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Synthèse du forum "Revenu de solidarité active, un livre vert ouvert : donnez votre avis" au 16 mars personnages_3types (655 octets, 40x21 px)

Les internautes sont favorables à un dispositif qui protègerait contre une baisse de ressources toute personne retrouvant un emploi. Toutefois, le RSA (revenu de solidarité active) soulève des questions et des inquiétudes quant à sa mise en oeuvre.

Une critique majeure

Plusieurs internautes jugent aberrant le principe de compléter un salaire trop bas par un recours à la solidarité nationale. Selon eux, cela légitimerait lesdits salaires et institutionnaliserait des "sous-emplois". Il leur paraît plus cohérent de s’assurer que les entreprises versent des rémunérations décentes, par exemple au moyen de réductions de charges.

Propositions contre "l’assistanat"

Des contributeurs craignent que le RSA ne contribue à entretenir dans l’inactivité des personnes peu enclines à rechercher un emploi ou n’arrondisse les fins de mois de travailleurs au noir. Même si tous les internautes n’ont pas un point de vue aussi négatif sur les bénéficiaires de prestations sociales, beaucoup considèrent qu’une contrepartie serait normale. Ils évoquent des heures de travaux d’intérêt général dans les collectivités, souvent des activités de services à la personne. Ces heures auraient un certain nombre de vertus : conserver des repères dans le monde du travail, inciter à rechercher un emploi plus intéressant... Certains proposent une limitation de durée du RSA.

Mesures d’accompagnement

Les heures passées au service de la collectivité pourraient servir d’expérience professionnelle, laquelle serait complétée par une formation en vue d’une professionnalisation. Cette idée, développée dans plusieurs interventions, serait particulièrement profitable dans des secteurs en manque de main d’oeuvre comme les services à la personne, le bâtiment, l’hôtellerie...

D’une manière générale, les internautes attendent du nouveau dispositif qu’il pallie les défauts du système actuel : un meilleur suivi des demandeurs d’emploi, une aide financière ponctuelle lors d’une reprise d’activité (pour le paiement des factures de début de mois)... Certains s’interrogent également sur les moyens humains qui seront mis en place pour gérer le RSA à la Caisse d’allocations familiales.

Un RSA adapté à chaque situation

Des internautes attirent l’attention sur la diversité des situations et espèrent qu’elles seront prises en compte équitablement. Ils s’interrogent sur l’articulation du RSA avec les dispositifs d’aide existant actuellement. Sont évoquées les familles monoparentales, les personnes handicapées, les créateurs d’entreprises (auto-emploi), les seniors (cumulant les emplois précaires), les saisonniers. Quelques échanges mentionnent également les sans domicile fixe ayant souvent perdu tout contact avec les administrations.

Verbatim

"Lee--Anne" écrit :
Certains budgets, à la limite du seuil de pauvreté mais non identifiés comme tels, ne peuvent supporter le décalage au vendredi suivant d’un acompte sur paye en travail temporaire au vu de la nécessité immédiate à engager des frais (repas, déplacements, outillage, équipement, garde-robe, garde d’enfant...).

"Fred" écrit :
J’estime qu’il est tout à fait indispensable de soutenir davantage les chômeurs créateurs. L’Urssaf commence à nous taxer dès le treizième mois d’activité alors que bon nombre d’entre nous sommes toujours en phase de développement, prospection, consolidation de notre activité.

"Ludo" écrit :
Le RMIstes et les chômeurs créent énormément d’emplois autour d’eux (les formateurs par exemple). Les faire travailler en échange de leur allocation, c’est une bonne idée qui va faire exploser le taux de chômage ! Ben oui, pourquoi une collectivité embaucherait une personne si elle peut l’avoir gratuitement ?

"Roxane" écrit :
Comme l’ont très justement souligné les différents acteurs de l’emploi et de l’insertion présents sur ce forum, la grande majorité des bénéficiaires des minima sociaux souhaitent vraiment retourner au travail, ne serait-ce que pour pouvoir vivre et non survivre avec 389 € de RMI par mois.

18-03-2008 13:38
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