlerai encore plus !

D’autre part on parle de "supprimer l’autorisation d’usage d’une molécule dès lors qu’il en existe une autre moins dangereuse pour le même usage" mais ce qu’il faut comprendre c’est que "même usage" ne signifie pas "même efficacité". Certes on utilisera un produit moins dangeureux mais le nombre d’applications augmentera.

LC
30/09/2007
Biocarburants de 1ere génération = idée fumeuse

Toutes les études publiées à ce jour démontrent que les biocarburant de 1er génération sont une abberation écologique.

Rendons donc ces surfaces cultivées à une production alimentaire, et promouvons une agriculture raisonnée. Même si le rendement est moindre, plus d’hectares produiront les produits dont nous avons besoin.

Par ailleurs, ces interventions justifiées comme vous dites, etes vous certain que 100% des agriculteurs la pratiquent ? Ne devrait on pas mettre en place des quotas de pesticides par exploitation agricole et par hectare, afin de bien contrôler leur utilisation parcimonieuse ? C’est comme sur la route : pour quelques brebis galeuses qui roulent dangeureusement, tout le monde est controlé !

Anonyme
1er/10/2007
Utilisation raisonnée des produits phytosanitaires
Tout à fait d’accord avec la remarque de Marc concernant la mention : "supprimer l’autorisation d’usage d’une molécule dès lors qu’il en existe une autre moins dangereuse pour le même usage" De plus, la possibilité d’avoir plusieurs molécules pour un même usage permet d’éviter les phénomènes de résistance aux maladies. En effet, si on traite toujours avec la même molécule, les vecteurs de la maladie acquièrent une résistance à cette maladie, ce qui nécessite d’augmenter les doses progressivement. Ce phénomène peut très largement être évité avec l’alternance de molécules. Ne conserver qu’une molécule pour un usage s’oppose donc à une utilisation raisonnée des produits phytosanitaires. De plus, les molécules n’ont généralement pas le même effet. C’est exactemetn le même fonctionnement que pour les médicaments
jgiovan
4/10/2007
Supprimer l’autorisation ...

en outre, une telle interdiction supprimerait la concurrence entre sociétés agrochimiques.

Je ne vous raconte pas la guerre pour obtenir le monopole en sortant LE nouveau fongicide ou LE super insecticide et faire interdire les concurrents.

Chaque Major de l’agrochimie (Syngenta, BASF, Bayer etc.) possède des produits de la même classe chimique (donc : même mécanisme d’action) que ses concurrents. Lequel interdire ? Tous ?

BASF débarque avec un nouveau fongicide contre la Septoria et on interdit tous les autres ?

Dans ce cas, ces entreprises deviendraient des sociétés de lobbying à temps plein.

En effet, une fois le monopole acquis, l’augmentation des prix risque de faire mal ! ! !

Soyons sérieux. L’objectif doit être de retirer du marché les produits peux efficaces et/ou toxiques et/ou polluants pour les remplacer par des produits modernes. Mais la tendance actuelle est totalement contraire : on retarde la mise sur le marché de produits innovants au nom du principe de précaution tout en laissant de vieux produits polluer en toute impunité !

pascal
3/10/2007
10 milliards d’habitants en 2050 !
Beaucoup de personnes ont perdu de vue que de jour en jour la population mondiale ne cesse de croître, nous serons près de 10 milliards d’habitants en 2050. Soyons réalistes, comment nourrir toutes ces bouches sans avoir recours à l’usage de produits phytosanitaires ? Le potentiel de terres cultivables n’est malheureusement pas extensible, peut-être que l’on arrivera un jour à cultiver du blé dans le désert mais nous n’en sommes pas encore là ! Sans parler de l’espace urbain qui grignote petit à petit les surfaces agricoles... Enfin, il faut être bien conscient que les nouvelles matières actives qui sortent sur le marché aujourd’hui font l’objet de longues études toxicologiques et écotoxicologiques avant d’être autorisées. Que ceux qui critiquent les systèmes dits productivistes nous apportent des solutions réalistes !
CP
29/09/2007
Pour une TVA "écolo-favorable"

Afin d’encourager les consommateurs à acheter des produits d’entretien ménager et des produits d’hygiène corporelle respectueux de la nature, l’instauration d’une TVA à taux réduit sur les produits écologiques est nécessaire pour réduire leur écart de prix avec les produits moins respectueux de l’environnement.

Si problème de financement d’une telle mesure, un léger relèvement de la TVA des produits "polluants" pourrait être envisagé.

David BERREBI
2/10/2007
Tva ECO-FAVORABLE
Je partage votre point de vue. Si on veut une reaction en masse, il faut taper fort... Et pour attirer l’attention rien de moins bien que parler du porte monnaie. Les incitations fiscales (de toutes sortes) sont les seuls moyens (malheureusement) pour inciter le consommateur (mais aussi les entreprises) à réagir écologiquement. Une TVA à taux réduit pour les incitations à but écologique... Et une plus forte hausse des produits (via la TVA) polluants... Pourquoi l’Etat attend t-il pour promouvoir cette incitation (et d’autres d’ailleurs) fiscales ?
vincelefou
3/10/2007
tva écolo

tout à fais d’accord,ce genre de tva pourrais s’appuyer sur les normes existantes bio,écolabelle,fsc,... . ex : bio à 5.5% agriculture raisonnée à 7% agriculture intensive 20% importation pays lointain sans garantie environementale 25%

lessive écolabellisé 5.5% lessive standard 20% c’est juste un exemple au pif de ce qui pourrais ce faire. puisque pour faire changer les choses il faudre trouver des financements.

boris
4/10/2007
le classique pollueur-payeur
Il est clair que baisser de 10 km/h les limitations de vitesse diminueraient les émissions de gaz. Mais pourquoi ne pas aussi agir dès l’achat des voitures ? Il est bien connu que les plus gros pollueurs sont les 4X4 qui vont bien souvent au delà des 10L au 100 alors qu’une voiture moyenne récente en consomme 5 ou 6. Dans ce cas pourquoi ne pas taxer les acheteurs de 4X4 qui le font par pur goût du luxe ( il ne sagit pas de pénaliser les gens qui nécessitent ces engins pour leur travail ou autre raison valable (accès difficile à leur domicile)) ou parce qu’il pensent etre les rois de la route avec leurs engins ultra pollueurs. Il pourraient en être de meme pour les très grosses cylindrées. Quand on a les moyens de polluer à tout va on doit aussi avoir les moyens de participer gräce à une taxe à la recherche pour des énergies ou des moteurs plus propres. Encore une fois je ne m’adresse pas aux personnes qui nécessitent réellemnt ces véhicules.
jacky de Vimory
6/10/2007
A quand une véritable enquete sur l’automobiliste en milieu urbain

Qui sont tous ses automobilistes seuls dans leurs voitures pour aller au travail le matin ? Combien de ces personnes seraient prêtes à utiliser des transports en commun si ceux ci étaient plus surs D ’ une part sécurité des personnes (vols , agressions ...) mais d’ autre part être sur d’ avoir un train RER Metro Bus ... pour rentrer le soir meme si la réunion s ’éternise ou un imprévu les fait rentrer plus tard.

Diminution du trafic urbain = Baisse de la consommation des carburants (dans les embouteillages à 10 Km/H les véhicules consomment énormément )

Et pourquoi pas utiliser des poids lourds de 60 tonnes sur autoroutes entre minuit et 6 heures du matin quand celles-ci sont désertes pour transiter les marchandises d’ une plate forme logistique à l’ autre à 60Km/H maxi

bducluzaux
28/09/2007
Protection globale des captages d’eau potable avec des objectifs quantifiés et évalués

Actuellement, le seul moyen réglementaire de protection des captages d’eau potable est l’établissement de périmètres de protection. Ces périmètres sont inefficaces, car souvent la réglementation des périmètres n’est même pas appliquée. Ils ne sont associés à aucun objectif quantifié pouvant être évalué. Ils gênent tout le monde, et en premier l’exploitant du captage. Il ne protège que 1 à 5 % de l’eau captée en général.

Je propose pour chaque captage d’eau potable l’établissement d’un véritable plan réglementaire de protection, de conservation et d’amélioration de la qualité de l’eau. Les périmètres n’étant qu’un moyen parmi d’autres, à utiliser seulement s’ils sont utiles. Ce plan devrait comporter des objectifs à attendre, des moyens pour atteindre ces objectifs, des évaluations régulières pour corriger les moyens. Les moyens ne doivent pas seulement être des interdictions, comme actuellement pour les périmètres de protection. L’information et l’éducation sont aussi importantes. Il faut expliquer aux industriels que les rejets illégaux de produits toxiques dans les nappes et les rivières vont un jour se retrouvaient dans leur eau « potable », même chose pour les pesticides des agriculteurs. Les industriels et les agriculteurs ne sont pas des empoisonneurs, seulement ils n’ont pas l’information que leur polluant va se retrouver plus tard dans l’eau potable (je l’ai constaté personnellement dans toute la France, quand on va voir le pollueur d’un captage, il vous répond que ce n’est pas vrai, mais que si on lui prouve, il arrêtera de polluer. Il faut donc l’informer).

Autre moyen : mesures fiscales, par exemple pour favoriser l’implantation de l’agriculture biologique dans les bassins d’alimentation des captages.

Et surtout, faire un lien entre la protection des captages (DDASS et DIREN) et la politique des sites et sols pollués (DRIRE). La priorité doit être la recherche, l’étude et le traitement des sites pollués en amont des captages déjà pollués. Actuellement les sites pollués font l’objet d’un traitement au hasard sur la France, sans se préoccuper des captages d’eau potable pollués (et même en les évitant, les collectivités ne veulent pas admettre que leur eau est polluée, car cela est nuisible à leur image). Pour être efficace, il faudrait enlever la protection rapprochée des captages au Ministère de Santé (DDASS), et la transférer au Ministère de l’Ecologie (qui a déjà la responsabilité de la protection éloignée des captages). Il faut également un lien entre la protection des captages et l’aménagement du territoire. Plus d’industries polluantes dans les bassins d’alimentation des captages, comme c’est le cas aujourd’hui.

Bruno Ducluzaux Eau et développement durable

bducluzaux
28/09/2007
Efficacité de la protection des eaux

Un seul et même service du ministère de l’Ecologie devrait avoir l’entière responsabilité des eaux souterraines. La dispersion actuelle entre la DDASS (analyses d’eau brute et protection rapprochée des captages AEP), la DRIRE (eaux minérales, nappes polluées), la DIREN (quantité et protection générale), l’Agence de l’Eau (qualité), la DDAF - DDE... semble négative. Le manque de coordination efficace entre la DDASS et la DRIRE pose de graves problèmes : exemple des captages AEP de ... pollués depuis 20 ans par des solvants chlorés dont on ne connaît toujours pas l’origine. Dès les premières détections par la DDASS au milieu des années 80, la priorité de l’action de la DRIRE dans la région aurait due être de trouver l’origine et de stopper l’activité responsable de la pollution.

Je propose donc que l’Etat regroupe toutes ces compétences dans le domaine de l’eau dans un même service du ministère de l’Ecologie.

Bruno Ducluzaux Eau et développement durable

Damned
28/09/2007
Tout à fait
Cela semble effectivement des plus logique. Mais n’est-ce pas ce que préconise le groupe 5 en suggérant une réorganisation des services de l’Etat ?
frazer37
28/09/2007
Apport d’engrais et de pesticides en agriculture

En France, la réglementation suivante s’applique sur l’épandage agricole des boues de station d’épuration : 1° L’épandage est soumis à autorisation préfectorale ou déclaration en application de la réglementation "eau". Ce qui implique notamment que les opérations d’épandage sont subordonnées à :
  la réalisation d’une étude préalable, accompagnée d’analyses des boues à épandre et des sols devant les recevoir,
  une programmation des opérations d’épandage ou "plan d’épandage" comprenant un programme prévisionnel, une information préalable, des analyses de boues et de sols, un contrôle de terrain par un responsable désigné, la tenue d’un registre des épandages, enfin un bilan agronomique dûment enregistré chaque année.

2° La réglementation établit un dispositif de contrôle de la qualité :
  des boues à épandre,
  et des sols choisis pour l’épandage. Un label de qualité devrait prochainement être créé pour qualifier les boues issues de STEP.

3° Le dispositif de contrôle de la qualité est basé sur le respect :
  de teneurs limites en métaux lourds (ou ETM : éléments traces métalliques) et en composés traces organiques,
  de valeurs limites et flux cumulé d’éléments traces dans les sols sur 10 ans.

Pourquoi la même chose ne serait pas appliquée notamment aux apports d’engrais chimiques, sachant que la pluspart de ces produits présentent des concentrations en métaux lourds bien supérieures au boues résiduaires de nos stations d’épuration.

cowboy72
6/10/2007
controle sur les épandages de boues
Bonjour, je suis agriculteur et j’ai un voisin agriculteur qui recoit sur son exploitation au moins 5 stations d’épuration différentes sachant qu’il a environ 80 ha et que pour une station d’épuration il faut pour épandre 12 ha par an sachant que l’on peut revenir sur une même que tous les 3 ans (donc 36 ha pour une station) donc pour 5 stations d’épuration il faut 180 ha et j’oubli il est éleveur laitier (40 vaches laitières et la suite, il lui faut environ 30 ha pour épandre son fumier) cherchez l’erreur et tout cela avec l’aval des autorités compétentes.
Anonyme
28/09/2007
réduire le gaspillage et la pollution de l’eau

pour réduire le gaspillage d’eau : imposer aux nouvelles constructions l’installation dès le départ de système de récupération des eaux pluviales ; développer la récupération d’eau pluviale pour les activités ne nécessitant pas l’utilisation d’eau potable : les WC par exemple.

inciter fortement les collectivités à installer du lagunage

inciter aussi fortement les collectivités à installer des toilettes sèches

réduire l’utilisation de pesticides :

en diffusant largement les méthodes de culture des plantes qui se protègent les unes les autres et qui évitent l’utilisation de pesticides, en autorisant la diffusion des connaissances telles que la fermentation des plantes ( ortie par exemple ) comme fortifiant de plantes et répulsif d’insectes. en taxant sévèrement les pesticides ( vendus en France ) et en utlisant cette taxe pour assainir l’environnement.

imposer la collecte sélective ( certains départements ( Lozère par exemple ) ne sont pas au point dans ce domaine )

favoriser l’installation de haies vivantes ( qui permettent d’absorber l’eau et de ralentir les crues )

rappeler que labourer un terrain lui permet de retenir 60% plus d’eau qu’un terrain non labouré ( ce qui accélère aussi l’absorption d’eau en cas de crue ... ). que labourer un terrain ou l’aérer ( en faisant des trous au moyen d’une fourche empêche celui ci de former une croûte imperméable.

inciter l’installation chez les particuliers comme partout où cela est possible de chemins herbeux, dans lesquels pour éviter la formation de boue ( sur les passages des voitures par exemple ) on pose un grillage en métal, qui n’empêche par l’herbe de pousser, mais qui empêche de s’embourber en cas de fortes pluies.

Stéphane du Loiret
11/10/2007
EAUX POLLUEES : SOLUTION MIRACLE
Source rayon X : En Afrique du Sud, il était une fois une industrie qui polluait un cours d’eau. Et au bout de quelques jours, miracle : la pollution avait disparue ! Ce cours d’eau contenait des acacias. Et apparemment, ils l’ont nettoyés en absorbant la pollution. Pourquoi ne pas en planter dans tous les cours d’eau pollués ?
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