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Mauvaise période à passer
Message écrit le 13/06/2008 par Treize

Devant l’insistance du gouvernement à vouloir nous faire croire que le système par répartition est en faillite, qu’il faut en passer par la capitalisation obligée, j’ai tendance à me dire qu’on ne nous dit pas tout.

D’abord, jamais ne sont évoquées dans les discours officiels de nos élites les possibilités de financement et de ré-équilibrage de notre système, par exemple la taxation des dividendes versés aux actionnaires, la taxation des stock-options, des indemnités de départ des dirigeants, et j’en passe, beaucoup de ces sujets ont été traités par ailleurs sur ce forum.

J’ai aussi une tendance à penser qu’on ne veut pas nous dire non plus toute la vérité sur la nature du déficit. Le déficit actuel est du en grande partie à l’arrivée à l’âge de la retraite de la génération du baby boom. Mais on veut nous faire croire que ce problème est permanent, ce qui n’est pas le cas.

Le besoin de financement du déficit est ponctuel et correspond à peu près à une génération. Par la suite, je ne crois pas me tromper en écrivant qu’on retrouvera un ratio actifs/retraités plus favorable.

A mon sens, il nous est tout à fait possible de financer ce besoin supplémentaire sur une telle durée. Si réformes il y a, elles devraient plutôt porter sur l’égalité entre français :

- calcul des meilleures années identique privé-public - Prise en compte de l’ensemble des rémunérations dans l’assiette de cotisation (salaires + primes) ce qui aurait pour effet d’augmenter immédiatement les recettes donc le financement des retraites actuelles et de garantir aux actifs d’aujourd’hui une meilleure retraite plus tard - Remise à plat des bonifications, notamment de la différence de traitement entre le public et le privé pour les bonifications par enfant - Surtout, mise à niveau des régimes encore très spéciaux de nos chères élites qui savent bien dresser les français les uns contre les autres mais restent très discrets sur les avantages considérables qu’ils se sont eux-mêmes octroyés. Peut-être qu’après cela, ils seraient plus crédibles pour parler du sujet et demander aux français de supporter des mesures de rigueur ? - Et donc, comme je l’écrivais plus haut, taxation d’éléments financiers sans rapport avec la compétitivité de nos entreprises (dividendes, rachat d’actions, parachutes dorés, stock options...), car les efforts consentis dans les précédentes réformes Balladur - Raffarin - Fillon l’ont été quasi exclusivement par les seuls salariés.

Déjà, avec ce train de mesures, on devrait y voir plus clair.


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