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Organisation de la santé : comment garantir un égal accès aux soins à tous, sur tout le territoire ?
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Modérateur
29/04/2008
Aucune réponse Synthèse finale du forum

Forte demande des professionnels paramédicaux

Le forum reçoit une très grande proportion de messages émanant de professionnels paramédicaux. Leurs demandes portent sur :
  l’inscription de nouveaux actes dans la nomenclature des actes professionnels permettant un transfert de compétences ;
  le remboursement des actes de manière à pouvoir exercer en libéral.

Ces mesures permettraient selon eux de :
  faire face à la pénurie de médecins généralistes, de certains spécialistes, d’infirmiers ;
  développer les interventions à domicile ;
  en conséquence, désengorger certains services hospitaliers et réduire les délais d’attente ;
  mieux couvrir le territoire.

Transfert de compétences

La question du transfert de compétences apparaît comme un sujet difficile, où les désaccords sont fréquents. C’est le cas, par exemple, de la répartition des tâches entre infirmiers et aides-soignants, médecins et sages-femmes, ou encore ophtalmologistes et opticiens optométristes.

La plupart de ces professionnels demandent un droit de prescription pour des soins, des produits ou du matériel relevant de leurs compétences. Ils justifient cette demande sur la base de la pratique actuelle : de nombreux témoignages indiquent que les médecins, débordés, sont souvent amenés à signer des prescriptions à leur demande, parfois sans consulter les patients.

De la même manière, des pharmaciens demandent le droit de prescription pour des pathologies courantes et bénignes (grippe, rhumes...). Ils mettent en avant leur formation, proche de celle d’un médecin, ainsi qu’une excellente couverture territoriale des pharmacies.

Des sages-femmes demandent l’instauration de maisons de naissance pour compenser le déficit d’obstétriciens et la durée de l’hospitalisation en maternité.

Toutefois, plusieurs contributeurs posent la question des responsabilités juridiques qui seront associées à cet élargissement du droit de prescription.

Pénurie de médecins en zone rurale

Les internautes ont discuté des causes possibles de la désaffection des médecins pour le milieu rural. Ils pointent du doigt :
  l’aspiration à un rythme de vie sain (moindre disponibilité les soirs et week-ends), notamment associée à une féminisation de la profession ;
  la désertion générale du milieu rural (services de proximité rares ou inexistants, difficulté de trouver un emploi pour le conjoint) ;
  la rémunération à l’acte, qui incite certains à s’installer dans les régions densément peuplées pour dégager des revenus plus substantiels.

Pour remédier à la pénurie de médecins en zone rurale, plusieurs approches sont envisagées. Les mesures contraignantes (gestion étatique du lieu d’installation, par exemple) rencontrent un faible succès. La grande majorité des internautes préfère nettement des mesures incitatives.

Des avantages

Pour beaucoup, la solution réside en particulier dans des incitations financières : prime à l’installation, compensation de perte de revenus, rémunération des déplacements et des astreintes, exonérations fiscales. D’autres formes d’avantages sont également proposées : rapprochement familial facilité ou droit de formation pour la reconversion dans une spécialité médicale après un certains temps.

Outre la question territoriale, des contributeurs signalent la désaffection de certaines spécialités médicales. La chirurgie digestive, par exemple, attirerait moins que la chirurgie esthétique. Ils préconisent une meilleure rémunération pour les médecins hospitaliers.

De meilleures conditions d’exercice

Une autre approche réside dans un meilleur aménagement des conditions d’exercice. Ainsi, le regroupement de professionnels au sein de maisons médicales (éventuellement pluridisciplinaires) est une solution envisagée pour faciliter l’accès au soin, tout en respectant la vie du professionnel de santé. Ceux-ci ne souffriraient plus d’isolement et pourraient couvrir collectivement une plus grande amplitude horaire. Certains internautes soulignent le rôle des collectivités territoriales dans le développement de ce type de réponse. Elles mettraient à leur disposition les locaux et le personnel administratif adéquats. Une demande récurrente porte sur la réouverture des dispensaires.

Recrutement et formation

Un certain nombre d’internautes considère que ces mesures ne seront pas suffisantes, en particulier du fait des prochains départs en retraite. Ils proposent l’augmentation ou la suppression du numerus clausus déterminant le nombre d’étudiants en seconde année de médecine. Cette idée fait débat. En particulier, une telle mesure serait très contre-productive si elle ne s’accompagnait pas d’adaptations au niveau de la formation : capacité à accueillir plus d’étudiants, y compris en stage, à gérer une baisse de niveau.

La formation des étudiants en médecine devrait intégrer des stages (internat, notamment) en zone rurale pour faire sortir les étudiants des grandes villes et leur faire découvrir les charmes de certaines régions. Une meilleure information sur les spécialités médicales est également jugée nécessaire pour remédier à la pénurie de certaines d’entre elles.

Pour faire face à la crise des vocations, des internautes conseillent de faire appel à des médecins étrangers.

Cas des zones les plus reculées

Pour les zones où la pénurie est exceptionnellement forte, des mesures spécifiques pourraient être prises : remplacer la rémunération du médecin à l’acte par un salaire fixe ; mettre en place des dispensaires itinérants ou organiser des navettes pour véhiculer les habitants.

Catherine
29/04/2008
Aucune réponse Du transfert de compétences
Professionnel de santé médical, j’assiste à titre personnel au transfert de compétences. Ma maman , aveugle, dépendante (entre le lit et le fauteuil à l’aide d’un appareil de transfert), âgée de 95 ans "bénéficie" des soins infirmiers à domicile depuis 2 ans dans une petite ville . Une infirmière coordinatrice est venue 1 fois "évaluer". Depuis nous avons des aides-soignantes ( 15 à 18 par mois sur 2 passages par jour). Nous ne savons ni le nom de la personne ni l’heure du passage. Le week-end nous avons parfois des personnes qui ne connaissent ni la maison ni maman. Selon leurs"compétences" le transfert est plus ou moins douloureux, le diner plus ou moins pris et la nuit qui suit plus ou moins blanche pour moi. Monitrice dans une école il ya quelques années, je ne peux que regretter pour certaines l’obtention du diplôme, la non formation et l’absence de contrôle. Du soin fait par une infirmière on passe à une parodie faite par une aide soignante à de l’hygiène approximative .Des filles laissées à elles-mêmes "autorisées" à faire des soins d’escarres sur le sacrum alors qu’elles ignorent comment faire une petite toilette correcte !.... Les textes prévoient le maintien à domicile, l’accompagnement de fin de vie, l’éthique . En pratique, nenni, tais toi car tu n’as pas le choix. Aucun contrôle DDASS, aucun contrôle conseil général et un directeur d’association ancien proviseur de lycée et une absence totale de prise en compte des remarques. Transfert de compétence ? NON Absence de compétences . Les compétences ne s’acquièrent pas simplement par de la pratique ! Attention aux VAE !Il me semblait qu’il fallait un savoir, un savoir faire et un savoir être. Juriste, je déplore la perte de chance subie par de nombreux patients et dus à ces transferts : retards de diagnostic " pourquoi voulez vous aller voir le diabétologue, je peux faire aussi bien que lui, idem avec psychiatre : n’oublions pas les délais entre la découverte d’une dépression par un médecin traitant et l’accès à un psychiatre : 7ans ! Je dénonce un inégal accès aux soins. Moins de chance dans une campagne ou une petite ville, moins de chance car moins de choix, moins d’équipes qualifiées...
julien
29/04/2008
Aucune réponse régionaliser le concours de p1 et l’internat
concours regionaux pour l’internat et le p1 avec numerus clausus régional et epreuves séparées .ainsi chacun ayant fait sa vie restera statistiquement dans sa région d’étude où il aura passé de longues années
malgo
29/04/2008
Aucune réponse Si il n’en reste qu’un...

...Il sera celui là.

La chute de la démographie médicale implique que si il n’y a pas grand chose à répartir alors il faudra s’adresser à d’autres pour être soigné dans un délais raisonnable. Encourager l’automédication, promouvoir massivement le recour aux infirmières en première intention (comme c’est le cas au Portugal) développer les transferts de compétences valoriser la collaboration entre infirmières et médecin former ces derniers au desease management...

Voilà toutes les couleuvres que l’académie de médecine va devoir avaler... ...Bon gré mal gré.

Si nous, collectivement par des décisions politiques courageuses, ne le faisons pas nous risquons de voir se développer des recours anarchiques à des sous soins non évalués, avec des risques de dérapage de la morbidité et un coût majeur surtout dans un contexte ou les risques de grandes épidémies est à nos portes.

fred
29/04/2008
2 réponses repartition des medecins

repartir les medecins en fonction du nombre d’habitants par secteur et ne pas laisser l’installation libre sinon plus de medecins en zones rurales et plethore sur le pourtour mediterraneen.

Ce projet a été lachement abandonné en 2007 ! !

cela permetrait peut etre d’eviter aussi des derives de prescription de complaisance (médicaments et arrêt de travail)dans les zones saturees de medecins.

rappel les etudes de medecines sont payees par les contribuables qui financent les universités.

nono
29/04/2008
Réponse repartition
Imaginons ! Plus de numerus clausus= plus de médecins = réglementer les zones en surcharge =tant que la zone est pourvue, pas d’installation dans la zone=les médecins devront se mettre là ou il y a de la place. Et si les médecins français ne veulent pas, donnons la chance aux médecins étrangers qui feront moins la fine bouche.Le numerus clausus n’a jamais donné que des restrictions néfastes (voir manque d’ophtalmos)et des personnes qui se ménagent un territoire, il faut surtout qu’un médecin à la sortie d’études soit compétant et que sa compétence soit évaluée, tout le monde n’a pas la capacité de tout savoir en X années d’études, et on peut le faire en plus d’années s’il y a besoin.Comme nos enfants qui arrivent au bac sans savoir bien lire ou écrire ! Faisons les passer de classe supérieure dès lors qu’ils ont acquit les connaissances nécessaires
Dominique Dupagne
29/04/2008
Réponse Répartissons tout le monde

C’est drôle, j’ai l’impression d’avoir lu cela dix fois, à l’identique.

Toutes les études ou presque, en France, sont payées par le contribuable. Si l’on vous suit, il faudrait donc répartir également d’autorité dans toute la France les avocats, les assureurs, les comptables, les plombiers, les maçons etc.

Personne ne pense à étudier la cause de cette désertification, qui touche même les services publics. Il suffirait de redonner envie aux médecins de sortir des villes, et notamment aux généralistes sur lesquels tout le monde se défausse, notamment la nuit. On ne peut demander à un médecin de s’installer là où il n’y a plus ni poste, ni école.

Si vous voulez forcer les médecins français à s’installer à la campagne, ils iront s’installer à l’étranger. Vous n’en aurez plus ni en ville, ni à la campagne. La mondialisation ne touche pas que les biens de consommation.

Ou alors, il faudra les fonctionnariser, mais attention à la baisse de productivité, et surtout, préparez vous à un accueil très différent dans les cabinet (demandez aux anglais).

A.Sauvé.Veyre
28/04/2008
1 réponse le maintien à domicile / ergothérapeute chu grenoble
il est encore trop peu d’équipes de maintien à domicile de personnes âgées qui emploient des ergothérapeutes . Leurs évaluations du handicap, les essais de matériels et d’aides techniques sont leurs compétences pour agir avec les autres pesonnels soignants afin de permettre à une personne de rester encore chez elle . Ces services (départements ou communes)de tout le territoire français doivent avoir les moyens financiers pour employer les para médicaux dont des ergothérapeutes pour développer réellement une politique de maintien au domicile de qualité pour toute personne handicapée ou âgée.
C. LE GRAND
29/04/2008
Réponse maintien à domicile
Il y a des ergothérapeutes sur le département de l’Isère employés par le Conseil Général (10 ergos) pour évaluer les besoins des PH (personne handicapées)à domicile en matériel, aménagement de domicile et de véhicule dans le cadre de la PCH. Dans notre profil de poste, nous devons aussi intervenir auprès des PA (personnes agêes) dans le cadre de l’APA, mais personnellemnt je ne peut pas du fait du retard pour les dossiers des PH. Nous avons indiqué à notre employeur que 10 ergos ce n’était pas suffisant pour répondre à toutes les demandes dans les délais légaux, mais comme on est le département le plus équipé en ergo directement embauché par le CG, il n’est pas prêt à en avoir plus. Nous travaillons en lien avec les médecins traitant qui ne connaissent rien au matériel mais en général, nous font confiance pour prescrire ce qu’on leur demande. Ca n’a pas beaucoup de sens.
Zorro
28/04/2008
Aucune réponse taxer les médecins des villes plus que ceux des campagnes
Il faut surtaxer les médecins des villes , en particulier des villes du sud , et détaxer les médecins qui acceptent de travailler à la campagne et dans les villes du nord . Ce n’est pas compliqué , il suffit de le faire , demain matin c’est possible .
Michelle Dugaret
28/04/2008
Aucune réponse Réanimation :l’âme de l’hôpital
A Montbrison,dans la Loire,l’hôpital a perdu son service de réanimation pourtant satisfaisant à tous les critères qui lui avaient été demandés et sans aides financières. Tout fonctionne :les 6 lits pour 120 000habitants dans le secteur, auxquels viennent s’ajouter des habitants,malades, des environs et qui n’ont pas ce genre de service de proximité(la maladie n’a pas de frontières départementales), le coût qui ne montre pas de pertes, le matériel, installé aux normes, le pôle technique et le personnel avec autant de gardes et de présence des médecins et du personnel que demandé. Le dossier est en tous points en correspondance avec les demandes des institutions qui viennent pourtant de le supprimer ! Montbrison a perdu son Tribunal de grande instance, il perd l’âme de l’hôpital ! J’ai accouché trois fois difficilement :il fallait un service de réanimation pour les bébés ou(et)moi sinon ,je devais aller ailleurs.Mon père a fait un infarctus lors d’une consultation ;si on avait dû le transporter ,il aurait perdu 10ans de vie rendue par la pose d’un pace maker et les soins immédiats de la réanimation. Qui veut prendre le risque d’une intervention sans réanimation proche ? Qui veut aller ajouter des trajets aux visites douloureuses que l’on rend à un parent, gravement malade ? Qui m’explique pourquoi la population doit accepter de voir se fermer ce qui marche et que toute une équipe a construit ? Qui m’explique pourquoi ,aujourd’hui ,tous les élus de toutes tendances sont venus manifester à Montbrison si cette décision est fondée ?Qui me dit pourquoi 6 lits, 400 malades graves par an ,peuvent mobiliser tant de gens divers ? Je crois que ça,je le sais :le lien social est d’utilité publique et existe déjà par le symbole de 6 lits qui rassurent...Michelle Dugaret.
arno
28/04/2008
1 réponse La nécessaire nécessité de l’ergothérapie...

A l’heure où nos politiques mettent en place un certain nombre de réformes pour facilité l’accès social, professionnel (ne concerne biensûr pas nos chers retraités), médical tant aux personnes âgées qu’aux personnes en situation de handicap, force est de constater que les mots restent peu suivi d’effets...

A regarder de plus près la "belle" loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, cette bonne volonté demeure un coup d’épée dans l’eau, puisque la grande majorité des décrets d’application n’ont toujours pas été mis en place... On se réjouira de la mise en place des MDPH (maisons du handicap, pour faire court), mais joie de courte durée au regard des problèmes d’organisation, d’effectifs et surtout de moyens.

Le décor plus où moins planté, je m’attacherais à regarder une profession qui me tient particulièrement à coeur, celle d’ergothérapeute. De part ma profession, je suis amené à en côtoyer un certain nombre. Et là, je m’étonne une fois de plus de la méconnaissance, voire de l’ignorance, des acteurs publics à leur égard. A comparer avec nos pays voisins (Grande Bretagne, Allemagne, Pays scandinaves), nous sommes en retard (si ce n’est encore à la préhistoire) sur l’intégration des personnes en situation de handicap.

Or, il est une certitude que ce corps de métier est aujourd’hui indispensable pour garantir des soins efficaces, efficients, adaptés aux personnes en situation de handicap. Mais quelle difficulté pour se faire rembourser leurs actes de soins ! ! Pourquoi le régime général (sécurité sociale) ne rembourse t’il pas systématiquement un acte d’ergothérapie ? Il est facile pourtant de comprendre l’utilité, si n’est sociale et médicale, économique d’un ergothérapeute. Il suffira de lire l’ensemble des exemples évoqués dans les différents sujets pour comprendre leur impérative nécessité (au même titre que d’autres para médicaux remboursés, eux, de l’ensemble de leurs actes).

Aujourd’hui le seul moyen véritablement efficace pour un ergothérapeute pour se faire rembourser ses actes (je n’épiloguerais sur le remboursement par la MDPH soumis à des critères stricts) est qu’il soit partie prenante à un réseau de santé. Or, ce réseau n’émane que de volontés individuelles, d’associations, non des pouvoirs publics. Ces réseaux pallient donc la carence de l’Etat en matière de soins. [ceci ne reste qu’un exemple très personnel]

En définitive, et cela reste un avis personnel, je pense que l’ergothérapie est aujourd’hui un élément indispensable (et indissociable) à notre système de santé, et cela sera d’autant plus vrai dans les années à venir.

Tant pour les patients, leurs proches que pour l’ensemble des acteurs médicaux et para-médicaux , ne serait-il pas temps d’agir en conséquences et de respecter notre devise Historique : Liberté, EGALITE, Fraternité ?

arno

M.C. Psychomotrici...
29/04/2008
Réponse Ce qui est dit est tout aussi vrai pour les psychomotriciens !
Comme les ergothérapeutes, nous exerçons sur prescription médicale obligatoirement et sommes en toute première ligne pour favoriser le maintien des personnes en milieu ordinaire, que ce soit les enfants ou les personnes âgées. Nos deux métiers, complémentaires comme l’ensemble des professions auxiliaires de la médecine, sont essentiels au développement du soin dans une optique d’automisation, de réduction de la dépendance et de bien être chez les patients, ce qui va largement dans le sens d’une réduction des coûts du soin ! Mais actuellement, l’absence de nomenclature permettant un remboursement de nos actes nous empêche d’une part de pouvoir accueillir tout ceux qui ont besoin de nous et surtout de pouvoir exercer sur l’ensemble du territoire d’autre part. Comme l’ergothérapie, la psychomotricité doit pouvoir bénéficier d’un remboursement de ses actes et une prise en compte de ses compétences, dans l’intérêt des patients en France. Merci de permettre aux professionnels de s’exprimer sur ce sujet et qui espèrent pourvoir rester optimistes dans l’évolution des dossiers.
Anonyme
28/04/2008
Aucune réponse les ergothérapeutes : des acteurs privilégiés de la réforme de santé

Seulement 7000 en France et pourtant....

Les ergothérapeutes peuvent être des acteurs privilégiés de la santé d’aujourd’hui et de demain. En effet, les ergothérapeutes sont des évaluations privilégiés des situations de handicap physique, social, professionnel et architectural : à la croisée du secteur sanitaire et du secteur social, il présente des compétences fort utiles, à mes yeux, dans la politique actuelle de santé. Ils privilégient l’Homme dans sa globalité en s’intéressant à toutes les activités qu’il peut avoir dans une vie. Leurs évaluations permettent de trouver des solutions pour que les personnes en situation de handicap puissent retrouver une vie autonome après un accident, une maladie ou maintenir une autonomie de la personne âgée à son domicile. Ainsi, il semble que les ergothérapeutes pourraient largement contribuer à la politique de santé publique actuelle concernant le vieillissement de la population, le désir de « bien vieillir » et concernant l’amélioration de la qualité de vie de tout un chacun. Ces professionnels contribueraient également à mettre réellement en place la politique d’égalité des chances pour tous. Pour finir, en maintenant les personnes vieillissantes à domicile, en permettant aux personnes handicapées de retrouver une vie professionnelle et en écourtant les séjours à l’hôpital, les ergothérapeutes contribueraient à financer la santé autrement, avec efficience. Seulement, il manque aux ergothérapeutes plusieurs éléments à leur totale émancipation et autonomie professionnelle et donc à leur pleine efficacité :
   une place privilégiée dans les maisons de la santé
   une possibilité d’exercer l’ergothérapie de ville afin de poursuivre les investigations ergothérapiques engagées dans les établissements sanitaires.
   un décret d’actes avec le remboursement de certains actes afin de pouvoir réellement être prescrits dans la logique de l’organisation des soins en France et donc d’apparaître dans le schéma de prise en charge globale du patient.
   Une possibilité de réformer la formation initiale pour lui permettre d’être officiellement en accord avec la pratique réelle et actuelle de l’ergothérapie « de terrain ».

Enfin, je crois que les ergothérapeutes ont une grande connaissance à transmettre et à faire partager avec les professionnels de l’aide à domicile (qui eux, sont des acteurs du quotidien des personnes en situation de handicap pour pallier à la dépendance et non à l’autonomie). Pour résumer, je dirais, que les ergothérapeutes sont, certes, peu nombreux mais il serait dommage de les oublier dans une telle réforme à laquelle ils adhèrent pleinement depuis que ce métier existe. L’ergothérapie n’est ni plus ni moins qu’une profession qui met la personne au coeur du processus puisque l’action, l’activité (« ergon ») n’est rien d’autre que le propre de l’homme et de son « projet de vie » : agir, construire, s’occuper (au sens anglo-saxon du terme « occupational »)

psychomotlib33
28/04/2008
1 réponse psychomotricité : information et remboursements

Bonjour, je suis psychotricien dans le domaine de la petite enfance depuis 14 ans et un jeune libéral instalé depuis le mois d’octobre 2007.

Je constate en premier lieu suite a ma rencontre avec les médecins prés de mon cabinet qu’une grande majorité d’entre eux ne connaissent pas notre profession et ne savent pas qu’une prescription est nécessaire. Je crois donc qu’il faudrait agir à un double niveau :
  sensibiliser les médecins aux différentes pratiques dont ils seront prescripteur pendant leur formation initiale.
  Profiter de leur formation continue pour faire passer ces informations d’une manière générale et "officielle".

Deuxième réflexion : comment faire comprendre aux patients que la prescription médicale est obligatoire alors que les soins qui sont souvent à long termes ne sont pas remboursés ? Il me semble qu’il y a là une incohérence totale qui s’ajoute à une profonde injustice sociale.

M.C. Psychomotrici...
29/04/2008
Réponse Entièrement d’accord

Je suis entièrement d’accord

Notre métier, comme l’ensemble des professions auxiliaires de la médecine, est essentiel au développement du soin Mais actuellement, l’absence de nomenclature permettant un remboursement de nos actes nous empêche d’une part de pouvoir accueillir tout ceux qui ont besoin de nous et surtout de pouvoir exercer sur l’ensemble du territoire d’autre part.

Comme l’ensemble des professions auxiliaires de la médecine, la psychomotricité doit pouvoir bénéficier d’un remboursement de ses actes et une prise en compte de ses compétences, dans l’intérêt des patients en France.

Merci de permettre aux professionnels de s’exprimer sur ce sujet et qui espèrent pourvoir rester optimistes dans l’évolution des dossiers.

ARFEHGA
28/04/2008
Aucune réponse Réflexion des ergothérapeutes de Garches (92)

Nous sommes l’association ARFEHGA : Association pour la Recherche et la Formation des Ergothérapeutes de l’Hôpital de Garches. Nous faisons partie du groupe hospitalier APHP Raymond Poincaré - Hôpital Maritime de Berck. Nous souhaitons contribuer à la réflexion autour de l’organisation de la Santé à travers notre expérience du milieu hospitalier.

   les durées d’hospitalisation sont souvent prolongées en raison du manque de relais à l’extérieur de l’hôpital notamment en Ergothérapie. Ce relais doit se faire à travers des réseaux ville-hôpital dans lesquels doivent être intégrés les Ergothérapeutes soit dans des équipes pluridisciplinaires (ex : HAD), soit en libéral. Les actes d’Ergothérapie ne sont pas remboursés. Nous demandons donc la mise en place effective d’une nomenclature d’actes en Ergothérapie afin de permettre leur remboursement. Outre l’économie que cela permettrait de faire par rapport à une prolongation d’hospitalisation très coûteuse, cela favoriserait le retour vers l’autonomie du patient dans son environnement.

   Les structures existantes qui permettent un retour à la vie sociale et professionnelle (exemple : reprise de conduite, adaptation du logement, adaptation du poste de travail, évaluation du handicap, évaluation des besoins en aides-techniques, etc...) sont de plus en plus surchargées (ex : MDPH) avec une liste d’attente en augmentation constante. Encore une fois, la présence de nombreux Ergothérapeutes dans la cité (en libéral et en HAD) permettrait de fluidifier le parcours de la personne handicapée dans sa démarche d’autonomisation : développement des réseaux ville-hôpital et nécessité d’une nomenclature d’actes en Ergothérapie pour un remboursement et pour le développement de l’Ergothérapie en libéral.

   Nous souhaitons à terme avoir le droit de prescription sur les aides-techniques. Le choix d’une aide-technique demande une réelle évaluation et l’Ergothérapeute a les compétences nécessaires (Cf. Audition publique des 27/28 Mars 2007 sur « Acquisition d’une aide-technique : quels acteurs, quel processus). Notre pratique quotidienne montre que sans évaluation préalable par un professionnel spécialisé, certaines aides-techniques coûteuses (exemple : fauteuil roulant électrique remboursé 3400 €) sont inadaptées à la personne. Soit la personne l’utilise, mais de manière inappropriée avec des conséquences néfastes pour sa Santé (exemple : un mauvais positionnement au fauteuil peut engendrer des déséquilibres musculo-squelettiques irréversibles sauf par chirurgie : coût +++). Soit la personne est contrainte d’investir dans un nouveau matériel : dépenses inutiles +++ Nous souhaitons que ces propositions vous aident dans votre travail et participent à l’amélioration de la qualité des soins des personnes en situation de Handicap.

Anonyme
28/04/2008
Aucune réponse Transferts des compétences

Après avoir supprimé l’idée d’un numérus clausus d’installation des médecins afin de garantir un accès égal aux soins sur tout le territoire , le transfert des compétences reste la meilleur alternative .

- Autoriser les prescriptions pharmaceutique pour les pathologies courantes et bénines (rhume , état grippal , irritations occulaires etc.. ) afin de désengorger les cabinets des médecins .

- Privilégier l’hospitalisation à domicile moins couteuse en impliquant les principaux acteurs de santé en ville que sont le médecin, l’infirmière et le pharmacien de famille .

- Faire participer les opticiens davantage pour les renouvellement et le suivi du patient afin de faire face à la pénurie des ophtalmos .

Pano38
28/04/2008
Aucune réponse Valoriser les astreintes et les deplacements

La remuderation actuelle des medecins etant uniquement basée a l’acte, le medecin doit, pour gagner sa vie, faire le maximum d’actes par jour, si possible dans un cadre agreable, pour cela il faut :

1) le maximum de malades a proximités, donc habilter une region tres peuplée et plutot en mauvaise santé (age, polution, travail penible, accidents ...)

2) Passer du temps a faire des actes, donc eviter de faire des deplacements, des astreintes, ne pas habiter une region a faible densité de population.

3) donner une prime au medecin qui accepte de s’installer dans des regions, villes, cités ... peu accueillantes d’un point de vue climat et tourisme ... pour cela il me semble clair qu’il y a plus de volontaires pour une grande ville de la cote d’azur que pour hameau du nord

Je comprend que cela compliquerait les calculs pour la sécurité sociale mais si l’objectf est de mieux repartir les generaliste sur l’ensemble du teritoire il va surement falloir le faire ... sinon la situation restera dans l’etat actuelle pour longtemps.

volfoni
28/04/2008
Aucune réponse securité des medecins
Dansles quartiers dit"ZONES Sensibles" pour employer un language "politiquement correct".les médecins sont agressés,et cela devient un désert pour les soins,conséquense de la demission de l’état.et de notre époque de décadence et de violence.je pose une question,sans en trouver la solution....
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