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Sujets : 9 Ouverture : Septembre 2007 Entrer dans le forum
Réponses : 482 Fermeture : 14 octobre

Grenelle environnement : promouvoir des modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l’emploi
Le groupe de travail n°6 avait pour mandat de dégager les voies de nouveaux modes de développement écologique favorables à l’emploi et la compétitivité. Ce mandat s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de développement durable qui intègre les trois piliers fondamentaux de l’exigence environnementale, du développement social et humain et de l’efficacité économique.

  La synthèse finale du forum

Dans cette perspective, les propositions examinées par le groupe et présentées dans le rapport ci-joint s’appuient sur une double conviction : la conviction qu’il est possible d’intégrer environnement, développement économique et progrès social, la conviction aussi que cette intégration passe par une réorientation profonde de nos modes de production et de consommation, du fait de l’ampleur et de la gravité des déséquilibres écologiques actuels.

La première conviction -celle d’une intégration entre environnement et développement- s’appuie sur les marges disponibles pour améliorer la gestion des ressources rares, réduire ou supprimer les dommages environnementaux pour un même service rendu, stimuler l’innovation et susciter la création d’activités nouvelles inscrites dans l’exigence du développement durable : l’Institut Français de l’Environnement évalue à 370.000 le nombre de personnes travaillant dans le domaine de l’environnement ; notre pays a de nombreux atouts pour lutter contre le changement climatique, développer la maîtrise de l’énergie et les énergies renouvelables ; nos entreprises figurent parmi les leaders mondiaux en matière d’eau potable, d’énergie, d’assainissement des eaux ou de traitement des déchets. Les problèmes environnementaux à affronter créent de nouvelles exigences, en particulier la nécessité d’anticiper pour prévenir la production des déchets et des pollutions ; ils suscitent aussi de nouvelles opportunités pour stimuler le développement économique et faire émerger de nouveaux gisements d’emplois si notre pays, notre système de recherche et nos entreprises se mobilisent pleinement pour promouvoir une véritable éco-conception de l’ensemble des produits et des services.

La seconde conviction du groupe est que cette « montée en gamme environnementale » des produits et services offerts par les entreprises françaises doit s’inscrire dans une stratégie plus générale de découplage entre création de richesses et consommation d’énergies, de ressources naturelles et de matières, une stratégie où le consommateur et le citoyen peuvent jouer un rôle actif grâce aux signaux (prix différenciés, informations, formations) qui leur sont donnés.

Ce découplage ne saurait reposer sur la désindustrialisation de notre économie. Une telle désindustrialisation réduirait notre potentiel d’innovation et d’emploi sans bénéfice pour la lutte contre le changement climatique si la production nationale était simplement remplacée par des importations en provenance de pays ayant un niveau d’exigence environnemental inférieur. L’enjeu économique de la politique environnementale n’est donc pas de promouvoir une économie désindustrialisée, mais une économie plus sobre en carbone, en énergie et en ressources naturelles non renouvelables, qui fasse notamment plus de place à une économie circulaire, fondée sur la réduction et le recyclage des déchets, et plus généralement sur une utilisation plus efficace des ressources, et plus de place à une économie de fonctionnalité qui remplace la vente de biens par la vente de leur usage : à la différence de la vente, la location d’un bien permet en effet d’en allonger la durée sans réduire les échanges ni les services offerts. Il s’agit donc de construire un nouvel équilibre vertueux du point de vue économique, environnemental, et social entre les activités de production, de consommation, de recherche-développement, d’innovation et de services en France et en Europe.

Salles de discussion

  Améliorer et mieux diffuser les indicateurs de développement durable
  Donner une information écologique sur les produits et les services
  Promouvoir une publicité responsable
  Mobiliser les outils économiques en faveur de l’environnement
  Mettre en place une tarification efficace des nuisances liées aux transports
  Favoriser la recherche et le développement des technologies favorables à l’environnement
  Promouvoir une économie circulaire et de fonctionnalité
  Sensibiliser et former à l’écologie et au développement durable



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Les trois derniers verbatims...

Par Modérateur :
Améliorer et mieux diffuser les indicateurs de développement durable
La question de l’élaboration d’indicateurs de développement durable a été peu traitée. Quelques messages ont cependant exprimé leur soutien aux propositions du groupe, notamment celle évoquant un indicateur d’empreinte écologique. Ils soulignent cependant que celui-ci doit être défini précisément. "Frank Sentier" écrit :
Il y a donc urgence à utiliser un/des indicateur(s) de développement durable. L’empreinte écologique pourrait être un bon indicateur à condition qu’il soit parfaitement bien défini. Il y a (...)
Par Groupe 6 du Grenelle de l’environnement :
  Elaborer des indicateurs agrégés de développement durable tels que le PIB vert, l’empreinte écologique ou le capital public naturel. Le groupe souhaite que les services statistiques français, au premier rang desquels l’INSEE et l’IFEN, testent et proposent dans les mois qui viennent une première évaluation des indicateurs de PIB vert et d’empreinte écologique. Cette action fait consensus au sein du groupe de travail.
Le MEDEF émet des réserves méthodologiques sur l’empreinte écologique
  Mettre en place et diffuser au Parlement et auprès du public un tableau de bord d’indicateurs (...)
Par Groupe 6 du Grenelle de l’environnement :
  Généraliser les informations environnementales présentes sur les produits et services. A cette fin, trois types d’actions font consensus dans le groupe :
  • l’extension du champ d’application de l’étiquette énergie à l’ensemble des produits gros consommateurs d’énergie ;
  • le développement des écolabels ;
  • l’accompagnement des démarches volontaires sur la mise en place d’informations sur les impacts écologiques, par exemple celles portant sur l’empreinte écologique des produits. Un groupe de travail réunissant Etat, grande distribution, industrie manufacturière et associations (...)
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