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L’impact de la mondialisation sur la sécurité de la France
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thinthin
14/06/2008
Aucune réponse Pétrole, gaz et conflits
La crise pétrolière actuelle (mêm si une bonne part est sans doute spéculative ) va provoquer des conflits sur les zones pétrolières ( exemple pétrole en mer de chine ), ainsi que le gaz. Ainsi le monde n’est pas à l’abrie de nouvelles tensions. Face à ces tensions, et le mondialisation du commerce, le ralentissement économique aux Etats-Unis, le poids de la France dans le monde parait petit. Il faut une meilleur organisation européenne, afin que des pays européens puissent s’allier à un programme de défense commun par des partenariats ( afin aussi de laisser le libre choix de chaque pays de s’engager ou pas dans une défense commune ). Cette défense européenne ne dépendrait pas de l’Union Européenne, puisse que il y aura des états de l’Union qui ne souhaiteront pas participer. C’est une alliance d’etats européens pour former une défense commune. Cette alliance européenne défensive permettrait de financer des programmes communs, par exemple le financement d’un porte avion.
seb
11/06/2008
2 réponses la sécurité de l’économie sort du domaine de la défense
Mondialisation = généralisation des échanges commerciaux, source de déceloppement pour ses acteurs et ce jusqu’à la fin d’un modèle économique remis en question. Dès lors la défense ne s’opère que sur les intérêts vitaux, c’est une assurance. Le seul domaine dans lequel intervient à l’heure actuelle la défense est la sécurité des approvisionnements, arme diplomatique et dissuasive. Vouloir étendre le champ de la défense à celui de l’économie risque de remettre en cause les savoir-faire actuels.
fanfan
15/06/2008
Réponse Pour info

Pour information :

Outre la défense nationale à proprement parler, l’économie du pays dans sa globalité, ainsi que le domaine du transport ou encore l’énergie, ont toujours été des éléments du concept de défense nationale.

Le libéralisme économique ou même la mondialisation, ne doit pas faire perdre de vue des notions de stabilité intérieure.

Il y a des plans, dispositifs d’urgence exécutoires dès lors que nous entrons dans un conflit avéré : prise de contrôle par la défense de la SNCF, EDF etc...

Même dans un temps de paix, ces briques sont interdépendantes. Si l’une est atteinte, l’autre s’affaiblit. Rien n’est nouveau ici.

tompouce
16/06/2008
Réponse mondialisation (une guerre qui ne veut pas dire son nom)

bonjour

nos politiciens n’ont pas l’air de s’en rendre compte ou ils ne veulent pas le dire,mais nous sommes dans une guerre économique et nous n’avons pas les armes pour nous défendre.

en attaquant nos systèmes éconnomiques les terroristes nous mettent a genoux,et nous n’avons aucune parade efficace.

armée infanterie, marine, aviation, dissuasion nucléaire, ne servent a rien.

et le pire est peut être les attaques informatiques,sur les banques,l’industrie,toute notre économie peut être atteinte.

et là avons nous les cerveaux sûprèmes pour contrer ses attaques

JC
25/05/2008
1 réponse Fonction regalienne ou action collective ?
La mondialisation a multiplié les acteurs, les enjeux, les réseaux laissant les acteurs régaliens bien esseulés devant la vague des agressions. Il n’existe pas à ma connaissance de réflexion systématique sur une logique de défense organisée en réseaux sociaux (type mouvements de résistance de la deuxième guerre). En utilisant les valeurs partagées par une grande partie de la population et l’engagement citoyen autour des acteurs publics de la sécurité on faciliterait au moins la collecte d’information et sûrement la coordination entre acteurs publics et privés. L’état sait pourtant faire ponctuellement ( la DGSE et les « honorables correspondants », la gendarmerie et la population rurale, l’IHEDN,...) mais ce sont des initiatives ponctuelles sans vision globale me semble-t-il ? N’ayant pas les moyens américains, chinois ou russe pourquoi ne pas reformater l’action comme nous avons su le faire entre 1940 et 1944.
RicainUS
9/06/2008
Réponse Un transition inéluctable

>"Il n’existe pas à ma connaissance de réflexion systématique sur une logique de défense organisée en réseaux sociaux (type mouvements de résistance de la deuxième guerre)."

La raison pour lequel il n’existe pas est qu’il n’est pas necessaire. Il est étonnant le proposition ci-dessus, comme si la France, tout seul, puisse en faire quoi que ce soit pour se protéger du tsunami économique qui déferle sur ces côtes.

La problématique étant plus grand que la France seule, tout comme les moyens à se défendre aussi, la France n’a aucun alternatif que de voir au niveau de l’Europe pour un défense commun. Et, là, on s’y apprêtera l’oriel. Car, la menace est commune tout comme les moyens pour se défendre.

Mais défendre comment ?

D’abord acceptons la réalité des choses. C. à d., nos économies (en EU et en USA également) sont en plein transition de l’Age Industriel à l’Age de l’Information. Nous ne pouvons plus défendre des emplois non-qualifiés ou même semi-qualifiés. Il est inéluctable que ses emplois se déplacent à des climats plus propices. Acceptons-le, c’est une réalité inévitable.

Deusio, malgré les dislocations, il y a des secteurs industriels que puissent être sauvés de par l’application vigoureux des processus robotiques en production. Voyons les moyens de les promouvoir en forme des amortissements d’investissements nécessaires pour les rendre plus attractifs aux industriels. Ce robotisation, dans certains cas, pourra sauver des emplois directs et indirects car la production restera en France -- même s’il emploie moins de main-d’oeuvre direct.

Tertio, la solution à longe terme est de prioriser l’éducation secondaire et surtout tertiaire afin de porter notre force de main-d’œuvre à des compétences plus sophistiquées. Il est honteux de devoir accepter le fait que 39% des Américains ont un diplôme de université tandis que seulement 24% des Français en ont un. Et ceci, en dépit du fait qu’un diplôme Américain coûte le prix d’une petite maison en banlieue Parisien. Il est bien que ce gouvernement commence à rattraper la sauce en reformant le financement des universités par moyens extra étatiste.

Quarantièmement, ce nouveau monde globalisé parle l’Anglais. En dépit de notre amour-propre linguistique, nous devons nous rendre compte que les affaires se font en Anglais. Il est primordiale que l’Anglais soit enseignée au plus jeune age, tel qu’en pays Scandinaves - afin de ouvrir à nos jeunes une perspectif de carrière au niveau internationale. Au lieu de persister à pratiquer le nombrilisme Franco-française qui nous fait croire que tout nos problèmes sont solvables uniquement derrière nos frontières.

Le destin de la France, en ce que concerne la globalisation, est imbriqué a celui de l’EU.

PCPBG
22/05/2008
3 réponses Défense au sens large

La définition de la défense telle qu’elle figure dans la loi est très large : assurer en tout temps, en toutes circonstances et contre toutes les formes d’agression la sécurité et l’intégrité du territoire ainsi que la vie de la population. On peut y inclure non seulement de la sécurité contre la violence, mais aussi la sécurité économique (aprrovisionnement en énergie et matières premières, sécurité des transports par voie aérienne et maritime, protection des sociétés sensibles, ...), la sécurité sanitaire et alimentaire (ressources en eau, autosuffisance alimentaire (au moment ou la PAC était mise en place, l’Europe n’était pas autosuffisante, aujourd’hui, il reste des secteurs où l’Europe est dépendante de l’extérieur), ...). Les menaces et risques sont nombreux et accentués par la mondialisation et l’influence croissante des acteurs non étatiques sur la scène mondiale : trafics illicites, crime organisé, piraterie, terrorisme, flux migratoires incontrôlés, prolifération d’armes de destruction massive, guerre technologique, cyberattaques, comportement mercantile d’Etats dans certains domaines, prise de contrôle de sociétés critiques etc. Certains de nos alliés au plan militaire peuvent se révéler comme rivaux au plan économique.

La fin de la guerre froide n’a pas ouvert la période de paix et de prospérité que F Fukuyama présentait comme le fruit de la mondialisation, la violence a changé de forme, la ligne de partage entre amis et ennemis a changé et reste fluctuante.

Pour faire face à toutes les menaces, la tâche est immense et demande des ressources humaines, matérielles et financières importantes. Un moyen de réduire les besoins est de mutualiser l’effort. Pour cela, il faut identifier les alliés sûrs, identifier avec eux ce qui doit être produit dans cette union et ce qui peut être acheté dans le reste du monde. Pour ce qui est produit dans l’union, on identifie les pôles de compétence et on assure la pérennité du capital. C’est en particulier le cas pour la production d’armement, mais aussi pour les produits de haute valeur technologique. De même, les Etats doivent garder le contrôle, assurer la protection et réguler les réseaux de transport de matière, de personnes, d’énergie et de données. Dans tout cela, il faut poursuivre et même augmenter la recherche.

cece
25/05/2008
Réponse Ce qui signifie la mutualisation des coûts
"l’effort" que mentionnez signifie tout simplement que chacun mette la main à la poche. On nous bassine avec le miracle danois et le PNB/habitant du Luxembourg. Mais dans la résolution des conflits mondiaux, ces pays comme d’autres qui affichent des excédents budfgétaires et collent des amendes à la France au titre du respect des accords sur les déficits publics. Qu’ils prennent en charge la moitié de notre budget militaire au titre de la solidarité internationale et croyez moi, nous aussi on connaîtra l’équilibre budgétaire.
Kernoway
4/06/2008
Réponse La mutualisation c’est bien mais comment ?
Il conviendrait de bien définir la façon dont la mutualisation préconisée de l’effort serait effectuée, c’est-à-dire selon quels critères le coût de cet effort serait réparti entre les participants. Cet aspect ne devrait pas être éludé sous le prétexte qu’il serait trop complexe à appréhender. Il serait bon pour une fois d’oublier le principe de solidarité pour cette répartition ( car la solidarité ne peut se concevoir que dans une situation de catastrophe effective et entre les victimes de la même catastrophe) et de retenir le critère d’utilité qui devrait être la règle universelle pour toute répartition d’un coût , à savoir, pour chacun à hauteur du bénéfice retiré, et à condition que ce « bénéfice » ne lui soit pas imposé.
CECE
6/06/2008
Réponse PAR LE PNB
On peut utiliser le mode de calcul de l’ONU ou de l’union européenne en fonction du PNB de chaque état. Chaque état pourrait prendre part au financement d’un porte avions nucléaire. Cela se fait bien pour AIRBUS OU ARIANE. On peut imaginer que le Luxembourg finance une partie du navire, la Belgique, le système d’armenent embarqué, les Pays Bas, une partie des appareils de chasse etc.. Le batiment serait sous pavillon français et européen. Commandement français avec des missions sous l’égide du futur pérsident de l’union. Là on parlerait de défense européenne. Sinon, on en reste là et chacun amène comme avant ces petits jouets à l’OTAN.
Anonyme
7/06/2008
Réponse Union Européenne et mutualisation des acquis et compétences.

l’Union européenne doit permettre de mutualiser les acquis et compétences ; Sur le plan judiciaire, policier, et militaire ceci reste à harmoniser et finaliser avec la rédaction d’un gouvernement de l’Union . la PESC existe ainsi que la JAI (politique européenne de sécurité commune) (justice affaires intérieures) mais nombre de décisions sont frennées en raison de la nature du suffrage. (unanimité/majorité) si les nombreuses études que j’ai consulté évoquent une réelle harmonisation et coopération ; elles prétendent toutes que cela est inconcevable en terme de renseignement. chaque Etat tend à protéger ses sources dans une matière qui intègre les médias, la diplomatie, la politique bien sur .

L’Union si je ne m’abuse à nommé une personne responsable des questions de TERRORISME. il est temps de fonder une agence européenne de renseignement à l’image de la célèbre agence fédérale mais de lui donner un statut mixte. (civil/militaire) et des prérogatives exorbitantes de droit commun.
  le 11/09/2001 marque la défaite des systemes purement technologiques et il appartient à l’UE de défendre sur la scene internationale ses positions. En ce sens on peut juger que quelques nominations, quelques rapprochements avec des pays amis sont susceptibles de faciliter la création de cette future grande agence .

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Modifié par moderateur8 Le 2008-06-07 20:57:44
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Neness
18/05/2008
2 réponses Neutralité bienveillante et lutte anti terrorisme
Les principaux atouts de la France en matière de sécurité sont dans sa neutralité bienveillante et son absence de revendication territoriale.La capacité de dissuasion existe, il faut donc la conserver sans la développer davantage, même si elle ne paraît plus aussi utile que pendant la guerre froide.Il est indispensable de développer une action internationale efficace de lutte contre toutes les formes de terrorisme, piraterie, agressions diverses.
hubert
23/05/2008
Réponse des dimensions nouvelles
le 11/09/2001 a crée une dimension nouvelle du terrorisme que l’on a pu qualifié d’hyperterrorisme ; je suis persuadé que d’autres techniques seront utilisées à plus ou moins long terme ; il faut donc que nos armées renforcent leurs expertises et leurs capacités à anticiper ; il peut s’agir de nécessités civiles et environnementales mais aussi de catastrophes ponctuelles qui nécessiteraient l’aide des pays voisins. des exercices collatéraux sont menés pour harmoniser les forces ainsi que des exercices de sécurité civile toutefois tout n’est pas envisageable ; nos sociétés se developpent sur un mode exponentiel -attisées par la société de consommation- ce qui crée de nouveaux risques. à mon goût c’est le systeme libéral lui même qui devrait être repensé ! je n’ai pas d’autres proposition mais il semble que nos politiques trouvent leurs limites. Le sud se meurt de faim ; l’Afrique périt de fléaux sanitaires et du manque d’eau ; les pays musulmans se sont accaparés le vide laissé par l’espace communiste soviétique ; et la démographie asiatique triumphe. la criminalité internationale draine des sommes astronomiques ; le terrorisme est en passe de devenir nucléaire ou R/B/C et les mêmes structures profitent des richesses de plus en plus importantes fondées sur l’appareil boursier. Il est clair que nous avons crée un modele obsolete aujourd’hui et qu’il est important de revenir à plus de raison et d’ humanisme.
hubert
23/05/2008
Réponse absence de revendication territoriale...
là est notre problème ; nous parlons d’absence de revendication...là ou nous devrions parler de défense aux revendications ; qu’est l’autonomisme si ce n’est une revendication territoriale, culturelle et politique ? qu’il s’agisse du pays basque, de la corse, de la savoie, de la bretagne...et des nombreux lobbies ; nous sommes soumis à une pression constante dans le cadre des revendications idéologiques et territoriales. la mondialisation a crée des revendications diverses : ici ce sont les phénomenes migratoires qui obligent à plus de contrôle ; là ce sont les textes qui imposent la suppression des barrieres douanieres ; le libre échange, la monnaie unique, ont crée une pensée unique qui se fonde sur la recherche du profit optimum ; nous devons garder cette soif de conquettes qui nous pousse à découvrir d’autres zones ; d’autres galaxies et ne pas nous contenter d’attendre niaisement .
suetens
17/05/2008
1 réponse La place et le poids de la recherche technologique et scientifique
Il n’est plus à démontrer que c’est le secteur militaire et les entreprises publiques (pour la plupart) qui y étaient associées qui ont contribué au maintien de la France à un niveau honorable en matière de recherche scientifique et technologique. Nous vivons encore sur cet acquis ; mais les innovations sont de plus en plus limitées. Il n’y a plus de programme cadre de recherche, il n’y a plus de budget, il n’y a presque plus d’entreprises spécialisées. La réalité démographique de la France et de la plupart des pays occidentaux témoigne de l’incapacité de ces pays à être des "fournisseurs" de troupes et ce n’est pas leur vocation. Par contre, la nature même des guerres actuelles nous montre le besoin d’outils technologiques sophistiqués ; de besoins de capacité de réaction à des attaques de type biologique et l’importance incomensurable des techniques de renseignements et de maîtrise de la propagation de l’information. Tous ces domaines justifient un investissement important en recherche et en formation de compétences qui font cruellement défaut à ce jour. C’est un nouveau visage de l’armée dont la France doit se pourvoir. Une armée d’experts et de spécialistes des domaines les plus pointus des sciences de l’information, des technologies de la communication et de la biologie. D’autres activités qui doivent être renforcées grâce à l’investissement militaire pour développer un avantage concurrentiel de la France sont ceux de la médecine, de la chirurgie d’urgence, de la micro-chirurgie, des nouvelles matières textiles et autres à utiliser dans les hôpitaux de terrain, des maîtrises de techniques de diagnostic et de soins à distance, etc. Il est nécessaire de concentrer le peu de moyens dont dispoe la France à reconvertir des personnels à des techniques de fonctionnement de demain et à de la recherche qui donne une reconnaissance de la valeur militaire tout en développant des avantages concurrentiels dans le monde marchand.
Anonyme
7/06/2008
Réponse recherches scientifiques et technologiques

chaque pays européen doit se spécialiser sur un "tout" et arriver à construire un pôle d’excellence ; il serait pour cela utile de privilegier les échanges d’étudiants entre pays d’europe ; mais aussi de cadres et de hauts fonctionnaires.

il faut développer l’envie d’innover et permettre que les BESOINS de l’industrie de défense soient clairement identifiés.

  certains pays sont forcés de consacrer la plus grande partie de leur PIB à l’industrie de défense (c le cas d’ISRAEL) ;" nous nous avons la technologie ..." gardons à l’esprit que ce pays représente une formidable image de ce que les relations internationales nous forceront peut être un jour à subir ! seule l’armée sait ce que signifie les temps de paix. les citoyens ignorent tout du devoir de réserve ; du maintien opératoire des hommes et des matériels . un nouveau modèle comportemental est à créer afin d’engager une compétition entre génerations. nous devons stimuler les plus jeunes et conserver nos acquis, proteger nos cultures spécifiques et tendre à nous réaliser harmonieusement en triomphant des difficultés de la vie. Je regrette que l’outil de la conscription est été abandonné alors qu’au delà notre société il est parfois imposé pour 3 années aux femmes !

titi
17/05/2008
Aucune réponse les enjeux territoriaux internationnaux et la sécurité
Le prix pétrole atteint des sommets, des pays n’arrive pas à satisfaire l’alimentation nécessaire à leur besoin. Ces changements créent de nouvelles tensions internationales. Par exemple le pétrole en mer de Chine, le Vietnam, l’Indonésie, la Chine, la Thailande se battent sur le partage des eaux territoriales afin de récupérer un maximum de pétrole, des risques terroristes s’allume suite à la prise de position de la France pour ou contre. Autre exemple, l’Ossetie du Sud, l’Akabazie et le parralelisme avec le Kosovo, ont des effets sur la relance aux armes en Russie, la fin du traité Star2 le redéploiement de l’armée russe à l’Ouest. Les interventions de la Turquie en Iraq contre le PKK, la piraterie en Somalie. Face aux tensions dans le monde, la France doit se protéger contre le terrorisme, être plus indépendante en matière énergétique.
Lazare Carnot
11/05/2008
1 réponse Une bonne gouvernance et une bonne efficience de l’Etat avant tout

La mondialisation n’est pas nouvelle. Avant 1914 on affirmait qu’une grande guerre n’était plus possible a cause de la mondialisation des échanges et l’interpénétration des économies. La mondialisation actuelle a effectivement un grand danger celui de nous faire croire à des illusions (en France et en Europe) que d’autres pays n’ont pas.
  De croire que cela rend l’emploi de la force ou des guerres majeures impossibles
  De croire que le droit international s’impose au plus grand nombre de pays
  De croire que c’est irreversible
  De croire que nous pouvons baisser notre garde et notamment sur la base industrielle de technologie et de défense : L’importation de technologies militaires et de composants critiques n’est pas libre et le croire ferait courir un grave danger à notre autonomie politique et militaire.

D’autres dangers se greffent comme la mobilité de populations dont les croyances les rendent très difficile a s’intégrer et qui remettent en cause le modèle occidental et le notre, ou la désindustrialisation et la perte de compétences clefs.

A cet égard il est vital de continuer a investir dans notre industrie de défense qui permet de préserver les savoir faire y compris au profit de l’industrie civile. Attention au scénario à l’Argentine d’un pays qui consomme à l’étranger jusqu’au jour ou sa monnaie s’effondre et se retrouve incapable de produire. L’industrie aéronautique exportatrice de 30 Md’ € est vitale pour le pays et ne peut vivre sans l’industrie de défense, et ce comme d’autres industries comme l’électronique professionnelle. Ne pas oublier que la perte d’exportations et l’obligation d’avoir un commerce extérieur équilibré, nous obligerait a réduire la consommation de produits de grande consommation importés qui sont vendus 3 à 4 fois plus cher en prix de détail et produisent de l’emploi de distribution et services. La R&T de défense ne produit pas de résultats libres et publics, et donc constitue un avantage comparatif national au contraire de la recherche civile que l’on peut acheter partout.

En dernier lieu l’Etat doit avoir une bonne gouvernance et se "benchmarquer" en permanence par rapport à l’excellence étrangère souvent Nordique et AngloSaxonne. Force est de constater que nous en sommes très loin. L’Etat doit comprendre qu’il a besoin d’une vraie vision stratégique, de vrais tableaux de bord avec des vrais indicateurs clefs (et non des bricolages sans signification), de conseil extérieur payé au prix marché si il veut des études de qualité et non pas a la moitié du prix ! (il a en pour son argent c’est a dire souvent des études baclées) Même notre armée doit être compétitive en rapport qualité prix et force est de constater que nous en sommes loin : trop d’hommes notamment dans l’administratif et pas assez de crédits d’équipement. Un Etat compétitif et courageux dans la réforme, une fonction publique et une armée efficace et au service de la liberté de la France (cest à dire conservant son autonomie a agir)

Lazare Carnot
15/05/2008
Réponse Les conséquences dramatiques d’une mauvaise gouvernance passée

La professionnalisation ne s’est pas faite avec une adaptation des moyens budgétaires qui de plus ont été nettement en baisse a partir de 1996. Il est clair qu’avec la professionnalisation il y avait une exigence de calculer au plus juste le coût des moyens de support incorporant beaucoup d’appelés qui ne coûtaient pas grand chose. On a pas réorganisé l’administratif, et au bilan on se retrouve avec un administratif/support pléthorique (hors effectifs nécessaires de maintenance des matériels). Et ce n’est pas neutre car le coût de ces sureffectifs est du même ordre de grandeur que le budget de fabrication d’équipements conventionnels ! Nos armées ont un coût fixe minimum qui est la dissuasion, le renseignement et la R&D. Le tout fait grossièrement 8 Md’€.Ce sont des moyens prioritaires sur les forces conventionnelles et ce d’autant plus que l’on a pas de menaces aux frontières car c’est de qui fait le statut des armées et de la France, son autonomie politique de décision et sa crédibilité de puissance.

Ce qui reste aux armées en terme d’armée conventionnelle, c’est le budget total moins les pensions et moins cette somme vitale à l’autonomie politique (et la R&D constitue en fait un puissant facteur de réduction de coût des armées pour la société française grâce notamment aux retombées économiques sur le commerce extérieur et les synergies avec la haute technologie civile). Sans cela l’armée ne devient plus qu’une force a contribution de l’OTAN et ne pouvant s’engager sans la protection US nucléaire et conventionnelle .Donc une simple force supplétive de la diplomatie US tempérée par notre poids politique dans l’OTAN qui serait au niveau de l’Italie. Autant dire que le politique ne considérera plus l’armée que comme une prime d’assurance à payer à l’OTAN et la voudra la moins chère possible.

Donc nos armées se sont retrouvées avec une masse salariale et d’effectifs beaucoup trop importante pour le contrat opérationnel affiché de projection pourtant modeste, entraînant une spirale infernale d’économies sur les fabrications et la maintenance. Le manque de matériel neufs entraînant une explosion des coûts de maintenance alors que le budget maintenance a été aussi réduit. Des unités d’active paupérisées avec un matériel inférieur et peu disponible à leurs meilleurs alliés et s’entraînant peu ne peuvent qu’avoir un moral en baisse. La réforme aurait du être faite il y 10 ans et aujourd’hui il faudra la faire en urgence et le manque de transparence sur la réforme et ses objectifs est clairement un facteur d’incertitude qui n’améliore pas le moral depuis un an.

Pour le contrat opérationnel actuel, tous les calculs et comparaisons détaillées avec les meilleures armées étrangères le démontre. A iso budget et iso coût pour l’Etat, c’est 5 milliards d’€ chaque année de perdu sur le budget d’équipement pour les armées (en neutralisant la TVA et les taxes à l’industrie revenant au budget de l’Etat).

Lazare Carnot
20/05/2008
Réponse Identifier et traiter en amont les menaces multiples et diversifiées

La mondialisation entraîne une multiplication des acteurs et des menaces et donc une aggravation du potentiel de nuisance de groupes non gouvernementaux qui peuvent bénéficier de moyens accrus et transnationaux a cause de cette mondialisation et du soutien d’Etats les utilisant dans des stratégies asymétriques et masquées.

Identifier et traiter les menaces en amont est critique et cela comprend notamment les forces spéciales et leurs moyens (par exemple d’infiltration sous marine par mini-sous marins et SNA ou aériennes) Ce qui signifie aussi qu’il faut pouvoir dissuader (de manière nucléaire ET conventionnelle en premier lieu) ou frapper les Etats qui sont complaisants et sans compter nécessairement sur la présence d’un allié local qui peut être dissuadé d’assumer un risque voire de nos alliés.

En troisième lieu les intérêts étant partagés entre nations obéissant à des philosophies semblables, nous devons pouvoir mobiliser autour de nous des alliés même sans les USA et cela pose le problème de la nation de nation cadre donc y compris de capacité d’entrer en premier, de protéger et de frapper fort si nécessaire, puis d’assumer un rôle important dans une coalition sur le terrain.

Si il y a une conclusion probable du livre blanc que je partage c’est l’accent mis sur le renseignement (DGSE, DRM, DPSD, SGDN...) et la stratégie d’influence (notamment coopération et OTAN) que je considère vitales et à renforcer même si certains m’ont mal lu. Même si grossièrement la DGA (réduite au cœur essentiel et sans sureffectifs), le renseignement qui doit augmenter, les forces nucléaires font pour le tout 40 000 personnels, et que l’infanterie, la cavalerie indispensable ( Leclercs/AMX10RC) et ALAT font 50 000 h formation incluse comme aujourd’hui, il n’en reste pas moins de 240 000 personnels des forces conventionnelles ou l’on a l’exigence d’employer les ressources humaines de la manière la plus efficace possible et là, les possibilités de réduction excèdent 60 000 personnels sans réduire le nombre d’armes en service et leur disponibilité pour l’entraînement et les OPEX. L’emploi de vraie réserves est a considérer pour compléter l’active sur le génie, l’artillerie, les forces amphibies ou de soutien... dans le cas des grandes interventions lourdes.

C’est la seule manière d’avoir des forces conventionnelles bien équipées et en incluant une force aéronavale cohérente. Maintenant il faut se souvenir que le PA2 ne sera la qu’en 2016 et que d’ici la il y a urgence sur nos autres capacités conventionnelles donc de rationaliser et d’accroite les investissements en R&D et fabrications de suite.

Lazare Carnot
28/05/2008
Réponse Une réflexion indépendante encouragée avec les vrais experts

L’élaboration d’une stratégie pour la France dépend des moyens que l’on peut mettre derrière avec une réflexion sur l’optimisation de la ressource dans la durée. Exemple de l’intérêt de la démarche de la comparaison systématique avec les meilleures forces étrangères : Prenons par exemple le contrat opérationnel de grande intervention sans renouvellement de 50 000 h que l’on veut réduire à 30 000 ! Les Britanniques ont moins de 200 000 militaires et mettent 46 000 h sur le terrain lors de l’opération Telic en Irak en 2003. Les Marines US (équivalent de l’AT et l’AdA hors fonctions stratégiques) ont un effectif de temps de paix de 173 000 h militaires et 18 000 civils en support et mettent 90 000 hommes sur le terrain en 2003.Certes, il faudrait rajouter peut être 10 000 personnels pour le SSA ou le service des essences nécessaire mais on reste proche de 200 000 personnels. Dire qu’avec 235 000 personnels (civils et militaires) pour l’AdA et l’AT réunies, on ne puisse en mettre sur le terrain que 50 000 devrait conduire à s’interroger sur le pourquoi et même si l’on doit retirer 10 000 h a l’ADA ou plus, pour les fonctions stratégiques sur le territoire francais.

La RGPP a identifié des pistes de réduction de l’administratif. C’est un premier pas (10 ans trop tard) mais seule une démarche de « benchmark » fonction par fonction , coûts complets par coûts complets, permettrait d’élaborer une image future de se que devrait être notre défense. Autre constatation : on constate de manière globale que une fois que l’on a retiré le nucléaire, la R&D, la conduite des opérations d’armement (DGA), le renseignement et le spatial (personnels, coûts d’opération, équipement de ces composantes), il reste quand même 20 milliards d’€ pour les forces classiques. Et nous dépensons à peu près 20% avec la TVA sur ce périmètre sur les fabrications d’équipements conventionnels. Soit bien moins que les meilleures armées de projection en pourcentage (équipement net de TVA aux USA par exemple).

Ma conclusion est que il faut étoffer la réflexion du ministère pour avoir une vision globale du possible qui n’existe manifestement pas et donc avoir des conseillers indépendants qualifiés autour du ministre, indépendants des contraintes politiques internes, pour permettre d’élaborer une vraie vision technico opérationnelle, économique et budgétaires en sortant de l’endogamie actuelle des responsables privés de liberté réelle.Je connais d’excellentes équipes francaises indépendantes écartées des reflexions pour des raisons de coût (qui sont ceux du privé pourtant).La réflexion stratégique amont ne mérite elle pas d’avoir les moyens comme dans le privé, au vu des enjeux ? De l’air ! De l’innovation et pas du politically correct !Qu’on les entende !

XB
9/05/2008
Aucune réponse Infrastructures et structures militaires et civilo-militaires.
La Mondialisation est une organisation et gestion experte à avoir, les hyperstructures infrastructures structures sont essentielles et permettent par leurs spécialisations de mettre en oeuvre les moyens techniques - logistiques - services et produits - compétences adaptées et fonctionnelles pour assumer - assurer une évolution moderne civlisée, puissante et des secteurs professionnels fonctionnels aux Normes. ( Structures Nationales - Régionales - Européennes - Internationales - Mondiales ! Sectorisées !.) L’Ingénierie Expertise et les pratiques de sociétés essentielles ne sont pas à elles seules les capacités à gérer la mondialisation dans l’évolution de société, il faut obligatoirement des moyens, des encadrements et normes, logistiques institutionnelles privées publiques - nationales Européennes et capables de gérer avec efficacité les relations - interelations internationales dans tous les domaines dont le droit mais évidement la cohérence coordinantion obligée dû à l’importance et l’envergure des programmes. Le plus important est la gestion organisation des sociétés civiles et leurs spécialisations, cette variables essentielles est une intégrations de plans et systèmes adpatées aux évolutions du Monde et donc des moyens d’analyses et de fonctionnements pour les meilleures conditions générales mais aussi adaptations aux intérêts des sociétés et leurs orientations temps-lieux environnements-périphéries ! la Mondialisation s’accompagne de la capacité Universelle d’évolutions de grandes envergures adaptées aux normes - sécurités comme Ordre public et privé régional local avec ses impératifs de démocraties modernes civilisées et fonctionnelles !
cece
4/05/2008
1 réponse Pas seulement la sécurité de la France
La mondialisation a forcément un impact et un coût pour notre pays. Nous devons également penser à nos partenaires européens puisque la majorité de nos échanges commerciaux s’effectuent en Europe. En leur proposant une sécurisation payante des approvisionnements en énergie et autres matières premières. Voilà une nouvelle activitée pour notre armée qui peut en plus être une source importante de revenus en devises pour notre balance des paiements qui en a besoin. Facturons nos services militaires à nos partenaires. Repositionnons notre pays parmi les grandes puissances militaires. D’ailleurs c’est un souhait permanent des USA de voir la France là où l’Oncle Sam ne souhaite pas se retrouver seul, comme au large de L’Iran par exemple. Les pays du golf "remercient" l’Amérique chaque année pour sa présence par des milliards de $ de contrats d’armement et autres facilités commerciales. Nous, on a droit au verre de lait et à quelques dattes pour inaugurer le centre culturel français. Qu’attendons nous pour jouer pleinement notre rôle ? . Sinon, rangeons nos jouets payés fort cher et contentons nous d’une armée à la suisse.
Patrice
15/05/2008
Réponse Mise à plat de quelques données...

Je voudrais remettre les idées en place en ce qui concerne l’armée suisse. La Suisse dispose actuellement de 370 à 380 chars de bataille léopard 2 A4 soit un char sensiblement équivalent à notre LECLERC dont nous avons officiellement 406 exemplaires. Nous n’avons aucun autre char de bataille. La Suisse a aussi une armée de 126 000 hommes environ. L’armée de terre française fait environ 130 000 hommes..

En fait, compte tenu de la quantité de militaires français "projetés" je ne suis pas sur que l’armée française pourrait stopper l’armée Suisse sans l’arme nucléaire. Heureusement la Suisse n’a pas d’ambitions territoriales. Mais bien qu’entourée complètement de nations de confiance (Seulement l’Europe après tout) elle se donne quand même de moyens.

.. L’armée suisse serait elle miraculeuse ? Non mais elle bénéficie d’un soutien total à tout les niveaux depuis l’état jusqu’aux petits employeurs et à la population. Et personne n’a osé l’attaquer depuis .. le 16° siècle ? Je ne suis pas sur qu’il ne faudrait pas faire un effort pour avoir une armée suisse.

cece
25/05/2008
Réponse mais encore ?
l’équipement d’une armée ne reflète pas son efficacité. Surtout quand celle-ci ne met pas à l’épreuve son matériel et ses troupes. L’armée française peut se targuer d’être présente sur de nombreux théatres internationaux. Il est évident que la Suisse comme le Luxembourg, l’Autriche et autres états enclavés prospèrent à moindre frais grace à notre parapluie militaro-nucléaire. La crise au Darfour, le Liban, la Côte d’Ivoire, Le Tchad, L’Afghanistan, le Kosovo, etc.... n’ont pas vu beaucoup de soldats suisses. Ah c’est vrai cette sacrée neutralité. A deux doigts de voler en éclats durant la seconde guerre mondiale. Ce qui était vrai avant ne le sera peut-être plus demain.
Ahmed REZGUI
3/05/2008
1 réponse L’impact de la mondialisation sur la sécurité de la France
Sur le plan militaire, aucun impact pour le moment. Nous sommes de peine entrain de sortir de 39-45, ce titre prête à confusion en associant sécurité et mondialisation, celle ci a comme priorité le traitement des aspects commerciaux et économiques. Le titre qui puisse convenir serait : " Quelle stratégie que la France doit adopter en terme de sécurité face à la mondialisation", Aussi nous pouvons parler, aussi bien du commerce tout court, celui des armes et celui de l’électronique, le champ est assez vaste. Le souci actuel c’est l’émergence de nouveaux consommateurs et pas les moindres, ils pèsent les deux tiers de la démographie mondiale, donc les ressources, fossiles et autres, de l’eau, l’espace, la facilité de développer des armes redoutables avec peu de moyens. Ce qui se trame à l’Est suite à l’intégration de certains pays de ce bloc à l’OTAN, est plus inquiétant que tout autre, et le virage opéré par N.S. est pour quelque chose, ça, sur un plan sécuritaire est plus inquiétant, car le géant russe a entre les mains des ressources dont beaucoup de pays ne disposent pas, de cela, des nuisances sur le plan sécuritaire peuvent surgir. Le sujet est assez vaste ! Je vous souhaite une bonne lecture.
Jean-Michel B.
21/05/2008
Réponse Un éclairage de ce thème sur la sécurité énergétique

Force est de reconnaître que la mondialisation a déjà et aura encore plus demain un impact important sur la sécurité de la France. Sans reprendre la contribution précédente, il est clair que la Chine avec les besoins énormes qu’elle cherche par tous les moyens à satisfaire tend l’offre à peu près partout dans le monde et la France se doit donc de garantir ses approvisionnements pour ses besoins stratégiques, en matière énergétique en particulier. On lira le rapport fait par Serge Mandil sur le thème « Sécurité énergétique et Union Européenne » et que l’on trouvera sur le site de la Bibliothèque des rapports publics (www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports ).

Pour ne prendre que ce point, l’énergie, il est nécessaire que la France puisse desserrer l’étau que fait peser un approvisionnement en énergie fossile (pétrole et gaz naturel) dont les prix ne cessent d’augmenter et ne redescendront sans doute plus. En effet, les pays exportateurs de pétrole (et de gaz) ont des réserves financières qui sont de nature à satisfaire leurs besoins sur des dizaines d’années et qu’ils préfèrent conserver dans leurs sous-sols respectifs un produit qui ne cesse d’augmenter. Tout le monde s’accorde sur le fait qu’il faut gagner en efficacité énergétique, ce qui signifie qu’il faut faire autant (se chauffer, se déplacer, travailler, produire, etc.) avec moins d’énergie. La Présidence française de l’Union Européenne devrait mettre l’accent sur les mesures à prendre afin que, en France bien sûr, mais dans les autres pays européens, des mesures concrètes et de grande ampleur soient prises dès à présent pour réduire la consommation d’énergie. Pour reprendre un concept que l’on retrouve dans le rapport Mandil, celui d’investissements « d’intérêt de solidarité européenne », il faudrait que cette l’amélioration de l’efficacité énergétique puisse bénéficier d’un nouveau financement, d’envergure rarement égalé jusqu’à présent qui réponde à cette définition « d’intérêt de solidarité européenne ». En effet, les mesures qui ont été prises jusqu’à présent en France au titre de l’efficacité énergétique ne sont que des « mesurettes » au regard de ce qui devrait être fait réellement. Je veux parler des réductions d’impôts qui sont faites aux propriétaires qui dépensent au titre des « économies d’énergie ».

Pour gagner réellement en efficacité énergétique, il faudrait que pratiquement tout le parc de logement collectif, HLM ou pas, bascule, en deux ou trois ans, en chauffage au bois au lieu d’être au gaz actuellement pour la plupart. Il faudrait que les entreprises puissent aussi diversifier leur consommation en mettant en place des systèmes réversibles (bois/charbon/gaz). Il faudrait enfin que les transports en commun en sites propres, les tramways puissent continuer à se développer à marche forcée. Au niveau des personnes privées, il faudrait mettre en place un système qui permette de réaliser des investissements en matière d’économie d’énergie dans le parc immobilier ancien, qui soit neutre sur la trésorerie des individus, en leur permettant d’amortir ces investissements sur une longue période, plus longue que le temps moyen d’occupation un logement, même dont on est propriétaire. Une formule telle que le « leasing » pour le financement des investissements d’économie d’énergie pourrait constituer la solution. Il s’agirait en fait de découpler l’investissement en matière énergétique de la propriété même du bâtiment : le propriétaire ou l’occupant du logement ne paierait au propriétaire de l’investissement en matière d’économie d’énergie que pendant la durée où il utiliserait cet investissement. Une fois l’investissement entièrement amorti, il serait racheté pour sa valeur résiduelle donc très faible par le propriétaire du bien immoblier.

Ce dont il faut être convaincus les uns et les autres, c’est de l’urgence de l’action qu’il faut conduire en termes de sécurité énergétique. Ne pas le faire, ne pourra que conduire à nous risquer dans d’autres aventures plus hasardeuses comme la conquête ou du moins la maîtrise politique, par nous même ou par états interposés, des champs de production pétrolifères ou gaziers. Pour revenir au sujet du forum, « Sécurité de la France et mondialisation », on est dans l’éternel débat du glaive ou de l’épée, en d’autres termes soit nous nous mettons en situation de ne pas risquer directement ou, mieux, de manière concertée au niveau de l’Europe, notre sécurité, soit nous ne faisons rien ou très peu et alors, le moment venu, il sera peut-être nécessaire d’avoir recours aux armes pour garantir notre sécurité.

romainberth
3/05/2008
Aucune réponse Le transfert de compétences dans le cadre de l’export

Bonjour, je souhaite aborder un sujet qui me parait assez important. Je vais traiter de la mondialisation du marché militaire et son impact pour notre sécurité.

Aujourd’hui, il est impossible de pouvoir remporter un contrat de vente de matériels militaires à l’export sans proposer une production sous licence et un transfert de compétences. C’est ce transfert de compétences qui est à étudier et à bien cadrer. En effet, l’exemple le plus probant est celui des russes qui ont réglièrement vendus des avions aux chinois pendant des années pour finir aujourd’hui avec un état chinois capable de créer ses propres avions identiques à ceux produits en russie. La russie a perdu un énorme client, financièrement c’est un gouffre et la sécurité du pays est ensuite menacé par un voisin qui est devenu plus fort que nous ! Ceci peut facilement se renouveller pour n’importe quels états exportateurs de matériels militaires.

La capacité de protestation de violation de contrat pour le motif de s’accaparer la technologie est impossible. La russie en paie les frais. Récemment des technologies navales francaises se sont vues copiées pour pouvoir proposer un navire équivalent. Je ne me souviens plus si c’est un sous-marin ou un navire mais je sais que c’est pour répondre à un appel d’offre grecque. Bref, je pense que la mondialisation des échanges de matériels militaires n’est pas à prendre à la légère au niveau des pertes financières qui peuvent rapidement en résulter et de la sécurité de notre nation qui peut en peu de temps se voir menacée par plusieurs nations que nous aurions alimentés pendant de nombreuses années. On ne doit pas vendre notre dernier cris à d’autres armées à tout bout de champs. Les Etats-Uniens savent mieux gérer cela que nous. Ils vendent à tour de bras des F16 mais ils gardent pour eux les F22 et les B-52. La raison de ca est aussi qu’il n’y a qu’eux qui peuvent les acheter !

Enfin, je terminerai avec un seconde vision, celle de la sécurité des échanges francais avec le monde. Les échanges sont moins contrôlés avec l’espace européen. Je suis pour que les échanges soient mieux contrôlés. On importe et exporte énormément. Face à la masse, les douaniers ne peuvent subvenir aux différentes charges qui leurs sont dévolues. Les frontières ne doivent pas devenir des passeoires sous prétexte qu’on se fait beaucoup d’argent si on ne fait pas de contrôle. La sécurité d’un territoire passe beaucoup par sa capacité à contrôler ses frontières. Les marchandises peuvent cacher beaucoup de choses, il faut faire comprendre que chaque frontière ne sont pas des lignes à grande vitesse qu’on passe à 300 km/h sans montrer patte blanche. Qu’en pensez-vous ? Romain

Requin
3/05/2008
Aucune réponse Sécurisation de l’approvisionement

La mondialisation a réduit les risques de conflits majeurs entre grandes puissances et c’est une bonne chose pour notre sécurité mais aujourd’hui apparaissent au grand jour des problèmes que beaucoup de monde voulaient ignorer, la piraterie.

Elle n’a jamais cessé et parce qu’on a voulu caché ce problème pour des raisons financières (primes d’assaurance), elle atteint aujourd’hui un niveau qui menace nos approvisionnements.

Le Golfe d’Aden est le passage obligé, à moins d’un détour par le Cap de Bonne Espérance de tout le trafic maritime en provenance d’Asie ou du Moyen-Orient à destination de l’Europe. La piraterie qui y règne déjà coute des milliard d’Euros de surprimes d’assurance et c’est au final nous, les consomateurs qui trinquont. La rupture de ce trafic couterait bien plus cher encore et destabiliserait fortement l’Egypte qui tire une grande partie de ses revenus du Canal.

Il est donc grand temps que toutes les nations européennes, maritime ou non, prennent toute leurs responsabilités pour faire face à cette menace.

Anonyme
2/05/2008
2 réponses role des douaniers de la branche surveillance
La mondialisation des échanges signifie également la globalisation des risques à l’échelle de la planète. La douane et plus particulierement les douaniers de la branche surveillance,ont donc aujourd’hui, peut etre plus qu’hier encore,par leur implantation,leur méthode de controle et leur technicité un rôle prépondérant à jouer dans ce domaine.
cece
4/05/2008
Réponse anonyme le douanier de la branche surveillance
Il ne faut pas oublier vos collègues de la branche commerciale qui sont également méritants et mis à contribution par la globalisation de l’économie.
astérix
5/05/2008
Réponse La Douane un acteur incontournable

La mondialisation qui se traduit par la globalisation des échanges qu’il soit économique, humain (immigration), monétaires, et le corrolaire de tout ça par l’augmentation des trafics, engendre des risques accrus pour notre pays. Nous avons déjà à l’échelle européenne un petit aperçu de ce que la libéralisation des échanges peut engendrer comme perturbation.

La disparition des frontières qui jadis jouaient le rôle de filtre, permet la dissémination et l’implantation d’organisations criminelles dans plusieurs pays de l’union.

La Douane joue un rôle dans la protection de notre pays de deux manières, d’une part par la sécurisation des échanges commerciaux par la branche commerciale, en veillant au maintient de la compétitivité de nos entreprises à l’intérieur de notre pays et plus largement de l’union européenne, le respect de nos normes de commercialisation et j’en passe... Seul bémol la difficile association taux de contrôle ( crédibilité du contrôle) et fluidité économique.

Par ailleurs la Douane joue aussi le rôle de GENDARMES, des marchandises en circulation à l’intérieur de l’espace communautaire et de facto national. Ce rôle que l’on a tendance à minimiser fait qu’elle est l’un des acteurs majeurs dans la lutte contre les trafics, dans la mesure où n’importe qu’elle société, ou organisation peut dédouaner ou faire rentrer assez facilement n’importe quelle marchandise sur le territoire nationale. Il nous semble que ce rôle est sous utiliser et qu’il pourrait permettre à notre pays de limiter les effets indésirables que peut avoir la mondialisation sur la sécurité de notre pays.

dan
23/05/2008
Réponse la douane : une Direction
je ne connais pas bien le ministere mais il me semble que l’une des innovations récentes dont on pu beneficier les recherches en matiere de crime organisé et d’associations de malfaiteurs est la création des groupements de coopération associants des professionnels de differentes Directions. Il est certain que la dominante financière est majeure lorsque l’on traite avec des organisations internationales ou des cartels ; qui blanchissent, investissent et dissimulent des sommes importantes. Le Groupe d’action financiere internationale ; permet de détecter desmouvements de fonds suspects et l’aide précieuse des organismes financiers -auquels il est fait obligation de - peut permettre d’appréhender ces transactions occultes. je pense néanmoins que les douanes sont proches du terrain et peuvent être à l’origine d’ enquêtes fructueuses visant à démonter des systèmes maffieux. il est cependant regrettable que l’harmonisation des legislations sur le plan européen ne permette pas de parler d’un seul et même avis- par exemple- en ce qui concerne : l’usage et la consommation ; de substance et produits illicites. des pays producteurs profitent des failles de nos legislations pour installer des économies paralleles qui minent nos démocraties.
Anonyme
5/05/2008
Réponse Rôle des douaniers de la branche surveillance
C’est vrai que les douaniers op/co luttent également tous les jours pour garantir la sécurité des échanges de biens et services. Pourtant, pour le grand public, la douane c’est encore la douane "surv" en uniforme que l’on voit en aéroport ou à la circulation sur tout le territoire. D’où sans doutes leur médiatisation plus grande que leurs collègues "op/co". Le sujet qui m’intéresse est l’unité de la douane. Continuera t’on à faire coexister les deux branches avec toutes les synergies qui vont avec ou va t’on "démanteler" la DGDDI en la partageant avec la DGFP (fusion de la DGI et de la DGCP) pour la branche "op/co" et l’intérieur ou l’immigration pour la "surv". Ce n’est pour l’instant qu’une rumeur mais il semble bien qu’un projet soit dans les cartons sans que les douaniers puissent avoir de visibilité sur leur avenir.
golf
1er/05/2008
1 réponse Bilan
Les économies des pays riches sont étroitement imbriquées. La course à la délocalisation s’est accélérée pour cause d’euro fort et de dollar faible. Les marchés financiers se sont emballés, crises, spéculation outrancière. Croissance et production mondiale réduite de moitié. Progression rapide d’épidémies (H5 N1) et épuisement des richesses (pétrole et eau), telles est la situation rapidement brossée, constat posé. La perte de la maîtrise décisionnelle, du pouvoir politique, qui ne peut que distribuer des subsides, comme assistant social. Notre industrie stratégique a été vendue (Mittal Arcelor,), nos dirigeants impuissants. Les secrets de fabrication, perdus, les savoirs faire évaporés. Un manque évident de sensibilisation à la guerre économique, tels sont les risques de soumission auxquels la France est confrontée. Nous sommes en guerre, mais on agit comme si était toujours en paix. La Chine envahit sournoisement toute l’Afrique, et nous proposons tout simplement de distribuer de l’aide financière à des clans au pouvoir qui ne recherchent que la présidence à perpétuité dans le pourtour méditerranéen. La capacité de pays émergents, riches de ressources pétrolières et gazières, de s’équiper en matériels militaires offensifs à portée d’aile de notre territoire. En matière de sécurité, nos principaux atouts sont devenus pratiquement inexistants ou alors faibles. L’enseignement supérieur (écoles de commerce, d’ingénieurs, médecins, chercheurs sont recherchés et prisés à l’étranger. Les pôles industriels tels Areva, Alsthom,EDF,ADP, Optique(Angénieux), traitement de l’eau sont reconnus. L’industrie de l’armement enfin restructurée peut faire valoir des atouts non négligeables, l’aéronautique en général, la construction navale, le nucléaire, l’industrie missilière ont encore, de beaux restes. Une meilleure protection de nos secrets industriels, une amélioration de la fiabilité et de la qualité de l’après vente seraient appréciés à l’étranger. Notre protection sociale, nos équipements médicaux, notre réseau ferroviaire et routier font de la France un pays où les firmes étrangères aiment s’implanter. Un état de nos potentiels complets, une décision ramassée et cohérente, une réactivité pourrait nous donner de bons atouts à l’exportation avec une volonté de gagner.
tchampa
7/05/2008
Réponse Firme étrangère aimant s’implanter en France ! !
Je n’affirmerai pas aussi vite que la protection sociale, équipements médicaux, réseau ferroviaire et routier font que les firmes étrangères aiment s’implanter. ceci pour les raisons suivantes Protection sociale : coute une fortune aux entreprises. équipements médicaux : bien souvent d’origine étrangère et vu ce qui s’est passé à Epinal et ailleurs la pub n’est pas des meilleurs quand à la compétence et le professionnalisme des opérateurs. Réseau ferroviaire : Les grèves à répétitions ne donne vraiment pas une bonne image aux étranger. D’autant que celle-ci ont généralement lieu aux périodes pendant lesquelles les étrangers peuvent visiter et découvrir notre Pays. Ils découvre la triste réalité qui est celle des Français, toujours ne train de râler et manifester, jamais content de ce qu’on a parce qu’on a peut être trop donné aux fonctionnaires, qui n’ont plus le sens du travail mais seulement celui de la sécurité de l’emploi..et qui est communicatif aux autres catégories La route : faut pas croiser une manif ! Si vous étiez chef d’entreprise étranger, ne pensez vous pas que vous réfléchiriez à 2 fois avant de venir vous implanter en France ? Si déjà les entreprises locales ne se sentent pas à l’aise pensez vous que les autres le seraient. De plus une entreprise c’est un nom mais c’est aussi et surtout les employés qui font sa performance, et ce n’est pas en manifestant qu’ils feront avancer le schmilblic. Un Pays c’est la même chose ce sont les citoyens qui font l’attrait du Pays. Il est beau notre Pays ....mais vu de loin !
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