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Synthèse du forum sur l’évolution du métier d’enseignant au 21 octobre personnages_3types (655 octets, 40x21 px)

Conditions d’entrée dans la carrière

Le recrutement et la formation font l’objet de nombreuses discussions. La grande majorité des messages dénoncent un décalage avec l’activité quotidienne de l’enseignant, la formation étant jugée trop théorique. Elle apparaît nettement insuffisante quant à la gestion d’une classe au quotidien. De la même manière, beaucoup d’internautes estiment que le recrutement est trop centré sur les connaissances, qu’il ne prend pas assez en compte les compétences requises pour la fonction (pédagogie, autorité...) et la motivation des candidats. Outre les conséquences pour les enfants, ils déplorent un système capable d’accepter des personnes principalement attirées par les avantages de la profession et de maintenir dans des statuts précaires des candidats à l’expérience éprouvée. Les diplômés de niveau Bac+4 et Bac+5 considèrent aussi avoir déjà fait leur preuve en terme de capacité d’apprentissage. Beaucoup demandent donc une remise à plat des principes régissant le recrutement et la formation initiale en vue d’une réforme. Plusieurs propositions vont dans ce sens :

  • emploi dans les IUFM d’enseignants aguerris plutôt que de théoriciens ;
  • mise en place de stages pratiques en amont du recrutement pour que le candidat puisse se tester et être testé en situation réelle ;
  • instauration d’une validation des acquis de l’expérience (VAE) comme elle existe ailleurs dans le monde du travail ;
  • possibilité d’équivalence pour les étrangers souhaitant enseigner les langues.

Un statut pour les directeurs et les directrices d’écoles

Très mobilisés sur le forum, les directeurs d’écoles réclament un véritable statut, à l’image de leurs homologues de l’enseignement secondaire. Ils estiment en effet nécessaire une reconnaissance de la spécificité de leur poste et une augmentation de leurs moyens face aux nombreuses tâches et responsabilités qui leur incombent. Ils évoquent, en plus des heures de classe, la gestion des élèves, du budget, des locaux, des collègues, des partenaires variés, les réunions, l’encadrement des stagiaires. Certains demandent également une formation spécifique.

Passage aux 35 heures

La proposition d’un internaute d’appliquer les 35 heures hebdomadaires aux enseignants a suscité un grand nombre de réactions. Pour les intéressés, considérer que leur activité se réduit à la présence en classe relève d’une totale méconnaissance du métier. Ils estiment en effet faire bien plus, entre la préparation des cours (contenu et supports), les corrections de copies, les réunions, les rencontres parents-professeurs... Quant à une présence effective de 35 heures dans l’enceinte de l’établissement, la plupart se déclarent prêts à s’y conformer s’ils disposaient d’un lieu approprié (silencieux, suffisamment spacieux) et équipé.

Verbatim

"Mallow" écrit :
Je dirais pour aller droit au but que les IUFM ont été une mauvaise chose dans la formation des maîtres. Beaucoup de jeunes qui en sortent se plaignent de ne pas être suffisamment formés pour l’apprentissage de la lecture, par exemple, et pour la transmission du savoir en général. Aucune formation non plus en ce qui concerne l’attitude à avoir face à des jeunes élèves un peu trop "zélés", il y en a malheureusement de plus en plus.

"Yannick" écrit :
Pour avoir tenté un CAPES, je me suis rendu compte que les critères de sélection, tout du moins pour l’écrit, focalisent sur une montagne de connaissances à recracher sur sa feuille. Cela, à mon sens, sélectionne des "grosses têtes", excellents étudiant(e)s mais peu pédagogues, qui se retrouvent par la suite dans des situations difficiles en face d’élèves. De plus, des candidats sont éliminés alors qu’ils possèdent, j’en suis intimement persuadé, de réelles facultés d’enseignement...

"La Muse" écrit :
Depuis longtemps, le travail de directeur d’école se rapproche de celui du chef d’établissement. Et avec une classe en plus ! Les heures hors temps scolaire ne se comptent plus : réunions fréquentes avec les fédérations de parents d’élèves, avec la mairie, le collège, réunions éducatives...

"Nonosse" écrit :
Je fais 35 heures, voire plus, de présence dans mon établissement. Mais tant que nous n’aurons pas de "lieu de travail" comme les autres salariés dont vous parlez, il sera toujours difficile de travailler sur un coin de table de la salle des profs qui n’est pas vraiment prévue pour cela. [...] Je passe donc 35 heures sur place, je corrige, je travaille mes préparations et je n’ai pas assez de ce temps pour tout faire. Je ramène toujours autant de travail à la maison.

23-10-2007 15:52
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